PORTO CORSE, GOLFE DE PORTO EN CORSE, IRLANDE ECOSSE, PHOTOGRAPHY PICTURES IRELAND SCOTLAND CORSICA PHOTOGRAPHIE PHOTOS PHOTOG

 GOLFE DE PORTO EN CORSE ET PHOTOGRAPHIES D'IRLANDE ET D'ECOSSE

ENJOY LANDSCAPES, PICTURES, PHOTOGRAPHY IN CORSICA, IRELAND AND SCOTLAND

 

Activité photographique exercée entre 1992 et 2009 - Site pleinouest35 créé en 2003 et  clôturé fin décembre 2009   - La quête de vérité
Un site photographique 100% argentique
 

Vous ne devriez pas lire mon texte, juste regarder les photographies, sinon vous risquez de me rejoindre sur cet avis : nous vivons dans une "société de cons"
- Un peu plus d'intelligence du cœur et le Monde aurait pu être tellement différent -
- Personnellement, je me sens desséché et laminé par cette vie -

Je tiens à dire ceci : plus je vieillis, plus la société humaine me devient insupportable, quelque chose d'abjecte. Elle revient essentiellement à n'être qu'une société du spectacle quand la masse informe est modelée par celle du contrôle foucaultienne, par son panopticisme. C'est ainsi qu'il faut convenir que la part d'intellectuels, dans le sens intuitif du terme, et de vrais artistes, est si faible, que se pose la question de l'ontologique de l'Être, l'intelligence du cœur et le génie ne pouvant s'expliquer que par la réminiscence de l'arrière-monde, certainement pas par les progrès de la civilisation. Chaque année qui passe atteste de la progression du nivellement par le bas, déconstruction des valeurs traditionnelles favorisant la transformation de l'humanité en un troupeau consommériste qui n'a aucune conscience de sa condition. Chaque fois que je subis la publicité - j'ai le sentiment de me faire violer, chaque fois que je parle avec un partisan de la peine de mort - une vague de sang noir déferle sur mon âme, chaque fois que je serre la main d'un mangeur de viande - c'est comme si je plongeais mes deux mains dans des excréments. N'ayant même plus droit au RMI du fait de la fourberie administrative, esclaves de Nietzsche s'il en est, j'ai pourtant cette chance extraordinaire de ne pas vivre dans un régime de cochons pratiquant la charia ou dans un des innombrables pays où l'Occident sème la désolation et la guerre - pour en extirper les ressources au nom des droits de l'homme.
Si vous saviez à quel point je suis écoeuré des hommes, vous ne regarderiez pas une seule de mes photographies de paysage. Il fut un temps où l'homme se sentait comme une partie du Monde, ce qui se définit aujourd'hui avec l'approche holiste ou holistique, notamment l'écologie appelée "
deep ecology" n'ayant strictement aucun rapport avec les oxymores sophistes du politique. La chute au sein du nihilisme s'est affirmée dès 1789 avec la désacralisation de la Nature, celle du travail, plaçant l'humain au centre du vivant, mais en marquant une rupture totale avec l'oeuvre purificatrice des forgerons alchimistes dont Mircea Eliade est l'ambassadeur intemporel. Tout ce qui agite l'Occident moderne concerne la quantité pure (expliquant l'origine du dogme de l'égalité), l'utilitarisme (l'objet exclusif de la croissance, au détriment de la richesse intérieure non quantifiable), somme toute la recherche, qui est obsessionnelle, du Pouvoir (l'origine réelle de la machine démocratique). Après avoir saccagé la Terre avec toute sorte de produits chimiques (toujours en vente), pratiqué sans l'ombre d'un ressentiment un élevage concentrationnaire digne des camps d'extermination (Hitler s'étant inspiré du Fordisme et ce dernier des gigantesques abattoirs de Chicago), force est de constater que les pollueurs se désignent désormais comme les chantres de la croissance verte et du développement durable*. De quoi avoir une nausée que rien ne saurait guérir.

* (Le Président de la République lâchera au salon de l'agriculture (au début de 2010) : "
Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d'environnement. Parce que là aussi, ça commence à bien faire !", quand il est vraisemblablement avéré, selon le cancérologue Dominique Belpomme (à écouter : "Nos enfants nous accuseront", quand 76.000 tonnes de pesticides sont déversées chaque année en France, quand 100.000 enfants meurent chaque année en Europe - des conséquences de la pollution), que l'augmentation phénoménale des cancers (93% en 25 ans) est la résultante de la seule pollution. Mais voici un autre témoignage dément, celui de Bruno Delaye (ambassadeur de France) qui dira : "Si je n'étais pas aficionado, je devrais aussi soutenir la corrida, parce que mon rôle d'ambassadeur exige d'unir les deux pays. Et la corrida est le lien d'amitié et de passion partagée par la France et l'Espagne (...) une manière extrêmement civilisée de voir la vie". Un acte cruel et gratuit, manifestation d'une perversité inouïe, serait une "manière extrêmement civilisée" ? Dans un pays où la première marque de yaourt Danone a fabriqué une quantité phénoménale de produits dits "BIO", qui ne l'étaient pas, sans que la classe politique n'en soit interloquée, les marchands peuvent donc s'absoudre de toute forme d'éthique, de morale autre que le profit et la croissance, comme par exemple la restauration rapide (sous entendant de la "nourriture de merde") qui imaginera vendre de la viande halal produite à partir d'animaux égorgés sans étourdissement (mais la réaction du FN rythmant le mental : "Première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des mangeurs de cochons", est toute aussi débile en elle-même). Je n'oublie pas que c'est dans ce contexte de civilisation du chaos que la question de la rentabilité a anéanti mon art. Cette perversité, à laquelle je convie à la compréhension, ne pourra qu'être favorisée par le contrôle d'internet et des médias, la disparition du juge d'instruction, la vidéosurveillance, ou des puces léthales. Certains, influencés par Augustin Barruel, voient partout la théorie du complot (vive avec l'assassinat de Kennedy et le 11 septembre qui est un spectacle hollywoodien du style "made in USA") ; mais, même en connaissant l'approche de Pierre-André Taguieff, sachant que les Protocoles des sages de Sion furent un faux tsariste, il reste l'évidente dimension luciférienne dans le développement quotidien de la modernité, caricaturée (ou dénoncée ?) avec le livre pour enfant : "La vilaine Lulu" d'Yves Saint Laurent. La moitié de la population crèverait-elle de la pollution, que les médias concentreraient toujours l'attention sur quelque violeur ou déséquilibré, juste avant la diffusion des très pavloviens feuilletons policiers du soir restaurant enfin la justice dans la conscience, avant que vous vous endormissiez, - amenant à se poser la question de l'audimat ou du formatage de la pensée de groupe. Alors oui ... Monsieur le Président, "ça commence à bien faire", mais pas pour les raisons invoquées, plutôt pour la destruction des sols qu'oblige le rendement intensif (citons Claude Bourguignon  : "Sur l’ensemble de l’Europe, environ 90% de l’activité biologique des sols cultivés a été détruite par l’agriculture intensive. Je dis bien : détruite (...) En Europe, les populations d’oiseaux, de reptiles et de batraciens ont chuté de 90 % en un demi-siècle (...) Actuellement, nous perdons en moyenne quarante tonnes de sol par hectare et par an. À ce rythme, dans trois siècles, la France ce sera le Sahara ! (...) La chaire de microbiologie des sols a été supprimée de l’École d’agronomie en 1986. Plus personne n’est formé dans cette discipline (....) Le combat contre les OGM est essentiel pour la sauvegarde de la démocratie (...) les enfants nés à partir des années 70 n’ont connu que la malbouffe. Je pense qu’ils ne feront pas de vieux os. Il suffit de voir les enfants d’aujourd’hui : otites, bronchiolites, asthme… ils sont tout le temps malades ! Si les dépenses de sécurité sociale augmentent de 6% par an en Europe, ce n’est pas un hasard"), et pour l'élevage intensif qu'oblige la consommation folle de viande. Le résultat est connu des chercheurs indépendants : cancers, déforestation des forêts tropicales, éradication de la biodiversité, tuerie de milliards d'animaux dans les abattoirs, famines, et dénaturation systématique des aliments industriels vendus en grandes surfaces ; hé oui ... la connerie, là "ça commence vraiment à bien faire" ! N'est-ce donc plus que cela la République ? En fin de compte, il est heureux qu'une compréhension opposée de la première intervention en Irak ait motivé un préfet à me supprimer le droit de vote : je ne m'en suis réveillé que bien plus vite, et je rejoins humblement Gilles Deleuze sur ce point : pour rester libre - il faut l'être tout à fait, en l'occurrence dégagé de tout carcan idéologique droite-gauche. La pensée unique est à tous les étages, citons ici Eric Zemmour : "Dès que quelque chose déplaît à la "bien-pensance", qui a peur de la réalité, elle le taxe de "dérapage". C'est devenu un anathème comme "raciste", "fasciste" ou "antisémite" qui permet de diaboliser l'interlocuteur et de couper court à toutes discussions"... D'ailleurs, aux quelques personnes qui ont le courage de remettre en question, à la télévision française, ce cirque médiatique du 11 septembre, il est demandé aussitôt si ils remettent en cause Jeanne d'Arc, Apollo 11 ... et les chambres à gaz) 

Si j'étais une œuvre écrite - je serais les
Upanishads, si j'étais une œuvre musicale - je serais la Tétralogie, mais si j'étais un film - je serais Aguirre, la colère de Dieu.
Ils y a guère d'hommes debouts aujourd'hui, seulement des âmes couchées. La peur a remplacé le bâton et l'illusion l'intelligence. Même si la chose se comprend aisément, il est toujours choquant de constater combien sont nombreux ceux qui sont persuadés que leur propre avenir passe par la carte d'électeur. Mais cela fait partie du dressage - ou conditionnement - qui cache une 
monstruosité toute guénonienne. Il suffit de regarder en face la réalité du Monde, pour en reconnaître l'atrocité. Du point de vue social, en l'absence de codes despotiques ou de caste correspondant à la définition d'une élite de la pensée, la normalité - cela inclut la loi - est définie par le plus grand nombre, si ce n'est que la conscience est alors une résultante et que la personnalité recule, cède devant l'expansion déterritorialisée des "corps sans organes" deleuziens. Il est donc très vain d'en référer au plus grand nombre pour "faire changer les choses", car cela est par principe antinomique avec la variété des aptitudes naturelles. Ce sont les plus fourbes, les plus malins qui tirent leur épingle du jeu appelé Démocratie, où l'écart entre les salaires ne cesse d'augmenter. Comme pour les "hommes endettés", la précarité permet de distribuer les nouvelles cartes. Il n'y a donc plus de chercheur en biologie comparée pour rappeler que l'homme n'est pas carnivore, ni même omnivore, que traiter les animaux de boucheries, comme nous le faisons, est une destruction radicale de la dignité humaine, que la pollution extrême des rivières, des sols, est la correspondance exacte de notre sens commun de la Vie, et une décadence qui se retrouve dans la chasse pratiquée comme divertissement, dans le goût du bas peuple pour la peine de mort et son amour pour la patrie, dans le fait de ne pas avoir suffisamment de grandeur, de force et d'intelligence pour renoncer au tabac, dans celui de se divertir de spectacles infantiles. Comment, dans ce foutoir général, ne pas s'étonner que des américains aient pu eux-mêmes imaginer être les instigateurs du 11 septembre, que les banques soient en réalité les propagantrices de la crise de 2009, que le développement durable serve des intérêts particuliers ? J'avance avec grande conviction que le progrès est d'autant plus une régression que son but n'est pas la recherche de la perfection, dans le sens initiatique des bâtisseurs du Moyen-Âge ou de l'alchimiste de la matière et de l'âme, mais la puissance appliquée coercitivement sur l'autre que soi. Nous avons totalement désacralisée la Nature, animalisé l'Homme (transformant notamment les prophètes en automates des livres révélés) et mécanisé les animaux. Trop d'intelligence, mais pas assez somme toute, nous ont transformés en agents du mal - malgré Montaigne et Kant. Il n'y a pas que la nourriture qui soit altérée au point de générer une maladie porteuse de croissance industrielle (l'espérance de vie est moins tributaire de l'hygiène de vie que des soins palliatifs), prendre le tag urbain ou tout rap pour de l'Art savant et un sceau d'infamie. Ces phénomènes ont leur origine dans le mépris qu'eut le monde politique pour la Culture. Mépris ou intérêt particulier à abaisser le niveau global ? Günther Schwab rappelait que l'élite n'existe plus que par des mouvements populaires minoritaires (agriculture biologique, végétarisme, naturisme), mais elle subsiste dans la petite bourgeoisie (études littéraires, Musique classique), et ne peut pas se définir dans la Science qui, par le professionnalisme de plus en plus pointu, crée la spécialisation dans un puis d'ignorance. Les histoires vraies de l'amiante, du nuage de Tchernobyl, des farines animales et de la grippe H1N1, ont largement démontré la nature du Pouvoir. Dans la catégorie des mensonges (mais où se trouve la sincérité politique ?), citons Tuxicoman sur le nucléaire civil : "
Environ 95% de la radioactivité des déchets nucléaires est précisément contenue dans les 4% de déchets non "recyclables", les déchets ultimes. Il y a donc tromperie de la part d'Areva et EDF qui, en annonçant que "96% des déchets nucléaires sont recyclables", laissent habilement croire (outre la tromperie recyclable/recyclé) que la quasi-totalité du problème des déchets radioactifs est réglée, ce qui est parfaitement faux". Et il y a mieux : l'Etat manigance avec les industriels pour recycler le nucléaire dans les objets, les marchandises courantes. Mise en garde de la CRIIRAD : "Pour toutes les autres catégories de produits (que : aliments, cosmétiques, parures, jouets), les industriels ont désormais la possibilité d’obtenir des dérogations à l’interdiction d’ajouter des substances radioactives. Sous réserve de cette obtention, les métaux, plastiques, gravats… contaminés issus du démantèlement d’installations nucléaires pourront servir à la fabrication de matériaux (ciments, acier, plomb…) qui seront utilisés pour la construction d’habitats ou de locaux de travail, de moyens de transport (voitures, vélo, bateaux…), d’équipements ou d’objets de la vie quotidienne (meubles, fournitures de bureau, vêtements…). Si les jouets sont exclus des dérogations, la fabrication des équipements destinés aux bébé ou aux enfants… pourra s’effectuer à l’aide de composants radioactifs. Si les matériaux en contact avec les aliments sont exclus des dérogations, tel n’est pas le cas des vêtements et des polaires pourront, par exemple, être réalisés à l’aide de plastiques contaminés en provenance de la déconstruction de centrales ou d’usines d’enrichissement...".
Avez-vous réellement voté pour ces gens ? Avez-vous des enfants ? Eux vraisemblablement pas. La société ne s'améliore qu'en apparence, n'en déplaise à la phénoménologie de l'esprit de Hegel ; la liberté d'y réfléchir reste stoïcienne par son abstraction, le scepticisme est imaginaire face à la réalité, l'idéal qui s'en suit est également une conscience malheureuse. Pour le dire autrement, ce site Pleinouest35 a moins de puissance qu'une illusion et les combats associatifs sont fragmentés et isolés les uns des autres.

A défaut de sens, la vie est porteuse d'expérience. La Modernité est le signe de la coupure profonde avec l'Être, question philosophique fondamentale. L'angoisse de la mort (à l'inverse, la peur dont font usage les Gouvernements), est pour nous la manière réactive d'occulter la vérité tragique du devenir qui pourtant permet à l'humanité de venir à l'existence. Sans devenir, sans mort, le changement qu'elle opère, il n'y aurait aucune vie. Mais la conséquence de la "perte de l'Être", question heidegerrienne, est que nous acceptons la Vie à condition de vouloir la fixer, l'immobiliser, comme la pulsion de mort chez Gilles Deleuze. C'est aussi l'origine du progrès et du matérialisme inhérent : l'homme commun a besoin de certitude. Alors, croire littéralement qu'un Dieu a envoyé son fils pour que son sacrifice sauve la créature, penser que nous faisons notre avenir, même que l'Existence précède l'Essence, sont des certitudes qui, comme le vacarme des villes et les musiques barbares, mais aussi les drogues, permettent de ne plus sentir et de ne plus penser. Nous nous retranchons de la Vie et c'est un paradoxe dans la recherche de vérité : l'arrière-monde est-il un refuge pour notre mental, ou notre demeure au delà ou au deçà du Temps ? Le sens de la beauté, de l'honneur, paraissent moins dériver de la vie sociale, qu'ils seraient des principes inaliénables, comme en témoigne leur universalité, et dont l'homme véritable, c'est à dire centré dans son Être, a une soif insatisfaite.
J'ai tenté de participer à montrer la beauté du Monde, comment celle-ci a sa propre correspondance dans notre mémoire et notre conscience, mais je n'ai fait que me heurter à des murs et à des miradors, les derniers en les entités du Ministère de la Culture et d'une préfecture qui n'ont pas hésité à franchir la ligne de la droiture, en l'occurrence manœuvrer de manière à me faire supprimer des listes de chômage, cette machine à distiller la peur, immédiatement après que j'eus quémandé de l'aide, - tout simplement. C'est punir et reconditionner lorsque la société s'avère inefficace dans le reclassement de personnes de plus de 50 ans, pour une activité photographique. Lorsqu'un régime, qui se dit humaniste et garant des libertés, en vient à de telles méthodes, c'est le signe fort de sa fin, le symbole de sa décadence. A l'opposé, lorsqu'on en arrive à être convaincu de ce que la crise et le terrorisme sont dirigés, on perçoit que le peuple souverain n'est rien d'autre, en vérité, qu'un troupeau qu'on envoie à l'abattoir, comme - il n'y a pas si longtemps - les poilus à la mitraille ennemie.
A l'aube d'une crise énergétique majeure, d'inégalités toujours croissantes, du risque nucléaire, des famines et des pandémies (les vraies, dans les pays pauvres, non la grippe H1N1) et de la surpopulation mondiale, il est aisé de déceler un usage politique, l'instrumentalisation fine des catastrophes. Quand la guerre économique est une guerre, sans merci du coté chinois, faussement paranoïaque du coté américain, comment serait-il possible, aujourd'hui, de maîtriser le Monde sans terrorisme, sans 11 septembre, sans se référer sans cesse à la Shoah pour intervenir sur toute forme de révisionnisme ? Le procédé le plus facile, pour tenir cette multitude, est de faire un usage massif de peur et de précarité, cette dernière favorisant l'attente pour des régimes despotiques. La société disciplinaire marque ainsi ses limites extrêmes : la société s'agite désormais avec une trop grande fréquence, et celle dite de contrôle ne peut être acceptée que dans la mesure où des troubles peuvent le justifier. Il est pourtant déroutant d'observer la société devenir un contexte d'enfermement, assister aux interventions civilisatrices qui sont en réalité des actions utilitaristes, mais posées comme valeurs démocratiques. La gestion de l'humanité correspond aux méthodes de la pisciculture intensive, car, pour imaginer une telle monstruosité, il faut indubitablement qu'elle sorte de nous-mêmes. Nous devenons ce que nous faisons (enseignement des bâtisseurs des cathédrales) et réciproquement faisons ce que nous sommes (ce qui explique la monstruosité moderne).
Certains hommes politiques trouvent avantageux de se référer publiquement à Edgar Morin et à Michel Foucault, preuve d'un positionnement médiatique qui est une imposture ; mais, il en va de même pour la Culture, elle ne sert qu'en vue de la Croissance. Fin 2009, le débat sur l'identité nationale cacha mal l'unique motivation, contrôle des masses pour des populations que l'on souhaite remodeler. Cela fait longtemps que, faute d'une éducation enseignée pour elle-même, les jeunes ne sont plus instruits, tant du français que de la Musique classique (la perte d'audience avoisine les 15% chaque année) ; ils écoutent une musique primaire et universelle. L'identité fut définie par la religion, les rites, les coutumes (gastronomie et chocolat protégés car ils génèrent des profits), une Culture élitiste et savante que l'on veut instrumentaliser en la faisant baisser, car les Cultures sont une mauvaise base identitaire, elles sont trop redevables aux échanges d'un pays à l'autre pour pouvoir être enfermées (je conseille un dernier disque de Jordi Savall (HESPERION XXI) : "Le royaume oublié", dédié à la tragédie cathare (chez AliaVox) - il est regrettable que ce ne soit plus sous la forme du disque vinyle). La Musique est un détail de la déconstruction des valeurs traditionnelles qui sont un frein naturel au consommérisme  - au nom d'un utilitarisme forcené ; l'état de vraie démence spirituelle se porte sur le vivant, nous élevons les goûts du public grâce à une même bouillie qui est devenue standardisée (car seuls les chiffres de vente comptent - et tant pis alors pour le niveau de débilité, - mieux : il sert le vote démocratique), nous nourrissons les vaches avec des farines animales tout en donnant des protéines végétales aux poissons d'élevage qui sont aussi ... vaccinés ! L'élevage concentrationnaire et les abattoirs (ceux de Chicago) ayant inspiré le Fordisme puis l'hitlérisme, conduisent à la Shoah, parodient un éternel Treblinka des animaux (le livre de Charles Patterson) :
"
En pensée, Herman prononça l'oraison funèbre de la souris qui avait partagé une partie de sa vie avec lui et qui, à cause de lui, avait quitté ce monde. "Que savent-ils, tous ces érudits, tous ces philosophes, tous les dirigeants de la planète, que savent-ils de quelqu'un comme toi ? Ils se sont persuadés que l'homme, l'espèce la plus pécheresse entre toutes, est au sommet de la création. Toutes les autres créatures furent créées uniquement pour lui procurer de la nourriture, des peaux, pour être martyrisées, exterminées. Pour ces créatures, tous les humains sont des nazis ; pour les animaux, la vie est un éternel Treblinka"" (texte d'Isaac Bashevis Singer), quand l'anatomie comparée de Darwin et de Cuvier atteste du fait que l'homme n'est aucunement carnivore, aussi quand la production de viande est une aberration économique. La démocratie n'est donc rien d'autre qu'un gigantesque élevage d'un troupeau humain, où ce n'est pas notre viande qui représente une valeur, mais notre maladie et ce lavage de cerveau qui pousse à compenser le manque d'Être par le fait d'acheter plus, travailler plus pour gagner plus. Ceci est inspiré par une profonde débilité intellectuelle, qui se retrouve même dans le statut du photographe paysagiste ou de carte postale, en France : comme ce métier ou cette profession n'est pas dans la liste officielle des métiers d'art (hormis photographie de mariage et d'architecture), l'Hôtel des Impôts en refuse catégoriquement les droits d'auteur, faisant en sorte qu'un site professionnel comme pleinouest35 n'a aucun droit légal à se rémunérer !
Pays de cons ! Il faut vraiment convenir que nous sommes cernés. Hé bien dansons maintenant ! Aucune loi n'interdit d'exposer gratuitement des photographies sur Internet, sans qu'elle rapportent le moindre centime de TVA à l'Etat. C'est plutôt l'ultime espace de liberté, lorsque l'on sait que l'affichage associatif est régi par une loi bien scélérate de 1979 lui interdisant une dimension excédant 70X50 cm, quand le gavage publicitaire se vautre dans des tailles hors de toute mesure, le plus souvent dans la plus stricte illégalité.
Devinez alors quelle est la cible privilégiée de la Justice ! En démocratie marchande, le droit à l'expression publique est écrasé par celui du gavage, une loi sur le consumérisme (défense des consommateurs) est toujours repoussée aux prochaines élections. Le nombre des chômeurs est en nette régression : c'est grâce à l'action du Gouvernement, - mais ... oh ! le voilà qui repart à la hausse, de nouvelles mesures s'imposent... Ne riez pas, c'est affligeant.

En janvier 2001, quittant la région parisienne où tout n'est, pour les paysages, que médiocrité, je suis arrivé en Auvergne où tout n'est que mentalité vénale et méchante ; il me fallut peu de temps pour que l'Administration, les élus, la Justice, les notables, l'ANPE et les paysans du cru, me fassent comprendre dans ma chair tout ce qu'il y a de déraisonnable avec le désir de réaliser un livre d'Art sur la région, notamment ses cascades et ses rivières. J'ai arrêté mon site fin 2009, afin d'arpenter les rues auvergnates, photographier les innombrables déjections canines
* qui en sont la caractéristique unique. Dans une société débile*, où tout est ramené à la Croissance, à la rentabilité, où même la maladie profite plus que la santé, la bêtise bien davantage que la connaissance, il n'y a strictement aucune différence entre photographier des trottoirs immondes et des lumières. Je fus donc un utopiste, j'ai cru que photographier la beauté* était le rôle premier du photographe. J'ai commis l'erreur impardonnable. Il suffit de jeter un œil sur les revues des bars-tabac, pour comprendre que le peuple, donc aussi l'Etat, ne veulent rien d'autre que du sordide et du laid. On ne poursuit pas un site comme "Pleinouest35", quand la société manifeste un zèle pressant à vous en empêcher ; car, en dix années de galère, je n'ai pas croisé un photographe en Auvergne, hormis ceux de mariage* - dit en passant l'unique activité photographique reconnue par l'Hôtel des Impôts, la question arrivant aux lèvres des rencontres fortuites étant : "ça doit coûter des sous ?". Me voici rentré dans le Rang. Cette expérience m'a enseigné la vraie nature humaine.

* (La ville de Clermont-Ferrand estime à 1.8 tonne la production journalière, soit 650 tonnes pour une année, de quoi engendrer la stupeur chez nos amis britanniques, un profond dégoût chez les Japonais. A Clermont-Ferrand, et à Riom, il est peu recommandé de se promener sans garder son regard rivé au sol. A Paris, il est estimé 16 tonnes par jour, mais pourtant sans générer une gêne similaire ; il est très rare de "marcher dedans" à Saint-Germain en Laye ou à Versailles, qui ne sont pas l'Auvergne. Pourquoi devrais-je poursuivre ce site ? Dormir dehors, manger du pain moisi, subir les moqueries, les jalousies imbéciles, se plier à l'interdiction de se déplacer de l'ANPE (ou Pôle-emploi) truquant allègrement ses statistiques (une source, la Fondation IFFRAP), se faire rayer des listes du chômage par des procédés traîtres (préfecture) et voler son travail par des offices du tourisme, et ceci pour ne gagner que 20 euros par mois avec les photographies placées en agence. La fumisterie de la "liberté républicaine" sert uniquement à cacher le déchaînement concurrentiel, une foire d'empoigne qui finit par engendrer un désordre planétaire plus proche du chaos que jamais. La Présidence se réfère, et sans rien y comprendre, à la philosophie d'Edgar Morin ; il lui aurait fallu suivre "Si les fourmis n'étaient rien sans les cigales" de Bernard Maris (sur France Culture), pour comprendre que si les animaux peuvent se quantifier, il en est de même des hommes. Il convient ici de citer Nietzsche radicalement réfractaire au "travailler plus POUR gagner plus" qui finalise d'animaliser l'homme esclave de lui-même, ou plutôt de la société de contrôle ayant fait sa demeure dans son Moi standardisé et normatif : "Travail et ennui. - Chercher du travail pour avoir un salaire - en cela, presque tous les hommes des pays civilisés sont aujourd'hui semblables ; le travail est pour eux tous un moyen, et non le but lui-même ; c'est pourquoi ils ne font guère preuve de subtilité dans le choix de leur travail, pourvu qu'il rapporte bien. Mais il existe des hommes plus rares qui préfèrent périr plutôt que de travailler sans prendre plaisir à leur travail : ces hommes difficiles, qu'il est dur de satisfaire, qui n'ont que faire d'un bon salaire si le travail n'est pas lui-même le salaire de tous les salaires. A cette espèce d'hommes exceptionnelle appartiennent les artistes et les contemplatifs de toute sorte, mais aussi ces oisifs qui passent leur vie à la chasse, en voyages, en affaires de cœur et en aventures (...) Pour le penseur et pour tous les esprits inventifs, l'ennui est ce désagréable "temps calme" de l'âme qui précède la traversée heureuse et les vents joyeux ; il doit le supporter, il doit attendre qu'il produise son effet sur lui : - voilà précisément ce que les natures plus modestes ne peuvent absolument pas obtenir d'elles-mêmes ! Il est commun de chasser l'ennui loin de soi par tous les moyens : tout comme il est commun de travailler sans plaisir", "Le Gai Savoir", première partie, chapitre 42. Mais alors, la clef de l'Être, ou une ébauche de la voie de l'individuation jungienne, se situraient au quatrième livre, et fin du chapitre 301 : "Illusion des contemplatifs - (...) Tout ce qui possède de la valeur dans le monde aujourd'hui ne le possède pas en soi, en vertu de sa nature, - la nature est toujours dénuée de valeur : - au contraire, une valeur lui a un jour été donnée et offerte, et c'est nous qui avons donné et offert ! (...) nous méconnaissons notre meilleure force et nous nous estimons, nous, les contemplatifs, un degré trop bas, - nous ne sommes ni aussi fiers ni aussi heureux que nous pourrions l'être", si ce n'est que Nietzsche ne croyait pas à un arrière-monde, se différenciant ainsi de
Kierkegaard et de Schopenhauer, car, et même si la volonté de puissance nietzschéenne (c'est à dire "la volonté de rendre concevable tout ce qui est") diffère de l'existentialisme sartrien, elle consiste à libérer toute la force en nous - de ce qui nous empêche de nous dépasser. Sur les sages, la critique est acerbe : "Mais il faut que tout se soumette et se ploie à votre gré. C'est ce qu'exige votre vouloir ; que tout s'assouplisse et se soumette à l'esprit, que tout se réduise à en être le miroir et le reflet. C'est là tout ce que vous voulez, sages insignes, et c'est un désir de puissance, même quand vous avez à la bouche les mots de bien et de mal et de jugements de valeur. Vous voulez d'abord créer un monde tel que vous puissiez l'adorer à genoux" (...) Je souligne ce point de vue capital de la méthode historique d'autant plus qu'il s'oppose foncièrement à l'instinct et au goût dominants de cette époque qui préféreraient encore s'accommoder du hasard absolu, voire de l'absurdité mécanique de tout le devenir, plutôt que de la théorie d'une volonté de puissance se manifestant dans tout devenir (...) alors on néglige la prééminence de principe que possèdent les forces spontanées, agressives, envahissantes qui réinterprètent, réorientent et forment, dont l' « adaptation » ne fait que suivre les effets, alors on dénie dans l'organisme même le rôle dominateur des instances suprêmes, dans lesquelles la volonté vitale apparaît active et formatrice" ; une curieuse philosophie de l'Être sans Essence, mais ne pouvant se passer d'une prééminence de principe, mais d'un principe assujetti à la puissance elle-même dans l'Acte qui deviendrait le moteur de lui-même, surpassement impersonnel, en quelque sorte, traversant la personne, une pulsion de vie à laquelle les "hommes bons" - soumis à l'habitude, à autrui - mettent un frein (sens du déclin). Pour Nietzsche, donc, ce qui est appelé volonté de puissance est la partie Être de l'étant, Être qui ne doit rien à une nécessité ontologique, qui s'affirme dans le devenir (non par, se différenciant de l'existentialisme de Sartre), avec la volonté de puissance cadrée comme possibilité du devenir pour chacune des choses isolées les unes des autres dans un Univers étranger à tout concept d'Unicité, d'Unité, de finalité, l'Existence et l'Essence se confondant quand l'Essence se réalise dans son devenir, philosophie du dépassement de soi sans le Soi, ou plutôt un Soi transpersonnel avec toutes les cogitations métaphysiques qu'une telle réflexion présuppose et que notre philosophe s'est gardé de développer, comme de dire : pourquoi ? Si le pourquoi n'a pas sa réponse, le comment est développé par Nietzsche qui comprend le surhomme comme celui qui reste maître de sa volonté de puissance, en ce que celle-ci est bien encadrée par l'Art et l'esthétisme, et non plus l'impératif catégorique kantien ; Karlfried Graf Dürckheim en donne une explication plus spirituelle, ontologique sur la question de l'Être : "Plus la Puissance originelle d'un homme est intense, plus il lui est difficile de s'intégrer dans un ordre donné (Nietzsche se senti toujours exclu), de mûrir intérieurement. En vertu de cette puissance qu'il tire de son être, et devant laquelle s'inclinent les autres, il croit avoir le droit de tout diriger, là même où ce droit n'existe pas. Sa supériorité innée ne tolère aucune contradiction, supprimant souvent la nécessaire auto-critique", pour un phénomène de relation en soi de ce que ne peut appréhender la phénoménologie husserlienne et son projet global d'analyser les phénomènes tels qu'ils surgissent dans la conscience, ou qui ne se donnent pas à voir spontanément, selon Heidegger ou Merleau-Ponty, restreignant ainsi la définition attachée à ce qui se montre lui-même - à partir de lui-même, ou même inexistant dans sa relation au monde extérieur. Jung dévoilera une Synchronicité qui fait éclater cette logique uniquement cognitive de la phénoménologie, qui est attachée à nos sens. l'Être redevient le maître du signifiant quand l'inconscient brise les frontières de l'ego et minimise la relation du donné. Pour Husserl, le phénomène nous est donné quand nous le recevons, sinon il y a absence de sens, même contradictoire - en opposition avec la philosophie classique ; en ce sens l'analyse des rêves serait authentique, mais ne procède alors pas de l'alchimie ou magie revisitées par Jung. Pour Nietzsche, nous donnons de nous-mêmes au Monde, pour Dürckheim il s'agit de participation à l'Être avec l'expérience définie comme transcendance, éveil à notre moi profond, pour Jung l'union s'opère grâce aux archétypes, aux symboles, que la phénoménologie désignera comme donation d'une chose pensée qui raisonnablement n'est pas concrète, sans dénier son niveau de réalité, faisant que le domaine de l'approche de la percée de l'Être ne pourrait être défini que par des choses ou événements qui ont un soi personnel et qui se donnent de leur propre initiative. Ce n'est pas la vue de Dürckheim qui est radicalement opposée à cette position phénoménologique : "Tout conducteur d'âme qui ne vise pas à faire resplendire la lumière surnaturelle, travaille dans un cercle vicieux. Ce n'est pas la foi en un ordre et en une puissance supérieure qui est "l'opium du peuple", mais l'entêtement rationaliste interdisant l'accès à cette puissance supérieure et à son ordre", "La percée de l'Être"). De la phénoménologie, n'est sortie que la méthode scientifique d'une part, et le nihilisme de l'autre. Observer les choses de l'extérieur, même son intérieur, c'est comme regarder le livre mais sans en connaître l'écriture, cela témoigne du cercle vicieux dans lequel le mental nous a enfermé, nous éloignant des chamans et du voyage de l'âme, du monde des esprits préalable à la corporité. Avec sa notion de chair et de chiasme, Merleau-Ponty aborde le visible et l'invisible qui en est la "profondeur visible" (mais comme absence du sens dans la conscience), comme la relation d'intersubjectivité qui aurait obligé Descartes à structurer des catégories ontologiques vis à vis d'un solipsisme trop large (le "je pense - je suis" et non "je pense, donc je suis"), amenant le sujet/monde au rapport conscience perceptive et corporalité, pour une corporalité fusionnée avec la conscience ("corporalité de la conscience et intentionnalité corporelle"), mais pour laquelle il n'y a plus aucun rapport direct de subordination des signes au sens (mais une prégnance, force et stabilité), qui, sans être aussi radical que "L'Être et le Néant", dénie la dimension métaphysique (Heidegger), et surtout toute verticalité ; à mi-chemin de ces deux approches, celle psychologique de la corporalité - celle magico-religieuse, se situe Dominique Ducard (sa sémiologie interprétative fondée sur une sémantique de l'énonciation, et inspirée de Barthes), pour qui c'est l'affect du signe seulement qui signe l'efficacité symbolique : "Lévi-Strauss avance l’hypothèse que la “ réorganisation structurale ” visée par la cure chamanique est due à des transferts de sens, liés à des déplacements de l’affect, et à l’accomplissement de la fonction symbolique de mise en relation des différents niveaux d’organisation de la vie : “l’efficacité symbolique, dit-il, consisterait précisément dans cette propriété inductrice que posséderaient, les unes par rapport aux autres, des structures formellement homologues pouvant s’édifier, avec des matériaux différents, aux différents étages du vivant : processus organiques, psychisme inconscient, pensée réfléchie”. Resterait à décrire l’analogie structurale qui est établie entre les niveaux d’organisation du vivant, et à expliquer ce qu’est ce phénomène d’induction réciproque. Là encore il nous semble devoir faire intervenir l’activité symbolique et le processus sémiotique de représentation, l’action même des signes"... Mais le symbole ne se manifeste-t-il pas justement par le biais des archétypes, - doit-il être ramené au plan de cet affect ?)
* (L'invention de toute pièce de la pandémie de la grippe H1N1 pourrait témoigner de la Société de contrôle deleuzienne, de sa forme extérieure : le Spectacle. Composé à la fois de bêtise et de cupidité, propagé grâce aux mensonges habituels des médias, ce scandale sanitaire devrait concerner la Justice. Ne voulant pas anéantir mon patrimoine immunitaire, ne voulant pas attraper de maladie auto-immune - comme la sclérose en plaques, j'aurais pris le maquis si la vaccination avait été ... obligatoire, conseillant aux gens oeuvrant pour les "abattoirs de la république" de se piquer eux-mêmes. Aux Ministres qui nous dirigent comme un bétail, et qui se disent soucieux de la santé publique, nous ne saurions que conseiller de réfléchir aux causes des maladies ; au bétail lui-même, nous attendrions de lui qu'il prenne conscience des intérêts d'argent que représentent la fragilisation des défenses immunitaires et la maladie qui profite tant à la divine Croissance. Le scandale est inouï. Il conviendrait de faire interdire l'utilisation des pesticides, du raffinage des aliments, les téléphones portables et les fours à micro-ondes, sans parler du tabac qui est bien l'invention la plus débile de toutes, même si elle tient de l'éradication massive des crétins sur Terre. Il y a d'autres manières de se protéger d'une épidémie : manger sain, biologique et macrobiotique, et si possible végétarien pour ne pas user son organisme, utiliser la phytothérapie et la propolis, ainsi que l'extrait de pépin de pamplemousse, choses prochainement mises hors la loi avec le Codex Alimentarius, car radicalement nuisibles pour les lobbies et, indirectement, l'assise disciplinaire du Pouvoir)
* (Rien qu'en écrivant cela, je témoigne du fait de me ranger du coté de Platon et de sa réminiscence, en opposition au nihilisme froid, morbide et sartrien)
* (Proverbe auvergnat entendu à la saint cochon : "pour faire un bon mois, faut s'marier, pour faire une bonne année, faut tuer l'cochon")

Il conviendrait de retrouver une élite
* intellectuelle qui soit antinomique avec l'application pratique de la Démocratie jetant sur le devant de la scène les conflits d'intérêt.
Il conviendrait de penser un humanisme radicalement différent de celui des Lumières, plus proche de celui des ordres monastiques, qui ne soit pas l'esclavagisme imposé au nom de la Liberté ; en voulant, et c'est un exemple, légiférer sur le voile islamique, 
au nom des libertés, la Modernité laïque témoigne du même arbitraire que la coutume qu'elle condamne, son égalitarisme forcené devenant la dictature du nombre de Vladimir Volkoff, un totalitarisme de la pensée* interdisant toute réflexion sensée sur le 11 septembre, et dont la finalité est la déconstruction de toutes les valeurs traditionnelles qui faisaient que la personne humaine était toujours une personne - et non pas un individu quantifiable. Mon expérience est assez simple, car elle revient à me faire me méfier des personnes, des systèmes politiques qui "nous veulent du bien", la société décérébralisée actuelle n'étant qu'un matraquage incessant des consciences, un conditionnement continu des opinions, quelque chose de l'infinie fourberie ou de l'hypocrisie débridée, mais alors inspirée du "Meilleur des Mondes", de "1984", de "Fahrenheit 451", à moins que ce ne soit prochainement "Soleil vert" sur Terre...
* (Le sens à donner à une élite ne peut aujourd'hui se débarrasser de sa connotation péjorative ; il est à proprement parler impossible d'en évoquer une possibilité naturelle. Citons René Guénon : "
Parmi ceux qui se posent en défenseurs de l'autorité spirituelle, combien en est-il qui soupçonnent ce que peut être cette autorité à l'état pur, comme nous le disions plus haut, qui se rendent vraiment compte de ce que sont ses fonctions essentielles, et qui ne s'arrêtent pas à des apparences extérieures, réduisant tout à de simples questions de rites, dont les raisons profondes demeurent d'ailleurs totalement incomprises, et même de "jurisprudence ", qui est une chose toute temporelle ? (...) Parmi ceux qui ont gardé malgré tout quelque chose de l'esprit traditionnel, et nous ne parlons que de ceux-là parce que ce sont les seuls dont la pensée puisse avoir pour nous quelque valeur, combien en est-il qui envisagent la vérité pour elle-même, d'une façon entièrement désintéressée, indépendante de toute préoccupation sentimentale, de toute passion de parti ou d'école, de tout souci de domination ou de prosélytisme ?")
* (Certains sentent confusément que la liberté individuelle est devenue un asservissement de la personne : "
Alors qu'on nous vend sans cesse l'idée que l'individu est le centre de tout, que l'on nous exhorte à être nous-même, la réalité, c'est la masse. Masse-média, consommation de masse, c'est au coeur du troupeau que l'on construit nos rêves d'indépendance ! On veut se distinguer, alors on se paie une fripe, un objet, une bagnole, tous censés nous singulariser alors qu'ils sont fabriqués et vendus en série, standardisés, normés et normatifs !", une citation d'Agnès Maillard. Pour Camille Loty Malebranche, il s'agit de la létalité de néants : "L’homme est une somme de Violence Vitale et de Révolte Vivifiante contre la létalité des néants envahissants du monde (...) Être un marginal assumé, c’est avoir l’instinct de conservation de la denrée rarissime d’humanité dans un monde phagocytant et assimilateur qui refuse les hommes et n’admet que les choses animées organiques (...) En vérité, dans la société d’aujourd’hui, les individus sont tous astreints à un équilibre de funambule sur la corde raide « du normal idéologique » où le moindre faux pas le précipite dans les deux grands abîmes de la Modernité : la maladie mentale ou le crime... Et la belle société civilisée et ultramoderne, dans ses roulis et tangages à naufrages divers pour les individus, fait osciller tous entre ses vraies et suprêmes effigies que sont l’hôpital et la prison (...) Si l’organisation sociale, étatico-nationale et internationale, avec son mode de vie, est essence même de la culture - cette assumation bonne ou mauvaise de notre nature, ce miroir de notre essence, notre humanité - je dis que notre miroir se brise par nos civilisations « iconocides » parce que tuant nos reflets pour ne laisser, dans les tessons de la glace émiettée de notre vocation immanente et transcendante d’Humanité, que la trace livide du vide, l’engramme desséchant de l’effacement". A ce point de réflexion sur le paradoxe de la contre-liberté individuelle manifestée dans une ampleur grandissante - qui exacerbe les pulsions terroristes isolées les unes des autres comme résistance à la pensée unique et hégémonique - il conviendrait de définir comment elle procède encore de l'utopie philosophique, comme réaction intellectuelle contre l'Ancien Régime, mais récupérée en tant que mythe et dogme pour asseoir vite d'autres fins, et si la disparition de la pensée traditionnelle fut une forme de complot de classe pour une matérialisation de la société définie comme moderne, moins spirituelle. Ainsi, la laïcité ne défend pas, aujourd'hui comme elle le clame haut et fort, le religieux sous ses formes diverses, mais elle le tolère seulement faute d'avoir réussi à l'éradiquer en profondeur, exerçant toujours davantage un façonnage des consciences propre à fabriquer des individus se prenant pour des personnes libres ; il est édifiant de voir l'Ecole Normale Supérieure de Paris organiser en 2006 un colloque sur le terrorisme (et titrer : "un défi à la pensée politique"), alors que, malgré sa cruauté, sa folie et sa désespérance, ses sentiments d'injustice, aussi la probable récupération géopolitique des Etats forts (ce serait les USA fomentant le 11 septembre, la Russie à l'origine des attentats en Tchétchénie), le système politique occidental, qui bien que responsable du mondialisme, de la croissance des inégalités entre pays riches et pays pauvres - mais toujours au nom de l'égalité démocratique quand un être humain sur six crève de faim - mais à cause de cela (pour cette finalité - dirions-nous - qui se retrouve sans pudeur avec le Quatar occidentalisé et traitant ses travailleurs étrangers en vrais esclaves), ce système politique donc impose un unique paradigme dans lequel il s'octroie, chez nous, une puissance divine, la légitimité. L'exercice de la puissance n'est bien entendu pas de grandir les hommes, mais de les asservir pour contrôler le Monde, tirer son épingle du jeu économique planétaire. Comment dès lors s'étonner tant du phénomène du terrorisme (qui reste marginal dans ses effets) que de sa récupération démocratique à grand spectacle pavlovien ? Je ne crois pas un seul instant que le terrorisme soit un défi à la pensée politique, puisqu'il ne sort pas de son paradigme fondamental depuis la colonisation : il faut toujours une cause ou une justification qui soient extérieures pour cacher nos crimes ou nos insuffisances, ce que pense Noam Chomsky. Sur la tournure toujours plus parodique de la Démocratie, c'est à dire le renoncement à la pensée personnelle que ce système porte en lui, Alexis de Tocqueville nous mit pourtant en garde après son voyage en Amérique. Pour qu'un tel système de tromperie et d'usure (car il faut que la chose devienne rare pour prendre de la valeur, mais inversement les produits de grande distribution perdent de leur qualité et sont fabriqués par les pays pauvres eux-mêmes) retarde son propre chaos, il lui faudra toujours plus de terrorisme pour contrôler le Monde (c'est à dire trouver de la rareté là où nous pouvons toujours l'imposer : technologie nucléaire), de caméras de vidéosurveillance, de chômage pour contrôler ici. Il fut consternant de suivre la propagande pour la fausse pandémie de la grippe H1N1, et ses profits colossaux, tandis qu'aucun des propagandisques des scandales sanitaires précédents n'est jamais venu présenter des excuses pour ses manquements criminels, devant le peuple qui continue malgré tout de voter pour ces mêmes personnages, et faisant qu'à tous ses échelons notre société manifeste un trouble grave de la personnalité : ce qui dit la bouche et ce que pense la tête vivent dans un monde différent depuis si longtemps)

Remarquons l'opposition droite-gauche destinée à entretenir l'illusion, dans le cas peu probable où la classe politique aurait assez de finesse d'esprit pour ne serait-ce que l'imaginer, ce qui parait optimiste à la vue du niveau des débats. Parler d'enfants à la maternelle, plutôt dans la cour de récréation, semblerait juste. Est-ce la raison pour pardonner l'irresponsabilité chronique face à l'amiantage ou au nuage de Tchernobyl arrêté à la frontière ? Je ne le pense pas, même si la faiblesse de la mémoire et du discernement accable l'électeur moyen, et fait saisir simultanément l'incompréhension politique pour toute éthique ou vertu. La tromperie, l'utilitarisme, la cupidité, dirigent le Monde sous couvert de morale "citoyenne" destinée au peuple en particulier, mais à son contrôle. Une preuve divertissante ? Non deux : a) remettez en cause la version officielle de l'intervention américaine en Irak - et hop ! - c'est le droit de vote qui saute, b) appelez au secours le Ministère de la Culture pour que l'ANPE vous laisse vous déplacer à un stage - et hop - c'est le préfet qui vous convoque immédiatement pour vous faire radier du chômage, même si vous êtes en congé. Autrefois, on lâchait les chiens, ou c'était la rafle du Veldive, autre époque, autre lieu, autres moeurs, mais le fond reste identique. Il explique le si peu de différence morale entre une mère de famille allant acheter de la viande produite industriellement ... jusqu'aux abattoirs, et les génocides, et dont la Shoah n'a pas l'exclusivité dans l'Histoire. Dans son célèbre entretien avec le
Diable, Günther Schwab nous initiait sur le fait que la décadence organisée, ou bien même orchestrée, de la société, de ses valeurs, repose sur une rétribution du travail qui est inversement proportionnelle à sa valeur intrinsèque ou collective (car il faut à tout prix détourner les consciences de la beauté et de l'intelligence), comme en témoigne les revenus misérables des paysans qui nous nourrissent, les salaires des chercheurs, face aux rétributions colossales de ceux qui font de l'argent avec de l'argent. Mon site photographique m'a paru être davantage une participation à la richesse globale, qu'une manifestation de mon individualisme, je considère comme particulièrement retors les politiques, les fonctionnaires qui ne sont intervenus, de manière machinique, que pour y mettre un frein, comme "engramme desséchant de l'effacement".  Il s'agit de mettre les uns et les autres en concurrence, d'assassiner les vocations sur le pied d'Estal des ambitions, fabriquer suffisamment de chômage pour rendre corvéable et entretenir la peur.

Ecoeuré d'avoir été réveillé en pleine nuit par les Ecossais qui ne supportent pas qu'un étranger dorme
sans payer sur les parkings publics (
no overnight parking), aussi que les Irlandais vous déversent des ordures sur la tête quand vous vous lavez dans les toilettes publiques des ports, que les Corses vous jettent à la figure que photographier leur île n'est qu'une tentative de soutirer de l'argent, que l'ANPE interdise le moindre déplacement quand vous vous êtes en situation de forte précarité et que l'Hôtel des impôts ne reconnaisse aucun droit d'auteur (en langage clair, garantir la TVA) pour votre activité, que le Ministère de la Culture vous plante un coup de couteau dans le dos quand vous appelez à l'aide, et quand il est devenu caricatural d'accorder sa confiance aux artisans du bâtiment ou à la Justice qui s'attache davantage à la lettre qu'à l'esprit, consensus très révélateur d'une représentation, - usé de tout, de la moralité plébéienne de Nietzsche faisant tourner ce merdier que les idiots appellent Civilisation des Lumières ; ce 24 décembre 2009, j'arrête tout, la photographie, le reste. Envie furieuse de dire comme Arthur Schopenhaueur, que la seule différence qui existe au quotidien entre vie et cauchemar, c'est que l'on finit par se réveiller de ce dernier, non de la vie. Je paye pour que les photographies de mon site restent en ligne dix ans ; ensuite, elles sombreront dans le néant qui est la réalité des choses auxquelles vous attachez de l'importance ; je maintiens mon texte que j'espère foudroyeur de la "société du spectacle"* qui ne m'a pas permis d'exister. Ce sont aussi les pays les plus revendicatifs, vindicatifs sur les questions morales, idéologues (USA - Chine - Iran) qui génèrent le plus de désordre d'un point de vue géopolitique, qui défendent dans le même temps la barbarie de la peine de mort, signature des forces de soumission ; il est extraordinaire de constater à quel point le dogme de la liberté républicaine, et dont  n'ont que faire les dirigeants chinois ou russes, cache dans nos démocraties une forme très subtile de coercition de l'âme, celle-ci ayant substitué le moteur "peur-consommerisme" au "punir-récompenser", procédé de contention de la population basé sur le stress* permanent. Mais, il est peu de dire que la domination du Monde a changé de main et que l'Occident a vécu, ou que ce qu'il reste de nos valeurs culturelles sera absorbé par les nouveaux conquérants ; certains hommes ou femmes politiques voudraient sauver leur Monde face au mondialisme barbare ... ont-ils cependant encouragé l'élan créatif de leurs artistes ? Pour quelles raisons ce système devrait-il survivre à lui-même, si ce n'est que ceux qui le veulent le font avant toute chose pour leurs propres affaires ? Verrons-nous une guerre ou un nouvel ordre mondial ?
* (
Giorgio Agamben : "L’unification substantielle du spectacle concentré (les démocraties populaires de l’Est) et du spectacle diffus (les démocraties occidentales) dans le spectacle intégré, qui constitue une des thèses centrales des Commentaires, que bon nombre ont trouvé à l’époque paradoxale, s’avère à présent d’une évidence triviale. Les murs inébranlables et les fers qui divisent les deux mondes furent brisés en quelques jours. Afin que le spectacle intégré puisse se réaliser pleinement également dans leur pays, les gouvernements de l’Est ont abandonné le parti léniniste, tout comme ceux de l’Ouest avaient renoncé depuis longtemps à l’équilibre des pouvoirs et à la liberté réelle de pensée et de communication, au nom de la machine électorale majoritaire et du contrôle médiatique de l’opinion (qui s’étaient tous deux développés dans les États totalitaires modernes)")
* (Estimation du coût du stress au travail en France : 3 milliards d'euros en 2007, pour : infarctus - maladies cérébrovasculaires - hypertention - dépression - TMS)

Citons
Guy Debord* excellant dans la description du spectacle, qui rejoint le délire ou le désir chez Gilles Deleuze* et la monstruosité dans la métaphysique de René Guénon* :
* ("Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation (...) Le spectacle se soumet les hommes vivants dans la mesure où l'économie les a totalement soumis. Il n'est plus rien que l'économie se développant pour elle-même")
* (" -
quand on nous dit : attention, faut pas confondre le désir, le plaisir, la jouissance, évidemment il ne faut pas les confondre puisqu'ils en ont besoin pour faire trois arcs d'un même cercle, à savoir les trois malédictions portées sur le désir. Les trois malédictions c'est : - tu manqueras chaque fois que tu désireras, - tu n'espéreras que des décharges, - tu poursuivras l'impossible jouissance. Alors le désir est complètement piégé, il est pris dans un cercle")
* ("L'avis de la majorité ne peut être que l'expression de l'incompétence (...) - la grande habileté des dirigeants, dans le monde moderne, est de faire croire au peuple qu'il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse persuader d'autant plus volontiers qu'il en est flatté et que d'ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu'il y a là d'impossible. C'est pour créer cette illusion qu'on a inventé le "suffrage universel" (...) - il n'y a plus de place pour l'intelligence ni pour tout ce qui est purement intérieur, car se sont là des choses qui ne se voient ni ne se touchent, qui ne se comptent ni ne se pèsent : il n'y a de place que pour l'action extérieure sous toutes ses formes, y compris les plus dépourvues de toute signification. Aussi ne faut-il pas s'étonner que la manie anglo-saxonne du "sport" gagne chaque jour du terrain : l'idéal de ce monde, c'est l'"animal humain" qui a développé au maximum sa force musculaire ; ses héros, ce sont les athlètes, fussent-ils des brutes ; ce sont ceux-là qui suscitent l'enthousiasme populaire, c'est pour leurs exploits que les foules se passionnent ; un monde où l'on voit de telles choses est vraiment tombé bien bas et semble bien près de sa fin (...) Entre l'esprit religieux, au vrai sens du terme, et l'esprit moderne, il ne peut y avoir qu'antagonisme")
Montrer des paysages est sans doute une bonne démarche, sensible et certainement écologiste, et qui éveille à la beauté du Monde, mais il convient d'expliquer à ceux qui n'y ont jamais réfléchi, par exemple des fonctionnaires - placés aux ordres, les raisons secrètes pour lesquelles une telle démarche n'a aucun droit citoyen à être sa propre justification ; la démocratie a fait de l'esclavage l'essence même de son principe régulateur : les initiatives ou pratiques n'ont plus pour finalité que la valeur d'échange (comme la maladie), non celle d'usage (la Vie) ; le seul Art officiel devient celui qui aide de manière nihiliste à déconstruire les valeurs traditionnelles, à détruire ce qu'il reste de l'homme - chez l'homme. Il y a alors un rapprochement à faire entre le passage du religieux au consommérisme, dictés par la "pulsion de mort" Deleuzienne, et celui de l'esclavage naguère opéré de façon verticale et disciplinaire, s'exerçant désormais de manière toute horizontale, grâce notamment à la diffusion régulière de la peur se substituant au récompenser et punir. Mais, la désacralisation du Monde va plus loin que le matérialisme, plus loin que la pulsion consommériste, elle participe à éradiquer les dernières valeurs traditionnelles au nom d'une liberté que l'absence de maturité (ou infantilisation des personnes) retourne sur elle-même pour en faire la société de contrôle extrêmement rusée : le comportement citoyen. Mais citons
Karlfried Graf Dürckheim :
"
Le manque de maturité des adultes est la maladie chronique d'une humanité qui, aveuglée par son pouvoir de domination sur le monde extérieur perd de vue le chemin intérieur (...) La première vertu spirituelle est une objectivité incorruptible. Le jugement d'un homme mûr n'est plus soumis à sa subjectivité ; il parle des choses telles qu'elles sont. Il est libéré de son petit moi, de ses angoisses et de ses désirs qui lui cachent la vérité des choses ; il est ainsi dépourvu de la rigidité d'une opinion définitive (...) Les hommes se distinguent les uns des autres par les variations de leur être en reflétant, par celles-ci, les élans originaux de l'ETRE qui sont à l'oeuvre en toute chose vivante" ("La percée de l'Être").
Nous sommes ici loin de la définition de "pulsion de mort" ; l'Être ramène à l'ontologique - la question que Deleuze considérait empoisonnée : cause ontologique - raison intrinsèque du survenir sur le plan manifesté, l'antériorité principielle de laquelle est différenciée la
Phénoménologie de l'Esprit, oeuvre complexe écrite par Hegel, et où Être et Néant procèdent d'une commune influence, d'un commun déterminisme. Mais la "pulsion de mort" est peut-être en vérité une "pulsion de vie", l'attrait de l'Être - rappelant celui de l'être aimé que l'on risque de perdre - mort de notre âme cette fois-ci, et double intériorité-intérieurité au désir superficiel qui enchaîne en succédant au phénomène religieux (selon Deleuze, la réaction à la prise de conscience de notre propre mort), exacerbé afin de favoriser la croissance, le consommérisme, la pulsion d'achat et l'endettement (technique d'enfermement selon Foucault) ; quand je parle d'esclavagisme dans le sens moderne et donc horizontal, c'est ce cercle dont nous entretient Deleuze qui en est la structure centrale : la production des machines désirantes et des corps sans organes. Dans le sens linéaire de notre Histoire, la phénoménologie hégélienne (de la réunion des contraires) cède la place devant celle très faussement transcendentale de Husserl et qui met en parenthèse la réalité extérieure, ou naturelle, qui devient la science des phénomènes tels qu'ils apparaissent dans le champ de la conscience (mais l'élève Heidegger développera celle "ontologique" éloignée de ce concept d'intentionalité, de tout pathos, de tout éthos), quand pour Hegel il ne s'agit que de pensée spéculative dissolvant l'idée de concept fini : concilier l'Être et le devenir, ce dernier comme résultat du rapport entre Être et Néant réunis dans la relation qui ne les oppose plus. Il ne s'agit donc pas de l'Essence dans le sens aristotélicien ; voici cependant une raison évidente de l'hermétisme fort de la pensée hégélienne : elle laisse supposer des contraires qui n'en sont pas, et son fonctionnement n'est pas dialectique. Mais la modernité n'a pas manifesté cette grande espérance hégélienne dans le progrès perçu comme unificateur d'une Histoire qui amènerait à l'Être ses propres remèdes, elle légitime la seule force de la volonté dans l'action extérieure ; pire, elle est devenue radicalement binaire, simpliste et machiniste, l'unique rapport de force des uns et des autres, avec l'égalitarisme comme masque destiné à cacher l'incessant déchaînement des volontés de domination, et quelque chose d'infiniment pervers dans les intentions*, dans la suprématie des bas instincts* de notre cerveau reptilien, raison profonde pour laquelle la gestion marchande du devenir contraint l'Être : elle n'admet aucun vide, moins encore l'essence de l'Être qui s'y manifesterait, car le matérialisme est l'approche quantitative* - par conséquence égalitariste, et ce que Heidegger qualifia du terme "tomber hors de l'Être".
* (La terre est gorgée de pesticides, les aliments sont irradiés (exemple : rayons gamma - Cobalt 60 ou Césium 137), la nourriture perd ensuite toute vitalité lors de son passage au four à micro-onde. Citons ici Alain Scohy : "Je suis à peu près certain que le four à MICRO-ONDES concourt à l'effondrement immunitaire du SIDA, beaucoup plus que le fameux virus H.I.V. Moins pourtant que l'accumulation imbécile et charlatanesque des vaccins ! Il faut donc - en toute logique - éviter d'acheter cet engin, et dans le cas où la bêtise est faite, la réparer en allant le jeter à la première décharge venue !". A visiter également, le site de Daniel Depris (Président du CEPHES) : http://depris.cephes.free.fr/whoswho.htm. D. Depris : "Ils (documents) démontrent que, contrairement à ce que l’on s’efforce de laisser croire au grand public, à la presse et aux médias, la nocivité des rayonnements électromagnétiques non ionisants - à basses ou à hautes fréquences - est connue et confirmée depuis plusieurs décennies. Ils prouvent, par ailleurs, qu’il existe bel et bien une sorte de COMPLOT D’ETAT visant à étouffer la réalité des faits et à privilégier les intérêts des grands lobbies industriels et financiers au détriment de la santé et de la sécurité des travailleurs et de la population toute entière"; La suite incessante des "scandales sanitaires" démontre, de manière radicale de l'amiante à la grippe H1N1, qu'il n'est pas raisonnable d'accorder la moindre confiance aux hommes et femmes politiques. Un autre site digne d'intérêt : "Scandales français", remarquablement documenté. Nous pouvons lire : "On y expliquait que 8 chercheurs dont le scientifique Hans Ulrich Hertel de l'université de Lausanne, et le Pr Blanc de l'institut de technologie suisse, avaient réalisé une étude en 1991. La conclusion mentionnait que les personnes utilisées comme cobayes pour absorber la nourriture cuite dans un four à micro-ondes, provoquait une modification de la formule chimique de leur sang, qui pouvait être nocif pour le métabolisme humain (...) Ils ont constaté une baisse des taux d'hémoglobine, de lymphocyte, de cholestérol bon (HDL) et mauvais (LDL). Le cumul de ces facteurs et d'autres, provoque une dégénérescences plus rapide de l'organisme (...) Il faut savoir qu'une irradiation ionisante ou non, provoque la création de radicaux libres, radiolitiques, nucléides, radionucléides, dans les organismes biologiques (...) Pour ce qui est des aliments, ils sont de plus en plus souvent passés dans des chambres d'irradiation pour éliminer les germes. C'est vrai pour 100% des conserves et surgelés. Or cette méthode élimine les vitamines A, C, D et E, et permet la formation de radicaux libres selon Mme Michèle Rivasi qui a été de la CRII-RAD (...) Le Dr Sam KOSLOV de l'université John Hopkins a constaté sur un singe exposé chroniquement à des M-O, l'apparition du syndrome d'Alzheimer neurofibrillaire. Une autre expérience plus récente datant d'août 97 du Pr Repacholi démontre que des cancers lymphatiques apparaissent sur des souris exposées à des portables GSM". N'oublions alors pas la guerre climatique évoquée par Marc Filterman (Les Armes de l'Ombre) : le projet américain HAARP ; l'émission de Serge de Beketch, sur Radio Courtoisie, du 11/09/2002 fut édifiante. Michel Chossudovsky (professeur d’économique à l’université d’Ottawa) : "D’un point de vue militaire, HAARP est une arme de destruction massive, capable de déstabiliser des systèmes agricoles et écologiques au niveau mondial". Aussi, au lieu de faire chanter aux enfants "un sang impur", d'afficher "Liberté - Egalité - Fraternité", il conviendrait peut-être, pour un début, d'inscrire l'impératif catégorique kantien sur les murs de l'Assemblée nationale, pour s'occuper enfin de la Connaissance et de la Santé - conformément aux engagements idéologiques, si ce n'est que je joue les idiots en faisant mine de croire que le rôle des médias est d'informer, et celui du Ministère de la Santé de la préserver. En réalité, la société est une représentation d'un spectacle : on induit des dangers imaginaires susceptibles de cacher ceux qui, par contre, sont bien réels. C'est Néron mettant le feu à Rome, ou une forme de poujadisme. En Italie, Silvio Berlusconi est un spectacle à lui tout seul, acteur de la commedia dell'arte, comédien professionnel et détenteur d'une variété incroyable de masques et de bouffonneries)
* (Nietzsche, encore plus déchireur que l'homme éternellement révolté d'Albert Camus : " - il se pourrait qu'un jour la populace devint le maître et qu'elle noie alors le temps tout entier dans les eaux basses (...) Il est besoin, en effet, de beaucoup de nobles et de beaucoup de sortes de nobles, pour qu'il existe de la noblesse ! Ou bien comme je l'exprimais, jadis, sous forme de parabole : "C'est cela la divinité, qu'il existe des dieux, mais pas un Dieu"")
* (Tout est devenu régi par la Quantité, et la destruction profite considérablement plus à la Croissance que l'harmonie et le bonheur. Gilbert Altenbach ("Les ondes qui tuent"), à propos de l'irradiation des aliments par le Cobalt 60 : "La théorie officielle est tout à fait humanitaire. Les pertes alimentaires, surtout dans les pays du tiers monde, sont immenses et catastrophiques (...) - dépendent des mauvaises conditions de transport ou de mauvaises relations avec les nations voisines, ou bien d'autres facteurs. Donc, la solution n'est pas l'irradiation. Mais, cette justification particulière ne s'applique pas à l'Europe ou à l'Amérique. Alors quel est le motif véritable ? Eliminer les déchets radioactifs, même au détriment de la santé de la population ? Promouvoir une nouvelle industrie et ses retombées économiques à n'importe quel prix ?". A ce jour, aucun politique n'a encore été jugé pour l'amiantage ou pour avoir laissé enterrer 200 millions de tonnes de résidus radioactifs dans les remblais des routes, sous les école, les parcs, les stades. Que font la Justice ou la Police ? Sont-elles corvéables à ce point quand le fait divers, qui est sans intérêt, fait la Une des journaux télévisés ?)

La Démocratie humaniste a accouché d'un effroyable monstre. Le peu de valeurs traditionnelles non éradiquées sont réutilisées pour une représentation réflexe, si ce n'est que le verbe de la paperasse administrative et l'architecture glacée des édifices publiques témoignent, malgré elles, de la barbarie déshumanisante.
Citons avec plaisir
Edgar Morin, dont la réflexion est allée au cœur du chaos d'âme : "Aussi le développement, notion apparemment universaliste, constitue un mythe typique du sociocentrisme occidental, un moteur d'occidentalisation forcenée, un instrument de colonisation des "sous-développés" (le Sud) par le Nord. Comme le dit justement Serge Latouche, "ces valeurs occidentales (du développement) sont précisément celles qu'il faut remettre en question pour trouver solution aux problèmes du monde contemporain". Le développement ignore ce qui n'est ni calculable ni mesurable, c'est-à-dire la vie, la souffrance, la joie, l'amour, et sa seule mesure de satisfaction est dans la croissance (de la production, de la productivité, du revenu monétaire…). Conçu uniquement en termes quantitatifs, il ignore les qualités de l'existence, les qualités de solidarité, les qualités du milieu, la qualité de la vie, les richesses humaines non calculables et non monnayables ; il ignore le don, la magnanimité, l'honneur, la conscienceSa démarche balaie les trésors culturels et les connaissances des civilisations archaïques et traditionnelles ; le concept aveugle et grossier de sous- développement désintègre les arts de vie et sagesses de cultures millénaires. Sa rationalité quantifiante en est irrationnelle lorsque le PIB comptabilise comme positives toutes activités génératrices de flux monétaires, y compris les catastrophes comme le naufrage de l'Erika ou la tempête de 1999, et lorsqu'il méconnaît les activités bénéfiques gratuites  (...) Le développement ignore que la croissance techno-économique produit aussi du sous- développement moral et psychique : l'hyperspécialisation généralisée, les compartimentations en tous domaines, l'hyperindividualisme et l'esprit de lucre entraînent la perte des solidarités. L'éducation disciplinaire du monde développé apporte bien des connaissances, mais elle engendre une connaissance spécialisée qui est incapable de saisir les problèmes multidimensionnels, et elle détermine une incapacité intellectuelle de reconnaître les problèmes fondamentaux et globaux".
(A lire sur le site :
http://www.planetecologie.org/JOBOURG/Francais/transversales/introtrans.htm)
Il est vrai qu'à écouter les politiques - dans la mesure où la langue de bois manifesterait quelque hauteur - il est à se demander si ces gens font exprès de mal penser, s'ils manifestent un genre d'autisme particulier ou sorti du même moule de l'ENA davantage propice à la compréhension de terrain, si ce n'est une influence morbide. Hormis les techniques d'enfermement, le délire d'un débat sur l'identité nationale fut le signe d'un sociocentrisme étatique, auquel cas il faut nous rappeler le mot de Jean-François Revel : "depuis que la France rayonne, je me demande comment le monde entier n'est pas mort d'insolation". L'auteur s'est défié, comme rationaliste, des systèmes globaux d'interprétation du réel, de Bergson à Hegel. En donnant la prévalence, non épidémiologique - mais phénoménologique, à la pensée détachée de la philosophie existentialiste, aussi en accordant pour le socialisme sa valeur à l'économie de marché, Revel représentait la pensée dominante qui, bien que se voulant objective, sombrait malgré tout, à cause de cela même, dans l'irrationalité d'une rationalité quantitative, un témoignage large de l'utopie humaniste, non holiste, qui servit finalement à masquer des prises d'intérêt, par la tromperie intérieure, positionnée à l'inverse du débat fourbe de l'identité nationale des préfectures dont la finalité philosophique cachait mal celle de la société de contrôle récurrente - ou plutôt récurante, comme si la société n'était mue que par deux forces : centripète pour le conservation du Pouvoir et centrifuge pour son exercice, notamment les "prétextes de civilisation" que citait René Guénon.
Ce système structuré en bipolarité
*, semblablement à l'opposition droite-gauche, donc binaire, ne peut se développer que sur le plan horizontal ; il est censé être égalitaire, alors que les inégalités ne cessent de croître entre les pays, les personnes de ces mêmes pays. Il est alors convenu de croire qu'un manque de démocratie est à l'origine de l'injustice, mais la conscience innée, qui procède comme le religieux de manière verticale, en est le frein naturel. C'est une raison pour laquelle, mais une fois qu'il aura tout dévoré sur une Terre limitée, ce système se détruira de lui-même. La réflexion amène à la pensée guénonienne plus métaphysique et pour laquelle il s'agit de l'ignorance engendrée par l'éloignement au Principe, qui est aussi entretenue afin de laisser se déchaîner toutes les ambitions, les siennes en particulier, et au nom des Lumières éclairant le Monde : droits de l'homme, élection démocratique. Lorsque Guénon nous entretient de contre-initiation, il n'évoque pas des forces ténébreuses conscientes de leur propre réalité, mais la baisse des capacités de l'intellect et dont l'intuition est la forme la plus inférieure, le satanisme correspondant à la prédominance de la matérialité ayant pris valeur d'Absolu, cette fameuse croissance et le progrès. A l'opposé de cette réflexion sur la Chute, se sont juxtaposées des théories du complot (cercles maçonniques ou banques juives) faisant tomber la tête du Roi pour servir au mieux des intérêts ; c'est faire injure à la Tradition, que de ne voir exclusivement que des interventions utilitaristes là où intervient un phénomène global (cyclique dans le sens de l'éternel retour stoïcien, cyclique dans le sens des rythmes cosmiques : les quatre âges des différentes traditions), quelque chose que Heidegger présentit comme richesse du Monde dépassant ce que nous pouvons concevoir, Nietzsche comme "Surhomme" - ou dépassement de soi, Karlfried Graf Dürckheim comme percée de l'Être. Or, l'humanisme plaça l'homme au centre de toute chose et ses effets furent contraires aux intentions initiales des philosophes ayant oublié que c'est à l'homme de se déplacer vers le Centre* (moteur immobile d'Aristote) ; la liberté de pensée spinozienne est donc devenue ce contrôle deleuzien, la société libre occidentale un spectacle ou camp placé sous la haute surveillance des caméras vidéo. En animalisant l'homme, en faisant une machine standardisée pour des besoins qui le sont tout autant, le droit de vote fut la reprise du Pouvoir par un retournement en force, celui par lequel on sollicite celle du nombre pour une société du chiffre ; nous pouvons convenir qu'Arthur* a non seulement chassé le sanglier blanc, qu'il a renié Merlin, mais qu'il s'est lui-même perdu dans cette course folle.

* (Dans la société disciplinaire redéfinie comme de contrôle, nous devenons, selon Michel Foucault, un rouage de la surveillance, et la société n'est pas encore vraiment perçue comme un spectacle ; la bipolarité dont je parle est donc celle-ci : centripète quand il s'agit de la représentation du Pouvoir (les anciens codes despotiques deleuziens inspirant l'idée d'une identité nationale), centrifuge quand la pensée unique s'installe. Pour faciliter ce changement, ne façonner qu'une société de consommation intellectuellement compatible avec le matérialisme, il convenait, selon Luc Ferry, de déconstruire les "valeurs traditionnelles", pour faire en sorte que la véritable Culture, à l'origine d'une véritable identité, disparaisse. L'enfermement fut physique ; on ne mit pas que les criminels en prison, mais les fous, aussi les voyants, les personnes douées de facultés extrasensorielles, les protestants. Mais désormais, un genre plus efficace d'enfermement est à l'oeuvre, celui par lequel nous renonçons à notre royauté intérieure (l'Être), pour sombrer dans la psychose d'une peur entretenue et distillée au quotidien. Cette bipolarité discipline-contrôle, qui se fond dans la société de surveillance, a tranché tout lien avec l'Être, même si la religion catholique sut conserver, avec le platonicisme et lors de la Scolastique vite influencée par Aristote (en réalité : Avicenne, Averroès et Maïmonide), quelque souvenir de la réminiscence, de l'amour et de la beauté conduisant à l'amour de Dieu, Saint Augustin convenant qu'à peu de choses près les platoniciens seraient chrétiens. La modernité a détraqué l'âme, la valeur de la beauté qui rattache à l'Être ; Il suffit d'assister à cette démesure des princes arabes riches à milliards - et promptes à faire couper des têtes, mais qui arriveront au Paradis après les cochons, qui dépensent des fortunes pour faire construire des tours de 1000 mètres de haut, au lieu d'utiliser ce don d'Allah pour soulager la faim dans le Monde. C'est bien moins les idéaux des Lumières qui inspirent l'Orient ou le Moyen-Orient, que l'orgueil ostentatoire qui caractérise la force occidentale : le paraître cachant l'hégémonie culturelle, l'absence de toute percée de l'Être qui inspirait toujours l'équilibre des énergies dans la médecine chinoise détentrice de la Tradition taoïste. Ce n'est pas l'insolation qui gagne le Monde, mais un état de pure démence intellectuelle)
* (Centre, comme le moyeux vide (Non-être dans la réponse de Gorgias à Parménide : informulable ou indicible) qui fait tourner la roue cosmique en Inde védique (nâbhi dont la racine étymologique donnera moyeu), que l'on retrouve avec la roue de fortune du Tarot de Marseille, également Omphalos (Delphes) ou ombilic chez les Grecs, pierre sacrée qui fut un Bétyle ou pierre de foudre chez les peuples sémitiques (Beith-el : Maison de Dieu), ou pierre noire comme celle enchâssée dans la Kaaba. Le Centre du Monde, dont la symbolique de la roue réunit la Manifestation (l'Être symbolisé par la circonférence) et le vide central (lumière noire), marque la mise en relation du terrestre avec le spirituel. Une telle géographie est alors appelée géographie sacrée. Ce qui caractérise la Modernité, avec la loi scélérate de 1905, c'est la rupture avec l'Être en tant que tel, c'est à dire relié au Soi, qui au niveau individuel sera formulée par Heidegger avec le terme Dasein (Etant, être là dans le sens d'existence) s'opposant à l'Être profond, qui fait que le On devient aliéné par les habitudes, soumis à sa dictature, quand le Dasein est lui-même un Mitsein : être avec les autres, autres qui remplissent une fonction, ne sont plus eux-mêmes. La phénoménologie heideggérienne fut donc la recherche de l'ipséité (ou sens de Soi : "l'essence du Dasein tient dans son existence"), à laquelle succéda une incompréhension fâcheuse de Sartre ("l'existence précède l'essence") inversant l'approche ontologique au sein de l'intentionnalité husserlienne. L'aliénation du Dasein au Monde (ou être-public), ou facilité à renoncer en faveur d'un laisser-aller, conduit à la représentation du Spectacle chez Guy Debord, au non-vivant, aussi à la volonté politique de définir une identité nationale (sens moindre que la philosophie fasciste de Gentile), quand Deleuze parlait de l'existence comme d'une pluri-identité. C'est ici, qu'un débat sur cette identité nationale prend son sens, plutôt l'absence du sens d'être-soi et son effacement. Pour Heidegger, la présence du sujet dans le Dasein l'éloigne de l'être-soi, le Dasein est aveugle, il est désaxé vis à vis de ses possibilités. La question de l'intentionnalité husserlienne fut le point de rupture avec l'inconscient de Freud qui ne perçut pas un caractère ontologique dans l'analyse des contes. Chez Kierkegaard, l'angoisse est un thème ontologique, non une matière psychanalytique ; chez Carl Gustav Jung l'individuation est un processus alchimique dans une psychologie analytique destinée à la réalisation du Soi, avant qu'il ne décèle une synchronicité dépassant le cadre du sens perçu par la personne, acausal et atemporel : "apparition simultanée de pensées, de symboles ou d'états psychiques identiques". Il y a l'évidence d'un plan métaphysique où réalité physique et synchronicité renvoient au concept d'Unus Mundus, et à celui d'Unicité du Monde. En ce sens, l'individuation va à l'encontre du formatage identitaire voulu par le politique - pour structurer le contrôle, la réalisation de soi-même n'a plus de rapport avec le Moi également sollicité - pour favoriser la Croissance. La Modernité n'entend pas seulement freiner la différenciation individuelle qui développe la personnalité, elle prend également le contrôle de la psyché individuelle pour en fabriquer une collective, au nom de la Liberté. Alors, ne nous y trompons pas, la peur sociétale n'est pas une angoisse métaphysique et ontologique, mais un procédé éculé de gouvernance ; comment s'étonner d'une volonté politique voulant favoriser l'Etant par rapport à l'Être, chez le sujet-citoyen, quand son idéal de civilisation s'est lui-même affranchi de toute considération de Centre ou d'un Principe autre que lui-même ?)
* (Tout le sens des mythes de la civilisation celtique, avec l'ours (arthur) et le sanglier (brocéliande) animaux symboliques du retournement du Pouvoir engagé sous Philippe le Bel)
Edgar Morin, Guy Debord ou Michel Foucault, ont certes l'analyse fine du monde moderne, de son fonctionnement mensonger et pervers, mais sans proposer autre chose qu'une lucidité inaccessible au peuple, une utopie quand la conscience collective est encore ramenée au seul plan de l'individualisme, même si Lionel Jospin idéalise une gauche qui combat justement cet individualisme au nom d'un social collectif. Le communisme, quant à lui, a montré qu'il ne se différenciait guère du fascisme. La démocratie actuelle est devenue le déni de ses idéaux ou principes fondateurs, car elle fonctionne sur un mode schizophrénique ou paranoïaque, pollue toujours plus, ment toujours davantage, mieux : elle recourt à une 
peur permanente qui en devient l'ultime garante. A se demander comment le Monde actuel tournerait, comment l'unité sociale se maintiendrait, sans l'intervention inespérée du terrorisme.

Martin Heidegger : "Que diriez-vous, si les choses étaient telles que l’homme, que les peuples dans toutes leurs machinations et leurs plus grandes affaires, aient bien une relation à l’étant, et cependant soient tombés depuis longtemps hors de l’Être sans le savoir, et que cela même soit la raison la plus intime et la plus puissante de leur décadence ? ". 
Dans ce système, les initiatives deviennent des moyens, les crises multiples succèdent aux multiples rapports de force saisis comme autant de procédés : il n'y a plus aucune participation aux "élans originaux de l'Être". Alors, si mon site s'appelle "
pleinouest35", ce n'est pas pour une connotation Bretonne ou Basque, mais parce que je photographiais la côte Ouest de ces différentes régions, avec le chiffre 35 ne représentant pas l'Ille-et-vilaine mais le nombre précis de jours de congé octroyés par l'ANPE, mais ce qui n'empêche aucunement cette dernière de convoquer pendant ce temps légal afin de faire radier, avec ensuite la bénédiction de la Justice qui entérine l'acte et rejette la plainte. J'ai la nausée, même s'il parait certain qu'une telle civilisation se condamne, qu'elle se trahit elle-même en révélant au grand jour son animalisation de l'homme. L'oeil que le photographe pose sur les paysages ne saurait lui faire oublier d'appuyer son regard sur la société elle-même, une prétention à la vérité. La religion sert à cadrer les personnes, la recherche fondamentale à favoriser l'industrie.
La substance de mon site est une déception fondamentale de la nature humaine, que celle terrestre participerait encore à recentrer. Peu d'hommes et de femmes - mais une humanité que l'on a animalisée, conditionnée. La "
société de contrôle" deleuzienne est en passe d'accorder son crédit à la thèse guénonienne de l'illusion démocratique et de son instrumentalisation, le masque tombe pour qui daigne rester encore maître de son intelligence. Exemple : le WTC-7* qui, bien que n'ayant été percuté par aucun avion le 11 septembre, ni subi d'explosion ou d'incendie significatif, secoué seulement par des secousses sismiques inférieures à 2 sur l'échelle de Richter, s'écroule sept heures plus tard avec une forte brisure en son centre qui est la signature des démolitions contrôlées. Cela témoigne que la politique - et les médias - constituent la mise en forme de la société du spectacle destinée à entériner une rupture avec le réel ; depuis 2009, l'humanité vit majoritairement dans les villes. Elle est soumise par la peur, elle est surtout modelée par une pensée unique diffusée "en finalité". Je crains que tout ne soit que mensonges et que nous ne soyons rien d'autre qu'un troupeau, des personnes bêtes et réduites à n'être qu'un tube digestif - comme mes voyages l'ont trop bien corroboré.
* (47 étages, 5000 m², Centre de Commande d'Urgence de la mairie de New-York, bureaux de la CIA, de l'IRS (Service des Impôts), et de la SEC (Sécurity & Exchange Commission), sans que le rapport officiel Kean en fasse mention, pour lequel le Docteur en Physique Steve E. Jones (spécialiste de la fusion) a mis en évidence la présence de résidus de thermate génèrant instantanément une chaleur de 2500° - ce qui lui a valu d'être relevé de ses fonctions d'enseignant à la Brigham Young University. Alors qu'une honte extrême, ou manifestation de peur, retombe sur le politique et quasiment tous nos journalistes d'investigation comme rivés à la botte du Pouvoir, saluons le courage de l'architecte Richard Gage. Qu'est-ce qui se cache, ou qui se trame derrière le choix  - mais peut-être contraint et forcé - d'avoir réintégré l'OTAN, rappelant la désinvestiture du Général de Gaulle par la fomentation de Mai 68 ?)
René Guénon donnait déjà l'exactitude des interventions en Irak et en Afghanistan, tout autant que de l'exacerbation vis à vis des chômeurs :
"
- c'est au nom de leur "supériorité" que ces "égalitaires" veulent imposer leur civilisation au reste du monde, et qu'ils vont porter le trouble chez des gens qui ne leur demandaient rien ; et, comme cette "supériorité" n'existe qu'au point de vue matériel, il est tout naturel qu'elle s'impose par les moyens les plus brutaux. Qu'on ne s'y méprenne pas d'ailleurs : si le grand public adopte de bonne foi ces prétextes de "civilisation", il en est certains pour qui ce n'est qu'une simple hypocrisie "moraliste", un masque de l'esprit de conquête et des intérêts économiques".
L'idéologie égalitariste se porte sur la burqua en France. Dans la société matriarcale des Touaregs, ce sont les hommes qui sont voilés - devrions-nous faire une guerre libératrice ?
En attendant, si vous saviez à quel point j'ai l'envie de bastonner les publicistes : ils sont une engeance bâtarde qui fait augmenter le son quand il s'agit de gaver les téléspectateurs et les auditeurs ; quant à traiter avec des termes justes les hommes-chiens qui gèrent la vie des artistes chômeurs, nous leur souhaitons d'être vivants ; il faut déjà être du bétail soi-même pour animaliser autrui. La répression égalitariste consistant à ne voir qu'une masse au travail est la vision particulière de la rentabilité qui justifie, jusqu'à l'aveuglement matérialiste le plus radical si ce n'est exclusif, qu'un milliard d'hommes et de femmes, d'enfants, souffrent de la faim, en meurent, quand bien même l'ONU est bien forcée de reconnaître que l'agriculture mondiale est déjà en mesure de nourrir 12 milliards de personnes, si ce n'est qu'il faut bien que ces gens-là crèvent si nous voulons nourrir notre bétail à leur place, avec le gâchis inouï que l'on connaît. L'Occident moderne est le Maître de cette économie qui dévaste le monde, qui manifeste une pitié de façade pour ses innombrables victimes, et c'est dans ce contexte que le terrorisme d'Al-Qaïda - dont l'origine remonte en 1984 avec la création du MAK (Maktab al-Khidamat) grâce à l'aide de 200 millions de dollars apportée par les USA pour la création de la force anti-soviétique en Afghanistan - témoigne, avec une disproportion des crimes, de l'instrumentalisation sociale, politique et géopolitique de la part de pays commanditaires ; ainsi, pour
Jacques Baud (colonel d'état-major et ancien officier du SRS reprenant la notion de "guerre assymétrique" déjà détaillée par Sun Zi), l'Occident a la vision du terrorisme qui lui est propre et qui n'a aucun rapport avec la réalité, les accusations portées contre Ben Laden seraient des spéculations tant il n'est plus recherché : "On parle du terrorisme, sans vraiment essayer de comprendre la pensée des acteurs et des mouvements. Même Al-Qaïdaqui, à mon avis, n’existe pas – est une organisation virtuelle. Elle a existé en son temps, comme base logistique et de recrutement pour la résistance afghane. Les gens qui commettent des attentats en Tunisie, en Espagne, etc., et que nous rattachons à Al-Qaïda, sont en fait des «anciens» d’Al-Qaïda, qui ont « essaimé » dans leur pays et ne sont pas liés fonctionnellement à une structure qui s’appellerait Al-Qaïda (...) Je signale simplement que les Taliban n’ont jamais été classés parmi les organisations terroristes. Et qu’aujourd’hui, les Américains, qui cherchent une porte de sortie pour quitter l'Afghanistan, tentent de convaincre le président Hamid Karzaï de s’entendre avec des Talibans… « modérés ». Après le 11 septembre, il fallait identifier à tout prix un ennemi et le présenter à l’opinion publique comme le plus dangereux possible".
"Un ennemi" ? Mais alors, qui est à l'origine du 11 septembre ? Mesdames et Messieurs, le spectacle continue...
Il continuait fin 2009 avec une pandémie grippale dont l'OMS justifiait la réalité, en argumentant une contamination ... à notre, à votre insu.
Ne riez pas, c'est le signe que l'humanité est prête à avaler n'importe quelle couleuvre, on lui donne ce qu'elle est prête à croire ! Bientôt, et sous couvert de terrorisme, de santé publique, de sécurité des personnes et de leurs biens, de facilité et de confort, d'inviolabilité d'identité, c'est l'humanité qui va être marquée comme un troupeau, grâce aux
micropuces injectables ; la Démocratie et l'égalitarisme n'auront ainsi été que des phases intermédiaires dans la quête ultime de la Liberté, celle du bétail dans son enclos ou à l'abattoir. J'ai débuté mon site en écrivant sur l'Harmonie des sphères, ou ce qui a survécu à la disparition du Secret : rapports d'harmonie éliminés par 1789, le nombre d'or, le symbolisme traditionnel et Maître Eckhart, mais je le termine avec la nausée : il faut aussi détruire toute beauté, toute spiritualité, toute valeur, pour déshumaniser de manière uniforme.

La lecture de René Guénon éclaire sous son angle particulier notre chaos social. Ses détracteurs n'y voient qu'une forme de pathologie s'affirmant dans une hauteur chargée de mépris et qu'il manifesterait vis à vis du peuple et de la vulgarité, analyse élitiste qui pourtant diffère peu de celle de Platon. L'intellect pur y rejoint les "Idées", l'intuition la réminiscence, même si Aristote a la prédilection du métaphysicien. Par métaphysique, il entend ce qui est au delà de la physique, par intellect pur ce qui est au delà de la contingence mentale de la personne, "élans originaux de l'être" de Karlfried Graf Dürckheim en quelque sorte, ou même "irruption du sacré" de
Mircea Eliade pour qui l'homme est animal religieux (Homo religiosus) :
"
Il est indispensable de reconnaître qu'il n'existe plus de solution de continuité entre le monde "primitif" ou "arriéré" et l'Occident moderne. Il ne suffit plus, comme il suffisait il y a un demi-siècle, de découvrir et d'admirer l'art nègre ou océanien ; il faut redécouvrir les sources spirituelles de ces arts en nous-mêmes, il faut prendre conscience de ce qui reste encore de "mythique" dans une existence moderne, et qui reste tel, justement parce que ce comportement est, lui aussi, consubstantiel à la condition humaine, en tant qu'il exprime l'angoisse devant le Temps (...) L'homme moderne, radicalement sécularisé, se croit ou se veut athée, areligieux, ou tout au moins indifférent".
Même au risque de charger la page d'ouverture, il me parait censé de finir sur une phrase de René Guénon qui formule à elle-seule la problématique idéologique moderne, faisant que la "société de contrôle" se finalise comme
panoptisme - ou cauchemar lumineux de Michel Foucault qui eut considéré que la surveillance l'emporte sur le spectacle, comme finalité :
"
Notre société n'est pas celle du spectacle, mais celle de la surveillance (...)  Nous ne sommes ni sur les gradins, ni sur la scène, mais dans la machine panoptique, investis par ses effets de pouvoir que nous reconduisons nous-mêmes puisque nous en sommes un rouage". Jean-Claude Monod : "Le pouvoir "capillaire" informe l'individu, projette en lui le modèle de "l'homme" auquel il devra se conformer, fait de son "âme" le relais le plus intime et le plus efficace des fonctions de surveillance et de discipline. Après Nietzsche qui s'interrogeait sur la manière dont la morale avait pu être gravée à l'intérieur des corps sous le nom de "conscience", Foucault évoque "une âme [...] qui est elle-même une pièce dans la maîtrise que le pouvoir exerce sur le corps", et renverse la vision platonicienne du corps tombeau de l'âme : "L'âme, prison du corps"". Il est extraordinaire d'assister à la confusion de la prison mentale avec la liberté, semblablement au fumeur dépendant de sa drogue qui le détend en le tuant lentement. En y regardant de plus près, la Démocratie s'immisce dans les têtes de manière exactement semblable aux méthodes des sectes décriées, il y a ceux qui hypnosent et ceux qui se conditionnent eux-mêmes selon le relais le plus intime défini par Jean-Claude Monod ; Nietzsche fut le premier philosophe à prendre conscience d'une formidable décadence, à nous exorciser pour nous permettre de prendre le recul nécessaire afin de nous dépasser, renouer avec l'homme véritable. Kierkegaard, perçu comme père de l'existentialisme, invita à manifester une ironie socratique, à rejeter le troisième moment hégélien (qui est à la fois spéculatif et positif) que fut un idéalisme allemand, pour ramener vers l'introspection de soi-même, vers sa conscience, signifiant que la subjectivité est vérité, ce qui fut formulé ainsi : "deviens ce que tu es", c'est à dire la dimension esthétique préalable au stade éthique et à celui religieux. La position nietzschéenne radicalement anti-morale fut plus extrême que celle de Kierkegaard, mais toutes les deux, à leur manière, vie dionysiaque et surhomme ou approche et révélation religieuse, participent à restaurer l'Être ; notre Démocratie quant à elle, sous couvert d'une hypocrisie inouïe, impose un "deviens ce que tu dois être" qui est n'est rien d'autre qu'un "deviens ce que nous voulons que tu sois" ! Si Nietzsche défend l'idée d'une régression vers les origines (et l'éternel retour), kierkegaard prend le chemin opposé, celui de la quête religieuse - considérant que l'éthique est perdue ; mais la modernité fige une éthique dénuée de toute dimension de l'Être.
René Guénon nous ramène du stade philosophique au plan métaphysique :

"Une élite véritable, nous l’avons déjà dit, ne peut être qu’intellectuelle ; c’est pourquoi la «démocratie» ne peut s’instaurer que là où la pure intellectualité n’existe plus, ce qui est effectivement le cas du monde moderne. Seulement, comme l’égalité est impossible en fait, et comme on ne peut supprimer pratiquement toute différence entre les hommes, en dépit de tous les efforts de nivellement, on en arrive, par un curieux illogisme, à inventer de fausses élites, d’ailleurs multiples, qui prétendent se substituer à la seule élite réelle ; et ces fausses élites sont basées sur la considération de supériorités quelconques, éminemment relatives et contingentes, et toujours d’ordre purement matériel. On peut s’en apercevoir aisément en remarquant que la distinction sociale qui compte le plus, dans le présent état de choses, est celle qui se fonde sur la fortune, c’est-à-dire sur une supériorité tout extérieure et d’ordre exclusivement quantitatif, la seule en somme qui soit conciliable avec la «démocratie», parce qu’elle procède du même point de vue. Nous ajouterons du reste que ceux mêmes qui se posent actuellement en adversaires de cet état de choses, ne faisant intervenir non plus aucun principe d’ordre supérieur, sont incapables de remédier efficacement à un tel désordre, si même ils ne risquent de l’aggraver encore en allant toujours plus loin dans le même sens ; la lutte est seulement entre des variétés de la «démocratie», accentuant plus ou moins la tendance «égalitaire», comme elle est, ainsi que nous l’avons dit, entre des variétés de l’individualisme, ce qui, d’ailleurs, revient exactement au même", René Guénon : "La crise du monde moderne".


Alors, pour fermer la page d'ouverture, entériner le point final de ce site, je mets en avant l'implication particulière de la classe politique dans le Grenelle de l'environnement, car elle ne revient, une fois encore, à n'être qu'une manipulation grossière. Comment cela peut-il se manigancer en pleine léthargie, si ce n'est que c'est justement cette dernière qui rend la chose possible ? Bien que soupçonnant les USA d'avoir été l'instigateur du 11 septembre, avec comme probable finalité une présence qui puisse permettre d'installer un bouclier anti-missile, il faut bien constater que le débat local sur les attentats n'en reste pas moins agité, cela même si les pourfendeurs le payent généralement à leurs dépends.
Ceci s'explique en ce que l'Autorité, comme la Justice, n'y sont vécues que comme des encadrements du point de vue de chacun, alors que les résidus disciplinaires de l'autorité en Europe (moins en Grande-Bretagne - paradoxalement une royauté) font que la
pensée unique s'installe avec davantage de facilité, autrement dit "société de contrôle". Si les USA témoignent d'une démence des valeurs morales, en condamnant à dix années de prison un voleur pour un morceau de viande - tout en dévastant la Terre pour bouffer leur barbaque ("Faut avaler d'la barbaque - pour êt'e bien gras quand on claque", Boris Vian), l'opinion publique d'une minorité, considérée comme élite intellectuelle, parait plus autonome, plus libre que celle française. C'est ainsi que le Grenelle de l'environnement n'est quasiment pas remis en cause par les médias français, exception faite d'une frange considérée comme "sectaire".
Exemples
* :
Nature & Progrès : "Après les députés, les sénateurs s'apprêtent à instaurer avec la loi Grenelle II une nouvelle certification des exploitations agricoles. Ce label Haute Valeur Environnementale (HVE), pensé loin des réalités quotidiennes de terrain, ne reflétera pas la qualité des démarches véritablement respectueuses de l'environnement (...) En n'interdisant pas explicitement le recours aux pesticides, en laissant entendre que l'utilisation de pesticides ou d'OGM peut être favorable à l'environnement, la certification HVE va rendre leur utilisation obligatoire. Par exemple, au prétexte de risques sanitaires facilement maîtrisables par des méthodes naturelles, elle interdira l'emploi de préparations naturelles peu préoccupantes, ou PNPP, comme le purin d'ortie qu'un récent décret condamne à se voir refuser toute autorisation de mise sur le marché. L'utilisation des pesticides toxiques, seuls à disposer de cette autorisation, deviendra de fait un passage obligé".
Dans la mêne veine d'un esprit qui serait enfin responsable, ASPRO - PNPP : ""Purin d'ortie" ... toujours interdit en France. Alors que les collectivités locales, jardiniers, agriculteurs utilisent publiquement les produits naturels peu préoccupants et le revendiquent, ces produits, alternatives réelles aux pesticides et autres produits chimiques, sont toujours interdits en France. Un cas unique en Europe et probablement dans le monde, que le Sénat a souhaité confirmer au nom de l'environnement lors du vote de la loi Grenelle II (...) Le Gouvernement communique à tout-va sur la réduction des pesticides et, parallèlement, bloque avec détermination les alternatives crédibles".
* (Source : Biocontact de décembre 2009, un numéro spécial "ondes nocives", c'est à dire cette pollution électromagnétique de plus en plus envahissante et que la classe politique, avec sa croissance infernale, veut imposer au peuple maintenu dans l'ignorance. Le plus préoccupant dernièrement : les téléphones portables, puis les lampes fluocompactes à économie d'énergie qui posent un sérieux problème de rayonnement électromagnétique (selon le Criirem : jusqu'à 300 V/m à l'allumage), en plus d'une sale lumière d'outre-tombe)
Les lobbies et les puissances de l'argent ont de bons serviteurs ; gare au chercheur qui ne marche pas droit. Ce n'est pas un hasard si la France a été le
premier utilisateur de pesticide* au Monde ! Parfois, une crise peut avoir du bon : en rendant problématique le coût du passage à la radio numérique, c'est à dire imposer une qualité sonore proche de la bouillie, il se peut que nous puissions écouter encore quelque temps de la Musique, car le MP3 est totalement incompatible avec l'écoute de Musique Classique, tant les timbres en sont ... laminés.
* (Sur le site du MDRGF : "Depuis 1980, plus de 150 études réalisées dans 61 pays et régions du monde ont trouvé des POPs (Chemical Trespass) dans les tissus adipeux dans le cerveau, dans le sang, dans le lait maternel, dans le foie, dans le placenta, dans le sperme et dans le sang du cordon ombilical des êtres humains dont de nombreux pesticides (...) - certains types de cancers augmentent particulièrement rapidement. C’est le cas du Lymphome non-Hodgkinien (LNH), du cancer du cerveau ou de la vessie, etc. qui sont souvent des cancers liés à l’exposition à des pesticides (...) Les firmes de l’agro-industrie ont vu, avec l’exploitation agricole industrielle des OGM, la possibilité d’augmenter la vente de certains pesticides par la commercialisation de plantes OGM résistantes à ces herbicides particuliers, comme le fameux Round Up. Le principe est simple : quand des semences sont tolérantes à un herbicide, elles sont les seules à le supporter et le produit tuera donc toutes les autres « mauvaises herbes » du champ. Pour les fabricants de pesticides le bénéfice est double car elles vendent à la fois leur semence OGM (plus chère que la semence classique) et leur herbicide. 71 %  des OGM cultivés sont ainsi conçus pour supporter un traitement à un produit herbicide". Site : http://www.mdrgf.org/)

Certains, sans doute mauvaises langues, ne s'étonnent pas outre mesure du comportement politique en apparence illogique ou fou, considérant qu'il s'agit simplement de l'application du trop secret
Codex Alimentarius* créé en 1963 par la FAO et l'OMS - afin d'élaborer des normes alimentaires. La réalité est cruelle : même sans rappeler les conférences de Rima E Laibow mettant en garde contre la préparation d'un génocide destiné à éradiquer trois milliards d'hommes et de femmes, le danger est l'interdiction des médecines douces ou alternatives comme l'acupuncture ou la médecine ayurvédique, de l'agriculture bio-dynamique, des aliments non irradiés au Cobalt (ionisés), ainsi que de tous les suppléments alimentaires naturels (acides aminés, huiles, vitamines, minéraux) remplacés par 28 produits ... de synthèse pharmaceutique. Le mensonge éhonté du Gouvernement français, osant affirmer que tous les spécialistes étaient d'accord sur les risques de la pandémie H1N1 (et son remède), n'était rien par rapport à l'élevage programmé du troupeau humain et son alimentation. Le Meilleur des Monde est en gestation ; bientôt la société toute entière sera une communauté d'esclaves. N'est-ce pas un rêve merveilleux de dictateur dément ?

* (Codex Alimentarius : Le but, sous couvert de "sécurité alimentaire", serait bien de réduire l'usage de l'alimentation "naturelle" et des remèdes qui le sont tout autant, des médecines alternatives, au profit de l'industrie chimique et autres laboratoires pharmaceutiques, mettant au grand jour une COLLUSION du Pouvoir avec "les puissances de l'Argent", le véritable Maître, car ces entités n'ont pas besoin de prendre le Pouvoir puisqu'elles en détiennent déjà les arcanes, les Gouvernements n'étant que les façades ; certains s'étonnent de l'engagement militaire de Barack Obama en Afghanistan, mais alors ... considèreraient-ils qu'il est le véritable patron des USA ? Il est ainsi à noter que la production de la drogue y a doublé depuis l'intervention américaine, quand Philippe Desbrosses rapportait que son argent représente un tiers du flux mondial des devises. Il est déjà en soi remarquable que les détenteurs réels du Pouvoir, c'est à dire déjà Rockefeller et IG Farben (SOS-planete : http://terresacree.org/codexalimentarius.html) ayant financé Hitler, le laisse agir pour l'établissement de la couverture maladie, un compromis possible pour sauvegarder une paix sociale, avant un possible ou pseudo écroulement de l'économie occidentale. Monsieur Sarkozy désire augmenter la recherche dans la lutte contre le cancer. Bien. Mais, il favorise ainsi les laboratoires et la Croissance ; comme à chaque fois, on ne s'attaque pas aux causes mais aux effets, et on aggrave même les causes pour alors augmenter les effets qui rapportent de la Croissance grâce à la maladie. Kousmine avait établi cette correspondance entre dénaturation des aliments (90% de ce qui est vendu en grande surface) et cancer. Un vrai Gouvernement démocratique agirait dans le sens des intérêts des citoyens, mais c'est tout le contraire qui est observé depuis longtemps, c'est à dire l'élevage d'un troupeau (le cancer a ainsi doublé en ne serait-ce que 20 ans, mais la guérison beaucoup moins) dont on souhaite même garantir l'origine contrôlée, comme avec le débat sur l'identité nationale. Citons le Professeur Lucien ISRAEL (sa conférence à Saint-Etienne le 7/3/1998) : "Nous disposons  d'un contre-programme qu'on appelle les antioncogênes qui bloquent et vérouillent la prolifération. Le phénomène auquel nous avons donné le nom de "CANCER" c'est le réveil dans les cellules des organismes supérieurs - à cause des agressions répétées - d'un programme de survie analogue au système SOS ... ce qui a permis la survie des bactéries, encore une fois, depuis 3.5 milliards d'années", source : CRIC. En France, il s'agit davantage de lavage de cerveau, de paresse intellectuelle, de lâcheté et de corruption, sans doute, que de l'intervention des "Maîtres du Monde" ; aux USA, l'Empire du dollar (à Oeil d'Horus) et de la moralité débile des feuilletons policiers, c'est différent, puisque tout Empire n'existe que par ses ennemis, ou ceux qu'il fabrique. A n'en pas douter, si le Président Obama avait appliqué à la lettre ses espérances de marionnette, il aurait été éliminé depuis longtemps, sous le prétexte de quelque terrorisme. Mais la France, est-elle si libre, et la liberté affichée sur Internet, et défendue bec et ongles par les USA, n'est-elle pas en réalité une arme géopolitique propre à déstabiliser radicalement la Chine, le Moyen-Orient et la Russie, et à générer des troubles sociaux graves ? De la même manière que le but de la conquête spaciale fut d'amener la chute du bloc de l'Est, son endettement, peut-on croire vraiment à des idéaux étatiques de liberté, d'autant que l'information véhiculée sur Internet se fait naturellement par son niveau le plus bas ? Il devient la façade démocratique des USA quand les Etats essayent de juguler son flux déterritorialisé, de légiférer en ce sens, quand parallèlement le niveau éducatif ne cesse de baisser en France, car vouloir donner un enseignement équivalent à tous ne profite pas à ceux qui n'y sont pas réceptifs et nuit à l'élite potentielle ; aussi, curieusement, le pourcentage des classes les plus pauvres, qui sont en augmentation, dans les universités, est passé de 21% en 1950 à 6% aujourd'hui, signe grave d'une volonté de popérisation de la société (à droite) ou d'une utopie politique irresponsable (à gauche). Un moteur essentiel donc de la modernité reste la corruption et l'infiltration des lobbies, nous amenant à citer une phrase de Maître Patrick Beucher : "- il ne faut pas se faire d'illusions, la puissance de l'industrie pharmaceutique, les intérêts de grands groupes industriels ne cessent de créer des situations qui n'ont aucune logique et aucun fondement scientifique, comme interdire la stévia à cause de la rébaudioside A qu'elle contient (soupçonnée de causer des avortements chez la souris) et autoriser cette même substance isolée, synthétisée, pour remplacer l'aspartame dans le Coca-Cola. Partout, on constate que les intérêts de quelques grands groupes industriels priment sur la liberté de vente et sur la protection de la santé publique parce qu'ils ne peuvent supporter de voir les consommateurs se tourner vers des produits naturels libres à la vente plutôt que vers leurs produits chimiques brevetés (l'interdiction du purin d'ortie en est la preuve)" (Biocontact n°198), puis le Pr Dominique Belpomme : "- il est important de lancer une véritable campagne nationale d'information sur les causes environnementales des cancers et des autres maladies liées à la pollution environnementale" (Soleil Levant n°168), ce à quoi je répondrai que l'action cynique de nos Gouvernements successifs n'a cessé de faire baisser tant le niveau intellectuel que culturel, - transformer tous les hommes en troupeau amorphe, - répandre les produits chimiques cancérigènes, les technologies mortifères, comme si les idéaux démocratiques n'étaient qu'une histoire morte ou gardée sous le coude pour quelques attardés. Nous faisons ainsi la guerre au nom de la paix, nous interdisons au nom de la Liberté. Aux hauts fonctionnaires qui participent à cette mascarade tellement infâme, hommes bons de Nietzsche et représentants de la vertu officielle, je leur dis ceci : lisez ou relisez "Ainsi parlait Zarathoustra" : « Je vais vous dire trois métamorphoses de l'esprit : comment l'esprit devient chameau, comment le chameau devient lion, et comment enfin le lion devient enfant »", cette figure de l'enfant qui est celle d'Héraclite, c'est à dire l'innocence ou l'affirmation saine, alors que vous n'êtes restés que des chameaux dévorant l'humanité, dévoreurs d'innocence : « Hélas ! j'ai connu des hommes nobles qui perdirent leur plus haut espoir. Et dès lors ils calomnièrent tous les hauts espoirs », qui n'ont jamais voulu devenir les nobles lions. Le régime démocratique est ainsi devenu la calomnie de la Vie, cette vaste calomnie est faite de petits riens qui rongent l'innocence, comme par exemple le stationnement payant qui, en vérité, est mis en place pour ponctionner, piquer de l'argent. S'y plier sans résister est un signe de renoncement, donc de soumission. Il faudrait pourtant vivre sans aucun ressentiment, comme si nous étions prêts à recommencer éternellement dans la joie étrangère à toute récompense morale (sens de l'éternel retour), mais à la condition impérieuse de discipliner les instincts : sens de l'esthétisme, du rôle prépondérant de l'artiste chez Nietzsche pour qui il s'agit de sublimer les instincts, non de les briser. C'est le contraire de la modernité qui n'a de cesse de culpabiliser pour soumettre (CHÔMAGE - CROISSANCE) ; le ressentiment qui touche alors les faibles - nouvelle caste de moutons, d'esclaves - ne favorise plus la puissance dans la volonté, mais la volonté de puissance qui ne peut se manifester que par la recherche constante des pouvoirs. Les électeurs votent donc pour eux-mêmes, non le pays, les entreprises doivent écraser la concurrence ; il est donc facile de dire que la liberté démocratique est en vérité un abaissement de la personne, la disparition de la seule véritable liberté qui est intérieure, avec le relant publicitaire comme fange déversée dans le cloaque d'homo - socialistus - cretinus. Comme le ressentiment génère le dégoût de soi-même, mais du soi profond, la volonté de puissance se manifeste dans la pulsion d'un vouloir écraser l'autre, dans l'obsession de pouvoir, dans la prise d'une place dans la hiérarchie, - se revêtir des produits qui affichent la position sociale de manière ostentatoire, - être toujours en avance grâce à la mode, mais au prix du renoncement à sa personnalité, comme intégrer une équipe de travail, un club sportif. Pour Nietzsche, la véritable moralité se situerait au sein de la puissance de la volonté - dans la "volonté de puissance", quand l'esclave recherche uniquement la puissance qu'il ne trouve, car il ne l'imagine pas autrement, que dans le pouvoir, - la raison pour laquelle le système démocratique est dans l'impossibilité de principe d'engendrer des hommes qui soient véritablement libres (égaux en droit est une stupéfiante hypocrisie), poussant même à son paroxysme la société de contrôle de Gilles Deleuze ; ce système est aussi habile qu'il est pervers : la crise est produite par une fausse monnaie, la peur par un terrorisme qui parait l'être tout autant (se souvenir de la fameuse grippe H1N1 qui probablement un jour se dévoilera avoir été un pacte corruptif au sein de l'OMS, c'est à dire là où se rejoignent le politique et l'affairisme, sous couvert de peur et de sécurité publique, ce qui, il faut en convenir, est assez ignoble))

"
A cause des agressions répétées", disait le Professeur Israel. Cela ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd. Le politique en saisit l'intérêt pour lui-même, ses amis des lobbies : favorisons l'agriculture raisonnée (chimique), la recherche OGM, les produits chimiques domestiques (dégageant des substances nocives (COV) ou ne servant à rien - http://www.danger-sante.org/ : "Les antibactériens sont à éviter absolument. D’abord parce qu’ils ne servent à rien : ils n’éliminent qu’une partie des bactéries, les bactéries restantes ne mettent que quelques instants à se multiplier pour être aussi nombreuses qu’au départ"), les nouvelles technologies détruisant la vitalité (four à micro-ondes, téléphone portable, WI-FI, radio numérique, lampe basse consommation), en attendant de trouver mieux encore ! Vive le progrès ! Allez le troupeau de moutons ! Allez consommer, faut vivre avec son temps* ! Allez à l'abattoir !
* (C'est comme fumer pour rendre service à l'Etat, donner de la TVA, crever plus tôt pour alléger le régime des retraites, se comporter en vrai citoyen selon l'adage des fumeurs "faut bien mourir de quelque chose !". Voici qui pourrait être : "je fume, je crève utile". J'ai une larme à l'oeil devant tant d'humanité, d'abnégation et d'intelligence)
Dernière nouvelle : il paraîtrait que le Gouvernement cogite sur la manière de rendre payante la recherche sur Internet ; à quand donc l'installation obligatoire d'un compteur de vessie, afin de comptabiliser au décilitre près à chaque fois que nous urinons ? Est-ce bien citoyen que de pisser gratuitement ?
Semblablement au slogan
débile des parkings payants britanniques, l'Etat pourrait faire une campagne du style "je pisse, donc je suis d'accord pour payer"*.
* (Devrais-je en déposer le concept ? Il serait bien digne de ce Monde aussi pourri, et vendu, qu'il manque d'intelligence, de cœur, de bon sens, ou d'Être)

La question de l'Être ou l'épée brisée
ou bien : cancer du corps ou cancer de l'âme ?
ou même encore : "travailler plus pour gagner plus"

La question qui a parcouru ma pensée, depuis mes années d'enfance, fut : "pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?", le sujet étant la qualité d'Être, non l'objet, sachant qu'elle émane justement du fait "d'être", provoque la sensation très étrange que certains assimilent à l'inexistence de la mort - seulement des modifications de l'Être ; il est possible de faire la distinction entre Être philosophique et Être métaphysique selon l'intuition que l'on en eut, mais le verbe manifeste la redoutable polysémie notée par A. Korzybski : il est permanence chez Parménide, intuition de transcendance chez Platon (Idée), Aristote (substance), mysticisme chez Plotin et intuition transcendante chez Thomas d'Aquin, mais principe d'immanence chez Spinoza, l'infini de Malebranche, un empirisme chez Husserl, aussi l'étant heidegerrien, - mais il est notre propre nature ontologique dans l'hermétisme ou le Soi junguien, celui non individuel, ni même personnel de la méditation védique ("Je suis" de Sri Nisargadatta Maharaj). Il est défini par le passage du réalisme à l'idéalisme,
Jean-Paul II :
« Un grand défi qui se présente à nous au terme de ce millénaire est de savoir accomplir le passage, aussi nécessaire qu'urgent, du phénomène au fondement. Il n'est pas possible de s'arrêter à la seule expérience ; même quand celle-ci exprime et manifeste l'intériorité de l'homme et sa spiritualité, il faut que la réflexion spéculative atteigne la substance spirituelle et le fondement sur lesquels elle repose. Une pensée philosophique qui refuserait toute ouverture métaphysique serait donc radicalement inadéquate pour remplir une fonction de médiation dans l'intelligence de la Révélation » (encyclique de 1998).
La
question ontologique de l'Être est centrale en métaphysique, saisi comme "accident de l'Essence", Existence (ex-sistere, être en dehors de la stabilité, de soi-même) comme accident de l'Essence dans la métaphysique avicennienne - justifiant les premiers Principes (dans l'acceptation du réalisme des idées, espèce ou archétypes chez Platon, et ayant ensuite influencé la perception de la métaphysique d'Aristote), selon l'analyse de Thomas d'Aquin qui critiqua faiblement la théorie montante de l'émanation, et concernant une particularité mal interprétée de l'accident dans la distinction radicale entre Existence et Essence, qui amènera plus tard un retournement des Idées - devenues directrices par le jeu de la conscience : phénoménologie husserlienne pour laquelle l'essence procède de l'intentionnalité, devenu objet intentionnel dans le champ de la conscience. C'était également oublier le sens de l'éther incompris par la physique, mais redéfini depuis pour la transmission magique par l'heroic fantasy, et qui a cru l'infirmer avec la théorie de la Relativité restreinte, quand Aristote le définissait comme un cinquième Elément (principe de chaleur - donc de vie), correspondant au Ki en Chine (énergie, souffle, force vitale), au Chi au Vietnam (prénom signifiant volonté), au Prana en Inde, et d'une certaine manière, et débridée sur le plan du mental, au vitalisme qui surgit par le biais du hasard* chez Nietzsche*, volonté de puissance (mais alors un involontarisme volontaire) qui se manifeste au dedans du nihilisme qui devient actif (scepticisme) quand nihilisme ("nouvelle version du pessimisme" - "philosophie à coup de marteau") et vitalisme se complètent pour définir un sens de l'éternel retour où la décadence même permet un commencement, en définissant un plan d'immanence composé de scepticisme positif et qui serait animé non plus par les Idées abstraites - ou principes éternels, mais des concepts philosophiques vivants et personnifiés par Dionysos. Nietzsche croyait alors au Grand Midi de le démocratie, du peuple, mais sans se faire d'illusion sur ses revendications, l'exercice de sa volonté d'esclave nourri du ressenti, illusions de la liberté démocratique : "
Qu’est-ce que la liberté? C’est avoir la volonté de répondre de soi. C’est maintenir les distances qui nous séparent. C’est être indifférent aux chagrins, aux duretés, aux privations, à la vie même (...) Le peuple considère toujours un abus dont il ressent les effets comme une objection contre ce dont on abuse : tous les mouvements d’insurrection contre des principes … argumentent toujours ainsi, avec l’arrière-pensée de présenter un abus comme inévitable et inhérent au principe …c’est-à-dire l’argument d’autorité. Ce que je combats : l'exception qui fait la guerre à la règle au lieu de comprendre que le maintien de la règle est ce qui donne de la valeur à l’exception" (un anarchisme destructeur). Sur un autre plan philosophique et culturel, la métaphysique islamique (ésotérisme) s'oppose au créationisme auquel croient les 3/4 des Américains (cette conception est facile à cogiter), elle est inspirée de philosophie grecque, suppose une re-création permanente dans l'Existence accident de l'Essence, chaque composante de l'Existence ayant son accident propre, donc un plan d'immanence qui est en perpétuelle évolution (selon le zoologiste Al Jahiz (776-868), l'historien iranien Ibn Miskawayh (930-1030), l'historien maghrébin Ibn Khaldoun (1338-1405) : « le plan humain est atteint à partir du monde des singes » (...) « le premier niveau humain vient après le monde des singes »).
* (Non pas le pessimisme schopenhauerien, mais l'acquiescement devant la Vie et sa dimension dionysiaque)
* (Nietzsche fut plongé dans "l'air du temps", influencé par Spinoza (panthéisme réducteur dans l'immanentisme - contrairement à Descartes séparant encore la matière et l'esprit) pour l'esprit comme idée du corps, et la substance une "deus sive natura" ; mais Diderot alla encore plus loin en considérant que Dieu ne serait pas infini s'il n'était pas l'Univers sans fin ; il faut noter que deux conceptions s'opposent ici quand elles deviennent dogmatiques, que Nietzsche parut toujours avoir une aspiration d'âme contrainte par d'autres conditionnements que ceux qu'il dénonçait. Rejeter le réalisme idéel de Platon (expliquant son rejet de la peine de mort), ou bien celui empiriste d'Aristote (la lui faisant défendre - en rejetant par là-même la notion d'abattage de boucherie d'Eschyle, Eschyle si prompte à dénoncer par répugnance l'hybris - tant des hommes que de la justice des Dieux : "
Zeus précipite les mortels du haut de leurs espoirs superbes dans le néant"), c'est en venir à l'idéalisme. Le point de basculement se caractérise quand Aristote manifeste un réalisme empiriste, amenant Avicenne à ne plus considérer les idées platoniciennes, mais cependant une première intelligence (ce à quoi Platon devait répondre par différents types d'intelligence), ne déniant pas le caractère idéaliste du réalisme platonicien, c'est à dire que le réalité (supposée vraie) échappe aux sens. Pour Avicenne alors, notre intelligence est une participation à celle non contingente, aussi pour Thomas d'Aquin les espèces ne sont pas en acte dans l'intellect, mais en puissance - c'est à dire que le domaine sensible n'est pas la cause profonde de la connaissance intellectuelle. Revenons à Aristote, car il déniait l'action intellectuelle comme effet des seules causes supérieures (en opposition aux Idées de Platon), mais, également, il rejetait Démocrite rattachant l'intellect au corps et aux choses sensibles, il lui fallait donc l'intervention d'un agent intellectuel. Cet agent est l'âme, âme siège de l'imagination chez Platon, âme qui imprime les images dans l'imagination selon Saint Augustin, âme dont l'incarnation (pour Aristote, âme et corps sont une même substance - séparant au niveau du concept ce qui a pour forme (et ce qui est en acte) de ce qui a pour matière (et qui est en puissance)) dans le corps modifie, oriente l'imagination, origine également du Onirocriticon d'Artémidore d'Éphèse, songes théorématiques ou allégoriques, ou de la voie de l'individuation, et du seul fondement possible de l'éternel retour nietzschéen, si ce n'est la quête du Graal. La distinction entre idéalisme et réalisme perd de son sens si l'on en vient à considérer que le solipsisme de Descartes (philosophe qui sépare matière et esprit) est en réalité un pur syllogisme ou son ébauche)
Dans la Genèse, la formule "Dieu créa l'homme à son image" est probablement mal interprétée, il s'agirait plutôt de lui accorder l'Être qui, par la projection en devenir ou chute, offre la liberté d'action et de choix, une participation au créationisme divin qui agit alors par 
immanence*. Ensuite, la Renaissance fut davantage une régression métaphysique qu'une ouverture à une vraie liberté de conscience ; le plan d'immanence est encore déterminé comme co-présence de Dieu à la Nature selon Spinoza, semblablement à la Tradition islamique :
« plus près de lui que sa veine jugulaire », « le premier et le dernier, l'apparent et le caché », si ce n'est que pour Spinoza il ne s'agit d'une présence non seulement nécessaire - mais exclusive, par contre d'Essence séparée de l'Existence selon Avicenne* - ramenant au concept des Idées de Platon, - donc d'une identification de l'immanence et de Dieu chez Spinoza,et faisant un tout avec elle, l'origine du panthéisme et la fin de la transcendance, du moins celle philosophique. Les nuances articulent le sens métaphysique.
* (Pour Plotin, le Un suprême inclut l'être et le non-être et n'est pas la somme des existants ; du Bien naît l'Intelligence, de celle-ci les âmes. Pour Plotin, l'Un ne contenant ni division ni distinction, les attributs de volonté ou d'action ne peuvent lui être accordés, il s'ensuit le remplacement de la notion de "création ex nihilo" par celle d'Emanatio ex Deo) 
* (Les détracteurs d'Avicenne furent nombreux en terre d'Islam, notamment les théologiens ash'arites qui le frappèrent d'anathème, les poètes mystiques comme Jâmi qui le considèrent comme matérialiste (primauté scientifique de l'observation). Ibn Sab’in : "Contrairement à ce qu’il prétend, Avicenne n’a pas du tout compris la sagesse de la théosophie orientale. La plupart de ces œuvres sont des imitations de Platon, et ce qu’il y ajoute est souvent médiocre" (source : LA REVUE DE TEHERAN))
La rupture était annoncée et bientôt l'Essence allait devenir l'accident de l'Existence, bientôt la réalité du Monde allait se construire dans la conscience discursive, comme champ sensitif des phénomènes (Sartre : « L'essence, c'est tout ce que la réalité humaine saisit d'elle-même comme
ayant été », L'Être et le Néant). L'alchimie du Moyen-Âge, transparaissant dans le mythe du Graal remettant à jour des symboles plus anciens (ceux celtiques et germaniques), mettait en garde contre la domination du Moi dans lequel allait sombrer la Modernité et son culte de l'individualisme (dont le paradoxe sera d'avoir généré la multitude informelle) : "A ce stade, le Mercure "en chute" de par le pouvoir d'adhérence inhérent à sa nature et que l'alchimie désigne comme "humidité superflue", "viscosité", fait que le Soi, ou Présence divine, se reflétant dans le miroir de cette "Eau-Argent" devenue adhérente, s'identifie au module corporel en lequel celle-ci a opéré sa "chute" et se trouve séparé - car oublieux - de l'état originel qui était le sien. Etat de perfection et d'omnipotence , au point qu'il y a coalescence entre le Soi, le Divin et l'Eternité. Mais, déchu de cette condition originelle, le Soi, désormais restreint aux limites corporelles, devient le "moi-je", l'égo petitement humain. Pour parler par images alchimiques, nous dirions que l'être apollinien, doté de perfection et d'une éternelle jeunesse, comparé à l'astre du jour et à l'or, métal qui, par son éclat, semble consubstantiel au soleil et par son immutabilité de même essence que l'Eternité, cet Être, donc, cesse d'"être" pour "devenir", quitte la certitude pour l'incertain, l'Invariable Milieu pour la périphérie fluctuante, et, oublieux de l'Eternité ne pense plus qu'au temps... parce que le voilà devenu le Temps : Apollon a pris les traits secs et ridés de Saturne", Paul-Georges Sansonetti ("Graal et Alchimie", L'ILE VERTE).
Dans le cycle arthurien, chez Chrétien de Troyes et Robert de Boron, le Roi Pêcheur et le Roi Méhaigné sont la même personne qui vit dans un état crépusculaire quand le pays lui-même dépérit. Ce gardien du Graal est paralysé des jambes, signe et symbole d'une imperfection spirituelle. Alors, il suffit de ressouder les deux parties de l'épée brisée, pour que le roi se lève et soit guéri. Il est évident que les valeurs traditionnelles, le sens symbolique des choses et la capacité de penser par soi-même ne font pas partie des priorités de l'enseignement publique, le résultat est même le populaire jeu de rôle
Warcraft où tous les symboles sont inversés dans une stupéfiante et crasse ignorance (exemple : le druide y a l'ours comme animal fétiche !), car, l'unique motivation des marchands à l'origine du jeu, comme des joueurs eux-mêmes, rentre de plein pied dans le crétinisme du "travailler plus pour gagner plus", c'est à dire gagner le plus de dollars pour les premiers et le plus de puissance et d'or factices pour les seconds. Notre civilisation occidentale, en dehors d'avoir fait passer le taux de cancer de 4% en 1900 (avec certes l'espérance de vie de 46 ans) à 20% en 1980* , déjà  - mais les choses augmentent de manière exponentielle, est la fabrication d'un troupeau privé d'intelligence (avec l'ANPE comme - ou pas très éloigné - sélection des travailleurs dans les camps nazis), dont on retrouve la correspondance caricaturale avec la Chine de la croissance infinie, - quand les étudiants en langue française sont scandalisés que leur professeur leur parle de "liberté de pensée"*, - quand il ne s'agit que d'augmenter les ventes en France. Les ouvrages du cycle arthurien avaient certes une finalité utilitariste*, mais la symbolique axiale y est très forte : il s'agit bien entendu, avec l'épée brisée, de la réparation de l'Axe du Monde (axis mundi) dont Georges Dumézil et
Mircéa Eliade surent si bien rapporter l'universalité commune à toutes les civilisations (sauf celle d'après 1789), colonne ou axialité identifiée avec le Roi, qui se retrouve avec la Réalité muhammadienne - avec sa semence principielle et l'arborescence finale - de "L'Arbre du Monde" d'Ibn Arabî.
* (Source : "Soyez bien dans votre assiette" de Kousmine - mais une hausse de 63% ces vingt dernières années, et encore une augmentation de 10% entre 2005 et 2009 (selon le rapport du Dr Mouysset - source : association ressource), faisant dire au Dr Bernard Asselain (Institut Curie) :
« il n'y a aucune cause valide en dehors des facteurs environnementaux » (concernant l'argumentation de l'âge), qui sont désignés par notamment les pesticides dont les hommes politiques français ont inondé les sols (probablement pour financer des campagnes électorales débiles - comme avec les 25.000 ronds-points à, en moyenne, 1 million d'euros pièce, évoquant une connivence maçonnique favorisant le conflit d'intérêt, beau monde, tout bien médaillé), aussi probablement les ondes électromagnétiques dans lesquelles nous baignons - pour nous sacrifier devant l'autel de la Croissance)
* (Source : "Le dragon dans le brouillard" de Christophe Albert, enseignant à l'université de Tianjin)
* (Favoriser en quelque sorte l'exaltation du sentiment national, même si l'ésotérisme qu'il transmet est une possible résistance à la venue prochaine de la Modernité de philippe le Bel.
Danielle Quéruel : "Les rois de Bretagne du XIIe siècle ont besoin quant à eux d’un héros prestigieux, mais qui ne soit pas susceptible de revenir et de ranimer éventuellement le désir des Gallois, voire des Bretons de Petite Bretagne, de ne pas reconnaître la légitimité des Plantagenêts. Ceux-ci firent tout pour s’emparer de ce mythe arthurien et pour l’exploiter comme mythe familial. Découvrir sa sépulture et exhumer ses restes fut l’un des objectifs de ces rois bretons (...) Pourquoi un tel destin pour le roi Arthur ? Faut-il y voir une condamnation d’une royauté trop puissante qui se place au-dessus du monde féodal ? Dans le royaume de France l’affermissement du pouvoir royal voulu depuis Philippe-Auguste aux dépens de la féodalité n’est pas du goût de tous. "La Mort le roi Artu" est écrite aussi pour dire que la chevalerie terrienne est remise en cause par les passions et la violence des sentiments et que seule mérite d’être exaltée la chevalerie célestielle qui oublie la vaine gloire et les valeurs mondaines pour se consacrer à la quête du Graal et de la sainteté")

Si seulement nos ânes d'hommes et de femmes politiques comprenaient enfin que tout sacrifier à l'économique* est l'origine même de la crise, et que plus ils s'agitent, plus la crise enfle, car ils sont eux-mêmes, et leur idéologie horizontale, la cause profonde de la crise en tant qu'elle est soumise à l'ordre symbolique des choses. Il suffirait alors de comprendre un tant soit peu le sens de la mythologie grecque, pour saisir avec quelle profondeur cette philosophie et cette métaphysique subtiles véhiculaient une sagesse accessible et déjà intemporelle ; le fait réducteur et moderne de penser et de croire que les Anciens adoraient des idoles, qu'ils croyaient à l'existence d'un polythéisme, ou qu'ils vénéraient des figures symboliques (comme les animaux qu'ils mangeaient) est le signe de notre propre insuffisance qui est devenue une indécrotable suffisance, une lancinante arrogance, un contentement dans l'ignorance dont la société américaine parait être l'exemple le plus flagrant de déchéance spirituelle et intellectuelle.
* (Traité d'agronomie de Xénophon (dialogue entre Socrate et Cristoboulos) s'opposant à Hésiode : les hommes sont en mesure d'augmenter la productivité ... mais encore à la condition d'avoir honoré les Dieux, c'est à dire, après décryptage : ne pas attirer leur colère ou vengeance (Némésis) à cause de notre démesure (Hybris))
Le phénomène religieux, et moral (puisque les domaines se confondent désormais), dans son ensemble, n'est pas en reste, même si l'immense majorité des religions sont abolitionnistes, toute vie étant sacrée. Ainsi, les juges américains imprégnés d'une moralité de saurien envoient à l'abattage, des
âmes porcines défendent l'application* de la lapidation* et mériteraient pour le moins d'être arrosées (ou noyées) de lisier - s'il était possible d'utiliser des bombardiers pour "répandre de la merde de cochon sur des cochons* de merde" ; le débat sur la burqa, c'était fin 2009, témoigne de l'entêtement niveleur - au nom de l'égalité, sachant que les femmes musulmanes qui veulent se l'imposer le font en réalité librement en France, que c'est donc le signe d'une vraie pathologie. Pour être méchant, n'est-il pas divertissant de les voir s'infliger cette épreuve du rejet du Monde, une auto-punition en quelque sorte ?
* (Citons un
Blog marocain abolitionniste : http://peinedemortaumaroc.over-blog.com/)
* (La charia, d'esprit indubitablement criminel, pervers, détermine avec grand soin la taille des pierres susceptibles de prolonger l'agonie, question de purification ; celles coupantes sont choisies pour la tête, car ainsi le condamné, dont le visage est lacéré de toute part, dont le sang gicle abondamment, le condamné qui hurle peut mettre 10 minutes avant de crever. Citons donc Hani Ramadan, monstruosité qui se prend pour un moraliste religieux : "
La lapidation prévue en cas d’adultère n’est envisageable que si quatre personnes ont été des témoins oculaires du délit. Ce qui est pratiquement irréalisable, à moins que le musulman choisisse d’avouer sa faute. Avant l’exécution de la sentence, les juristes précisent qu’il lui est toujours possible de revenir sur son aveu (...) Parce qu’il s’agit d’une injonction divine, la rigueur de cette loi est éprouvante pour les musulmans eux-mêmes. Elle constitue une punition, mais aussi une forme de purification. Il est interdit d’insulter le coupable. Après sa mort, on prie pour lui. Ce que fit le Prophète pour une femme qui s’était livrée après avoir accouché d’un enfant adultérin, et dont le repentir avait été sincère (...) Avant de juger cette conception moralisatrice et complètement dépassée, je propose simplement que l’on fasse un effort de réflexion : la mort lente d’un malade atteint du sida est-elle moins significative que celle d’une personne lapidée ? Pour le musulman, les signes divins que l’intelligence humaine perçoit se découvrent aussi bien dans l’univers que dans la loi (...) En clair, que ceux qui nient qu’un Dieu d’amour ait ordonné ou maintenu la lapidation de l’homme et de la femme adultères se souviennent que le virus du sida n’est pas issu du néant". Si je n'étais lecteur admiratif des poètes et mystiques persans (Rûmî, Ibn Arabî surtout - dont l'oeuvre fut considérée par Guénon et Schuon comme expression de la "philosophia perennis", pour qui la voie mystique n'est ni rationnelle ni irrationnelle, théomonisme selon H. Corbin : "L’imagination active est essentiellement l’organe des théophanies, parce qu’elle est l’organe de la création et que la création est essentiellement théophanie", qui s'oppose au panthéisme de Spinoza, qui naturalise Dieu, quand il n'est pas identifié au seul Être -  , et Al-Jamî), je considèrerais cet Islam moderne et intolérant (Coran IX, 30) comme aussi nauséabond que des latrines. Selon le principe de pureté, pour la race d'un coté et contre les comportements déviants de l'autre, quelle différence y a-t-il entre Shoah et lapidation, le sida étant perçu comme punition divine ? Ce fou écrit : "Remarquons cependant que l’éthique musulmane nous prescrit de soutenir le malade du sida dans l’épreuve qu’il subit, et qu’il est essentiel de l’accompagner et de le réconforter avec compassion", - oui mais alors, qu'en est-il de cette compassion au moment des lapidations ? Il écrit : "Remarquons encore que l’islam a encouragé la recherche médicale, le Prophète ayant indiqué qu’à toute maladie, si l’on excepte la vieillesse, correspondait un remède", sans avoir semble-t-il l'intelligence - faute de cœur - d'en déceler la part de sophisme, de contradiction ; nous aimerions renvoyer ce fou dangereux à la lecture de Platon considérant le crime comme symptôme de la maladie de l'âme, car, pourquoi soigner un corps atteint du sida - et martyriser avec sadisme celui d'un déviant sexuel, si ce n'est que la débilité du dogme est trop profonde pour ne pas témoigner d'une perversité ? C'est avec ce genre de crétinisme que l'Islam va générer la guerre mondiale des religions ; sur ce point, je suivrais presque Diderot pour qui rien de ce qui procède de la Nature, et dépassant le cadre moral comme société disciplinaire, ne saurait être mauvais en soi. Il faut être devenu particulièrement fourbe, décadent d'un point de vie métaphysique, pour vouloir faire correspondre avec une telle obsession une exemplarité sociale, donc une codification morale, et une Justice divine ; je pense même qui si le blasphème est possible (considérant que l'Un est au delà de toute contingence qui pourrait l'atteindre), l'argumentation finalement fourbe de Hani Ramadan dépasse formidablement les caricatures danoises. Qu'il parait loin le temps où l'Islam redécouvrait la sagesse grecque. L'époque est à l'obscurantisme universel, à la haine, quand les textes religieux sont interprétés sous l'angle exotérique, quand le rituel devient la loi moralisatrice - au lieu de la magie ou de la métaphysique (le symbole étant l'interaction des deux aspects). L'acquisition sans doute prochaine de la bombe atomique par l'Iran va probablement plonger notre Monde dans des ténèbres...)
* (Je ne prend pas le mot "cochon" par hasard, vous l'aurez compris ainsi. Je pense cependant que les "bons Français" qui cautionnent l'élevage industriel, son traitement des animaux jusqu'aux abattoirs, sont des porcs dans le sens péjoratif que je veux le plus abject. Dégueulasse espèce humaine, saloperie infâme tombée dans la disgrâce des Dieux !)
On a pu, et de la manière la plus imbécile, me supprimer le droit de vote et le Rmi, mais il n'y a pas une seule journée où je n'ai pas honte d'être un être humain.
La moitié de la planète crève de faim quand l'autre moitié (minoritaire) dénonce un fléau de l'obésité.

La question de l'intelligence

Le fléau, c'est la Raison intellectuelle limitée au mental qui nous a enfermé dans nos sens de prédateur. Pourtant, pour finir sur une note gaie, l'utilitarisme marchand, le carriérisme et l'aveuglement religieux n'expliquent pas à eux seuls le chaos, il faut aussi de la bêtise*. Pour exemple, visitez sur Internet le forum français consacré à la célèbre enceinte LS3/5A conçue par la BBC : http://www.ls3-5a-forum.com/cgi-bin/yabb/YaBB.pl 
Il y est écrit : "Bienvenue, Visiteur (oui, il ne s'agit à priori pas d'une secte, mais de HiFi), Veillez entrer vos pseudonyme ou mot de passe (pas le courage de citer son vrai nom sur un site HiFi), ou vous inscrire". Cliquez sur "Inscription", dans la charte vous lisez à ce moment précis : "
Pour vous inscrire, vous devez être parrainé. Si ce n'est pas le cas une demande est possible à cette adresse : parrainagels35a@gmail.com". La suite ? Ma demande a été refusée ... et sans que rien ni aucune information ne soit partagée : "Désolé r........., votre adhésion n'a pas été approuvée! Amitiés, Le Forum LS3/5a". Heureusement que ces gens abordent des sujets non vitaux, car ils seraient trop vite dépassés. Cela rappelle indéniablement le forum de "Bookfoto" (avec une faute), où la mission des modérateurs, comme des moutons dominants (les visiteurs), serait d'entretenir - même pas la pensée unique, mais l'absence de toute pensée.
Il est tellement plus facile de vivre comme une bête... Si ces gens en venaient à porter plainte pour mes propos directs (oser dire ce que je pense), cela attesterait qu'ils ont la Volonté des esclaves de Nietzsche, c'est à dire que leur Puissance n'interagit que sur l'unique plan du ressenti, sans aucune capacité à produire une réflexion ou des arguments créatifs.
On vit de surcroît dans une époque de grande lâcheté. Personnellement, je me fiche des plaintes possibles du moment que mon site est enregistré à l'Etranger ; il y a quelques semaines, un ami m'a trahi en faisant envoyer la gendarmerie pour m'empêcher d'en finir ; depuis, j'arpente les trottoirs pour photographier les excréments de chiens, pour monter un nouveau site qui correspond totalement à ma vie. A quoi bon vouloir faire de beaux paysages en souffrant énormément en marchant (handicap), quand au final l'Hôtel des Impôts ne vous reconnaît pas les droits d'auteur, après ces actions infectes de l'ANPE, de la préfecture, du Ministère de la Culture. Il aurait mieux fallu que mes parents me brisent le crâne à la naissance, ou que dès le début je devienne photographe de merde, mon élément. Enfin, mieux vaut tard que jamais, je dédierai mon renouveau photographique à l'Administration.
* (La bêtise et l'idiotie ne sont pas des données rares, elles sont même devenues la vague permanente sur laquelle plane la Démocratie. Déjà, au temps d'Ibn Arabî : "I
bn Arabi, malmené, en Occident musulman, par les gouvernants et les jurisconsultes, s’était décidé à s’installer au Machrek. C’est là, du reste, qu’il écrivit ses fameuses "Conquêtes mecquoises", son exégèse symboliste du Coran, et, bien sûr, son célèbre recueil de poèmes" L’interprète des ardents désirs". Il se vit obligé de faire usage d’un double langage pour échapper à la mort. En effet, une simple dénonciation de la part de certains envieux, et c’était la lapidation tout court, ou encore, l’épée de l’exécuteur des hautes œuvres. Dans l’épître de l’anéantissement, Ibn Arabi avait fortement recommandé à ses disciples de posséder, avant tout, les clés permettant la compréhension de son enseignement, et de se taire ou de feindre l’ignorance en présence de ceux qui s’accrochent au sens littéral des dogmes", par Merzac Bagtache, source : El Watan. Les choses ont-elles changé ? Nous pourrions comparer les procès en sorcellerie intentés contre le Docteur Hammer et le sort du moine Giordano Bruno finissant sur un bûcher. De même, les artistes de notoriété publique (et pour le devenir, il faut faire soit dans le scandale, soit dans l'horrible) sont aidés par l'Etat qui s'approprie ainsi une image reconnaissable (c'est ainsi que fonctionne la Légion d'honneur), qui s'en fabrique une de mécène (exemple :  sommes exorbitantes allouées régulièrement aux Colonnes nihilistes de Monsieur Buren), quand les artistes en difficulté sont priés de dégager le plancher (exemple : manière couarde avec laquelle Ministère, préfet et Anpe évincent du Rmi des personnes en situation régulière) ; hormis le clientélisme, la règle est de lâcher les chiens. Je le sais, je suis passé par là... Plus jeune, j'aurais pu créer une micro entreprise ; il faut dire qu'il en a fallu des décennies, aux hommes politiques, pour que l'évidence de ne pas avoir à payer des impôts et des taxes avant les premiers bénéfices ... atteigne le cerveau profond ! Le plus troublant, au moment où je ferme définitivement la page de Pleinouest35, était le débat sur l'identité nationale censé marquer une saine résistance vis à vis du mondialisme ; ainsi, comment considérer une sincérité politique, quand depuis tant d'années tout est fait pour déconstruire les valeurs traditionnelles au profit du citoyen-mouton ou du mouton-citoyen ? La Culture classique et la Musique française, jugés élitistes (et donc peu lucratives) - preuve de l'innocuité de tout égalitarisme dogmatique, mais aussi l'orthographe, sont progressivement et radicalement écartés de l'enseignement populaire, faisant que l'Identité dite nationale n'existe plus que par les acquis sociaux spécifiques. Ces derniers étant toujours plus ébranlés, et l'identité culturelle éradiquée, il se trouvait une opportunité politique de reformater la société selon des critères permettant d'augmenter le contrôle (comme reconduire à la frontière), c'est à dire trouver ou imaginer à l'intérieur même des individus la correspondance des caméras de surveillance installées ... à l'extérieur. Le "débat sur l'identité nationale" ? Le dernier procédé imaginé pour conduire un troupeau, une fourberie de plus qui rejoignait celle de la grippe h1N1 - et du terrorisme mondial. Les hommes politiques ont largement surestimé la bêtise des Français en pensant fabriquer un sentiment national et débile - du style américain. Toute volonté d'assimilation des personnes et de valeurs, qu'elles soient républicaines ou autres, participe à éraser la biodiversité culturelle, à entretenir une pensée unique, à ternir l'intelligence et à tuer l'aptitude naturelle à se révolter. Cela pue, car comment ne pas sentir l'indéniable correspondance idéologique entre un Ministère de l'identité nationale ... et un "Ministère du Reich à l’Éducation du peuple et à la Propagande" ?

Attention danger

Quelques années en arrière, un préfet m'avait fait jugé - en catimini - pour avoir contesté l'origine officielle, et médiatisée par les journalistes, de l'intervention américaine en Irak, juste après que les chars irakiens aient franchi une frontière avec le Koweit, et sous le regard passif des satellites espions américains, laissant subodorer la manigance d'un fin piège : "Le 10 octobre 1990, au cours d'une gigantesque audition télévisée, des témoins décrivent devant le Congrès des États-Unis les horreurs commises au Koweit par les troupes d'occupation. Chacun est bouleversé par le témoignage d'une infirmière koweitienne éplorée qui raconte comment les soudards irakiens ont débranché les appareils qui maintenaient en vie les prématurés de son hôpital et tuaient les nourrissons sans pitié en les jetant par terre. On découvrira plus tard que la prétendue infirmière n'était autre que la fille de l'ambassadeur du Koweit aux États-Unis et n'avait rien à voir avec les soins aux prématurés ! Son témoignage avait été monté de toutes pièces par les services secrets américains. En attendant, la supercherie a convaincu le Congrès américain d'autoriser le président George Bush à engager la guerre !... (...) Le maintien du dictateur au pouvoir satisfait les monarques arabes du Golfe, qui préfèrent un autocrate désarmé à la tête d'un pays ruiné plutôt qu'un Irak démocratique et laïc, susceptible de représenter un modèle à suivre pour leurs propres sujets. Il permet d'autre part de justifier la pérennisation d'une puissante base militaire anglo-saxonne au milieu des champs de pétrole" (source : Herodote.net), - car la France était déjà le petit chien des USA. J'avais trouvé contradictoire, à l'époque, de faire supprimer des droits civique pour une opinion (corroborée depuis), au pays de la liberté d'expression, si ce n'est qu'ultérieurement la lecture de Foucault, de Deleuze, m'a fait comprendre une partie de ces rouages. Il y eut ensuite ce grand spectacle du 11 septembre, la chape de plomb plaquée par les Gouvernements occidentaux ; cependant, ce qui se passe en France est devenu particulièrement inquiétant, il s'agit d'un contrôle de la peur susceptible d'être utilisée comme prétexte - pour cacher des intentions. Et certaines actions défient tout bon sens, comme avoir fait baissé les effectifs des surveillants dans les écoles - pour ensuite envisager d'y mettre des policiers, remettre les vieux (et dont je fais partie) au travail - alors que le chômage démolit la jeunesse, supprimer des postes de police- pour ensuite vouloir placer le pays sous la surveillance vidéo, supprimer des postes d'infirmière (en trop faible nombre) - tout en affirmant vouloir favoriser la création d'emploi. A se demander si la dette colossale, la peur, la gestion esclavagiste des chômeurs, les cancers en très forte augmentation, mais aussi le stress, ne sont pas le véritable organe du Pouvoir - caché par l'écran de fumée démocratique. Ainsi, il faudra sans doute s'attendre à des couvres-feu pour les jeunes, à une probable robotisation de drones et de chiens - ou insectes mécaniques de surveillance, à de scanners d'activité psychique, à de vaccinations avec implants de puces léthales, et à quantité d'autres horreurs.
* (9.000 postes de policiers et de gendarmes supprimés depuis 2007)
Il est question, en France, après les lois Dadvsi et Hadopi, de celle
Loppsi 2 (ou "loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure"), suivant quantité de textes sécuritaires établis depuis 2002. Cette loi permettra de gérer la vidéosurveillance, ainsi que la surveillance d'Internet par la police. La vie en Occident, particulièrement en France, va se résumer à un sentiment de peur (et de crise) encadré entre surveillance policière et publicité (pour les grandes surfaces du consommérisme), semblablement aux poules en batterie que l'on confine en cage - pour maintenir le stress qui augmente la ponte. Il n'y a plus rien d'humain dans notre société, ce qui amènera le Syndicat de la magistrature et celui des avocats à dire dans un communiqué commun : "Il est urgent de sortir du cauchemar sécuritaire qui détruit progressivement notre Etat de droit". Comme le SAF et le SM, je crains ainsi une forte dérive sécuritaire, qui consiste à instrumentaliser la délinquance pour préparer la population à la société de contrôle absolue. J'en conclue donc que les hommes politiques n'ont que faire du chômage (car il permet d'asservir), de la maladie (car elle profite aux lobbies pharmaceutiques), ou de la délinquance (car elle brise la résistance vis à vis des nouveaux contrôles).
Il n'y aura plus aucune place pour se cacher, ni pour manger de véritables aliments (et non des OGM faisant ingurgiter des pesticides cancérigènes), aussi plus aucun lieu pour s'exiler, et plus d'intelligence pour échanger, - la planète est en passe de devenir un gigantesque camp de concentration d'un coté, une poudrière atomique de l'autre, aussi l'Afrique que les appétits américains et chinois ne cessent de plonger dans un enfer sur Terre, afin d'en sucer toute moelle. Je plains sincèrement les parents inconscients...
Mr Besson :
« Il faut réaffirmer les valeurs de l'identité nationale et la fierté d'être français ». Mais qu'il est pénible de voyager à l'étranger et d'assister à des fiertés d'identité nationale, il s'agit bien entendu d'un procédé politique ayant une finalité qui est triple : a) la plus évidente : celle économique avec l'instrumentalisation destinée à contrer l'émigration, b) la plus perverse : démagogique avec le remodelage de l'individualité pour fabriquer une fausse personnalité, c) la plus politique : la finalité électoraliste décriée par l'opposition qui se reconnaît dans ses instincts de conservation. Va-t-on assister à des cérémonies nationalistes copiées sur les régimes totalitaires (exemple : la Corée du Nord) où aucune tête ne doit dépasser, à une exposition des "valeurs républicaines" depuis la maternelle et jusqu'aux usines où les ouvriers robotisés devront chanter l'Hymne à la Mère patrie, les bras plaqués sur les jambes et le menton relevé ? Le fait que tous les pays veuillent refonder leur nationalisme est le signe d'une grave crise planétaire, c'est comme échauffer des troupes avant la charge qui peut rester économique - ou redevenir guerrière. Si l'éducation civique n'aurait jamais dû quitter l'école (pas davantage que les surveillants), il en va de toute autre chose avec une volonté de dresser le drapeau tricolore (dont le blanc inspiré par Lafayette représente la personne du roi assassiné) et d'afficher la sacro-sainte Déclaration des droits de l'homme (va-t-on enseigner - pour l'esprit contradictoire garant de l'intelligence (tête bien faite) - François Furet, l'histoire du génocide vendéen, "La crise du monde moderne" de René Guénon ?) dans les écoles.
En fait, il s'agit de l'enseignement de l'Histoire à sens unique, d'une propagande destinée aux jeunes enfants et aux émigrés ; c'est une instrumentalisation des valeurs morales là où elle en représente une antinomie : s'en prendre à l'enfance malléable et aux personnes que la vie a fragilisées. Citons Michel Wieviorka (
directeur d'études à l'EHESS), pour qui le débat sur l'identité nationale : « attise les crispations sur l’immigration, car l’objectif est bien de traiter d’immigration, l’essentiel des points soumis à débat concerne cette question (...) est une catastrophe intellectuelle et politique pour l’image générale de la France ». Je crains que ce ne soit pas seulement cela, et j'en ai une saine répulsion.  

De la perversité de l'Homme ou les MTGDG ou la bêtise à son paroxysme
Vulgairement : "enfants de salauds !"

Il y a deux visages humains dont je veux montrer la semblable déviation morale (avec ses effets) : la peine de mort et la gastronomie*. Marguerite Yourcenar, puis Isaac Bashevis Singer, ont analysé la corrélation existant entre le traitement infligé aux animaux de boucherie et les camps d'extermination - quand des hommes sont considérés comme des bêtes ; aussi, quelle distinction de dernier recours est-il possible d'accorder entre gastronomie et peine de mort ? La première permet simplement de manger le cadavre transformé avec l'art culinaire, faisant passer la longue agonie de l'animal* (viande sur pied, animal mécanisé et homme animalisé) à l'ambiance feutrée et distinguée d'une table dressée dans des restaurants gastronomiques, quand la seconde transforme l'exemplarité dissuasive (argument d'Aristote opposé à Platon), ou la Loi du Talion, en une pseudo-vérité de justice divine, pour une expiation ou purification imaginaires. Pourtant, ni les gazés des camps de la mort, ni la malheureuse vache dont l'oeil témoigne d'une immense détresse - et même si elle finira agrémentée d'une sauce divine, ni le condamné à mort traîné devant la guillotine ou le sabre, n'ont jamais témoigné d'une semblable certitude. Si la peine de mort a disparu en France, c'est essentiellement parce que la société disciplinaire est progressivement remplacée par celle de contrôle (pour la question technique de densité de population et de flux) ; je ne me fais aucune illusion quant à la Justice et aux services d'ordre. Si un jour, la loi est votée pour faire bouillir vivants des enfants, les juges, les policiers obtempéreront sans guère sourciller. Fin 2009, la Justice française, placée désormais sous la botte du Pouvoir (disparition du juge d'instruction), ne semble toujours pas décidée à ouvrir le dossier du Pull-over rouge (pourtant conservé au greffe de la cour d'appel d'Aix-en-Provence et rendant possible un test ADN), quand un innocent a peut-être été exécuté avec zèle - pour satisfaire la populace agitée comme un troupeau. Mais n'est-ce pas le sens réel de la Justice : donner à la populace son dû, sa dette collective, canaliser ses pulsions, bien davantage que mettre dans le droit chemin ou promouvoir la réinsertion ?

* (Il parait de plus en plus évident que c'est la consommation de viande qui est à l'origine de la déforestation, du saccage de la planète, et du milliard d'hommes et de femmes qui souffrent et meurent de la faim (c'est un génocide dont les américains sont les premiers instigateurs), sans parler du massacre de milliards d'animaux. C'est le fléau numéro un sur la Terre, et qui va générer un désastre inouï par le gaspillage insensé qu'il provoque et dont la réalité n'est pas prête d'atteindre le cerveau de nos dirigeants qui, comme en France, travaillent à favoriser encore plus ce suicide économique. En France, la consommation a été multipliée par cinq en un siècle, en Europe elle est passée de 56 à 89 kg en 40 ans, mais de 89 à 124 kg aux USA dans le même temps. Si un jour prochain les USA se prennent une bombe atomique ("sur la figure") envoyée par les pays pauvres (qui veulent eux aussi consommer de plus en plus de viande, un signe débile de richesse et de statut social), on ne pourra pas dire qu'ils ne l'auront pas cherché (si ce n'est, bien entendu, que la bêtise comportementale est celle qui se retrouve dans la morale primaire des feuilletons policiers où les enquêteurs sont fiers d'envoyer les criminels dans le couloir de la mort). Le pire, peut-être l'horreur, est encore à venir : "
La population mondiale va passer de 6 milliards d’individus en 2000 à 9 milliards en 2050, et la consommation mondiale de viande qui était de 229 millions de tonnes en 2000 va doubler d’ici 2050, pour atteindre les 465 millions de tonnes" (source : www.vegetarisme.info), le changement climatique sera également de la partie : "Les dérèglements climatiques (le nombre de catastrophes naturelles étant passé d’une moyenne de 200 à 400 par an au cours des deux dernières décennies, d’après Sir John Holmes, sous secrétaire aux affaires humanitaires de l’ONU et Coordonnateur des secours d’urgence a Dubai le 9 Avril). La récolte de blé en 2007 fut catastrophique (en particulier en Australie) en raison de ces problèmes climatiques" (source : Café-Croissant), des tensions de plus en plus fortes vont naître de l'augmentation du prix des denrées alimentaires de base (celles qui servent à nourrir notre bétail) : "Les prix de l’alimentation, s’ils continuent comme ils le font maintenant (…) les conséquences seront terribles (…) Comme nous l’avons appris dans le passé, ce genre de situations se finit parfois en guerre" (Dominique Strauss-Kahn). Et oui, "la guerre", - faute d'intelligence ou de cœur ; et à chaque fois que je vois quelqu'un fumer (son cancer), ou une mère de famille entrer dignement dans une boucherie (avec ses enfants), je me dis que rien n'empêchera l'hécatombe nucléaire. Il n'y aura pas assez de Terre pour nourrir à la fois le bétail (dont la demande est de plus en plus forte) et la population humaine qui va doubler avant un siècle, même avec le subterfuge des OGM et de la production hors-sol. Le Grenelle de l'environnement est déjà largement dépassé par les projections dans l'avenir. Au premier siècle après Jésus Christ, la population humaine était de 200 millions selon l'estimation qui en est faite, - mais l'exégèse saisit la Bible comme un ensemble de directives divines - quand les prophètes sont simplement choisis par Dieu, c'est à dire selon le sens du mot hébreu Nevi'im, ici davantage "produire" que "apporter au devant". C'est oublier (ou méconnaître) que la pensée prophétique a inspiré la Bible dans son ensemble. Confondre la Volonté de Dieu avec l'aptitude prophétique est l'origine la plus terrible de l'obscurantisme religieux, et de ses oppositions arrêtées. Exemple : si nous nous référons à la Genèse, il est écrit : "Soyez féconds, multipliez-vous, emplissez la Terre et soumettez-là ; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre" (1 (28-31)), un texte qui, dans sa lecture littérale, a persuadé les religieux de devoir défricher la terre afin que l'homme puisse se multiplier, encore certains rustres Irlandais d'engendrer quantité d'enfants - mais s'agit-il d'un texte d'esprit directif, une Volonté divine ? Il est alors étrange que la suite, c'est à dire "Je vous donne toutes les herbes portant semences qui sont sur la surface de la terre, tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture", n'ait pas été lu dans la même rigueur littéraliste, - c'est à dire comme une injonction à devenir végétalien, quand la domination sur le monde animal n'est pas clairement l'exhortation à les manger ; à l'aube des catastrophes à venir, tout comme le Coran vitupérant les infidèles, la lecture exotérique des textes sacrés porte en elle-même le fléau apocalyptique)
* ("Des horreurs de l'industrie de l'élevage, le traitement des petits veaux est sûrement le pire. On les prend à la naissance et on les tasse dans des cages à peu près des dimensions du coffre de votre voiture, Ils sont attachés par le cou et laissés à la noirceur. Ce sont des bébés, leurs cordons ombilicaux ne sont souvent pas encore tombés. Ils ne peuvent pas prendre une posture de sommeil normale, ne peuvent pas lécher, sont isolés du contact avec tout autre animal, et ne peuvent même pas faire un pas. Deux fois par jour les lumières sont allumées pour qu'ils puissent consommer une espèce de gruau conçu expressément pour leur donner l'anémie. C'est cela qui donne à leur viande cette belle couleur rosâtre. Puisqu'ils ne peuvent jamais bouger leurs muscles ne se développent pas. Le résultats est une viande tendre et délicate prisée par les gourmets. Ce traitement cruel est monnaie courante dans l'industrie laitière (...) Si un 747 s'écrase et tue les passagers ça fait la une de tous les journaux, si l'avion infortuné était rempli d'enfants, il y aurait une enquête du Congrès. Mais l'équivalent de 40 Boeing 747 remplis d'enfants meurent chaque jour et on n'en entend pas parler... L'atrocité de cette notion est si intense, que notre culture s'est trouvé des façons de composer avec ! La méthodes est simple: la négation, ou tout simplement l'ignorance - faire l'autruche et ne pas penser. La plupart des gens ne réalisent pas à quel point leurs habitudes alimentaires affectent la faim dans le monde. Si le peuple américain parvenait à réduire sa consommation de viande de 10 %, cela libérerait assez de grains pour nourrir approximativement chacune des 60 millions de personnes qui autrement mourront de faim cette année (...) il y a six fois plus de déboisement causé par l'industrie de l'élevage que par l'expansion humaine", une entrevue de Stéphan Bodian avec John Robbins. Les Ministères de l'Agriculture, même en France, devraient s'appeler "Ministère de la Torture - du Gaspillage - de la Destruction des sols - du Génocide humain" : "M.T.G.D.G.". Christine Lagarde, formée à l'américaine, confiait que nous pensions trop en France (en rapport avec la perte de temps que cela présuppose), mais est-ce bien sûr ? Les choix déjà débiles de notre société sont-ils la conséquence de trop de réflexion ? Si Jacques Chirac avait un tant soit peu pensé comme Président garant de l'éthique, aurait-il persévéré dans sa consommation de tête de veau, et combien d'hommes et de femmes politiques sont ensuite devenus végétariens, alors qu'il ne cessent de parler d'oxymores : "croissance verte", "développement durable", "bien-être animal" (des silences assourdissants) ?)

La République enseigne qu'elle est la volonté de la Majorité (donc du peuple), son Principe même. Les Droits de l'homme vont être affichés sur les murs des écoles pour qu'aucun élève ne puisse en douter, mais la chose devient perverse quand on sait que le jeu de la Politique est paradoxalement d'influencer l'opinion, action pavlovienne comme l'est la publicité ; les faits divers sont instrumentalisés, parfois fomentés (comme le 11 septembre ayant servi à mouler l'opinion publique), les hommes politiques se précipitent à chaque catastrophe pour se mettre en représentation. La quantité n'est plus seulement l'inspiration du Pouvoir (si ce n'est encore une opposition à la qualité des élites intellectuelles - non tributaires de la production), elle devient la matière pesante qui s'oppose à son exercice. Au nom du dogme de la laïcité, le monde politique va se déchaîner contre la burqa (minoritaire, provocateur ou pathologique), mais qu'en est-il de l'égorgement illégal des moutons pendant l’Aïd-el-Kebir ? Le Pouvoir cède devant la multitude à laquelle il ne veut pas se frotter, et mieux encore : les associations comme la Fondation Brigitte Bardot
* sont repoussées par les forces de l'ordre et condamnées régulièrement par la Justice à payer de lourdes amendes.

* ("Des millions de bovins, moutons, d'ovins et de volailles sont chaque jour abattus de façon cruelle dans les abattoirs pour observer des rites religieux. Que ce soit pour la viande halal (animaux tués selon le rite musulman), ou pour la viande casher (animaux tués selon la tradition juive) les souffrances endurées lors de l'égorgement sont inacceptables à la fin du XXe siècle. Ces pratiques pourraient être évitées si la concertation entre les associations de protection animale, les autorités religieuses et les ministères chargés de ces dossiers aboutissait à la légalisation de l'anesthésie des animaux de consommation avant tout abattage rituel (...) Pour tuer un boeuf, on l'immobilise dans une machine, la tête seulement sortant de son box de contention, on le renverse sur le dos et on procède à l'entaille de la gorge. A la vue de son regard effaré et de son fragile meuglement, il y a tout lieu de penser que... je vous laisse imaginer la suite. Bien entendu tous les boeufs qui sont sacrifiés assistent à la saignée de leurs congénères en attendant leur tour, parfaitement conscients de ce qui va leur arriver. A la suite de l'Entaille du nerf diapragmique le muscle se paralyse, l'animal la tête en bas ne peut plus respirer et suffoque, le contenu de l'estomac refoule vers la tête, le boeuf souffre de façon insupportable de sa plaie, de sa position, de sa gène respiratoire et est terrorisé. Il est ensuite pendu par un membre postérieur pour se vider de son sang. La lutte contre la mort peut durer jusqu'à treize minutes. Il n'est d'ailleurs pas rare de voir un animal faire des efforts insoutenables pour se relever alors qu'on le croyait mort !". Comment alors une Tradition, dont le Talmud décourageant la pratique cruelle de la chasse (selon Meïr de Rothenburg) - surtout en tant que loisir, peut-elle traiter ainsi les animaux au nom de la pureté ? Les choses semblent pourtant évoluer. Richard Schwartz : "Increasingly, I have come to see vegetarianism as not only a personal choice, but a societal imperative, an essential component in the solution of many national and global problems. The U. S. Surgeon General has indicated that 68% of diseases in the United States are related to poor diets, and this is a major factor behind soaring medical expenditures, which are projected to reach 20% of the U. S. GNP shortly after the end of the century, a key reason for the tremendous debt the U. S. faces. Also, livestock agriculture is a major contributor to many current environmental and public health threats, such as the destruction of tropical rainforests and other habitats, global warming, soil erosion and depletion, water shortages, air and water pollution, and the proliferation of antibiotic-resistant, disease-causing bacteria"). Aussi le grand rabin David Rosen : "Ce contre quoi nous devons nous battre c’est le détachement technologique qui permet aux gens de dissocier ce qui est dans leur assiette d’avec la cruauté qui en est à l’origine. Mais, la technologie au travers des médias expose également les gens à des réalités auxquelles ils ne sont généralement pas confrontés. La connaissance et la dénonciation des cruautés dans le traitement et l'abattage du bétail semblent progresser et augmentent la perception des dilemmes moraux impliqués (...) en tant que juge dans un tribunal rabbinique, j’ai dû participer aux contrôles surprise des équarrisseurs dans les abattoirs et la vue du massacre m’a rendu malade. Cela posait une question morale : comment pouvait-on participer à des actions que l’on ne voudrait JAMAIS accomplir soi-même ni encourager quelqu’un d’autre à les faire". Sur le site assorti.com (le judaïsme moderne) - un texte du Monde (22/09/07) : "Il faut 4 kg de céréales pour produire 1 kg de poulet et 6 kg de grains pour 1 kg de porc. Ce dernier nécessite par ailleurs 4 600 l d’eau. Une quantité qui grimpe à 13 500 l pour 1 kg de boeuf, quand seulement 1 000 l d’eau sont nécessaires pour produire 1 kg de blé", puis une bonne présentation de l'autisme de la Recherche (aussi de la compréhension politique de la croissance verte) : ""Nous avons mené une expérimentation sur de jeunes taurillons et avons ainsi réussi à les faire grandir plus vite, ce qui permettait de réduire les émissions de méthane", explique Jacques Agabriel, zootechnicien à l’INRA de Clermont-Ferrand. Mais la production animale étant un système complexe, ce qui confère ici un avantage écologique entraîne là un inconvénient économique (une plus grande consommation de céréales). D’où la nécessité, pour faire émerger un système d’élevage durable, de s’orienter vers une approche globale. A l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), un groupe de réflexion sur la place des produits animaux dans l’alimentation, qui réunit sociologues, zootechniciens, économistes, nutritionnistes et agronomes, s’est déjà attelé à la tâche. Alors qu’on parlait il y a dix ans de désintensification des systèmes de production, ce concept a été remplacé par un autre : celui d’agriculture écologiquement intensive". En 1854, Pie-IX élabora une conception de l'immaculée conception, qui est une sorte de corrélation entre déesse mère (la Vénus de Lespugue datant de 20.000 ans, principe de toute vie, Terre-Mère ou Mère des dieux, et, bien avant le christianisme : la déesse grecque Rhea étant tardivement identifiée avec la Mère des dieux par Euripide, épouse de Kronos, ensuite mère de Zeus) et plan d'immanence. Or, pour David Hume, l'habitude est la nature de l'homme chez qui elle entraîne la conviction, façonne l'entendement ; alors, les hommes politiques et chercheurs manquent-ils à ce point d'imagination, qu'ils ne peuvent changer leur schéma de pensée en persévérant dans l'élevage ? "Que connaissons-nous quand on croit qu'on connaît ?", conviendrait-il de dire, comme irrationnalité lestée de l'habitude. N'ont-ils rien du facteur d'onde propre à la physique quantique, pour devenir sceptiques, c'est à dire curieux ? Cette léthargie risque de conduire au film Soleil vert de 1973, quand les poètes et les artistes ont, quant à eux - électrons libres, justement cette faculté d'être imaginatifs, d'être reliés à l'Être, là où le plan d'immanence est transcendé par une Unicité - et ce qui a fait croire aux religions que les prophètes étaient dirigés par Dieu, mais qui en réalité est le masque plaqué par notre Raison. Parce que nous avons pu croire que le scepticisme de Hume conduisait, depuis Kant (en effet, Kant - pour qui nous connaissons seulement les phénomènes mais pas les choses en soi - inverse la question humienne (sur le fait que tout doit avoir une cause) en considérant une structure de l'esprit "a priori" (c'est à dire transcendentale : une causalité mais également une substance et l'incarnation spacio-temporelle), c'est à dire indépendante de l'expérience, elle-même empirisme (opposé à l'innéisme) de Hume qui conduit à un ce cercle vicieux : a) ce qui reste au delà du champ de l'expérience directe est une accoutumance (illusion), et b) l'expérience elle-même est dictée par l'habitude et donc l'opinion), à faire de la phénoménologie un nihilisme (ce que je confirme en plusieurs endroits dans mon texte), nous avons rejeté la théorie des passions qui a le mérite de démontrer l'artifice de la raison, des valeurs morales qu'elle se crée elle-même ou accepte par convention. Il manquait l'aspect philosophique (Heidegger et l'ontologique) où l'irruption poétique (le surréaliste et son rejet du contrôle exercé par la Raison, et de toute préoccupation morale). A la rigueur de la Raison phénoménologique s'opposa le surréalisme, qui, bien que donnant une grande part au rêve, finit par porter son sens péjoratif - à cause de son rejet de toute religion et de toute attache esthétique (idéalisme). En réalité, le surréalisme est aussi peu philosophique ou métaphysique que ne l'est la phénoménologie ; si cette dernière s'oppose au rationalisme (celui au delà de la méthode expérimentale) dont elle démontre l'innocuité, le surréalisme rejette tout principe d'idéalisme religieux. C'est ainsi que l'emprise moderne saisit le monde du même nom dans son ensemble : si Descartes défendait l'innéisme et Leibnitz des vérités indépendantes de l'expérience, le nominalisme (les idées générales - que l'on retrouve dans les syllogismes d'Aristote - seraient une invention du psychisme humain) - apparu sous la Scolastique - est magnifié chez Berkeley (évêque irlandais) pour qui le Monde n'est réel que par le processus des phénomènes psychiques (un idéalisme inversé qui n'est pas transcendental, ni même spéculatif dans le sens hégélien), considérant même que ceux-ci, par la perception que l'on en a , ne peuvent être bien qu'une tromperie - et n'attestent en rien la réalité du Monde extérieur, - rejet donc de la réminiscence platonicienne, l'esprit n'étant qu'une tabula rasa sur laquelle s'impriment des impressions du domaine sensible. Il s'agit d'idéalisme "empirique" (la réalité se résume donc aux objets de la perception et à l'esprit : nominalisme contre essentialisme platonicien), qui devient "transcendantal" chez Hume - quand il existe des formes conditionnant les phénomènes, correspondant à l'Espace et au Temps chez Kant (car nous ne percevons ni l'Espace lui-même, ni le Temps), mais "spéculatif"chez Hegel - quand le tanscendantal devient l'infini inconditionné par lequel la Raison se mesure et s'affronte à l'Être - qui serait le signe de l'autisme de l'humanité présente face aux enjeux écologiques. Il est enrichissant de consulter les philosophes, même avec une approche aussi ignorante que la mienne, car alors se dévoile le Monde actuel, son matérialisme, sa croyance dans le progrès, son utilitarisme et sa faculté à imprimer des pensées collectives, surtout son déni de tout Principe supérieur qui dépasserait les clivages de la société panoptique qui se referme toujours davantage sur l'homme - et sur les bêtes. Il faudra, semble-t-il, encore beaucoup de temps, beaucoup trop de temps, pour que la classe politique, dont la Raison est abusée par les habitudes, les conventions malgré le formidable coup de pied nietzschéen, comprenne le sens sensible de l'oeuvre de Joseph Stiglitz : « Le fait est que l’Etat joue un rôle éminent dans toutes les sociétés : la question n’est pas de savoir s’il doit y avoir une intervention publique dans l’activité économique, mais quel rôle doit jouer l’Etat (...) Peu de gens aujourd’hui défendent cette grande hypocrisie : on prétend aider les pays en développement alors qu’on les force à ouvrir leurs marchés aux profits des pays industriels avancés, qui eux-mêmes continuent à protéger leurs propres marchés. Ces politiques sont de nature à rendre les riches encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres – et plus furieux » (La grande désillusion, Le Triomphe de la Cupidité, le concept de l'asymétrie d'information, le coût de la Guerre en Irak qu'il estime à 3000 milliards de dollars, et pour qui la richesse d'un pays ne se mesure pas en PIB - mais en bonheur). Il serait temps de redevenir des êtres humains, libres par l'esprit et non par des dogmes imposés ; les bêtes exterminées et soumises comme des marchandises s'en porteraient bien mieux. Au moment où je clôture ce site "photographique" (philosopher, n'est-ce pas photographier son époque ?), le débat sur l'identité nationale voulu par le politique - mais sans que personne ne se pose vraiment la question de la motivation ... en quoi est-ce si différent du calibrage des oeufs à la ponte ? Si nos élites politiques n'étudiaient seulement que David Hume (un des pères des Lumières), elles comprendraient que ce débat de fond ne saurait échapper aux habitudes, au conditionnement, qu'il ne saurait surtout se définir sur la place publique : «Ainsi, nous trouvons que toutes nos idées simples et impressions simples se ressemblent les unes les autres ; et comme les idées complexes et impressions complexes sont formées à partir d’elles, nous pouvons affirmer en général que ces deux espèces de perceptions se correspondent exactement. Ayant découvert cette relation, qui ne requiert pas d’examen supplémentaire, je suis curieux de trouver quelques autres de leurs qualités. Considérons ce qu’il en est de leur existence, et lesquelles, des impressions et des idées, sont causes, et lesquelles sont effets. L’examen complet de cette question est le sujet du présent traité ; et nous nous contenterons donc ici d’établir une unique proposition générale : que toutes nos idées simples, à leur première apparition, dérivent d’impressions simples, qui leur correspondent et qu’elles représentent exactement (...) Et comme les impressions de réflexion, à savoir les passions, les désirs et les émotions, qui méritent principalement notre attention, naissent pour la plupart d’idées, il sera nécessaire de renverser la méthode qui, à première vue, semble la plus naturelle, et, afin d’expliquer la nature et les principes de l’esprit humain, de rendre raison de façon particulière des idées, avant de passer aux impressions» , dans l'hypothèse, bien entendu, où la motivation serait bien inspirée, et non influencée par des causes extérieures comme le mondialisme, ou plutôt intérieures pour justifier davantage de société de contrôle)

Le Gouvernement de la France souhaite encadrer un islamisme plus modéré (encore et toujoursl'utilitarisme, à défaut de dénoncer l'inversion des valeurs traditionnelles, supériorité de l'esprit sur la matière). Mais la République s'est affichée en tant que protectrice des cultes - après seulement avoir tenté de les éradiquer, pour privilégier la vie productive* - mais sans malheureusement plus manifester cet entendement de la "Théologie du Process" de Whitehead ayant joint le concept de finalité à celui de projet divin, Dieu agissant dans le Monde de manière immanente (actualisant les entités pour une transcendance opérative dans la finalité), c'est à dire se différenciant de la pure phénoménologie transcendantale husserlienne plus à même de remettre en question l'Être heideggerien*, pour l'établissement d'une constante libre-pensée qui serait manifestée dans le cogito de Descartes pris pour le moi transcendantal et analysé au regard de la positivité du Monde (mais alors dans l'attitude naturelle et naïve) - justifiant d'écarter l'acquis préalable par le travail dûment réducteur de la phénoménologie qui est définie comme procédant de l'intentionnalité - elle-même alors réduite au fait d'être simplement ... conscient. Face à une grave méconnaissance politique du phénomène religieux, pris uniquement dans son aspect extérieur - celui de la croyance, aussi la perte du débat philosophique, il me parait propice ici de citer ce court texte de Pierre Lory (son étude sur un des représentants de l'école d'Ibn 'Arabî : Abd ar-Razzâq al-Qâshânî) : ¨Par rapport au Judaïsme et au Christianisme, l'islam se présente avant tout comme une synthèse de leurs deux aspects dominants : zâhir et bâtin. Il y introduit évidemment un degré spirituel supplémentaire : l'unification au niveau de l'Essence, le plus souvent désignée chez Qâshânî par le terme tawhîd. En effet, "ce qui domine chez Muhammad, c'est la puissance de l'esprit et sa lumière". Il joint l'aspect psychique, dominant chez Moïse, à la force du cœur qui domine chez Jésus. Pareillement le Coran "englobe ce que contiennent les deux Livres (la Torah et l'Evangile) en fait de sciences, de dispositions de connaissances ésotériques. Il les confirme (Coran, V, 48) puisqu'il conserve leurs enseignements en y ajoutant la doctrine de l'Unicité (at-tawhîd) et l'Amour divin (al-mahabba). Son appel est centré sur l'Unicité" (1/329)", ("Les Commentaires ésotériques du Coran").
* (Celle "matérialiste" dans son aspect exclusivement, et non celle qui se manifestait déjà avec Leibniz : son
devenir autonome des Monades. Il ne s'agit pas davantage de Théologie du Process, ni même de l'affirmation de Soi (ici le moi revisité par l'intentionnalité), pas davantage de plénitude de l'Être (acte pur chez Aristote - c'est à dire la réalisation conformément à son Être, - ou alors selon le sens d'immanence spinozienne : "Une chose est libre quand elle existe par la seule nécessité de sa nature et n'est déterminée à agir que par soi-même ; une chose est nécessaire ou plutôt contrainte quand elle est déterminée par une autre chose à exister et à agir suivant une certaine loi déterminée") ; non, la productivité comme base idéologique de la liberté citoyenne, en République, s'est affranchi de la notion de l'Être ou de la nécessité du plan d'immanence. Il s'agit du retournement de valeur qui au contraire augmente les inégalités entre les êtres, et qui participe à aliéner toujours davantage les Masses au travail ; il s'agit d'une imposture intellectuelle qui s'auto-conditionne en permanence et dont l'effet le plus visible est la crise économique aggravée par le manque de confiance (les bons investisseurs s'effacent alors devant les spéculateurs). Je n'ai pas trouvé de philosophe relevant la correspondance qui semble percer entre rupture ontologique de l'Être dérivée en intentionnalité - et valeur d'usage devenue celle d'échange... objet encore maladroit de ma démonstration, la liberté n'étant pas de faire ce que l'on veut, mais, sans se plier à une morale ou des impératifs catégoriques, de se connaître soi-même (c'est à dire son environnement) - tout en retrouvant les aspirations du moi profond dégagé des pollutions comme la publicité ou les conditionnements (c'est à dire toute la modernité pseudo-libératrice de l'homme), en connaissance des affects psychiques (une ouverture à l'intentionnalité), c'est à dire là où se rejoignent les aspirations de l'Être et le plan d'immanence vibrant d'une sainte synchronicité (un terme junguien))
* (Heidegger refuse la réduction husserlienne : "Pour Heidegger, la nécessité d’une réduction du réal au réel n’est pas justifiée du point de vue du phénoménal. Car, si ce sont les phénomènes qui devraient dicter la modalité de leur propre description dans le « retour aux choses mêmes », et si le catégorial relève toujours du sensible, nous ne pouvons réduire le fondement réal du phénoménal pour ne privilégier que ses traits idéaux. Ce que Husserl appelle « donation réale » des choses pour l’expérience transcendantale, ou « présence-en-personne directe » (direkten Selbstgegebenheit), est radicalement distinct de ce que Heidegger nomme « sol phénoménal». Le « sol phénoménal » heideggérien ne doit pas être restreint aux significations logiques et à leur a priori spécifique, mais le phénoménal doit entourer également tout étant quant à sa donation et au sens de l’être compris en celle-ci. Ce sol phénoménal ne peut être atteint que par la phénoménologie avec tous ses outils de travail : la description analytique de l’intentionnalité, l’élucidation de l’a priori du phénoménal, c’est-à-dire de son être, et l’« investigation catégoriale ». La phénoménologie, dans le sens heideggérien du terme, est la meilleure méthode d’interrogation philosophique qui pourrait dévoiler l’être des phénomènes donnés dans le flux de la vie quotidienne. Mais cet être des phénomènes ne doit pas être confondu avec leur « essence » a priori. Pour Heidegger, la phénoménologie est le « donner à voir ce qui est apparent en lui-même à partir de lui-même », la phénoménologie n’étant pas une « logique pure » qui fixe les termes univoques et différencie rigoureusement les significations. Car, pour Heidegger, le « savoir voir » husserlien doit être équivalent à un « savoir comprendre » ou un « savoir interpréter ». Cela, parce que tout « savoir voir » n’est pas donné d’un seul coup, mais est acquis après un long travail qui le conquiert laborieusement et graduellement, c’est-à-dire, pour Heidegger, après le déploiement d’une « herméneutique» (...) Le « réel » lui même est donc restreint à une des multiples versions envisageables de son « sens ». L’abstraction est alors, comment nous l’avons vu, une désignification et une dévitalisation : « ce qui est signifiant est désignifié à l’exception de ce reste : être réal (Real-Sein). Le vécu du monde environnant est dévécu jusqu’à ce reste : reconnaître un réel (Reales) en tant que tel »" (texte de Sorin Claudiu Marica, en espérant qu'il me pardonne d'isoler un extrait de son contexte))

En 1966, le chanteur Antoine conseillait de mettre la pilule en vente dans les supermarchers - pour renflouer les caisses de l'Etat (ce à quoi sont incitées à s'occuper les forces de police). Comme ce dernier détourne déjà les sommes allouées à la sécurité sociale*- pour justifier alors un remboursement moindre, il lui serait donc facile de régler (car dans la même veine) le problème des retraites : a) faire baisser le prix du tabac pour faire crever plus vite, et b) faire interdire le préservatif pour augmenter les naissances. Mais, il conviendrait aussi que nos ministres saisissent qu'il est inopportun de faire travailler les vieux, - quand les jeunes eux-mêmes ne trouvent pas de travail... C'est le coup de main par Pleinouest35, bien heureux de donner de très bons conseils... En réalité, l'intérêt commun n'est même pas épargné par le monde politique qui manifeste d'évidentes connivences ; par exemple : interdir le purin d'ortie* (interdiction prorogée pour 2010) - mais ne rien faire pour les graisses hydrogénées ou le Bisphénol A, aussi vouloir imposer une vaccination illusoire (insister sur un consensus médical imaginaire) - mais mettre 50 ans pour mettre en branle un suivi médical pour les victimes des essais nucléaires français, ou bien parler des valeurs démocratiques - mais faire démanteler le Clemenceau dans la Baie d'Alang où les 16.000 ouvriers payés 150 roupies par jour travaillent sans aucune protection contre l'amiante, amiante que l'Etat a tant tardé - pour satisfaire aux lobbies industriels - à faire interdire en France (mais quelle importance, c'est le peuple qui paiera par sa vie et son travail ?).
* (Non déficitaire de 11 milliards d'euros, selon l'INDL, mais bénéficiaire de 9 milliards d'euros !)   
* ("Rappelez-vous, nous sommes en septembre 2002, une action du directeur départemental de la répression des fraudes du Maine-et-Loire concourt à mettre la vente de purin d’orties, en France, hors-la-loi. Un des emblèmes et outils de l’agriculture biologique se trouve donc commercialement banni. Toutefois, si le purin d’orties est interdit à la vente depuis cette date, ni le fait de communiquer sa recette, ni son utilisation ne sont concernés… ou plutôt n'étaient concernés ! En effet depuis le 1er juillet 2006, un décret empêche de fournir, par quelque moyen que ce soit, des recettes de produits naturels non-homologués. Ainsi, le simple fait de communiquer publiquement : - que l’eau chaude est un bon désherbant pour les allées ; - que de simples feuilles de fougère éloignent les chenilles des choux ; - la recette séculaire du purin d’ortie. … peut valoir une condamnation à 2 ans de prison et 75 000 euros d’amende, à l’auteur (...) Aujourd’hui, il est donc désormais interdit de faire référence et de transmettre des savoirs et traditions populaires séculaires, en fait notre héritage à tous. Dès lors que penser de la liberté d’expression qui prévaut en France, état démocratique ?" (site Univers Nature, le 4/9/06). Extraits d'un texte du site "Les mots ont un sens" : "Fin décembre 2005 était votée la loi d'orientation agricole (LOA). Celle-ci excluait quasiment la plupart des produits naturels de la liste des phytosanitaires (herbicides, insecticides...) autorisés en France, du fait des procédures totalement inadaptées et des coûts exorbitants des homologations rendues obligatoires pour l'occasion. Le simple fait de promouvoir ou de recommander ces produits était interdit."Le Gouvernement a déclaré l'urgence sur ce projet de loi" indique même le compte-rendu de la procédure législative. Le décret était donc publié le 5 janvier 2006 au journal officiel, à peine deux semaines après le vote du Sénat (...) Mais devant l'émoi suscité dans la population, sénateurs et députés ont finalement voté un amendement dit "Préparations Naturelles Peu Préoccupantes" (PNPP) à la loi sur l'eau en décembre 2006, qui proposait de corriger la LOA afin de permettre la commercialisation et l'utilisation des remèdes naturels. Mais l'urgence n'est, cette fois-ci, pas au rendez-vous. Deux ans après, le décret n'est toujours pas publié. Plus grave, un projet de décret a été proposé fin 2007. Et, surprise ! Il stipule que les produits doivent "avoir fait l'objet d'une procédure d'inscription sur la liste communautaire des substances actives (...) et ne pas avoir fait l'objet d'une décision de refus d'inscription". Une procédure longue et très coûteuse, presque impraticable, qui contredit totalement l'amendement voté initialement ! Et les orties sont toujours bannies... (...) Ce qui amène un collectif d'une vingtaine d'associations (ASPRO-PNPP, Nature et Progrès, Les Amis de la Terre, Kokopelli, ...) à se demander comment le gouvernement peut sérieusement se donner l'objectif de réduire de 50% l'usage des pesticides tout en interdisant ses alternatives naturelles, notamment ces PNPP (...) Mais qui veut la peau du purin d'ortie ? En attendant, Monsanto bat un nouveau record de bénéfices. En attendant, une étude vient de montrer que le roundup (herbicide le plus utilisé dans le monde et commercialisé par Monsanto) était toxique pour l'homme. En attendant, la DGCCRF révèle que les fruits et légumes sont de plus en plus pollués par les pesticides... En attendant...". A ceux qui ne veulent pas se soumettre aux délires d'un Pouvoir inféodé aux lobbies, à ses mensonges, la recette BIO - et criminelle - est encore disponible sur http://www.intelligenceverte.org/purin-ortie.asp)

Je n'ai peut-être pas témoigné d'une grande intelligence en vantant dans mon site Pleinouest35 les vertus désinfectantes, cicatrisantes ou régénératrices de l'argile verte et de l'extrait de pépin de pamplemousse. La médecine douce est souvent efficace et peu onéreuse ; - si jamais cela remontait aux oreilles de la classe politique (et donc de ses amis), ne doutons pas un seul instant de l'interdiction imminente qui tomberait comme un couperet. On ne badine pas avec la Croissance et les profits des groupes médico-industriels.
Pour ce qui est des conséquences de la rupture avec l'idéal platonicien - ou les tracés d'harmonie, il suffit d'écouter la musique sérielle ou de regarder Beaubourg, pour comprendre que la cassure ontologique avec l'Arrière-monde
conduit vers la folie. La crise écologique peut donc être saisie sous l'angle symbolique... Mais l'analyse peut être plus actuelle :
Après que Nietzsche eut annoncé la mort de Dieu, ce fut au tour de
Michel Foucault de démontrer celle de l'Homme (comme pli du savoir, dans Les mots et les choses). Car, les sciences sociales sont toutes entières tournées vers le système économique, panoptique - pour Foucault qui en devient anti-humaniste (« entreprendre de savoir comment et jusqu’où il serait possible de penser autrement »), - comme résistance contre les procédés de contrôle (du discours) : « maîtrisent l’événement aléatoire », - après que l'homme soit devenu objet central de connaissance, - quand le sujet devient pour lui-même objet. Dans "Surveiller et punir", le philosophe fait alors état de processus mineurs (ces micro-pouvoirs - ce qui différencie la loi de la norme - qui s'effacent du champ de la conscience) investissant le corps (normalisation de la conduite des corps : usine, école, caserne), qui détiennent justement leur efficacité par l'absence apparente de toute répression. Foucault en appelle alors à un éveil de l'individualité (qui n'est pas celui de l'ego) : « C’est la notion de conversion à soi-même. Il faut que le sujet tout entier se tourne vers lui-même et se consacre à lui-même (...) Alors que la théorie du pouvoir politique comme institution se réfère d’ordinaire à une conception juridique du sujet de droit, il me semble que l’analyse de la gouvernementalité - c'est-à-dire : l’analyse du pouvoir comme ensemble de relations réversibles - doit se référer à une éthique du sujet défini par le rapport de soi à soi (...) vous voyez que : relations de pouvoir-gouvernementalité-gouvernement de soi et des autres-rapport de soi à soi, tout cela constitue une chaîne, une trame, et que c’est là, autour de ces notions, que l’on doit pouvoir, je pense, articuler la question de la politique et la question de l’éthique » ("L’Herméneutique du sujet" - en m'inspirant d'un texte de Marc Alpozzo : Les stratégies du pouvoir selon Michel Foucault).
L'approche foucaultienne, que je jugerais inappropriée pour les
sociétés traditionnelles - où l'initiation justifierait à elle seule la séparation de caste (de l'ordre des "codes despotiques" chez Gilles Deleuze, mais dont le besoin n'a jamais cessé d'être avec les loges maçoniques), je la considère comme une urgence, malheureusement de plus en plus rare, dans l'entreprise de la non-pensée, de la non-vie dans sa représentation constante du spectacle, qu'est devenu le monde moderne, ses idéaux mutés en idéogrammes des Droits de l'homme. Cette spécificité n'entache en rien la lucidité du philosophe. La période est tant susceptible de troubles majeurs, que la réponse est peut-être individuelle (par un effet de retournement du sens - en réalité personnelle) : "Gardons-nous d'imaginer des tendances au progrès, des principes directeurs des élans vitaux, ou autres entéléchies" (Rostand).
L'éthique parait bien avoir fichu le camp des sphères putrides du Pouvoir, en témoigne cet acharnement fallacieux (c'est l'obligation de démontrer une innocuité) contre le purin d'ortie et autres remèdes naturels, quand 90% des Français ont été littéralement poussés à utiliser des
téléphones portables*.  Il n'y a pas de mots pour qualifier cette lâcheté.
* (Pierre-Jean Garel (Directeur de recherche au CNRS, conseiller du Centre de Biophysique de Clermont Ferrand jusqu’en 1994) sur la dégénérescence de type Alzheimer : "qui pointe chez les adolescents quand ils auront 15 ans de plus comme l'a bien montré le professeur Leif. G. Salford, neurochirurgien à l'hôpital universitaire de Lund, en Suède, au début des années 2000, chez des rats exposés pendant 30 minutes par jour à un téléphone cellulaire, sur une période de 15 jours. Leur cerveau était déjà irréversiblement endommagé" (Biocontact - décembre 2009))
Le monde politique ne devrait peut-être pas tant s'angoisser sur la question des retraites - mais construire d'immenses asiles de fou et creuser des fosses communes. Car, lorsqu'on assiste impuissant au spectacle des vendeuses faisant leur pause sur le seuil du magasin -
la clope au bec et le cellulaire sur la cervelle - on se dit que l'intelligence ne passera pas par là...
Dans ce monde de crétins qu'est devenue la société française (où l'on préfère racketter le stationnement - plutôt que nettoyer les trottoirs), je tiens à mettre en garde ceux qui auraient pour faiblesse d'uriner dans leur propre jardin : un agent de l'Etat pourrait vite assimiler cela avec un détournement de la méthode utilisant l'eau chaude pour éradiquer les mauvaises herbes ! Deux années de prison, cela justifie d'y regarder à deux fois. Il faut convenir qu'il est plus utile, pour le bien commun, 
d'emmerder ceux qui jardinent BIO, que d'aller opérer un contrôle de dépassement du seuil légal de rayonnement, dans les trains, des téléphones portables tous allumés simultanément par d'autres crétins ; il est ainsi plus utile de faire interdire dans l'urgence le purin d'ortie ... que de s'attaquer aux COV, au paraben, aux PEG, à l'irradiation des aliments (rayonnement ionisant), au four à micro-ondes, au téléphone portable, au traitement chimique des fruits et légumes, au raffinage des céréales et des huiles alimentaires, aux graisses hydogénées - à ce que j'en sais !

Les députés et sénateurs peuvent faire interdire le purin d'ortie, ils ne pourront cependant parvenir à éradiquer définitivement toute forme d'intelligence. Depuis une dizaine d'années, je survis en Auvergne ; et je n'ai jamais vu ailleurs une telle proportion de fumeurs - ni autant de crottes de chiens sur les trottoirs. C'est qu'il y a une idiosyncratie commune entre le fait de ne pas se respecter soi-même et de ne pas respecter les autres (faire référence à cette sociogenèse, auprès du maire, m'a fait placer sous la surveillance de la gendarmerie, - toujours le "surveiller et punir" de Michel Foucault). Je n'ai non plus jamais croisé autant d'individus étranges (peu francs du regard*) qui en veulent à mes sous*, qui ne paraissent vraiment pas normaux selon la norme parisienne. Pour ne pas rétrécir mon sujet*, ce qui confinerait vite à l'obsession, je tiens à donner trois petits conseils que je considère comme vitaux face à toute cette stupéfiante non-vie caractérisant l'action politique dans son ensemble :
a) remiser sa montre à quartz contre une mécanique fait baisser considérablement le stress (les cellules ont tendance à calquer leur fréquence vibratoire sur celle du quartz).
b) comparer le développement de plans végétaux arrosés avec de l'eau passée au four à micro-ondes avec ceux traités avec de l'eau normale éveille enfin la conscience. 
c) utiliser des produits cosmétiques BIO coûtent moins cher que la drogue (tabac), c'est meilleur pour la santé, la planète et les animaux (pas de test cruel et indigne).
* (Lorsque ma mère s'est mariée à un Auvergnat, elle dut menacer le village de traverser la place toute nue si les autochtones ne cessaient pas immédiatement de se cacher (pour épier) derrières le rideau, pour ne pas avoir à dire bonjour ; 50 ans plus tard, je constate que les choses ont guère évolué)
* (A peine arrivé, je me faisais escroquer de 250.000 francs et passais deux années à dormir dans la voiture)
* (Les aléas de la vie m'ont fait acheter une maison de bourg où était accroché (aux poutres vermoulues jamais entretenues) le crochet pour suspendre le cochon à saigner, où, selon mes voisins (étrangers eux-mêmes), d'anciens propriétaires déféquaient par la fenêtre, - faute de toilettes. Faire rentrer dans mon affreux domicile une baignoire (la moins chère possible) m'a fait traiter de sale bourgeois, quand je dois garer ma voiture de plus de 20 ans devant la Poste - pour en limiter les dégradations volontaires)

Ainsi donc, il est habituel de mettre la bêtise sur le compte de l'ego (ici avidité et volonté de puissance supplantant l'éthique), ce qui est en soi-même une pure hérésie intellectuelle ; cela procède, entre autre, d'un faux cartésianisme qui est devenu un mode dérivé du "je pense donc je suis" antinomique avec la pensée de Descartes : il s'agissait d'ipséité, de renouvellement de l'Être dans l'instant - à chaque instant - et non d'une intentionalité qui est celle devenue universitaire, dans le sens courant du terme. Lorsque les élus font interdire le purin d'ortie, il ne s'agit ainsi pas seulement de soumission aux lobbies de la chimie industrielle, ou même d'ignorance - auquel cas un espoir de redressement pourrait encore surgir, mais d'une logique a-causale* dans le sens jungien du terme, - mais ici comme signe d'une intériorité dans laquelle l'imagination créatrice n'a plus sa part (monde imaginal de l'Egypte Ancienne), c'est cette rupture de l'Être et de l'étant heideggérien. Cela va beaucoup plus loin que le simple matérialisme qui en est la forme - extérieure.
* (François Favre la jugeant même anti-causale dans les cas de coïncidence significative (en parapsychologie) : "Cette coïncidence significative n’est pas "a-causale", comme l'affirmait Jung, mais anti-causale. Le principe de causalité (sur lequel repose toute la physique, elle-même paradigme de la science) stipule qu’une cause aveugle engendre des effets postérieurs prévisibles. Or le psi n'est pas aveugle mais intentionnel et viole volontairement le principe de causalité. Il se produit quelque chose de physiquement impossible. Autrement dit, le psi relève du principe de finalité propre, d’un déterminisme "lucide", caractéristique de l’activité mentale. Pour penser, il faut être libre, affranchi de toute contrainte extérieure. Le propre de la pensée, c’est la créativité. Mais, bien sûr, pour concevoir ou imaginer, il faut se donner des contraintes intérieures, se plier à des règles. Ces contraintes-là ne se réduisent pas à la raison classique. Quelqu’un qui pense seulement logiquement (qui déduit à la manière dont une cause engendre des effets) n’est pas un être pensant : c’est une machine, un ordinateur. Ce qui ne veut pas du tout dire que les logiciens, les mathématiciens et les physiciens qui font de la recherche fondamentale soient des imbéciles. Bien au contraire. Pour décrire les mécanismes de la déduction et de la causalité, pour élaborer des axiomatiques, pour prouver, pour trouver, il faut être extrêmement créatif ")
Lorsque 
Bertrand Méheust* met à mal la phénoménologie husserlienne, - il témoigne d'un rapprochement qui est non fortuit avec l'annonce de la mort de l'homme de Michel Foucault, ou bien les machines désirantes de Gilles Deleuze. L'élément le plus psychotique, dans la mesure où il ne s'agirait pas d'intentionalité* de contrôle, fut le débat médiatisé (le fait de le médiatiser en est la signature propre) sur l'Identité Nationale - qui est en fin de compte vouloir soumettre l'imaginal aux apparences, un retournement du processus de la vie créative qui caractérise ce qui est défini comme société du spectacle. A partir d'un sujet qui est pourtant bien moins la psychologie que l'étude métapsychique, nous citons alors pour conclure François Favre : "Une science du psi, complémentariste de nature, est incompatible avec une croyance moniste ou dualiste. Pour faire de la psilogie, il faut renoncer à croire en un Dieu créateur, en la Matière ou au Hasard. A ma connaissance, aucun parapsychologue ne veut s’y risquer : que resterait-il sinon l’angoisse d’une responsabilité sans limite ? Un dernier point, très général aussi mais d’actualité, est que la science ne peut se laver les mains de ses conséquences sociales. Non seulement la psilogie, pour exister, ne peut se passer de sciences de l’esprit (du sujet, de l’imaginaire, de l'éthique...), mais la catastrophe planétaire que provoquent conjointement les techno-sciences et les pseudo-sciences humaines exige en plus une action militante en faveur du développement prioritaire d’authentiques sciences de la finalité propre. Ce n’est plus une question académique, mais de vie ou de mort pour l’humanité. Au train où nous allons, c’est fichu".
* ("Les faits du magnétisme et de la métapsychique, pour peu qu’on les prenne au sérieux, font vaciller ces certitudes, et invitent à se demander si Husserl, sous le couvert d’une élucidation phénoménologique donnée comme apodictique, n’aboutit pas tout simplement à systématiser et à absolutiser le sens commun occidental. Si ces vues sont exactes, il faut alors conclure à l’échec d’Husserl. Mais cet échec est un échec grandiose et révélateur, qui montre l’extrême difficulté, ou plutôt l’impossibilité, d’atteindre un socle de certitude dégagée de toute infiltration culturelle. Et surtout qui donne à voir, sous la prétention objectiviste de la phénoménologie, le travail invisible du décrire-construire. Si mes vues sont fondées, en prétendant décrire les fondements ultimes de notre présence au monde, Husserl n’en continuerait pas moins de participer à l’édification d’un certain type d’être humain". Je pense que le terme "participer" a ici un sens tout particulier)
* (Même d'intentionalité soi-disant aveugle, dans le sens donné par François Favre pour les sujets psi. Mais ici il ne s'agit pas d'opposer une méthode scientifique à la transcendantalité, mais plutôt de déterminer dans quelle mesure la société de contrôle, prenant en tenaille les individus, est le résultat d'une volonté lucide d'elle-même ou si elle s'engendre d'une manière plus autonome en s'aliénant toujours davantage les consciences (ultime panoptisme intérieur), redoutable signification de la mort de l'homme chez Michel Foucault)

Ce sont les gens de la rue, le petit peuple, qui ont gardé le plus de bon sens. Face au matraquage hallucinogène des médias et des politiques évoluant dans leurs mensonges, sous le règne de la pensée unique (ah ces micro-contrôles foucaultiens !). Il est encore utile d'écrire que le terrorisme* n'est pas là où l'on voudrait qu'il soit, qu'il est essentiellement du coté américain avec les USA comme premier consommateur de viande (moins 10% de consommation et la faim pourrait être bannie) et partisans de la peine de mort, aussi sûrement propagandistes des attentats du 11 septembre (planifiés afin de contrôler le Monde et ses ressources). Nous vivons donc dans une sorte de représentation où le réel correspond à l'alimentation chimique qui est dénaturée afin de permettre à la fois des profits gigantesques, mais aussi de garantir la progression de la maladie. Mais ce qui se passe échappe pourtant aux gens de la rue, car bientôt la dictature de la peur sera telle qu'un site comme Pleinouest35 n'aura plus le droit d'exister. il y aura, au sens figuré, une caméra dans le cul de chaque citoyen - avant que les nouvelles technologies permettent de prendre le contrôle absolu des cerveaux. Une vraie société d'esclave se profile déjà à l'horizon, car nous sommes trop nombreux sur la Terre. C'est aussi le fait de faire considérer les personnes comme des numéros, qui fait que toute résistance recule. En vérité, il s'agit simplement de la technique deleuzienne de l'homme endetté appliquée à son paroxysme, sauf que les besoins factices précèdent ceux naturels, que la valeur d'usage est illusoire face à celle d'échange. C'est un procédé extrêmement fin de contrôle, aussi celui par lequel René Guénon a vu la création d'une illusion dans le vote démocratique, - pour des intérêts moins nobles. Mon expérience plus personnelle a prouvé à ma petite personne que nous ne sommes que des marchandises, tant avec l'ANPE et l'Etat, qu'avec la préfecture qui ne manifeste plus rien d'humain dans sa relation à l'autre. L'Homme est ainsi animalisé, l'animal est mécanisé, - il est juste rendu à l'état de support destiné à produire de la barbaque. Qui ne respecte pas l'homme maltraite les bêtes - et réciproquement. La société humaine est donc radicalement dégénérée ; si elle se soucie de la planète, c'est uniquement par pensée utilitariste. En un sens, les débris compressés de César récompensent la création artistique actuelle qui est de masse : "Je n’ai pas d’imagination. Elle ne me vient qu’avec le toucher et les yeux. Sans ces deux éléments, le cerveau ne fonctionne pas". César ne pouvait donc que devenir une pure référence républicaine, comme l'interdit du purin d'ortie* par notre élite politicienne (quand elle semble posséder ni le toucher ni les yeux, ni le cerveau bien entendu) ou les si célèbres colonnes de Monsieur Buren qui ne servent qu'à porter un vide qui ne saurait prendre le sens plein de la vacuité : l'Occident n'est plus qu'un cadavre et sa lèpre a contaminé le Monde.
* (C'est un signe que les chasseurs sont bien mieux considérés par le politique que les défenseurs des animaux qui sont de plus en plus assimilés à des terroristes selon les nouvelles lois, dès lors qu'ils prétendent intervenir sur des camps de concentration (élevage industriel) ou d'extermination (abattoirs). S'il s'avère un jour prochain qu'il a bien plus d'un million de pédophiles dans ce pays, nous verrons bien comment s'applique le législatif quand il se veut le garant de la morale ... comme reflet de la société)
* (S'attaquer ouvertement et de manière inique aux méthodes traditionnelles de l'agriculture biologique est emblématique de l'état d'esprit qui initialise le Grenelle de l'Environnement. Car, au même moment, la pollution et les risques majeurs sont ... ailleurs. Citons ainsi pour exemple un extrait d'un rapport (non confidentiel) du CSTB de 2003 (responsable des travaux : François Maupetit) : "Les composés organiques volatils (COV) représentent le groupe le plus important de polluants chimiques rencontrés dans l’air intérieur [Wolkoff et al., 1997 ; Wolkoff, 1998 ; Wolkoff et Nielsen, 2001]. Leur présence est principalement due aux activités humaines mais également aux émissions des produits de construction, du mobilier, des revêtements ainsi qu’à des processus biologiques (végétation, animaux), et au transfert depuis l’air extérieur [Brown et al., 1994 ; Brown, 1999]. En général, les concentrations de COV rencontrées dans l’air intérieur sont supérieures à celles de l’air extérieur. Plus de 900 COV ont été détectés dans l’air intérieur et parmi ceux-ci, plus de 350 étaient présents en concentration supérieure à 1 ppb [Jones, 1999]. Suivant les différentes définitions considérées, le formaldéhyde et l'acétaldéhyde ne font pas partie des COV mais en raison de leur importance, ils sont souvent pris en compte dans la dénomination "COV" [Le Cloirec, 1998]. Certains de ces COV peuvent présenter un risque pour la santé humaine. Le tableau I présente très succinctement la cancérogénicité de certains COV fréquemment observés dans l’air intérieur". Il faut admettre que l'interdiction du purin d'ortie sert indirectement les industriels produisant les produits chimiques phytosanitaires, alors que s'attaquer aux COV serait se mettre à dos l'industrie. Citons UFC Que Choisir : "De plus, les substances cancérigènes que nous avons identifiées dans les émanations des produits testés ont des conséquences à long terme. En ce qui concerne les effets à court ou moyen terme, une étude britannique publiée en octobre 2003 par une équipe de l'Université de Bristol montre que l'impact des désodorisants sur la santé est réel : environ 14 000 femmes ont été suivies pendant plus d'un an, soit 6 mois avant et six mois après la naissance de leur enfant. Chez les mamans, les maux de tête sont associés de façon significative avec l'usage de désodorisants et de parfums d'ambiance. Chez les bébés, les troubles de santé associés sont les diarrhées et les maux d'oreille". Une étude reprenant les analyses d'UFC Que Choisir : "Les bâtons d'encens Ushuaïa émettent par exemple 221 µg/m3 (microgrammes par mètre cube d'air) de benzène (soit 110 fois plus que le seuil recommandé par un arrêté de 2002), 1251 µg/m3 de phtalates et 69 µg/m3 de formaldéhyde (pour un seuil recommandé par l'OMS de 10 µg/m3) ! Le vaporisateur Brise Touch (Fresh brin de muguet) charge l'air de 4 655 µg/m3 de COV (composés organiques volatils) parmi lesquels des allergènes et des perturbateurs endocriniens alors qu'au delà de 200 µg/m3, l'air ambiant n'est plus considéré comme sain par l'EPA ( l'Agence de Protection de l'environnement américaine)". Citons le cancérologue Dominique Belpomme : "Mon approche est simple. En tant que cancérologue, je me suis aperçu que le cancer était une maladie que notre société fabriquait de toutes pièces et qu'il était en grande partie induit par la pollution de notre environnement. (...) Or le constat est évident. Les maladies d'aujourd'hui ne sont plus les maladies naturelles d'hier. Elles sont toutes, ou presque, artificielles (...) Aujourd'hui, notre santé est menacée, en particulier celle de nos enfants, et demain, c'est la survie même de l'espèce qui pourrait l'être (...) ce sont 80 % à 90 % des cancers qui sont causés par la dégradation de notre environnement" ("Ces maladies créées par l'homme"). Alors le purin d'ortie ? Il serait idiot de penser que les voyous sont simplement ceux qui saccagent les voitures dans les citées ou au delà. Ne croyons pas non plus que les végétariens, qui s'attaquent aux laboratoires, aux élevages industriels, soient davantage des terroristes que ceux qui sont à l'origine de la démesure et de l'ignoble devenus le quotidien en Occident...)
Toute notre attitude comportementale découle du monde animal, si ce n'est que notre puissance technologique justifierait que nous devenions enfin intelligents, - mais d'une intelligence holiste et responsable du vivant, comme nouvelle charge en quelque sorte (mais il faudrait pour cela un peu d'humanité, c'est à dire, aujourd'hui, un peu moins d'humanité d'un Homme déjà mort intérieurement). Or, c'est comme si les Gouvernements de la planète trouvaient un intérêt dans le développement accéléré de l'idiotie ; la guerre semble de plus en plus proche, c'est un miracle que l'humanité n'ait pas été encore atomisée. Il est fort probable que, pour les rares survivants de l'holocauste nucléaire (du fait des nombreuses famines à venir quand la population mondiale va exiger le doublement de la production de viande d'ici 2050), des formules comme "travailler plus pour gagner plus" ou "Dieu bénisse l'Amérique", ou même "Allah akbar" servant des nationalismes, seront jugées comme des formes de pousse-au-crime. Quel merdier, à moins que ce ne soit  Mad Max !
La société va encore davantage se scinder entre nantis et Masse affamée, le terrorisme ou les pandémies arrivant juste à temps pour mettre en place les contrôles électroniques, les puces léthales et autres miradors planétaires. Très bientôt, plus rien ne va distinguer la gestion du troupeau humain de celui des bovins. Il fut un temps où vous auriez pu choisir votre destin, peut-être, mais c'est improbable. Cette chance de rester libre ne se représentera jamais, car un nouveau type d'homme est créé.

Cette page d'ouverture du site, censée en être l'ouverture, était donc en vérité la page de clôture - les premiers textes étant bien entendu les derniers.
Considérant la manière dont j'ai été traité par l'ANPE, une préfecture et l'Etat (une radiation alors que j'étais en situation régulière et que je sollicitais une aide pour avoir le droit de me déplacer à un stage), je refuse désormais l'activité photographique associée au paysage, pour me consacrer à mon art - mais de la manière dégueulasse avec laquelle on est considéré ; le site succédant à Pleinouest35 s'intitule donc "
BITOKU", il est dédié à tous ceux qui gèrent la vie d'autrui comme ils le feraient d'une bête à l'abattoir. Dans ce pays, photographier les trottoirs gorgés d'excréments correspond aussi exactement à la réputation qu'à la France à l'étranger, concernant l'hygiène et l'accueil, conforte le degré d'intelligence attesté par les tests comparatifs, peut se revendiquer même du débat retord sur l'identité nationale, et se présente à l'occasion comme ultime alternative aux tentatives, aussi vaines qu'éprouvantes, d'accéder au portrait féminin - créatures perchées sur leurs talons hauts, aspergées d'effluves odorantes ou puantes pour exciter la libido, qui vous toisent de loin.
I
l ne faudrait pas que le politique ou l'administratif se croient tout permis selon des principes égalitaristes utilisés sans aucun jugement ni autre forme d'éthique, faisant oublier un peu trop vite les personnes vivant derrière des numéros, - par exemple profiter qu'un artiste sollicite une aide légitime pour lui enlever aussitôt le minimum vital, pour simplement faire du rendement, du chiffre, et servir son propre intérêt (garder sa place). Et la lâcheté suprême de l'ANPE fut d'avoir évincé tout débat de fond, allant jusqu'à ignorer qu'une erreur appelle des excuses, profiter à l'occasion d'un vice de forme pour se comporter aussitôt en machine sans âme ni cervelle, et ceci incluant la Justice. Les psychologues savent pertinemment que les troubles des banlieues ont leur origine dans un sentiment de mépris partagé ; de la même manière, prendre les individus pour des chiens*, lorsqu'ils appellent à l'aide, ne peut qu'amener ceux-ci à se comporter comme tels. Mon expérience m'apprend que ma dignité n'existe pas et que nous sommes corvéables comme l'étaient les esclaves, que l'état de droit n'est donc qu'un mirage destiné au contrôle des masses, que le respect de la personne s'arrête là où commence l'intérêt de ceux qui tirent les ficelles du Pouvoir. En photographiant les crottes de chien, je mets enfin en corrélation la manière dont je suis considéré, par les comptables, et ma créativité. Un pays de cochons ne mérite et ne doit attendre que des photographies de porc. Un pays qui se comporte, par ses représentants, de manière si minable ... doit impérativement récolter des photographies minables. Je ne me suis pas abaissé à aller en appel, à quoi bon ?
* (Les photographies de ce site ont été réalisées en dormant dehors, en crachant du sang l'hiver, en me faisant refouler des "no overnight parking" écossais, mépriser par les Irlandais qui voyaient que mes ressources étaient limitées (tout juste si l'on ne vous jette pas la barquette de frites - le repas chaud - à la figure), et insulter par des Corses considérant que je fais des photographies sur leur dos ; franchement, je n'avais donc nul besoin du Ministère de la Culture, d'un préfet ou de l'ANPE pour savoir que je ne valais guère mieux qu'un chien errant)
Simple équité et bon sens - si vous êtes incapables d'y déceler la vertu qui s'y cache.
BITOKU ? The very real french touch made with love ! For ever.
Il serait temps de moraliser ce pays, de dresser
philosophiquement ceux qui participent à son encadrement, quitte à réduire les ambitions dans ce domaine. Quand on connaît la quantité de fumeurs et de fumeuses, on ne peut qu'en déduire que le combat pour l'intelligence est malheureusement perdu d'avance. Comment parler de liberté de l'Être à des êtres confondant celle-ci avec leur soumission à des drogues pénétrant le cerveau ? N'en est-il pas de même avec la "mort de l'homme" de Foucault succédant à celle de Dieu de Nietzsche, - c'est à dire le dogmatisme démocratique que certains veulent faire rentrer de force à l'école ? Je revendique le droit à l'intelligence et à la vérité ; tristement, cela passera par BITOKU.
Fabriquer des moutons, c'est cela. Des moutons destinés à "manger la même pâtée", selon la célèbre expression de Günther Schwab.

- Inutile de chercher le livre d'or, car il n'y en a aucun dans ce site ; il faudrait plutôt un tas de fumier pour montrer la société actuelle -
- Ce Monde est dirigé par de la
merde* - on gave même les jeunes enfants avec de la publicité à la télévision, c'est dire ! -
- Ils sont déjà une marchandise sans le savoir -
* (Bonus des banques mais stigmatisation des chômeurs, Grenelle de l'environnement mais Bretagne comme latrines à lisier, Droits de l'homme mais élevage concentrationnaire)
- Seuls les poètes sont abilités à réfléchir sur une Identité Nationale, ... et encore ! -


IL Y A  EN CE MOMENT PLUS  DE 1000 PHOTOGRAPHIES NON LIBRES D'UTILISATION SUR CE SITE FRANCAIS

balises golfe de porto bis 003 bis.JPG
(supprimé par manque de ressources)


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