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Activité photographique exercée
entre 1992 et 2009 - Site pleinouest35
créé en 2003 et clôturé fin décembre
2009 - La quête de vérité Un
site
photographique 100% argentique

Vous ne devriez pas lire
mon texte, juste regarder les photographies,
sinon vous risquez de me rejoindre sur cet avis
: nous vivons dans une "société de cons"
- Un peu plus d'intelligence du cœur et le Monde
aurait pu être tellement différent -
Et
le voile se déchira - ou comment une civilisation
devient une meute de chiens enragés qu'il faut mettre
sous sédatif. Est-il
toujours temps de faire appel à l'intelligence,
au coeur, à l'intelligence du coeur ?
"Comment
peux-tu te préoccuper de la réaction de commerçants
ivres ? Est-ce pour le bien de leur âme ou pour
le tiens que tu excelles dans ton art ?"
(Robert
Silverberg : "Le château de Lord Valentin")
Moins endormir la conscience que ne
le font les médias officiels
dispensateurs patentés d'une Pensée Unique
Finalisation d'un site Internet, avec le
dégoût de la photographie numérique, une haine
viscérale pour les ordinateurs, le virtuel et la
publicité Sonder ne serait-ce qu'un peu les
tripes de la société, et c'est comme agiter de la
matière fécale avec un bâton Ce n'est plus
une civilisation, juste un phénomène entropique
qui matérialise l'âme
Il
n'est pas évident de créer un site de paysages -
en France. La lumière est en général très quelconque,
les paysages sans intérêt particulier, le pays surpeuplé
sur son pourtour et défiguré par le béton, mais
aussi la Culture spécifiquement cartésienne (écrit
dans son sens de borné) est historiquement
très étrangère à cet Art de la contemplation,
aussi les lois administratives comme censées
avoir été imaginées pour brider ou étouffer
les artistes - comme elles l'ont fait en leur
temps des artisans et des paysans, et attestant de
la volonté politique de restreindre tout secteur
favorisant naturellement la maîtrise de
soi, - dans le but reconnu de fabriquer une Masse
de travail malléable, avec la consommation*
correspondante. Dès lors, le capitalisme pas si
sauvage, des flux déterritorialisés, échappait au
diktat des Etats-nation. Le tourisme populaire,
ou le folklore, que je déteste comme les fiertés
régionales en mal d'être, n'échappent jamais à
la règle : objets des boutiques réalisés par
des prisonniers chinois, pacotilles diverses écoulant multitude
de clichés et vraie fausseté historique*.
Rien qui ne puisse donc fonder l'appartenance réelle
à un groupe humain et qui n'échappe à quelque volonté
sous-jacente de récupération politique ou marchande.
Il y a toujours l'épaisseur d'un cheveu entre la
Shoah et l'élevage concentrationnaire (dans les
applications), entre le
traitement imaginé pour le gavage des cochons
et celui appliqué aux fumeurs (dans la considération
pour l'autre). L'homme est
porteur du chaos en tant que facteur entropique
(Les Travaux et les Jours*
d'Hesiode),
les peudo-valeurs démocratiques ne servant que d'aiguillon
pour mener toujours plus facilement le troupeau. En politique, c'est à celui
qui excelle le mieux dans l'art du mensonge et dans
celui de la flagornerie, certains venant même
à croire aux illusions qu'ils dispensent... *
(Pierre Boulez ne devrait pas être si ignorant
de l'intention, qu'il l'argumente une déchéance
culturelle - face à la marchandisation - de
façon plus conjoncturelle que structurelle
: "Les
hommes politiques sont dans leur majorité des illettrés
(...)
Le créateur est plus libre aujourd'hui qu'en 1810.
Cette liberté a un prix : le sentiment d'abandon,
de dilution en effet, qui saisit les artistes contemporains.
A quoi Internet ajoute la grande vitesse de l'actualité
- au sens le plus restrictif de "à
consommer tout de suite".
Mais ce n'est que l'amplification d'un phénomène
déjà ancien : la culture de masse. Un concert classique
grand public concerne au maximum cinq mille personnes.
Les Rolling Stones en rassemblent cent cinquante
mille, et sur Internet des millions.
En France, cela ne risque pas de s'arranger puisqu'on
néglige totalement ce qu'on pourrait appeler la
culture de base"
(Diapason n°583). Merci maestro... Mais, je
postule que ce terme "sentiment d'abandon"
est impropre car faible. Il convient de savoir que
la Culture ne figure qu'à l'article 27 de la déclaration
universelle des droits de l'homme de l'ONU, qu'elle
est objet d'instrumentalisation politique (en
Italie), induit la marchandisation
de l'individu transformé en consommateur :
"A
la mythologie de le différenciation et de la diversification,
on peut opposer l'uniformisation de l'offre tant
à l'échelle nationale qu'à l'échelle internationale.
La concurrence, loin de diversifier homogénéise,
la poursuite
du public maximum
conduisant les producteurs à rechercher les produits
omnibus, valables pour les publics de tous les milieux
et de tous les pays, parce que peu
différenciés et différenciants"
(Pierre Bourdieu dans Contre-Feux). Cette logique fit
que les intermittents du spectacles furent traqués,
puis les droits d'auteur violemment défendus,
la question culturelle à proprement parler ne figurant
pas dans les critères d'un monde politique qui en
rejette, de toute évidence, les attributs.
Le budget du Ministère de la Culture en augmentation
est un leurre quand le niveau culturel
de la jeunesse ne cesse de s'effondrer. Je peux
témoigner de ceci : photographe artiste, je n'ai
connu que les interdictions, les barrages, le Ministère
de la Culture faisant radier immédiatement
du chômage pour avoir sollicité son aide.
Le temps de créativité n'a jamais excédé 10%
du temps de vie, ce site étant ce que j'ai pu finalement en
arracher, dans la privation et les nuits passées
dehors...) *
(Exemple
: la volonté touristique, et politique, a imaginé
LA région d'origine pour le catharisme (des chateaux
cathares qui n'en ont que le nom), en en ignorant les mythes,
l'historique et l'origine même du mouvement religieux qui ne se
limitait pas à leur seule région, - pour attirer les touristes
et leur
porte-monnaie,
tout en se méfiant des spiritualistes (les idées font toujours
peur), allant même jusqu'à imaginer le steak cathare, et le site Le
Panier Cathare d'oser écrire : "Le
canard français,
est avant tout un met incontestable des recettes du terroir
du
sud-ouest
et
fait du canard un ambassadeur de la gastronomie française",
quand le catharisme pronait le végétarisme
:
« Un
hérétique que l'on mène en prison, à travers les rues de Limoux,
se met à pleurer en voyant les bouchers tuer des veaux, près de
l'abattoir de la ville. Il pleurait sur le sort de tous ces gens qui
pêchaient mortellement – et se perdaient – en mettant à mort
une bête »,
René Nelli, "la
vie quotidienne des Cathares du Languedoc au XIIIe siècle".
On sait que le refus de tuer une volaille fit partie des méthodes de
l'Inquisition pour traquer ses hérétiques...) *
(«
Plût
aux dieux que je ne vécusse pas au milieu de la cinquième
génération ! Que ne suis-je mort avant ! que ne puis-je naître
après ! C'est l'âge
de fer qui
règne maintenant. Les hommes ne cesseront ni de travailler et de
souffrir pendant le jour ni de se corrompre pendant la nuit ; les
dieux leur enverront de terribles calamités »)
A la visite du site, en l'occurrence ce texte, vous
remarquerez deux choses : une matière informelle qui
fait que certains sujets reviennent comme les vagues surgissant
des profondeurs d'un esprit qui serait particulièrement
névrosé ou confus, ensuite des informations qui,
additionnées les unes aux autres, paraissent perdre
de leur sens - tellement un parti pris semble
violent et procéder d'une démarche devenant au fur
et à mesure et exclusivement manichéenne, consciemment
... ou pas. Concernant le premier aspect, il
s'agit d'un choix qui consiste alors à faire
glisser sous l'emprise de la désapprobation phénoménologique
de la pensée (en ces temps de pensée
unique,
de spectacle,
on est jamais trop prudent), sa rigueur cartésienne,
pour faire coïncider sujet et objet, grâce
à une synchronicité toute jungienne ; et, concernant
le second, je donne suffisamment mes sources, et
les études correspondantes, pour permettre de les
aborder encore individuellement. Mais la problématique
est vite que la somme devient rapidement inquiétante
: - la Révolution
française
(comme celle d'Octobre ou Mai 68) ne doit rien au
peuple, - le moteur
économique, existe depuis près d'un siècle, -
le cancer
se guérit depuis 40 ans, - l'ANPE*
fut structurée pour entretenir le chômage, - la crise
économique
n'est en rien tangible quand les monnaies sont
fausses (réserve monétaire), - le
11 septembre*
n'est pas imputable aux pays arabes, mais sert à
préparer l'opinion pour la forme actualisée et
plus démocratique du colonialisme occidental sur
sa fin proche et inéluctable, - le tabac*,
dont l'Etat est le vendeur patenté, sert habilement
à distribuer un puissant anxiolytique aux esclaves
destinés au "travailler plus pour gagner
plus", une parfaite actualisation du
Soma
du Meilleur des mondes et qui consiste à interagir
sur le centre nerveux de la récompense, la récompense
et la mort octroyées de manière simultanée ou presque,
en correspondance avec la liberté républicaine
qui enchaîne* bien davantage qu'elle ne libère. Tout
ceci, à condition cependant d'accorder l'ombre d'un
crédit à mon propos (c'est à dire connaître déjà
en soi-même, plus que par soi-même, partie de
ces clefs de la réflexion personnelle - rôle du
fameux "expected signal"), est l'entremise
d'une formidable entreprise de manipulation publique,
une gigantesque tromperie rendue possible par
une bêtise commune qui l'est encore davantage, qui
doit l'être forcément, faisant que cette approche
iconoclaste est toute aussi pertinente concernant
le terrorisme, l'origine américaine du financement
d'Adolphe Hitler, et l'affabulation ou les fantasmes
historiques sur l'identité nationale (s'il
fallait en désigner intrinsèques vis à vis
d'elles-même, ce seraient les identités basques
et celtes déchirées en Europe), etc.
*
(Probable finalité économique, avec Stéphane
Guillou : « Pôle emploi est une parfaite machine administrative pour faire
pression sur les demandeurs d’emploi afin qu’ils acceptent des métiers
souvent difficiles et mal rémunérés, dans les secteurs dits en tension »
, la lourdeur administrative avec Bernard Zimmern
(fondateur de l'iFRAP, livre : "Les Fabriquants
du Chômage") : « ... en France, au lieu de pousser les pauvres à
devenir riches, on aligne les riches sur les pauvres, et la France recule tout
doucement dans le club des nations, elle va bientôt être en tête de la deuxième
division, celle des Républiques bananières (...)
Soustraire les jeunes à la vie active pour pouvoir
cacher l'échec d'une politique en manipulant les chiffres du chômage ne peut
être sans conséquences sur l'avenir d'une nation
», l'idéologie selon l'Institut Montaigne : « Ultime recommandation de méthode, à l’Institut Montaigne, nous
préconisons de fixer des objectifs politiques en termes de hausse du
taux d’emploi plutôt que de baisse du taux de chômage. En effet,
pourquoi viser le moins pire que le mieux ?
»,
la tricherie selon "Le grand truquage"
de Lorraine Data : « Obnubilés
par la qualité de leurs prestations médiatiques, nos gouvernants sont
de plus en plus souvent amenés à procéder à de véritables détournements
de sens des statistiques qu'ils utilisent ».
De là à penser que le chômage intègre les
arcanes indispensables du Pouvoir, un levier de
l'action politique : « Les estimations montrent que le monopole de l'ANPE accroît de plusieurs centaines de milliers le nombre de chômeurs
(...)
Classés dans les ordinateurs de l'ANPE dans des catégories beaucoup trop
grossières pour refléter les cas particuliers ou même tout simplement
le mérite réel de l'intéressé, les chômeurs n'ont que très peu de
chances de retrouver un emploi par l'ANPE (...)
une analyse du Centre d'Études de l'Emploi, organe officiel dépendant du
Ministère du Travail, en coopération avec l'INSEE, montre que seulement
60.000 personnes ont retrouvé en 1995 un emploi stable grâce à
l'Agence, soit moins de 2% des chômeurs
»
(CHOMISTE-LAND). Marc Vasseur
: «
Il (agent de Pôle Emploi
témoignant à visage masqué sur France 3) révélait que les agents de Pôle Emploi avaient des objectifs à
atteindre en termes de radiation des chômeurs. Chaque mois, ils devaient
radier un certain nombre de chômeurs des statistiques officielles, en
trouvant n’importe quel motif plus ou moins valable.
Il révélait que si les agents de Pôle Emploi réussissaient à
atteindre cet objectif de radiation des chômeurs, Pôle Emploi leur
versait une prime ! ».
J'ai vécu l'expérience : radié sous prétexte
d'un document fictif que
l'ANPE reconnaissait ne pas être en mesure de produire
devant le Tribunal - qui pourtant me
déboutait de ma plainte. En amont, le chômage est
favorisé par l'Administration française : « La bureaucratie triomphe dans ce pays, et pour être en règle avec les
obligations fixées par les lois, codes, décrets, arrêtés et règlements
de toutes sortes c'est pratiquement impossible. Les PME peuvent difficilement
s'offrir un vrai service juridique, de sorte que le patron ou son adjoint
devra passer des journées entières en paperasseries, démarches ou déclarations.
Il aura toujours un inspecteur sur le dos
(...) Le chômage que subissent les Français est un scandale,
parce qu’aujourd’hui on sait pourquoi il y a du chômage mais on sait
aussi comment l’éliminer »
(Jacques Garello,
dans Revue des Etudes Humaines).
Voici donc rapporté de quelle manière sont
traités ceux qui ont l'insigne mérite de produire
la richesse du pays et ceux qui sont plongés
dans la précarité : fraudeurs
et bétail,
même pas ce soupçon d'éthique qui incite à se comporter
soi-même avec moralité ou déontologie,
- rien d'autre qu'un élevage d'êtres humains se
situant entre ... camp de travail et abattoir.
Le fait que pas davantage de familles ne quittent
volontairement ce sol est quelque chose qui, en
vérité, m'a toujours stupéfait, qui gardera
pour mon entendement un certain mystère en dehors
de la désignation du panopticisme foucaultien jamais
détaché de la société disciplinaire. C'est pavlovien
et infiniment pervers, un jeu politique dangereux
- même si la finalité est le tout-sécuritaire.
Le fait ultérieur de se débarrasser des Roms atteste
bien que l'espèce humaine est gérée comme
un cheptel, que les idéaux démocratiques protègent
autant la personne que la clôture de la prairie dans
laquelle sont parqués les animaux destinés à
la viande de boucherie. Nous avons autant animalisé
l'homme que mécanisé l'animal. Aussi, la Nation
semble scindée en deux parties inégales, celle du
rendement et du populisme s'accordant moulte
médailles du mérite et Légion d'honneur (Cpolitique
: "la Légion d’honneur 2010 permet de se faire une idée de la collusion
entre le pouvoir en place et les personnalités du monde du spectacle, de
la vie associative, de la diplomatie et du sulfureux monde des affaires"),
puis
celle de la résistance écologique et intellectuelle,
notamment les donneurs
d'alerte non protégés
par la loi, en France, malgré ce rapport européen
(Assemblée parlementaire - Doc. 12006,
14/09/2009)
: "L’Assemblée parlementaire reconnaît l’importance du
signalement par les «donneurs d’alerte» – toute personne qui tire la
sonnette d’alarme afin de faire cesser des agissements pouvant
représenter un risque pour autrui – car ils permettent de renforcer la
responsabilisation et de mieux lutter contre la corruption et les abus,
dans le secteur public comme privé (...)
Les «donneurs d’alerte» potentiels sont
souvent découragés par crainte de représailles, ou parce qu’aucune suite
n’est donnée à leur alerte, au détriment de l’intérêt public pour une
gestion efficace et la responsabilisation dans les affaires publiques et
les entreprises privées
(...)
Le Royaume-Uni semble tenir lieu d’exemple dans ce domaine
du droit, tout au moins au niveau européen. Il fut l’un des premiers
pays européens à légiférer sur la protection des donneurs d’alerte, sa
loi a même été décrite comme «la loi de plus grande envergure relative
aux “donneurs d’alerte” dans le monde entier» (...)
Dans la plupart des pays européens, les normes politiques et
administratives ne valorisent pas le signalement. En Pologne ou en
France, par exemple, cet acte est facilement assimilable à une
dénonciation et fermement condamné dans les deux cultures"
(Rapporteur : M. Pieter OMTZIGT, Groupe du Parti populaire européen).
La France, pays de la Liberté et des droits de l'homme
? Ou juste une esbroufe destinée au peuple
? N'oublions pas, à l'échelle des pays, que
c'est cette même idéologie - plus
particulièrement de gauche
- qui soutint (et depuis Jules Ferry) le colonialisme pacificateur (l'Algérie), puis que l'Occident (dont
la France) a armé à outrance l'Irak
ayant mis toute son armée à son service contre
la République Islamique
d'Iran, Irak qui s'est ainsi trouvé endetté
quand le Koweït s'attaqua à ses intérêts pétroliers,
et qui est tombé dans le piège
tendu par les USA (propos tenus par l'Ambassade,
c'est à dire non ingérence dans les affaires
intérieures, qui attestent la trahison).
Des guerres meurtrières lancées sous prétexte
d'humanisme à la popérisation, que de millions de
morts et de laissés-pour-compte il faut, au
nom des principes démocratiques, pour voler
toute l'énergie satisfaisant à la croissance
mondiale ! J. Garello pense, et avec bon
sens, que seule la création de richesse
s'oppose au chômage, mais n'est-ce pas celle-ci
qui génère la guerre ? Les droits de l'homme
(flatter) resteront donc une valeur sûre pour la
géopolitique et la problématique du chômage
(punir) une clef essentielle du Pouvoir...
Pour finir la parenthèse avec un humour particulier,
citons ces hommes politiques qui n'ont cessé de
faire réduire le nombre de surveillants dans les
écoles, pour penser ensuite y mettre des policiers...)
*
(Alain Benajam (ancien administrateur du si sulfureux
Réseau Voltaire) : "La « lutte » contre l’antisémitisme est devenu paradoxalement le thème
favori de l’impérialisme, le paradoxe vient de l’origine nazie de l'idéologie impérialiste, mais celui-ci réussit maintenant à
instrumentaliser à son profit les tourments supportés par les juifs
d’Europe par le passé. Quoi de plus terrible que l’holocauste ! Associer
tout adversaire en partisan de l’holocauste juif doit donc présenter un
intérêt politique considérable. Cette instrumentalisation paradoxale
vient de la confusion qu’il induit entre antisémitisme et antisionisme.
La fabuleuse rhétorique de l’impérialisme est la suivante. Critiquer le
colonialisme Israélien c’est critiquer l’impérialisme anglo-saxon et
vice versa, c’est donc être antisémite et donc un monstre partisan de
l’holocauste. Contester les versions officielles attribuant à de pseudo
terroristes islamistes les crimes commis par l’impérialisme comme les
attentats du 11 septembre 2001 ou ceux de Londres de juillet 2005 c’est
être révisionniste et négationniste de la même manière que ceux qui
nient justement la réalité de l’holocauste. Les média corrompus sont
priés de se plier à cette rhétorique. Tout contestataire des crimes
inouïs de l’impérialisme est derechef submergé par un flot ininterrompu
d’insultes venant de toute part avec les mêmes phrases comme dupliquées
de celles d’un maître (...)
Aujourd’hui, une société très secrète de 9 membres gouverne le monde,
elle est présidée par Dick Cheney, elle professe en son sein la pire des
idéologies nazie, d'anciens SS en ont été récemment les membres, elle
dispose d’un groupe de tueur, le SSA !".
Il ne s'agit cependant pas, dans mon site, de
prendre position pour des régimes iranien ou libyen,
ou leurs
amis dérangés,
pas davantage de dispenser un racisme.
L'agitation haineuse et les fanatismes
(naturels ou orchestrés) vont un jour ou l'autre
générer l'holocauste nucléaire. Il est étonnant
que la troisième guerre mondiale - déjà probablement
initiée
avec le 11 septembre, comme le firent l'Attentat
de Sarajevo, l'Incendie du Reichstag (peut-être
pas celui de Rome, sous Néron), Pearl Harbour,
ou Mai 68 (même
si la CIA eut
recruté Michel Crozier et Raymond Aron
- ancien condisciple de Sartre devenu ...
atlantiste, mais ayant maintenu avoir ignoré
jusqu'en 1967 (la veille de 1968 !) le financement
par la CIA du Congré
pour la liberté de la culture
fondé à Berlin en juin 1950, lui-même co-fondateur,
- pour structurer la démarxisation
sur le sol européen - face aux bolchéviques),
n'ait
pas encore ravagé la surface de la Terre. A cause
du risque colossal ... sans doute. Mais la
guerre n'est pas la "continuation de la paix
par d'autres moyens", et c'est la paix qui
est celle de la guerre, et selon les intérêts
du moment et l'échiquier mondial. Mitterrand en
avait lâché la confidence face aux USA. Quant aux
Pays comme l'Iran ou le Pakistan (où 82%
de la population est favorable à la lapidation
pour adultère
- un sondage du Pew Research Center), la Charia
est l'émanation d'âmes porcines : "Ceux qui font la guerre à Dieu et à son messager (Mahomet) et cherchent le désordre sur terre,
leur salaire sera d’être tués ou crucifiés ou d’avoir une main et le pied opposé coupés ou d’être bannis du pays. Ce sera leur honte en cette vie et ils auront dans l’autre le
tourment sans borne" (Coran 5 : 33).
Mais, citons Massoud Khalim (Président de Muslims Against Sharia)
: "En tant que musulman américain, je suis personnellement offensé quand je
lis qu’il y a des bassins dédiés aux ablutions des pieds dans des lieux
publics comme les aéroports municipaux, les collèges des États, etc.
Je pense que la meilleure façon de lutter contre ces violations
flagrantes de la constitution est de transformer ces bassins en
urinoirs".
Ce choc des civilisations est celui de la transformation
des techniques de gouvernance, évoquant ce passage
de la société des codes despotiques à celle disciplinaire,
puis à celle de contrôle et dont le concept
fut initié par Michel Foucault. Citons l'intellectuel
iranien Abdolkarim
Soroush :
"De
nos jours, la liberté de parole, la liberté des partis politiques, la
liberté de la presse, la liberté des opposants et des citoyens, etc.,
peuvent être examinées sous un angle différent. Celles-ci sont inscrites
au fronton de la cité et de la modernité. Elles se trouvent en tête des
droits de l'homme moderne et le fait de les violer ôte toute légitimité
au pouvoir. Elles ne constituent pas uniquement des droits mais sont
également une méthode en l'absence de laquelle gouverner à l'époque
moderne est non seulement illégitime mais impossible".
Illigitime ? Cela reste à démontrer. Impossible
? Certainement. Tout n'est qu'une question
de Pouvoir dans le rapport inhérent entre coercition
et influence. Mais, ce n'est pas parce qu'est interdite la
burqa, et imposée la parité, que le rapport
entre sexes est plus avisé. L'été 2010, j'ai
photographié le bord de mer : les mères de
famille ramènent d'urgence leurs enfants - quand
on passe à moins de 10 mètres, appellent
la surveillance - quand l'homme seul fait du camping, jettent
un sale œil quand vous prenez un verre
sur la terrasse, et sans avoir choisi la table
la plus éloignée. Mise en branle du cerveau
reptilien, fantasme féminin du viol ? Pénible. Il
reste que la Charia, comme les idéaux démocratiques
de Locke inspirant Soroush, procède du mauvais usage
de la volonté : "les vrais croyants doivent libérer leur foi de leur propre volonté – non
pas parce qu’elle est imposée, ou héritée, ou une partie de la culture
locale dominante. Devenir croyant sous la pression et l’obligation n’est
pas une vraie croyance",
- il est dommage que cette profession de foi
démocratique ne fasse pas tenir une mise
en garde correspondante pour les Lumières,
vis à vis de ce qui, en Occident, est devenu
toujours davantage la pensée
unique,
qui ne tranche certes pas les mains, et fort heureusement,
- mais façonne la pensée. Ainsi, lire John
Locke (les Lumières anglaises) est une bonne chose,
mais Alexis-Henri-Charles Clérel, vicomte de Tocqueville
- pour les effets en Amérique des dites Lumières,
également. Si il me fallait accorder quelque vertu
à la société islamique, et une unique, c'est
probablement la séparation
des sexes
appliquée dans la vie quotidienne, un bonheur non
consommé en Occident. Pour avoir ainsi tenté, mais
en vain, de faire un portrait féminin, à Paris
et pendant 18 années - retentant chaque jour
l'expérience - je sais ce qui l'en est de l'aversion
hallucinante des femmes qu'entend cacher la
pulsion procréatrice et abrutissante de l'espèce.
La question n'est pas tant celle de la violence
conjugale, que d'être surpris qu'elle ne soit
pas la règle...)
*
(Un projet particulièrement démoniaque, le tabagisme.
Wikipédia : "La nicotine
contenue dans la cigarette agit aussi, indirectement, sur le système
de récompense. Elle active les récepteurs à acétylcholine, ce qui entraîne la libération de dopamine. D'autres substances augmentent également la quantité de dopamine, dont certains stupéfiants tel que la cocaïne
(...)
Le pouvoir addictif de la cigarette est comparable a celui des drogues
dites "dures" comme l'héroïne par exemple. La présence d'additifs
contribue à renforcer encore les phénomènes de dépendance : on soupçonne
par exemple l'ammoniaque
de favoriser le transfert de la nicotine au cerveau en abaissant le pH
de la fumée. Même chose pour la théobromine, cet extrait de cacao agirait comme bronchodilatateur, augmentant la surface d'échange dans les poumons
entre l'air et le sang".
En France, il se vend plus de 50 milliards de cigarettes
chaque année (54.4 en 2008 et plus de 5000 milliards
dans le Monde), chacune prend 7 minutes de temps
pour la brûler et supprime 11 minutes de vie.
De la même manière que les buralistes aiment afficher
les gros gains du loto, ils pourraient suspendre
un afficheur lumineux qui communique en temps
réel (selon leur propre vente de l'instant) la quantité
correspondante de temps de vie éradiquée à chaque
point de vente, avec une médaille en or pour le
Meilleur - non pas ouvrier ou artisan - mais Exterminateur
de France
... Un beau métier au service de l'Etat
!!!)
*
(Exemple : la consommation de sodas vendus en grande
surface. Non seulement chers et responsables de
l'obésité, ils sont une source privilégiée de pesticides
cancérigènes (tout comme les OGM qui sont en majorité
des OGM dits pesticides, c'est à dire : soit qu'ils
fabriquent leur propre pesticide, soit qu'ils en
tolèrent plus, soit les deux), comme le communiquaient
en 2006 actualites-news-environnement : "L'étude publiée début août par le centre indien des sciences et de
l'environnement (CSE), a révélé que sur 11 boissons produites par
Coca-Cola et Pepsi Cola, les 57 échantillons prélevés de 25 usines
différentes contenaient un haut niveau de résidus de pesticide. Le
centre indien des sciences et de l'environnement (CSE) assure avoir
trouvé un cocktail de 3 à 5 pesticides différents dans tous les
échantillons"
et le MDRGF de François Veillerette : "Son nom : «Coke-Pepsi-Pesticide II», tel qu'inscrit sur un rapport
publié la semaine dernière par le Centre for Science and Environment
(CSE), une grande ONG indienne. Que dit l'étude ? Que deux
multinationales américaines, PepsiCo et Coca-Cola, commercialisent des
sodas truffés de pesticides. Ainsi, 57 échantillons prélevés sur 11 de
leurs boissons affichent des résidus chimiques (dont du DDT !) 24 à 200
fois plus importants que la loi ne l'autorise. Une loi qui n'est
toujours pas entrée en vigueur...Discrédit. C'est là où ça devient
intéressant. En 2003, déjà, les deux cadors du cola avaient été pointés
du doigt par le CSE. Cette année-là, l'ONG avait trouvé des pesticides
dans l'eau de 17 marques, mais aussi dans les colas américains. Le
Parlement avait promis une réglementation... restée dans les tuyaux du
Bureau of Indian Standards. Car le lobbying est entré dans la danse. Le
CSE parle de pressions en coulisses, de coups de fil dans les arcanes du
pouvoir, mais aussi de tentatives du gouvernement pour jeter le
discrédit sur la crédibilité de l'ONG, «des enquêtes fiscales remontant
sur vingt ans», et même un comité parlementaire censé enquêter sur la
véracité de son rapport. «On s'est retrouvé sur le grill», dit un
militant du CSE".
Soulignons l'activisme héroïque de Max Keiser qui
a créé un fonds spéculatif destiné à faire
baisser le titre de Coca-Cola en Bourse, quand des
producteurs indiens se serviraient désormais de
ces sodas comme pesticides ("Alors qu’un litre d’Avant, de Tracer ou de Nuvocron, trois pesticides
indiens très répandus, se vend environ 10 000 roupies [soit 170 euros],
un litre et demi de Coca-Cola fabriqué en Inde ne coûte pas plus de 30
roupies [soit 50 centimes d’euro], ce qui limite à 270 roupies le coût
de pulvérisation d’un demi-hectare",
source : Courrier international). Sur le site Agir
ici et maintenant : "Depuis quelques mois, les ventes de Coca-Cola s’effritent et le cours de
son action a perdu 16%. Qualifiée de « géniale » par l’Université de
Stanford, la méthode de boycott de Max Keiser doit lui permettre de
récolter 100 millions de dollars pour son fonds spéculatif. Prochaines cibles annoncées : McDonald’s, Wal Mart, Microsoft ou encore Shell")
Il
est facile de se rendre compte que toutes les entreprises
économiques qui prospèrent - et sont la fierté du
monde politique, pour l'emploi, la croissance ...
ou le PIB - sont des entreprises de mort et
de destruction, mais aussi que la laideur la plus
grotesque est favorisée à chaque coin de rue, afin
d'habituer la Masse au règne guénonien de la Quantité
pure. Dès 1789, des suites de la "Querelle
des Anciens et des Modernes", fut déconstruite
toute pensée à l'origine des tracés
d'harmonie*,
si ce n'est que subsista quelques rares penseurs
post-heideggeriens, et même Alain Finkielkraut décelant
dans le "tout culturel" démocratique l'esclave
courbé devant le mythe du progrès : « Car la culture, c'est la vie avec la
pensée. Et on constate aujourd'hui qu'il est courant de baptiser
culturelles des activités où la pensée n'a aucune part ».
Avec l'Art contemporain, tout un chacun EST enfin
devenu un artiste, l'était déjà en potentialité.
Tout est valeur égale, tant est si bien que c'est
la mode qui dicte le goût et permet de
diriger les ventes (le cinéma et la musique se jugent
donc à l'aulne des chiffres), d'induire le consommérisme.
La maladie psychique suintant des oeuvres difformes
ne sont même plus senties comme telles, - alors,
la monstruosité devient libération des codes despotiques
et de la rigueur des valeurs des sociétés dites
traditionnelles. L'absence de sens n'est même plus
pensée comme telle, puisque c'est le sens qui
génère la pensée et que, en l'absence de cette qualité,
toute réflexion ne peut être qu'une non-pensée,
un vide nihiliste qui se suffit à lui-même, - comme
la société qui n'est vécue, ou même appréhendée,
que par sa dimension purement économique. La
réalité n'est donc plus porteuse de valeur
: c'est la porte ouverte à toute représentation
du spectacle ou une répétition mécanique
de la vie. Il n'est donc pas surprenant que nous
ayons pollué la Terre sans vergogne : nous possédons
ce vice en nous-mêmes, plutôt : c'est lui qui nous
imprègne de longue date, depuis que nous revendiquons*
notre propre liberté... *
(Domaines vidés de leur substance par la République
: l'Harmonie
d'origine pythagoricienne (les mathématiques, du
nombre d'or à la Musique contrapunctique de Bach)
et la médecine par les plantes ou herboristerie
reconnue en France dès 1312, mais abrogée par
Pétain en 1941, question de s'en prendre à
la fois à l'élitisme de la pensée ou de l'approche
du réel, tout en préparant le règne de la quantité.
Depuis, la Musique n'en finit pas de sombrer dans
le chaos mental et le coût des maladies de
progresser, toutes choses utiles à la Croissance) *
(Claude
Lévi-Strauss : "...
n'est-ce-pas le mythe de la dignité exclusive de la nature humaine qui a
fait essuyer à la nature elle-même une première mutilation, dont
devrait évitablement s'ensuivre d'autres mutilations ? On a commencé par
couper l'homme de la nature, et par le constituer en règne souverain ;
on a cru ainsi effacer son caractère le plus irrécusable, à savoir qu'il
est d'abord un être vivant. Et en restant aveugle à cette propriété
commune, on a donné champ libre à tous les abus. Jamais mieux qu'au
terme des quatre derniers siècles de son histoire l'homme occidental ne
put-il comprendre qu'en s'arrogeant le droit de séparer radicalement
l'humanité de l'animalité, en s'accordant à l'une tout ce qu'il
accordait à l'autre, il ouvrait un cercle maudit, et que la même
frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d'autres
hommes, et à revendiquer au profit de minorités toujours plus
restreintes le privilège d'un humanisme corrompu aussitôt né pour avoir
emprunté à l'amour-propre son principe et sa notion". Enfin,
citons Isaac Bashevis Singer : "Toutes ces explications, selon lesquelles la nature est cruelle et donc
nous sommes en droit d’être cruels, sont hypocrites. Rien ne prouve que
l’homme soit plus important qu’un papillon ou qu’une vache. Je
considère le fait d’être devenu végétarien comme la plus grande réussite
de ma vie. Je ne prétends pas sauver beaucoup d’animaux de l’abattoir,
mais mon refus de manger de la viande est une protestation contre la
cruauté. Personnellement, je ne crois pas qu'il puisse y avoir de paix
dans ce monde tant que les animaux seront traités comme ils le sont
aujourd’hui".
C'était également l'enseignement de Pythagore. Il
conviendrait de "botter le cul" des
hommes politiques...)
Il
y a une page "Qui
suis-je ?"
dans ce site, mais celle-ci est bien davantage le
également de même - par moi-même - au travers
d'une perception du monde et du Monde. Vous
remarquerez également qu'il n'y a aucun portrait
féminin, - mais comment des créatures machiniques*,
dont la sympathie ne s'accorde qu'avec des personnes
à l'intelligence encore plus faible que ne le serait de
l'écrire, pourraient-elles tisser des liens
autrement qu'avec l'artifice d'effluves de
parfums nauséabonds, faisant qu'il serait judicieux
de porter un masque à gaz, tout en changeant continuellement
de trottoir ? Sinon, en forçant le trait, mais
à peine
et juste pour le geste empathique, disons que je
refuse obstinément les étiquettes du Monde
moderne, c'est à dire pas de viande* - car
c'est criminel à tout point de vue, et pas de Démocratie
- car c'est la plus effroyable entreprise de conditionnement
collectif, aucune famille - car l'homme
n'est plus que la composante économique d'un troupeau
d'élevage, pas de tabac - car l'Etat récupère 80%
de la vente de cette drogue et se comporte en proxénète,
en trafiquant de drogue et en assassin des plus
stupides parmi l'espèce humaine, une espèce juste
rendue à l'état de bêtes humaines, une société du
chiffre, de l'ignorance et de la bêtise la plus
crasse... Fort heureusement - et bien que la
photographie ne soit toujours pas considérée légalement
comme un Art dans cette société débile - il
reste le paysage, la Nature non encore totalement
défigurée par l'agriculture, plutôt l'élevage qui
fait du territoire un gigantesque camp d'extermination
sanguinolent, avec le lisier qui ruisselle
sur la terre. Si j'étais Dieu ou un démon,
je redonnerai au terme Némésis - ou don de ce qui
est dû - tout son sens vengeur face à la conscience
humaine devenue la honte même de l'Intelligence.
Je déchaînerais tous les éléments apocalyptiques
que je serais en mesure de lâcher sur cette bêtise
incarnée, - comme de refuser de voir que les
idéaux démocratiques ne sont que fourbe tromperie
et luxe de pacotille des pays
riches affamant un sixième de l'humanité*,
instrumentalisant
même le dogme pour piller la Terre. Je hais les
imbéciles, les manipulateurs et les salauds... Les
salauds ne sont plus des dictateurs aujourd'hui, -
ils deviennent de très bons démocrates, ne sont
jamais les derniers à hurler parmi les loups...
*
(Dans le rôle principal, voici la reproductrice
lambda - jupe au "ras du cul" (pour ne
pas être vulgaire) - enfermée dans son monde bien
à elle et totalement verrouillé, qui, lorsqu'elle
ne peut même pas s'empêcher de fumer en présence
de sa progéniture, devient le prototype insupportable
de la "connasse sur pattes", une
appellation d'origine maintes fois contrôlée ; ce
qui est à proprement parler effarent, c'est que
ces créatures, qui se pensent trop supérieures pour
répondre à un photographe, qui - à cause du
tabac - crèveront à 51% d'un cancer, ne pensent
même pas un court instant que l'envie - qui est
la leur - est fabriquée de toute pièce par
des drogues qui se diffusent dans leur si frêle
cerveau, afin d'éradiquer par addiction la
population devenue inutile au delà d'un certain
âge, où en quelque sorte ce sont les plus idiots
qui se dirigent d'eux-même
vers la mort, dans le cadre d'une refondation de
la chambre à gaz. Quant à l'élément reproducteur,
il est censé être universel par le "mouvement
de parade" (selon Konrad Lorenz les grandes
similitudes entre espèces ne s'expliquent que par
la descendance d'une forme ancestrale commune, c'est
à dire inscrits dans le génome des animaux, et
sans correspondre à une téléonomie). Le
problème est que la mode et les conventions
vestimentaires font qu'il n'y a plus besoin
du dépassement d'un seuil d'activation, car, par faute
d'inhibition sociétale, le stimuli externe dépasse
en puissance l'excitation interne. Et concernant
le tabac, pour revenir à la bêtise sociale, citons
Margaret
Chan (Directeur général de l'OMS) : "Pour pouvoir survivre, l'industrie du tabac doit remplacer les
consommateurs qui meurent ou cessent de fumer par de nouveaux fumeurs
qu'elle doit recruter quand ils sont jeunes. Elle le fait en créant un "filet de
commercialisation" complexe qui piège des millions de jeunes partout
dans le monde, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour
leur santé".
Il est estimé que 500 millions de fumeurs actuels mourront
des effets du tabac, et 250 prématurément. Aussi,
d'après l'OMS : "La cigarette reste le seul produit légal qui tue la moitié de ses
utilisateurs réguliers lorsqu'elle est consommée tel que prévu par le
fabricant" ; Catherine Le Galès-Camus (Sous-Directeur général) : « Le tabagisme est le principal facteur contribuant à ce qui est
aujourd'hui une épidémie mondiale de maladie chronique ».
Que font donc les élus ? Pousser les fumeurs hagards
et au regard si inexpressif vers le seuil
des cafés, brider les dealers
de l'Etat
sur les jeunes consommateurs. Ils sont tellement
occupés à faire interdire le purin d'ortie, à s'attaquer
aux associations écologistes, à stigmatiser
les chômeurs ; les conséquences du tabac restent
- part la qualité destructrice - excellentes pour
la Croissance (récupération de taxes et dépenses
sanitaires), quand l'augmentation signifiante
de la mortalité satisfait à la problématique des
retraites. Suis-je suffisamment agressif dans cette
première
parenthèse ? Je l'espère, car c'est une démarche volontaire -
tant le sens de mon propos est : n'avez-vous
donc jamais conscience de penser en troupeau bêlant
destiné
à l'abattoir ? Certains ne vont pas saisir l'origine
de cette mise en relation entre "connasse
sur pattes" (deux ou quatre, pattes ?), tabagisme
actif et photographie ; disons que c'est un
plaisir toujours renouvelé que d'observer des créatures
- à l'aversion suintante - dépenser leur argent
pour brûler à chaque clope 11 minutes
de leur insignifiante vie. Concrètement,
il s'agit d'une invention géniale - car porteuse
d'un indéniable eugénisme plus aristocratique que
citoyen, à l'exception du tabagisme passif
hautement criminel. Les guerres et les pogromes
interviennent chaque fois que l'humanité est en
surnombre, aussi, trouver un procédé directement
imputable au comportement des individus les
plus bêtes, pour les éliminer, n'est-ce pas
en fin de compte formidable ? Que dire d'autre ?
Peut-être qu'il est à déplorer un relatif manque
d'efficacité. Le tabac non brûlé contient 2500
composés chimiques et la fumée de cigarette 5300
produits chimiques (une soixantaine sont reconnus
comme cancérigènes : benzopyrène, naphthylamine,
uréthane, chlorure de vinyle, toluidine, dibenzacridine,
polonium 210, etc. - Cancer Society of New
Zealand), alors, ne serait-il pas possible de faire
mieux encore, ne serait-ce que pour la question
des retraites et l'emploi ? Malgré tout, du
seul point de vue de l'éthique, les industriels
et les hommes politiques sont redevables
envers le mirage créé autour de Ben Laden : désigner
un ennemi public n°1 fait oublier les véritables
criminels. Est-ce tout ? Certes non et de loin.
Les choses étant imbriquées les unes dans les autres
(comme les poupées russes), il convient de rapporter
l'analyse plus confidentielle concernant l'appât pour
lequel on culpabilise le tabagisme et
qui
consiste à maintenir sous silence les causes réelles
(exemple : les COV) de la pollution de l'air, de l'augmentation phénoménale des cancers...
Selon Freud, "tout le bruit de la vie provient surtout de l'Éros ... de
l'Éros et du combat contre l'Éros !'', sachant que les "pulsions de
mort" maintiendraient un
équilibre face à la tendance unificatrice des
"pulsions de vie", - que pour le psychanaliste la pulsion de plaisir
serait au service de celle de mort (qui remet en cause le principe même
de plaisir - par la compulsion de répétition : celle qui nous
pousse à agir malgré nous), - pour renouer avec le repos du non-vivant,
l'anorganique (décelé au sein du processus biologique lui-même par Freud
: "Le concept de pulsion nous apparaît comme concept limite entre
le psychique et le somatique, comme le représentant psychique des
excitations, issues de l'intérieur du corps et parvenant au psychisme,
comme une mesure de l'exigence de travail qui est imposée au psychique
en raison de sa liaison au corporel"), un nirvâna qui
correspondrait au pur
Néant. Cet été 2010, je n'aurai pas réussi à réaliser un seul portrait,
les jeunes femmes me paraissant incroyablement idiotes et enfermées
dans un comportement d'espèce : "jupe raz du cul" pour l'Éros et "clope au bec" contre
l'Éros, et aucune place ne subsistant plus - entre ces deux
pôles extrêmes et caricaturaux - pour un photographe. Ainsi, il ne faut
certainement pas comprendre dans la raison inconsciente de la prochaine
campagne contre le tabagisme (utilisation de photographies
explicites de l'agonie) une stricte finalité du raisonnement
sanitaire, - mais davantage la volonté perverse de flatter la pulsion de
mort qui va alors servir au mieux les intérêts d'un tabagisme génocidaire
(il s'agit d'ironie, car le Pouvoir
n'éradiquera jamais les idiots pour ce qu'ils sont, bien au contraire, car
la bêtise et l'ignorance sont le fond
de commerce du "droit de vote" : un infime
pourcentage d'intellectuels et de penseurs, une
gigantesque Masse humaine peu évoluée (qui
est maintenue avec science dans le stress et la
précarité), puis une caste de riches marchands
et de bonimenteurs professionnels faisant leur beurre). Mais
alors, plus efficace que le Führer dans l'exercice
des pulsions de morts ? Oui, c'est possible.
Ainsi, fumer-mourir serait un acte à rebours d'affirmation de soi (se
détruire par réaction à ce que
l'on est pas de manière affirmée ou phallique) quand c'est l'instinct
de l'espèce qui seul nous fait croire que nous désirons procréer
; ne pourrait-on extrapoler cette approche avec la société : considérer
que la pollution par les produits chimiques s'attaque à la
volonté de croissance économique (comme la manifestation inconsciente de la
pulsion de vie) ? Le monde moderne est comme composé d'êtres robotisés
(puisque "sombrant hors de l'Être" selon
la terminologie heideggérienne : "Ce n'est qu'à partir de la Vérité de l'être que se laisse penser l'essence du Sacré"),
et guère éloigné par le mode de fonctionnement de la programmation informatique,
faisant du virtuel la réalité.
Des êtres machiniques, aussi déjà les machines désirantes chez Gilles Deleuze.
Un Temple semble dédié à cette finalité mortifère
s'attaquant aux prétentions naturelles de l'Être :
tous les innombrables paquets de cigarettes affichés
au mur, chez les buralistes, et
signifiant pour chaque unité trois heures de
vie en moins.
N'est-ce pas semblable, dans l'inversion, au
culte rendu aux morts avec les noms des victimes
gravés postérieurement dans la pierre, pour l'ultime
sacrifice de l'Être, pour son annihilation ?
Selon Heidegger : "Il n'est pas possible de faire être par la volonté ou la parole les choses elles-mêmes".
Les industriels sont coupables de faire la "chose
elle-même" : diffuser, en la combinant, une
drogue
du plaisir ("récompense", comme à un chien
dont on tapote le sommet du crâne en disant : "il
est gentil le chien-chien" ; les fumeurs expirant
la fumée ont le même regard niais que celui de l'animal à
cet instant) qui sert à berner leurs propres
clients sur leur volonté intrinsèque. N'est-ce
pas indubitablement satanique
et proche de l'action politico-économique ?
En comparaison, les sociétés traditionnelles utilisant
les champignons hallucinogènes (pendant le rite
chamanique, la communication avec les Ancêtres, ou
raison pour laquelle seraient connus les premiers
Chrétiens de Rome : un symbole christique de l'Amanita muscaria (Robert AMBELAIN
: "...
ésotériquement,
ce champignon, l'Amanita muscaria,
est le mystérieux fruit du Jardin
d'Eden. À Plaincourault, près
de Mérigny (Indre), c'est lui, démesurément
agrandi et de la taille d'un arbre, qui
supporte le serpent lové, flanqué
de part et d'autre d'Adam et d'Ève,
voilant leur sexe de leurs mains. Cette
fresque est du XIIe siècle. Le rôle
secret de l'amanite était donc encore
connu à cette époque dans
les milieux chrétiens hétérodoxes
plus ou moins « initiés »", Les Lourds secrets du
Golgotha, 1974
; citons également John M. Allegro (spécialiste
des manuscrits de la Mer Morte) : Le
Champignon sacré et la Croix, 1971)
dûment écarté par la suite - tout comme oubliées
les fresques correspondantes)
paraîtraient tellement plus raisonnables que
notre Monde Moderne semant la mort au nom de la
vie, l'ignorance au nom de la Raison. Lorsque j'ai
arrêté de fumer, ma consommation personnelle était
de deux paquets par jour ; je m'étais rendu compte,
alors, quand aucune campagne sanitaire n'avertissait
du dangers potentiel ou réel, que c'étaient les
personnes dites "les plus défavorisées"
qui manifestent la plus grande addiction, tout
en faisant le plus d'enfants.
L'éducation y a donc sa part, tout comme le stress
et le mal-être, aussi l'instinct de mort pour le
premier aspect et celui de vie pour le second,
mais le degré d'intelligence (d'éveil cérébral)
est un corollaire évident de celui culturel et social.
Les études scientifiques l'attestent : au
plus le niveau de scolarité est élevé, au plus la
prévalence de tabagisme et la dépendance est
faible.
Voilà une raison pour laquelle les avertissements
inscrits sur les paquets ne servent strictement
à rien, ou si peu - faute d'entendement correspondant. D'un
point de vue plus philosophique, il serait
tentant, dans cette relation pulsion de vie
et pulsion de mort, d'opposer Christianisme
et Catharisme, Protestantisme et Pistis
Sophia, existentialisme nietzschéen et renoncement
à la volonté schopenhauerien, aussi
substance (sa quiddité)
chez Aristote (« L'un des genres de l'être est, disons-nous, la substance ; or, la
substance, c'est en un premier sens, la matière, c'est-à-dire ce qui,
par soi, n'est pas une chose déterminée ; en un second sens, c'est la
figure et la forme, suivant laquelle, dès lors, la matière est appelée
un être déterminé, et, en un troisième sens, c'est le composé de la
matière et de la forme
(...)
la substance est prise en deux acceptions ; c'est le sujet dernier,
celui qui n'est plus affirmé d'aucun autre, et c'est encore ce qui,
étant l'individu pris dans son essence, est aussi séparable : de cette
nature est la forme ou configuration de chaque être »)
et transcendalité chez Maïmonide, etc. Or, si le Monde
Moderne devient la monstruosité guénonienne
inspirée de l'humanisme des Lumières : «
Ils sont encore une foule de subtiles niaiseries bien plus
spirituelles que toutes celles là. Ce sont des notions, des relations,
des formalités, des quiddités, des eccéités, toutes choses qui ne
peuvent être aperçues que par ceux qui ont d'assez bons yeux pour voir
au milieu des plus épaisses ténèbres, ce qui n'existe nulle part
»
(Érasme
: L'Éloge de la Folie),
il constitue cet "étant" heideggérien
tributaire de l'Être dans une pensée pré-socratique
: « Pour connaître l'étant, il faut avoir compris l'être de l'étant »
; privé de celui-ci, l'Essence de l'Homme n'est
plus un dévoilement de l'Être, s'échappe alors
la compréhension au sein de la Vérité. Plus moderne et
humaniste dans la relation à l'autre, quand humanisme
devient lieu éthique de la transcendance, Lévinas
rejette la primauté de la vérité ontique subordonnée
à la seule question ontologique (chez Heidegger)
et qui justifie que la justice (et ainsi l'éthique)
reste soumise à la liberté, ce qui pour Lévinas
conduit à la tyrannie et le situe entre phénoménologie
husserlienne et existentialisme, en quelque sorte
à mi-chemin de la pulsion de vie et de celle de
mort prise dans un sens moins nihiliste
que celui donné par Freud, puisque Lénivas
ne rejette pas le concept platonicien de l'ineffable
: "Autrement qu'être ou au-delà de l'essence",
comme non éloigné de la subjectivité husserlienne,
mais celle-ci possession ultime de Soi quand Lévinas
rattache la conscience à l'altérité. Ceci aura pour
effet, dans la problématique éthique-justice, d'influencer
ce terme paradoxale de "social-démocratie libertaire",
chez Philippe Corcuff, pour une nouvelle philosophie
politique et altermondialiste.
Les faucheurs volontaires d'OGM revendiqueraient
l'analyse. Se pose alors la question élitiste de
l'intelligence (non dogmatique, rattachée à l'Être
: conscience, intuition) : qu'en sera-t-il
des pulsions de vie et de mort en conflit avec l'altérité
? La multitude sans cervelle qui fume, se détruit,
ne
respecte que la coercition,
ne pense que pouvoir d'achat, - de quelle manière
sera-t-elle sensible à l'altérité, à la pérennité
de la Vie ? C'est justement à ce degré de
réflexion que transparaissent l'utopie dangereuse
des idéologies de Gauche, aussi l'affairisme,
le populisme de Droite, l'absence d'une véritable
élite susceptible de résister à la dictature
du Nombre et à l'hégémonie du critère quantitatif sur
celui qualitatif, pour un Monde où les
choses garderaient une valeur en dehors de celle
d'échange)
*
(Sur le site AHIMSA
(écrit par Marjolaine Jolicoeur) : "L'industrie de la viande est une catastrophe écologique pour notre planète et une source de souffrance autant pour les humains que pour les animaux.
La viande est un gaspillage d'eau, de céréales. Elle est liée à une
dégradation des sols, à la déforestation, à la contamination des
eaux par les nitrates, les engrais, les pesticides et à la destruction
des forêts tropicales. Elle a un impact sur l'effet de serre par les
gaz polluants des élevages d'animaux provoquant ainsi de graves
changements climatiques. L'industrie de la viande affame les plus
pauvres, contribuant à la famine et à une mauvaise répartition des
ressources
(...) A l'échelle planétaire,
90% des cultures de soya vont aux animaux d'élevage (World Watch Institute).
Aux États-Unis 70% des céréales vont aux animaux d'élevage. En Inde seulement 2% des céréales vont aux animaux (USDA FAS l991).
Dans un parc d'engraissement de 37.000 bovins américains, 25 tonnes de maïs sont distribués à toutes les heures (Steve Boyan,
University of Maryland). Si toutes les céréales utilisées pour le bétail
américain étaient consommées directement, elles pourraient nourrir 800
millions d'humains (David Pimental, professeur d'écologie au Cornell Institute)") *
(Pour mettre les pieds dans le plat, citons Dominique
Guillet (Président de Kokopelli) : "Nous avons créé l'association Kokopelli en 1999, suite à la
fermeture de Terre de Semences. Créée en 1994, Terre de Semences était
une société qui distribuait et produisait des semences issues de
l'agriculture biologique et biodynamique, elle a été fermée suite à la
menace de la répression des fraudes, venue par le ministre (...)
Il faut prendre conscience que la majorité des aliments que nous
consommons sont issus de variétés qui sont inscrites sur l'un des
catalogues nationaux de la communauté européenne (...)
Ce qui fait qu'aujourd'hui nous avons une dizaine de multinationales
qui contrôlent 50% de la semence planétaire et 60% de l'agrochimie (...)
Depuis 1941, quand on fait le bilan de ce qui existe dans les
catalogues nationaux, on s'aperçoit qu'il existe avant tout des hybrides
F1. Un hybride F1, par définition, c'est une variété qui génère un
marché captif, puisque étant soit stérile, soit dégénérescent (...)
Prenons l'exemple des tomates. Il y a à peu près 87% d'hybrides F1,
11% de variétés fixées sous obtention végétale, et il ne reste que 2% de
variétés du domaine public", puis
:
"Depuis
les années 1920, la Fondation Rockefeller est l’un des principaux
sponsors des programmes mondiaux de réduction de la population. Si les
rapports concernant les vaccins de contrôle des naissances sont
véridiques, il n’est pas difficile de soupçonner que la Fondation
Rockefeller fait partie de ceux qui ont programmé d’utiliser la
technologie des semences génétiquement modifiées comme un moyen
potentiel de contrôler la population mondiale par l’entremise du
contrôle futur des ressources alimentaires
(William Engdahl dans son ouvrage “Semences de destruction”) (...)
Cela
fait près d’un siècle que la Fondation Rockefeller est archi-impliquée
dans les programmes de contrôle de la population : c’est elle qui a créé
aux USA, et de par le monde, des ONG de contrôle démographique. Et nous
ne souhaitons pas, dans le cadre restreint de cet article, évoquer son
soutien considérable aux pratiques eugénistes Nazis et l’organisation de
congrès eugénistes auxquels participèrent le père de John Kennedy,
Winston Churchill, les Nazis, et toute une palette de “personnalités”.
N’oublions pas que les Etats-Unis et la Suède, en début de siècle passé,
n’ont pas attendu les Nazis pour mettre en place des législations de
stérilisation des citoyens “non conformes” (...)
Il n’y pas d’injustice climatique mais
il y a, par contre, une injustice alimentaire criante. Il n’y a pas de
Titanic climatique, le Titanic est strictement agricole. Il n’y pas
d’alerte climatique, l’alerte est humanitaire. Les pleurnicheries de Mr Kofi Annan
sont une insulte à la misère réelle, et non virtuelle, d’une grande
partie de l’humanité. Lorsque Mr Kofi Annan affirme que «le
changement climatique est une crise humaine silencieuse… et que cela
constitue le défi humanitaire émergent le plus grand de notre époque», de qui se moque-t-il? Son chiffre de 325 000 personnes mourant du “changement climatique” tous les ans, c’est de l’esbroufe.Un
milliard d’affamés sur la planète et plus de 30 000 personnes décédant
tous les jours de faim, voilà LA crise humaine silencieuse dont jamais
personne ne parle (ou bien alors une fois tous les 10 ans à
Rome lorsque toute la clique se réunit pour faire de grandes
déclarations pompeuses et hypocrites qui ne seront suivies d’aucun
effet). N’en déplaise à Mr Kofi Annan, il n’existe pas de “réfugiés
climatiques”, il existe, par contre, des réfugiés de la faim et c’est dans la mort que se réfugient plus de 30 000 êtres humains tous les jours".
J'apprécie la lecture de W. Engdahl pour qui intervenir
en Afghanistan
c'est : établir et contrôler l'approvisionnement des marchés internationaux de l'héroïne
(mais également s'imposer militairement et stratégiquement
face au "full spectrum dominance" de la
coopération russo-chinoise : "Notre coopération est multiforme et sert les intérêts de nos Etats
(...) Elle ne vise pas les pays tiers tout en assurant la capacité défensive et la puissance de nos Etats"
(propos de Dmitri Medvedev, le 29/04/2009), sans
oublier l'énergie (le pipeline Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde)),
la théorie du réchauffement
climatique
: régenter l'économie mondiale et réduire la croissance démographique, puis enfin les
diverses campagnes de vaccination
: "La Fondation Rockefeller est l’un
des soutiens financiers d’un programme de l’OMS en “santé de la
reproduction” qui a développé un vaccin contre le tétanos qui
contiendrait des hormones cachées de contrôle de naissance
(...)
Le Comité Pro Vida de Mexico, une
organisation catholique, a testé de nombreuses fioles du vaccin et a
découvert qu’elles contenaient une Gonadotrophine chorionique humaine
(hCG), une hormone naturelle nécessaire au maintien d’une grossesse.
Lorsque cette hormone est associée avec un vecteur de toxoïde tétanique,
elle stimule une formation d’anticorps contre la hCG, ce qui interrompt
la grossesse humaine".
Mais que pouvons-nous faire pour inciter l'humanité, dominée par l'instinct
de l'espèce, à freiner la
procréation - avant l'inévitable troisième guerre
mondiale qui sera destinée à éradiquer ... le surplus
d'humanité ? Je serais
en accord avec les "Maîtres du Monde"
(ou Rockefeller etc.) : on ne peut pas raisonner le
peuple, pas davantage les fumeurs que les chasseurs,
juste les mener comme on mène un troupeau, comme
simplifier au maximum l'argumentaire géopolitique
("pandémies", "méchants terroristes"), entretenir la peur et la menace de la précarité
(l'ANPE fut probablement l'une de ces officines destinées à soumettre,
car, combien d'agents furent employés - pour que
seulement 60.000 personnes soient réellement
placées (selon une étude INSEE de 1995) ?))
Entre
deux photographies, il y eut du texte ; mais, désormais,
il reste quelques photographies éparses et comme
noyées dans le texte. C'est un snobisme particulier
de baroqueux, - que de laisser sur Internet des
clichés tels que ceux-ci - tant la démarche
photographique de ce site est l'antinomie, l'antithèse
ou l'antilogie même de la société actuelle n'ayant
d'autre processus psychique que de compter,
chiffrer, déduire et produire, et où la finitude
d'un objet se confond de manière absolue avec
son utilitarisme*.
De cette forte déviance intellectuelle, nous avons
un exemple probant : Grenelle de l'environnement
comme récupération habile, par le monde
des affaires, de la philosophie écologiste des années
1960-1970, - qui partait en guerre contre
l'instrumentalisation de la Vie. Mes clichés ne
valent strictement rien au regard de la seule
Déesse Economie (il y a considérablement plus de
sites pornographiques (viol du corps) et de publicité
(viol des âmes)) et l'hostilité fut constante
pendant leur réalisation, - des autochtones à la
Police, des agences à l'Hôtel des Impôts, de l'ANPE
au Ministère de la Culture. Je m'en fiche, je revendique
une démarche
saine, la
transparence
(la Modernité déteste le secret (uniformisation)
- mais ne cesse en réalité de s'y soumettre (pensée
unique)), pour trancher d'un coup sec les idéaux,
les mensonges qui nagent dans l'océan putride de
la cupidité. La société est dans l'état avancé
d'une putréfaction morale (éthique) : les idéaux
démocratiques étant en eux-mêmes une absurdité,
utopie qui s'oppose à la nature réelle* des Hommes,
- il est en fin de compte attendu que son maintien
se fasse essentiellement par la tromperie. *
(Avec
une primauté toujours accrue de la part d'échange
sur celle d'usage : on ne fabrique plus pour combler
un manque, on
crée le besoin
pour
faire produire
! L'inversion des priorités de la Vie (ou "valeurs
traditionnelles") a sa propagande : "travailler
plus pour acheter plus", puisque, déjà, "acheter
plus" se confond avec le "gagner
plus"... Ce système ne tiendra que tant que
les ressources le permettront et que le vacarme
de la vie moderne (et le stress) interférera avec
la pensée... (traduction pour les jeunes : "abusé
grave !") *
(Citons ici Louis Blanc : « Dieu en soit loué ! On n’est pas encore parvenu à s’approprier
exclusivement les rayons du soleil. Sans cela, on nous aurait dit :
« Vous paierez tant par minute pour la clarté du jour » et le droit de
nous plonger dans une nuit éternelle, on l’aurait appelé Liberté ! (...) L’intérêt du capital représente le privilège accordé à certains
membres de la société de voir, tout en restant oisifs, leur fortune se
reproduire et s’accroître ; il représente le prix auquel les
travailleurs sont forcés d’acquérir la possibilité de travailler ; il
représente leur asservissement à une condition que, le plus souvent, ils
ne peuvent débattre, et que jamais ils ne peuvent éluder (...) Est-il vrai, oui ou non, que tous les hommes apportent en naissant
un droit à vivre ? Est-il vrai, oui ou non, que le pouvoir de travailler
est le moyen de réalisation du droit de vivre ? Est-il vrai, oui ou
non, que si quelques-uns parviennent à s’emparer de tous les instruments
de travail, à accaparer le pouvoir de travailler, les autres seront
condamnés, par cela même, ou à se faire esclaves des premiers, ou à
mourir ? »)
Théorie
du complot ?
Sans
donner beaucoup de crédit aux Protocoles des Sages
de Sion*
qui
seraient un faux grossier, un peu plus à la nébuleuse des
Illuminatis*,
mais en refondant une pensée intégrant la "crise
du monde moderne" de René Guénon, le "meilleur
des mondes"*
d'Aldous Huxley, puis Michel Foucault, Gilles
Deleuze, il est tentant de convenir d'une modification
volontaire du Monde, mais tout en se posant la question
du plan prédéterminé ou des concomitances s'influençant
les unes les autres. La difficulté devient le
raisonnement par induction que critiqua Karl Popper
et qui a bien davantage une valeur psychologique
que logique (ainsi, suis-je fou ?) ; ainsi, la difficulté
inhérente au rapprochement des idées complotistes de
celles qui s'y opposent est le paradoxe
de Hempel
(et où la logique inductive viole l'intuition),
avec comme constatation systématique de
ce paradoxe des "corbeaux noirs" (allant
au delà de la simple soumission aux ordres), - les
médias présentant systématiquement ceux qui mettent
en doute la théorie officielle du 11 septembre ...
comme des révisionnistes
en herbe. La littérature est pourtant riche
en documentation, et des documents sérieux peuvent
être consultés, mais la peuple est maintenu dans
l'ignorance des sociétés secrètes (à l'exception
du cinéma), tout autant de l'Hermetic Order of the Golden Dawn in the Outer
(ou Golden
Dawn*)
que de sa sœur la Société
de Thulé*
(créée en 1918 par le baron Rudolf von Sebottendorff),
comme probable héritage opératif et direct des Illuminati, dont
Rudolf Hess (leader ayant voulu signer la paix
séparée), Hermann Göring et Himmler furent les membres
les plus connus. Il conviendrait également de parler
de la Société du Vril*, mais ce qui en ressort
serait la fabrication en haut lieu des blocs capitalistes
et communistes, de la Gauche et de la Droite, dans
la perspective de diviser
pour régner,
d'occuper les hommes, de combler les illusions.
1789 n'aurait pas d'autre origine. Aujourd'hui, si les
idéologies s'effondrent les unes après les autres
(on les laisse s'effondrer), c'est que le mondialisme
(flux déterritorialisés du Capital) et l'informatique
(société de surveillance) permettraient d'unifier
le Monde sous un même joug ("Le Meilleur des
mondes"), à l'exception des pays musulmans
plus traditionnels et fidèles aux "codes despotiques",
et pour lesquels il serait nécessaire d'imaginer
(ou de favoriser) le coup de théâtre et le spectacle
du 11 septembre - préparer et modifier
l'opinion occidentale pour l'envahissement
de différents pays étrangers, de surcroît là où
se trouvent la richesse pétrolière. Alors, si ici
l'on stigmatise les chômeurs et là les Gens
du Voyage, partout les voyous, les trafiquants de
drogue des cités ... ce ne serait pas seulement pour
faire de la basse politique, ou pour secourir les
victimes terrorisées, c'est aussi pour justifier
l'implantation des caméras de surveillance, car désormais
: Big Brother is watching you
!
*
(Sans doute inspirés du "Dialogue aux
enfers entre Machiavel et Montesquieu" (Maurice
Joly, 1864, dénonçant un complot bonapartiste),
écrits par Mathieu Golovinski et à l'initiative
de la police secrète (services secrets) du Tsar
(refusant ce procédé), pour discréditer les juifs
dans le cadre de l'implantation du capitalisme
et de la révolution industrielle) *
(Citons en premier lieu l'Ecossais John Robison
: "Proofs of a Conspiracy against all the Religions and Governments of
Europe, carried on in the Secret Meetings of Free-Masons, Illuminati and
Reading Societies, etc., collected from good authorities",
1797 ; puis l'abbé Barruel : "Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme", Hambourg, 1798-1799",
avançant la doctrine de la "théorie du complot"
selon laquelle Adam Weishaupt fonda les Illuminés
de Bavière en 1776) *
(Inspiré, quant au conditionnement,
du béhaviorisme de John Broadus Watson,
quand les comportements répondent uniquement à des
stimulis - excluant ainsi toute introspection,
dans une approche anti-psychique, anti-constructiviste,
ignorante de l'épistémiologie de Jean Piaget inspirée
de Bachelard, éloignant toujours davantage,
dans le cadre de l'éthologie, de l'école de
la psychologie finaliste, autrement dit : de
l'instinct animal. Animalisation de l'homme et/ou mécanisation
du Monde ?) *
("Ordre Hermétique de l'Aube Dorée". Parmi
ses membres célèbres, William Butler Yeats, Grand
Maître de 1901 à 1903, mêlant nationalisme et expressivité
rituelle du théâtre inspiré de Nô ; puis : Arthur Edward Waite,
Grand Maître de 1903 à 1905, ayant eu quelque
difficulté à faire admettre la primauté du mysticisme
sur la magie, pour exemple : Magie énochienne
ou Langage des Anges inspiré du récit biblique apocryphe
du "Livre d'Hénoch" censé décrire la visite
du Paradis ; selon John Dee, Adam, chutant du Paradis,
composa un nouveau langage universel parlé jusqu'à
la Tour de Babel imputant la confusion des
langues : "Et Dieu dit : « Voici que tous font un seul peuple et parlent une seule
langue, et tel est le début de leurs entreprises ! Maintenant, aucun
dessein ne sera irréalisable pour eux. Allons ! Descendons ! Et là,
confondons leur langage pour qu'ils ne s'entendent plus les uns les
autres. » Dieu les dispersa de là sur toute la face de la terre et ils
cessèrent de bâtir la ville. Aussi la nomma-t-on Babel, car c'est là que
Dieu confondit le langage de tous les habitants de la terre et c'est là
qu'Il les dispersa sur toute la face de la terre" (Bible de Jérusalem).
Selon l'anticatholique Alexander Hislop, quand la
compréhension protestante est d'attester du péché
collectif communautaire, Nemrod s'identifie à Hermès,
c'est donc la découverte des langages secrets
de Pouvoir (à double sens et destinés aux classes
supérieures : élite sacerdotale ou guerrière), le
rôle clérical n'étant plus que d'entretenir
la superstition destinée au peuple. Notons
que, en République, "tous
les hommes
(citoyens) naissent
libres et égaux en droit",
si ce n'est que le Pouvoir reste profondément
inféodé aux diverses loges maçonniques. Gageons
alors que l'utilisation de la superstition
a, avec les idéaux démocratiques, simplement
lâché un mode opératoire pour la "société
de contrôle", aussi qu'il est, selon Machiavel,
du domaine de la Virtù que d'influencer la Fortuna
(toujours avec souplesse et prévenance politique), que de surcroît l'occasion propice (ou
kairos
des Grecs) est favorisée avec un peuple
plus facile à mener quand qu'il
se pense - et on l'aide à le croire - libre
et souverain. La réalité des faits déchire le voile
de ces illusions amères, comme celui évident
qu'une partie de plus en plus large de la société
perdant l'usage des mots et de la syntaxe, c'est
de fabrication d'esclaves consomméristes dont il
s'agit, et la crise supplante le fouet. C'est ainsi
que la loi
1905
s'éclaire sous d'autres auspices que celles vantées
par les Lumières : deux superstitions ne pouvaient
coexister durablement sans interférer l'une avec
l'autre ; sous prétexte de liberté du culte,
le principe de la laïcité sape toute valeur
traditionnelle, il a la finitude historique
de transformer l'Homme lui-même en marchandise,
de le saisir comme un code-barres. Encore mieux
que la peur, l'abrutissement par les valeurs
qui sont celles des épiciers de Nietzsche (dans
Ainsi parlait Zarathoustra),
pour la perversion de la Volonté de puissance
qui se complet dans le faux-semblant de la "morale
des faibles", avec le ressentiment - ou vengeance
de la volonté perdue - comme fil directeur du
"travailler plus pour gagner plus") *
(Un
ouvrage de vulgarisation bien écrit et remarquablement
instruit sur ce sujet et ses déviances : "L'Enigme
du saint Graal" de Jean Markale : "La
montée du communiste à l'Est et du nazisme à l'Ouest
furent dcux essais de mener le monde dans une voie
déterminée. Leur concurrence était censée stimuler
les deux systèmes. Ce que n'avaient peut-être pas
prévu les gens de la Thulé, c'est que Hitler voudrait
leur échapper et se mettrait à gouverner par lui-même.
Lorsque cela se réalisa, le premier acte du Führer
fut d'attaquer la Russie communiste qui jusque-là
était restée fidèle au pacte germano-soviétique.
Ce jour-là, ce fut un peu comme si Hitler avait
signé sa condamnation. La Thulé le lâcha"
(Michel
Lamy)) *
(Société
du Vril
(inspirée du livre de Bulwer-Lytton : "The
Coming Race" de 1871), associant Agharta
(royaume souterrain chez Saint-Yves d'Alveydre),
soucoupes volantes, théories de la Terre creuse
("Voyage
au centre de la Terre" de Jules Verne,
"Bêtes, Hommes et Dieux" de Ferdinand
Ossendowski - comme lointain souvenir du "Roi
du monde" de René Guénon et dont la correspondance
cachée de Melki-Tsedek est le « Législateur primordial et universel » ou
Manu)
et même méthodes de concentration proches des
exercices spirituels d'Ignace de Loyola (Compagnie
de Jésus) et que les nazis pensaient dérivés
de ceux d'Atlantis. Citons Wulf Schwarzwaller :
"A Berlin, Haushofer a fondé la Loge Lumineuse ou la
Société du Vril. L’objectif de la loge était d’explorer les origines de
la race Aryenne et de performer des exercices de concentration afin de
réveiller la force du Vril. Haushofer était un étudiant du magicien et
métaphysicien russe George Gurdjieff. Tout deux Gurdjieff et Haushofer
maintiennent qu’ils étaient en contact avec des loges secrètes
Tibétaines qui possédaient le secret afin de devenir « Superman »",
"The unknow Hitler : His Private Life and Fortune".
Citons la traduction d'un poème du dictateur :
"Je vais parfois par les nuits froides.
Au chêne de Wotan planté dans le bois calme.
Pour sceller une union par de sombres pouvoirs -
magie : les runes m'apparaissent à la lueur lunaire !
Et tous ceux dont le jour éclairait l'impudence deviennent tout petits devant les mots magiques !
Ils filent droit – mais loin de tresser le bouquet,
durcissent pétrifiés, devenus stalagmites. Ainsi les Faux sont-ils triés d'avec les Vrais –
Je me saisis du nid des mots puis donne alors aux Bons et Justes,
par ma formule, grâce et bonheur". Enfin,
il convient de citer "Occult Causes of the Present War" de
Lewis Spence...)
Les
organes privilégiés de l'abrutissement général
(c'est : ne plus pouvoir penser) et du consommérisme
(endettement comme finalité) sont : a) des
programmes débiles (essentiellement TF1) et
b) la grande distribution qui participe à faire
éradiquer la Culture (soit : - 1) faire disparaître
les disquaires, puis - 2) supprimer la Musique classique
des rayons), aussi le fait pour les jeunes
de baragouiner un français limité, et le chaos installé
dans les écoles où la laideur est omniprésente.
Il n'est pas absurde de penser qu'un usage
massif des pesticides et des PCB (cancérogènes et polluants
organique persistants) eut bien moins pour
finalité le rendement agricole et les profits
(un exemple : Monsanto ayant acheté la Swann
Chemical Compagny en 1929, ayant contaminé
la ville d'Anniston - tout en connaissant la toxicité
dès
1937),
que l'augmentation attendue de la stérilité qui
laissera la porte ouverte à la modification génétique,
pour des enfants mutants s'opposant aux hypothétiques
enfants indigo censés remettre enfin de l'ordre
dans le Monde. Promouvoir le loisir de masse,
diffuser des programmes débilitants, gérer un flot
d'information insignifiante, augmenter la consommation
de tranquillisants, réduire le budget de l'Education,
augmenter le stress, uniformiser la laideur,
polluer, augmenter les rayonnements électromagnétiques
(ondes psychotroniques*),
développer
les nano-robots, organiser enfin - ou laisser s'organiser
- des attentats (11 septembre)).
*
(Du coté des USA, Dr Elisabeth Rauscher (physicienne nucléaire à
San Leandro, Californie) sur les armes ELF : "Donnez-moi de l'argent et trois mois de délai et je
serais capable de modifier le comportement de 80% des habitants de
cette ville sans qu'ils le sachent. Je les rendrais heureux ou tout au
moins, ils se croiront heureux, ou bien, je les rendrais agressifs".
Mais du coté russe, Komsomolskaya Pravda, August 27, 1991, "The Authors of the
project Zombie Discovered in Kiev" : "As an expert and juridical personality I declare
: In Kiev (and this is
serious) the mass production ... of psychotronic biogenerators was launched. I
can not assert that during the coup d‘etat exactly the Kiev generators were
used... All the same the fact that they were used is evident to me. What are the
psychotronic generators ? It is an electronic equipment producing the effect of
guided control in human organism. It affects especially the left and right
hemisphere of the cortex. This is also the technology of the U.S. project Zombie
5. Similar work is done in the Soviet Union (especially in Kiev in the Institute
for the Research of Materials). The laboratory of one of its sections is located
in the living quarters of the city. There are located biogenerators produced by
the Octava factory. I am drawing on my personal experience and I can tell that I
am myself the author of the model of such a generator. I completed my work in
August 1990... Why the system failed in the days of the putsch ? The putschists,
having no experience, did not know, that to get the desired reaction the
brainwashed soldiers must not be allowed to mingle with the crowd in the
streets",
Victor Sedletski -
vice president of the League of Independent Scientists of the USSR. Mais
également, le Lieutenant-Colonel
américain Timothy L.
Thomas (du
bureau d'études des
affaires militaires étrangères de Fort Leavenworth) : "Le
Commandant I. Chernishev de l’armée russe, dans le journal
militaire Orienteer de Février 1997, affirmait que les armes « psy »
sont en développement partout dans le monde. Les différents types
d’armes relevés par Chernishev (tous n’ayant pas encore de
prototypes) sont :
-
Un générateur psychoélectronique, qui produit une puissante
émanation électromagnétique capable d’être envoyée à travers
les lignes téléphone, la télévision et les réseaux radio, les
conduites d’approvisionnement et les lampes incandescentes.
-
Un générateur autonome, un dispositif opérant sur la bande des
10-150 Hertz qui donne lieu, sur la bande de 10 à 20 Hertz, à une
oscillation infrasonore destructive pour toute créature vivante.
-
Un générateur pour système nerveux, conçu pour paralyser le
système nerveux central des insectes, qui pourrait avoir la même
applicabilité chez les personnes.
-
Des émanations ultrasonores, qu’un institut affirme avoir
développées. Les dispositifs utilisant les émanations ultrasonores
sont supposées capable de réaliser des opérations internes sans
faire couler de sang et sans laisser de trace sur la peau. Elles
peuvent aussi, d’après Chernishev, être utilisées pour tuer...",
«
L'esprit n'a pas de logiciel anti-intrusions »
(Parameters - printemps 1998, pp. 84-92). Il est aisé de subodorer que
HAARP consiste en l'arme ultime : modifier le
climat et le comportement
humain. Joe Vialls (pour qui, entre autre, le tsunami
du 26/12/ 2004 serait provoqué par une bombe
(nanotechnologique) américaine : "There is very strong circumstantial evidence suggesting that new psychetronic weapons have been developed to "control" innocent citizens without their knowledge or consent, with research showing the U.S. leading the field. Does such weaponry already exist at Pine Gap and Nurrungar and, if so, is it intended for use against Australians exercising their democratic right to protest peacefully? Research into the use of electromagnetic
waves as potential weapons to distort human perception and/or cause
direct psycho- physiological damage started shortly after the end of
World War II. Although the U.S. intelligence officials claimed the
Soviets had the whip hand in this field, it is significant that the
Soviets proposed a total ban on electromagnetic warfare at one of the arms talks"
;
systématiquement, les anti-complotistes avancent la
paranoïa, le révisionnisme sous toutes ses
formes, ou simplement une réduction de
l'approche sociologique (pour exemple et ciblant
Noam Chomsky :
vis à vis de la propagande et de la manipulation
médiatique s'opposant à la sociologie critique bien
plus complexe de Bourdieu). Citons Philippe Corcuff
: "C’est là où la critique
philosophique des théories du complot peut prendre le relais de sa
critique sociologique. Il y a un risque que tout approche raisonnée ne
soit engloutie
dans les théories du complot par un doute illimité, un doute qui
devient un quasi-absolu religieux, dans une logique auto-dévorante. Et
alors la paranoïa peut tendre à remplacer l’usage
raisonnable de la raison critique. Un des personnages de Shutter
Island, le roman noir de Dennis Lehane adapté par Martin Scorsese,
pointe bien le problème : « Vous avez réussi à vous convaincre
que vous étiez toujours marshal et qu’à ce titre vous étiez venu
enquêter à Shutter Island. A cette occasion, vous avez découvert une
vaste conspiration ; par conséquent, tout ce que nous pouvons
dire ou faire pour vous prouver le contraire ne sert qu’à entretenir
l’illusion du complot ». Il faudrait pouvoir opposer une perplexité
raisonnée à une telle dérive paranoïaque".
Ce qui correspond bien, semble-t-il à une "perplexité
raisonnée", ce sont les manquements graves
du politique face à l'inexorable mainmise des lobbies agricoles
sur le
vivant
(qu'aura fait Jean-Louis
Borloo en dehors de la figuration ?),
c'est le simple fait que le WT7 ne devrait pas s'écrouler
sans raison, qu'il est idiot d'avancer que
nous allons nous battre en Afghanistan pour lutter
contre l'implantation terroriste (citons Alain Chouet, ancien directeur à la DGSE
: « comme
bon nombre de mes collègues professionnels à travers le monde,
j'estime, sur la base d'informations sérieuses, d'informations
recoupées, que Al Quaida est morte sur le plan opérationnel dans les
trous à rats de Tora Bora en 2002 (...)
D’une manière générale, les politiques et les médias se satisfont de
l’appellation réductrice "Al-Qaïda" appliquée à toutes formes de
violence politique dans le monde musulman ou émanant du monde musulman.
C’est une démarche qui évite d’avoir à expliquer son action auprès des
opinions publiques et qui évite surtout d’avoir à admettre le fait que
cette violence n’est pas le fait d’une seule organisation mais de
plusieurs mouvements qui répondent à de multiples situations politiques,
économiques et sociales problématiques mais très hétéroclites dans
lesquelles la responsabilité de nombreux pays occidentaux est souvent
engagée », aussi
de signifier que l'entité terroriste fut étrangère
aux attentats de : Londres, Madrid, Casablanca, Djerba, Sharm el-Sheikh, Bali, Bombay
- Sénat,
janvier 2010),
alors que les enjeux concomitants, et conséquents,
paraissent être masqués par la propagande d'Etat, quand
la volonté individuelle est semble-t-il volontairement
annihilée - et le cerveau anesthésié - par l'usage
qu'il est fait du réductionnisme moralisateur
- et son satisfacit inhérent et induit - des
feuilletons policiers idiots. Opposer ainsi théories
du complot et perplexité raisonnée est en soi
une possible tromperie sur le fond, car les
comploteurs eux-mêmes appelleraient ce besoin
des partisans du complot, pour pouvoir comploter plus
librement, - ce qui expliquerait l'autisme
toujours extrêmement agressif et
vindicatif
des médias officiels. Dans son approche ontologique, être
libre n'a strictement rien à voir avec les
idéaux des Lumières, ni cette instrumentalisation,
- ce serait ce que dit Gilles Deleuze dans
Pourparlers : « L'intéressant n'est
pas de savoir si je profite de quoi que ce soit, mais si il y a des gens qui
font telle ou telle chose dans leur coin, moi dans le mien, et si il y a des
rencontres possibles, des hasards, des cas fortuits, et pas des alignements,
des ralliements, toute cette merde où chacun est censé être
la mauvaise conscience et le correcteur de l'autre ».
Alors, cette "merde" n'est-elle pas exercice
d'une volonté silencieuse cherchant à agir sur l'inconscient
? Ne s'agit-il plus, alors, que d'accorder ou pas
quelque crédit à un pur concept de volonté unifiée
? Maîtres du Monde ou rhizome du flux déterritorialisé,
et reterritorialisant (il ne faut pas l'oublier),
quelle différence dans les effets, ne s'agirait-il
pas d'une simple différence de degré ou d'intensité ?
Ces Maîtres hiérarchiques ne sont-ils pas les démons
ancestraux de l'Homme : cupidité, mensonge, envie
? C'est à ce niveau du propos que se situera la
supériorité de la méditation sur l'action (pour
le comprendre, notons que, chez Plotin, la
contemplation s'étend à tous les êtres et qu'il
critique la pensée aristotélicienne du soi attribuée
en soi au Bien : "Quelle est la différence avec Aristote ? N’affirme-t-il pas lui aussi cette identité de l'intelligence et de l’intelligible ?
Plotin
affirme que cette intelligence qui se pense elle-même est un être
dérivé par rapport au Bien, alors que c’est l’activité même du Bien chez
Aristote. Il
y a un principe au-delà de l’Intelligence, et ce principe, c’est l’Un
ou le Bien. Le principe d’où viennent tous les êtres n’est pas lui-même
un être. La
pensée de soi ne peut exister qu’en un être différent du Bien. Cet être
pense parce qu’il est une image du Bien. C’est en pensant le Bien qu’il
se pense lui-même par accident",
source : Rosa mystica). Pour Plotin, le temps
est l'image
mobile
de l'éternité, induisant la troisième hypostase
: l'âme
attirée par les choses sensibles.
Le mouvement agite toujours plus le Monde
moderne plein de frénésie guerrière, où sont confondus
temps et mouvement (rétrécissant le premier
pour produire toujours davantage du second), quand
même guérir a fini par devenir prioritaire sur la
guérison elle-même (la maladie génératrice de mouvement
(croissance) et de temps (mort prématurée)) et le
slogan "travailler plus pour gagner plus"
détourner l'objet premier (produire) pour la finalité
de surveillance, d'occupation de l'Espace.
La motivation, exclusivement d'ordre économique
et juxtaposant la frénésie maladive
de l'Occident, est le contrôle
de l'attention, démarche
sociale s'opposant radicalement à la posture Zen
ou à l'éveil de la conscience de soi chez Eckhart
Tolle ("Le Pouvoir du moment présent")
auquel s'opposent les armes psychotroniques
citées
au début de ce paragraphe et qui sont imaginées
pas des chercheurs, des technocrates et des politiques
peu enclins à vouloir se réveiller de leurs cauchemars.
Aujourd'hui, les Hommes sont gavés du mal de l'information
codifiée et de publicités, ils ne pensent plus
un Bien auquel les Lumières ne leur font plus croire,
ils ne peuvent donc plus se penser eux-mêmes. Des
hommes sans âmes, juste des cerveaux, des machines
et
des chiffres. Dernièrement (2010), s'est créé le
site WikiLeaks (http://wikileaks.org)
dont le but affiché est de produire des documents
confidentiels et dont la source n'est pas identifiable, dans
le cadre d'un Wikipédia qui serait enfin non
censurable :
"Nous croyons en la transparence des activités menées par les
gouvernements pour réduire la corruption, améliorer ces gouvernements et
renforcer les démocraties. Nombre de gouvernements tireraient grand
profit d'un examen accru mené tant par la communauté planétaire que par
leur propre population. Nous croyons que l'information est la condition
sine qua non à un tel examen. Historiquement, cette information s'est
révélée coûteuse en termes de vies et de droits humains. Wikileaks
facilitera la sécurité dans ce mouvement de fuites éthiques".
Gageons tout de même que certaines informations
seront encore divulguées après anticipation d'une
cible précise. Dans le domaine de l'information,
la désinformation est reine... Il conviendrait judicieusement
de faire le rapprochement entre la "merde"
(la résultante) dont parlait Deleuze et l'Être,
chez Plotin, qui ne se pense plus lui-même, en oubliant
le Bien, une conséquence recherchée par la
Modernité et ses multiples implications et imbrications
temporelles. De la même manière donc, mais inversée, que
les programmes télévisuels touchent les abysses tant
de l'intelligence que de la Culture, aux périodes de
forte audience et de mesure de celle-ci,
le Pouvoir en place procède par lui-même de la quantité
des voix, il exerce un populisme
correspondant...)
Au
début de ma vie professionnelle, je travaillais
pour des armées. Je ne dirais pas que le tapis rouge
était déplié, mais de grandes facilités sont octroyées
quand beaucoup d'argent est en jeu (le soucis de
défense nationale ne rentre pas dans ce jeu
ou s'efface des critères dominants) ; par la suite,
j'ai renoué avec mon âme d'artiste - inexorablement
dégoûté par la mentalité extrêmement retorse du
monde des affaires. Et là les choses changent du
tout au tout : car, lorsque vous touchez le fond
de la précarité, la réglementation associée au chômage
interdit tout déplacement, ce qui est infiniment
préjudiciable pour la pratique de l'art photographique.
Osez appeler à l'aide l'Etat (vous savez, ce qui
s'appelle : Ministère de la Culture) et on vous
écrasera pour l'exemple (chiffres et statistiques) ; j'ai compris que
les idéaux démocratiques ne sont qu'une façade destinée
à cacher, ou plutôt à masquer l'esclavagisme et
la domination qui sévissent de plus belle dans le
Monde moderne, mais d'une manière à la fois plus
subtile et bien plus efficace : c'est la "société
de contrôle". L'évidence
de ce site est celle-ci : je suis un photographe
raté. D'ailleurs, au regard de la société, j'ai
échoué à toutes ses entreprises sociales, pour des
valeurs auxquelles je ne crois plus. Le monde
me semble être fou et n'être poussé à agir que par
l'intervention vitaliste de l'instinct, avec
le mythe moderne de la Liberté comme ultime,
terrifiant mensonge que les hommes instrumentalisent
pour dominer. Tout me porterait à la certitude
qu'il vaut mieux en finir, que vivre n'est pas pour
soi - car le moi n'est qu'une illusion, si
ce n'est que la récurrence des rêves prémonitoires,
la sensation des énergies et des flashs sur
ce qui va survenir balayant la pensée nihiliste, et
la radiesthésie, laissent croire que l'Être profond
ne se détruirait pas si facilement. C'est la malédiction,
et finalement ceux qui n'y croient pas - mais
qui se réconfortent avec les "valeurs républicaines",
se fondent dans le moule du système consommériste
et procréent en pensant que c'est leur
choix propre - et non celui de l'espèce en eux,
qui surtout ne remettent plus en question la pensée
après la crise d'adolescence - ces gens doivent
être heureux au sein de leurs rêves... Je
ne sais pas vraiment pourquoi, ou plutôt je commence
à le saisir dans son objet : la société
des hommes ressemble à s'y méprendre à un troupeau
de moutons dans l'enclos. Lorsque vous vous promenez
à la campagne, ou à la montagne, les champs sont
ceinturés de fil de fer barbelé rendant par exemple
bien problématique la pratique de la photographie en
Irlande, mais ce fil de fer barbelé n'est-il pas
destiné autant à l'homme qu'à la bête, bloquant
le photographe sur la route ? Ailleurs, le stationnement
payant n'est-il pas l'utilisation de l'Espace pour,
cette fois-ci, la pratique de l'élevage humain ?
Quelle différence signifiante, dès lors que les
hommes comme les bêtes se sentent en sécurité dans
leur enclos... Depuis le Néolithique, l'animal
fait partie de la vie sociale des Hommes, association
symbiotique en quelque sorte ; aussi, que penser
aujourd'hui de la pratique de l'élevage industriel
(ayant inspiré Ford puis Hitler), si ce n'est convenir
que la "société de contrôle"* (fabrication
de la "pensée unique") en est la correspondance
humaine la plus radicale, - et que si les vaches
doivent produire toujours plus de lait, les hommes
doivent "travailler plus pour gagner plus"
selon le Président Nicolas Sarkozy ? Où
se situerait une différence ? Quelle différence
? J'ai initié ce site en 2003, jamais je n'aurais
imaginé à quel degré incroyable le mensonge et la
manipulation - s'immisçant dans le paysage
médiatico-politique - se dévoilent à la lueur trop
cachée des associations et des ouvrages documentés,
risquant moi-même de passer pour un paranoïaque
; il n'y a pratiquement pas un seul domaine (histoire,
santé, guerre, chômage, écologie, etc.) qui échappe
à la tromperie. La passivité intellectuelle favorise
bien évidemment cet état de fait, mais il s'agit
bien entendu de facteurs concomitants qui y trouvent
leur intérêt. L'intérêt et l'utilitarisme, ces deux
aspects motivent la société disciplinaire ; exemple,
le drapeau tricolore est un symbole national que
l'on ne bafoue pas inopinément : 1500 euros d'amende.
Or, pourtant, ce qui ne semble être que la manifestation
d'un délire - mais qui sert essentiellement à discipliner
les Masses - procède de l'affabulation symbolique
: la couleur blanche, apposée sur l'initiative
du Marquis de LaFayette, est la couleur des
Bourbons - elle même arrachée à la classe sacerdotale
sous Philippe le Bel. Le saviez-vous, Républicains
? Avoir tranché la tête du Roi ... cela
enrichit-il de prestige cet objet désormais
iconoclaste
? Depuis lors, un régicide est fêté chaque
14 juillet. S'il est possible de reconnaître
une différence tangible avec l'Ancien Régime, il
s'agit bien de la disparité entre les hauts
et bas salaires qui ne cesse de croître. Un exemple
: Franck Riboud, à la seconde place du palmarès
des grands patrons, bénéficiera d'une pension de
1.8 million d'euros. Au Moyen-Âge, on exécutait
les marchands qui coupaient le lait avec l'eau
; mais que faire de ceux qui vendent des produits
non biologiques avec l'appellation "BIO",
ou qui essayent de faire croire - bernant le peuple
- que des yaourts auraient une vertu* particulière ?
Savez-vous qu'il est interdit de communiquer la
recette de l'eau chaude pour désherber les allées
(car, si on achète plus de désherbants chimiques,
où va-ton Madame ?), alors, ne désirant pas aller
en prison, je refuse catégoriquement de vous
communiquer la manière de ... produire cette eau
chaude, on ne sait jamais. Il ne faut pas tenter
le Diable... Aller hop, le troupeau, hop avancez !
Et si outrage
fait à la Nation
il y a, c'est celui d'avoir mis tellement longtemps
pour réagir contre un amiantage
du peuple de France
- qui est quelque chose de concret, et bien davantage
que les couleurs représentant de surcroît le système
tripartite dumézilien, au delà de l'interprétation
consensuelle du rouge et du bleu couleurs de la
ville de Paris. Assez de fadaises assénées à tout
bout de champ !
*
(Avec,
dans la distribution des rôles, l'ancienne ANPE
comme figure de "chien
de troupeau"
: "L'ANPE fait croire qu'elle place quelques millions de personnes mais
la très officielle enquête CEE - INSEE (qui a échappé à la censure des
intéressés) montre que le nombre réel des placements est d'environ
60.000 ; Les demandeurs d'emploi sont contraints de prospecter la
"face cachée" du marché par leurs propres moyens : candidatures
spontanées, connaissances, relations professionnelles, etc. Ainsi, selon
le Centre d'Études pour l'Emploi, 24,2% des personnes ayant accédé à
l'emploi en 1994 l'ont été suite à une candidature spontanée et
seulement 7,4% grâce à l'ANPE. Ce pourcentage tombe à 2,2% si l'on
élimine les emplois temporaires et si l'on considère seulement les
personnes qui ont retrouvé un emploi stable grâce à l'Agence, soit
60.000 personnes (...)
Les estimations montrent que le monopole de l'ANPE accroît de plusieurs
centaines de milliers le nombre de chômeurs (...)
les chômeurs n'ont que très peu de
chances de retrouver un emploi par l'ANPE (...)
Comment l'ANPE parvient-elle alors à survivre ? Tout simplement en
truquant et en utilisant le marché politique. C'est ainsi que pour
continuer à justifier ses crédits, l'ANPE annonce des résultats
spectaculaires. Ainsi, elle affirme avoir permis à 1.400.000 chômeurs en
1994 et 1.750.000 en 1995 de retrouver un emploi"
(CHOMISTE-LAND). Ce sont ces gens qui n'ont rien
trouvé de mieux que de rajouter à la précarité du
photographe l'interdiction de se déplacer !
Est-il exagéré de dire que c'est salaud, que la
finalité de l'organisme créé par l'Etat
serait moins de lutter contre le chômage, que
de le favoriser pour l'instrumentaliser, une
fabrication d'esclaves enfermés dans la précarité
- à coté de l'homme endetté de Michel
Foucault ? A part un autisme particulier à
les comprendre, les chiffres confortent crûment
ce viol volontaire et machiavélique de la Démocratie.
Pour le corroborer, citons plutôt Gilles Deleuze
: "Il est vrai
que le capitalisme a gardé pour constante l'extrême
misère des trois
quarts de l'humanité, trop
pauvres pour la dette, trop
nombreux pour
l'enfermement : le contrôle n'aura
pas seulement à affronter les
dissipations des frontières, mais les explosions de bidonvilles ou de
ghettos".
Ainsi, la gestion du chômage permet de canaliser
une misère espérée, si ce n'est orchestrée - en la codifiant,
faisant
en sorte d'instrumentaliser la peur, tout
en se donnant le beau rôle... Mon expérience m'a
montré que l'ANPE n'hésite pas à produire de faux
arguments (ou documents) pour radier, que la Justice
n'y trouve rien à y redire. Quelque chose aurait-il
donc changé depuis Jean de la Fontaine ? Ainsi,
il y a ces belles paroles citoyennes des hommes
et femmes politiques - qui ceci dit reprennent la
faconde du simple marchand de tapis - et la
quantité stupéfiante de mensonges étatiques, de
petitesses, de manipulations diverses et variées,
de traîtrises également, dont mon site de Rmiste
(même si je ne touche plus rien) se fait le rapporteur
extrêmement courroucé. Mais alors, pour "parler
facile",
je dirais aux jeunes qui tentent de traduire
le français : "énervé
grave",
"trop
abusé là"
!) *
(Référence : Que Choisir n°433 - janvier 2006, page
16)
En
photographie, il est facile de modifier le sens,
surtout maintenant avec la technologie dite numérique, le
trucage ayant accompagné cette activité depuis
son commencement. Pourtant, j'ai voulu
rester le plus fidèle possible avec ces paysages,
- bien que le fait de rendre une vue plus agréable qu'elle
ne l'est vraiment est un plaisir auquel un photographe
renonce difficilement, ceci pour diverses raisons.
Pour ce qui est du texte, il en va autrement
- la lecture, une certaine liberté* dévoilant toujours
davantage la réalité du Monde n'ayant
strictement rien à voir avec ce qui est montré par
les médias, du chômage à l'ISF, du déficit de la
Sécurité sociale (maintenant 30,6
milliards d'euros prévu en 2010) à la pollution, du 11 septembre au cancer,
de l'espérance de vie aux technologies vertes. Il
y a en premier lieu : la crainte de perdre sa place
et la pression des lobbies, le carriérisme
politique et l'ignorance commune, mais surtout cette
évidence, désormais, qu'il est plus accessible, distant,
de croire en des mensonges*
que de regarder la vérité elle-même. Que devient
ainsi la mort dans une "philosophie de
la vie" (le désir chez Gilles Deleuze),
la "pulsion de mort" ne va-t-elle pas
transmuter le symptôme d'une dénégation profonde
- versée à l'encontre de la mort - en une affirmation
constante et toujours pure, presque nietzschéenne ?
Hormis l'instrumentalisation des médias, le
désir fondateur des utopies du progrès ignorant fondamentalement
toute négativité et tout manque, n'est-il pas
attendu que l'Information ne traite que de sujets
périphériques : un viol par-ci, un scandale par-là,
puis une crise par-ci, le chômage des autres
par là, - comme si l'intégration des contraires,
dans l'ambivalence des valeurs propre à la
tragédie grecque, était devenue inaccessible à la
conscience moderne avide de certitude, et celle de ne
pas se remettre soi-même non pas en question, mais
en cause ? C'est en ce sens que le peuple, dans sa
lâcheté partagée, garde un penchant naturel
pour préférer écouter les mensonges que connaître
la vérité, aussi que la société est
devenue une schizophrénie se finalisant comme large
ouverture à la société du spectacle chez Guy
Debord. *
(En contrepartie j'y ai perdu le droit de vote,
mais je considère que la recherche de vraies valeurs
vaut bien davantage) *
(C'est donc à bon escient que j'écris "en des
mensonges", et non pas "dans des mensonges"
ou "aux mensonges") Culte rendu à la
jeunesse et course effrénée à la technologie sont
les symptômes ; les marchands de rêve, comme
ceux de peurs, et les publicitaires, se sont
introduits dans l'âme humaine et y fond leur beurre...
En fait, les hommes et femmes politiques sont devenus
les simples rouages d'une machine décapitée, matérialiste
et nihiliste : à part des petits arrangements par-ci
par-là, il ne peut plus naître de projet de civilisation...
La lecture inversée de Machiavel a dûment inspiré
notre société. Un exemple probant est donné
avec les études officielles sur l'espérance
de vie - qui ne cesse officiellement de progresser,
mais en réalité celles-ci sont faussées - ne
prenant pas en compte une augmentation exponentielle
des soins palliatifs (faire de la maladie un profit),
l'absence de guerre ou l'éradication de la famine
en Occident. Ainsi, les "bombes à retardement démographiques"
(100.000
molécules chimiques
peu connues) de Claude Aubert (ingénieur
agronome) rentrent radicalement en contradiction
avec les projections de l'Insee et de l'ONU ("Espérance de vie, la fin des illusions").
C'est la durée de survie
qui augmenterait encore... Dr. C. Kousmine : "En
1900, une demi-douzaine de carcinogènes seulement
avaient été dépistés. Aujourd'hui,
ils sont innombrables.
Ces produits chimiques, largement répandus dans
le milieu où nous vivons, menacent de nos jours
non seulement les ouvriers qui les produisent ou
les emploient, mais tout le monde, même les enfants
à naître. Il en résulte une inquiétante multiplication
des tumeurs malignes (...)
La morale à tirer de tous ces faits est que l'homme
doit, d'une part à tout prix limiter le nombre et
la variété des toxiques potentiels qu'il emploie
(insecticides, herbicides, colorants alimentaires,
etc.), d'autre part augmenter sa résistance, sinon
il
prépare la voie à un désastre sans précédent,
qui s'annonce déjà et que la thérapeutique sera
impuissante à juguler".
Kousmine* écrivait ceci en 1980
et les choses semblent avoir considérablement empiré
depuis. Quantité de nouvelles technologies ont été
mise brutalement sur le marché, avec l'autorisation de
l'Etat, et sans qu'aucune étude sérieuse ne puisse
échapper au conflit d'intérêt (exemple : le téléphone
portable). Qu'a fait la classe politique, si ce
n'est encore favoriser à tout prix la croissance
et mentir au peuple ? Quant à vouloir aider à "augmenter
sa résistance",
Günther Schwab répondait déjà à cette question :
"Une
société qui tire le quart de ses revenus économiques de la
maladie,
poursuivra, diffamera et, finalement, mettra hors d'état de
nuire
quiconque voudrait apprendre à ses concitoyens à vivre en bonne
santé".
Les médias sont largement devenus les serviteurs
du Diable, quand la Terre ne va plus nous supporter
bien longtemps (façon poétique de le formuler).
Hubert Reeves : "La terre est infestée d'êtres humains".
Par ailleurs, il y a une volonté politique de s'attaquer
à l'Être, car ainsi les personnes deviennent des
individus (appelés citoyens) - et ainsi le chiffre
génère une masse d'esclaves (aussi, l'égalitarisme
dogmatique favorise sans cesse le "nivellement
par le bas"), mais le mal est sans aucun doute plus
profond, d'ordre ontologique : "En
général nous avons des possessions parce qu'en dehors d'elles
nous
n'avons rien : nous sommes des coques vides, nous ne possédons
pas.
Nous remplissons nos vies de meubles, de musique, de
connaissances, de
ceci ou cela. Et cette coque fait beaucoup de bruit, et ce bruit
nous
l'appelons vivre, et avec cela nous sommes satisfaits"
(Krishnamurti).
C'est probablement les raisons pour lesquelles la
prise de conscience est pour ainsi dire absente
de la pensée unique et de l'inconscient
collectif. *
(Une fondatrice
de la médecine orthomoléculaire
(terme créé en 1968 par Linus Pauling) s'opposant
à l'approche de celle dite allopathique qui s'oriente
vers les effets thérapeutiques ; il s'agit ici de
soigner grâce à l'apport de substances reconnues
par l'organisme, la rémission de la maladie
procédant notamment par l'apport d'une
nourriture non frelatée : biologique, non
raffinée (pour les céréales), non chauffée (pour
les huiles), et avec une sensibilisation particulière
pour la réduction de viande et de produits laitiers.
Site EcoEtSanté2010 : "Les matières
grasses "trans" (acides gras Trans AGT, matières grasses partiellement
hydrogénées) sont très négatives pour la santé : non seulement elles
apportent du mauvais cholestérol (LDL), comme le beurre par exemple,
mais aussi et surtout elles baissent le bon cholesterol (HDL) ! De
surcroît, elles augmentent le taux de triglycérides. Triple effet négatif !
Malheureusement ceci n’est pas
connu depuis très longtemps (environ 25 ans, même si des précurseurs
comme le Docteur Kousmine avaient détecté ce point depuis 60 ans), et beaucoup
croient encore bien faire en remplaçant le beurre par ces graisses
végétales (huiles de palme, de palmiste, de coco, etc.) "partiellement"
ou totalement "hydrogénées"".
Nos politiques, ignares ou corrompus, furent davantage
occupés à faire interdire
le purin d'ortie (1er juillet 2006,
soit : 2 ans de prison et 75000 euros d’amende) -
contrairement aux USA, Danemark et Canada
ayant légiféré sur ces graisses industrielles
dangereuses pour la santé. Les grandes surfaces,
en dehors du fait de canaliser l'humain comme du
bétail, de sous-payer les paysans, de faire de fausses
promotions et, parait-il, aussi de financer
de manière mafieuse les partis politiques, vendent la
mort en boite...
Après, on fait défiler tambours et trompettes le 14
juillet, pour entretenir le mythe de la Liberté.
C'est du Grand Guignol !)
Trop
de mensonges et d'affairisme*,
il est à craindre que les années qui viennent soient
vraiment vécues dans une extrême souffrance... *
(Lorsqu'on nous dit que l'usage massif des
pesticides, c'était pour nourrir davantage ... n'était-ce
pas surtout pour faire des profits, un argumentaire repris
pour les OGM ?) Mes relations me font savoir
que des hommes et femmes politiques ne sont
pas dupes du chaos qu'ils vont devoir gérer. Ne
disait-on pas, déjà, que l'Enfer est pavé des meilleurs
intentions ?
Signe
distinctif
de
la
connerie
humaine
:
J'en
sais quelque chose de la "connerie humaine", ce
n'est pas seulement la créature, l'ISF, c'est la
Bretagne comme "fosse à purin"*
:
"Vingt et un pesticides différents ont été détectés dans
les eaux
des rivières bretonnes, 4000 tonnes de ces produits
chimiques sont
utilisés par l’agriculture bretonne. La population
d’animaux d’élevage
(porcs, volailles, bovins) représente au minimum
l'équivalent de
la pollution organique de 60 millions d’habitants (soit
les excréments
de la population française répandus sans traitement sur le
sol breton).
Avec les engrais minéraux, ce sont 117.000 tonnes
d’excédents
azotés produits par an en Bretagne. 71 des 76 cantons
français
en zone d’excédent structurel sont bretons "
(une source : Les Vert-e-s de Bretagne) ; avec la
démence écologique de faire produire le maïs
dans le Sud-Ouest, la réponse du Gouvernement sera au
mieux : faire procéder au ramassage (sauvegarder
le tourisme), ou au pire, comme le réclamait
Marc Le Fur avec un amendement : permettre sans
aucune autorisation l'extension des porcheries de
450 à 2000 têtes ! Point de vue agricole : "La FRSEA et les Jeunes agriculteurs de
Bretagne soutiennent l'amendement du député des Côtes-d'Armor Marc Le
Fur visant à relever le seuil d'autorisation des élevages porcins"
(source : Le Télégramme) *
(Chiffres de l'IFEN - SCEES pour 2005 : « En France, près de 300 millions de tonnes de déjections
animale, soit 47.720.000 tonnes de matières sèches, sont produites
chaque année, dont 50% sont émis au champ (non collectable). Sur les
déjections collectables, 70% sont des fumiers ».
Le fumier ... ultime identité
nationale ? Cela dit, si les Bretons aiment
vivre dans la merde, c'est leur affaire ; après
tout, les Celtes sont des peuples de la terre et
traditionnellement éleveurs de cochon. Entre le
Breton et le cochon, c'est davantage qu'une histoire
d'amour, mais aussi, les choses sont relatives,
car, entre patauger dans les algues vertes et respirer
une odeur pestilentielle - mais se retrouver alors dans
les grands espaces (note : jamais croisé de
toute ma vie une femme pratiquant la photographie
de paysage ou restant en contemplation devant un
panorama ... ce n'est pas dans le programme, sans
doute) - ou se
retrouver dans un autre lieu plus fréquenté
où la femme la plus proche prend aussitôt une
attitude codifiée : mépris qui pulse et qui
suinte inexorablement, mine de désapprobation
, - alors le choix est très vite fait. Chose curieuse
que ces créatures que la "nature naturante"
(s'identifiant ici à la "nature naturée"
- qui a besoin d'une substance - et qui est l'universalité
des choses, du parfum des fleurs pour attirer les
insectes - jusqu'à celui des femmes pour attirer
les reproducteurs) pousse par instinct, et malgré
sa volonté, la jeune femme à porter ses artifices
sur la scène publique - tout en subissant les affres
du regard des photographes ingénus qui aimeraient
bien "tirer le portrait", et eux même dirigés
par cette même nature qui les habite... Il
faut donc reconnaître dans le voile islamique une certaine
dimension
libératrice, du moins tant que celui-ci ne devient
pas un code de conduite obligé (déni d'humanité
qu'est la Charia), que notre Occident des désirs
immédiats ne peut plus appréhender intellectuellement.
Mon problème aura été le refus continuel - et se
déchargeant d'un dégoût profond - pour
tout portrait, de la part des Auvergnates et ceci
pendant dix longues années. J'entends le Parisien
me répondre qu'il s'agit là d'une célèbre région
de bouseux attardés ; certes, mais tout de même,
c'est hallucinant de bêtise... En plus, elles sont
souvent moches (de l'ancien bas francique : "masse
informe"). Moches et connes, ce n'est
pas de chance vraiment... Ainsi, il est impossible
d'aller vers une femme pour lui proposer un portrait
- il s'agirait comme d'un comportement déviant vis
à vis de la seule finalité reproductrice ;
le portrait est donc détourné pour la publicité
et son gavage, le nu est servi par des femmes qui
arrondissent la fin de mois, comme de faire le
tapin occasionnellement. Quant à l'interdiction
du voile intégral, n'y voyons qu'une application
de la surveillance du panopticisme foucaultien,
de crainte, chez nos élus, de mettre au jour
le formatage univoque des valeurs républicaines,
et sous-entendant que la Liberté est davantage
évoquée au nom de sa restriction : le comportement
citoyen est devenu un connais toi toi-même plus
socratique que ne le voulait Socrate, où le
"petit homme" n'a plus sa part, plutôt
quand la meute dominatrice intérieure est supplantée
par le vacarme extérieur. Le comportement citoyen
devient donc celui de l'individu oublieux de
sa personne...)
La considération attachée aux
personnes est donc strictement tributaire de la
valeur marchande qui leur est associée ; ceci, d'ailleurs,
s'observe chaque jour avec la Justice. Ainsi,
il n'est question que de spectacle et de représentation.
Le mensonge et l'ambition, la pathologie du
Pouvoir et la stupidité règnent en Maîtres, comme
le fait de croire que les choses vont perdurer
en fondant une famille (pourtant condamnée), sans catastrophe majeure
(attendue entre les années 2025 et 2040), alors
que le politique inféodé aux lobbies (à la
croissance donc) continue de mentir sur la technologie des
moteurs (instituant ainsi de surcroît une "taxe
carbone"), faisant en sorte que les médias fixent une
omertà sur
les recherches ou brevets concernant les
moteurs non polluants (moteurs à eau* et générateurs
d'hydrogène - dont je ne vais pas ici énumérer toutes
les
sources), qui induit que cela fait,
semble-t-il, tellement longtemps que nous aurions
pu gaspiller 50% de pétrole et polluer
80% en moins ! Les autres mensonges les plus
spectaculaires concernent bien entendu le 11 septembre
(c'est désigner comme ennemi celui dont on convoite par
nécessité géopolitique la richesse) et l'obligation
de manger de la viande (extraordinairement polluante,
gaspilleuse des sols et de l'eau, destructrice des
forêts) ; il semble maintenant acquis que ce
sont les produits chimiques et substances volatiles
(diffusés sans analyses préalables par les industriels)
qui vont nous tuer lentement - en augmentant de
manière exponentielle les cancers, les allergies
et autres maladies auto-immunes, rendant l'homme
stérile, et cela bien avant la guerre pour l'énergie
(déjà en branle en Afghanistan) ou la famine mondiale,
si ce n'est tout simplement le manque d'eau
potable ou les cerveaux détruits par les ondes.
Comprenez-vous la corrélation avec l'art
contemporain débile ? *
(Le plus célèbre reste le système Pantone - avec
des doutes quant à un cracking effectif de
la molécule d'eau, mais le monde paysan y est sensible
avec, semble-t-il, des résultats plus que satisfaisants.
Aussi, le procédé a démontré sa fiabilité lors
du 4L trophy de 2005 (couleurs Noremat) ; les Japonais
semblent s'y mettre avec Genepax, et un industriel
français, avec qui j'ai travaillé sur des projets
automobiles, m'affirma qu'en son temps l'invention
de Jean Chambrin (eau et alcool) ne fut pas une
escroquerie...)
Ce
site était censé être clôturé fin 2009. Juin 2010
un ami écrivain, photographe de Presse et
journaliste, Thierry, m'écrira (avec une prose qui
fait enfin oublier la vulgarité de celle de l'Administration
ou du Politique) : "Y a t-il toujours de ces réalistes prophéties,
ces appels à la
vigilance ? Bien sûr je ne plaisante pas, il y a peu de voix qui
s'élèvent ainsi jusqu'au cri pour expurger de l'apathie contemporaine
quelques consciences désespérées, mais non encore abattues, peut-être.
Pourtant. J'ai souvent pensé d'ailleurs, cher Georges, que tu
avais presque inventé un style. Je ne connais pas d'équivalent à ces
textes opiniâtres au kilomètre, passant du coq de la référence
bibliographique à l'âne de la révolte excédée, scandés par le tocsin qui
précéderait les plus dangereux passages à l'activisme. La chose est
tour à tour hurlée et murmurée, avec cette frénésie qui ferait
soupçonner que le lecteur, celui que l'on pourrait convaincre, a déjà
disparu. Nous retournons à nos chères études, calmement dans les livres
et leurs noms, et l'instant d'après c'est bras nus, la rage au coeur,
que nous allons hurler au beau milieu des campagnes ou des océans
souillés".
Les
choses ne dureront pas éternellement selon le mode
de fonctionnement qui est le quotidien, qui est
radicalement irréfléchi, du commun, de ces gens
idiots qui prennent leur pensée dans les journaux
télévisés rivés aux bottes de puissants lobbies.
Plus de 15.000 litres d'eau* sont ainsi nécessaires
à la fabrication d'un kg de boeuf, quand satisfaire un
mangeur de viande revient à nourrir 10 végétariens.
Il ne s'agit plus seulement de massacres illimités
d'animaux, d'une production industrielle inspirée
de - ou ayant inspiré la Shoah, mais
de crime contre l'humanité, puisque la famine sévit
sur une Terre déforestée - afin de produire toujours
plus de viande. Ce n'est pas non plus la Démocratie
qui portera en elle-même les germes d'une prise
de conscience, bien au contraire. Par manque de
théocratie, mais pas seulement à cause de cela,
la démocratie moderne compte les voix et ne les
pèse pas, elle est l'outil privilégié de la manipulation
de masse et des conditionnements. L'opinion est
préparée dans des modalités qui servent des intérêts
particuliers, cela beaucoup plus facilement et durablement
qu'avec le recours à la force. Tantôt, le débat
sur l'identité nationale était une volonté de faire
fléchir le cours naturel de l'Histoire (tordant
ainsi le cou à la phénoménologie de Hegel),
le "travailler plus pour gagner plus"
est la forme réactualisée de la notion d'homme
endetté chez Michel Foucault ("l'homme n'est plus l'homme
enfermé, mais l'homme endetté"), et
la génétique censée expliquer la criminalité (selon
l'entendement du Président de la République) une
figure de l'hôpital comme procédé d'enfermement
(avec la caserne, l'école). C'est ainsi pourquoi
- et comment - les mouvements pour les animaux
- et par conséquent l'homme - sont présentés comme
des corpuscules sectaires ou même terroristes. Un
des grands damnes, également - car il préfigure
un redoutable conditionnement, est ce
dogme des "droits de l'homme", auxquels
il aurait fallu faire se substituer les "droits
du vivant", selon Claude Lévi-Strauss*
(son sens de la relation qui se retrouve avec les
"mythèmes")
; le manque d'opposition binaire a engagé la rupture ontologique avec le Vivant, faisant
du spectacle deborien du Monde quelque chose de
radicalement mort. Notre société est devenue une
continuelle représentation d'elle-même oublieuse
des réalités holistes, d'un holisme ontologique
s'opposant à nos réductionismes. *
(Selon
la FAO, la disponibilité en eau est d'environ 5500
litres par jour (par personne), pour se réduire
à environ 4000 vers 2050, quand la production de
nourriture végétale en nécessite à peu près cinq
fois moins que celle animale ; or, la consommation
d'eau en France était proche de 8500 litres en 2005.
Ceci n'empêche nullement (et bien au contraire)
les campings de masse d'inviter le troupeau humain
à économiser l'eau ("car elle est précieuse"
devient en langage décodé : "c'est nous qui
la payons") - tout en servant des repas de
viande au restaurant. Il faut dire que la motivation
marchande l'est toujours, - "marchande".
Si l'on ajoute alors que, selon le professeur Dominique
Belpomme, les pesticides ont une part prédominante
dans l'augmentation phénoménale des cancers, ou
de la maladie d'Alzheimer, on se dit que la conscience
citoyenne croupit au degré zéro de l'intelligence,
- faisant le bonheur affairiste des hommes politiques,
ainsi que celui de leurs amis marchands et publicistes.
Notre Coluche fut l'un des premiers - et derniers - à le
jeter trivialement à la figure du peuple, cela lui coûta probablement
la vie. Pour les chiffres et statistiques, une source
est : http://www.viande.info
;
à visiter également : http://www.reseaulibre.net/rage/cheval.html)
*
("Les Structures élémentaires de la parenté".
Elisabeth de Fontenay :
"Lévi-Strauss a contribué à déconstruire la conviction judéo-chrétienne
et cartésienne selon laquelle la créature humaine et elle seule a été
créée à l'image et à la ressemblance de Dieu", et de continuer ainsi
sur la pensée du philosophe : "les animaux ne font pas partie de la nature. Les éthologues, de même que
les phénoménologues, notamment Merleau-Ponty, ont souligné que l'animal
était avant tout une subjectivité corrélative d'un monde. L'animal est
un psychisme, une intériorité, une intentionnalité, et Husserl va
jusqu'à lui prêter quelque chose comme un ego") Pourrions nous, par
exemple, solliciter le point de vue des fumeurs
sur les questions vitales, comme sur toute autre
question faisant intervenir l'intelligence pure
? Je plaisantais ... qui se soucierait - avec bon
sens - de l'opinion de personnes déjà incapables de gérer leur propre
entité, de garder une volonté propre ? Milieu 2010, il est déjà possible de reconnaître
au Diable
(de Günther Schwab) le contrôle souverain du Monde
: artéfact du 11 septembre, décadence intellectuelle
galopante : une même merde, que ce soit le son ou l'image
numérique, et si peu de gens pour s'en rendre encore
compte. En ce sens, la société actuelle est très
semblable - par ses méthodes - à une secte.
Un programme économique est appliqué à la lettre
depuis 40 ans, c'est fabriquer une même pâtée pour les mêmes cochons, pour
le profit, aussi
pour décérébraliser à-tout-va - une finalité
à peine voilée avec le silence médiatique et la
déconstruction des valeurs traditionnelles qui sont
un frein naturel à la pulsion consommériste.
Nicolas Hulot finit-il par saisir
qu'il était instrumentalisé ? Pourtant, l'OMS prédit
une catastrophe
sanitaire
sans précédent pour les dix prochaines années (la
fréquence des cancers pourrait augmenter de 50%
dans le Monde avec 15 millions de nouveaux cas par
an en 2020), du fait des particules chimiques (c'est
l'industrie
pétrolière) et de leurs combinaisons (polluants
primaires - associés aux ultraviolets - créant
des polluants secondaires), alors que les maladies
auto-immunes progressent. Aussi, deux enfants sur trois
seront atteints de maladies respiratoires
chroniques, un homme sur six est déjà atteint
d'infertilité (notamment à cause des COV perturbateurs
endocriniens, en plus de s'attaquer au
foie, aux nerfs, au coeur, à la moelle osseuse,
puis au
système respiratoire). Günther Schwab et son "Union mondiale pour la protection de la vie"*
(auteur
de "La Dance avec le Diable") annonçait
une volonté de détruire, - car détruire est source
de profit ; c'est la raison pour laquelle il fallait
s'attaquer à l'intelligence et générer une apathie
générale. Chaque année, il est
facile de constater combien les individus deviennent
plus stupides, car dénués d'une pensée propre ; je
suis stupéfait par la barrière psychologique
entre hommes et femmes, par cette domination de
l'instinct qui fait que même l'annonce d'une fin imminente ne dissuaderait jamais de
procréer, sachant que la surnatalité est tributaire
d'une situation de stress, conditionnement du
cerveau reptilien en quelque sorte et remplissant
le rôle de survie de l'espèce. Le paraître,
la séduction ou recherche du mâle reproducteur,
- sinon comment expliquer les artifices aguicheurs et
l'idiotie stupéfiante des revues féminines ? Lorsque la France sera éliminée de la
coupe mondiale de ballon, en juillet 2010, certains
hommes politiques clameront que c'est comme salir
le drapeau de la Nation, attestant du fait que
notre pitoyable civilisation n'a plus rien à envier à
celle des jeux sanglants du cirque de Commode,
certains élus - conditionnés par leurs propres mensonges
idéologiques - défendant l'idée que,
étant eux-mêmes les élus du peuple, c'est le
peuple lui-même qui en vérité profite - au travers
de leurs personnes - des salaires mirobolants
qu'ils s'accordent ! Sophisme pur, crétinisme ou
mépris ? Sans doute tout à la fois... *
(Fondée en 1972 à la suite de la Conférence des
Nations Unies sur l'environnement humain ; son président
du conseil fut Linus Pauling. En 1979, le docteur
Gernez (père de la théorie des cellules souches,
auteur du "sandale du siècle") reçu
la médaille "Hans Adalbert Schweigart".
Sur Wikipédia, à propos du docteur Gernez et
de l'utilisation interdite
de l'hydrate de chloral
(un sédatif) :
"De nombreux pays appliquent le protocole de
prévention où le cancer régresse alors qu'il progresse en France : la part des décès dus aux cancers est passé
annuellement de 110000 en 1970 à 150000 en 2004, soit un accroissement
de plus de 35%.
Les enjeux économiques sont que l'application du protocole ferait
reculer la mortalité de 7 ans en moyenne.
Il serait le motif de refus de sa publication en raison du plus grand
nombre de retraites à payer. Les laboratoires
pharmaceutiques verraient ainsi leur chiffre d'affaire décliner et la corporation des cancérologues
serait en voie d extinction.
Enfin, la théorie de Gernez sur le sida rejoint la
découverte récente d'un nombre très élevé de virus dans l'intestin".
Sachant que la France a fait interdire l'utilisation
de l'hydrate de chloral en 2001, et à propos
des travaux du docteur Gernez : « je suis stupéfait de
lire, chaque jour dans les journaux, des articles glorifiant
des
inventions mineures, alors que pas un mot n’a été consacré à
l’homme
qui a fait la plus importante découverte qui soit pour
l’humanité », Pr. Lee Clark. Sur le site http://agirpoursasante.free.fr/remissions
:
« En raison d’une vision naïvement anthropomorphique, on a admis, il
y a presque deux siècles, que la cellule travaillait et procréait,
alternativement, comme les êtres humains qui assument cette double
fonction.
En réalité, les cellules qui procréent et celles qui travaillent
ne sont pas les mêmes ». Professeur Lucien Israël : « Les cellules souches se divisent : des deux cellules
filles, l’une devient une cellule souche - cellule de
réserve
silencieuse jusqu’au moment où il faut combler une perte
- et l’autre entame un voyage dans le temps et dans l’espace
qui s’achèvera par la mort. Au cours de ce voyage, la
cellule va peu à peu se différencier, lui permettant
de remplir toutes les fonctions du tissu auquel elle
appartient.
Cette cellule différenciée ne se divise pas. Elle n’a
pas de postérité »...) Je
me suis sans doute perdu dans la conjoncture,
au fil de mon texte, quant à la question de
l'antériorité ou de la finalité du consommérisme
sur l'abrutissement, alors réciproquement, la perte
de l'être elle-même oeuvrant sourdement au développement
du quadruple aspect, dès l'instant que l'intuition
meurt à la conscience.
En
France, nous ne vivons pas dans une République pour
rien : pour avoir une photographie primée, il faut
faire idiot, vulgaire et surtout horrible - car,
sinon le blocage devient total ; les pseudo oeuvres
d'art retenues par les FIAC (comme "foire
à caca") participent à la volonté d'abrutir
- pour transformer la multitude en un troupeau citoyen
bêlant. Exemple : "Un grand artiste américain me
disait dernièrement : « Les artistes
contemporains excluent deux choses : la beauté et le message
».
C'est cet horizon contemporain que nous voulons considérer, tel qu'il
est. Sur ce point, on peut vraiment parler de divorce avec
l'Église. Car l'art contemporain semble pour une grande part avoir
exploré toutes les voies de la déconstruction, du nihilisme, pour nous
amener à constater l'inconsistance de l'être, démontrant que plus rien
ne vaut rien, jouant de la provocation sur l'absence de sens de notre
réalité. Mais, affronté à cet itinéraire, ce même art se trouve
automatiquement en passe de se détruire, car l'objectif ultime ne peut
être que le silence de la mort, du suicide",
Mgr Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la Culture. Le
paysage m'a permis de me ressourcer comme photographe
- et en tant qu'être humain. Si il n'y a aucun
portrait féminin sur ce site, c'est du fait du comportement
primaire : la femme est fréquentable à 20m,
réservée à 10m, hostile à 5m et déverse son mépris au
niveau de la zone de confort (soit environ 3m),
faisant que : "Notre zone de confort est, en quelque sorte,
notre pire ennemi. C'est une sirène attirante, ses chants sont
envoûtants, mais ne vous laissez pas berner par ceux-ci. S’enfoncer dans
sa zone de confort c’est renoncer à développer ses compétences, à
s'améliorer, à progresser, à devenir meilleur, à confronter ses démons
afin d’en sortir grandi".
Parfois, se concrétisent des compensations
équilibrantes pour la psyché : au rejet systématique
des femmes pour toute démarche portraitiste
- ou même discussion - la Vie recèle les innombrables
excréments de chiens offrant finalement l'exercice
photographique similaire, ceci tant du point de
vue matériel que psychique ; est donc
prise celle qui croyant prendre - en une saine réciprocité
dans le mépris. Il n'y a donc qu'au cinéma,
et nulle part ailleurs, que ne sévit pas le jeu
perpétuel de la haine entre les sexes. J'aurais
pendant 30 années porté sur le dos mes appareils*
de prise de vue - pour me faire rejeté en permanence, ce
fut mon chemin de croix... Pour ce qui concerne
mes photographies de paysage, je suis tellement
heureux d'entuber le système étatique - en n'arrivant
pas à publier un seul ouvrage, - si vous saviez
comme la haine pure est quelque chose de délectable
face à un "Monde de merde", beaucoup plus précieuse
que la richesse matérielle ou la reconnaissance...
La meilleure réponse à l'Administration qui limite
l'artiste à la vente de 30 exemplaires numérotés
de ses oeuvres
... c'est d'en vendre aucune et de l'envoyer forniquer
ailleurs ! Vivement que des extraterrestres
débarquent enfin pour nous bouffer comme nous le
faisons de "nos amis les bêtes".
L'humanité mériterait-elle un autre sort que d'être
bouffée à son tour ??? Aussi, à force d'envoyer
quantité des signaux et de poubelles dans l'Espace
(quelle bêtise), c'est bien ce qui, en fin de
compte, risquera d'arriver. En quoi, alors, serions-nous
moralement habilités à le contester ? Ceci
me permet enfin de poser la question à laquelle
je voulais amener le propos : a)
si les visiteurs peuvent maîtriser une telle technologie
- c'est qu'ils nous seraient supérieurs (dit dans
le sens quantitatif de la Modernité), alors b)
s'ils nous sont supérieurs - pourquoi nous mangeraient-ils
? (dit dans le sens plus qualitatif du végétarisme),
et c) :
pourquoi notre humanité en progrès humaniste (droits
de l'homme) n'en finit-elle pas de consommer toujours
davantage de bêtes considérées comme inférieures
? Subsidiairement, les femmes extraterrestres communiquent-elles
enfin sans avec autant de barrières psychiques ou comportementales,
avec l'intuition féminine par exemple ? *
(Un Fujica 801 avec le 135 mm, puis : Olympus OM1
et 100 mm, OM2 et 85 mm, Nikon FM2 et 85 mm
(et 180ED), Canon EOS1 et 85 mm, Hasselblad
503 et 150 Sonnar, Pentax 67 et 135 mm macro, Mamiya
RZ et 150 mm (ou 180 mm) ... rien de probant en
dehors du fait de les porter sur l'épaule et d'y
croire vraiment. Maintenant, je dois dire que j'ai assimilé la
nature des choses : je n'essaye pas davantage
de discuter avec la gente féminine (sauf, car cela va
de soi, les intellectuelles, les artistes, les professeurs,
les militantes féminines, ou toutes personnes éveillées
et que je ne désignerai jamais avec les termes de
cette vindicte) qu'avec les vaches que je croise
lors des randonnées. Je préfère tout de même les
vaches, de loin... Car au moins, elles ne vous
lancent pas un regard automatique, instinctif, comme
si, en quelque sorte, vous étiez en train de leur
pisser sur les pieds, ou davantage) Quant à la Politique, son objet est largement mafieux
ou ... sophiste. Ainsi, selon le Président
Sarkozy, le 12 juillet 2010 : "Les
gens attendent de moi une chose simple : sortez-nous
de la crise". Sortir
de la crise, c'est revenir à la Croissance - quand
cette dernière repose sur la destruction orchestrée du
Monde, et puisque - selon Philippe Desbrosses
- l'économie occidentale est devenue essentiellement
cette œuvre de destruction massive. Le Gouvernement
fit donc interdire le traitement naturel qu'est
le purin d'ortie, mais ne fait strictement rien
contre le raffinage des huiles alimentaires
- et leur hydrogénisation - qui, rappelons-le,
selon le docteur C. Kousmine, participe largement à
favoriser les cancers et autres maladies dégénératives
- du fait de la destruction de la vitamine "F".
Concernant l'âge du départ à la retraite, nous pourrions
conseiller, aux "lumières" qui nous
dirigent, d'augmenter d'un facteur de 1 à 1000 les
substances mortelles déjà introduites dans le tabac,
- pour augmenter la mortalité précosse (années
déjà volées aux personnes - faisant interdire
certains traitements peut-être efficaces du cancer, comme
les travaux
du professeur André Gernez), - si ce n'est
que la crainte du politique risque d'être celle-ci
: en éliminant massivement les fumeurs, ne participerions-nous
pas à faire augmenter sensiblement l'intelligence
(l'hérédité), donc la rébellion du peuple, faisant
malencontreusement baisser le taux de crétinisme remplissant son rôle dans le cadre du vote démocratique ? Vous l'aurez
anticipé, il y a deux choix possibles
de politique, chacun fonçant dans le mur : réfreiner
la croissance économique - mais en générant
des troubles majeurs (l'emploi, la sécurité), ou laisser couler
jusqu'au seuil de catastrophe sanitaire majeure
;
les arrangements imposés au Grenelle de
l'environnement, et les difficultés de l'agriculture BIO, sont les signes d'une situation
confinant déjà au désastre, si ce n'est qu'une
troisième guerre radicaliserait aussitôt la problématique,
- en éradiquant
bien plus vite que prévu ces milliards d'individus
qui sont déjà en surnombre sur la Terre. L'imbécilité
chronique et la cupidité font partie du
sens de l'Histoire : le raffinage industriel des
aliments produit une alimentation dénaturée et favorise par
voie de conséquence
la surconsommation de viande, elle-même destructrice
des ressources en calories et en eau, origine des
famines, de la déforestation, puis du réchauffement.
Il est inique de la part du politique de détourner
cette coupable réalité, afin encore de l'instrumentaliser.
Il est certain que je me noie dans mon propre
pathos, à moins que ce dernier eut pris possession
de mon esprit. Mais aussi, la rancune n'est jamais
très loin, elle rode aux alentours, elle aiguillonne
l'esprit qui ne se satisfait pas de la bêtise ambiante
(exemples : l'ISF - une saignée imbécile - qui eut fait
perdre à la France plus de 200 milliards d'euros
et l'interdiction officielle du purin d'ortie,
deux idioties qui attestent que l'utilitarisme politique
ou marchand est bien une forme de crétinisme) qui
est devenue incommensurable. La société actuelle
se résume à deux formes extérieures : la surveillance
devenant omniprésente (panopticisme foucaultien)
et la consommation (croissance et PIB), à deux intérieures
: l'instinct (procréer, fonder une famille) et la
manipulation d'autrui (à l'origine mâle dominant
et charme féminin). Un marchand bien gras et avec
les doigts boudinés cerclés d'or m'a proposé 80
euros pour mille de mes photographies, quand le
rôle de l'Etat, quant à lui, se résume à faire briser
les vocations. J'ai répondu à mon ami Thierry :
"Pour ce qui est de l'apathie, j'ai fini par penser que celle-ci est
provoquée de longue date. Notre monde est passé des codes despotiques
(selon Gilles Deleuze) à la société de discipline (chez Michel Foucault). La clef de cette
compréhension tient dans la surpopulation par laquelle Deleuze eut perçu
une transformation en "société de contrôle"* (Spectacle chez Guy
Debord, dont l'ultime : le 11 septembre*).
En clair, ne pouvant
plus contraindre par corps la multitude (société du Chiffre chez
Deleuze ou "Règne de la Quantité" chez René Guénon*), il s'agit de s'introduire
dans la tête des gens ; pour ce faire, encore fut-il faire baisser les
boucliers psychiques opposés à la discipline ... c'est à dire
promouvoir les dogmes démocratiques, le peuple souverain - plus fort que
la morale. Est-ce que je me trompe ?". *
(Il ne s'agit pas uniquement de rentrer dans
la tête des gens - les lobotomiser,
le recul de la société disciplinaire s'accompagne
d'une baisse de la morale - il fut, par exemple,
impossible de rejouer certaines mises en scènes
de la fameuse caméra cachée de Jacques Legras,
comme celle de l'argent oublié au distributeur de
billets - tout un chacun s'enfuyant
désormais avec l'oseille. Autre temps autres
moeurs, la morale est à profile variable : obligatoire
au sein de l'entreprise et nuisible vis à vis
de la concurrence. la vidéosurveillance est ainsi
devenue une
nécessité
pour contraindre le troupeau maintenu dans l'abrutissement
le plus radical. J'ai travaillé dix années comme agent commercial, je sais qu'il y a davantage
de sens de l'éthique, d'humanisme, dans la cervelle
d'un chien fidèle, et même si certains juges utopistes
ont ce
bug cérébral de croire que la Justice est davantage
son propre instrument - que celui du Pouvoir dont elle est
redevable de l'existence... Seuls
la bêtise, le crime et le mensonge mènent le Monde
Moderne,
et ne pas le comprendre, ne pas s'y soumettre,
en tant que fonctionnaire, est
le signe d'une immaturité intellectuelle -
ou une "volonté de puissance" prenant
ses libertés. Je pense à Marc Trévidic, - quand ceux
des agents des impôts l'ont bien saisi, qui font
perdre des milliards d'euros à la France (ISF),
avec le sens du devoir en prime... Au regard du
fonctionnement administratif - ayant inspiré Kafka
- se prend la mesure de la petitesse de l'Homme
et s'assassine toute envie d'entreprendre quoi que ce soit
de beau, ou de bien. Etant moi-même une marchandise
dans cette société, je
refuse
l'utilisation de mes photographies... Face à la
croissance, c'est tout un programme au doux nom
de code : BITOOKU ! Qui eut dit que pleinouest35
manquait de profondeur ?) *
(Le dogme démocratique - surinant la conscience
à-tout-va - a un prix : le colonialisme d'antan
a vécu ; comme dans le film Avatar, il faut désigner
comme ennemi, parfois le créer ou l'inventer, celui
chez qui se trouve une richesse vite convoitée.
En l'occurrence, le rôle premier des médias est
bien moins d'informer que de former ... de
préparer l'opinion. Un exemple type d'information
radicalement filtrée dans les journaux télévisés
: "Le directeur des services secrets pakistanais a transféré 100.000$ au
présumé pirate de l’air Mohammed Atta en août 2001, sans pour autant
être inculpé par les Etats-Unis ... et étonnante coïncidence, il était
en visite officielle à Washington lorsque les attentats se produisirent.
Le soir même du 11/9, ce personnage vraisemblablement impliqué dans
les attentats établissait un partenariat de lutte contre le terrorisme
avec les Etats-Unis (...) En 2000, des membres du futur gouvernement Bush signèrent un rapport
stipulant qu'un "événement catastrophique et catalyseur - comme un
nouveau Pearl Harbour" serait utile pour préserver la domination
mondiale des Etats-Unis. Quant aux guerres d'Afghanistan et d'Irak,
elles étaient très vraisemblablement planifiées avant même le 11
Septembre" (une source : ReOpen911). S'il parait de plus en plus flagrant que
France Culture réduit toute théorie du
complot à n'être que le signe d'une pathologie (faisant
l'impasse totale sur les arguments scientifiques
et les témoignages), que le film ZERO de Giulietto
Chiesa dut être diffusé dans les magasins de
Presse - faute d'un accès aux médias, aux chaînes
télévisuelles. L'Irak est considéré comme la seconde
réserve de pétrole au Monde - alors même que
les années 2030-2040 marqueront un passage vertigineux
quand aucune solution technologique équivalente
au pétrole ne semble encore convenir pour s'y
substituer, cela après le retard considérable
pris par la recherche - du fait plus que probable de
l'intervention politique des lobbies. La "pensée
unique" s'exerce et se propage par le biais
du mensonge par omission. Vous qui feriez l'effort
de me lire, oui vous derrière votre écran ... n'en
avez-vous pas assez d'être gavés de publicité comme
des oies que l'on voudrait décerveler, aussi d'entendre
ces fleuves de balivernes dans la bouches des hommes
de Pouvoir ; n'avez-vous donc jamais remarqué que
les interventions armées des démocraties surgissent -
comme par hasard - chez les peuples détenteurs de
grandes richesses, également que les pièces
des dossiers juridiques mettant en accusation l'Etat
disparaissent toujours comme par enchantement ?
Comment le supportez-vous ?) *
(Citons André Breton : "Sollicitant toujours l'esprit, jamais le cœur, René Guénon emporte notre
très grande déférence et rien d'autre. Le surréalisme, tout en
s'associant à ce qu'il y a d'essentiel dans sa critique du monde
moderne, en faisant fond comme lui sur l'intuition supra-rationnelle
(retrouvée par d'autres voies), voire en subissant fortement l'attrait
de cette pensée dite traditionnelle que, de main de maître, il a
débarrassée de ses parasites, s'écarte autant du réactionnaire qu'il fut
sur le plan social que de l'aveugle contempteur de Freud, par exemple,
qu'il se montra. Il n'en honore pas moins le grand aventurier solitaire
qui repoussa la foi par la connaissance, opposa la délivrance au SALUT
et dégagea la métaphysique des ruines de la religion qui la recouvraient".
Là où il y a urgence de relire René Guénon,
c'est de comprendre comment - dans le sens symbolique
- le monde moderne passe de l'influence luciférienne
(censée apporter la lumière et la connaissance)
au satanisme qui est la marchandisation et la quantification
pure de l'Homme)
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L'enfermement est simplement
passé du mode des machines (entrée, sortie) à celui
psychique, avec beaucoup plus de subtilités qu'avec
les codes despotiques qui survivent dans la
société irlandaise, faisant dire à un professeur
de philosophie croisé dans le Kerry (échange à propos
des Lumières chez John Locke, des coutumes
selon Montaigne), que si les Anglais n'ont pas réussi
à civiliser l'Irlande ... l'Europe n'y arrivera
également pas. Noam Chomsky ("La propagande est aux démocraties ce
que la violence est aux dictatures") a saisi ce qui se cache derrière
les intentions démocratiques et fait tomber
le masque de l'hypocrisie de la dialectique
contemporaine, dans le cadre politique ou marchand,
éristique donc, un artifice qu'Arthur
Schopenhauer qualifiait en ces termes :
« l'art d'avoir toujours raison », car
: en sont totalement exclues la connaissance
ou la recherche de la vérité ... Ceci m'a
coûté le droit de vote, mais en contrepartie rien qui ne puisse nuire
à l'intelligence. Alors que la conviction de
la rue est celle d'une liberté acquise de force
par le peuple, je soutiens et argumente qu'il y
a bien moins que l'épaisseur d'une feuille de papier
entre l'incendie du Reichstag et le 11 septembre,
entre nos boucheries (nos élevages intensifs) et la
Shoah (quant aux méthodes) ; c'est sans doute le
soucis de l'efficacité (ou simplicité), qu'à l'image
de l'économie elle-même la dispersion succède à
la concentration. Selon Deleuze, le contrôle ("banques
des contrôlats") s'intègre à la qualification
de la vie : la tour centrale du Pouvoir disparaît
ainsi au regard. Pour Giorgio Agamben, la biopolitique
de Foucault (gérer les citoyens en simples vivants,
s'introduire dans leur vie) s'extrapole jusqu'à
l'Occident contemporain qui n'est que la continuation
politique d'un gigantesque et unique camp nazi.
Alors, oui Thierry, le "lecteur, celui que l'on pourrait convaincre, a déjà
disparu" est la compréhension que j'en ai, quand Nietzsche, déjà, convenait
que ceux qui le peuvent le plus sont devenus ceux
qui le veulent le moins, assujettis à la lâcheté
du confort des "hommes bons": «
Ce n'est pas le doute, c'est la certitude qui rend fou
(...) Tu dois devenir l'homme que tu es. Fais ce que toi seul peux
faire. Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le
sculpteur de toi-même (...) Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour
lui-même est un esclave, qu'il soit d'ailleurs ce qu'il veut :
politique, marchand, fonctionnaire, érudit »,
puis, finalement, dans l'urgence et justifiant
à elle seule la création de mon site, cette dernière
citation : « L'art et rien que l'art, nous avons l'art pour ne point mourir de
la vérité »
...
La vérité ? Il semblerait que c'est bien Wall
Street qui finança* Adolf Hitler, ensuite le "travailler
plus pour gagner plus" se substitua au slogan
"arbeit macht frei" !
*
(Bien avant de 11 septembre et les liens bien connus
de la famille Bush avec Ben Laden : "Wall Street
and the Rise of Hitler" d'Antony C. Sutton,
en 1976, puis : "Heir to the Holocaust
Prescott Bush, $1.5 million, and
Auschwitz :
how the Bush family wealth is linked to the holocaust",
par Toby Rogers (lien
: http://clamormagazine.org/issues/14/feature3.php),
aussi John Loftus (Président du Florida Holocaust
Museum) : "L’Union Banking Corporation était une société holding pour les Nazis,
pour Fritz Thyssen. A différents moments, la famille Bush a
essayé de le nier, disant qu’ils étaient détenus par une banque
hollandaise et que ce n’est que lorsque les Nazis annexèrent les
Pays-Bas qu’ils réalisèrent alors que les Nazis contrôlaient apparemment
cette société et que c’est la raison pour laquelle les supporters de
Bush prétendent que lorsque la guerre fut finie ils récupérèrent leur
argent. Les enquêtes engagées par le Trésor américain et les enquêtes
des services de renseignements en Europe ont toutes deux établi que
c’est du pipi de chat. Ils ont toujours su qui étaient les ultimes
bénéficiaires".
John Paul
Buchanan : "Des Documents dans les Archives Nationales Prouvent que le Grand-père
de George Bush a Fait du Commerce Avec les Nazis – Même Après Pearl
Harbor", aussi sur Wikipedia : "On September 24, 2004, a UK newspaper, The Guardian, ran an article
supporting Buchanan's claims entitled, "How Bush's Grandfather Helped
Hitler's Rise to Power"". Sur le site http://www.uslaboragainstwar.org,
lire : "Buchanan's original contribution was to unearth new documents proving
the Bush/Nazi connections continued beyond 1942 (when the activities of
Prescott Bush and others came to the attention of the US Government and
were supposedly halted) to 1951, when Prescott finally cashed out
$1,500,000 in his and his father-in-law's stock investment in a
corporate funding scheme that was also supported by John D. Rockefeller
and his family heirs (...) It has been proven that Prescott Bush was in managerial control of
corporate assets in Silesia, Poland, near Auschwitz, and there are
indications that Bush -- when he cashed out his investments in 1951, and
perhaps with dividends before that -- profited from Auschwitz-Birkenau
slave labor in occupied Silesia".
Ainsi, la création d'Hitler et celle de Ben Laden
semblent avoir une origine commune, le profit ;
il n'y a, semble-t-il, qu'en France, que s'est imposée
une pareille loi
du silence. Machiavel
en décèlerait l'origine, le rouage de
l'endormissement cérébral - dans l'illusion de puissance de
la liberté démocratique... Ainsi donc, parler de
comportement citoyen, de valeurs républicaines,
c'est comme lancer un os à un chien pour pouvoir
dévaliser tranquillement la demeure... Vis-à-vis
de la visite de George et Laura Bush à Auschwitz II-Birkenau
en 2003 : "Plus curieusement encore, aucune association de survivants n’a dénoncé
l’indécence de M. Bush venant se recueillir à Auschwitz alors qu’une
partie de l'héritage qu’il a reçu de son grand-père, Prescott Bush,
provient précisément de l’exploitation d’une usine installée à Oswiecim
et fonctionnant en réduisant en esclavage les prisonniers du camp
d'Auschwitz", Thierry Meyssan devenu pestiféré (Réseau Voltaire))
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Qu'il
me semble loin le temps - début 2003 - où je
parlais encore d'entéléchie (réalisation de ce qui
est en puissance, perfection de Soi selon la tradition
aristotélicienne), car aujourd'hui les hommes sont
fabriqués et modelés par la publicité et les médias,
ils sont toujours davantage transformés en esclaves
- quand ils ne sont plus les maîtres de leurs pensées
; il ne s'agit pas de disserter sur la Liberté en
se référant à Bergson, Rousseau et Descartes - sachant
que le citoyen (défini par le sens commun du
soi ouvert aux autres et mettant donc en parenthèse
les intérêts personnels) cher à Rousseau devait
se plier aux règles, aussi que la liberté est moins
le vouloir faire ce que l'on veut que de vouloir
ce que l'on fait, mais d'y déceler justement
l'influence extérieure qui prend possession de la
personne ... dénuée de personnalité... S'il
y avait des régions où la pensée reculerait par
instinct devant l'abominable (comme : poser le placo
devant les fenêtres, les tuiles du dessus sous
celles du dessous), l'Auvergne y aurait une place
de choix. Dès que j'approche de la ruine que
j'y ai achetée, j'ai des palpitations cardiaques,
mes oreilles bourdonnent, je n'entends plus rien,
mon organisme secrète aussitôt du sang aux toilettes,
j'ai un dégoût qui est incommunicable - mais qui
témoigne de ce que je pense du Centre France, de
sa consanguinité évidente et de sa cupidité proverbiale... Je
connais des Irlandais qui menacent de l'Enfer les
Français n'allant pas à la messe le dimanche matin,
mais un enfer bien tangible existe déjà ici-même.
Voilà peut-être une bonne raison pour laquelle
j'aime bien me tenir en bordure du littoral, là où
meurent les vagues. A ce stade du développement
de mon introduction si tardive de 2010, je dois
tout de même inviter le lecteur à savourer la réflexion si
agile de Thierry qui juge mon texte : "Oui, je ne crois pas
que tu te trompes, même si ton point de vue sous-entend un plan en
haut-lieu, une conspiration, l'application d'une fameuse "théorie du
complot". L'apathie, provoquée, inhibée, innée... grande
question. L'idée d'une grande civilisation serait qu'elle use de toute
son énergie à lutter contre sa tentation au chaos, au sommeil. A qui, donc, la faute ?
Tout le problème, et
tu le soulignes, est ce voile tendu devant les consciences, l'os à
ronger, le psychodrame que sous-tend l'illusion de démocratie. Il n'y a
pas plus facile à manipuler qu'un peuple
à qui l'on donne l'illusion de la puissance ou de la liberté, c'était
déjà dans Machiavel. C'est un point de vue a la fois révolutionnaire -
un autre psychodrame - et spirituel, à la
mode aristocratique, et c'est ce qui me plaît. Il est vrai qu'en
démocratie, on doit se hisser jusqu'au pouvoir, et cela rend un peu
gluant. Le pouvoir tombe sur les épaules de l'élu de droit divin, comme une charge, dans
les systèmes monarchiques. Cela fait réfléchir un peu, tout cela. Je te livre une
introduction à Machiavel*, et un texte sur Rouault*. Je te laisse deviner
l'auteur* des deux... pas facile".
(*
(Court extrait : "« Qui veut faire
l’ange fait la bête ». Cet aphorisme appliqué au
gouvernement est peut-être celui qui résume le mieux Le Prince
de Machiavel. Il n’est pas de Machiavel, que l’on sache, mais
d’un auteur que nul n’a songé à taxer de « machiavélisme ».
Un problème reste posé,
certes, que Machiavel ne résout pas : celui de savoir s’il
n’appartient pas au Prince – disons, aujourd’hui, à l’Etat –
d’être – d’essayer d’être – un peu meilleur que les
hommes qu’il gouverne afin de les améliorer s’il le peut :
si en refusant toute illusion sur les hommes on ne commence pas déjà
de les avilir, s’il ne faut pas les tirer vers le haut pour éviter
qu’ils n’aillent vers le bas, s’il ne convient pas de leur
donner un peu plus de confiance qu’ils n’en méritent afin de les
amener à mériter celle qu’on leur donne. Le « réalisme »
politique, en croyant viser la pleine réalité, ne vise t-il pas
déjà un peu au-dessous ?")
- *
(Court
extrait : "Il
n'est pas d'autre pitié véritable que celle qui assume en elle, qui
prend sur elle le mal des hommes et la faute des hommes, il n'est pas
d'autre pitié que celle qui rétablit entre celui qui la donne et
celui qui la reçoit une égalité mystérieuse, de telle façon que
celui qui la reçoit ne s'en sente pas abaissé. Le
vrai pain de pitié ne se donne pas, il se partage. Commisération
dit communion. Il ne s'agit pas de laisser tomber une pièce dans la
main du pauvre en évitant de la toucher par ce qu'elle n'est pas
très propre, il s'agit de sauver le monde, ou d’être avec lui
jusque dans sa perte et dans sa protestation dernière, s'il ne
peut-être sauvé")
- *
(Il s'agit en fait du paternel de Thierry, un écrivain
français de notoriété, né en 1909). Il me semble
que ces questions - somme toute de lucidité ou de
respect - ont fuit la conscience politique
au profit de la lâcheté envers la pensée unique,
de cette facilité offerte par la société
de contrôle, dépassant allègrement le scandale fait
par Nietzsche, sorte d'abrutissement généralisé
de l'homme, faire comme si, pour rejouer chaque
jour le même spectacle anesthésiant la conscience
et les rares intelligences... Effarant, si ce n'est
le signe de la perte des grandes illusions
... au profit des mesquines) Ma réponse, au moment où ce site suspend ses
réflexions : "Oui, je dirais que c'est toute la question
et la motivation de mon texte. Tocqueville avait déjà
remarqué, aux Etats -Unis, que la démocratie fait baisser le niveau - non
pas seulement intellectuel - mais de l'intelligence, celle-ci restant tributaire de
la Culture... C'est toute la question : complot ou intérêt
croissant ? Ensuite, Luc Ferry écrit que l'on fait exprès de faire baisser le
niveau (plutôt les valeurs dites "traditionnelles") pour faire consommer ;
alors
tout au moins cela justifie de croire en cette influence des
lobbies, ce qui serait aussi un complot permanent, c'est à dire
concertation de nature économique devenue sociétale... L'autre théorie est beaucoup
plus métaphysique avec Guénon :
l'éloignement au Principe qui fait plonger dans le matérialisme quantitatif qui
génère l'apathie intellectuelle (dans sa définition
de l'intellect), et on en revient
à la question de la perte de l'Être selon Heidegger.
Il est ainsi vrai que la royauté oblige à se dépasser
soi-même, quand la démocratie incite à écraser*
l'autre.
Il y a, me semble-t-il, dans le Monde Moderne, beaucoup
plus (dire moins serait plus approprié) qu'une simple
illusion ou tromperie"... *
(Cela est vrai des agents de maîtrise entre eux
- jusqu'au Président voulant accrocher son Premier
ministre à un "croc de boucher", Jacques Le Goff
expliquant par ailleurs qu'une crise économique
aurait été impensable au Moyen Âge, - quand donner
de l'argent était aussi important qu'en recevoir,
- l'esprit de charité l'emportant sur le désir de
profit... Ainsi, comment imaginer l'intervention
d'un petit Diable (n'y voir aucune moquerie) pour un chrétien du Moyen
Âge, si ce n'est sussurant à l'oreille : "
- travaille
plus pour gagner plus
- "?)
Thierry Maulnier
déchire ce voile des illusions dogmatiques : "Nous ne pouvons rien
contre cette évidence, que les hommes sont la matière de la
politique, que la politique les utilise dans leurs vices comme dans
leurs vertus – le politique n’est pas moins dans son rôle quand
il fait appel au courage, au travail, au civisme, que lorsqu’il
excite à la convoitise, à la haine, quand il parle à
l’intelligence que quand il parle à la sottise, la sottise étant
aussi une force quand les sots sont assez nombreux. Les pouvoirs qui
ne prennent appui que sur les vices des hommes croulent vite, comme
ceux qui ne prennent appui que sur leurs vertus : et
l’immoralité elle-même quand elle cesse de tolérer la moralité
dont elle a besoin, quand elle se fait système, quitte l’air
respirable des communautés humaines pour un univers abstrait où
toute vie est condamnée. Le bien terrestre s’appuie sur le mal, et
le mal se nourrit du bien. Le Prince qui manquerait toujours à sa
parole cesserait bien vite de pouvoir tirer avantage de ses
manquements puisqu’il ne tromperait plus personne. La tromperie a
besoin de la confiance, la fausse monnaie a besoin de bonne. Il est
des moments où le pessimisme de Machiavel, concernant la nature
humaine, peut nous paraître absolu : « Les hommes sont
méchants. » Mais il nous dit aussi que les hommes sont plus
contents pour les plaisirs qu’ils ont faits que pour les plaisirs
qu’ils ont reçus. De sorte qu’il ne faut pas prendre :
« Les hommes sont méchants » dans un autre sens que
celui-ci : « Il y a de la méchanceté dans les hommes »".
Personnellement, j'en suis arrivé à penser qu'il
est bien plus facile (utile pour la croissance -
et donc les profits) de manier des sots - que des
cerveaux gardant leur temps disponible
et qui pensent par eux-mêmes ; j'y décèle la
suppression immédiate de mon RMI, celle fulgurante
de mon droit de vote*, le crétinisme ambiant de la
télévision, l'omniprésence de la publicité, l'aide
à l'Art le plus débile qui soit... *
(Pour des doutes quant à la vraie motivation américaine,
lors de la libération de Koweit. Le préfet - qui
m'a fait supprimer mes droits - n'imagine pas combien
il a activement participé à m'ouvrir l'esprit ; sans
son intervention, probablement que je ne serais
pas parvenu de moi-même à découvrir les relations
intimes entre la famille Bush et Auschwitz
et Ben Laden...)
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Sur
la toile d'Internet il se trouve des analyses échappant
à la sagacité des médias officiels, à moins qu'il
ne s'agisse aussi de manipulation. Un
texte anonyme offre un raccourci détaillé par ailleurs: "En 1932, l´industrie pharmaco-chimique IG Farben a donné 400 000 marks
pour financer la campagne électorale d'Adolf HITLER. Le Tribunal de
Nuremberg a déclaré : "Sans IG Farben la deuxième guerre mondiale
n´aurait pas pu avoir lieu...".
En 1941, IG Farben a établi la plus grande industrie chimique du
monde à Auschwitz, tirant profit de la main d´ouvre du camp de
concentration (.....) Tous ces anciens responsables furent cependant
libérés après leur condamnation en 1952 avec l´aide de Nelson
Rockefeller leur ancien partenaire commercial. Il était alors Ministre
des Affaires Etrangères des USA. Une fois libérés, les dirigeants d´IG
Farben infiltrèrent les plus hautes fonctions de l´économie allemande.
Jusque dans les années 70 les PDG des sociétés BASF, BAYER, et HOECHST
étaient des anciens membres du parti Nazi. Ils financèrent à partir de
1959 le jeune Helmut Kohl. Avec le support politique de ce dernier les
trois filiales issues de l´IG Farben sont actuellement 20 fois plus
grande que la maison mère initiale de 1941. L´organisation nazie de
mondialisation est une réussite totale, depuis longtemps la planète fut
quadrillée, organisée et gérée pour assurer une expansion mondiale de la
pharmaco-chimie. La "tradition" du cartel de la IG Farben s´est
poursuivie sous un nouveau nom : la VCI Association de l´Industrie
Chimique. En 1955, l´industrie chimique pharmaceutique mondiale s´est
regroupée sous les auspices de la Chambre de Commerce Internationale des
Nations Unies et du gouvernement allemand. Leurs efforts communs furent
camouflés sous le nom de code codex alimentarius. Un grand nombre de
partis politiques européens dits de droite et de gauche furent financés
par l´industrie néo-nazie qui recherchait la stabilité politique pour
assurer son hégémonie économique, une belle revanche après la défaite de
1945.
Aujourd´hui quels sont les objectifs avoués et la nature du codex
alimentarius ?". Dernièrement,
il m'a été rétorqué que Nietzsche lui-même
(car inspirant le nazisme avec l'idée du Surhomme
- mais à condition de lire Nietzsche sans avoir de cervelle)
était la cause des deux dernières guerres mondiales
(mais le 11 septembre n'en est-il pas une troisième
- qui excelle sur le plan médiatique et ménage les
consciences ?) ; il est définitivement facile
à la propagande, selon la définition donnée par
Noam Chomsky, de désigner comme coupable l'arme
du crime, la main qui la brandit, mais jamais
la tête qui le pense ! Lorsque Karlheinz Stockhausen dit
du 11 septembre que c'était la «
plus grande oeuvre d'art qu'on puisse imaginer
», et avant lui David Bowie : « Les rock-stars sont fascistes aussi et Hitler était l'une des premières.
Ce n'était pas un politicien mais un grand artiste moderne. Il a
utilisé la politique et le théâtre pour créer cette chose qui allait
gouverner et contrôler le spectacle pendant ces douze années-là : il a
mis en scène un pays » (en 1976), il s'agit bien entendu de comprendre le
Monde comme un Spectacle (dans le sens
deborien), une mise en scène collective et dont
la Démocratie n'est pas la dernière à diriger des
acteurs et à hypnotiser des foules, loin s'en faut,
la rockstar n'y voyant alors qu'un "libéralisme répugnant"...
Dans sa jeunesse, Bowie ne pouvait
pas discerner cet aspect de dictature rusée
du renard défini par Michel Onfray, ou "fascisme du renard", désignant
le capitalisme libéral.
Thierry
écrivait : "L'apathie, provoquée, inhibée, innée... grande
question. L'idée d'une grande civilisation serait qu'elle use de toute
son énergie à lutter contre sa tentation au chaos, au sommeil".
Et si ce sommeil était un moindre mal vis à vis
des dictatures, une sorte de contrainte des âmes
- et les corps enfermés dans ces âmes, pour inverser
la formule de Platon ? La Chine n'a pas besoin
d'un Spectacle pour faire main basse sur les richesses
du Tibet, elle prend, et de force. Ce qui me parait
affreux, tout au moins, c'est que cette apathie
ne peut être provoquée que dans la mesure où ce
caractère est inné, donc potentiellement réalisable.
A ce sujet, Günther Schwab écrivait que l'intelligence
ne cesse de baisser ; mais
cette baisse, est-elle elle-même innée
ou provoquée ? Et si l'on voulait faire taire une
pandémie effective de la "vache folle", comment s'y
prendrait-on ? Ce n'est pas une perte de temps,
que de comprendre que l'information médiatique est
conçue pour correspondre à un "expected
signal",
lui-même influençant l'écriture de cette information,
comme en témoigne "La Montagne" -
aux commémorations du 11 septembre, attestant de
l'inutilité d'une forme réintirée de la Stasi.
L'exemple de la non-pensée ou de la non-vie
(chez Guy Debord) s'expose en Irlande - où transparaît
un acharnement individuel pour cour-cicuiter
toute réflexion personnelle : se "biturer la
gueule" en permanence (les cerveaux transformés
en éponge à alcool), ingurgiter les codes
religieux, écouter des musiques débiles*,
regarder
des sports ... qui le sont tout autant. Dans cette
société réduite, il est presque inutile d'avoir
recours à la société disciplinaire ou à celle de
contrôle, le peuple bien
dressé
s'abrutit de lui-même. En France, le mensonge
parait être un outil très privilégié de la
Gouvernance, le
mensonge et les fausses promesses,
- d'où l'importance structurelle de l'alternance
politique - que les sots prennent pour une émanation
de la volonté du peuple. L'instinct de la survie de
l'espèce, comme avec les jupes portées "ras
le cul"
à chaque printemps - pour l'attirance
profondément inconsciente d'un mâle reproducteur,
dirige pour sa plus grande part l'essentiel
des comportements humains, la moralité servant à
encadrer les modalités fonctionnelles*
de notre animalité. L'intelligence, a-t-elle encore
la moindre utilité, est-ce une valeur qui se vend
et s'échange, qui se quantifie ? *
(En ce qu'elles tournent en rond autour d'un axe
psychique - dont elles ne s'éloignent jamais,
signe d'une pensée non classique et refermée sur
elle-même) *
(Un exemple fort de ces codes de conduite ne devant
rien à l'entendement : le crétinisme du concours
Miss France. Concernant les jupes "ras le cul",
pour ne pas parler plus crûment, plus elles le sont
et plus les filles vous lancent un regard indigné
lorsque, photographe, vous avez le culot de
croiser le leur, donnant le sentiment d'un conditionnement
machinique) Cela
fait longtemps que la vie n'est plus vécue (en conscience
éveillée ou réfléchie), qu'elle est en représentation
d'elle-même... Et si elle n'était qu'une représentation
dont nous sommes les acteurs, depuis déjà ces
"codes despotiques", comme les rouages
obscures d'une intelligence morte à elle-même, à
sa propre conscience ? Cela expliquerait bien
certaines choses... Jusqu'où est-il possible d'aller
dans le déni ontologique des origines de l'espèce
? Ne pouvant éluder la
question, - nous comblions sans cesse l'angoisse
avec des codes, une morale (ainsi, la peine
de mort était un crime légal), auxquels s'oppose
paradoxalement la parité* ; pour ce
qui est de la Femme, je suis satisfait
d'avoir fait ce bras d'honneur à la Vie - étranglant
d'une poigne de fer l'instinct en moi. Car, s'il
y eut peu de femmes intellectuelles, ce n'est
pas tant du fait d'un machisme, que la propension
féminine à remplir un rôle de "pondeuse"*. *
(Utopique de parler de parité, même justifiée en
soi, quand la relation homme-femme se limite à l'acte
de la procréation, - que le mépris,
voir l'aversion la plus profonde, accompagne
tout au long de la vie celle en société, à
laquelle nous sommes forcés. Ne conviendrait-il
pas mieux de favoriser une rupture sociétale
bien plus radicale entre les deux sexes ? Ainsi
donc, je revendique, et avec la force du vécu, la
parité ; la parité suggère la réciprocité, celle
- quant à moi - d'oeuvrer à la réalisation
d'un livre d'art sur le portrait féminin ... en
photographiant toutes les déjections canines des
trottoirs. La parité - cela se respecte, cela se
mérité également. Il s'agit bien entendu d'un jugement
à l'emporte-pièce et qui intègre ma personnalité
; il n'est pas question de remettre en cause
celle remarquable de femmes ayant voué leur vie
à des causes nobles (exemple : Brigitte Bardot et
son vain combat pour la cause animale), mais dont
la Justice s'acharne à faire payer la liberté intellectuelle
ou le langage enfin décodé. S'exprimer librement
(et je fais extrêmement attention aux limites à
ne pas franchir) revient encore et toujours à devoir
céder de l'argent, alors que notre civilisation
égalitaire revient à produire des poulets gavés
aux hormones, elle est faussement égalitaire, extraordinairement
injuste et inégalitaire - si on la compare à la
société indienne des Kogis, les derniers hommes.
C'est tout le talent publicitaire que de faire passer
une chose pour le contraire de ce qu'elle est,
c'est pourquoi l'intelligence y est tellement chassée
et persécutée ... et que les comportements sont
dictés par des codes, ici peut-être plus qu'ailleurs)
*
(Même si le touchant roman de Léon Frapié; "La
Maternelle" de 1904, garde tout son sens historique humaniste,
sociétal et social ; c'est peut-être la raison pour
laquelle les féministes m'ont toujours parues si
sympathiques, quand elles font rejoindre sur un
même plan utopique les hommes et les femmes) Ma
conclusion va paraître vertigineuse, faisant des raccourcis
dans l'argumentation, des coupes sombres dans une rhétorique suspendue,
des sauts de page : que l'humanité s'extermine
par surpopulation ... en quoi cela est-il porteur
d'un sens, lorsque celui que nous donnons à ce mot
est porté vers un utilitarisme du vivant,
et non une qualité d'Être ?

Qui
sommes-nous, êtres humains ? Le Monde Moderne et
marchand dénie la spiritualité (hormis les religions
- ou codes despotiques - mais qu'est-ce d'autre
désormais ? - qu'elle n'a pu éradiquer), aussi la
magie prise pour de la superstition, l'alchimie* (l'individuation
jungienne), ou la radiesthésie,
ne peut rien comprendre de la philosophie taoïste,
se gausserait de tout témoignage paranormal qualifié aussitôt
de pure manifestation délirante (il existe comme
des portes
temporelles), alors il ne reste que nos comportements
issus du monde animal, depuis la survie de l'espèce
jusqu'au développement de l'intelligence et de la
compassion - il est vraie encore rare chez les bêtes.
Et, en quoi utilisons-nous cette intelligence spécifique
du genre humain, si ce n'est à envoyer des
milliards d'animaux dans des élevages industriels,
pour notre jouissance gustative, puis dans des
abattoirs, ou à chasser pour nous divertir*
? *
(A propos de Michel Maier : http://herve.delboy.perso.sfr.fr/atalanta_fugiens.html) *
(Pourtant, et avec une hypocrisie dénuée de limite,
le code pénal français punit de deux ans d'emprisonnement
et de 30.000 euros d'amende les "sévices graves"
infligés aux animaux ; ainsi, tuer avec un fusil,
un arc ou une épée (la corrida) et abattre dans
une véritable boucherie des bêtes ... ce ne sont
en rien des "sévices graves", - c'est
de la Culture ; une fois qu'on le sait, tout va
bien. N'oublions tout de même pas l'aspect économique
aussitôt remis sur le tapis de l'argumentation.
Le politique veille à la bonne continuation du système
; ainsi, en 2007, le BVP (Bureau de vérification
de la publicité) a enterré un spot de la SPA (avec
le Crac et la Flac) contre la corrida : "ne
pas choquer les plus jeunes". Mais choquer
de quelle manière, puisqu'il s'agit d'un divertissement
identitaire et culturel accessible aux enfants de
15 ans ? l'intelligence - pas davantage que la conscience
- n'y survit. Parfois, la chasse est un palliatif
à une identité qui a du mal à se faire reconnaître,
comme en Corse où la battue du pauvre sanglier justifie
de se grimer en permanence en résistant serbe ou
croate. Infantile...)

Ici,
il n'y aura malheureusement ni de photographies
d'Islande, ni de Patagonie ou de Nouvelle-Zélande.
Je suis pourtant satisfait d'avoir réussi à
faire quelques rares paysages. Pleinouest35
signifie : photographies des extrémités Ouest
de la Corse,
de l'Irlande
et de l'Ecosse
; le chiffre 35,
quant à lui, est le nombre exact de jours
de liberté de déplacement (ou congé annuel) accordés
à tout artiste inscrit sur les listes
de l'ANPE. Ceci signifie que l'Etat se soucie
du "droit d'auteur" pour les créateurs
qui produisent une richesse marchande (TVA et impôt
direct), mais interdit le droit à l'expression à ceux
plongés dans la précarité ; c'est aussi favoriser
les entreprises lucratives et restreindre les initiatives
purement intellectuelles, c'est considérer l'étant
seul face à l'Être, c'est convenir que l'action doit
être confinée à une marchandisation de
l'Homme, et c'est la grande duperie démocratique
engendrant ce continuel nivellement par
le bas qui met en branle la société toute entière.
C'est également ce qui a amené le désastre écologique
- sa raison proprement ontologique... Critiquer
le capitalisme est encore une vision étroite du
mal, car c'est ne pas considérer que nous faisons
ce que nous sommes, mais que nous devenons également
ce que nous faisons. Si la société est de plus en
plus pénétrée par le virtuel, cela signifie que
nous nous éloignons toujours davantage de notre
Être véritable - ou que des forces interagissent
en ce sens. C'est la réflexion sur l'origine de
ces forces dissolvantes qui constitue l'essentiel,
l'âme même de l'écrit de mon site, avec ses faiblesses
et des prétentions inhérentes. Signe fort,
j'explique aussi comment le fait de déposer un congé
légal - pour se déplacer en toute légalité - ne
suffit pas pour éviter d'être convoqué et aussitôt
radié, comment la Justice entérine ces agissements. Je
laisse à ceux que cela dérange l'entière "liberté"
(antilogie pour une antinomie de principe) de se
laisser pénétrer par les dogmes officiels et
les certitudes prémâchées... Qui suis-je donc ?
Question à laquelle je dirais sans hésiter : je
suis une ordure en tant qu'être humain (ce qui est
une banalité confondante), peut-être aussi un idiot
de Français (ce qui serait un pléonasme). Ce
site est à triple usage, car l'expérience et l'âge
marquent la vie d'un photographe et induisent
dans l'Être des modifications profondes : A)
Le paysage depuis sa création et jusqu'à fin 2009
- c'était à proprement parler pleinouest35
; j'y
ai mis beaucoup d'énergie, je n'ai subi
en retour qu'un coup de couteau (pour tenter de
rester encore poli) de la part de l'Etat (ses lois
scélérates) dont les scandales sanitaires témoignent
de l'âme détraquée d'une pseudo-élite au pouvoir... B)
Les ordures, les poubelles jetées dans la nature,
aussi les panneaux d'interdiction de stationner
(comme en Ecosse), tout ce qui témoigne de la petitesse
de notre espèce misérable, avec l'expérience de
l'Auvergne comme apothéose de l'abjecte, de la bêtise
et de la xénophobie ambiante... C)
Enfin, les excréments sur les trottoirs qui font
office de portrait, quand il est presque impossible
d'aborder une seule femme - sans que de celle-ci
fuse une haine longtemps contenue ; A et B sont
finalisés par le terme évocateur de BITOOKU.
Par avance, je vous en souhaite une visite
aussi agréable que possible... Je tiens à avertir
que je cite beaucoup de personnes et de textes dans
mon site, car, lorsqu'on prétend porter des accusations
(sans contradiction), encore faut-il le justifier
et le documenter.
Des
délires ?
Ce qui m'a toujours le plus surpris - c'est la valeur
que certains posent sur des symboles nationaux,
- sans être conscients qu'il s'agit d'un enfermement
qui procède du désir, d'après Gilles Deleuze
(dans L'Anti-Œdipe)
: "En vérité, la sexualité est partout : dans la
manière dont un bureaucrate caresse ses dossiers, dont un juge rend la
justice, dont un homme d'affaires fait couler l'argent, dont la
bourgeoisie encule le prolétariat, etc. Et il n'y a point besoin de
passer par des métaphores, pas plus que la libido, de passer par des
métamorphoses. Hitler faisait bander les fascistes. Les drapeaux, les
nations, les armées, les banques font bander beaucoup de gens. Une
machine révolutionnaire n'est rien si elle n'acquiert pas au moins
autant de puissance de coupure et de flux que ces machines coercitives",
puis : "Les sociétés modernes civilisées se définissent
par un procès de décodage et de déterritorialisation. Mais, ce
qu'elles déterritorialisent d'un côté, elles le reterritorialisent de
l'autre",
quand la femme est coincée dans un rôle d'attirance-répulsion
du fait du comportement de séduction induit par
l'instinct de l'espèce. C'est comme si l'intelligence
cédait le pas devant le conformisme comportemental,
pour refuser de voir que le devoir sert à cacher
le désir, ou que s'identifier à ces valeurs est
une forme de délire. Un exemple est certainement
à apporter avec le tabagisme : les drogues
agissent sur la région du cerveau activant le sentiment
de la récompense, mais les fumeurs revendiquent
ce contrôle (de leur propre Être) comme l'exercice
de leur liberté (ontologique). Il en est de même
pour la consommation de viande : les études
prouvent que celle-ci est une catastrophe pour les
animaux, pour l'homme (maladie, famines), pour
la Terre (déforestation, pollution), mais le désir
profond de manger du cadavre courcircuite toute
conscience, qui elle-même est une manifestation
du désir - mais à un niveau plus élevé, si
ce n'est pas encore un désir que de le penser. J'ai
toujours été stupéfait par l'autoconditionnement
du fumeur qui parait ne plus posséder sa capacité
de jugement ; ce n'est pas anodin, car c'est sur
et par le processus du désir intrinsèque (ou
induit) que fonctionne la politique et les médias,
je veux parler de ce que les anglo-saxons nomment
"expected
signal"
et qui fait que notre attention ne peut être
requise que pour une information que l'on est
déjà prêt à recevoir. C'est ce qui
me fait écrire que c'est la perte de l'Être qui
est à l'origine du Monde matérialiste, mais
aussi que l'intérêt personnel des puissances d'argent*
(qui est le désir
à son degré le plus immédiat) augmente en en faisant
un usage sans limite, la société
de contrôle
qui façonne ce signal auquel on s'attend... C'est
la pensée unique - et la démocratie s'en nourrit
et y prospère. Si je me moque autant, dans mon
site, des valeurs communes, - c'est qu'elles procèdent
bien davantage de ces délires que de la conscience.
C'est ce qui fit dire à Guy Debord que la société
est devenue un spectacle, une succession de
représentations. Le mensonge peut alors prospérer...
*
(Gilles Deleuze : "Toutes les autres formations sociales ont fonctionné sur la base d'un
codage et d'une territorialisation des flux et entre la machine
capitaliste qui fait une axiomatique de flux décodés en tant que tels ou
déterritorialisés, en tant que tels, et les autres formations sociales,
il y a vraiment une différence de nature qui fait que le capitalisme
est le négatif des autres sociétés. Or, le schizo, à sa manière, avec sa
marche trébuchante à lui, il fait la même chose. En un sens, il est
plus capitaliste que le capitaliste, plus prolo que le prolo : il
décode, il déterritorialise les flux et là, se noue l'espèce d'identité
de nature du capitalisme et du schizo",
Cours Vincennes - 16/11/1971) Un
exemple : les hommes et femmes politiques*, à
condition qu'ils soient bien informés - et non sous
l'emprise des lobbies, ce qui en France même est
connu pour être une problématique majeure,
devraient savoir que l'agriculture biologique est
le seul choix possible pour la question de l'incidence
des coûts et de la santé publique. Or... *
(Censés être les représentants du peuple et pour
le peuple - et non occupés à vouloir s'accrocher
les uns les autres à des crocs de boucher ; aussi
censés fournir du travail aux jeunes et non remettre
au travail les vieux ; censés ne pas supprimer des
commissariats - puis faire des opérations coup de
poing ... une liste exhaustive serait
bien difficile à obtenir)
A
quoi ça sert ?
A quoi ça sert - fut le leitmotiv qui, avec l'hostilité
de tous les autochtones détestant les étrangers, accompagna
la réalisation de mes photographies. D'un point
de vue moderne, cela ne sert strictement à rien
; d'ailleurs, j'envisage d'utiliser la vente d'une
maison pour monter une pizzeria - non pour
vendre des produits biologiques, car les cons
glousseraient comme des dindes - mais le standard
habituel, c'est à dire de la
sous-merde.
Dans un monde de croissance, ce qui compte est la
quantité et non plus la qualité ; à ce propos,
j'utilise des appareils photographiques âgés de
30 ans (Pentax
67)
- mais qui fonctionnent probablement mieux qu'un
appareil de 6 mois déjà démodé. J'ai passé ces dix
dernières années à rouler (et dormir) en Honda
Prélude
(1986 - 400.000 km sans aucune panne, sans aucun
jeu des cardans, sans aucune fuite et avec embrayage
d'origine) ; les dernières voitures sont d'une conception
particulièrement peu réfléchie (pour rester poli),
à l'image d'une population à qui l'on dit qu'il
faut un spécialiste pour changer une ampoule ! D'ailleurs,
la vente des appareils photographiques non professionnels
est en baisse, remplacés par le téléphone portable
(faisant téléphone, exposition d'ondes nocives pour
le cerveau (ce qu'il en reste) et appareil photo
totalement automatique). Combien de temps nous reste-il
avant qu'un petit malin décide qu'il ne nous reste
plus assez de neurones pour savoir à quel moment appuyer
sur le bouton ? Mon site ne sert donc à rien,
pas davantage que de prêter un appareil photographique
aux vaches qui regardent passer les trains pendant
qu'elles broutent ; quant à l'ANPE (en Auvergne),
les deux seuls postes artistiques auquel j'eusse
pu postuler, concernent le strip-tease (aurais-dû
me travestir ?) et une place de gardien de musée... Alors,
depuis début 2010, je photographie ce qui est à
ma portée - ce qui correspond à la société
actuelle et à la manière dont je suis regardé, c'est
à dire : les trottoirs français dégorgeant de merde
de chien, une spécialité faisant notre réputation
auprès des pays étrangers. Une véritable identité
nationale pour pas cher ! Mais un tel Monde
obsédé par le rendement et le gain de temps ...
à quoi sert-il, tant soit peu qu'il servirait à
quelque chose ? Dire que j'ai pensé raisonnable
de réaliser un livre d'art sur les cascades
d'Auvergne ; fichtre alors - dans quel délire
de parisien étais-je rentré ? Ou alors, il
fallut seulement se déplacer sporadiquement, sans
jamais fréquenter - que dis-je ? prétendre
fréquenter - la France profonde, tellement profonde
qu'aucune lumière de l'esprit n'y parvient jamais...
Qu'en
est-il de la liberté
républicaine
du 14 juillet ? Il faut être d'une bêtise
incurable - pour ne pas se forcer à croire
qu'elle procède philosophiquement de l'émancipation
de l'Homme. Plus raisonnablement, lorsqu'en Grande-Bretagne
les Lumières prenaient la figure plus civilisée
de l'Enlightment (John Locke),
la caste des nobles devenait (en France particulièrement)
un frein pour celle de la bourgeoisie développant commerce
et industrie, le Monde moderne ayant autant
besoin de producteurs que de consommateurs
; c'est la seule origine sérieuse de la fin de l'esclavagisme
aux USA. Le carcan étroit des classes populaires
est passé - se référant à Foucault
- de l'enfermement à l'endettement* (l'homme
endetté)
; le mondialisme n'est ainsi que la logique
de la finalité de ce développement de passation
en force du Pouvoir, et une finitude qui se
retrouve avec l'ANPE brisant les créativités
au nom du rendement, du profit et du principe d'égalité.
La marchandisation de l'homme est d'autant effective qu'il
n'a de valeur marchande que comme corollaire*
étroit et indispensable entre la valeur d'usage
et celle d'échange. Pour régner - il faut vendre,
pour vendre - il faut fabriquer, pour fabriquer
- il faut faire consommer, l'Homme est mesuré selon
le PIB, le bonheur d'après le progrès, c'est pourquoi
la richesse non matérielle (comme la beauté
des paysages en dehors du cadre touristique créateur
d'emploi) est un frein pour une forme
particulièrement fourbe d'esclavagisme, une chose ardemment
combattue par le
négrier ANPE.
Comprenez-vous alors la raison, toute malicieuse,
pour laquelle ont disparu les corps de métier, ce
foisonnement de pouvoirs entre la personne
du Roi et le peuple, et pourquoi le monde associatif
- si précaire - a comblé un vide ?
Pour ces entités qui brisent et cataloguent,
au nom du chiffre* et de la statistique, je
ne photographie plus, depuis début 2010, que la matière putride
qui y correspond le plus intimement, la merde
de trottoir. Hautement symbolique et
réactionnaire. Car enfin, pourquoi ne pas se comporter
en chien dès lors que l'Administration vous considère
comme tel ? *
(Gilles
Deleuze
: "L'homme n'est plus l'homme enfermé, mais l'homme endetté. Il est vrai
que le capitalisme a gardé pour constante l'extrême misère des trois
quarts de l'humanité, trop pauvres pour la dette, trop nombreux pour
l'enfermement : le contrôle n'aura pas seulement à affronter les
dissipations des frontières, mais les explosions de bidonvilles ou de
ghettos (...) Beaucoup de jeunes gens réclament étrangement d'être “motivés”, ils
redemandent des stages et de la formation permanente ; c'est à eux de
découvrir ce à quoi on les fait servir, comme leurs aînés ont découvert
non sans peine la finalité des disciplines. Les anneaux d'un serpent
sont encore plus compliqués que les trous d'une taupinière") *
(Dans le sens de "conséquence nécessaire") *
(Gilles Deleuze encore : "Dans les sociétés de contrôle, au contraire, l'essentiel n'est plus une
signature ni un nombre, mais un chiffre : le chiffre est un mot de
passe, tandis que les sociétés disciplinaires sont réglées par des mots
d'ordre (aussi bien du point de vue de l'intégration que de la
résistance). Le langage numérique du contrôle est fait de chiffres, qui
marquent l'accès à l'information, ou le rejet. On ne se trouve plus
devant le couple masse-individu. Les individus sont devenus des “dividuels”,
et les masses, des échantillons, des données, des marchés ou des “banques.
C'est peut-être l'argent qui explique le mieux la distinction des deux
sociétés, puisque la discipline s'est toujours rapportée à des monnaies
moulées qui renfermaient de l'or comme nombre étalon, tandis que le
contrôle renvoie à des échanges flottants, modulations qui font
intervenir comme chiffre un pourcentage de différentes monnaies
échantillons. La vieille taupe monétaire est l'animal des milieux
d'enfermement, mais le serpent est celui des sociétés de contrôle. Nous
sommes passés d'un animal à l'autre, de la taupe au serpent, dans le
régime où nous vivons, mais aussi dans notre manière de vivre et nos
rapports avec autrui") Quelque chose découlant du
système semble l'attester : augmentation
exponentielle de la précarité et écarts faramineux
des salaires... Aussi, radier des chômeurs lorsque les
faits participent à se convaincre de la conformité des situations
administratives, et envoyer le préfet procéder à
une convocation - pour une demande d'aide, c'est
déjà - certes dans une moindre mesure - choisir
l'animalisation de l'homme qui trouvera son paroxysme
avec la Shoah. C'est indigne de tout Gouvernement,
quand tout laisse croire qu'il s'agit d'une instrumentalisation
des statistiques, à seule fin politicienne. Pour
moi la cassure est définitive. Le Pouvoir courtise
ou brise selon, et les dogmes démocratiques ne gardent
leur valeur officielle qu'en fonction de leur exposition
sous les projecteurs médiatiques. Il suffit ! Alors,
j'ai remarqué que je cite Guy
Debord
à plusieurs reprises dans mon site, mais mieux vaut
plusieurs fois qu'une - car c'est valable pour les
sports
de masse, la crise
économique, la santé,
aussi vraisemblablement le terrorisme
(toujours des régions du globe où il y a des
ressources à piller !), quand une telle quantité
d'individus oblige de s'immiscer dans les têtes
- pour en façonner la pensée (citoyenne ou
autre) : "Toute
la vie des sociétés dans lesquelles règnent
les
conditions modernes de production s'annonce
comme
une immense accumulation de spectacles. Tout
ce
qui était directement vécu s'est éloigné
dans une
représentation (...) Le spectacle se soumet les
hommes vivants dans la mesure où l'économie les
a totalement soumis. Il n'est plus rien
que l'économie se développant pour elle-même". Certains ont la Culture ou une
intuition nécessaires pour espérer la restauration
d'une monarchie qui serait susceptible de résister au
nivellement par le bas marchand et destructeur des
âmes (les grandes surfaces, des radios comme energy,
skyrock) ; l'Action française - dont je fus membre
actif - garde encore malheureusement sa vision
maurassienne de la politique, matérialiste, même
si elle fait la part belle au pays réel (régionalisme)
; il parait plus lucide de penser que la décomposition
ira jusqu'à son terme, qui ne peut être que la guerre
totale et exterminatrice - considérant seulement
la surpopulation mondiale annoncée. Les jeunes qui
aiment tant jouer aux snipers y trouveront ainsi
leur profonde aspiration. J'ai couru après
ma vie, après le statut d'architecte, après
le portrait féminin, après l'espoir fou de m'enfuir
de Paris, de devenir photographe de montagne.
A quoi bon, j'ai été recalé ; j'ai mis 18 ans
à quitter l'enfer carcéral et nauséabond de la capitale, tout
en me faisant, pour le portrait, jeter avec
un mépris toujours égal à lui-même par les dizaines
de milliers de femmes que j'ai pu croiser au hasard
des rencontres fortuites. Il est pénible d'espérer,
car, abordez une personne et celle-ci tournera des
talons à chaque fois qu'elle vous verra, refusera
désormais de vous servir s'il s'agit d'une vendeuse, avec
comme un dégoût à fleur de peau. C'est
dans ce contexte de vie, que se retrouver seul
dans un paysage est la délivrance qui
restaure la dignité d'être comme l'intégrité
affective. Avec le recul de la vie passée, le seul
contact féminin digne d'intérêt eut été que
ma propre mère me tue le premier jour. Quant à la
vie urbaine de tous les jours et l'élevage
concentrationnaire des porcs d'élevage, on se demande
lequel des deux a davantage inspiré l'autre, tellement
c'est devenu quelque chose d'odieux ; notre Monde
dit moderne est devenu un mélange de spectacle,
de scandale et d'entreprise de conditionnement cérébral
où chacun est devenu un simple numéro... Il est
déroutant de constater à quel point notre société
moderne copie chaque jour davantage la
figure rhétorique (et cinématographique) du Village
de Portmeirion, - allégorie de la société de contrôle
à laquelle essaye coûte que coûte d'échapper le
n°6. Ce besoin compulsif de communiquer par SMS,
de faire appel à Internet, et autres clubs de rencontre,
est aussi le signe de cet enfermement intérieur
dans lequel une société schizophrénique (des
troubles cognitifs de la réalité, pour l'alogie,
l'apathie et enfin la paresse) entend soumettre
les âmes (dans le sens de l'Être, être soi, ou l'ipséité*)
; dans notre société où l'information est synthétique,
il n'y a plus cette progression : induction, analogie,
syllogisme hypothétique et disjonctif qui marquent
les degrés du raisonnement selon l'essence, d'après Hegel
(citation donnée par Alain) ; la pensée unique
domine l'échange, même désignée comme réactionnaire.
La faute à l'éducation scolaire probablement, en
ce que sa finalité* n'est pas de faire s'épanouir
les individus - mais de les mettre sur le marché
du travail, aussi, probablement, à la nature
humaine qui s'en satisfait. La modernité dénie l'unicité
à la personne qui n'est reconnue qu'en tant
que composante individuelle, et donc remplaçable
par tout autre pareille - voilà ce que prétend cacher
le dogme libérateur... *
(«
Dans l’accomplissement éternel de ce procès, la vie
se jette en soi, s’écrase contre soi, s’éprouve
soi-même, jouit de soi, produisant sa propre essence ». Une
analyse sur l'oeuvre de Michel Henri : "La pensée moderne repose
sur le renforcement de l’approche traditionnelle selon laquelle
l’homme est lié à la connaissance que nous pouvons
en avoir, connaissance conçue comme scientifique et non comme
accès
de l’homme à sa propre essence. Dans le champ ouvert par
la science moderne, l’homme en tant que tel n’existe pas,
négation qui équivaut à celle de Dieu - réductionnisme
non voulu par la science mais inévitable et effectif. La défense de l’homme véritable,
transcendantal, est la tâche de la philosophie mais la pensée
moderne l’a trop oublié. Que reste-t-il de l’homme
hors de la Vérité de la Vie, dans la vérité
du monde, ce monde qui aujourd’hui est d’une certaine façon
l’Anti-Christ et dont l’agir est réduit à la
technique, faisant de l’homme un automate ?") *
(Exemple : le peuple chinois a eu son Petit
Livre rouge (1964), les Allemands les jeunesses
hitlériennes (1922 : Jungsturm Adolf Hitler),
et les musulmans l'Aïd el Kébir
(où l'on égorge les moutons et, car c'est plus jouissif,
sans étourdissement), la France aura sa sinistre
Marseillaise chantée dans les écoles par les
enfants : "Qu'un sang impur abreuve nos sillons",
dont il est dit que ce "sang impur" est
celui du peuple faisant face aux Autrichiens - après
que les nobles se furent enfuis des tranchées.
Il n'empêche, un nouveau Ministère de l'édification
du peuple pourrait fournir à chaque enfant une guillotine
miniature et un hamster (travaux pratiques à emmener
à la maison), après l'avoir instruit lors d'une
visite dans un village vendéen reconstitué - où
des androïdes plus vrais que nature pourraient illustrer
tel enfant décapité, telle femme éventrée, tel vieillard
embroché. Il reste le risque que nos gentilles
têtes blondes attachent leur maîtresse - et
lui tranchent un par un les doigts, ou qu'ils mettent
le feu au chat des voisins. Quand on sait que les
crustacés sont jetés dans l'eau bouillante et les
poussins mâles dans les broyeurs, que le Premier
ministre est frillant de tauromachie (Franz
Weber (Des montagnes à soulever) : "un écoeurant
spectacle de torture et de carnage" - qu'un lobby voudrait faire reconnaître
par l'Unesco comme "patrimoine culturel de l'humanité"),
est-ce intelligent d'instruire
si vite les enfants de la conscience des adultes
?)
J'ai
eu une chance extraordinaire - c'est d'avoir
toujours eu la
plus mauvaise note en philosophie
(au lycée). C'était un début bien prometteur
pour ne pas se laisser détraquer le cerveau ; avec
le recul de l'âge, je suis convaincu que la manière
dont est appréhendée la Vie participe, par
l'anticipation dogmatique, à orienter la philosophie
de l'Histoire. J'ai la conviction que le bonheur
des citoyens n'est qu'une propagande destinée à
propager une liberté fallacieuse, puisque liberté
réductrice pour une dictature de l'esprit.
Pour le dire simplement, il s'avère plus facile
de diriger l'autre en lui laissant croire*
que
son action procède de son propre choix (d'où le
culte de l'individualisme) ; l'Histoire de la Révolution
française est si galvaudée, dirigée, qu'il
parait douteux de croire que l'enseignement scolaire
de la philosophie ne soit autre chose
que l'instrumentalisation d'un conditionnement de
masse, par où l'expression de la volonté générale
devient ce vide aspirant les possibilités de l'Être,
dont la finalité cachée - en cela totalitaire
- est la marchandisation de l'homme. Un régime qui
débute son règne par un régicide,
la terreur
et un génocide,
et qui plonge l'Europe dans la guerre, devrait pourtant
faire réfléchir sur ses véritables intentions...
Souriez, vous êtes filmés ! *
(René Guénon : "La
grande habileté des dirigeants, dans le monde moderne, est de faire
croire au peuple qu'il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse
persuader d'autant plus volontiers qu'il en est flatté et que
d'ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu'il y a
là d'impossible. C'est pour créer
cette illusion qu'on a inventé le "suffrage universel"
(...)
- il n'y a plus de place pour l'intelligence
ni pour
tout ce qui est purement intérieur,
car se sont là des choses qui ne se
voient ni ne se touchent, qui ne se comptent ni ne se pèsent : il n'y a
de place que pour l'action extérieure sous toutes ses formes, y compris
les plus dépourvues de toute signification")
Voici
ce que devrait être un reportage photographique
sur la France profonde (ou : une idiosyncrasie française), quand l'ANPE interdit tout déplacement
à l'artiste : BITOOKU
! Si
l'on aime pas, ce n'est pas comme pour la publicité
... on peut passer à coté sans subir ... et c'est
bien la seule différence ! (700
clichés en allant faire les courses pendant deux
semaines (du 15 février au 28 février 2010), soit environ
50 déjections
canines croisées en une seule journée !) "Vivre
dans une société de merde",
c'est à prendre au propre comme au figuré, un propre
qui ne l'est d'ailleurs pas tant que cela... -
Photographies non truquées - -
Canon 5D II et 28 mm Zeiss ... sujet de prédilection pour
la photographie "numerdique" -
(Page
dédiée à l'ancienne ANPE
et à ses contraintes
par corps, dans un pays où les immondes toilettes
publiques révèlent l'âme d'un peuple)
Je
revendique la qualité d'identité
nationale
pour ces photographies, car nulle part en Europe
il n'est possible de déambuler sur des trottoirs
regorgeant autant d'excréments, surtout pas en Allemagne
- et jamais en Grande-Bretagne. Il m'est souvent
arrivé, lorsqu'il pleut, de préparer des sandwichs
dans des toilettes anglaises (papier, miroir, savon)
- quand en France ces lieux sont totalement dévastés
- ou gardent les traces de ceux qui se torchent
le cul avec les doigts, puis se les essuient sur
les murs ! La France est également identique à elle-même
dans les sondages étrangers (ou études comparatives)
: accueil hostile, niveau d'intelligence faible,
hygiène déplorable. Il parait logique que
ces qualités spécifiques se renforcent en se
rapprochant du coeur, du centre géographique,
là où l'influence étrangère est la plus morcelée
ou lointaine. Serais-je enfin reconnu comme
un artiste ? Publié sous le pseudo oulala : "L'Etat a gaspillé 400.000 euros pour acheter 24 daubes d’art
contemporain de 20 lèches-bottes, lors de la 36e édition de la Foire
internationale d’art contemporain, a signalé avec un peu de honte tout
de même, samedi le ministère de la Culture dans un communiqué. C'est
la cinquième année que le ministère fait procéder, via le Centre
national des arts plastiques (CNAP), à des acquisitions de caca
d'artiste du pouvoir, exposées à la FIAC (22 au 25 octobre), précise le
communiqué (...) Les 24 merdes, signalées par un cartel à la FIAC, iront appauvrir et
s'entasser comme des milliers d'autres objets inutiles dans le Fonds
national d’art contemporain, qui est devenu un grenier à gadgets d’art
de l’État dont le CNAP assure la garde, la gestion et la diffusion. Le
Fonds national d’art contemporain est le plus grand dépotoir d’art
contemporain rassemblé en France (...) il s’est
enrichi, depuis 1981, de plus de 28.000 horreurs (arts plastiques,
photographie, arts décoratifs, design) avec l'argent du bon peuple,
pendant ce temps, les français doivent se "serrer la ceinture et faire
des efforts". Quant à moi, qui quémandais simplement l'autorisation
de me déplacer à un stage photographique ... la
réponse fut de me retirer brutalement le RMI. Etat
de droit ? Vraiment ? A ceux qui penseraient
que les déjections canines ne sont pas de
lard,
même pas du cochon, je rappelle l'exemplarité des
oeuvres contemporaines de Marcel Duchamp, de Wim Delvoye
(et sa machine à fabriquer - et à vendre - de la
merde), de Piero Manzoni (caca d'artiste mis en
boite : 90 "Merda d'Artista"
cotant chacune plus de 30.000 euros, prix de
l'or pour 30 grammes de merde), sans oublier la
démonstration permanente du vide par le non moins
vide (ou fou) Ben (site culture.lyon.fr : "Le Musée
d'art contemporain de Lyon présente la première rétrospective consacrée à l’œuvre de Ben
Vautier, artiste majeur du XXème siècle, connu pour ses
performances*, installations et peintures"),
sans oublier l'ancien, cher Président
Jacques Chirac, pour qui toutes les Cultures se
valent (ce qui est vrai en dehors de la Modernité
- mais criminel de dire dans une société
dont la volonté est de détruire toute valeur
élitiste ou non marchande) ; les rappeurs seront
fiers, - Gabriel Fauré doit se remuer dans la
tombe... Il conviendrait de tenter l'expérience
: combien de temps des jeunes résisteraient - mais
en se tordant de douleur - au Cantique de Jean Racine,
avant que leur cerveau explose en bouillie informe
? *
(En faisant à mon tour de la merde, j'espère mettre
un pied timide dans le domaine prestigieux de l'art
contemporain ... une reconnaissance en perspective
peut-être ?) Gabriel Fauré : « Pour moi, l'art, la musique surtout consiste à nous élever le plus
loin possible au-dessus de ce qui est ».
Aujourd'hui, ce serait plutôt : « forniquer
plus bassement que des bêtes », ou : « descendre
encore plus bas que les immondices ! ». Heureusement,
il nous est offert les trottoirs pleins de merde...
Quelle chance ! Un carnivore gâche dix fois plus
d'énergie et de surface agricole qu'un végétarien
... quels artistes aujourd'hui ont encore quelque
chose d'intelligent à dire, à part déféquer pour
se plier à la décadence qui profite à la société du
spectacle, à celle de contrôle ? Il parait urgent de
dire que la Culture sert davantage à déculturer
(ou plutôt infantiliser) - pour que toujours plus
de personnes écoutent Lady Gaga que Bach. Il est
plus facile de mener
des esclaves
que des hommes et des femmes libres et
éveillés
(cela est plus rentable également), c'est aussi
la raison pour laquelle Coluche fut probablement
éliminé, non pour l'intellectuel qu'il n'était
pas, mais comme l'amuseur témoignant de ce
que les hommes politiques ne sont pas respectables. Que
dire de plus ? En Auvergne, les photos de merde
conviennent parfaitement au portrait. En centre
naturiste, il est aisé de photographier - non
pas à cause d'une perversité - mais parce que
la communauté* est
composée de gens plus cultivés (pour une bonne part
: professeurs, professions libérales, chercheurs,
cadres supérieurs), alors qu'aller aborder une vendeuse,
une coiffeuse, témoigne généralement de ce qu'il est impossible
de communiquer en dehors des stimulis sensoriels
habituels.
*
(Mais là aussi les choses se détraquent, car
de plus en plus de personnes se mettent nues,
certes un aspect extérieur, mais ne communiquent pas, fument et mangent des
animaux,
c'est à dire ne manifestent plus
la moindre intelligence
ou conscience
- qui faisaient dire à Günther Schwab qu'il
s'agissait encore d'une forme d'élitisme. Mais après
tout, les individus gardent juste ce qu'il faut
de lucidité pour aller au travail, et on ne leur
demande rien de plus ... et surtout pas davantage
! Imaginez alors des élus et chasseurs, s'amusant
à tuer des bêtes pour le plaisir, et vous aurez
la vision de la considération humaniste correspondante
... dans toute sa perversité sociétale) A l'école, puis étudiant, mes copains
m'appelaient "anti-tout"
ou "écolo
facho"
(visitez : http://popolon.org/ecolo/),
avec l'âge je reste de plus en plus convaincu que
ce sont les personnes qui ont une position "contre"
qui font progresser la société, jamais ceux et celles
qui
s'y soumettent par cupidité, lâcheté ou conformisme
(la plupart du temps). Pour ce qui est des modèles
féminins, le choix de dire ce que j'en pense est
déjà en soi une forme de suicide artistique - et moral
; car, j'en suis en vérité beaucoup plus loin
quant à mon dégoût : cela m'étonnerait vraiment
que je fasse avec joie le geste d'aider une femme
qui se noie - tout espérant bien entendu une réciprocité. Je
dois dire que j'ai la toute autre sensation
relationnelle en Grande-Bretagne (surtout pas en
Irlande où j'ai longtemps pris le mépris pour de
la timidité) et surtout en Allemagne, des pays non
latins où la relation homme-femme n'est pas sur
la défensive - comme en France, qui fut l'un
des derniers pays à accorder le droit de vote aux
femmes (le 21 avril 1944) et qui encore aujourd'hui
est un cancre de la parité ; rappelons que, sous
l'Ancien Régime (selon Régine Pernoud), les femmes chefs de famille votaient
pendant l'élection des députés aux Etats généraux, depuis 1484 ! La
République de 1789 fut en réalité une régression
phénoménale du statut de la femme - commençant par
allonger sur la guillotine les premières féministes,
certaines idiotes actuelles prenant la "Liberté
guidant le peuple" de Delacroix pour la femme
en tant que symbole de la République, et non comme
un attribut mammaire, nourricier et symbolique. Quelles sont les Françaises
qui vous toisent du haut de leurs talons hauts -
tout en n'ignorant pas que c'est encore une gestuelle de
soumission ? Et si une civilisation extra-terrestre
venait nous manger ? Valons-nous davantage que cela,
être engrossés pour servir de nourriture ? Bof.
Suis-je encore correct ? Non, car il est incorrect
de rester correct dans une société qui ne l'est
pas, qui a même fait du scandale permanent (et de
la bêtise) un exercice de style. Une humanité qui
traite ainsi des milliards d'animaux dans des élevages
concentrationnaires ... mérite-t-elle de vivre ? La
matière fécale m'a donc rattrapé ! Depuis
début 2010, une nouvelle vie commence pour moi :
photographe du genre humain. Pourquoi la misère
de vouloir réaliser des portraits féminins
- quand la merde est à portée de main (juste sous
le pied), pourquoi se plier à la privation de la liberté par l'ANPE
- quand les excréments sont juste sous la fenêtre,
pourquoi aller se faire insulter par des Irlandais
- quand on peut rester chez soi, pourquoi donner
le sentiment aux Corses qu'ils perdent de l'argent
- quand ne pas y aller fait faire des économies
à tout le monde, pourquoi aussi se faire jeter des
parkings (en Ecosse la nuit) - quand des montagnes
de merde décorent*
nos villes ? *
(Pour Noël, il serait souhaitable de donner aux
chiens des croquettes avec des colorants, afin d'agrémenter
nos trottoirs de mille couleurs) Comme vous le
voyez ... j'ai fini par me soumettre au système.
Je ne marche plus sur les bordures, car je suis
rentré dans le rang ; la variété - qui souvent est
de la merde - rapporte bien davantage que l'Opéra,
je n'ai donc qu'à en prendre de la graine, comme
tout le monde, devenir un vrai citoyen quoi ! Si
tous les koi-koi se donnaient la main, ziva grave
facile, trop bon ! Qui sait, de la merde de chien
séchée, ça se sniffe peut-être...
Il
n'est donc pas surprenant que le virtuel envahisse
notre vie de tous les jours, cette dernière perdant
progressivement de son essence. Existenz de David
Cronenberg en est l'allégorie ; il n'y a rien à
attendre non plus des hommes et femmes politiques
qui saisissent dans l'âge d'or du numérique une
atout de croissance, mais n'en perçoivent nul symptôme.
La vie a quitté la sphère psychologique (individuelle
et collective) pour se parodier dans une représentation
; c'est ainsi que montrer mes photographies n'a
plus de sens quand plus personne ne peut leur accorder
de dimension ontologique, c'est à dire quand
sujet et objet se confondent. L'activité est uniquement
détournée vers un utilitarisme, et les divertissements
par procuration sont la récompense exclusive de
l'effort. Montrer un travail personnel (penser par
soi-même) ne peut donc que générer de la confusion,
dans les esprits, ou le mépris ; c'est le propre
des esclaves dans la philosophie nietzschéenne.
Ces dernières années, j'ai survécu en Auvergne* ; imaginer
réaliser des portraits est l'utopie déraisonnable,
alors même que l'on devient vite persuadé qu'il
y a plus d'humanité et de bonté - davantage d'intelligence
pétillante - au fond des yeux des chiens, que
dans ceux vénaux de leurs sinistres maîtres... Mais,
bien entendu, il va sans dire que ce n'est qu'une
impression toute personnelle et dénuée de tout fondement.
J'ai donc décidé d'arrêter de montrer de nouvelles
photographies, peut être d'en faire, et j'ai renoncé
à la prétention au portrait, sachant que je n'ai
ni moutarde ni petite culotte à vendre. Je dis donc
non ! *
(Je me suis fait une promesse en 2001 : offrir
une tournée générale au groupe d'Auvergnats
qui parlerait enfin d'autre chose que de sous (jouant
sans cesse ce Sketche
du paysan (ça
eut payé)
de Fernand Raynaud), mais ce n'est jamais arrivé...
Cette région est abrutissante pour l'esprit) Pour
ce qui est de la créativité
- celle-ci est passée de la servitude envers
un maître à celle du profit, les derniers mécènes
s'appropiant à peu de frais une image, comme
l'instrumentalise la Légion d'honneur. L'argent
? La moitié sert à "faire de l'argent" à
partir de rien, non à produire une richesse.
La créativité ? L'Administration est là pour tempérer
les initiatives non marchandes. L'art contemporain
? Il produit de l'argent - qui est majoritairement
de la fausse monnaie - quand il propage l'absence
de toute valeur intellectuelle ou spirituelle.
Je me suis limité à quelques destinations
proches - où mes ressources et la laisse
administrative de la précarité*
me permettaient d'accéder avec une facilité toute
relative. Il faut convenir que, contrairement
aux États-Unis,
à la Grande-Bretagne ou même à l'Australie, la photographie de
paysage est considérée - dans l'hexagone - comme
un art extrêmement mineur, à un point tel
qu'il m'a été impossible d'en faire reconnaître les
droits d'auteur ... à l'hôtel des impôts,
raison pour laquelle j'ai renoncé à en vivre, à
vendre ; en quelque sorte, la France est devenue
pays de terre brûlée, avant que de réussir
enfin à la fuir fiscalement. Il en est
différemment en Grande-Bretagne où des revues spécialisées
publient les photographes, où cet art est pratiqué
avec plus de soin, de perfectionnisme, de goût,
et finalement de talent que chez nous. Je pense
à une origine diverse, en premier lieu le
cartésianisme*
typiquement français et porteur d'un nihilisme
intellectuel glacé, aussi à des paysages qui chez
nous n'ont rien de transcendant, mais également
à une politique dont il semble évident que
l'objet est l'acculturation
de masse dirigée vers le consommérisme,
à
la fiscalité conçue pour dissuader
toute initiative créatrice non marchande. Chaque décennie atteste donc
de la volonté évidente de faire baisser le niveau
tant intellectuel*
qu'artistique ; je n'ai pris conscience de
cela que bien trop tard - il me reste ce site
que je jette à la figure du crétinisme étatique. *
(La laisse administrative de la précarité - comme
je le rapporte plus loin - se transforme en fouet
dès lors que l'artiste revendique une liberté créatrice) *
(Raison pour lesquelles Wagner, Sibelius, ou Ralph
Vaughan Williams n'eurent jamais pu être français
- dans un pays qui a une telle haine sociologique
de l'élitisme ; car, il est dans la nature profonde
de la démocratie républicaine que d'inciter
à se satisfaire du commun et de la médiocrité.
Le jour où la jeunesse n'aura plus la moindre capacité
mentale pour conjuguer un moindre verbe
et où personne ne se souviendra que Bach et Mozart furent
des compositeurs, nous pourrons convenir que
la finalité égalitariste sera enfin arrivée
à son heureux terme, car, en gavant le peuple
de publicité débile, en réduisant la vie à la seule dimension
marchande (c'est à dire la main d'oeuvre) - comme
on le fait des animaux de boucherie - l'homme
est devenu chaque jour davantage animalisé dans
son comportement quotidien (les marchands) et s'identifie
à un spectacle qui est une représentation à rebours
et infernale de la Vie) *
(Par
exemple, j'ai pris l'engagement de ne plus
rien commander à des vendeurs français - tellement
ils sont souvent stupides, de
mauvaise foi, peu honnêtes ; la palme revient largement à la grande distribution
: publicités mensongères, fausses promotions, prix
économiques plus élevés que ceux du détail,
musique abrutissante (abêtissant - étourdissant), personnel traité comme des esclaves,
bonbons à hauteur des mains des enfants, pression
sur les fournisseurs, surveillance, scanners aux
caisses ; j'y ai travaillé : poissons tournés mais
recyclés en douce à l'emballage, coefficients
de 40, centrale d'achat située au Luxembourg - pour
ne pas avoir à payer les fournisseurs. D'un coté une
armée de vigiles, de l'autre une poignée d'inspecteurs
de la Répression des fraudes. Ma sensibilité est
celle-ci, incompatible avec la philosophie
du nivellement par le bas engendrant déjà le génocide
vendéen (250.000 habitants exterminés pour une cause
révolutionnaire), car, au marchand qui me soupçonnerait
de vol, je devrais lui appliquer - dans un mouvement
extrêmement rapide de l'épée - le fil tranchant de
la lame sur la gorge, lui posant alors cette brève
question : "hé
! marchand ! il me semble que j'ai bien mal interprété
ce que tu me dis ?") Quand on étudie les
programmes de la télévision, on constate que la recherche du profit
relègue les concerts au beau milieu de la nuit ; quand
on se promène dans une petite ville comme Riom, on observe
qu'il n'y a pas de disquaire. Les espaces culturels des
deux grandes surfaces se résument à 50 cm de
rayonnage de Musique classique (choix considérable
de variété) pour l'un, et à un vendeur qui
ne sait même plus où celle-ci est rangée pour
l'autre. Nos élus ont cru qu'une gratuité des
musées attirerait un public bien plus large ; aussi,
seraient-ils à même d'appréhender la troublante
vérité : sous l'Ancien Régime, la noblesse écoutait
une musique savante (exemple : George
Onslow né d'une mère auvergnate et d'un père anglais),
quand le savoir pour tous de la République cantonne
strictement le goût populaire dans ce qu'il est
? L'excuse de l'exclusion n'étant plus recevable,
est-ce la conséquence fâcheuse d'une politique
consommériste (un nivellement orchestré) et utilitariste
du Pouvoir (l'ignorance), ou en réalité celle de
l'absence de pur hasard dans les naissances ? Le
problème ne peut être pensé que par l'alternative
: défaite idéologique des idéaux des Lumières ou
instrumentalisation économique du principe d'égalité,
si ce n'est encore que l'absence de la moindre
élite intellectuelle au Pouvoir est un frein à la
civilisation. Vendre et acheter sont les deux mamelles
de la République, il
n'y a plus d'autre valeur que la consommation pour
elle-même. Du
dirigisme de la Terreur - à la marchandisation
des chômeurs, la Culture a perdu sa vertu.
Qu'ai-je représenté, dans ce pays d'Histoire et
de Culture, comme photographe d'art ? Rien,
encore moins que cela, je vous l'assure ; même Nicolas
Hulot semble avoir marqué une relative importance, dans
l'infime mesure où il pouvait être instrumentalisé.
Nous vivons
dans un
Monde de réels cinglés
; ainsi, à en croire Günther Schwab, les particules
radioactives fines (cancérigènes) des essais nucléaires
à ciel ouvert commencent seulement à nous retomber
sur la tête, quand elles ont déjà irradié, et de
manière criminelle
selon Patrice Bouveret, des appelés du contingent
transformés en cobayes humains. Et ce n'est pas
tout, force nous est de constater cette longue
action soutenue des hommes et femmes politiques,
pendant quarante années, pour détruire,
- de la Culture a la nourriture frelatée, en passant
par les sols, puis la désinformation*, les mensonges*,
les manipulations*. Il a fallu en avoir de la rage
au ventre pour maintenir ce cap tellement contre
nature (grâce à Dieu, le droit de vote me fut retiré),
tant et si bien que le Diable lui-même jetterait
son tablier de dépit : les élevages concentrationnaires
des bêtes sont le miroir immonde de la nature
humaine. En exagérant très peu, pourrions-nous
imaginer que l'Ordre des Illuminati n'a pas été
réellement dissous en 1784 - comme il est affirmé
officiellement, qu'il a fomenté les agissements populaires,
des Jacobins jusqu'à la Révolution russe de
1917, quand Antony Cyril Sutton suggère la création
de Skull and Bones (aux USA) - et le fait que sans
le capital états-uniens de Wall Street (le Plan
Dawes) ... il n'y aurait eu ni IG Farben, ni Vereinigte
Stahlwerke (95% des explosifs), ni Adolf Hitler,
ni seconde guerre mondiale ? Il s'agit bien entendu
de la définition du Nouvel
ordre mondial
qui consiste - comme le panopticisme foucaultien
ou la société de contrôle deleuzienne - à garantir
un Etat
absolu,
et, dans la thèse-antithèse propre à la phénoménologie
de l'Histoire chez Hegel, à agir de telle sorte
que celle-ci reste toujours sous contrôle, - pour
la diffusion d'une synthèse
en
quelque sorte préétablie et qui se retrouvera par
exemple avec le 11 septembre et les feuilletons
policiers imprégnateurs des comportements collectifs
("Les Experts"). Si tel n'est pas le cas,
il est possible de se demander si le saccage écologique, celui
humain qui l'est tout autant, ne sont pas la préparation à
une venue de l'Anté-Christ*
... plus sérieusement la fin d'un cycle cosmique
dans la métaphysique guénonienne ? Dans la voie
de la multitude informelle, il s'agit toujours d'éloigner
les individus de leur Être profond, de les rendre
étrangers à eux-mêmes, et de les reformer. En fin
de compte, quelle est la véritable liberté ? Se
reconnaître comme esclave ou ignorer ce que l'on
est vraiment ? N'y a-t-il pas là un mensonge
considérable qui s'offre aux manipulations infinies ?
*
(A n'en pas douter, la République continuera de
fêter le 14 juillet ... tout en ne reconnaissant
pas son génocide vendéen : "Cet ouvrage (Le
livre noir de la Révolution Française) n'entend pas "noircir" des faits qui témoignent par
eux-mêmes. Cette violence inouïe, qui se réclamait des Lumières,
produisit une onde de choc telle qu'elle devait s'étendre sur plusieurs
générations. Le bicentenaire de la révolution aurait du être l'occasion
d'aborder, hors idéologie, cette période. Non seulement il n'en a rien
été mais tout a été fait par rapport au dogme officiel. Le génocide
vendéen permet de mieux comprendre les génocides juif et arménien",
Reynald Secher. Autre chose : le "soldat
allemand idéal", Werner, dont la photographie
fut utilisée pour promouvoir l'archétype de
l'aryen de race pure s'appelait Goldberg.
Selon Bryan Mark Rigg («
La tragédie des soldats juifs d’Hitler »), ce sont 150.000 soldats et officiers
d'origine juive qui ont servi dans l'armée hitlérienne
(certains officiers supérieurs recevant l'attestation d’aryanisation
signée de la main du Führer), comme Reinhard Heydrich
- selon une rumeur qu'utilisa peut-être Himmler (une grand mère juive, d'après Charles Wighton, dans son livre "Heydrich
: le plus malfaisant acolyte d'Hitler", 1962)) *
(A lire : "Le Crime de Tchernobyl
: Le goulag nucléaire"
de Wladimir Tchertkoff. Présentation de l'éditeur
: "Ce sont les "liquidateurs", sauveurs ignorés de l'Europe, envoyés au
sacrifice pour éteindre l'incendie de la centrale, qui souffrent de
toutes les maladies inconnues de l'atome. Des centaines de milliers sont
invalides, des dizaines de milliers sont morts jeunes ou continuent de
mourir dans des souffrances inimaginables... Et ce sont enfin les
médecins et les physiciens, trop peu nombreux à ne pas se soumettre au
lobby nucléaire. Le livre rend compte également du combat de deux
scientifiques biélorusses qui ont mis en jeu leur carrière, leur santé
et leur sécurité personnelle pour venir en aide aux populations
contaminées. Dissidents malgré eux, à cause de l'interdit imposé par
l'AIEA à la reconnaissance des effets des faibles doses des radiations
ionisantes sur la santé, le physicien Vassili Nesterenko et le médecin
et anatomo-pathologiste Youri Bandajevsky sont persécutés, avec la
complicité tacite d'organisations françaises et allemandes, pour s'être
opposés au dogme officiel. Malgré l'ampleur du désastre prophétique qui
faillit rendre l'Europe inhabitable, l'atome, à la faveur de la crise de
l'énergie, revient sur le devant de la scène. On envisage
tranquillement de quadrupler le nombre des 450 réacteurs existant de par
le monde. Les Etats-Unis, l'Europe, vont s'y mettre, la France n'est
pas en reste, avec l'EPR de Flamanville prévu pour 2011-2012, tandis que
la Russie a le projet d'une centrale nucléaire flottante ancrée au pôle
Nord... Rien moins que des bombes lancées dans le futur, rien moins que
l'Apocalypse annoncée !".
Comprenez-vous maintenant cette minimisation des
hommes et femmes politiques, au moment précis où
le nuage de Tchernobyl s'arrêtait à la frontière
de la France ? La sentez-vous mieux ?) *
(Il faut constater une manipulation soutenue
concernant le prix des produits biologiques ; non
seulement l'agriculture biologique est considérablement
moins aidée par vos impôts (80% de l'aide de la
PAC se destine à 20% des plus grandes exploitations,
ce qui en soi est déjà un scandale inouï), mais
la grande distribution manifeste un tel sens commun pour
l'avenir de l'humanité, qu'elle pratique des marges
beaucoup plus élevées sur ces produits "à la mode"
(lire à ce sujet Lylian Le Goff). Parallèlement,
l'Etat se ne semble pas sérieusement se soucier
des conséquences sanitaires (santé et coût) de l'agriculture
chimique intensive, pas davantage de l'augmentation
de la consommation de viande, faisant qu'il
faut par an 7000 m² de surface pour nourrir un mangeur
de viande, mais seulement 700m² pour un végétarien,
soit un rapport de un à dix. (des chiffres donnés
par Claude Aubert, ingénieur agronome). Citons enfin
la réalisatrice Coline Serreau (auteur de La
Belle verte
stigmatisant tous les délires de la société
de consommation) : "La mondialisation est
un immense gâchis de ressources et un crime contre
l'humanité (...) c'est la réalité et on nous
la cache (l'agrochimie datant de la dernière
guerre). Pourtant, tout le monde le dit : Vandana
Shiva en Inde, Dominique Guillet en France (Kokopelli
dont l'Etat veut la peau), tout comme cette femme
ingénieur agronome au Brésil. Cette femme, d'ailleurs,
démonte tout le système des subventions. C'est-à-dire
qu'à travers les paysans, l'industrie a pompé tout
l'argent du peuple comme ils l'ont fait pour la
sécurité sociale"
(Biocontact n° 201). Ce ravage généralisé dépasse
sans commune mesure le vandalisme de bus par des
jeunes qui n'ont pas la capacité de comprendre que
leur action sert en réalité la société de contrôle
et la croissance. Juste à coté du sophisme d'usage,
mettre le feu à des véhicules favorise le langage
sécuritaire et rejoint d'un point de vue strictement
économique la politique de la prime à la casse.
D'ailleurs, l'Histoire témoigne de ce que toutes
les guerres sont utiles à l'économie, que la guerre
économique a simplement ce besoin pulsionnel d'outrepasser
le cadre moral des nations, pour certains intérêts
particuliers. Bernard Maris, auteur de "La
fourmi et la cigale" (son anti-manuel de l'économie) :
"Et si l’inutile, la gratuité, le don, l’insouciance, le
plaisir, la recherche désintéressée, la poésie, la création hasardeuse
engendraient de la valeur ? Et si les marchands dépendaient - ô combien ! - des
poètes ? Et si la fourmi n’était rien sans la cigale ? Voici venu le temps d’affirmer,
contre les économistes, que l’inutile crée de l’utilité, que la gratuité
crée de la richesse, que l’intérêt ne peut exister sans le
désintéressement") *
(Le nazisme, ayant pourtant ses racines dans la
société de Thulé - tout en nouant des liens
avec la vieille Golden Dawn - ne pouvait supporter
la concurrence avec le christianisme et la
franc-maçonnerie : « Pour notre peuple,
au contraire (de l'Italie), la religion est affaire capitale. Tout dépend de savoir
s'il
restera fidèle à la religion judéo-chrétienne et à la morale servile de
la
pitié, ou s'il aura une foi nouvelle, forte, héroïque (mauvaise influence
nietzschéenne), en un Dieu
immanent dans
la nature (et mauvaise influence spinoziste), en un Dieu immanent dans la nation même, en un Dieu
indiscernable de
son destin et de son sang (...) Toute cette exégèse ne sert
exactement à rien. On n'arrivera pas ainsi à se délivrer de cet esprit
chrétien
que nous voulons détruire. Nous ne voulons plus d'hommes qui louchent
vers
« l'au-delà ». Nous voulons des hommes libres, qui savent et qui sentent
que Dieu
est en eux
(...) Nos paysans n'ont pas oublié
leurs croyances d'autrefois, la vieille religion vit toujours. Elle
n'est que
recouverte par la mythologie chrétienne, qui est venue se superposer,
comme une
couche de suif, et a conservé le contenu du pot »,
Adolf Hitler - selon
Hermann Rauschning : « Hitler m'a
dit
» (1939).
Kerry Bolton : "Jung considérait que le primitif -- ou Ombre -- du peuple germanique
était réprimé par un millénaire d'esclavage moral chrétien. Quand ce qui
est naturel pour un individu ou pour un peuple entier est réprimé, il
ressortira finalement sous une forme ou sous une autre. La préoccupation
de Jung était que l'Ombre germanique puisse arriver à la conscience,
avec pour résultat l'individuation collective de tout le peuple. Il
avait déclaré en 1919, l'année même où Hitler adhéra au nouveau Parti
des Travailleurs Allemands (DAP) : « Comme la vision-du-monde chrétienne
perd de son autorité, la plus grande menace viendra quand on entendra
rôder la "bête blonde" dans sa prison souterraine, prête à tout moment à
jaillir avec des conséquences dévastatrices »", attestant que l'on
ne définit jamais l'identité nationale, -
que c'est elle qui est identificatrice, exactement
comme pour ce qu'il en est de l'individuation,
concernant ici l'inconscient collectif. Jost Turner
: "Hitler était un individu hautement évolué qui avait depuis longtemps
dépassé les limites étroites de l'intérêt personnel, donc mû
essentiellement par une profonde conscience intérieure. Il était
suffisamment évolué pour servir de canal à la puissante force psychique,
inhérente à tous les Aryens, que le professeur Jung appela, à juste
titre, Wotan". Il y a ainsi un réel danger potentiel à manipuler toute
personne : "Si la vie de l'individu est régulée, comme dans un canal, au sein de la
société humaine et en particulier dans l'Etat, il n'en demeure pas moins
que la vie des peuples est semblable au cours d'un torrent bouillonnant
que personne ne peut endiguer (...) Dès que ce n'est plus l'être (la
conscience) mais la masse (l'inconscient collectif, l'Ombre) qui se
meut, la régulation humaine cesse et les archétypes commencent à exercer
leur influence"
(Jung, Wotan, 1936), expliquant peut-être le carcan
de plus en plus étroit qui se ressère avec
la société de contrôle, une justification
pour laquelle il y aurait une volonté sourde de
mondialiser l'homme... En quelque sorte, il est
possible également de mettre déjà en opposition
Platon et Aristote, quant à la question de la maïeutique,
car c'est bien l'origine philosophique du principe
d'individuation : pour le premier cette idée
va bien au delà (au deçà plutôt) des principes physiques,
quand il s'agit de matérialité pour le second. Mais
nouant avec la métaphysique d'Avicenne (distinguant
l'essence de l'existence), Thomas d'Aquin, selon
Gilson (en 1931) : « Ce que la doctrine thomiste de l'individuation a pour objet
d'expliquer, c'est l'individuation même, et rien d'autre. De ce qu'il
n'y aurait pas d'individus s'il n'y avait pas de corps humains, il ne
résulte aucunement que ce soit le corps qui confère à l'individu sa
dignité ni même qui en définisse l'originalité
»)
Est-il raisonnable de croire encore dans une
sagesse du Monde - cachée alors, - ou ne s'agit-il
pas d'une foire d'empoigne où coexistent, comme
elles le peuvent, des sagesses personnelles, semblablement
à l'entassement d'ordure duquel a la prétention
de s'extraire Jonathan Livingston le goéland,
vite rejeté par la société des mouettes ignorante
de la verticalité ? Combien de fois le Monde
est-il passé au bord d'un cataclysme nucléaire ?
Comprendre
les raisons diverses pour lesquelles une carrière
est arrivée à un point mort est encore
chose facile ; ce que l'on est, l'attitude, le drame
de l'offre et de la demande, un peu de chance
ou pas, mais surtout l'argent qui appelle l'argent
et une politique de l'ANPE qui consiste à appliquer encore
plus de contraintes là où justement il en faudrait
moins - gérant en cela les individus comme on le
fait de marchandises - expliquent l'absence
de consistance d'une carrière, en opposition à la
vocation toujours vive, temporalité du conflit
entre mêmeté et ipséité. Ce qui, par contre, est
le plus difficile à appréhender, c'est l'origine
de la matérialisation du Monde qui éloigne de l'Être,
et considérer alors que l'éloignement de soi-même
- qui favorise le panopticisme de la société de
contrôle au sein de celle du spectacle - peut être
soit l'origine soit la finalité, désormais une
imbrication utilitariste se nourrissant d'elle-même,
l'absurdité du Monde actuel qui se reflète dans
le nihilisme de son art, la vocation exclusivement
comptable de toute pensée politique. Ces photographies
furent réalisées (ou arrachées) de 2003 à 2009,
en venant m'enterrer
vivant en Auvergne
(2001 à 2010), avec près de dix années de vie
détruite. Y venir en tant qu'étranger, de surcroît Parisien,
c'est mourir chaque jour : absence de la mer,
des paysages quelconques, autochtones toujours méprisants, rénovation
d'habitat saccagée par bêtise - et cupidité, créativité
réduite à un effroyable néant avec l'ANPE
qui interdit tout déplacement, tentative totalement
vaine concernant le moindre portrait. Bref,
un enfer sociologique de la France profonde, et
autarcique, qui reste indescriptible ; avec le recul,
ce que j'ai vécu et pu observer, je pense sincèrement
qu'il est enviable de crever - plutôt que d'arriver
dans cette région arriérée. Venu avec l'intention
de produire un livre d'art sur les cascades, je
repars écoeuré et en ayant détruit ce projet qui
m'eut vraiment tenu à coeur, mais qui me donne la
nausée rien que d'y penser. Comment cela peut-il
exister ? Au moment où le Pouvoir politique
tentait d'instrumentaliser l'identité nationale
(qui ne peut être qu'imaginaire) - comme il le fait
de la peur, de la précarité, il est sain de rappeler
que les voyages développent l'intelligence et les
influences culturelles la créativité. S'ouvrir au
Monde est très sûrement le meilleur moyen pour
éveiller la conscience, - si ce n'est qu'il est
habituel pour toute autorité d'instaurer quantité
de techniques d'enfermement, c'est à dire de conditionner,
en quelque sorte, avec la société de contrôle. Pourquoi
faudrait-il parler de photographie sur un site exposant
des photographies ? Il y a des choses beaucoup plus
urgentes à dire du point de vue de l'éveil
cérébral. Bien entendu, il est de plus en plus difficile
d'approfondire la réflexion du fait de la "pensée
unique" qui s'impose dans les esprits
à un rythme grandissant. L'Être, la conscience
d'Être en premier lieu, - que Heidegger identifiait
avec la dignité de l'Homme, est une valeur non marchande
qui a échappé à l'entendement des comptables
(comme cons derrière une table) de la modernité.
On peut dire, fin 2009, que l'entreprise du saccage
généralisé
touche à son terme : augmentation exponentielle
des cancers, destruction à 90% des sols, et éradication
de la Culture (exemple : la grande distribution
- favorisée pour les caisses noires politiques -
a mis à genou les disquaires, pour finalement délaisser
toute Musique savante) par une suite de différents
procédés, dont le dernier imaginé sera la radio
numérique juste bonne à diffuser du bruit*.
La caractéristique du bruit est qu'il empêche
de penser et c'est là où je veux en venir,
ce terme chaotique - qui est une régression
du genre humain - est peut-être son propre but.
Laisser faire le ravage de l'esprit, en argumentant
que c'est la conséquence du capitalisme, ressemble
formidablement à la fabrication d'un panopticisme
qui serait un enfermement intérieur. Nous ne vivons
même plus dans un "étant", la vie est constamment
en représentation et le jugement par soi-même annihilé
; ainsi, le contrôle devient total pour un Meilleur
des Mondes. Le fait de m'être fait
supprimé le minimum vital (RMI) pour avoir
simplement sollicité son aide au Ministère
de la Culture est en soi révélateur, si cela fait
longtemps que le laid est présenté comme beau
(plutôt : il n'y a plus de jugement de valeur) afin de détruire l'âme au plus profond d'elle-même.
Il n'est donc pas certain que cette décadence
s'entretienne seule ; je dirais même que
rien de ce qui arrive, cela peut être dit des révolutions,
des guerres, ne le serait jamais, en réalité, de son propre fait. Un troupeau est
plus facile à discipliner, surtout lorsqu'il est affublé
du titre peuple légitime.
Cela est vraiment monstrueux. Lorsque j'écrivais
"éveil cérébral", je voulais parler de
conscience, de conscience intérieure ... mais cela
existe-t-il encore ? Qui pense encore par lui-même
? *
(D'après la vertu du silence chez Bossuet. Aujourd'hui
le vacarme entraîne la croissance, mais on ne sait
plus très bien, d'ailleurs, lequel entraîne
l'autre. Le silence, c'est la réflexion, la méditation,
l'introspection, la mesure - et le contraire du
"vouloir plus". La modernité, dominée
par les démons de la puissance et du profit, dilapide
les ressources mondiales, c'est Hybris, la démesure.
Citons ici Sénèque : "Toute vertu est fondée sur
la mesure" (Lettres à Lucilius)
ou encore Montesquieu : "Les politiques grecs ne
reconnaissent d'autre force que celle de la vertu. Ceux
d'aujourd'hui ne vous parlent que de manufactures, de
commerce, de
finances, de richesses et de luxe même". Bien
entendu, la vertu des "hommes bons" chez
Nietzsche était déjà : "Nos
vertus ne sont le plus souvent que des vices déguisés" et
"L'hypocrisie
est un hommage que le vice rend à la vertu"
chez La
Rochefoucauld.
Diderot annonçait déjà le Surhomme (« Et la vie elle-même m'a dit ce secret : "Vois, dit-elle, je suis ce
qui doit toujours se surmonter soi-même" »,
dit Zarathoustra - en opposition à la morale plébéienne)
- et la nouvelle société disciplinaire de Michel Foucault :
"Il
ne faut de la morale
et de la vertu qu'à ceux qui obéissent".
Le bruit est vital pour notre modernité ; des
esclavagistes - pardon, des chaînes de montages
de téléviseurs japonais (en France) - diffusent
de la musique barbare au maximum du seuil légal
pour générer le stress accélérateur du travail
; ailleurs, le bruit sert à masquer le vide intérieur)
Je
me retrouve donc dans la précarité à plus de
50 ans, je suis végétarien comme Pythagore ou Léonard
de Vinci - car je suis persuadé que l'homme devra
accéder enfin à cette conscience s'il veut dépasser
son cerveau reptilien et franchir la crise
écologique (déjà enfant je prétextais d'aller aux
toilettes - pour recracher la viande*, espérant avaler
le moins de sang possible), j'ai usé ma vie à essayer
d'arracher (c'est un terme choisi au pays de
la liberté : ARRACHER !) du temps libre (qui
est pris par la Modernité pour de l'oisiveté) pour
aller photographier les lumières naturelles, avec
dernièrement l'ANPE qui m'immobilisait les deux
jambes comme on le faisait d'un esclave ou d'un
condamné à mort, j'ai passé mes dix dernières années
dans le froid, j'ai été abusé de toute part par
les artisans, les marchands, les hommes de loi -
car l'utilitarisme écrase toute velléité de
l'Être, il fabrique (c'est un terme juste au
pays de la "ferme des célébrités" : FABRIQUER
!) des hommes-animaux ; ces derniers sont tellement
formatés qu'ils ne réagissent plus aux multiples
scandales sanitaires. Alors, on m'a bien ôté
le RMI comme on conduit, par traîtrise, un cheval devenu
inutile à l'abattoir*, mais je suis fier de ce
que je suis, du peu que j'ai réussi
à créer. Je suis profondément choqué par l'inconsidération
qu'a Frédéric Lodéon de s'afficher en public
avec la légion d'honneur. Personnellement, sachant
tout ce que je rapporte dans mon site, je recevrais
cela comme une vraie souillure. Être mis au banc
de la société est encore aujourd'hui, en ces
Temps d'immense conditionnement cérébral, le meilleur
signe distinctif d'une pensée qui se voudrait juste. *
(Le site R.A.G.E.
: "Il y a la rectitude politique. Le cochon c'est un
porc, la vache du steak, la CHAIR ANIMALE de la viande. On n'oserait
jamais demander : « Et votre cadavre, vous le voulez comment, saignant ? ».
Au magasin, l'allée des cadavres dégage une odeur pestilentielle, bien
différente du comptoir des fruits et des légumes. Les carnivores font de la dénégation, une
barrière mentale les séparant des animaux morts dans leur assiette. La
viande disparue sous la sauce, ce n'est pas un animal qu'on mange mais
un morceau vaguement apparenté au monde des bêtes. Pas le monde des
chats et des chiens, ces adorables animaux de compagnie, mais celui des
stupides poules ou des sales cochons cachés dans des centres d'élevages
intensifs, loin des tables gastronomiques. Personne ne veut connaître
l'existence des ABATTOIRS. Il est impossible d'y entrer et d'y filmer la
mise à mort des animaux. Les
propriétaires exercent une censure, un contrôle sur leurs sinistres
bunkers. À d'autres la sale besogne, que le sang coule loin de nos yeux") *
(Le site R.A.G.E.
: "Quand, la «machine à viande sur patte» est
enfin prête pour la consommation, on la conduit au lieu de
l'extermination finale : l'abattoir. Mais avant, les bêtes auront supporté les
ventes aux enchères, les chocs, les blessures, les intempéries et
l'étouffement dans les wagons ou les camions de transports. Expulsées
avec violence des camions (à coup de pieds) elles arrivent à
l'abattoir, où elles sont à nouveau harcelées et brutalisées. Dans un climat de terreur amplifié par les
cris de peur, les animaux sont sommairement assommés ou électrocutés.
Suspendus à des crochets par une patte, la tête en bas, on leur coupe la
gorge (...)
S'il y avait des fenêtres aux abattoirs et s'il
était permis de les visiter, peut-être n'y aurait-il
plus personne pour manger les animaux ? Que préférons-nous
: que la Terre soit un grand jardin ou un abattoir
sanglant ?"
(http://www.reseaulibre.net/rage/cheval.html).
Cet abattoir sanglant concerne désormais
une partie toujours plus large de l'humanité
qui crève de faim
(à cause du gaspillage
des ressources - du
fait de l'élevage) et la déforestation
qui en résulte. Maintenant, il s'agit
d'un vrai crime contre l'humanité. Quand
Isaac Bashevis Singer
parle d'un Eternel Treblinka (pour les animaux),
il oublie que depuis la Shoah ce sont 400
millions d'êtres humains qui sont morts de faim
(24.000 par jour). Charles Patterson
: « En 1991, pendant la guerre du Golfe, les pilotes américains
comparaient les tirs sur les soldats iraquiens à des tirs sur des
dindes ; les civils qui couraient s'abriter n'étaient que des
« cafards ». En temps de guerre, ce genre de comparaisons permet de
déshumaniser l'ennemi et facilite ainsi le meurtre (...) il s'agit
d'une redéfinition nécessaire pour que des non-psychopathes puissent
massacrer des innocents sans toutefois se reprocher quoi que ce soit.
Enfin, dans Mein Kampf, Hitler décrivait les Juifs
comme étant « des araignées qui sucent lentement le sang du peuple, une
bande de rats qui se battent entre eux (...) les sangsues éternelles »
; c'est une manière de banaliser l'horreur
que de comparer des hommes et des femmes à du bétail -
quand les mangeurs de cadavre gardent les points
serrés sur les oreilles, les mains devant
les yeux, pour ne pas savoir qu'ils sont
des vampires. Quelle différence chiffrée existe-t-il
entre
Shoah et production de viande ? C'est l'efficacité
marchande de la seconde pour faire mourir des
hommes. Cela s'appelle la croissance et relègue
Hitler dans l'amateurisme du crime, et Ben Laden
(s'il existe) dans celui du terrorisme. Comprenez-vous enfin
cette raison insidieuse pour laquelle le domaine culturel
(c'est penser, sentir) est de plus en plus soumis
au rendement ? 3000 personnes travaillant en France
pour faire vivre les Opéras - et c'est déjà trop
; par contre, quantité de contractuels pour racketter
sur les parkings payant, voilà qui est vital)
De
très bons esclaves :
Ces
photographies de ce site ont été réalisées entre 2003
et 2009, en dormant dans ma voiture l'hiver
(pour les passages en bateau moins cher et les autochtones
qui vous reprochent moins de ne pas leur apporter
de sous) ; je ne peux même rien en faire, puisque
l'Hôtel des Impôts en refuse les droits d'auteur
- dans la mesure où cette activité artistique
n'est pas mentionnée dans la liste officielle
des métiers d'art... Hormis ce détail, se déclarer
comme photographe est d'une complexité sans fin,
soumise à l'arbitraire des fonctionnaires. Il n'y
a pas de doute, on
aime les artistes en France.
Aussitôt arrivé en Auvergne en 2001, je me suis
fait roulé et mis
sur la paille
(mensonges de l'agence immobilière - expert véreux
- entreprise de rénovation fraudant même sur
l'assurance décennale - et, c'est merveilleux, le
tribunal qui rejette sa propre expertise pour
cause de non présence de la partie adverse - une
ficelle d'avocat, un sacré métier, lucratif,
prestigieux), j'ai passé deux années à la rue (toiture
neuve instable), je me suis retrouvé chômeur
avec l'ANPE m'interdisant tout
déplacement photographique. C'est pour avoir osé
réclamer un déplacement à un stage que le préfet
(contacté par le Ministère de la Culture) m'a fait
radier - en moins de 2 jours - alors
que la situation était régulière. Comme je
viens de le dire, on
aime les artistes en France.
Toute histoire a sa morale : je suis venu en Auvergne
le temps de finir un ouvrage sur les rivières et
les cascades, mais "j'en ai tellement pris
plein la gueule" que j'y passe mes derniers
mois à photographier une des caractéristiques du
pays - lorsque l'on est étranger (au moins 50 km),
c'est à dire les excréments de chiens, comme pisser
sur les murs - et cracher par terre. Le maire du
village eut beau dire "on ne vous retient pas",
la perte de mon argent et surtout le manque de travail
m'ont plongé dans la précarité, à 50 ans. Cela ne
pardonne pas, malgré le sophisme de Monsieur Sarkozy
toujours prêt à stigmatiser des coupables. La seule
réponse de l'Etat, de l'ANPE, face à mes difficultés,
fut donc de me contraindre davantage pour que je
réalise encore moins de photographies, pour m'enfoncer
encore plus. On aime l'artiste en France - lorsqu'il
apporte de la TVA ou diffuse du non-sens convenu,
comme porte-parole du nihilisme d'un Etat qui
n'a plus de philosophie de l'Être :
"l'absence d'essence (ou liberté),
le
refus d'une essentialisation a priori de l'homme, s'est traduite par une
pulsion de production de la communauté humaine - de l'essence de
l'homme"
(Frédéric
Neyrat). Dix années plus tard, après l'enfer auvergnat
- là où toute discussion tourne autour de l'argent
(et à un degré obsessionnel), je suis enfin dans
la possibilité financière de me redresser et d'envisager
un retour à la dignité (avec l'arthrose en plus),
mais la merde est bien le moindre des présents que
je puisse faire, car L'amour se partage.
Des juges jettent en prison les femmes infanticides.
Il ne s'agit bien entendu aucunement de Justice
(dans le sens éthique), mais du maintien de la morale
servant à encadrer un cheptel humain,
comme pour la drogue (comment justifier sinon
l'amiantage irresponsable ?). Me retrouver
à 50 ans dans l'interdiction d'exercer mon art - pour
400 euros ... n'eut-il pas mieux valu, somme toute, que
ma mère me fracasse contre un mur à ma naissance
? (ce n'est pas un jugement moral). Ainsi donc,
l'Auvergne aura été ce lieu maudit : non satisfaite
de voler l'argent, elle impose de demeurer sur place
- et interdit la pratique photographique (photographe
de littoral). J'y ai perdu la dignité dans le
sens aristotélicien : obligé de ne plus être "soi-même".
Il est vrai qu'il n'y eut qu'une épaisseur
tranchante entre le fait de proclamer la Liberté (pour
les féministes que l'on continua de guillotiner,
comme Manon Roland
: « Ô Liberté, que de crimes on commet en ton nom ! »
;
Aussi, le procureur de la Commune de Paris, lors
de l'exécution
de Marie-Olympe de Gouges : "Tous ces êtres immoraux ont été anéantis sous le fer vengeur des lois.
Et vous
voudriez les imiter ? Non ! Vous sentirez que vous ne serez vraiment
intéressantes et dignes d’estime que lorsque vous serez ce que la nature
a voulu que vous fussiez. Nous voulons que les femmes soient respectées
c’est pourquoi nous les forcerons à se respecter elles-mêmes"
;
Marie-Olympe de Gouges : « le sang, même des coupables, versé avec cruauté et profusion, souille
éternellement les Révolutions »
(réponse à la Marseillaise rendue obligatoire
dans les écoles))
et la guillotine réduisant les corps pour pouvoir l'imposer ; tout ce sang impur. Depuis,
cette Liberté sert à s'y immiscer - par tous les moyens : "comportement citoyen", "pensée unique",
gavage publicitaire*.
Les enfants (oui, s'en prendre aux enfants, tout
de même !) regardent en
moyenne 20.000 spots publicitaires par an,
jusqu'à 390 heures annuelles (selon Lawrence Lessig
(Free Culture) - au Québec où la publicité
destinée aux enfants est censée être interdite depuis
1980). Devenir libre commença avec les têtes coupées, -
pour
aboutir au "travailler plus pour gagner plus"
; la part de l'Être ne finit
pas de baisser pour être dominée par l'étant, pour une civilisation "à rebours" (qui
est devenue le sens symbolique de la parodie satanique)
: "j'exproprie
les corps de leurs sensations pour ne leur laisser
que quelques prothèses qui leur permettent de s'adapter
au machinique"
(Philippe Sollers et le Diable
: "Hélas,
le mot d'ordre aujourd'hui, c'est travailler
plus pour penser moins"). Le
machinique... et son encadrement : un panopticisme foucaultien. Il est déjà trop tard,
et Christine Lagarde convia que nous pensions trop
(et n'agissions pas assez), mais ne s'agit-il pas
- en s'attaquant à la Culture, selon Luc Ferry -
de détruire les "valeurs traditionnelles",
pour produire ce "temps de cerveau disponible"
de Patrick Le Lay ? Pourquoi les marchands seuls
tireraient avantage du nivellement par le bas ?
Ceux qui ont la prétention de diriger supportent-t-ils
les questions qui les dépassent, ne préfèrent-ils
pas la gestuelle des poignées de main les jours
de marché populaire - quand les débats politiques
finissent en coups de bec dans un indescriptible
poulailler télévisuel ? *
(Citons donc le "Mouvement pour une Alternative
Non violente" : "Comment un jeune enfant peut-il résister aux spots publicitaires qui lui
vantent sans arrêt des jouets, des sodas pétillants, des crèmes
onctueuses, des vêtements de marque, le téléphone portable dernier
cri… ? Non seulement le jeune enfant ne fait pas la différence entre la
réalité et la fiction, mais il ne comprend pas la finalité commerciale
des publicités qui le matraque pour le formater - jusqu’à 60 spots le
mercredi matin ! Ces publicités dictent à l’enfant des comportements
auxquels ses parents vont être confrontés : tyrannie des marques,
grignotage, obésité, perte des valeurs… La publicité à la télévision
nuit gravement à la santé et à l’éducation".
Véronique Smée (décembre 2006) : "Les enfants ne seront pas épargnés par l'augmentation de la
publicité. Le Parlement européen a adopté, le 13 décembre 2006, la
directive « Télévision sans frontières », qui autorise une diffusion
plus large de la publicité, notamment à travers le « placement de
produits » dans les émissions, les films et les téléfilms. Les
associations de consommateurs, qui souhaitaient une interdiction des
publicités pour la « junk food » dans les programmes destinés aux
enfants, n'ont pas obtenu satisfaction. Elles demandent aux ministres
européens d'intervenir pour interdire ces spots, comme l'a récemment
décidé la Grande–Bretagne pour les programmes s'adressant aux moins de
16 ans (...)
La Food Advertising Unit considère que les derniers travaux
scientifiques ne permettent pas d'établir un lien direct entre la
publicité pour certains types de produits alimentaires et le
développement de problèmes nutritionnels chez les enfants. Des
arguments totalement contredits par l’étude, réalisée en octobre 2006,
par l'UFC-Que Choisir, concluant que plus les enfants regardent la
télévision, plus ils consomment de produits gras et sucrés. Après avoir analysé l’impact des spots publicitaires
sur les comportements alimentaires des enfants, les conclusions de
l’association sont sans appel : la publicité contribue largement à
diriger les enfants vers des produits qui contribuent à l’obésité".
La publicité, qui n'est plus de la réclame (la réclame
ne manipule pas, mais informe), c'est cela : s'introduire
indûment dans ce qui est du ressort d'autrui, viol des corps, viol de l'âme, crime
ontologique) Lorsque l'on
est traité comme une marchandise par l'Etat, c'est
à dire quantifié, où se situe la vie, l'Être ? Où
est le sens si sens il y a ? Dans le spectacle deborien
? Ce
monde est vraiment fou. Enfin, pas tant que cela.
Il s'agit plutôt d'hypocrisie, car, comment qualifier
le fait d'enfoncer les artistes plongés dans la
précarité - tout en mettant en branle moult lois
pour sécuriser les "droits d'auteurs"
de ceux qui
vendent.
Le fait de vendre n'est-il donc pas plus important
que celui de créer, auquel cas l'art populaire finira
par évincer celui plus savant ? L'art
et les artistes ne sont ainsi pas les critère
dominants ; seule la rentabilité et le profit
motivent l'action politique, comme l'est la gestion
d'un producteur de lait envers ses vaches : plus
bonnes à rien, et elles sont envoyés à l'abattoir.
Les créateurs de pornographies doivent être heureux
de ces lois, - elles sont faites pour
l'argent sans odeur. Moi, j'ose l'écrire, cette
politique culturelle pue. Les crédits pour l'Art
ne cessent de baisser - les jeunes sont sans doute
trop "culturés". Citons l'Union fédérale d'intervention des
structures culturelles : "L'Etat a décidé de réduire le budget qu'il consacre à la culture
(...)
L'Etat, en se désengageant, démantèle le maillage artistique et culturel
français, renforce les inégalités territoriales, lamine l'action de
proximité et confine les populations à l'offre unique et globale des
industries du divertissement.
L'Etat refuse de voir l'importance
économique, sociale et symbolique des milliers d'équipes qui font la
dynamique artistique et culturelle de notre pays. En faisant reposer les
baisses de crédits sur des structures qui sont parmi les plus fragiles
du champ culturel, et en centralisant ses moyens sur ses propres
institutions, l'Etat met en danger la diversité artistique et culturelle
en France".
Que ce soit donc pour la religion ou pour l'art,
la compréhension philosophique qu'a le Pouvoir
- utilitarisme ou instrumentalisation - revient
à ce que l'Être soit confondu avec l'étant, plutôt
que l'étant contrôle l'Être, ce qui n'est pas très
éloigné du nihilisme sartrien : l'existence
précède l'essence,
sauf que la liberté est confisquée au nom de tous, quand
tous ... ce n'est personne. Seul le chaos social
en résultera, car on ne joue pas impunément
avec l'âme d'autrui, Jung l'a bien analysé dès
1936 avec Wotan. Quant à l'idéologie maoïste, nous
avons pu observer à quel point elle permet le développement
personnel ; mais la brimade financière, cela rejoint
le goulag dans ses effets... Pendant longtemps les
artistes ont été mis au service des puissants, désormais
l'art est assujetti à la finance. Comme cette dernière
est tributaire de la consommation de masse, il y
aura un art préfabriqué. Un art préfabriqué ne peut
se justifier que dans une société qui perd tout
repaire intellectuel et artistique, ce que dit Philippe
Sollers en ces termes "l'affaiblissement
de la lecture produit de très bons esclaves".
De très bons esclaves... Les meilleurs esclaves
sont ceux qui l'ignorent et qui en redemandent.
Le gavage publicitaire est tel, les faits divers
décousus des journaux télévisés sont tels, qu'il
ne reste guère de place pour prendre, par exemple,
conscience que "plus
de 20% des légumes du marché contiennent des doses supérieures à la
norme européenne"
(n°6297 du Pèlerin).
Selon Jean-Louis Borloo, le Grenelle de l'envirronement
stipulait que "la
France allait réduire
de 50%
son utilisation de pesticides dans
les 10 ans à venir".
Selon Univers-Nature (en 2008) : "Or, 6 mois après les "beaux
discours" du Grenelle, au regard de ce qui vient de se passer pour les
OGM, où le projet de loi initial qui visait à encadrer fortement les
possibilités de culture commerciale a été remanié par les députés et
sénateurs en faveur des pro-OGM, gageons que le lobby des pesticides est
à l'œuvre dans les hautes sphères de l'Etat".
Est-ce alors une manifestation de la "dictature
rusée du renard"
de Michel Onfray, - fin 2009, l'INRA annonçait que
la réduction pourrait être de l'ordre de 30%, -
mais non de 50 comme annoncé, INRA qui constate
une diminution de la consommation de viande rouge
: "Dans le cas de la viande de bœuf, on observe
que la consommation
par personne est sensible à la fois au niveau de revenu du
ménage,
à l'âge du chef de ménage et au niveau d'éducation
du ménage. Tous les effets sont fortement significatifs et si
le revenu et l'âge ont un effet positif sur la consommation,
le
niveau d'éducation a, au contraire, un effet négatif.
Les ménages qui ont fait des études supérieures
consomment 2,2 kg de moins par personne que les ménages qui
ont
un niveau d'éducation primaire. La consommation annuelle
moyenne
étant de 6,4 kg par personne, l'effet est important et
illustre
l'impact que peuvent avoir les messages nutritionnels sur le
comportement
des consommateurs les plus éduqués",
une des clefs pour la compréhension de l'origine
de la baisse du niveau intellectuel, seule capable
de contrer les "effets négatifs",
- pour la croissance. Yann Arthus-Bertrand, sans
doute instrumentalisé dès le départ par ceux qui
ont besoin de l'écologie pour relancer la machine
industrielle, et d'une tête sympathique, semble
s'échapper : "20% de la population du monde est en train
d'utiliser 80% des richesses de la terre, cela ne peux pas continuer comme
ça (...)
les élevages industriels sont les plus
gros émetteurs de gaz à effet de serre. Le méthane est un gaz vingt-trois fois plus puissant
que le Co2 et l'élevage industriel produit plus de gaz à effet de serre
que tout le transport réuni (...)
L’élevage est aussi la plus
importante source locale de pollution des eaux par ses affluents…La
production de viande est également grande consommatrice d’eau : Il faut
entre 13 000 et 100 000 litres d’eau pour produire un kilo de viande de
bœuf ! Car le bétail est nourri de céréales, et en particulier avec du
maïs dont la production nécessite énormément d’eau. Ces mêmes céréales
sont aussi une des principales causes de déforestations, au Brésil
notamment où c’est en grande partie pour l’alimentation du bétail que la
forêt disparaît un peu plus chaque jour. Le bétail mondial consomme à lui
seul une quantité de nourriture équivalente au besoin calorique de 8,7
milliards d’humains, soit plus que la population totale de la planète !
En diminuant notre consommation de viande, c’est aussi des populations
entières que nous sauvons de la famine". l'INRA
envisage 30% de réduction des pesticides pour
une perte de 6% de rendement - mais sans remettre
en cause la production bovine, si ce n'est estimer
que le reste de la population devrait suivre : "Le rôle des facteurs
économiques (prix relatifs des produits et revenus des
consommateurs)
reste très important pour expliquer et anticiper l'évolution
des consommations. S'y ajoutent désormais les effets de
l'information
nutritionnelle qui peut agir très fortement, positivement ou
négativement selon les aliments. Ces effets touchent d'abord
les groupes de consommateurs les plus réceptifs à
l'information,
mais on peut penser qu'ils s'étendront progressivement à
l'ensemble de la population".
Concluons avec 100% Naturel : "Entre l'objectif mou du Grenelle et les réticences de la majorité des
agriculteurs, les fabricants de pesticides ne doivent probablement pas
trop
s'inquiéter".
La sagesse ne peut pas émaner des partis politiques.
La
vraie Démocratie, dans son sens noble, - c'est le combat associatif*, certainement
pas le droit de vote. Voter, c'est déjà ne plus
être tout à fait libre, c'est se soumettre à une
idéologie dont on espère*
qu'elle favorisera nos propres intérêts. Le jeu
de la multitude se perd alors très vite dans les
méandres du Pouvoir, - Cour d'honneur pour les lobbies.
Dirigisme caché (130 membres du groupe Bilderberg
par qui aurait été désigné le premier président du Conseil
européen - après l'orchestration du mondialisme
économique,
banques, lobbies et Franc-Maçonnerie), tissu
économique du rizhome deleuzien, ou forces occultes
? *
(Le combat associatif est ce qu'il subsiste
du comportement aristocratique. On appelle faussement "démocratie
participative" un contre-pouvoir
démocratique formulé par "s'informer c'est
déjà agir" : "L'origine de ce que Pierre Bourdieu nomme la "contre-démocratie" n'est
que l'aboutissement logique d'un réel abandon, voulu et entretenu par
les milieux économiques, de certaines préoccupations économiques,
sociales et écologiques par les Etats" (contre-pouvoir.be),
qu'il est problématique - pour des raisons d'entendement
collectif - de restructurer en entité unifiée,
sans tomber dans le même piège du quantitatif
que celui de la Démocratie elle-même : "Le citoyen typique tombe à un niveau inférieur de performance
mentale dès qu'il entre dans le champ politique. Il argumente et analyse
d'une façon qu'il reconnaîtrait immédiatement comme infantile dans la
sphère de ses intérêts réels. Il redevient primitif. Sa pensée devient
associative et affective"
(Joseph Schumpeter, en 1940). Ainsi donc, dire que
le Pouvoir corrompt est une compréhension tronquée.
L'origine du besoin d'un monde associatif procède
du vide existant, en Démocratie, entre peuple
et Pouvoir, espace qui, sous l'Ancien Régime, était
occupé par les corps de métier, les corporations.
Entre pouvoir législatif ayant toujours plus de
prérogatives et peuple composé d'individus
quantifiables, la démocratie participative est une
résistance : associations contre lobbies et
syndicats contre patronat. Pour garder les arcanes économiques
du Pouvoir, au nom d'une conscience collective fantasmagorique
qui est utopique, l'Etat français a privé les associations
du droit à faire des bénéfices - non réinvestis,
et donc il se méfie des Fondations - très actives en Grande-Bretagne
(161.000 charities) : "Si elles sont peu importantes en France, c’est que la France a la
réglementation la plus tatillonne et la plus restrictive d’Europe. "En
France, l’influence directe du gouvernement sur la gestion des
fondations est la plus importante de tous les pays de l’étude" (Foundations in Europe) (...)
Le délai d’autorisation est en France d'au moins un an ; les refus ne
sont pas motivés
(...)
100% des dons sont déduits des revenus dans 7 pays : Belgique, Danemark,
Autriche, Allemagne, Grèce, Irlande, Grande-Bretagne.
Pour la France 50 % des dons sont déduits des impôts dus (ce qui est
moins avantageux pour tous les revenus supérieurs à 46 K€/an).
le plafond des dons est généralement de 10% des revenus. Mais il n’y
a pas de plafond en Grande-Bretagne et Irlande"
(source : IFRAP). Le Pouvoir jacobin est exclusif, l'alternance
politique sert à évacuer les tensions. Le combat
associatif est ce qui subsiste du comportement aristocratique dans la faible mesure où il s'agit de groupes
d'action restreints ayant la réelle connaissance
des domaines, contrairement au vote démocratique
ne pouvant que valoriser l'incompétence
- quand
il ne s'agit pas uniquement de ressenti, d'émotivité, ou de désespoir. La question est celle-ci : interdit-on
les bénéfices (aux associations) pour une question
de politique fiscale, pour ne pas nuire au privé
(toujours aucune loi consumériste), ou pour préserver
une virginité, l'éthique ? Je crains
que ce ne soit encore que la continuation du
jabobinisme : un régime lui-même régicide (il
l'est toujours - par principe républicain) gardera
toujours la crainte de subir le même sort que celui
duquel il doit sa réalité historique ; depuis la
Commune, Paris doit
ses grandes et belles (question de point de vue)
avenues au soucis de pouvoir tirer au canon sur
la foule. Ce Pouvoir central est sans partage
: les Bretons avaient interdiction de parler leur
langue celtique, les Basques ont toujours leur pays tranché en
deux parties. Ceci éveille l'entendement envers la chose
politique, que de voir la Nation écraser
les régionalismes - une particularité française
en Europe - en revendiquant la résistance envers
un Pouvoir cette fois-ci plus grand qu'elle, le mondialisme ;
surtout, cela témoigne du caractère arbitraire de
valeurs dont certains intérêts ont la prétention
de vouloir faire croire à une utilité pour tous.
C'est parce que le déplacement économique se
fait vers une Europe élargie, que les régions sont
créditées d'une soudaine importance.
C'est là qu'intervient le politique : modifier et
façonner les
repères, les idéaux populaires donc, selon la stratégie
du moment. Comme il s'agit d'un peuple légitime,
il doit voter ; mais, si il vote mal, on temporise -
puis
on refait des élections jusqu'à temps que... Vouloir faire chanter la Marseillaise
au lieu de l'hymne européen (magnifique : "Ode
à la joie" de Beethoven), c'est encore une
forme de propagande
à visée populiste. Pensons-y, si l'Europe était
une Nation depuis des siècles, ce seraient
alors les défenseurs de l'identité française qui
seraient les "terroristes", comme
le sont des Basques aujourd'hui. La propagande
continuelle (au service de la géopolotique, un exemple
: les chaînes de montagne) est probablement utile
et même nécessaire, vu le peu de conscience naturelle
qu'ont les peuples - qu'il faut guider malgré eux,
mais c'est de l'ordre du délire collectif que
de prendre l'arbitraire (ou l'évidence) comme mythe
fondateur. Pour être moralement justifié, encore
eut-il fallu que cela corresponde aux impératifs
catégoriques de Kant, c'est à dire que les hommes
et femmes politiques soient eux-mêmes irréprochables
dans leur personne, dans
l'action.
Avec le recul, il s'avère que le folklore du nationalisme
est, depuis de longue date, la forme de conditionnement
propre à "encadrer le troupeau humain", pour
le tondre (les hommes endettés, l'enfermement en
règle dans des structures fermées, avec des pratiques de subjectivation,
pour Michel Foucault : "L'homme n'est plus l'homme enfermé, mais l'homme endetté").
Pour ces diverses raisons, ce n'est pas simplifier
le propos que de dire que la pensée matérialiste
est à l'origine du sentiment national : il
supplante - à l'extérieur - l'esprit religieux
(parfois il le récupère) et la perte de la Tradition
commune, ce que certains appelleront la pensée magique,
ou la fin de la pensée magique. Bien entendu, les
Modernes n'y voient que superstition et despotisme.
Face à des codes despotiques censés faire le bonheur
de l'individu, ceux modernes, l'action associative
met au contact de la Réalité, supplante
les manquements du Pouvoir - quand
du moins ce dernier ne légifère pas a contrario.
C'est le seul contre-pouvoir, non l'alternance
droite-gauche et une Presse muselée, celui
de dire "non" en toute circonstance (dit
en passant : l'esprit gauliste) : "« le monde n'est pas une
marchandise » signifie, peut signifier, doit signifier : il
faut laisser être les choses dans leur
singularité incommensurable. Pour que cette politique ait lieu, il
serait
souhaitable que l'être-avec laisse encore la place à l'être-contre"
(Frédéric Neyrat)) *
(Moins qu'on sanctionne, car, pour Nietzsche, les êtres de ressentiments sont une "race
d'homme" pour qui "la véritable réaction, celle de l'action, est
interdite et qui ne se dédommagent qu'au moyen d'une vengeance
imaginaire" ("Généalogie
de la morale"), - ce ressentiment comme "morale d'esclave",
jamais créatrice, c'est le moteur de l'alternance
démocratique. Or, ce n'est pas tout, ce ressentiment
est également instrumentalisé : c'est l'ISF
(que Raymond Barre comparait à la leucémie),
qui fait fuir hors de France deux fois
plus de richesse qu'il n'en rapporte (Patrick ARTUS
: « l’ISF coûte deux fois en TVA non perçue ce qu’il
rapporte »),
soit 200 milliards d'euros selon l'IFRAP qui cite
Molière (L'Etourdi) : "Les plus courtes erreurs sont toujours les meilleures".
Je crains que ce ne soit pas une étourderie, mais
le peuple comme dindon de la farce saigné sur l'autel
de la démagogie électoraliste) J'ai un dégoût viscéral pour tout
ce qui est numérique (ordinateurs, MP3), pour les
téléphones portables et autres machines infernales
(four à micro-ondes) et
imposées. Tout ce qui participe
à combattre la Vie, ou à favoriser la mort
de l'âme, devrait s'appeler décadence, et non progrès.
La société enfin décérébralisée est en rut devant
chaque nouveauté... Quant à moi, mon ressentiment
empoisonne la force de ma volonté et de mes convictions,
si ce n'est que je n'ai jamais abdiqué. De très bons esclaves, cela
ne fait aucun doute. J'en fais partie, même si j'ai
la prétention vaine de me redresser. Et le fouet
n'est jamais loin.
Un
Monde unique pour une pensée unique ?
Il
n'existe pratiquement plus d'espaces inexplorés,
de forêts primaires, la vie se vit au cinéma, l'aventure
à la télévision. Ce que l'on nomme "mondialisme"
correspond à bien autre chose que la libre circulation
des marchandises, l'uniformisation des goûts ou
la délocalisation du travail, ce qui se définit
par le terme "flux déterritorialisés"*
; il s'agit du "système-monde" d'Immanuel Wallerstein,
qui correspond à l'augmentation incessante de la
marchandisation
des choses
- et auxquelles se rattache également toute main-d'œuvre
humaine - ce qui signifie que l'homme est devenu
une marchandise : "Le Capitalisme est aussi bien une force de destruction que de mise en
forme du monde. Ces deux tendances se conjoignent dans une sorte
d'"impératif de consommation généralisé" qui doit être interrogé de
façon économique, politique et ontologique (...)
«
le monde n'est pas une
marchandise » signifie, peut signifier, doit signifier : il
faut laisser être les choses dans leur
singularité incommensurable. Pour que cette politique ait lieu, il
serait
souhaitable que l'être-avec laisse encore la place à l'être-contre",
écrit Frédéric
Neyrat en
reprenant la thèse deleuzienne : "C'est
en effet
qu'une politique du réel ne suppose aucune contradiction ni aucune
distinction
absolue entre l'immanent et le transcendant, l'authentique et
l'inauthentique
etc. Lorsque nous disons que le Capital détruit les identités, c'est en
oubliant que la destruction a pour
origine un désir que l'humanité comme sans-essence manifeste",
qui est un constat de la perte de l'Être. Une
"valeur d'échange" est appliquée jusqu'à
la moindre valeur intrinsèque. Il y a une correspondance
de plus en plus étroite entre la disparition de
l'identité des personnes et celles des Etats,
non pas que l'Etat garantissait une identité propre
- mais en ce que le fonctionnement du mondialisme
n'a pas d'intérêt particulier à instrumentaliser
une identité ; il lui suffit de désigner un terrorisme
comme ennemi, et lui-même comme défenseur de
la paix. Le concept de Nation, de Patrie et d'Etat,
est plus particulièrement moderne et concerne
avec la mondialisation ce que Michel Foucault définissait
par "l'homme n'est plus l'homme enfermé, mais l'homme endetté".
Ainsi, rien ne fut plus étranger à l'Inde d'avant
Gandhi ou à la Gaule de Vercingétorix (un exemple
: confédération éduenne contre Avernes et Séquanes).
Immanuel Wallerstein*
: « Y a-t-il une nation belge, une nation hollandaise, une
nation luxembourgeoise aujourd'hui ? La plupart des observateurs
semblent le croire. Mais si tel est le cas, n’est-ce pas parce qu’a
existé d’abord un Etat hollandais, un Etat belge, un Etat
luxembourgeois ? Un examen systématique montrera, je crois, que, dans
presque tous les cas, l’Etat a précédé la nation, et non l’inverse,
contrairement à un mythe largement répandu ».
*
(Selon
Gilles Deleuze : «
libération de flux
dans un champ
déterritorialisé ») *
(« Race, nation, classe. Les identités ambiguës ») Akram Belkaïd
- qui ne croit nullement dans les théories
du complot entourant les attentats du 11 septembre
- concluait pourtant ainsi sa chronique "Qui est l’auteur des attentats du 11 septembre ?"
: "Mais je vous dois cet aveu. Ma position est claire mais il arrive que le
doute m’assaille. Et si c’était vrai ? Et si, un peu à l’image de ce
qui se passe dans « les trois jours du condor », une antenne quelconque
de la CIA avait tout manigancé pour créer un désordre mondial
susceptible de faciliter le contrôle total du pétrole du Moyen-Orient ?
Dans ce cas, ce serait annonciateur de temps autrement plus terribles.
Cela voudrait dire que nous tous, anonymes habitants de la terre,
serions comparables à ces humains cultivés en batterie par des machines
tels que les ont imaginés les scénaristes de Matrix. Cela voudrait dire
tout simplement que nous vivons dans un monde où la raison et la
conscience ne sont plus"
(bakchich.info, 21 septembre 2008). En fait, ce
doute participe à l'esprit particulier de mon site,
c'est à dire ma personne "atteinte de délire
paranoïaque" s'opposant à une société
schizophrénique.
Je crains effectivement que le conformisme
de toute la pensée médiatique - écrasant tous
les non-sens des versions officielles - ne
soit le signe d'un Monde où la raison s'abaisse, -
et que le 11 septembre attribué à quelques fous
ne soit en vérité annonciateur de quelque chose
d'autrement plus terrible : sous-bassements
d'un mirage démocratique destiné à imposer une
"société du spectacle". Il est à remarquer
que Guy Debord faisait la distinction entre le
spectaculaire diffus (pour nos démocraties
occidentales) et celui concentré (propre
aux régimes fascistes), auquel cas il serait fait
appel au second dès lors que la géopolitique
impose de sortir des frontières de l'Occident -
censé être respectueux de la vie. Ici l'aliénation
et la perte du vivant de la vie, mais au delà des
frontières la violence de la guerre - qu'il est
peut-être nécessaire d'initier chez soi. Giorgio
Agamben en 1990 : «
L’aspect sans doute le plus
inquiétant des livres de Debord tient à l’acharnement avec lequel
l’histoire semble s’être appliquée à confirmer ses analyses. Non
seulement, vingt ans après La Société du spectacle, les Commentaires
sur la société du spectacle (1988) ont pu enregistrer dans tous les
domaines l’exactitude des diagnostics et des prévisions, mais
entre-temps, le cours des événements s’est accéléré partout si
uniformément dans la même direction, qu’à deux ans à peine de la sortie
du livre, il semble que la politique mondiale ne soit plus aujourd’hui
qu’une mise en scène parodique du scénario que celui-ci contenait
»,
pour qui la structure politique occidentale a cessé
d'être la parole - pour devenir le ban ("Homo Sacer, le pouvoir souverain et la vie nue")
: " - l’État moderne fonctionne, me semble-t-il, comme une espèce de machine à
désubjectiver, c’est-à-dire comme une machine qui brouille toutes les
identités classiques et, dans le même temps, Foucault le montre bien,
comme une machine à recoder, juridiquement notamment, les identités
dissoutes : il y a toujours une resubjectivation, une réidentification
de ces sujets détruits, de ces sujets vidés de toute identité (...)
Dans les derniers travaux de Foucault, il y a une aporie qui me semble
très intéressante. Il y a d’une part tout le travail sur le « souci de
soi » : il faut se soucier de soi, dans toutes les formes de pratique de
soi. Et en même temps, à plusieurs reprises, il énonce le thème
apparemment opposé : il faut se déprendre de soi. Il dit plusieurs
fois : « On est fini dans la vie si l’on s’interroge sur son identité ;
l’art de vivre, c’est détruire l’identité, détruire la psychologie »"
(lors d'un entretien dans Vacarme). Cette aporie
cesse d'en être une dès lors que l'on substitue
le "mourir à soi-même" ou le "lâcher
prise" à la psychologie. En cette fin 2009,
certains annoncent la fin du capitalisme, mais qui
ne souvient pas des opérations de la CIA (Paperclip
- MKUltra
- Phénix
- Ajax menée contre Premier ministre iranien Mossadegh,
et la fausse attaque nord-vietnamienne contre un
navire de guerre américain dans le golfe du Tonkin, en Août 64 (dossier Arte)).
Richard Labévière de RFI, ayant rapporté la rencontre de
Ben Laden avec la CIA - à l'hôpital américain
de Dubaï en juillet 2001, fut aussitôt licencié
par Christine Ockrent. Sur le site "Le Temps"
: "Aux élections
présidentielles de 2000, George Bush Junior remporte de justesse la
course à la
Maison-Blanche. Il est alerté par la CIA : Ben Laden menace
maintenant directement les Etats-Unis. En mars 2001, deux mois plus
tard, une commission gouvernementale publie un rapport de 150 pages qui
se termine par ces mots : « Un assaut direct contre les citoyens
américains, sur le sol américain, causant la mort et la destruction,
paraît vraisemblable. Face à cette menace, notre nation n’a aucune
structure gouvernementale cohérente ». En février 2001, Israël
avertit la CIA : « Des terroristes vont pirater un ou des avions de ligne et s’en
servir comme armes ». Le Roi Abdallah de Jordanie, le Président
Moubarak, puis le Chancelier Gerhard Schröder transmettent au Pentagone
la même information : « Une attaque aura lieu prochainement sur le sol
américain, dans laquelle des avions seraient impliqués ». On connaît la suite, ses conséquences dramatiques sur le Moyen
Orient et ses répercussions lucratives pour les gros bonnets de
l’armement et du pétrole".
Comment ne pas penser à l'Apocalypse de Jean : «
La "Bête"
reçoit le pouvoir sur toutes les tribus, sur tous les peuples, sur des
gens de toutes langues et sur tous les pays »
(13.7),
puis : «
Si quelqu'un veut acheter ou vendre quelque chose, il doit porter une marque »
(13.17)
? Certains auteurs comprennent cette "marque"
comme fin de l'argent liquide, pour une numérisation
de la monnaie déjà fictive (de la fausse monnaie*
dans le sens historique du terme). Il faudra probablement
encore beaucoup de terrorisme pour que le peuple
accepte - ou réclame de lui-même - d'être marqué
par des puces identificatrices, mais cela arrivera
certainement. *
(Alain VIDAL : "Aujourd’hui, on croit encore que les banquiers utilisent
l’argent des dépôts de leurs clients pour faire
des prêts aux demandeurs de crédit. En réalité,
comme les orfèvres du Moyen-Age et de la Renaissance, nos
banquiers modernes créent purement et simplement de
l’argent
à partir de rien (ex nihilo), pour le vendre en tant que
crédit.
Au Moyen-âge, initialement, l'orfèvre garde
l’or des autres dans son coffre, contre un reçu. Avec
le temps, les clients en arrivent à utiliser ces reçus
comme monnaie d’échange.
L’or, étant rarement réclamé, les orfèvres
en profitent pour le prêter, contre intérêt,
en échange d’un certificat. Finalement, ils prennent
la très mauvaise habitude d’émettre plus de
certificats qu’ils n’ont de réserves. Par contre,
ces certificats doivent être remboursés avec intérêts.
De cette fabuleuse escroquerie est né notre système
de création monétaire.
Aujourd’hui, l’équivalent de 90% de l’argent
déposé dans une banque peut être créé
sous forme de crédit. A 10% près, les crédits
semblent équilibrés par les dépôts. Sauf,
que tout crédit par un simple jeu d’écriture,
devient lui même un dépôt.
A partir de ce dépôt, les banques s’arrogent
le droit d'ouvrir un nouveau crédit à hauteur
de 90 % de ce deuxième dépôt, et ainsi de suite.
Un nouveau dépôt cachant un nouveau crédit,
pareil aux poupées russes... Si bien qu’avec 1000 €
de dépôt dans une banque, l’ensemble du système
bancaire (toutes les banques) fabriquera 7000 € de fausse
monnaie
sous forme de crédits. D’où un enrichissement
considérable, de par les intérêts perçus")
Fin
d'une époque - ou tout simplement mort de l'intelligence
et de la Culture, ou même volonté d'en découdre
avec une élite dérangeante qui s'accroche ? France
Musique a bercé ma vie depuis mes 15 ans, je lui
doit la découverte de Pérotin (dit le Grand) à Dmitri Chostakovitch
; avec France Culture, ce fut mon oxygène cérébral,
je leur en suis extrêmement reconnaissant, de Jean-Michel Damian
à Raphaël Enthoven.
Aussi, à quoi assistons-nous aujourd'hui ?
A ceci, Jean-Paul Cluzel
(PDG de Radio France) annonçait en 2008, dans
le Nouvel Economiste : "A France Musique, je vais remplacer les vieux
conservateurs de musée par de jeunes guides".
Il était reproché à France Musique d'être pédagogique
et, face à la concurrence, de ne pas passer de la
musique de fond. Xavier Darcos
(probablement à l'origine de la polémique) : "Les temps ont changé. Ce qui compte ce sont les programmes musicaux
(...)
France Musique doit redéfinir son public, sa cible".
Ne serait-ce pas plutôt parce que France Musique
fait 1.6%
d'audience
? Marc Dumont dut défendre publiquement sa radio.
Si j'ai pris cet exemple, - ce n'est pas par
hasard, c'est pour montrer que l'esprit des difficultés
d'une radio remarquable fut le mien aussi - dans
l'interdiction de me déplacer librement. Ainsi,
ce qui interpelle le politique est le gâchis économique
d'une si faible audience. Ce qu'a dans la cervelle
le politique lui fait demander une adaptation au
goût populaire, donc de se mettre au niveau,
mais certainement pas se poser la question du "pourquoi
en sommes-nous arrivés là ?". Pourquoi les
jeunes n'écoutent-ils plus de Musique Classique,
pourquoi les disquaires ont-ils mis la clef sous
la porte, si ce n'est que l'explication la plus
solide est que cette décadence profite à de nombreux
intérêts, - en premier lieu celui d'abrutir ? C'est
plus complexe encore, la Musique savante a ceci
de dérangeant, également, qu'elle témoigne de la
légèreté des idéaux égalitaristes ; c'est une
épine dans le pied de l'idéologie républicaine qui
tend à couper toutes les têtes qui dépassent, pour
satisfaire sa domination. N'oublions pas l'instrumentalisation
du ressentiment qui en France particulièrement fait
des ravages. Non, Monsieur le Ministre, la Musique
pas davantage que mes photographies n'ont de cibles,
elles viennent à l'Être du fond de l'Être. N'est-ce
pas l'essentiel, ce pourquoi nous sommes au Monde
? Comme l'écrivait Ivan A. Alexandre, on a voulu
faire populaire - mais le peuple n'est pas venu...
Il s'est égaré. S'est-il égaré tout seul ? Je ne
le pense pas. La barbarie, je n'utilise pas ce
mot dans le sens commun d'atrocité, mais dans celui
grec - ce qui est au delà de la Cité, de soi-même
: "Lorsque nous disons que le Capital détruit les identités, c'est en
oubliant que la destruction a pour
origine un désir que l'humanité comme sans-essence manifeste
(...) c'est
à nous-mêmes que nous sommes de plus en plus fermés. A l'instar de
sujets psychotiques, nous sommes enfermés hors de
nous-mêmes"
(Frédéric
Neyrat). Enfermés hors de nous-mêmes... Citons Michel
Henry qui l'exprime de manière riche et concise
à la fois : "La barbarie réside dans l'occultation
par l'homme de son être propre.
C’est pourtant la subjectivité
qui crée les idéalités de la science. Comme celui
de la culture l’acte inaugural de celle-ci est une modalité
de la vie. Aujourd'hui toutefois la science et la culture sont
en
rapport d’exclusion réciproque parce que la praxis
de la science conçoit la vérité comme étrangère
à la sphère ontologique de la vérité vivante.
Cette auto négation de la vie est l’événement
crucial qui détermine la culture moderne en tant que culture
scientifique,
phénomène qui va de pair avec l’élimination
des autres domaines spirituels. Or tout homme se meut à l'intérieur du monde de la
vie, il est épreuve de soi, subjectivité, singularité,
auto accroissement, travail personnel sur soi, aspect jamais
pris en considération
par la science. Voilà pourquoi la rupture de ce qui lie la vie
avec elle-même est catastrophique et source d’angoisse
(...) La négation de la vie qui a pris l’allure d’un développement
positif aboutit en réalité au ravage de la Terre par la
nature a-subjective de la technique. Elle est également ruine de
la communauté. L’abaissement actuel est renforcé par
les médias de l’ère technicienne qui infusent l’hébétude
à notre société matérialiste. Ces médias
sont totalement étrangers à ceux de la culture qui aidaient
l’homme à se surpasser. C’est le règne de l’insignifiance,
de l’actualité, de la fuite dans la paresse intellectuelle.
La culture a été boutée hors de la Cité. «
Le monde peut-il encore être sauvé par quelques uns ?»"
(La Barbarie 1987). Ce que dit finalement Michel
Henry sur les conséquences : "Celle-ci (barbarie)
procède comme la culture de l’Energie
originelle, mais elle est l’inversion de cette énergie dont
l’élimination n'est pas possible. L’énergie
ne subsiste que dans le refoulement, créatrice d’angoisse.
Elle cherche à se libérer par un soulagement immédiat,
se replie sous des formes frustes du sentir, du penser, de
l'agir,
augmentant le mécontentement, engendrant la violence",
se lisait dans l'ancienne sagesse, dans les mythes
grecs ou celtes. Restreindre la part de l'Être,
c'est mettre en avant la part de l'action (le "travailler
plus pour gagner plus"), sachant que la guerre économique
est une vraie guerre qui fait encore plus de
ravages que les champs de bataille. Il s'agit
d'une fureur dont nous mettaient en garde les différentes
mythologies et le sage système (dit sans y voir
les rôles successifs justifiés par Freud,
Marx et Auguste Comte - sa "Loi des Trois Etats") des
fonctions tripartites indo-européennes décrites par Georges
Dumézil*.
La fureur de la guerre, ici croissance infernale,
n'est plus temporisée, même l'Être personnel
est brisé par son pouvoir coercitif ; l'imagination
(ou monde imaginal à l'origine) est récupérée à
seul fin d'engrener des bénéfices, encore de
la croissance. Même la religion est perçue, par
le politique, comme un procédé de contrôle, jamais
de réalisation - puisque la pensée nihiliste règne
en maître absolu. Si aide à la Culture il y a, le
budget concerne essentiellement ce qui est producteur
de croissance : le cinéma et le patrimoine (gérer
le tourisme lucratif). Dans la fuite existentielle
en avant, l'humanité est privée d'elle-même
et sombrera toujours plus dans la violence,
comme sombre dans la folie un corps privé du sommeil
réparateur. La seule réponse du politique est de
placer les malades sous la vidéosurveillance.
*
(Autre que la propagande d'Etat, Georges Dumézil
: « le schéma tripartite est mort en Occident
avec les Etats généraux de 1789, quand la
noblesse et le clergé ont baissé le pavillon devant le tiers état. On a enfin répondu à la question : "qu'est-ce que le tiers
état ?". Eh bien, c'était la ruine du système trifonctionnel »
(Le parcours initiatique d'un "parasite" des sciences humaines)) Dans la mythologie
celtique irlandaise, Cúchulainn est plongé
plusieurs fois dans l'eau glacée, qui se met
à bouillir, pour que sa fureur soit calmée ; ou,
on lui présente des femmes nues. Il s'agit bien
entendu de la représentation symbolique de la féminité
qui s'oppose à la pulsion guerrière (caractérisant
notre modernité), ou l'intériorité, le Yin. Qui
plongerait nos élus, nos dirigeants, nos économistes,
nos professeurs, nos artistes créateurs d'excréments
picturaux, dans l'eau froide - pour les calmer enfin
? Une catastrophe écologique majeure et une guerre
mondiale pour l'énergie, mais surtout le pain et
l'eau, suffiront-elles à ébranler les certitudes
matérialistes ? Ou la vengeance allégorique des
Dieux, qui fut déjà l'angoisse ou la morale grecques, y
mettra-t-elle un terme final ? Les esclavagistes
de l'âme humaine seront-ils punis ? Punis par qui
? Non ... une pensée unique pour un Monde unique
!
Démocraties
fantoches ou Maîtres du Monde ?
Analyse
de F.
W.
S.
(Evêque Catholique Gallican et ancien Ambassadeur
de l'Ordre de Malte, auteur de "La vérité sur
l'exorcisme" et de reportages sur les
chirurgiens aux mains nues des Philippines, sur
l'effet Kirlian et les hauts-lieux cosmotelluriques
- tout ce qui échappe aux ânes de la politique et
des médias esclavagistes du Monde moderne) : "Cela
fait plus de 160 ans que le clan Rothschild est
passé maître de ce concept issu des fameux protocoles
(...)
A travers la CITY de Londres puis la couronne d'Angleterre,
Nathan fit de l'Angleterre son "Syndic Royal
de Saisie", ce qui permit à son clan de contrôler
après la première guerre mondiale plus de la moitié
de la richesse de ce monde. Depuis leur alliance
avec les Illuminés de Bavière d'Adam Welshaupt en
1790, les familles du clan Rothschild sont devenues
la première puissance financière mondiale, les soutiens
inconditionnels du Sionisme international, les banquiers
du communisme bolchevique et
les financiers des deux premières guerres mondiales,
qu'ils ont ourdies dans leur propre intérêt*
(...) Le
comité des 300 - Organisation Ultra-Secrète des
Illuminati, qui sert de lien étroit entre les Bilderberger
(dont les membres ne sont pas permanents) et la
Commission Trilatérale (dont les membres sont permanents
et doivent obéissance aux ordres des Illuminati).
- Avec le fameux tout-puissant C.F.R., et la tentaculaire
Commission Trilatérale, le Comité des 300 est l'expression
directe du Gouvernement mondial Invisible des illuminati.
Leur puissance n'est pas un vain mot et qui s'y
oppose est condamné à mourir, son attentat étant
programmé dans un laps de temps inférieur à 6 mois
et moins de 1 semaine pour les cas urgents. - Ils
ont infiltré le Vatican, l'Opus Dei, la Loge italienne
P2, dirigeant la puissante loge du Sionisme International
B'Nai B'Rith, donnant des ordres à la CIA, la Navy,
et
aux Cartels de banques internationales". *
(Ceci rejoint ce que disait Günther Schwab - lors
de ses entretiens allégoriques avec le
Diable
("La vérité est en effet souvent choquante pour les civilisés que
nous sommes, parce que, comme le prouvent les faits et la réalité, nous nous en sommes considérablement éloignés... Le mensonge est la première
puissance du monde, car il est complaisant et flatte l’orgueil. Il
sait s’infiltrer et se rendre agréable. Ce n’est donc pas étonnant
qu’on laisse entrer le Diable et qu’on l’écoute").
Comment faire ? Ce qu'en eut dit Romain Rolland : “Tout homme qui est un vrai homme - ce mot devant bien-sûr être compris dans le sens de “humain” - doit apprendre à rester
seul au milieu de tous, à penser seul pour tous, et au besoin
contre tous”
est devenu une nécessité, alors même que l'individualisme ravage le
Monde ! Devenir individualiste - pour combattre
les individualismes, c'est le paradoxe qui
doit faire rire le Diable, car, avec la disparition
de l'Être, presque plus personne - ou d'individu
- ne sait faire la différence entre "personne"
(morale) et "individu" (amoral) !
La perte de la langue - pour les plus sombres
desseins ! Déjà, la société actuelle semble partagée
entre mensonge ou mythomanie - état de démence -
cupidité monomaniaque, quand la masse est poussée
vers la grande distribution qui la canalise et la
surveille comme on le fait d'un troupeau, de prisonniers,
sous l'éclairage néon, baignant dans une musique
à finalité décérébralisante. L'homme comme objet
non pas du savoir, mais du rendement) Un vide
ne peut plus apprécier ce qui est plein - la laideur
la beauté - car l'ipséité transcendantale*
du Je (ou Soi) devient la manifestation à rebours du
"moi, je" : Le
plus manifeste dans le Monde Moderne est une pulsion
centrifuge qui a pour axe une altérité devenue dualiste
dans sa perception - multiplicité des choses quantifiant
exclusivement, qui n'a de cesse d'éloigner de l'intuition
dans l'Un, - de soumettre l'Intelligence
au contingent, - de rendre l'Âme oublieuse
d'elle-même. C'est l'origine du mal plotinien qui
correspond à l'éloignement du Principe (guénonien),
et qui se différencie d'une pensée manichéenne,
- bien que Plotin eut considéré que le mal existe
sans substance. Ce qui est proprement satanique
dans cette modernité n'est donc pas la
présence d'une entité cornue, mais cette chute de
l'Esprit qui est soumis à des pulsions
les plus diverses. Des démons comme le
bruit, le rendement, la croissance, surtout la
publicité, tout un processus volontaire et égotique
de la part d'autrui et qui n'a de cesse de projeter
la personne en dehors d'elle-même, pour faire en
sorte qu'elle s'identifie à ce à quoi l'on
veut qu'elle s'identifie, - qu'elle s'y identifie
d'elle-même. Cette radicalité active n'a de cesse
d'engendrer des êtres sans consistance, d'engendrer
et d'entretenir une faiblesse
de la volonté
(dans le sens qu'en donne Aristote). L'âme qui sombre
dans la matière est aspirée par elle, n'est donc
plus inspirée du Bien platonicien ; l'Homme ne veut
donc plus, ne peut plus se tourner vers la partie
la plus élevée de son âme. Avec la diversité toujours
grandissante, le Monde perd son Unité et sa perfection,
alors l'intelligence (ensemble des idées et des
intelligibles) régresse à son degré utilitariste
lui-même tributaire de la multiplicité qui l'éloigne
toujours davantage. Dans la foulée, éloignant des
Lumières de Jean-Jacques Rousseau pour qui une politique
sans éthique détruit simultanément la politique
et l'éthique, ceux qui revendiquent pour autrui l'action
(PIB comme finalité) et la croissance ne sont que
des fabriquants d'esclaves pour qui est destinée
une morale plébéienne (ou enfermements foucaultiens).
Le ravage écologique de la planète et les crises
économiques qui se succèdent, les
inégalités qui ne cessent de croître
et la
fabrication de la peur
(pseudo-terrorisme - pseudo-chômage - pseudo-déficit
de la sécurité sociale), aussi les vagues de suicide
et le mal-être qui pousse à la délinquance, se juxtaposent aux idéologies chiffrant les individus - afin
de les contrôler. L'âme
qui perd sa beauté originelle devient laide
; l'âme
laide fait un Monde laid,
et ainsi l'art contemporain devient le signe
distinctif de cette attirance pour la laideur et les
choses privées d'intelligence (porteuses de sens).
Le vide se saisit ainsi de vide, exclusivement. Alors,
comment pourrions-nous croire un seul instant dans
les intentions du Grenelle de l'environnement, quand
on sait que sa finalité utilitariste est déjà en
elle-même l'engendrement du désastre écologique,
mais aussi l'abrutissement générale de la communauté
humaine ? La biodiversité ? C'est encore une richesse
d'épicier
(Nietzsche). *
(Le retournement existentialiste moderne
décrit par Michel Boucey ("Avoir un monde")
: "- c'est dans l'expérience,
à savoir comme la définit Husserl, dans la rencontre de la
conscience avec les objets individuels, que la subjectivité
transcendantale,
en tant que substrat des habitualités, va se concrétiser.
Le modèle utilisé par Husserl pour penser cette concrétisation
du Je est celui de la sédimentation, laquelle est même érigée
en une légalité trasncendantale : les habitualités
font ici figure de sédiments qui se déposent pendant l'expérience,
premièrement dans l'ex-plication des choses individuelles, deuxièmement
dans la pensée prédicative, sur le Je en tant que substrat",
et de citer Husserl et ses trois définitions du
Je : "La position du problème directeur (supra,
§
2), à savoir celui de la possession transcendantale du monde,
a pu être établie à partir des trois concepts de Je
produits par Husserl dans les Méditations cartésiennes
: 1/ le Je comme pôle identique des vécus, ou encore aussi
sujet de l'intentionnalité (Méditations cartésiennes,
§ 31) ; 2/ le Je comme substrat des habitualités (Méditations
cartésiennes, § 32) ; 3/
le Je comme ego (transcendantal),
ou le Je pris en sa pleine concrétion (Méditations cartésiennes,
§ 33) (...)
Que la possession transcendantale d'un monde par
le Je et que l'ipséité transcendantale de ce même Je
coïncident en tant que le même dans le système transcendantal
des habitualités doit signifier que la personne se perçoit
elle-même partiellement en percevant son monde-ambiant ; le Je
transcendantal
se porte partiellement, et conformément à son essence, de
façon intentionnelle, dans un Umwelt possible. Par conséquent,
l'explicitation du monde-ambiant dans la description
phénoménologico-transcendantale
n'est autre que l'explicitation de la subjectivité transcendantale
: "tandis que, en tant que cet ego, j'ai constitué et continue
à constituer le monde (en tant que corrélat) qui existe pour
moi, j'ai accompli [...] sous le titre je, au sens habituel du moi
humain
et personnel au sein de l'ensemble du monde constitué, une
auto-aperception
mondanisante dont je maintiens la validité et poursuis la formation.
Grâce à cette mondanisation, tout ce qui m'était transcendantalement
propre en tant que cet ego parvient dans mon âme à
titre de contenu psychique. Je découvre cette aperception mondanisante
et peux maintenant, à partir de l'âme comme phénomène
et partie du phénomène homme, revenir à moi, l'ego
transcendantal, universel et absolu"".
Ainsi, finalement - j'ai envie d'écrire "en
finalité" autant qu'en incidence (historique
: moderne, cyclique : stoïcien), en résumant
à l'excès, qu'une subjectivité
transcendantale a
désacralisé l'origine idéale de l'âme humaine, mais
non en ce qu'elle était définie comme proche du monde sensible (la matière qu'elle anime selon
Plotin), mais s'opère par le biais de l'intentionalité
immergée dans l'environnement. le problème
particulier de la phénoménologie husserlienne
fut qu'une métaphysique ayant pour objet de
s'opposer à la connaissance subjective - la pensée
opérant sur les objets au lieu de les penser - fut
récupérée en tant que méthodologie radicale
par les philosophes, alors qu'il s'agissait de mettre
en évidence la conscience sous-jaçante, où certes
toute représentation est ruinée et qui
est un déni de la réminiscence platonicienne
: la proto-impression (expérience immergée
dans un présent défini comme absolu) définie à son
origine comme impression primordiale non idéaliste.
L'intentionalité est donc le processus de temporalisation
comme un "flux de la rétention et de la
protention" qui est la subjectivité absolue
- qui deviendra chez Jacques Derrida s'opposant
à husserl l'auto-affection pure (comme gestation
commune du temps et de la voix, - donc
engendrée par rien).
Pourtant, l'intentionalité husserlienne était encore
objectivante dans la mesure où elle avait la prétention
de dépasser l'objectivité subjective : il s'agit
d'une approche ontologique des facteurs qui échappent
à la pensée qui
les ignore
; en cela le cogito s'offre comme l'analyse
de la conscience dépassant l'intentionalité elle-même
- quand la pensée est l'émanation de la personnalité,
même en deçà : de la psychologie des profondeurs
; la question tiraillant la conscience humaine
est celle ... de la conscience. Socrate
: "connais-toi
toi-même",
semble indiquer soit une approche holiste, analitique
et horizontale (d'après les habitualités), soit
une référence au Daïmôn (ou génie familier), -
comme de dire "quelque chose de plus grand que moi -
qui me
fait être ce que je suis" : « Je cherche si je suis un animal plus compliqué que Typhon et plus
méchant, ou si ma nature est pure, simple ou claire et participe au
divin »
(Phèdre),
dépassant
sans commune mesure le freudisme, et
moins l'individuation jungienne. Stendhal : "on peut tout connaître, excepté soi-même"
(Souvenirs
d'égotisme). Il reste le solipsisme (ou syllogisme ?) de Descartes : "je
pense - je suis"
(André Lalande
: « doctrine présentée comme une conséquence logique résultant du
caractère idéal de la connaissance ; elle consisterait à soutenir que le moi
individuel dont on a conscience, avec ses modifications subjectives ,
est toute la réalité, et que les autres moi dont on a la
représentation n'ont pas plus d'existence indépendante que les
personnages des rêves ; ou du moins à admettre qu'il est impossible de démontrer
le contraire »)
qui, au sein du phénomène entropique, rejoint intellectuellement
le lâcher prise des civilisations orientales, ou
même la méditation-contemplation chez Plotin.
Tout ce qui dans le Monde moderne est un martèlement
incessant est voué à interdire l'intériorisation
de la conscience. En cela, c'est infernal...)
Ce
que je sais ou crois savoir (en 10 points) :
1)
Il n'y a pas grand chose à espérer des partis politiques,
les idées et les concepts sont isolés du fait de la
bi-polarité gauche-droite - illusion guénonienne.
2)
les initiatives politiques procèdent moins de l'intérêt
collectif, ou même du carriérisme, que
de la puissance financière et des clientélismes
- lobbies. 3)
Il n'y a pas de conscience collective, car celle-ci
est pénétrée par la société de contrôle ; la peur
est devenue l'organe du Pouvoir, et une abêtisation
évidente son levier. 4)
Ceux qui ont une conscience fine sont discrédités
ou présentés comme sectaires, alarmistes ou même
terroristes ; la télévision est le règne de la pensée
unique. 5)
La
pensée positive (Auguste Comte) a fait des ravages
dans la société - transformant la phénoménologie
aristotélicienne en nihilisme de toute transcendance.
6)
Il n'est même plus sérieux de parler de l'Être,
si ce n'est sous son mode verbal - c'est "L'Être
ou
le Néant" - qui appelle à un engagement cérébral
livré à lui-même. 7)
Tout se vaut aujourd'hui, tout est égal, tout engagement
ne saurait donc se prévaloir d'une supériorité de
pensée, - terreau pour la croissance de
la pensée unique. 8)
Il n'est pas économiquement viable de continuer
à fabriquer de la viande, c'est même totalement
antinomique avec le développement durable - catastrophe
annoncée. 9)
La classe politique fait un usage très large des
oxymores - pour entretenir la confusion, comme :
"développement durable", "croissance
verte", "conscience citoyenne".
10)
Il est important de consommer des produits
biologiques, de se cultiver. Les OGM sont une volonté
de mainmise sur le vivant. Tout n'est dirigé
que vers la domination.
Bonus
: l'action politique n'est motivée que par ces deux
aspects : A)
le
carriérisme
(personnel ou collectif, ce qui revient au même)
& B)
La soumission
à des groupes influents (lobbies et opinion de
la rue). -
Si tel n'était pas le cas, comment expliquer l'extrême
lenteur à réagir contre l'amiante, les COV, le
raffinage des huiles alimentaires (mais précipitation pour
le purin
d'ortie) ?
-
Moratoire sur les OGM ... pour la santé publique
- ou pour se mettre dans la poche des électeurs
récalcitrants ? A votre humble avis, braves gens ?
Comment
ne pas penser à une politique du nuire ? (si
ce n'est que, selon John Arbuthnot : "Il n'y a point d'homme qui débite et répande un mensonge avec autant de
grâce que celui qui le croit")
La
question qui se pose est celle de l'intentionalité
ou des influences réciproques qui sont à l'oeuvre
dans le cadre de L'oubli de l'Être et de
l'arraisonnement du Monde par la
civilisation technique octroyant à l'inutile*
sa connotation négative, nuisible. Le
nihilisme forme, déforme la société - remplace
Athéna*,
mais celle-ci (de société) est favorisée économiquement par
la pensée nihiliste, - dans la mesure où la perte
heideggérienne de l'Être permet de fabriquer les
esclaves (pour les Grecs, la notion du bonheur était
liée au développement de la personne en tant
qu'elle-même - et non comme individu composante de la
Cité), quand Mircea Eliade écrivait que tout laisse
à penser que l'expérience chamanique est authentique.
A la fin de cette page d'ouverture, c'est à dire
chronologiquement de clôture, je citerai François Favre
: "Un dernier point, très général aussi mais d'actualité,
est que la science ne peut se laver les mains de ses conséquences
sociales. Non seulement la psilogie, pour exister, ne peut se passer de
sciences de l’esprit (du sujet, de l’imaginaire, de l'éthique...), mais
la catastrophe planétaire que provoquent conjointement les
techno-sciences et les pseudo-sciences humaines exige en plus une action
militante en faveur du développement prioritaire d’authentiques
sciences de la finalité propre. Ce n’est plus une question académique,
mais de vie ou de mort pour l’humanité. Au train où nous allons, c’est
fichu".
D'authentiques sciences de la finalité propre ?
Une finalité propre qui prévaut n'est-elle
pas l'entéléchie aristotélicienne - sachant que
la physique et la métaphysique sont toutes deux
impliquées dans la physis, selon le Stagirite. Pour
le dire autrement, la plénitude de l'Être en
conformité avec le présent ? Il faut radicalement
s'éloigner du "travailler plus pour gagner
plus", mais aussi de cet humanisme dogmatique
qui fait de la Gauche l'instigatrice malheureuse de
l'uniformisation de la communauté humaine,
dans lequel Frédéric
Neyrat perçoit l'instrumentalisation de cette dernière
: "Une politique du laisser-être signe la fin
de tout humanisme : l'homme n'est ni le « Berger de l'être », ni le
« lieutenant du rien », mais co-existe avec toute singularité ; parce
que chaque singularité est en excès sur elle-même, et que le déni de
finitude
est ce qui ne laisse pas être cet excès en le réduisant à une quantité
exploitable",
faisant que la Démocratie a bien moins libéré les
hommes qu'elle ne les a réduits à une "quantité"
devenue "exploitable". En ce sens, je
rejoins René Guénon lorsqu'il nous entretient de
monstruosité moderne. La désacralisation du Monde
fut aussi la déshumanisation de l'Homme. *
(Serge Meitinger, subissant peut-être l'influence
du positivisme, remet à jour la définition heideggérienne de l'homme comme « être jeté dans le monde »,
à l'aulne d'un matérialisme utilitariste et radical : "Se plaçant dans la perspective de l'oubli de l'Être, l'on croit d'abord
savoir ce qu'est l'utile. Le terme désigne la finalité même de tout le
développement technique propre au monde moderne : il situe notre attente
et notre effort, notre essor également, sous le signe du tangible et du
calculable, du productif et de l'expansif, de l'accumulatif et du
progressif. En regard, l'inutile représente le souci de l'Être,
l'ouverture sans arrière-pensée à ce qui vient, l'attitude de qui «
laisse être » sans se contraindre ni contraindre, le refus du
quantifiable et du cumulatif au profit d'une méditation apparemment
gratuite et même gracieuse (puisqu'elle associe une certaine beauté du
geste et la gratification que procure le beau à l'accueil de ce qui
vient). Heidegger, lui-même, oppose ainsi une pensée calculatrice à une
pensée méditante, une visée quantifiante à une visée qualifiante
(...)
La parole orientale incite ici à relativiser les postures, celle de
l'utile et de l'inutile, et à envisager leur glissement l'une en l'autre
au gré des circonstances mobiles de la vie
(...)
En apprenant peut-être à nous tenir dans le « pli » entre utile et
inutile qui est le même que celui qui articule être et étant. Le « pli »
est ce lieu précaire, ce lieu nomade — mixte d'être et d'étant, lieu
hors lieu, temps hors temps, sans feu ni poids — où, le plus souvent,
nous nous situons pour travailler — lire, écrire, penser — ou plutôt
pour « œuvrer », car c'est à cette orée que nous exerçons nos capacités
créatrices, seules à même de susciter une expérience d'Être et de
répondre ainsi à l'urgence") *
(Paola Ceccarelli : "La
figure centrale de l'Odyssée est-elle bien Ulysse,
ou plutôt l'homophrosunè, l'identité des esprits,
qui fait d'Ulysse et de Pénélope les deux faces,
les deux pôles longtemps disjoints d'une seule et
commune mémoire, d'un même esprit de ruse et de
discernement également partagé, d'une unique renommée
qui n'a plus grand chose à voir avec la gloire du
héros guerrier ? L'étude des significations et représentations
associées à la célèbre ruse du tissage diurne /
détissage nocturne de Pénélope à laquelle procède
I. Papadopoulou-Belmedhi fait en effet sortir la
reine d'Ithaque du rôle secondaire et passif où
la confinent maintes lectures de l'Odyssée
(...) La
"politique du tissage" établit un va-et-vient
entre Ulysse et Pénélope, permet une lecture unifiée
des aventures du héros d'un coté, des événements
d'Ithaque de l'autre, qui contraste avec la dichotomie
fréquemment opérée entre le monde imaginaire où
le premier se serait perdu et le monde réel que
la seconde incarnerait
: et il est vrai que bien des problèmes soulevés
par une interprétation trop strictement historienne,
institutionnelle, de l'Odyssée, trouvent une solution
dans l'ordre symbolique") Tout
n'est donc qu'une question de temporisation intelligente -
entre l'utile (positivisme) et l'inutile (en réalité
Soi), entre l'action et la contemplation chère à
Plotin ; mais, en favorisant la production
cinématographique - au lieu de toute créativité
personnelle, en ayant un Etat qui veut tout diriger
- et non un vrai Parlement, en ramenant la considération
humaine au PIB, c'est non seulement d'asservissement dont
il s'agit, mais de destruction de la Vie pour
une affreuse parodie d'elle-même. Comment dès lors
s'étonner que l'on ait pu imaginer nourrir
des vaches avec des farines
animales
(une idée que l'on doit à l'INRA), détruire les sols au nom d'une productivité -
davantage inspirée par le profit que par la nécessité
? Cet utile là ne peut pas être considéré ainsi,
puisqu'il s'agit d'un inutile à forte incidence négative,
contrairement à la dimension contemplative
à laquelle devrait être liée la conscience. Comprenez-vous pourquoi le bruit,
le tapage ne
laissent plus l'âme au repos, pourquoi une
multitude de zombies activent du méga
bass
dans le coffre des cercueils roulants, pour générer du boum
boum boum boum boum
? Il sied, malgré sa méchanceté journalistique chronique,
de citer une fois encore la chronique très acerbe
d'Ivan A. Alexandre : "- Renaud
Donnedieu de Vabres n'en chérit pas moins l'art
des sons. Ce qu'il tint à prouver le 16 septembre
2006 en inaugurant la Techno Parade où triomphe
selon lui une "culture
avant-gardiste et populaire".
Que la rave parisienne exalte la moins avant-gardiste
des techno, qu'elle ait pour fin l'abrutissement
de verts ados extirpés du coma par les pompiers
et la police, que le boulevard Sébastopol, théâtre
d'une culture fort impopulaire, étouffe dans leur
vomi les touchantes victimes de l'ectasy-1664, ne
doit pas éclipser ce symbole puissant. Démissionnaire
à l'école, la Culture s'engage dans la parade". Bientôt le MP3 - qui en train d'assassiner
la Musique - n'aura plus sa raison d'être, des
fémurs frappant des bidons vides suffiront à accompagner
la non-pensée de la meute. Il suffira de les suivre
à partir des caméras vidéo, de détecter leurs pensées
grâce à des scanners, de les éliminer en cas
de trouble
terroriste
possible : rayons laser ou puces léthales au
choix (déjà Big Brother, Applied Digital commercialise
VeriChip (very cheap ou very sheep ?)). Ils pourront
même servir à fabriquer de la nourriture, comme
dans Soleil vert qui se déroule en 2022. Quand
à la science, il ne s'agit pas de dénier ses évidentes
vertus, mais le dogme dont elle fait l'objet (positivisme
scientiste), ainsi que son instrumentalisation marchande
(origine de la pollution, de la recrudescence des
maladies). Il y a une différence qui est considérable
entre la recherche génétique appliquée sur l'Homme
(pour le soulager de nombreuses souffrances) - ce
à quoi le politique soucieux de la méfiance populaire
a longtemps mis un frein, et le fait de fabriquer
des OGM ou PGM désignés à 99% par le terme
générique de "pesticide", c'est à dire
au service de la vente et de la diffusion de
ces pesticides. Le CRIIGEN (Joël Spiroux de Vendômois,
2005) : ""La production mondiale de substances chimiques est passée d'un million
de tonnes en 1930, à 400 millions de tonnes aujourd'hui avec près de 100
000 substances différentes n'existant pas pour la plupart spontanément
dans la nature. L'industrie chimique européenne était en 1998 la
première au monde" (rapport préliminaire du plan national
environnement/santé du 13 janvier 2004). Parmi tous ces produits
chimiques se trouvent les pesticides (insecticides, anti parasitaires,
herbicides, anti fongiques, défoliants raccourcisseurs de tiges etc.…)
En parallèle, au niveau de la santé, nous constatons une augmentation
très importante de pathologies très lourdes comme les cancers, les
allergies, la stérilité masculine, l'hypo fécondité féminine, les
malformations néonatales, des troubles endocriniens et neurologiques (...)
Plus de 99% des OGM cultivés dans l'environnement sur le marché mondial
sont des OGM soit tolérant des herbicides soit produisant des
insecticides. En ce qui concerne les OGM produisant des insecticides,
personne ne se préoccupe du tonnage à l'hectare de pesticide contenu
dans les plantes, ni même de la quantité enfouie dans le sol après la
récolte ! Tout cela nous conduit à réfléchir sur les effets cumulatifs
des "OGM pesticides" sur les autres pesticides agricoles. Pour l'instant, aucune recherche sérieuse ne peut prouver qu'il existe
une diminution de l'usage des pesticides grâce aux OGM",
- ensuite, en 2009 : "Pour la quinzième année, l'organisme dépendant des industries des
biotechnologies ISAAA a publié ce 11 février 2009 ses statistiques 2008
des OGM cultivés dans le monde. Malgré des promesses récurrentes, les
OGM se concentrent encore sur 4 plantes : soja 53%, maïs 30%, coton 12%
et colza 5%, le tout en progression de 9,3%sur 125 millions d'hectares,
soit 8% de l'agriculture mondiale. Hélas, 100% de ces OGM sont encore et
seulement des plantes à pesticides : 63% tolèrent un herbicide, 15%
produisent un insecticide, et 22%, la seconde génération en croissance,
fait les deux à la fois. Cette seconde génération peut tolérer jusqu'à 2
herbicides ou produire 2 insecticides en même temps. La troisième
génération à paraître en 2010 aura jusqu'à 8 caractères différents de
tolérance à plusieurs herbicides et de production de plusieurs
insecticides. Par contre, les tests sur des rats nourris pendant 90
jours ne sont plus faits sur ces OGM plusieurs fois croisés entre eux". Cette
pollution eut-elle été possible sous des régimes
théocratiques ou légitimistes ? Je ne le pense pas,
même si sous peu le Pouvoir choisissait des personnes aisées
comme Juges - pour garantir la protection de leurs
patrimoines et du sien (les juges anglais étaient
les mieux payés). A partir de l'égalité "en
droit" s'imposa celle "tout court", pas
seulement de son propre fait, mais parce que ce
qui allait devenir les "flux déterritorialisés
du capital" a besoin de diffuser une unique
pâtée pour un même cochon standardisé - comme le
sont les fruits dans les épiceries ; c'est aussi
l'origine de la guerre de Sécession : le Nord avait
moins besoin d'esclaves que de consommateurs. L'idéal
humaniste est une prostituée. Cette ultime débilité de "tout est art",
ou "tout le monde est un artiste", allait
se concrétiser avec John Cage, Duchamp et bien sûr
Ben. Il
n'y a plus particulièrement d'Être dans cet art, davantage de l'étant
; la manifestation de l'Être est par nature
indissociable de la verticalité et ne peut
sombrer dans l'art pour tous. C'est la
raison naturelle pour laquelle dans la société traditionnelle,
comme celle tripartite de Georges Dumézil, le chamanisme
dans son sens large procéda davantage des
capacités propres que de la loi du plus fort,
sachant que la pensée magique n'est pas rédibitoirement
une soumission à des codes despotiques (chez
Deleuze). Les initiations, les Mystères ouvraient
la conscience à l'Art sacré. C'est aussi la raison
inverse pour laquelle l'âge numérique - et Internet
-
vont être de grands destructeurs d'art et d'artistes.
Toute création a besoin de stabilité - et le rhizome
sera une dissolution ; jusqu'où ira le nivellement
vers le bas ? Peut-il en naître une nouvelle conscience
? L'absentéisme électoral semblerait laisser supposer
que la lumière n'est pas éteinte au fond de la conscience. Le
Temps des utopies est-il compté ? Ou un désordre
plus grand encore, dans lequel s'engouffrera des
dictatures, est-il à craindre ? On le redit
souvent : tous les voyants sont au rouge et les
libertés individuelles, en premier lieu celle de
rester soi-même et de penser par soi-même, régressent
de jour en jour au nom de la Liberté. C'est
que le dogme du "bonheur" est très tenace
- depuis Saint-Juste affirmant que le bonheur était
une chose nouvelle en Europe, avec Madame de
Staël inspirée par Condorcet, et qui, pour cette
raison, restait réfractaire à la joie
imposée par le couperet ; il faut rappeler que
la Révolution mit à jour l'opposition de ces deux
tendances à l'origine des partis de droite
et de gauche, c'est à dire : l'idée d'un âge
d'or perdu
- face à la foi dans le progrès
apporté par et pour l'humanité. La seconde
sensibilité est encore majoritaire, malgré l'effondrement
successif des utopies ; aussi s'opposent deux approches
: comprendre que la baisse du sacré (je n'aime pas
le terme religieux) est le fait du progrès
lui-même (pensée dominante), ou saisir que c'est
la perte elle-même de l'intuition métaphysique qui
a amené les hommes à s'intéresser davantage aux
choses matérielles, - c'est l'explication de
la métaphysique de René Guénon ; si l'on en croit
l'assimilation des initiations par les dogmes des
religions, leur méfiance grandissante vis à vis
des expériences d'ordre mystique, je penche alors
pour la perte de l'Être.
Dans son
"L'art
du mensonge politique"
écrit en 1733, à la fois un traité et un pamphlet,
John Arbuthnot décrit un projet d'organisation de
la société consistant à rassembler des corps
de menteurs,
en quelque sorte un véritable lobby de la désinformation
et du mensonge (au chapitre sept) ; en conclusion
de son traité, l'auteur aboutit à la conclusion
qu'il est préférable de ne pas combattre les mensonges
avec la Vérité, - mais de leurs opposer d'autres
mensonges. Comment ne pas songer immédiatement
à l'intervention en Irak - puis au 11 septembre,
à la recherche OGM - puis à la volonté d'éradiquer
la faim (car la drogue et la publicité représentent
20 fois les dépenses propres à éradiquer mondialement
la faim et le manque d'eau) ? François Busnel
: "Le mensonge, en démocratie, se pratique donc en cercle fermé. Swift
(John
Arbuthnot, de son vrai nom Jonathan Swift)
recommande également à nos princes de l'illusion d'éviter tout
personnage qu'ils soupçonnent d'être sincère
: là gît le caillou qui fera
caler la machine. Enfin, prenez garde, menteurs qui nous dirigez, de ne
pas trop croire en vos propres contes, rappelle Swift : la politique ne
réussit guère à ceux qui finissent par s'illusionner eux-mêmes".
La tromperie est présentée comme le procédé ayant
pour finalité le bien du peuple : "l’art de faire croire au
peuple des faussetés salutaires, pour quelque bonne fin"
... n'est-ce pas dans ce cas le meilleur des mensonges,
sa forme ultime ? Le bien du peuple ? Fichtre, une
telle pensée peut-elle vraiment exister pour de
vrai ? Pour ceux qui croient au Père Noël ou à la
vertu du sang impur giclant sous la guillotine,
alors. Vouloir faire chanter de force la Marseillaise
(à l'origine "Chant de guerre pour l'Armée du Rhin")
dans les écoles, voilà qui est particulièrement
malhonnête, pour ne pas dire sordide. Pour
quelle raison est-ce sordide ? Pour celle qui
consiste à mettre la société toute entière sous
perpétuelle surveillance,
comme cela se pratique aux USA - et se met en place
en Grande-Bretagne. Le moindre SDF sera donc soumis
à des lois censées prévenir - c'est à dire officiellement
- le terrorisme :
"Deleuze, dans ses dernières
années, avait montré la mutation de nos sociétés « disciplinaires » en
« sociétés de contrôle ». Dans les sociétés disciplinaires, avant
l'arrivée des ordinateurs, on entrait et on sortait d’une « machine
disciplinaire » à une autre, à un rythme incessant (école, prison,
caserne, hôpital, etc…). Aujourd’hui, même si ces institutions sont
- encore et toujours - privilégiées pour mettre en œuvre la politique
d’assujettissement, la société de contrôle investit même le temps que
nous passons « en dehors » de ces « machines disciplinaires »"
(source : rebellyon.info). La vidéosurveillance
et les séries policières en sont les exemples
les plus sinistres. Lorsque la misère progresse
et qu'elle dégénère en violence, l'instrumentalisation
du terrorisme permet
de ne pas avoir à se justifier
vis à vis des causes multiples favorisant la précarité
; Loïc Wacquant, en 1999 : "Quelques mois après la visite de Charles Murray, l’IEA
(Institute of Economic Affairs) invitait l’ex-chef de la police
new-yorkaise, M. William Bratton, pour populariser la "tolérance
zéro" au cours d’une conférence de presse maquillée en colloque à
laquelle participaient des responsables de la police britannique. La
"tolérance zéro" est en effet le complément policier de
l’incarcération de masse à laquelle conduit la pénalisation de la misère
en Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis.
Lors de cette rencontre, à laquelle des médias dociles donnèrent un
grand retentissement, on apprit que "les forces de l’ordre en
Angleterre et aux Etats-Unis s’accordent de plus en plus à penser que
les comportements criminels et protocriminels (subcriminal)
comme le jet d’ordures, l’insulte, le graffitage et le vandalisme
doivent être fermement réprimés afin d’empêcher des comportements
criminels plus graves de se développer""
(Le Monde diplomatique). Le
plus troublant - puis extrêmement complexe
- concerne l'évidence de l'acharnement
politique contre la Culture, les artistes,
car la question économique ne suffit pas à la raison ;
et je reste convaincu qu'il existe une volonté
sourde, consensuelle, d'abrutir - pour mieux
dominer, suivant en cela les agriculteurs déjà à
genoux, pour un nouveau paradigme sociétal. Il ne
suffit pas de donner du travail pour faire le bonheur
d'un peuple, la question de l'Être présuppose
la dimension spirituelle, cultuelle et culturelle.
S'en prendre ainsi à la Culture, c'est préparer
en l'augmentant considérablement des facteurs déstabilisants
de la conscience qui conduisent à la violence.
Derrière le discours sécuritaire, c'est peut-être
ce qui est recherché, mettre le feu aux poudres
- tout en dopant un consommérisme compulsif,
pacification et croissance. Mais à quel prix ? Qu'en
pense Edgar Morin ? Est-ce un dérapage de notre
civilisation, l'urgence mondiale qui oblige à faire
des coupes sombres parmi les plus faibles,
ou un aveu définitif de l'illusion démocratique
?
Une
chose est certaine, la représentation occidentale du
Monde marque une infime différence - quelque
que soit la mouvance politique. La religion chrétienne
résultait du syncrétisme de celles précédentes*,
ce qui n'est nullement antinomique avec la Tradition
de René Guénon, mais le matérialisme et les
diverses phénoménologies surviennent quand l'homme
est devenu cet "objet du savoir",
lui-même sujet de la désacralisation de la
Vie (en rupture avec la pensée magique), la
civilisation qui dérive ne pouvant alors n'être
que celle du nombre, du chiffre et de la quantité, qui opère
actuellement le retournement sur elle-même
: « Pour qu’un certain libéralisme bourgeois ait été possible au niveau
des institutions, il a fallu, au niveau de ce que j'appelle les
micro-pouvoirs, un investissement beaucoup plus serré des individus, il a
fallu organiser le quadrillage des corps et des comportements. La
discipline, c’est l’envers de la démocratie »
(soit Michel Foucault : "Sur la selette",
en 1975), puis : « Il faut admettre (...) que pouvoir et savoir s’impliquent directement
l’un l’autre ; qu’il n’y a pas de relation de pouvoir sans constitution
corrélative d’un champ de savoir, ni de savoir qui ne suppose et ne
constitue en même temps des relations de pouvoir. (...) Il faut considérer
que le sujet qui connaît, les objets à connaître et les modalités de
connaissance sont autant d’effets de ces implications fondamentales du
pouvoir-savoir et de leurs transformations historiques » (Surveiller
et punir). Se comprend ainsi mieux le rôle de l'éducation
nationale qui consiste à formater les esprits et
à en abaisser le savoir (c'est à dire casser la
connaissance en fragments), de la pensée unique qui
règne à la télévision qu'elle abêtise de manière
extraordinaire - pour la déconstruction des
valeurs traditionnelles contre-consomméristes, des
faux débats démocratiques, des ultimes oxymores
qui noient la vérité sous toutes ses formes, avec
l'information dite
brève qui consiste à entretenir la peur en
plus des attentats qui sont autant de représentations
dans la société du spectacle.
Je rejoins donc ceux qui considèrent que le
droit de vote ne fut pas arraché par le peuple,
mais octroyé en finalité de son contrôle, bien avant la définition qu'en donna Gilles
Deleuze. Alors, cette forme de retournement,
dont je parlais plus haut, s'opère déjà au niveau de la perte des libertés individuelles. C'est
une analyse que j'aborde d'une manière raide
et avec nombre de raccourcis, qui amènerait
la question de l'opportunisme et de la finalité ;
à l'origine, depuis l'effacement de la pensée magique
(chamanisme), nous dirions que la pensée classique
fut dominée, du moins dans la scolastique, par
Platon (Idées) puis Aristote ne se satisfaisant pas
de l'idéal de son maître et revendiquant comme
une "phénoménologie" avant l'heure de l'Être,
la vie étant identifiée au mouvement. Cependant,
Aristote eut été vraisemblablement choqué par la
définition de l'immanence du panthéisme spinozien.
Dès lors l'arrière-monde allait vite quitter la
philosophie moderne, même chez Heidegger
renouant avec l'homme immergé dans l'Être - mais
tombant hors de cet Être pour sombrer dans
l'étant (pour la philosophie aristotélicienne il
n'y a rien en dehors de l'Être, contrairement au
néoplatonisme de Plotin*
pour qui Dieu est supra-rationel ; pour Aristote
la connaissance vient de l'expérience). Il y eut aussi les idéaux démocratiques
plaçant l'Homme "au centre" de toute chose et non
plus comme participation à l'Être - mise en
mouvement du divin ; cela entraîna la confusion
populaire entre "égaux en droit" et "égaux
par nature", confusion qui amena le nivellement
par le bas. Cela est extrêmement regrettable, car
la fausse égalité génère la liberté qui
l'est autant, puisque facilement manipulable*.
Les derniers philosophes semblent reconnaître ce
paradigme sans cependant le rattacher à ses origines
; le contrôle est désormais partout et supplante
la discipline. C'est au nom de la liberté - et
donc de la sécurité - que l'on fait en sorte que
les individus pensent le moins possible par eux-mêmes,
tous ces micro-pouvoirs mis en exergue par Michel Foucault
qui faisait sourire à l'époque, un peu moins aujourd'hui
quand disparaît le juge d'instruction. La Démocratie
est une enveloppe vide qui se replie sur elle-même
quand la seule crainte est de voir celle-ci disparaître
; et si ce n'était qu'une forme inspirée par des
circonstances, même pas un idéal autre qu'utopique
chez les philosophes des Lumières ? Il s'agit désormais
d'une arme de géopolitique ; comment réagirait
le peuple s'il découvrait qu'il a été berné ? Faudra-t-il désigner
quantité de bouc-émissaires en remplacement des
sacrifices expiatoires ? *
(Exemples
: vie de Jésus inspirée des mythes de Mithra, d'Horus
et de Krishna, et corrélation de la création du monde
du Coran et de celle de la religion sumérienne.
Deux livres sont à conseiller à ceux qui méprisent
le phénomène religieux - ou dont la compréhension
purement exotérique
confine au sectarisme le plus obscur : "Initiation
à l'histoire des religions" de Jeannine Orgogozo-Facq
(Dervy)
et
"L'unité transcendantale des
religions" de
Frithjof Schuon,
représentant de la Sophia perennis ;
notre modernité sombre tant et tant dans la pensée primaire,
qu'elle imagine que les Anciens croyaient en plusieurs dieux. Il est bien connu que
l'intelligence a fait un sacré pas en avant en 1789,
que ce ne sont pas des bourgeois qui ont fomenté
la Révolution, que Mai 68 n'est pas une tentative
américaine d'insurrection contre le Général de Gaulle,
que ce sont bien quelques terroristes conspirateurs
dans une caverne qui ont pu monter le 11 septembre.
Alors que les Pouvoirs prennent le peuple pour une
masse de
crétins, voici Origène : "Souviens-toi
qu'en toi se trouvent tous les dieux de l'Olympe") *
(Plotin considérant que la pratique de la religion
est indigne du sage : "Souvent lorsque je m'éveille à moi-même en sortant de mon corps, et qu'à l'écart des autres choses, je rentre en moi,
je vois une beauté d'une force admirable" (Ennéades)) *
(Sur la perméabilité, citons ici Frédéric
Neyrat ("Ici le monde" et "De
la civilisation comme crash-test", des extraits
en essayant de ne pas trahir la pensée de l'auteur)
: "Le Capitalisme est aussi bien une force de destruction que de mise en
forme du monde. Ces deux tendances se conjoignent dans une sorte
d'"impératif de consommation généralisé" qui doit être interrogé de
façon économique, politique et ontologique. Seule une "politique de la
finitude" pourrait s'opposer à l'infini transformisme du Capital (...)
Si
le décor du capitalisme consiste en ces « simulacres de
simulations », une question s'impose désormais à nous : pour qui ces
réalités virtuelles ont-elles été bâties ? Pour quel type d'homme,
d'humanité ? (...) non seulement un être humain n'est pas étanche,
mais on ne peut pas non plus dire, sauf profération par
trop euphorique, qu'il soit particulièrement ouvert.
C'est ce point que nous voudrions désormais élucider :
peut-on affirmer que le capitalisme de contrôle produit un nouveau genre
d'humanité ? (...)
Mais
il
s'agit là d'un devenir orienté : si l'humanité de l'homme est à venir,
c'est
que la subjectivité de l'homme, la forme
de sa subjectivité est l'effet d'une production. Cette conséquence
est
clairement assumée par l'humanisme, qui envisage cette production comme
production artiste : l'homme, écrit Pic de la Mirandole, est « sans
visage », et doit, tel un « sculpteur » ou un
« peintre », « achever sa forme librement ».
Cette production de subjectivité n'est pas pensée comme pratique
individuelle,
mais toujours sur fond d'une communauté : polis,
ou ecclésia
; communauté actuelle ou à
venir ; royaume terrestre ou céleste ; royaume des moyens ou des fins. La
forme,
en tradition « humaniste », est forme scolaire, où s'engage, en
chacun, la communauté tout entière. Cette scolarisation de la forme
participe
du projet global de production formelle de la communauté comme Callipolis, comme Cité autarcique, comme
Assemblée de tous les Croyants, comme Communauté Communiste des
Producteurs (...)
l'absence d'essence (ou liberté), le
refus d'une essentialisation a priori de l'homme, s'est traduite par une
pulsion de production de la communauté humaine - de l'essence de
l'homme.
Les études menées par Jean-Luc Nancy ont exhibé la composante
fantasmatique
d'un tel dess(e)in - ou destin, sa visée « immanentiste ».
A été ainsi analysée dans le projet communiste la volonté la plus
radicale
d'appropriation d'une essence aliénée - ou, plutôt : de destruction d'une
aliénation qui empêchait l'homme de s'approprier son essence, soit de
produire
librement son essence comme producteur. Il y a là un cercle vicieux, et
c'est
ce cercle qu'il s'agit de couper".
Mais alors, ce "cercle vicieux" ne correspond-il
pas à l'illusion entretenue par le vote droite-gauche
dont René Guénon nous entretenait, qui somme toute
assène une unique vision du Monde, en l'occurrence
radicalement matérialiste ? Et ensuite Frédéric Neyrat poursuit :
"Ce
n'est
donc pas en s'opposant à ce désir qu'une politique pourrait combattre
la
violence du Capital, mais en reconnaissant en elle la figure
caricaturale d'un
désir méconnu. Seule une politique du
laisser-être peut augurer d'autre chose que du couple production/disparition.
Une politique du laisser-être signe la fin
de tout humanisme : l'homme n'est ni le « Berger de l'être », ni le
« lieutenant du rien », mais co-existe avec toute singularité ; parce
que chaque singularité est en excès sur elle-même, et que le déni de
finitude
est ce qui ne laisse pas être cet excès en le réduisant à une quantité
exploitable. Cette co-existence doit être l'effet d'une politique dont
on voit
dès aujourd'hui la manifestation : « le monde n'est pas une
marchandise » signifie, peut signifier, doit signifier : il
faut laisser être les choses dans leur
singularité incommensurable. Pour que cette politique ait lieu, il
serait
souhaitable que l'être-avec laisse encore la place à l'être-contre
(...)
une
politique qui fasse remonter la faille de l'être, c'est-à-dire l'absolue
singularité de l'être, et rende ainsi égales les qualités sensibles des
singularités là où le capital rend commensurables des quantités amorphes (...)
une
politique qui porte au-delà d'elle-même ce que démocratie a pu signifier
en
dissipant la structure paradoxale du peuple (totalité d'un
ensemble/partie de
cet ensemble qui s'en excepte) dans ce que Negri, avec d'autres, nomme
la
« multitude », et reconnaisse dans la multitude l'origine même du
désir de disparition ; où nous retrouvons ici la thèse deleuzienne. C'est
en effet
qu'une politique du réel ne suppose aucune contradiction ni aucune
distinction
absolue entre l'immanent et le transcendant, l'authentique et
l'inauthentique
etc. Lorsque nous disons que le Capital détruit les identités, c'est en
oubliant que la destruction a pour
origine un désir que l'humanité comme sans-essence manifeste ; mais
manifeste dans la pire violence (...)
Deleuze
et Guattari définissaient le capitalisme comme une «libération de flux
dans un champ
déterritorialisé» ; cela ne pouvait tout de même pas se réaliser sans
dégâts. Il est certes crucial
d'interroger les transformations du capitalisme, si l'on ne laisse pas
de côté l'analyse de ses destructions. Destruction des ressources
psychiques par leur exploitation permanente, destruction des sociétés
par «bio-piraterie», brevets posés sur des
plantes et des pratiques ancestrales,
atteintes à la bio-diversité, ce sont aujourd'hui
toutes les formes de vie, humaines, animales et végétales, qui sont
endommagées (...)
l'enjeu de la politique contemporaine est le suivant : comment
s'auto-organiser? Ou plutôt : comment éviter de rendre impossible la
possibilité de l'auto-organisation des formes de vie ? Le problème
n'est pas éthique, ce n'est pas celui de la
fermeture à l'autre, c'est celui de l'ouverture ontologique et
politique au Soi. Ce que nous voulons dire, c'est que c'est
à nous-mêmes que nous sommes de plus en plus fermés. A l'instar de
sujets psychotiques, nous sommes enfermés hors de
nous-mêmes
(...)
Un
essayiste mass-médiatique français aujourd'hui célèbre pour sa débâcle
intellectuelle affirme qu'il ne
faut plus «transformer le monde», mais «sauver la planète». C'est
précisément ce genre
d'énoncé qu'il nous faut combattre, parce que l'on ne sauvera rien
sans tout transformer".
Frédéric Neyrat, dans son texte intégral extrêmement
structuré et pertinent (mais dont ma récupération
se porte sur une analyse différée), fait comprendre que l'accès
au Soi est justement réfréné par l'humanisme : "le
refus d'une essentialisation a priori de l'homme, s'est traduite par une
pulsion de production de la communauté humaine"
auquel a fini par correspondre la fermeture au Soi
; il convient alors de citer Eckhart Tolle prônant
la valeur spirituelle de l'attention
("Pouvoir du moment présent"), quelque chose
de l'attitude Zen (le laisser-faire est le relâchement
du moi - grâce à l'attention perceptive (corporelle) au
moment présent)
qui est constamment détrônée par
le lavage de cerveau (mental et affect) des médias et de
la publicité
diffusée pour abrutir suffisamment pour
pousser à la consommation. L'éveil de la conscience de
Soi diffère peu de l'expérience mystique de Plotin, c'est
le voyage chamanique des sociétés pré-religieuses
(même si Mircea Eliade rapporta que l'expérience
chamanique est souvent à l'origine des rites et
des dogmes). Cette réalité humaine, de l'homme immergé
dans l'Être, semble être celle-ci : faire
taire le mental pour permettre l'accès à des états
modifiés de conscience, sans nécessairement utiliser
des drogues. Notre civilisation orientée vers la
production (technique devenue science des étants
et mise au service de la seule volonté de puissance)
n'a pas seulement oublié l'Être - depuis Platon
les philosophes ont perçu l'Être comme essence et
non comme événement, ce qui signifie que l'on ne
se pose plus la question de l'événementialité (mystère
de la présence de l'Être) quand la caractéristique
de l'exister, chez Heidegger, sera qualifiée
par se tenir hors de soi - pour s'ouvrir au
Monde. C'est pourquoi il considéra que l'essentiel
de la métaphysique fut "l'oubli de l'être",
au profit d'une subjectivité qu'il retournera
: "l'homme
n'est pas le maître de l'étant, il est le berger
de l'Être"
(1947). Dit autrement, Lévinas : "la
compréhension de l'être est l'attribut déterminant
et le fait fondamental de l'existence humaine".
La critique de la philosophie va ainsi plus loin
que son simple cadre, il s'agit de celle de l'humanisme,
sa subjectivité, - qui fut la projection dans l'Histoire de l'homme
comme objet du savoir
(de Michel Foucault). Un existant qui se révèle
lui-même comme existant, c'est le sens du
Dasein ; "être-là" est à la fois l'ouverture
au Monde et à soi-même (comme le Soi des doctrines
orientales ou la voie de l'individuation jungienne),
le là de l'Être est le champ des possibles transcendant
le néant qui est alors le retrait de l'Être.
Ce champ des possibles fut désigné par le terme existentialisme.
L'approche de la réalité par le chamanisme
est différente, il s'agit avant tout d'une
expérience personnelle : "L'aspect
global de l'être n'est pas une qualité du mental
mais un aspect de l'Esprit. Cette globalité est
une présence unique. Elle est en vous. Il vous suffit
de la redécouvrir (...)
Les "voyages" chamaniques sont des extensions
de l'attention éveillée vers d'autres niveaux de
réalité. L'attention éveillée permet de percevoir
ces réalités non ordinaires et la Lumière intérieure
transmet à la conscience les informations sur les
expériences qui ont lieu à ce niveau. Lorsque l'attention
éveillée se déplace sur le mode chamanique, ce n'est
pas le "moi" qui bouge, car il reste au
centre de sa propre réalité personnelle ; c'est
sa perception du monde qui change"
(Kenneth Meadows : L'envol de l'aigle). La modernité
peut être définie comme un contrôle consenti de l'humanité lui
faisant oublier sa propre nature ; et la liberté n'est
qu'une technique d'enfermement la retranchant
de la Vie. Comment ne pas y saisir l'origine
du saccage écologique et de la stupéfiante
irresponsabilité du politique ? Il semble par
ailleurs évident qu'un "débat sur l'identité
nationale" participe à cette incessante aliénation,
ou "délire" eut dit Gilles Deleuze, si
ce n'est qu'une instrumentalisation n'en est sans
doute pas absente. C'est bien de "monstruosité
du monde moderne", selon René Guénon, dont
il s'agit encore : considérer uniquement l'étant
pour lui même et sans cause ontologique, quantifier
les choses, les séparer (sens de la multitude).
Pour prendre une terminologie nietzschéenne,
- nous dirions que le devenir (s'opposant chez Nietzsche
au dualisme essence et existence), qui est la volonté
de puissance,
n'est plus celui que l'on peut, pas davantage
devenir plus, - mais devenir moins : « La volonté de trouver le vrai : tel est le nom que vous donnez, ô
sages insignes, à la force qui vous meut et vous met en rut. La volonté de rendre concevable tout ce qui est : c'est le nom que je
donne à votre volonté. Vous voulez d'abord rendre concevable tout ce qui est ; car
vous doutez à juste titre que ce soit concevable a priori. Mais il faut que tout se soumette et se ploie à votre gré. C'est ce
qu'exige votre vouloir ; que tout s'assouplisse et se soumette à
l'esprit, que tout se réduise à en être le miroir et le reflet. C'est là tout ce que vous voulez, sages insignes, et c'est un désir
de puissance, même quand vous avez à la bouche les mots de bien et de
mal et de jugements de valeur. Vous voulez d'abord créer un monde tel
que vous puissiez l'adorer à genoux ; c'est votre dernier espoir, votre
suprême ivresse ».
Maintenant qu'en est-il ? C'est le non-vivant
de Guy Debord qui mime le vivant, qui est la
mise en représentation
(la vie est subie, non inventée. Exemple : à la
Poste, il faut un récépicé pour retirer une lettre
à votre nom - car vos papiers d'identité
ne suffisent plus), le fichage
(à quand la puce biométrique, le cerveau transplanté
pour un contrôle
total
?) qui va jusqu'à faire retirer le droit de vote
quand l'intelligence n'est pas écrasée (une
opinion non
raciste
("pensée unique" oblige) sur l'origine
de la guerre Tempête du désert de 1991),
- Hybris sous toute ses formes (comme l'interdiction
du purin d'ortie) en réponse à Némésis (augmentation
des maladies, des famines,
futures
guerres quand la moitié de l'humanité manquera d'eau,
- quand
il en faut 15.000 litres pour produire 1 kg
de viande de boeuf).
Qu'importe le droit de vote, je ne me déplace pas
pour des assassins ayant
mis 30 ans pour faire interdire l'amiante, j'ai
la prétention de valoir plus que cela. Je ne
crois pas qu'une conscience populaire ait survécu
aux "machines désirantes", - voter
ne peut donc être que la manifestation d'un pur
néant (dit dans le sens heideggérien), la seule
action possible étant celle du monde associatif
(cadre restreint de la réflexion). Notre civilisation
va s'auto-détruire du fait de sa stupéfiante
bêtise,
sachant que les mensonges du politique, la
cupidité de tous, le conditionnement scélérat de
cet immondice publicitaire, aussi l'idée de
croissance, sont autant d'atteintes portées à l'Être.
Le plus drôle, s'il est permis de s'exprimer ainsi,
c'est de comprendre que la catastrophe planétaire
ne viendra ni des violeurs, ni des pédophiles, ni
même des terroristes, - mais en tout premier
lieu de la surpopulation générée par les familles
bien-pensantes et les mangeurs de viande (un gaspillage
hors du sens), sachant que la moitié des centrales
nucléaires françaises sont considérées comme
ayant une importante dangerosité. C'est à ce
niveau que l'information journalistique et le baratin
politique entretiennent la société
du spectacle infiltrée par les
lobbies, la part du peuple n'ayant guère plus qu'un
rôle de figuration, le mouvement d'une masse que
l'on pousse d'un coté et de l'autre, alternativement.
Envie de se réveiller)
J'ai
commencé étudiant à l'Ecole Camondo* (comment
apprendre du vent), je me suis battu de toutes mes
forces pour mes photographies, pour convenir enfin que
la seule représentation juste de la Société,
sa nature d'Être, sont bien mieux servies en allant
photographier les excréments sur les trottoirs, une
particularité bien française qui pourrait revendiquer
le débat sur l'identité nationale. A titre d'exemple,
l'Etat vous matraque lorsque vous êtes un artiste
dans la précarité, mais le Ministère de l'Economie,
des Finances et de l'Industrie n'a aucune forme
de gène intellectuelle dans le fait de
vous rémunérer 15 euros (soit 5% de réduction
sur une traversée en bateau vers l'Irlande)
pour une trentaine de tirages photographiques utilisés
lors d'une exposition rue Mouffetard. Il semblerait
que le "comportement citoyen" soit
toujours la morale nietzschéenne destinée
aux esclaves, pardon, le fier "peuple légitime", autant
un conditionnement destiné à pratiquer l'injustice,
la domination, mais de manière plus rusée, moins
dangereuse pour le Pouvoir que d'anciens totalitarismes.
La Chine, que l'on considère comme cynique, se
moque de notre fière démocratie, mais son jugement
est-il si erroné ? Lorsque l'Europe vieillissante sera
mourante, que restera-t-il alors des principes ?
Car Savoir et Pouvoir n'ont-ils jamais été toujours
étroitement
imbriqués ? Le Pouvoir se moque en réalité de
mes photographies - comme de l'écologie. Comprenez
au moins cela. *
(Du vent,
mais bien pire encore. Ce n'est ainsi pas par un
hasard si l'Art d'aujourd'hui est aussi difforme
qu'une toile d'araignée soumise à du LSD, puisque
la folie intérieure - que l'on favorise - participe
à détruire l'âme et qu'elle a sa correspondance
dans le ravage écologique de la planète. En
détruisant les valeurs dites traditionnelles, ce
qu'explique Luc Ferry ancien ministre de l'Education
nationale - mais considérant que la philosophie
doit devenir une spiritualité laïque qui deviendrait
une sotériologie à trouver dans la recherche de
la sagesse, il ne s'agit pas seulement de favoriser
le consommérisme en fabriquant l'inculte - comme
le pense le ministre, mais bien de la déconstruction
de l'âme humaine dans son approche ontologique.
Ainsi, tout ce qui est difforme est présenté comme
de l'Art afin d'acoutumer à la laideur qui s'oppose
au Beau du platonisme. Mais il ne s'agit pas seulement
de pousser la masse dans "les supermarchers
du coin", il faut détruire l'homme par l'intérieur
- pour le dominer par l'intérieur. C'est ainsi
que toutes ces horreurs (visages tordus par Picasso,
débris compressés de César, débilités de Ben) sont
autant de références officielles soutenues par l'Etat.
La finalité est : abrutir l'homme, c'est
le dominer.
Philippe Sollers,
un ultime auteur ayant la capacité intellectuelle
de désigner la nature cachée de ce phénomène, en
réponse à la question du journal Le Point (le
nihilisme contemporain serait, à vous lire, l'accomplissement
d'un programme. On aurait besoin d'esprits asservis.
Qui "on" ?) : "Mais
le
diable,
bien sûr, dont vous avez oublié de me parler alors
qu'il est central
(...) Le
diable n'a rien d'humain
(...) C'est
une force personnelle qui en veut à l'humanité.
Or l'affaiblissement
de la lecture produit de très bons esclaves.
Si je suis tyran, prince de ce monde, homicide dès
le commencement, calomniateur,
j'ai intérêt à ce que les esprits soient le plus
anesthésiés possible
- j'exproprie
les corps de leurs sensations pour ne leur laisser
que quelques prothèses qui leur permettent de s'adapter
au machinique.
La mort n'existe plus, l'homme est fabricable :
ce beau programme ne vous rappelle rien ?")
Si
l'on en croit la morale politique, la paix civile
oscille entre le combat contre le racisme et
celui contre le terrorisme. Il parait vraisemblable
que les taux de chômage sont contrôlés par les banques,
comme la crise économique, et qu'ils favorisent
la gouvernance - permettant à celle-ci de stigmatiser
ou de se féliciter selon. Fin 2009, il semble de
plus en plus évident que le 11 septembre est un
attentat ou un coup monté (j'emploie le présent
à bon escient), et que la Shoah est récupérée afin
de détourner l'attention des problèmes actuels.
Dans la même veine d'un sang noir et asphyxié,
le Grenelle de l'Environnement semble avoir été
une pure mesure de propagande. Il est dit que l'espérance
de vie ne cesse de progresser, ne seraient-ce pas
les soins cliniques qui font la fortune des laboratoires
? En réalité, les maladies ne font qu'augmenter, en
premier lieu le cancer. Parmi les premières causes
figure la pollution, celle de l'air, des sols, de
l'eau et des aliments, - à cause des pesticides.
Mais c'est loin de faire le compte. Il y a les rayonnements
électromagnétiques des appareils électriques (le
téléphone cellulaire, le four à micro-ondes, le
WI-FI) et le nucléaire. Si l'on en croit Günther
Schwab (le célèbre chroniqueur du Diable), et cet
auteur est largement plus crédible que la sphère
politique, c'est maintenant que les particules fines
radioactives de la multitude des essais nucléaires
à ciel ouvert commencent à retomber. Il faut compter
également avec l'ionisation des aliments (déjà environ
20.000 tonnes en France) que le Codex Alimentarius
voudrait généraliser, car c'est d'irradation des
fruits et légumes, des céréales et des poissons,
qu'il s'agit en vérité - au cobalt 60 ou au césium
137 (résidus des centrales nucléaires). Les déchets,
les matières contaminées, c'est un véritable problème
économique. La France en a déjà enterré 200 millions
de tonnes au petit bonheur la chance dans 25 départements.
Mais ce n'est pas tout, au moment où j'écris ce
texte, l'Etat français vient de manifester un trait
de génie : donner les autorisations, ou dérogations,
pour que les matériaux issus des démantèlements
des centrales nucléaires puissent être récyclés
dans la fabrication de produits de consommation
courante ou de matériaux de construction. Joli non
? C'est ce petit monde de la politique qui, par
contre, n'a rien trouvé de mieux, en l'état actuel
du saccage de la planète, que de proroger en
2010 l'interdiction du purin d'ortie, vous savez
bien, ce très dangereux traitement naturel du jardinage
biologique. Faire construire des immeubles radioactifs
- c'est très bien, mais donner la recette ancestrale
d'un traitement non chimique - et c'est la prison
ou une très lourde amende ! J'ai pris conscience
de ce problème à partir de 2003. Mais, photographe
en grande difficulté, j'ai sollicité une aide de
l'Etat (autorisation pour me déplacer physiquement
à un stage, rien de plus) et je me suis aussitôt
retrouvé privé de RMI (dont j'ai honte d'avoir bénéficié).
Si c'était aujourd'hui, je n'envisagerais même pas
de bénéficier d'un seul euro du 1% alloué à la Culture
(dont les artistes sont censés être les acteurs
et non les victimes). Je crains donc que tout ne
soit qu'une question de pouvoir, de clientélisme,
de petites affaires. Je me sens solidaire du
petit paysan à qui l'on interdit la culture biologique,
tout en allant se mettre en représentation, devant
les caméras, pour vanter toutes les formidables
vertus du développement durable. La nausée est à
son paroxysme. Au moins que l'on ait le courage
de parler de dictature (comme celle rusée du renard
de Michel Onfray) et de déchaînement humain ou bestial
... mais jamais des droits de l'homme. Qu'il reste
au moins la dignité par-delà les mensonges de ceux
qui profitent de l'ignorance pour faire croire que
l'on ne pouvait pas faire autrement. Serait-ce parce
que la classe politique était tétanisée par un profond chagrin,
qu'elle mit trente longues années pour
faire interdire l'amiante et indemniser les victimes
des essais nucléaires ? Quant au purin d'ortie*,
le décret fut voté dans l'urgence... *
(La
télévision filtre vraisemblablement l'information,
notamment sur les OGM, elle participe
donc à fait discréditer les donneurs d'alerte dont
le statut n'existe pas en France. Exemple d'information
cachée : "Les PGM à insecticide (Bt) sont vantés par les chercheurs
et par les industriels car ils dispenseraient d'insecticide. Du
coup, la pollution
serait diminuée ... Même si un fermier ne mettait pas d'insecticide sur la plante,
chaque
cellule de la PGM émet en permanence un insecticide Bt qui se
déverse
dans l'écosystème. La seule question scientifique est de savoir
quelle quantité d'insecticide est réellement émise. Cette
question n'a pas été discutée par les entreprises ...
ni par les chercheurs du secteur public. On a évalué entre 10 000 et 100 000 fois plus que la quantité
utilisée couramment du même insecticide.
De plus, un agriculteur ne traite qu'en cas d'infestation alors que
les PGM
émettent l'insecticide en permanence. Donc loin de diminuer la
pollution,
les OGM Bt l'augmentent !"
(http://www.ogmdangers.org).
Il faut savoir que 99% des OGM concernent les insecticides
- a) faire que la plante en fabrique ou b) augmenter
sa résistance à leur usage - et la tolérance aux
herbicides. Citons ici Christian
Vélot répondant à J.-C. Jaillette : "Mais je vous rappelle que les OGM uniquement insecticides ne
représentent que 18% des OGM cultivées. Les autres en revanche sont soit
rendues tolérantes aux herbicides soit à la fois insecticides et
tolérantes aux herbicides. Ce qui du coup permet l'utilisation massive d'herbicide.
Les statistiques officielles canadiennes nous montrent
même que la vente de ces herbicides a augmenté de 41% en cinq ans ! En
somme, plus on cultive des OGM et plus la consommation d'herbicide a
tendance à progresser". Jacques
Mirenowicz : "Les quelques entreprises qui sont impliquées dans ces
stratégies (plantes
d'intétêt agronomique)
sont faciles à identifier: ce sont les plus gros vendeurs de
pesticides dans le monde - principalement des herbicides et
des
insecticides. Souvent elles vendent l`herbicide par contrat en
même temps que l`OGM. Ce n`est donc pas un hasard si 71% des OGM agricoles vendus
à
l`échelle mondiale informe Gilles-Eric Séralini
sont des plantes rendues tolérantes à un herbicide total.
Il existe surtout deux herbicides de ce type: le Roundup que
fabrique
la firme Monsanto ; le Liberty que fabrique la firme Agrevo.
Pour le
reste 28% des OGM agricoles vendus dans le monde sont des
plantes qui
fabriquent un insecticide. Le pourcentage restant étant
constitué
de plantes rendues résistantes à des maladies fongiques
ou virales".
Inf'OGM : "C. Benbrook, membre de l’Académie
Nationale des Sciences aux Etats-Unis, vient de démontrer l’augmentation
des quantités de pesticides (herbicides et insecticides) utilisés sur
des cultures transgéniques aux Etats-Unis entre 1996 et 2003".
Le Purin d'ortie est, quant à lui, devenu le symbole
de la trahison
de la Démocratie - à moins que ce n'en soit
la face cachée. Citons Bernard Bertrand : "Comment un décret pourrait-il amputer les citoyens d’un pays de
leur mémoire collective ? En vertu de quel principe un décret prive-t-il
le citoyen de ses droits démocratiques les plus élémentaires, à savoir
celui
d’expression, gravement menacé ici, mais aussi celui du choix de
cultiver son
jardin comme il l’entend ? (...)
Qui a pu initier une telle ineptie législative qui prétend
confisquer le savoir des anciens et prône l’inquisition contre les
techniques
alternatives et naturelles de production, qui jusqu’à preuve du
contraire ne
sont que bénéfique pour la santé publique ?".
La santé publique ? Mais en quoi la santé publique intéresse-t-elle
le politique, l'industrie, quand la maladie
seule présente un véritable intérêt économique ?
Croire que le bonheur est quantifié par la société
moderne est ne rien y comprendre, l'argument de
la lutte de la faim dans le monde étant le plus
fallacieux qui soit, si ce n'est que l'ignorance
commune le favorise dûment - en lui accordant une
pseudo-innocuité au niveau intentionnel) Pour
revenir à la photographie, il fallut seulement 48 heures pour me soustraire
des listes du chômage, quand bien même j'étais
en situation régulière et que l'Administration ne
pouvait l'ignorer ; je suis juste un des
animaux qui composent la société humaine, valant
guère davantage qu'un bovidé dans un abattoir. Mais
en était-il différemment en 14-18 ? Selon Michel
Foucault, n'est-ce pas toujours de guerre dont
il s'agit ? Quelle belle comparaison que celle de
la brisure des chômeurs et la terre souillée, avec
les corps déchiquetés dans le bourbier des tranchées
? La différence fondamentale ne serait-elle pas
une simple question d'intensité, le cadre de la
guerre s'exerçant selon une modalité différente?
Lorsque la guerre n'est pas un conflit frontal considéré
comme tel, celui-ci se compose des accords internationaux
et des fluctuations de la monnaie (flux déterritorialisés
du mondialisme). Je
tiens à dire ceci : plus je vieillis, plus la société
humaine me devient insupportable, quelque chose
d'abjecte. Elle revient essentiellement à n'être
qu'une société
du spectacle
quand la masse informe est modelée par celle du
contrôle
foucaultienne, par son panopticisme.
C'est ainsi qu'il faut convenir que la part d'intellectuels,
dans le sens intuitif du terme, et de
vrais artistes, est si faible, que se pose la
question de l'ontologique de l'Être, l'intelligence
du cœur et le génie ne pouvant s'expliquer
que par la réminiscence de l'arrière-monde, certainement
pas par les progrès de la civilisation. Chaque année
qui passe atteste de la progression du nivellement
par le bas, déconstruction des valeurs traditionnelles
favorisant la transformation de l'humanité en un
troupeau
consommériste
qui n'a aucune conscience de sa condition. Chaque
fois que je subis la publicité - j'ai le sentiment
de me faire violer, chaque fois que je parle avec
un partisan de la peine de mort - une vague
de sang noir déferle sur mon âme, chaque fois que
je serre la main d'un mangeur de viande - c'est comme
si je plongeais mes deux mains dans des excréments.
N'ayant même plus droit au RMI du fait de la fourberie
administrative, esclaves
de Nietzsche
s'il en est, j'ai pourtant cette chance extraordinaire
de ne pas vivre dans un régime de cochons pratiquant
la charia ou dans un des innombrables pays
où l'Occident sème la désolation et la guerre -
pour en extirper les ressources au nom des droits
de l'homme. Si vous saviez à quel point je
suis écoeuré des hommes, vous ne regarderiez pas
une seule de mes photographies de paysage. Il fut
un temps où l'homme se sentait comme une partie
du Monde, ce qui se définit aujourd'hui avec l'approche
holiste ou holistique, notamment l'écologie appelée
"deep
ecology"
n'ayant strictement aucun rapport avec les
oxymores
sophistes du politique. La chute au sein du nihilisme
s'est affirmée dès 1789 avec la désacralisation
de la Nature,
celle du travail,
plaçant l'humain au centre du vivant, mais en marquant
une rupture totale avec l'oeuvre purificatrice des
forgerons alchimistes dont Mircea Eliade est
l'ambassadeur intemporel. Tout ce qui agite l'Occident
moderne concerne la quantité
pure
(expliquant l'origine du dogme de l'égalité),
l'utilitarisme (l'objet exclusif de la croissance, au
détriment de la richesse intérieure non quantifiable),
somme toute la recherche, qui est obsessionnelle,
du Pouvoir (l'origine réelle de la machine
démocratique). Après avoir saccagé la Terre avec
toute sorte de produits chimiques (toujours en vente), pratiqué
sans l'ombre d'un ressentiment un élevage concentrationnaire
digne des camps
d'extermination
(Hitler s'étant inspiré du Fordisme et ce dernier
des gigantesques abattoirs de Chicago), force est
de constater que les pollueurs se désignent désormais
comme les chantres de la croissance
verte
et du développement
durable*.
De quoi avoir une nausée que rien ne saurait
guérir.
*
(Le Président de la République lâchera au salon
de l'agriculture (au début de 2010) : "Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d'environnement. Parce
que là aussi, ça commence à bien faire
!",
quand il est vraisemblablement avéré, selon le
cancérologue Dominique
Belpomme (à écouter : "Nos enfants nous
accuseront", quand 76.000
tonnes de pesticides
sont déversées chaque année en France, quand 100.000
enfants
meurent chaque année en Europe - des conséquences
de la pollution), que l'augmentation phénoménale des cancers
(93%
en 25 ans)
est la résultante de la seule pollution. Mais voici
un autre témoignage dément, celui de Bruno Delaye
(ambassadeur de France) qui dira : "Si je n'étais pas aficionado, je devrais aussi soutenir la corrida,
parce que mon rôle d'ambassadeur exige d'unir les deux pays. Et la
corrida est le lien d'amitié et de passion partagée par la France et
l'Espagne
(...) une manière extrêmement civilisée de voir la vie".
Un acte cruel et gratuit, manifestation d'une perversité
inouïe, serait une "manière extrêmement
civilisée" ? Dans un pays où la première marque
de yaourt Danone a fabriqué une quantité phénoménale
de produits dits "BIO", qui ne l'étaient
pas, sans que la classe politique n'en soit interloquée,
les marchands peuvent donc s'absoudre de toute
forme d'éthique, de morale autre que le profit et la
croissance, comme par exemple la restauration rapide
(sous entendant de la "nourriture de merde")
qui imaginera vendre de la viande halal produite
à partir d'animaux égorgés sans étourdissement (mais
la réaction du FN rythmant le mental : "Première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des mangeurs
de cochons",
est toute aussi débile en elle-même). Je n'oublie
pas que c'est dans ce contexte de civilisation
du chaos que la question de la rentabilité
a anéanti mon art. Cette perversité, à laquelle
je convie à la compréhension, ne pourra qu'être favorisée
par le contrôle d'internet et des médias, la
disparition du juge d'instruction, la vidéosurveillance,
ou des puces léthales. Certains, influencés
par Augustin Barruel, voient partout la théorie du
complot (vive avec l'assassinat de Kennedy et le
11 septembre qui est un spectacle hollywoodien du
style "made in USA") ; mais, même en connaissant l'approche
de
Pierre-André Taguieff,
sachant que les Protocoles des sages de Sion
furent un faux tsariste, il reste l'évidente dimension
luciférienne dans le développement quotidien de
la modernité, caricaturée (ou dénoncée ?) avec
le livre pour enfant : "La
vilaine Lulu"
d'Yves Saint Laurent. La moitié de la population crèverait-elle
de la pollution, que les médias concentreraient
toujours l'attention sur quelque violeur ou déséquilibré,
juste avant la diffusion des très pavloviens feuilletons
policiers du soir restaurant enfin la
justice dans la conscience, avant que vous vous
endormissiez, - amenant à se poser la question de l'audimat
ou du formatage de la pensée de groupe. Alors oui
... Monsieur le Président, "ça
commence à bien faire",
mais pas pour les raisons invoquées, plutôt pour
la destruction des sols qu'oblige le rendement intensif
(citons Claude Bourguignon : "Sur l’ensemble de l’Europe, environ 90% de
l’activité biologique des sols cultivés a été détruite par l’agriculture
intensive. Je dis bien : détruite
(...)
En Europe, les populations d’oiseaux, de reptiles
et de batraciens ont chuté de 90 % en un demi-siècle
(...)
Actuellement, nous perdons en moyenne quarante
tonnes de sol par hectare et par an. À ce rythme, dans trois siècles, la
France ce sera le Sahara ! (...)
La chaire de microbiologie des sols a été supprimée
de l’École d’agronomie en 1986. Plus personne n’est formé dans cette
discipline (....)
Le combat contre les OGM est essentiel pour la
sauvegarde de la démocratie (...)
les enfants nés à partir des années 70 n’ont connu
que la malbouffe. Je pense qu’ils ne feront pas de vieux os. Il suffit
de voir les enfants d’aujourd’hui : otites, bronchiolites, asthme… ils
sont tout le temps malades ! Si les dépenses de sécurité sociale
augmentent de 6% par an en Europe, ce n’est pas un hasard"),
et pour l'élevage intensif qu'oblige la consommation
folle de viande. Le résultat est connu des chercheurs
indépendants : cancers,
déforestation
des forêts tropicales,
éradication
de la biodiversité, tuerie de
milliards d'animaux dans les abattoirs, famines,
et dénaturation
systématique des aliments industriels vendus en
grandes surfaces ; hé oui ... la connerie, là "ça
commence vraiment à bien faire" ! N'est-ce
donc plus que cela la République ? En fin de compte,
il est heureux qu'une compréhension opposée
de la première intervention en Irak ait motivé un
préfet à me supprimer le droit de vote : je ne m'en
suis réveillé que bien plus vite, et je rejoins
humblement Gilles Deleuze sur ce point : pour
rester libre - il faut l'être tout à fait, en l'occurrence
dégagé de tout carcan idéologique droite-gauche.
La pensée unique est à tous les étages, citons ici
Eric Zemmour : "Dès que quelque chose déplaît à la "bien-pensance", qui a peur de la
réalité, elle le taxe de "dérapage". C'est devenu un anathème comme
"raciste", "fasciste" ou "antisémite" qui permet de diaboliser
l'interlocuteur et de couper court à toutes discussions"...
D'ailleurs, aux quelques personnes qui ont
le courage de remettre en question, à la télévision
française, ce spectacle médiatique du 11 septembre,
il est demandé aussitôt si ils remettent en cause
Jeanne d'Arc, Apollo 11 ... et les chambres à gaz.
Début 2010, une campagne anti-tabac choquera le
Gouvernement et "Famille de France" ;
ce qui me choque personnellement, c'est de voir
cette quantité
de cons
dont la bouillie cérébrale fait s'adonner aux effets
d'une drogue
d'Etat
; l'association DNF rétorquera : "Que ceux qui se sont émus d'images jugées choquantes continuent
de s'émouvoir sur la réalité du fléau que représente l'addiction précoce
au tabac de leurs enfants et petits-enfants (...)
Depuis 18 ans on essaie d’informer les jeunes sur les
dangers du tabac (...)
Jusqu’à maintenant on l’a fait gentiment,
sur l’aspect santé, avec des poumons détériorés
(...)
Fumer, c’est servir de décharge aux pires produits
toxiques
(acétone, arsenic, DDT, ammoniaque et polonium 210)".
S'émouvoir ? Non, ce ne sera pas le cas, une simple
question de conformisme imbécile et de codification
des comportements. La filiale française de British
American Tobacco protestera en affirmant que les
fabricants de cigarette et les buralistes ne sont
ni des violeurs ni des pédophiles. Pour une fois,
les cigarettiers disent la vérité ... ils sont pires
que cela : ce sont des esclavagistes
et des assassins,
des tueurs en série. Que faudrait-il faire contre
une idiosyncrasie où les plus faibles revendiquent
une
liberté qui est une soumission,
si ce n'est laisser faire ou envoyer des sections
opérer un nettoyage dans les usines ? Si les
politiques ne sont pas intervenus contre cette drogue,
la question centrale des taxes
mise de coté, c'est peut-être par ce que les fumeurs
ne méritent aucune considération. Il s'agit
bien du comportement le plus imbécile dont soit
capable l'espèce humaine, une stupidité dûment confirmée
par les tests d'intelligence. Dr. Mesny : "La nicotine a été classée comme
« drogue » par l’OMS : elle stimule la formation et la
libération dans le cerveau reptilien, le plus ancien, de monoamines,
neuro transmetteurs modulateurs, qui sont la dopamine, la
noradrénaline et la sérotonine. La dopamine est considérée comme le
médiateur du plaisir par son action sur le système de récompense, qui
fait aussi intervenir le cortex, réalisant un circuit (...)
Toutes les drogues activent le système de la récompense. Mais quand un
produit qui le met en jeu est consommé de façon importante et répétée,
le système ne se régule plus. C’est le cas du tabagisme, le fumeur
consomme de plus en plus de cigarettes pour faire remonter son taux de
dopamine et retrouver une certaine plasticité du circuit altéré.
(Travaux de Changeux)".
Le tabagisme a cependant cela d'utile, en ce
qu'il témoigne des limites immédiates de la définition
des droits de l'homme - quant à la liberté
qu'il y aurait à faire ce que l'on veut. Car, le
veut-on vraiment ?)
Si
j'étais une œuvre écrite - je serais les
Upanishads,
si j'étais une œuvre musicale - je serais la Tétralogie,
mais si
j'étais un film - je serais Aguirre,
la colère de Dieu. Ils
y a guère d'hommes debouts aujourd'hui, seulement
des âmes couchées. La peur a remplacé le bâton et l'illusion
l'intelligence. Même si la chose se comprend aisément,
il est toujours choquant de constater combien
sont nombreux ceux qui sont persuadés que
leur propre avenir passe par la carte d'électeur.
Mais cela fait partie du dressage - ou conditionnement
- qui cache une monstruosité toute guénonienne.
Il suffit de regarder en face la réalité
du Monde, pour en reconnaître l'atrocité. Du
point de vue social, en l'absence de codes despotiques
ou de caste correspondant à la définition d'une élite
de la pensée, la normalité - cela inclut la loi
- est définie par le plus grand nombre, si
ce n'est que la conscience est alors une résultante
et que la personnalité recule, cède devant
l'expansion déterritorialisée des "corps
sans organes"
deleuziens. Il est donc très vain d'en référer au
plus grand nombre pour "faire changer les choses",
car cela est par principe antinomique avec la variété des
aptitudes naturelles. Ce sont les plus fourbes,
les plus malins qui tirent leur épingle du jeu
appelé Démocratie, où l'écart entre les salaires
ne cesse d'augmenter. Comme pour les "hommes
endettés", la précarité permet de distribuer
les nouvelles cartes. Il n'y a donc plus
de chercheur en biologie comparée pour rappeler
que l'homme n'est pas carnivore, ni même omnivore,
que traiter les animaux de boucheries, comme nous
le faisons, est une destruction radicale de la dignité
humaine,
que la pollution extrême des rivières, des
sols, est la correspondance exacte de notre
sens commun de la Vie, et une décadence qui
se retrouve dans la chasse pratiquée comme divertissement,
dans le goût du bas peuple pour la peine de mort
et son amour pour la patrie, dans le fait de ne
pas avoir suffisamment de grandeur, de force et
d'intelligence pour renoncer au tabac, dans celui
de se divertir de spectacles infantiles. Comment,
dans ce foutoir général, ne pas s'étonner que des
américains aient pu eux-mêmes imaginer être les
instigateurs du 11
septembre,
que les banques soient en réalité les propagantrices de
la crise de 2009, que le développement durable serve
des intérêts particuliers ? J'avance avec grande
conviction que le progrès est d'autant plus une
régression que son but n'est pas la recherche de
la perfection, dans le sens initiatique des bâtisseurs
du Moyen-Âge ou de l'alchimiste de la matière et
de l'âme, mais la puissance appliquée coercitivement
sur l'autre que soi. Nous avons totalement désacralisée
la Nature,
animalisé
l'Homme
(transformant notamment les prophètes en automates
des livres révélés) et mécanisé
les animaux. Trop d'intelligence, mais pas assez
somme toute, nous ont transformés en agents du mal
- malgré Montaigne et Kant. Il n'y a pas
que la nourriture qui soit altérée au point de générer
une maladie porteuse de croissance industrielle
(l'espérance de vie est moins tributaire de l'hygiène
de vie que des soins palliatifs), prendre le tag
urbain ou tout rap pour de l'Art savant et
un sceau d'infamie. Ces phénomènes ont leur origine
dans le mépris qu'eut le monde politique pour
la Culture. Mépris ou intérêt particulier à abaisser
le niveau global ? Günther Schwab rappelait
que l'élite n'existe plus que par des mouvements
populaires minoritaires (agriculture biologique,
végétarisme, naturisme), mais elle subsiste dans
la petite bourgeoisie (études littéraires, Musique
classique), et ne peut pas se définir dans
la Science qui, par le professionnalisme de
plus en plus pointu, crée la spécialisation
dans un puis d'ignorance. Les histoires vraies de
l'amiante, du nuage de Tchernobyl, des farines animales
et de la grippe H1N1, ont largement démontré la
nature du Pouvoir. Dans la catégorie des mensonges
(mais où se trouve la sincérité politique ?), citons
Tuxicoman sur le nucléaire civil : "Environ 95% de la radioactivité des déchets nucléaires est précisément
contenue dans les 4% de déchets non "recyclables", les déchets ultimes.
Il y a donc tromperie de la part d'Areva et EDF qui, en annonçant que
"96% des déchets nucléaires sont recyclables", laissent habilement
croire (outre la tromperie recyclable/recyclé) que la quasi-totalité du
problème des déchets radioactifs est réglée, ce qui est parfaitement
faux".
Et il y a mieux : l'Etat manigance avec
les industriels pour recycler le nucléaire dans
les objets, les marchandises courantes. Mise en
garde de la CRIIRAD
: "Pour toutes les autres
catégories de produits (que
: aliments, cosmétiques, parures, jouets), les industriels ont désormais la possibilité
d’obtenir des dérogations à l’interdiction d’ajouter des substances
radioactives.
Sous réserve de cette obtention, les métaux, plastiques, gravats…
contaminés issus du démantèlement d’installations nucléaires pourront
servir à la fabrication de matériaux (ciments, acier, plomb…) qui seront
utilisés pour la construction d’habitats ou de locaux de travail, de
moyens de transport (voitures, vélo, bateaux…), d’équipements ou
d’objets de la vie quotidienne (meubles, fournitures de bureau,
vêtements…). Si les jouets sont exclus des dérogations, la fabrication
des équipements destinés aux bébé ou aux enfants… pourra s’effectuer à
l’aide de composants radioactifs. Si les matériaux en contact avec les
aliments sont exclus des dérogations, tel n’est pas le cas des vêtements
et des polaires pourront, par exemple, être réalisés à l’aide de
plastiques contaminés en provenance de la déconstruction de centrales ou
d’usines d’enrichissement..." Il ne
suffit pas d'avoir mis 30 ans à réagir
vis à vis de l'amiante (et vraisemblablement
du fait de l'acharnement du monde associatif), et
d'avoir enterré n'importe comment
200 millions de tonnes de déchets radiactifs
(25 départements : "Uranium,
le scandale de la France contaminée"
(sur FR3) : "On a surpris Jean-Louis Borloo en amenant au ministère des cailloux
radioactifs qu'on a ramassés à Gueugnon et sur le parking de la station
de ski". -
Réponse d'Areva : " -
notre politique de réaménagement est réalisée avec des
méthodes reconnues par l'Etat et les autorités internationales. Nous
avons 100 spécialistes qui travaillent sur le réaménagement des mines (...)
Nous menons près de 10 000 analyses par an, ce qui nous coûte 3 millions
d'euros, nous avons des spécialistes santé..."),
sachant que ce qui concerne le nucléaire militaire
ou civil doit recevoir l'aval de l'Elysée), désormais les
matières contaminées ne vont plus être seulement
enterrées sous les stades et les écoles, ou incorporées
aux remblais des routes, mais mélangées aux marchandises
- peut-être jusqu'aux tétines des biberons selon la
CRIIRAD. Si le cancer ne double plus tous les
quarts de siècle, mais quadruple, c'est excellent
pour la croissance et l'emploi (recherche et mortalité). Personnellement,
je n'ai jamais voulu engendrer d'enfant. Je
me croyais un être humain, un "homme". J'ai compris,
depuis, que nous sommes un bétail que l'on n'engraisse
pas avec des hormones - mais avec des bonbons et
des sodas (à la télévision ou placés au niveau
des mains des enfants dans les grandes surfaces),
non pas des vaches dont on fait doubler la production
de lait, ou des oies que l'on gave, mais un
troupeau saturé de messages publicitaires. Quelle
différence ? Il suffirait que quelques reportages testent
favorablement le moteur Pantone - pour qu'aussitôt
s'installe un silence radio, que le silicium
organique soit efficace - pour qu'il soit aussitôt
interdit... Que faisons nous de l'intelligence ? Le
développement
durable
ne suffira pas. Il faudrait immédiatement inculquer
des valeurs traditionnelles autres que le consommérisme,
mais c'est justement ce dernier qui est le moteur
de notre civilisation. En d'autres termes, l'idée
de revenir à des valeurs traditionnelles (immatérielles)
engendre dans la pensée politique une confusion
entre décroissance et régression, sinon ce serait
reconnaître implicitement que la société est
continuellement tirée vers le bas - comme on tire
sur les pis d'une vache. Il est donc à craindre
que la survie écologique sera récupérée par des
méthodes au mieux coercitives, au pire totalitaires
ou fascistes. Des jalons actuels sont autant de
signes très inquiétants. Ce qui arrivera
en premier lieu, c'est moins un changement de conscience
que l'augmentation des disparités, - dans le Monde,
mais aussi dans chaque pays. Les troubles prévisibles
que l'on imagine facilement expliquent certainement
le déplacement de la société
de contrôle
sur les plans policiers (vidéosurveillance) et militaires
(Irak, Afghanistan). En d'autres termes, je crois
que les dirigeants sont bien davantage au fait de
la réalité que ce qu'ils en veulent laisser transparaître...
Avez-vous
réellement voté pour ces gens ? Avez-vous des enfants
? Eux vraisemblablement pas. La société ne s'améliore
qu'en apparence, n'en déplaise à la phénoménologie
de l'esprit de Hegel ; la liberté d'y réfléchir
reste stoïcienne par son abstraction, le scepticisme
est imaginaire face à la réalité, l'idéal qui s'en
suit est également une conscience malheureuse. Pour
le dire autrement, ce site Pleinouest35 a moins
de puissance qu'une illusion ; les combats associatifs
sont fragmentés, isolés les uns des autres. Si le
pouvoir courtise des hommes de science (Alain Bombard
qui dut quitter le Gouvernement pour avoir envisagé
l'interdiction de la chasse à courre, Around Tazieff
qui, dès 1979, dénonçait à la fois la pollution
industrielle comme moteur du réchauffement climatique
et le trou d'ozone comme très probable "pompe
à finances"), aussi des philosophes (Edgar
Morin : "M. Sarkozy a repris le mot, mais que connaissent-ils de mes thèses, lui
ou Henri Guaino (...)
Lorsque j'ai parlé de "politique de civilisation", je partais du constat
que si notre civilisation occidentale avait produit des bienfaits, elle
avait aussi généré des maux qui sont de plus en plus importants"),
le régime démocratique s'exerce sur une période
courte et peu de Gouvernements sont enclins
à soutenir une gestion sur la durée du fait
des échéances électorales, favorisant en toute logique
mercantile les intérêts forts de moment, c'est à
dire l'industrie et le commerce. L'état désastreux
de la Nature et la baisse phénoménale de la Culture
sont les conséquences de cette primauté de
la Croissance, de la recherche effrénée du PIB,
oubliant les valeurs immatérielles. La vie se qualifie
et ne se quantifie pas. Mais alors, que penser vraiment
de cette pensée hégélienne (celle de l'histoire)
lorsque le philosophe écrit : "On peut dire de l'histoire universelle qu'elle est la représentation de
l'esprit dans son effort pour acquérir le savoir de ce qu'il est ; et
comme le germe porte en soi la nature entière de l'arbre, le goût, la
forme des fruits, de même les premières traces de l'esprit contiennent
déjà aussi virtuellement toute l'histoire",
mais aussi : "Le vrai est le tout"
? Faut-il retenir que nous portions dès l'origine le
vice en nous, ou que notre représentation du
Monde s'est trouvée faussée, ce que Michel Foucault
désigne par "l'Homme
comme objet du savoir"
(depuis la Renaissance, même si ce phénomène marque
la fin des grandes civilisations) ? Cela fait plus
de deux siècle que l'interprétation du "connais-toi
toi-même" socratique est éronée, qu'il fallait
s'oublier (le moi) pour se connaître (le Soi) et
s'ouvrir au Monde, formule problématique pour la
phénoménologie, amenant l'opposition entre
Husserl et Heidegger,
éloignant de la "chose
en soi"
kantienne qui déjà ne permettait plus d'accéder
à l'essence (ou noumène de Platon qui deviendra
les confins de l'intelligence chez Husserl, -
"la conscience est toujours consciente de quelque
chose"), cette "chose en soi"
devenant chez Russel : "la théorie qui prétend que ce qui existe, à certains moments, lorsque
nous ne percevons pas un objet sensible donné, est quelque chose de
totalement différent de cet objet, quelque chose qui, réuni à nous et à
nos organes des sens, cause nos sensations, mais n’est jamais donné
soi-même dans la sensation",
pour une philosophie de l'atomisme
logique
s'opposant à celle propagée par Aristote (raisonnement composé de jugements
eux-mêmes composés d'idées),
mais dont Russel posa les limites inhérentes
: "Existe-t-il au monde une connaissance dont la
certitude soit telle qu'aucun Homme raisonnable ne puisse la mettre en
doute ?".
La réflexion était spéculative à la fois dans son
objet et en elle-même, mais cela changea avec
l'existentialisme sartrien qui n'est plus qu'un
humanisme défini comme existence précédant l'essence.
L'intentionalité découlait de l'oeuvre schopenhaurienne
: Le monde comme
volonté
et comme
représentation.
Une analyse particulièrement fine est
"Reinach et la visée (das meinen) : décliner
l’intentionalité",
par Jocelyn BENOIST. Très court extrait : "Quelle
est la fonction traditionnelle du concept d'intentionalité,
là où on en fait usage afin de décrire l’activité
de l’esprit – en admettant qu’il y ait une telle
chose qu’un esprit, et que celui-ci effectue, en
un sens actif ou passif, peu importe, des « actes
» ? Il me semble qu’entre de multiples tâches, car
pour être apparemment simple dans sa définition
(= orientation de l’esprit vers un objet), ce n’en
est pas moins un concept fondamentalement équivoque,
la fonction historique du concept d’intentionalité,
dans sa résurgence à partir de la fin du XIXe siècle,
a été de
construire un pont entre la perception (l’imagination,
etc. : toute la vie « représentationnelle » de la
conscience) et la sphère de la signification linguistique
(disons : de l’activité
de signifier).
S’il y a de l’intentionalité, on admet généralement
qu’il y en a dans le langage comme dans la conscience
(peut-être dans l’un parce que dans l’autre, mais
pas nécessairement : elle peut aussi bien être tenue
pour originaire en l’un comme en l’autre), ou tout
au moins que l’un comme l’autre peuvent être interprétés
ainsi, que
l’intentionalité en est un principe de lecture commun.
Ce qui soutient un tel rapprochement, c’est le problème,
communément posé, de la référentialité de nos états
mentaux comme de nos actes linguistiques, référentialité
qui, dans une perspective intentionaliste, se voit
interprétée comme une sorte de « directionalité
» vers l’objet – cela même qui est appelé « intentionalité
». Il y aurait décidément beaucoup de questions
à poser à cette « directionalité ». Est-elle si
« directe » que cela ? Fonctionne-t-elle tout uniment
et sans bavure – suffit-il de viser pour que soit
parfaitement déterminé ce qu’on vise (dans la mesure
uniquement où on le vise) ? Par
où, par quoi (par elle-même, depuis autre chose
qu’elle-même ?) se détermine la visée
?".
Par
quoi se détermine la visée ? Il est peut-être
utile de revenir à la caverne
de Platon
(on parle d'une origine pythagoricienne du texte)
saisie alors comme allégorie
du conditionnement,
ce qui amène le philosophe à définir une République
encadrée par des gardiens-philosophes, qui
en fait un régime
aristocratique.
Nos républiques modernes et démocratiques réduisent
la part d'intentionalité au choix (mais est-ce bien
sûr ?) du peuple légitime, sans le contrôle d'aucun
philosophe, le rôle de la philosophie se bornant
à la seule analyse comparée. Or, la société
du spectacle,
dont on doit la définition à Guy Debord, tient toute
entière dans cette phrase attribuée à Platon
: "Considère maintenant (...) qu'on détache l'un de ces prisonniers,
qu'on le force à se dresser... Il souffrira et l'éblouissement l'empêchera de distinguer les
objets dont tout à l'heure il voyait les ombres ".
Il s'agit de la facilité apportée par le conformisme
intellectuel ; dans son livre Forgerons
et alchimistes, l'historien
des religions, et mythologue, Mircea Eliade donne une clef de la venue
de la modernité qui, si elle n'est pas celle des cycles cosmiques dans
l'Inde védique (et dont René Guénon participa à nous instruire), ni
la décadence dans l'application de l'éternel retour -
dans le sens
nietzschéen du terme, a le mérite de dévoiler comment le
changement dans la vision du Monde a pu s'opérer à partir d'une
perte d'intuition holiste. Il semble pourtant se fourvoyer quant à
son optimiste vis à vis d'une survivance de l'ancienne quête
alchimique, c'est à dire accélérer la
purification de la matière (en premier lieu : réduction des
substances à l'état pré-cosmogonique symbolisée par la mort du
Christ - qui ainsi en assure la rédomption) : " -
pour fournir
l'énergie nécessaire aux rêves et aux ambitions du XIXe siècle,
le travail a dû être sécularisé. Pour la première fois dans son
histoire, l'homme a assumé ce très dur travail « pour faire
mieux et plus vite que la Nature », sans plus disposer de la
dimension liturgique qui, dans d'autres sociétés, rendait le
travail supportable", pour faire saisir indirectement la
problématique horizontale de la déconstruction des
valeurs traditionnelles : "l'homme des sociétés modernes a
pris, au sens littéral du terme, le rôle de Temps, qu'il s'épuise
à travailler à la place du Temps, qu'il est devenu un être
uniquement temporel". Heureusement,
Mircea Eliade sort de cet
enfermement idéologique qui l'empêche de connaître l'état réel
de la décadence sociétale : "Les modernes sont incapables
d'expérimenter le sacré dans leurs relations avec la matière ; ils
peuvent, tout au plus, avoir une expérience d'ordre onirique ou
esthétique (…) Mais il n'est que d'imaginer une communion, non
plus limitée aux espèces de pain et du vin, mais s'étendant au
contact avec toute espèce de « substance », pour mesurer
la distance qui sépare une telles expérience religieuse archaïque
de l'expèrience moderne des « phénomènes naturels »".
A propos de l'individuation
jungienne : " - c'était la nouveauté et
l'importance des recherches de Jung d'avoir établi ce fait : que
l'inconscient poursuit des processus qui s'expriment par un
symbolisme alchimique et qui tendent à des résultats psychiques
homologables aux résultats des opérations hermétiques (…) si
l'on tient compte que, pour les alchimistes, l'opus poursuit l'elixir
vitae et l'obtention du lapis, c'est à dire à la fois la conquête
de l'immortalité et de la liberté absolue (la possession de la
« pierre philosophale » permettant, entre autre, la
« transmutation en or », donc la liberté de changer le
monde, de le « sauver »), alors que le processus de
l'individuation, assumé par l'inconscient sans la « permission »
du conscient, et la plupart du temps contre sa volonté, ce processus
qui conduit l'homme vers son propre centre, le Soi, doit être
considéré comme une pré-figuration de l'opus alchymicum, ou, plus
exactement, comme une « imitation inconsciente », à
l'usage de tous les êtres, d'un processus initiatique extrêmement
difficile et donc réservé à une élite spirituelle peu nombreuse
(…) Pour Jung, ce que les alchimistes appelaient la « Matière »
était en réalité le soi-même. L' « âme du monde »,
l'anima mundi, identifiée par les alchimistes au spiritus mercurius,
était emprisonnée dans la « matière » ".
Une manière plus traditionnelle de définir un concept
moderne d'intentionalité ne se limitant
pas au langage. Le Monde moderne reste
influencé par le positivisme d'Auguste
Comte (son Cours de Philosophie Positive
distingue trois états : celui "théologique"
(de forme anthropomorphique), celui "métaphysique"
(entre expérimentation et superstition, donc
sans
aucune valeur scientifique), enfin celui "positif"
(la science moderne qui procure la maîtrise de la
nature). Mais qui a maîtrisé l'homme ? Le nihilisme
sartrien pourrait-il nous relier à une réalité et
à une conscience globale (plan d'immanence quand
ce n'est Dieu) qu'il rejette ?
A
défaut de sens, la vie reste porteuse d'expérience.
La Modernité est signe d'une coupure profonde
avec l'Être, question philosophique fondamentale.
L'angoisse de la mort (à l'inverse, la peur
dont font usage les Gouvernements), est pour
nous la manière réactive d'occulter la
vérité tragique du devenir qui pourtant permet
à l'humanité de venir à l'existence. Sans devenir,
sans mort, le changement qu'elle opère, il
n'y aurait aucune vie. Mais la conséquence de la
"perte de l'Être", question heidegerrienne,
est que nous acceptons la Vie à condition
de vouloir la fixer, l'immobiliser, comme la
pulsion de mort chez Gilles Deleuze. C'est
aussi l'origine du progrès et du matérialisme
inhérent : l'homme commun a besoin de certitude.
Alors, croire littéralement qu'un Dieu a envoyé
son fils pour que son sacrifice sauve la
créature, penser que nous faisons notre avenir, même
que l'Existence précède l'Essence, sont des certitudes
qui, comme le vacarme des villes et les musiques
barbares, mais aussi les drogues, permettent
de ne plus sentir et de ne plus penser. Nous
nous retranchons de la Vie et c'est un paradoxe
dans la recherche de vérité : l'arrière-monde est-il
un refuge pour notre mental, ou notre demeure au
delà ou au deçà du Temps ? Le sens de la beauté,
de l'honneur, paraissent moins dériver de la vie
sociale, qu'ils seraient des principes inaliénables,
comme en témoigne leur universalité, et dont l'homme
véritable, c'est à dire centré dans son Être, a
une soif insatisfaite. J'ai tenté de participer
à montrer la beauté du Monde, comment celle-ci a
sa propre correspondance dans notre mémoire et notre
conscience, mais je n'ai fait que me heurter à des
murs et à des miradors, les derniers en les entités du
Ministère de la Culture et d'une préfecture qui
n'ont pas hésité à franchir la ligne de la droiture,
en l'occurrence manœuvrer de manière à me faire
supprimer des listes de chômage, cette machine à
distiller la peur, immédiatement après que
j'eus quémandé de l'aide, - tout simplement. C'est
punir et reconditionner lorsque la société s'avère
inefficace dans le reclassement de personnes
de plus de 50 ans, pour une activité photographique. Lorsqu'un
régime, qui se dit humaniste et garant des libertés,
en vient à de telles méthodes, c'est le signe fort
de sa fin, le symbole de sa décadence. A l'opposé,
lorsqu'on en arrive à être convaincu de ce
que la crise et le terrorisme sont dirigés, on perçoit que
le peuple souverain n'est rien d'autre, en
vérité, qu'un troupeau qu'on envoie à l'abattoir,
comme - il n'y a pas si longtemps - les poilus
à la mitraille ennemie. A l'aube d'une crise
énergétique majeure, d'inégalités toujours croissantes,
du risque nucléaire, des famines et des pandémies
(les vraies, dans les pays pauvres, non la
grippe H1N1) et de la surpopulation mondiale, il
est aisé de déceler un usage politique,
l'instrumentalisation fine des catastrophes.
Quand la guerre économique est une guerre, sans
merci du coté chinois, faussement paranoïaque du
coté américain, comment serait-il possible,
aujourd'hui, de maîtriser le Monde sans terrorisme,
sans 11 septembre, sans se référer sans cesse
à la Shoah pour intervenir sur toute forme de
révisionnisme ? Le procédé le plus facile,
pour tenir cette multitude, est de
faire un usage massif de peur et de précarité,
cette dernière favorisant l'attente pour des régimes
despotiques. La société disciplinaire marque ainsi
ses limites extrêmes : la société s'agite désormais
avec une trop grande fréquence, et celle dite
de contrôle ne peut être acceptée que dans la mesure
où des troubles peuvent le justifier. Il est pourtant
déroutant d'observer la société devenir un
contexte d'enfermement, assister aux interventions
civilisatrices qui sont en réalité des actions utilitaristes,
mais posées comme valeurs démocratiques. La
gestion de l'humanité correspond aux méthodes
de la pisciculture intensive, car, pour imaginer
une telle monstruosité, il faut indubitablement
qu'elle sorte de nous-mêmes. Nous devenons ce que
nous faisons (enseignement des bâtisseurs des cathédrales)
et réciproquement faisons ce que nous sommes (ce
qui explique alors la monstruosité moderne). Certains
hommes politiques trouvent avantageux de se référer
publiquement à Edgar Morin et à Michel Foucault, preuve d'un
positionnement médiatique qui est une imposture
; mais, il en va de même pour la Culture, elle
ne sert qu'en vue de la Croissance.
Fin 2009, le débat sur l'identité nationale cacha
mal l'unique motivation, contrôle des
masses pour des populations que l'on souhaite remodeler.
Cela fait longtemps que, faute d'une éducation enseignée
pour
elle-même, les jeunes ne sont plus instruits, tant
du français que de la Musique classique
(la perte d'audience avoisine les 15% chaque année) ; ils
écoutent une musique primaire et universelle.
L'identité fut définie par la religion, les rites, les coutumes (gastronomie
et chocolat
protégés car ils génèrent des profits), une
Culture élitiste et savante que l'on veut instrumentaliser
en la faisant baisser, car les
Cultures sont une mauvaise base identitaire, elles
sont trop redevables aux échanges d'un pays à l'autre
pour pouvoir être enfermées (je
conseille un dernier disque de Jordi Savall
(HESPERION XXI) : "Le royaume oublié",
dédié à la tragédie cathare (chez AliaVox) - il est regrettable que ce ne soit plus sous la
forme du disque vinyle). La Musique est un
détail de la déconstruction des valeurs traditionnelles
qui sont un frein naturel au consommérisme -
au nom d'un utilitarisme forcené ; l'état
de vraie démence spirituelle se porte sur le vivant,
nous élevons les goûts du public grâce à une même
bouillie qui est devenue standardisée (car seuls
les chiffres de vente comptent - et tant pis
alors pour le niveau de débilité, - mieux : il sert
le vote démocratique), nous nourrissons les vaches
avec des farines animales tout en donnant des protéines
végétales aux poissons d'élevage qui sont aussi
... vaccinés ! L'élevage concentrationnaire et les abattoirs
(ceux de Chicago) ayant inspiré le Fordisme
puis l'hitlérisme, conduisent à la Shoah,
parodient un éternel Treblinka des animaux
(le livre de Charles Patterson) : "En pensée, Herman prononça l'oraison funèbre de la souris qui avait
partagé une partie de sa vie avec lui et qui, à cause de lui, avait
quitté ce monde. "Que savent-ils, tous ces érudits, tous ces
philosophes, tous les dirigeants de la planète, que savent-ils de
quelqu'un comme toi ? Ils se sont persuadés que l'homme, l'espèce la
plus pécheresse entre toutes, est au sommet de la création. Toutes les
autres créatures furent créées uniquement pour lui procurer de la
nourriture, des peaux, pour être martyrisées, exterminées. Pour ces
créatures, tous les humains sont des nazis ; pour les animaux, la vie
est un éternel Treblinka""
(texte
d'Isaac Bashevis Singer), quand l'anatomie comparée
de Darwin et de Cuvier atteste du fait que
l'homme n'est aucunement carnivore, aussi quand
la production de viande est une aberration économique.
La démocratie n'est donc rien d'autre qu'un
gigantesque élevage d'un troupeau humain, où ce
n'est pas notre viande qui représente une valeur,
mais notre maladie et ce lavage de cerveau
qui pousse à compenser le manque d'Être par
le fait d'acheter plus, travailler plus
pour gagner plus. Ceci est inspiré par une profonde
débilité intellectuelle, qui se retrouve même dans
le statut du photographe paysagiste ou de carte
postale, en France : comme ce métier
ou cette profession n'est pas dans la liste officielle des métiers
d'art (hormis photographie de mariage et d'architecture),
l'Hôtel des Impôts en refuse catégoriquement les droits
d'auteur, faisant en sorte qu'un site professionnel
comme pleinouest35 n'a aucun droit légal à se rémunérer
! Pays de cons ! Il faut vraiment convenir que
nous sommes cernés. Hé bien dansons maintenant
! Aucune loi n'interdit d'exposer gratuitement
des photographies sur Internet, sans qu'elle rapportent
le moindre centime de TVA à l'Etat. C'est plutôt
l'ultime espace de liberté, lorsque l'on sait
que l'affichage associatif est régi par une loi
bien scélérate de 1979 lui interdisant une
dimension excédant 70X50 cm, quand le gavage publicitaire
se vautre dans des tailles hors de toute mesure,
le plus souvent dans la plus stricte illégalité.
Devinez alors quelle est la cible privilégiée
de la Justice ! En démocratie marchande, le
droit à l'expression publique est écrasé par celui
du gavage, une loi sur le consumérisme (défense
des consommateurs) est toujours repoussée aux prochaines
élections. Le nombre des chômeurs est en nette
régression : c'est grâce à l'action du Gouvernement,
- mais ... oh ! le voilà qui repart à la hausse,
de nouvelles mesures s'imposent... Ne riez pas,
c'est affligeant.
En janvier 2001, quittant
la région parisienne où tout n'est, pour les paysages,
que médiocrité, je suis arrivé en Auvergne où tout
n'est que mentalité vénale et méchante ; il me
fallut peu de temps pour que l'Administration,
les élus, la Justice, les notables, l'ANPE et les
paysans du cru, me fassent comprendre dans ma chair
tout ce qu'il y a de déraisonnable avec le
désir de réaliser un livre d'Art sur la région,
notamment ses cascades et ses rivières. J'ai arrêté
mon site fin 2009, afin d'arpenter les rues auvergnates,
photographier les innombrables déjections canines*
qui en sont la caractéristique unique. Dans
une société débile*,
où tout est ramené à la Croissance, à la rentabilité,
où même la maladie profite plus que la santé, la bêtise bien davantage que la connaissance,
il n'y a strictement aucune différence entre photographier
des trottoirs immondes et des lumières. Je fus donc
un utopiste, j'ai cru que photographier la beauté*
était le rôle premier du photographe. J'ai commis l'erreur
impardonnable. Il suffit de jeter un œil sur les
revues des bars-tabac, pour comprendre que le peuple,
donc aussi l'Etat, ne veulent rien d'autre que
du sordide et du laid. On ne poursuit pas un
site comme "Pleinouest35", quand la société manifeste
un zèle pressant à vous en empêcher ; car,
en dix
années de galère, je n'ai pas croisé un photographe
en Auvergne,
hormis ceux de mariage* - dit en passant
l'unique activité photographique reconnue par l'Hôtel
des Impôts, la question arrivant aux
lèvres des rencontres fortuites étant : "ça
doit coûter des sous ?".
Me voici rentré dans le Rang. Cette expérience m'a
enseigné la vraie nature humaine.
*
(La ville de Clermont-Ferrand estime à 1.8 tonne
la production journalière, soit 650 tonnes pour
une année, de quoi engendrer la stupeur chez nos
amis britanniques, un profond dégoût chez les Japonais.
A Clermont-Ferrand, et à Riom, il est peu recommandé
de se promener sans garder son regard rivé
au sol. A Paris, il est estimé 16 tonnes par jour,
mais pourtant sans générer une gêne similaire
; il est très rare de "marcher dedans" à Saint-Germain
en Laye ou à Versailles, qui ne sont pas l'Auvergne.
Pourquoi devrais-je poursuivre ce site ? Dormir dehors, manger du pain moisi, subir les
moqueries, les jalousies imbéciles, se plier à l'interdiction
de se déplacer de l'ANPE (ou Pôle-emploi) truquant
allègrement ses statistiques (une source, la
Fondation
IFFRAP), se faire rayer des listes du chômage par
des procédés traîtres (préfecture) et voler
son travail par des offices du tourisme, et
ceci
pour ne gagner que 20
euros par mois
avec les photographies placées en agence. La fumisterie
de la "liberté
républicaine"
sert uniquement à cacher le déchaînement concurrentiel, une
foire
d'empoigne qui finit par engendrer un désordre planétaire
plus proche du chaos que jamais. La Présidence
se réfère, et sans rien y comprendre, à la
philosophie d'Edgar Morin ; il lui aurait fallu
suivre "Si les fourmis n'étaient rien sans
les cigales" de Bernard Maris (sur France Culture),
pour comprendre que si les animaux peuvent se quantifier,
il en est de même des hommes. Il convient ici de
citer Nietzsche
radicalement réfractaire au "travailler
plus
POUR
gagner
plus"
qui finalise d'animaliser l'homme esclave de lui-même,
ou plutôt de la société de contrôle ayant fait sa
demeure dans son Moi standardisé et normatif :
"Travail
et ennui. - Chercher du travail pour avoir un salaire
- en cela, presque tous les hommes des pays civilisés
sont aujourd'hui semblables ; le travail est pour
eux tous un moyen, et
non le but lui-même
; c'est pourquoi ils ne font guère preuve de subtilité
dans le choix de leur travail, pourvu qu'il rapporte
bien. Mais il existe des hommes plus rares qui préfèrent
périr plutôt que de travailler sans prendre plaisir
à leur travail : ces hommes difficiles, qu'il est
dur de satisfaire, qui n'ont que faire d'un bon
salaire si le travail n'est pas lui-même le salaire
de tous les salaires. A cette espèce d'hommes exceptionnelle
appartiennent les artistes et les contemplatifs
de toute sorte, mais aussi ces oisifs qui passent
leur vie à la chasse, en voyages, en affaires de
cœur et en aventures
(...) Pour
le penseur et pour tous les esprits inventifs, l'ennui
est ce désagréable "temps calme" de l'âme
qui précède la traversée heureuse et les vents joyeux
; il doit le supporter, il doit attendre qu'il produise
son effet sur lui : - voilà précisément ce que les
natures plus modestes ne peuvent absolument pas
obtenir d'elles-mêmes ! Il
est commun de chasser l'ennui loin de soi par tous
les moyens : tout comme il est commun de travailler
sans plaisir",
"Le
Gai Savoir",
première partie, chapitre 42. Mais alors, la clef
de l'Être, ou une ébauche de la voie de l'individuation
jungienne, se situraient au quatrième livre, et
fin
du chapitre 301 : "Illusion
des contemplatifs -
(...) Tout
ce qui possède de la valeur dans le monde aujourd'hui
ne le possède pas en soi, en vertu de sa nature, -
la nature est toujours dénuée de valeur : - au contraire,
une valeur lui a un jour été donnée et offerte,
et c'est nous qui avons donné et offert
!
(...) nous
méconnaissons notre meilleure force et nous nous
estimons, nous, les contemplatifs, un degré trop
bas, - nous ne sommes ni aussi fiers ni aussi heureux
que nous pourrions l'être",
si ce n'est que Nietzsche ne croyait pas à un arrière-monde,
se différenciant ainsi de Kierkegaard et de
Schopenhauer, car,
et même si la volonté de puissance nietzschéenne
(c'est à dire "la volonté de rendre concevable
tout ce qui est") diffère de l'existentialisme
sartrien, elle consiste à libérer toute la
force en nous - de ce qui nous empêche de nous
dépasser. Sur les sages, la critique est acerbe :
"Mais il faut que tout se soumette et se ploie à votre gré. C'est ce
qu'exige votre vouloir ; que tout s'assouplisse et se soumette à
l'esprit, que tout se réduise à en être le miroir et le reflet. C'est là tout ce que vous voulez, sages insignes, et c'est un désir de
puissance, même quand vous avez à la bouche les mots de bien et de mal
et de jugements de valeur. Vous voulez d'abord créer un monde tel que
vous puissiez l'adorer à genoux"
(...)
Je souligne ce point de vue capital de la méthode historique d'autant
plus qu'il s'oppose foncièrement à l'instinct et au goût dominants de
cette époque qui préféreraient encore s'accommoder du hasard absolu,
voire de l'absurdité mécanique de tout le devenir, plutôt que de la
théorie d'une volonté de puissance se manifestant dans tout devenir
(...)
alors on néglige la prééminence de principe que possèdent les forces
spontanées, agressives, envahissantes qui réinterprètent, réorientent
et forment, dont l' « adaptation » ne fait que suivre les effets, alors
on dénie dans l'organisme même le rôle dominateur des instances
suprêmes, dans lesquelles la volonté vitale apparaît active et
formatrice"
; une curieuse philosophie de l'Être sans Essence,
mais ne pouvant se passer d'une prééminence de principe,
mais d'un principe assujetti à la puissance
elle-même dans l'Acte qui deviendrait le moteur de lui-même,
surpassement impersonnel, en quelque sorte, traversant
la personne, une pulsion de vie à laquelle
les "hommes bons" - soumis à l'habitude,
à autrui - mettent un frein (sens du déclin).
Pour Nietzsche, donc, ce qui est appelé volonté
de puissance
est la partie Être de l'étant, Être qui ne doit
rien à une nécessité ontologique, qui
s'affirme dans le devenir (non par,
se différenciant de l'existentialisme de Sartre),
avec la volonté de puissance cadrée comme possibilité
du devenir pour chacune des choses isolées les unes
des autres dans un Univers étranger à tout concept
d'Unicité, d'Unité, de finalité, l'Existence et
l'Essence se confondant quand l'Essence se réalise
dans son devenir, philosophie du dépassement
de soi sans le Soi, ou plutôt un Soi transpersonnel
avec toutes les cogitations métaphysiques qu'une
telle réflexion présuppose et que notre philosophe
s'est gardé de développer, comme de dire : pourquoi
? Si
le pourquoi n'a pas sa réponse, le comment est développé
par Nietzsche qui comprend le surhomme
comme celui qui reste maître de sa volonté de puissance,
en ce que celle-ci est bien encadrée par l'Art et
l'esthétisme, et non plus l'impératif catégorique
kantien ; Karlfried
Graf Dürckheim en
donne une explication plus spirituelle, ontologique
sur la question de l'Être : "Plus
la Puissance originelle
d'un homme est intense, plus il lui est difficile
de s'intégrer dans un ordre donné (Nietzsche
se senti toujours exclu), de
mûrir intérieurement. En vertu de cette puissance
qu'il
tire de son être,
et devant laquelle s'inclinent les autres, il croit
avoir le droit de tout diriger, là même où ce droit
n'existe pas. Sa supériorité innée ne tolère aucune
contradiction, supprimant souvent la nécessaire
auto-critique",
pour un phénomène de relation en soi de ce que ne peut
appréhender la phénoménologie husserlienne et son
projet global d'analyser les phénomènes tels qu'ils
surgissent dans la conscience, ou qui ne se donnent
pas à voir spontanément, selon Heidegger ou Merleau-Ponty, restreignant
ainsi la définition attachée à ce qui se montre
lui-même - à partir de lui-même, ou même inexistant dans sa
relation au monde extérieur. Jung dévoilera une Synchronicité
qui fait éclater cette logique uniquement cognitive de la phénoménologie,
qui est attachée à nos sens. l'Être redevient le
maître du signifiant quand
l'inconscient brise les frontières de l'ego
et minimise la relation du donné. Pour Husserl, le phénomène
nous est donné quand nous le recevons, sinon
il y a absence de sens, même contradictoire - en
opposition avec la philosophie classique ; en
ce sens l'analyse des rêves serait authentique,
mais ne procède alors pas de l'alchimie ou magie
revisitées par Jung. Pour
Nietzsche, nous donnons de nous-mêmes
au Monde, pour Dürckheim
il s'agit de participation à l'Être avec l'expérience définie
comme transcendance, éveil à notre moi profond,
pour Jung
l'union s'opère grâce aux archétypes, aux symboles, que la phénoménologie
désignera comme donation d'une chose pensée qui
raisonnablement n'est pas concrète, sans dénier
son niveau de réalité, faisant
que le domaine de l'approche de la percée de l'Être ne
pourrait être défini que par des choses ou événements
qui ont un soi personnel et qui se donnent
de leur propre initiative. Ce n'est pas
la vue de Dürckheim qui est radicalement opposée
à cette position phénoménologique : "Tout
conducteur d'âme qui ne vise pas à faire resplendire
la lumière surnaturelle, travaille
dans un cercle vicieux.
Ce n'est pas la foi en un ordre et en une puissance
supérieure qui est "l'opium du peuple",
mais l'entêtement rationaliste interdisant l'accès
à cette puissance supérieure et à son ordre",
"La
percée de l'Être").
De la phénoménologie, n'est sortie que la méthode
scientifique
d'une part, et le nihilisme
de l'autre. Observer les choses de l'extérieur,
même son intérieur, c'est comme regarder le livre
mais sans en connaître l'écriture, cela témoigne
du cercle vicieux dans lequel le mental nous a enfermé,
nous éloignant des chamans et du voyage de l'âme,
du monde des esprits préalable à la corporité. Avec
sa notion de chair et de chiasme, Merleau-Ponty
aborde le visible et l'invisible qui en est la "profondeur
visible" (mais comme absence du sens dans
la conscience), comme la relation d'intersubjectivité
qui aurait obligé Descartes à structurer des catégories
ontologiques vis à vis d'un solipsisme trop
large (le "je pense - je suis" et
non "je pense, donc je suis"), amenant le
sujet/monde au rapport conscience perceptive
et corporalité, pour une corporalité fusionnée
avec la conscience ("corporalité de la conscience et
intentionnalité corporelle"),
mais pour laquelle il n'y a plus aucun
rapport direct de subordination des signes au sens
(mais une prégnance, force et stabilité), qui,
sans être aussi radical que "L'Être et le Néant",
dénie la dimension métaphysique (Heidegger),
et surtout toute verticalité ; à mi-chemin
de ces deux approches, celle psychologique
de la corporalité - celle magico-religieuse,
se situe Dominique
Ducard (sa
sémiologie interprétative
fondée sur une sémantique de l'énonciation, et inspirée
de Barthes),
pour qui c'est l'affect
du signe
seulement qui
signe l'efficacité symbolique
: "Lévi-Strauss avance
l’hypothèse que la “ réorganisation structurale ”
visée par la cure chamanique est due à des transferts de sens,
liés à des déplacements de l’affect, et à l’accomplissement de
la fonction symbolique de mise en relation des différents
niveaux d’organisation de la vie : “l’efficacité
symbolique, dit-il, consisterait précisément dans cette
propriété inductrice que posséderaient, les unes par rapport
aux autres, des structures formellement homologues pouvant
s’édifier, avec des matériaux différents, aux différents
étages du vivant : processus organiques, psychisme
inconscient, pensée réfléchie”. Resterait à décrire
l’analogie structurale qui est établie entre les niveaux
d’organisation du vivant, et à expliquer ce qu’est ce
phénomène d’induction réciproque. Là encore il nous semble
devoir faire intervenir l’activité symbolique et le processus
sémiotique de représentation, l’action même des signes"...
Mais le symbole ne se manifeste-t-il pas justement
par le biais des archétypes, - doit-il être ramené
au plan de cet affect ?) *
(L'invention de toute pièce de la pandémie de la
grippe H1N1 pourrait témoigner de la Société
de contrôle
deleuzienne, de sa forme extérieure : le Spectacle.
Composé à la fois de bêtise et de cupidité,
propagé grâce aux mensonges habituels des médias,
ce scandale sanitaire devrait concerner la Justice.
Ne voulant pas anéantir mon patrimoine
immunitaire, ne voulant pas attraper de maladie
auto-immune - comme la sclérose en plaques,
j'aurais pris le maquis si la vaccination avait
été ... obligatoire, conseillant aux gens
oeuvrant pour les "abattoirs de la république" de
se piquer eux-mêmes. Aux Ministres qui nous
dirigent comme un bétail, et qui se disent soucieux
de la santé publique, nous ne saurions que conseiller
de réfléchir aux causes des maladies ; au bétail
lui-même, nous attendrions de lui qu'il prenne conscience
des intérêts d'argent que représentent la fragilisation
des défenses immunitaires et la maladie qui profite
tant à la divine Croissance. Le scandale est inouï.
Il conviendrait de faire
interdire l'utilisation
des pesticides, du raffinage des aliments,
les téléphones portables et les fours
à micro-ondes, sans parler du tabac qui
est bien l'invention la plus débile de toutes, même
si elle tient de l'éradication massive des crétins sur
Terre. Il y a d'autres manières de se protéger
d'une épidémie : manger sain, biologique
et macrobiotique, et si possible végétarien
pour ne pas user son organisme, utiliser la phytothérapie
et la propolis, ainsi que l'extrait de pépin de pamplemousse,
choses prochainement mises hors la
loi avec le Codex
Alimentarius,
car radicalement
nuisibles pour les lobbies et, indirectement, l'assise
disciplinaire du Pouvoir) *
(Rien qu'en écrivant cela, je témoigne du fait
de me ranger du coté de Platon et de sa réminiscence, en
opposition au nihilisme froid, morbide et sartrien) *
(Proverbe auvergnat entendu à la saint cochon :
"pour faire un bon mois, faut s'marier,
pour faire une bonne année, faut tuer l'cochon")
Il conviendrait de retrouver une élite* intellectuelle
qui soit
antinomique avec l'application pratique de la
Démocratie jetant sur le devant de la scène les conflits d'intérêt. Il conviendrait
de penser un humanisme radicalement différent
de celui des Lumières, plus proche de celui des ordres
monastiques, qui ne soit pas l'esclavagisme
imposé au nom de la Liberté ; en voulant, et c'est
un
exemple, légiférer sur le voile islamique, au
nom des libertés,
la Modernité laïque témoigne du même arbitraire
que la coutume qu'elle condamne, son égalitarisme
forcené devenant la dictature
du nombre
de Vladimir
Volkoff, un
totalitarisme
de la pensée* interdisant toute réflexion sensée
sur le 11
septembre, et
dont
la finalité est la déconstruction de toutes
les valeurs traditionnelles qui faisaient que la
personne humaine était toujours une personne - et
non pas un individu quantifiable. Mon expérience
est assez simple, car elle revient à me faire me méfier
des personnes, des systèmes politiques qui
"nous veulent du bien", la société décérébralisée
actuelle n'étant qu'un matraquage incessant
des consciences, un conditionnement continu des
opinions, quelque chose de l'infinie fourberie ou
de l'hypocrisie débridée, mais alors inspirée
du "Meilleur
des Mondes",
de "1984", de
"Fahrenheit
451",
à moins que ce ne soit prochainement "Soleil
vert"
sur Terre... *
(Le sens à donner à une élite ne peut aujourd'hui
se débarrasser de sa connotation péjorative ; il
est à proprement parler impossible d'en évoquer
une possibilité naturelle. Citons René
Guénon
: "Parmi
ceux qui se posent en défenseurs de l'autorité spirituelle, combien en
est-il qui soupçonnent ce que peut être cette autorité à l'état pur,
comme nous le disions plus haut, qui se rendent vraiment compte de ce
que sont ses fonctions essentielles, et qui ne s'arrêtent pas à des
apparences extérieures, réduisant tout à de simples questions de rites,
dont les raisons profondes demeurent d'ailleurs totalement incomprises,
et même de "jurisprudence ", qui est une chose toute temporelle ? (...)
Parmi ceux qui ont gardé malgré tout quelque chose de l'esprit
traditionnel, et nous ne parlons que de ceux-là parce que ce sont les
seuls dont la pensée puisse avoir pour nous quelque valeur, combien en
est-il qui envisagent la vérité pour elle-même, d'une façon entièrement
désintéressée, indépendante de toute préoccupation sentimentale, de
toute passion de parti ou d'école, de tout souci de domination ou de
prosélytisme ?")
*
(Certains sentent confusément que la liberté individuelle
est devenue un asservissement de la personne : "Alors
qu'on nous vend sans cesse l'idée que l'individu est le centre de
tout, que l'on nous exhorte à être nous-même, la réalité, c'est la
masse. Masse-média, consommation de masse, c'est au coeur du troupeau
que l'on construit nos rêves d'indépendance ! On veut se distinguer,
alors on se paie une fripe, un objet, une bagnole, tous censés nous
singulariser alors qu'ils sont fabriqués et vendus en série,
standardisés, normés et normatifs
!",
une citation d'Agnès Maillard. Pour
Camille
Loty Malebranche,
il s'agit de la létalité de néants : "L’homme
est une somme de Violence Vitale et de Révolte Vivifiante contre la
létalité des néants envahissants du monde (...)
Être
un marginal assumé, c’est avoir l’instinct de conservation de la
denrée rarissime d’humanité dans
un monde phagocytant et assimilateur qui refuse les hommes et n’admet
que les choses animées organiques
(...)
En
vérité, dans la société d’aujourd’hui, les individus sont
tous astreints à un équilibre de funambule sur la corde raide « du
normal idéologique » où le moindre faux pas le précipite
dans les deux grands abîmes de la Modernité : la maladie
mentale ou le crime... Et la belle société civilisée et
ultramoderne, dans ses roulis et tangages à naufrages divers pour
les individus, fait osciller tous entre ses vraies et suprêmes
effigies que sont l’hôpital et la prison (...)
Si
l’organisation sociale, étatico-nationale et internationale, avec
son mode de vie, est essence même de la culture - cette assumation
bonne ou mauvaise de notre nature, ce miroir de notre essence, notre
humanité - je dis que notre miroir se brise par nos civilisations
« iconocides » parce que tuant nos reflets pour ne
laisser, dans
les tessons de la glace émiettée de notre vocation immanente et
transcendante d’Humanité,
que la trace livide du vide, l’engramme desséchant de
l’effacement".
A ce point de réflexion sur le paradoxe de la contre-liberté
individuelle manifestée dans une ampleur
grandissante - qui exacerbe les pulsions terroristes
isolées les unes des autres comme résistance
à la pensée unique et hégémonique - il
conviendrait de définir comment elle procède encore
de l'utopie philosophique, comme réaction intellectuelle
contre l'Ancien Régime, mais récupérée en tant
que mythe et dogme pour asseoir vite d'autres
fins, et si la disparition de la pensée traditionnelle
fut une forme de complot de classe pour
une matérialisation de la société définie comme
moderne, moins spirituelle. Ainsi, la laïcité
ne défend pas, aujourd'hui comme elle le clame
haut et fort, le religieux sous ses formes
diverses, mais elle le tolère seulement
faute d'avoir réussi à l'éradiquer en profondeur,
exerçant toujours davantage un façonnage
des consciences propre à fabriquer des individus se prenant
pour des personnes libres ; il est édifiant
de voir l'Ecole Normale Supérieure de Paris organiser
en 2006 un colloque sur le terrorisme
(et titrer : "un défi à la pensée politique"),
alors que, malgré sa cruauté, sa folie et sa
désespérance, ses sentiments d'injustice, aussi
la probable récupération géopolitique des Etats forts
(ce serait les
USA fomentant le 11 septembre, la Russie à l'origine
des attentats en Tchétchénie), le système politique
occidental, qui bien que responsable du mondialisme, de la croissance des inégalités
entre pays riches et pays pauvres - mais toujours
au nom de l'égalité démocratique quand un être humain
sur six crève de faim - mais à cause
de cela (pour cette finalité - dirions-nous
- qui se retrouve sans pudeur avec le Quatar occidentalisé
et traitant ses travailleurs étrangers en vrais
esclaves),
ce système politique donc impose un unique paradigme
dans lequel il s'octroie, chez nous, une puissance divine, la légitimité. L'exercice
de la puissance n'est bien entendu pas de grandir
les hommes, mais de les asservir pour contrôler
le Monde, tirer son épingle du jeu économique
planétaire. Comment dès lors s'étonner tant du phénomène
du terrorisme (qui reste marginal dans ses effets) que
de sa récupération démocratique à grand spectacle pavlovien
? Je ne crois pas un seul instant que
le terrorisme soit un défi à la pensée politique, puisqu'il
ne sort pas de son paradigme fondamental depuis
la colonisation : il
faut toujours une cause ou une justification qui
soient extérieures pour cacher nos
crimes ou nos insuffisances, ce que pense Noam
Chomsky.
Sur la tournure toujours plus parodique de
la Démocratie, c'est à dire le renoncement
à la pensée personnelle que ce système porte
en lui, Alexis
de Tocqueville
nous mit pourtant en garde après son voyage en Amérique. Pour qu'un tel système de
tromperie et d'usure
(car il faut que la chose devienne rare pour prendre
de la valeur, mais inversement les produits de grande
distribution perdent de leur qualité et sont fabriqués
par les pays pauvres eux-mêmes) retarde son propre chaos, il lui faudra toujours
plus de terrorisme pour contrôler le Monde (c'est
à dire trouver de la rareté là où
nous
pouvons toujours l'imposer : technologie nucléaire), de caméras de
vidéosurveillance, de chômage pour contrôler ici. Il fut consternant de suivre
la propagande pour la fausse
pandémie de la grippe H1N1, et ses profits colossaux, tandis qu'aucun des propagandisques des scandales
sanitaires précédents n'est jamais venu présenter
des excuses pour ses manquements criminels,
devant le peuple qui continue malgré tout de voter pour ces
mêmes personnages, et faisant qu'à tous ses
échelons notre société manifeste un trouble
grave de la personnalité : ce qui dit la bouche
et ce que pense la tête vivent dans un monde différent
depuis si longtemps)
Remarquons l'opposition droite-gauche destinée à entretenir l'illusion, dans
le cas peu probable où la classe politique
aurait assez de finesse d'esprit pour ne serait-ce
que l'imaginer, ce qui parait optimiste à
la vue du niveau des débats. Parler
d'enfants à la maternelle, plutôt dans la cour de
récréation, semblerait juste. Est-ce la raison pour
pardonner l'irresponsabilité chronique face à l'amiantage
ou au nuage de Tchernobyl arrêté à la
frontière ? Je ne le pense pas, même si la faiblesse
de la mémoire et du discernement accable l'électeur
moyen, et fait saisir simultanément l'incompréhension
politique pour toute éthique ou vertu.
La tromperie, l'utilitarisme, la cupidité, dirigent
le Monde sous couvert de morale "citoyenne"
destinée au peuple en particulier, mais à son contrôle.
Une preuve divertissante ? Non deux : a) remettez
en
cause la version officielle de l'intervention américaine
en Irak - et hop ! - c'est le droit de vote qui saute,
b) appelez au secours le Ministère de la Culture
pour que l'ANPE vous laisse vous déplacer à un stage
- et hop - c'est le préfet qui vous convoque
immédiatement pour vous faire radier du chômage,
même si vous êtes en congé. Autrefois, on lâchait
les chiens, ou c'était la rafle du Veldive,
autre époque, autre lieu, autres moeurs, mais le
fond reste identique. Il explique le si peu
de différence morale entre une mère de
famille allant acheter de la viande produite industriellement
... jusqu'aux abattoirs, et les génocides, et
dont
la Shoah n'a pas l'exclusivité dans l'Histoire.
Dans
son célèbre entretien avec le Diable,
Günther
Schwab
nous initiait sur le fait que la décadence organisée,
ou bien même orchestrée, de la société, de ses valeurs,
repose sur une rétribution du travail qui est inversement
proportionnelle à sa valeur intrinsèque ou collective
(car il faut à tout prix détourner les consciences de
la beauté et de l'intelligence), comme en témoigne
les revenus misérables des paysans qui nous nourrissent,
les salaires des chercheurs, face aux rétributions
colossales de ceux qui font de l'argent avec de
l'argent. Mon site photographique m'a paru
être davantage une participation à la richesse
globale, qu'une manifestation de mon
individualisme, je
considère comme particulièrement retors les politiques,
les fonctionnaires qui ne sont intervenus, de
manière machinique, que pour y mettre un frein,
comme "engramme desséchant de l'effacement". Il
s'agit de mettre les uns et les autres en concurrence,
d'assassiner les vocations sur le pied d'Estal des
ambitions, fabriquer suffisamment de chômage pour
rendre corvéable et entretenir la peur.
Ecoeuré d'avoir été réveillé
en pleine nuit par les Ecossais qui ne supportent pas
qu'un étranger dorme sans payer sur les parkings publics
(no overnight parking), aussi que les Irlandais vous déversent
des ordures sur la tête quand vous vous lavez dans
les toilettes publiques des ports, que les Corses vous jettent
à la figure que photographier leur île n'est qu'une
tentative de soutirer de l'argent, que l'ANPE interdise
le moindre déplacement quand vous vous êtes
en situation de forte précarité et que l'Hôtel
des impôts ne reconnaisse aucun droit d'auteur (en langage clair,
garantir la TVA) pour votre activité, que le Ministère de la Culture
vous plante un coup de couteau dans le dos quand
vous appelez à l'aide, et quand il est devenu caricatural
d'accorder sa confiance aux artisans du bâtiment
ou à la Justice qui s'attache davantage à la
lettre qu'à l'esprit, consensus très révélateur
d'une représentation, - usé de tout,
de la moralité
plébéienne de Nietzsche faisant tourner ce merdier
que les idiots appellent Civilisation des Lumières ; ce 24
décembre 2009, j'arrête tout, la photographie, le
reste. Envie furieuse de dire comme
Arthur Schopenhaueur,
que la seule différence
qui existe au quotidien entre vie et cauchemar, c'est
que l'on finit par se réveiller de ce dernier, non
de la vie.
Je
paye pour que les photographies de mon site restent en ligne
dix ans ; ensuite, elles sombreront dans
le néant qui est la réalité
des choses auxquelles vous attachez de l'importance ; je
maintiens mon texte que j'espère foudroyeur de la
"société du
spectacle"*
qui ne m'a pas permis d'exister. Ce sont aussi les
pays les plus revendicatifs, vindicatifs sur
les questions morales, idéologues (USA -
Chine - Iran)
qui génèrent le plus de désordre d'un point de vue
géopolitique, qui défendent dans le même temps
la barbarie de la peine de mort, signature des forces
de soumission ; il est extraordinaire de constater
à quel point le dogme de la liberté républicaine,
et dont n'ont que faire les dirigeants chinois
ou russes, cache dans nos démocraties une forme
très subtile de coercition de l'âme, celle-ci ayant
substitué le moteur "peur-consommerisme"
au "punir-récompenser", procédé de
contention de la population basé sur le stress*
permanent. Mais, il est peu de dire que la domination
du Monde a changé de main et que l'Occident a vécu,
ou que ce qu'il reste de nos valeurs culturelles
sera absorbé par les nouveaux conquérants ; certains
hommes ou femmes politiques voudraient sauver leur
Monde face au mondialisme barbare ... ont-ils cependant
encouragé l'élan créatif de leurs artistes ? Pour
quelles raisons ce système devrait-il survivre
à lui-même, si ce n'est que ceux qui le veulent
le font avant toute chose pour leurs propres affaires
? Verrons-nous une guerre ou un nouvel ordre mondial
? *
(Giorgio Agamben
:
"L’unification substantielle du spectacle concentré (les démocraties
populaires de l’Est) et du spectacle diffus (les démocraties
occidentales) dans le spectacle intégré, qui constitue une des thèses
centrales des Commentaires, que bon nombre ont trouvé à
l’époque paradoxale, s’avère à présent d’une évidence triviale. Les
murs inébranlables et les fers qui divisent les deux mondes furent
brisés en quelques jours. Afin que le spectacle intégré puisse se
réaliser pleinement également dans leur pays, les gouvernements de
l’Est ont abandonné le parti léniniste, tout comme ceux de l’Ouest
avaient renoncé depuis longtemps à l’équilibre des pouvoirs et à la
liberté réelle de pensée et de communication, au nom de la machine
électorale majoritaire et du contrôle médiatique de l’opinion (qui
s’étaient tous deux développés dans les États totalitaires modernes)") *
(Estimation du coût du stress au travail en France
: 3 milliards d'euros en 2007, pour : infarctus
- maladies cérébrovasculaires - hypertention - dépression
- TMS)
Citons Guy
Debord* excellant dans
la description du spectacle, qui
rejoint le délire
ou le désir
chez Gilles Deleuze*
et la monstruosité
dans la métaphysique de René
Guénon* : *
("Toute
la vie des sociétés dans lesquelles règnent les
conditions modernes de production s'annonce comme
une immense accumulation de spectacles. Tout ce
qui était directement vécu s'est éloigné dans une
représentation (...) Le spectacle se soumet les
hommes vivants dans la mesure où l'économie les
a totalement soumis. Il n'est plus rien
que l'économie se développant pour elle-même")
*
(" -
quand on nous dit : attention, faut pas confondre le désir, le
plaisir, la jouissance, évidemment il ne faut pas les confondre puisqu'ils
en ont besoin pour faire trois arcs d'un même cercle, à savoir
les trois malédictions portées sur le désir. Les trois
malédictions c'est :
- tu manqueras chaque
fois que tu désireras,
- tu n'espéreras
que des décharges,
- tu poursuivras l'impossible
jouissance.
Alors le désir
est complètement piégé, il est pris dans un cercle")
*
("L'avis
de la majorité ne peut être que l'expression de
l'incompétence (...) - la grande habileté des dirigeants, dans le monde moderne, est de faire
croire au peuple qu'il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse
persuader d'autant plus volontiers qu'il en est flatté et que
d'ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu'il y a
là d'impossible. C'est pour créer cette illusion qu'on a inventé le "suffrage universel"
(...) - il n'y a plus de place pour l'intelligence ni pour
tout ce qui est purement intérieur, car se sont là des choses qui ne se
voient ni ne se touchent, qui ne se comptent ni ne se pèsent : il n'y a
de place que pour l'action extérieure sous toutes ses formes, y compris
les plus dépourvues de toute signification. Aussi ne faut-il pas
s'étonner que la manie anglo-saxonne du "sport" gagne chaque jour du
terrain : l'idéal de ce monde, c'est l'"animal humain" qui a développé
au maximum sa force musculaire ; ses héros, ce sont les athlètes,
fussent-ils des brutes ; ce sont ceux-là qui suscitent l'enthousiasme
populaire, c'est pour leurs exploits que les foules se passionnent ; un
monde où l'on voit de telles choses est vraiment tombé bien bas et
semble bien près de sa fin (...) Entre l'esprit religieux, au vrai sens du terme, et l'esprit moderne, il ne peut y avoir qu'antagonisme") Montrer
des paysages est sans doute une bonne démarche,
sensible et certainement écologiste, et
qui éveille à la beauté du Monde, mais il convient
d'expliquer à ceux qui n'y ont jamais réfléchi,
par exemple des fonctionnaires - placés aux
ordres, les raisons secrètes pour lesquelles une
telle démarche n'a aucun droit citoyen
à être sa propre justification ; la démocratie
a fait de l'esclavage l'essence même de son principe
régulateur : les initiatives ou pratiques n'ont plus
pour finalité que la valeur d'échange (comme
la maladie), non celle d'usage (la Vie) ; le
seul Art officiel devient celui qui aide
de manière nihiliste à déconstruire les valeurs
traditionnelles, à détruire ce qu'il reste de l'homme
- chez l'homme. Il y a alors un rapprochement
à faire entre le passage du religieux au consommérisme,
dictés par la "pulsion de mort" Deleuzienne,
et celui de l'esclavage naguère opéré
de façon verticale et disciplinaire, s'exerçant
désormais de manière toute horizontale, grâce notamment
à la diffusion régulière de la peur se substituant
au récompenser et punir. Mais, la désacralisation
du Monde va plus loin que le matérialisme,
plus loin que la pulsion consommériste, elle participe
à éradiquer les dernières valeurs traditionnelles
au nom d'une liberté que l'absence de maturité (ou
infantilisation des personnes) retourne sur elle-même
pour en faire la société de contrôle extrêmement
rusée : le comportement citoyen. Mais citons Karlfried
Graf Dürckheim
: "Le
manque de maturité des adultes est la maladie chronique
d'une humanité qui, aveuglée par son pouvoir de
domination sur le monde extérieur perd de vue le
chemin intérieur (...) La première vertu spirituelle
est une objectivité incorruptible. Le jugement d'un
homme mûr n'est plus soumis à sa subjectivité ;
il parle des choses telles qu'elles sont. Il est
libéré de son petit moi, de ses angoisses et de
ses désirs qui lui cachent la vérité des choses
; il est ainsi dépourvu de la rigidité d'une opinion
définitive (...) Les hommes se distinguent les uns
des autres par les variations de leur être en reflétant,
par celles-ci, les élans originaux de l'ETRE qui
sont à l'oeuvre en toute chose vivante"
("La percée de l'Être"). Nous sommes ici loin de
la définition de "pulsion de mort" ;
l'Être ramène à l'ontologique - la question
que Deleuze considérait empoisonnée
: cause ontologique - raison intrinsèque du
survenir sur le plan manifesté, l'antériorité principielle de laquelle est
différenciée la Phénoménologie de l'Esprit, oeuvre complexe
écrite par Hegel, et où Être et Néant procèdent d'une
commune influence, d'un commun déterminisme. Mais
la "pulsion de mort" est
peut-être en vérité une "pulsion de vie",
l'attrait de l'Être
- rappelant celui de l'être aimé que l'on risque de
perdre - mort de notre âme cette fois-ci, et
double intériorité-intérieurité au désir superficiel qui enchaîne en succédant
au phénomène religieux (selon Deleuze,
la réaction à la prise de conscience de
notre propre mort), exacerbé afin de favoriser la
croissance, le consommérisme, la pulsion d'achat
et l'endettement (technique d'enfermement selon
Foucault) ; quand je parle d'esclavagisme
dans le sens moderne et donc horizontal, c'est ce cercle dont nous entretient Deleuze
qui en est la structure centrale : la production des machines désirantes
et des corps sans organes. Dans
le sens linéaire de notre Histoire,
la phénoménologie hégélienne (de la réunion des contraires)
cède la place devant celle très faussement
transcendentale de Husserl et qui met en parenthèse la réalité extérieure, ou
naturelle, qui devient la science
des phénomènes tels qu'ils apparaissent dans le
champ de la
conscience (mais l'élève Heidegger développera celle "ontologique"
éloignée
de ce concept d'intentionalité, de tout pathos,
de tout éthos), quand pour Hegel
il ne s'agit que de pensée spéculative
dissolvant l'idée de concept fini : concilier
l'Être et le devenir, ce dernier comme résultat
du rapport entre Être et Néant réunis dans la relation
qui ne les oppose plus. Il ne s'agit donc pas de
l'Essence dans le sens aristotélicien
; voici cependant une raison
évidente
de
l'hermétisme fort de la pensée hégélienne : elle
laisse supposer des contraires qui n'en sont pas,
et
son fonctionnement n'est pas dialectique. Mais
la modernité n'a pas manifesté cette grande
espérance hégélienne
dans le progrès perçu comme unificateur d'une Histoire qui amènerait à
l'Être
ses propres remèdes, elle légitime la seule force
de la volonté dans l'action extérieure ; pire, elle est devenue radicalement binaire,
simpliste et machiniste, l'unique rapport de force des
uns et des autres,
avec l'égalitarisme
comme masque destiné à cacher l'incessant déchaînement
des volontés de domination, et quelque
chose d'infiniment pervers dans les intentions*, dans
la suprématie des bas instincts* de notre cerveau
reptilien, raison profonde pour laquelle
la gestion marchande du devenir contraint l'Être
: elle n'admet aucun vide, moins encore l'essence
de l'Être qui s'y manifesterait, car le matérialisme est
l'approche quantitative* - par conséquence égalitariste, et
ce que Heidegger qualifia du terme "tomber
hors de l'Être".
*
(La terre est gorgée de pesticides,
les aliments sont irradiés
(exemple : rayons gamma - Cobalt 60 ou
Césium 137), la nourriture perd ensuite toute vitalité
lors de son passage au
four à micro-onde.
Citons ici Alain Scohy : "Je
suis à peu près certain que le four à MICRO-ONDES concourt à
l'effondrement immunitaire du SIDA, beaucoup plus que le fameux virus
H.I.V. Moins pourtant que l'accumulation imbécile et charlatanesque
des vaccins ! Il faut donc - en toute logique - éviter d'acheter cet
engin, et dans le cas où la bêtise est faite, la réparer en allant
le jeter à la première décharge venue !".
A visiter également, le site de Daniel Depris (Président
du CEPHES) : http://depris.cephes.free.fr/whoswho.htm.
D. Depris : "Ils
(documents)
démontrent que,
contrairement à ce que l’on s’efforce de
laisser croire au grand public, à la presse et aux médias, la
nocivité des rayonnements électromagnétiques non ionisants - à
basses ou à hautes fréquences - est connue et confirmée depuis
plusieurs décennies. Ils prouvent, par ailleurs, qu’il existe bel
et bien une sorte de COMPLOT D’ETAT visant à étouffer la réalité
des faits et à privilégier les intérêts des grands lobbies
industriels et financiers au détriment de la santé et de la
sécurité des travailleurs et de la population toute entière";
La suite incessante des "scandales sanitaires"
démontre, de manière radicale de l'amiante à
la grippe H1N1, qu'il n'est pas raisonnable
d'accorder la moindre confiance aux
hommes et femmes politiques. Un autre site
digne d'intérêt : "Scandales
français",
remarquablement documenté. Nous pouvons lire : "On
y expliquait que 8 chercheurs dont le scientifique Hans Ulrich Hertel
de l'université de Lausanne, et le Pr Blanc de l'institut de
technologie suisse, avaient réalisé une étude en 1991. La conclusion
mentionnait que les personnes utilisées comme cobayes pour absorber la
nourriture cuite dans un four à micro-ondes, provoquait une
modification de la formule chimique de leur sang, qui pouvait être
nocif pour le métabolisme humain (...) Ils
ont constaté une baisse des taux d'hémoglobine, de lymphocyte, de
cholestérol bon (HDL) et mauvais (LDL). Le cumul de ces facteurs et
d'autres, provoque une dégénérescences plus rapide de l'organisme (...)
Il faut savoir qu'une irradiation ionisante ou
non, provoque la création de radicaux libres, radiolitiques, nucléides,
radionucléides, dans les organismes biologiques (...) Pour
ce qui est des aliments, ils sont de plus en plus souvent passés dans
des chambres d'irradiation pour éliminer les germes. C'est vrai pour
100% des conserves et surgelés. Or cette méthode élimine les vitamines
A, C, D et E, et permet la formation de radicaux libres selon Mme
Michèle Rivasi qui a été de la CRII-RAD (...) Le
Dr Sam KOSLOV de l'université John Hopkins a constaté sur un singe
exposé chroniquement à des M-O, l'apparition du syndrome d'Alzheimer
neurofibrillaire. Une autre expérience plus récente datant d'août 97 du
Pr Repacholi démontre que des cancers lymphatiques apparaissent sur des
souris exposées à des portables GSM".
N'oublions alors pas la guerre
climatique
évoquée par Marc Filterman (Les
Armes de l'Ombre)
: le projet américain HAARP
; l'émission de Serge de Beketch, sur Radio Courtoisie,
du 11/09/2002 fut édifiante. Michel Chossudovsky
(professeur d’économique à l’université d’Ottawa)
: "D’un point de vue militaire,
HAARP est une arme de destruction massive, capable de déstabiliser des systèmes agricoles et écologiques au niveau mondial".
Aussi, au lieu de faire chanter aux enfants
"un sang impur", d'afficher "Liberté
- Egalité - Fraternité", il conviendrait peut-être,
pour un début,
d'inscrire l'impératif
catégorique
kantien sur les murs de l'Assemblée nationale, pour s'occuper
enfin de la Connaissance et de la Santé - conformément
aux engagements idéologiques, si ce n'est que je
joue les idiots en faisant mine de croire que le
rôle des médias est d'informer, et celui du Ministère
de la Santé de la préserver. En réalité, la société est
une représentation d'un spectacle : on induit
des dangers imaginaires susceptibles de cacher ceux
qui, par contre, sont bien réels. C'est Néron
mettant le feu à Rome, ou une forme de poujadisme.
En Italie, Silvio Berlusconi est un spectacle à
lui tout seul, acteur de la commedia dell'arte, comédien
professionnel et détenteur d'une variété
incroyable de masques et de bouffonneries) *
(Nietzsche,
encore plus déchireur que l'homme éternellement
révolté d'Albert Camus : "
- il se pourrait qu'un jour la populace devint le
maître et qu'elle noie alors le temps tout entier
dans les eaux basses (...) Il est besoin, en effet,
de beaucoup de nobles et de beaucoup de sortes de
nobles, pour qu'il existe de la noblesse ! Ou bien
comme je l'exprimais, jadis, sous forme de parabole
: "C'est cela la divinité, qu'il existe des
dieux, mais pas un Dieu"") *
(Tout est devenu régi par la Quantité, et
la destruction profite considérablement plus à la
Croissance
que l'harmonie et le bonheur. Gilbert
Altenbach
("Les
ondes qui tuent"),
à propos de l'irradiation des aliments par le Cobalt
60 : "La
théorie officielle est tout à fait humanitaire.
Les pertes alimentaires, surtout dans les pays
du tiers monde, sont immenses et catastrophiques
(...) -
dépendent des mauvaises conditions de transport
ou de mauvaises relations avec les nations voisines,
ou bien d'autres facteurs. Donc, la solution n'est
pas l'irradiation. Mais, cette justification particulière
ne s'applique pas à l'Europe ou à l'Amérique. Alors
quel est le motif véritable ?
Eliminer les déchets radioactifs, même au détriment
de la santé de la population ? Promouvoir une nouvelle
industrie et ses retombées économiques à
n'importe quel prix ?".
A ce jour, aucun politique n'a encore été jugé
pour l'amiantage ou pour avoir laissé enterrer 200
millions de tonnes de résidus radioactifs dans les
remblais des routes, sous les école, les parcs, les
stades. Que font la Justice ou la Police ?
Sont-elles corvéables à ce point quand le fait
divers, qui est sans intérêt, fait la
Une des journaux télévisés ?)
La
Démocratie humaniste a accouché d'un effroyable monstre.
Le peu de valeurs traditionnelles non éradiquées
sont réutilisées pour une représentation réflexe,
si ce n'est que le verbe de la paperasse administrative
et l'architecture glacée des édifices publiques
témoignent, malgré elles, de la barbarie déshumanisante.
Citons avec plaisir Edgar
Morin,
dont la réflexion est allée au cœur du chaos d'âme
: "Aussi le développement, notion
apparemment universaliste, constitue un mythe typique du sociocentrisme
occidental, un moteur d'occidentalisation forcenée, un instrument de
colonisation des "sous-développés" (le Sud) par le Nord. Comme le
dit justement Serge Latouche, "ces valeurs occidentales (du
développement) sont précisément celles qu'il faut remettre en question
pour trouver solution aux problèmes du monde contemporain". Le
développement ignore ce qui n'est ni calculable ni mesurable,
c'est-à-dire la vie, la souffrance, la joie, l'amour, et sa seule
mesure de satisfaction est dans la croissance (de la production, de la
productivité, du revenu monétaire…). Conçu
uniquement en termes quantitatifs, il ignore les qualités de
l'existence, les qualités de solidarité, les qualités du milieu, la
qualité de la vie, les richesses humaines non calculables et non
monnayables ; il ignore le don, la magnanimité, l'honneur, la
conscience… Sa
démarche balaie les trésors culturels et les connaissances des
civilisations archaïques et traditionnelles ; le concept aveugle et
grossier de sous- développement désintègre les arts de vie et sagesses
de cultures millénaires. Sa
rationalité quantifiante en est irrationnelle lorsque le PIB comptabilise comme positives toutes activités
génératrices de flux monétaires, y compris les catastrophes comme le
naufrage de l'Erika ou la tempête de 1999, et lorsqu'il méconnaît les
activités bénéfiques gratuites (...)
Le développement ignore
que la croissance techno-économique produit aussi du sous-
développement moral et psychique : l'hyperspécialisation généralisée,
les compartimentations en tous domaines, l'hyperindividualisme et
l'esprit de lucre entraînent la perte des solidarités. L'éducation
disciplinaire du monde développé apporte bien des connaissances, mais
elle engendre une connaissance spécialisée qui est incapable de saisir
les problèmes multidimensionnels, et elle détermine une incapacité
intellectuelle de reconnaître les problèmes fondamentaux et globaux".
(A lire sur le site : http://www.planetecologie.org/JOBOURG/Francais/transversales/introtrans.htm) Il
est vrai qu'à écouter les politiques - dans la mesure où la langue de bois manifesterait
quelque
hauteur - il est à se demander si ces gens
font exprès de mal penser, s'ils manifestent
un genre d'autisme particulier ou sorti du même
moule de l'ENA davantage propice à la compréhension
de terrain, si ce n'est une influence morbide. Hormis
les techniques d'enfermement, le délire d'un
débat sur l'identité nationale fut le signe d'un sociocentrisme étatique, auquel cas il
faut nous rappeler le mot de Jean-François Revel : "depuis que la France rayonne, je me
demande comment le monde entier n'est pas mort d'insolation". L'auteur s'est défié,
comme rationaliste, des systèmes globaux d'interprétation
du réel, de Bergson à Hegel. En donnant la
prévalence, non épidémiologique - mais phénoménologique,
à la pensée détachée de la philosophie existentialiste, aussi en accordant
pour le
socialisme sa valeur à l'économie de marché, Revel représentait la pensée
dominante qui, bien que se voulant objective, sombrait
malgré tout, à cause de cela même, dans l'irrationalité d'une rationalité
quantitative, un témoignage large de l'utopie
humaniste, non holiste, qui servit finalement à masquer des
prises d'intérêt, par la tromperie intérieure, positionnée à l'inverse du débat fourbe
de l'identité
nationale des préfectures dont la finalité
philosophique cachait mal celle de la société de
contrôle récurrente - ou plutôt récurante, comme
si la société n'était mue que par deux forces :
centripète pour le conservation du Pouvoir et centrifuge
pour son exercice, notamment les "prétextes
de civilisation"
que citait René Guénon. Ce système structuré
en bipolarité*, semblablement
à l'opposition droite-gauche, donc binaire,
ne peut
se développer que sur le plan horizontal ; il
est censé être égalitaire, alors que les inégalités
ne cessent de croître entre les pays, les personnes
de ces mêmes pays. Il est alors convenu de croire
qu'un manque de démocratie est à l'origine de l'injustice,
mais la
conscience innée, qui procède comme le religieux
de manière verticale, en est le frein naturel.
C'est une raison pour laquelle,
mais une fois qu'il aura tout dévoré sur une Terre limitée, ce
système se
détruira de lui-même. La réflexion amène
à la pensée guénonienne plus métaphysique et
pour laquelle il s'agit
de l'ignorance engendrée par l'éloignement au
Principe, qui est aussi entretenue afin de laisser se déchaîner toutes
les ambitions,
les siennes en particulier, et au nom des
Lumières éclairant le Monde : droits
de l'homme, élection démocratique. Lorsque Guénon nous entretient de contre-initiation,
il n'évoque pas des forces ténébreuses conscientes
de leur propre réalité, mais la baisse des
capacités de l'intellect et dont l'intuition
est la forme la plus inférieure, le satanisme
correspondant à la prédominance de la matérialité
ayant pris valeur d'Absolu, cette fameuse croissance
et le progrès.
A l'opposé de cette réflexion sur la Chute,
se sont juxtaposées des théories du complot
(cercles
maçonniques ou banques juives) faisant tomber la
tête du Roi pour servir au mieux des intérêts
; c'est faire injure à la Tradition, que
de ne voir exclusivement que des interventions utilitaristes là
où intervient un phénomène global (cyclique
dans le sens de l'éternel retour stoïcien, cyclique
dans le sens des rythmes cosmiques : les quatre
âges des différentes traditions),
quelque chose que Heidegger présentit comme
richesse du Monde dépassant ce que nous pouvons
concevoir, Nietzsche comme "Surhomme" -
ou dépassement
de soi, Karlfried
Graf Dürckheim comme percée de l'Être. Or,
l'humanisme plaça l'homme au centre
de toute chose et ses effets furent contraires aux intentions
initiales des philosophes ayant oublié que
c'est à l'homme de se déplacer vers le Centre*
(moteur immobile d'Aristote) ; la liberté de
pensée spinozienne est donc devenue ce contrôle
deleuzien, la société libre occidentale un spectacle
ou camp placé sous la haute surveillance des caméras
vidéo. En animalisant l'homme, en faisant
une machine standardisée pour des besoins qui le
sont tout autant, le droit de vote fut la reprise du Pouvoir
par un retournement en force, celui par lequel on
sollicite celle du nombre pour une société du chiffre
; nous pouvons convenir qu'Arthur* a non seulement
chassé le sanglier blanc, qu'il a renié Merlin,
mais qu'il s'est lui-même perdu dans cette
course folle.
*
(Dans la société disciplinaire redéfinie comme de
contrôle,
nous devenons, selon Michel Foucault, un rouage
de la surveillance,
et la société n'est pas encore vraiment perçue comme
un spectacle
; la bipolarité dont je parle est donc celle-ci
: centripète quand il s'agit de la représentation
du Pouvoir (les anciens codes
despotiques
deleuziens inspirant l'idée d'une
identité nationale),
centrifuge quand la pensée unique s'installe. Pour
faciliter ce changement, ne façonner qu'une
société de consommation
intellectuellement compatible avec le matérialisme,
il convenait, selon Luc Ferry, de déconstruire
les "valeurs
traditionnelles",
pour faire en sorte que la véritable Culture, à
l'origine d'une véritable identité, disparaisse.
L'enfermement
fut physique ; on ne mit pas que les criminels
en prison, mais les fous, aussi les voyants, les
personnes douées de facultés extrasensorielles,
les protestants. Mais désormais, un genre plus
efficace d'enfermement est à l'oeuvre, celui par lequel
nous renonçons à notre royauté intérieure
(l'Être), pour sombrer dans la psychose d'une peur entretenue
et
distillée au quotidien. Cette bipolarité discipline-contrôle,
qui se fond dans la société de surveillance, a tranché
tout lien avec l'Être, même si la religion catholique
sut conserver, avec le platonicisme et lors de la
Scolastique vite influencée par Aristote (en réalité
: Avicenne, Averroès et Maïmonide), quelque souvenir
de la réminiscence, de l'amour et de la beauté conduisant
à l'amour de Dieu, Saint Augustin convenant qu'à
peu de choses près les platoniciens seraient chrétiens.
La modernité a détraqué l'âme, la valeur de la beauté
qui rattache à l'Être ; Il suffit d'assister à cette
démesure des princes arabes riches à milliards
- et promptes à faire couper des têtes, mais
qui arriveront au Paradis après les cochons, qui
dépensent des fortunes pour faire construire des
tours de 1000 mètres de haut, au lieu d'utiliser
ce don d'Allah pour soulager la faim dans le Monde.
C'est bien moins les idéaux des Lumières qui
inspirent l'Orient ou le Moyen-Orient, que l'orgueil
ostentatoire qui caractérise la force occidentale
: le paraître cachant l'hégémonie culturelle, l'absence
de toute percée de l'Être qui inspirait toujours l'équilibre
des énergies dans la médecine chinoise détentrice de
la Tradition taoïste. Ce n'est pas l'insolation
qui gagne le Monde, mais un état de pure démence
intellectuelle) *
(Centre,
comme le moyeux vide (Non-être dans la réponse de
Gorgias à Parménide : informulable ou indicible)
qui fait tourner la roue cosmique en Inde védique
(nâbhi dont la racine étymologique donnera moyeu),
que l'on retrouve avec la roue de fortune du Tarot
de Marseille, également Omphalos (Delphes) ou ombilic
chez les Grecs, pierre sacrée qui fut un Bétyle
ou pierre de foudre chez les peuples sémitiques
(Beith-el : Maison de Dieu), ou pierre noire comme
celle enchâssée dans la Kaaba. Le Centre du Monde,
dont la symbolique de la roue réunit la Manifestation
(l'Être symbolisé par la circonférence) et le vide
central (lumière noire), marque la mise en relation du terrestre avec le spirituel.
Une telle géographie est alors appelée géographie
sacrée. Ce qui caractérise la Modernité, avec la loi scélérate
de 1905, c'est la rupture avec l'Être en tant
que tel, c'est à dire relié au Soi, qui
au niveau individuel sera
formulée par Heidegger avec le terme Dasein
(Etant, être là dans le sens d'existence) s'opposant à l'Être profond,
qui fait que le On devient aliéné par les habitudes,
soumis
à sa dictature, quand le Dasein est lui-même un
Mitsein : être avec les autres, autres qui remplissent
une fonction, ne sont plus eux-mêmes. La
phénoménologie heideggérienne fut donc la recherche
de l'ipséité (ou sens de Soi : "l'essence
du Dasein tient dans son existence"),
à laquelle succéda une incompréhension fâcheuse
de Sartre ("l'existence
précède l'essence")
inversant l'approche ontologique au sein de l'intentionnalité
husserlienne. L'aliénation du Dasein au Monde (ou
être-public), ou
facilité à renoncer en faveur d'un laisser-aller, conduit à la représentation du Spectacle chez Guy
Debord, au non-vivant, aussi à la volonté politique
de définir une identité nationale
(sens moindre que la philosophie fasciste de Gentile), quand
Deleuze parlait de l'existence comme d'une pluri-identité.
C'est ici, qu'un débat sur cette identité nationale
prend son sens, plutôt l'absence du sens
d'être-soi et son effacement. Pour Heidegger, la
présence du sujet dans le Dasein l'éloigne de l'être-soi,
le Dasein est
aveugle, il est désaxé vis à vis de ses possibilités.
La question de l'intentionnalité husserlienne fut
le point de rupture avec l'inconscient de Freud qui
ne perçut pas un caractère ontologique dans
l'analyse des contes. Chez Kierkegaard, l'angoisse est un
thème ontologique, non une matière psychanalytique
; chez Carl
Gustav Jung l'individuation
est un processus alchimique dans une psychologie
analytique destinée à la réalisation du Soi, avant
qu'il ne décèle une synchronicité
dépassant le cadre du sens perçu par la personne,
acausal et atemporel : "apparition simultanée de pensées, de symboles ou d'états psychiques identiques".
Il y a l'évidence d'un plan métaphysique
où réalité physique et synchronicité renvoient au
concept d'Unus Mundus, et à celui d'Unicité du Monde.
En ce sens, l'individuation va à l'encontre
du formatage identitaire voulu par le politique
- pour structurer le contrôle, la réalisation
de soi-même n'a plus de rapport avec le Moi
également sollicité - pour favoriser la
Croissance. La Modernité n'entend pas seulement
freiner la différenciation individuelle qui
développe la personnalité, elle prend également
le contrôle de la psyché individuelle pour en fabriquer
une collective, au nom de la Liberté.
Alors, ne nous y trompons pas, la peur sociétale n'est
pas une angoisse métaphysique et ontologique, mais
un procédé éculé de gouvernance ; comment s'étonner
d'une volonté politique voulant favoriser l'Etant
par rapport à l'Être, chez le sujet-citoyen, quand
son idéal de civilisation s'est lui-même affranchi
de toute considération de Centre ou d'un Principe
autre que lui-même ?) *
(Tout le sens des mythes de la civilisation
celtique, avec l'ours (arthur)
et le sanglier (brocéliande)
animaux symboliques du retournement du Pouvoir engagé sous
Philippe le Bel) Edgar Morin, Guy
Debord ou Michel Foucault, ont certes l'analyse fine du
monde moderne, de son fonctionnement
mensonger et pervers, mais sans proposer autre
chose qu'une lucidité inaccessible au peuple,
une utopie quand la conscience
collective est encore ramenée au seul plan de l'individualisme,
même si Lionel Jospin idéalise une gauche qui combat
justement cet individualisme au nom d'un social
collectif.
Le communisme, quant à lui, a montré qu'il ne se
différenciait guère du fascisme. La démocratie
actuelle est devenue le déni de ses idéaux
ou principes fondateurs,
car elle fonctionne sur un mode schizophrénique ou
paranoïaque, pollue toujours plus, ment
toujours davantage, mieux : elle recourt à une peur
permanente
qui en devient l'ultime garante. A se demander comment
le Monde actuel tournerait, comment l'unité sociale
se maintiendrait, sans l'intervention inespérée
du terrorisme.
Martin
Heidegger
: "Que diriez-vous, si les choses étaient
telles que l’homme, que les peuples dans toutes leurs machinations et leurs plus
grandes affaires, aient bien une relation à l’étant, et cependant soient tombés
depuis longtemps hors de l’Être sans le savoir, et que cela même soit la raison
la plus intime et la plus puissante de leur décadence ? ".
Dans ce système, les initiatives deviennent
des moyens, les crises multiples succèdent aux
multiples rapports de force saisis comme autant
de procédés : il
n'y a plus aucune participation aux "élans originaux
de l'Être". Alors, si mon site s'appelle "pleinouest35",
ce n'est pas pour une connotation Bretonne
ou Basque, mais parce que je photographiais la côte
Ouest de ces différentes régions, avec le chiffre
35 ne
représentant pas l'Ille-et-vilaine mais le nombre
précis de jours de congé octroyés par l'ANPE, mais
ce
qui
n'empêche aucunement cette dernière de convoquer
pendant ce temps légal afin de faire radier,
avec ensuite la bénédiction de la Justice qui entérine
l'acte et rejette la plainte. J'ai la nausée,
même s'il parait certain qu'une telle civilisation
se condamne, qu'elle se trahit elle-même
en révélant au grand jour son animalisation
de
l'homme. L'oeil que le photographe pose sur les
paysages ne saurait lui faire oublier d'appuyer
son regard sur la société elle-même, une prétention
à la vérité. La religion sert à cadrer les
personnes, la recherche fondamentale à favoriser
l'industrie. La substance de mon site est
une déception fondamentale de la nature humaine,
que celle terrestre participerait encore à recentrer.
Peu d'hommes et de femmes - mais une humanité
que l'on a animalisée, conditionnée. La "société
de contrôle"
deleuzienne est en passe d'accorder son crédit
à la thèse guénonienne de l'illusion démocratique
et de son instrumentalisation, le masque tombe pour
qui daigne rester encore maître de son intelligence.
Exemple : le WTC-7*
qui, bien que n'ayant été percuté par aucun avion
le 11
septembre,
ni subi d'explosion ou d'incendie significatif,
secoué seulement par des secousses sismiques inférieures
à 2 sur l'échelle de Richter, s'écroule sept heures
plus tard avec une forte brisure en son centre
qui est la signature des démolitions
contrôlées. Cela témoigne que la politique -
et les médias - constituent la mise
en forme de la société
du spectacle
destinée à entériner une rupture avec le
réel ; depuis 2009, l'humanité vit majoritairement
dans les villes. Elle est soumise par la peur, elle
est surtout modelée par une pensée
unique diffusée "en finalité". Je crains que
tout ne soit que mensonges et que nous ne soyons
rien d'autre qu'un troupeau, des personnes bêtes
et réduites à n'être qu'un tube digestif - comme
mes voyages l'ont trop bien corroboré. *
(47 étages, 5000 m², Centre de Commande d'Urgence
de la mairie de New-York, bureaux de la CIA, de
l'IRS (Service des Impôts), et de la SEC (Sécurity
& Exchange Commission), sans que le rapport
officiel Kean en fasse mention, pour lequel
le Docteur en Physique Steve E. Jones (spécialiste
de la fusion) a mis en évidence la présence de résidus
de thermate
génèrant instantanément une chaleur de 2500° - ce
qui lui a valu d'être relevé de ses fonctions d'enseignant
à
la Brigham Young University. Alors qu'une honte
extrême, ou manifestation de peur, retombe
sur le politique et quasiment tous nos journalistes
d'investigation comme rivés à la botte du Pouvoir,
saluons le courage de l'architecte Richard
Gage. Qu'est-ce qui se cache, ou qui se trame derrière
le choix - mais peut-être contraint et forcé
- d'avoir réintégré l'OTAN, rappelant la
désinvestiture du Général de Gaulle par la
fomentation de Mai 68 ?) René Guénon donnait
déjà l'exactitude des interventions en Irak et en
Afghanistan, tout autant que de l'exacerbation vis
à vis des chômeurs : " -
c'est au nom de leur "supériorité" que ces "égalitaires" veulent
imposer leur civilisation au reste du monde, et qu'ils vont porter le
trouble chez des gens qui ne leur demandaient rien ; et, comme cette
"supériorité" n'existe qu'au point de vue matériel, il est tout naturel
qu'elle s'impose par les moyens les plus brutaux. Qu'on ne s'y méprenne
pas d'ailleurs : si le grand public adopte de bonne foi ces prétextes
de "civilisation", il en est certains pour qui ce n'est qu'une simple
hypocrisie "moraliste", un masque de l'esprit de conquête et des
intérêts économiques". L'idéologie
égalitariste se porte sur la burqua en France.
Dans la société matriarcale des Touaregs, ce
sont les hommes qui sont voilés - devrions-nous
faire une guerre libératrice ? En attendant,
si vous saviez à quel point j'ai l'envie de
bastonner les publicistes : ils sont une engeance bâtarde
qui
fait augmenter le son quand il s'agit de gaver les
téléspectateurs et les auditeurs ;
quant à traiter avec des termes justes les
hommes-chiens qui gèrent la vie des artistes chômeurs,
nous leur souhaitons d'être vivants ;
il faut déjà être du bétail soi-même pour animaliser
autrui. La répression égalitariste consistant à
ne voir qu'une masse au travail est la vision
particulière de la rentabilité qui justifie, jusqu'à
l'aveuglement matérialiste le plus radical si ce
n'est exclusif, qu'un milliard d'hommes et de femmes,
d'enfants, souffrent de la faim, en meurent,
quand bien même l'ONU est bien forcée de reconnaître
que l'agriculture mondiale est déjà en mesure
de nourrir 12 milliards de personnes, si ce n'est
qu'il faut bien que ces gens-là crèvent si nous
voulons nourrir notre bétail à leur place, avec
le gâchis inouï que l'on connaît. L'Occident
moderne est le Maître de cette économie qui dévaste
le monde, qui manifeste une pitié de façade pour
ses innombrables victimes, et c'est dans ce contexte
que le terrorisme d'Al-Qaïda - dont l'origine remonte
en 1984 avec la création du MAK (Maktab al-Khidamat)
grâce à l'aide de 200 millions de dollars apportée
par les USA pour la création de la force anti-soviétique
en Afghanistan - témoigne, avec une disproportion
des crimes, de l'instrumentalisation sociale,
politique et géopolitique de la part de pays commanditaires
; ainsi, pour Jacques
Baud (colonel
d'état-major et ancien officier du SRS reprenant
la notion de "guerre assymétrique" déjà détaillée
par Sun Zi), l'Occident a la vision du terrorisme
qui lui est propre et qui n'a aucun rapport
avec la réalité, les accusations portées contre
Ben Laden seraient des spéculations tant il
n'est plus recherché : "On
parle du terrorisme, sans vraiment essayer de comprendre la pensée des
acteurs et des mouvements. Même Al-Qaïda – qui, à mon avis, n’existe
pas – est une organisation virtuelle. Elle a existé en son temps, comme
base logistique et de recrutement pour la résistance afghane. Les gens
qui commettent des attentats en Tunisie, en Espagne, etc., et que nous
rattachons à Al-Qaïda, sont en fait des «anciens» d’Al-Qaïda, qui ont
« essaimé » dans leur pays et ne sont pas liés fonctionnellement à une
structure qui s’appellerait Al-Qaïda (...) Je signale simplement que les Taliban
n’ont jamais été classés parmi les organisations terroristes. Et
qu’aujourd’hui, les Américains, qui cherchent une porte de sortie pour quitter
l'Afghanistan, tentent de convaincre le président Hamid
Karzaï
de s’entendre avec des Talibans… « modérés ». Après le 11 septembre, il
fallait identifier à tout prix un ennemi et le présenter à l’opinion
publique comme le plus dangereux possible".
"Un ennemi" ? Mais alors, qui est
à l'origine du 11 septembre ? Mesdames et Messieurs,
le spectacle continue... Il continuait fin 2009 avec
une pandémie grippale dont l'OMS justifiait la réalité, en
argumentant une contamination ... à notre,
à votre
insu. Ne riez pas, c'est le signe que l'humanité
est prête à avaler n'importe quelle couleuvre, on lui donne ce qu'elle est prête à croire !
Bientôt, et sous couvert de terrorisme, de santé
publique, de sécurité des personnes et de leurs
biens, de facilité et de confort, d'inviolabilité
d'identité, c'est l'humanité qui va être marquée
comme un troupeau, grâce aux micropuces
injectables ; la Démocratie et l'égalitarisme n'auront
ainsi été que des phases intermédiaires dans la quête
ultime de la Liberté, celle du bétail dans son
enclos ou à l'abattoir. J'ai débuté mon site en
écrivant sur l'Harmonie des sphères, ou ce qui
a survécu à la disparition du Secret : rapports
d'harmonie éliminés par 1789, le nombre d'or, le
symbolisme traditionnel et Maître Eckhart, mais
je le termine avec la nausée : il faut aussi détruire
toute beauté, toute spiritualité, toute valeur,
pour déshumaniser de manière uniforme.
La
lecture de René Guénon éclaire sous son angle particulier
notre chaos social. Ses détracteurs n'y voient
qu'une forme de pathologie s'affirmant dans
une hauteur chargée de mépris et qu'il manifesterait
vis à vis du peuple et de la vulgarité, analyse
élitiste qui pourtant diffère peu de celle de Platon.
L'intellect pur y rejoint les "Idées",
l'intuition la réminiscence, même si Aristote a
la prédilection du métaphysicien. Par
métaphysique, il entend ce qui est au delà de la
physique, par intellect pur ce qui est au delà
de la contingence mentale de la personne, "élans
originaux de l'être" de Karlfried
Graf Dürckheim en quelque sorte, ou même "irruption
du sacré" de Mircea
Eliade
pour qui l'homme est animal religieux (Homo religiosus)
: "Il est indispensable de reconnaître qu'il n'existe plus de solution de
continuité entre le monde "primitif" ou "arriéré" et l'Occident
moderne. Il ne suffit plus, comme il suffisait il y a un demi-siècle,
de découvrir et d'admirer l'art nègre ou océanien ; il faut redécouvrir
les sources spirituelles de ces arts en nous-mêmes, il faut prendre
conscience de ce qui reste encore de "mythique" dans une existence
moderne, et qui reste tel, justement parce que ce comportement est, lui
aussi, consubstantiel à la condition humaine, en tant qu'il exprime
l'angoisse devant le Temps (...) L'homme moderne, radicalement sécularisé,
se croit ou se veut athée, areligieux, ou tout au moins indifférent".
Même au risque de charger la page
d'ouverture, il me parait censé de finir sur une
phrase de René Guénon qui formule à elle-seule la
problématique idéologique moderne, faisant que la
"société de contrôle" se finalise comme
panoptisme
- ou cauchemar lumineux de Michel
Foucault qui
eut considéré que la surveillance l'emporte sur
le spectacle, comme finalité : "Notre société n'est
pas celle du spectacle, mais celle de la surveillance (...) Nous ne sommes ni sur les gradins, ni sur
la scène, mais dans la machine panoptique, investis par ses effets
de pouvoir que nous reconduisons nous-mêmes puisque nous en sommes
un rouage".
Jean-Claude Monod
: "Le pouvoir "capillaire"
informe l'individu, projette en lui le modèle de "l'homme"
auquel il devra se conformer, fait de son "âme" le relais
le plus intime et le plus efficace des fonctions de surveillance
et de discipline. Après Nietzsche qui s'interrogeait sur la manière
dont la morale avait pu être gravée à l'intérieur des corps sous
le nom de "conscience", Foucault évoque "une âme
[...] qui est elle-même une pièce dans la maîtrise que le pouvoir
exerce sur le corps", et renverse la vision platonicienne
du corps tombeau de l'âme : "L'âme, prison du corps"".
Il est extraordinaire d'assister à la confusion
de la prison mentale avec la liberté, semblablement
au fumeur dépendant de sa drogue qui le détend en
le tuant lentement. En y regardant de plus près,
la Démocratie s'immisce dans les têtes de manière
exactement semblable aux méthodes des sectes décriées,
il y a ceux qui hypnosent et ceux qui se conditionnent
eux-mêmes selon le relais le plus intime défini
par Jean-Claude Monod ; Nietzsche fut le premier
philosophe à prendre conscience d'une formidable
décadence, à nous exorciser pour nous permettre
de prendre le recul nécessaire afin de nous
dépasser, renouer avec l'homme véritable. Kierkegaard,
perçu comme père de l'existentialisme, invita à
manifester une ironie socratique, à rejeter
le troisième moment hégélien (qui est à la fois
spéculatif et positif) que fut un idéalisme allemand,
pour ramener vers l'introspection de soi-même, vers
sa conscience, signifiant que la subjectivité
est vérité, ce qui fut formulé ainsi : "deviens
ce que tu es",
c'est à dire la dimension esthétique préalable
au stade éthique et à celui religieux. La position
nietzschéenne radicalement anti-morale fut plus
extrême que celle de Kierkegaard, mais toutes
les deux, à leur manière, vie dionysiaque et surhomme
ou approche et révélation religieuse, participent
à restaurer l'Être ; notre Démocratie quant
à elle, sous couvert d'une hypocrisie inouïe, impose
un "deviens ce que tu dois être" qui est
n'est rien d'autre qu'un "deviens
ce que nous voulons que tu sois" ! Si Nietzsche
défend l'idée d'une régression vers les origines
(et l'éternel retour), kierkegaard prend le chemin
opposé, celui de la quête religieuse - considérant
que l'éthique est perdue ; mais la modernité fige
une éthique dénuée de toute dimension de l'Être. René
Guénon nous ramène du stade philosophique au plan
métaphysique :
"Une
élite véritable, nous l’avons déjà dit, ne peut être
qu’intellectuelle ; c’est pourquoi la «démocratie» ne peut
s’instaurer que là où la pure intellectualité n’existe plus,
ce qui est effectivement le cas du monde moderne. Seulement, comme
l’égalité est impossible en fait, et comme on ne peut supprimer
pratiquement toute différence entre les hommes, en dépit de tous
les efforts de nivellement, on en arrive, par un curieux illogisme, à
inventer de fausses élites, d’ailleurs multiples, qui prétendent
se substituer à la seule élite réelle ; et ces fausses élites
sont basées sur la considération de supériorités quelconques,
éminemment relatives et contingentes, et toujours d’ordre purement
matériel. On peut s’en apercevoir aisément en remarquant que la
distinction sociale qui compte le plus, dans le présent état de
choses, est celle qui se fonde sur la fortune, c’est-à-dire sur
une supériorité tout extérieure et d’ordre exclusivement
quantitatif, la seule en somme qui soit conciliable avec la
«démocratie», parce qu’elle procède du même point de vue. Nous
ajouterons du reste que ceux mêmes qui se posent actuellement en
adversaires de cet état de choses, ne faisant intervenir non plus
aucun principe d’ordre supérieur,
sont incapables de remédier efficacement à un tel désordre, si
même ils ne risquent de l’aggraver encore en allant toujours plus
loin dans le même sens ; la lutte
est seulement entre des variétés de la «démocratie», accentuant
plus ou moins la tendance «égalitaire», comme elle est, ainsi que
nous l’avons dit, entre des variétés de l’individualisme, ce
qui, d’ailleurs, revient exactement au même",
René Guénon : "La crise du monde moderne".

Alors,
pour
fermer la page d'ouverture, entériner le
point final de ce site, je mets en avant l'implication
particulière de la classe politique dans le Grenelle
de l'environnement,
car elle ne revient, une fois encore, à n'être
qu'une manipulation grossière. Comment cela peut-il
se manigancer en pleine léthargie, si ce n'est que
c'est justement cette dernière qui rend la chose
possible ? Bien que soupçonnant
les USA d'avoir été l'instigateur du 11 septembre, avec comme probable finalité
une présence qui puisse permettre d'installer
un bouclier anti-missile,
il faut bien constater que le débat local sur les attentats
n'en reste pas moins agité, cela même si les pourfendeurs le payent
généralement à leurs dépends. Ceci s'explique
en ce que l'Autorité, comme la Justice, n'y
sont vécues que comme des encadrements du point
de vue de chacun, alors que les résidus disciplinaires de
l'autorité en Europe (moins en Grande-Bretagne -
paradoxalement une royauté) font que la pensée unique
s'installe avec davantage de facilité, autrement
dit "société de contrôle". Si les USA
témoignent d'une démence des valeurs morales, en
condamnant à dix années de prison un voleur pour
un
morceau de viande - tout en dévastant la Terre pour
bouffer leur barbaque ("Faut
avaler d'la barbaque - pour êt'e bien gras
quand on claque",
Boris Vian), l'opinion publique d'une minorité,
considérée comme élite intellectuelle, parait
plus autonome, plus libre que celle française. C'est
ainsi que le Grenelle de l'environnement n'est quasiment
pas remis en cause par les médias français, exception
faite d'une frange considérée comme "sectaire". Exemples*
: Nature
& Progrès
: "Après
les députés, les sénateurs s'apprêtent à instaurer
avec la loi Grenelle II une nouvelle certification
des exploitations agricoles. Ce label Haute Valeur
Environnementale (HVE), pensé loin des réalités
quotidiennes de terrain, ne reflétera pas la qualité
des démarches véritablement respectueuses de l'environnement
(...) En n'interdisant pas explicitement le recours
aux pesticides, en laissant entendre que l'utilisation
de pesticides ou d'OGM peut être favorable à l'environnement,
la certification
HVE
va rendre leur utilisation obligatoire. Par exemple,
au prétexte de risques sanitaires facilement
maîtrisables par des méthodes naturelles, elle interdira
l'emploi de préparations naturelles peu préoccupantes,
ou PNPP, comme
le purin d'ortie
qu'un récent décret condamne à se voir refuser toute
autorisation de mise sur le marché. L'utilisation
des pesticides toxiques, seuls à disposer de cette
autorisation, deviendra de fait un passage obligé".
Dans
la mêne veine d'un esprit qui serait enfin responsable,
ASPRO
- PNPP
: ""Purin
d'ortie" ... toujours interdit en France. Alors
que les collectivités locales, jardiniers, agriculteurs
utilisent publiquement les produits naturels peu
préoccupants et le revendiquent, ces produits, alternatives
réelles aux pesticides et autres produits chimiques,
sont toujours interdits en France. Un cas unique
en Europe et probablement dans le monde, que le
Sénat a souhaité confirmer au
nom de l'environnement
lors du vote de la loi Grenelle II (...)
Le Gouvernement communique à tout-va sur la réduction
des pesticides et, parallèlement, bloque avec détermination
les alternatives crédibles". *
(Source : Biocontact de décembre
2009,
un numéro spécial "ondes nocives", c'est
à dire cette pollution électromagnétique de plus
en plus envahissante et que la classe politique,
avec sa croissance infernale, veut imposer
au peuple maintenu dans l'ignorance. Le plus
préoccupant dernièrement : les téléphones portables,
puis les lampes fluocompactes à économie d'énergie
qui posent un sérieux problème de rayonnement électromagnétique
(selon le Criirem
: jusqu'à 300 V/m à l'allumage), en plus d'une sale
lumière d'outre-tombe) Les
lobbies et les puissances de l'argent ont de bons
serviteurs ; gare au chercheur qui
ne marche pas droit. Ce n'est pas un hasard si
la France a été le premier
utilisateur de pesticide* au Monde
! Parfois, une crise peut avoir du bon : en rendant
problématique le coût du passage à la radio numérique,
c'est à dire imposer une qualité sonore proche de
la bouillie, il se peut que nous puissions écouter
encore quelque temps de la Musique, car le MP3 est
totalement incompatible avec l'écoute de Musique
Classique, tant les timbres en sont ... laminés. *
(Sur
le site du MDRGF
: "Depuis 1980, plus
de 150 études réalisées dans 61 pays et régions du monde ont trouvé des
POPs (Chemical Trespass)
dans les tissus adipeux dans le cerveau, dans le sang, dans le
lait maternel, dans le foie, dans le placenta, dans le sperme et dans
le sang du cordon ombilical des êtres humains dont de nombreux
pesticides (...)
- certains types de cancers augmentent particulièrement rapidement. C’est le cas du
Lymphome non-Hodgkinien (LNH), du cancer du cerveau ou de la vessie,
etc. qui sont souvent des cancers liés à l’exposition à des pesticides (...)
Les
firmes de l’agro-industrie ont vu, avec l’exploitation agricole
industrielle des OGM, la possibilité d’augmenter la vente de certains
pesticides par la commercialisation de plantes OGM résistantes à ces herbicides particuliers, comme le fameux Round Up.
Le principe est simple : quand des semences sont tolérantes à un
herbicide, elles sont les seules à le supporter et le produit tuera
donc toutes les autres « mauvaises herbes » du champ. Pour
les fabricants de pesticides le bénéfice est double car elles vendent à
la fois leur semence OGM (plus chère que la semence classique) et leur
herbicide. 71 % des OGM cultivés sont ainsi conçus pour supporter un
traitement à un produit herbicide".
Site : http://www.mdrgf.org/)
Certains,
sans doute mauvaises langues, ne s'étonnent pas
outre mesure du comportement politique en apparence
illogique ou fou, considérant qu'il s'agit
simplement de l'application du trop secret
Codex
Alimentarius* créé
en 1963 par la FAO et l'OMS - afin d'élaborer
des normes alimentaires. La réalité est cruelle
: même sans rappeler les conférences de Rima
E Laibow
mettant en garde contre la préparation d'un génocide
destiné à éradiquer trois milliards d'hommes
et de femmes, le danger est l'interdiction des
médecines douces ou alternatives comme l'acupuncture
ou la médecine ayurvédique, de l'agriculture bio-dynamique,
des aliments non irradiés au Cobalt (ionisés), ainsi
que de tous les suppléments alimentaires naturels
(acides aminés, huiles, vitamines, minéraux) remplacés
par 28 produits ... de synthèse pharmaceutique.
Le mensonge éhonté du Gouvernement français, osant
affirmer que tous les spécialistes étaient d'accord
sur les risques de la pandémie H1N1 (et son remède),
n'était rien par rapport à l'élevage programmé du
troupeau humain et son alimentation. Le Meilleur
des Monde
est en gestation ; bientôt la société toute entière
sera une communauté d'esclaves. N'est-ce pas un
rêve merveilleux de dictateur dément ?
*
(Codex
Alimentarius
: Le but, sous couvert de "sécurité alimentaire",
serait bien de réduire l'usage de l'alimentation
"naturelle" et des remèdes qui le
sont tout autant, des médecines alternatives, au
profit de l'industrie chimique et autres laboratoires
pharmaceutiques, mettant au grand jour une COLLUSION
du Pouvoir avec "les puissances de l'Argent",
le véritable Maître,
car ces entités n'ont pas besoin de prendre le Pouvoir puisqu'elles
en détiennent déjà les arcanes, les Gouvernements
n'étant que les façades ; certains s'étonnent
de l'engagement militaire de Barack Obama en Afghanistan,
mais alors ... considèreraient-ils qu'il est le
véritable patron des USA ? Il est ainsi à noter
que la production de la drogue y a doublé depuis
l'intervention américaine, quand Philippe
Desbrosses
rapportait que son argent représente un tiers
du flux mondial des devises. Il est déjà en soi
remarquable que les détenteurs réels du Pouvoir,
c'est à dire déjà Rockefeller et IG Farben (SOS-planete
: http://terresacree.org/codexalimentarius.html)
ayant
financé Hitler,
le
laisse agir pour l'établissement de la couverture
maladie, un compromis possible pour sauvegarder
une paix sociale, avant un possible ou pseudo
écroulement de l'économie occidentale. Monsieur
Sarkozy désire augmenter la recherche dans
la lutte contre le cancer. Bien. Mais, il favorise
ainsi les laboratoires et la Croissance ; comme
à chaque fois, on ne s'attaque pas aux causes
mais aux effets, et on aggrave même les causes
pour alors augmenter les effets qui rapportent de
la Croissance grâce à la maladie. Kousmine
avait établi cette correspondance entre dénaturation
des aliments (90% de ce qui est vendu en grande
surface) et cancer. Un vrai Gouvernement démocratique
agirait dans le sens des intérêts des citoyens,
mais c'est tout le contraire qui est observé depuis
longtemps, c'est à dire l'élevage d'un troupeau
(le cancer a ainsi doublé en ne serait-ce que 20
ans, mais la guérison beaucoup moins) dont on souhaite
même garantir l'origine contrôlée, comme avec le
débat sur l'identité nationale. Citons le Professeur
Lucien
ISRAEL
(sa conférence à Saint-Etienne le 7/3/1998) : "Nous
disposons d'un contre-programme qu'on appelle
les antioncogênes qui bloquent et vérouillent la
prolifération. Le
phénomène auquel nous avons donné le nom de "CANCER"
c'est le réveil dans les cellules des organismes
supérieurs - à cause des agressions répétées - d'un
programme de survie analogue au système SOS
... ce qui a permis la survie des bactéries, encore
une fois, depuis 3.5 milliards d'années",
source : CRIC. En France, il s'agit davantage de
lavage de cerveau, de paresse intellectuelle, de
lâcheté et de corruption, sans doute, que de l'intervention
des "Maîtres du Monde" ; aux USA, l'Empire du
dollar (à Oeil d'Horus) et de la moralité débile
des feuilletons policiers, c'est différent, puisque
tout Empire n'existe que par ses ennemis, ou ceux
qu'il fabrique. A n'en pas douter, si le Président
Obama avait appliqué à la lettre ses espérances
de marionnette, il aurait été éliminé depuis longtemps,
sous le prétexte de quelque terrorisme. Mais la
France, est-elle si libre, et la liberté affichée
sur Internet, et défendue bec et ongles par les
USA, n'est-elle pas en réalité une arme géopolitique
propre à déstabiliser radicalement la
Chine, le Moyen-Orient et la Russie, et à générer
des troubles sociaux graves ? De la même manière
que le but de la conquête spaciale fut d'amener
la chute du bloc de l'Est, son endettement,
peut-on croire vraiment à des idéaux étatiques de
liberté, d'autant que l'information véhiculée sur
Internet se fait naturellement par son niveau le
plus bas ? Il devient la façade démocratique
des USA quand les Etats essayent de juguler son
flux déterritorialisé, de légiférer en ce sens,
quand parallèlement le niveau éducatif ne cesse
de baisser en France, car vouloir donner un enseignement
équivalent à tous ne profite pas à ceux qui n'y
sont pas réceptifs et nuit à l'élite potentielle
; aussi, curieusement, le pourcentage des classes
les plus pauvres, qui sont en augmentation, dans
les universités, est passé de 21% en 1950 à
6% aujourd'hui, signe grave d'une volonté de popérisation
de la société (à droite) ou d'une utopie politique
irresponsable (à gauche). Un moteur essentiel donc
de la modernité reste la corruption et l'infiltration des
lobbies, nous amenant à citer une phrase de Maître
Patrick
Beucher :
"-
il
ne faut pas se faire d'illusions,
la puissance de l'industrie pharmaceutique, les
intérêts de grands groupes industriels ne cessent
de créer des situations qui n'ont aucune logique
et aucun fondement scientifique, comme interdire
la stévia à cause de la rébaudioside A qu'elle contient
(soupçonnée de causer des avortements chez la souris)
et autoriser cette même substance isolée, synthétisée,
pour remplacer l'aspartame dans le Coca-Cola. Partout,
on constate que les intérêts de quelques grands
groupes industriels priment sur la liberté de vente
et sur la protection de la santé publique
parce qu'ils ne peuvent supporter de voir les consommateurs
se tourner vers des produits naturels libres à la
vente plutôt que vers leurs produits chimiques brevetés
(l'interdiction du purin d'ortie en est la preuve)"
(Biocontact n°198), puis le Pr Dominique
Belpomme
: "-
il est important de lancer une véritable campagne
nationale d'information sur les causes environnementales
des cancers et des autres maladies
liées à la pollution environnementale"
(Soleil Levant n°168), ce à quoi je répondrai que
l'action cynique de nos Gouvernements successifs
n'a cessé de faire baisser tant le niveau intellectuel
que culturel, - transformer tous les hommes
en
troupeau amorphe, - répandre les produits
chimiques cancérigènes, les technologies mortifères,
comme si les idéaux démocratiques n'étaient qu'une histoire morte ou gardée sous le coude
pour quelques attardés. Nous faisons ainsi
la guerre au nom de la paix, nous interdisons
au nom de la Liberté. Aux hauts fonctionnaires
qui participent à cette mascarade tellement infâme,
hommes bons de Nietzsche et
représentants de la vertu officielle, je leur dis
ceci : lisez ou relisez "Ainsi
parlait Zarathoustra"
: « Je vais vous dire trois métamorphoses de l'esprit : comment l'esprit
devient chameau, comment le chameau devient lion, et comment enfin le
lion devient enfant
»",
cette figure de l'enfant qui est celle d'Héraclite,
c'est à dire l'innocence ou l'affirmation saine,
alors que vous n'êtes restés que des chameaux
dévorant l'humanité, dévoreurs d'innocence :
« Hélas ! j'ai connu des hommes nobles qui perdirent leur plus haut
espoir. Et dès lors ils calomnièrent tous les hauts espoirs »,
qui n'ont jamais voulu devenir les nobles lions.
Le régime démocratique est ainsi devenu la calomnie de la Vie, cette vaste calomnie est
faite de petits riens qui rongent l'innocence, comme
par exemple le stationnement payant qui, en
vérité, est mis en place pour ponctionner, piquer de
l'argent. S'y plier sans résister est un signe de renoncement,
donc de
soumission. Il faudrait pourtant vivre sans aucun
ressentiment, comme si nous étions prêts
à recommencer éternellement dans la joie étrangère
à toute récompense morale (sens de l'éternel
retour), mais à la condition impérieuse de discipliner les instincts
: sens de l'esthétisme, du rôle prépondérant
de l'artiste chez Nietzsche pour qui il s'agit de
sublimer les instincts, non de les briser. C'est le
contraire de la modernité qui
n'a de cesse de culpabiliser pour soumettre (CHÔMAGE
- CROISSANCE) ; le
ressentiment qui touche alors les faibles - nouvelle
caste de moutons, d'esclaves - ne favorise plus
la puissance dans la volonté, mais la volonté de puissance
qui ne peut se manifester que par la recherche
constante des pouvoirs.
Les électeurs votent donc pour eux-mêmes, non
le pays, les entreprises
doivent écraser la concurrence ; il est donc facile
de dire que la liberté démocratique est en vérité
un abaissement de la personne, la disparition
de la seule véritable liberté qui est intérieure,
avec le relant publicitaire comme fange
déversée dans le cloaque d'homo - socialistus
- cretinus. Comme
le ressentiment génère le dégoût de soi-même, mais
du soi profond, la volonté
de puissance se manifeste dans la pulsion d'un vouloir
écraser l'autre, dans l'obsession de pouvoir,
dans la prise d'une place dans la hiérarchie, -
se revêtir des produits qui affichent la position sociale
de
manière ostentatoire, - être toujours
en avance grâce à la mode, mais au prix du renoncement
à sa personnalité, comme intégrer une équipe
de travail, un club sportif. Pour Nietzsche,
la véritable moralité se situerait au sein
de la puissance
de la volonté - dans la "volonté de puissance",
quand l'esclave recherche uniquement la
puissance qu'il ne trouve, car il ne l'imagine
pas autrement, que dans le pouvoir, - la
raison pour laquelle le système démocratique
est dans l'impossibilité de principe d'engendrer
des hommes qui soient véritablement libres (égaux
en droit est une stupéfiante hypocrisie), poussant même
à son paroxysme la société
de contrôle
de Gilles
Deleuze
; ce système est aussi habile qu'il est pervers
: la crise est produite par une fausse monnaie,
la peur par un terrorisme qui parait l'être tout
autant (se souvenir de la fameuse grippe H1N1 qui
probablement un jour se dévoilera avoir été
un pacte corruptif au sein de l'OMS, c'est à dire
là où se rejoignent le politique et l'affairisme,
sous couvert de peur et de sécurité publique, ce
qui, il faut en convenir, est assez ignoble))
"A
cause des agressions répétées",
disait le Professeur Israel. Cela ne tombe pas
dans l'oreille d'un sourd. Le politique
en saisit l'intérêt pour lui-même, ses amis
des lobbies : favorisons l'agriculture raisonnée
(chimique), la recherche OGM, les produits chimiques
domestiques (dégageant des substances nocives
(COV)
ou ne servant à rien - http://www.danger-sante.org/
:
"Les antibactériens sont à éviter absolument. D’abord parce qu’ils ne
servent à rien : ils n’éliminent qu’une partie des bactéries, les
bactéries restantes ne mettent que quelques instants à se multiplier
pour être aussi nombreuses qu’au départ"), les
nouvelles technologies détruisant la vitalité (four
à micro-ondes, téléphone portable, WI-FI, radio
numérique, lampe basse consommation), en attendant
de trouver mieux encore ! Vive le progrès !
Allez le troupeau de moutons ! Allez consommer,
faut vivre avec son temps*
! Allez à l'abattoir ! *
(C'est comme fumer pour rendre service à l'Etat, donner
de la TVA, crever plus tôt pour alléger le
régime des retraites, se comporter en vrai citoyen
selon l'adage des fumeurs "faut
bien mourir de quelque chose !".
Voici qui pourrait être : "je fume, je crève
utile". J'ai une larme à l'oeil devant tant
d'humanité, d'abnégation et d'intelligence) Dernière
nouvelle : il paraîtrait que le Gouvernement cogite
sur la manière de rendre payante la recherche sur
Internet ; à quand donc l'installation obligatoire
d'un compteur de vessie, afin de comptabiliser au
décilitre près à chaque fois que nous urinons ?
Est-ce bien citoyen que de pisser gratuitement ?
Semblablement au slogan débile
des parkings payants britanniques, l'Etat pourrait
faire une campagne du style "je
pisse, donc je suis d'accord pour payer"*. *
(Devrais-je en déposer le concept ? Il serait bien
digne de ce Monde aussi pourri, et vendu, qu'il
manque d'intelligence, de cœur, de bon sens, ou
d'Être)
La
question de l'Être ou l'épée brisée ou
bien : cancer du corps ou cancer de l'âme ? ou
même encore : "travailler plus pour gagner
plus"
La
question qui a parcouru ma pensée, depuis mes
années d'enfance, fut : "pourquoi y a-t-il
quelque chose plutôt que rien ?", le sujet
étant la qualité d'Être, non l'objet, sachant qu'elle
émane justement du fait "d'être", provoque
la sensation très étrange que certains
assimilent à l'inexistence de la mort - seulement des
modifications de l'Être ; il est possible de
faire la distinction entre Être philosophique et
Être métaphysique selon l'intuition que
l'on en eut, mais le verbe manifeste la redoutable
polysémie notée par A. Korzybski : il est permanence
chez Parménide, intuition de transcendance chez
Platon (Idée), Aristote (substance), mysticisme
chez Plotin et intuition transcendante chez
Thomas d'Aquin, mais principe d'immanence chez
Spinoza, l'infini de Malebranche, un empirisme
chez Husserl, aussi l'étant heidegerrien, -
mais il est notre propre nature ontologique dans
l'hermétisme ou le Soi junguien, celui non
individuel, ni même personnel de la méditation védique
("Je suis" de Sri Nisargadatta Maharaj).
Il est défini par le passage du réalisme à l'idéalisme,
Jean-Paul II : « Un
grand défi qui se présente à nous au terme de ce millénaire est
de savoir accomplir le passage, aussi nécessaire qu'urgent, du
phénomène au fondement. Il n'est pas possible de s'arrêter à la
seule expérience ; même quand celle-ci exprime et manifeste
l'intériorité de l'homme et sa spiritualité, il faut que la
réflexion spéculative atteigne la substance spirituelle et le
fondement sur lesquels elle repose. Une pensée philosophique qui
refuserait toute ouverture métaphysique serait donc radicalement inadéquate pour remplir une fonction de
médiation dans l'intelligence de la Révélation
»
(encyclique de 1998). La
question ontologique
de l'Être
est centrale en métaphysique, saisi comme "accident de l'Essence",
Existence (ex-sistere, être en dehors de la stabilité,
de soi-même) comme accident de l'Essence dans
la métaphysique avicennienne - justifiant les premiers
Principes (dans l'acceptation du réalisme des idées,
espèce ou archétypes chez Platon, et
ayant ensuite influencé la perception de la métaphysique d'Aristote),
selon l'analyse de Thomas d'Aquin qui
critiqua faiblement la théorie montante de
l'émanation, et concernant une particularité
mal interprétée de l'accident dans la distinction
radicale entre Existence et Essence, qui
amènera plus tard un retournement des
Idées - devenues directrices par le jeu de la
conscience : phénoménologie husserlienne pour
laquelle l'essence procède de l'intentionnalité, devenu objet intentionnel dans le champ de la conscience.
C'était également oublier le sens de l'éther incompris par la physique,
mais redéfini depuis pour la transmission magique par l'heroic fantasy, et
qui a
cru l'infirmer avec la théorie de la Relativité
restreinte, quand Aristote le définissait comme un
cinquième Elément (principe de chaleur - donc de
vie), correspondant au Ki en Chine (énergie,
souffle, force vitale), au Chi au Vietnam (prénom
signifiant volonté), au Prana en Inde, et d'une
certaine manière, et débridée sur le plan du mental, au vitalisme qui
surgit par le biais du hasard* chez Nietzsche*,
volonté
de puissance (mais alors un involontarisme volontaire)
qui se manifeste au dedans du nihilisme
qui devient actif (scepticisme) quand nihilisme ("nouvelle
version du pessimisme" - "philosophie
à coup de marteau") et vitalisme se complètent
pour définir un sens de l'éternel retour où la décadence
même permet un commencement, en définissant un plan
d'immanence composé de scepticisme positif et
qui
serait animé non plus par les Idées abstraites -
ou principes éternels, mais des concepts philosophiques
vivants et personnifiés par Dionysos. Nietzsche
croyait alors au Grand Midi de le démocratie, du peuple,
mais sans se faire d'illusion sur ses revendications,
l'exercice de sa volonté d'esclave nourri du ressenti, illusions de la liberté démocratique :
"Qu’est-ce
que la liberté? C’est avoir la volonté de répondre de soi. C’est
maintenir les distances qui nous séparent. C’est être indifférent
aux chagrins, aux duretés, aux privations, à la vie même
(...)
Le
peuple considère toujours un abus dont il ressent les effets comme une
objection contre ce dont on abuse : tous les mouvements d’insurrection
contre des principes … argumentent toujours ainsi, avec l’arrière-pensée
de présenter un abus comme inévitable et inhérent au principe …c’est-à-dire l’argument d’autorité. Ce
que je combats : l'exception qui fait la guerre à la règle au lieu de
comprendre que le maintien de la règle est ce qui donne de la valeur à
l’exception"
(un anarchisme destructeur). Sur un autre plan philosophique
et culturel, la métaphysique islamique (ésotérisme)
s'oppose
au créationisme auquel croient les 3/4 des
Américains (cette conception est facile à cogiter),
elle est inspirée de philosophie
grecque, suppose une
re-création permanente dans l'Existence
accident de l'Essence, chaque composante de l'Existence
ayant son accident propre, donc un plan d'immanence qui
est
en perpétuelle évolution (selon le zoologiste Al Jahiz (776-868),
l'historien
iranien Ibn Miskawayh (930-1030), l'historien maghrébin Ibn Khaldoun (1338-1405)
: « le plan humain est atteint à partir du
monde des singes » (...) « le premier niveau humain
vient après le monde des singes »).
*
(Non pas le pessimisme schopenhauerien, mais l'acquiescement
devant la Vie et sa dimension dionysiaque) *
(Nietzsche fut plongé dans "l'air du temps",
influencé par Spinoza (panthéisme réducteur
dans l'immanentisme - contrairement à Descartes
séparant encore la matière et l'esprit) pour l'esprit
comme idée du corps, et la substance une
"deus sive natura" ; mais Diderot
alla encore plus loin en considérant que Dieu ne
serait pas infini s'il n'était pas l'Univers sans
fin ; il faut noter que deux conceptions s'opposent
ici quand elles deviennent dogmatiques, que Nietzsche parut
toujours avoir une aspiration d'âme contrainte par
d'autres conditionnements que ceux qu'il dénonçait.
Rejeter le réalisme idéel de Platon (expliquant
son rejet de la peine de mort), ou bien celui empiriste
d'Aristote (la lui faisant défendre - en rejetant
par là-même la notion d'abattage de boucherie d'Eschyle,
Eschyle si prompte à dénoncer par répugnance l'hybris
- tant des hommes que de la justice des Dieux :
"Zeus précipite les mortels du haut de leurs espoirs superbes dans le néant"),
c'est en venir à l'idéalisme. Le point de basculement
se caractérise quand Aristote manifeste un
réalisme empiriste, amenant Avicenne à ne
plus considérer les idées platoniciennes, mais cependant
une première intelligence (ce à quoi Platon devait
répondre par différents types d'intelligence), ne
déniant pas le caractère idéaliste du
réalisme platonicien, c'est à dire que le réalité
(supposée vraie) échappe aux sens. Pour Avicenne
alors, notre intelligence est une participation
à celle non contingente, aussi pour Thomas
d'Aquin les espèces ne sont pas en acte dans l'intellect,
mais en puissance - c'est à dire que le domaine
sensible n'est pas la cause profonde de la
connaissance intellectuelle. Revenons à Aristote,
car il déniait l'action intellectuelle
comme effet des seules causes supérieures (en opposition
aux Idées de Platon), mais, également, il rejetait
Démocrite rattachant l'intellect au corps et aux
choses sensibles, il lui fallait donc l'intervention
d'un agent intellectuel. Cet agent est l'âme, âme
siège de l'imagination chez Platon, âme qui imprime
les images dans l'imagination selon Saint Augustin,
âme dont l'incarnation (pour Aristote, âme et corps sont
une même substance - séparant au niveau du concept
ce qui a pour forme (et ce qui est en acte) de ce
qui a pour matière (et qui est en puissance)) dans
le corps modifie, oriente l'imagination, origine
également du Onirocriticon d'Artémidore d'Éphèse,
songes théorématiques ou allégoriques, ou de la
voie de l'individuation, et du seul fondement possible
de l'éternel retour nietzschéen, si ce n'est la
quête du Graal. La distinction entre idéalisme et
réalisme perd de son sens si l'on en vient à considérer
que le solipsisme de Descartes (philosophe qui sépare
matière et esprit) est en réalité un pur syllogisme
ou son ébauche) Dans la Genèse, la
formule "Dieu créa l'homme à son
image" est probablement mal interprétée, il
s'agirait plutôt de lui accorder l'Être qui, par
la projection
en devenir ou chute, offre la liberté d'action et de choix, une
participation au créationisme divin qui agit alors
par immanence*. Ensuite,
la
Renaissance fut davantage une régression
métaphysique qu'une ouverture à une vraie liberté
de conscience ; le plan d'immanence est encore déterminé
comme co-présence de Dieu à la Nature selon Spinoza, semblablement à la Tradition islamique
: «
plus
près de lui que sa veine jugulaire », « le
premier et le dernier, l'apparent et le caché », si ce n'est que pour Spinoza
il ne s'agit d'une présence non seulement nécessaire
- mais exclusive, par contre d'Essence séparée de
l'Existence selon Avicenne*
- ramenant au concept des Idées de Platon, -
donc d'une identification de l'immanence et de Dieu chez
Spinoza,et
faisant un tout avec elle, l'origine du panthéisme
et la fin de la transcendance, du moins celle philosophique.
Les nuances articulent le sens métaphysique. *
(Pour Plotin, le Un suprême inclut l'être et le
non-être et n'est pas la somme des existants ; du
Bien naît l'Intelligence, de celle-ci les âmes.
Pour Plotin, l'Un ne contenant ni division ni distinction,
les attributs de volonté ou d'action ne peuvent
lui être accordés, il s'ensuit le remplacement de
la notion de "création ex nihilo" par
celle d'Emanatio ex Deo) *
(Les détracteurs d'Avicenne furent nombreux en terre
d'Islam, notamment les théologiens ash'arites qui
le frappèrent d'anathème, les poètes mystiques comme
Jâmi qui le considèrent comme matérialiste
(primauté scientifique de l'observation). Ibn Sab’in
: "Contrairement à ce qu’il prétend, Avicenne n’a pas du tout compris
la sagesse de la théosophie orientale. La plupart de ces œuvres sont
des imitations de Platon, et ce qu’il y ajoute est souvent médiocre"
(source : LA REVUE DE TEHERAN))
La rupture était annoncée et bientôt l'Essence allait
devenir l'accident de l'Existence, bientôt la réalité
du Monde allait se construire dans la conscience
discursive, comme champ sensitif des phénomènes
(Sartre : « L'essence, c'est tout ce que la réalité humaine saisit d'elle-même comme ayant été
»,
L'Être et le Néant). L'alchimie du Moyen-Âge,
transparaissant dans le mythe du Graal remettant
à jour des symboles plus anciens (ceux celtiques
et germaniques), mettait en garde
contre la domination du Moi dans lequel allait sombrer
la Modernité et son culte de l'individualisme (dont
le paradoxe sera d'avoir généré la multitude informelle)
: "A ce stade, le Mercure "en chute" de
par le pouvoir d'adhérence inhérent à sa nature
et que l'alchimie désigne comme "humidité superflue",
"viscosité", fait que le Soi, ou Présence
divine, se reflétant dans le miroir de cette "Eau-Argent"
devenue adhérente, s'identifie au module corporel
en lequel celle-ci a opéré sa "chute"
et se trouve séparé - car oublieux - de l'état originel
qui était le sien. Etat de perfection et d'omnipotence
, au point qu'il y a coalescence entre le Soi, le
Divin et l'Eternité. Mais, déchu de cette condition
originelle, le Soi, désormais restreint aux limites
corporelles, devient le "moi-je", l'égo
petitement humain. Pour parler par images alchimiques,
nous dirions que l'être apollinien, doté de perfection
et d'une éternelle jeunesse, comparé à l'astre du
jour et à l'or, métal qui, par son éclat, semble
consubstantiel au soleil et par son immutabilité
de même essence que l'Eternité, cet Être, donc,
cesse d'"être" pour "devenir",
quitte la certitude pour l'incertain, l'Invariable
Milieu pour la périphérie fluctuante, et, oublieux
de l'Eternité ne pense plus qu'au temps...
parce que le voilà devenu le Temps : Apollon a pris
les traits secs et ridés de Saturne",
Paul-Georges Sansonetti ("Graal et Alchimie",
L'ÎLE VERTE). Dans le cycle arthurien, chez
Chrétien de Troyes et Robert de Boron, le Roi Pêcheur
et
le Roi Méhaigné sont la même personne qui vit dans
un état crépusculaire quand le pays lui-même dépérit.
Ce gardien du Graal est paralysé des jambes, signe
et symbole d'une imperfection spirituelle. Alors,
il suffit de ressouder les deux parties de l'épée
brisée, pour que le roi se lève et soit guéri. Il
est évident que les valeurs traditionnelles, le
sens symbolique des choses et la capacité de
penser par soi-même ne font pas partie des priorités
de l'enseignement publique, le résultat est même
le populaire jeu de rôle Warcraft
où tous les symboles sont inversés dans une stupéfiante
et crasse ignorance (exemple : le druide y a l'ours
comme animal fétiche !), car, l'unique motivation
des marchands à l'origine du jeu, comme des joueurs
eux-mêmes, rentre de plein pied dans le crétinisme
du "travailler plus pour gagner plus",
c'est à dire gagner le plus de dollars pour les
premiers et le plus de puissance et d'or factices
pour les seconds. Notre civilisation occidentale,
en dehors d'avoir fait passer le taux de cancer
de 4% en 1900 (avec certes l'espérance de vie de
46 ans) à 20% en 1980*
,
déjà - mais les choses augmentent de manière exponentielle, est
la fabrication d'un troupeau privé d'intelligence
(avec l'ANPE comme - ou pas très éloigné - sélection
des travailleurs dans les camps nazis), dont on
retrouve la correspondance caricaturale avec la
Chine de la croissance infinie, - quand les
étudiants en langue française sont scandalisés que leur
professeur leur parle de "liberté de pensée"*,
- quand il ne s'agit que d'augmenter les ventes
en France. Les ouvrages du cycle arthurien avaient
certes une finalité utilitariste*,
mais la symbolique axiale y est très forte : il
s'agit bien entendu, avec l'épée brisée, de la réparation de l'Axe du
Monde (axis mundi) dont Georges Dumézil et Mircéa Eliade
surent
si bien rapporter l'universalité commune à toutes
les civilisations (sauf celle d'après 1789), colonne
ou axialité identifiée avec le Roi, qui se retrouve
avec la Réalité muhammadienne - avec sa semence
principielle et l'arborescence finale - de
"L'Arbre du Monde" d'Ibn Arabî. *
(Source : "Soyez bien dans votre assiette"
de Kousmine - mais
une hausse de 63% ces vingt dernières années, et
encore une augmentation de 10% entre 2005 et
2009
(selon le rapport du Dr Mouysset - source : association
ressource), faisant dire au Dr Bernard Asselain
(Institut Curie) : «
il n'y a aucune cause valide en dehors des facteurs environnementaux
»
(concernant l'argumentation de l'âge), qui sont
désignés par notamment les pesticides
dont les hommes politiques français ont inondé
les sols (probablement pour financer des campagnes
électorales débiles - comme avec les 25.000
ronds-points à, en moyenne, 1 million d'euros
pièce, évoquant une connivence maçonnique favorisant
le conflit d'intérêt, beau monde, tout
bien médaillé), aussi probablement les
ondes électromagnétiques dans lesquelles nous baignons
- pour nous sacrifier devant l'autel de la Croissance) *
(Source
: "Le dragon dans le brouillard" de Christophe
Albert, enseignant à l'université de Tianjin) *
(Favoriser en quelque sorte l'exaltation du sentiment
national, même si l'ésotérisme qu'il transmet est
une possible résistance à la venue prochaine de
la Modernité de philippe le Bel. Danielle Quéruel
: "Les rois de Bretagne du XIIe siècle ont besoin
quant à eux d’un héros prestigieux, mais qui ne soit pas susceptible de
revenir et de ranimer éventuellement le désir des Gallois, voire des
Bretons de Petite Bretagne, de ne pas reconnaître la légitimité des
Plantagenêts. Ceux-ci firent tout pour s’emparer de ce mythe arthurien
et pour l’exploiter comme mythe familial. Découvrir sa sépulture et
exhumer ses restes fut l’un des objectifs de ces rois bretons
(...) Pourquoi un tel destin pour le roi Arthur ? Faut-il y voir une
condamnation d’une royauté trop puissante qui se place au-dessus du
monde féodal ? Dans le royaume de France l’affermissement du pouvoir
royal voulu depuis Philippe-Auguste aux dépens de la féodalité n’est
pas du goût de tous. "La Mort le roi Artu" est écrite aussi
pour dire que la chevalerie terrienne est remise en cause par les
passions et la violence des sentiments et que seule mérite d’être
exaltée la chevalerie célestielle qui oublie la vaine gloire et les
valeurs mondaines pour se consacrer à la quête du Graal et de la
sainteté")
Si
seulement nos ânes d'hommes et de femmes politiques
comprenaient enfin que tout sacrifier à l'économique*
est l'origine même de la crise, et que plus ils
s'agitent, plus la crise enfle, car ils sont
eux-mêmes, et leur idéologie horizontale, la cause
profonde de la crise en tant qu'elle est soumise
à l'ordre symbolique des choses. Il suffirait alors
de
comprendre un tant soit peu le sens de la mythologie
grecque, pour saisir avec quelle profondeur cette
philosophie et cette métaphysique subtiles véhiculaient une sagesse accessible
et déjà intemporelle ; le fait réducteur et
moderne de penser et de croire que les Anciens adoraient
des idoles, qu'ils croyaient à l'existence d'un
polythéisme, ou qu'ils vénéraient des figures symboliques
(comme les animaux qu'ils mangeaient) est le signe
de notre propre insuffisance qui est devenue une
indécrotable suffisance, une lancinante arrogance,
un contentement dans l'ignorance dont la société
américaine parait être l'exemple le plus flagrant de
déchéance spirituelle et intellectuelle. *
(Traité
d'agronomie de Xénophon (dialogue entre Socrate
et Cristoboulos) s'opposant à Hésiode : les hommes
sont en mesure d'augmenter la productivité ... mais
encore à la condition d'avoir honoré les Dieux,
c'est à dire, après décryptage : ne pas attirer
leur colère ou vengeance (Némésis) à cause de notre
démesure (Hybris)) Le phénomène religieux, et
moral (puisque les domaines se confondent désormais),
dans son ensemble, n'est pas en reste, même
si l'immense majorité des religions sont abolitionnistes,
toute vie étant sacrée. Ainsi, les juges américains
imprégnés d'une moralité de saurien envoient
à l'abattage, des âmes porcines défendent
l'application*
de la lapidation* et
mériteraient pour le moins d'être arrosées (ou noyées)
de lisier
- s'il était possible d'utiliser des bombardiers
pour "répandre
de la merde de cochon sur des cochons*
de
merde"
; le débat sur la burqa, c'était fin 2009,
témoigne de l'entêtement niveleur - au nom de l'égalité,
sachant que les femmes musulmanes qui veulent se
l'imposer le font en réalité librement en France,
que c'est donc le signe d'une vraie pathologie.
Pour être méchant, n'est-il pas divertissant
de les voir s'infliger cette épreuve du rejet du
Monde, une auto-punition en quelque sorte ? *
(Citons un Blog marocain abolitionniste
: http://peinedemortaumaroc.over-blog.com/) *
(La charia, d'esprit indubitablement criminel, pervers,
détermine avec grand soin la taille des pierres
susceptibles de prolonger l'agonie, question
de purification
; celles coupantes sont choisies pour la tête, car
ainsi le condamné, dont
le visage est lacéré de toute part,
dont le sang gicle abondamment, le condamné qui
hurle peut mettre 10 minutes avant de crever. Citons
donc Hani Ramadan, monstruosité qui se
prend pour un moraliste religieux : "La lapidation prévue en cas d’adultère n’est envisageable que si quatre
personnes ont été des témoins oculaires du délit. Ce qui est
pratiquement irréalisable, à moins que le musulman choisisse d’avouer
sa faute. Avant l’exécution de la sentence, les juristes précisent
qu’il lui est toujours possible de revenir sur son aveu
(...)
Parce qu’il s’agit d’une injonction divine, la rigueur de cette loi est
éprouvante pour les musulmans eux-mêmes. Elle constitue une punition,
mais aussi une forme de purification. Il est interdit d’insulter le
coupable. Après sa mort, on prie pour lui. Ce que fit le Prophète pour
une femme qui s’était livrée après avoir accouché d’un enfant
adultérin, et dont le repentir avait été sincère
(...) Avant de juger cette conception moralisatrice et complètement dépassée,
je propose simplement que l’on fasse un effort de réflexion : la mort
lente d’un malade atteint du sida est-elle moins significative que
celle d’une personne lapidée ? Pour le musulman, les signes divins que
l’intelligence humaine perçoit se découvrent aussi bien dans l’univers
que dans la loi (...)
En clair, que ceux qui nient qu’un Dieu d’amour ait ordonné ou maintenu
la lapidation de l’homme et de la femme adultères se souviennent que le
virus du sida n’est pas issu du néant".
Si je n'étais lecteur admiratif des poètes
et mystiques persans (Rûmî,
Ibn Arabî surtout - dont l'oeuvre fut
considérée par Guénon et Schuon comme expression
de la "philosophia perennis", pour
qui la voie mystique n'est ni
rationnelle ni irrationnelle,
théomonisme selon H. Corbin : "L’imagination active est essentiellement l’organe des
théophanies, parce qu’elle est l’organe de la création et que la
création est essentiellement théophanie",
qui s'oppose au panthéisme de Spinoza, qui naturalise
Dieu, quand il n'est pas identifié au seul Être
- , et
Al-Jamî),
je considèrerais cet Islam moderne et intolérant
(Coran IX, 30) comme aussi nauséabond
que des latrines. Selon le principe de pureté,
pour la race d'un coté et contre les comportements
déviants de l'autre, quelle différence y a-t-il
entre Shoah et lapidation, le sida étant perçu comme punition
divine ? Ce fou écrit : "Remarquons cependant que l’éthique musulmane nous prescrit de soutenir
le malade du sida dans l’épreuve qu’il subit, et qu’il est essentiel de
l’accompagner et de le réconforter avec compassion",
- oui mais alors, qu'en est-il de cette compassion
au moment des lapidations ? Il écrit : "Remarquons encore
que l’islam a encouragé la recherche médicale, le Prophète ayant
indiqué qu’à toute maladie, si l’on excepte la vieillesse,
correspondait un remède",
sans avoir semble-t-il l'intelligence - faute
de cœur - d'en déceler la part de sophisme,
de contradiction ; nous aimerions renvoyer
ce fou dangereux à la lecture de Platon considérant
le crime comme symptôme de la maladie de l'âme,
car, pourquoi soigner un corps atteint du sida
- et martyriser avec sadisme celui d'un déviant
sexuel, si ce n'est que la débilité du dogme
est trop profonde pour ne pas témoigner d'une perversité
? C'est avec ce genre de crétinisme que l'Islam
va générer la guerre mondiale des religions
; sur ce point, je suivrais presque Diderot pour
qui rien de ce qui procède de la Nature, et dépassant
le cadre moral comme société disciplinaire,
ne saurait être mauvais en soi. Il faut être devenu
particulièrement fourbe, décadent d'un point de
vie métaphysique, pour vouloir faire correspondre
avec une telle obsession une exemplarité sociale,
donc une codification morale, et une Justice
divine ; je pense même qui si le blasphème est possible
(considérant que l'Un est au delà de toute contingence
qui pourrait l'atteindre), l'argumentation finalement
fourbe de Hani Ramadan dépasse formidablement les
caricatures danoises. Qu'il parait loin le temps
où l'Islam redécouvrait la sagesse grecque.
L'époque est à l'obscurantisme universel, à la haine,
quand les textes religieux sont interprétés sous
l'angle exotérique,
quand le rituel devient la loi moralisatrice - au
lieu de la magie ou de la métaphysique (le symbole
étant l'interaction des deux aspects). L'acquisition
sans doute prochaine de la bombe atomique par l'Iran
va probablement plonger notre Monde dans des ténèbres...) *
(Je ne prend pas le mot "cochon"
par hasard, vous l'aurez compris ainsi. Je
pense cependant que les "bons Français"
qui cautionnent l'élevage industriel, son traitement
des animaux jusqu'aux abattoirs, sont des porcs
dans le sens péjoratif que je veux le plus abject.
Dégueulasse espèce humaine, saloperie infâme tombée
dans la disgrâce des Dieux !) On a pu, et
de la manière la plus imbécile, me supprimer le
droit de vote et le Rmi, mais il n'y a pas une seule
journée où je n'ai pas honte d'être un être humain. La
moitié de la planète crève de faim quand l'autre
moitié (minoritaire) dénonce un fléau de l'obésité.
La
question de l'intelligence
Le
fléau, c'est la Raison intellectuelle limitée au
mental qui nous
a enfermé dans nos sens de prédateur. Pourtant,
pour finir sur une note gaie, l'utilitarisme
marchand, le carriérisme et l'aveuglement religieux
n'expliquent pas à eux seuls le chaos, il faut aussi
de la bêtise*. Pour exemple, visitez sur Internet
le forum français consacré à la célèbre enceinte LS3/5A
conçue par la BBC : http://www.ls3-5a-forum.com/cgi-bin/yabb/YaBB.pl Il
y est écrit : "Bienvenue, Visiteur (oui,
il ne s'agit à priori pas d'une secte, mais de HiFi),
Veillez entrer vos pseudonyme ou mot de passe (pas
le courage de citer son vrai nom sur un site HiFi),
ou vous inscrire". Cliquez sur "Inscription",
dans la charte vous lisez à ce moment précis
: "Pour vous inscrire, vous devez être parrainé. Si ce
n'est pas le cas une demande est possible à cette adresse :
parrainagels35a@gmail.com".
La suite ? Ma demande a été refusée ... et sans
que rien ni aucune information ne soit partagée :
"Désolé r........., votre adhésion n'a pas été approuvée! Amitiés,
Le Forum LS3/5a".
Heureusement que ces gens abordent des sujets non
vitaux, car ils seraient trop vite dépassés. Cela
rappelle indéniablement le forum de "Bookfoto"
(avec une faute), où la mission des modérateurs,
comme des moutons dominants (les visiteurs), serait d'entretenir
- même pas la pensée unique, mais l'absence de toute
pensée. Il est tellement plus facile de vivre
comme une bête... Si ces gens en venaient à
porter plainte pour mes propos directs (oser dire
ce que je pense), cela attesterait qu'ils ont la
Volonté des esclaves de Nietzsche, c'est à dire
que leur Puissance n'interagit que sur l'unique
plan du ressenti, sans aucune capacité à produire
une réflexion ou des arguments créatifs. On vit
de surcroît dans une époque de grande lâcheté. Personnellement,
je me fiche des plaintes possibles du moment que
mon site est enregistré à l'Etranger ; il y
a quelques semaines, un ami m'a trahi en faisant
envoyer la gendarmerie pour m'empêcher d'en finir
; depuis, j'arpente les trottoirs pour photographier
les excréments de chiens, pour monter un nouveau
site qui correspond totalement à ma vie. A quoi
bon vouloir faire de beaux paysages en souffrant
énormément en marchant (handicap), quand au final
l'Hôtel des Impôts ne vous reconnaît pas les droits
d'auteur, après ces actions infectes de l'ANPE,
de la préfecture, du Ministère de la Culture. Il
aurait mieux fallu que mes parents me brisent le
crâne à la naissance, ou que dès le début je devienne
photographe de merde, mon élément. Enfin, mieux
vaut tard que jamais, je dédierai mon renouveau
photographique à l'Administration. *
(La bêtise et l'idiotie ne sont pas
des données rares, elles sont même devenues
la vague permanente sur laquelle plane la Démocratie.
Déjà, au temps d'Ibn Arabî : "Ibn Arabi, malmené, en Occident musulman, par les gouvernants et les
jurisconsultes, s’était décidé à s’installer au Machrek. C’est là, du
reste, qu’il écrivit ses fameuses "Conquêtes mecquoises", son exégèse
symboliste du Coran, et, bien sûr, son célèbre recueil de poèmes"
L’interprète des ardents désirs". Il se vit obligé de faire usage d’un
double langage pour échapper à la mort. En effet, une simple
dénonciation de la part de certains envieux, et c’était la lapidation
tout court, ou encore, l’épée de l’exécuteur des hautes œuvres. Dans
l’épître de l’anéantissement, Ibn Arabi avait fortement recommandé à
ses disciples de posséder, avant tout, les clés permettant la
compréhension de son enseignement, et de se taire ou de feindre
l’ignorance en présence de ceux qui s’accrochent au sens littéral des
dogmes",
par Merzac Bagtache, source : El Watan. Les choses
ont-elles changé ? Nous pourrions comparer les procès
en sorcellerie intentés contre le Docteur Hammer
et le sort du moine Giordano Bruno finissant sur
un bûcher. De même, les artistes de notoriété
publique (et pour le devenir, il faut faire soit
dans le scandale, soit dans l'horrible) sont aidés
par l'Etat qui s'approprie ainsi une image
reconnaissable (c'est ainsi que fonctionne la Légion
d'honneur), qui s'en fabrique une de mécène
(exemple : sommes exorbitantes allouées régulièrement
aux Colonnes nihilistes de Monsieur Buren), quand
les artistes en difficulté sont priés de dégager
le plancher (exemple : manière couarde avec
laquelle Ministère, préfet et Anpe évincent
du Rmi des personnes en situation régulière) ; hormis
le clientélisme, la règle est de lâcher les chiens.
Je le sais, je suis passé par là... Plus jeune,
j'aurais pu créer une micro entreprise ; il faut
dire qu'il en a fallu des décennies, aux hommes
politiques, pour que l'évidence de ne pas avoir
à payer des impôts et des taxes avant les premiers
bénéfices ... atteigne le cerveau profond ! Le plus
troublant, au moment où je ferme définitivement
la page de Pleinouest35, était le débat
sur l'identité nationale
censé marquer une saine résistance vis à vis du
mondialisme ; ainsi, comment considérer une sincérité
politique, quand depuis tant d'années tout
est fait pour déconstruire les valeurs traditionnelles
au profit du citoyen-mouton ou du mouton-citoyen
? La Culture classique et la Musique française,
jugés élitistes (et donc peu lucratives) - preuve
de l'innocuité de tout égalitarisme dogmatique,
mais aussi l'orthographe, sont progressivement
et radicalement écartés de l'enseignement populaire,
faisant que l'Identité dite nationale n'existe plus
que par les acquis sociaux spécifiques. Ces derniers
étant toujours plus ébranlés, et l'identité
culturelle éradiquée, il se trouvait une opportunité
politique de reformater la société selon des critères
permettant d'augmenter le contrôle (comme reconduire
à la frontière), c'est à dire trouver ou imaginer
à l'intérieur même des individus la correspondance
des caméras de surveillance installées ... à l'extérieur.
Le "débat sur l'identité nationale" ?
Le dernier procédé imaginé pour conduire un troupeau,
une fourberie de plus qui rejoignait celle de la
grippe h1N1 - et du terrorisme mondial. Les
hommes politiques ont largement surestimé
la bêtise des Français en pensant fabriquer un sentiment
national et débile - du style américain. Toute
volonté d'assimilation des personnes et de valeurs,
qu'elles soient républicaines ou autres, participe
à éraser la biodiversité culturelle, à entretenir
une pensée unique, à ternir l'intelligence et à
tuer l'aptitude naturelle à se révolter. Cela pue,
car comment ne pas sentir l'indéniable correspondance
idéologique entre un Ministère de l'identité nationale
... et un "Ministère du Reich à l’Éducation du peuple et à la Propagande" ?)
Attention
danger
Quelques
années en arrière, un préfet m'avait fait jugé -
en catimini - pour avoir contesté l'origine officielle,
et médiatisée par les journalistes, de l'intervention
américaine en Irak, juste après que les chars irakiens
aient franchi une frontière avec le Koweit,
et sous le regard passif des satellites espions
américains, laissant subodorer la manigance
d'un fin piège : "Le 10 octobre 1990, au cours d'une gigantesque audition télévisée,
des témoins décrivent devant le Congrès des États-Unis les horreurs
commises au Koweit par les troupes d'occupation. Chacun est bouleversé
par le témoignage d'une infirmière koweitienne éplorée qui raconte
comment les soudards irakiens ont débranché les appareils qui
maintenaient en vie les prématurés de son hôpital et tuaient les
nourrissons sans pitié en les jetant par terre. On
découvrira plus tard que la prétendue infirmière n'était autre que la
fille de l'ambassadeur du Koweit aux États-Unis et n'avait rien à voir
avec les soins aux prématurés ! Son témoignage avait été monté de
toutes pièces par les services secrets américains. En attendant, la
supercherie a convaincu le Congrès américain d'autoriser le président
George Bush à engager la guerre !... (...) Le maintien du dictateur au pouvoir satisfait les monarques arabes du
Golfe, qui préfèrent un autocrate désarmé à la tête d'un pays ruiné
plutôt qu'un Irak démocratique et laïc, susceptible de représenter un
modèle à suivre pour leurs propres sujets. Il permet d'autre part de
justifier la pérennisation d'une puissante base militaire anglo-saxonne
au milieu des champs de pétrole"
(source : Herodote.net), - car la France était déjà
le petit chien des USA. J'avais trouvé contradictoire,
à l'époque, de faire supprimer des droits
civique pour une opinion (corroborée depuis), au
pays de la liberté d'expression, si ce n'est qu'ultérieurement
la lecture de Foucault, de Deleuze, m'a fait comprendre
une partie de ces rouages. Il y eut ensuite
ce grand spectacle du 11 septembre, la chape
de plomb plaquée par les Gouvernements occidentaux
; cependant, ce qui se passe en France est
devenu particulièrement inquiétant, il s'agit d'un
contrôle de la peur susceptible d'être utilisée
comme prétexte - pour cacher des intentions.
Et certaines actions défient tout bon sens,
comme avoir fait baissé les effectifs des surveillants
dans les écoles - pour ensuite envisager d'y
mettre des policiers, remettre les vieux (et
dont je fais partie) au travail - alors que le chômage
démolit la jeunesse, supprimer des postes
de police* -
pour ensuite vouloir placer le pays sous la
surveillance vidéo, supprimer des postes d'infirmière
(en trop faible nombre) - tout en affirmant vouloir
favoriser la création d'emploi. A se demander si
la dette colossale, la peur, la gestion esclavagiste
des chômeurs, les cancers en très forte augmentation,
mais aussi le stress, ne sont pas le véritable organe
du Pouvoir - caché par l'écran de fumée démocratique.
Ainsi, il faudra sans doute s'attendre à des couvres-feu
pour les jeunes, à une probable robotisation
de drones et de chiens - ou insectes mécaniques
de surveillance, à de scanners d'activité psychique,
à de vaccinations avec implants de puces léthales,
et à quantité d'autres horreurs. *
(9.000 postes de policiers et de gendarmes supprimés
depuis 2007) Il est question, en France, après
les lois Dadvsi et Hadopi, de celle Loppsi
2 (ou
"loi d'orientation et de programmation
pour la performance de la sécurité intérieure"), suivant quantité de textes
sécuritaires établis depuis 2002. Cette loi permettra
de gérer la vidéosurveillance, ainsi que la surveillance
d'Internet par la police. La vie en Occident, particulièrement
en France, va se résumer à un sentiment de
peur (et de crise) encadré entre surveillance
policière et publicité (pour les grandes surfaces
du consommérisme), semblablement aux poules
en batterie que l'on confine en cage - pour maintenir
le stress qui augmente la ponte. Il n'y a plus rien
d'humain dans notre société, ce qui amènera le Syndicat
de la magistrature et celui des avocats à dire dans
un communiqué commun : "Il
est urgent de sortir du cauchemar sécuritaire qui détruit
progressivement notre Etat de droit".
Comme le SAF et le SM, je crains ainsi une forte
dérive sécuritaire, qui consiste à instrumentaliser
la délinquance pour préparer la population à la société
de contrôle absolue. J'en conclue donc que
les hommes politiques n'ont que faire du chômage
(car il permet d'asservir), de la maladie (car elle
profite aux lobbies pharmaceutiques), ou de
la délinquance (car elle brise la résistance vis
à vis des nouveaux contrôles). Il n'y aura plus
aucune place pour se cacher, ni pour manger de véritables
aliments (et non des OGM faisant ingurgiter des
pesticides cancérigènes), aussi plus aucun lieu
pour s'exiler, et plus d'intelligence pour échanger,
- la planète est en passe de devenir un gigantesque
camp de concentration d'un coté, une poudrière
atomique de l'autre, aussi l'Afrique que les
appétits américains et chinois ne cessent de plonger
dans un enfer sur Terre, afin d'en sucer toute moelle.
Je plains sincèrement les parents inconscients... Mr
Besson : « Il faut réaffirmer les valeurs de l'identité nationale et la fierté d'être français ».
Mais qu'il est pénible de voyager à l'étranger et
d'assister à des fiertés d'identité nationale, il
s'agit bien entendu d'un procédé politique ayant
une finalité qui est triple : a) la plus évidente
: celle économique avec l'instrumentalisation
destinée à contrer l'émigration, b) la
plus perverse : démagogique avec le remodelage
de l'individualité pour fabriquer une
fausse personnalité, c) la plus politique :
la finalité électoraliste décriée par l'opposition
qui se reconnaît dans ses instincts de conservation.
Va-t-on assister à des cérémonies nationalistes
copiées sur les régimes totalitaires (exemple :
la Corée du Nord) où aucune tête ne doit dépasser,
à une exposition des "valeurs républicaines"
depuis la maternelle et jusqu'aux usines où
les ouvriers robotisés devront chanter l'Hymne
à la Mère patrie,
les bras plaqués sur les jambes et le menton relevé ?
Le fait que tous les pays veuillent refonder leur
nationalisme est le signe d'une grave crise planétaire,
c'est comme échauffer des troupes avant la charge
qui peut rester économique - ou redevenir guerrière.
Si l'éducation civique n'aurait jamais dû quitter
l'école (pas davantage que les surveillants), il
en va de toute autre chose avec une volonté
de dresser le drapeau tricolore (dont le blanc inspiré
par Lafayette représente la personne du roi assassiné)
et d'afficher la sacro-sainte Déclaration des droits
de l'homme (va-t-on enseigner - pour l'esprit contradictoire
garant de l'intelligence (tête bien faite) -
François Furet, l'histoire du génocide vendéen, "La
crise du monde moderne" de René Guénon ?) dans
les écoles. En fait, il s'agit de l'enseignement
de l'Histoire à sens unique, d'une propagande destinée
aux jeunes enfants et aux émigrés ; c'est une
instrumentalisation des valeurs morales là où elle
en représente une antinomie : s'en prendre
à l'enfance malléable et aux personnes que la vie
a fragilisées. Citons Michel Wieviorka (directeur d'études à l'EHESS),
pour qui le débat sur l'identité nationale :
« attise
les crispations sur l’immigration, car l’objectif est bien de traiter
d’immigration, l’essentiel des points soumis à débat concerne cette
question (...) est une catastrophe intellectuelle et politique pour l’image générale de la France ».
Je crains que ce ne soit pas seulement cela, et
j'en ai une saine répulsion.
De
la perversité de l'Homme ou les MTGDG
ou la bêtise à son paroxysme Vulgairement
: "enfants de salauds !"
Il
y a deux visages humains dont je veux montrer
la semblable déviation morale (avec ses
effets) : la peine
de mort
et la gastronomie*.
Marguerite Yourcenar, puis
Isaac Bashevis Singer, ont analysé la corrélation
existant entre le traitement infligé aux animaux
de boucherie et les camps d'extermination - quand
des hommes sont considérés comme des bêtes ; aussi,
quelle distinction de dernier recours est-il possible
d'accorder entre gastronomie et peine de mort ?
La première permet simplement de manger le cadavre
transformé avec l'art culinaire, faisant passer
la longue agonie de l'animal*
(viande sur pied, animal mécanisé et homme animalisé)
à l'ambiance feutrée et distinguée d'une table dressée
dans des restaurants gastronomiques, quand la seconde
transforme l'exemplarité dissuasive (argument d'Aristote
opposé à Platon), ou la Loi du Talion, en une pseudo-vérité
de justice divine, pour une expiation ou purification
imaginaires. Pourtant, ni les gazés des camps de
la mort, ni la malheureuse vache dont l'oeil témoigne
d'une immense détresse - et même si elle finira
agrémentée d'une sauce divine, ni le condamné à
mort traîné devant la guillotine ou le sabre, n'ont
jamais témoigné d'une semblable certitude. Si la
peine de mort a disparu en France, c'est essentiellement parce
que la société disciplinaire est progressivement
remplacée par celle de contrôle (pour la question
technique de densité de population et de flux) ; je
ne me fais aucune illusion quant à la Justice et
aux services d'ordre. Si un jour, la loi est
votée pour faire bouillir vivants des enfants, les
juges, les policiers obtempéreront sans guère sourciller.
Fin 2009, la Justice française, placée désormais
sous la botte du Pouvoir (disparition du juge d'instruction),
ne semble toujours pas décidée à ouvrir le dossier
du Pull-over rouge (pourtant conservé au greffe de la cour d'appel d'Aix-en-Provence et
rendant possible un test ADN), quand un innocent
a peut-être été exécuté avec zèle - pour satisfaire
la populace agitée comme un troupeau. Mais
n'est-ce pas le sens réel de la Justice : donner
à la populace son dû, sa dette collective, canaliser
ses pulsions, bien davantage que mettre dans
le droit chemin ou promouvoir la réinsertion
?
*
(Il parait de plus en plus évident que c'est la
consommation
de viande
qui est à l'origine de la déforestation, du saccage
de la planète, et du milliard d'hommes et de femmes qui
souffrent et meurent de la faim (c'est un génocide
dont les américains sont les premiers instigateurs),
sans parler du massacre de milliards d'animaux.
C'est le fléau numéro un sur la Terre, et qui va
générer un désastre inouï par le gaspillage insensé
qu'il provoque et dont la réalité n'est pas prête
d'atteindre le cerveau de nos dirigeants qui, comme
en France, travaillent à favoriser encore plus ce
suicide économique. En France, la consommation a
été multipliée par cinq en un siècle, en Europe
elle est passée de 56 à 89 kg en 40 ans, mais de
89 à 124 kg aux USA
dans le même temps. Si un jour prochain les USA
se prennent une bombe atomique ("sur la figure")
envoyée par les pays pauvres (qui veulent eux aussi
consommer de plus en plus de viande, un signe débile
de richesse et de statut social), on ne pourra pas
dire qu'ils ne l'auront pas cherché (si ce n'est,
bien entendu, que la bêtise comportementale est
celle qui se retrouve dans la morale primaire des
feuilletons policiers où les enquêteurs sont fiers
d'envoyer les criminels dans le couloir de la mort). Le pire,
peut-être l'horreur,
est encore à venir : "La population mondiale va passer de 6 milliards d’individus en 2000 à 9
milliards en 2050, et la consommation mondiale de viande qui était de
229 millions de tonnes en 2000 va doubler d’ici 2050, pour atteindre
les 465 millions de tonnes"
(source : www.vegetarisme.info),
le changement climatique sera également de la partie :
"Les dérèglements climatiques (le nombre de catastrophes naturelles étant passé d’une moyenne de 200 à 400 par an au cours des deux dernières décennies,
d’après Sir John Holmes, sous secrétaire aux affaires humanitaires de
l’ONU et Coordonnateur des secours d’urgence a Dubai le 9 Avril). La récolte de blé en 2007 fut catastrophique (en particulier en Australie) en raison de ces problèmes climatiques"
(source : Café-Croissant), des tensions de
plus en plus fortes vont naître de l'augmentation
du prix des denrées alimentaires de base (celles
qui servent à nourrir notre bétail) : "Les prix de l’alimentation, s’ils
continuent comme ils le font maintenant (…) les conséquences seront
terribles (…) Comme nous l’avons appris dans le passé, ce genre de situations se finit parfois en guerre"
(Dominique
Strauss-Kahn). Et oui, "la
guerre",
- faute d'intelligence ou de cœur ; et à
chaque fois
que je vois quelqu'un fumer (son cancer), ou une
mère de famille entrer dignement dans une boucherie (avec ses
enfants), je me dis que rien n'empêchera l'hécatombe
nucléaire. Il n'y aura pas assez de Terre pour nourrir
à la fois le bétail (dont la demande est de plus
en plus forte) et la population humaine qui va doubler
avant un siècle, même avec le subterfuge des OGM
et de la production hors-sol. Le Grenelle de
l'environnement est déjà largement dépassé par les
projections dans l'avenir. Au premier siècle après
Jésus Christ, la population humaine était de 200
millions selon l'estimation qui en est faite, -
mais l'exégèse saisit la Bible comme un ensemble
de directives divines - quand les prophètes sont
simplement choisis par Dieu, c'est à dire selon
le sens du mot hébreu Nevi'im,
ici davantage "produire" que "apporter
au devant". C'est oublier (ou méconnaître)
que la pensée prophétique a inspiré la Bible dans
son ensemble. Confondre la Volonté de Dieu avec
l'aptitude prophétique est l'origine la plus terrible
de l'obscurantisme religieux, et de ses oppositions arrêtées.
Exemple : si nous nous référons à la Genèse,
il est écrit : "Soyez féconds, multipliez-vous, emplissez la Terre et soumettez-là ; dominez sur les poissons de
la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre"
(1 (28-31)), un texte qui, dans sa lecture
littérale, a persuadé les religieux de devoir
défricher la terre afin que l'homme puisse se multiplier, encore
certains rustres Irlandais d'engendrer quantité
d'enfants - mais s'agit-il d'un texte d'esprit directif,
une Volonté divine ? Il est alors étrange que
la suite, c'est à dire "Je vous donne toutes les herbes portant
semences qui sont sur la surface de la terre, tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre
nourriture",
n'ait pas été lu dans la même rigueur littéraliste,
- c'est à dire comme une injonction à devenir
végétalien, quand la domination sur le monde
animal n'est pas clairement l'exhortation à les
manger ; à l'aube des catastrophes à venir,
tout comme le Coran vitupérant les infidèles, la
lecture exotérique
des textes sacrés porte en elle-même le fléau
apocalyptique) *
("Des horreurs de l'industrie de l'élevage,
le traitement des petits veaux est sûrement le pire. On les prend à la
naissance et on les tasse dans des cages à peu près des dimensions du
coffre de votre voiture, Ils sont attachés par le cou et laissés à la
noirceur. Ce sont des bébés, leurs cordons ombilicaux ne sont souvent
pas encore tombés. Ils ne peuvent pas prendre une posture de sommeil
normale, ne peuvent pas lécher, sont isolés du contact avec tout autre
animal, et ne peuvent même pas faire un pas. Deux fois par jour les
lumières sont allumées pour qu'ils puissent consommer une espèce de
gruau conçu expressément pour leur donner l'anémie. C'est cela qui
donne à leur viande cette belle couleur rosâtre. Puisqu'ils ne peuvent
jamais bouger leurs muscles ne se développent pas. Le résultats est une
viande tendre et délicate prisée par les gourmets.
Ce traitement cruel
est monnaie courante dans l'industrie laitière
(...)
Si un 747 s'écrase et tue les passagers ça
fait la une de tous les journaux, si l'avion infortuné était rempli
d'enfants, il y aurait une enquête du Congrès. Mais l'équivalent de 40
Boeing 747 remplis d'enfants meurent chaque jour et on n'en entend
pas parler... L'atrocité de cette notion est si intense, que notre
culture s'est trouvé des façons de composer avec ! La méthodes est
simple: la négation, ou tout simplement l'ignorance - faire l'autruche
et ne pas penser.
La plupart des gens ne réalisent pas à quel
point leurs habitudes alimentaires affectent la faim dans le monde. Si
le peuple américain parvenait à réduire sa consommation de viande de 10
%, cela libérerait assez de grains pour nourrir approximativement
chacune des 60 millions de personnes qui autrement mourront de faim
cette année
(...)
il y a six fois plus de déboisement causé par l'industrie
de l'élevage que par l'expansion humaine",
une entrevue de Stéphan Bodian avec John Robbins.
Les Ministères de l'Agriculture, même en France,
devraient s'appeler "Ministère de la Torture
- du Gaspillage
- de la Destruction
des sols - du Génocide
humain" : "M.T.G.D.G.". Christine
Lagarde, formée à l'américaine, confiait que nous
pensions trop en France (en rapport avec la
perte de temps que cela présuppose), mais est-ce
bien sûr ? Les choix déjà débiles de notre
société sont-ils la conséquence de trop
de réflexion ? Si Jacques Chirac avait un tant
soit peu pensé comme Président garant de l'éthique,
aurait-il persévéré dans sa consommation de tête
de veau, et combien d'hommes et de femmes
politiques sont ensuite devenus végétariens, alors
qu'il ne cessent de parler d'oxymores
: "croissance verte", "développement durable", "bien-être
animal" (des silences assourdissants) ?)
La République enseigne
qu'elle est la volonté de la Majorité (donc du peuple), son
Principe même. Les Droits de l'homme vont être affichés
sur les murs des écoles pour qu'aucun élève ne puisse en
douter, mais la chose devient perverse quand
on sait que le jeu de la Politique est paradoxalement
d'influencer l'opinion, action pavlovienne
comme l'est la publicité ; les faits divers sont instrumentalisés,
parfois fomentés (comme le 11 septembre ayant servi
à mouler l'opinion publique), les hommes politiques se
précipitent à chaque catastrophe pour se mettre
en représentation. La quantité n'est plus seulement
l'inspiration du Pouvoir (si ce n'est encore une
opposition à la qualité des élites intellectuelles
- non tributaires de la production), elle devient
la matière pesante qui s'oppose à son exercice.
Au nom du dogme de la laïcité, le monde politique
va se déchaîner contre la burqa (minoritaire, provocateur
ou pathologique), mais qu'en est-il de l'égorgement
illégal des moutons pendant l’Aïd-el-Kebir ? Le
Pouvoir cède devant la multitude à laquelle
il ne veut pas se frotter, et mieux encore
: les associations comme la Fondation Brigitte
Bardot*
sont repoussées par les forces de l'ordre et condamnées
régulièrement par la Justice à payer de lourdes
amendes.
*
("Des millions de bovins, moutons, d'ovins et
de volailles sont chaque jour abattus de façon cruelle dans les
abattoirs pour observer des rites religieux. Que ce soit pour la viande
halal (animaux tués selon le rite musulman), ou pour la viande casher
(animaux tués selon la tradition juive) les souffrances endurées lors
de l'égorgement sont inacceptables à la fin du XXe siècle. Ces
pratiques pourraient être évitées si la concertation entre les
associations de protection animale, les autorités religieuses et les
ministères chargés de ces dossiers aboutissait à la légalisation de
l'anesthésie des animaux de consommation avant tout abattage rituel (...)
Pour tuer un boeuf, on l'immobilise dans
une machine, la tête seulement sortant de son box de contention, on le
renverse sur le dos et on procède à l'entaille de la gorge. A la vue de
son regard effaré et de son fragile meuglement, il y a tout lieu de
penser que... je vous laisse imaginer la suite. Bien entendu tous les
boeufs qui sont sacrifiés assistent à la saignée de leurs congénères en
attendant leur tour, parfaitement conscients de ce qui va leur arriver.
A la suite de l'Entaille du nerf diapragmique le muscle se paralyse,
l'animal la tête en bas ne peut plus respirer et suffoque, le contenu
de l'estomac refoule vers la tête, le boeuf souffre de façon
insupportable de sa plaie, de sa position, de sa gène respiratoire et
est terrorisé. Il est ensuite pendu par un membre postérieur pour se
vider de son sang. La lutte contre la mort peut durer jusqu'à treize
minutes. Il n'est d'ailleurs pas rare de voir un animal faire des
efforts insoutenables pour se relever alors qu'on le croyait mort
!".
Comment alors une Tradition, dont le Talmud décourageant
la pratique cruelle de la chasse (selon Meïr de Rothenburg)
- surtout en tant que loisir, peut-elle traiter
ainsi les animaux au nom de la pureté ? Les choses
semblent pourtant évoluer. Richard Schwartz
: "Increasingly, I have come to see vegetarianism as not only a personal choice, but a
societal imperative, an essential component in the solution of many national and global
problems. The U. S. Surgeon General has indicated that 68% of diseases in the United
States are related to poor diets, and this is a major factor behind soaring medical
expenditures, which are projected to reach 20% of the U. S. GNP shortly after the end of
the century, a key reason for the tremendous debt the U. S. faces. Also, livestock
agriculture is a major contributor to many current environmental and public health
threats, such as the destruction of tropical rainforests and other habitats, global
warming, soil erosion and depletion, water shortages, air and water pollution, and the
proliferation of antibiotic-resistant, disease-causing bacteria").
Aussi le grand rabin David Rosen : "Ce contre quoi nous devons nous battre c’est le détachement
technologique qui permet aux gens de dissocier ce qui est dans leur
assiette d’avec la cruauté qui en est à l’origine. Mais, la technologie
au travers des médias expose également les gens à des réalités
auxquelles ils ne sont généralement pas confrontés. La connaissance et
la dénonciation des cruautés dans le traitement et l'abattage du bétail
semblent progresser et augmentent la perception des dilemmes moraux
impliqués (...)
en tant que juge dans un tribunal rabbinique, j’ai dû participer aux
contrôles surprise des équarrisseurs dans les abattoirs et la vue du
massacre m’a rendu malade. Cela posait une question morale : comment
pouvait-on participer à des actions que l’on ne voudrait JAMAIS
accomplir soi-même ni encourager quelqu’un d’autre à les faire".
Sur le site assorti.com (le judaïsme moderne) - un
texte du Monde (22/09/07) : "Il faut 4 kg de céréales pour produire 1 kg de poulet et 6 kg de grains
pour 1 kg de porc. Ce dernier nécessite par ailleurs 4 600 l d’eau. Une
quantité qui grimpe à 13 500 l pour 1 kg de boeuf, quand seulement 1
000 l d’eau sont nécessaires pour produire 1 kg de blé",
puis une bonne présentation de l'autisme de
la Recherche (aussi de la compréhension politique
de la croissance
verte) :
""Nous avons mené une expérimentation sur de jeunes taurillons et avons
ainsi réussi à les faire grandir plus vite, ce qui permettait de
réduire les émissions de méthane", explique Jacques Agabriel,
zootechnicien à l’INRA de Clermont-Ferrand. Mais la production animale
étant un système complexe, ce qui confère ici un avantage écologique
entraîne là un inconvénient économique (une plus grande consommation de
céréales). D’où la nécessité, pour faire émerger un système d’élevage
durable, de s’orienter vers une approche globale. A l’Institut national
de la recherche agronomique (INRA), un groupe de réflexion sur la place
des produits animaux dans l’alimentation, qui réunit sociologues,
zootechniciens, économistes, nutritionnistes et agronomes, s’est déjà
attelé à la tâche.
Alors qu’on parlait il y a dix ans de désintensification des systèmes
de production, ce concept a été remplacé par un autre : celui
d’agriculture écologiquement intensive".
En 1854, Pie-IX élabora une conception de l'immaculée
conception, qui est une sorte de corrélation entre
déesse mère (la Vénus de Lespugue
datant de 20.000 ans, principe de toute vie, Terre-Mère
ou Mère des dieux, et, bien avant le christianisme
: la déesse grecque Rhea étant tardivement
identifiée avec la Mère des dieux par Euripide,
épouse de Kronos, ensuite mère de Zeus) et
plan d'immanence. Or, pour David Hume, l'habitude
est la nature de l'homme chez qui elle entraîne
la conviction, façonne l'entendement ; alors,
les hommes politiques et chercheurs manquent-ils
à ce point d'imagination, qu'ils ne peuvent changer
leur schéma de pensée en persévérant dans l'élevage ?
"Que connaissons-nous quand on croit qu'on
connaît ?", conviendrait-il de dire, comme
irrationnalité lestée de l'habitude. N'ont-ils rien
du facteur d'onde propre à la physique quantique,
pour devenir sceptiques, c'est à dire curieux ?
Cette léthargie risque de conduire au film
Soleil vert de 1973, quand les poètes et les artistes
ont, quant à eux - électrons libres, justement
cette faculté d'être imaginatifs, d'être reliés
à l'Être, là où le plan d'immanence est transcendé
par une Unicité - et ce qui a fait croire aux religions
que les prophètes étaient dirigés par Dieu, mais
qui en réalité est le masque plaqué par notre
Raison. Parce que nous avons pu croire que le scepticisme
de Hume conduisait, depuis Kant (en effet, Kant
- pour qui nous connaissons seulement les phénomènes
mais pas les choses en soi - inverse la question
humienne (sur le fait que tout doit avoir une cause)
en considérant une structure de l'esprit "a
priori" (c'est à dire transcendentale : une
causalité mais également une substance
et l'incarnation spacio-temporelle), c'est
à dire indépendante de l'expérience, elle-même empirisme
(opposé à l'innéisme) de Hume qui conduit à
un ce cercle vicieux : a)
ce qui reste au delà du champ de l'expérience
directe est une accoutumance (illusion), et
b)
l'expérience elle-même est dictée par l'habitude
et donc l'opinion), à faire de la phénoménologie un nihilisme
(ce que je confirme en plusieurs endroits dans mon
texte), nous avons rejeté la théorie des passions
qui a le mérite de démontrer l'artifice de la raison,
des valeurs morales qu'elle se crée elle-même ou accepte
par convention. Il manquait l'aspect philosophique
(Heidegger et l'ontologique) où l'irruption poétique
(le surréaliste et son rejet du contrôle exercé
par la Raison, et de toute préoccupation morale).
A la rigueur de la Raison phénoménologique s'opposa le
surréalisme, qui, bien que donnant une grande part
au rêve, finit par porter son sens péjoratif - à
cause de son rejet de toute religion et de toute
attache esthétique (idéalisme). En réalité, le surréalisme
est aussi peu philosophique ou métaphysique que
ne l'est la phénoménologie ; si cette dernière s'oppose
au rationalisme (celui au delà de la méthode
expérimentale) dont elle démontre l'innocuité, le
surréalisme rejette tout principe d'idéalisme religieux.
C'est ainsi que l'emprise moderne saisit le
monde du même nom dans son ensemble : si Descartes
défendait l'innéisme et Leibnitz des vérités indépendantes
de l'expérience, le nominalisme (les idées générales
- que l'on retrouve dans les syllogismes d'Aristote
- seraient une invention du psychisme humain)
- apparu sous la Scolastique - est magnifié chez
Berkeley (évêque irlandais) pour qui le Monde n'est
réel que par le processus des phénomènes psychiques
(un idéalisme inversé qui n'est pas transcendental,
ni même spéculatif dans le sens hégélien), considérant
même que ceux-ci, par la perception que l'on en
a , ne peuvent être bien qu'une tromperie - et n'attestent
en rien la réalité du Monde extérieur, - rejet
donc de la réminiscence platonicienne, l'esprit
n'étant qu'une tabula
rasa
sur laquelle s'impriment des impressions du domaine
sensible. Il s'agit d'idéalisme "empirique"
(la réalité se résume donc aux objets de la perception
et à l'esprit : nominalisme contre essentialisme
platonicien), qui devient "transcendantal"
chez Hume - quand il existe des formes conditionnant
les phénomènes, correspondant à l'Espace et
au Temps chez Kant (car nous ne percevons ni
l'Espace lui-même, ni le Temps), mais "spéculatif"chez
Hegel - quand le tanscendantal devient l'infini
inconditionné par lequel la Raison se mesure et
s'affronte à l'Être - qui serait le signe de l'autisme
de l'humanité présente face aux enjeux écologiques.
Il est enrichissant de consulter les philosophes,
même avec une approche aussi ignorante que
la mienne, car alors se dévoile le Monde actuel,
son matérialisme,
sa croyance dans le progrès,
son utilitarisme
et sa faculté à imprimer des pensées
collectives,
surtout son déni
de tout Principe supérieur
qui dépasserait les clivages de la société
panoptique
qui se referme toujours davantage sur l'homme
- et
sur les bêtes.
Il faudra, semble-t-il, encore beaucoup de temps,
beaucoup
trop de temps,
pour que la classe politique, dont la Raison
est abusée par les habitudes, les conventions
malgré le formidable coup de pied nietzschéen, comprenne
le sens sensible de l'oeuvre de Joseph Stiglitz
: « Le fait est que l’Etat joue un rôle éminent dans toutes les
sociétés : la question n’est pas de savoir s’il doit y avoir une
intervention publique dans l’activité économique, mais quel rôle doit
jouer l’Etat (...)
Peu de gens aujourd’hui défendent cette grande hypocrisie : on prétend aider les pays
en développement alors qu’on les force à ouvrir leurs marchés aux profits des pays
industriels avancés, qui eux-mêmes continuent à protéger leurs propres marchés. Ces politiques sont de nature à rendre les riches encore plus
riches et les pauvres encore plus pauvres – et plus furieux
»
(La
grande désillusion, Le Triomphe de la Cupidité,
le concept de l'asymétrie d'information, le
coût de la Guerre en Irak qu'il estime à 3000
milliards de dollars, et pour qui la richesse d'un
pays ne se mesure pas en PIB - mais en bonheur).
Il serait temps de redevenir des êtres humains,
libres par l'esprit et non par des dogmes imposés
; les bêtes exterminées et soumises comme des marchandises
s'en porteraient bien mieux. Au moment où je clôture
ce site "photographique" (philosopher,
n'est-ce pas photographier son époque ?), le débat
sur l'identité nationale voulu par le politique
- mais sans que personne ne se pose vraiment la
question de la motivation ... en quoi est-ce si
différent du calibrage des oeufs à la ponte ? Si
nos élites politiques n'étudiaient seulement que
David Hume (un des pères des Lumières), elles comprendraient
que ce débat de fond ne saurait échapper aux
habitudes, au conditionnement, qu'il ne saurait
surtout se définir sur la place publique :
«Ainsi, nous trouvons que toutes nos idées simples et impressions
simples se ressemblent les unes les autres ; et comme les idées
complexes et impressions complexes sont formées à partir d’elles, nous
pouvons affirmer en général que ces deux espèces de perceptions se
correspondent exactement. Ayant découvert cette relation, qui ne
requiert pas d’examen supplémentaire, je suis curieux de trouver
quelques autres de leurs qualités. Considérons ce qu’il en est de leur
existence, et lesquelles, des impressions et des idées, sont causes, et
lesquelles sont effets. L’examen complet de cette question est le sujet du présent
traité ; et nous nous contenterons donc ici d’établir une unique
proposition générale : que toutes nos idées simples, à leur
première apparition, dérivent d’impressions simples, qui leur
correspondent et qu’elles représentent exactement (...)
Et comme les impressions de réflexion, à savoir les passions, les
désirs et les émotions, qui méritent principalement notre attention,
naissent pour la plupart d’idées, il sera nécessaire de renverser la
méthode qui, à première vue, semble la plus naturelle, et, afin
d’expliquer la nature et les principes de l’esprit humain, de rendre
raison de façon particulière des idées, avant de passer aux
impressions»
,
dans l'hypothèse, bien entendu, où la motivation
serait bien inspirée, et non influencée par des
causes extérieures comme le mondialisme, ou plutôt
intérieures pour justifier davantage de société
de contrôle)
Le
Gouvernement de la France souhaite encadrer un islamisme
plus modéré (encore et toujoursl'utilitarisme, à
défaut de dénoncer l'inversion des valeurs traditionnelles,
supériorité de l'esprit sur la matière). Mais la République
s'est affichée en tant que protectrice des cultes -
après seulement
avoir tenté de les éradiquer, pour privilégier la
vie productive*
- mais sans malheureusement plus manifester cet entendement de la
"Théologie
du Process"
de Whitehead ayant joint le concept de finalité
à celui de projet divin, Dieu agissant dans
le Monde de manière immanente (actualisant les
entités pour une transcendance opérative dans la
finalité), c'est à dire se différenciant de
la pure phénoménologie transcendantale husserlienne
plus à même de remettre en question
l'Être heideggerien*,
pour l'établissement d'une constante libre-pensée
qui serait manifestée dans le cogito de Descartes
pris pour le moi transcendantal et analysé au regard
de la positivité du Monde (mais alors dans l'attitude
naturelle et naïve) - justifiant d'écarter
l'acquis préalable par le travail dûment réducteur
de la phénoménologie qui est définie comme
procédant de l'intentionnalité - elle-même
alors réduite au fait d'être simplement ...
conscient.
Face à une grave méconnaissance politique du
phénomène religieux, pris uniquement dans son aspect extérieur
- celui de la croyance, aussi la perte du débat
philosophique, il me parait propice ici de citer ce
court texte de Pierre Lory (son étude sur un des représentants
de l'école d'Ibn 'Arabî :
Abd ar-Razzâq al-Qâshânî)
: ¨Par rapport au Judaïsme et au Christianisme,
l'islam se présente avant tout comme une synthèse
de leurs deux aspects dominants : zâhir et bâtin.
Il y introduit évidemment un degré spirituel supplémentaire
: l'unification au niveau de l'Essence, le plus
souvent désignée chez Qâshânî par le terme tawhîd.
En effet, "ce qui domine chez Muhammad, c'est
la puissance de l'esprit et sa lumière". Il
joint l'aspect psychique, dominant chez Moïse, à
la force du cœur qui domine chez Jésus. Pareillement
le
Coran "englobe ce que contiennent les deux
Livres (la Torah et l'Evangile) en fait de sciences,
de dispositions de connaissances ésotériques. Il
les confirme (Coran, V, 48) puisqu'il conserve leurs
enseignements en y ajoutant la doctrine de l'Unicité
(at-tawhîd)
et l'Amour divin (al-mahabba). Son appel est centré
sur l'Unicité"
(1/329)",
("Les Commentaires ésotériques du Coran"). *
(Celle "matérialiste" dans son aspect exclusivement,
et non celle qui se manifestait déjà avec Leibniz
: son devenir autonome des Monades.
Il ne s'agit pas davantage de Théologie du
Process, ni même de l'affirmation de Soi (ici le
moi revisité par l'intentionnalité), pas davantage
de plénitude de l'Être (acte pur chez Aristote -
c'est à dire la réalisation conformément à son Être, -
ou alors selon le sens d'immanence spinozienne :
"Une chose est libre quand elle existe par la seule nécessité
de sa nature et n'est déterminée à agir que
par soi-même ; une chose est nécessaire ou plutôt
contrainte quand elle est déterminée par une autre
chose à exister et à agir suivant une certaine loi
déterminée")
;
non, la productivité comme base idéologique de la
liberté citoyenne, en République, s'est affranchi
de la notion de l'Être ou de la nécessité du plan
d'immanence. Il s'agit
du retournement de valeur qui au contraire augmente
les inégalités entre les êtres, et qui participe
à aliéner toujours davantage les Masses au travail
; il s'agit d'une imposture intellectuelle
qui s'auto-conditionne en permanence et dont l'effet
le plus visible est la crise économique aggravée
par le manque de confiance (les bons investisseurs
s'effacent alors devant les spéculateurs). Je n'ai
pas trouvé de philosophe relevant la correspondance
qui semble percer entre rupture ontologique
de l'Être dérivée en intentionnalité - et valeur
d'usage devenue celle d'échange... objet encore
maladroit de ma démonstration, la liberté n'étant
pas de faire ce que l'on veut, mais, sans se plier
à une morale ou des impératifs catégoriques, de
se connaître soi-même (c'est à dire son environnement)
- tout en retrouvant les aspirations du moi profond
dégagé des pollutions comme la publicité ou
les conditionnements (c'est à dire toute la modernité
pseudo-libératrice de l'homme), en connaissance des
affects psychiques (une ouverture à l'intentionnalité),
c'est à dire là où se rejoignent les aspirations
de l'Être et le plan d'immanence vibrant d'une sainte
synchronicité (un terme junguien)) *
(Heidegger refuse la réduction husserlienne
: "Pour Heidegger, la nécessité d’une réduction du réal au réel n’est pas
justifiée du point de vue du phénoménal. Car, si ce sont les phénomènes
qui devraient dicter la modalité de leur propre description dans le
« retour aux choses mêmes », et si le catégorial relève toujours du
sensible, nous ne pouvons réduire le fondement réal du phénoménal pour
ne privilégier que ses traits idéaux. Ce que Husserl appelle « donation
réale » des choses pour l’expérience transcendantale, ou
« présence-en-personne directe » (direkten Selbstgegebenheit),
est radicalement distinct de ce que Heidegger nomme « sol phénoménal».
Le « sol phénoménal » heideggérien ne doit pas être restreint aux
significations logiques et à leur a priori spécifique, mais le
phénoménal doit entourer également tout étant quant à sa donation et au
sens de l’être compris en celle-ci. Ce sol phénoménal ne peut être
atteint que par la phénoménologie avec tous ses outils de travail : la
description analytique de l’intentionnalité, l’élucidation de l’a priori du phénoménal, c’est-à-dire de son être, et l’« investigation catégoriale ».
La phénoménologie, dans le sens heideggérien du terme, est la meilleure
méthode d’interrogation philosophique qui pourrait dévoiler l’être des
phénomènes donnés dans le flux de la vie quotidienne. Mais cet être des
phénomènes ne doit pas être confondu avec leur « essence » a priori. Pour Heidegger, la phénoménologie est le « donner à voir ce qui est apparent en lui-même à partir de lui-même »,
la phénoménologie n’étant pas une « logique pure » qui fixe les termes
univoques et différencie rigoureusement les significations. Car, pour
Heidegger, le « savoir voir » husserlien doit être équivalent à un
« savoir comprendre » ou un « savoir interpréter ».
Cela, parce que tout « savoir voir » n’est pas donné d’un seul coup,
mais est acquis après un long travail qui le conquiert laborieusement
et graduellement, c’est-à-dire, pour Heidegger, après le déploiement
d’une « herméneutique» (...) Le « réel » lui même est donc restreint à une des
multiples versions envisageables de son « sens ». L’abstraction est
alors, comment nous l’avons vu, une désignification et une
dévitalisation : « ce qui est signifiant est désignifié à l’exception de ce reste : être réal (Real-Sein). Le vécu du monde environnant est dévécu jusqu’à ce reste : reconnaître un réel (Reales) en tant que tel »"
(texte de Sorin Claudiu Marica, en espérant qu'il
me pardonne d'isoler un extrait de son contexte))
En
1966, le chanteur Antoine conseillait de mettre
la pilule en vente dans les supermarchers - pour
renflouer les caisses de l'Etat (ce à quoi sont
incitées à s'occuper les forces de police). Comme ce dernier détourne
déjà les sommes allouées à la sécurité sociale*- pour
justifier alors un remboursement moindre, il lui
serait donc facile de régler (car dans la même veine) le
problème des retraites : a) faire baisser le prix
du tabac pour faire crever plus vite, et b) faire
interdire le préservatif pour augmenter les naissances.
Mais, il conviendrait aussi que nos ministres saisissent
qu'il est inopportun de faire travailler les vieux,
-
quand les jeunes eux-mêmes ne trouvent pas de travail...
C'est le coup de main par Pleinouest35, bien heureux
de donner de très bons conseils... En réalité, l'intérêt
commun n'est même pas épargné par le monde politique
qui manifeste d'évidentes connivences ; par exemple
: interdir
le purin d'ortie*
(interdiction prorogée pour 2010) - mais ne
rien faire pour les graisses
hydrogénées
ou le Bisphénol A,
aussi vouloir imposer une vaccination illusoire
(insister sur un consensus médical imaginaire) -
mais mettre 50 ans pour mettre en branle un suivi
médical pour les victimes des essais nucléaires
français, ou bien parler des valeurs démocratiques
- mais faire démanteler le Clemenceau dans la Baie
d'Alang où les 16.000 ouvriers payés 150 roupies
par jour travaillent sans aucune protection
contre l'amiante, amiante que l'Etat a
tant tardé - pour satisfaire aux lobbies industriels
- à faire interdire en France (mais quelle importance,
c'est le peuple qui paiera par sa vie et son travail
?). *
(Non déficitaire de 11 milliards
d'euros, selon l'INDL, mais bénéficiaire de 9
milliards d'euros !) *
("Rappelez-vous, nous sommes en septembre 2002, une action du
directeur départemental de la répression des fraudes du Maine-et-Loire
concourt à mettre la vente de purin d’orties, en France, hors-la-loi.
Un des emblèmes et outils de l’agriculture biologique se trouve donc
commercialement banni. Toutefois, si le purin d’orties est interdit à
la vente depuis cette date, ni le fait de communiquer sa recette, ni
son utilisation ne sont concernés… ou plutôt n'étaient concernés !
En effet depuis le 1er juillet 2006, un décret empêche de fournir,
par quelque moyen que ce soit, des recettes de produits naturels
non-homologués. Ainsi, le simple fait de communiquer publiquement :
- que l’eau chaude est un bon désherbant pour les allées ;
- que de simples feuilles de fougère éloignent les chenilles des choux ;
- la recette séculaire du purin d’ortie.
… peut valoir une condamnation à 2 ans de prison et 75 000 euros d’amende, à l’auteur
(...) Aujourd’hui, il est donc désormais interdit de faire référence et
de transmettre des savoirs et traditions populaires séculaires, en fait
notre héritage à tous.
Dès lors que penser de la liberté d’expression qui prévaut en France, état démocratique ?" (site
Univers Nature, le 4/9/06). Extraits d'un texte
du site "Les
mots ont un sens"
: "Fin décembre 2005 était votée la loi d'orientation agricole (LOA).
Celle-ci excluait quasiment la plupart des produits naturels de la
liste des phytosanitaires (herbicides, insecticides...) autorisés en
France, du fait des procédures totalement inadaptées et des coûts
exorbitants des homologations rendues obligatoires pour l'occasion. Le
simple fait de promouvoir ou de recommander ces produits était
interdit."Le Gouvernement a déclaré l'urgence sur ce projet de loi" indique même le compte-rendu
de la procédure législative. Le décret était donc publié le 5 janvier
2006 au journal officiel, à peine deux semaines après le vote du Sénat
(...) Mais devant l'émoi suscité dans la population, sénateurs et députés ont
finalement voté un amendement dit "Préparations Naturelles Peu
Préoccupantes" (PNPP) à la loi sur l'eau en décembre 2006, qui
proposait de corriger la LOA afin de permettre la commercialisation et
l'utilisation des remèdes naturels. Mais l'urgence n'est, cette
fois-ci, pas au rendez-vous. Deux ans après, le décret n'est toujours
pas publié. Plus grave, un projet de décret a été proposé fin 2007. Et,
surprise ! Il stipule que les produits doivent "avoir fait l'objet
d'une procédure d'inscription sur la liste communautaire des substances
actives (...) et ne pas avoir fait l'objet d'une décision de refus
d'inscription". Une procédure longue et très coûteuse, presque
impraticable, qui contredit totalement l'amendement voté initialement !
Et les orties sont toujours bannies... (...)
Ce qui amène un collectif d'une vingtaine
d'associations (ASPRO-PNPP, Nature et Progrès, Les Amis de la Terre, Kokopelli, ...) à
se demander comment le gouvernement peut sérieusement se donner
l'objectif de réduire de 50% l'usage des pesticides tout en interdisant
ses alternatives naturelles, notamment ces PNPP
(...)
Mais qui veut la peau du purin d'ortie ?
En attendant, Monsanto bat un nouveau record de bénéfices. En attendant, une étude
vient de montrer que le roundup (herbicide le plus utilisé dans le
monde et commercialisé par Monsanto) était toxique pour l'homme. En
attendant, la DGCCRF révèle que les fruits et légumes sont de plus en
plus pollués par les pesticides... En attendant...".
A ceux qui ne veulent pas se soumettre aux délires
d'un Pouvoir inféodé aux lobbies, à ses mensonges,
la recette BIO - et criminelle - est encore disponible
sur
http://www.intelligenceverte.org/purin-ortie.asp)
Je
n'ai peut-être pas témoigné d'une grande intelligence
en vantant dans mon site Pleinouest35 les vertus
désinfectantes, cicatrisantes ou régénératrices
de l'argile
verte
et de l'extrait
de pépin de pamplemousse.
La médecine douce est souvent efficace
et peu onéreuse ; - si jamais cela remontait aux
oreilles de la classe politique (et donc de ses
amis), ne doutons pas un seul instant de l'interdiction
imminente qui tomberait comme un couperet. On ne
badine pas avec la Croissance et les profits des
groupes médico-industriels. Pour ce qui est
des conséquences de la rupture avec l'idéal platonicien
- ou les tracés d'harmonie, il suffit d'écouter
la musique sérielle ou de regarder Beaubourg, pour
comprendre que la cassure ontologique avec
l'Arrière-monde conduit vers la folie. La crise
écologique peut donc être saisie sous l'angle symbolique...
Mais l'analyse peut être plus actuelle : Après
que Nietzsche eut annoncé la mort de Dieu, ce fut
au tour de Michel Foucault de démontrer celle de
l'Homme (comme pli du savoir, dans Les mots et les
choses). Car, les sciences sociales sont toutes
entières tournées vers le système économique,
panoptique - pour Foucault qui en devient
anti-humaniste (« entreprendre de savoir comment
et jusqu’où il serait possible de penser autrement »),
- comme résistance contre les procédés de contrôle
(du discours) : « maîtrisent l’événement aléatoire
», -
après que l'homme soit devenu objet central
de connaissance, - quand le sujet devient pour
lui-même objet. Dans "Surveiller et punir",
le philosophe fait alors état de processus
mineurs (ces micro-pouvoirs - ce qui différencie
la loi de la norme - qui s'effacent du champ de
la conscience) investissant le corps (normalisation
de la conduite des corps : usine, école, caserne),
qui détiennent justement leur efficacité par l'absence
apparente de toute répression. Foucault en
appelle alors à un éveil de l'individualité (qui
n'est pas celui de l'ego) : « C’est la notion de conversion à soi-même. Il faut que le sujet tout entier se tourne vers lui-même et se consacre à lui-même (...)
Alors que la théorie du pouvoir politique comme institution se réfère
d’ordinaire à une conception juridique du sujet de droit, il me semble
que l’analyse de la gouvernementalité - c'est-à-dire : l’analyse du
pouvoir comme ensemble de relations réversibles - doit se référer à une
éthique du sujet défini par le rapport de soi à soi (...)
vous voyez que : relations de
pouvoir-gouvernementalité-gouvernement de soi et des autres-rapport de
soi à soi, tout cela constitue une chaîne, une trame, et que c’est là,
autour de ces notions, que l’on doit pouvoir, je pense, articuler la
question de la politique et la question de l’éthique »
("L’Herméneutique du sujet"
- en m'inspirant d'un texte de Marc Alpozzo
: Les stratégies du pouvoir selon Michel Foucault).
L'approche foucaultienne, que je jugerais inappropriée
pour les sociétés
traditionnelles
- où l'initiation justifierait à elle seule
la séparation de caste (de l'ordre des "codes
despotiques" chez Gilles Deleuze, mais dont
le besoin n'a jamais cessé d'être avec les
loges maçoniques), je la considère comme une
urgence, malheureusement de plus en plus rare, dans
l'entreprise de la non-pensée, de la non-vie dans
sa représentation constante du spectacle, qu'est
devenu le monde moderne, ses idéaux mutés en idéogrammes
des Droits de l'homme. Cette spécificité n'entache
en rien la lucidité du philosophe. La période est
tant susceptible de troubles majeurs, que la
réponse est peut-être individuelle (par un effet
de retournement du sens - en réalité personnelle)
: "Gardons-nous
d'imaginer des tendances au progrès, des principes
directeurs des élans vitaux, ou autres entéléchies"
(Rostand). L'éthique parait bien avoir fichu
le camp des sphères putrides du Pouvoir, en témoigne
cet acharnement fallacieux (c'est l'obligation de
démontrer une innocuité) contre le purin d'ortie
et autres remèdes naturels, quand 90% des Français
ont été littéralement poussés à utiliser des téléphones
portables*.
Il n'y a pas de mots pour qualifier cette
lâcheté. *
(Pierre-Jean Garel (Directeur de recherche au CNRS,
conseiller du Centre
de Biophysique de Clermont Ferrand jusqu’en 1994) sur
la dégénérescence
de type Alzheimer
: "qui
pointe chez les adolescents quand ils auront 15
ans de plus comme l'a bien montré le professeur
Leif. G. Salford, neurochirurgien à l'hôpital universitaire
de Lund, en Suède, au début des années 2000, chez
des rats exposés
pendant 30 minutes par jour à un téléphone cellulaire,
sur une période de 15 jours. Leur
cerveau était déjà irréversiblement endommagé"
(Biocontact - décembre 2009)) Le monde politique
ne devrait peut-être pas tant s'angoisser sur la
question des retraites - mais construire d'immenses
asiles de fou et creuser des fosses communes.
Car, lorsqu'on assiste impuissant au spectacle des
vendeuses faisant leur pause sur le seuil du magasin -
la clope
au bec et le cellulaire sur la cervelle
- on se dit que l'intelligence ne passera pas par
là... Dans ce monde de crétins qu'est devenue
la société française (où l'on préfère racketter
le stationnement - plutôt que nettoyer les trottoirs),
je tiens à mettre en garde ceux qui auraient pour
faiblesse d'uriner dans leur propre jardin
: un agent de l'Etat pourrait vite assimiler cela avec
un détournement de la méthode utilisant l'eau
chaude pour éradiquer les mauvaises herbes ! Deux
années de prison, cela justifie d'y regarder
à deux fois. Il faut convenir qu'il est plus
utile, pour le bien commun, d'emmerder
ceux qui jardinent BIO, que d'aller opérer un contrôle
de dépassement du seuil légal de rayonnement, dans
les trains, des téléphones portables tous allumés
simultanément par d'autres crétins ; il est
ainsi plus utile de faire interdire dans
l'urgence
le purin
d'ortie
... que de s'attaquer aux COV, au paraben, aux PEG,
à l'irradiation des aliments (rayonnement ionisant),
au four à micro-ondes, au téléphone portable, au
traitement chimique des fruits et légumes, au raffinage
des céréales et des huiles alimentaires, aux graisses
hydogénées - à ce que j'en sais !
Les
députés et sénateurs peuvent faire interdire
le purin d'ortie, ils ne pourront cependant
parvenir à éradiquer définitivement toute forme
d'intelligence. Depuis une dizaine d'années, je
survis en Auvergne ; et je n'ai jamais vu ailleurs
une telle proportion de fumeurs - ni autant
de crottes de chiens sur les trottoirs. C'est qu'il
y a une idiosyncratie commune entre le fait de ne
pas se respecter soi-même et de ne pas respecter
les autres (faire référence à cette sociogenèse,
auprès du maire, m'a fait placer sous la surveillance
de la gendarmerie, - toujours le "surveiller
et punir" de Michel Foucault). Je n'ai non
plus jamais croisé autant d'individus étranges
(peu francs du regard*) qui
en veulent à mes sous*, qui
ne paraissent vraiment pas normaux selon la norme
parisienne. Pour ne pas rétrécir mon sujet*,
ce qui confinerait vite à l'obsession, je tiens
à donner trois petits conseils que je considère
comme vitaux face à toute cette stupéfiante
non-vie caractérisant l'action politique dans son
ensemble : a)
remiser
sa montre à quartz contre une mécanique fait baisser
considérablement le stress (les cellules ont
tendance à calquer leur fréquence vibratoire sur
celle du quartz). b)
comparer le développement de plans végétaux arrosés
avec de l'eau passée au four à micro-ondes avec
ceux traités avec de l'eau normale éveille enfin la
conscience. c)
utiliser des produits cosmétiques BIO coûtent moins
cher que la drogue (tabac), c'est meilleur pour
la santé, la planète et les animaux (pas de test
cruel et indigne). *
(Lorsque ma mère s'est mariée à un Auvergnat, elle
dut menacer le village de traverser la place toute
nue si les autochtones ne cessaient pas immédiatement
de se cacher (pour épier) derrières le rideau, pour
ne pas avoir à dire bonjour ; 50 ans plus tard,
je constate que les choses ont guère évolué) *
(A peine arrivé, je me faisais escroquer de 250.000
francs et passais deux années à dormir dans la voiture) *
(Les aléas de la vie m'ont fait acheter une maison
de bourg où était accroché (aux poutres vermoulues
jamais entretenues) le crochet pour suspendre le
cochon à saigner, où, selon mes voisins
(étrangers eux-mêmes), d'anciens propriétaires déféquaient
par la fenêtre, - faute de toilettes. Faire rentrer
dans mon affreux domicile une baignoire (la moins
chère possible) m'a fait traiter de sale bourgeois,
quand je dois garer ma voiture de plus de 20
ans devant la Poste - pour en limiter les dégradations
volontaires)
Ainsi
donc, il est habituel de mettre la bêtise sur le
compte de l'ego (ici avidité et volonté de puissance
supplantant l'éthique), ce qui est en soi-même une
pure hérésie intellectuelle ; cela procède, entre
autre, d'un faux
cartésianisme
qui est devenu un mode dérivé du "je pense
donc je suis" antinomique avec la pensée de
Descartes : il s'agissait d'ipséité, de renouvellement
de l'Être dans l'instant - à chaque instant - et
non d'une intentionalité qui est celle devenue universitaire,
dans le sens courant du terme. Lorsque les élus
font interdire le purin d'ortie, il ne s'agit ainsi
pas seulement de soumission aux lobbies de la chimie
industrielle, ou même d'ignorance - auquel
cas un espoir de redressement pourrait encore surgir,
mais d'une logique a-causale*
dans le sens jungien du terme, - mais ici comme signe
d'une intériorité dans laquelle l'imagination créatrice
n'a plus sa part (monde
imaginal
de
l'Egypte Ancienne), c'est cette rupture de l'Être
et de l'étant heideggérien. Cela va beaucoup plus
loin que le simple matérialisme qui en est la forme
- extérieure. *
(François
Favre
la jugeant même anti-causale dans les cas de coïncidence
significative (en parapsychologie) : "Cette coïncidence significative n’est pas "a-causale", comme
l'affirmait Jung, mais anti-causale. Le
principe de causalité (sur lequel repose toute la physique, elle-même
paradigme de la science) stipule qu’une cause aveugle engendre des
effets postérieurs prévisibles. Or le psi
n'est pas aveugle mais
intentionnel et viole volontairement le principe de causalité. Il se
produit quelque chose de physiquement impossible. Autrement dit, le psi
relève du principe de finalité propre, d’un déterminisme "lucide",
caractéristique de l’activité mentale. Pour penser, il faut être libre,
affranchi de toute contrainte extérieure. Le propre de la pensée, c’est
la créativité. Mais, bien sûr, pour concevoir ou imaginer, il faut se
donner des contraintes intérieures, se plier à des règles. Ces
contraintes-là ne se réduisent pas à la raison classique. Quelqu’un qui
pense seulement logiquement (qui déduit à la manière dont une cause
engendre des effets) n’est pas un être pensant : c’est une machine, un
ordinateur. Ce qui ne veut pas du tout dire que les logiciens, les
mathématiciens et les physiciens qui font de la recherche fondamentale
soient des imbéciles. Bien au contraire. Pour décrire les mécanismes de
la déduction et de la causalité, pour élaborer des axiomatiques, pour
prouver, pour trouver, il faut être extrêmement créatif ") Lorsque Bertrand
Méheust*
met à mal la phénoménologie husserlienne, -
il témoigne d'un rapprochement qui est non fortuit
avec l'annonce de la mort
de l'homme
de Michel Foucault, ou bien les machines
désirantes
de Gilles Deleuze. L'élément le plus psychotique,
dans la mesure où il ne s'agirait pas d'intentionalité*
de contrôle,
fut le débat médiatisé (le fait de le médiatiser
en est la signature propre) sur l'Identité Nationale
- qui est en fin de compte vouloir soumettre l'imaginal
aux apparences, un retournement du processus de
la vie créative qui caractérise ce qui est défini
comme société
du spectacle.
A partir d'un sujet qui est pourtant bien moins
la psychologie que l'étude métapsychique, nous citons
alors pour conclure François Favre : "Une science du psi, complémentariste de nature, est
incompatible avec une croyance moniste ou dualiste. Pour faire de la
psilogie, il faut renoncer à croire en un Dieu créateur, en la Matière
ou au Hasard. A ma connaissance, aucun parapsychologue ne veut s’y risquer : que
resterait-il sinon l’angoisse d’une responsabilité sans limite ? Un dernier point, très général aussi mais d'actualité,
est que la science ne peut se laver les mains de ses conséquences
sociales. Non seulement la psilogie, pour exister, ne peut se passer de
sciences de l’esprit (du sujet, de l’imaginaire, de l'éthique...), mais
la catastrophe planétaire que provoquent conjointement les
techno-sciences et les pseudo-sciences humaines exige en plus une action
militante en faveur du développement prioritaire d’authentiques
sciences de la finalité propre. Ce n’est plus une question académique,
mais de vie ou de mort pour l’humanité. Au train où nous allons, c’est
fichu".
*
("Les faits du magnétisme et de la métapsychique, pour peu qu’on les prenne au
sérieux, font vaciller ces certitudes, et invitent à se demander si
Husserl, sous le couvert d’une élucidation phénoménologique donnée comme
apodictique, n’aboutit pas tout simplement à systématiser et à
absolutiser le sens commun occidental. Si ces vues sont exactes, il faut
alors conclure à l’échec d’Husserl. Mais cet échec est un échec
grandiose et révélateur, qui montre l’extrême difficulté, ou plutôt
l’impossibilité, d’atteindre un socle de certitude dégagée de toute
infiltration culturelle. Et surtout qui donne à voir, sous la prétention
objectiviste de la phénoménologie, le travail invisible du
décrire-construire. Si mes vues sont fondées, en prétendant décrire les
fondements ultimes de notre présence au monde, Husserl n’en continuerait
pas moins de participer à l’édification d’un certain type d’être humain".
Je pense que le terme "participer" a ici
un sens tout particulier) *
(Même
d'intentionalité soi-disant aveugle, dans le sens
donné par François Favre pour les sujets psi. Mais
ici il ne s'agit pas d'opposer une méthode
scientifique à la transcendantalité, mais plutôt
de déterminer dans quelle mesure la société de contrôle,
prenant en tenaille les individus, est le résultat
d'une volonté lucide d'elle-même ou si elle s'engendre
d'une manière plus autonome en s'aliénant toujours
davantage les consciences (ultime panoptisme intérieur),
redoutable signification de la mort de l'homme chez
Michel Foucault)
Ce
sont les gens de la rue, le petit peuple, qui ont
gardé le plus de bon sens. Face au matraquage hallucinogène
des médias et des politiques évoluant dans leurs
mensonges, sous le règne de la pensée unique
(ah ces micro-contrôles foucaultiens !). Il est
encore utile d'écrire que le terrorisme*
n'est pas là où l'on voudrait qu'il soit, qu'il
est essentiellement du coté américain avec les
USA
comme premier consommateur de viande (moins 10%
de consommation et la faim pourrait être bannie)
et partisans de la peine de mort, aussi sûrement
propagandistes
des attentats du 11 septembre
(planifiés afin de contrôler le Monde et ses
ressources). Nous vivons donc dans une sorte de
représentation où le réel correspond à l'alimentation
chimique qui est dénaturée afin de permettre
à la fois des profits gigantesques, mais aussi de
garantir la progression de la maladie. Mais ce qui
se passe échappe pourtant aux gens de la rue, car bientôt
la dictature de la peur sera telle qu'un site
comme Pleinouest35 n'aura plus le droit d'exister.
il y aura, au sens figuré, une caméra dans le
cul de chaque citoyen - avant que les nouvelles
technologies permettent de prendre le contrôle
absolu des cerveaux. Une vraie société d'esclave
se profile déjà à l'horizon, car nous sommes
trop nombreux sur la Terre. C'est aussi le fait
de faire considérer les personnes comme des numéros,
qui fait que toute résistance recule. En vérité,
il s'agit simplement de la technique deleuzienne
de l'homme endetté appliquée à son paroxysme, sauf
que les besoins factices précèdent ceux naturels,
que la valeur d'usage est illusoire face à celle
d'échange. C'est un procédé extrêmement fin de contrôle,
aussi celui par lequel René Guénon a vu la création
d'une illusion dans le vote démocratique, -
pour des intérêts moins nobles. Mon expérience plus personnelle
a prouvé à ma petite personne que nous ne sommes
que des marchandises, tant avec l'ANPE et l'Etat,
qu'avec la préfecture qui ne manifeste plus
rien d'humain dans sa relation à l'autre. L'Homme
est ainsi animalisé, l'animal est mécanisé, - il
est juste rendu à l'état de support destiné
à produire de la barbaque. Qui ne respecte pas l'homme
maltraite les bêtes - et réciproquement. La société
humaine est donc radicalement dégénérée ; si elle
se soucie de la planète, c'est uniquement par pensée
utilitariste. En un sens, les débris compressés
de César récompensent la création artistique actuelle
qui est de masse : "Je n’ai pas d’imagination. Elle ne me vient qu’avec le toucher
et les yeux. Sans ces deux éléments, le cerveau ne fonctionne pas".
César ne pouvait donc que devenir une pure référence
républicaine, comme l'interdit du purin d'ortie*
par notre élite politicienne (quand elle semble
posséder ni le toucher ni les yeux, ni le cerveau
bien entendu) ou les si célèbres colonnes de
Monsieur Buren qui ne servent qu'à porter un vide
qui ne saurait prendre le sens plein de la vacuité
: l'Occident n'est plus qu'un cadavre et sa lèpre
a contaminé le Monde. *
(C'est
un signe que les chasseurs sont bien mieux considérés
par le politique que les défenseurs des animaux
qui sont de plus en plus assimilés à des terroristes
selon les nouvelles lois, dès lors qu'ils prétendent
intervenir sur des camps de concentration (élevage
industriel) ou d'extermination (abattoirs). S'il
s'avère un jour prochain qu'il a bien plus d'un
million de pédophiles dans ce pays, nous verrons
bien comment s'applique le législatif quand
il se veut le garant de la morale ... comme reflet
de la société) *
(S'attaquer ouvertement et de manière inique aux
méthodes traditionnelles de l'agriculture biologique
est emblématique de l'état d'esprit qui initialise
le Grenelle de l'Environnement. Car, au même moment,
la pollution et les risques majeurs sont ... ailleurs.
Citons ainsi pour exemple un extrait d'un rapport
(non confidentiel) du CSTB
de 2003 (responsable des travaux : François
Maupetit) : "Les
composés organiques volatils (COV) représentent
le groupe le plus important de polluants chimiques
rencontrés dans l’air intérieur [Wolkoff et al.,
1997 ; Wolkoff, 1998 ; Wolkoff et Nielsen, 2001].
Leur présence est principalement due aux activités
humaines mais également aux émissions des produits
de construction, du mobilier, des revêtements ainsi
qu’à des processus biologiques (végétation, animaux),
et au transfert depuis l’air extérieur [Brown et
al., 1994 ; Brown, 1999]. En général,
les concentrations de COV rencontrées dans l’air
intérieur sont supérieures à celles de l’air extérieur.
Plus de 900 COV ont été détectés dans l’air intérieur
et parmi ceux-ci, plus de 350 étaient présents en
concentration supérieure à 1 ppb [Jones, 1999].
Suivant les différentes définitions considérées,
le formaldéhyde
et l'acétaldéhyde
ne font pas partie des COV mais en raison de leur
importance, ils sont souvent pris en compte dans
la dénomination "COV" [Le Cloirec, 1998].
Certains
de ces COV peuvent présenter un risque pour la santé
humaine.
Le tableau I présente très succinctement la cancérogénicité
de certains COV fréquemment observés dans l’air
intérieur".
Il faut admettre que l'interdiction du purin d'ortie
sert indirectement les industriels produisant les
produits chimiques phytosanitaires, alors que s'attaquer
aux COV serait se mettre à dos l'industrie. Citons
UFC
Que Choisir
: "De
plus, les substances cancérigènes que nous avons identifiées dans
les émanations des produits testés ont des conséquences à long
terme. En ce qui concerne les effets à court ou moyen terme, une
étude britannique publiée en octobre 2003 par une équipe de
l'Université de Bristol montre que l'impact des désodorisants sur
la santé est réel : environ 14 000 femmes ont été suivies pendant
plus d'un an, soit 6 mois avant et six mois après la naissance de
leur enfant. Chez les mamans, les maux de tête sont associés de
façon significative avec l'usage de désodorisants et de parfums
d'ambiance. Chez les bébés, les troubles de santé associés sont
les diarrhées et les maux d'oreille".
Une
étude reprenant les analyses d'UFC Que Choisir
: "Les
bâtons d'encens Ushuaïa émettent par exemple 221 µg/m3
(microgrammes par mètre cube d'air) de benzène (soit 110 fois plus
que le seuil recommandé par un arrêté de 2002), 1251 µg/m3 de
phtalates et 69 µg/m3 de formaldéhyde (pour un seuil recommandé
par l'OMS de 10 µg/m3) ! Le
vaporisateur Brise Touch (Fresh brin de muguet) charge l'air de 4 655
µg/m3 de COV (composés organiques volatils) parmi lesquels des
allergènes et des perturbateurs endocriniens alors qu'au delà de
200 µg/m3, l'air ambiant n'est plus considéré comme sain par l'EPA
( l'Agence de Protection de l'environnement américaine)".
Citons le cancérologue Dominique Belpomme : "Mon
approche est simple. En tant que cancérologue, je me suis aperçu
que le cancer était une maladie que notre société fabriquait de
toutes pièces et qu'il était en grande partie induit par la
pollution de notre environnement. (...) Or le constat est évident.
Les maladies d'aujourd'hui ne sont plus les maladies naturelles
d'hier. Elles sont toutes, ou presque, artificielles (...)
Aujourd'hui,
notre santé est menacée, en particulier celle de nos enfants, et
demain, c'est la survie même de l'espèce qui pourrait l'être (...)
ce
sont 80 % à 90 % des cancers qui sont causés par la dégradation de
notre environnement"
("Ces
maladies créées par l'homme").
Alors le purin d'ortie ? Il serait idiot de penser
que les voyous sont simplement ceux qui saccagent
les voitures dans les citées ou au delà. Ne croyons
pas non plus que les végétariens, qui s'attaquent
aux laboratoires, aux élevages industriels, soient
davantage des terroristes que ceux qui sont à l'origine
de la démesure et de l'ignoble devenus le quotidien
en Occident...) Toute
notre attitude comportementale découle du monde
animal, si ce n'est que notre puissance technologique
justifierait que nous devenions enfin intelligents,
- mais d'une intelligence holiste et responsable
du vivant, comme nouvelle charge en
quelque sorte (mais il faudrait pour cela un peu
d'humanité, c'est à dire, aujourd'hui, un peu moins
d'humanité d'un Homme déjà mort intérieurement).
Or, c'est comme si les Gouvernements de la
planète trouvaient un intérêt dans le développement
accéléré de l'idiotie ; la guerre semble de
plus en plus proche, c'est un miracle que l'humanité
n'ait pas été encore atomisée. Il est fort probable
que, pour les rares survivants de l'holocauste
nucléaire (du fait des nombreuses famines à venir
quand la population mondiale va exiger le doublement
de la production
de viande d'ici 2050), des formules comme "travailler
plus pour gagner plus" ou "Dieu bénisse
l'Amérique", ou même "Allah akbar"
servant des nationalismes, seront jugées comme des
formes de pousse-au-crime. Quel merdier, à moins
que ce ne soit Mad Max ! La société va
encore davantage se scinder entre nantis et Masse
affamée, le terrorisme ou les pandémies arrivant
juste à temps pour mettre en place les contrôles
électroniques, les puces léthales et autres miradors
planétaires. Très bientôt, plus rien ne va distinguer
la gestion du troupeau humain de celui des bovins.
Il fut un temps où vous auriez pu choisir votre
destin, peut-être, mais c'est improbable. Cette
chance de rester libre ne se représentera jamais,
car un nouveau type d'homme est créé.
Cette
page d'ouverture du site, censée en être l'ouverture,
était donc en vérité la page de clôture - les premiers
textes étant bien entendu les derniers. Considérant
la manière dont j'ai été traité par l'ANPE, une
préfecture et l'Etat (une radiation alors que j'étais
en situation régulière et que je sollicitais
une aide pour avoir le droit de me déplacer à un
stage), je refuse désormais l'activité photographique
associée au paysage, pour me consacrer à mon art
- mais de la manière dégueulasse avec laquelle on
est considéré ; le site succédant à Pleinouest35
s'intitule donc "BITOOKU",
il est dédié à tous ceux qui gèrent la vie d'autrui
comme ils le feraient d'une bête à l'abattoir.
Dans ce pays, photographier les trottoirs gorgés
d'excréments correspond aussi exactement à la réputation
qu'à la France à l'étranger, concernant l'hygiène
et l'accueil, conforte le degré d'intelligence
attesté par les tests comparatifs, peut se revendiquer
même du débat retord sur l'identité nationale,
et se présente à l'occasion comme ultime
alternative aux tentatives, aussi vaines qu'éprouvantes,
d'accéder au portrait féminin - créatures perchées sur
leurs talons hauts, aspergées d'effluves odorantes
ou puantes pour exciter la libido, qui vous
toisent de loin. Il
ne faudrait pas que le politique ou l'administratif
se croient tout permis selon des principes égalitaristes
utilisés sans aucun jugement ni autre forme d'éthique,
faisant oublier un peu trop vite les personnes
vivant derrière des numéros,
- par exemple profiter
qu'un artiste sollicite une aide légitime pour lui
enlever aussitôt le minimum vital,
pour simplement faire du rendement, du chiffre, et
servir son propre intérêt (garder sa place).
Et la lâcheté suprême de l'ANPE fut d'avoir évincé
tout débat de fond, allant jusqu'à ignorer
qu'une erreur appelle des excuses, profiter à
l'occasion d'un vice de forme pour se
comporter aussitôt en machine sans âme ni cervelle,
et ceci incluant la Justice. Les psychologues savent
pertinemment que les troubles des banlieues ont
leur origine dans un sentiment de mépris partagé
; de la même manière, prendre les individus pour
des chiens*,
lorsqu'ils appellent à l'aide, ne peut qu'amener
ceux-ci à se comporter comme tels. Mon expérience
m'apprend que ma dignité n'existe pas et
que nous sommes corvéables comme l'étaient les esclaves,
que l'état de droit n'est donc qu'un mirage destiné
au contrôle
des masses, que le respect de la personne s'arrête
là où commence l'intérêt de ceux qui tirent les
ficelles du Pouvoir. En photographiant les crottes
de chien, je mets enfin en corrélation la manière
dont je suis considéré, par les comptables, et ma
créativité. Un pays de cochons ne mérite et ne doit
attendre que des photographies de porc. Un pays
qui se comporte, par ses représentants, de
manière si minable ... doit impérativement récolter
des photographies minables. Je ne me suis pas
abaissé à aller en appel, à quoi bon ? *
(Les photographies de ce site ont été réalisées
en dormant dehors, en crachant du sang l'hiver,
en me faisant refouler des "no overnight parking"
écossais, mépriser par les Irlandais qui voyaient
que mes ressources étaient limitées (tout juste
si l'on ne vous jette pas la barquette de frites
- le repas chaud - à la figure), et insulter
par des Corses considérant que je fais des photographies
sur leur dos ; franchement, je n'avais donc nul
besoin du Ministère de la Culture, d'un préfet ou de
l'ANPE pour savoir que je ne valais guère mieux
qu'un chien errant) Simple équité et bon sens
- si vous êtes incapables d'y déceler la vertu qui
s'y cache. BITOOKU
?
The very real french touch made with love ! For
ever. Il serait temps de moraliser ce pays, de
dresser philosophiquement
ceux
qui participent à son encadrement, quitte à réduire
les ambitions dans ce domaine. Quand on connaît
la quantité de fumeurs et de fumeuses, on ne peut
qu'en déduire que le combat pour l'intelligence
est malheureusement perdu d'avance. Comment parler
de liberté de l'Être à des êtres confondant
celle-ci avec leur soumission à des drogues pénétrant
le cerveau ? N'en est-il pas de même avec la "mort
de l'homme" de Foucault succédant à celle de
Dieu de Nietzsche, - c'est à dire le dogmatisme
démocratique que certains veulent faire rentrer
de force à l'école ? Je revendique le droit
à l'intelligence et à la vérité ; tristement, cela
passera par BITOOKU. Fabriquer
des moutons, c'est cela. Des moutons destinés à "manger
la même pâtée", selon la célèbre expression
de Günther Schwab.
- Inutile
de chercher le livre
d'or, car il n'y en
a aucun dans ce site ; il faudrait plutôt un tas
de fumier pour montrer la société actuelle
- - Ce Monde est dirigé par de la merde* - on
gave même les jeunes enfants avec de la publicité à la
télévision, c'est dire ! - - Ils sont déjà
une marchandise sans le savoir - *
(Bonus des banques mais stigmatisation
des chômeurs, Grenelle
de l'environnement mais Bretagne
comme latrines à lisier,
Droits de l'homme mais élevage
concentrationnaire) -
Seuls les poètes sont abilités à réfléchir sur une
Identité Nationale, ... et encore ! -

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