PORTO CORSE, GOLFE DE PORTO EN CORSE, IRLANDE ECOSSE, PHOTOGRAPHY PICTURES IRELAND SCOTLAND CORSICA PHOTOGRAPHIE PHOTOS PHOTOG

 GOLFE DE PORTO EN CORSE ET PHOTOGRAPHIES D'IRLANDE ET D'ECOSSE

ENJOY LANDSCAPES, PICTURES, PHOTOGRAPHY IN CORSICA, IRELAND AND SCOTLAND

 

Activité photographique exercée entre 1992 et 2009 - Site pleinouest35 créé en 2003 et  clôturé fin décembre 2009   - La quête de vérité
Un site photographique 100% argentique
 

Vous ne devriez pas lire mon texte, juste regarder les photographies, sinon vous risquez de me rejoindre sur cet avis : nous vivons dans une "société de cons"
- Un peu plus d'intelligence du cœur et le Monde aurait pu être tellement différent -

Et le voile se déchira - ou comment une civilisation devient une meute de chiens enragés qu'il faut mettre sous sédatif.
Est-il toujours temps de faire appel à l'intelligence, au coeur, à l'intelligence du coeur ?

"Comment peux-tu te préoccuper de la réaction de commerçants ivres ? Est-ce pour le bien de leur âme ou pour le tiens que tu excelles dans ton art ?"
(Robert Silverberg : "Le château de Lord Valentin")
 

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Moins endormir la conscience que ne le font les médias officiels dispensateurs patentés d'une Pensée Unique
Finalisation d'un site Internet, avec le dégoût de la photographie numérique, une haine viscérale pour les ordinateurs, le virtuel et la publicité 
Sonder ne serait-ce qu'un peu les tripes de la société, et c'est comme agiter de la matière fécale avec un bâton
Ce n'est plus une civilisation, juste un phénomène entropique qui matérialise l'âme

Il n'est pas évident de créer un site de paysages - en France. La lumière est en général très quelconque, les paysages sans intérêt particulier, le pays surpeuplé sur son pourtour et défiguré par le béton, mais aussi la Culture spécifiquement cartésienne (écrit dans son sens de borné) est historiquement très étrangère à cet Art de la contemplation, aussi les lois administratives comme censées avoir été imaginées pour brider ou étouffer les artistes - comme elles l'ont fait en leur temps des artisans et des paysans, et attestant de la volonté politique de restreindre tout secteur favorisant naturellement la maîtrise de soi, - dans le but reconnu de fabriquer une Masse de travail malléable, avec la consommation* correspondante. Dès lors, le capitalisme pas si sauvage, des flux déterritorialisés, échappait au diktat des Etats-nation. Le tourisme populaire, ou le folklore, que je déteste comme les fiertés régionales en mal d'être, n'échappent jamais à la règle : objets des boutiques réalisés par des prisonniers chinois, pacotilles diverses écoulant multitude de clichés et vraie fausseté historique*. Rien qui ne puisse donc fonder l'appartenance réelle à un groupe humain et qui n'échappe à quelque volonté sous-jacente de récupération politique ou marchande. Il y a toujours l'épaisseur d'un cheveu entre la Shoah et l'élevage concentrationnaire (dans les applications), entre le traitement imaginé pour le gavage des cochons et celui appliqué aux fumeurs (dans la considération pour l'autre). L'homme est porteur du chaos en tant que facteur entropique (Les Travaux et les Jours* d'Hesiode), les peudo-valeurs démocratiques ne servant que d'aiguillon pour mener toujours plus facilement le troupeau. En politique, c'est à celui qui excelle le mieux dans l'art du mensonge et dans celui de la flagornerie, certains venant même à croire aux illusions qu'ils dispensent...
* (Pierre Boulez ne devrait pas être si ignorant de l'intention, qu'il l'argumente une déchéance culturelle - face à la marchandisation - de façon plus conjoncturelle que structurelle  : "Les hommes politiques sont dans leur majorité des illettrés (...) Le créateur est plus libre aujourd'hui qu'en 1810. Cette liberté a un prix : le sentiment d'abandon, de dilution en effet, qui saisit les artistes contemporains. A quoi Internet ajoute la grande vitesse de l'actualité - au sens le plus restrictif de "à consommer tout de suite". Mais ce n'est que l'amplification d'un phénomène déjà ancien : la culture de masse. Un concert classique grand public concerne au maximum cinq mille personnes. Les Rolling Stones en rassemblent cent cinquante mille, et sur Internet des millions. En France, cela ne risque pas de s'arranger puisqu'on néglige totalement ce qu'on pourrait appeler la culture de base" (Diapason n°583). Merci maestro... Mais, je postule que ce terme "sentiment d'abandon" est impropre car faible. Il convient de savoir que la Culture ne figure qu'à l'article 27 de la déclaration universelle des droits de l'homme de l'ONU, qu'elle est objet d'instrumentalisation politique (en Italie), induit la marchandisation de l'individu transformé en consommateur : "A la mythologie de le différenciation et de la diversification, on peut opposer l'uniformisation de l'offre tant à l'échelle nationale qu'à l'échelle internationale. La concurrence, loin de diversifier homogénéise, la poursuite du public maximum conduisant les producteurs à rechercher les produits omnibus, valables pour les publics de tous les milieux et de tous les pays, parce que peu différenciés et différenciants" (Pierre Bourdieu dans Contre-Feux). Cette logique fit que les intermittents du spectacles furent traqués, puis les droits d'auteur violemment défendus, la question culturelle à proprement parler ne figurant pas dans les critères d'un monde politique qui en rejette, de toute évidence, les attributs. Le budget du Ministère de la Culture en augmentation est un leurre quand le niveau culturel de la jeunesse ne cesse de s'effondrer. Je peux témoigner de ceci : photographe artiste, je n'ai connu que les interdictions, les barrages, le Ministère de la Culture faisant radier immédiatement du chômage pour avoir sollicité son aide. Le temps de créativité n'a jamais excédé 10% du temps de vie, ce site étant ce que j'ai pu finalement en arracher, dans la privation et les nuits passées dehors...)
* (Exemple : la volonté touristique, et politique, a imaginé LA région d'origine pour le catharisme (des chateaux cathares qui n'en ont que le nom), en en ignorant les mythes, l'historique et l'origine même du mouvement religieux qui ne se limitait pas à leur seule région, - pour attirer les touristes et leur porte-monnaie, tout en se méfiant des spiritualistes (les idées font toujours peur), allant même jusqu'à imaginer le steak cathare, et le site Le Panier Cathare d'oser écrire : "Le canard français, est avant tout un met incontestable des recettes du terroir du sud-ouest et fait du canard un ambassadeur de la gastronomie française", quand le catharisme pronait le végétarisme : « Un hérétique que l'on mène en prison, à travers les rues de Limoux, se met à pleurer en voyant les bouchers tuer des veaux, près de l'abattoir de la ville. Il pleurait sur le sort de tous ces gens qui pêchaient mortellement – et se perdaient – en mettant à mort une bête », René Nelli, "la vie quotidienne des Cathares du Languedoc au XIIIe siècle". On sait que le refus de tuer une volaille fit partie des méthodes de l'Inquisition pour traquer ses hérétiques...)
* (« Plût aux dieux que je ne vécusse pas au milieu de la cinquième génération ! Que ne suis-je mort avant ! que ne puis-je naître après ! C'est l'âge de fer qui règne maintenant. Les hommes ne cesseront ni de travailler et de souffrir pendant le jour ni de se corrompre pendant la nuit ; les dieux leur enverront de terribles calamités »)

A la visite du site, en l'occurrence ce texte, vous remarquerez deux choses : une matière informelle qui fait que certains sujets reviennent comme les vagues surgissant des profondeurs d'un esprit qui serait particulièrement névrosé ou confus, ensuite des informations qui, additionnées les unes aux autres, paraissent perdre de leur sens - tellement un parti pris semble violent et procéder d'une démarche devenant au fur et à mesure et exclusivement manichéenne, consciemment ... ou pas. Concernant le premier aspect, il s'agit d'un choix qui consiste alors à faire glisser sous l'emprise de la désapprobation phénoménologique de la pensée (en ces temps de
pensée unique, de spectacle, on est jamais trop prudent), sa rigueur cartésienne, pour faire coïncider sujet et objet, grâce à une synchronicité toute jungienne ; et, concernant le second, je donne suffisamment mes sources, et les études correspondantes, pour permettre de les aborder encore individuellement. Mais la problématique est vite que la somme devient rapidement inquiétante : - la Révolution française (comme celle d'Octobre ou Mai 68) ne doit rien au peuple, - le moteur économique, existe depuis près d'un siècle, - le cancer se guérit depuis 40 ans, - l'ANPE* fut structurée pour entretenir le chômage, - la crise économique n'est en rien tangible quand les monnaies sont fausses (réserve monétaire), - le 11 septembre* n'est pas imputable aux pays arabes, mais sert à préparer l'opinion pour la forme actualisée et plus démocratique du colonialisme occidental sur sa fin proche et inéluctable, - le tabac*, dont l'Etat est le vendeur patenté, sert habilement à distribuer un puissant anxiolytique aux esclaves destinés au "travailler plus pour gagner plus", une parfaite actualisation du Soma du Meilleur des mondes et qui consiste à interagir sur le centre nerveux de la récompense, la récompense et la mort octroyées de manière simultanée ou presque, en correspondance avec la liberté républicaine qui enchaîne* bien davantage qu'elle ne libère. Tout ceci, à condition cependant d'accorder l'ombre d'un crédit à mon propos (c'est à dire connaître déjà en soi-même, plus que par soi-même, partie de ces clefs de la réflexion personnelle - rôle du fameux "expected signal"), est l'entremise d'une formidable entreprise de manipulation publique, une gigantesque tromperie rendue possible par une bêtise commune qui l'est encore davantage, qui doit l'être forcément, faisant que cette approche iconoclaste est toute aussi pertinente concernant le terrorisme, l'origine américaine du financement d'Adolphe Hitler, et l'affabulation ou les fantasmes historiques sur l'identité nationale (s'il fallait en désigner intrinsèques vis à vis d'elles-même, ce seraient les identités basques et celtes déchirées en Europe), etc.

* (Probable finalité économique, avec Stéphane Guillou : « Pôle emploi est une parfaite machine administrative pour faire pression sur les demandeurs d’emploi afin qu’ils acceptent des métiers souvent difficiles et mal rémunérés, dans les secteurs dits en tension » , la lourdeur administrative avec Bernard Zimmern (fondateur de l'iFRAP, livre : "Les Fabriquants du Chômage") : « ... en France, au lieu de pousser les pauvres à devenir riches, on aligne les riches sur les pauvres, et la France recule tout doucement dans le club des nations, elle va bientôt être en tête de la deuxième division, celle des Républiques bananières (...) Soustraire les jeunes à la vie active pour pouvoir cacher l'échec d'une politique en manipulant les chiffres du chômage ne peut être sans conséquences sur l'avenir d'une nation », l'idéologie selon l'Institut Montaigne : « Ultime recommandation de méthode, à l’Institut Montaigne, nous préconisons de fixer des objectifs politiques en termes de hausse du taux d’emploi plutôt que de baisse du taux de chômage. En effet, pourquoi viser le moins pire que le mieux ? », la tricherie selon "Le grand truquage" de Lorraine Data : « Obnubilés par la qualité de leurs prestations médiatiques, nos gouvernants sont de plus en plus souvent amenés à procéder à de véritables détournements de sens des statistiques qu'ils utilisent ». De là à penser que le chômage intègre les arcanes indispensables du Pouvoir, un levier de l'action politique : « Les estimations montrent que le monopole de l'ANPE accroît de plusieurs centaines de milliers le nombre de chômeurs (...) Classés dans les ordinateurs de l'ANPE dans des catégories beaucoup trop grossières pour refléter les cas particuliers ou même tout simplement le mérite réel de l'intéressé, les chômeurs n'ont que très peu de chances de retrouver un emploi par l'ANPE  (...) une analyse du Centre d'Études de l'Emploi, organe officiel dépendant du Ministère du Travail, en coopération avec l'INSEE, montre que seulement 60.000 personnes ont retrouvé en 1995 un emploi stable grâce à l'Agence, soit moins de 2% des chômeurs » (CHOMISTE-LAND). « Il (agent de Pôle Emploi témoignant à visage masqué sur France 3) révélait que les agents de Pôle Emploi avaient des objectifs à atteindre en termes de radiation des chômeurs. Chaque mois, ils devaient radier un certain nombre de chômeurs des statistiques officielles, en trouvant n’importe quel motif plus ou moins valable. Il révélait que si les agents de Pôle Emploi réussissaient à atteindre cet objectif de radiation des chômeurs, Pôle Emploi leur versait une prime ! ». J'ai vécu l'expérience : radié sous prétexte d'un document fictif que l'ANPE reconnaissait ne pas être en mesure de produire devant le Tribunal - qui pourtant me déboutait de ma plainte. En amont, le chômage est favorisé par l'Administration française : « La bureaucratie triomphe dans ce pays, et pour être en règle avec les obligations fixées par les lois, codes, décrets, arrêtés et règlements de toutes sortes c'est pratiquement impossible. Les PME peuvent difficilement s'offrir un vrai service juridique, de sorte que le patron ou son adjoint devra passer des journées entières en paperasseries, démarches ou déclarations. Il aura toujours un inspecteur sur le dos (...) Le chômage que subissent les Français est un scandale, parce qu’aujourd’hui on sait pourquoi il y a du chômage mais on sait aussi comment l’éliminer » (Jacques Garello, dans Revue des Etudes Humaines). Voici donc rapporté de quelle manière sont traités ceux qui ont l'insigne mérite de produire la richesse du pays et ceux qui sont plongés dans la précarité : fraudeurs et bétail, même pas ce soupçon d'éthique qui incite à se comporter soi-même avec moralité ou déontologie, - rien d'autre qu'un élevage d'êtres humains se situant entre ... camp de travail et abattoir. Le fait que pas davantage de familles ne quittent volontairement ce sol est quelque chose qui, en vérité, m'a toujours stupéfait, qui gardera pour mon entendement un certain mystère en dehors de la désignation du panopticisme foucaultien jamais détaché de la société disciplinaire. C'est pavlovien et infiniment pervers, un jeu politique dangereux - même si la finalité est le tout-sécuritaire. Le fait ultérieur de se débarrasser des Roms atteste bien que l'espèce humaine est gérée comme un cheptel, que les idéaux démocratiques protègent autant la personne que la clôture de la prairie dans laquelle sont parqués les animaux destinés à la viande de boucherie. Nous avons autant animalisé l'homme que mécanisé l'animal. Aussi, la Nation semble scindée en deux parties inégales, celle du rendement et du populisme s'accordant moulte médailles du mérite et Légion d'honneur (Cpolitique : "la Légion d’honneur 2010 permet de se faire une idée de la collusion entre le pouvoir en place et les personnalités du monde du spectacle, de la vie associative, de la diplomatie et du sulfureux monde des affaires"), puis celle de la résistance écologique et intellectuelle, notamment les donneurs d'alerte non protégés par la loi, en France, malgré ce rapport européen (Assemblée parlementaire - Doc. 12006, 14/09/2009) : "L’Assemblée parlementaire reconnaît l’importance du signalement par les «donneurs d’alerte» – toute personne qui tire la sonnette d’alarme afin de faire cesser des agissements pouvant représenter un risque pour autrui – car ils permettent de renforcer la responsabilisation et de mieux lutter contre la corruption et les abus, dans le secteur public comme privé (...) Les «donneurs d’alerte» potentiels sont souvent découragés par crainte de représailles, ou parce qu’aucune suite n’est donnée à leur alerte, au détriment de l’intérêt public pour une gestion efficace et la responsabilisation dans les affaires publiques et les entreprises privées (...) Le Royaume-Uni semble tenir lieu d’exemple dans ce domaine du droit, tout au moins au niveau européen. Il fut l’un des premiers pays européens à légiférer sur la protection des donneurs d’alerte, sa loi a même été décrite comme «la loi de plus grande envergure relative aux “donneurs d’alerte” dans le monde entier» (...) Dans la plupart des pays européens, les normes politiques et administratives ne valorisent pas le signalement. En Pologne ou en France, par exemple, cet acte est facilement assimilable à une dénonciation et fermement condamné dans les deux cultures" (Rapporteur : M. Pieter OMTZIGT, Groupe du Parti populaire européen). La France, pays de la Liberté et des droits de l'homme ? Ou juste une esbroufe destinée au peuple ? N'oublions pas, à l'échelle des pays, que c'est cette même idéologie - plus particulièrement de gauche - qui soutint (et depuis Jules Ferry) le colonialisme pacificateur (l'Algérie), puis que l'Occident (dont la France) a armé à outrance l'Irak ayant mis toute son armée à son service contre la République Islamique d'Iran, Irak qui s'est ainsi trouvé endetté quand le Koweït s'attaqua à ses intérêts pétroliers, et qui est tombé dans le piège tendu par les USA (propos tenus par l'Ambassade, c'est à dire non ingérence dans les affaires intérieures, qui attestent la trahison). Des guerres meurtrières lancées sous prétexte d'humanisme à la popérisation, que de millions de morts et de laissés-pour-compte il faut, au nom des principes démocratiques, pour voler toute l'énergie satisfaisant à la croissance mondiale ! J. Garello pense, et avec bon sens, que seule la création de richesse s'oppose au chômage, mais n'est-ce pas celle-ci qui génère la guerre ? Les droits de l'homme (flatter) resteront donc une valeur sûre pour la géopolitique et la problématique du chômage (punir) une clef essentielle du Pouvoir... Pour finir la parenthèse avec un humour particulier, citons ces hommes politiques qui n'ont cessé de faire réduire le nombre de surveillants dans les écoles, pour penser ensuite y mettre des policiers...)

* (Alain Benajam (ancien administrateur du si sulfureux Réseau Voltaire) : "La « lutte » contre l’antisémitisme est devenu paradoxalement le thème favori de l’impérialisme, le paradoxe vient de l’origine nazie de l'idéologie impérialiste, mais celui-ci réussit maintenant à instrumentaliser à son profit les tourments supportés par les juifs d’Europe par le passé. Quoi de plus terrible que l’holocauste ! Associer tout adversaire en partisan de l’holocauste juif doit donc présenter un intérêt politique considérable. Cette instrumentalisation paradoxale vient de la confusion qu’il induit entre antisémitisme et antisionisme. La fabuleuse rhétorique de l’impérialisme est la suivante. Critiquer le colonialisme Israélien c’est critiquer l’impérialisme anglo-saxon et vice versa, c’est donc être antisémite et donc un monstre partisan de l’holocauste. Contester les versions officielles attribuant à de pseudo terroristes islamistes les crimes commis par l’impérialisme comme les attentats du 11 septembre 2001 ou ceux de Londres de juillet 2005 c’est être révisionniste et négationniste de la même manière que ceux qui nient justement la réalité de l’holocauste. Les média corrompus sont priés de se plier à cette rhétorique. Tout contestataire des crimes inouïs de l’impérialisme est derechef submergé par un flot ininterrompu d’insultes venant de toute part avec les mêmes phrases comme dupliquées de celles d’un maître (...) Aujourd’hui, une société très secrète de 9 membres gouverne le monde, elle est présidée par Dick Cheney, elle professe en son sein la pire des idéologies nazie, d'anciens SS en ont été récemment les membres, elle dispose d’un groupe de tueur, le SSA !". Il ne s'agit cependant pas, dans mon site, de prendre position pour des régimes iranien ou libyen, ou leurs amis dérangés, pas davantage de dispenser un racisme. L'agitation haineuse et les fanatismes (naturels ou orchestrés) vont un jour ou l'autre générer l'holocauste nucléaire. Il est étonnant que la troisième guerre mondiale - déjà probablement initiée avec le 11 septembre, comme le firent l'Attentat de Sarajevo, l'Incendie du Reichstag (peut-être pas celui de Rome, sous Néron), Pearl Harbour, ou Mai 68 (même si la CIA eut recruté Michel Crozier et Raymond Aron - ancien condisciple de Sartre devenu ... atlantiste, mais ayant maintenu avoir ignoré jusqu'en 1967 (la veille de 1968 !) le financement par la CIA du Congré pour la liberté de la culture fondé à Berlin en juin 1950, lui-même co-fondateur, - pour structurer la démarxisation sur le sol européen - face aux bolchéviques), n'ait pas encore ravagé la surface de la Terre. A cause du risque colossal ... sans doute. Mais la guerre n'est pas la "continuation de la paix par d'autres moyens", et c'est la paix qui est celle de la guerre, et selon les intérêts du moment et l'échiquier mondial. Mitterrand en avait lâché la confidence face aux USA. Quant aux Pays comme l'Iran ou le Pakistan (où 82% de la population est favorable à la lapidation pour adultère - un sondage du Pew Research Center), la Charia est l'émanation d'âmes porcines : "Ceux qui font la guerre à Dieu et à son messager (Mahomet) et cherchent le désordre sur terre, leur salaire sera d’être tués ou crucifiés ou d’avoir une main et le pied opposé coupés ou d’être bannis du pays. Ce sera leur honte en cette vie et ils auront dans l’autre le tourment sans borne" (Coran 5 : 33). Mais, citons Massoud Khalim (Président de Muslims Against Sharia) : "En tant que musulman américain, je suis personnellement offensé quand je lis qu’il y a des bassins dédiés aux ablutions des pieds dans des lieux publics comme les aéroports municipaux, les collèges des États, etc. Je pense que la meilleure façon de lutter contre ces violations flagrantes de la constitution est de transformer ces bassins en urinoirs". Ce choc des civilisations est celui de la transformation des techniques de gouvernance, évoquant ce passage de la société des codes despotiques à celle disciplinaire, puis à celle de contrôle et dont le concept fut initié par Michel Foucault. Citons l'intellectuel iranien Abdolkarim Soroush : "De nos jours, la liberté de parole, la liberté des partis politiques, la liberté de la presse, la liberté des opposants et des citoyens, etc., peuvent être examinées sous un angle différent. Celles-ci sont inscrites au fronton de la cité et de la modernité. Elles se trouvent en tête des droits de l'homme moderne et le fait de les violer ôte toute légitimité au pouvoir. Elles ne constituent pas uniquement des droits mais sont également une méthode en l'absence de laquelle gouverner à l'époque moderne est non seulement illégitime mais impossible". Illigitime ? Cela reste à démontrer. Impossible ? Certainement. Tout n'est qu'une question de Pouvoir dans le rapport inhérent entre coercition et influence. Mais, ce n'est pas parce qu'est interdite la burqa, et imposée la parité, que le rapport entre sexes est plus avisé. L'été 2010, j'ai photographié le bord de mer : les mères de famille ramènent d'urgence leurs enfants - quand on passe à moins de 10 mètres, appellent la surveillance - quand l'homme seul fait du camping, jettent un sale œil quand vous prenez un verre sur la terrasse, et sans avoir choisi la table la plus éloignée. Mise en branle du cerveau reptilien, fantasme féminin du viol ? Pénible. Il reste que la Charia, comme les idéaux démocratiques de Locke inspirant Soroush, procède du mauvais usage de la volonté : "les vrais croyants doivent libérer leur foi de leur propre volonté – non pas parce qu’elle est imposée, ou héritée, ou une partie de la culture locale dominante. Devenir croyant sous la pression et l’obligation n’est pas une vraie croyance", - il est dommage que cette profession de foi démocratique ne fasse pas tenir une mise en garde correspondante pour les Lumières, vis à vis de ce qui, en Occident, est devenu toujours davantage la pensée unique, qui ne tranche certes pas les mains, et fort heureusement, - mais façonne la pensée. Ainsi, lire John Locke (les Lumières anglaises) est une bonne chose, mais Alexis-Henri-Charles Clérel, vicomte de Tocqueville - pour les effets en Amérique des dites Lumières, également. Si il me fallait accorder quelque vertu à la société islamique, et une unique, c'est probablement la séparation des sexes appliquée dans la vie quotidienne, un bonheur non consommé en Occident. Pour avoir ainsi tenté, mais en vain, de faire un portrait féminin, à Paris et pendant 18 années - retentant chaque jour l'expérience - je sais ce qui l'en est de l'aversion hallucinante des femmes qu'entend cacher la pulsion procréatrice et abrutissante de l'espèce. La question n'est pas tant celle de la violence conjugale, que d'être surpris qu'elle ne soit pas la règle...)

* (Un projet particulièrement démoniaque, le tabagisme. Wikipédia : "La nicotine contenue dans la cigarette agit aussi, indirectement, sur le système de récompense. Elle active les récepteurs à acétylcholine, ce qui entraîne la libération de dopamine. D'autres substances augmentent également la quantité de dopamine, dont certains stupéfiants tel que la cocaïne (...) Le pouvoir addictif de la cigarette est comparable a celui des drogues dites "dures" comme l'héroïne par exemple. La présence d'additifs contribue à renforcer encore les phénomènes de dépendance : on soupçonne par exemple l'ammoniaque de favoriser le transfert de la nicotine au cerveau en abaissant le pH de la fumée. Même chose pour la théobromine, cet extrait de cacao agirait comme bronchodilatateur, augmentant la surface d'échange dans les poumons entre l'air et le sang". En France, il se vend plus de 50 milliards de cigarettes chaque année (54.4 en 2008 et plus de 5000 milliards dans le Monde), chacune prend 7 minutes de temps pour la brûler et supprime 11 minutes de vie. De la même manière que les buralistes aiment afficher les gros gains du loto, ils pourraient suspendre un afficheur lumineux qui communique en temps réel (selon leur propre vente de l'instant) la quantité correspondante de temps de vie éradiquée à chaque point de vente, avec une médaille en or pour le    Meilleur    - non pas ouvrier ou artisan - mais    Exterminateur de France    ... Un beau métier au service de l'Etat !!!)

* (Exemple : la consommation de sodas vendus en grande surface. Non seulement chers et responsables de l'obésité, ils sont une source privilégiée de pesticides cancérigènes (tout comme les OGM qui sont en majorité des OGM dits pesticides, c'est à dire : soit qu'ils fabriquent leur propre pesticide, soit qu'ils en tolèrent plus, soit les deux), comme le communiquaient en 2006 actualites-news-environnement : "L'étude publiée début août par le centre indien des sciences et de l'environnement (CSE), a révélé que sur 11 boissons produites par Coca-Cola et Pepsi Cola, les 57 échantillons prélevés de 25 usines différentes contenaient un haut niveau de résidus de pesticide. Le centre indien des sciences et de l'environnement (CSE) assure avoir trouvé un cocktail de 3 à 5 pesticides différents dans tous les échantillons" et le MDRGF de François Veillerette : "Son nom : «Coke-Pepsi-Pesticide II», tel qu'inscrit sur un rapport publié la semaine dernière par le Centre for Science and Environment (CSE), une grande ONG indienne. Que dit l'étude ? Que deux multinationales américaines, PepsiCo et Coca-Cola, commercialisent des sodas truffés de pesticides. Ainsi, 57 échantillons prélevés sur 11 de leurs boissons affichent des résidus chimiques (dont du DDT !) 24 à 200 fois plus importants que la loi ne l'autorise. Une loi qui n'est toujours pas entrée en vigueur...Discrédit. C'est là où ça devient intéressant. En 2003, déjà, les deux cadors du cola avaient été pointés du doigt par le CSE. Cette année-là, l'ONG avait trouvé des pesticides dans l'eau de 17 marques, mais aussi dans les colas américains. Le Parlement avait promis une réglementation... restée dans les tuyaux du Bureau of Indian Standards. Car le lobbying est entré dans la danse. Le CSE parle de pressions en coulisses, de coups de fil dans les arcanes du pouvoir, mais aussi de tentatives du gouvernement pour jeter le discrédit sur la crédibilité de l'ONG, «des enquêtes fiscales remontant sur vingt ans», et même un comité parlementaire censé enquêter sur la véracité de son rapport. «On s'est retrouvé sur le grill», dit un militant du CSE". Soulignons l'activisme héroïque de Max Keiser qui a créé un fonds spéculatif destiné à faire baisser le titre de Coca-Cola en Bourse, quand des producteurs indiens se serviraient désormais de ces sodas comme pesticides ("Alors qu’un litre d’Avant, de Tracer ou de Nuvocron, trois pesticides indiens très répandus, se vend environ 10 000 roupies [soit 170 euros], un litre et demi de Coca-Cola fabriqué en Inde ne coûte pas plus de 30 roupies [soit 50 centimes d’euro], ce qui limite à 270 roupies le coût de pulvérisation d’un demi-hectare", source : Courrier international). Sur le site Agir ici et maintenant : "Depuis quelques mois, les ventes de Coca-Cola s’effritent et le cours de son action a perdu 16%. Qualifiée de « géniale » par l’Université de Stanford, la méthode de boycott de Max Keiser doit lui permettre de récolter 100 millions de dollars pour son fonds spéculatif. Prochaines cibles annoncées : McDonald’s, Wal Mart, Microsoft ou encore Shell")

Il est facile de se rendre compte que toutes les entreprises économiques qui prospèrent - et sont la fierté du monde politique, pour l'emploi, la croissance ... ou le PIB - sont des entreprises de mort et de destruction, mais aussi que la laideur la plus grotesque est favorisée à chaque coin de rue, afin d'habituer la Masse au règne guénonien de la Quantité pure. Dès 1789, des suites de la "Querelle des Anciens et des Modernes", fut déconstruite toute pensée à l'origine des tracés d'harmonie*, si ce n'est que subsista quelques rares penseurs post-heideggeriens, et même Alain Finkielkraut décelant dans le "tout culturel" démocratique l'esclave courbé devant le mythe du progrès : « Car la culture, c'est la vie avec la pensée. Et on constate aujourd'hui qu'il est courant de baptiser culturelles des activités où la pensée n'a aucune part ». Avec l'Art contemporain, tout un chacun EST enfin devenu un artiste, l'était déjà en potentialité. Tout est valeur égale, tant est si bien que c'est la mode qui dicte le goût et permet de diriger les ventes (le cinéma et la musique se jugent donc à l'aulne des chiffres), d'induire le consommérisme. La maladie psychique suintant des oeuvres difformes ne sont même plus senties comme telles, - alors, la monstruosité devient libération des codes despotiques et de la rigueur des valeurs des sociétés dites traditionnelles. L'absence de sens n'est même plus pensée comme telle, puisque c'est le sens qui génère la pensée et que, en l'absence de cette qualité, toute réflexion ne peut être qu'une non-pensée, un vide nihiliste qui se suffit à lui-même, - comme la société qui n'est vécue, ou même appréhendée, que par sa dimension purement économique. La réalité n'est donc plus porteuse de valeur : c'est la porte ouverte à toute représentation du spectacle ou une répétition mécanique de la vie. Il n'est donc pas surprenant que nous ayons pollué la Terre sans vergogne : nous possédons ce vice en nous-mêmes, plutôt : c'est lui qui nous imprègne de longue date, depuis que nous revendiquons* notre propre liberté...
* (Domaines vidés de leur substance par la République : l'Harmonie d'origine pythagoricienne (les mathématiques, du nombre d'or à la Musique contrapunctique de Bach) et la médecine par les plantes ou herboristerie reconnue en France dès 1312, mais abrogée par Pétain en 1941, question de s'en prendre à la fois à l'élitisme de la pensée ou de l'approche du réel, tout en préparant le règne de la quantité. Depuis, la Musique n'en finit pas de sombrer dans le chaos mental et le coût des maladies de progresser, toutes choses utiles à la Croissance)
* (Claude Lévi-Strauss : "... n'est-ce-pas le mythe de la dignité exclusive de la nature humaine qui a fait essuyer à la nature elle-même une première mutilation, dont devrait évitablement s'ensuivre d'autres mutilations ? On a commencé par couper l'homme de la nature, et par le constituer en règne souverain ; on a cru ainsi effacer son caractère le plus irrécusable, à savoir qu'il est d'abord un être vivant. Et en restant aveugle à cette propriété commune, on a donné champ libre à tous les abus. Jamais mieux qu'au terme des quatre derniers siècles de son histoire l'homme occidental ne put-il comprendre qu'en s'arrogeant le droit de séparer radicalement l'humanité de l'animalité, en s'accordant à l'une tout ce qu'il accordait à l'autre, il ouvrait un cercle maudit, et que la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d'autres hommes, et à revendiquer au profit de minorités toujours plus restreintes le privilège d'un humanisme corrompu aussitôt né pour avoir emprunté à l'amour-propre son principe et sa notion". Enfin, citons Isaac Bashevis Singer : "Toutes ces explications, selon lesquelles la nature est cruelle et donc nous sommes en droit d’être cruels, sont hypocrites. Rien ne prouve que l’homme soit plus important qu’un papillon ou qu’une vache. Je considère le fait d’être devenu végétarien comme la plus grande réussite de ma vie. Je ne prétends pas sauver beaucoup d’animaux de l’abattoir, mais mon refus de manger de la viande est une protestation contre la cruauté. Personnellement, je ne crois pas qu'il puisse y avoir de paix dans ce monde tant que les animaux seront traités comme ils le sont aujourd’hui". C'était également l'enseignement de Pythagore. Il conviendrait de "botter le cul" des hommes politiques...)

Il y a une page "Qui suis-je ?" dans ce site, mais celle-ci est bien davantage le également de même - par moi-même - au travers d'une perception du monde et du Monde.
Vous remarquerez également qu'il n'y a aucun portrait féminin, - mais comment des créatures machiniques
*, dont la sympathie ne s'accorde qu'avec des personnes à l'intelligence encore plus faible que ne le serait de l'écrire, pourraient-elles tisser des liens autrement qu'avec l'artifice d'effluves de parfums nauséabonds, faisant qu'il serait judicieux de porter un masque à gaz, tout en changeant continuellement de trottoir ? Sinon, en forçant le trait, mais à peine et juste pour le geste empathique, disons que je refuse obstinément les étiquettes du Monde moderne, c'est à dire pas de viande* - car c'est criminel à tout point de vue, et pas de Démocratie - car c'est la plus effroyable entreprise de conditionnement collectif, aucune famille - car l'homme n'est plus que la composante économique d'un troupeau d'élevage, pas de tabac - car l'Etat récupère 80% de la vente de cette drogue et se comporte en proxénète, en trafiquant de drogue et en assassin des plus stupides parmi l'espèce humaine, une espèce juste rendue à l'état de bêtes humaines, une société du chiffre, de l'ignorance et de la bêtise la plus crasse...
Fort heureusement - et bien que la photographie ne soit toujours pas considérée légalement comme un Art dans cette société débile - il reste le paysage, la Nature non encore totalement défigurée par l'agriculture, plutôt l'élevage qui fait du territoire un gigantesque camp d'extermination sanguinolent, avec le lisier qui ruisselle sur la terre. Si j'étais Dieu ou un démon, je redonnerai au terme Némésis - ou don de ce qui est dû - tout son sens vengeur face à la conscience humaine devenue la honte même de l'Intelligence. Je déchaînerais tous les éléments apocalyptiques que je serais en mesure de lâcher sur cette bêtise incarnée, - comme de refuser de voir que les idéaux démocratiques ne sont que fourbe tromperie et luxe de pacotille des pays riches affamant un sixième de l'humanité
*, instrumentalisant même le dogme pour piller la Terre. Je hais les imbéciles, les manipulateurs et les salauds...
Les salauds ne sont plus des dictateurs aujourd'hui, - ils deviennent de très bons démocrates, ne sont jamais les derniers à hurler parmi les loups...

* (Dans le rôle principal, voici la reproductrice lambda - jupe au "ras du cul" (pour ne pas être vulgaire) - enfermée dans son monde bien à elle et totalement verrouillé, qui, lorsqu'elle ne peut même pas s'empêcher de fumer en présence de sa progéniture, devient le prototype insupportable de la "connasse sur pattes", une appellation d'origine maintes fois contrôlée ; ce qui est à proprement parler effarent, c'est que ces créatures, qui se pensent trop supérieures pour répondre à un photographe, qui - à cause du tabac - crèveront à 51% d'un cancer, ne pensent même pas un court instant que l'envie - qui est la leur - est fabriquée de toute pièce par des drogues qui se diffusent dans leur si frêle cerveau, afin d'éradiquer par addiction la population devenue inutile au delà d'un certain âge, où en quelque sorte ce sont les plus idiots qui se dirigent d'eux-même vers la mort, dans le cadre d'une refondation de la chambre à gaz. Quant à l'élément reproducteur, il est censé être universel par le "mouvement de parade" (selon Konrad Lorenz les grandes similitudes entre espèces ne s'expliquent que par la descendance d'une forme ancestrale commune, c'est à dire inscrits dans le génome des animaux, et sans correspondre à une téléonomie). Le problème est que la mode et les conventions vestimentaires font qu'il n'y a plus besoin du dépassement d'un seuil d'activation, car, par faute d'inhibition sociétale, le stimuli externe dépasse en puissance l'excitation interne. Et concernant le tabac, pour revenir à la bêtise sociale, citons Margaret Chan (Directeur général de l'OMS) : "Pour pouvoir survivre, l'industrie du tabac doit remplacer les consommateurs qui meurent ou cessent de fumer par de nouveaux fumeurs qu'elle doit recruter quand ils sont jeunes. Elle le fait en créant un "filet de commercialisation" complexe qui piège des millions de jeunes partout dans le monde, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour leur santé". Il est estimé que 500 millions de fumeurs actuels mourront des effets du tabac, et 250 prématurément. Aussi, d'après l'OMS : "La cigarette reste le seul produit légal qui tue la moitié de ses utilisateurs réguliers lorsqu'elle est consommée tel que prévu par le fabricant" ; Catherine Le Galès-Camus (Sous-Directeur général) : « Le tabagisme est le principal facteur contribuant à ce qui est aujourd'hui une épidémie mondiale de maladie chronique ». Que font donc les élus ? Pousser les fumeurs hagards et au regard si inexpressif vers le seuil des cafés, brider les dealers de l'Etat sur les jeunes consommateurs. Ils sont tellement occupés à faire interdire le purin d'ortie, à s'attaquer aux associations écologistes, à stigmatiser les chômeurs ; les conséquences du tabac restent - part la qualité destructrice - excellentes pour la Croissance (récupération de taxes et dépenses sanitaires), quand l'augmentation signifiante de la mortalité satisfait à la problématique des retraites. Suis-je suffisamment agressif dans cette première parenthèse ? Je l'espère, car c'est une démarche volontaire - tant le sens de mon propos est : n'avez-vous donc jamais conscience de penser en troupeau bêlant destiné à l'abattoir ? Certains ne vont pas saisir l'origine de cette mise en relation entre "connasse sur pattes" (deux ou quatre, pattes ?), tabagisme actif et photographie ; disons que c'est un plaisir toujours renouvelé que d'observer des créatures - à l'aversion suintante - dépenser leur argent pour brûler à chaque clope 11 minutes de leur insignifiante vie. Concrètement, il s'agit d'une invention géniale - car porteuse d'un indéniable eugénisme plus aristocratique que citoyen, à l'exception du tabagisme passif hautement criminel. Les guerres et les pogromes interviennent chaque fois que l'humanité est en surnombre, aussi, trouver un procédé directement imputable au comportement des individus les plus bêtes, pour les éliminer, n'est-ce pas en fin de compte formidable ? Que dire d'autre ? Peut-être qu'il est à déplorer un relatif manque d'efficacité. Le tabac non brûlé contient 2500 composés chimiques et la fumée de cigarette 5300 produits chimiques (une soixantaine sont reconnus comme cancérigènes : benzopyrène, naphthylamine, uréthane, chlorure de vinyle, toluidine, dibenzacridine, polonium 210, etc. - Cancer Society of New Zealand), alors, ne serait-il pas possible de faire mieux encore, ne serait-ce que pour la question des retraites et l'emploi ? Malgré tout, du seul point de vue de l'éthique, les industriels et les hommes politiques sont redevables envers le mirage créé autour de Ben Laden : désigner un ennemi public n°1 fait oublier les véritables criminels. Est-ce tout ? Certes non et de loin. Les choses étant imbriquées les unes dans les autres (comme les poupées russes), il convient de rapporter l'analyse plus confidentielle concernant l'appât pour lequel on culpabilise le tabagisme et qui consiste à maintenir sous silence les causes réelles (exemple : les COV) de la pollution de l'air, de l'augmentation phénoménale des cancers... Selon Freud, "tout le bruit de la vie provient surtout de l'Éros ... de l'Éros et du combat contre l'Éros !'', sachant que les "pulsions de mort" maintiendraient un équilibre face à la tendance unificatrice des "pulsions de vie", - que pour le psychanaliste la pulsion de plaisir serait au service de celle de mort (qui remet en cause le principe même de plaisir - par la compulsion de répétition : celle qui nous pousse à agir malgré nous), - pour renouer avec le repos du non-vivant, l'anorganique (décelé au sein du processus biologique lui-même par Freud : "Le concept de pulsion nous apparaît comme concept limite entre le psychique et le somatique, comme le représentant psychique des excitations, issues de l'intérieur du corps et parvenant au psychisme, comme une mesure de l'exigence de travail qui est imposée au psychique en raison de sa liaison au corporel"), un nirvâna qui correspondrait au pur Néant. Cet été 2010, je n'aurai pas réussi à réaliser un seul portrait, les jeunes femmes me paraissant incroyablement idiotes et enfermées dans un comportement d'espèce : "jupe raz du cul" pour l'Éros et "clope au bec" contre l'Éros, et aucune place ne subsistant plus - entre ces deux pôles extrêmes et caricaturaux - pour un photographe. Ainsi, il ne faut certainement pas comprendre dans la raison inconsciente de la prochaine campagne contre le tabagisme (utilisation de photographies explicites de l'agonie) une stricte finalité du raisonnement sanitaire, - mais davantage la volonté perverse de flatter la pulsion de mort qui va alors servir au mieux les intérêts d'un tabagisme génocidaire (il s'agit d'ironie, car le Pouvoir n'éradiquera jamais les idiots pour ce qu'ils sont, bien au contraire, car la bêtise et l'ignorance sont le fond de commerce du "droit de vote" : un infime pourcentage d'intellectuels et de penseurs, une gigantesque Masse humaine peu évoluée (qui est maintenue avec science dans le stress et la précarité), puis une caste de riches marchands et de bonimenteurs professionnels faisant leur beurre). Mais alors, plus efficace que le Führer dans l'exercice des pulsions de morts ? Oui, c'est possible. Ainsi, fumer-mourir serait un acte à rebours d'affirmation de soi (se détruire par réaction à ce que l'on est pas de manière affirmée ou phallique) quand c'est l'instinct de l'espèce qui seul nous fait croire que nous désirons procréer ; ne pourrait-on extrapoler cette approche avec la société : considérer que la pollution par les produits chimiques s'attaque à la volonté de croissance économique (comme la manifestation inconsciente de la pulsion de vie) ? Le monde moderne est comme composé d'êtres robotisés (puisque "sombrant hors de l'Être" selon la terminologie heideggérienne : "Ce n'est qu'à partir de la Vérité de l'être que se laisse penser l'essence du Sacré"), et guère éloigné par le mode de fonctionnement de la programmation informatique, faisant du virtuel la réalité. Des êtres machiniques, aussi déjà les machines désirantes chez Gilles Deleuze. Un Temple semble dédié à cette finalité mortifère s'attaquant aux prétentions naturelles de l'Être : tous les innombrables paquets de cigarettes affichés au mur, chez les buralistes, et signifiant pour chaque unité trois heures de vie en moins. N'est-ce pas semblable, dans l'inversion, au culte rendu aux morts avec les noms des victimes gravés postérieurement dans la pierre, pour l'ultime sacrifice de l'Être, pour son annihilation ? Selon Heidegger : "Il n'est pas possible de faire être par la volonté ou la parole les choses elles-mêmes". Les industriels sont coupables de faire la "chose elle-même" : diffuser, en la combinant, une drogue du plaisir ("récompense", comme à un chien dont on tapote le sommet du crâne en disant : "il est gentil le chien-chien" ; les fumeurs expirant la fumée ont le même regard niais que celui de l'animal à cet instant) qui sert à berner leurs propres clients sur leur volonté intrinsèque. N'est-ce pas indubitablement satanique et proche de l'action politico-économique ? En comparaison, les sociétés traditionnelles utilisant les champignons hallucinogènes (pendant le rite chamanique, la communication avec les Ancêtres, ou raison pour laquelle seraient connus les premiers Chrétiens de Rome : un symbole christique de l'Amanita muscaria (Robert AMBELAIN : "... ésotériquement, ce champignon, l'Amanita muscaria, est le mystérieux fruit du Jardin d'Eden. À Plaincourault, près de Mérigny (Indre), c'est lui, démesurément agrandi et de la taille d'un arbre, qui supporte le serpent lové, flanqué de part et d'autre d'Adam et d'Ève, voilant leur sexe de leurs mains. Cette fresque est du XIIe siècle. Le rôle secret de l'amanite était donc encore connu à cette époque dans les milieux chrétiens hétérodoxes plus ou moins « initiés »", Les Lourds secrets du Golgotha, 1974 ; citons également John M. Allegro (spécialiste des manuscrits de la Mer Morte) : Le Champignon sacré et la Croix, 1971) dûment écarté par la suite - tout comme oubliées les fresques correspondantes) paraîtraient tellement plus raisonnables que notre Monde Moderne semant la mort au nom de la vie, l'ignorance au nom de la Raison. Lorsque j'ai arrêté de fumer, ma consommation personnelle était de deux paquets par jour ; je m'étais rendu compte, alors, quand aucune campagne sanitaire n'avertissait du dangers potentiel ou réel, que c'étaient les personnes dites "les plus défavorisées" qui manifestent la plus grande addiction, tout en faisant le plus d'enfants. L'éducation y a donc sa part, tout comme le stress et le mal-être, aussi l'instinct de mort pour le premier aspect et celui de vie pour le second, mais le degré d'intelligence (d'éveil cérébral) est un corollaire évident de celui culturel et social. Les études scientifiques l'attestent : au plus le niveau de scolarité est élevé, au plus la prévalence de tabagisme et la dépendance est faible. Voilà une raison pour laquelle les avertissements inscrits sur les paquets ne servent strictement à rien, ou si peu - faute d'entendement correspondant. D'un point de vue plus philosophique, il serait tentant, dans cette relation pulsion de vie et pulsion de mort, d'opposer Christianisme et Catharisme, Protestantisme et Pistis Sophia, existentialisme nietzschéen et renoncement à la volonté schopenhauerien, aussi substance (sa quiddité) chez Aristote (« L'un des genres de l'être est, disons-nous, la substance ; or, la substance, c'est en un premier sens, la matière, c'est-à-dire ce qui, par soi, n'est pas une chose déterminée ; en un second sens, c'est la figure et la forme, suivant laquelle, dès lors, la matière est appelée un être déterminé, et, en un troisième sens, c'est le composé de la matière et de la forme (...) la substance est prise en deux acceptions ; c'est le sujet dernier, celui qui n'est plus affirmé d'aucun autre, et c'est encore ce qui, étant l'individu pris dans son essence, est aussi séparable : de cette nature est la forme ou configuration de chaque être ») et transcendalité chez Maïmonide, etc. Or, si le Monde Moderne devient la monstruosité guénonienne inspirée de l'humanisme des Lumières : « Ils sont encore une foule de subtiles niaiseries bien plus spirituelles que toutes celles là. Ce sont des notions, des relations, des formalités, des quiddités, des eccéités, toutes choses qui ne peuvent être aperçues que par ceux qui ont d'assez bons yeux pour voir au milieu des plus épaisses ténèbres, ce qui n'existe nulle part » (Érasme : L'Éloge de la Folie), il constitue cet "étant" heideggérien tributaire de l'Être dans une pensée pré-socratique :  « Pour connaître l'étant, il faut avoir compris l'être de l'étant » ; privé de celui-ci, l'Essence de l'Homme n'est plus un dévoilement de l'Être, s'échappe alors la compréhension au sein de la Vérité. Plus moderne et humaniste dans la relation à l'autre, quand humanisme devient lieu éthique de la transcendance, Lévinas rejette la primauté de la vérité ontique subordonnée à la seule question ontologique (chez Heidegger) et qui justifie que la justice (et ainsi l'éthique) reste soumise à la liberté, ce qui pour Lévinas conduit à la tyrannie et le situe entre phénoménologie husserlienne et existentialisme, en quelque sorte à mi-chemin de la pulsion de vie et de celle de mort prise dans un sens moins nihiliste que celui donné par Freud, puisque Lénivas ne rejette pas le concept platonicien de l'ineffable : "Autrement qu'être ou au-delà de l'essence", comme non éloigné de la subjectivité husserlienne, mais celle-ci possession ultime de Soi quand Lévinas rattache la conscience à l'altérité. Ceci aura pour effet, dans la problématique éthique-justice, d'influencer ce terme paradoxale de "social-démocratie libertaire", chez Philippe Corcuff, pour une nouvelle philosophie politique et altermondialiste. Les faucheurs volontaires d'OGM revendiqueraient l'analyse. Se pose alors la question élitiste de l'intelligence (non dogmatique, rattachée à l'Être : conscience, intuition) : qu'en sera-t-il des pulsions de vie et de mort en conflit avec l'altérité ? La multitude sans cervelle qui fume, se détruit, ne respecte que la coercition, ne pense que pouvoir d'achat, - de quelle manière sera-t-elle sensible à l'altérité, à la pérennité de la Vie ? C'est justement à ce degré de réflexion que transparaissent l'utopie dangereuse des idéologies de Gauche, aussi l'affairisme, le populisme de Droite, l'absence d'une véritable élite susceptible de résister à la dictature du Nombre et à l'hégémonie du critère quantitatif sur celui qualitatif, pour un Monde où les choses garderaient une valeur en dehors de celle d'échange)

* (Sur le site AHIMSA (écrit par Marjolaine Jolicoeur) : "L'industrie de la viande est une catastrophe écologique pour notre planète et une source de souffrance autant pour les humains que pour les animaux. La viande est un gaspillage d'eau, de céréales. Elle est liée à une dégradation des sols, à la déforestation, à la contamination des eaux par les nitrates, les engrais, les pesticides et à la destruction des forêts tropicales. Elle a un impact sur l'effet de serre par les gaz polluants des élevages d'animaux provoquant ainsi de graves changements climatiques. L'industrie de la viande affame les plus pauvres, contribuant à la famine et à une mauvaise répartition des ressources (...) A l'échelle planétaire, 90% des cultures de soya vont aux animaux d'élevage (World Watch Institute). Aux États-Unis 70% des céréales vont aux animaux d'élevage. En Inde seulement 2% des céréales vont aux animaux (USDA FAS l991). Dans un parc d'engraissement de 37.000 bovins américains, 25 tonnes de maïs sont distribués à toutes les heures (Steve Boyan, University of Maryland). Si toutes les céréales utilisées pour le bétail américain étaient consommées directement, elles pourraient nourrir 800 millions d'humains (David Pimental, professeur d'écologie au Cornell Institute)")
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(Pour mettre les pieds dans le plat, citons Dominique Guillet (Président de Kokopelli) : "Nous avons créé l'association Kokopelli en 1999, suite à la fermeture de Terre de Semences. Créée en 1994, Terre de Semences était une société qui distribuait et produisait des semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique, elle a été fermée suite à la menace de la répression des fraudes, venue par le ministre (...) Il faut prendre conscience que la majorité des aliments que nous consommons sont issus de variétés qui sont inscrites sur l'un des catalogues nationaux de la communauté européenne (...) Ce qui fait qu'aujourd'hui nous avons une dizaine de multinationales qui contrôlent 50% de la semence planétaire et 60% de l'agrochimie (...) Depuis 1941, quand on fait le bilan de ce qui existe dans les catalogues nationaux, on s'aperçoit qu'il existe avant tout des hybrides F1. Un hybride F1, par définition, c'est une variété qui génère un marché captif, puisque étant soit stérile, soit dégénérescent (...) Prenons l'exemple des tomates. Il y a à peu près 87% d'hybrides F1, 11% de variétés fixées sous obtention végétale, et il ne reste que 2% de variétés du domaine public", puis : "Depuis les années 1920, la Fondation Rockefeller est l’un des principaux sponsors des programmes mondiaux de réduction de la population. Si les rapports concernant les vaccins de contrôle des naissances sont véridiques, il n’est pas difficile de soupçonner que la Fondation Rockefeller fait partie de ceux qui ont programmé d’utiliser la technologie des semences génétiquement modifiées comme un moyen potentiel de contrôler la population mondiale par l’entremise du contrôle futur des ressources alimentaires (William Engdahl dans son ouvrage “Semences de destruction) (...) Cela fait près d’un siècle que la Fondation Rockefeller est archi-impliquée dans les programmes de contrôle de la population : c’est elle qui a créé aux USA, et de par le monde, des ONG de contrôle démographique. Et nous ne souhaitons pas, dans le cadre restreint de cet article, évoquer son soutien considérable aux pratiques eugénistes Nazis et l’organisation de congrès eugénistes auxquels participèrent le père de John Kennedy, Winston Churchill, les Nazis, et toute une palette de “personnalités”. N’oublions pas que les Etats-Unis et la Suède, en début de siècle passé, n’ont pas attendu les Nazis pour mettre en place des législations de stérilisation des citoyens “non conformes” (...) Il n’y pas d’injustice climatique mais il y a, par contre, une injustice alimentaire criante. Il n’y a pas de Titanic climatique, le Titanic est strictement agricole. Il n’y pas d’alerte climatique, l’alerte est humanitaire. Les pleurnicheries de Mr Kofi Annan sont une insulte à la misère réelle, et non virtuelle, d’une grande partie de l’humanité. Lorsque Mr Kofi Annan affirme que «le changement climatique est une crise humaine silencieuse… et que cela constitue le défi humanitaire émergent le plus grand de notre époque», de qui se moque-t-il? Son chiffre de 325 000 personnes mourant du “changement climatique” tous les ans, c’est de l’esbroufe.Un milliard d’affamés sur la planète et plus de 30 000 personnes décédant tous les jours de faim, voilà LA crise humaine silencieuse dont jamais personne ne parle (ou bien alors une fois tous les 10 ans à Rome lorsque toute la clique se réunit pour faire de grandes déclarations pompeuses et hypocrites qui ne seront suivies d’aucun effet). N’en déplaise à Mr Kofi Annan, il n’existe pas de “réfugiés climatiques”, il existe, par contre, des réfugiés de la faim et c’est dans la mort que se réfugient plus de 30 000 êtres humains tous les jours". J'apprécie la lecture de W. Engdahl pour qui intervenir en Afghanistan c'est : établir et contrôler l'approvisionnement des marchés internationaux de l'héroïne (mais également s'imposer militairement et stratégiquement face au "full spectrum dominance" de la coopération russo-chinoise : "Notre coopération est multiforme et sert les intérêts de nos Etats (...) Elle ne vise pas les pays tiers tout en assurant la capacité défensive et la puissance de nos Etats" (propos de Dmitri Medvedev, le 29/04/2009), sans oublier l'énergie (le pipeline Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde)), la théorie du réchauffement climatique : régenter l'économie mondiale et réduire la croissance démographique, puis enfin les diverses campagnes de vaccination : "La Fondation Rockefeller est l’un des soutiens financiers d’un programme de l’OMS en “santé de la reproduction” qui a développé un vaccin contre le tétanos qui contiendrait des hormones cachées de contrôle de naissance (...) Le Comité Pro Vida de Mexico, une organisation catholique, a testé de nombreuses fioles du vaccin et a découvert qu’elles contenaient une Gonadotrophine chorionique humaine (hCG), une hormone naturelle nécessaire au maintien d’une grossesse. Lorsque cette hormone est associée avec un vecteur de toxoïde tétanique, elle stimule une formation d’anticorps contre la hCG, ce qui interrompt la grossesse humaine". Mais que pouvons-nous faire pour inciter l'humanité, dominée par l'instinct de l'espèce, à freiner la procréation - avant l'inévitable troisième guerre mondiale qui sera destinée à éradiquer ... le surplus d'humanité ? Je serais en accord avec les "Maîtres du Monde" (ou Rockefeller etc.) : on ne peut pas raisonner le peuple, pas davantage les fumeurs que les chasseurs, juste les mener comme on mène un troupeau, comme simplifier au maximum l'argumentaire géopolitique ("pandémies", "méchants terroristes"), entretenir la peur et la menace de la précarité (l'ANPE fut probablement l'une de ces officines destinées à soumettre, car, combien d'agents furent employés - pour que seulement 60.000 personnes soient réellement placées (selon une étude INSEE de 1995) ?))

Entre deux photographies, il y eut du texte ; mais, désormais, il reste quelques photographies éparses et comme noyées dans le texte. C'est un snobisme particulier de baroqueux, - que de laisser sur Internet des clichés tels que ceux-ci - tant la démarche photographique de ce site est l'antinomie, l'antithèse ou l'antilogie même de la société actuelle n'ayant d'autre processus psychique que de compter, chiffrer, déduire et produire, et où la finitude d'un objet se confond de manière absolue avec son utilitarisme*. De cette forte déviance intellectuelle, nous avons un exemple probant : Grenelle de l'environnement comme récupération habile, par le monde des affaires, de la philosophie écologiste des années 1960-1970, - qui partait en guerre contre l'instrumentalisation de la Vie. Mes clichés ne valent strictement rien au regard de la seule Déesse Economie (il y a considérablement plus de sites pornographiques (viol du corps) et de publicité (viol des âmes)) et l'hostilité fut constante pendant leur réalisation, - des autochtones à la Police, des agences à l'Hôtel des Impôts, de l'ANPE au Ministère de la Culture. Je m'en fiche, je revendique une démarche saine, la transparence (la Modernité déteste le secret (uniformisation) - mais ne cesse en réalité de s'y soumettre (pensée unique)), pour trancher d'un coup sec les idéaux, les mensonges qui nagent dans l'océan putride de la cupidité. La société est dans l'état avancé d'une putréfaction morale (éthique) : les idéaux démocratiques étant en eux-mêmes une absurdité, utopie qui s'oppose à la nature réelle* des Hommes, - il est en fin de compte attendu que son maintien se fasse essentiellement par la tromperie.
* (Avec une primauté toujours accrue de la part d'échange sur celle d'usage : on ne fabrique plus pour combler un manque, on crée le besoin pour faire produire ! L'inversion des priorités de la Vie (ou "valeurs traditionnelles") a sa propagande : "travailler plus pour acheter plus", puisque, déjà, "acheter plus" se confond avec le "gagner plus"... Ce système ne tiendra que tant que les ressources le permettront et que le vacarme de la vie moderne (et le stress) interférera avec la pensée... (traduction pour les jeunes : "abusé grave !")
* (Citons ici Louis Blanc : « Dieu en soit loué ! On n’est pas encore parvenu à s’approprier exclusivement les rayons du soleil. Sans cela, on nous aurait dit : « Vous paierez tant par minute pour la clarté du jour » et le droit de nous plonger dans une nuit éternelle, on l’aurait appelé Liberté ! (...) L’intérêt du capital représente le privilège accordé à certains membres de la société de voir, tout en restant oisifs, leur fortune se reproduire et s’accroître ; il représente le prix auquel les travailleurs sont forcés d’acquérir la possibilité de travailler ; il représente leur asservissement à une condition que, le plus souvent, ils ne peuvent débattre, et que jamais ils ne peuvent éluder (...) Est-il vrai, oui ou non, que tous les hommes apportent en naissant un droit à vivre ? Est-il vrai, oui ou non, que le pouvoir de travailler est le moyen de réalisation du droit de vivre ? Est-il vrai, oui ou non, que si quelques-uns parviennent à s’emparer de tous les instruments de travail, à accaparer le pouvoir de travailler, les autres seront condamnés, par cela même, ou à se faire esclaves des premiers, ou à mourir ? »)

Théorie du complot ?

Sans donner beaucoup de crédit aux Protocoles des Sages de Sion* qui seraient un faux grossier, un peu plus à la nébuleuse des Illuminatis*, mais en refondant une pensée intégrant la "crise du monde moderne" de René Guénon, le "meilleur des mondes"* d'Aldous Huxley, puis Michel Foucault, Gilles Deleuze, il est tentant de convenir d'une modification volontaire du Monde, mais tout en se posant la question du plan prédéterminé ou des concomitances s'influençant les unes les autres. La difficulté devient le raisonnement par induction que critiqua Karl Popper et qui a bien davantage une valeur psychologique que logique (ainsi, suis-je fou ?) ; ainsi, la difficulté inhérente au rapprochement des idées complotistes de celles qui s'y opposent est le paradoxe de Hempel (et où la logique inductive viole l'intuition), avec comme constatation systématique de ce paradoxe des "corbeaux noirs" (allant au delà de la simple soumission aux ordres), - les médias présentant systématiquement ceux qui mettent en doute la théorie officielle du 11 septembre ... comme des révisionnistes en herbe.
La littérature est pourtant riche en documentation, et des documents sérieux peuvent être consultés, mais la peuple est maintenu dans l'ignorance des sociétés secrètes (à l'exception du cinéma), tout autant de l'
Hermetic Order of the Golden Dawn in the Outer (ou Golden Dawn*) que de sa sœur la Société de Thulé* (créée en 1918 par le baron Rudolf von Sebottendorff), comme probable héritage opératif et direct des Illuminati, dont Rudolf Hess (leader ayant voulu signer la paix séparée), Hermann Göring et Himmler furent les membres les plus connus.
Il conviendrait également de parler de la
Société du Vril*, mais ce qui en ressort serait la fabrication en haut lieu des blocs capitalistes et communistes, de la Gauche et de la Droite, dans la perspective de diviser pour régner, d'occuper les hommes, de combler les illusions. 1789 n'aurait pas d'autre origine. Aujourd'hui, si les idéologies s'effondrent les unes après les autres (on les laisse s'effondrer), c'est que le mondialisme (flux déterritorialisés du Capital) et l'informatique (société de surveillance) permettraient d'unifier le Monde sous un même joug ("Le Meilleur des mondes"), à l'exception des pays musulmans plus traditionnels et fidèles aux "codes despotiques", et pour lesquels il serait nécessaire d'imaginer (ou de favoriser) le coup de théâtre et le spectacle du 11 septembre - préparer et modifier l'opinion occidentale pour l'envahissement de différents pays étrangers, de surcroît là où se trouvent la richesse pétrolière.
Alors, si ici l'on stigmatise les chômeurs et là les Gens du Voyage, partout les voyous, les trafiquants de drogue des cités ... ce ne serait pas seulement pour faire de la basse politique, ou pour secourir les victimes terrorisées, c'est aussi pour justifier l'implantation des caméras de surveillance, car désormais :
Big Brother is watching you !

* (Sans doute inspirés du "Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu" (Maurice Joly, 1864, dénonçant un complot bonapartiste), écrits par Mathieu Golovinski et à l'initiative de la police secrète (services secrets) du Tsar (refusant ce procédé), pour discréditer les juifs dans le cadre de l'implantation du capitalisme et de la révolution industrielle)
* (Citons en premier lieu l'Ecossais John Robison : "Proofs of a Conspiracy against all the Religions and Governments of Europe, carried on in the Secret Meetings of Free-Masons, Illuminati and Reading Societies, etc., collected from good authorities", 1797 ; puis l'abbé Barruel : "Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme", Hambourg, 1798-1799", avançant la doctrine de la "théorie du complot" selon laquelle Adam Weishaupt fonda les Illuminés de Bavière en 1776)
* (Inspiré, quant au conditionnement, du béhaviorisme de John Broadus Watson, quand les comportements répondent uniquement à des stimulis - excluant ainsi toute introspection, dans une approche anti-psychique, anti-constructiviste, ignorante de l'épistémiologie de Jean Piaget inspirée de Bachelard, éloignant toujours davantage, dans le cadre de l'éthologie, de l'école de la psychologie finaliste, autrement dit : de l'instinct animal. Animalisation de l'homme et/ou mécanisation du Monde ?)
* ("Ordre Hermétique de l'Aube Dorée". Parmi ses membres célèbres, William Butler Yeats, Grand Maître de 1901 à 1903, mêlant nationalisme et expressivité rituelle du théâtre inspiré de Nô ; puis : Arthur Edward Waite, Grand Maître de 1903 à 1905, ayant eu quelque difficulté à faire admettre la primauté du mysticisme sur la magie, pour exemple : Magie énochienne ou Langage des Anges inspiré du récit biblique apocryphe du "Livre d'Hénoch" censé décrire la visite du Paradis ; selon John Dee, Adam, chutant du Paradis, composa un nouveau langage universel parlé jusqu'à la Tour de Babel imputant la confusion des langues : "Et Dieu dit : « Voici que tous font un seul peuple et parlent une seule langue, et tel est le début de leurs entreprises ! Maintenant, aucun dessein ne sera irréalisable pour eux. Allons ! Descendons ! Et là, confondons leur langage pour qu'ils ne s'entendent plus les uns les autres. » Dieu les dispersa de là sur toute la face de la terre et ils cessèrent de bâtir la ville. Aussi la nomma-t-on Babel, car c'est là que Dieu confondit le langage de tous les habitants de la terre et c'est là qu'Il les dispersa sur toute la face de la terre" (Bible de Jérusalem). Selon l'anticatholique Alexander Hislop, quand la compréhension protestante est d'attester du péché collectif communautaire, Nemrod s'identifie à Hermès, c'est donc la découverte des langages secrets de Pouvoir (à double sens et destinés aux classes supérieures : élite sacerdotale ou guerrière), le rôle clérical n'étant plus que d'entretenir la superstition destinée au peuple. Notons que, en République, "tous les hommes (citoyens) naissent libres et égaux en droit", si ce n'est que le Pouvoir reste profondément inféodé aux diverses loges maçonniques. Gageons alors que l'utilisation de la superstition a, avec les idéaux démocratiques, simplement lâché un mode opératoire pour la "société de contrôle", aussi qu'il est, selon Machiavel, du domaine de la Virtù que d'influencer la Fortuna (toujours avec souplesse et prévenance politique), que de surcroît l'occasion propice (ou kairos des Grecs) est favorisée avec un peuple plus facile à mener quand qu'il se pense - et on l'aide à le croirelibre et souverain. La réalité des faits déchire le voile de ces illusions amères, comme celui évident qu'une partie de plus en plus large de la société perdant l'usage des mots et de la syntaxe, c'est de fabrication d'esclaves consomméristes dont il s'agit, et la crise supplante le fouet. C'est ainsi que la loi 1905 s'éclaire sous d'autres auspices que celles vantées par les Lumières : deux superstitions ne pouvaient coexister durablement sans interférer l'une avec l'autre ; sous prétexte de liberté du culte, le principe de la laïcité sape toute valeur traditionnelle, il a la finitude historique de transformer l'Homme lui-même en marchandise, de le saisir comme un code-barres. Encore mieux que la peur, l'abrutissement par les valeurs qui sont celles des épiciers de Nietzsche (dans Ainsi parlait Zarathoustra), pour la perversion de la Volonté de puissance qui se complet dans le faux-semblant de la "morale des faibles", avec le ressentiment - ou vengeance de la volonté perdue - comme fil directeur du "travailler plus pour gagner plus")
* (Un ouvrage de vulgarisation bien écrit et remarquablement instruit sur ce sujet et ses déviances : "L'Enigme du saint Graal" de Jean Markale : "La montée du communiste à l'Est et du nazisme à l'Ouest furent dcux essais de mener le monde dans une voie déterminée. Leur concurrence était censée stimuler les deux systèmes. Ce que n'avaient peut-être pas prévu les gens de la Thulé, c'est que Hitler voudrait leur échapper et se mettrait à gouverner par lui-même. Lorsque cela se réalisa, le premier acte du Führer fut d'attaquer la Russie communiste qui jusque-là était restée fidèle au pacte germano-soviétique. Ce jour-là, ce fut un peu comme si Hitler avait signé sa condamnation. La Thulé le lâcha" (Michel Lamy))
* (Société du Vril (inspirée du livre de Bulwer-Lytton : "The Coming Race" de 1871), associant Agharta (royaume souterrain chez Saint-Yves d'Alveydre), soucoupes volantes, théories de la Terre creuse ("Voyage au centre de la Terre" de Jules Verne, "Bêtes, Hommes et Dieux" de Ferdinand Ossendowski - comme lointain souvenir du "Roi du monde" de René Guénon et dont la correspondance cachée de Melki-Tsedek est le « Législateur primordial et universel » ou Manu) et même méthodes de concentration proches des exercices spirituels d'Ignace de Loyola (Compagnie de Jésus) et que les nazis pensaient dérivés de ceux d'Atlantis. Citons Wulf Schwarzwaller : "A Berlin, Haushofer a fondé la Loge Lumineuse ou la Société du Vril. L’objectif de la loge était d’explorer les origines de la race Aryenne et de performer des exercices de concentration afin de réveiller la force du Vril. Haushofer était un étudiant du magicien et métaphysicien russe George Gurdjieff. Tout deux Gurdjieff et Haushofer maintiennent qu’ils étaient en contact avec des loges secrètes Tibétaines qui possédaient le secret afin de devenir « Superman »", "The unknow Hitler : His Private Life and Fortune". Citons la traduction d'un poème du dictateur : "Je vais parfois par les nuits froides. Au chêne de Wotan planté dans le bois calme. Pour sceller une union par de sombres pouvoirs - magie : les runes m'apparaissent à la lueur lunaire ! Et tous ceux dont le jour éclairait l'impudence deviennent tout petits devant les mots magiques !  Ils filent droit – mais loin de tresser le bouquet, durcissent pétrifiés, devenus stalagmites. Ainsi les Faux sont-ils triés d'avec les Vrais – Je me saisis du nid des mots puis donne alors aux Bons et Justes, par ma formule, grâce et bonheur". Enfin, il convient de citer "Occult Causes of the Present War" de Lewis Spence...)

Les organes privilégiés de l'
abrutissement général (c'est : ne plus pouvoir penser) et du consommérisme (endettement comme finalité) sont : a) des programmes débiles (essentiellement TF1) et b) la grande distribution qui participe à faire éradiquer la Culture (soit : - 1) faire disparaître les disquaires, puis - 2) supprimer la Musique classique des rayons), aussi le fait pour les jeunes de baragouiner un français limité, et le chaos installé dans les écoles où la laideur est omniprésente. Il n'est pas absurde de penser qu'un usage massif des pesticides et des PCB (cancérogènes et polluants organique persistants) eut bien moins pour finalité le rendement agricole et les profits (un exemple : Monsanto ayant acheté la Swann Chemical Compagny en 1929, ayant contaminé la ville d'Anniston - tout en connaissant la toxicité dès 1937), que l'augmentation attendue de la stérilité qui laissera la porte ouverte à la modification génétique, pour des enfants mutants s'opposant aux hypothétiques enfants indigo censés remettre enfin de l'ordre dans le Monde. Promouvoir le loisir de masse, diffuser des programmes débilitants, gérer un flot d'information insignifiante, augmenter la consommation de tranquillisants, réduire le budget de l'Education, augmenter le stress, uniformiser la laideur, polluer, augmenter les rayonnements électromagnétiques (ondes psychotroniques*), développer les nano-robots, organiser enfin - ou laisser s'organiser - des attentats (11 septembre)).

* (Du coté des USA, Dr Elisabeth Rauscher (physicienne nucléaire à San Leandro, Californie) sur les armes ELF : "Donnez-moi de l'argent et trois mois de délai et je serais capable de modifier le comportement de 80% des habitants de cette ville sans qu'ils le sachent. Je les rendrais heureux ou tout au moins, ils se croiront heureux, ou bien, je les rendrais agressifs". Mais du coté russe, Komsomolskaya Pravda, August 27, 1991, "The Authors of the project Zombie Discovered in Kiev" : "As an expert and juridical personality I declare : In Kiev (and this is serious) the mass production ... of psychotronic biogenerators was launched. I can not assert that during the coup d‘etat exactly the Kiev generators were used... All the same the fact that they were used is evident to me. What are the psychotronic generators ? It is an electronic equipment producing the effect of guided control in human organism. It affects especially the left and right hemisphere of the cortex. This is also the technology of the U.S. project Zombie 5. Similar work is done in the Soviet Union (especially in Kiev in the Institute for the Research of Materials). The laboratory of one of its sections is located in the living quarters of the city. There are located biogenerators produced by the Octava factory. I am drawing on my personal experience and I can tell that I am myself the author of the model of such a generator. I completed my work in August 1990... Why the system failed in the days of the putsch ? The putschists, having no experience, did not know, that to get the desired reaction the brainwashed soldiers must not be allowed to mingle with the crowd in the streets", Victor Sedletski - vice president of the League of Independent Scientists of the USSR. Mais également, le Lieutenant-Colonel américain Timothy L. Thomas (du bureau d'études des affaires militaires étrangères de Fort Leavenworth) : "Le Commandant I. Chernishev de l’armée russe, dans le journal militaire Orienteer de Février 1997, affirmait que les armes « psy » sont en développement partout dans le monde. Les différents types d’armes relevés par Chernishev (tous n’ayant pas encore de prototypes) sont : - Un générateur psychoélectronique, qui produit une puissante émanation électromagnétique capable d’être envoyée à travers les lignes téléphone, la télévision et les réseaux radio, les conduites d’approvisionnement et les lampes incandescentes. - Un générateur autonome, un dispositif opérant sur la bande des 10-150 Hertz qui donne lieu, sur la bande de 10 à 20 Hertz, à une oscillation infrasonore destructive pour toute créature vivante. - Un générateur pour système nerveux, conçu pour paralyser le système nerveux central des insectes, qui pourrait avoir la même applicabilité chez les personnes. - Des émanations ultrasonores, qu’un institut affirme avoir développées. Les dispositifs utilisant les émanations ultrasonores sont supposées capable de réaliser des opérations internes sans faire couler de sang et sans laisser de trace sur la peau. Elles peuvent aussi, d’après Chernishev, être utilisées pour tuer...", « L'esprit n'a pas de logiciel anti-intrusions » (Parameters - printemps 1998, pp. 84-92). Il est aisé de subodorer que HAARP consiste en l'arme ultime : modifier le climat et le comportement humain. Joe Vialls (pour qui, entre autre, le tsunami du 26/12/ 2004 serait provoqué par une bombe (nanotechnologique) américaine  : "There is very strong circumstantial evidence suggesting that new psychetronic weapons have been developed to "control" innocent citizens without their knowledge or consent, with research showing the U.S. leading the field. Does such weaponry already exist at Pine Gap and Nurrungar and, if so, is it intended for use against Australians exercising their democratic right to protest peacefully? Research into the use of electromagnetic waves as potential weapons to distort human perception and/or cause direct psycho- physiological damage started shortly after the end of World War II. Although the U.S. intelligence officials claimed the Soviets had the whip hand in this field, it is significant that the Soviets proposed a total ban on electromagnetic warfare at one of the arms talks" ; systématiquement, les anti-complotistes avancent la paranoïa, le révisionnisme sous toutes ses formes, ou simplement une réduction de l'approche sociologique (pour exemple et ciblant Noam Chomsky : vis à vis de la propagande et de la manipulation médiatique s'opposant à la sociologie critique bien plus complexe de Bourdieu). Citons Philippe Corcuff : "C’est là où la critique philosophique des théories du complot peut prendre le relais de sa critique sociologique. Il y a un risque que tout approche raisonnée ne soit engloutie dans les théories du complot par un doute illimité, un doute qui devient un quasi-absolu religieux, dans une logique auto-dévorante. Et alors la paranoïa peut tendre à remplacer l’usage raisonnable de la raison critique. Un des personnages de Shutter Island, le roman noir de Dennis Lehane adapté par Martin Scorsese, pointe bien le problème : « Vous avez réussi à vous convaincre que vous étiez toujours marshal et qu’à ce titre vous étiez venu enquêter à Shutter Island. A cette occasion, vous avez découvert une vaste conspiration ; par conséquent, tout ce que nous pouvons dire ou faire pour vous prouver le contraire ne sert qu’à entretenir l’illusion du complot ». Il faudrait pouvoir opposer une perplexité raisonnée à une telle dérive paranoïaque". Ce qui correspond bien, semble-t-il à une "perplexité raisonnée", ce sont les manquements graves du politique face à l'inexorable mainmise des lobbies agricoles sur le vivant (qu'aura fait Jean-Louis Borloo en dehors de la figuration ?), c'est le simple fait que le WT7 ne devrait pas s'écrouler sans raison, qu'il est idiot d'avancer que nous allons nous battre en Afghanistan pour lutter contre l'implantation terroriste (citons Alain Chouet, ancien directeur à la DGSE : « comme bon nombre de mes collègues professionnels à travers le monde, j'estime, sur la base d'informations sérieuses, d'informations recoupées, que Al Quaida est morte sur le plan opérationnel dans les trous à rats de Tora Bora en 2002  (...) D’une manière générale, les politiques et les médias se satisfont de l’appellation réductrice "Al-Qaïda" appliquée à toutes formes de violence politique dans le monde musulman ou émanant du monde musulman. C’est une démarche qui évite d’avoir à expliquer son action auprès des opinions publiques et qui évite surtout d’avoir à admettre le fait que cette violence n’est pas le fait d’une seule organisation mais de plusieurs mouvements qui répondent à de multiples situations politiques, économiques et sociales problématiques mais très hétéroclites dans lesquelles la responsabilité de nombreux pays occidentaux est souvent engagée », aussi de signifier que l'entité terroriste fut étrangère aux attentats de : Londres, Madrid, Casablanca, Djerba, Sharm el-Sheikh, Bali, Bombay - Sénat, janvier 2010), alors que les enjeux concomitants, et conséquents, paraissent être masqués par la propagande d'Etat, quand la volonté individuelle est semble-t-il volontairement annihilée - et le cerveau anesthésié - par l'usage qu'il est fait du réductionnisme moralisateur - et son satisfacit inhérent et induit - des feuilletons policiers idiots. Opposer ainsi théories du complot et perplexité raisonnée est en soi une possible tromperie sur le fond, car les comploteurs eux-mêmes appelleraient ce besoin des partisans du complot, pour  pouvoir comploter plus librement, - ce qui expliquerait l'autisme toujours extrêmement agressif et vindicatif des médias officiels. Dans son approche ontologique, être libre n'a strictement rien à voir avec les idéaux des Lumières, ni cette instrumentalisation, - ce serait ce que dit Gilles Deleuze dans Pourparlers : « L'intéressant n'est pas de savoir si je profite de quoi que ce soit, mais si il y a des gens qui font telle ou telle chose dans leur coin, moi dans le mien, et si il y a des rencontres possibles, des hasards, des cas fortuits, et pas des alignements, des ralliements, toute cette merde où chacun est censé être la mauvaise conscience et le correcteur de l'autre ». Alors, cette "merde" n'est-elle pas exercice d'une volonté silencieuse cherchant à agir sur l'inconscient ? Ne s'agit-il plus, alors, que d'accorder ou pas quelque crédit à un pur concept de volonté unifiée ? Maîtres du Monde ou rhizome du flux déterritorialisé, et reterritorialisant (il ne faut pas l'oublier), quelle différence dans les effets, ne s'agirait-il pas d'une simple différence de degré ou d'intensité ? Ces Maîtres hiérarchiques ne sont-ils pas les démons ancestraux de l'Homme : cupidité, mensonge, envie ? C'est à ce niveau du propos que se situera la supériorité de la méditation sur l'action (pour le comprendre, notons que, chez Plotin, la contemplation s'étend à tous les êtres et qu'il critique la pensée aristotélicienne du soi attribuée en soi au Bien : "Quelle est la différence avec Aristote ? N’affirme-t-il pas lui aussi cette identité de l'intelligence et de l’intelligible ? Plotin affirme que cette intelligence qui se pense elle-même est un être dérivé par rapport au Bien, alors que c’est l’activité même du Bien chez Aristote. Il y a un principe au-delà de l’Intelligence, et ce principe, c’est l’Un ou le Bien. Le principe d’où viennent tous les êtres n’est pas lui-même un être. La pensée de soi ne peut exister qu’en un être différent du Bien. Cet être pense parce qu’il est une image du Bien. C’est en pensant le Bien qu’il se pense lui-même par accident", source : Rosa mystica). Pour Plotin, le temps est l'image mobile de l'éternité, induisant la troisième hypostase : l'âme attirée par les choses sensibles. Le mouvement agite toujours plus le Monde moderne plein de frénésie guerrière, où sont confondus temps et mouvement (rétrécissant le premier pour produire toujours davantage du second), quand même guérir a fini par devenir prioritaire sur la guérison elle-même (la maladie génératrice de mouvement (croissance) et de temps (mort prématurée)) et le slogan "travailler plus pour gagner plus" détourner l'objet premier (produire) pour la finalité de surveillance, d'occupation de l'Espace. La motivation, exclusivement d'ordre économique et juxtaposant la frénésie maladive de l'Occident, est le contrôle de l'attention, démarche sociale s'opposant radicalement à la posture Zen ou à l'éveil de la conscience de soi chez Eckhart Tolle ("Le Pouvoir du moment présent") auquel s'opposent les armes psychotroniques citées au début de ce paragraphe et qui sont imaginées pas des chercheurs, des technocrates et des politiques peu enclins à vouloir se réveiller de leurs cauchemars. Aujourd'hui, les Hommes sont gavés du mal de l'information codifiée et de publicités, ils ne pensent  plus un Bien auquel les Lumières ne leur font plus croire, ils ne peuvent donc plus se penser eux-mêmes. Des hommes sans âmes, juste des cerveaux, des machines et des chiffres. Dernièrement (2010), s'est créé le site WikiLeaks (http://wikileaks.org) dont le but affiché est de produire des documents confidentiels et dont la source n'est pas identifiable, dans le cadre d'un Wikipédia qui serait enfin non censurable : "Nous croyons en la transparence des activités menées par les gouvernements pour réduire la corruption, améliorer ces gouvernements et renforcer les démocraties. Nombre de gouvernements tireraient grand profit d'un examen accru mené tant par la communauté planétaire que par leur propre population. Nous croyons que l'information est la condition sine qua non à un tel examen. Historiquement, cette information s'est révélée coûteuse en termes de vies et de droits humains. Wikileaks facilitera la sécurité dans ce mouvement de fuites éthiques". Gageons tout de même que certaines informations seront encore divulguées après anticipation d'une cible précise. Dans le domaine de l'information, la désinformation est reine... Il conviendrait judicieusement de faire le rapprochement entre la "merde" (la résultante) dont parlait Deleuze et l'Être, chez Plotin, qui ne se pense plus lui-même, en oubliant le Bien, une conséquence recherchée par la Modernité et ses multiples implications et imbrications temporelles. De la même manière donc, mais inversée, que les programmes télévisuels touchent les abysses tant de l'intelligence que de la Culture, aux périodes de forte audience et de mesure de celle-ci, le Pouvoir en place procède par lui-même de la quantité des voix, il exerce un populisme correspondant...)

Au début de ma vie professionnelle, je travaillais pour des armées. Je ne dirais pas que le tapis rouge était déplié, mais de grandes facilités sont octroyées quand beaucoup d'argent est en jeu (le soucis de défense nationale ne rentre pas dans ce jeu ou s'efface des critères dominants) ; par la suite, j'ai renoué avec mon âme d'artiste - inexorablement dégoûté par la mentalité extrêmement retorse du monde des affaires. Et là les choses changent du tout au tout : car, lorsque vous touchez le fond de la précarité, la réglementation associée au chômage interdit tout déplacement, ce qui est infiniment préjudiciable pour la pratique de l'art photographique. Osez appeler à l'aide l'Etat (vous savez, ce qui s'appelle : Ministère de la Culture) et on vous écrasera pour l'exemple (chiffres et statistiques) ; j'ai compris que les idéaux démocratiques ne sont qu'une façade destinée à cacher, ou plutôt à masquer l'esclavagisme et la domination qui sévissent de plus belle dans le Monde moderne, mais d'une manière à la fois plus subtile et bien plus efficace : c'est la "société de contrôle". L'évidence de ce site est celle-ci : je suis un photographe raté. D'ailleurs, au regard de la société, j'ai échoué à toutes ses entreprises sociales, pour des valeurs auxquelles je ne crois plus. Le monde me semble être fou et n'être poussé à agir que par l'intervention vitaliste de l'instinct, avec le mythe moderne de la Liberté comme ultime, terrifiant mensonge que les hommes instrumentalisent pour dominer.
Tout me porterait à la certitude qu'il vaut mieux en finir, que vivre n'est pas pour soi - car le moi n'est qu'une illusion, si ce n'est que la récurrence des rêves prémonitoires, la sensation des énergies et des flashs sur ce qui va survenir balayant la pensée nihiliste, et la radiesthésie, laissent croire que l'Être profond ne se détruirait pas si facilement. C'est la malédiction, et finalement ceux qui n'y croient pas - mais qui se réconfortent avec les "valeurs républicaines", se fondent dans le moule du système consommériste et procréent en pensant que c'est leur choix propre - et non celui de l'espèce en eux, qui surtout ne remettent plus en question la pensée après la crise d'adolescence - ces gens doivent être heureux au sein de leurs rêves...
Je ne sais pas vraiment pourquoi, ou plutôt je commence à le saisir dans son objet : la société des hommes ressemble à s'y méprendre à un troupeau de moutons dans l'enclos. Lorsque vous vous promenez à la campagne, ou à la montagne, les champs sont ceinturés de fil de fer barbelé rendant par exemple bien problématique la pratique de la photographie en Irlande, mais ce fil de fer barbelé n'est-il pas destiné autant à l'homme qu'à la bête, bloquant le photographe sur la route ? Ailleurs, le stationnement payant n'est-il pas l'utilisation de l'Espace pour, cette fois-ci, la pratique de l'élevage humain ? Quelle différence signifiante, dès lors que les hommes comme les bêtes se sentent en sécurité dans leur enclos... Depuis le Néolithique, l'animal fait partie de la vie sociale des Hommes, association symbiotique en quelque sorte ; aussi, que penser aujourd'hui de la pratique de l'élevage industriel (ayant inspiré Ford puis Hitler), si ce n'est convenir que la "société de contrôle"
* (fabrication de la "pensée unique") en est la correspondance humaine la plus radicale, - et que si les vaches doivent produire toujours plus de lait, les hommes doivent "travailler plus pour gagner plus" selon le Président Nicolas Sarkozy ? Où se situerait une différence ? Quelle différence ? J'ai initié ce site en 2003, jamais je n'aurais imaginé à quel degré incroyable le mensonge et la manipulation - s'immisçant dans le paysage médiatico-politique - se dévoilent à la lueur trop cachée des associations et des ouvrages documentés, risquant moi-même de passer pour un paranoïaque ; il n'y a pratiquement pas un seul domaine (histoire, santé, guerre, chômage, écologie, etc.) qui échappe à la tromperie. La passivité intellectuelle favorise bien évidemment cet état de fait, mais il s'agit bien entendu de facteurs concomitants qui y trouvent leur intérêt. L'intérêt et l'utilitarisme, ces deux aspects motivent la société disciplinaire ; exemple, le drapeau tricolore est un symbole national que l'on ne bafoue pas inopinément : 1500 euros d'amende. Or, pourtant, ce qui ne semble être que la manifestation d'un délire - mais qui sert essentiellement à discipliner les Masses - procède de l'affabulation symbolique : la couleur blanche, apposée sur l'initiative du Marquis de LaFayette, est la couleur des Bourbons - elle même arrachée à la classe sacerdotale sous Philippe le Bel. Le saviez-vous, Républicains ? 
Avoir tranché la tête du Roi ... cela enrichit-il de prestige cet objet désormais iconoclaste ? Depuis lors, un 
régicide est fêté chaque 14 juillet. S'il est possible de reconnaître une différence tangible avec l'Ancien Régime, il s'agit bien de la disparité entre les hauts et bas salaires qui ne cesse de croître. Un exemple : Franck Riboud, à la seconde place du palmarès des grands patrons, bénéficiera d'une pension de 1.8 million d'euros. Au Moyen-Âge, on exécutait les marchands qui coupaient le lait avec l'eau ; mais que faire de ceux qui vendent des produits non biologiques avec l'appellation "BIO", ou qui essayent de faire croire - bernant le peuple - que des yaourts auraient une vertu* particulière ? Savez-vous qu'il est interdit de communiquer la recette de l'eau chaude pour désherber les allées (car, si on achète plus de désherbants chimiques, où va-ton Madame ?), alors, ne désirant pas aller en prison, je refuse catégoriquement de vous communiquer la manière de ... produire cette eau chaude, on ne sait jamais. Il ne faut pas tenter le Diable... Aller hop, le troupeau, hop avancez ! Et si outrage fait à la Nation il y a, c'est celui d'avoir mis tellement longtemps pour réagir contre un amiantage du peuple de France - qui est quelque chose de concret, et bien davantage que les couleurs représentant de surcroît le système tripartite dumézilien, au delà de l'interprétation consensuelle du rouge et du bleu couleurs de la ville de Paris. Assez de fadaises assénées à tout bout de champ !

* (Avec, dans la distribution des rôles, l'ancienne ANPE comme figure de "chien de troupeau" : "L'ANPE fait croire qu'elle place quelques millions de personnes mais la très officielle enquête CEE - INSEE (qui a échappé à la censure des intéressés) montre que le nombre réel des placements est d'environ 60.000 ; Les demandeurs d'emploi sont contraints de prospecter la "face cachée" du marché par leurs propres moyens : candidatures spontanées, connaissances, relations professionnelles, etc. Ainsi, selon le Centre d'Études pour l'Emploi, 24,2% des personnes ayant accédé à l'emploi en 1994 l'ont été suite à une candidature spontanée et seulement 7,4% grâce à l'ANPE. Ce pourcentage tombe à 2,2% si l'on élimine les emplois temporaires et si l'on considère seulement les personnes qui ont retrouvé un emploi stable grâce à l'Agence, soit 60.000 personnes (...) Les estimations montrent que le monopole de l'ANPE accroît de plusieurs centaines de milliers le nombre de chômeurs (...) les chômeurs n'ont que très peu de chances de retrouver un emploi par l'ANPE (...) Comment l'ANPE parvient-elle alors à survivre ? Tout simplement en truquant et en utilisant le marché politique. C'est ainsi que pour continuer à justifier ses crédits, l'ANPE annonce des résultats spectaculaires. Ainsi, elle affirme avoir permis à 1.400.000 chômeurs en 1994 et 1.750.000 en 1995 de retrouver un emploi" (CHOMISTE-LAND). Ce sont ces gens qui n'ont rien trouvé de mieux que de rajouter à la précarité du photographe l'interdiction de se déplacer ! Est-il exagéré de dire que c'est salaud, que la finalité de l'organisme créé par l'Etat serait moins de lutter contre le chômage, que de le favoriser pour l'instrumentaliser, une fabrication d'esclaves enfermés dans la précarité - à coté de l'homme endetté de Michel Foucault ? A part un autisme particulier à les comprendre, les chiffres confortent crûment ce viol volontaire et machiavélique de la Démocratie. Pour le corroborer, citons plutôt Gilles Deleuze : "Il est vrai que le capitalisme a gardé pour constante l'extrême misère des trois quarts de l'humanité, trop pauvres pour la dette, trop nombreux pour l'enfermement : le contrôle n'aura pas seulement à affronter les dissipations des frontières, mais les explosions de bidonvilles ou de ghettos". Ainsi, la gestion du chômage permet de canaliser une misère espérée, si ce n'est orchestrée - en la codifiant, faisant en sorte d'instrumentaliser la peur, tout en se donnant le beau rôle... Mon expérience m'a montré que l'ANPE n'hésite pas à produire de faux arguments (ou documents) pour radier, que la Justice n'y trouve rien à y redire. Quelque chose aurait-il donc changé depuis Jean de la Fontaine ? Ainsi, il y a ces belles paroles citoyennes des hommes et femmes politiques - qui ceci dit reprennent la faconde du simple marchand de tapis - et la quantité stupéfiante de mensonges étatiques, de petitesses, de manipulations diverses et variées, de traîtrises également, dont mon site de Rmiste (même si je ne touche plus rien) se fait le rapporteur extrêmement courroucé. Mais alors, pour "parler facile", je dirais aux jeunes qui tentent de traduire le français : "énervé grave", "trop abusé là" !)
* (Référence : Que Choisir n°433 - janvier 2006, page 16)

En photographie, il est facile de modifier le sens, surtout maintenant avec la technologie dite numérique, le trucage ayant accompagné cette activité depuis son commencement.
Pourtant, j'ai voulu rester le plus fidèle possible avec ces paysages, - bien que le fait de rendre une vue plus agréable qu'elle ne l'est vraiment est un plaisir auquel un photographe renonce difficilement, ceci pour diverses raisons. Pour ce qui est du texte, il en va autrement - la lecture, une certaine liberté
* dévoilant toujours davantage la réalité du Monde n'ayant strictement rien à voir avec ce qui est montré par les médias, du chômage à l'ISF, du déficit de la Sécurité sociale (maintenant 30,6 milliards d'euros prévu en 2010) à la pollution, du 11 septembre au cancer, de l'espérance de vie aux technologies vertes. Il y a en premier lieu : la crainte de perdre sa place et la pression des lobbies, le carriérisme politique et l'ignorance commune, mais surtout cette évidence, désormais, qu'il est plus accessible, distant, de croire en des mensonges* que de regarder la vérité elle-même. Que devient ainsi la mort dans une "philosophie de la vie" (le désir chez Gilles Deleuze), la "pulsion de mort" ne va-t-elle pas transmuter le symptôme d'une dénégation profonde - versée à l'encontre de la mort - en une affirmation constante et toujours pure, presque nietzschéenne ? Hormis l'instrumentalisation des médias, le désir fondateur des utopies du progrès ignorant fondamentalement toute négativité et tout manque, n'est-il pas attendu que l'Information ne traite que de sujets périphériques : un viol par-ci, un scandale par-là, puis une crise par-ci, le chômage des autres par là, - comme si l'intégration des contraires, dans l'ambivalence des valeurs propre à la tragédie grecque, était devenue inaccessible à la conscience moderne avide de certitude, et celle de ne pas se remettre soi-même non pas en question, mais en cause ? C'est en ce sens que le peuple, dans sa lâcheté partagée, garde un penchant naturel pour préférer écouter les mensonges que connaître la vérité, aussi que la société est devenue une schizophrénie se finalisant comme large ouverture à la société du spectacle chez Guy Debord. 
* (En contrepartie j'y ai perdu le droit de vote, mais je considère que la recherche de vraies valeurs vaut bien davantage)
* (C'est donc à bon escient que j'écris "en des mensonges", et non pas "dans des mensonges" ou "aux mensonges")
Culte rendu à la jeunesse et course effrénée à la technologie sont les symptômes ; les marchands de rêve, comme ceux de peurs, et les publicitaires, se sont introduits dans l'âme humaine et y fond leur beurre... En fait, les hommes et femmes politiques sont devenus les simples rouages d'une machine décapitée, matérialiste et nihiliste : à part des petits arrangements par-ci par-là, il ne peut plus naître de projet de civilisation...

La lecture inversée de Machiavel a dûment inspiré notre société. Un exemple probant est donné avec les études officielles sur l'espérance de vie - qui ne cesse officiellement de progresser, mais en réalité celles-ci sont faussées - ne prenant pas en compte une augmentation exponentielle des soins palliatifs (faire de la maladie un profit), l'absence de guerre ou l'éradication de la famine en Occident. Ainsi, les "bombes à retardement démographiques" (100.000 molécules chimiques peu connues) de Claude Aubert (ingénieur agronome) rentrent radicalement en contradiction avec les projections de l'Insee et de l'ONU ("Espérance de vie, la fin des illusions"). C'est la durée de survie qui augmenterait encore... Dr. C. Kousmine : "En 1900, une demi-douzaine de carcinogènes seulement avaient été dépistés. Aujourd'hui, ils sont innombrables. Ces produits chimiques, largement répandus dans le milieu où nous vivons, menacent de nos jours non seulement les ouvriers qui les produisent ou les emploient, mais tout le monde, même les enfants à naître. Il en résulte une inquiétante multiplication des tumeurs malignes (...) La morale à tirer de tous ces faits est que l'homme doit, d'une part à tout prix limiter le nombre et la variété des toxiques potentiels qu'il emploie (insecticides, herbicides, colorants alimentaires, etc.), d'autre part augmenter sa résistance, sinon il prépare la voie à un désastre sans précédent, qui s'annonce déjà et que la thérapeutique sera impuissante à juguler". Kousmine* écrivait ceci en 1980 et les choses semblent avoir considérablement empiré depuis. Quantité de nouvelles technologies ont été mise brutalement sur le marché, avec l'autorisation de l'Etat, et sans qu'aucune étude sérieuse ne puisse échapper au conflit d'intérêt (exemple : le téléphone portable). Qu'a fait la classe politique, si ce n'est encore favoriser à tout prix la croissance et mentir au peuple ? Quant à vouloir aider à "augmenter sa résistance", Günther Schwab répondait déjà à cette question : "Une société qui tire le quart de ses revenus économiques de la maladie, poursuivra, diffamera et, finalement, mettra hors d'état de nuire quiconque voudrait apprendre à ses concitoyens à vivre en bonne santé". Les médias sont largement devenus les serviteurs du Diable, quand la Terre ne va plus nous supporter bien longtemps (façon poétique de le formuler). Hubert Reeves : "La terre est infestée d'êtres humains". Par ailleurs, il y a une volonté politique de s'attaquer à l'Être, car ainsi les personnes deviennent des individus (appelés citoyens) - et ainsi le chiffre génère une masse d'esclaves (aussi, l'égalitarisme dogmatique favorise sans cesse le "nivellement par le bas"), mais le mal est sans aucun doute plus profond, d'ordre ontologique : "En général nous avons des possessions parce qu'en dehors d'elles nous n'avons rien : nous sommes des coques vides, nous ne possédons pas. Nous remplissons nos vies de meubles, de musique, de connaissances, de ceci ou cela. Et cette coque fait beaucoup de bruit, et ce bruit nous l'appelons vivre, et avec cela nous sommes satisfaits" (Krishnamurti). C'est probablement les raisons pour lesquelles la prise de conscience est pour ainsi dire absente de la pensée unique et de l'inconscient collectif.
* (Une fondatrice de la médecine orthomoléculaire (terme créé en 1968 par Linus Pauling) s'opposant à l'approche de celle dite allopathique qui s'oriente vers les effets thérapeutiques ; il s'agit ici de soigner grâce à l'apport de substances reconnues par l'organisme, la rémission de la maladie procédant notamment par l'apport d'une nourriture non frelatée : biologique, non raffinée (pour les céréales), non chauffée (pour les huiles), et avec une sensibilisation particulière pour la réduction de viande et de produits laitiers. Site EcoEtSanté2010 : "Les matières grasses "trans" (acides gras Trans AGT, matières grasses partiellement hydrogénées) sont très négatives pour la santé : non seulement elles apportent du mauvais cholestérol (LDL), comme le beurre par exemple, mais aussi et surtout elles baissent le bon cholesterol (HDL) ! De surcroît, elles augmentent le taux de triglycérides. Triple effet négatif ! Malheureusement ceci n’est pas connu depuis très longtemps (environ 25 ans, même si des précurseurs comme le Docteur Kousmine avaient détecté ce point depuis 60 ans), et beaucoup croient encore bien faire en remplaçant le beurre par ces graisses végétales (huiles de palme, de palmiste, de coco, etc.) "partiellement" ou totalement "hydrogénées"". Nos politiques, ignares ou corrompus, furent davantage occupés à faire interdire le purin d'ortie (1er juillet 2006, soit : 2 ans de prison et 75000 euros d’amende) - contrairement aux USA, Danemark et Canada ayant légiféré sur ces graisses industrielles dangereuses pour la santé. Les grandes surfaces, en dehors du fait de canaliser l'humain comme du bétail, de sous-payer les paysans, de faire de fausses promotions et, parait-il, aussi de financer de manière mafieuse les partis politiques, vendent la mort en boite... Après, on fait défiler tambours et trompettes le 14 juillet, pour entretenir le mythe de la Liberté. C'est du Grand Guignol !)

Trop de mensonges et d'affairisme*, il est à craindre que les années qui viennent soient vraiment vécues dans une extrême souffrance...
* (Lorsqu'on nous dit que l'usage massif des pesticides, c'était pour nourrir davantage ... n'était-ce pas surtout pour faire des profits, un argumentaire repris pour les OGM ?)
Mes relations me font savoir que des hommes et femmes politiques ne sont pas dupes du chaos qu'ils vont devoir gérer.
Ne disait-on pas, déjà, que l'Enfer est pavé des meilleurs intentions ?

Signe distinctif de la connerie humaine :

J'en sais quelque chose de la "connerie humaine", ce n'est pas seulement la créature, l'ISF, c'est la Bretagne comme "fosse à purin"* : "Vingt et un pesticides différents ont été détectés dans les eaux des rivières bretonnes, 4000 tonnes de ces produits chimiques sont utilisés par l’agriculture bretonne. La population d’animaux d’élevage (porcs, volailles, bovins) représente au minimum l'équivalent de la pollution organique de 60 millions d’habitants (soit les excréments de la population française répandus sans traitement sur le sol breton). Avec les engrais minéraux, ce sont 117.000 tonnes d’excédents azotés produits par an en Bretagne. 71 des 76 cantons français en zone d’excédent structurel sont bretons " (une source : Les Vert-e-s de Bretagne) ; avec la démence écologique de faire produire le maïs dans le Sud-Ouest, la réponse du Gouvernement sera au mieux : faire procéder au ramassage (sauvegarder le tourisme), ou au pire, comme le réclamait Marc Le Fur avec un amendement : permettre sans aucune autorisation l'extension des porcheries de 450 à 2000 têtes ! Point de vue agricole : "La FRSEA et les Jeunes agriculteurs de Bretagne soutiennent l'amendement du député des Côtes-d'Armor Marc Le Fur visant à relever le seuil d'autorisation des élevages porcins" (source : Le Télégramme)
* (Chiffres de l'IFEN - SCEES pour 2005 : « En France, près de 300 millions de tonnes de déjections animale, soit 47.720.000 tonnes de matières sèches, sont produites chaque année, dont 50% sont émis au champ (non collectable). Sur les déjections collectables, 70% sont des fumiers ». Le fumier ... ultime identité nationale ? Cela dit, si les Bretons aiment vivre dans la merde, c'est leur affaire ; après tout, les Celtes sont des peuples de la terre et traditionnellement éleveurs de cochon. Entre le Breton et le cochon, c'est davantage qu'une histoire d'amour, mais aussi, les choses sont relatives, car, entre patauger dans les algues vertes et respirer une odeur pestilentielle - mais se retrouver alors dans les grands espaces (note : jamais croisé de toute ma vie une femme pratiquant la photographie de paysage ou restant en contemplation devant un panorama ... ce n'est pas dans le programme, sans doute) - ou se retrouver dans un autre lieu plus fréquenté où la femme la plus proche prend aussitôt une attitude codifiée : mépris qui pulse et qui suinte inexorablement, mine de désapprobation , - alors le choix est très vite fait. Chose curieuse que ces créatures que la "nature naturante" (s'identifiant ici à la "nature naturée" - qui a besoin d'une substance - et qui est l'universalité des choses, du parfum des fleurs pour attirer les insectes - jusqu'à celui des femmes pour attirer les reproducteurs) pousse par instinct, et malgré sa volonté, la jeune femme à porter ses artifices sur la scène publique - tout en subissant les affres du regard des photographes ingénus qui aimeraient bien "tirer le portrait", et eux même dirigés par cette même nature qui les habite... Il faut donc reconnaître dans le voile islamique une certaine dimension libératrice, du moins tant que celui-ci ne devient pas un code de conduite obligé (déni d'humanité qu'est la Charia), que notre Occident des désirs immédiats ne peut plus appréhender intellectuellement. Mon problème aura été le refus continuel - et se déchargeant d'un dégoût profond - pour tout portrait, de la part des Auvergnates et ceci pendant dix longues années. J'entends le Parisien me répondre qu'il s'agit là d'une célèbre région de bouseux attardés ; certes, mais tout de même, c'est hallucinant de bêtise... En plus, elles sont souvent moches (de l'ancien bas francique : "masse informe"). Moches et connes, ce n'est pas de chance vraiment... Ainsi, il est impossible d'aller vers une femme pour lui proposer un portrait - il s'agirait comme d'un comportement déviant vis à vis de la seule finalité reproductrice ; le portrait est donc détourné pour la publicité et son gavage, le nu est servi par des femmes qui arrondissent la fin de mois, comme de faire le tapin occasionnellement. Quant à l'interdiction du voile intégral, n'y voyons qu'une application de la surveillance du panopticisme foucaultien, de crainte, chez nos élus, de mettre au jour le formatage univoque des valeurs républicaines, et sous-entendant que la Liberté est davantage évoquée au nom de sa restriction : le comportement citoyen est devenu un connais toi toi-même plus socratique que ne le voulait Socrate, où le "petit homme" n'a plus sa part, plutôt quand la meute dominatrice intérieure est supplantée par le vacarme extérieur. Le comportement citoyen devient donc celui de l'individu oublieux de sa personne...)

La considération attachée aux personnes est donc strictement tributaire de la valeur marchande qui leur est associée ; ceci, d'ailleurs, s'observe chaque jour avec la Justice. Ainsi, il n'est question que de spectacle et de représentation. Le mensonge et l'ambition, la pathologie du Pouvoir et la stupidité règnent en Maîtres, comme le fait de croire que les choses vont perdurer en fondant une famille (pourtant condamnée), sans catastrophe majeure (attendue entre les années 2025 et 2040), alors que le politique inféodé aux lobbies (à la croissance donc) continue de mentir sur la technologie des moteurs (instituant ainsi de surcroît une "taxe carbone"), faisant en sorte que les médias fixent une
omertà sur les recherches ou brevets concernant les moteurs non polluants (moteurs à eau* et générateurs d'hydrogène - dont je ne vais pas ici énumérer toutes les sources), qui induit que cela fait, semble-t-il, tellement longtemps que nous aurions pu gaspiller 50% de pétrole et polluer 80% en moins ! Les autres mensonges les plus spectaculaires concernent bien entendu le 11 septembre (c'est désigner comme ennemi celui dont on convoite par nécessité géopolitique la richesse) et l'obligation de manger de la viande (extraordinairement polluante, gaspilleuse des sols et de l'eau, destructrice des forêts) ; il semble maintenant acquis que ce sont les produits chimiques et substances volatiles (diffusés sans analyses préalables par les industriels) qui vont nous tuer lentement - en augmentant de manière exponentielle les cancers, les allergies et autres maladies auto-immunes, rendant l'homme stérile, et cela bien avant la guerre pour l'énergie (déjà en branle en Afghanistan) ou la famine mondiale, si ce n'est tout simplement le manque d'eau potable ou les cerveaux détruits par les ondes. Comprenez-vous la corrélation avec l'art contemporain débile ?
* (Le plus célèbre reste le système Pantone - avec des doutes quant à un cracking effectif de la molécule d'eau, mais le monde paysan y est sensible avec, semble-t-il, des résultats plus que satisfaisants. Aussi, le procédé a démontré sa fiabilité lors du 4L trophy de 2005 (couleurs Noremat) ; les Japonais semblent s'y mettre avec Genepax, et un industriel français, avec qui j'ai travaillé sur des projets automobiles, m'affirma qu'en son temps l'invention de Jean Chambrin (eau et alcool) ne fut pas une escroquerie...)

Ce site était censé être clôturé fin 2009. Juin 2010 un ami écrivain, photographe de Presse et journaliste,
Thierry, m'écrira (avec une prose qui fait enfin oublier la vulgarité de celle de l'Administration ou du Politique) : "Y a t-il toujours de ces réalistes prophéties, ces appels à la vigilance ? Bien sûr je ne plaisante pas, il y a peu de voix qui s'élèvent ainsi jusqu'au cri pour expurger de l'apathie contemporaine quelques consciences désespérées, mais non encore abattues, peut-être. Pourtant. J'ai souvent pensé d'ailleurs, cher Georges, que tu avais presque inventé un style. Je ne connais pas d'équivalent à ces textes opiniâtres au kilomètre, passant du coq de la référence bibliographique à l'âne de la révolte excédée, scandés par le tocsin qui précéderait les plus dangereux passages à l'activisme. La chose est tour à tour hurlée et murmurée, avec cette frénésie qui ferait soupçonner que le lecteur, celui que l'on pourrait convaincre, a déjà disparu. Nous retournons à nos chères études, calmement dans les livres et leurs noms, et l'instant d'après c'est bras nus, la rage au coeur, que nous allons hurler au beau milieu des campagnes ou des océans souillés".

Les choses ne dureront pas éternellement selon le mode de fonctionnement qui est le quotidien, qui est radicalement irréfléchi, du commun, de ces gens idiots qui prennent leur pensée dans les journaux télévisés rivés aux bottes de puissants lobbies. Plus de 15.000 litres d'eau* sont ainsi nécessaires à la fabrication d'un kg de boeuf, quand satisfaire un mangeur de viande revient à nourrir 10 végétariens. Il ne s'agit plus seulement de massacres illimités d'animaux, d'une production industrielle inspirée de - ou ayant inspiré la Shoah, mais de crime contre l'humanité, puisque la famine sévit sur une Terre déforestée - afin de produire toujours plus de viande. Ce n'est pas non plus la Démocratie qui portera en elle-même les germes d'une prise de conscience, bien au contraire. Par manque de théocratie, mais pas seulement à cause de cela, la démocratie moderne compte les voix et ne les pèse pas, elle est l'outil privilégié de la manipulation de masse et des conditionnements. L'opinion est préparée dans des modalités qui servent des intérêts particuliers, cela beaucoup plus facilement et durablement qu'avec le recours à la force. Tantôt, le débat sur l'identité nationale était une volonté de faire fléchir le cours naturel de l'Histoire (tordant ainsi le cou à la phénoménologie de Hegel), le "travailler plus pour gagner plus" est la forme réactualisée de la notion d'homme endetté chez Michel Foucault ("l'homme n'est plus l'homme enfermé, mais l'homme endetté"), et la génétique censée expliquer la criminalité (selon l'entendement du Président de la République) une figure de l'hôpital comme procédé d'enfermement (avec la caserne, l'école). C'est ainsi pourquoi - et comment - les mouvements pour les animaux - et par conséquent l'homme - sont présentés comme des corpuscules sectaires ou même terroristes. Un des grands damnes, également - car il préfigure un redoutable conditionnement, est ce dogme des "droits de l'homme", auxquels il aurait fallu faire se substituer les "droits du vivant", selon Claude Lévi-Strauss* (son sens de la relation qui se retrouve avec les "mythèmes") ; le manque d'opposition binaire a engagé la rupture ontologique avec le Vivant, faisant du spectacle deborien du Monde quelque chose de radicalement mort. Notre société est devenue une continuelle représentation d'elle-même oublieuse des réalités holistes, d'un holisme ontologique s'opposant à nos réductionismes.
* (Selon la FAO, la disponibilité en eau est d'environ 5500 litres par jour (par personne), pour se réduire à environ 4000 vers 2050, quand la production de nourriture végétale en nécessite à peu près cinq fois moins que celle animale ; or, la consommation d'eau en France était proche de 8500 litres en 2005. Ceci n'empêche nullement (et bien au contraire) les campings de masse d'inviter le troupeau humain à économiser l'eau ("car elle est précieuse" devient en langage décodé : "c'est nous qui la payons") - tout en servant des repas de viande au restaurant. Il faut dire que la motivation marchande l'est toujours, - "marchande". Si l'on ajoute alors que, selon le professeur Dominique Belpomme, les pesticides ont une part prédominante dans l'augmentation phénoménale des cancers, ou de la maladie d'Alzheimer, on se dit que la conscience citoyenne croupit au degré zéro de l'intelligence, - faisant le bonheur affairiste des hommes politiques, ainsi que celui de leurs amis marchands et publicistes. Notre Coluche fut l'un des premiers - et derniers - à le jeter trivialement à la figure du peuple, cela lui coûta probablement la vie. Pour les chiffres et statistiques, une source est :
http://www.viande.info ; à visiter également : http://www.reseaulibre.net/rage/cheval.html)
* ("Les Structures élémentaires de la parenté".
Elisabeth de Fontenay : "Lévi-Strauss a contribué à déconstruire la conviction judéo-chrétienne et cartésienne selon laquelle la créature humaine et elle seule a été créée à l'image et à la ressemblance de Dieu", et de continuer ainsi sur la pensée du philosophe : "les animaux ne font pas partie de la nature. Les éthologues, de même que les phénoménologues, notamment Merleau-Ponty, ont souligné que l'animal était avant tout une subjectivité corrélative d'un monde. L'animal est un psychisme, une intériorité, une intentionnalité, et Husserl va jusqu'à lui prêter quelque chose comme un ego")
Pourrions nous, par exemple, solliciter le point de vue des fumeurs sur les questions vitales, comme sur toute autre question faisant intervenir l'intelligence pure ? Je plaisantais ... qui se soucierait - avec bon sens - de l'opinion de personnes déjà incapables de gérer leur propre entité, de garder une volonté propre ? Milieu 2010, il est déjà possible de reconnaître au
Diable (de Günther Schwab) le contrôle souverain du Monde : artéfact du 11 septembre, décadence intellectuelle galopante : une même merde, que ce soit le son ou l'image numérique, et si peu de gens pour s'en rendre encore compte. En ce sens, la société actuelle est très semblable - par ses méthodes - à une secte. Un programme économique est appliqué à la lettre depuis 40 ans, c'est fabriquer une même pâtée pour les mêmes cochons, pour le profit, aussi pour décérébraliser à-tout-va - une finalité à peine voilée avec le silence médiatique et la déconstruction des valeurs traditionnelles qui sont un frein naturel à la pulsion consommériste. Nicolas Hulot finit-il par saisir qu'il était instrumentalisé ? Pourtant, l'OMS prédit une catastrophe sanitaire sans précédent pour les dix prochaines années (la fréquence des cancers pourrait augmenter de 50% dans le Monde avec 15 millions de nouveaux cas par an en 2020), du fait des particules chimiques (c'est l'industrie pétrolière) et de leurs combinaisons (polluants primaires - associés aux ultraviolets - créant des polluants secondaires), alors que les maladies auto-immunes progressent. Aussi, deux enfants sur trois seront atteints de maladies respiratoires chroniques, un homme sur six est déjà atteint d'infertilité (notamment à cause des COV perturbateurs endocriniens, en plus de s'attaquer au foie, aux nerfs, au coeur, à la moelle osseuse, puis au système respiratoire). Günther Schwab et son "Union mondiale pour la protection de la vie"* (auteur de "La Dance avec le Diable") annonçait une volonté de détruire, - car détruire est source de profit ; c'est la raison pour laquelle il fallait s'attaquer à l'intelligence et générer une apathie générale. Chaque année, il est facile de constater combien les individus deviennent plus stupides, car dénués d'une pensée propre ; je suis stupéfait par la barrière psychologique entre hommes et femmes, par cette domination de l'instinct qui fait que même l'annonce d'une fin imminente ne dissuaderait jamais de procréer, sachant que la surnatalité est tributaire d'une situation de stress, conditionnement du cerveau reptilien en quelque sorte et remplissant le rôle de survie de l'espèce. Le paraître, la séduction ou recherche du mâle reproducteur, - sinon comment expliquer les artifices aguicheurs et l'idiotie stupéfiante des revues féminines ? Lorsque la France sera éliminée de la coupe mondiale de ballon, en juillet 2010, certains hommes politiques clameront que c'est comme salir le drapeau de la Nation, attestant du fait que notre pitoyable civilisation n'a plus rien à envier à celle des jeux sanglants du cirque de Commode, certains élus - conditionnés par leurs propres mensonges idéologiques - défendant l'idée que, étant eux-mêmes les élus du peuple, c'est le peuple lui-même qui en vérité profite - au travers de leurs personnes - des salaires mirobolants qu'ils s'accordent ! Sophisme pur, crétinisme ou mépris ? Sans doute tout à la fois...
* (Fondée en 1972 à la suite de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement humain ; son président du conseil fut Linus Pauling. En 1979, le docteur Gernez (
père de la théorie des cellules souches, auteur du "sandale du siècle") reçu la médaille "Hans Adalbert Schweigart". Sur Wikipédia, à propos du docteur Gernez et de l'utilisation interdite de l'hydrate de chloral (un sédatif) : "De nombreux pays appliquent le protocole de prévention où le cancer régresse alors qu'il progresse en France : la part des décès dus aux cancers est passé annuellement de 110000 en 1970 à 150000 en 2004, soit un accroissement de plus de 35%. Les enjeux économiques sont que l'application du protocole ferait reculer la mortalité de 7 ans en moyenne. Il serait le motif de refus de sa publication en raison du plus grand nombre de retraites à payer. Les laboratoires pharmaceutiques verraient ainsi leur chiffre d'affaire décliner et la corporation des cancérologues serait en voie d extinction. Enfin, la théorie de Gernez sur le sida rejoint la découverte récente d'un nombre très élevé de virus dans l'intestin". Sachant que la France a fait interdire l'utilisation de l'hydrate de chloral en 2001, et à propos des travaux du docteur Gernez : «  je suis stupéfait de lire, chaque jour dans les journaux, des articles glorifiant des inventions mineures, alors que pas un mot n’a été consacré à l’homme qui a fait la plus importante découverte qui soit pour l’humanité », Pr. Lee Clark. Sur le site http://agirpoursasante.free.fr/remissions : « En raison d’une vision naïvement anthropomorphique, on a admis, il y a presque deux siècles, que la cellule travaillait et procréait, alternativement, comme les êtres humains qui assument cette double fonction. En réalité, les cellules qui procréent et celles qui travaillent ne sont pas les mêmes ». Professeur Lucien Israël : « Les cellules souches se divisent : des deux cellules filles, l’une devient une cellule souche - cellule de réserve silencieuse jusqu’au moment où il faut combler une perte - et l’autre entame un voyage dans le temps et dans l’espace qui s’achèvera par la mort. Au cours de ce voyage, la cellule va peu à peu se différencier, lui permettant de remplir toutes les fonctions du tissu auquel elle appartient. Cette cellule différenciée ne se divise pas. Elle n’a pas de postérité »...)
Je me suis sans doute perdu dans la conjoncture, au fil de mon texte, quant à la question de l'antériorité ou de la finalité du consommérisme sur l'abrutissement, alors réciproquement, la perte de l'être elle-même oeuvrant sourdement au développement du quadruple aspect, dès l'instant que l'intuition meurt à la conscience.

En France, nous ne vivons pas dans une République pour rien : pour avoir une photographie primée, il faut faire idiot, vulgaire et surtout horrible - car, sinon le blocage devient total ; les pseudo oeuvres d'art retenues par les FIAC (comme "foire à caca") participent à la volonté d'abrutir - pour transformer la multitude en un troupeau citoyen bêlant.
Exemple : "
Un grand artiste américain me disait dernièrement : « Les artistes contemporains excluent deux choses : la beauté et le message ». C'est cet horizon contemporain que nous voulons considérer, tel qu'il est. Sur ce point, on peut vraiment parler de divorce avec l'Église. Car l'art contemporain semble pour une grande part avoir exploré toutes les voies de la déconstruction, du nihilisme, pour nous amener à constater l'inconsistance de l'être, démontrant que plus rien ne vaut rien, jouant de la provocation sur l'absence de sens de notre réalité. Mais, affronté à cet itinéraire, ce même art se trouve automatiquement en passe de se détruire, car l'objectif ultime ne peut être que le silence de la mort, du suicide", Mgr Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la Culture.
Le paysage m'a permis de me ressourcer comme photographe - et en tant qu'être humain. Si il n'y a aucun portrait féminin sur ce site, c'est du fait du comportement primaire : la femme est fréquentable à 20m, réservée à 10m, hostile à 5m et déverse son mépris au niveau de la zone de confort (soit environ 3m), faisant que : "
Notre zone de confort est, en quelque sorte, notre pire ennemi. C'est une sirène attirante, ses chants sont envoûtants, mais ne vous laissez pas berner par ceux-ci. S’enfoncer dans sa zone de confort c’est renoncer à développer ses compétences, à s'améliorer, à progresser, à devenir meilleur, à confronter ses démons afin d’en sortir grandi". Parfois, se concrétisent des compensations équilibrantes pour la psyché : au rejet systématique des femmes pour toute démarche portraitiste - ou même discussion - la Vie recèle les innombrables excréments de chiens offrant finalement l'exercice photographique similaire, ceci tant du point de vue matériel que psychique ; est donc prise celle qui croyant prendre - en une saine réciprocité dans le mépris. Il n'y a donc qu'au cinéma, et nulle part ailleurs, que ne sévit pas le jeu perpétuel de la haine entre les sexes. J'aurais pendant 30 années porté sur le dos mes appareils* de prise de vue - pour me faire rejeté en permanence, ce fut mon chemin de croix... Pour ce qui concerne mes photographies de paysage, je suis tellement heureux d'entuber le système étatique - en n'arrivant pas à publier un seul ouvrage, - si vous saviez comme la haine pure est quelque chose de délectable face à un "Monde de merde", beaucoup plus précieuse que la richesse matérielle ou la reconnaissance... La meilleure réponse à l'Administration qui limite l'artiste à la vente de 30 exemplaires numérotés de ses oeuvres ... c'est d'en vendre aucune et de l'envoyer forniquer ailleurs ! Vivement que des extraterrestres débarquent enfin pour nous bouffer comme nous le faisons de "nos amis les bêtes". L'humanité mériterait-elle un autre sort que d'être bouffée à son tour ??? Aussi, à force d'envoyer quantité des signaux et de poubelles dans l'Espace (quelle bêtise), c'est bien ce qui, en fin de compte, risquera d'arriver. En quoi, alors, serions-nous moralement habilités à le contester ? Ceci me permet enfin de poser la question à laquelle je voulais amener le propos : a) si les visiteurs peuvent maîtriser une telle technologie - c'est qu'ils nous seraient supérieurs (dit dans le sens quantitatif de la Modernité), alors b) s'ils nous sont supérieurs - pourquoi nous mangeraient-ils ? (dit dans le sens plus qualitatif du végétarisme), et c) : pourquoi notre humanité en progrès humaniste (droits de l'homme) n'en finit-elle pas de consommer toujours davantage de bêtes considérées comme inférieures ? Subsidiairement, les femmes extraterrestres communiquent-elles enfin sans avec autant de barrières psychiques ou comportementales, avec l'intuition féminine par exemple ?
* (Un Fujica 801 avec le 135 mm, puis : Olympus OM1 et 100 mm, OM2 et 85 mm, Nikon FM2 et 85 mm (et 180ED), Canon EOS1 et 85 mm, Hasselblad 503 et 150 Sonnar, Pentax 67 et 135 mm macro, Mamiya RZ et 150 mm (ou 180 mm) ... rien de probant en dehors du fait de les porter sur l'épaule et d'y croire vraiment. Maintenant, je dois dire que j'ai assimilé la nature des choses : je n'essaye pas davantage de discuter avec la gente féminine (sauf, car cela va de soi, les intellectuelles, les artistes, les professeurs, les militantes féminines, ou toutes personnes éveillées et que je ne désignerai jamais avec les termes de cette vindicte) qu'avec les vaches que je croise lors des randonnées. Je préfère tout de même les vaches, de loin... Car au moins, elles ne vous lancent pas un regard automatique, instinctif, comme si, en quelque sorte, vous étiez en train de leur pisser sur les pieds, ou davantage) 
Quant à la Politique, son objet est largement mafieux ou ... sophiste. Ainsi, selon le Président Sarkozy, le 12 juillet 2010 : "
Les gens attendent de moi une chose simple : sortez-nous de la crise". Sortir de la crise, c'est revenir à la Croissance - quand cette dernière repose sur la destruction orchestrée du Monde, et puisque - selon Philippe Desbrosses - l'économie occidentale est devenue essentiellement cette œuvre de destruction massive. Le Gouvernement fit donc interdire le traitement naturel qu'est le purin d'ortie, mais ne fait strictement rien contre le raffinage des huiles alimentaires - et leur hydrogénisation - qui, rappelons-le, selon le docteur C. Kousmine, participe largement à favoriser les cancers et autres maladies dégénératives - du fait de la destruction de la vitamine "F". Concernant l'âge du départ à la retraite, nous pourrions conseiller, aux "lumières" qui nous dirigent, d'augmenter d'un facteur de 1 à 1000 les substances mortelles déjà introduites dans le tabac, - pour augmenter la mortalité précosse (années déjà volées aux personnes - faisant interdire certains traitements peut-être efficaces du cancer, comme les travaux du professeur André Gernez), - si ce n'est que la crainte du politique risque d'être celle-ci : en éliminant massivement les fumeurs, ne participerions-nous pas à faire augmenter sensiblement l'intelligence (l'hérédité), donc la rébellion du peuple, faisant malencontreusement baisser le taux de crétinisme remplissant son rôle dans le cadre du vote démocratique ? Vous l'aurez anticipé, il y a deux choix possibles de politique, chacun fonçant dans le mur : réfreiner la croissance économique - mais en générant des troubles majeurs (l'emploi, la sécurité), ou laisser couler jusqu'au seuil de catastrophe sanitaire majeure ; les arrangements imposés au Grenelle de l'environnement, et les difficultés de l'agriculture BIO, sont les signes d'une situation confinant déjà au désastre, si ce n'est qu'une troisième guerre radicaliserait aussitôt la problématique, - en éradiquant bien plus vite que prévu ces milliards d'individus qui sont déjà en surnombre sur la Terre. L'imbécilité chronique et la cupidité font partie du sens de l'Histoire : le raffinage industriel des aliments produit une alimentation dénaturée et favorise par voie de conséquence la surconsommation de viande, elle-même destructrice des ressources en calories et en eau, origine des famines, de la déforestation, puis du réchauffement. Il est inique de la part du politique de détourner cette coupable réalité, afin encore de l'instrumentaliser.

Il est certain que je me noie dans mon propre pathos, à moins que ce dernier eut pris possession de mon esprit. Mais aussi, la rancune n'est jamais très loin, elle rode aux alentours, elle aiguillonne l'esprit qui ne se satisfait pas de la bêtise ambiante (exemples : l'ISF - une saignée imbécile - qui eut fait perdre à la France plus de 200 milliards d'euros et l'interdiction officielle du purin d'ortie, deux idioties qui attestent que l'utilitarisme politique ou marchand est bien une forme de crétinisme) qui est devenue incommensurable. La société actuelle se résume à deux formes extérieures : la surveillance devenant omniprésente (panopticisme foucaultien) et la consommation (croissance et PIB), à deux intérieures : l'instinct (procréer, fonder une famille) et la manipulation d'autrui (à l'origine mâle dominant et charme féminin). Un marchand bien gras et avec les doigts boudinés cerclés d'or m'a proposé 80 euros pour mille de mes photographies, quand le rôle de l'Etat, quant à lui, se résume à faire briser les vocations. J'ai répondu à mon ami Thierry : "
Pour ce qui est de l'apathie, j'ai fini par penser que celle-ci est provoquée de longue date. Notre monde est passé des codes despotiques (selon Gilles Deleuze) à la société de discipline (chez Michel Foucault). La clef de cette compréhension tient dans la surpopulation par laquelle Deleuze eut perçu une transformation en "société de contrôle"
* (Spectacle chez Guy Debord, dont l'ultime : le 11 septembre*). En clair, ne pouvant plus contraindre par corps la multitude (société du Chiffre chez Deleuze ou "Règne de la Quantité" chez René Guénon*), il s'agit de s'introduire dans la tête des gens ; pour ce faire, encore fut-il faire baisser les boucliers psychiques opposés à la discipline ... c'est à dire promouvoir les dogmes démocratiques, le peuple souverain - plus fort que la morale. Est-ce que je me trompe ?".
* (Il ne s'agit pas uniquement de rentrer dans la tête des gens - les lobotomiser, le recul de la société disciplinaire s'accompagne d'une baisse de la morale - il fut, par exemple, impossible de rejouer certaines mises en scènes de la fameuse caméra cachée de Jacques Legras, comme celle de l'argent oublié au distributeur de billets - tout un chacun s'enfuyant désormais avec l'oseille. Autre temps autres moeurs, la morale est à profile variable : obligatoire au sein de l'entreprise et nuisible vis à vis de la concurrence. la vidéosurveillance est ainsi devenue une nécessité pour contraindre le troupeau maintenu dans l'abrutissement le plus radical. J'ai travaillé dix années comme agent commercial, je sais qu'il y a davantage de sens de l'éthique, d'humanisme, dans la cervelle d'un chien fidèle, et même si certains juges utopistes ont ce bug cérébral de croire que la Justice est davantage son propre instrument - que celui du Pouvoir dont elle est redevable de l'existence... Seuls la bêtise, le crime et le mensonge mènent le Monde Moderne, et ne pas le comprendre, ne pas s'y soumettre, en tant que fonctionnaire, est le signe d'une immaturité intellectuelle - ou une "volonté de puissance" prenant ses libertés. Je pense à Marc Trévidic, - quand ceux des agents des impôts l'ont bien saisi, qui font perdre des milliards d'euros à la France (ISF), avec le sens du devoir en prime... Au regard du fonctionnement administratif - ayant inspiré Kafka - se prend la mesure de la petitesse de l'Homme et s'assassine toute envie d'entreprendre quoi que ce soit de beau, ou de bien. Etant moi-même une marchandise dans cette société, je refuse l'utilisation de mes photographies... Face à la croissance, c'est tout un programme au doux nom de code : BITOOKU ! Qui eut dit que pleinouest35 manquait de profondeur ?)
* (Le dogme démocratique - surinant la conscience à-tout-va - a un prix : le colonialisme d'antan a vécu ; comme dans le film Avatar, il faut désigner comme ennemi, parfois le créer ou l'inventer, celui chez qui se trouve une richesse vite convoitée. En l'occurrence, le rôle premier des médias est bien moins d'informer que de former ... de préparer l'opinion. Un exemple type d'information radicalement filtrée dans les journaux télévisés : "Le directeur des services secrets pakistanais a transféré 100.000$ au présumé pirate de l’air Mohammed Atta en août 2001, sans pour autant être inculpé par les Etats-Unis ... et étonnante coïncidence, il était en visite officielle à Washington lorsque les attentats se produisirent. Le soir même du 11/9, ce personnage vraisemblablement impliqué dans les attentats établissait un partenariat de lutte contre le terrorisme avec les Etats-Unis (...) En 2000, des membres du futur gouvernement Bush signèrent un rapport stipulant qu'un "événement catastrophique et catalyseur - comme un nouveau Pearl Harbour" serait utile pour préserver la domination mondiale des Etats-Unis. Quant aux guerres d'Afghanistan et d'Irak, elles étaient très vraisemblablement planifiées avant même le 11 Septembre" (une source : ReOpen911). S'il parait de plus en plus flagrant que France Culture réduit toute théorie du complot à n'être que le signe d'une pathologie (faisant l'impasse totale sur les arguments scientifiques et les témoignages), que le film ZERO de Giulietto Chiesa dut être diffusé dans les magasins de Presse - faute d'un accès aux médias, aux chaînes télévisuelles. L'Irak est considéré comme la seconde réserve de pétrole au Monde - alors même que les années 2030-2040 marqueront un passage vertigineux quand aucune solution technologique équivalente au pétrole ne semble encore convenir pour s'y substituer, cela après le retard considérable pris par la recherche - du fait plus que probable de l'intervention politique des lobbies. La "pensée unique" s'exerce et se propage par le biais du mensonge par omission. Vous qui feriez l'effort de me lire, oui vous derrière votre écran ... n'en avez-vous pas assez d'être gavés de publicité comme des oies que l'on voudrait décerveler, aussi d'entendre ces fleuves de balivernes dans la bouches des hommes de Pouvoir ; n'avez-vous donc jamais remarqué que les interventions armées des démocraties surgissent - comme par hasard - chez les peuples détenteurs de grandes richesses, également que les pièces des dossiers juridiques mettant en accusation l'Etat disparaissent toujours comme par enchantement ? Comment le supportez-vous ?)
* (Citons André Breton : "Sollicitant toujours l'esprit, jamais le cœur, René Guénon emporte notre très grande déférence et rien d'autre. Le surréalisme, tout en s'associant à ce qu'il y a d'essentiel dans sa critique du monde moderne, en faisant fond comme lui sur l'intuition supra-rationnelle (retrouvée par d'autres voies), voire en subissant fortement l'attrait de cette pensée dite traditionnelle que, de main de maître, il a débarrassée de ses parasites, s'écarte autant du réactionnaire qu'il fut sur le plan social que de l'aveugle contempteur de Freud, par exemple, qu'il se montra. Il n'en honore pas moins le grand aventurier solitaire qui repoussa la foi par la connaissance, opposa la délivrance au SALUT et dégagea la métaphysique des ruines de la religion qui la recouvraient". Là où il y a urgence de relire René Guénon, c'est de comprendre comment - dans le sens symbolique - le monde moderne passe de l'influence luciférienne (censée apporter la lumière et la connaissance) au satanisme qui est la marchandisation et la quantification pure de l'Homme)

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L'enfermement est simplement passé du mode des machines (entrée, sortie) à celui psychique, avec beaucoup plus de subtilités qu'avec les codes despotiques qui survivent dans la société irlandaise, faisant dire à un professeur de philosophie croisé dans le Kerry (échange à propos des Lumières chez John Locke, des coutumes selon Montaigne), que si les Anglais n'ont pas réussi à civiliser l'Irlande ... l'Europe n'y arrivera également pas. Noam Chomsky  ("La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures") a saisi ce qui se cache derrière les intentions démocratiques et fait tomber le masque de l'hypocrisie de la dialectique contemporaine, dans le cadre politique ou marchand, éristique donc, un artifice qu'Arthur Schopenhauer qualifiait en ces termes : « l'art d'avoir toujours raison », car : en sont totalement exclues la connaissance ou la recherche de la vérité ...
Ceci m'a coûté le droit de vote, mais en contrepartie rien qui ne puisse nuire à l'intelligence.
Alors que la conviction de la rue est celle d'une liberté acquise de force par le peuple, je soutiens et argumente qu'il y a bien moins que l'épaisseur d'une feuille de papier entre l'incendie du Reichstag et le 11 septembre, entre nos boucheries (nos élevages intensifs) et la Shoah (quant aux méthodes) ; c'est sans doute le soucis de l'efficacité (ou simplicité), qu'à l'image de l'économie elle-même la dispersion succède à la concentration. Selon Deleuze, le contrôle ("banques des contrôlats") s'intègre à la qualification de la vie : la tour centrale du Pouvoir disparaît ainsi au regard. Pour Giorgio Agamben, la biopolitique de Foucault (gérer les citoyens en simples vivants, s'introduire dans leur vie) s'extrapole jusqu'à l'Occident contemporain qui n'est que la continuation politique d'un gigantesque et unique camp nazi. Alors, oui Thierry,
le "lecteur, celui que l'on pourrait convaincre, a déjà disparu" est la compréhension que j'en ai, quand Nietzsche, déjà, convenait que ceux qui le peuvent le plus sont devenus ceux qui le veulent le moins, assujettis à la lâcheté du confort des "hommes bons": « Ce n'est pas le doute, c'est la certitude qui rend fou (...) Tu dois devenir l'homme que tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même (...) Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour lui-même est un esclave, qu'il soit d'ailleurs ce qu'il veut : politique, marchand, fonctionnaire, érudit », puis, finalement, dans l'urgence et justifiant à elle seule la création de mon site, cette dernière citation : « L'art et rien que l'art, nous avons l'art pour ne point mourir de la vérité » ...
La vérité ? Il semblerait que c'est bien Wall Street qui finança
* Adolf Hitler, ensuite le "travailler plus pour gagner plus" se substitua au slogan "arbeit macht frei" !

* (Bien avant de 11 septembre et les liens bien connus de la famille Bush avec Ben Laden : "Wall Street and the Rise of Hitler" d'Antony C. Sutton, en 1976, puis : "
Heir to the Holocaust Toby Rogers (lien : http://clamormagazine.org/issues/14/feature3.php), aussi John Loftus (Président du Florida Holocaust Museum) : "L’Union Banking Corporation était une société holding pour les Nazis, pour Fritz Thyssen. A différents moments, la famille Bush a essayé de le nier, disant qu’ils étaient détenus par une banque hollandaise et que ce n’est que lorsque les Nazis annexèrent les Pays-Bas qu’ils réalisèrent alors que les Nazis contrôlaient apparemment cette société et que c’est la raison pour laquelle les supporters de Bush prétendent que lorsque la guerre fut finie ils récupérèrent leur argent. Les enquêtes engagées par le Trésor américain et les enquêtes des services de renseignements en Europe ont toutes deux établi que c’est du pipi de chat. Ils ont toujours su qui étaient les ultimes bénéficiaires". John Paul Buchanan : "Des Documents dans les Archives Nationales Prouvent que le Grand-père de George Bush a Fait du Commerce Avec les Nazis – Même Après Pearl Harbor", aussi sur Wikipedia : "On September 24, 2004, a UK newspaper, The Guardian, ran an article supporting Buchanan's claims entitled, "How Bush's Grandfather Helped Hitler's Rise to Power"". Sur le site http://www.uslaboragainstwar.org, lire : "Buchanan's original contribution was to unearth new documents proving the Bush/Nazi connections continued beyond 1942 (when the activities of Prescott Bush and others came to the attention of the US Government and were supposedly halted) to 1951, when Prescott finally cashed out $1,500,000 in his and his father-in-law's stock investment in a corporate funding scheme that was also supported by John D. Rockefeller and his family heirs (...) It has been proven that Prescott Bush was in managerial control of corporate assets in Silesia, Poland, near Auschwitz, and there are indications that Bush -- when he cashed out his investments in 1951, and perhaps with dividends before that -- profited from Auschwitz-Birkenau slave labor in occupied Silesia". Ainsi, la création d'Hitler et celle de Ben Laden semblent avoir une origine commune, le profit ; il n'y a, semble-t-il, qu'en France, que s'est imposée une pareille loi du silence.  Machiavel en décèlerait l'origine, le rouage de l'endormissement cérébral - dans l'illusion de puissance de la liberté démocratique... Ainsi donc, parler de comportement citoyen, de valeurs républicaines, c'est comme lancer un os à un chien pour pouvoir dévaliser tranquillement la demeure... Vis-à-vis de la visite de George et Laura Bush à Auschwitz II-Birkenau en 2003 : "Plus curieusement encore, aucune association de survivants n’a dénoncé l’indécence de M. Bush venant se recueillir à Auschwitz alors qu’une partie de l'héritage qu’il a reçu de son grand-père, Prescott Bush, provient précisément de l’exploitation d’une usine installée à Oswiecim et fonctionnant en réduisant en esclavage les prisonniers du camp d'Auschwitz", Thierry Meyssan devenu pestiféré (Réseau Voltaire))

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Qu'il me semble loin le temps - début 2003 - où je parlais encore d'entéléchie (réalisation de ce qui est en puissance, perfection de Soi selon la tradition aristotélicienne), car aujourd'hui les hommes sont fabriqués et modelés par la publicité et les médias, ils sont toujours davantage transformés en esclaves - quand ils ne sont plus les maîtres de leurs pensées ; il ne s'agit pas de disserter sur la Liberté en se référant à Bergson, Rousseau et Descartes - sachant que le citoyen (défini par le sens commun du soi ouvert aux autres et mettant donc en parenthèse les intérêts personnels) cher à Rousseau devait se plier aux règles, aussi que la liberté est moins le vouloir faire ce que l'on veut que de vouloir ce que l'on fait, mais d'y déceler justement l'influence extérieure qui prend possession de la personne ... dénuée de personnalité...
S'il y avait des régions où la pensée reculerait par instinct devant l'abominable (comme : poser le placo devant les fenêtres, les tuiles du dessus sous celles du dessous), l'Auvergne y aurait une place de choix. Dès que j'approche de la ruine que j'y ai achetée, j'ai des palpitations cardiaques, mes oreilles bourdonnent, je n'entends plus rien, mon organisme secrète aussitôt du sang aux toilettes, j'ai un dégoût qui est incommunicable - mais qui témoigne de ce que je pense du Centre France, de sa consanguinité évidente et de sa cupidité proverbiale...
Je connais des Irlandais qui menacent de l'Enfer les Français n'allant pas à la messe le dimanche matin, mais un enfer bien tangible existe déjà ici-même.
Voilà peut-être une bonne raison pour laquelle j'aime bien me tenir en bordure du littoral, là où meurent les vagues.
A ce stade du développement de mon introduction si tardive de 2010, je dois tout de même inviter le lecteur à savourer la réflexion si agile de
Thierry qui juge mon texte : "
Oui, je ne crois pas que tu te trompes, même si ton point de vue sous-entend un plan en haut-lieu, une conspiration, l'application d'une fameuse "théorie du complot". L'apathie, provoquée, inhibée, innée... grande question. L'idée d'une grande civilisation serait qu'elle use de toute son énergie à lutter contre sa tentation au chaos, au sommeil. A qui, donc, la faute ? Tout le problème, et tu le soulignes, est ce voile tendu devant les consciences, l'os à ronger, le psychodrame que sous-tend l'illusion de démocratie. Il n'y a pas plus facile à manipuler qu'un peuple à qui l'on donne l'illusion de la puissance ou de la liberté, c'était déjà dans Machiavel. C'est un point de vue a la fois révolutionnaire - un autre psychodrame - et spirituel, à la mode aristocratique, et c'est ce qui me plaît. Il est vrai qu'en démocratie, on doit se hisser jusqu'au pouvoir, et cela rend un peu gluant. Le pouvoir tombe sur les épaules de l'élu de droit divin, comme une charge, dans les systèmes monarchiques. Cela fait réfléchir un peu, tout cela. Je te livre une introduction à Machiavel*, et un texte sur Rouault*. Je te laisse deviner l'auteur* des deux... pas facile".
(
* (Court extrait : "
« Qui veut faire l’ange fait la bête ». Cet aphorisme appliqué au gouvernement est peut-être celui qui résume le mieux Le Prince de Machiavel. Il n’est pas de Machiavel, que l’on sache, mais d’un auteur que nul n’a songé à taxer de « machiavélisme ». Un problème reste posé, certes, que Machiavel ne résout pas : celui de savoir s’il n’appartient pas au Prince – disons, aujourd’hui, à l’Etat – d’être – d’essayer d’être – un peu meilleur que les hommes qu’il gouverne afin de les améliorer s’il le peut : si en refusant toute illusion sur les hommes on ne commence pas déjà de les avilir, s’il ne faut pas les tirer vers le haut pour éviter qu’ils n’aillent vers le bas, s’il ne convient pas de leur donner un peu plus de confiance qu’ils n’en méritent afin de les amener à mériter celle qu’on leur donne. Le « réalisme » politique, en croyant viser la pleine réalité, ne vise t-il pas déjà un peu au-dessous ?") - * (Court extrait : "Il n'est pas d'autre pitié véritable que celle qui assume en elle, qui prend sur elle le mal des hommes et la faute des hommes, il n'est pas d'autre pitié que celle qui rétablit entre celui qui la donne et celui qui la reçoit une égalité mystérieuse, de telle façon que celui qui la reçoit ne s'en sente pas abaissé. Le vrai pain de pitié ne se donne pas, il se partage. Commisération dit communion. Il ne s'agit pas de laisser tomber une pièce dans la main du pauvre en évitant de la toucher par ce qu'elle n'est pas très propre, il s'agit de sauver le monde, ou d’être avec lui jusque dans sa perte et dans sa protestation dernière, s'il ne peut-être sauvé") - * (Il s'agit en fait du paternel de Thierry, un écrivain français de notoriété, né en 1909). Il me semble que ces questions - somme toute de lucidité ou de respect - ont fuit la conscience politique au profit de la lâcheté envers la pensée unique, de cette facilité offerte par la société de contrôle, dépassant allègrement le scandale fait par Nietzsche, sorte d'abrutissement généralisé de l'homme, faire comme si, pour rejouer chaque jour le même spectacle anesthésiant la conscience et les rares intelligences... Effarant, si ce n'est le signe de la perte des grandes illusions ... au profit des mesquines)
Ma réponse, au moment où ce site suspend ses réflexions : "
Oui, je dirais que c'est toute la question et la motivation de mon texte. Tocqueville avait déjà remarqué, aux Etats -Unis, que la démocratie fait baisser le niveau - non pas seulement intellectuel - mais de l'intelligence, celle-ci restant tributaire de la Culture... C'est toute la question : complot ou intérêt croissant ? Ensuite, Luc Ferry écrit que l'on fait exprès de faire baisser le niveau (plutôt les valeurs dites "traditionnelles") pour faire consommer ; alors tout au moins cela justifie de croire en cette influence des lobbies, ce qui serait aussi un complot permanent, c'est à dire concertation de nature économique devenue sociétale... L'autre théorie est beaucoup plus métaphysique avec Guénon : l'éloignement au Principe qui fait plonger dans le matérialisme quantitatif qui génère l'apathie intellectuelle (dans sa définition de l'intellect), et on en revient à la question de la perte de l'Être selon Heidegger. Il est ainsi vrai que la royauté oblige à se dépasser soi-même, quand la démocratie incite à écraser* l'autre. Il y a, me semble-t-il, dans le Monde Moderne, beaucoup plus (dire moins serait plus approprié) qu'une simple illusion ou tromperie"...
* (Cela est vrai des agents de maîtrise entre eux - jusqu'au Président voulant accrocher son Premier ministre à un "croc de boucher", Jacques Le Goff expliquant par ailleurs qu'une crise économique aurait été impensable au Moyen Âge, - quand donner de l'argent était aussi important qu'en recevoir, - l'esprit de charité l'emportant sur le désir de profit... Ainsi, comment imaginer l'intervention d'un petit Diable (n'y voir aucune moquerie) pour un chrétien du Moyen Âge, si ce n'est sussurant à l'oreille : " - travaille plus pour gagner plus - "?)

Thierry Maulnier déchire ce voile des illusions dogmatiques : "Nous ne pouvons rien contre cette évidence, que les hommes sont la matière de la politique, que la politique les utilise dans leurs vices comme dans leurs vertus – le politique n’est pas moins dans son rôle quand il fait appel au courage, au travail, au civisme, que lorsqu’il excite à la convoitise, à la haine, quand il parle à l’intelligence que quand il parle à la sottise, la sottise étant aussi une force quand les sots sont assez nombreux. Les pouvoirs qui ne prennent appui que sur les vices des hommes croulent vite, comme ceux qui ne prennent appui que sur leurs vertus : et l’immoralité elle-même quand elle cesse de tolérer la moralité dont elle a besoin, quand elle se fait système, quitte l’air respirable des communautés humaines pour un univers abstrait où toute vie est condamnée. Le bien terrestre s’appuie sur le mal, et le mal se nourrit du bien. Le Prince qui manquerait toujours à sa parole cesserait bien vite de pouvoir tirer avantage de ses manquements puisqu’il ne tromperait plus personne. La tromperie a besoin de la confiance, la fausse monnaie a besoin de bonne. Il est des moments où le pessimisme de Machiavel, concernant la nature humaine, peut nous paraître absolu : « Les hommes sont méchants. » Mais il nous dit aussi que les hommes sont plus contents pour les plaisirs qu’ils ont faits que pour les plaisirs qu’ils ont reçus. De sorte qu’il ne faut pas prendre : « Les hommes sont méchants » dans un autre sens que celui-ci : « Il y a de la méchanceté dans les hommes »". Personnellement, j'en suis arrivé à penser qu'il est bien plus facile (utile pour la croissance - et donc les profits) de manier des sots - que des cerveaux gardant leur temps disponible et qui pensent par eux-mêmes ; j'y décèle la suppression immédiate de mon RMI, celle fulgurante de mon droit de vote*, le crétinisme ambiant de la télévision, l'omniprésence de la publicité, l'aide à l'Art le plus débile qui soit... 
* (Pour des doutes quant à la vraie motivation américaine, lors de la libération de Koweit. Le préfet - qui m'a fait supprimer mes droits - n'imagine pas combien il a activement participé à m'ouvrir l'esprit ; sans son intervention, probablement que je ne serais pas parvenu de moi-même à découvrir les relations intimes entre la famille Bush et
Auschwitz et Ben Laden...)
 

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Sur la toile d'Internet il se trouve des analyses échappant à la sagacité des médias officiels, à moins qu'il ne s'agisse aussi de manipulation.
Un texte anonyme offre un raccourci détaillé par ailleurs: "
En 1932, l´industrie pharmaco-chimique IG Farben a donné 400 000 marks pour financer la campagne électorale d'Adolf HITLER. Le Tribunal de Nuremberg a déclaré : "Sans IG Farben la deuxième guerre mondiale n´aurait pas pu avoir lieu...". En 1941, IG Farben a établi la plus grande industrie chimique du monde à Auschwitz, tirant profit de la main d´ouvre du camp de concentration (.....) Tous ces anciens responsables furent cependant libérés après leur condamnation en 1952 avec l´aide de Nelson Rockefeller leur ancien partenaire commercial. Il était alors Ministre des Affaires Etrangères des USA. Une fois libérés, les dirigeants d´IG Farben infiltrèrent les plus hautes fonctions de l´économie allemande. Jusque dans les années 70 les PDG des sociétés BASF, BAYER, et HOECHST étaient des anciens membres du parti Nazi. Ils financèrent à partir de 1959 le jeune Helmut Kohl. Avec le support politique de ce dernier les trois filiales issues de l´IG Farben sont actuellement 20 fois plus grande que la maison mère initiale de 1941. L´organisation nazie de mondialisation est une réussite totale, depuis longtemps la planète fut quadrillée, organisée et gérée pour assurer une expansion mondiale de la pharmaco-chimie. La "tradition" du cartel de la IG Farben s´est poursuivie sous un nouveau nom : la VCI Association de l´Industrie Chimique. En 1955, l´industrie chimique pharmaceutique mondiale s´est regroupée sous les auspices de la Chambre de Commerce Internationale des Nations Unies et du gouvernement allemand. Leurs efforts communs furent camouflés sous le nom de code codex alimentarius. Un grand nombre de partis politiques européens dits de droite et de gauche furent financés par l´industrie néo-nazie qui recherchait la stabilité politique pour assurer son hégémonie économique, une belle revanche après la défaite de 1945. Aujourd´hui quels sont les objectifs avoués et la nature du codex alimentarius ?".
Dernièrement, il m'a été rétorqué que Nietzsche lui-même (car inspirant le nazisme avec l'idée du Surhomme - mais à condition de lire Nietzsche sans avoir de cervelle) était la cause des deux dernières guerres mondiales (mais le 11 septembre n'en est-il pas une troisième - qui excelle sur le plan médiatique et ménage les consciences ?) ; il est définitivement facile à la propagande, selon la définition donnée par Noam Chomsky, de désigner comme coupable l'arme du crime, la main qui la brandit, mais jamais la tête qui le pense !
Lorsque
Karlheinz Stockhausen dit du 11 septembre que c'était la « plus grande oeuvre d'art qu'on puisse imaginer », et avant lui David Bowie : « Les rock-stars sont fascistes aussi et Hitler était l'une des premières. Ce n'était pas un politicien mais un grand artiste moderne. Il a utilisé la politique et le théâtre pour créer cette chose qui allait gouverner et contrôler le spectacle pendant ces douze années-là : il a mis en scène un pays » (en 1976), il s'agit bien entendu de comprendre le Monde comme un Spectacle (dans le sens deborien), une mise en scène collective et dont la Démocratie n'est pas la dernière à diriger des acteurs et à hypnotiser des foules, loin s'en faut, la rockstar n'y voyant alors qu'un "libéralisme répugnant"...
Dans sa jeunesse, Bowie ne pouvait pas discerner cet aspect de dictature rusée du renard défini par Michel Onfray, ou "fascisme
du renard", désignant le capitalisme libéral.

Thierry écrivait : "L'apathie, provoquée, inhibée, innée... grande question. L'idée d'une grande civilisation serait qu'elle use de toute son énergie à lutter contre sa tentation au chaos, au sommeil". Et si ce sommeil était un moindre mal vis à vis des dictatures, une sorte de contrainte des âmes - et les corps enfermés dans ces âmes, pour inverser la formule de Platon ? La Chine n'a pas besoin d'un Spectacle pour faire main basse sur les richesses du Tibet, elle prend, et de force. Ce qui me parait affreux, tout au moins, c'est que cette apathie ne peut être provoquée que dans la mesure où ce caractère est inné, donc potentiellement réalisable. A ce sujet, Günther Schwab écrivait que l'intelligence ne cesse de baisser ; mais cette baisse, est-elle elle-même innée ou provoquée ? Et si l'on voulait faire taire une pandémie effective de la "vache folle", comment s'y prendrait-on ? Ce n'est pas une perte de temps, que de comprendre que l'information médiatique est conçue pour correspondre à un "expected signal", lui-même influençant l'écriture de cette information, comme en témoigne "La Montagne" - aux commémorations du 11 septembre, attestant de l'inutilité d'une forme réintirée de la Stasi. L'exemple de la non-pensée ou de la non-vie (chez Guy Debord) s'expose en Irlande - où transparaît un acharnement individuel pour cour-cicuiter toute réflexion personnelle : se "biturer la gueule" en permanence (les cerveaux transformés en éponge à alcool), ingurgiter les codes religieux, écouter des musiques débiles*, regarder des sports ... qui le sont tout autant. Dans cette société réduite, il est presque inutile d'avoir recours à la société disciplinaire ou à celle de contrôle, le peuple bien dressé s'abrutit de lui-même. En France, le mensonge parait être un outil très privilégié de la Gouvernance, le mensonge et les fausses promesses, - d'où l'importance structurelle de l'alternance politique - que les sots prennent pour une émanation de la volonté du peuple. L'instinct de la survie de l'espèce, comme avec les jupes portées "ras le cul" à chaque printemps - pour l'attirance profondément inconsciente d'un mâle reproducteur, dirige pour sa plus grande part l'essentiel des comportements humains, la moralité servant à encadrer les modalités fonctionnelles* de notre animalité. L'intelligence, a-t-elle encore la moindre utilité, est-ce une valeur qui se vend et s'échange, qui se quantifie ?
* (En ce qu'elles tournent en rond autour d'un axe psychique - dont elles ne s'éloignent jamais, signe d'une pensée non classique et refermée sur elle-même)
* (Un exemple fort de ces codes de conduite ne devant rien à l'entendement : le crétinisme du concours Miss France. Concernant les jupes "ras le cul", pour ne pas parler plus crûment, plus elles le sont et plus les filles vous lancent un regard indigné lorsque, photographe, vous avez le culot de croiser le leur, donnant le sentiment d'un conditionnement machinique)
Cela fait longtemps que la vie n'est plus vécue (en conscience éveillée ou réfléchie), qu'elle est en représentation d'elle-même... Et si elle n'était qu'une représentation dont nous sommes les acteurs, depuis déjà ces "codes despotiques", comme les rouages obscures d'une
intelligence morte à elle-même, à sa propre conscience ? Cela expliquerait bien certaines choses...
Jusqu'où est-il possible d'aller dans le déni ontologique des origines de l'espèce ? Ne pouvant éluder la question, - nous comblions sans cesse l'angoisse avec des codes, une morale (ainsi, la peine de mort était un crime légal), auxquels s'oppose paradoxalement la parité
* ; pour ce qui est de la Femme, je suis satisfait d'avoir fait ce bras d'honneur à la Vie - étranglant d'une poigne de fer l'instinct en moi. Car, s'il y eut peu de femmes intellectuelles, ce n'est pas tant du fait d'un machisme, que la propension féminine à remplir un rôle de "pondeuse"*.
* (Utopique de parler de parité, même justifiée en soi, quand la relation homme-femme se limite à l'acte de la procréation, - que le mépris, voir l'aversion la plus profonde, accompagne tout au long de la vie celle en société, à laquelle nous sommes forcés. Ne conviendrait-il pas mieux de favoriser une rupture sociétale bien plus radicale entre les deux sexes ? Ainsi donc, je revendique, et avec la force du vécu, la parité ; la parité suggère la réciprocité, celle - quant à moi - d'oeuvrer à la réalisation d'un livre d'art sur le portrait féminin ... en photographiant toutes les déjections canines des trottoirs. La parité - cela se respecte, cela se mérité également. Il s'agit bien entendu d'un jugement à l'emporte-pièce et qui intègre ma personnalité ; il n'est pas question de remettre en cause celle remarquable de femmes ayant voué leur vie à des causes nobles (exemple : Brigitte Bardot et son vain combat pour la cause animale), mais dont la Justice s'acharne à faire payer la liberté intellectuelle ou le langage enfin décodé. S'exprimer librement (et je fais extrêmement attention aux limites à ne pas franchir) revient encore et toujours à devoir céder de l'argent, alors que notre civilisation égalitaire revient à produire des poulets gavés aux hormones, elle est faussement égalitaire, extraordinairement injuste et inégalitaire - si on la compare à la société indienne des Kogis, les derniers hommes. C'est tout le talent publicitaire que de faire passer une chose pour le contraire de ce qu'elle est, c'est pourquoi l'intelligence y est tellement chassée et persécutée ... et que les comportements sont dictés par des codes, ici peut-être plus qu'ailleurs) 
* (Même si le touchant roman de Léon Frapié; "La Maternelle" de 1904, garde tout son sens historique humaniste, sociétal et social ; c'est peut-être la raison pour laquelle les féministes m'ont toujours parues si sympathiques, quand elles font rejoindre sur un même plan utopique les hommes et les femmes)
Ma conclusion va paraître vertigineuse, faisant des raccourcis dans l'argumentation, des coupes sombres dans une rhétorique suspendue, des sauts de page : que l'humanité s'extermine par surpopulation ... en quoi cela est-il porteur d'un sens, lorsque celui que nous donnons à ce mot est  porté vers un utilitarisme du vivant, et non une qualité d'Être ?

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Qui sommes-nous, êtres humains ? Le Monde Moderne et marchand dénie la spiritualité (hormis les religions - ou codes despotiques - mais qu'est-ce d'autre désormais ? - qu'elle n'a pu éradiquer), aussi la magie prise pour de la superstition, l'alchimie* (l'individuation jungienne), ou la radiesthésie, ne peut rien comprendre de la philosophie taoïste, se gausserait de tout témoignage paranormal qualifié aussitôt de pure manifestation délirante (il existe comme des portes temporelles), alors il ne reste que nos comportements issus du monde animal, depuis la survie de l'espèce jusqu'au développement de l'intelligence et de la compassion - il est vraie encore rare chez les bêtes. Et, en quoi utilisons-nous cette intelligence spécifique du genre humain, si ce n'est à envoyer des milliards d'animaux dans des élevages industriels, pour notre jouissance gustative, puis dans des abattoirs, ou à chasser pour nous divertir* ?
* (A propos de Michel Maier : http://herve.delboy.perso.sfr.fr/atalanta_fugiens.html)
* (Pourtant, et avec une hypocrisie dénuée de limite, le code pénal français punit de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende les "sévices graves" infligés aux animaux ; ainsi, tuer avec un fusil, un arc ou une épée (la corrida) et abattre dans une véritable boucherie des bêtes ... ce ne sont en rien des "sévices graves", - c'est de la Culture ; une fois qu'on le sait, tout va bien. N'oublions tout de même pas l'aspect économique aussitôt remis sur le tapis de l'argumentation. Le politique veille à la bonne continuation du système ; ainsi, en 2007, le BVP (Bureau de vérification de la publicité) a enterré un spot de la SPA (avec le Crac et la Flac) contre la corrida : "ne pas choquer les plus jeunes". Mais choquer de quelle manière, puisqu'il s'agit d'un divertissement identitaire et culturel accessible aux enfants de 15 ans ? l'intelligence - pas davantage que la conscience - n'y survit. Parfois, la chasse est un palliatif à une identité qui a du mal à se faire reconnaître, comme en Corse où la battue du pauvre sanglier justifie de se grimer en permanence en résistant serbe ou croate. Infantile...)

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Ici, il n'y aura malheureusement ni de photographies d'Islande, ni de Patagonie ou de Nouvelle-Zélande. Je suis pourtant satisfait d'avoir réussi à faire quelques rares paysages.
Pleinouest35 signifie : photographies des extrémités
Ouest de la Corse, de l'Irlande et de l'Ecosse ; le chiffre 35, quant à lui, est le nombre exact de jours de liberté de déplacement (ou congé annuel) accordés à tout artiste inscrit sur les listes de l'ANPE. Ceci signifie que l'Etat se soucie du "droit d'auteur" pour les créateurs qui produisent une richesse marchande (TVA et impôt direct), mais interdit le droit à l'expression à ceux plongés dans la précarité ; c'est aussi favoriser les entreprises lucratives et restreindre les initiatives purement intellectuelles, c'est considérer l'étant seul face à l'Être, c'est convenir que l'action doit être confinée à une marchandisation de l'Homme, et c'est la grande duperie démocratique engendrant ce continuel nivellement par le bas qui met en branle la société toute entière. C'est également ce qui a amené le désastre écologique - sa raison proprement ontologique... Critiquer le capitalisme est encore une vision étroite du mal, car c'est ne pas considérer que nous faisons ce que nous sommes, mais que nous devenons également ce que nous faisons. Si la société est de plus en plus pénétrée par le virtuel, cela signifie que nous nous éloignons toujours davantage de notre Être véritable - ou que des forces interagissent en ce sens. C'est la réflexion sur l'origine de ces forces dissolvantes qui constitue l'essentiel, l'âme même de l'écrit de mon site, avec ses faiblesses et des prétentions inhérentes. Signe fort, j'explique aussi comment le fait de déposer un congé légal - pour se déplacer en toute légalité - ne suffit pas pour éviter d'être convoqué et aussitôt radié, comment la Justice entérine ces agissements. Je laisse à ceux que cela dérange l'entière "liberté" (antilogie pour une antinomie de principe) de se laisser pénétrer par les dogmes officiels et les certitudes prémâchées... Qui suis-je donc ? Question à laquelle je dirais sans hésiter : je suis une ordure en tant qu'être humain (ce qui est une banalité confondante), peut-être aussi un idiot de Français (ce qui serait un pléonasme).
Ce site est à triple usage, car l'expérience et l'âge marquent la vie d'un photographe et induisent dans l'Être des modifications profondes :
A) Le paysage depuis sa création et jusqu'à fin 2009 - c'était à proprement parler pleinouest35 ; j'y ai mis beaucoup d'énergie, je n'ai subi en retour qu'un coup de couteau (pour tenter de rester encore poli) de la part de l'Etat (ses lois scélérates) dont les scandales sanitaires témoignent de l'âme détraquée d'une pseudo-élite au pouvoir...
B) Les ordures, les poubelles jetées dans la nature, aussi les panneaux d'interdiction de stationner (comme en Ecosse), tout ce qui témoigne de la petitesse de notre espèce misérable, avec l'expérience de l'Auvergne comme apothéose de l'abjecte, de la bêtise et de la xénophobie ambiante...
C) Enfin, les excréments sur les trottoirs qui font office de portrait, quand il est presque impossible d'aborder une seule femme - sans que de celle-ci fuse une haine longtemps contenue ; A et B sont finalisés par le terme évocateur de BITOOKU. Par avance, je vous en souhaite une visite aussi agréable que possible... Je tiens à avertir que je cite beaucoup de personnes et de textes dans mon site, car, lorsqu'on prétend porter des accusations (sans contradiction), encore faut-il le justifier et le documenter.

Des délires ? Ce qui m'a toujours le plus surpris - c'est la valeur que certains posent sur des symboles nationaux, - sans être conscients qu'il s'agit d'un enfermement qui procède du désir, d'après Gilles Deleuze (dans L'Anti-Œdipe) : "En vérité, la sexualité est partout : dans la manière dont un bureaucrate caresse ses dossiers, dont un juge rend la justice, dont un homme d'affaires fait couler l'argent, dont la bourgeoisie encule le prolétariat, etc. Et il n'y a point besoin de passer par des métaphores, pas plus que la libido, de passer par des métamorphoses. Hitler faisait bander les fascistes. Les drapeaux, les nations, les armées, les banques font bander beaucoup de gens. Une machine révolutionnaire n'est rien si elle n'acquiert pas au moins autant de puissance de coupure et de flux que ces machines coercitives", puis : "Les sociétés modernes civilisées se définissent par un procès de décodage et de déterritorialisation. Mais, ce qu'elles déterritorialisent d'un côté, elles le reterritorialisent de l'autre", quand la femme est coincée dans un rôle d'attirance-répulsion du fait du comportement de séduction induit par l'instinct de l'espèce.
C'est comme si l'intelligence cédait le pas devant le conformisme comportemental, pour refuser de voir que le devoir sert à cacher le désir, ou que s'identifier à ces valeurs est une forme de délire. Un exemple est certainement à apporter avec le tabagisme : les drogues agissent sur la région du cerveau activant le sentiment de la récompense, mais les fumeurs revendiquent ce contrôle (de leur propre Être) comme l'exercice de leur liberté (ontologique). Il en est de même pour la consommation de viande : les études prouvent que celle-ci est une catastrophe pour les animaux, pour l'homme (maladie, famines), pour la Terre (déforestation, pollution), mais le désir profond de manger du cadavre courcircuite toute conscience, qui elle-même est une manifestation du désir - mais à un niveau plus élevé, si ce n'est pas encore un désir que de le penser. J'ai toujours été stupéfait par l'autoconditionnement du fumeur qui parait ne plus posséder sa capacité de jugement ; ce n'est pas anodin, car c'est sur et par le processus du désir intrinsèque (ou induit) que fonctionne la politique et les médias, je veux parler de ce que les anglo-saxons nomment "
expected signal" et qui fait que notre attention ne peut être requise que pour une information que l'on est déjà prêt à recevoir.
C'est ce qui me fait écrire que c'est la perte de l'Être qui est à l'origine du Monde matérialiste, mais aussi que l'intérêt personnel des puissances d'argent
* (qui est le désir à son degré le plus immédiat) augmente en en faisant un usage sans limite, la société de contrôle qui façonne ce signal auquel on s'attend... C'est la pensée unique - et la démocratie s'en nourrit et y prospère. Si je me moque autant, dans mon site, des valeurs communes, - c'est qu'elles procèdent bien davantage de ces délires que de la conscience. C'est ce qui fit dire à Guy Debord que la société est devenue un spectacle, une succession de représentations. Le mensonge peut alors prospérer...
* (Gilles Deleuze : "
Toutes les autres formations sociales ont fonctionné sur la base d'un codage et d'une territorialisation des flux et entre la machine capitaliste qui fait une axiomatique de flux décodés en tant que tels ou déterritorialisés, en tant que tels, et les autres formations sociales, il y a vraiment une différence de nature qui fait que le capitalisme est le négatif des autres sociétés. Or, le schizo, à sa manière, avec sa marche trébuchante à lui, il fait la même chose. En un sens, il est plus capitaliste que le capitaliste, plus prolo que le prolo : il décode, il déterritorialise les flux et là, se noue l'espèce d'identité de nature du capitalisme et du schizo", Cours Vincennes - 16/11/1971)
Un exemple : les hommes et femmes politiques
*, à condition qu'ils soient bien informés - et non sous l'emprise des lobbies, ce qui en France même est connu pour être une problématique majeure, devraient savoir que l'agriculture biologique est le seul choix possible pour la question de l'incidence des coûts et de la santé publique. Or...
* (Censés être les représentants du peuple et pour le peuple - et non occupés à vouloir s'accrocher les uns les autres à des crocs de boucher ; aussi censés fournir du travail aux jeunes et non remettre au travail les vieux ; censés ne pas supprimer des commissariats - puis faire des opérations coup de poing ... une liste exhaustive serait bien difficile à obtenir)

A quoi ça sert ? A quoi ça sert - fut le leitmotiv qui, avec l'hostilité de tous les autochtones détestant les étrangers, accompagna la réalisation de mes photographies.
D'un point de vue moderne, cela ne sert strictement à rien ; d'ailleurs, j'envisage d'utiliser la vente d'une maison pour monter une pizzeria - non pour vendre des produits biologiques, car les cons glousseraient comme des dindes - mais le standard habituel, c'est à dire de
la sous-merde. Dans un monde de croissance, ce qui compte est la quantité et non plus la qualité ; à ce propos, j'utilise des appareils photographiques âgés de 30 ans (Pentax 67) - mais qui fonctionnent probablement mieux qu'un appareil de 6 mois déjà démodé. J'ai passé ces dix dernières années à rouler (et dormir) en Honda Prélude (1986 - 400.000 km sans aucune panne, sans aucun jeu des cardans, sans aucune fuite et avec embrayage d'origine) ; les dernières voitures sont d'une conception particulièrement peu réfléchie (pour rester poli), à l'image d'une population à qui l'on dit qu'il faut un spécialiste pour changer une ampoule ! D'ailleurs, la vente des appareils photographiques non professionnels est en baisse, remplacés par le téléphone portable (faisant téléphone, exposition d'ondes nocives pour le cerveau (ce qu'il en reste) et appareil photo totalement automatique). Combien de temps nous reste-il avant qu'un petit malin décide qu'il ne nous reste plus assez de neurones pour savoir à quel moment appuyer sur le bouton ? Mon site ne sert donc à rien, pas davantage que de prêter un appareil photographique aux vaches qui regardent passer les trains pendant qu'elles broutent ; quant à l'ANPE (en Auvergne), les deux seuls postes artistiques auquel j'eusse pu postuler, concernent le strip-tease (aurais-dû me travestir ?) et une place de gardien de musée...
Alors, depuis début 2010, je photographie ce qui est à ma portée - ce qui correspond à la société actuelle et à la manière dont je suis regardé, c'est à dire : les trottoirs français dégorgeant de merde de chien, une spécialité faisant notre réputation auprès des pays étrangers. Une véritable identité nationale pour pas cher !
Mais un tel Monde obsédé par le rendement et le gain de temps ... à quoi sert-il, tant soit peu qu'il servirait à quelque chose ?
Dire que j'ai pensé raisonnable de réaliser un livre d'art sur les cascades d'Auvergne ; fichtre alors - dans quel délire de parisien étais-je rentré ? Ou alors, il fallut seulement se déplacer sporadiquement, sans jamais fréquenter - que dis-je ? prétendre fréquenter - la France profonde, tellement profonde qu'aucune lumière de l'esprit n'y parvient jamais...

Qu'en est-il de la 
liberté républicaine du 14 juillet ? Il faut être d'une bêtise incurable - pour ne pas se forcer à croire qu'elle procède philosophiquement de l'émancipation de l'Homme. Plus raisonnablement, lorsqu'en Grande-Bretagne les Lumières prenaient la figure plus civilisée de l'Enlightment (
John Locke), la caste des nobles devenait (en France particulièrement) un frein pour celle de la bourgeoisie développant commerce et industrie, le Monde moderne ayant autant besoin de producteurs que de consommateurs ; c'est la seule origine sérieuse de la fin de l'esclavagisme aux USA. Le carcan étroit des classes populaires est passé - se référant à Foucault - de l'enfermement à l'endettement* (l'homme endetté) ; le mondialisme n'est ainsi que la logique de la finalité de ce développement de passation en force du Pouvoir, et une finitude qui se retrouve avec l'ANPE  brisant les créativités au nom du rendement, du profit et du principe d'égalité. La marchandisation de l'homme est d'autant effective qu'il n'a de valeur marchande que comme corollaire* étroit et indispensable entre la valeur d'usage et celle d'échange. Pour régner - il faut vendre, pour vendre - il faut fabriquer, pour fabriquer - il faut faire consommer, l'Homme est mesuré selon le PIB, le bonheur d'après le progrès, c'est pourquoi la richesse non matérielle (comme la beauté des paysages en dehors du cadre touristique créateur d'emploi) est un frein pour une forme particulièrement fourbe d'esclavagisme, une chose ardemment combattue par le négrier ANPE. Comprenez-vous alors la raison, toute malicieuse, pour laquelle ont disparu les corps de métier, ce foisonnement de pouvoirs entre la personne du Roi et le peuple, et pourquoi le monde associatif - si précaire - a comblé un vide ? Pour ces entités qui brisent et cataloguent, au nom du chiffre* et de la statistique, je ne photographie plus, depuis début 2010, que la matière putride qui y correspond le plus intimement, la merde de trottoir. Hautement symbolique et réactionnaire. Car enfin, pourquoi ne pas se comporter en chien dès lors que l'Administration vous considère comme tel ?
* (Gilles Deleuze : "
L'homme n'est plus l'homme enfermé, mais l'homme endetté. Il est vrai que le capitalisme a gardé pour constante l'extrême misère des trois quarts de l'humanité, trop pauvres pour la dette, trop nombreux pour l'enfermement : le contrôle n'aura pas seulement à affronter les dissipations des frontières, mais les explosions de bidonvilles ou de ghettos (...) Beaucoup de jeunes gens réclament étrangement d'être “motivés”, ils redemandent des stages et de la formation permanente ; c'est à eux de découvrir ce à quoi on les fait servir, comme leurs aînés ont découvert non sans peine la finalité des disciplines. Les anneaux d'un serpent sont encore plus compliqués que les trous d'une taupinière")
* (Dans le sens de "conséquence nécessaire")
* (Gilles Deleuze encore : "
Dans les sociétés de contrôle, au contraire, l'essentiel n'est plus une signature ni un nombre, mais un chiffre : le chiffre est un mot de passe, tandis que les sociétés disciplinaires sont réglées par des mots d'ordre (aussi bien du point de vue de l'intégration que de la résistance). Le langage numérique du contrôle est fait de chiffres, qui marquent l'accès à l'information, ou le rejet. On ne se trouve plus devant le couple masse-individu. Les individus sont devenus des “dividuels”, et les masses, des échantillons, des données, des marchés ou des “banques. C'est peut-être l'argent qui explique le mieux la distinction des deux sociétés, puisque la discipline s'est toujours rapportée à des monnaies moulées qui renfermaient de l'or comme nombre étalon, tandis que le contrôle renvoie à des échanges flottants, modulations qui font intervenir comme chiffre un pourcentage de différentes monnaies échantillons. La vieille taupe monétaire est l'animal des milieux d'enfermement, mais le serpent est celui des sociétés de contrôle. Nous sommes passés d'un animal à l'autre, de la taupe au serpent, dans le régime où nous vivons, mais aussi dans notre manière de vivre et nos rapports avec autrui")
Quelque chose découlant du système semble l'attester : augmentation exponentielle de la précarité et écarts faramineux des salaires...
Aussi, radier des chômeurs lorsque les faits participent à se convaincre de la conformité des situations administratives, et envoyer le préfet procéder à une convocation - pour une demande d'aide, c'est déjà - certes dans une moindre mesure - choisir l'animalisation de l'homme qui trouvera son paroxysme avec la Shoah. C'est indigne de tout Gouvernement, quand tout laisse croire qu'il s'agit d'une instrumentalisation des statistiques, à seule fin politicienne. Pour moi la cassure est définitive. Le Pouvoir courtise ou brise selon, et les dogmes démocratiques ne gardent leur valeur officielle qu'en fonction de leur exposition sous les projecteurs médiatiques. Il suffit ! Alors, j'ai remarqué que je cite
Guy Debord à plusieurs reprises dans mon site, mais mieux vaut plusieurs fois qu'une - car c'est valable pour les sports de masse, la crise économique, la santé, aussi vraisemblablement le terrorisme (toujours des régions du globe où il y a des ressources à piller !), quand une telle quantité d'individus oblige de s'immiscer dans les têtes - pour en façonner la pensée (citoyenne ou autre) :
"Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation (...) Le spectacle se soumet les hommes vivants dans la mesure où l'économie les a totalement soumis. Il n'est plus rien que l'économie se développant pour elle-même".
Certains ont la Culture ou une intuition nécessaires pour espérer la restauration d'une
monarchie qui serait susceptible de résister au nivellement par le bas marchand et destructeur des âmes (les grandes surfaces, des radios comme energy, skyrock) ; l'Action française - dont je fus membre actif - garde encore malheureusement sa vision maurassienne de la politique, matérialiste, même si elle fait la part belle au pays réel (régionalisme) ; il parait plus lucide de penser que la décomposition ira jusqu'à son terme, qui ne peut être que la guerre totale et exterminatrice - considérant seulement la surpopulation mondiale annoncée. Les jeunes qui aiment tant jouer aux snipers y trouveront ainsi leur profonde aspiration.

 
J'ai couru après ma vie, après le statut d'architecte, après le portrait féminin, après l'espoir fou de m'enfuir de Paris, de devenir photographe de montagne. A quoi bon, j'ai été recalé ; j'ai mis 18 ans à quitter l'enfer carcéral et nauséabond de la capitale, tout en me faisant, pour le portrait, jeter avec un mépris toujours égal à lui-même par les dizaines de milliers de femmes que j'ai pu croiser au hasard des rencontres fortuites. Il est pénible d'espérer, car, abordez une personne et celle-ci tournera des talons à chaque fois qu'elle vous verra, refusera désormais de vous servir s'il s'agit d'une vendeuse, avec comme un dégoût à fleur de peau. C'est dans ce contexte de vie, que se retrouver seul dans un paysage est la délivrance qui restaure la dignité d'être comme l'intégrité affective. Avec le recul de la vie passée, le seul contact féminin digne d'intérêt eut été que ma propre mère me tue le premier jour. Quant à la vie urbaine de tous les jours et l'élevage concentrationnaire des porcs d'élevage, on se demande lequel des deux a davantage inspiré l'autre, tellement c'est devenu quelque chose d'odieux ; notre Monde dit moderne est devenu un mélange de spectacle, de scandale et d'entreprise de conditionnement cérébral où chacun est devenu un simple numéro... Il est déroutant de constater à quel point notre société moderne copie chaque jour davantage la figure rhétorique (et cinématographique) du Village de Portmeirion, - allégorie de la société de contrôle à laquelle essaye coûte que coûte d'échapper le n°6. Ce besoin compulsif de communiquer par SMS, de faire appel à Internet, et autres clubs de rencontre, est aussi le signe de cet enfermement intérieur dans lequel une société schizophrénique (des troubles cognitifs de la réalité, pour l'alogie, l'apathie et enfin la paresse) entend soumettre les âmes (dans le sens de l'Être, être soi, ou l'ipséité
*) ; dans notre société où l'information est synthétique, il n'y a plus cette progression : induction, analogie, syllogisme hypothétique et disjonctif qui marquent les degrés du raisonnement selon l'essence, d'après Hegel (citation donnée par Alain) ; la pensée unique domine l'échange, même désignée comme réactionnaire. La faute à l'éducation scolaire probablement, en ce que sa finalité* n'est pas de faire s'épanouir les individus - mais de les mettre sur le marché du travail, aussi, probablement, à la nature humaine qui s'en satisfait. La modernité dénie l'unicité à la personne qui n'est reconnue qu'en tant que composante individuelle, et donc remplaçable par tout autre pareille - voilà ce que prétend cacher le dogme libérateur...
* (
« Dans l’accomplissement éternel de ce procès, la vie se jette en soi, s’écrase contre soi, s’éprouve soi-même, jouit de soi, produisant sa propre essence ». Une analyse sur l'oeuvre de Michel Henri : "La pensée moderne repose sur le renforcement de l’approche traditionnelle selon laquelle l’homme est lié à la connaissance que nous pouvons en avoir, connaissance conçue comme scientifique et non comme accès de l’homme à sa propre essence. Dans le champ ouvert par la science moderne, l’homme en tant que tel n’existe pas, négation qui équivaut à celle de Dieu - réductionnisme non voulu par la science mais inévitable et effectif. La défense de l’homme véritable, transcendantal, est la tâche de la philosophie mais la pensée moderne l’a trop oublié. Que reste-t-il de l’homme hors de la Vérité de la Vie, dans la vérité du monde, ce monde qui aujourd’hui est d’une certaine façon l’Anti-Christ et dont l’agir est réduit à la technique, faisant de l’homme un automate ?")
* (Exemple : le peuple chinois a eu son Petit Livre rouge (1964), les Allemands les jeunesses hitlériennes (1922 :
Jungsturm Adolf Hitler), et les musulmans l'Aïd el Kébir (où l'on égorge les moutons et, car c'est plus jouissif, sans étourdissement), la France aura sa sinistre Marseillaise chantée dans les écoles par les enfants : "Qu'un sang impur abreuve nos sillons", dont il est dit que ce "sang impur" est celui du peuple faisant face aux Autrichiens - après que les nobles se furent enfuis des tranchées. Il n'empêche, un nouveau Ministère de l'édification du peuple pourrait fournir à chaque enfant une guillotine miniature et un hamster (travaux pratiques à emmener à la maison), après l'avoir instruit lors d'une visite dans un village vendéen reconstitué - où des androïdes plus vrais que nature pourraient illustrer tel enfant décapité, telle femme éventrée, tel vieillard embroché. Il reste le risque que nos gentilles têtes blondes attachent leur maîtresse - et lui tranchent un par un les doigts, ou qu'ils mettent le feu au chat des voisins. Quand on sait que les crustacés sont jetés dans l'eau bouillante et les poussins mâles dans les broyeurs, que le Premier ministre est frillant de tauromachie (Franz Weber (Des montagnes à soulever) : "un écoeurant spectacle de torture et de carnage" - qu'un lobby voudrait faire reconnaître par l'Unesco comme "patrimoine culturel de l'humanité"), est-ce intelligent d'instruire si vite les enfants de la conscience des adultes ?)

J'ai eu une chance extraordinaire - c'est d'avoir toujours eu la plus mauvaise note en philosophie (au lycée). C'était un début bien prometteur pour ne pas se laisser détraquer le cerveau ; avec le recul de l'âge, je suis convaincu que la manière dont est appréhendée la Vie participe, par l'anticipation dogmatique, à orienter la philosophie de l'Histoire. J'ai la conviction que le bonheur des citoyens n'est qu'une propagande destinée à propager une liberté fallacieuse, puisque liberté réductrice pour une dictature de l'esprit. Pour le dire simplement, il s'avère plus facile de diriger l'autre en lui laissant croire* que son action procède de son propre choix (d'où le culte de l'individualisme) ; l'Histoire de la Révolution française est si galvaudée, dirigée, qu'il parait douteux de croire que l'enseignement scolaire de la philosophie ne soit autre chose que l'instrumentalisation d'un conditionnement de masse, par où l'expression de la volonté générale devient ce vide aspirant les possibilités de l'Être, dont la finalité cachée - en cela totalitaire - est la marchandisation de l'homme. Un régime qui débute son règne par un régicide, la terreur et un génocide, et qui plonge l'Europe dans la guerre, devrait pourtant faire réfléchir sur ses véritables intentions... Souriez, vous êtes filmés !
* (René Guénon : "L
a grande habileté des dirigeants, dans le monde moderne, est de faire croire au peuple qu'il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse persuader d'autant plus volontiers qu'il en est flatté et que d'ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu'il y a là d'impossible. C'est pour créer cette illusion qu'on a inventé le "suffrage universel" (...) - il n'y a plus de place pour l'intelligence ni pour tout ce qui est purement intérieur, car se sont là des choses qui ne se voient ni ne se touchent, qui ne se comptent ni ne se pèsent : il n'y a de place que pour l'action extérieure sous toutes ses formes, y compris les plus dépourvues de toute signification") 

Voici ce que devrait être un reportage photographique sur la France profonde (ou : une idiosyncrasie française), quand l'ANPE interdit tout déplacement à l'artiste : BITOOKU !
Si l'on aime pas, ce n'est pas comme pour la publicité ... on peut passer à coté sans subir ... et c'est bien la seule différence !
(700 clichés en allant faire les courses pendant deux semaines (du 15 février au 28 février 2010), soit environ 50 déjections canines croisées en une seule journée !)
"
Vivre dans une société de merde", c'est à prendre au propre comme au figuré, un propre qui ne l'est d'ailleurs pas tant que cela...
- Photographies non truquées -
- Canon 5D II et 28 mm Zeiss ... sujet de prédilection pour la photographie "numerdique" -

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(Page dédiée à l'ancienne ANPE et à ses contraintes par corps, dans un pays où les immondes toilettes publiques révèlent l'âme d'un peuple)

Je revendique la qualité d'identité nationale pour ces photographies, car nulle part en Europe il n'est possible de déambuler sur des trottoirs regorgeant autant d'excréments, surtout pas en Allemagne - et jamais en Grande-Bretagne. Il m'est souvent arrivé, lorsqu'il pleut, de préparer des sandwichs dans des toilettes anglaises (papier, miroir, savon) - quand en France ces lieux sont totalement dévastés - ou gardent les traces de ceux qui se torchent le cul avec les doigts, puis se les essuient sur les murs ! La France est également identique à elle-même dans les sondages étrangers (ou études comparatives) : accueil hostile, niveau d'intelligence faible, hygiène déplorable.
Il parait logique que ces qualités spécifiques se renforcent en se rapprochant du coeur, du centre géographique, là où l'influence étrangère est la plus morcelée ou lointaine.
Serais-je enfin reconnu comme un artiste ? Publié sous le pseudo oulala : "L'Etat a gaspillé 400.000 euros pour acheter 24 daubes d’art contemporain de 20 lèches-bottes, lors de la 36e édition de la Foire internationale d’art contemporain, a signalé avec un peu de honte tout de même, samedi le ministère de la Culture dans un communiqué. C'est la cinquième année que le ministère fait procéder, via le Centre national des arts plastiques (CNAP), à
des acquisitions de caca d'artiste du pouvoir, exposées à la FIAC (22 au 25 octobre), précise le communiqué (...) Les 24 merdes, signalées par un cartel à la FIAC, iront appauvrir et s'entasser comme des milliers d'autres objets inutiles dans le Fonds national d’art contemporain, qui est devenu un grenier à gadgets d’art de l’État dont le CNAP assure la garde, la gestion et la diffusion. Le Fonds national d’art contemporain est le plus grand dépotoir d’art contemporain rassemblé en France (...) il s’est enrichi, depuis 1981, de plus de 28.000 horreurs (arts plastiques, photographie, arts décoratifs, design) avec l'argent du bon peuple, pendant ce temps, les français doivent se "serrer la ceinture et faire des efforts". Quant à moi, qui quémandais simplement l'autorisation de me déplacer à un stage photographique ... la réponse fut de me retirer brutalement le RMI. Etat de droit ? Vraiment ?
A ceux qui penseraient que les déjections canines ne sont pas
de lard, même pas du cochon, je rappelle l'exemplarité des oeuvres contemporaines de Marcel Duchamp, de Wim Delvoye (et sa machine à fabriquer - et à vendre - de la merde), de Piero Manzoni (caca d'artiste mis en boite : 90 "Merda d'Artista" cotant chacune plus de 30.000 euros, prix de l'or pour 30 grammes de merde), sans oublier la démonstration permanente du vide par le non moins vide (ou fou) Ben (site culture.lyon.fr : "Le Musée d'art contemporain de Lyon présente la première rétrospective consacrée à l’œuvre de Ben Vautier, artiste majeur du XXème siècle, connu pour ses performances*, installations et peintures"), sans oublier l'ancien, cher Président Jacques Chirac, pour qui toutes les Cultures se valent (ce qui est vrai en dehors de la Modernité - mais criminel de dire dans une société dont la volonté est de détruire toute valeur élitiste ou non marchande) ; les rappeurs seront fiers, - Gabriel Fauré doit se remuer dans la tombe... Il conviendrait de tenter l'expérience : combien de temps des jeunes résisteraient - mais en se tordant de douleur - au Cantique de Jean Racine, avant que leur cerveau explose en bouillie informe ?
* (En faisant à mon tour de la merde, j'espère mettre un pied timide dans le domaine prestigieux de l'art contemporain ... une reconnaissance en perspective peut-être ?)
Gabriel Fauré :
« Pour moi, l'art, la musique surtout consiste à nous élever le plus loin possible au-dessus de ce qui est ». Aujourd'hui, ce serait plutôt : « forniquer plus bassement que des bêtes », ou : « descendre encore plus bas que les immondices ! ». Heureusement, il nous est offert les trottoirs pleins de merde... Quelle chance !
Un carnivore gâche dix fois plus d'énergie et de surface agricole qu'un végétarien ... quels artistes aujourd'hui ont encore quelque chose d'intelligent à dire, à part déféquer pour se plier à la décadence qui profite à la société du spectacle, à celle de contrôle ? Il parait urgent de dire que la Culture sert davantage à déculturer (ou plutôt infantiliser) - pour que toujours plus de personnes écoutent Lady Gaga que Bach. Il est plus facile de
mener des esclaves que des hommes et des femmes libres et éveillés (cela est plus rentable également), c'est aussi la raison pour laquelle Coluche fut probablement éliminé, non pour l'intellectuel qu'il n'était pas, mais comme l'amuseur témoignant de ce que les hommes politiques ne sont pas respectables.
Que dire de plus ? En Auvergne, les photos de merde conviennent parfaitement au portrait. En centre naturiste, il est aisé de photographier - non pas à cause d'une perversité - mais parce que la communauté
* est composée de gens plus cultivés (pour une bonne part : professeurs, professions libérales, chercheurs, cadres supérieurs), alors qu'aller aborder une vendeuse, une coiffeuse, témoigne généralement de ce qu'il est impossible de communiquer en dehors des stimulis sensoriels habituels.
* (Mais là aussi les choses se détraquent, car de plus en plus de personnes se mettent nues, certes un aspect extérieur, mais ne communiquent pas, fument et mangent des animaux, c'est à dire ne manifestent plus la moindre intelligence ou conscience - qui faisaient dire à Günther Schwab qu'il s'agissait encore d'une forme d'élitisme. Mais après tout, les individus gardent juste ce qu'il faut de lucidité pour aller au travail, et on ne leur demande rien de plus ... et surtout pas davantage ! Imaginez alors des élus et chasseurs, s'amusant à tuer des bêtes pour le plaisir, et vous aurez la vision de la considération humaniste correspondante ... dans toute sa perversité sociétale)
A l'école, puis étudiant, mes copains m'appelaient "
anti-tout" ou "écolo facho" (visitez : http://popolon.org/ecolo/), avec l'âge je reste de plus en plus convaincu que ce sont les personnes qui ont une position "contre" qui font progresser la société, jamais ceux et celles qui s'y soumettent par cupidité, lâcheté ou conformisme (la plupart du temps).
Pour ce qui est des modèles féminins, le choix de dire ce que j'en pense est déjà en soi une forme de suicide artistique - et moral ; car, j'en suis en vérité beaucoup plus loin quant à mon dégoût : cela m'étonnerait vraiment que je fasse avec joie le geste d'aider une femme qui se noie - tout espérant bien entendu une réciprocité. Je dois dire que j'ai la toute autre sensation relationnelle en Grande-Bretagne (surtout pas en Irlande où j'ai longtemps pris le mépris pour de la timidité) et surtout en Allemagne, des pays non latins où la relation homme-femme n'est pas sur la défensive - comme en France, qui fut l'un des derniers pays à accorder le droit de vote aux femmes (le 21 avril 1944) et qui encore aujourd'hui est un cancre de la parité ; rappelons que, sous l'Ancien Régime (selon Régine Pernoud), les femmes chefs de famille votaient pendant l'élection des députés aux Etats généraux, depuis 1484 !
La République de
1789 fut en réalité une régression phénoménale du statut de la femme - commençant par allonger sur la guillotine les premières féministes, certaines idiotes actuelles prenant la "Liberté guidant le peuple" de Delacroix pour la femme en tant que symbole de la République, et non comme un attribut mammaire, nourricier et symbolique.
Quelles sont les Françaises qui vous toisent du haut de leurs talons hauts - tout en n'ignorant pas que c'est encore une
gestuelle de soumission ?
Et si une civilisation extra-terrestre venait nous manger ? Valons-nous davantage que cela, être engrossés pour servir de nourriture ? Bof. Suis-je encore correct ? Non, car il est incorrect de rester correct dans une société qui ne l'est pas, qui a même fait du scandale permanent (et de la bêtise) un exercice de style. Une humanité qui traite ainsi des milliards d'animaux dans des élevages concentrationnaires ...
mérite-t-elle de vivre ?
La matière fécale m'a donc rattrapé ! Depuis début 2010, une nouvelle vie commence pour moi : photographe du genre humain.
Pourquoi la misère de vouloir réaliser des portraits féminins - quand la merde est à portée de main (juste sous le pied), pourquoi se plier à la privation de la liberté par l'ANPE - quand les excréments sont juste sous la fenêtre, pourquoi aller se faire insulter par des Irlandais - quand on peut rester chez soi, pourquoi donner le sentiment aux Corses qu'ils perdent de l'argent - quand ne pas y aller fait faire des économies à tout le monde, pourquoi aussi se faire jeter des parkings (en Ecosse la nuit) - quand des montagnes de merde décorent
* nos villes ?
* (Pour Noël, il serait souhaitable de donner aux chiens des croquettes avec des colorants, afin d'agrémenter nos trottoirs de mille couleurs)
Comme vous le voyez ... j'ai fini par me soumettre au système. Je ne marche plus sur les bordures, car je suis rentré dans le rang ; la variété - qui souvent est de la merde - rapporte bien davantage que l'Opéra, je n'ai donc qu'à en prendre de la graine, comme tout le monde, devenir un vrai citoyen quoi !
Si tous les koi-koi se donnaient la main, ziva grave facile, trop bon ! Qui sait, de la merde de chien séchée, ça se sniffe peut-être...

Il n'est donc pas surprenant que le virtuel envahisse notre vie de tous les jours, cette dernière perdant progressivement de son essence. Existenz de David Cronenberg en est l'allégorie ; il n'y a rien à attendre non plus des hommes et femmes politiques qui saisissent dans l'âge d'or du numérique une atout de croissance, mais n'en perçoivent nul symptôme. La vie a quitté la sphère psychologique (individuelle et collective) pour se parodier dans une représentation ; c'est ainsi que montrer mes photographies n'a plus de sens quand plus personne ne peut leur accorder de dimension ontologique, c'est à dire quand sujet et objet se confondent. L'activité est uniquement détournée vers un utilitarisme, et les divertissements par procuration sont la récompense exclusive de l'effort. Montrer un travail personnel (penser par soi-même) ne peut donc que générer de la confusion, dans les esprits, ou le mépris ; c'est le propre des esclaves dans la philosophie nietzschéenne. Ces dernières années, j'ai survécu en Auvergne* ; imaginer réaliser des portraits est l'utopie déraisonnable, alors même que l'on devient vite persuadé qu'il y a plus d'humanité et de bonté - davantage d'intelligence pétillante - au fond des yeux des chiens, que dans ceux vénaux de leurs sinistres maîtres... Mais, bien entendu, il va sans dire que ce n'est qu'une impression toute personnelle et dénuée de tout fondement. J'ai donc décidé d'arrêter de montrer de nouvelles photographies, peut être d'en faire, et j'ai renoncé à la prétention au portrait, sachant que je n'ai ni moutarde ni petite culotte à vendre. Je dis donc non !
* (Je me suis fait une promesse en 2001 : offrir une tournée générale au groupe d'Auvergnats qui parlerait enfin d'autre chose que de sous (jouant sans cesse ce
Sketche du paysan (ça eut payé) de Fernand Raynaud), mais ce n'est jamais arrivé... Cette région est abrutissante pour l'esprit)
Pour ce qui est de la
créativité - celle-ci est passée de la servitude envers un maître à celle du profit, les derniers mécènes s'appropiant à peu de frais une image, comme l'instrumentalise la Légion d'honneur. L'argent ? La moitié sert à "faire de l'argent" à partir de rien, non à produire une richesse. La créativité ? L'Administration est là pour tempérer les initiatives non marchandes. L'art contemporain ? Il produit de l'argent - qui est majoritairement de la fausse monnaie - quand il propage l'absence de toute valeur intellectuelle ou spirituelle.

Je me suis limité à quelques destinations proches - où mes ressources et la
laisse administrative de la précarité* me permettaient d'accéder avec une facilité toute relative.
Il faut convenir que, contrairement aux
États-Unis, à la Grande-Bretagne ou même à l'Australie, la photographie de paysage est considérée - dans l'hexagone - comme un art extrêmement mineur, à un point tel qu'il m'a été impossible d'en faire reconnaître les droits d'auteur ... à l'hôtel des impôts, raison pour laquelle j'ai renoncé à en vivre, à vendre ; en quelque sorte, la France est devenue pays de terre brûlée, avant que de réussir enfin à la fuir fiscalement. Il en est différemment en Grande-Bretagne où des revues spécialisées publient les photographes, où cet art est pratiqué avec plus de soin, de perfectionnisme, de goût, et finalement de talent que chez nous. Je pense à une origine diverse, en premier lieu le cartésianisme* typiquement français et porteur d'un nihilisme intellectuel glacé, aussi à des paysages qui chez nous n'ont rien de transcendant, mais également à une politique dont il semble évident que l'objet est l'acculturation de masse dirigée vers le consommérisme, à la fiscalité conçue pour dissuader toute initiative créatrice non marchande. Chaque décennie atteste donc de la volonté évidente de faire baisser le niveau tant intellectuel* qu'artistique ; je n'ai pris conscience de cela que bien trop tard - il me reste ce site que je jette à la figure du crétinisme étatique.
* (La laisse administrative de la précarité - comme je le rapporte plus loin - se transforme en fouet dès lors que l'artiste revendique une liberté créatrice)
* (Raison pour lesquelles Wagner, Sibelius, ou Ralph Vaughan Williams n'eurent jamais pu être français - dans un pays qui a une telle haine sociologique de l'élitisme ; car, il est dans la nature profonde de la démocratie républicaine que d'inciter à se satisfaire du commun et de la médiocrité. Le jour où la jeunesse n'aura plus la moindre capacité mentale pour conjuguer un moindre verbe et où personne ne se souviendra que Bach et Mozart furent des compositeurs, nous pourrons convenir que la finalité égalitariste sera enfin arrivée à son heureux terme, car, en gavant le peuple de publicité débile, en réduisant la vie à la seule dimension marchande (c'est à dire la main d'oeuvre) - comme on le fait des animaux de boucherie - l'homme est devenu chaque jour davantage animalisé dans son comportement quotidien (les marchands) et s'identifie à un spectacle qui est une représentation à rebours et infernale de la Vie)
* (Par exemple, j'ai pris l'engagement de ne plus rien commander à des vendeurs français - tellement ils sont souvent stupides, de mauvaise foi, peu honnêtes ; la palme revient largement à la grande distribution : publicités mensongères, fausses promotions, prix économiques plus élevés que ceux du détail, musique abrutissante (abêtissant - étourdissant), personnel traité comme des esclaves, bonbons à hauteur des mains des enfants, pression sur les fournisseurs, surveillance, scanners aux caisses ; j'y ai travaillé : poissons tournés mais recyclés en douce à l'emballage, coefficients de 40, centrale d'achat située au Luxembourg - pour ne pas avoir à payer les fournisseurs. D'un coté une armée de vigiles, de l'autre une poignée d'inspecteurs de la Répression des fraudes. Ma sensibilité est celle-ci, incompatible avec la philosophie du nivellement par le bas engendrant déjà le génocide vendéen (250.000 habitants exterminés pour une cause révolutionnaire), car, au marchand qui me soupçonnerait de vol, je devrais lui appliquer - dans un mouvement extrêmement rapide de l'épée - le fil tranchant de la lame sur la gorge, lui posant alors cette brève question : "hé ! marchand ! il me semble que j'ai bien mal interprété ce que tu me dis ?")
Quand on étudie les programmes de la télévision, on constate que la recherche du profit relègue les concerts au beau milieu de la nuit ; quand on se promène dans une petite ville comme Riom, on observe qu'il n'y a pas de disquaire. Les espaces culturels des deux grandes surfaces se résument à 50 cm de rayonnage de Musique classique (choix considérable de variété) pour l'un, et à un vendeur qui ne sait même plus où celle-ci est rangée pour l'autre. Nos élus ont cru qu'une gratuité des musées attirerait un public bien plus large ; aussi, seraient-ils à même d'appréhender la troublante vérité : sous l'Ancien Régime, la noblesse écoutait une musique savante (exemple : George Onslow né d'une mère auvergnate et d'un père anglais), quand le savoir pour tous de la République cantonne strictement le goût populaire dans ce qu'il est ? L'excuse de l'exclusion n'étant plus recevable, est-ce la conséquence fâcheuse d'une politique consommériste (un nivellement orchestré) et utilitariste du Pouvoir (l'ignorance), ou en réalité celle de l'absence de pur hasard dans les naissances ? Le problème ne peut être pensé que par l'alternative : défaite idéologique des idéaux des Lumières ou instrumentalisation économique du principe d'égalité, si ce n'est encore que l'absence de la moindre élite intellectuelle au Pouvoir est un frein à la civilisation. Vendre et acheter sont les deux mamelles de la République,
il n'y a plus d'autre valeur que la consommation pour elle-même.
Du dirigisme de la Terreur - à la marchandisation des chômeurs, la Culture a perdu sa vertu. Qu'ai-je représenté, dans ce pays d'Histoire et de Culture, comme photographe d'art ?
Rien, encore moins que cela, je vous l'assure ; même Nicolas Hulot semble avoir marqué une relative importance, dans l'infime mesure où il pouvait être instrumentalisé.

Nous vivons dans
un Monde de réels cinglés ; ainsi, à en croire Günther Schwab, les particules radioactives fines (cancérigènes) des essais nucléaires à ciel ouvert commencent seulement à nous retomber sur la tête, quand elles ont déjà irradié, et de manière criminelle selon Patrice Bouveret, des appelés du contingent transformés en cobayes humains. Et ce n'est pas tout, force nous est de constater cette longue action soutenue des hommes et femmes politiques, pendant quarante années, pour détruire, - de la Culture a la nourriture frelatée, en passant par les sols, puis la désinformation*, les mensonges*, les manipulations*. Il a fallu en avoir de la rage au ventre pour maintenir ce cap tellement contre nature (grâce à Dieu, le droit de vote me fut retiré), tant et si bien que le Diable lui-même jetterait son tablier de dépit : les élevages concentrationnaires des bêtes sont le miroir immonde de la nature humaine. En exagérant très peu, pourrions-nous imaginer que l'Ordre des Illuminati n'a pas été réellement dissous en 1784 - comme il est affirmé officiellement, qu'il a fomenté les agissements populaires, des Jacobins jusqu'à la Révolution russe de 1917, quand Antony Cyril Sutton suggère la création de Skull and Bones (aux USA) - et le fait que sans le capital états-uniens de Wall Street (le Plan Dawes) ... il n'y aurait eu ni IG Farben, ni Vereinigte Stahlwerke (95% des explosifs), ni Adolf Hitler, ni seconde guerre mondiale ? Il s'agit bien entendu de la définition du Nouvel ordre mondial qui consiste - comme le panopticisme foucaultien ou la société de contrôle deleuzienne - à garantir un Etat absolu, et, dans la thèse-antithèse propre à la phénoménologie de l'Histoire chez Hegel, à agir de telle sorte que celle-ci reste toujours sous contrôle, - pour la diffusion d'une synthèse en quelque sorte préétablie et qui se retrouvera par exemple avec le 11 septembre et les feuilletons policiers imprégnateurs des comportements collectifs ("Les Experts"). Si tel n'est pas le cas, il est possible de se demander si le saccage écologique, celui humain qui l'est tout autant, ne sont pas la préparation à une venue de l'Anté-Christ* ... plus sérieusement la fin d'un cycle cosmique dans la métaphysique guénonienne ? Dans la voie de la multitude informelle, il s'agit toujours d'éloigner les individus de leur Être profond, de les rendre étrangers à eux-mêmes, et de les reformer. En fin de compte, quelle est la véritable liberté ? Se reconnaître comme esclave ou ignorer ce que l'on est vraiment ? N'y a-t-il pas là un mensonge considérable qui s'offre aux manipulations infinies ?

* (A n'en pas douter, la République continuera de fêter le 14 juillet ... tout en ne reconnaissant pas son génocide vendéen : "
Cet ouvrage (Le livre noir de la Révolution Française) n'entend pas "noircir" des faits qui témoignent par eux-mêmes. Cette violence inouïe, qui se réclamait des Lumières, produisit une onde de choc telle qu'elle devait s'étendre sur plusieurs générations. Le bicentenaire de la révolution aurait du être l'occasion d'aborder, hors idéologie, cette période. Non seulement il n'en a rien été mais tout a été fait par rapport au dogme officiel. Le génocide vendéen permet de mieux comprendre les génocides juif et arménien", Reynald Secher. Autre chose : le "soldat allemand idéal", Werner, dont la photographie fut utilisée pour promouvoir l'archétype de l'aryen de race pure s'appelait Goldberg. Selon Bryan Mark Rigg (« La tragédie des soldats juifs d’Hitler »), ce sont 150.000 soldats et officiers d'origine juive qui ont servi dans l'armée hitlérienne (certains officiers supérieurs recevant l'attestation d’aryanisation signée de la main du Führer), comme Reinhard Heydrich - selon une rumeur qu'utilisa peut-être Himmler (une grand mère juive, d'après Charles Wighton, dans son livre "Heydrich : le plus malfaisant acolyte d'Hitler", 1962))
* (A lire : "Le Crime de Tchernobyl : Le goulag nucléaire" de Wladimir Tchertkoff. Présentation de l'éditeur : "Ce sont les "liquidateurs", sauveurs ignorés de l'Europe, envoyés au sacrifice pour éteindre l'incendie de la centrale, qui souffrent de toutes les maladies inconnues de l'atome. Des centaines de milliers sont invalides, des dizaines de milliers sont morts jeunes ou continuent de mourir dans des souffrances inimaginables... Et ce sont enfin les médecins et les physiciens, trop peu nombreux à ne pas se soumettre au lobby nucléaire. Le livre rend compte également du combat de deux scientifiques biélorusses qui ont mis en jeu leur carrière, leur santé et leur sécurité personnelle pour venir en aide aux populations contaminées. Dissidents malgré eux, à cause de l'interdit imposé par l'AIEA à la reconnaissance des effets des faibles doses des radiations ionisantes sur la santé, le physicien Vassili Nesterenko et le médecin et anatomo-pathologiste Youri Bandajevsky sont persécutés, avec la complicité tacite d'organisations françaises et allemandes, pour s'être opposés au dogme officiel. Malgré l'ampleur du désastre prophétique qui faillit rendre l'Europe inhabitable, l'atome, à la faveur de la crise de l'énergie, revient sur le devant de la scène. On envisage tranquillement de quadrupler le nombre des 450 réacteurs existant de par le monde. Les Etats-Unis, l'Europe, vont s'y mettre, la France n'est pas en reste, avec l'EPR de Flamanville prévu pour 2011-2012, tandis que la Russie a le projet d'une centrale nucléaire flottante ancrée au pôle Nord... Rien moins que des bombes lancées dans le futur, rien moins que l'Apocalypse annoncée !". Comprenez-vous maintenant cette minimisation des hommes et femmes politiques, au moment précis où le nuage de Tchernobyl s'arrêtait à la frontière de la France ? La sentez-vous mieux ?)
* (Il faut constater une manipulation soutenue concernant le prix des produits biologiques ; non seulement l'agriculture biologique est considérablement moins aidée par vos impôts (80% de l'aide de la PAC se destine à 20% des plus grandes exploitations, ce qui en soi est déjà un scandale inouï), mais la grande distribution manifeste un tel sens commun pour l'avenir de l'humanité, qu'elle pratique des marges beaucoup plus élevées sur ces produits "à la mode" (lire à ce sujet Lylian Le Goff). Parallèlement, l'Etat se ne semble pas sérieusement se soucier des conséquences sanitaires (santé et coût) de l'agriculture chimique intensive, pas davantage de l'augmentation de la consommation de viande, faisant qu'il faut par an 7000 m² de surface pour nourrir un mangeur de viande, mais seulement 700m² pour un végétarien, soit un rapport de un à dix. (des chiffres donnés par Claude Aubert, ingénieur agronome). Citons enfin la réalisatrice Coline Serreau (auteur de La Belle verte stigmatisant tous les délires de la société de consommation) : "La mondialisation est un immense gâchis de ressources et un crime contre l'humanité (...) c'est la réalité et on nous la cache (l'agrochimie datant de la dernière guerre). Pourtant, tout le monde le dit : Vandana Shiva en Inde, Dominique Guillet en France (Kokopelli dont l'Etat veut la peau), tout comme cette femme ingénieur agronome au Brésil. Cette femme, d'ailleurs, démonte tout le système des subventions. C'est-à-dire qu'à travers les paysans, l'industrie a pompé tout l'argent du peuple comme ils l'ont fait pour la sécurité sociale" (Biocontact n° 201). Ce ravage généralisé dépasse sans commune mesure le vandalisme de bus par des jeunes qui n'ont pas la capacité de comprendre que leur action sert en réalité la société de contrôle et la croissance. Juste à coté du sophisme d'usage, mettre le feu à des véhicules favorise le langage sécuritaire et rejoint d'un point de vue strictement économique la politique de la prime à la casse. D'ailleurs, l'Histoire témoigne de ce que toutes les guerres sont utiles à l'économie, que la guerre économique a simplement ce besoin pulsionnel d'outrepasser le cadre moral des nations, pour certains intérêts particuliers. Bernard Maris, auteur de "La fourmi et la cigale" (son anti-manuel de l'économie) : "Et si l’inutile, la gratuité, le don, l’insouciance, le plaisir, la recherche désintéressée, la poésie, la création hasardeuse engendraient de la valeur ? Et si les marchands dépendaient - ô combien ! - des poètes ? Et si la fourmi n’était rien sans la cigale ? Voici venu le temps d’affirmer, contre les économistes, que l’inutile crée de l’utilité, que la gratuité crée de la richesse, que l’intérêt ne peut exister sans le désintéressement")
* (Le nazisme, ayant pourtant ses racines dans la société de Thulé - tout en nouant des liens avec la vieille Golden Dawn - ne pouvait supporter la concurrence avec le christianisme et la franc-maçonnerie :
« Pour notre peuple, au contraire (de l'Italie), la religion est affaire capitale. Tout dépend de savoir s'il restera fidèle à la religion judéo-chrétienne et à la morale servile de la pitié, ou s'il aura une foi nouvelle, forte, héroïque (mauvaise influence nietzschéenne), en un Dieu immanent dans la nature (et mauvaise influence spinoziste), en un Dieu immanent dans la nation même, en un Dieu indiscernable de son destin et de son sang (...) Toute cette exégèse ne sert exactement à rien. On n'arrivera pas ainsi à se délivrer de cet esprit chrétien que nous voulons détruire. Nous ne voulons plus d'hommes qui louchent vers « l'au-delà ». Nous voulons des hommes libres, qui savent et qui sentent que Dieu est en eux  (...) Nos paysans n'ont pas oublié leurs croyances d'autrefois, la vieille religion vit toujours. Elle n'est que recouverte par la mythologie chrétienne, qui est venue se superposer, comme une couche de suif, et a conservé le contenu du pot », Adolf Hitler - selon Hermann Rauschning : « Hitler m'a dit » (1939). Kerry Bolton : "Jung considérait que le primitif -- ou Ombre -- du peuple germanique était réprimé par un millénaire d'esclavage moral chrétien. Quand ce qui est naturel pour un individu ou pour un peuple entier est réprimé, il ressortira finalement sous une forme ou sous une autre. La préoccupation de Jung était que l'Ombre germanique puisse arriver à la conscience, avec pour résultat l'individuation collective de tout le peuple. Il avait déclaré en 1919, l'année même où Hitler adhéra au nouveau Parti des Travailleurs Allemands (DAP) : « Comme la vision-du-monde chrétienne perd de son autorité, la plus grande menace viendra quand on entendra rôder la "bête blonde" dans sa prison souterraine, prête à tout moment à jaillir avec des conséquences dévastatrices »", attestant que l'on ne définit jamais l'identité nationale, - que c'est elle qui est identificatrice, exactement comme pour ce qu'il en est de l'individuation, concernant ici l'inconscient collectif. Jost Turner : "Hitler était un individu hautement évolué qui avait depuis longtemps dépassé les limites étroites de l'intérêt personnel, donc mû essentiellement par une profonde conscience intérieure. Il était suffisamment évolué pour servir de canal à la puissante force psychique, inhérente à tous les Aryens, que le professeur Jung appela, à juste titre, Wotan". Il y a ainsi un réel danger potentiel à manipuler toute personne : "Si la vie de l'individu est régulée, comme dans un canal, au sein de la société humaine et en particulier dans l'Etat, il n'en demeure pas moins que la vie des peuples est semblable au cours d'un torrent bouillonnant que personne ne peut endiguer (...) Dès que ce n'est plus l'être (la conscience) mais la masse (l'inconscient collectif, l'Ombre) qui se meut, la régulation humaine cesse et les archétypes commencent à exercer leur influence" (Jung, Wotan, 1936), expliquant peut-être le carcan de plus en plus étroit qui se ressère avec la société de contrôle, une justification pour laquelle il y aurait une volonté sourde de mondialiser l'homme... En quelque sorte, il est possible également de mettre déjà en opposition Platon et Aristote, quant à la question de la maïeutique, car c'est bien l'origine philosophique du principe d'individuation : pour le premier cette idée va bien au delà (au deçà plutôt) des principes physiques, quand il s'agit de matérialité pour le second. Mais nouant avec la métaphysique d'Avicenne (distinguant l'essence de l'existence), Thomas d'Aquin, selon Gilson (en 1931) : « Ce que la doctrine thomiste de l'individuation a pour objet d'expliquer, c'est l'individuation même, et rien d'autre. De ce qu'il n'y aurait pas d'individus s'il n'y avait pas de corps humains, il ne résulte aucunement que ce soit le corps qui confère à l'individu sa dignité ni même qui en définisse l'originalité »)

Est-il raisonnable de croire encore dans une sagesse du Monde - cachée alors, - ou ne s'agit-il pas d'une foire d'empoigne où coexistent, comme elles le peuvent, des sagesses personnelles, semblablement à l'entassement d'ordure duquel a la prétention de s'extraire
Jonathan Livingston le goéland, vite rejeté par la société des mouettes ignorante de la verticalité ?
Combien de fois le Monde est-il passé au bord d'un cataclysme nucléaire ?

Comprendre les raisons diverses pour lesquelles une carrière est arrivée à un point mort est encore chose facile ; ce que l'on est, l'attitude, le drame de l'offre et de la demande, un peu de chance ou pas, mais surtout l'argent qui appelle l'argent et une politique de l'ANPE qui consiste à appliquer encore plus de contraintes là où justement il en faudrait moins - gérant en cela les individus comme on le fait  de marchandises - expliquent l'absence de consistance d'une carrière, en opposition à la vocation toujours vive, temporalité du conflit entre mêmeté et ipséité. Ce qui, par contre, est le plus difficile à appréhender, c'est l'origine de la matérialisation du Monde qui éloigne de l'Être, et considérer alors que l'éloignement de soi-même - qui favorise le panopticisme de la société de contrôle au sein de celle du spectacle - peut être soit l'origine soit la finalité, désormais une imbrication utilitariste se nourrissant d'elle-même, l'absurdité du Monde actuel qui se reflète dans le nihilisme de son art, la vocation exclusivement comptable de toute pensée politique. Ces photographies furent réalisées (ou arrachées) de 2003 à 2009, en venant
m'enterrer vivant en Auvergne (2001 à 2010), avec près de dix années de vie détruite. Y venir en tant qu'étranger, de surcroît Parisien, c'est mourir chaque jour : absence de la mer, des paysages quelconques, autochtones toujours méprisants, rénovation d'habitat saccagée par bêtise - et cupidité, créativité réduite à un effroyable néant avec l'ANPE qui interdit tout déplacement, tentative totalement vaine concernant le moindre portrait. Bref, un enfer sociologique de la France profonde, et autarcique, qui reste indescriptible ; avec le recul, ce que j'ai vécu et pu observer, je pense sincèrement qu'il est enviable de crever - plutôt que d'arriver dans cette région arriérée. Venu avec l'intention de produire un livre d'art sur les cascades, je repars écoeuré et en ayant détruit ce projet qui m'eut vraiment tenu à coeur, mais qui me donne la nausée rien que d'y penser. Comment cela peut-il exister ?
Au moment où le Pouvoir politique tentait d'instrumentaliser l'identité nationale (qui ne peut être qu'imaginaire) - comme il le fait de la peur, de la précarité, il est sain de rappeler que les voyages développent l'intelligence et les influences culturelles la créativité. S'ouvrir au Monde est très sûrement le meilleur moyen pour éveiller la conscience, - si ce n'est qu'il est habituel pour toute autorité d'instaurer quantité de techniques d'enfermement, c'est à dire de conditionner, en quelque sorte, avec la société de contrôle.

Pourquoi faudrait-il parler de photographie sur un site exposant des photographies ? Il y a des choses beaucoup plus urgentes à dire du point de vue de l'éveil cérébral. Bien entendu, il est de plus en plus difficile d'approfondire la réflexion du fait de la "pensée unique" qui s'impose dans les esprits à un rythme grandissant. L'Être, la conscience d'Être en premier lieu, - que Heidegger identifiait avec la dignité de l'Homme, est une valeur non marchande qui a échappé à l'entendement des comptables (comme cons derrière une table) de la modernité. On peut dire, fin 2009, que l'entreprise du
saccage généralisé touche à son terme : augmentation exponentielle des cancers, destruction à 90% des sols, et éradication de la Culture (exemple : la grande distribution - favorisée pour les caisses noires politiques - a mis à genou les disquaires, pour finalement délaisser toute Musique savante) par une suite de différents procédés, dont le dernier imaginé sera la radio numérique juste bonne à diffuser du bruit*. La caractéristique du bruit est qu'il empêche de penser et c'est là où je veux en venir, ce terme chaotique - qui est une régression du genre humain - est peut-être son propre but. Laisser faire le ravage de l'esprit, en argumentant que c'est la conséquence du capitalisme, ressemble formidablement à la fabrication d'un panopticisme qui serait un enfermement intérieur. Nous ne vivons même plus dans un "étant", la vie est constamment en représentation et le jugement par soi-même annihilé ; ainsi, le contrôle devient total pour un Meilleur des Mondes. Le fait de m'être fait supprimé le minimum vital (RMI) pour avoir simplement sollicité son aide au Ministère de la Culture est en soi révélateur, si cela fait longtemps que le laid est présenté comme beau (plutôt : il n'y a plus de jugement de valeur) afin de détruire l'âme au plus profond d'elle-même. Il n'est donc pas certain que cette décadence s'entretienne seule ; je dirais même que rien de ce qui arrive, cela peut être dit des révolutions, des guerres, ne le serait jamais, en réalité, de son propre fait. Un troupeau est plus facile à discipliner, surtout lorsqu'il est affublé du titre peuple légitime. Cela est vraiment monstrueux. Lorsque j'écrivais "éveil cérébral", je voulais parler de conscience, de conscience intérieure ... mais cela existe-t-il encore ? Qui pense encore par lui-même ?
* (D'après la vertu du silence chez Bossuet. Aujourd'hui le vacarme entraîne la croissance, mais on ne sait plus très bien, d'ailleurs, lequel entraîne l'autre. Le silence, c'est la réflexion, la méditation, l'introspection, la mesure - et le contraire du "vouloir plus". La modernité, dominée par les démons de la puissance et du profit, dilapide les ressources mondiales, c'est Hybris, la démesure. Citons ici Sénèque : "
Toute vertu est fondée sur la mesure" (Lettres à Lucilius) ou encore Montesquieu : "Les politiques grecs ne reconnaissent d'autre force que celle de la vertu. Ceux d'aujourd'hui ne vous parlent que de manufactures, de commerce, de finances, de richesses et de luxe même". Bien entendu, la vertu des "hommes bons" chez Nietzsche était déjà : "Nos vertus ne sont le plus souvent que des vices déguisés" et "L'hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu" chez La Rochefoucauld. Diderot annonçait déjà le Surhomme (« Et la vie elle-même m'a dit ce secret : "Vois, dit-elle, je suis ce qui doit toujours se surmonter soi-même" », dit Zarathoustra - en opposition à la morale plébéienne) - et la nouvelle société disciplinaire de Michel Foucault : "Il ne faut de la morale et de la vertu qu'à ceux qui obéissent". Le bruit est vital pour notre modernité ; des esclavagistes - pardon, des chaînes de montages de téléviseurs japonais (en France) - diffusent de la musique barbare au maximum du seuil légal pour générer le stress accélérateur du travail ; ailleurs, le bruit sert à masquer le vide intérieur)

Je me retrouve donc dans la précarité à plus de 50 ans, je suis végétarien comme Pythagore ou Léonard de Vinci - car je suis persuadé que l'homme devra accéder enfin à cette conscience s'il veut dépasser son cerveau reptilien et franchir la crise écologique (déjà enfant je prétextais d'aller aux toilettes - pour recracher la viande*, espérant avaler le moins de sang possible), j'ai usé ma vie à essayer d'arracher (c'est un terme choisi au pays de la liberté : ARRACHER !) du temps libre (qui est pris par la Modernité pour de l'oisiveté) pour aller photographier les lumières naturelles, avec dernièrement l'ANPE qui m'immobilisait les deux jambes comme on le faisait d'un esclave ou d'un condamné à mort, j'ai passé mes dix dernières années dans le froid, j'ai été abusé de toute part par les artisans, les marchands, les hommes de loi - car l'utilitarisme écrase toute velléité de l'Être, il fabrique (c'est un terme juste au pays de la "ferme des célébrités" : FABRIQUER !) des hommes-animaux ; ces derniers sont tellement formatés qu'ils ne réagissent plus aux multiples scandales sanitaires. Alors, on m'a bien ôté le RMI comme on conduit, par traîtrise, un cheval devenu inutile à l'abattoir*, mais je suis fier de ce que je suis, du peu que j'ai réussi à créer. Je suis profondément choqué par l'inconsidération qu'a Frédéric Lodéon de s'afficher en public avec la légion d'honneur. Personnellement, sachant tout ce que je rapporte dans mon site, je recevrais cela comme une vraie souillure.
Être mis au banc de la société est encore aujourd'hui, en ces Temps d'immense conditionnement cérébral, le meilleur signe distinctif d'une pensée qui se voudrait juste.
* (Le site R.A.G.E. : "Il y a la rectitude politique. Le cochon c'est un porc, la vache du steak, la CHAIR ANIMALE de la viande. On n'oserait jamais demander : « Et votre cadavre, vous le voulez comment, saignant ? ». Au magasin, l'allée des cadavres dégage une odeur pestilentielle, bien différente du comptoir des fruits et des légumes. Les carnivores font de la dénégation, une barrière mentale les séparant des animaux morts dans leur assiette. La viande disparue sous la sauce, ce n'est pas un animal qu'on mange mais un morceau vaguement apparenté au monde des bêtes. Pas le monde des chats et des chiens, ces adorables animaux de compagnie, mais celui des stupides poules ou des sales cochons cachés dans des centres d'élevages intensifs, loin des tables gastronomiques. Personne ne veut connaître l'existence des ABATTOIRS. Il est impossible d'y entrer et d'y filmer la mise à mort des animaux. Les propriétaires exercent une censure, un contrôle sur leurs sinistres bunkers. À d'autres la sale besogne, que le sang coule loin de nos yeux")
* (Le site R.A.G.E. : "Quand, la «machine à viande sur patte» est enfin prête pour la consommation, on la conduit au lieu de l'extermination finale : l'abattoir. Mais avant, les bêtes auront supporté les ventes aux enchères, les chocs, les blessures, les intempéries et l'étouffement dans les wagons ou les camions de transports. Expulsées avec violence des camions (à coup de pieds) elles arrivent à l'abattoir, où elles sont à nouveau harcelées et brutalisées. Dans un climat de terreur amplifié par les cris de peur, les animaux sont sommairement assommés ou électrocutés. Suspendus à des crochets par une patte, la tête en bas, on leur coupe la gorge (...) S'il y avait des fenêtres aux abattoirs et s'il était permis de les visiter, peut-être n'y aurait-il plus personne pour manger les animaux ? Que préférons-nous : que la Terre soit un grand jardin ou un abattoir sanglant ?" (http://www.reseaulibre.net/rage/cheval.html). Cet abattoir sanglant concerne désormais une partie toujours plus large de l'humanité qui crève de faim (à cause du gaspillage des ressources - du fait de l'élevage) et la déforestation qui en résulte. Maintenant, il s'agit d'un vrai crime contre l'humanité. Quand Isaac Bashevis Singer parle d'un Eternel Treblinka (pour les animaux), il oublie que depuis la Shoah ce sont 400 millions d'êtres humains qui sont morts de faim (24.000 par jour). Charles Patterson : « En 1991, pendant la guerre du Golfe, les pilotes américains comparaient les tirs sur les soldats iraquiens à des tirs sur des dindes ; les civils qui couraient s'abriter n'étaient que des « cafards ». En temps de guerre, ce genre de comparaisons permet de déshumaniser l'ennemi et facilite ainsi le meurtre (...) il s'agit d'une redéfinition nécessaire pour que des non-psychopathes puissent massacrer des innocents sans toutefois se reprocher quoi que ce soit. Enfin, dans Mein Kampf, Hitler décrivait les Juifs comme étant « des araignées qui sucent lentement le sang du peuple, une bande de rats qui se battent entre eux (...) les sangsues éternelles » ; c'est une manière de banaliser l'horreur que de comparer des hommes et des femmes à du bétail - quand les mangeurs de cadavre gardent les points serrés sur les oreilles, les mains devant les yeux, pour ne pas savoir qu'ils sont des vampires. Quelle différence chiffrée existe-t-il entre Shoah et production de viande ? C'est l'efficacité marchande de la seconde pour faire mourir des hommes. Cela s'appelle la croissance et relègue Hitler dans l'amateurisme du crime, et Ben Laden (s'il existe) dans celui du terrorisme. Comprenez-vous enfin cette raison insidieuse pour laquelle le domaine culturel (c'est penser, sentir) est de plus en plus soumis au rendement ? 3000 personnes travaillant en France pour faire vivre les Opéras - et c'est déjà trop ; par contre, quantité de contractuels pour racketter sur les parkings payant, voilà qui est vital)

De très bons esclaves :

Ces photographies de ce site ont été réalisées entre 2003 et 2009, en dormant dans ma voiture l'hiver (pour les passages en bateau moins cher et les autochtones qui vous reprochent moins de ne pas leur apporter de sous) ; je ne peux même rien en faire, puisque l'Hôtel des Impôts en refuse les droits d'auteur - dans la mesure où cette activité artistique n'est pas mentionnée dans la liste officielle des métiers d'art... Hormis ce détail, se déclarer comme photographe est d'une complexité sans fin, soumise à l'arbitraire des fonctionnaires. Il n'y a pas de doute, on aime les artistes en France. Aussitôt arrivé en Auvergne en 2001, je me suis fait roulé et mis sur la paille (mensonges de l'agence immobilière - expert véreux - entreprise de rénovation fraudant même sur l'assurance décennale - et, c'est merveilleux, le tribunal qui rejette sa propre expertise pour cause de non présence de la partie adverse - une ficelle d'avocat, un sacré métier, lucratif, prestigieux), j'ai passé deux années à la rue (toiture neuve instable), je me suis retrouvé chômeur avec l'ANPE m'interdisant tout déplacement photographique. C'est pour avoir osé réclamer un déplacement à un stage que le préfet (contacté par le Ministère de la Culture) m'a fait radier - en moins de 2 jours - alors que la situation était régulière. Comme je viens de le dire, on aime les artistes en France. Toute histoire a sa morale : je suis venu en Auvergne le temps de finir un ouvrage sur les rivières et les cascades, mais "j'en ai tellement pris plein la gueule" que j'y passe mes derniers mois à photographier une des caractéristiques du pays - lorsque l'on est étranger (au moins 50 km), c'est à dire les excréments de chiens, comme pisser sur les murs - et cracher par terre. Le maire du village eut beau dire "on ne vous retient pas", la perte de mon argent et surtout le manque de travail m'ont plongé dans la précarité, à 50 ans. Cela ne pardonne pas, malgré le sophisme de Monsieur Sarkozy toujours prêt à stigmatiser des coupables. La seule réponse de l'Etat, de l'ANPE, face à mes difficultés, fut donc de me contraindre davantage pour que je réalise encore moins de photographies, pour m'enfoncer encore plus. On aime l'artiste en France - lorsqu'il apporte de la TVA ou diffuse du non-sens convenu, comme porte-parole du nihilisme d'un Etat qui n'a plus de philosophie de l'Être : "l'absence d'essence (ou liberté), le refus d'une essentialisation a priori de l'homme, s'est traduite par une pulsion de production de la communauté humaine - de l'essence de l'homme" (Frédéric Neyrat). Dix années plus tard, après l'enfer auvergnat - là où toute discussion tourne autour de l'argent (et à un degré obsessionnel), je suis enfin dans la possibilité financière de me redresser et d'envisager un retour à la dignité (avec l'arthrose en plus), mais la merde est bien le moindre des présents que je puisse faire, car L'amour se partage. Des juges jettent en prison les femmes infanticides. Il ne s'agit bien entendu aucunement de Justice (dans le sens éthique), mais du maintien de la morale servant à encadrer un cheptel humain, comme pour la drogue (comment justifier sinon l'amiantage irresponsable ?). Me retrouver à 50 ans dans l'interdiction d'exercer mon art - pour 400 euros ... n'eut-il pas mieux valu, somme toute, que ma mère me fracasse contre un mur à ma naissance ? (ce n'est pas un jugement moral). Ainsi donc, l'Auvergne aura été ce lieu maudit : non satisfaite de voler l'argent, elle impose de demeurer sur place - et interdit la pratique photographique (photographe de littoral). J'y ai perdu la dignité dans le sens aristotélicien : obligé de ne plus être "soi-même". Il est vrai qu'il n'y eut qu'une épaisseur tranchante entre le fait de proclamer la Liberté (pour les féministes que l'on continua de guillotiner, comme Manon Roland : « Ô Liberté, que de crimes on commet en ton nom ! » ; Aussi, le procureur de la Commune de Paris, lors de l'exécution de Marie-Olympe de Gouges : "Tous ces êtres immoraux ont été anéantis sous le fer vengeur des lois. Et vous voudriez les imiter ? Non ! Vous sentirez que vous ne serez vraiment intéressantes et dignes d’estime que lorsque vous serez ce que la nature a voulu que vous fussiez. Nous voulons que les femmes soient respectées c’est pourquoi nous les forcerons à se respecter elles-mêmes" ; Marie-Olympe de Gouges : « le sang, même des coupables, versé avec cruauté et profusion, souille éternellement les Révolutions » (réponse à la Marseillaise rendue obligatoire dans les écoles)) et la guillotine réduisant les corps pour pouvoir l'imposer ; tout ce sang impur. Depuis, cette Liberté sert à s'y immiscer - par tous les moyens : "comportement citoyen", "pensée unique", gavage publicitaire*. Les enfants (oui, s'en prendre aux enfants, tout de même !) regardent en moyenne 20.000 spots publicitaires par an, jusqu'à 390 heures annuelles (selon Lawrence Lessig (Free Culture) - au Québec où la publicité destinée aux enfants est censée être interdite depuis 1980). Devenir libre commença avec les têtes coupées, - pour aboutir au "travailler plus pour gagner plus" ; la part de l'Être ne finit pas de baisser pour être dominée par l'étant, pour une civilisation "à rebours" (qui est devenue le sens symbolique de la parodie satanique) : "j'exproprie les corps de leurs sensations pour ne leur laisser que quelques prothèses qui leur permettent de s'adapter au machinique" (Philippe Sollers et le Diable : "Hélas, le mot d'ordre aujourd'hui, c'est travailler plus pour penser moins"). Le machinique... et son encadrement : un panopticisme foucaultien. Il est déjà trop tard, et Christine Lagarde convia que nous pensions trop (et n'agissions pas assez), mais ne s'agit-il pas - en s'attaquant à la Culture, selon Luc Ferry - de détruire les "valeurs traditionnelles", pour produire ce "temps de cerveau disponible" de Patrick Le Lay ? Pourquoi les marchands seuls tireraient avantage du nivellement par le bas ? Ceux qui ont la prétention de diriger supportent-t-ils les questions qui les dépassent, ne préfèrent-ils pas la gestuelle des poignées de main les jours de marché populaire - quand les débats politiques finissent en coups de bec dans un indescriptible poulailler télévisuel ?
* (Citons donc le "Mouvement pour une Alternative Non violente" : "Comment un jeune enfant peut-il résister aux spots publicitaires qui lui vantent sans arrêt des jouets, des sodas pétillants, des crèmes onctueuses, des vêtements de marque, le téléphone portable dernier cri… ? Non seulement le jeune enfant ne fait pas la différence entre la réalité et la fiction, mais il ne comprend pas la finalité commerciale des publicités qui le matraque pour le formater - jusqu’à 60 spots le mercredi matin ! Ces publicités dictent à l’enfant des comportements auxquels ses parents vont être confrontés : tyrannie des marques, grignotage, obésité, perte des valeurs… La publicité à la télévision nuit gravement à la santé et à l’éducation". Véronique Smée (décembre 2006) : "Les enfants ne seront pas épargnés par l'augmentation de la publicité. Le Parlement européen a adopté, le 13 décembre 2006, la directive « Télévision sans frontières », qui autorise une diffusion plus large de la publicité, notamment à travers le « placement de produits » dans les émissions, les films et les téléfilms. Les associations de consommateurs, qui souhaitaient une interdiction des publicités pour la « junk food » dans les programmes destinés aux enfants, n'ont pas obtenu satisfaction. Elles demandent aux ministres européens d'intervenir pour interdire ces spots, comme l'a récemment décidé la Grande–Bretagne pour les programmes s'adressant aux moins de 16 ans (...) La Food Advertising Unit considère que les derniers travaux scientifiques ne permettent pas d'établir un lien direct entre la publicité pour certains types de produits alimentaires et le développement de problèmes nutritionnels chez les enfants. Des arguments totalement contredits par l’étude, réalisée en octobre 2006, par l'UFC-Que Choisir, concluant que plus les enfants regardent la télévision, plus ils consomment de produits gras et sucrés. Après avoir analysé l’impact des spots publicitaires sur les comportements alimentaires des enfants, les conclusions de l’association sont sans appel : la publicité contribue largement à diriger les enfants vers des produits qui contribuent à l’obésité". La publicité, qui n'est plus de la réclame (la réclame ne manipule pas, mais informe), c'est cela : s'introduire indûment dans ce qui est du ressort d'autrui, viol des corps, viol de l'âme, crime ontologique)
Lorsque l'on est traité comme une marchandise par l'Etat, c'est à dire quantifié, où se situe la vie, l'Être ? Où est le sens si sens il y a ? Dans le
spectacle deborien ?
Ce monde est vraiment fou. Enfin, pas tant que cela. Il s'agit plutôt d'hypocrisie, car, comment qualifier le fait d'enfoncer les artistes plongés dans la précarité - tout en mettant en branle moult lois pour sécuriser les "droits d'auteurs" de ceux
qui vendent. Le fait de vendre n'est-il donc pas plus important que celui de créer, auquel cas l'art populaire finira par évincer celui plus savant ? L'art et les artistes ne sont ainsi pas les critère dominants ; seule la rentabilité et le profit motivent l'action politique, comme l'est la gestion d'un producteur de lait envers ses vaches : plus bonnes à rien, et elles sont envoyés à l'abattoir. Les créateurs de pornographies doivent être heureux de ces lois, - elles sont faites pour l'argent sans odeur. Moi, j'ose l'écrire, cette politique culturelle pue. Les crédits pour l'Art ne cessent de baisser - les jeunes sont sans doute trop "culturés".
Citons l'
Union fédérale d'intervention des structures culturelles : "L'Etat a décidé de réduire le budget qu'il consacre à la culture (...) L'Etat, en se désengageant, démantèle le maillage artistique et culturel français, renforce les inégalités territoriales, lamine l'action de proximité et confine les populations à l'offre unique et globale des industries du divertissement. L'Etat refuse de voir l'importance économique, sociale et symbolique des milliers d'équipes qui font la dynamique artistique et culturelle de notre pays. En faisant reposer les baisses de crédits sur des structures qui sont parmi les plus fragiles du champ culturel, et en centralisant ses moyens sur ses propres institutions, l'Etat met en danger la diversité artistique et culturelle en France". Que ce soit donc pour la religion ou pour l'art, la compréhension philosophique qu'a le Pouvoir - utilitarisme ou instrumentalisation - revient à ce que l'Être soit confondu avec l'étant, plutôt que l'étant contrôle l'Être, ce qui n'est pas très éloigné du nihilisme sartrien : l'existence précède l'essence, sauf que la liberté est confisquée au nom de tous, quand tous ... ce n'est personne. Seul le chaos social en résultera, car on ne joue pas impunément avec l'âme d'autrui, Jung l'a bien analysé dès 1936 avec Wotan. Quant à l'idéologie maoïste, nous avons pu observer à quel point elle permet le développement personnel ; mais la brimade financière, cela rejoint le goulag dans ses effets... Pendant longtemps les artistes ont été mis au service des puissants, désormais l'art est assujetti à la finance. Comme cette dernière est tributaire de la consommation de masse, il y aura un art préfabriqué. Un art préfabriqué ne peut se justifier que dans une société qui perd tout repaire intellectuel et artistique, ce que dit Philippe Sollers en ces termes "l'affaiblissement de la lecture produit de très bons esclaves". De très bons esclaves...
Les meilleurs esclaves sont ceux qui l'ignorent et qui en redemandent. Le gavage publicitaire est tel, les faits divers décousus des journaux télévisés sont tels, qu'il ne reste guère de place pour prendre, par exemple, conscience que "
plus de 20% des légumes du marché contiennent des doses supérieures à la norme européenne" (n°6297 du Pèlerin). Selon Jean-Louis Borloo, le Grenelle de l'envirronement stipulait que "la France allait réduire de 50% son utilisation de pesticides dans les 10 ans à venir". Selon Univers-Nature (en 2008) : "Or, 6 mois après les "beaux discours" du Grenelle, au regard de ce qui vient de se passer pour les OGM, où le projet de loi initial qui visait à encadrer fortement les possibilités de culture commerciale a été remanié par les députés et sénateurs en faveur des pro-OGM, gageons que le lobby des pesticides est à l'œuvre dans les hautes sphères de l'Etat". Est-ce alors une manifestation de la "dictature rusée du renard" de Michel Onfray, - fin 2009, l'INRA annonçait que la réduction pourrait être de l'ordre de 30%, - mais non de 50 comme annoncé, INRA qui constate une diminution de la consommation de viande rouge : "Dans le cas de la viande de bœuf, on observe que la consommation par personne est sensible à la fois au niveau de revenu du ménage, à l'âge du chef de ménage et au niveau d'éducation du ménage. Tous les effets sont fortement significatifs et si le revenu et l'âge ont un effet positif sur la consommation, le niveau d'éducation a, au contraire, un effet négatif. Les ménages qui ont fait des études supérieures consomment 2,2 kg de moins par personne que les ménages qui ont un niveau d'éducation primaire. La consommation annuelle moyenne étant de 6,4 kg par personne, l'effet est important et illustre l'impact que peuvent avoir les messages nutritionnels sur le comportement des consommateurs les plus éduqués", une des clefs pour la compréhension de l'origine de la baisse du niveau intellectuel, seule capable de contrer les "effets négatifs", - pour la croissance. Yann Arthus-Bertrand, sans doute instrumentalisé dès le départ par ceux qui ont besoin de l'écologie pour relancer la machine industrielle, et d'une tête sympathique, semble s'échapper : "20% de la population  du monde est en train d'utiliser 80% des richesses de la terre, cela ne peux pas continuer comme ça (...) les élevages industriels sont les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre. Le méthane est un gaz vingt-trois fois plus puissant que le Co2 et l'élevage industriel produit plus de gaz à effet de serre que tout le transport réuni (...) L’élevage est aussi la plus importante source locale de pollution des eaux par ses affluents…La production de viande est également grande consommatrice d’eau : Il faut entre 13 000 et 100 000 litres d’eau pour produire un kilo de viande de bœuf ! Car le bétail est nourri de céréales, et en particulier avec du maïs dont la production nécessite énormément d’eau. Ces mêmes céréales sont aussi une des principales causes de déforestations, au Brésil notamment où c’est en grande partie pour l’alimentation du bétail que la forêt disparaît un peu plus chaque jour. Le bétail mondial consomme à lui seul une quantité de nourriture équivalente au besoin calorique de 8,7 milliards d’humains, soit plus que la population totale de la planète ! En diminuant notre consommation de viande, c’est aussi des populations entières que nous sauvons de la famine". l'INRA envisage 30% de réduction des pesticides pour une perte de 6% de rendement - mais sans remettre en cause la production bovine, si ce n'est estimer que le reste de la population devrait suivre : "Le rôle des facteurs économiques (prix relatifs des produits et revenus des consommateurs) reste très important pour expliquer et anticiper l'évolution des consommations. S'y ajoutent désormais les effets de l'information nutritionnelle qui peut agir très fortement, positivement ou négativement selon les aliments. Ces effets touchent d'abord les groupes de consommateurs les plus réceptifs à l'information, mais on peut penser qu'ils s'étendront progressivement à l'ensemble de la population". Concluons avec 100% Naturel : "Entre l'objectif mou du Grenelle et les réticences de la majorité des agriculteurs, les fabricants de pesticides ne doivent probablement pas trop s'inquiéter". La sagesse ne peut pas émaner des partis politiques. La vraie Démocratie, dans son sens noble, - c'est le combat associatif*, certainement pas le droit de vote. Voter, c'est déjà ne plus être tout à fait libre, c'est se soumettre à une idéologie dont on espère* qu'elle favorisera nos propres intérêts. Le jeu de la multitude se perd alors très vite dans les méandres du Pouvoir, - Cour d'honneur pour les lobbies. Dirigisme caché (130 membres du groupe Bilderberg par qui aurait été désigné le premier président du Conseil européen - après l'orchestration du mondialisme économique, banques, lobbies et Franc-Maçonnerie), tissu économique du rizhome deleuzien, ou forces occultes ?
* (Le combat associatif est ce qu'il subsiste du comportement aristocratique. On appelle faussement "démocratie participative" un contre-pouvoir démocratique formulé par "s'informer c'est déjà agir" : "
L'origine de ce que Pierre Bourdieu nomme la "contre-démocratie" n'est que l'aboutissement logique d'un réel abandon, voulu et entretenu par les milieux économiques, de certaines préoccupations économiques, sociales et écologiques par les Etats" (contre-pouvoir.be), qu'il est problématique - pour des raisons d'entendement collectif - de restructurer en entité unifiée, sans tomber dans le même piège du quantitatif que celui de la Démocratie elle-même : "Le citoyen typique tombe à un niveau inférieur de performance mentale dès qu'il entre dans le champ politique. Il argumente et analyse d'une façon qu'il reconnaîtrait immédiatement comme infantile dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient primitif. Sa pensée devient associative et affective" (Joseph Schumpeter, en 1940). Ainsi donc, dire que le Pouvoir corrompt est une compréhension tronquée. L'origine du besoin d'un monde associatif procède du vide existant, en Démocratie, entre peuple et Pouvoir, espace qui, sous l'Ancien Régime, était occupé par les corps de métier, les corporations. Entre pouvoir législatif ayant toujours plus de prérogatives et peuple composé d'individus quantifiables, la démocratie participative est une résistance : associations contre lobbies et syndicats contre patronat. Pour garder les arcanes économiques du Pouvoir, au nom d'une conscience collective fantasmagorique qui est utopique, l'Etat français a privé les associations du droit à faire des bénéfices - non réinvestis, et donc il se méfie des Fondations - très actives en Grande-Bretagne (161.000 charities) : "Si elles sont peu importantes en France, c’est que la France a la réglementation la plus tatillonne et la plus restrictive d’Europe. "En France, l’influence directe du gouvernement sur la gestion des fondations est la plus importante de tous les pays de l’étude" (Foundations in Europe) (...) Le délai d’autorisation est en France d'au moins un an ; les refus ne sont pas motivés (...) 100% des dons sont déduits des revenus dans 7 pays : Belgique, Danemark, Autriche, Allemagne, Grèce, Irlande, Grande-Bretagne. Pour la France 50 % des dons sont déduits des impôts dus (ce qui est moins avantageux pour tous les revenus supérieurs à 46 K€/an). le plafond des dons est généralement de 10% des revenus. Mais il n’y a pas de plafond en Grande-Bretagne et Irlande" (source : IFRAP). Le Pouvoir jacobin est exclusif, l'alternance politique sert à évacuer les tensions. Le combat associatif est ce qui subsiste du comportement aristocratique dans la faible mesure où il s'agit de groupes d'action restreints ayant la réelle connaissance des domaines, contrairement au vote démocratique ne pouvant que valoriser l'incompétence - quand il ne s'agit pas uniquement de ressenti, d'émotivité, ou de désespoir. La question est celle-ci : interdit-on les bénéfices (aux associations) pour une question de politique fiscale, pour ne pas nuire au privé (toujours aucune loi consumériste), ou pour préserver une virginité, l'éthique ? Je crains que ce ne soit encore que la continuation du jabobinisme : un régime lui-même régicide (il l'est toujours - par principe républicain) gardera toujours la crainte de subir le même sort que celui duquel il doit sa réalité historique ; depuis la Commune, Paris doit ses grandes et belles (question de point de vue) avenues au soucis de pouvoir tirer au canon sur la foule. Ce Pouvoir central est sans partage : les Bretons avaient interdiction de parler leur langue celtique, les Basques ont toujours leur pays tranché en deux parties. Ceci éveille l'entendement envers la chose politique, que de voir la Nation écraser les régionalismes - une particularité française en Europe - en revendiquant la résistance envers un Pouvoir cette fois-ci plus grand qu'elle, le mondialisme ; surtout, cela témoigne du caractère arbitraire de valeurs dont certains intérêts ont la prétention de vouloir faire croire à une utilité pour tous. C'est parce que le déplacement économique se fait vers une Europe élargie, que les régions sont créditées d'une soudaine importance. C'est là qu'intervient le politique : modifier et façonner les repères, les idéaux populaires donc, selon la stratégie du moment. Comme il s'agit d'un peuple légitime, il doit voter ; mais, si il vote mal, on temporise - puis on refait des élections jusqu'à temps que... Vouloir faire chanter la Marseillaise au lieu de l'hymne européen (magnifique : "Ode à la joie" de Beethoven), c'est encore une forme de propagande à visée populiste. Pensons-y, si l'Europe était une Nation depuis des siècles, ce seraient alors les défenseurs de l'identité française qui seraient les "terroristes", comme le sont des Basques aujourd'hui. La propagande continuelle (au service de la géopolotique, un exemple : les chaînes de montagne) est probablement utile et même nécessaire, vu le peu de conscience naturelle qu'ont les peuples - qu'il faut guider malgré eux, mais c'est de l'ordre du délire collectif que de prendre l'arbitraire (ou l'évidence) comme mythe fondateur. Pour être moralement justifié, encore eut-il fallu que cela corresponde aux impératifs catégoriques de Kant, c'est à dire que les hommes et femmes politiques soient eux-mêmes irréprochables dans leur personne, dans l'action. Avec le recul, il s'avère que le folklore du nationalisme est, depuis de longue date, la forme de conditionnement propre à "encadrer le troupeau humain", pour le tondre (les hommes endettés, l'enfermement en règle dans des structures fermées, avec des pratiques de subjectivation, pour Michel Foucault : "L'homme n'est plus l'homme enfermé, mais l'homme endetté"). Pour ces diverses raisons, ce n'est pas simplifier le propos que de dire que la pensée matérialiste est à l'origine du sentiment national : il supplante - à l'extérieur - l'esprit religieux (parfois il le récupère) et la perte de la Tradition commune, ce que certains appelleront la pensée magique, ou la fin de la pensée magique. Bien entendu, les Modernes n'y voient que superstition et despotisme. Face à des codes despotiques censés faire le bonheur de l'individu, ceux modernes, l'action associative met au contact de la Réalité, supplante les manquements du Pouvoir - quand du moins ce dernier ne légifère pas a contrario. C'est le seul contre-pouvoir, non l'alternance droite-gauche et une Presse muselée, celui de dire "non" en toute circonstance (dit en passant : l'esprit gauliste) : "« le monde n'est pas une marchandise » signifie, peut signifier, doit signifier : il faut laisser être les choses dans leur singularité incommensurable. Pour que cette politique ait lieu, il serait souhaitable que l'être-avec laisse encore la place à l'être-contre" (Frédéric Neyrat))
* (Moins qu'on sanctionne, car, pour Nietzsche, les êtres de ressentiments sont une "race d'homme" pour qui "la véritable réaction, celle de l'action, est interdite et qui ne se dédommagent qu'au moyen d'une vengeance imaginaire" ("Généalogie de la morale"), - ce ressentiment comme "morale d'esclave", jamais créatrice, c'est le moteur de l'alternance démocratique. Or, ce n'est pas tout, ce ressentiment est également instrumentalisé : c'est l'ISF (que Raymond Barre comparait à la leucémie), qui fait fuir hors de France deux fois plus de richesse qu'il n'en rapporte (Patrick ARTUS : « l’ISF coûte deux fois en TVA non perçue ce qu’il rapporte »), soit 200 milliards d'euros selon l'IFRAP qui cite Molière (L'Etourdi) : "Les plus courtes erreurs sont toujours les meilleures". Je crains que ce ne soit pas une étourderie, mais le peuple comme dindon de la farce saigné sur l'autel de la démagogie électoraliste)
J'ai un dégoût viscéral pour tout ce qui est numérique (ordinateurs, MP3), pour les téléphones portables et autres machines infernales (four à micro-ondes)
et imposées.
Tout ce qui participe à combattre la Vie, ou à favoriser la mort de l'âme, devrait s'appeler décadence, et non progrès. La société enfin décérébralisée est en rut devant chaque nouveauté... Quant à moi, mon ressentiment empoisonne la force de ma volonté et de mes convictions, si ce n'est que je n'ai jamais abdiqué.
De très bons esclaves, cela ne fait aucun doute. J'en fais partie, même si j'ai la prétention vaine de me redresser. Et le fouet n'est jamais loin.

Un Monde unique pour une pensée unique ?

Il n'existe pratiquement plus d'espaces inexplorés, de forêts primaires, la vie se vit au cinéma, l'aventure à la télévision. Ce que l'on nomme "mondialisme" correspond à bien autre chose que la libre circulation des marchandises, l'uniformisation des goûts ou la délocalisation du travail, ce qui se définit par le terme "flux déterritorialisés"* ; il s'agit du "système-monde" d'Immanuel Wallerstein, qui correspond à l'augmentation incessante de la marchandisation des choses - et auxquelles se rattache également toute main-d'œuvre humaine - ce qui signifie que l'homme est devenu une marchandise : "Le Capitalisme est aussi bien une force de destruction que de mise en forme du monde. Ces deux tendances se conjoignent dans une sorte d'"impératif de consommation généralisé" qui doit être interrogé de façon économique, politique et ontologique (...) « le monde n'est pas une marchandise » signifie, peut signifier, doit signifier : il faut laisser être les choses dans leur singularité incommensurable. Pour que cette politique ait lieu, il serait souhaitable que l'être-avec laisse encore la place à l'être-contre", écrit Frédéric Neyrat en reprenant la thèse deleuzienne : "C'est en effet qu'une politique du réel ne suppose aucune contradiction ni aucune distinction absolue entre l'immanent et le transcendant, l'authentique et l'inauthentique etc. Lorsque nous disons que le Capital détruit les identités, c'est en oubliant que la destruction a pour origine un désir que l'humanité comme sans-essence manifeste", qui est un constat de la perte de l'Être. Une "valeur d'échange" est appliquée jusqu'à la moindre valeur intrinsèque. Il y a une correspondance de plus en plus étroite entre la disparition de l'identité des personnes et celles des Etats, non pas que l'Etat garantissait une identité propre - mais en ce que le fonctionnement du mondialisme n'a pas d'intérêt particulier à instrumentaliser une identité ; il lui suffit de désigner un terrorisme comme ennemi, et lui-même comme défenseur de la paix. Le concept de Nation, de Patrie et d'Etat, est plus particulièrement moderne et concerne avec la mondialisation ce que Michel Foucault définissait par "l'homme n'est plus l'homme enfermé, mais l'homme endetté". Ainsi, rien ne fut plus étranger à l'Inde d'avant Gandhi ou à la Gaule de Vercingétorix (un exemple : confédération éduenne contre Avernes et Séquanes). Immanuel Wallerstein* : « Y a-t-il une nation belge, une nation hollandaise, une nation luxembourgeoise aujourd'hui ? La plupart des observateurs semblent le croire. Mais si tel est le cas, n’est-ce pas parce qu’a existé d’abord un Etat hollandais, un Etat belge, un Etat luxembourgeois ? Un examen systématique montrera, je crois, que, dans presque tous les cas, l’Etat a précédé la nation, et non l’inverse, contrairement à un mythe largement répandu ».
* (Selon Gilles Deleuze :
« libération de flux dans un champ déterritorialisé »)
* (
« Race, nation, classe. Les identités ambiguës »)
Akram
Belkaïd - qui ne croit nullement dans les théories du complot entourant les attentats du 11 septembre - concluait pourtant ainsi sa chronique "Qui est l’auteur des attentats du 11 septembre ?" : "Mais je vous dois cet aveu. Ma position est claire mais il arrive que le doute m’assaille. Et si c’était vrai ? Et si, un peu à l’image de ce qui se passe dans « les trois jours du condor », une antenne quelconque de la CIA avait tout manigancé pour créer un désordre mondial susceptible de faciliter le contrôle total du pétrole du Moyen-Orient ? Dans ce cas, ce serait annonciateur de temps autrement plus terribles. Cela voudrait dire que nous tous, anonymes habitants de la terre, serions comparables à ces humains cultivés en batterie par des machines tels que les ont imaginés les scénaristes de Matrix. Cela voudrait dire tout simplement que nous vivons dans un monde où la raison et la conscience ne sont plus" (bakchich.info, 21 septembre 2008). En fait, ce doute participe à l'esprit particulier de mon site, c'est à dire ma personne "atteinte de délire paranoïaque" s'opposant à une société schizophrénique. Je crains effectivement que le conformisme de toute la pensée médiatique - écrasant tous les non-sens des versions officielles - ne soit le signe d'un Monde où la raison s'abaisse, - et que le 11 septembre attribué à quelques fous ne soit en vérité annonciateur de quelque chose d'autrement plus terrible : sous-bassements d'un mirage démocratique destiné à imposer une "société du spectacle".
Il est à remarquer que Guy Debord faisait la distinction entre le spectaculaire diffus (pour nos démocraties occidentales) et celui concentré (propre aux régimes fascistes), auquel cas il serait fait appel au second dès lors que la géopolitique impose de sortir des frontières de l'Occident - censé être respectueux de la vie. Ici l'aliénation et la perte du vivant de la vie, mais au delà des frontières la violence de la guerre - qu'il est peut-être nécessaire d'initier chez soi.
Giorgio Agamben en 1990 : « L’aspect sans doute le plus inquiétant des livres de Debord tient à l’acharnement avec lequel l’histoire semble s’être appliquée à confirmer ses analyses. Non seulement, vingt ans après La Société du spectacle, les Commentaires sur la société du spectacle (1988) ont pu enregistrer dans tous les domaines l’exactitude des diagnostics et des prévisions, mais entre-temps, le cours des événements s’est accéléré partout si uniformément dans la même direction, qu’à deux ans à peine de la sortie du livre, il semble que la politique mondiale ne soit plus aujourd’hui qu’une mise en scène parodique du scénario que celui-ci contenait », pour qui la structure politique occidentale a cessé d'être la parole - pour devenir le ban ("Homo Sacer, le pouvoir souverain et la vie nue") : " - l’État moderne fonctionne, me semble-t-il, comme une espèce de machine à désubjectiver, c’est-à-dire comme une machine qui brouille toutes les identités classiques et, dans le même temps, Foucault le montre bien, comme une machine à recoder, juridiquement notamment, les identités dissoutes : il y a toujours une resubjectivation, une réidentification de ces sujets détruits, de ces sujets vidés de toute identité (...) Dans les derniers travaux de Foucault, il y a une aporie qui me semble très intéressante. Il y a d’une part tout le travail sur le « souci de soi » : il faut se soucier de soi, dans toutes les formes de pratique de soi. Et en même temps, à plusieurs reprises, il énonce le thème apparemment opposé : il faut se déprendre de soi. Il dit plusieurs fois : « On est fini dans la vie si l’on s’interroge sur son identité ; l’art de vivre, c’est détruire l’identité, détruire la psychologie »" (lors d'un entretien dans Vacarme). Cette aporie cesse d'en être une dès lors que l'on substitue le "mourir à soi-même" ou le "lâcher prise" à la psychologie.
En cette fin 2009, certains annoncent la fin du capitalisme, mais qui ne souvient pas des opérations de la CIA (
Paperclip - MKUltra - Phénix - Ajax menée contre Premier ministre iranien Mossadegh, et la fausse attaque nord-vietnamienne contre un navire de guerre américain dans le golfe du Tonkin, en Août 64 (dossier Arte)). Richard Labévière de RFI, ayant rapporté la rencontre de Ben Laden avec la CIA - à l'hôpital américain de Dubaï en juillet 2001, fut aussitôt licencié par Christine Ockrent. Sur le site "Le Temps" : "Aux élections présidentielles de 2000, George Bush Junior remporte de justesse la course à la Maison-Blanche. Il est alerté par la CIA : Ben Laden menace maintenant directement les Etats-Unis. En mars 2001, deux mois plus tard, une commission gouvernementale publie un rapport de 150 pages qui se termine par ces mots : « Un assaut direct contre les citoyens américains, sur le sol américain, causant la mort et la destruction, paraît vraisemblable. Face à cette menace, notre nation n’a aucune structure gouvernementale cohérente ». En février 2001, Israël avertit la CIA : « Des terroristes vont pirater un ou des avions de ligne et s’en servir comme armes ». Le Roi Abdallah de Jordanie, le Président Moubarak, puis le Chancelier Gerhard Schröder transmettent au Pentagone la même information : « Une attaque aura lieu prochainement sur le sol américain, dans laquelle des avions seraient impliqués ». On connaît la suite, ses conséquences dramatiques sur le Moyen Orient et ses répercussions lucratives pour les gros bonnets de l’armement et du pétrole". Comment ne pas penser à l'Apocalypse de Jean : « La "Bête" reçoit le pouvoir sur toutes les tribus, sur tous les peuples, sur des gens de toutes langues et sur tous les pays » (13.7), puis :  « Si quelqu'un veut acheter ou vendre quelque chose, il doit porter une marque » (13.17) ? Certains auteurs comprennent cette "marque" comme fin de l'argent liquide, pour une numérisation de la monnaie déjà fictive (de la fausse monnaie* dans le sens historique du terme). Il faudra probablement encore beaucoup de terrorisme pour que le peuple accepte - ou réclame de lui-même - d'être marqué par des puces identificatrices, mais cela arrivera certainement.
* (Alain VIDAL : "Aujourd’hui, on croit encore que les banquiers utilisent l’argent des dépôts de leurs clients pour faire des prêts aux demandeurs de crédit. En réalité, comme les orfèvres du Moyen-Age et de la Renaissance, nos banquiers modernes créent purement et simplement de l’argent à partir de rien (ex nihilo), pour le vendre en tant que crédit. Au Moyen-âge, initialement, l'orfèvre garde l’or des autres dans son coffre, contre un reçu. Avec le temps, les clients en arrivent à utiliser ces reçus comme monnaie d’échange. L’or, étant rarement réclamé, les orfèvres en profitent pour le prêter, contre intérêt, en échange d’un certificat. Finalement, ils prennent la très mauvaise habitude d’émettre plus de certificats qu’ils n’ont de réserves. Par contre, ces certificats doivent être remboursés avec intérêts. De cette fabuleuse escroquerie est né notre système de création monétaire. Aujourd’hui, l’équivalent de 90% de l’argent déposé dans une banque peut être créé sous forme de crédit. A 10% près, les crédits semblent équilibrés par les dépôts. Sauf, que tout crédit par un simple jeu d’écriture, devient lui même un dépôt. A partir de ce dépôt, les banques s’arrogent le droit d'ouvrir un nouveau crédit à hauteur de 90 % de ce deuxième dépôt, et ainsi de suite. Un nouveau dépôt cachant un nouveau crédit, pareil aux poupées russes... Si bien qu’avec 1000 € de dépôt dans une banque, l’ensemble du système bancaire (toutes les banques) fabriquera 7000 € de fausse monnaie sous forme de crédits. D’où un enrichissement considérable, de par les intérêts perçus")

Fin d'une époque - ou tout simplement mort de l'intelligence et de la Culture, ou même volonté d'en découdre avec une élite dérangeante qui s'accroche ?
France Musique a bercé ma vie depuis mes 15 ans, je lui doit la découverte de Pérotin (dit le Grand) à
Dmitri Chostakovitch ; avec France Culture, ce fut mon oxygène cérébral, je leur en suis extrêmement reconnaissant, de Jean-Michel Damian à Raphaël Enthoven. Aussi, à quoi assistons-nous aujourd'hui ? A ceci, Jean-Paul Cluzel (PDG de Radio France) annonçait en 2008, dans le Nouvel Economiste : "A France Musique, je vais remplacer les vieux conservateurs de musée par de jeunes guides". Il était reproché à France Musique d'être pédagogique et, face à la concurrence, de ne pas passer de la musique de fond. Xavier Darcos (probablement à l'origine de la polémique) : "Les temps ont changé. Ce qui compte ce sont les programmes musicaux (...) France Musique doit redéfinir son public, sa cible". Ne serait-ce pas plutôt parce que France Musique fait 1.6% d'audience ? Marc Dumont dut défendre publiquement sa radio.
Si j'ai pris cet exemple, - ce n'est pas par hasard, c'est pour montrer que l'esprit des difficultés d'une radio remarquable fut le mien aussi - dans l'interdiction de me déplacer librement. Ainsi, ce qui interpelle le politique est le gâchis économique d'une si faible audience. Ce qu'a dans la cervelle le politique lui fait demander une adaptation au goût populaire, donc de se mettre au niveau, mais certainement pas se poser la question du "pourquoi en sommes-nous arrivés là ?". Pourquoi les jeunes n'écoutent-ils plus de Musique Classique, pourquoi les disquaires ont-ils mis la clef sous la porte, si ce n'est que l'explication la plus solide est que cette décadence profite à de nombreux intérêts, - en premier lieu celui d'abrutir ? C'est plus complexe encore, la Musique savante a ceci de dérangeant, également, qu'elle témoigne de la légèreté des idéaux égalitaristes ; c'est une épine dans le pied de l'idéologie républicaine qui tend à couper toutes les têtes qui dépassent, pour satisfaire sa domination. N'oublions pas l'instrumentalisation du ressentiment qui en France particulièrement fait des ravages.
Non, Monsieur le Ministre, la Musique pas davantage que mes photographies n'ont de
cibles, elles viennent à l'Être du fond de l'Être. N'est-ce pas l'essentiel, ce pourquoi nous sommes au Monde ? Comme l'écrivait Ivan A. Alexandre, on a voulu faire populaire - mais le peuple n'est pas venu... Il s'est égaré. S'est-il égaré tout seul ? Je ne le pense pas.
La barbarie, je n'utilise pas ce mot dans le sens commun d'atrocité, mais dans celui grec - ce qui est au delà de la Cité, de soi-même : "
Lorsque nous disons que le Capital détruit les identités, c'est en oubliant que la destruction a pour origine un désir que l'humanité comme sans-essence manifeste (...) c'est à nous-mêmes que nous sommes de plus en plus fermés. A l'instar de sujets psychotiques, nous sommes enfermés hors de nous-mêmes" (Frédéric Neyrat). Enfermés hors de nous-mêmes... Citons Michel Henry qui l'exprime de manière riche et concise à la fois : "La barbarie réside dans l'occultation par l'homme de son être propre. C’est pourtant la subjectivité qui crée les idéalités de la science. Comme celui de la culture l’acte inaugural de celle-ci est une modalité de la vie. Aujourd'hui toutefois la science et la culture sont en rapport d’exclusion réciproque parce que la praxis de la science conçoit la vérité comme étrangère à la sphère ontologique de la vérité vivante. Cette auto négation de la vie est l’événement crucial qui détermine la culture moderne en tant que culture scientifique, phénomène qui va de pair avec l’élimination des autres domaines spirituels. Or tout homme se meut à l'intérieur du monde de la vie, il est épreuve de soi, subjectivité, singularité, auto accroissement, travail personnel sur soi, aspect jamais pris en considération par la science. Voilà pourquoi la rupture de ce qui lie la vie avec elle-même est catastrophique et source d’angoisse (...) La négation de la vie qui a pris l’allure d’un développement positif aboutit en réalité au ravage de la Terre par la nature a-subjective de la technique. Elle est également ruine de la communauté. L’abaissement actuel est renforcé par les médias de l’ère technicienne qui infusent l’hébétude à notre société matérialiste. Ces médias sont totalement étrangers à ceux de la culture qui aidaient l’homme à se surpasser. C’est le règne de l’insignifiance, de l’actualité, de la fuite dans la paresse intellectuelle. La culture a été boutée hors de la Cité. « Le monde peut-il encore être sauvé par quelques uns ?»" (La Barbarie 1987).
Ce que dit finalement Michel Henry sur les conséquences : "
Celle-ci (barbarie) procède comme la culture de l’Energie originelle, mais elle est l’inversion de cette énergie dont l’élimination n'est pas possible. L’énergie ne subsiste que dans le refoulement, créatrice d’angoisse. Elle cherche à se libérer par un soulagement immédiat, se replie sous des formes frustes du sentir, du penser, de l'agir, augmentant le mécontentement, engendrant la violence", se lisait dans l'ancienne sagesse, dans les mythes grecs ou celtes. Restreindre la part de l'Être, c'est mettre en avant la part de l'action (le "travailler plus pour gagner plus"), sachant que la guerre économique est une vraie guerre qui fait encore plus de ravages que les champs de bataille.
Il s'agit d'une fureur dont nous mettaient en garde les différentes mythologies et le sage système (dit sans y voir les rôles successifs justifiés par Freud, Marx et Auguste Comte - sa "Loi des Trois Etats") des
fonctions tripartites indo-européennes décrites par Georges Dumézil*. La fureur de la guerre, ici croissance infernale, n'est plus temporisée, même l'Être personnel est brisé par son pouvoir coercitif ; l'imagination (ou monde imaginal à l'origine) est récupérée à seul fin d'engrener des bénéfices, encore de la croissance. Même la religion est perçue, par le politique, comme un procédé de contrôle, jamais de réalisation - puisque la pensée nihiliste règne en maître absolu. Si aide à la Culture il y a, le budget concerne essentiellement ce qui est producteur de croissance : le cinéma et le patrimoine (gérer le tourisme lucratif). Dans la fuite existentielle en avant, l'humanité est privée d'elle-même et sombrera toujours plus dans la violence, comme sombre dans la folie un corps privé du sommeil réparateur. La seule réponse du politique est de placer les malades sous la vidéosurveillance.
* (Autre que la propagande d'Etat, Georges Dumézil : « le schéma tripartite est mort en Occident avec les Etats généraux de 1789, quand la noblesse et le clergé ont baissé le pavillon devant le tiers état. On a enfin répondu à la question : "qu'est-ce que le tiers état ?". Eh bien, c'était la ruine du système trifonctionnel » (Le parcours initiatique d'un "parasite" des sciences humaines))
Dans la mythologie celtique irlandaise,
Cúchulainn est plongé plusieurs fois dans l'eau glacée, qui se met à bouillir, pour que sa fureur soit calmée ; ou, on lui présente des femmes nues. Il s'agit bien entendu de la représentation symbolique de la féminité qui s'oppose à la pulsion guerrière (caractérisant notre modernité), ou l'intériorité, le Yin. Qui plongerait nos élus, nos dirigeants, nos économistes, nos professeurs, nos artistes créateurs d'excréments picturaux, dans l'eau froide - pour les calmer enfin ?
Une catastrophe écologique majeure et une guerre mondiale pour l'énergie, mais surtout le pain et l'eau, suffiront-elles à ébranler les certitudes matérialistes ?
Ou la vengeance allégorique des Dieux, qui fut déjà l'angoisse ou la morale grecques, y mettra-t-elle un terme final ?
Les esclavagistes de l'âme humaine seront-ils punis ? Punis par qui ?
Non ... une pensée unique pour un Monde unique !

Démocraties fantoches ou Maîtres du Monde ?

Analyse de F. W. S. (Evêque Catholique Gallican et ancien Ambassadeur de l'Ordre de Malte, auteur de "La vérité sur l'exorcisme" et de reportages sur les chirurgiens aux mains nues des Philippines, sur l'effet Kirlian et les hauts-lieux cosmotelluriques - tout ce qui échappe aux ânes de la politique et des médias esclavagistes du Monde moderne) : "Cela fait plus de 160 ans que le clan Rothschild est passé maître de ce concept issu des fameux protocoles (...) A travers la CITY de Londres puis la couronne d'Angleterre, Nathan fit de l'Angleterre son "Syndic Royal de Saisie", ce qui permit à son clan de contrôler après la première guerre mondiale plus de la moitié de la richesse de ce monde. Depuis leur alliance avec les Illuminés de Bavière d'Adam Welshaupt en 1790, les familles du clan Rothschild sont devenues la première puissance financière mondiale, les soutiens inconditionnels du Sionisme international, les banquiers du communisme bolchevique et les financiers des deux premières guerres mondiales, qu'ils ont ourdies dans leur propre intérêt* (...) Le comité des 300 - Organisation Ultra-Secrète des Illuminati, qui sert de lien étroit entre les Bilderberger (dont les membres ne sont pas permanents) et la Commission Trilatérale (dont les membres sont permanents et doivent obéissance aux ordres des Illuminati). - Avec le fameux tout-puissant C.F.R., et la tentaculaire Commission Trilatérale, le Comité des 300 est l'expression directe du Gouvernement mondial Invisible des illuminati. Leur puissance n'est pas un vain mot et qui s'y oppose est condamné à mourir, son attentat étant programmé dans un laps de temps inférieur à 6 mois et moins de 1 semaine pour les cas urgents. - Ils ont infiltré le Vatican, l'Opus Dei, la Loge italienne P2, dirigeant la puissante loge du Sionisme International B'Nai B'Rith, donnant des ordres à la CIA, la Navy, et aux Cartels de banques internationales".
* (Ceci rejoint ce que disait Günther Schwab - lors de ses entretiens allégoriques avec le Diable ("La vérité est en effet souvent choquante pour les civilisés que nous sommes, parce que, comme le prouvent les faits et la réalité, nous nous en sommes considérablement éloignés... Le mensonge est la première puissance du monde, car il est complaisant et flatte l’orgueil. Il sait s’infiltrer et se rendre agréable. Ce n’est donc pas étonnant qu’on laisse entrer le Diable et qu’on l’écoute"). Comment faire ? Ce qu'en eut dit Romain Rolland : “Tout homme qui est un vrai homme - ce mot devant bien-sûr être compris dans le sens de “humain” - doit apprendre à rester seul au milieu de tous, à penser seul pour tous, et au besoin contre tous” est devenu une nécessité, alors même que l'individualisme ravage le Monde ! Devenir individualiste - pour combattre les individualismes, c'est le paradoxe qui doit faire rire le Diable, car, avec la disparition de l'Être, presque plus personne - ou d'individu - ne sait faire la différence entre "personne" (morale) et "individu" (amoral) ! La perte de la langue - pour les plus sombres desseins ! Déjà, la société actuelle semble partagée entre mensonge ou mythomanie - état de démence - cupidité monomaniaque, quand la masse est poussée vers la grande distribution qui la canalise et la surveille comme on le fait d'un troupeau, de prisonniers, sous l'éclairage néon, baignant dans une musique à finalité décérébralisante. L'homme comme objet non pas du savoir, mais du rendement)
Un vide ne peut plus apprécier ce qui est plein - la laideur la beauté - car l'ipséité transcendantale
* du Je (ou Soi) devient la manifestation à rebours du "moi, je" :
Le plus manifeste dans le Monde Moderne est une pulsion centrifuge qui a pour axe une altérité devenue dualiste dans sa perception - multiplicité des choses quantifiant exclusivement, qui n'a de cesse d'éloigner de l'intuition dans l'
Un, - de soumettre l'Intelligence au contingent, - de rendre l'Âme oublieuse d'elle-même. C'est l'origine du mal plotinien qui correspond à l'éloignement du Principe (guénonien), et qui se différencie d'une pensée manichéenne, - bien que Plotin eut considéré que le mal existe sans substance. Ce qui est proprement satanique dans cette modernité n'est donc pas la présence d'une entité cornue, mais cette chute de l'Esprit qui est soumis à des pulsions les plus diverses. Des démons comme le bruit, le rendement, la croissance, surtout la publicité, tout un processus volontaire et égotique de la part d'autrui et qui n'a de cesse de projeter la personne en dehors d'elle-même, pour faire en sorte qu'elle s'identifie à ce à quoi l'on veut qu'elle s'identifie, - qu'elle s'y identifie d'elle-même. Cette radicalité active n'a de cesse d'engendrer des êtres sans consistance, d'engendrer et d'entretenir une faiblesse de la volonté (dans le sens qu'en donne Aristote). L'âme qui sombre dans la matière est aspirée par elle, n'est donc plus inspirée du Bien platonicien ; l'Homme ne veut donc plus, ne peut plus se tourner vers la partie la plus élevée de son âme. Avec la diversité toujours grandissante, le Monde perd son Unité et sa perfection, alors l'intelligence (ensemble des idées et des intelligibles) régresse à son degré utilitariste lui-même tributaire de la multiplicité qui l'éloigne toujours davantage. Dans la foulée, éloignant des Lumières de Jean-Jacques Rousseau pour qui une politique sans éthique détruit simultanément la politique et l'éthique, ceux qui revendiquent pour autrui l'action (PIB comme finalité) et la croissance ne sont que des fabriquants d'esclaves pour qui est destinée une morale plébéienne (ou enfermements foucaultiens). Le ravage écologique de la planète et les crises économiques qui se succèdent, les inégalités qui ne cessent de croître et la fabrication de la peur (pseudo-terrorisme - pseudo-chômage - pseudo-déficit de la sécurité sociale), aussi les vagues de suicide et le mal-être qui pousse à la délinquance, se juxtaposent aux idéologies chiffrant les individus - afin de les contrôler. L'âme qui perd sa beauté originelle devient laide ; l'âme laide fait un Monde laid, et ainsi l'art contemporain devient le signe distinctif de cette attirance pour la laideur et les choses privées d'intelligence (porteuses de sens). Le vide se saisit ainsi de vide, exclusivement. Alors, comment pourrions-nous croire un seul instant dans les intentions du Grenelle de l'environnement, quand on sait que sa finalité utilitariste est déjà en elle-même l'engendrement du désastre écologique, mais aussi l'abrutissement générale de la communauté humaine ? La biodiversité ? C'est encore une richesse d'épicier (Nietzsche).
* (Le retournement existentialiste moderne décrit par Michel Boucey ("Avoir un monde") : "- c'est dans l'expérience, à savoir comme la définit Husserl, dans la rencontre de la conscience avec les objets individuels, que la subjectivité transcendantale, en tant que substrat des habitualités, va se concrétiser. Le modèle utilisé par Husserl pour penser cette concrétisation du Je est celui de la sédimentation, laquelle est même érigée en une légalité trasncendantale : les habitualités font ici figure de sédiments qui se déposent pendant l'expérience, premièrement dans l'ex-plication des choses individuelles, deuxièmement dans la pensée prédicative, sur le Je en tant que substrat", et de citer Husserl et ses trois définitions du Je : "La position du problème directeur (supra, § 2), à savoir celui de la possession transcendantale du monde, a pu être établie à partir des trois concepts de Je produits par Husserl dans les Méditations cartésiennes : 1/ le Je comme pôle identique des vécus, ou encore aussi sujet de l'intentionnalité (Méditations cartésiennes, § 31) ; 2/ le Je comme substrat des habitualités (Méditations cartésiennes, § 32) ; 3/ le Je comme ego (transcendantal), ou le Je pris en sa pleine concrétion (Méditations cartésiennes, § 33) (...) Que la possession transcendantale d'un monde par le Je et que l'ipséité transcendantale de ce même Je coïncident en tant que le même dans le système transcendantal des habitualités doit signifier que la personne se perçoit elle-même partiellement en percevant son monde-ambiant ; le Je transcendantal se porte partiellement, et conformément à son essence, de façon intentionnelle, dans un Umwelt possible. Par conséquent, l'explicitation du monde-ambiant dans la description phénoménologico-transcendantale n'est autre que l'explicitation de la subjectivité transcendantale : "tandis que, en tant que cet ego, j'ai constitué et continue à constituer le monde (en tant que corrélat) qui existe pour moi, j'ai accompli [...] sous le titre je, au sens habituel du moi humain et personnel au sein de l'ensemble du monde constitué, une auto-aperception mondanisante dont je maintiens la validité et poursuis la formation. Grâce à cette mondanisation, tout ce qui m'était transcendantalement propre en tant que cet ego parvient dans mon âme à titre de contenu psychique. Je découvre cette aperception mondanisante et peux maintenant, à partir de l'âme comme phénomène et partie du phénomène homme, revenir à moi, l'ego transcendantal, universel et absolu"". Ainsi, finalement - j'ai envie d'écrire "en finalité" autant qu'en incidence (historique : moderne, cyclique : stoïcien), en résumant à l'excès, qu'une subjectivité transcendantale a désacralisé l'origine idéale de l'âme humaine, mais non en ce qu'elle était définie comme proche du monde sensible (la matière qu'elle anime selon Plotin), mais s'opère par le biais de l'intentionalité immergée dans l'environnement. le problème particulier de la phénoménologie husserlienne fut qu'une métaphysique ayant pour objet de s'opposer à la connaissance subjective - la pensée opérant sur les objets au lieu de les penser - fut récupérée en tant que méthodologie radicale par les philosophes, alors qu'il s'agissait de mettre en évidence la conscience sous-jaçante, où certes toute représentation est ruinée et qui est un déni de la réminiscence platonicienne : la  proto-impression (expérience immergée dans un présent défini comme absolu) définie à son origine comme impression primordiale non idéaliste. L'intentionalité est donc le processus de temporalisation comme un "flux de la rétention et de la protention" qui est la subjectivité absolue - qui deviendra chez Jacques Derrida s'opposant à husserl l'auto-affection pure (comme gestation commune du temps et de la voix, - donc engendrée par rien). Pourtant, l'intentionalité husserlienne était encore objectivante dans la mesure où elle avait la prétention de dépasser l'objectivité subjective : il s'agit d'une approche ontologique des facteurs qui échappent à la pensée qui les ignore ; en cela le cogito s'offre comme l'analyse de la conscience dépassant l'intentionalité elle-même - quand la pensée est l'émanation de la personnalité, même en deçà : de la psychologie des profondeurs ; la question tiraillant la conscience humaine est celle ... de la conscience. Socrate : "connais-toi toi-même", semble indiquer soit une approche holiste, analitique et horizontale (d'après les habitualités), soit une référence au Daïmôn (ou génie familier), - comme de dire "quelque chose de plus grand que moi - qui me fait être ce que je suis" : « Je cherche si je suis un animal plus compliqué que Typhon et plus méchant, ou si ma nature est pure, simple ou claire et participe au divin » (Phèdre), dépassant sans commune mesure le freudisme, et moins l'individuation jungienne. Stendhal : "on peut tout connaître, excepté soi-même" (Souvenirs d'égotisme). Il reste le solipsisme (ou syllogisme ?) de Descartes : "je pense - je suis" (André Lalande : « doctrine présentée comme une conséquence logique résultant du caractère idéal de la connaissance ; elle consisterait à soutenir que le moi individuel dont on a conscience, avec ses modifications subjectives , est toute la réalité, et que les autres moi dont on a la représentation n'ont pas plus d'existence indépendante que les personnages des rêves ; ou du moins à admettre qu'il est impossible de démontrer le contraire ») qui, au sein du phénomène entropique, rejoint intellectuellement le lâcher prise des civilisations orientales, ou même la méditation-contemplation chez Plotin. Tout ce qui dans le Monde moderne est un martèlement incessant est voué à interdire l'intériorisation de la conscience. En cela, c'est infernal...)

Ce que je sais ou crois savoir (en 10 points) :  

          1) Il n'y a pas grand chose à espérer des partis politiques, les idées et les concepts sont isolés du fait de la bi-polarité gauche-droite - illusion guénonienne.
          
2) les initiatives politiques procèdent moins de l'intérêt collectif, ou même du carriérisme, que de la puissance financière et des clientélismes - lobbies.
          
3) Il n'y a pas de conscience collective, car celle-ci est pénétrée par la société de contrôle ; la peur est devenue l'organe du Pouvoir, et une abêtisation évidente son levier.
          
4) Ceux qui ont une conscience fine sont discrédités ou présentés comme sectaires, alarmistes ou même terroristes ; la télévision est le règne de la pensée unique
          
5) La pensée positive (Auguste Comte) a fait des ravages dans la société - transformant la phénoménologie aristotélicienne en nihilisme de toute transcendance.
          
6) Il n'est même plus sérieux de parler de l'Être, si ce n'est sous son mode verbal - c'est "L'Être ou le Néant" - qui appelle à un engagement cérébral livré à lui-même.
          
7) Tout se vaut aujourd'hui, tout est égal, tout engagement ne saurait donc se prévaloir d'une supériorité de pensée, - terreau pour la croissance de la pensée unique. 
          
8) Il n'est pas économiquement viable de continuer à fabriquer de la viande, c'est même totalement antinomique avec le développement durable - catastrophe annoncée.
          
9) La classe politique fait un usage très large des oxymores - pour entretenir la confusion, comme : "développement durable", "croissance verte", "conscience citoyenne".
         
10) Il est important de consommer des produits biologiques, de se cultiver. Les OGM sont une volonté de mainmise sur le vivant. Tout n'est dirigé que vers la domination.
          
Bonus : l'action politique n'est motivée que par ces deux aspects :
          
A) le carriérisme (personnel ou collectif, ce qui revient au même) & B) La soumission à des groupes influents (lobbies et opinion de la rue).
          - Si tel n'était pas le cas, comment expliquer l'extrême lenteur à réagir contre l'amiante, les COV, le raffinage des huiles alimentaires (mais précipitation pour le
purin d'ortie) ?
          - Moratoire sur les OGM ... pour la santé publique - ou pour se mettre dans la poche des électeurs récalcitrants ? A votre humble avis, braves gens ?

Comment ne pas penser à une politique du nuire ?
(si ce n'est que, selon John Arbuthnot : "
Il n'y a point d'homme qui débite et répande un mensonge avec autant de grâce que celui qui le croit")

La question qui se pose est celle de l'intentionalité ou des influences réciproques qui sont à l'oeuvre dans le cadre de L'oubli de l'Être et de l'arraisonnement du Monde par la civilisation technique octroyant à l'inutile* sa connotation négative, nuisible. Le nihilisme forme, déforme la société - remplace Athéna*, mais celle-ci (de société) est favorisée économiquement par la pensée nihiliste, - dans la mesure où la perte heideggérienne de l'Être permet de fabriquer les esclaves (pour les Grecs, la notion du bonheur était liée au développement de la personne en tant qu'elle-même - et non comme individu composante de la Cité), quand Mircea Eliade écrivait que tout laisse à penser que l'expérience chamanique est authentique. A la fin de cette page d'ouverture, c'est à dire chronologiquement de clôture, je citerai François Favre : "Un dernier point, très général aussi mais d'actualité, est que la science ne peut se laver les mains de ses conséquences sociales. Non seulement la psilogie, pour exister, ne peut se passer de sciences de l’esprit (du sujet, de l’imaginaire, de l'éthique...), mais la catastrophe planétaire que provoquent conjointement les techno-sciences et les pseudo-sciences humaines exige en plus une action militante en faveur du développement prioritaire d’authentiques sciences de la finalité propre. Ce n’est plus une question académique, mais de vie ou de mort pour l’humanité. Au train où nous allons, c’est fichu". D'authentiques sciences de la finalité propre ? Une finalité propre qui prévaut n'est-elle pas l'entéléchie aristotélicienne - sachant que la physique et la métaphysique sont toutes deux impliquées dans la physis, selon le Stagirite. Pour le dire autrement, la plénitude de l'Être en conformité avec le présent ? Il faut radicalement s'éloigner du "travailler plus pour gagner plus", mais aussi de cet humanisme dogmatique qui fait de la Gauche l'instigatrice malheureuse de l'uniformisation de la communauté humaine, dans lequel Frédéric Neyrat perçoit l'instrumentalisation de cette dernière : "Une politique du laisser-être signe la fin de tout humanisme : l'homme n'est ni le « Berger de l'être », ni le « lieutenant du rien », mais co-existe avec toute singularité ; parce que chaque singularité est en excès sur elle-même, et que le déni de finitude est ce qui ne laisse pas être cet excès en le réduisant à une quantité exploitable", faisant que la Démocratie a bien moins libéré les hommes qu'elle ne les a réduits à une "quantité" devenue "exploitable". En ce sens, je rejoins René Guénon lorsqu'il nous entretient de monstruosité moderne. La désacralisation du Monde fut aussi la déshumanisation de l'Homme.
* (Serge Meitinger, subissant peut-être l'influence du positivisme, remet à jour la définition heideggérienne de l'homme comme « être jeté dans le monde », à l'aulne d'un matérialisme utilitariste et radical : "Se plaçant dans la perspective de l'oubli de l'Être, l'on croit d'abord savoir ce qu'est l'utile. Le terme désigne la finalité même de tout le développement technique propre au monde moderne : il situe notre attente et notre effort, notre essor également, sous le signe du tangible et du calculable, du productif et de l'expansif, de l'accumulatif et du progressif. En regard, l'inutile représente le souci de l'Être, l'ouverture sans arrière-pensée à ce qui vient, l'attitude de qui « laisse être » sans se contraindre ni contraindre, le refus du quantifiable et du cumulatif au profit d'une méditation apparemment gratuite et même gracieuse (puisqu'elle associe une certaine beauté du geste et la gratification que procure le beau à l'accueil de ce qui vient). Heidegger, lui-même, oppose ainsi une pensée calculatrice à une pensée méditante, une visée quantifiante à une visée qualifiante (...) La parole orientale incite ici à relativiser les postures, celle de l'utile et de l'inutile, et à envisager leur glissement l'une en l'autre au gré des circonstances mobiles de la vie (...) En apprenant peut-être à nous tenir dans le « pli » entre utile et inutile qui est le même que celui qui articule être et étant. Le « pli » est ce lieu précaire, ce lieu nomade — mixte d'être et d'étant, lieu hors lieu, temps hors temps, sans feu ni poids — où, le plus souvent, nous nous situons pour travailler — lire, écrire, penser — ou plutôt pour « œuvrer », car c'est à cette orée que nous exerçons nos capacités créatrices, seules à même de susciter une expérience d'Être et de répondre ainsi à l'urgence")
* (Paola Ceccarelli : "La figure centrale de l'Odyssée est-elle bien Ulysse, ou plutôt l'homophrosunè, l'identité des esprits, qui fait d'Ulysse et de Pénélope les deux faces, les deux pôles longtemps disjoints d'une seule et commune mémoire, d'un même esprit de ruse et de discernement également partagé, d'une unique renommée qui n'a plus grand chose à voir avec la gloire du héros guerrier ? L'étude des significations et représentations associées à la célèbre ruse du tissage diurne / détissage nocturne de Pénélope à laquelle procède I. Papadopoulou-Belmedhi fait en effet sortir la reine d'Ithaque du rôle secondaire et passif où la confinent maintes lectures de l'Odyssée (...) La "politique du tissage" établit un va-et-vient entre Ulysse et Pénélope, permet une lecture unifiée des aventures du héros d'un coté, des événements d'Ithaque de l'autre, qui contraste avec la dichotomie fréquemment opérée entre le monde imaginaire où le premier se serait perdu et le monde réel que la seconde incarnerait : et il est vrai que bien des problèmes soulevés par une interprétation trop strictement historienne, institutionnelle, de l'Odyssée, trouvent une solution dans l'ordre symbolique")
Tout n'est donc qu'une question de temporisation intelligente - entre l'utile (positivisme) et l'inutile (en réalité Soi), entre l'action et la contemplation chère à Plotin ; mais, en favorisant la production cinématographique - au lieu de toute créativité personnelle, en ayant un Etat qui veut tout diriger - et non un vrai Parlement, en ramenant la considération humaine au PIB, c'est non seulement d'asservissement dont il s'agit, mais de destruction de la Vie pour une affreuse parodie d'elle-même. Comment dès lors s'étonner que l'on ait pu imaginer nourrir des vaches avec des
farines animales (une idée que l'on doit à l'INRA), détruire les sols au nom d'une productivité - davantage inspirée par le profit que par la nécessité ? Cet utile là ne peut pas être considéré ainsi, puisqu'il s'agit d'un inutile à forte incidence négative, contrairement à la dimension contemplative à laquelle devrait être liée la conscience.
Comprenez-vous pourquoi le bruit, le tapage ne laissent plus l'âme au repos, pourquoi une multitude de zombies activent du
méga bass dans le coffre des cercueils roulants, pour générer du boum boum boum boum boum ? Il sied, malgré sa méchanceté journalistique chronique, de citer une fois encore la chronique très acerbe d'Ivan A. Alexandre : "- Renaud Donnedieu de Vabres n'en chérit pas moins l'art des sons. Ce qu'il tint à prouver le 16 septembre 2006 en inaugurant la Techno Parade où triomphe selon lui une "culture avant-gardiste et populaire". Que la rave parisienne exalte la moins avant-gardiste des techno, qu'elle ait pour fin l'abrutissement de verts ados extirpés du coma par les pompiers et la police, que le boulevard Sébastopol, théâtre d'une culture fort impopulaire, étouffe dans leur vomi les touchantes victimes de l'ectasy-1664, ne doit pas éclipser ce symbole puissant. Démissionnaire à l'école, la Culture s'engage dans la parade".
Bientôt le MP3 - qui en train d'assassiner la Musique - n'aura plus sa raison d'être, des fémurs frappant des bidons vides suffiront à accompagner la non-pensée de la meute. Il suffira de les suivre à partir des caméras vidéo, de détecter leurs pensées grâce à des scanners, de les éliminer en cas de
trouble terroriste possible : rayons laser ou puces léthales au choix (déjà Big Brother, Applied Digital commercialise VeriChip (very cheap ou very sheep ?)). Ils pourront même servir à fabriquer de la nourriture, comme dans Soleil vert qui se déroule en 2022.
Quand à la science, il ne s'agit pas de dénier ses évidentes vertus, mais le dogme dont elle fait l'objet (positivisme scientiste), ainsi que son instrumentalisation marchande (origine de la pollution, de la recrudescence des maladies). Il y a une différence qui est considérable entre la recherche génétique appliquée sur l'Homme (pour le soulager de nombreuses souffrances) - ce à quoi le politique soucieux de la méfiance populaire a longtemps mis un frein, et le fait de fabriquer des OGM ou PGM désignés à 99% par le terme générique de "pesticide", c'est à dire au service de la vente et de la diffusion de ces pesticides. Le CRIIGEN (Joël Spiroux de Vendômois, 2005) : "
"La production mondiale de substances chimiques est passée d'un million de tonnes en 1930, à 400 millions de tonnes aujourd'hui avec près de 100 000 substances différentes n'existant pas pour la plupart spontanément dans la nature. L'industrie chimique européenne était en 1998 la première au monde" (rapport préliminaire du plan national environnement/santé du 13 janvier 2004). Parmi tous ces produits chimiques se trouvent les pesticides (insecticides, anti parasitaires, herbicides, anti fongiques, défoliants raccourcisseurs de tiges etc.…) En parallèle, au niveau de la santé, nous constatons une augmentation très importante de pathologies très lourdes comme les cancers, les allergies, la stérilité masculine, l'hypo fécondité féminine, les malformations néonatales, des troubles endocriniens et neurologiques (...) Plus de 99% des OGM cultivés dans l'environnement sur le marché mondial sont des OGM soit tolérant des herbicides soit produisant des insecticides. En ce qui concerne les OGM produisant des insecticides, personne ne se préoccupe du tonnage à l'hectare de pesticide contenu dans les plantes, ni même de la quantité enfouie dans le sol après la récolte ! Tout cela nous conduit à réfléchir sur les effets cumulatifs des "OGM pesticides" sur les autres pesticides agricoles. Pour l'instant, aucune recherche sérieuse ne peut prouver qu'il existe une diminution de l'usage des pesticides grâce aux OGM", - ensuite, en 2009 : "Pour la quinzième année, l'organisme dépendant des industries des biotechnologies ISAAA a publié ce 11 février 2009 ses statistiques 2008 des OGM cultivés dans le monde. Malgré des promesses récurrentes, les OGM se concentrent encore sur 4 plantes : soja 53%, maïs 30%, coton 12% et colza 5%, le tout en progression de 9,3%sur 125 millions d'hectares, soit 8% de l'agriculture mondiale. Hélas, 100% de ces OGM sont encore et seulement des plantes à pesticides : 63% tolèrent un herbicide, 15% produisent un insecticide, et 22%, la seconde génération en croissance, fait les deux à la fois. Cette seconde génération peut tolérer jusqu'à 2 herbicides ou produire 2 insecticides en même temps. La troisième génération à paraître en 2010 aura jusqu'à 8 caractères différents de tolérance à plusieurs herbicides et de production de plusieurs insecticides. Par contre, les tests sur des rats nourris pendant 90 jours ne sont plus faits sur ces OGM plusieurs fois croisés entre eux".
Cette pollution eut-elle été possible sous des régimes théocratiques ou légitimistes ? Je ne le pense pas, même si sous peu le Pouvoir choisissait des personnes aisées comme Juges - pour garantir la protection de leurs patrimoines et du sien (les juges anglais étaient les mieux payés). A partir de l'égalité "en droit" s'imposa celle "tout court", pas seulement de son propre fait, mais parce que ce qui allait devenir les "flux déterritorialisés du capital" a besoin de diffuser une unique pâtée pour un même cochon standardisé - comme le sont les fruits dans les épiceries ; c'est aussi l'origine de la guerre de Sécession : le Nord avait moins besoin d'esclaves que de consommateurs. L'idéal humaniste est une prostituée.
Cette ultime débilité de "tout est art", ou "tout le monde est un artiste", allait se concrétiser avec John Cage, Duchamp et bien sûr Ben. Il n'y a plus particulièrement d'Être dans cet art, davantage de l'étant ; la manifestation de l'Être est par nature indissociable de la verticalité et ne peut sombrer dans l'art pour tous. C'est la raison naturelle pour laquelle dans la société traditionnelle, comme celle tripartite de Georges Dumézil, le chamanisme dans son sens large procéda davantage des capacités propres que de la loi du plus fort, sachant que la pensée magique n'est pas rédibitoirement une soumission à des codes despotiques (chez Deleuze). Les initiations, les Mystères ouvraient la conscience à l'Art sacré. C'est aussi la raison inverse pour laquelle l'âge numérique - et Internet - vont être de grands destructeurs d'art et d'artistes. Toute création a besoin de stabilité - et le rhizome sera une dissolution ; jusqu'où ira le nivellement vers le bas ? Peut-il en naître une nouvelle conscience ? L'absentéisme électoral semblerait laisser supposer que la lumière n'est pas éteinte au fond de la conscience.
Le Temps des utopies est-il compté ? Ou un désordre plus grand encore, dans lequel s'engouffrera des dictatures, est-il à craindre ? On le redit souvent : tous les voyants sont au rouge et les libertés individuelles, en premier lieu celle de rester soi-même et de penser par soi-même, régressent de jour en jour au nom de la Liberté.
C'est que le dogme du "bonheur" est très tenace - depuis Saint-Juste affirmant que le bonheur était une chose nouvelle en Europe, avec Madame de Staël inspirée par Condorcet, et qui, pour cette raison, restait réfractaire à la joie imposée par le couperet ; il faut rappeler que la Révolution mit à jour l'opposition de ces deux tendances à l'origine des partis de droite et de gauche, c'est à dire : l'idée d'un
âge d'or perdu - face à la foi dans le progrès apporté par et pour l'humanité. La seconde sensibilité est encore majoritaire, malgré l'effondrement successif des utopies ; aussi s'opposent deux approches : comprendre que la baisse du sacré (je n'aime pas le terme religieux) est le fait du progrès lui-même (pensée dominante), ou saisir que c'est la perte elle-même de l'intuition métaphysique qui a amené les hommes à s'intéresser davantage aux choses matérielles, - c'est l'explication de la métaphysique de René Guénon ; si l'on en croit l'assimilation des initiations par les dogmes des religions, leur méfiance grandissante vis à vis des expériences d'ordre mystique, je penche alors pour la perte de l'Être. 

Dans son "
L'art du mensonge politique" écrit en 1733, à la fois un traité et un pamphlet, John Arbuthnot décrit un projet d'organisation de la société consistant à rassembler des corps de menteurs, en quelque sorte un véritable lobby de la désinformation et du mensonge (au chapitre sept) ; en conclusion de son traité, l'auteur aboutit à la conclusion qu'il est préférable de ne pas combattre les mensonges avec la Vérité, - mais de leurs opposer d'autres mensonges. Comment ne pas songer immédiatement à l'intervention en Irak - puis au 11 septembre, à la recherche OGM - puis à la volonté d'éradiquer la faim (car la drogue et la publicité représentent 20 fois les dépenses propres à éradiquer mondialement la faim et le manque d'eau) ?
François Busnel : "
Le mensonge, en démocratie, se pratique donc en cercle fermé. Swift (John Arbuthnot, de son vrai nom Jonathan Swift) recommande également à nos princes de l'illusion d'éviter tout personnage qu'ils soupçonnent d'être sincère : là gît le caillou qui fera caler la machine. Enfin, prenez garde, menteurs qui nous dirigez, de ne pas trop croire en vos propres contes, rappelle Swift : la politique ne réussit guère à ceux qui finissent par s'illusionner eux-mêmes". La tromperie est présentée comme le procédé ayant pour finalité le bien du peuple : "l’art de faire croire au peuple des faussetés salutaires, pour quelque bonne fin" ... n'est-ce pas dans ce cas le meilleur des mensonges, sa forme ultime ? Le bien du peuple ? Fichtre, une telle pensée peut-elle vraiment exister pour de vrai ? Pour ceux qui croient au Père Noël ou à la vertu du sang impur giclant sous la guillotine, alors. Vouloir faire chanter de force la Marseillaise (à l'origine "Chant de guerre pour l'Armée du Rhin") dans les écoles, voilà qui est particulièrement malhonnête, pour ne pas dire sordide. Pour quelle raison est-ce sordide ? Pour celle qui consiste à mettre la société toute entière sous perpétuelle surveillance, comme cela se pratique aux USA - et se met en place en Grande-Bretagne. Le moindre SDF sera donc soumis à des lois censées prévenir - c'est à dire officiellement - le terrorisme : "Deleuze, dans ses dernières années, avait montré la mutation de nos sociétés « disciplinaires » en « sociétés de contrôle ». Dans les sociétés disciplinaires, avant l'arrivée des ordinateurs, on entrait et on sortait d’une « machine disciplinaire » à une autre, à un rythme incessant (école, prison, caserne, hôpital, etc…). Aujourd’hui, même si ces institutions sont - encore et toujours - privilégiées pour mettre en œuvre la politique d’assujettissement, la société de contrôle investit même le temps que nous passons « en dehors » de ces « machines disciplinaires »" (source : rebellyon.info). La vidéosurveillance et les séries policières en sont les exemples les plus sinistres.
Lorsque la misère progresse et qu'elle dégénère en violence, l'instrumentalisation du terrorisme
permet de ne pas avoir à se justifier vis à vis des causes multiples favorisant la précarité ; Loïc Wacquant, en 1999 : "Quelques mois après la visite de Charles Murray, l’IEA (Institute of Economic Affairs) invitait l’ex-chef de la police new-yorkaise, M. William Bratton, pour populariser la "tolérance zéro" au cours d’une conférence de presse maquillée en colloque à laquelle participaient des responsables de la police britannique. La "tolérance zéro" est en effet le complément policier de l’incarcération de masse à laquelle conduit la pénalisation de la misère en Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis. Lors de cette rencontre, à laquelle des médias dociles donnèrent un grand retentissement, on apprit que "les forces de l’ordre en Angleterre et aux Etats-Unis s’accordent de plus en plus à penser que les comportements criminels et protocriminels (subcriminal) comme le jet d’ordures, l’insulte, le graffitage et le vandalisme doivent être fermement réprimés afin d’empêcher des comportements criminels plus graves de se développer"" (Le Monde diplomatique).
Le plus troublant - puis extrêmement complexe - concerne l'évidence de l'acharnement politique contre la Culture, les artistes, car la question économique ne suffit pas à la raison ; et je reste convaincu qu'il existe une volonté sourde, consensuelle, d'abrutir - pour mieux dominer, suivant en cela les agriculteurs déjà à genoux, pour un nouveau paradigme sociétal. Il ne suffit pas de donner du travail pour faire le bonheur d'un peuple, la question de l'Être présuppose la dimension spirituelle, cultuelle et culturelle. S'en prendre ainsi à la Culture, c'est préparer en l'augmentant considérablement des facteurs déstabilisants de la conscience qui conduisent à la violence. Derrière le discours sécuritaire, c'est peut-être ce qui est recherché, mettre le feu aux poudres - tout en dopant un consommérisme compulsif, pacification et croissance. Mais à quel prix ? Qu'en pense Edgar Morin ? Est-ce un dérapage de notre civilisation, l'urgence mondiale qui oblige à faire des coupes sombres parmi les plus faibles, ou un aveu définitif de l'illusion démocratique ?

Une chose est certaine, la représentation occidentale du Monde marque une infime différence - quelque que soit la mouvance politique. La religion chrétienne résultait du syncrétisme de celles précédentes
*, ce qui n'est nullement antinomique avec la Tradition de René Guénon, mais le matérialisme et les diverses phénoménologies surviennent quand l'homme est devenu cet "objet du savoir", lui-même sujet de la désacralisation de la Vie (en rupture avec la pensée magique), la civilisation qui dérive ne pouvant alors n'être que celle du nombre, du chiffre et de la quantité, qui opère actuellement le retournement sur elle-même :
« Pour qu’un certain libéralisme bourgeois ait été possible au niveau des institutions, il a fallu, au niveau de ce que j'appelle les micro-pouvoirs, un investissement beaucoup plus serré des individus, il a fallu organiser le quadrillage des corps et des comportements. La discipline, c’est l’envers de la démocratie » (soit Michel Foucault : "Sur la selette", en 1975), puis : « Il faut admettre (...) que pouvoir et savoir s’impliquent directement l’un l’autre ; qu’il n’y a pas de relation de pouvoir sans constitution corrélative d’un champ de savoir, ni de savoir qui ne suppose et ne constitue en même temps des relations de pouvoir. (...) Il faut considérer que le sujet qui connaît, les objets à connaître et les modalités de connaissance sont autant d’effets de ces implications fondamentales du pouvoir-savoir et de leurs transformations historiques »  (Surveiller et punir). Se comprend ainsi mieux le rôle de l'éducation nationale qui consiste à formater les esprits et à en abaisser le savoir (c'est à dire casser la connaissance en fragments), de la pensée unique qui règne à la télévision qu'elle abêtise de manière extraordinaire - pour la déconstruction des valeurs traditionnelles contre-consomméristes, des faux débats démocratiques, des ultimes oxymores qui noient la vérité sous toutes ses formes, avec l'information dite brève qui consiste à entretenir la peur en plus des attentats qui sont autant de représentations dans la société du spectacle. Je rejoins donc ceux qui considèrent que le droit de vote ne fut pas arraché par le peuple, mais octroyé en finalité de son contrôle, bien avant la définition qu'en donna Gilles Deleuze. Alors, cette forme de retournement, dont je parlais plus haut, s'opère déjà au niveau de la perte des libertés individuelles. C'est une analyse que j'aborde d'une manière raide et avec nombre de raccourcis, qui amènerait la question de l'opportunisme et de la finalité ; à l'origine, depuis l'effacement de la pensée magique (chamanisme), nous dirions que la pensée classique fut dominée, du moins dans la scolastique, par Platon (Idées) puis Aristote ne se satisfaisant pas de l'idéal de son maître et revendiquant comme une "phénoménologie" avant l'heure de l'Être, la vie étant identifiée au mouvement. Cependant, Aristote eut été vraisemblablement choqué par la définition de l'immanence du panthéisme spinozien. Dès lors l'arrière-monde allait vite quitter la philosophie moderne, même chez Heidegger renouant avec l'homme immergé dans l'Être - mais tombant hors de cet Être pour sombrer dans l'étant (pour la philosophie aristotélicienne il n'y a rien en dehors de l'Être, contrairement au néoplatonisme de Plotin* pour qui Dieu est supra-rationel ; pour Aristote la connaissance vient de l'expérience). Il y eut aussi les idéaux démocratiques plaçant l'Homme "au centre" de toute chose et non plus comme participation à l'Être - mise en mouvement du divin ; cela entraîna la confusion populaire entre "égaux en droit" et "égaux par nature", confusion qui amena le nivellement par le bas. Cela est extrêmement regrettable, car la fausse égalité génère la liberté qui l'est autant, puisque facilement manipulable*. Les derniers philosophes semblent reconnaître ce paradigme sans cependant le rattacher à ses origines ; le contrôle est désormais partout et supplante la discipline. C'est au nom de la liberté - et donc de la sécurité - que l'on fait en sorte que les individus pensent le moins possible par eux-mêmes, tous ces micro-pouvoirs mis en exergue par Michel Foucault qui faisait sourire à l'époque, un peu moins aujourd'hui quand disparaît le juge d'instruction. La Démocratie est une enveloppe vide qui se replie sur elle-même quand la seule crainte est de voir celle-ci disparaître ; et si ce n'était qu'une forme inspirée par des circonstances, même pas un idéal autre qu'utopique chez les philosophes des Lumières ? Il s'agit désormais d'une arme de géopolitique ; comment réagirait le peuple s'il découvrait qu'il a été berné ? Faudra-t-il désigner quantité de bouc-émissaires en remplacement des sacrifices expiatoires ?
* (Exemples : vie de Jésus inspirée des mythes de Mithra, d'Horus et de Krishna, et corrélation de la création du monde du Coran et de celle de la religion sumérienne. Deux livres sont à conseiller à ceux qui méprisent le phénomène religieux - ou dont la compréhension purement exotérique confine au sectarisme le plus obscur : "Initiation à l'histoire des religions" de Jeannine Orgogozo-Facq (Dervy) et "L'unité transcendantale des religions" de Frithjof Schuon, représentant de la Sophia perennis ; notre modernité sombre tant et tant dans la pensée primaire, qu'elle imagine que les Anciens croyaient en plusieurs dieux. Il est bien connu que l'intelligence a fait un sacré pas en avant en 1789, que ce ne sont pas des bourgeois qui ont fomenté la Révolution, que Mai 68 n'est pas une tentative américaine d'insurrection contre le Général de Gaulle, que ce sont bien quelques terroristes conspirateurs dans une caverne qui ont pu monter le 11 septembre. Alors que les Pouvoirs prennent le peuple pour une masse de crétins, voici Origène : "Souviens-toi qu'en toi se trouvent tous les dieux de l'Olympe")
* (Plotin considérant que la pratique de la religion est indigne du sage : "Souvent lorsque je m'éveille à moi-même en sortant de mon corps, et qu'à l'écart des autres choses, je rentre en moi, je vois une beauté d'une force admirable" (Ennéades))
* (Sur la perméabilité, citons ici Frédéric Neyrat ("Ici le monde" et "De la civilisation comme crash-test", des extraits en essayant de ne pas trahir la pensée de l'auteur) : "Le Capitalisme est aussi bien une force de destruction que de mise en forme du monde. Ces deux tendances se conjoignent dans une sorte d'"impératif de consommation généralisé" qui doit être interrogé de façon économique, politique et ontologique. Seule une "politique de la finitude" pourrait s'opposer à l'infini transformisme du Capital (...) Si le décor du capitalisme consiste en ces « simulacres de simulations », une question s'impose désormais à nous : pour qui ces réalités virtuelles ont-elles été bâties ? Pour quel type d'homme, d'humanité ? (...) non seulement un être humain n'est pas étanche, mais on ne peut pas non plus dire, sauf profération par trop euphorique, qu'il soit particulièrement ouvert. C'est ce point que nous voudrions désormais élucider : peut-on affirmer que le capitalisme de contrôle produit un nouveau genre d'humanité ? (...) Mais il s'agit là d'un devenir orienté : si l'humanité de l'homme est à venir, c'est que la subjectivité de l'homme, la forme de sa subjectivité est l'effet d'une production. Cette conséquence est clairement assumée par l'humanisme, qui envisage cette production comme production artiste : l'homme, écrit Pic de la Mirandole, est « sans visage », et doit, tel un « sculpteur » ou un « peintre », « achever sa forme librement ». Cette production de subjectivité n'est pas pensée comme pratique individuelle, mais toujours sur fond d'une communauté : polis, ou ecclésia ; communauté actuelle ou à venir ; royaume terrestre ou céleste ; royaume des moyens ou des fins. La forme, en tradition « humaniste », est forme scolaire, où s'engage, en chacun, la communauté tout entière. Cette scolarisation de la forme participe du projet global de production formelle de la communauté comme Callipolis, comme Cité autarcique, comme Assemblée de tous les Croyants, comme Communauté Communiste des Producteurs (...) l'absence d'essence (ou liberté), le refus d'une essentialisation a priori de l'homme, s'est traduite par une pulsion de production de la communauté humaine - de l'essence de l'homme. Les études menées par Jean-Luc Nancy ont exhibé la composante fantasmatique d'un tel dess(e)in - ou destin, sa visée « immanentiste ». A été ainsi analysée dans le projet communiste la volonté la plus radicale d'appropriation d'une essence aliénée - ou, plutôt : de destruction d'une aliénation qui empêchait l'homme de s'approprier son essence, soit de produire librement son essence comme producteur. Il y a là un cercle vicieux, et c'est ce cercle qu'il s'agit de couper". Mais alors, ce "cercle vicieux" ne correspond-il pas à l'illusion entretenue par le vote droite-gauche dont René Guénon nous entretenait, qui somme toute assène une unique vision du Monde, en l'occurrence radicalement matérialiste ? Et ensuite Frédéric Neyrat poursuit : "Ce n'est donc pas en s'opposant à ce désir qu'une politique pourrait combattre la violence du Capital, mais en reconnaissant en elle la figure caricaturale d'un désir méconnu. Seule une politique du laisser-être peut augurer d'autre chose que du couple production/disparition. Une politique du laisser-être signe la fin de tout humanisme : l'homme n'est ni le « Berger de l'être », ni le « lieutenant du rien », mais co-existe avec toute singularité ; parce que chaque singularité est en excès sur elle-même, et que le déni de finitude est ce qui ne laisse pas être cet excès en le réduisant à une quantité exploitable. Cette co-existence doit être l'effet d'une politique dont on voit dès aujourd'hui la manifestation : « le monde n'est pas une marchandise » signifie, peut signifier, doit signifier : il faut laisser être les choses dans leur singularité incommensurable. Pour que cette politique ait lieu, il serait souhaitable que l'être-avec laisse encore la place à l'être-contre (...) une politique qui fasse remonter la faille de l'être, c'est-à-dire l'absolue singularité de l'être, et rende ainsi égales les qualités sensibles des singularités là où le capital rend commensurables des quantités amorphes (...) une politique qui porte au-delà d'elle-même ce que démocratie a pu signifier en dissipant la structure paradoxale du peuple (totalité d'un ensemble/partie de cet ensemble qui s'en excepte) dans ce que Negri, avec d'autres, nomme la « multitude », et reconnaisse dans la multitude l'origine même du désir de disparition ; où nous retrouvons ici la thèse deleuzienne. C'est en effet qu'une politique du réel ne suppose aucune contradiction ni aucune distinction absolue entre l'immanent et le transcendant, l'authentique et l'inauthentique etc. Lorsque nous disons que le Capital détruit les identités, c'est en oubliant que la destruction a pour origine un désir que l'humanité comme sans-essence manifeste ; mais manifeste dans la pire violence (...) Deleuze et Guattari définissaient le capitalisme comme une «libération de flux dans un champ déterritorialisé» ; cela ne pouvait tout de même pas se réaliser sans dégâts. Il est certes crucial d'interroger les transformations du capitalisme, si l'on ne laisse pas de côté l'analyse de ses destructions. Destruction des ressources psychiques par leur exploitation permanente, destruction des sociétés par «bio-piraterie», brevets posés sur des plantes et des pratiques ancestrales, atteintes à la bio-diversité, ce sont aujourd'hui toutes les formes de vie, humaines, animales et végétales, qui sont endommagées (...) l'enjeu de la politique contemporaine est le suivant : comment s'auto-organiser? Ou plutôt : comment éviter de rendre impossible la possibilité de l'auto-organisation des formes de vie ? Le problème n'est pas éthique, ce n'est pas celui de la fermeture à l'autre, c'est celui de l'ouverture ontologique et politique au Soi. Ce que nous voulons dire, c'est que c'est à nous-mêmes que nous sommes de plus en plus fermés. A l'instar de sujets psychotiques, nous sommes enfermés hors de nous-mêmes (...) Un essayiste mass-médiatique français aujourd'hui célèbre pour sa débâcle intellectuelle affirme qu'il ne faut plus «transformer le monde», mais «sauver la planète». C'est précisément ce genre d'énoncé qu'il nous faut combattre, parce que l'on ne sauvera rien sans tout transformer". Frédéric Neyrat, dans son texte intégral extrêmement structuré et pertinent (mais dont ma récupération se porte sur une analyse différée), fait comprendre que l'accès au Soi est justement réfréné par l'humanisme : "le refus d'une essentialisation a priori de l'homme, s'est traduite par une pulsion de production de la communauté humaine" auquel a fini par correspondre la fermeture au Soi ; il convient alors de citer Eckhart Tolle prônant la valeur spirituelle de l'attention ("Pouvoir du moment présent"), quelque chose de l'attitude Zen (le laisser-faire est le relâchement du moi - grâce à l'attention perceptive (corporelle) au moment présent) qui est constamment détrônée par le lavage de cerveau (mental et affect) des médias et de la publicité diffusée pour abrutir suffisamment pour pousser à la consommation. L'éveil de la conscience de Soi diffère peu de l'expérience mystique de Plotin, c'est le voyage chamanique des sociétés pré-religieuses (même si Mircea Eliade rapporta que l'expérience chamanique est souvent à l'origine des rites et des dogmes). Cette réalité humaine, de l'homme immergé dans l'Être, semble être celle-ci : faire taire le mental pour permettre l'accès à des états modifiés de conscience, sans nécessairement utiliser des drogues. Notre civilisation orientée vers la production (technique devenue science des étants et mise au service de la seule volonté de puissance) n'a pas seulement oublié l'Être - depuis Platon les philosophes ont perçu l'Être comme essence et non comme événement, ce qui signifie que l'on ne se pose plus la question de l'événementialité (mystère de la présence de l'Être) quand la caractéristique de l'exister, chez Heidegger, sera qualifiée par se tenir hors de soi - pour s'ouvrir au Monde. C'est pourquoi il considéra que l'essentiel de la métaphysique fut "l'oubli de l'être", au profit d'une subjectivité qu'il retournera : "l'homme n'est pas le maître de l'étant, il est le berger de l'Être" (1947). Dit autrement, Lévinas : "la compréhension de l'être est l'attribut déterminant et le fait fondamental de l'existence humaine". La critique de la philosophie va ainsi plus loin que son simple cadre, il s'agit de celle de l'humanisme, sa subjectivité, - qui fut la projection dans l'Histoire de l'homme comme objet du savoir (de Michel Foucault). Un existant qui se révèle lui-même comme existant, c'est le sens du Dasein ; "être-là" est à la fois l'ouverture au Monde et à soi-même (comme le Soi des doctrines orientales ou la voie de l'individuation jungienne), le là de l'Être est le champ des possibles transcendant le néant qui est alors le retrait de l'Être. Ce champ des possibles fut désigné par le terme existentialisme. L'approche de la réalité par le chamanisme est différente, il s'agit avant tout d'une expérience personnelle : "L'aspect global de l'être n'est pas une qualité du mental mais un aspect de l'Esprit. Cette globalité est une présence unique. Elle est en vous. Il vous suffit de la redécouvrir (...) Les "voyages" chamaniques sont des extensions de l'attention éveillée vers d'autres niveaux de réalité. L'attention éveillée permet de percevoir ces réalités non ordinaires et la Lumière intérieure transmet à la conscience les informations sur les expériences qui ont lieu à ce niveau. Lorsque l'attention éveillée se déplace sur le mode chamanique, ce n'est pas le "moi" qui bouge, car il reste au centre de sa propre réalité personnelle ; c'est sa perception du monde qui change" (Kenneth Meadows : L'envol de l'aigle). La modernité peut être définie comme un contrôle consenti de l'humanité lui faisant oublier sa propre nature ; et la liberté n'est qu'une technique d'enfermement la retranchant de la Vie. Comment ne pas y saisir l'origine du saccage écologique et de la stupéfiante irresponsabilité du politique ? Il semble par ailleurs évident qu'un "débat sur l'identité nationale" participe à cette incessante aliénation, ou "délire" eut dit Gilles Deleuze, si ce n'est qu'une instrumentalisation n'en est sans doute pas absente. C'est bien de "monstruosité du monde moderne", selon René Guénon, dont il s'agit encore : considérer uniquement l'étant pour lui même et sans cause ontologique, quantifier les choses, les séparer (sens de la multitude). Pour prendre une terminologie nietzschéenne, - nous dirions que le devenir (s'opposant chez Nietzsche au dualisme essence et existence), qui est la volonté de puissance, n'est plus celui que l'on peut, pas davantage devenir plus, - mais devenir moins : « La volonté de trouver le vrai : tel est le nom que vous donnez, ô sages insignes, à la force qui vous meut et vous met en rut. La volonté de rendre concevable tout ce qui est : c'est le nom que je donne à votre volonté. Vous voulez d'abord rendre concevable tout ce qui est ; car vous doutez à juste titre que ce soit concevable a priori. Mais il faut que tout se soumette et se ploie à votre gré. C'est ce qu'exige votre vouloir ; que tout s'assouplisse et se soumette à l'esprit, que tout se réduise à en être le miroir et le reflet. C'est là tout ce que vous voulez, sages insignes, et c'est un désir de puissance, même quand vous avez à la bouche les mots de bien et de mal et de jugements de valeur. Vous voulez d'abord créer un monde tel que vous puissiez l'adorer à genoux ; c'est votre dernier espoir, votre suprême ivresse ». Maintenant qu'en est-il ? C'est le non-vivant de Guy Debord qui mime le vivant, qui est la mise en représentation (la vie est subie, non inventée. Exemple : à la Poste, il faut un récépicé pour retirer une lettre à votre nom - car vos papiers d'identité ne suffisent plus), le fichage (à quand la puce biométrique, le cerveau transplanté pour un contrôle total ?) qui va jusqu'à faire retirer le droit de vote quand l'intelligence n'est pas écrasée (une opinion non raciste ("pensée unique" oblige) sur l'origine de la guerre Tempête du désert de 1991), - Hybris sous toute ses formes (comme l'interdiction du purin d'ortie) en réponse à Némésis (augmentation des maladies, des famines, futures guerres quand la moitié de l'humanité manquera d'eau, - quand il en faut 15.000 litres pour produire 1 kg de viande de boeuf). Qu'importe le droit de vote, je ne me déplace pas pour des assassins ayant mis 30 ans pour faire interdire l'amiante, j'ai la prétention de valoir plus que cela. Je ne crois pas qu'une conscience populaire ait survécu aux "machines désirantes", - voter ne peut donc être que la manifestation d'un pur néant (dit dans le sens heideggérien), la seule action possible étant celle du monde associatif (cadre restreint de la réflexion). Notre civilisation va s'auto-détruire du fait de sa stupéfiante bêtise, sachant que les mensonges du politique, la cupidité de tous, le conditionnement scélérat de cet immondice publicitaire, aussi l'idée de croissance, sont autant d'atteintes portées à l'Être. Le plus drôle, s'il est permis de s'exprimer ainsi, c'est de comprendre que la catastrophe planétaire ne viendra ni des violeurs, ni des pédophiles, ni même des terroristes, - mais en tout premier lieu de la surpopulation générée par les familles bien-pensantes et les mangeurs de viande (un gaspillage hors du sens), sachant que la moitié des centrales nucléaires françaises sont considérées comme ayant une importante dangerosité. C'est à ce niveau que l'information journalistique et le baratin politique entretiennent la société du spectacle infiltrée par les lobbies, la part du peuple n'ayant guère plus qu'un rôle de figuration, le mouvement d'une masse que l'on pousse d'un coté et de l'autre, alternativement. Envie de se réveiller)

J'ai commencé étudiant à l'Ecole Camondo* (comment apprendre du vent), je me suis battu de toutes mes forces pour mes photographies, pour convenir enfin que la seule représentation juste de la Société, sa nature d'Être, sont bien mieux servies en allant photographier les excréments sur les trottoirs, une particularité bien française qui pourrait revendiquer le débat sur l'identité nationale. A titre d'exemple, l'Etat vous matraque lorsque vous êtes un artiste dans la précarité, mais le Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie n'a aucune forme de gène intellectuelle dans le fait de vous rémunérer 15 euros (soit 5% de réduction sur une traversée en bateau vers l'Irlande) pour une trentaine de tirages photographiques utilisés lors d'une exposition rue Mouffetard. Il semblerait que le "comportement citoyen" soit toujours la morale nietzschéenne destinée aux esclaves, pardon, le fier "peuple légitime", autant un conditionnement destiné à pratiquer l'injustice, la domination, mais de manière plus rusée, moins dangereuse pour le Pouvoir que d'anciens totalitarismes. La Chine, que l'on considère comme cynique, se moque de notre fière démocratie, mais son jugement est-il si erroné ? Lorsque l'Europe vieillissante sera mourante, que restera-t-il alors des principes ? Car Savoir et Pouvoir n'ont-ils jamais été toujours étroitement imbriqués ? Le Pouvoir se moque en réalité de mes photographies - comme de l'écologie. Comprenez au moins cela.
* (Du vent, mais bien pire encore. Ce n'est ainsi pas par un hasard si l'Art d'aujourd'hui est aussi difforme qu'une toile d'araignée soumise à du LSD, puisque la folie intérieure - que l'on favorise - participe à détruire l'âme et qu'elle a sa correspondance dans le ravage écologique de la planète. En détruisant les valeurs dites traditionnelles, ce qu'explique Luc Ferry ancien ministre de l'Education nationale - mais considérant que la philosophie doit devenir une spiritualité laïque qui deviendrait une sotériologie à trouver dans la recherche de la sagesse, il ne s'agit pas seulement de favoriser le consommérisme en fabriquant l'inculte - comme le pense le ministre, mais bien de la déconstruction de l'âme humaine dans son approche ontologique. Ainsi, tout ce qui est difforme est présenté comme de l'Art afin d'acoutumer à la laideur qui s'oppose au Beau du platonisme. Mais il ne s'agit pas seulement de pousser la masse dans "les supermarchers du coin", il faut détruire l'homme par l'intérieur - pour le dominer par l'intérieur. C'est ainsi que toutes ces horreurs (visages tordus par Picasso, débris compressés de César, débilités de Ben) sont autant de références officielles soutenues par l'Etat. La finalité est : abrutir l'homme, c'est le dominer. Philippe Sollers, un ultime auteur ayant la capacité intellectuelle de désigner la nature cachée de ce phénomène, en réponse à la question du journal Le Point (le nihilisme contemporain serait, à vous lire, l'accomplissement d'un programme. On aurait besoin d'esprits asservis. Qui "on" ?) : "Mais le diable, bien sûr, dont vous avez oublié de me parler alors qu'il est central (...) Le diable n'a rien d'humain (...) C'est une force personnelle qui en veut à l'humanité. Or l'affaiblissement de la lecture produit de très bons esclaves. Si je suis tyran, prince de ce monde, homicide dès le commencement, calomniateur, j'ai intérêt à ce que les esprits soient le plus anesthésiés possible - j'exproprie les corps de leurs sensations pour ne leur laisser que quelques prothèses qui leur permettent de s'adapter au machinique. La mort n'existe plus, l'homme est fabricable : ce beau programme ne vous rappelle rien ?")

Si l'on en croit la morale politique, la paix civile oscille entre le combat contre le 
racisme et celui contre le terrorisme. Il parait vraisemblable que les taux de chômage sont contrôlés par les banques, comme la crise économique, et qu'ils favorisent la gouvernance - permettant à celle-ci de stigmatiser ou de se féliciter selon. Fin 2009, il semble de plus en plus évident que le 11 septembre est un attentat ou un coup monté (j'emploie le présent à bon escient), et que la Shoah est récupérée afin de détourner l'attention des problèmes actuels. Dans la même veine d'un sang noir et asphyxié, le Grenelle de l'Environnement semble avoir été une pure mesure de propagande. Il est dit que l'espérance de vie ne cesse de progresser, ne seraient-ce pas les soins cliniques qui font la fortune des laboratoires ? En réalité, les maladies ne font qu'augmenter, en premier lieu le cancer. Parmi les premières causes figure la pollution, celle de l'air, des sols, de l'eau et des aliments, - à cause des pesticides. Mais c'est loin de faire le compte. Il y a les rayonnements électromagnétiques des appareils électriques (le téléphone cellulaire, le four à micro-ondes, le WI-FI) et le nucléaire. Si l'on en croit Günther Schwab (le célèbre chroniqueur du Diable), et cet auteur est largement plus crédible que la sphère politique, c'est maintenant que les particules fines radioactives de la multitude des essais nucléaires à ciel ouvert commencent à retomber. Il faut compter également avec l'ionisation des aliments (déjà environ 20.000 tonnes en France) que le Codex Alimentarius voudrait généraliser, car c'est d'irradation des fruits et légumes, des céréales et des poissons, qu'il s'agit en vérité - au cobalt 60 ou au césium 137 (résidus des centrales nucléaires). Les déchets, les matières contaminées, c'est un véritable problème économique. La France en a déjà enterré 200 millions de tonnes au petit bonheur la chance dans 25 départements. Mais ce n'est pas tout, au moment où j'écris ce texte, l'Etat français vient de manifester un trait de génie : donner les autorisations, ou dérogations, pour que les matériaux issus des démantèlements des centrales nucléaires puissent être récyclés dans la fabrication de produits de consommation courante ou de matériaux de construction. Joli non ? C'est ce petit monde de la politique qui, par contre, n'a rien trouvé de mieux, en l'état actuel du saccage de la planète, que de proroger en 2010 l'interdiction du purin d'ortie, vous savez bien, ce très dangereux traitement naturel du jardinage biologique. Faire construire des immeubles radioactifs - c'est très bien, mais donner la recette ancestrale d'un traitement non chimique - et c'est la prison ou une très lourde amende ! J'ai pris conscience de ce problème à partir de 2003. Mais, photographe en grande difficulté, j'ai sollicité une aide de l'Etat (autorisation pour me déplacer physiquement à un stage, rien de plus) et je me suis aussitôt retrouvé privé de RMI (dont j'ai honte d'avoir bénéficié). Si c'était aujourd'hui, je n'envisagerais même pas de bénéficier d'un seul euro du 1% alloué à la Culture (dont les artistes sont censés être les acteurs et non les victimes). Je crains donc que tout ne soit qu'une question de pouvoir, de clientélisme, de petites affaires. Je me sens solidaire du petit paysan à qui l'on interdit la culture biologique, tout en allant se mettre en représentation, devant les caméras, pour vanter toutes les formidables vertus du développement durable. La nausée est à son paroxysme. Au moins que l'on ait le courage de parler de dictature (comme celle rusée du renard de Michel Onfray) et de déchaînement humain ou bestial ... mais jamais des droits de l'homme. Qu'il reste au moins la dignité par-delà les mensonges de ceux qui profitent de l'ignorance pour faire croire que l'on ne pouvait pas faire autrement. Serait-ce parce que la classe politique était tétanisée par un profond chagrin, qu'elle mit trente longues années pour faire interdire l'amiante et indemniser les victimes des essais nucléaires ? Quant au purin d'ortie*, le décret fut voté dans l'urgence...
* (La télévision filtre vraisemblablement l'information, notamment sur les OGM, elle participe donc à fait discréditer les donneurs d'alerte dont le statut n'existe pas en France. Exemple d'information cachée : "
Les PGM à insecticide (Bt) sont vantés par les chercheurs et par les industriels car ils dispenseraient d'insecticide. Du coup, la pollution serait diminuée ... Même si un fermier ne mettait pas d'insecticide sur la plante, chaque cellule de la PGM émet en permanence un insecticide Bt qui se déverse dans l'écosystème. La seule question scientifique est de savoir quelle quantité d'insecticide est réellement émise. Cette question n'a pas été discutée par les entreprises ... ni par les chercheurs du secteur public. On a évalué entre 10 000 et 100 000 fois plus que la quantité utilisée couramment du même insecticide. De plus, un agriculteur ne traite qu'en cas d'infestation alors que les PGM émettent l'insecticide en permanence. Donc loin de diminuer la pollution, les OGM Bt l'augmentent !" (http://www.ogmdangers.org). Il faut savoir que 99% des OGM concernent les insecticides - a) faire que la plante en fabrique ou b) augmenter sa résistance à leur usage - et la tolérance aux herbicides. Citons ici Christian Vélot répondant à J.-C. Jaillette : "Mais je vous rappelle que les OGM uniquement insecticides ne représentent que 18% des OGM cultivées. Les autres en revanche sont soit rendues tolérantes aux herbicides soit à la fois insecticides et tolérantes aux herbicides. Ce qui du coup permet l'utilisation massive d'herbicide. Les statistiques officielles canadiennes nous montrent même que la vente de ces herbicides a augmenté de 41% en cinq ans !  En somme, plus on cultive des OGM et  plus la consommation d'herbicide a tendance à progresser". Jacques Mirenowicz : "Les quelques entreprises qui sont impliquées dans ces stratégies (plantes d'intétêt agronomique) sont faciles à identifier: ce sont les plus gros vendeurs de pesticides dans le monde - principalement des herbicides et des insecticides. Souvent elles vendent l`herbicide par contrat en même temps que l`OGM. Ce n`est donc pas un hasard si 71% des OGM agricoles vendus à l`échelle mondiale informe Gilles-Eric Séralini sont des plantes rendues tolérantes à un herbicide total. Il existe surtout deux herbicides de ce type: le Roundup que fabrique la firme Monsanto ; le Liberty que fabrique la firme Agrevo. Pour le reste 28% des OGM agricoles vendus dans le monde sont des plantes qui fabriquent un insecticide. Le pourcentage restant étant constitué de plantes rendues résistantes à des maladies fongiques ou virales". Inf'OGM : "C. Benbrook, membre de l’Académie Nationale des Sciences aux Etats-Unis, vient de démontrer l’augmentation des quantités de pesticides (herbicides et insecticides) utilisés sur des cultures transgéniques aux Etats-Unis entre 1996 et 2003". Le Purin d'ortie est, quant à lui, devenu le symbole de la trahison de la Démocratie  - à moins que ce n'en soit la face cachée. Citons Bernard Bertrand : "Comment un décret pourrait-il amputer les citoyens d’un pays de leur mémoire collective ? En vertu de quel principe un décret prive-t-il le citoyen de ses droits démocratiques les plus élémentaires, à savoir celui d’expression, gravement menacé ici, mais aussi celui du choix de cultiver son jardin comme il l’entend ? (...) Qui a pu initier une telle ineptie législative qui prétend confisquer le savoir des anciens et prône l’inquisition contre les techniques alternatives et naturelles de production, qui jusqu’à preuve du contraire ne sont que bénéfique pour la santé publique ?". La santé publique ? Mais en quoi la santé publique intéresse-t-elle le politique, l'industrie, quand la maladie seule présente un véritable intérêt économique ? Croire que le bonheur est quantifié par la société moderne est ne rien y comprendre, l'argument de la lutte de la faim dans le monde étant le plus fallacieux qui soit, si ce n'est que l'ignorance commune le favorise dûment - en lui accordant une pseudo-innocuité au niveau intentionnel)
Pour revenir à la photographie, il fallut seulement 48 heures pour me soustraire des listes du chômage, quand bien même j'étais en situation régulière et que l'Administration ne pouvait l'ignorer ; je suis juste un des animaux qui composent la société humaine, valant guère davantage qu'un bovidé dans un abattoir. Mais en était-il différemment en 14-18 ? Selon Michel Foucault, n'est-ce pas toujours de guerre dont il s'agit ? Quelle belle comparaison que celle de la brisure des chômeurs et la terre souillée, avec les corps déchiquetés dans le bourbier des tranchées ? La différence fondamentale ne serait-elle pas une simple question d'intensité, le cadre de la guerre s'exerçant selon une modalité différente? Lorsque la guerre n'est pas un conflit frontal considéré comme tel, celui-ci se compose des accords internationaux et des fluctuations de la monnaie (flux déterritorialisés du mondialisme).

 
Je tiens à dire ceci : plus je vieillis, plus la société humaine me devient insupportable, quelque chose d'abjecte. Elle revient essentiellement à n'être qu'une
société du spectacle quand la masse informe est modelée par celle du contrôle foucaultienne, par son panopticisme. C'est ainsi qu'il faut convenir que la part d'intellectuels, dans le sens intuitif du terme, et de vrais artistes, est si faible, que se pose la question de l'ontologique de l'Être, l'intelligence du cœur et le génie ne pouvant s'expliquer que par la réminiscence de l'arrière-monde, certainement pas par les progrès de la civilisation. Chaque année qui passe atteste de la progression du nivellement par le bas, déconstruction des valeurs traditionnelles favorisant la transformation de l'humanité en un troupeau consommériste qui n'a aucune conscience de sa condition. Chaque fois que je subis la publicité - j'ai le sentiment de me faire violer, chaque fois que je parle avec un partisan de la peine de mort - une vague de sang noir déferle sur mon âme, chaque fois que je serre la main d'un mangeur de viande - c'est comme si je plongeais mes deux mains dans des excréments. N'ayant même plus droit au RMI du fait de la fourberie administrative, esclaves de Nietzsche s'il en est, j'ai pourtant cette chance extraordinaire de ne pas vivre dans un régime de cochons pratiquant la charia ou dans un des innombrables pays où l'Occident sème la désolation et la guerre - pour en extirper les ressources au nom des droits de l'homme.
Si vous saviez à quel point je suis écoeuré des hommes, vous ne regarderiez pas une seule de mes photographies de paysage. Il fut un temps où l'homme se sentait comme une partie du Monde, ce qui se définit aujourd'hui avec l'approche holiste ou holistique, notamment l'écologie appelée "
deep ecology" n'ayant strictement aucun rapport avec les oxymores sophistes du politique. La chute au sein du nihilisme s'est affirmée dès 1789 avec la désacralisation de la Nature, celle du travail, plaçant l'humain au centre du vivant, mais en marquant une rupture totale avec l'oeuvre purificatrice des forgerons alchimistes dont Mircea Eliade est l'ambassadeur intemporel. Tout ce qui agite l'Occident moderne concerne la quantité pure (expliquant l'origine du dogme de l'égalité), l'utilitarisme (l'objet exclusif de la croissance, au détriment de la richesse intérieure non quantifiable), somme toute la recherche, qui est obsessionnelle, du Pouvoir (l'origine réelle de la machine démocratique). Après avoir saccagé la Terre avec toute sorte de produits chimiques (toujours en vente), pratiqué sans l'ombre d'un ressentiment un élevage concentrationnaire digne des camps d'extermination (Hitler s'étant inspiré du Fordisme et ce dernier des gigantesques abattoirs de Chicago), force est de constater que les pollueurs se désignent désormais comme les chantres de la croissance verte et du développement durable*. De quoi avoir une nausée que rien ne saurait guérir.

* (Le Président de la République lâchera au salon de l'agriculture (au début de 2010) : "
Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d'environnement. Parce que là aussi, ça commence à bien faire !", quand il est vraisemblablement avéré, selon le cancérologue Dominique Belpomme (à écouter : "Nos enfants nous accuseront", quand 76.000 tonnes de pesticides sont déversées chaque année en France, quand 100.000 enfants meurent chaque année en Europe - des conséquences de la pollution), que l'augmentation phénoménale des cancers (93% en 25 ans) est la résultante de la seule pollution. Mais voici un autre témoignage dément, celui de Bruno Delaye (ambassadeur de France) qui dira : "Si je n'étais pas aficionado, je devrais aussi soutenir la corrida, parce que mon rôle d'ambassadeur exige d'unir les deux pays. Et la corrida est le lien d'amitié et de passion partagée par la France et l'Espagne (...) une manière extrêmement civilisée de voir la vie". Un acte cruel et gratuit, manifestation d'une perversité inouïe, serait une "manière extrêmement civilisée" ? Dans un pays où la première marque de yaourt Danone a fabriqué une quantité phénoménale de produits dits "BIO", qui ne l'étaient pas, sans que la classe politique n'en soit interloquée, les marchands peuvent donc s'absoudre de toute forme d'éthique, de morale autre que le profit et la croissance, comme par exemple la restauration rapide (sous entendant de la "nourriture de merde") qui imaginera vendre de la viande halal produite à partir d'animaux égorgés sans étourdissement (mais la réaction du FN rythmant le mental : "Première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des mangeurs de cochons", est toute aussi débile en elle-même). Je n'oublie pas que c'est dans ce contexte de civilisation du chaos que la question de la rentabilité a anéanti mon art. Cette perversité, à laquelle je convie à la compréhension, ne pourra qu'être favorisée par le contrôle d'internet et des médias, la disparition du juge d'instruction, la vidéosurveillance, ou des puces léthales. Certains, influencés par Augustin Barruel, voient partout la théorie du complot (vive avec l'assassinat de Kennedy et le 11 septembre qui est un spectacle hollywoodien du style "made in USA") ; mais, même en connaissant l'approche de Pierre-André Taguieff, sachant que les Protocoles des sages de Sion furent un faux tsariste, il reste l'évidente dimension luciférienne dans le développement quotidien de la modernité, caricaturée (ou dénoncée ?) avec le livre pour enfant : "La vilaine Lulu" d'Yves Saint Laurent. La moitié de la population crèverait-elle de la pollution, que les médias concentreraient toujours l'attention sur quelque violeur ou déséquilibré, juste avant la diffusion des très pavloviens feuilletons policiers du soir restaurant enfin la justice dans la conscience, avant que vous vous endormissiez, - amenant à se poser la question de l'audimat ou du formatage de la pensée de groupe. Alors oui ... Monsieur le Président, "ça commence à bien faire", mais pas pour les raisons invoquées, plutôt pour la destruction des sols qu'oblige le rendement intensif (citons Claude Bourguignon  : "Sur l’ensemble de l’Europe, environ 90% de l’activité biologique des sols cultivés a été détruite par l’agriculture intensive. Je dis bien : détruite (...) En Europe, les populations d’oiseaux, de reptiles et de batraciens ont chuté de 90 % en un demi-siècle (...) Actuellement, nous perdons en moyenne quarante tonnes de sol par hectare et par an. À ce rythme, dans trois siècles, la France ce sera le Sahara ! (...) La chaire de microbiologie des sols a été supprimée de l’École d’agronomie en 1986. Plus personne n’est formé dans cette discipline (....) Le combat contre les OGM est essentiel pour la sauvegarde de la démocratie (...) les enfants nés à partir des années 70 n’ont connu que la malbouffe. Je pense qu’ils ne feront pas de vieux os. Il suffit de voir les enfants d’aujourd’hui : otites, bronchiolites, asthme… ils sont tout le temps malades ! Si les dépenses de sécurité sociale augmentent de 6% par an en Europe, ce n’est pas un hasard"), et pour l'élevage intensif qu'oblige la consommation folle de viande. Le résultat est connu des chercheurs indépendants : cancers, déforestation des forêts tropicales, éradication de la biodiversité, tuerie de milliards d'animaux dans les abattoirs, famines, et dénaturation systématique des aliments industriels vendus en grandes surfaces ; hé oui ... la connerie, là "ça commence vraiment à bien faire" ! N'est-ce donc plus que cela la République ? En fin de compte, il est heureux qu'une compréhension opposée de la première intervention en Irak ait motivé un préfet à me supprimer le droit de vote : je ne m'en suis réveillé que bien plus vite, et je rejoins humblement Gilles Deleuze sur ce point : pour rester libre - il faut l'être tout à fait, en l'occurrence dégagé de tout carcan idéologique droite-gauche. La pensée unique est à tous les étages, citons ici Eric Zemmour : "Dès que quelque chose déplaît à la "bien-pensance", qui a peur de la réalité, elle le taxe de "dérapage". C'est devenu un anathème comme "raciste", "fasciste" ou "antisémite" qui permet de diaboliser l'interlocuteur et de couper court à toutes discussions"... D'ailleurs, aux quelques personnes qui ont le courage de remettre en question, à la télévision française, ce spectacle médiatique du 11 septembre, il est demandé aussitôt si ils remettent en cause Jeanne d'Arc, Apollo 11 ... et les chambres à gaz. Début 2010, une campagne anti-tabac choquera le Gouvernement et "Famille de France" ; ce qui me choque personnellement, c'est de voir cette quantité de cons dont la bouillie cérébrale fait s'adonner aux effets d'une drogue d'Etat ; l'association DNF rétorquera : "Que ceux qui se sont émus d'images jugées choquantes continuent de s'émouvoir sur la réalité du fléau que représente l'addiction précoce au tabac de leurs enfants et petits-enfants (...) Depuis 18 ans on essaie d’informer les jeunes sur les dangers du tabac (...) Jusqu’à maintenant on l’a fait gentiment, sur l’aspect santé, avec des poumons détériorés (...) Fumer, c’est servir de décharge aux pires produits toxiques (acétone, arsenic, DDT, ammoniaque et polonium 210)". S'émouvoir ? Non, ce ne sera pas le cas, une simple question de conformisme imbécile et de codification des comportements. La filiale française de British American Tobacco protestera en affirmant que les fabricants de cigarette et les buralistes ne sont ni des violeurs ni des pédophiles. Pour une fois, les cigarettiers disent la vérité ... ils sont pires que cela : ce sont des esclavagistes et des assassins, des tueurs en série. Que faudrait-il faire contre une idiosyncrasie où les plus faibles revendiquent une liberté qui est une soumission, si ce n'est laisser faire ou envoyer des sections opérer un nettoyage dans les usines ? Si les politiques ne sont pas intervenus contre cette drogue, la question centrale des taxes mise de coté, c'est peut-être par ce que les fumeurs ne méritent aucune considération. Il s'agit bien du comportement le plus imbécile dont soit capable l'espèce humaine, une stupidité dûment confirmée par les tests d'intelligence. Dr. Mesny : "La nicotine a été classée comme « drogue » par l’OMS : elle stimule la formation et la libération dans le cerveau reptilien, le plus ancien, de monoamines, neuro transmetteurs modulateurs, qui sont la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine. La dopamine est considérée comme le médiateur du plaisir par son action sur le système de récompense, qui fait aussi intervenir le cortex, réalisant un circuit (...) Toutes les drogues activent le système de la récompense. Mais quand un produit qui le met en jeu est consommé de façon importante et répétée, le système ne se régule plus. C’est le cas du tabagisme, le fumeur consomme de plus en plus de cigarettes pour faire remonter son taux de dopamine et retrouver une certaine plasticité du circuit altéré. (Travaux de Changeux)". Le tabagisme a cependant cela d'utile, en ce qu'il témoigne des limites immédiates de la définition des droits de l'homme - quant à la liberté qu'il y aurait à faire ce que l'on veut. Car, le veut-on vraiment ?)

Si j'étais une œuvre écrite - je serais les
Upanishads, si j'étais une œuvre musicale - je serais la Tétralogie, mais si j'étais un film - je serais Aguirre, la colère de Dieu.
Ils y a guère d'hommes debouts aujourd'hui, seulement des âmes couchées. La peur a remplacé le bâton et l'illusion l'intelligence. Même si la chose se comprend aisément, il est toujours choquant de constater combien sont nombreux ceux qui sont persuadés que leur propre avenir passe par la carte d'électeur. Mais cela fait partie du dressage - ou conditionnement - qui cache une 
monstruosité toute guénonienne. Il suffit de regarder en face la réalité du Monde, pour en reconnaître l'atrocité. Du point de vue social, en l'absence de codes despotiques ou de caste correspondant à la définition d'une élite de la pensée, la normalité - cela inclut la loi - est définie par le plus grand nombre, si ce n'est que la conscience est alors une résultante et que la personnalité recule, cède devant l'expansion déterritorialisée des "corps sans organes" deleuziens. Il est donc très vain d'en référer au plus grand nombre pour "faire changer les choses", car cela est par principe antinomique avec la variété des aptitudes naturelles. Ce sont les plus fourbes, les plus malins qui tirent leur épingle du jeu appelé Démocratie, où l'écart entre les salaires ne cesse d'augmenter. Comme pour les "hommes endettés", la précarité permet de distribuer les nouvelles cartes. Il n'y a donc plus de chercheur en biologie comparée pour rappeler que l'homme n'est pas carnivore, ni même omnivore, que traiter les animaux de boucheries, comme nous le faisons, est une destruction radicale de la dignité humaine, que la pollution extrême des rivières, des sols, est la correspondance exacte de notre sens commun de la Vie, et une décadence qui se retrouve dans la chasse pratiquée comme divertissement, dans le goût du bas peuple pour la peine de mort et son amour pour la patrie, dans le fait de ne pas avoir suffisamment de grandeur, de force et d'intelligence pour renoncer au tabac, dans celui de se divertir de spectacles infantiles. Comment, dans ce foutoir général, ne pas s'étonner que des américains aient pu eux-mêmes imaginer être les instigateurs du 11 septembre, que les banques soient en réalité les propagantrices de la crise de 2009, que le développement durable serve des intérêts particuliers ? J'avance avec grande conviction que le progrès est d'autant plus une régression que son but n'est pas la recherche de la perfection, dans le sens initiatique des bâtisseurs du Moyen-Âge ou de l'alchimiste de la matière et de l'âme, mais la puissance appliquée coercitivement sur l'autre que soi. Nous avons totalement désacralisée la Nature, animalisé l'Homme (transformant notamment les prophètes en automates des livres révélés) et mécanisé les animaux. Trop d'intelligence, mais pas assez somme toute, nous ont transformés en agents du mal - malgré Montaigne et Kant. Il n'y a pas que la nourriture qui soit altérée au point de générer une maladie porteuse de croissance industrielle (l'espérance de vie est moins tributaire de l'hygiène de vie que des soins palliatifs), prendre le tag urbain ou tout rap pour de l'Art savant et un sceau d'infamie. Ces phénomènes ont leur origine dans le mépris qu'eut le monde politique pour la Culture. Mépris ou intérêt particulier à abaisser le niveau global ? Günther Schwab rappelait que l'élite n'existe plus que par des mouvements populaires minoritaires (agriculture biologique, végétarisme, naturisme), mais elle subsiste dans la petite bourgeoisie (études littéraires, Musique classique), et ne peut pas se définir dans la Science qui, par le professionnalisme de plus en plus pointu, crée la spécialisation dans un puis d'ignorance. Les histoires vraies de l'amiante, du nuage de Tchernobyl, des farines animales et de la grippe H1N1, ont largement démontré la nature du Pouvoir. Dans la catégorie des mensonges (mais où se trouve la sincérité politique ?), citons Tuxicoman sur le nucléaire civil : "
Environ 95% de la radioactivité des déchets nucléaires est précisément contenue dans les 4% de déchets non "recyclables", les déchets ultimes. Il y a donc tromperie de la part d'Areva et EDF qui, en annonçant que "96% des déchets nucléaires sont recyclables", laissent habilement croire (outre la tromperie recyclable/recyclé) que la quasi-totalité du problème des déchets radioactifs est réglée, ce qui est parfaitement faux". Et il y a mieux : l'Etat manigance avec les industriels pour recycler le nucléaire dans les objets, les marchandises courantes. Mise en garde de la CRIIRAD : "Pour toutes les autres catégories de produits (que : aliments, cosmétiques, parures, jouets), les industriels ont désormais la possibilité d’obtenir des dérogations à l’interdiction d’ajouter des substances radioactives. Sous réserve de cette obtention, les métaux, plastiques, gravats… contaminés issus du démantèlement d’installations nucléaires pourront servir à la fabrication de matériaux (ciments, acier, plomb…) qui seront utilisés pour la construction d’habitats ou de locaux de travail, de moyens de transport (voitures, vélo, bateaux…), d’équipements ou d’objets de la vie quotidienne (meubles, fournitures de bureau, vêtements…). Si les jouets sont exclus des dérogations, la fabrication des équipements destinés aux bébé ou aux enfants… pourra s’effectuer à l’aide de composants radioactifs. Si les matériaux en contact avec les aliments sont exclus des dérogations, tel n’est pas le cas des vêtements et des polaires pourront, par exemple, être réalisés à l’aide de plastiques contaminés en provenance de la déconstruction de centrales ou d’usines d’enrichissement..."
Il ne suffit pas d'avoir mis 30 ans à réagir vis à vis de l'amiante (et vraisemblablement du fait de l'acharnement du monde associatif), et d'avoir enterré n'importe comment
200 millions de tonnes de déchets radiactifs (25 départements : "Uranium, le scandale de la France contaminée" (sur FR3) : "
On a surpris Jean-Louis Borloo en amenant au ministère des cailloux radioactifs qu'on a ramassés à Gueugnon et sur le parking de la station de ski". - Réponse d'Areva : " - notre politique de réaménagement est réalisée avec des méthodes reconnues par l'Etat et les autorités internationales. Nous avons 100 spécialistes qui travaillent sur le réaménagement des mines (...) Nous menons près de 10 000 analyses par an, ce qui nous coûte 3 millions d'euros, nous avons des spécialistes santé..."), sachant que ce qui concerne le nucléaire militaire ou civil doit recevoir l'aval de l'Elysée), désormais les matières contaminées ne vont plus être seulement enterrées sous les stades et les écoles, ou incorporées aux remblais des routes, mais mélangées aux marchandises - peut-être jusqu'aux tétines des biberons selon la CRIIRAD.
Si le cancer ne double plus tous les quarts de siècle, mais quadruple, c'est excellent pour la croissance et l'emploi (recherche et mortalité).
Personnellement, je n'ai jamais voulu engendrer d'enfant. Je me croyais un être humain, un "homme". J'ai compris, depuis, que nous sommes un bétail que l'on n'engraisse pas avec des hormones - mais avec des bonbons et des sodas (à la télévision ou placés au niveau des mains des enfants dans les grandes surfaces), non pas des vaches dont on fait doubler la production de lait, ou des oies que l'on gave, mais un
troupeau saturé de messages publicitaires. Quelle différence ? Il suffirait que quelques reportages testent favorablement le moteur Pantone - pour qu'aussitôt s'installe un silence radio, que le silicium organique soit efficace - pour qu'il soit aussitôt interdit... Que faisons nous de l'intelligence ?
Le
développement durable ne suffira pas. Il faudrait immédiatement inculquer des valeurs traditionnelles autres que le consommérisme, mais c'est justement ce dernier qui est le moteur de notre civilisation. En d'autres termes, l'idée de revenir à des valeurs traditionnelles (immatérielles) engendre dans la pensée politique une confusion entre décroissance et régression, sinon ce serait reconnaître implicitement que la société est continuellement tirée vers le bas - comme on tire sur les pis d'une vache. Il est donc à craindre que la survie écologique sera récupérée par des méthodes au mieux coercitives, au pire totalitaires ou fascistes. Des jalons actuels sont autant de signes très inquiétants.
Ce qui arrivera en premier lieu, c'est moins un changement de conscience que l'augmentation des disparités, - dans le Monde, mais aussi dans chaque pays. Les troubles prévisibles que l'on imagine facilement expliquent certainement le déplacement de la
société de contrôle sur les plans policiers (vidéosurveillance) et militaires (Irak, Afghanistan).
En d'autres termes, je crois que les dirigeants sont bien davantage au fait de la réalité que ce qu'ils en veulent laisser transparaître...

Avez-vous réellement voté pour ces gens ? Avez-vous des enfants ? Eux vraisemblablement pas. La société ne s'améliore qu'en apparence, n'en déplaise à la phénoménologie de l'esprit de Hegel ; la liberté d'y réfléchir reste stoïcienne par son abstraction, le scepticisme est imaginaire face à la réalité, l'idéal qui s'en suit est également une conscience malheureuse. Pour le dire autrement, ce site Pleinouest35 a moins de puissance qu'une illusion ; les combats associatifs sont fragmentés, isolés les uns des autres. Si le pouvoir courtise des hommes de science (Alain Bombard qui dut quitter le Gouvernement pour avoir envisagé l'interdiction de la chasse à courre, Around Tazieff qui, dès 1979, dénonçait à la fois la pollution industrielle comme moteur du réchauffement climatique et le trou d'ozone comme très probable "pompe à finances"), aussi des philosophes (Edgar Morin : "
M. Sarkozy a repris le mot, mais que connaissent-ils de mes thèses, lui ou Henri Guaino (...) Lorsque j'ai parlé de "politique de civilisation", je partais du constat que si notre civilisation occidentale avait produit des bienfaits, elle avait aussi généré des maux qui sont de plus en plus importants"), le régime démocratique s'exerce sur une période courte et peu de Gouvernements sont enclins à soutenir une gestion sur la durée du fait des échéances électorales, favorisant en toute logique mercantile les intérêts forts de moment, c'est à dire l'industrie et le commerce. L'état désastreux de la Nature et la baisse phénoménale de la Culture sont les conséquences de cette primauté de la Croissance, de la recherche effrénée du PIB, oubliant les valeurs immatérielles. La vie se qualifie et ne se quantifie pas. Mais alors, que penser vraiment de cette pensée hégélienne (celle de l'histoire) lorsque le philosophe écrit : "On peut dire de l'histoire universelle qu'elle est la représentation de l'esprit dans son effort pour acquérir le savoir de ce qu'il est ; et comme le germe porte en soi la nature entière de l'arbre, le goût, la forme des fruits, de même les premières traces de l'esprit contiennent déjà aussi virtuellement toute l'histoire", mais aussi : "Le vrai est le tout" ? Faut-il retenir que nous portions dès l'origine le vice en nous, ou que notre représentation du Monde s'est trouvée faussée, ce que Michel Foucault désigne par "l'Homme comme objet du savoir" (depuis la Renaissance, même si ce phénomène marque la fin des grandes civilisations) ? Cela fait plus de deux siècle que l'interprétation du "connais-toi toi-même" socratique est éronée, qu'il fallait s'oublier (le moi) pour se connaître (le Soi) et s'ouvrir au Monde, formule problématique pour la phénoménologie, amenant l'opposition entre Husserl et Heidegger, éloignant de la "chose en soi" kantienne qui déjà ne permettait  plus d'accéder à l'essence (ou noumène de Platon qui deviendra les confins de l'intelligence chez Husserl, - "la conscience est toujours consciente de quelque chose"), cette "chose en soi" devenant chez Russel : "la théorie qui prétend que ce qui existe, à certains moments, lorsque nous ne percevons pas un objet sensible donné, est quelque chose de totalement différent de cet objet, quelque chose qui, réuni à nous et à nos organes des sens, cause nos sensations, mais n’est jamais donné soi-même dans la sensation", pour une philosophie de l'atomisme logique s'opposant à celle propagée par Aristote (raisonnement composé de jugements eux-mêmes composés d'idées), mais dont Russel posa les limites inhérentes : "Existe-t-il au monde une connaissance dont la certitude soit telle qu'aucun Homme raisonnable ne puisse la mettre en doute ?". La réflexion était spéculative à la fois dans son objet et en elle-même, mais cela changea avec l'existentialisme sartrien qui n'est plus qu'un humanisme défini comme existence précédant l'essence. L'intentionalité découlait de l'oeuvre schopenhaurienne : Le monde comme volonté et comme représentation. Une analyse particulièrement fine est "Reinach et la visée (das meinen) : décliner l’intentionalité", par Jocelyn BENOIST. Très court extrait : "Quelle est la fonction traditionnelle du concept d'intentionalité, là où on en fait usage afin de décrire l’activité de l’esprit – en admettant qu’il y ait une telle chose qu’un esprit, et que celui-ci effectue, en un sens actif ou passif, peu importe, des « actes » ? Il me semble qu’entre de multiples tâches, car pour être apparemment simple dans sa définition (= orientation de l’esprit vers un objet), ce n’en est pas moins un concept fondamentalement équivoque, la fonction historique du concept d’intentionalité, dans sa résurgence à partir de la fin du XIXe siècle, a été de construire un pont entre la perception (l’imagination, etc. : toute la vie « représentationnelle » de la conscience) et la sphère de la signification linguistique (disons : de l’activité de signifier). S’il y a de l’intentionalité, on admet généralement qu’il y en a dans le langage comme dans la conscience (peut-être dans l’un parce que dans l’autre, mais pas nécessairement : elle peut aussi bien être tenue pour originaire en l’un comme en l’autre), ou tout au moins que l’un comme l’autre peuvent être interprétés ainsi, que l’intentionalité en est un principe de lecture commun. Ce qui soutient un tel rapprochement, c’est le problème, communément posé, de la référentialité de nos états mentaux comme de nos actes linguistiques, référentialité qui, dans une perspective intentionaliste, se voit interprétée comme une sorte de « directionalité » vers l’objet – cela même qui est appelé « intentionalité ». Il y aurait décidément beaucoup de questions à poser à cette « directionalité ». Est-elle si « directe » que cela ? Fonctionne-t-elle tout uniment et sans bavure – suffit-il de viser pour que soit parfaitement déterminé ce qu’on vise (dans la mesure uniquement où on le vise) ? Par où, par quoi (par elle-même, depuis autre chose qu’elle-même ?) se détermine la visée ?".

Par quoi se détermine la visée ? Il est peut-être utile de revenir à la
caverne de Platon (on parle d'une origine pythagoricienne du texte) saisie alors comme allégorie du conditionnement, ce qui amène le philosophe à définir une République encadrée par des gardiens-philosophes, qui en fait un régime aristocratique. Nos républiques modernes et démocratiques réduisent la part d'intentionalité au choix (mais est-ce bien sûr ?) du peuple légitime, sans le contrôle d'aucun philosophe, le rôle de la philosophie se bornant à la seule analyse comparée. Or, la société du spectacle, dont on doit la définition à Guy Debord, tient toute entière dans cette phrase attribuée à Platon : "Considère maintenant (...) qu'on détache l'un de ces prisonniers, qu'on le force à se dresser...  Il souffrira et l'éblouissement l'empêchera de distinguer les objets dont tout à l'heure il voyait les ombres ". Il s'agit de la facilité apportée par le conformisme intellectuel ; dans son livre Forgerons et alchimistes, l'historien des religions, et mythologue, Mircea Eliade donne une clef de la venue de la modernité qui, si elle n'est pas celle des cycles cosmiques dans l'Inde védique (et dont René Guénon participa à nous instruire), ni la décadence dans l'application de l'éternel retour - dans le sens nietzschéen du terme, a le mérite de dévoiler comment le changement dans la vision du Monde a pu s'opérer à partir d'une perte d'intuition holiste. Il semble pourtant se fourvoyer quant à son optimiste vis à vis d'une survivance de l'ancienne quête alchimique, c'est à dire accélérer la purification de la matière (en premier lieu : réduction des substances à l'état pré-cosmogonique symbolisée par la mort du Christ - qui ainsi en assure la rédomption) : " - pour fournir l'énergie nécessaire aux rêves et aux ambitions du XIXe siècle, le travail a dû être sécularisé. Pour la première fois dans son histoire, l'homme a assumé ce très dur travail « pour faire mieux et plus vite que la Nature », sans plus disposer de la dimension liturgique qui, dans d'autres sociétés, rendait le travail supportable", pour faire saisir indirectement la problématique horizontale de la déconstruction des valeurs traditionnelles : "l'homme des sociétés modernes a pris, au sens littéral du terme, le rôle de Temps, qu'il s'épuise à travailler à la place du Temps, qu'il est devenu un être uniquement temporel". Heureusement, Mircea Eliade sort de cet enfermement idéologique qui l'empêche de connaître l'état réel de la décadence sociétale : "Les modernes sont incapables d'expérimenter le sacré dans leurs relations avec la matière ; ils peuvent, tout au plus, avoir une expérience d'ordre onirique ou esthétique (…) Mais il n'est que d'imaginer une communion, non plus limitée aux espèces de pain et du vin, mais s'étendant au contact avec toute espèce de « substance », pour mesurer la distance qui sépare une telles expérience religieuse archaïque de l'expèrience moderne des « phénomènes naturels »". A propos de l'individuation jungienne : " - c'était la nouveauté et l'importance des recherches de Jung d'avoir établi ce fait : que l'inconscient poursuit des processus qui s'expriment par un symbolisme alchimique et qui tendent à des résultats psychiques homologables aux résultats des opérations hermétiques (…) si l'on tient compte que, pour les alchimistes, l'opus poursuit l'elixir vitae et l'obtention du lapis, c'est à dire à la fois la conquête de l'immortalité et de la liberté absolue (la possession de la « pierre philosophale » permettant, entre autre, la « transmutation en or », donc la liberté de changer le monde, de le « sauver »), alors que le processus de l'individuation, assumé par l'inconscient sans la « permission » du conscient, et la plupart du temps contre sa volonté, ce processus qui conduit l'homme vers son propre centre, le Soi, doit être considéré comme une pré-figuration de l'opus alchymicum, ou, plus exactement, comme une « imitation inconsciente », à l'usage de tous les êtres, d'un processus initiatique extrêmement difficile et donc réservé à une élite spirituelle peu nombreuse (…) Pour Jung, ce que les alchimistes appelaient la « Matière » était en réalité le soi-même. L' « âme du monde », l'anima mundi, identifiée par les alchimistes au spiritus mercurius, était emprisonnée dans la « matière » ". Une manière plus traditionnelle de définir un concept moderne d'intentionalité ne se limitant pas au langage.
Le Monde moderne reste influencé par
le positivisme d'Auguste Comte (son Cours de Philosophie Positive distingue trois états : celui "théologique" (de forme anthropomorphique), celui "métaphysique" (entre expérimentation et superstition, donc sans aucune valeur scientifique), enfin celui "positif" (la science moderne qui procure la maîtrise de la nature). Mais qui a maîtrisé l'homme ? Le nihilisme sartrien pourrait-il nous relier à une réalité et à une conscience globale (plan d'immanence quand ce n'est Dieu) qu'il rejette ?

A défaut de sens, la vie reste porteuse d'expérience. La Modernité est signe d'une coupure profonde avec l'Être, question philosophique fondamentale. L'angoisse de la mort (à l'inverse, la peur dont font usage les Gouvernements), est pour nous la manière réactive d'occulter la vérité tragique du devenir qui pourtant permet à l'humanité de venir à l'existence. Sans devenir, sans mort, le changement qu'elle opère, il n'y aurait aucune vie. Mais la conséquence de la "perte de l'Être", question heidegerrienne, est que nous acceptons la Vie à condition de vouloir la fixer, l'immobiliser, comme la pulsion de mort chez Gilles Deleuze. C'est aussi l'origine du progrès et du matérialisme inhérent : l'homme commun a besoin de certitude. Alors, croire littéralement qu'un Dieu a envoyé son fils pour que son sacrifice sauve la créature, penser que nous faisons notre avenir, même que l'Existence précède l'Essence, sont des certitudes qui, comme le vacarme des villes et les musiques barbares, mais aussi les drogues, permettent de ne plus sentir et de ne plus penser. Nous nous retranchons de la Vie et c'est un paradoxe dans la recherche de vérité : l'arrière-monde est-il un refuge pour notre mental, ou notre demeure au delà ou au deçà du Temps ? Le sens de la beauté, de l'honneur, paraissent moins dériver de la vie sociale, qu'ils seraient des principes inaliénables, comme en témoigne leur universalité, et dont l'homme véritable, c'est à dire centré dans son Être, a une soif insatisfaite.
J'ai tenté de participer à montrer la beauté du Monde, comment celle-ci a sa propre correspondance dans notre mémoire et notre conscience, mais je n'ai fait que me heurter à des murs et à des miradors, les derniers en les entités du Ministère de la Culture et d'une préfecture qui n'ont pas hésité à franchir la ligne de la droiture, en l'occurrence manœuvrer de manière à me faire supprimer des listes de chômage, cette machine à distiller la peur, immédiatement après que j'eus quémandé de l'aide, - tout simplement. C'est punir et reconditionner lorsque la société s'avère inefficace dans le reclassement de personnes de plus de 50 ans, pour une activité photographique. Lorsqu'un régime, qui se dit humaniste et garant des libertés, en vient à de telles méthodes, c'est le signe fort de sa fin, le symbole de sa décadence. A l'opposé, lorsqu'on en arrive à être convaincu de ce que la crise et le terrorisme sont dirigés, on perçoit que le peuple souverain n'est rien d'autre, en vérité, qu'un troupeau qu'on envoie à l'abattoir, comme - il n'y a pas si longtemps - les poilus à la mitraille ennemie.
A l'aube d'une crise énergétique majeure, d'inégalités toujours croissantes, du risque nucléaire, des famines et des pandémies (les vraies, dans les pays pauvres, non la grippe H1N1) et de la surpopulation mondiale, il est aisé de déceler un usage politique, l'instrumentalisation fine des catastrophes. Quand la guerre économique est une guerre, sans merci du coté chinois, faussement paranoïaque du coté américain, comment serait-il possible, aujourd'hui, de maîtriser le Monde sans terrorisme, sans 11 septembre, sans se référer sans cesse à la Shoah pour intervenir sur toute forme de révisionnisme ? Le procédé le plus facile, pour tenir cette multitude, est de faire un usage massif de peur et de précarité, cette dernière favorisant l'attente pour des régimes despotiques. La société disciplinaire marque ainsi ses limites extrêmes : la société s'agite désormais avec une trop grande fréquence, et celle dite de contrôle ne peut être acceptée que dans la mesure où des troubles peuvent le justifier. Il est pourtant déroutant d'observer la société devenir un contexte d'enfermement, assister aux interventions civilisatrices qui sont en réalité des actions utilitaristes, mais posées comme valeurs démocratiques. La gestion de l'humanité correspond aux méthodes de la pisciculture intensive, car, pour imaginer une telle monstruosité, il faut indubitablement qu'elle sorte de nous-mêmes. Nous devenons ce que nous faisons (enseignement des bâtisseurs des cathédrales) et réciproquement faisons ce que nous sommes (ce qui explique alors la monstruosité moderne).
Certains hommes politiques trouvent avantageux de se référer publiquement à Edgar Morin et à Michel Foucault, preuve d'un positionnement médiatique qui est une imposture ; mais, il en va de même pour la Culture, elle ne sert qu'en vue de la Croissance. Fin 2009, le débat sur l'identité nationale cacha mal l'unique motivation, contrôle des masses pour des populations que l'on souhaite remodeler. Cela fait longtemps que, faute d'une éducation enseignée pour elle-même, les jeunes ne sont plus instruits, tant du français que de la Musique classique (la perte d'audience avoisine les 15% chaque année) ; ils écoutent une musique primaire et universelle. L'identité fut définie par la religion, les rites, les coutumes (gastronomie et chocolat protégés car ils génèrent des profits), une Culture élitiste et savante que l'on veut instrumentaliser en la faisant baisser, car les Cultures sont une mauvaise base identitaire, elles sont trop redevables aux échanges d'un pays à l'autre pour pouvoir être enfermées (je conseille un dernier disque de Jordi Savall (HESPERION XXI) : "Le royaume oublié", dédié à la tragédie cathare (chez AliaVox) - il est regrettable que ce ne soit plus sous la forme du disque vinyle). La Musique est un détail de la déconstruction des valeurs traditionnelles qui sont un frein naturel au consommérisme  - au nom d'un utilitarisme forcené ; l'état de vraie démence spirituelle se porte sur le vivant, nous élevons les goûts du public grâce à une même bouillie qui est devenue standardisée (car seuls les chiffres de vente comptent - et tant pis alors pour le niveau de débilité, - mieux : il sert le vote démocratique), nous nourrissons les vaches avec des farines animales tout en donnant des protéines végétales aux poissons d'élevage qui sont aussi ... vaccinés ! L'élevage concentrationnaire et les abattoirs (ceux de Chicago) ayant inspiré le Fordisme puis l'hitlérisme, conduisent à la Shoah, parodient un éternel Treblinka des animaux (le livre de Charles Patterson) :
"
En pensée, Herman prononça l'oraison funèbre de la souris qui avait partagé une partie de sa vie avec lui et qui, à cause de lui, avait quitté ce monde. "Que savent-ils, tous ces érudits, tous ces philosophes, tous les dirigeants de la planète, que savent-ils de quelqu'un comme toi ? Ils se sont persuadés que l'homme, l'espèce la plus pécheresse entre toutes, est au sommet de la création. Toutes les autres créatures furent créées uniquement pour lui procurer de la nourriture, des peaux, pour être martyrisées, exterminées. Pour ces créatures, tous les humains sont des nazis ; pour les animaux, la vie est un éternel Treblinka"" (texte d'Isaac Bashevis Singer), quand l'anatomie comparée de Darwin et de Cuvier atteste du fait que l'homme n'est aucunement carnivore, aussi quand la production de viande est une aberration économique. La démocratie n'est donc rien d'autre qu'un gigantesque élevage d'un troupeau humain, où ce n'est pas notre viande qui représente une valeur, mais notre maladie et ce lavage de cerveau qui pousse à compenser le manque d'Être par le fait d'acheter plus, travailler plus pour gagner plus. Ceci est inspiré par une profonde débilité intellectuelle, qui se retrouve même dans le statut du photographe paysagiste ou de carte postale, en France : comme ce métier ou cette profession n'est pas dans la liste officielle des métiers d'art (hormis photographie de mariage et d'architecture), l'Hôtel des Impôts en refuse catégoriquement les droits d'auteur, faisant en sorte qu'un site professionnel comme pleinouest35 n'a aucun droit légal à se rémunérer !
Pays de cons ! Il faut vraiment convenir que nous sommes cernés. Hé bien dansons maintenant ! Aucune loi n'interdit d'exposer gratuitement des photographies sur Internet, sans qu'elle rapportent le moindre centime de TVA à l'Etat. C'est plutôt l'ultime espace de liberté, lorsque l'on sait que l'affichage associatif est régi par une loi bien scélérate de 1979 lui interdisant une dimension excédant 70X50 cm, quand le gavage publicitaire se vautre dans des tailles hors de toute mesure, le plus souvent dans la plus stricte illégalité.
Devinez alors quelle est la cible privilégiée de la Justice ! En démocratie marchande, le droit à l'expression publique est écrasé par celui du gavage, une loi sur le consumérisme (défense des consommateurs) est toujours repoussée aux prochaines élections. Le nombre des chômeurs est en nette régression : c'est grâce à l'action du Gouvernement, - mais ... oh ! le voilà qui repart à la hausse, de nouvelles mesures s'imposent... Ne riez pas, c'est affligeant.

En janvier 2001, quittant la région parisienne où tout n'est, pour les paysages, que médiocrité, je suis arrivé en Auvergne où tout n'est que mentalité vénale et méchante ; il me fallut peu de temps pour que l'Administration, les élus, la Justice, les notables, l'ANPE et les paysans du cru, me fassent comprendre dans ma chair tout ce qu'il y a de déraisonnable avec le désir de réaliser un livre d'Art sur la région, notamment ses cascades et ses rivières. J'ai arrêté mon site fin 2009, afin d'arpenter les rues auvergnates, photographier les innombrables déjections canines
* qui en sont la caractéristique unique. Dans une société débile*, où tout est ramené à la Croissance, à la rentabilité, où même la maladie profite plus que la santé, la bêtise bien davantage que la connaissance, il n'y a strictement aucune différence entre photographier des trottoirs immondes et des lumières. Je fus donc un utopiste, j'ai cru que photographier la beauté* était le rôle premier du photographe. J'ai commis l'erreur impardonnable. Il suffit de jeter un œil sur les revues des bars-tabac, pour comprendre que le peuple, donc aussi l'Etat, ne veulent rien d'autre que du sordide et du laid. On ne poursuit pas un site comme "Pleinouest35", quand la société manifeste un zèle pressant à vous en empêcher ; car, en dix années de galère, je n'ai pas croisé un photographe en Auvergne, hormis ceux de mariage* - dit en passant l'unique activité photographique reconnue par l'Hôtel des Impôts, la question arrivant aux lèvres des rencontres fortuites étant : "ça doit coûter des sous ?". Me voici rentré dans le Rang. Cette expérience m'a enseigné la vraie nature humaine.

* (La ville de Clermont-Ferrand estime à 1.8 tonne la production journalière, soit 650 tonnes pour une année, de quoi engendrer la stupeur chez nos amis britanniques, un profond dégoût chez les Japonais. A Clermont-Ferrand, et à Riom, il est peu recommandé de se promener sans garder son regard rivé au sol. A Paris, il est estimé 16 tonnes par jour, mais pourtant sans générer une gêne similaire ; il est très rare de "marcher dedans" à Saint-Germain en Laye ou à Versailles, qui ne sont pas l'Auvergne. Pourquoi devrais-je poursuivre ce site ? Dormir dehors, manger du pain moisi, subir les moqueries, les jalousies imbéciles, se plier à l'interdiction de se déplacer de l'ANPE (ou Pôle-emploi) truquant allègrement ses statistiques (une source, la Fondation IFFRAP), se faire rayer des listes du chômage par des procédés traîtres (préfecture) et voler son travail par des offices du tourisme, et ceci pour ne gagner que 20 euros par mois avec les photographies placées en agence. La fumisterie de la "liberté républicaine" sert uniquement à cacher le déchaînement concurrentiel, une foire d'empoigne qui finit par engendrer un désordre planétaire plus proche du chaos que jamais. La Présidence se réfère, et sans rien y comprendre, à la philosophie d'Edgar Morin ; il lui aurait fallu suivre "Si les fourmis n'étaient rien sans les cigales" de Bernard Maris (sur France Culture), pour comprendre que si les animaux peuvent se quantifier, il en est de même des hommes. Il convient ici de citer Nietzsche radicalement réfractaire au "travailler plus POUR gagner plus" qui finalise d'animaliser l'homme esclave de lui-même, ou plutôt de la société de contrôle ayant fait sa demeure dans son Moi standardisé et normatif : "Travail et ennui. - Chercher du travail pour avoir un salaire - en cela, presque tous les hommes des pays civilisés sont aujourd'hui semblables ; le travail est pour eux tous un moyen, et non le but lui-même ; c'est pourquoi ils ne font guère preuve de subtilité dans le choix de leur travail, pourvu qu'il rapporte bien. Mais il existe des hommes plus rares qui préfèrent périr plutôt que de travailler sans prendre plaisir à leur travail : ces hommes difficiles, qu'il est dur de satisfaire, qui n'ont que faire d'un bon salaire si le travail n'est pas lui-même le salaire de tous les salaires. A cette espèce d'hommes exceptionnelle appartiennent les artistes et les contemplatifs de toute sorte, mais aussi ces oisifs qui passent leur vie à la chasse, en voyages, en affaires de cœur et en aventures (...) Pour le penseur et pour tous les esprits inventifs, l'ennui est ce désagréable "temps calme" de l'âme qui précède la traversée heureuse et les vents joyeux ; il doit le supporter, il doit attendre qu'il produise son effet sur lui : - voilà précisément ce que les natures plus modestes ne peuvent absolument pas obtenir d'elles-mêmes ! Il est commun de chasser l'ennui loin de soi par tous les moyens : tout comme il est commun de travailler sans plaisir", "Le Gai Savoir", première partie, chapitre 42. Mais alors, la clef de l'Être, ou une ébauche de la voie de l'individuation jungienne, se situraient au quatrième livre, et fin du chapitre 301 : "Illusion des contemplatifs - (...) Tout ce qui possède de la valeur dans le monde aujourd'hui ne le possède pas en soi, en vertu de sa nature, - la nature est toujours dénuée de valeur : - au contraire, une valeur lui a un jour été donnée et offerte, et c'est nous qui avons donné et offert ! (...) nous méconnaissons notre meilleure force et nous nous estimons, nous, les contemplatifs, un degré trop bas, - nous ne sommes ni aussi fiers ni aussi heureux que nous pourrions l'être", si ce n'est que Nietzsche ne croyait pas à un arrière-monde, se différenciant ainsi de
Kierkegaard et de Schopenhauer, car, et même si la volonté de puissance nietzschéenne (c'est à dire "la volonté de rendre concevable tout ce qui est") diffère de l'existentialisme sartrien, elle consiste à libérer toute la force en nous - de ce qui nous empêche de nous dépasser. Sur les sages, la critique est acerbe : "Mais il faut que tout se soumette et se ploie à votre gré. C'est ce qu'exige votre vouloir ; que tout s'assouplisse et se soumette à l'esprit, que tout se réduise à en être le miroir et le reflet. C'est là tout ce que vous voulez, sages insignes, et c'est un désir de puissance, même quand vous avez à la bouche les mots de bien et de mal et de jugements de valeur. Vous voulez d'abord créer un monde tel que vous puissiez l'adorer à genoux" (...) Je souligne ce point de vue capital de la méthode historique d'autant plus qu'il s'oppose foncièrement à l'instinct et au goût dominants de cette époque qui préféreraient encore s'accommoder du hasard absolu, voire de l'absurdité mécanique de tout le devenir, plutôt que de la théorie d'une volonté de puissance se manifestant dans tout devenir (...) alors on néglige la prééminence de principe que possèdent les forces spontanées, agressives, envahissantes qui réinterprètent, réorientent et forment, dont l' « adaptation » ne fait que suivre les effets, alors on dénie dans l'organisme même le rôle dominateur des instances suprêmes, dans lesquelles la volonté vitale apparaît active et formatrice" ; une curieuse philosophie de l'Être sans Essence, mais ne pouvant se passer d'une prééminence de principe, mais d'un principe assujetti à la puissance elle-même dans l'Acte qui deviendrait le moteur de lui-même, surpassement impersonnel, en quelque sorte, traversant la personne, une pulsion de vie à laquelle les "hommes bons" - soumis à l'habitude, à autrui - mettent un frein (sens du déclin). Pour Nietzsche, donc, ce qui est appelé volonté de puissance est la partie Être de l'étant, Être qui ne doit rien à une nécessité ontologique, qui s'affirme dans le devenir (non par, se différenciant de l'existentialisme de Sartre), avec la volonté de puissance cadrée comme possibilité du devenir pour chacune des choses isolées les unes des autres dans un Univers étranger à tout concept d'Unicité, d'Unité, de finalité, l'Existence et l'Essence se confondant quand l'Essence se réalise dans son devenir, philosophie du dépassement de soi sans le Soi, ou plutôt un Soi transpersonnel avec toutes les cogitations métaphysiques qu'une telle réflexion présuppose et que notre philosophe s'est gardé de développer, comme de dire : pourquoi ? Si le pourquoi n'a pas sa réponse, le comment est développé par Nietzsche qui comprend le surhomme comme celui qui reste maître de sa volonté de puissance, en ce que celle-ci est bien encadrée par l'Art et l'esthétisme, et non plus l'impératif catégorique kantien ; Karlfried Graf Dürckheim en donne une explication plus spirituelle, ontologique sur la question de l'Être : "Plus la Puissance originelle d'un homme est intense, plus il lui est difficile de s'intégrer dans un ordre donné (Nietzsche se senti toujours exclu), de mûrir intérieurement. En vertu de cette puissance qu'il tire de son être, et devant laquelle s'inclinent les autres, il croit avoir le droit de tout diriger, là même où ce droit n'existe pas. Sa supériorité innée ne tolère aucune contradiction, supprimant souvent la nécessaire auto-critique", pour un phénomène de relation en soi de ce que ne peut appréhender la phénoménologie husserlienne et son projet global d'analyser les phénomènes tels qu'ils surgissent dans la conscience, ou qui ne se donnent pas à voir spontanément, selon Heidegger ou Merleau-Ponty, restreignant ainsi la définition attachée à ce qui se montre lui-même - à partir de lui-même, ou même inexistant dans sa relation au monde extérieur. Jung dévoilera une Synchronicité qui fait éclater cette logique uniquement cognitive de la phénoménologie, qui est attachée à nos sens. l'Être redevient le maître du signifiant quand l'inconscient brise les frontières de l'ego et minimise la relation du donné. Pour Husserl, le phénomène nous est donné quand nous le recevons, sinon il y a absence de sens, même contradictoire - en opposition avec la philosophie classique ; en ce sens l'analyse des rêves serait authentique, mais ne procède alors pas de l'alchimie ou magie revisitées par Jung. Pour Nietzsche, nous donnons de nous-mêmes au Monde, pour Dürckheim il s'agit de participation à l'Être avec l'expérience définie comme transcendance, éveil à notre moi profond, pour Jung l'union s'opère grâce aux archétypes, aux symboles, que la phénoménologie désignera comme donation d'une chose pensée qui raisonnablement n'est pas concrète, sans dénier son niveau de réalité, faisant que le domaine de l'approche de la percée de l'Être ne pourrait être défini que par des choses ou événements qui ont un soi personnel et qui se donnent de leur propre initiative. Ce n'est pas la vue de Dürckheim qui est radicalement opposée à cette position phénoménologique : "Tout conducteur d'âme qui ne vise pas à faire resplendire la lumière surnaturelle, travaille dans un cercle vicieux. Ce n'est pas la foi en un ordre et en une puissance supérieure qui est "l'opium du peuple", mais l'entêtement rationaliste interdisant l'accès à cette puissance supérieure et à son ordre", "La percée de l'Être"). De la phénoménologie, n'est sortie que la méthode scientifique d'une part, et le nihilisme de l'autre. Observer les choses de l'extérieur, même son intérieur, c'est comme regarder le livre mais sans en connaître l'écriture, cela témoigne du cercle vicieux dans lequel le mental nous a enfermé, nous éloignant des chamans et du voyage de l'âme, du monde des esprits préalable à la corporité. Avec sa notion de chair et de chiasme, Merleau-Ponty aborde le visible et l'invisible qui en est la "profondeur visible" (mais comme absence du sens dans la conscience), comme la relation d'intersubjectivité qui aurait obligé Descartes à structurer des catégories ontologiques vis à vis d'un solipsisme trop large (le "je pense - je suis" et non "je pense, donc je suis"), amenant le sujet/monde au rapport conscience perceptive et corporalité, pour une corporalité fusionnée avec la conscience ("corporalité de la conscience et intentionnalité corporelle"), mais pour laquelle il n'y a plus aucun rapport direct de subordination des signes au sens (mais une prégnance, force et stabilité), qui, sans être aussi radical que "L'Être et le Néant", dénie la dimension métaphysique (Heidegger), et surtout toute verticalité ; à mi-chemin de ces deux approches, celle psychologique de la corporalité - celle magico-religieuse, se situe Dominique Ducard (sa sémiologie interprétative fondée sur une sémantique de l'énonciation, et inspirée de Barthes), pour qui c'est l'affect du signe seulement qui signe l'efficacité symbolique : "Lévi-Strauss avance l’hypothèse que la “ réorganisation structurale ” visée par la cure chamanique est due à des transferts de sens, liés à des déplacements de l’affect, et à l’accomplissement de la fonction symbolique de mise en relation des différents niveaux d’organisation de la vie : “l’efficacité symbolique, dit-il, consisterait précisément dans cette propriété inductrice que posséderaient, les unes par rapport aux autres, des structures formellement homologues pouvant s’édifier, avec des matériaux différents, aux différents étages du vivant : processus organiques, psychisme inconscient, pensée réfléchie”. Resterait à décrire l’analogie structurale qui est établie entre les niveaux d’organisation du vivant, et à expliquer ce qu’est ce phénomène d’induction réciproque. Là encore il nous semble devoir faire intervenir l’activité symbolique et le processus sémiotique de représentation, l’action même des signes"... Mais le symbole ne se manifeste-t-il pas justement par le biais des archétypes, - doit-il être ramené au plan de cet affect ?)
* (L'invention de toute pièce de la pandémie de la grippe H1N1 pourrait témoigner de la Société de contrôle deleuzienne, de sa forme extérieure : le Spectacle. Composé à la fois de bêtise et de cupidité, propagé grâce aux mensonges habituels des médias, ce scandale sanitaire devrait concerner la Justice. Ne voulant pas anéantir mon patrimoine immunitaire, ne voulant pas attraper de maladie auto-immune - comme la sclérose en plaques, j'aurais pris le maquis si la vaccination avait été ... obligatoire, conseillant aux gens oeuvrant pour les "abattoirs de la république" de se piquer eux-mêmes. Aux Ministres qui nous dirigent comme un bétail, et qui se disent soucieux de la santé publique, nous ne saurions que conseiller de réfléchir aux causes des maladies ; au bétail lui-même, nous attendrions de lui qu'il prenne conscience des intérêts d'argent que représentent la fragilisation des défenses immunitaires et la maladie qui profite tant à la divine Croissance. Le scandale est inouï. Il conviendrait de faire interdire l'utilisation des pesticides, du raffinage des aliments, les téléphones portables et les fours à micro-ondes, sans parler du tabac qui est bien l'invention la plus débile de toutes, même si elle tient de l'éradication massive des crétins sur Terre. Il y a d'autres manières de se protéger d'une épidémie : manger sain, biologique et macrobiotique, et si possible végétarien pour ne pas user son organisme, utiliser la phytothérapie et la propolis, ainsi que l'extrait de pépin de pamplemousse, choses prochainement mises hors la loi avec le Codex Alimentarius, car radicalement nuisibles pour les lobbies et, indirectement, l'assise disciplinaire du Pouvoir)
* (Rien qu'en écrivant cela, je témoigne du fait de me ranger du coté de Platon et de sa réminiscence, en opposition au nihilisme froid, morbide et sartrien)
* (Proverbe auvergnat entendu à la saint cochon : "pour faire un bon mois, faut s'marier, pour faire une bonne année, faut tuer l'cochon")

Il conviendrait de retrouver une élite
* intellectuelle qui soit antinomique avec l'application pratique de la Démocratie jetant sur le devant de la scène les conflits d'intérêt.
Il conviendrait de penser un humanisme radicalement différent de celui des Lumières, plus proche de celui des ordres monastiques, qui ne soit pas l'esclavagisme imposé au nom de la Liberté ; en voulant, et c'est un exemple, légiférer sur le voile islamique, 
au nom des libertés, la Modernité laïque témoigne du même arbitraire que la coutume qu'elle condamne, son égalitarisme forcené devenant la dictature du nombre de Vladimir Volkoff, un totalitarisme de la pensée* interdisant toute réflexion sensée sur le 11 septembre, et dont la finalité est la déconstruction de toutes les valeurs traditionnelles qui faisaient que la personne humaine était toujours une personne - et non pas un individu quantifiable. Mon expérience est assez simple, car elle revient à me faire me méfier des personnes, des systèmes politiques qui "nous veulent du bien", la société décérébralisée actuelle n'étant qu'un matraquage incessant des consciences, un conditionnement continu des opinions, quelque chose de l'infinie fourberie ou de l'hypocrisie débridée, mais alors inspirée du "Meilleur des Mondes", de "1984", de "Fahrenheit 451", à moins que ce ne soit prochainement "Soleil vert" sur Terre...
* (Le sens à donner à une élite ne peut aujourd'hui se débarrasser de sa connotation péjorative ; il est à proprement parler impossible d'en évoquer une possibilité naturelle. Citons René Guénon : "
Parmi ceux qui se posent en défenseurs de l'autorité spirituelle, combien en est-il qui soupçonnent ce que peut être cette autorité à l'état pur, comme nous le disions plus haut, qui se rendent vraiment compte de ce que sont ses fonctions essentielles, et qui ne s'arrêtent pas à des apparences extérieures, réduisant tout à de simples questions de rites, dont les raisons profondes demeurent d'ailleurs totalement incomprises, et même de "jurisprudence ", qui est une chose toute temporelle ? (...) Parmi ceux qui ont gardé malgré tout quelque chose de l'esprit traditionnel, et nous ne parlons que de ceux-là parce que ce sont les seuls dont la pensée puisse avoir pour nous quelque valeur, combien en est-il qui envisagent la vérité pour elle-même, d'une façon entièrement désintéressée, indépendante de toute préoccupation sentimentale, de toute passion de parti ou d'école, de tout souci de domination ou de prosélytisme ?")
* (Certains sentent confusément que la liberté individuelle est devenue un asservissement de la personne : "
Alors qu'on nous vend sans cesse l'idée que l'individu est le centre de tout, que l'on nous exhorte à être nous-même, la réalité, c'est la masse. Masse-média, consommation de masse, c'est au coeur du troupeau que l'on construit nos rêves d'indépendance ! On veut se distinguer, alors on se paie une fripe, un objet, une bagnole, tous censés nous singulariser alors qu'ils sont fabriqués et vendus en série, standardisés, normés et normatifs !", une citation d'Agnès Maillard. Pour Camille Loty Malebranche, il s'agit de la létalité de néants : "L’homme est une somme de Violence Vitale et de Révolte Vivifiante contre la létalité des néants envahissants du monde (...) Être un marginal assumé, c’est avoir l’instinct de conservation de la denrée rarissime d’humanité dans un monde phagocytant et assimilateur qui refuse les hommes et n’admet que les choses animées organiques (...) En vérité, dans la société d’aujourd’hui, les individus sont tous astreints à un équilibre de funambule sur la corde raide « du normal idéologique » où le moindre faux pas le précipite dans les deux grands abîmes de la Modernité : la maladie mentale ou le crime... Et la belle société civilisée et ultramoderne, dans ses roulis et tangages à naufrages divers pour les individus, fait osciller tous entre ses vraies et suprêmes effigies que sont l’hôpital et la prison (...) Si l’organisation sociale, étatico-nationale et internationale, avec son mode de vie, est essence même de la culture - cette assumation bonne ou mauvaise de notre nature, ce miroir de notre essence, notre humanité - je dis que notre miroir se brise par nos civilisations « iconocides » parce que tuant nos reflets pour ne laisser, dans les tessons de la glace émiettée de notre vocation immanente et transcendante d’Humanité, que la trace livide du vide, l’engramme desséchant de l’effacement". A ce point de réflexion sur le paradoxe de la contre-liberté individuelle manifestée dans une ampleur grandissante - qui exacerbe les pulsions terroristes isolées les unes des autres comme résistance à la pensée unique et hégémonique - il conviendrait de définir comment elle procède encore de l'utopie philosophique, comme réaction intellectuelle contre l'Ancien Régime, mais récupérée en tant que mythe et dogme pour asseoir vite d'autres fins, et si la disparition de la pensée traditionnelle fut une forme de complot de classe pour une matérialisation de la société définie comme moderne, moins spirituelle. Ainsi, la laïcité ne défend pas, aujourd'hui comme elle le clame haut et fort, le religieux sous ses formes diverses, mais elle le tolère seulement faute d'avoir réussi à l'éradiquer en profondeur, exerçant toujours davantage un façonnage des consciences propre à fabriquer des individus se prenant pour des personnes libres ; il est édifiant de voir l'Ecole Normale Supérieure de Paris organiser en 2006 un colloque sur le terrorisme (et titrer : "un défi à la pensée politique"), alors que, malgré sa cruauté, sa folie et sa désespérance, ses sentiments d'injustice, aussi la probable récupération géopolitique des Etats forts (ce serait les USA fomentant le 11 septembre, la Russie à l'origine des attentats en Tchétchénie), le système politique occidental, qui bien que responsable du mondialisme, de la croissance des inégalités entre pays riches et pays pauvres - mais toujours au nom de l'égalité démocratique quand un être humain sur six crève de faim - mais à cause de cela (pour cette finalité - dirions-nous - qui se retrouve sans pudeur avec le Quatar occidentalisé et traitant ses travailleurs étrangers en vrais esclaves), ce système politique donc impose un unique paradigme dans lequel il s'octroie, chez nous, une puissance divine, la légitimité. L'exercice de la puissance n'est bien entendu pas de grandir les hommes, mais de les asservir pour contrôler le Monde, tirer son épingle du jeu économique planétaire. Comment dès lors s'étonner tant du phénomène du terrorisme (qui reste marginal dans ses effets) que de sa récupération démocratique à grand spectacle pavlovien ? Je ne crois pas un seul instant que le terrorisme soit un défi à la pensée politique, puisqu'il ne sort pas de son paradigme fondamental depuis la colonisation : il faut toujours une cause ou une justification qui soient extérieures pour cacher nos crimes ou nos insuffisances, ce que pense Noam Chomsky. Sur la tournure toujours plus parodique de la Démocratie, c'est à dire le renoncement à la pensée personnelle que ce système porte en lui, Alexis de Tocqueville nous mit pourtant en garde après son voyage en Amérique. Pour qu'un tel système de tromperie et d'usure (car il faut que la chose devienne rare pour prendre de la valeur, mais inversement les produits de grande distribution perdent de leur qualité et sont fabriqués par les pays pauvres eux-mêmes) retarde son propre chaos, il lui faudra toujours plus de terrorisme pour contrôler le Monde (c'est à dire trouver de la rareté là où nous pouvons toujours l'imposer : technologie nucléaire), de caméras de vidéosurveillance, de chômage pour contrôler ici. Il fut consternant de suivre la propagande pour la fausse pandémie de la grippe H1N1, et ses profits colossaux, tandis qu'aucun des propagandisques des scandales sanitaires précédents n'est jamais venu présenter des excuses pour ses manquements criminels, devant le peuple qui continue malgré tout de voter pour ces mêmes personnages, et faisant qu'à tous ses échelons notre société manifeste un trouble grave de la personnalité : ce qui dit la bouche et ce que pense la tête vivent dans un monde différent depuis si longtemps)

Remarquons l'opposition droite-gauche destinée à entretenir l'illusion, dans le cas peu probable où la classe politique aurait assez de finesse d'esprit pour ne serait-ce que l'imaginer, ce qui parait optimiste à la vue du niveau des débats. Parler d'enfants à la maternelle, plutôt dans la cour de récréation, semblerait juste. Est-ce la raison pour pardonner l'irresponsabilité chronique face à l'amiantage ou au nuage de Tchernobyl arrêté à la frontière ? Je ne le pense pas, même si la faiblesse de la mémoire et du discernement accable l'électeur moyen, et fait saisir simultanément l'incompréhension politique pour toute éthique ou vertu. La tromperie, l'utilitarisme, la cupidité, dirigent le Monde sous couvert de morale "citoyenne" destinée au peuple en particulier, mais à son contrôle. Une preuve divertissante ? Non deux : a) remettez en cause la version officielle de l'intervention américaine en Irak - et hop ! - c'est le droit de vote qui saute, b) appelez au secours le Ministère de la Culture pour que l'ANPE vous laisse vous déplacer à un stage - et hop - c'est le préfet qui vous convoque immédiatement pour vous faire radier du chômage, même si vous êtes en congé. Autrefois, on lâchait les chiens, ou c'était la rafle du Veldive, autre époque, autre lieu, autres moeurs, mais le fond reste identique. Il explique le si peu de différence morale entre une mère de famille allant acheter de la viande produite industriellement ... jusqu'aux abattoirs, et les génocides, et dont la Shoah n'a pas l'exclusivité dans l'Histoire. Dans son célèbre entretien avec le
Diable, Günther Schwab nous initiait sur le fait que la décadence organisée, ou bien même orchestrée, de la société, de ses valeurs, repose sur une rétribution du travail qui est inversement proportionnelle à sa valeur intrinsèque ou collective (car il faut à tout prix détourner les consciences de la beauté et de l'intelligence), comme en témoigne les revenus misérables des paysans qui nous nourrissent, les salaires des chercheurs, face aux rétributions colossales de ceux qui font de l'argent avec de l'argent. Mon site photographique m'a paru être davantage une participation à la richesse globale, qu'une manifestation de mon individualisme, je considère comme particulièrement retors les politiques, les fonctionnaires qui ne sont intervenus, de manière machinique, que pour y mettre un frein, comme "engramme desséchant de l'effacement".  Il s'agit de mettre les uns et les autres en concurrence, d'assassiner les vocations sur le pied d'Estal des ambitions, fabriquer suffisamment de chômage pour rendre corvéable et entretenir la peur.

Ecoeuré d'avoir été réveillé en pleine nuit par les Ecossais qui ne supportent pas qu'un étranger dorme
sans payer sur les parkings publics (
no overnight parking), aussi que les Irlandais vous déversent des ordures sur la tête quand vous vous lavez dans les toilettes publiques des ports, que les Corses vous jettent à la figure que photographier leur île n'est qu'une tentative de soutirer de l'argent, que l'ANPE interdise le moindre déplacement quand vous vous êtes en situation de forte précarité et que l'Hôtel des impôts ne reconnaisse aucun droit d'auteur (en langage clair, garantir la TVA) pour votre activité, que le Ministère de la Culture vous plante un coup de couteau dans le dos quand vous appelez à l'aide, et quand il est devenu caricatural d'accorder sa confiance aux artisans du bâtiment ou à la Justice qui s'attache davantage à la lettre qu'à l'esprit, consensus très révélateur d'une représentation, - usé de tout, de la moralité plébéienne de Nietzsche faisant tourner ce merdier que les idiots appellent Civilisation des Lumières ; ce 24 décembre 2009, j'arrête tout, la photographie, le reste. Envie furieuse de dire comme Arthur Schopenhaueur, que la seule différence qui existe au quotidien entre vie et cauchemar, c'est que l'on finit par se réveiller de ce dernier, non de la vie. Je paye pour que les photographies de mon site restent en ligne dix ans ; ensuite, elles sombreront dans le néant qui est la réalité des choses auxquelles vous attachez de l'importance ; je maintiens mon texte que j'espère foudroyeur de la "société du spectacle"* qui ne m'a pas permis d'exister. Ce sont aussi les pays les plus revendicatifs, vindicatifs sur les questions morales, idéologues (USA - Chine - Iran) qui génèrent le plus de désordre d'un point de vue géopolitique, qui défendent dans le même temps la barbarie de la peine de mort, signature des forces de soumission ; il est extraordinaire de constater à quel point le dogme de la liberté républicaine, et dont  n'ont que faire les dirigeants chinois ou russes, cache dans nos démocraties une forme très subtile de coercition de l'âme, celle-ci ayant substitué le moteur "peur-consommerisme" au "punir-récompenser", procédé de contention de la population basé sur le stress* permanent. Mais, il est peu de dire que la domination du Monde a changé de main et que l'Occident a vécu, ou que ce qu'il reste de nos valeurs culturelles sera absorbé par les nouveaux conquérants ; certains hommes ou femmes politiques voudraient sauver leur Monde face au mondialisme barbare ... ont-ils cependant encouragé l'élan créatif de leurs artistes ? Pour quelles raisons ce système devrait-il survivre à lui-même, si ce n'est que ceux qui le veulent le font avant toute chose pour leurs propres affaires ? Verrons-nous une guerre ou un nouvel ordre mondial ?
* (
Giorgio Agamben : "L’unification substantielle du spectacle concentré (les démocraties populaires de l’Est) et du spectacle diffus (les démocraties occidentales) dans le spectacle intégré, qui constitue une des thèses centrales des Commentaires, que bon nombre ont trouvé à l’époque paradoxale, s’avère à présent d’une évidence triviale. Les murs inébranlables et les fers qui divisent les deux mondes furent brisés en quelques jours. Afin que le spectacle intégré puisse se réaliser pleinement également dans leur pays, les gouvernements de l’Est ont abandonné le parti léniniste, tout comme ceux de l’Ouest avaient renoncé depuis longtemps à l’équilibre des pouvoirs et à la liberté réelle de pensée et de communication, au nom de la machine électorale majoritaire et du contrôle médiatique de l’opinion (qui s’étaient tous deux développés dans les États totalitaires modernes)")
* (Estimation du coût du stress au travail en France : 3 milliards d'euros en 2007, pour : infarctus - maladies cérébrovasculaires - hypertention - dépression - TMS)

Citons
Guy Debord* excellant dans la description du spectacle, qui rejoint le délire ou le désir chez Gilles Deleuze* et la monstruosité dans la métaphysique de René Guénon* :
* ("Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation (...) Le spectacle se soumet les hommes vivants dans la mesure où l'économie les a totalement soumis. Il n'est plus rien que l'économie se développant pour elle-même")
* (" -
quand on nous dit : attention, faut pas confondre le désir, le plaisir, la jouissance, évidemment il ne faut pas les confondre puisqu'ils en ont besoin pour faire trois arcs d'un même cercle, à savoir les trois malédictions portées sur le désir. Les trois malédictions c'est : - tu manqueras chaque fois que tu désireras, - tu n'espéreras que des décharges, - tu poursuivras l'impossible jouissance. Alors le désir est complètement piégé, il est pris dans un cercle")
* ("L'avis de la majorité ne peut être que l'expression de l'incompétence (...) - la grande habileté des dirigeants, dans le monde moderne, est de faire croire au peuple qu'il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse persuader d'autant plus volontiers qu'il en est flatté et que d'ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu'il y a là d'impossible. C'est pour créer cette illusion qu'on a inventé le "suffrage universel" (...) - il n'y a plus de place pour l'intelligence ni pour tout ce qui est purement intérieur, car se sont là des choses qui ne se voient ni ne se touchent, qui ne se comptent ni ne se pèsent : il n'y a de place que pour l'action extérieure sous toutes ses formes, y compris les plus dépourvues de toute signification. Aussi ne faut-il pas s'étonner que la manie anglo-saxonne du "sport" gagne chaque jour du terrain : l'idéal de ce monde, c'est l'"animal humain" qui a développé au maximum sa force musculaire ; ses héros, ce sont les athlètes, fussent-ils des brutes ; ce sont ceux-là qui suscitent l'enthousiasme populaire, c'est pour leurs exploits que les foules se passionnent ; un monde où l'on voit de telles choses est vraiment tombé bien bas et semble bien près de sa fin (...) Entre l'esprit religieux, au vrai sens du terme, et l'esprit moderne, il ne peut y avoir qu'antagonisme")
Montrer des paysages est sans doute une bonne démarche, sensible et certainement écologiste, et qui éveille à la beauté du Monde, mais il convient d'expliquer à ceux qui n'y ont jamais réfléchi, par exemple des fonctionnaires - placés aux ordres, les raisons secrètes pour lesquelles une telle démarche n'a aucun droit citoyen à être sa propre justification ; la démocratie a fait de l'esclavage l'essence même de son principe régulateur : les initiatives ou pratiques n'ont plus pour finalité que la valeur d'échange (comme la maladie), non celle d'usage (la Vie) ; le seul Art officiel devient celui qui aide de manière nihiliste à déconstruire les valeurs traditionnelles, à détruire ce qu'il reste de l'homme - chez l'homme. Il y a alors un rapprochement à faire entre le passage du religieux au consommérisme, dictés par la "pulsion de mort" Deleuzienne, et celui de l'esclavage naguère opéré de façon verticale et disciplinaire, s'exerçant désormais de manière toute horizontale, grâce notamment à la diffusion régulière de la peur se substituant au récompenser et punir. Mais, la désacralisation du Monde va plus loin que le matérialisme, plus loin que la pulsion consommériste, elle participe à éradiquer les dernières valeurs traditionnelles au nom d'une liberté que l'absence de maturité (ou infantilisation des personnes) retourne sur elle-même pour en faire la société de contrôle extrêmement rusée : le comportement citoyen. Mais citons
Karlfried Graf Dürckheim :
"
Le manque de maturité des adultes est la maladie chronique d'une humanité qui, aveuglée par son pouvoir de domination sur le monde extérieur perd de vue le chemin intérieur (...) La première vertu spirituelle est une objectivité incorruptible. Le jugement d'un homme mûr n'est plus soumis à sa subjectivité ; il parle des choses telles qu'elles sont. Il est libéré de son petit moi, de ses angoisses et de ses désirs qui lui cachent la vérité des choses ; il est ainsi dépourvu de la rigidité d'une opinion définitive (...) Les hommes se distinguent les uns des autres par les variations de leur être en reflétant, par celles-ci, les élans originaux de l'ETRE qui sont à l'oeuvre en toute chose vivante" ("La percée de l'Être").
Nous sommes ici loin de la définition de "pulsion de mort" ; l'Être ramène à l'ontologique - la question que Deleuze considérait empoisonnée : cause ontologique - raison intrinsèque du survenir sur le plan manifesté, l'antériorité principielle de laquelle est différenciée la
Phénoménologie de l'Esprit, oeuvre complexe écrite par Hegel, et où Être et Néant procèdent d'une commune influence, d'un commun déterminisme. Mais la "pulsion de mort" est peut-être en vérité une "pulsion de vie", l'attrait de l'Être - rappelant celui de l'être aimé que l'on risque de perdre - mort de notre âme cette fois-ci, et double intériorité-intérieurité au désir superficiel qui enchaîne en succédant au phénomène religieux (selon Deleuze, la réaction à la prise de conscience de notre propre mort), exacerbé afin de favoriser la croissance, le consommérisme, la pulsion d'achat et l'endettement (technique d'enfermement selon Foucault) ; quand je parle d'esclavagisme dans le sens moderne et donc horizontal, c'est ce cercle dont nous entretient Deleuze qui en est la structure centrale : la production des machines désirantes et des corps sans organes. Dans le sens linéaire de notre Histoire, la phénoménologie hégélienne (de la réunion des contraires) cède la place devant celle très faussement transcendentale de Husserl et qui met en parenthèse la réalité extérieure, ou naturelle, qui devient la science des phénomènes tels qu'ils apparaissent dans le champ de la conscience (mais l'élève Heidegger développera celle "ontologique" éloignée de ce concept d'intentionalité, de tout pathos, de tout éthos), quand pour Hegel il ne s'agit que de pensée spéculative dissolvant l'idée de concept fini : concilier l'Être et le devenir, ce dernier comme résultat du rapport entre Être et Néant réunis dans la relation qui ne les oppose plus. Il ne s'agit donc pas de l'Essence dans le sens aristotélicien ; voici cependant une raison évidente de l'hermétisme fort de la pensée hégélienne : elle laisse supposer des contraires qui n'en sont pas, et son fonctionnement n'est pas dialectique. Mais la modernité n'a pas manifesté cette grande espérance hégélienne dans le progrès perçu comme unificateur d'une Histoire qui amènerait à l'Être ses propres remèdes, elle légitime la seule force de la volonté dans l'action extérieure ; pire, elle est devenue radicalement binaire, simpliste et machiniste, l'unique rapport de force des uns et des autres, avec l'égalitarisme comme masque destiné à cacher l'incessant déchaînement des volontés de domination, et quelque chose d'infiniment pervers dans les intentions*, dans la suprématie des bas instincts* de notre cerveau reptilien, raison profonde pour laquelle la gestion marchande du devenir contraint l'Être : elle n'admet aucun vide, moins encore l'essence de l'Être qui s'y manifesterait, car le matérialisme est l'approche quantitative* - par conséquence égalitariste, et ce que Heidegger qualifia du terme "tomber hors de l'Être".
* (La terre est gorgée de pesticides, les aliments sont irradiés (exemple : rayons gamma - Cobalt 60 ou Césium 137), la nourriture perd ensuite toute vitalité lors de son passage au four à micro-onde. Citons ici Alain Scohy : "Je suis à peu près certain que le four à MICRO-ONDES concourt à l'effondrement immunitaire du SIDA, beaucoup plus que le fameux virus H.I.V. Moins pourtant que l'accumulation imbécile et charlatanesque des vaccins ! Il faut donc - en toute logique - éviter d'acheter cet engin, et dans le cas où la bêtise est faite, la réparer en allant le jeter à la première décharge venue !". A visiter également, le site de Daniel Depris (Président du CEPHES) : http://depris.cephes.free.fr/whoswho.htm. D. Depris : "Ils (documents) démontrent que, contrairement à ce que l’on s’efforce de laisser croire au grand public, à la presse et aux médias, la nocivité des rayonnements électromagnétiques non ionisants - à basses ou à hautes fréquences - est connue et confirmée depuis plusieurs décennies. Ils prouvent, par ailleurs, qu’il existe bel et bien une sorte de COMPLOT D’ETAT visant à étouffer la réalité des faits et à privilégier les intérêts des grands lobbies industriels et financiers au détriment de la santé et de la sécurité des travailleurs et de la population toute entière"; La suite incessante des "scandales sanitaires" démontre, de manière radicale de l'amiante à la grippe H1N1, qu'il n'est pas raisonnable d'accorder la moindre confiance aux hommes et femmes politiques. Un autre site digne d'intérêt : "Scandales français", remarquablement documenté. Nous pouvons lire : "On y expliquait que 8 chercheurs dont le scientifique Hans Ulrich Hertel de l'université de Lausanne, et le Pr Blanc de l'institut de technologie suisse, avaient réalisé une étude en 1991. La conclusion mentionnait que les personnes utilisées comme cobayes pour absorber la nourriture cuite dans un four à micro-ondes, provoquait une modification de la formule chimique de leur sang, qui pouvait être nocif pour le métabolisme humain (...) Ils ont constaté une baisse des taux d'hémoglobine, de lymphocyte, de cholestérol bon (HDL) et mauvais (LDL). Le cumul de ces facteurs et d'autres, provoque une dégénérescences plus rapide de l'organisme (...) Il faut savoir qu'une irradiation ionisante ou non, provoque la création de radicaux libres, radiolitiques, nucléides, radionucléides, dans les organismes biologiques (...) Pour ce qui est des aliments, ils sont de plus en plus souvent passés dans des chambres d'irradiation pour éliminer les germes. C'est vrai pour 100% des conserves et surgelés. Or cette méthode élimine les vitamines A, C, D et E, et permet la formation de radicaux libres selon Mme Michèle Rivasi qui a été de la CRII-RAD (...) Le Dr Sam KOSLOV de l'université John Hopkins a constaté sur un singe exposé chroniquement à des M-O, l'apparition du syndrome d'Alzheimer neurofibrillaire. Une autre expérience plus récente datant d'août 97 du Pr Repacholi démontre que des cancers lymphatiques apparaissent sur des souris exposées à des portables GSM". N'oublions alors pas la guerre climatique évoquée par Marc Filterman (Les Armes de l'Ombre) : le projet américain HAARP ; l'émission de Serge de Beketch, sur Radio Courtoisie, du 11/09/2002 fut édifiante. Michel Chossudovsky (professeur d’économique à l’université d’Ottawa) : "D’un point de vue militaire, HAARP est une arme de destruction massive, capable de déstabiliser des systèmes agricoles et écologiques au niveau mondial". Aussi, au lieu de faire chanter aux enfants "un sang impur", d'afficher "Liberté - Egalité - Fraternité", il conviendrait peut-être, pour un début, d'inscrire l'impératif catégorique kantien sur les murs de l'Assemblée nationale, pour s'occuper enfin de la Connaissance et de la Santé - conformément aux engagements idéologiques, si ce n'est que je joue les idiots en faisant mine de croire que le rôle des médias est d'informer, et celui du Ministère de la Santé de la préserver. En réalité, la société est une représentation d'un spectacle : on induit des dangers imaginaires susceptibles de cacher ceux qui, par contre, sont bien réels. C'est Néron mettant le feu à Rome, ou une forme de poujadisme. En Italie, Silvio Berlusconi est un spectacle à lui tout seul, acteur de la commedia dell'arte, comédien professionnel et détenteur d'une variété incroyable de masques et de bouffonneries)
* (Nietzsche, encore plus déchireur que l'homme éternellement révolté d'Albert Camus : " - il se pourrait qu'un jour la populace devint le maître et qu'elle noie alors le temps tout entier dans les eaux basses (...) Il est besoin, en effet, de beaucoup de nobles et de beaucoup de sortes de nobles, pour qu'il existe de la noblesse ! Ou bien comme je l'exprimais, jadis, sous forme de parabole : "C'est cela la divinité, qu'il existe des dieux, mais pas un Dieu"")
* (Tout est devenu régi par la Quantité, et la destruction profite considérablement plus à la Croissance que l'harmonie et le bonheur. Gilbert Altenbach ("Les ondes qui tuent"), à propos de l'irradiation des aliments par le Cobalt 60 : "La théorie officielle est tout à fait humanitaire. Les pertes alimentaires, surtout dans les pays du tiers monde, sont immenses et catastrophiques (...) - dépendent des mauvaises conditions de transport ou de mauvaises relations avec les nations voisines, ou bien d'autres facteurs. Donc, la solution n'est pas l'irradiation. Mais, cette justification particulière ne s'applique pas à l'Europe ou à l'Amérique. Alors quel est le motif véritable ? Eliminer les déchets radioactifs, même au détriment de la santé de la population ? Promouvoir une nouvelle industrie et ses retombées économiques à n'importe quel prix ?". A ce jour, aucun politique n'a encore été jugé pour l'amiantage ou pour avoir laissé enterrer 200 millions de tonnes de résidus radioactifs dans les remblais des routes, sous les école, les parcs, les stades. Que font la Justice ou la Police ? Sont-elles corvéables à ce point quand le fait divers, qui est sans intérêt, fait la Une des journaux télévisés ?)

La Démocratie humaniste a accouché d'un effroyable monstre. Le peu de valeurs traditionnelles non éradiquées sont réutilisées pour une représentation réflexe, si ce n'est que le verbe de la paperasse administrative et l'architecture glacée des édifices publiques témoignent, malgré elles, de la barbarie déshumanisante.
Citons avec plaisir
Edgar Morin, dont la réflexion est allée au cœur du chaos d'âme : "Aussi le développement, notion apparemment universaliste, constitue un mythe typique du sociocentrisme occidental, un moteur d'occidentalisation forcenée, un instrument de colonisation des "sous-développés" (le Sud) par le Nord. Comme le dit justement Serge Latouche, "ces valeurs occidentales (du développement) sont précisément celles qu'il faut remettre en question pour trouver solution aux problèmes du monde contemporain". Le développement ignore ce qui n'est ni calculable ni mesurable, c'est-à-dire la vie, la souffrance, la joie, l'amour, et sa seule mesure de satisfaction est dans la croissance (de la production, de la productivité, du revenu monétaire…). Conçu uniquement en termes quantitatifs, il ignore les qualités de l'existence, les qualités de solidarité, les qualités du milieu, la qualité de la vie, les richesses humaines non calculables et non monnayables ; il ignore le don, la magnanimité, l'honneur, la conscienceSa démarche balaie les trésors culturels et les connaissances des civilisations archaïques et traditionnelles ; le concept aveugle et grossier de sous- développement désintègre les arts de vie et sagesses de cultures millénaires. Sa rationalité quantifiante en est irrationnelle lorsque le PIB comptabilise comme positives toutes activités génératrices de flux monétaires, y compris les catastrophes comme le naufrage de l'Erika ou la tempête de 1999, et lorsqu'il méconnaît les activités bénéfiques gratuites  (...) Le développement ignore que la croissance techno-économique produit aussi du sous- développement moral et psychique : l'hyperspécialisation généralisée, les compartimentations en tous domaines, l'hyperindividualisme et l'esprit de lucre entraînent la perte des solidarités. L'éducation disciplinaire du monde développé apporte bien des connaissances, mais elle engendre une connaissance spécialisée qui est incapable de saisir les problèmes multidimensionnels, et elle détermine une incapacité intellectuelle de reconnaître les problèmes fondamentaux et globaux".
(A lire sur le site :
http://www.planetecologie.org/JOBOURG/Francais/transversales/introtrans.htm)
Il est vrai qu'à écouter les politiques - dans la mesure où la langue de bois manifesterait quelque hauteur - il est à se demander si ces gens font exprès de mal penser, s'ils manifestent un genre d'autisme particulier ou sorti du même moule de l'ENA davantage propice à la compréhension de terrain, si ce n'est une influence morbide. Hormis les techniques d'enfermement, le délire d'un débat sur l'identité nationale fut le signe d'un sociocentrisme étatique, auquel cas il faut nous rappeler le mot de Jean-François Revel : "depuis que la France rayonne, je me demande comment le monde entier n'est pas mort d'insolation". L'auteur s'est défié, comme rationaliste, des systèmes globaux d'interprétation du réel, de Bergson à Hegel. En donnant la prévalence, non épidémiologique - mais phénoménologique, à la pensée détachée de la philosophie existentialiste, aussi en accordant pour le socialisme sa valeur à l'économie de marché, Revel représentait la pensée dominante qui, bien que se voulant objective, sombrait malgré tout, à cause de cela même, dans l'irrationalité d'une rationalité quantitative, un témoignage large de l'utopie humaniste, non holiste, qui servit finalement à masquer des prises d'intérêt, par la tromperie intérieure, positionnée à l'inverse du débat fourbe de l'identité nationale des préfectures dont la finalité philosophique cachait mal celle de la société de contrôle récurrente - ou plutôt récurante, comme si la société n'était mue que par deux forces : centripète pour le conservation du Pouvoir et centrifuge pour son exercice, notamment les "prétextes de civilisation" que citait René Guénon.
Ce système structuré en bipolarité
*, semblablement à l'opposition droite-gauche, donc binaire, ne peut se développer que sur le plan horizontal ; il est censé être égalitaire, alors que les inégalités ne cessent de croître entre les pays, les personnes de ces mêmes pays. Il est alors convenu de croire qu'un manque de démocratie est à l'origine de l'injustice, mais la conscience innée, qui procède comme le religieux de manière verticale, en est le frein naturel. C'est une raison pour laquelle, mais une fois qu'il aura tout dévoré sur une Terre limitée, ce système se détruira de lui-même. La réflexion amène à la pensée guénonienne plus métaphysique et pour laquelle il s'agit de l'ignorance engendrée par l'éloignement au Principe, qui est aussi entretenue afin de laisser se déchaîner toutes les ambitions, les siennes en particulier, et au nom des Lumières éclairant le Monde : droits de l'homme, élection démocratique. Lorsque Guénon nous entretient de contre-initiation, il n'évoque pas des forces ténébreuses conscientes de leur propre réalité, mais la baisse des capacités de l'intellect et dont l'intuition est la forme la plus inférieure, le satanisme correspondant à la prédominance de la matérialité ayant pris valeur d'Absolu, cette fameuse croissance et le progrès. A l'opposé de cette réflexion sur la Chute, se sont juxtaposées des théories du complot (cercles maçonniques ou banques juives) faisant tomber la tête du Roi pour servir au mieux des intérêts ; c'est faire injure à la Tradition, que de ne voir exclusivement que des interventions utilitaristes là où intervient un phénomène global (cyclique dans le sens de l'éternel retour stoïcien, cyclique dans le sens des rythmes cosmiques : les quatre âges des différentes traditions), quelque chose que Heidegger présentit comme richesse du Monde dépassant ce que nous pouvons concevoir, Nietzsche comme "Surhomme" - ou dépassement de soi, Karlfried Graf Dürckheim comme percée de l'Être. Or, l'humanisme plaça l'homme au centre de toute chose et ses effets furent contraires aux intentions initiales des philosophes ayant oublié que c'est à l'homme de se déplacer vers le Centre* (moteur immobile d'Aristote) ; la liberté de pensée spinozienne est donc devenue ce contrôle deleuzien, la société libre occidentale un spectacle ou camp placé sous la haute surveillance des caméras vidéo. En animalisant l'homme, en faisant une machine standardisée pour des besoins qui le sont tout autant, le droit de vote fut la reprise du Pouvoir par un retournement en force, celui par lequel on sollicite celle du nombre pour une société du chiffre ; nous pouvons convenir qu'Arthur* a non seulement chassé le sanglier blanc, qu'il a renié Merlin, mais qu'il s'est lui-même perdu dans cette course folle.

* (Dans la société disciplinaire redéfinie comme de contrôle, nous devenons, selon Michel Foucault, un rouage de la surveillance, et la société n'est pas encore vraiment perçue comme un spectacle ; la bipolarité dont je parle est donc celle-ci : centripète quand il s'agit de la représentation du Pouvoir (les anciens codes despotiques deleuziens inspirant l'idée d'une identité nationale), centrifuge quand la pensée unique s'installe. Pour faciliter ce changement, ne façonner qu'une société de consommation intellectuellement compatible avec le matérialisme, il convenait, selon Luc Ferry, de déconstruire les "valeurs traditionnelles", pour faire en sorte que la véritable Culture, à l'origine d'une véritable identité, disparaisse. L'enfermement fut physique ; on ne mit pas que les criminels en prison, mais les fous, aussi les voyants, les personnes douées de facultés extrasensorielles, les protestants. Mais désormais, un genre plus efficace d'enfermement est à l'oeuvre, celui par lequel nous renonçons à notre royauté intérieure (l'Être), pour sombrer dans la psychose d'une peur entretenue et distillée au quotidien. Cette bipolarité discipline-contrôle, qui se fond dans la société de surveillance, a tranché tout lien avec l'Être, même si la religion catholique sut conserver, avec le platonicisme et lors de la Scolastique vite influencée par Aristote (en réalité : Avicenne, Averroès et Maïmonide), quelque souvenir de la réminiscence, de l'amour et de la beauté conduisant à l'amour de Dieu, Saint Augustin convenant qu'à peu de choses près les platoniciens seraient chrétiens. La modernité a détraqué l'âme, la valeur de la beauté qui rattache à l'Être ; Il suffit d'assister à cette démesure des princes arabes riches à milliards - et promptes à faire couper des têtes, mais qui arriveront au Paradis après les cochons, qui dépensent des fortunes pour faire construire des tours de 1000 mètres de haut, au lieu d'utiliser ce don d'Allah pour soulager la faim dans le Monde. C'est bien moins les idéaux des Lumières qui inspirent l'Orient ou le Moyen-Orient, que l'orgueil ostentatoire qui caractérise la force occidentale : le paraître cachant l'hégémonie culturelle, l'absence de toute percée de l'Être qui inspirait toujours l'équilibre des énergies dans la médecine chinoise détentrice de la Tradition taoïste. Ce n'est pas l'insolation qui gagne le Monde, mais un état de pure démence intellectuelle)
* (Centre, comme le moyeux vide (Non-être dans la réponse de Gorgias à Parménide : informulable ou indicible) qui fait tourner la roue cosmique en Inde védique (nâbhi dont la racine étymologique donnera moyeu), que l'on retrouve avec la roue de fortune du Tarot de Marseille, également Omphalos (Delphes) ou ombilic chez les Grecs, pierre sacrée qui fut un Bétyle ou pierre de foudre chez les peuples sémitiques (Beith-el : Maison de Dieu), ou pierre noire comme celle enchâssée dans la Kaaba. Le Centre du Monde, dont la symbolique de la roue réunit la Manifestation (l'Être symbolisé par la circonférence) et le vide central (lumière noire), marque la mise en relation du terrestre avec le spirituel. Une telle géographie est alors appelée géographie sacrée. Ce qui caractérise la Modernité, avec la loi scélérate de 1905, c'est la rupture avec l'Être en tant que tel, c'est à dire relié au Soi, qui au niveau individuel sera formulée par Heidegger avec le terme Dasein (Etant, être là dans le sens d'existence) s'opposant à l'Être profond, qui fait que le On devient aliéné par les habitudes, soumis à sa dictature, quand le Dasein est lui-même un Mitsein : être avec les autres, autres qui remplissent une fonction, ne sont plus eux-mêmes. La phénoménologie heideggérienne fut donc la recherche de l'ipséité (ou sens de Soi : "l'essence du Dasein tient dans son existence"), à laquelle succéda une incompréhension fâcheuse de Sartre ("l'existence précède l'essence") inversant l'approche ontologique au sein de l'intentionnalité husserlienne. L'aliénation du Dasein au Monde (ou être-public), ou facilité à renoncer en faveur d'un laisser-aller, conduit à la représentation du Spectacle chez Guy Debord, au non-vivant, aussi à la volonté politique de définir une identité nationale (sens moindre que la philosophie fasciste de Gentile), quand Deleuze parlait de l'existence comme d'une pluri-identité. C'est ici, qu'un débat sur cette identité nationale prend son sens, plutôt l'absence du sens d'être-soi et son effacement. Pour Heidegger, la présence du sujet dans le Dasein l'éloigne de l'être-soi, le Dasein est aveugle, il est désaxé vis à vis de ses possibilités. La question de l'intentionnalité husserlienne fut le point de rupture avec l'inconscient de Freud qui ne perçut pas un caractère ontologique dans l'analyse des contes. Chez Kierkegaard, l'angoisse est un thème ontologique, non une matière psychanalytique ; chez Carl Gustav Jung l'individuation est un processus alchimique dans une psychologie analytique destinée à la réalisation du Soi, avant qu'il ne décèle une synchronicité dépassant le cadre du sens perçu par la personne, acausal et atemporel : "apparition simultanée de pensées, de symboles ou d'états psychiques identiques". Il y a l'évidence d'un plan métaphysique où réalité physique et synchronicité renvoient au concept d'Unus Mundus, et à celui d'Unicité du Monde. En ce sens, l'individuation va à l'encontre du formatage identitaire voulu par le politique - pour structurer le contrôle, la réalisation de soi-même n'a plus de rapport avec le Moi également sollicité - pour favoriser la Croissance. La Modernité n'entend pas seulement freiner la différenciation individuelle qui développe la personnalité, elle prend également le contrôle de la psyché individuelle pour en fabriquer une collective, au nom de la Liberté. Alors, ne nous y trompons pas, la peur sociétale n'est pas une angoisse métaphysique et ontologique, mais un procédé éculé de gouvernance ; comment s'étonner d'une volonté politique voulant favoriser l'Etant par rapport à l'Être, chez le sujet-citoyen, quand son idéal de civilisation s'est lui-même affranchi de toute considération de Centre ou d'un Principe autre que lui-même ?)
* (Tout le sens des mythes de la civilisation celtique, avec l'ours (arthur) et le sanglier (brocéliande) animaux symboliques du retournement du Pouvoir engagé sous Philippe le Bel)
Edgar Morin, Guy Debord ou Michel Foucault, ont certes l'analyse fine du monde moderne, de son fonctionnement mensonger et pervers, mais sans proposer autre chose qu'une lucidité inaccessible au peuple, une utopie quand la conscience collective est encore ramenée au seul plan de l'individualisme, même si Lionel Jospin idéalise une gauche qui combat justement cet individualisme au nom d'un social collectif. Le communisme, quant à lui, a montré qu'il ne se différenciait guère du fascisme. La démocratie actuelle est devenue le déni de ses idéaux ou principes fondateurs, car elle fonctionne sur un mode schizophrénique ou paranoïaque, pollue toujours plus, ment toujours davantage, mieux : elle recourt à une 
peur permanente qui en devient l'ultime garante. A se demander comment le Monde actuel tournerait, comment l'unité sociale se maintiendrait, sans l'intervention inespérée du terrorisme.

Martin Heidegger : "Que diriez-vous, si les choses étaient telles que l’homme, que les peuples dans toutes leurs machinations et leurs plus grandes affaires, aient bien une relation à l’étant, et cependant soient tombés depuis longtemps hors de l’Être sans le savoir, et que cela même soit la raison la plus intime et la plus puissante de leur décadence ? ". 
Dans ce système, les initiatives deviennent des moyens, les crises multiples succèdent aux multiples rapports de force saisis comme autant de procédés : il n'y a plus aucune participation aux "élans originaux de l'Être". Alors, si mon site s'appelle "
pleinouest35", ce n'est pas pour une connotation Bretonne ou Basque, mais parce que je photographiais la côte Ouest de ces différentes régions, avec le chiffre 35 ne représentant pas l'Ille-et-vilaine mais le nombre précis de jours de congé octroyés par l'ANPE, mais ce qui n'empêche aucunement cette dernière de convoquer pendant ce temps légal afin de faire radier, avec ensuite la bénédiction de la Justice qui entérine l'acte et rejette la plainte. J'ai la nausée, même s'il parait certain qu'une telle civilisation se condamne, qu'elle se trahit elle-même en révélant au grand jour son animalisation de l'homme. L'oeil que le photographe pose sur les paysages ne saurait lui faire oublier d'appuyer son regard sur la société elle-même, une prétention à la vérité. La religion sert à cadrer les personnes, la recherche fondamentale à favoriser l'industrie.
La substance de mon site est une déception fondamentale de la nature humaine, que celle terrestre participerait encore à recentrer. Peu d'hommes et de femmes - mais une humanité que l'on a animalisée, conditionnée. La "
société de contrôle" deleuzienne est en passe d'accorder son crédit à la thèse guénonienne de l'illusion démocratique et de son instrumentalisation, le masque tombe pour qui daigne rester encore maître de son intelligence. Exemple : le WTC-7* qui, bien que n'ayant été percuté par aucun avion le 11 septembre, ni subi d'explosion ou d'incendie significatif, secoué seulement par des secousses sismiques inférieures à 2 sur l'échelle de Richter, s'écroule sept heures plus tard avec une forte brisure en son centre qui est la signature des démolitions contrôlées. Cela témoigne que la politique - et les médias - constituent la mise en forme de la société du spectacle destinée à entériner une rupture avec le réel ; depuis 2009, l'humanité vit majoritairement dans les villes. Elle est soumise par la peur, elle est surtout modelée par une pensée unique diffusée "en finalité". Je crains que tout ne soit que mensonges et que nous ne soyons rien d'autre qu'un troupeau, des personnes bêtes et réduites à n'être qu'un tube digestif - comme mes voyages l'ont trop bien corroboré.
* (47 étages, 5000 m², Centre de Commande d'Urgence de la mairie de New-York, bureaux de la CIA, de l'IRS (Service des Impôts), et de la SEC (Sécurity & Exchange Commission), sans que le rapport officiel Kean en fasse mention, pour lequel le Docteur en Physique Steve E. Jones (spécialiste de la fusion) a mis en évidence la présence de résidus de thermate génèrant instantanément une chaleur de 2500° - ce qui lui a valu d'être relevé de ses fonctions d'enseignant à la Brigham Young University. Alors qu'une honte extrême, ou manifestation de peur, retombe sur le politique et quasiment tous nos journalistes d'investigation comme rivés à la botte du Pouvoir, saluons le courage de l'architecte Richard Gage. Qu'est-ce qui se cache, ou qui se trame derrière le choix  - mais peut-être contraint et forcé - d'avoir réintégré l'OTAN, rappelant la désinvestiture du Général de Gaulle par la fomentation de Mai 68 ?)
René Guénon donnait déjà l'exactitude des interventions en Irak et en Afghanistan, tout autant que de l'exacerbation vis à vis des chômeurs :
"
- c'est au nom de leur "supériorité" que ces "égalitaires" veulent imposer leur civilisation au reste du monde, et qu'ils vont porter le trouble chez des gens qui ne leur demandaient rien ; et, comme cette "supériorité" n'existe qu'au point de vue matériel, il est tout naturel qu'elle s'impose par les moyens les plus brutaux. Qu'on ne s'y méprenne pas d'ailleurs : si le grand public adopte de bonne foi ces prétextes de "civilisation", il en est certains pour qui ce n'est qu'une simple hypocrisie "moraliste", un masque de l'esprit de conquête et des intérêts économiques".
L'idéologie égalitariste se porte sur la burqua en France. Dans la société matriarcale des Touaregs, ce sont les hommes qui sont voilés - devrions-nous faire une guerre libératrice ?
En attendant, si vous saviez à quel point j'ai l'envie de bastonner les publicistes : ils sont une engeance bâtarde qui fait augmenter le son quand il s'agit de gaver les téléspectateurs et les auditeurs ; quant à traiter avec des termes justes les hommes-chiens qui gèrent la vie des artistes chômeurs, nous leur souhaitons d'être vivants ; il faut déjà être du bétail soi-même pour animaliser autrui. La répression égalitariste consistant à ne voir qu'une masse au travail est la vision particulière de la rentabilité qui justifie, jusqu'à l'aveuglement matérialiste le plus radical si ce n'est exclusif, qu'un milliard d'hommes et de femmes, d'enfants, souffrent de la faim, en meurent, quand bien même l'ONU est bien forcée de reconnaître que l'agriculture mondiale est déjà en mesure de nourrir 12 milliards de personnes, si ce n'est qu'il faut bien que ces gens-là crèvent si nous voulons nourrir notre bétail à leur place, avec le gâchis inouï que l'on connaît. L'Occident moderne est le Maître de cette économie qui dévaste le monde, qui manifeste une pitié de façade pour ses innombrables victimes, et c'est dans ce contexte que le terrorisme d'Al-Qaïda - dont l'origine remonte en 1984 avec la création du MAK (Maktab al-Khidamat) grâce à l'aide de 200 millions de dollars apportée par les USA pour la création de la force anti-soviétique en Afghanistan - témoigne, avec une disproportion des crimes, de l'instrumentalisation sociale, politique et géopolitique de la part de pays commanditaires ; ainsi, pour
Jacques Baud (colonel d'état-major et ancien officier du SRS reprenant la notion de "guerre assymétrique" déjà détaillée par Sun Zi), l'Occident a la vision du terrorisme qui lui est propre et qui n'a aucun rapport avec la réalité, les accusations portées contre Ben Laden seraient des spéculations tant il n'est plus recherché : "On parle du terrorisme, sans vraiment essayer de comprendre la pensée des acteurs et des mouvements. Même Al-Qaïdaqui, à mon avis, n’existe pas – est une organisation virtuelle. Elle a existé en son temps, comme base logistique et de recrutement pour la résistance afghane. Les gens qui commettent des attentats en Tunisie, en Espagne, etc., et que nous rattachons à Al-Qaïda, sont en fait des «anciens» d’Al-Qaïda, qui ont « essaimé » dans leur pays et ne sont pas liés fonctionnellement à une structure qui s’appellerait Al-Qaïda (...) Je signale simplement que les Taliban n’ont jamais été classés parmi les organisations terroristes. Et qu’aujourd’hui, les Américains, qui cherchent une porte de sortie pour quitter l'Afghanistan, tentent de convaincre le président Hamid Karzaï de s’entendre avec des Talibans… « modérés ». Après le 11 septembre, il fallait identifier à tout prix un ennemi et le présenter à l’opinion publique comme le plus dangereux possible".
"Un ennemi" ? Mais alors, qui est à l'origine du 11 septembre ? Mesdames et Messieurs, le spectacle continue...
Il continuait fin 2009 avec une pandémie grippale dont l'OMS justifiait la réalité, en argumentant une contamination ... à notre, à votre insu.
Ne riez pas, c'est le signe que l'humanité est prête à avaler n'importe quelle couleuvre, on lui donne ce qu'elle est prête à croire ! Bientôt, et sous couvert de terrorisme, de santé publique, de sécurité des personnes et de leurs biens, de facilité et de confort, d'inviolabilité d'identité, c'est l'humanité qui va être marquée comme un troupeau, grâce aux
micropuces injectables ; la Démocratie et l'égalitarisme n'auront ainsi été que des phases intermédiaires dans la quête ultime de la Liberté, celle du bétail dans son enclos ou à l'abattoir. J'ai débuté mon site en écrivant sur l'Harmonie des sphères, ou ce qui a survécu à la disparition du Secret : rapports d'harmonie éliminés par 1789, le nombre d'or, le symbolisme traditionnel et Maître Eckhart, mais je le termine avec la nausée : il faut aussi détruire toute beauté, toute spiritualité, toute valeur, pour déshumaniser de manière uniforme.

La lecture de René Guénon éclaire sous son angle particulier notre chaos social. Ses détracteurs n'y voient qu'une forme de pathologie s'affirmant dans une hauteur chargée de mépris et qu'il manifesterait vis à vis du peuple et de la vulgarité, analyse élitiste qui pourtant diffère peu de celle de Platon. L'intellect pur y rejoint les "Idées", l'intuition la réminiscence, même si Aristote a la prédilection du métaphysicien. Par métaphysique, il entend ce qui est au delà de la physique, par intellect pur ce qui est au delà de la contingence mentale de la personne, "élans originaux de l'être" de Karlfried Graf Dürckheim en quelque sorte, ou même "irruption du sacré" de
Mircea Eliade pour qui l'homme est animal religieux (Homo religiosus) :
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Il est indispensable de reconnaître qu'il n'existe plus de solution de continuité entre le monde "primitif" ou "arriéré" et l'Occident moderne. Il ne suffit plus, comme il suffisait il y a un demi-siècle, de découvrir et d'admirer l'art nègre ou océanien ; il faut redécouvrir les sources spirituelles de ces arts en nous-mêmes, il faut prendre conscience de ce qui reste encore de "mythique" dans une existence moderne, et qui reste tel, justement parce que ce comportement est, lui aussi, consubstantiel à la condition humaine, en tant qu'il exprime l'angoisse devant le Temps (...) L'homme moderne, radicalement sécularisé, se croit ou se veut athée, areligieux, ou tout au moins indifférent".
Même au risque de charger la page d'ouverture, il me parait censé de finir sur une phrase de René Guénon qui formule à elle-seule la problématique idéologique moderne, faisant que la "société de contrôle" se finalise comme
panoptisme - ou cauchemar lumineux de Michel Foucault qui eut considéré que la surveillance l'emporte sur le spectacle, comme finalité :
"
Notre société n'est pas celle du spectacle, mais celle de la surveillance (...)  Nous ne sommes ni sur les gradins, ni sur la scène, mais dans la machine panoptique, investis par ses effets de pouvoir que nous reconduisons nous-mêmes puisque nous en sommes un rouage". Jean-Claude Monod : "Le pouvoir "capillaire" informe l'individu, projette en lui le modèle de "l'homme" auquel il devra se conformer, fait de son "âme" le relais le plus intime et le plus efficace des fonctions de surveillance et de discipline. Après Nietzsche qui s'interrogeait sur la manière dont la morale avait pu être gravée à l'intérieur des corps sous le nom de "conscience", Foucault évoque "une âme [...] qui est elle-même une pièce dans la maîtrise que le pouvoir exerce sur le corps", et renverse la vision platonicienne du corps tombeau de l'âme : "L'âme, prison du corps"". Il est extraordinaire d'assister à la confusion de la prison mentale avec la liberté, semblablement au fumeur dépendant de sa drogue qui le détend en le tuant lentement. En y regardant de plus près, la Démocratie s'immisce dans les têtes de manière exactement semblable aux méthodes des sectes décriées, il y a ceux qui hypnosent et ceux qui se conditionnent eux-mêmes selon le relais le plus intime défini par Jean-Claude Monod ; Nietzsche fut le premier philosophe à prendre conscience d'une formidable décadence, à nous exorciser pour nous permettre de prendre le recul nécessaire afin de nous dépasser, renouer avec l'homme véritable. Kierkegaard, perçu comme père de l'existentialisme, invita à manifester une ironie socratique, à rejeter le troisième moment hégélien (qui est à la fois spéculatif et positif) que fut un idéalisme allemand, pour ramener vers l'introspection de soi-même, vers sa conscience, signifiant que la subjectivité est vérité, ce qui fut formulé ainsi : "deviens ce que tu es", c'est à dire la dimension esthétique préalable au stade éthique et à celui religieux. La position nietzschéenne radicalement anti-morale fut plus extrême que celle de Kierkegaard, mais toutes les deux, à leur manière, vie dionysiaque et surhomme ou approche et révélation religieuse, participent à restaurer l'Être ; notre Démocratie quant à elle, sous couvert d'une hypocrisie inouïe, impose un "deviens ce que tu dois être" qui est n'est rien d'autre qu'un "deviens ce que nous voulons que tu sois" ! Si Nietzsche défend l'idée d'une régression vers les origines (et l'éternel retour), kierkegaard prend le chemin opposé, celui de la quête religieuse - considérant que l'éthique est perdue ; mais la modernité fige une éthique dénuée de toute dimension de l'Être.
René Guénon nous ramène du stade philosophique au plan métaphysique :

"Une élite véritable, nous l’avons déjà dit, ne peut être qu’intellectuelle ; c’est pourquoi la «démocratie» ne peut s’instaurer que là où la pure intellectualité n’existe plus, ce qui est effectivement le cas du monde moderne. Seulement, comme l’égalité est impossible en fait, et comme on ne peut supprimer pratiquement toute différence entre les hommes, en dépit de tous les efforts de nivellement, on en arrive, par un curieux illogisme, à inventer de fausses élites, d’ailleurs multiples, qui prétendent se substituer à la seule élite réelle ; et ces fausses élites sont basées sur la considération de supériorités quelconques, éminemment relatives et contingentes, et toujours d’ordre purement matériel. On peut s’en apercevoir aisément en remarquant que la distinction sociale qui compte le plus, dans le présent état de choses, est celle qui se fonde sur la fortune, c’est-à-dire sur une supériorité tout extérieure et d’ordre exclusivement quantitatif, la seule en somme qui soit conciliable avec la «démocratie», parce qu’elle procède du même point de vue. Nous ajouterons du reste que ceux mêmes qui se posent actuellement en adversaires de cet état de choses, ne faisant intervenir non plus aucun principe d’ordre supérieur, sont incapables de remédier efficacement à un tel désordre, si même ils ne risquent de l’aggraver encore en allant toujours plus loin dans le même sens ; la lutte est seulement entre des variétés de la «démocratie», accentuant plus ou moins la tendance «égalitaire», comme elle est, ainsi que nous l’avons dit, entre des variétés de l’individualisme, ce qui, d’ailleurs, revient exactement au même", René Guénon : "La crise du monde moderne".


Alors, pour fermer la page d'ouverture, entériner le point final de ce site, je mets en avant l'implication particulière de la classe politique dans le Grenelle de l'environnement, car elle ne revient, une fois encore, à n'être qu'une manipulation grossière. Comment cela peut-il se manigancer en pleine léthargie, si ce n'est que c'est justement cette dernière qui rend la chose possible ? Bien que soupçonnant les USA d'avoir été l'instigateur du 11 septembre, avec comme probable finalité une présence qui puisse permettre d'installer un bouclier anti-missile, il faut bien constater que le débat local sur les attentats n'en reste pas moins agité, cela même si les pourfendeurs le payent généralement à leurs dépends.
Ceci s'explique en ce que l'Autorité, comme la Justice, n'y sont vécues que comme des encadrements du point de vue de chacun, alors que les résidus disciplinaires de l'autorité en Europe (moins en Grande-Bretagne - paradoxalement une royauté) font que la
pensée unique s'installe avec davantage de facilité, autrement dit "société de contrôle". Si les USA témoignent d'une démence des valeurs morales, en condamnant à dix années de prison un voleur pour un morceau de viande - tout en dévastant la Terre pour bouffer leur barbaque ("Faut avaler d'la barbaque - pour êt'e bien gras quand on claque", Boris Vian), l'opinion publique d'une minorité, considérée comme élite intellectuelle, parait plus autonome, plus libre que celle française. C'est ainsi que le Grenelle de l'environnement n'est quasiment pas remis en cause par les médias français, exception faite d'une frange considérée comme "sectaire".
Exemples
* :
Nature & Progrès : "Après les députés, les sénateurs s'apprêtent à instaurer avec la loi Grenelle II une nouvelle certification des exploitations agricoles. Ce label Haute Valeur Environnementale (HVE), pensé loin des réalités quotidiennes de terrain, ne reflétera pas la qualité des démarches véritablement respectueuses de l'environnement (...) En n'interdisant pas explicitement le recours aux pesticides, en laissant entendre que l'utilisation de pesticides ou d'OGM peut être favorable à l'environnement, la certification HVE va rendre leur utilisation obligatoire. Par exemple, au prétexte de risques sanitaires facilement maîtrisables par des méthodes naturelles, elle interdira l'emploi de préparations naturelles peu préoccupantes, ou PNPP, comme le purin d'ortie qu'un récent décret condamne à se voir refuser toute autorisation de mise sur le marché. L'utilisation des pesticides toxiques, seuls à disposer de cette autorisation, deviendra de fait un passage obligé".
Dans la mêne veine d'un esprit qui serait enfin responsable, ASPRO - PNPP : ""Purin d'ortie" ... toujours interdit en France. Alors que les collectivités locales, jardiniers, agriculteurs utilisent publiquement les produits naturels peu préoccupants et le revendiquent, ces produits, alternatives réelles aux pesticides et autres produits chimiques, sont toujours interdits en France. Un cas unique en Europe et probablement dans le monde, que le Sénat a souhaité confirmer au nom de l'environnement lors du vote de la loi Grenelle II (...) Le Gouvernement communique à tout-va sur la réduction des pesticides et, parallèlement, bloque avec détermination les alternatives crédibles".
* (Source : Biocontact de décembre 2009, un numéro spécial "ondes nocives", c'est à dire cette pollution électromagnétique de plus en plus envahissante et que la classe politique, avec sa croissance infernale, veut imposer au peuple maintenu dans l'ignorance. Le plus préoccupant dernièrement : les téléphones portables, puis les lampes fluocompactes à économie d'énergie qui posent un sérieux problème de rayonnement électromagnétique (selon le Criirem : jusqu'à 300 V/m à l'allumage), en plus d'une sale lumière d'outre-tombe)
Les lobbies et les puissances de l'argent ont de bons serviteurs ; gare au chercheur qui ne marche pas droit. Ce n'est pas un hasard si la France a été le
premier utilisateur de pesticide* au Monde ! Parfois, une crise peut avoir du bon : en rendant problématique le coût du passage à la radio numérique, c'est à dire imposer une qualité sonore proche de la bouillie, il se peut que nous puissions écouter encore quelque temps de la Musique, car le MP3 est totalement incompatible avec l'écoute de Musique Classique, tant les timbres en sont ... laminés.
* (Sur le site du MDRGF : "Depuis 1980, plus de 150 études réalisées dans 61 pays et régions du monde ont trouvé des POPs (Chemical Trespass) dans les tissus adipeux dans le cerveau, dans le sang, dans le lait maternel, dans le foie, dans le placenta, dans le sperme et dans le sang du cordon ombilical des êtres humains dont de nombreux pesticides (...) - certains types de cancers augmentent particulièrement rapidement. C’est le cas du Lymphome non-Hodgkinien (LNH), du cancer du cerveau ou de la vessie, etc. qui sont souvent des cancers liés à l’exposition à des pesticides (...) Les firmes de l’agro-industrie ont vu, avec l’exploitation agricole industrielle des OGM, la possibilité d’augmenter la vente de certains pesticides par la commercialisation de plantes OGM résistantes à ces herbicides particuliers, comme le fameux Round Up. Le principe est simple : quand des semences sont tolérantes à un herbicide, elles sont les seules à le supporter et le produit tuera donc toutes les autres « mauvaises herbes » du champ. Pour les fabricants de pesticides le bénéfice est double car elles vendent à la fois leur semence OGM (plus chère que la semence classique) et leur herbicide. 71 %  des OGM cultivés sont ainsi conçus pour supporter un traitement à un produit herbicide". Site : http://www.mdrgf.org/)

Certains, sans doute mauvaises langues, ne s'étonnent pas outre mesure du comportement politique en apparence illogique ou fou, considérant qu'il s'agit simplement de l'application du trop secret
Codex Alimentarius* créé en 1963 par la FAO et l'OMS - afin d'élaborer des normes alimentaires. La réalité est cruelle : même sans rappeler les conférences de Rima E Laibow mettant en garde contre la préparation d'un génocide destiné à éradiquer trois milliards d'hommes et de femmes, le danger est l'interdiction des médecines douces ou alternatives comme l'acupuncture ou la médecine ayurvédique, de l'agriculture bio-dynamique, des aliments non irradiés au Cobalt (ionisés), ainsi que de tous les suppléments alimentaires naturels (acides aminés, huiles, vitamines, minéraux) remplacés par 28 produits ... de synthèse pharmaceutique. Le mensonge éhonté du Gouvernement français, osant affirmer que tous les spécialistes étaient d'accord sur les risques de la pandémie H1N1 (et son remède), n'était rien par rapport à l'élevage programmé du troupeau humain et son alimentation. Le Meilleur des Monde est en gestation ; bientôt la société toute entière sera une communauté d'esclaves. N'est-ce pas un rêve merveilleux de dictateur dément ?

* (Codex Alimentarius : Le but, sous couvert de "sécurité alimentaire", serait bien de réduire l'usage de l'alimentation "naturelle" et des remèdes qui le sont tout autant, des médecines alternatives, au profit de l'industrie chimique et autres laboratoires pharmaceutiques, mettant au grand jour une COLLUSION du Pouvoir avec "les puissances de l'Argent", le véritable Maître, car ces entités n'ont pas besoin de prendre le Pouvoir puisqu'elles en détiennent déjà les arcanes, les Gouvernements n'étant que les façades ; certains s'étonnent de l'engagement militaire de Barack Obama en Afghanistan, mais alors ... considèreraient-ils qu'il est le véritable patron des USA ? Il est ainsi à noter que la production de la drogue y a doublé depuis l'intervention américaine, quand Philippe Desbrosses rapportait que son argent représente un tiers du flux mondial des devises. Il est déjà en soi remarquable que les détenteurs réels du Pouvoir, c'est à dire déjà Rockefeller et IG Farben (SOS-planete : http://terresacree.org/codexalimentarius.html) ayant financé Hitler, le laisse agir pour l'établissement de la couverture maladie, un compromis possible pour sauvegarder une paix sociale, avant un possible ou pseudo écroulement de l'économie occidentale. Monsieur Sarkozy désire augmenter la recherche dans la lutte contre le cancer. Bien. Mais, il favorise ainsi les laboratoires et la Croissance ; comme à chaque fois, on ne s'attaque pas aux causes mais aux effets, et on aggrave même les causes pour alors augmenter les effets qui rapportent de la Croissance grâce à la maladie. Kousmine avait établi cette correspondance entre dénaturation des aliments (90% de ce qui est vendu en grande surface) et cancer. Un vrai Gouvernement démocratique agirait dans le sens des intérêts des citoyens, mais c'est tout le contraire qui est observé depuis longtemps, c'est à dire l'élevage d'un troupeau (le cancer a ainsi doublé en ne serait-ce que 20 ans, mais la guérison beaucoup moins) dont on souhaite même garantir l'origine contrôlée, comme avec le débat sur l'identité nationale. Citons le Professeur Lucien ISRAEL (sa conférence à Saint-Etienne le 7/3/1998) : "Nous disposons  d'un contre-programme qu'on appelle les antioncogênes qui bloquent et vérouillent la prolifération. Le phénomène auquel nous avons donné le nom de "CANCER" c'est le réveil dans les cellules des organismes supérieurs - à cause des agressions répétées - d'un programme de survie analogue au système SOS ... ce qui a permis la survie des bactéries, encore une fois, depuis 3.5 milliards d'années", source : CRIC. En France, il s'agit davantage de lavage de cerveau, de paresse intellectuelle, de lâcheté et de corruption, sans doute, que de l'intervention des "Maîtres du Monde" ; aux USA, l'Empire du dollar (à Oeil d'Horus) et de la moralité débile des feuilletons policiers, c'est différent, puisque tout Empire n'existe que par ses ennemis, ou ceux qu'il fabrique. A n'en pas douter, si le Président Obama avait appliqué à la lettre ses espérances de marionnette, il aurait été éliminé depuis longtemps, sous le prétexte de quelque terrorisme. Mais la France, est-elle si libre, et la liberté affichée sur Internet, et défendue bec et ongles par les USA, n'est-elle pas en réalité une arme géopolitique propre à déstabiliser radicalement la Chine, le Moyen-Orient et la Russie, et à générer des troubles sociaux graves ? De la même manière que le but de la conquête spaciale fut d'amener la chute du bloc de l'Est, son endettement, peut-on croire vraiment à des idéaux étatiques de liberté, d'autant que l'information véhiculée sur Internet se fait naturellement par son niveau le plus bas ? Il devient la façade démocratique des USA quand les Etats essayent de juguler son flux déterritorialisé, de légiférer en ce sens, quand parallèlement le niveau éducatif ne cesse de baisser en France, car vouloir donner un enseignement équivalent à tous ne profite pas à ceux qui n'y sont pas réceptifs et nuit à l'élite potentielle ; aussi, curieusement, le pourcentage des classes les plus pauvres, qui sont en augmentation, dans les universités, est passé de 21% en 1950 à 6% aujourd'hui, signe grave d'une volonté de popérisation de la société (à droite) ou d'une utopie politique irresponsable (à gauche). Un moteur essentiel donc de la modernité reste la corruption et l'infiltration des lobbies, nous amenant à citer une phrase de Maître Patrick Beucher : "- il ne faut pas se faire d'illusions, la puissance de l'industrie pharmaceutique, les intérêts de grands groupes industriels ne cessent de créer des situations qui n'ont aucune logique et aucun fondement scientifique, comme interdire la stévia à cause de la rébaudioside A qu'elle contient (soupçonnée de causer des avortements chez la souris) et autoriser cette même substance isolée, synthétisée, pour remplacer l'aspartame dans le Coca-Cola. Partout, on constate que les intérêts de quelques grands groupes industriels priment sur la liberté de vente et sur la protection de la santé publique parce qu'ils ne peuvent supporter de voir les consommateurs se tourner vers des produits naturels libres à la vente plutôt que vers leurs produits chimiques brevetés (l'interdiction du purin d'ortie en est la preuve)" (Biocontact n°198), puis le Pr Dominique Belpomme : "- il est important de lancer une véritable campagne nationale d'information sur les causes environnementales des cancers et des autres maladies liées à la pollution environnementale" (Soleil Levant n°168), ce à quoi je répondrai que l'action cynique de nos Gouvernements successifs n'a cessé de faire baisser tant le niveau intellectuel que culturel, - transformer tous les hommes en troupeau amorphe, - répandre les produits chimiques cancérigènes, les technologies mortifères, comme si les idéaux démocratiques n'étaient qu'une histoire morte ou gardée sous le coude pour quelques attardés. Nous faisons ainsi la guerre au nom de la paix, nous interdisons au nom de la Liberté. Aux hauts fonctionnaires qui participent à cette mascarade tellement infâme, hommes bons de Nietzsche et représentants de la vertu officielle, je leur dis ceci : lisez ou relisez "Ainsi parlait Zarathoustra" : « Je vais vous dire trois métamorphoses de l'esprit : comment l'esprit devient chameau, comment le chameau devient lion, et comment enfin le lion devient enfant »", cette figure de l'enfant qui est celle d'Héraclite, c'est à dire l'innocence ou l'affirmation saine, alors que vous n'êtes restés que des chameaux dévorant l'humanité, dévoreurs d'innocence : « Hélas ! j'ai connu des hommes nobles qui perdirent leur plus haut espoir. Et dès lors ils calomnièrent tous les hauts espoirs », qui n'ont jamais voulu devenir les nobles lions. Le régime démocratique est ainsi devenu la calomnie de la Vie, cette vaste calomnie est faite de petits riens qui rongent l'innocence, comme par exemple le stationnement payant qui, en vérité, est mis en place pour ponctionner, piquer de l'argent. S'y plier sans résister est un signe de renoncement, donc de soumission. Il faudrait pourtant vivre sans aucun ressentiment, comme si nous étions prêts à recommencer éternellement dans la joie étrangère à toute récompense morale (sens de l'éternel retour), mais à la condition impérieuse de discipliner les instincts : sens de l'esthétisme, du rôle prépondérant de l'artiste chez Nietzsche pour qui il s'agit de sublimer les instincts, non de les briser. C'est le contraire de la modernité qui n'a de cesse de culpabiliser pour soumettre (CHÔMAGE - CROISSANCE) ; le ressentiment qui touche alors les faibles - nouvelle caste de moutons, d'esclaves - ne favorise plus la puissance dans la volonté, mais la volonté de puissance qui ne peut se manifester que par la recherche constante des pouvoirs. Les électeurs votent donc pour eux-mêmes, non le pays, les entreprises doivent écraser la concurrence ; il est donc facile de dire que la liberté démocratique est en vérité un abaissement de la personne, la disparition de la seule véritable liberté qui est intérieure, avec le relant publicitaire comme fange déversée dans le cloaque d'homo - socialistus - cretinus. Comme le ressentiment génère le dégoût de soi-même, mais du soi profond, la volonté de puissance se manifeste dans la pulsion d'un vouloir écraser l'autre, dans l'obsession de pouvoir, dans la prise d'une place dans la hiérarchie, - se revêtir des produits qui affichent la position sociale de manière ostentatoire, - être toujours en avance grâce à la mode, mais au prix du renoncement à sa personnalité, comme intégrer une équipe de travail, un club sportif. Pour Nietzsche, la véritable moralité se situerait au sein de la puissance de la volonté - dans la "volonté de puissance", quand l'esclave recherche uniquement la puissance qu'il ne trouve, car il ne l'imagine pas autrement, que dans le pouvoir, - la raison pour laquelle le système démocratique est dans l'impossibilité de principe d'engendrer des hommes qui soient véritablement libres (égaux en droit est une stupéfiante hypocrisie), poussant même à son paroxysme la société de contrôle de Gilles Deleuze ; ce système est aussi habile qu'il est pervers : la crise est produite par une fausse monnaie, la peur par un terrorisme qui parait l'être tout autant (se souvenir de la fameuse grippe H1N1 qui probablement un jour se dévoilera avoir été un pacte corruptif au sein de l'OMS, c'est à dire là où se rejoignent le politique et l'affairisme, sous couvert de peur et de sécurité publique, ce qui, il faut en convenir, est assez ignoble))

"
A cause des agressions répétées", disait le Professeur Israel. Cela ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd. Le politique en saisit l'intérêt pour lui-même, ses amis des lobbies : favorisons l'agriculture raisonnée (chimique), la recherche OGM, les produits chimiques domestiques (dégageant des substances nocives (COV) ou ne servant à rien - http://www.danger-sante.org/ : "Les antibactériens sont à éviter absolument. D’abord parce qu’ils ne servent à rien : ils n’éliminent qu’une partie des bactéries, les bactéries restantes ne mettent que quelques instants à se multiplier pour être aussi nombreuses qu’au départ"), les nouvelles technologies détruisant la vitalité (four à micro-ondes, téléphone portable, WI-FI, radio numérique, lampe basse consommation), en attendant de trouver mieux encore ! Vive le progrès ! Allez le troupeau de moutons ! Allez consommer, faut vivre avec son temps* ! Allez à l'abattoir !
* (C'est comme fumer pour rendre service à l'Etat, donner de la TVA, crever plus tôt pour alléger le régime des retraites, se comporter en vrai citoyen selon l'adage des fumeurs "faut bien mourir de quelque chose !". Voici qui pourrait être : "je fume, je crève utile". J'ai une larme à l'oeil devant tant d'humanité, d'abnégation et d'intelligence)
Dernière nouvelle : il paraîtrait que le Gouvernement cogite sur la manière de rendre payante la recherche sur Internet ; à quand donc l'installation obligatoire d'un compteur de vessie, afin de comptabiliser au décilitre près à chaque fois que nous urinons ? Est-ce bien citoyen que de pisser gratuitement ?
Semblablement au slogan
débile des parkings payants britanniques, l'Etat pourrait faire une campagne du style "je pisse, donc je suis d'accord pour payer"*.
* (Devrais-je en déposer le concept ? Il serait bien digne de ce Monde aussi pourri, et vendu, qu'il manque d'intelligence, de cœur, de bon sens, ou d'Être)

La question de l'Être ou l'épée brisée
ou bien : cancer du corps ou cancer de l'âme ?
ou même encore : "travailler plus pour gagner plus"

La question qui a parcouru ma pensée, depuis mes années d'enfance, fut : "pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?", le sujet étant la qualité d'Être, non l'objet, sachant qu'elle émane justement du fait "d'être", provoque la sensation très étrange que certains assimilent à l'inexistence de la mort - seulement des modifications de l'Être ; il est possible de faire la distinction entre Être philosophique et Être métaphysique selon l'intuition que l'on en eut, mais le verbe manifeste la redoutable polysémie notée par A. Korzybski : il est permanence chez Parménide, intuition de transcendance chez Platon (Idée), Aristote (substance), mysticisme chez Plotin et intuition transcendante chez Thomas d'Aquin, mais principe d'immanence chez Spinoza, l'infini de Malebranche, un empirisme chez Husserl, aussi l'étant heidegerrien, - mais il est notre propre nature ontologique dans l'hermétisme ou le Soi junguien, celui non individuel, ni même personnel de la méditation védique ("Je suis" de Sri Nisargadatta Maharaj). Il est défini par le passage du réalisme à l'idéalisme,
Jean-Paul II :
« Un grand défi qui se présente à nous au terme de ce millénaire est de savoir accomplir le passage, aussi nécessaire qu'urgent, du phénomène au fondement. Il n'est pas possible de s'arrêter à la seule expérience ; même quand celle-ci exprime et manifeste l'intériorité de l'homme et sa spiritualité, il faut que la réflexion spéculative atteigne la substance spirituelle et le fondement sur lesquels elle repose. Une pensée philosophique qui refuserait toute ouverture métaphysique serait donc radicalement inadéquate pour remplir une fonction de médiation dans l'intelligence de la Révélation » (encyclique de 1998).
La
question ontologique de l'Être est centrale en métaphysique, saisi comme "accident de l'Essence", Existence (ex-sistere, être en dehors de la stabilité, de soi-même) comme accident de l'Essence dans la métaphysique avicennienne - justifiant les premiers Principes (dans l'acceptation du réalisme des idées, espèce ou archétypes chez Platon, et ayant ensuite influencé la perception de la métaphysique d'Aristote), selon l'analyse de Thomas d'Aquin qui critiqua faiblement la théorie montante de l'émanation, et concernant une particularité mal interprétée de l'accident dans la distinction radicale entre Existence et Essence, qui amènera plus tard un retournement des Idées - devenues directrices par le jeu de la conscience : phénoménologie husserlienne pour laquelle l'essence procède de l'intentionnalité, devenu objet intentionnel dans le champ de la conscience. C'était également oublier le sens de l'éther incompris par la physique, mais redéfini depuis pour la transmission magique par l'heroic fantasy, et qui a cru l'infirmer avec la théorie de la Relativité restreinte, quand Aristote le définissait comme un cinquième Elément (principe de chaleur - donc de vie), correspondant au Ki en Chine (énergie, souffle, force vitale), au Chi au Vietnam (prénom signifiant volonté), au Prana en Inde, et d'une certaine manière, et débridée sur le plan du mental, au vitalisme qui surgit par le biais du hasard* chez Nietzsche*, volonté de puissance (mais alors un involontarisme volontaire) qui se manifeste au dedans du nihilisme qui devient actif (scepticisme) quand nihilisme ("nouvelle version du pessimisme" - "philosophie à coup de marteau") et vitalisme se complètent pour définir un sens de l'éternel retour où la décadence même permet un commencement, en définissant un plan d'immanence composé de scepticisme positif et qui serait animé non plus par les Idées abstraites - ou principes éternels, mais des concepts philosophiques vivants et personnifiés par Dionysos. Nietzsche croyait alors au Grand Midi de le démocratie, du peuple, mais sans se faire d'illusion sur ses revendications, l'exercice de sa volonté d'esclave nourri du ressenti, illusions de la liberté démocratique : "
Qu’est-ce que la liberté? C’est avoir la volonté de répondre de soi. C’est maintenir les distances qui nous séparent. C’est être indifférent aux chagrins, aux duretés, aux privations, à la vie même (...) Le peuple considère toujours un abus dont il ressent les effets comme une objection contre ce dont on abuse : tous les mouvements d’insurrection contre des principes … argumentent toujours ainsi, avec l’arrière-pensée de présenter un abus comme inévitable et inhérent au principe …c’est-à-dire l’argument d’autorité. Ce que je combats : l'exception qui fait la guerre à la règle au lieu de comprendre que le maintien de la règle est ce qui donne de la valeur à l’exception" (un anarchisme destructeur). Sur un autre plan philosophique et culturel, la métaphysique islamique (ésotérisme) s'oppose au créationisme auquel croient les 3/4 des Américains (cette conception est facile à cogiter), elle est inspirée de philosophie grecque, suppose une re-création permanente dans l'Existence accident de l'Essence, chaque composante de l'Existence ayant son accident propre, donc un plan d'immanence qui est en perpétuelle évolution (selon le zoologiste Al Jahiz (776-868), l'historien iranien Ibn Miskawayh (930-1030), l'historien maghrébin Ibn Khaldoun (1338-1405) : « le plan humain est atteint à partir du monde des singes » (...) « le premier niveau humain vient après le monde des singes »).
* (Non pas le pessimisme schopenhauerien, mais l'acquiescement devant la Vie et sa dimension dionysiaque)
* (Nietzsche fut plongé dans "l'air du temps", influencé par Spinoza (panthéisme réducteur dans l'immanentisme - contrairement à Descartes séparant encore la matière et l'esprit) pour l'esprit comme idée du corps, et la substance une "deus sive natura" ; mais Diderot alla encore plus loin en considérant que Dieu ne serait pas infini s'il n'était pas l'Univers sans fin ; il faut noter que deux conceptions s'opposent ici quand elles deviennent dogmatiques, que Nietzsche parut toujours avoir une aspiration d'âme contrainte par d'autres conditionnements que ceux qu'il dénonçait. Rejeter le réalisme idéel de Platon (expliquant son rejet de la peine de mort), ou bien celui empiriste d'Aristote (la lui faisant défendre - en rejetant par là-même la notion d'abattage de boucherie d'Eschyle, Eschyle si prompte à dénoncer par répugnance l'hybris - tant des hommes que de la justice des Dieux : "
Zeus précipite les mortels du haut de leurs espoirs superbes dans le néant"), c'est en venir à l'idéalisme. Le point de basculement se caractérise quand Aristote manifeste un réalisme empiriste, amenant Avicenne à ne plus considérer les idées platoniciennes, mais cependant une première intelligence (ce à quoi Platon devait répondre par différents types d'intelligence), ne déniant pas le caractère idéaliste du réalisme platonicien, c'est à dire que le réalité (supposée vraie) échappe aux sens. Pour Avicenne alors, notre intelligence est une participation à celle non contingente, aussi pour Thomas d'Aquin les espèces ne sont pas en acte dans l'intellect, mais en puissance - c'est à dire que le domaine sensible n'est pas la cause profonde de la connaissance intellectuelle. Revenons à Aristote, car il déniait l'action intellectuelle comme effet des seules causes supérieures (en opposition aux Idées de Platon), mais, également, il rejetait Démocrite rattachant l'intellect au corps et aux choses sensibles, il lui fallait donc l'intervention d'un agent intellectuel. Cet agent est l'âme, âme siège de l'imagination chez Platon, âme qui imprime les images dans l'imagination selon Saint Augustin, âme dont l'incarnation (pour Aristote, âme et corps sont une même substance - séparant au niveau du concept ce qui a pour forme (et ce qui est en acte) de ce qui a pour matière (et qui est en puissance)) dans le corps modifie, oriente l'imagination, origine également du Onirocriticon d'Artémidore d'Éphèse, songes théorématiques ou allégoriques, ou de la voie de l'individuation, et du seul fondement possible de l'éternel retour nietzschéen, si ce n'est la quête du Graal. La distinction entre idéalisme et réalisme perd de son sens si l'on en vient à considérer que le solipsisme de Descartes (philosophe qui sépare matière et esprit) est en réalité un pur syllogisme ou son ébauche)
Dans la Genèse, la formule "Dieu créa l'homme à son image" est probablement mal interprétée, il s'agirait plutôt de lui accorder l'Être qui, par la projection en devenir ou chute, offre la liberté d'action et de choix, une participation au créationisme divin qui agit alors par 
immanence*. Ensuite, la Renaissance fut davantage une régression métaphysique qu'une ouverture à une vraie liberté de conscience ; le plan d'immanence est encore déterminé comme co-présence de Dieu à la Nature selon Spinoza, semblablement à la Tradition islamique :
« plus près de lui que sa veine jugulaire », « le premier et le dernier, l'apparent et le caché », si ce n'est que pour Spinoza il ne s'agit d'une présence non seulement nécessaire - mais exclusive, par contre d'Essence séparée de l'Existence selon Avicenne* - ramenant au concept des Idées de Platon, - donc d'une identification de l'immanence et de Dieu chez Spinoza,et faisant un tout avec elle, l'origine du panthéisme et la fin de la transcendance, du moins celle philosophique. Les nuances articulent le sens métaphysique.
* (Pour Plotin, le Un suprême inclut l'être et le non-être et n'est pas la somme des existants ; du Bien naît l'Intelligence, de celle-ci les âmes. Pour Plotin, l'Un ne contenant ni division ni distinction, les attributs de volonté ou d'action ne peuvent lui être accordés, il s'ensuit le remplacement de la notion de "création ex nihilo" par celle d'Emanatio ex Deo) 
* (Les détracteurs d'Avicenne furent nombreux en terre d'Islam, notamment les théologiens ash'arites qui le frappèrent d'anathème, les poètes mystiques comme Jâmi qui le considèrent comme matérialiste (primauté scientifique de l'observation). Ibn Sab’in : "Contrairement à ce qu’il prétend, Avicenne n’a pas du tout compris la sagesse de la théosophie orientale. La plupart de ces œuvres sont des imitations de Platon, et ce qu’il y ajoute est souvent médiocre" (source : LA REVUE DE TEHERAN))
La rupture était annoncée et bientôt l'Essence allait devenir l'accident de l'Existence, bientôt la réalité du Monde allait se construire dans la conscience discursive, comme champ sensitif des phénomènes (Sartre : « L'essence, c'est tout ce que la réalité humaine saisit d'elle-même comme
ayant été », L'Être et le Néant). L'alchimie du Moyen-Âge, transparaissant dans le mythe du Graal remettant à jour des symboles plus anciens (ceux celtiques et germaniques), mettait en garde contre la domination du Moi dans lequel allait sombrer la Modernité et son culte de l'individualisme (dont le paradoxe sera d'avoir généré la multitude informelle) : "A ce stade, le Mercure "en chute" de par le pouvoir d'adhérence inhérent à sa nature et que l'alchimie désigne comme "humidité superflue", "viscosité", fait que le Soi, ou Présence divine, se reflétant dans le miroir de cette "Eau-Argent" devenue adhérente, s'identifie au module corporel en lequel celle-ci a opéré sa "chute" et se trouve séparé - car oublieux - de l'état originel qui était le sien. Etat de perfection et d'omnipotence , au point qu'il y a coalescence entre le Soi, le Divin et l'Eternité. Mais, déchu de cette condition originelle, le Soi, désormais restreint aux limites corporelles, devient le "moi-je", l'égo petitement humain. Pour parler par images alchimiques, nous dirions que l'être apollinien, doté de perfection et d'une éternelle jeunesse, comparé à l'astre du jour et à l'or, métal qui, par son éclat, semble consubstantiel au soleil et par son immutabilité de même essence que l'Eternité, cet Être, donc, cesse d'"être" pour "devenir", quitte la certitude pour l'incertain, l'Invariable Milieu pour la périphérie fluctuante, et, oublieux de l'Eternité ne pense plus qu'au temps... parce que le voilà devenu le Temps : Apollon a pris les traits secs et ridés de Saturne", Paul-Georges Sansonetti ("Graal et Alchimie", L'ÎLE VERTE).
Dans le cycle arthurien, chez Chrétien de Troyes et Robert de Boron, le Roi Pêcheur et le Roi Méhaigné sont la même personne qui vit dans un état crépusculaire quand le pays lui-même dépérit. Ce gardien du Graal est paralysé des jambes, signe et symbole d'une imperfection spirituelle. Alors, il suffit de ressouder les deux parties de l'épée brisée, pour que le roi se lève et soit guéri. Il est évident que les valeurs traditionnelles, le sens symbolique des choses et la capacité de penser par soi-même ne font pas partie des priorités de l'enseignement publique, le résultat est même le populaire jeu de rôle
Warcraft où tous les symboles sont inversés dans une stupéfiante et crasse ignorance (exemple : le druide y a l'ours comme animal fétiche !), car, l'unique motivation des marchands à l'origine du jeu, comme des joueurs eux-mêmes, rentre de plein pied dans le crétinisme du "travailler plus pour gagner plus", c'est à dire gagner le plus de dollars pour les premiers et le plus de puissance et d'or factices pour les seconds. Notre civilisation occidentale, en dehors d'avoir fait passer le taux de cancer de 4% en 1900 (avec certes l'espérance de vie de 46 ans) à 20% en 1980* , déjà  - mais les choses augmentent de manière exponentielle, est la fabrication d'un troupeau privé d'intelligence (avec l'ANPE comme - ou pas très éloigné - sélection des travailleurs dans les camps nazis), dont on retrouve la correspondance caricaturale avec la Chine de la croissance infinie, - quand les étudiants en langue française sont scandalisés que leur professeur leur parle de "liberté de pensée"*, - quand il ne s'agit que d'augmenter les ventes en France. Les ouvrages du cycle arthurien avaient certes une finalité utilitariste*, mais la symbolique axiale y est très forte : il s'agit bien entendu, avec l'épée brisée, de la réparation de l'Axe du Monde (axis mundi) dont Georges Dumézil et
Mircéa Eliade surent si bien rapporter l'universalité commune à toutes les civilisations (sauf celle d'après 1789), colonne ou axialité identifiée avec le Roi, qui se retrouve avec la Réalité muhammadienne - avec sa semence principielle et l'arborescence finale - de "L'Arbre du Monde" d'Ibn Arabî.
* (Source : "Soyez bien dans votre assiette" de Kousmine - mais une hausse de 63% ces vingt dernières années, et encore une augmentation de 10% entre 2005 et 2009 (selon le rapport du Dr Mouysset - source : association ressource), faisant dire au Dr Bernard Asselain (Institut Curie) :
« il n'y a aucune cause valide en dehors des facteurs environnementaux » (concernant l'argumentation de l'âge), qui sont désignés par notamment les pesticides dont les hommes politiques français ont inondé les sols (probablement pour financer des campagnes électorales débiles - comme avec les 25.000 ronds-points à, en moyenne, 1 million d'euros pièce, évoquant une connivence maçonnique favorisant le conflit d'intérêt, beau monde, tout bien médaillé), aussi probablement les ondes électromagnétiques dans lesquelles nous baignons - pour nous sacrifier devant l'autel de la Croissance)
* (Source : "Le dragon dans le brouillard" de Christophe Albert, enseignant à l'université de Tianjin)
* (Favoriser en quelque sorte l'exaltation du sentiment national, même si l'ésotérisme qu'il transmet est une possible résistance à la venue prochaine de la Modernité de philippe le Bel.
Danielle Quéruel : "Les rois de Bretagne du XIIe siècle ont besoin quant à eux d’un héros prestigieux, mais qui ne soit pas susceptible de revenir et de ranimer éventuellement le désir des Gallois, voire des Bretons de Petite Bretagne, de ne pas reconnaître la légitimité des Plantagenêts. Ceux-ci firent tout pour s’emparer de ce mythe arthurien et pour l’exploiter comme mythe familial. Découvrir sa sépulture et exhumer ses restes fut l’un des objectifs de ces rois bretons (...) Pourquoi un tel destin pour le roi Arthur ? Faut-il y voir une condamnation d’une royauté trop puissante qui se place au-dessus du monde féodal ? Dans le royaume de France l’affermissement du pouvoir royal voulu depuis Philippe-Auguste aux dépens de la féodalité n’est pas du goût de tous. "La Mort le roi Artu" est écrite aussi pour dire que la chevalerie terrienne est remise en cause par les passions et la violence des sentiments et que seule mérite d’être exaltée la chevalerie célestielle qui oublie la vaine gloire et les valeurs mondaines pour se consacrer à la quête du Graal et de la sainteté")

Si seulement nos ânes d'hommes et de femmes politiques comprenaient enfin que tout sacrifier à l'économique* est l'origine même de la crise, et que plus ils s'agitent, plus la crise enfle, car ils sont eux-mêmes, et leur idéologie horizontale, la cause profonde de la crise en tant qu'elle est soumise à l'ordre symbolique des choses. Il suffirait alors de comprendre un tant soit peu le sens de la mythologie grecque, pour saisir avec quelle profondeur cette philosophie et cette métaphysique subtiles véhiculaient une sagesse accessible et déjà intemporelle ; le fait réducteur et moderne de penser et de croire que les Anciens adoraient des idoles, qu'ils croyaient à l'existence d'un polythéisme, ou qu'ils vénéraient des figures symboliques (comme les animaux qu'ils mangeaient) est le signe de notre propre insuffisance qui est devenue une indécrotable suffisance, une lancinante arrogance, un contentement dans l'ignorance dont la société américaine parait être l'exemple le plus flagrant de déchéance spirituelle et intellectuelle.
* (Traité d'agronomie de Xénophon (dialogue entre Socrate et Cristoboulos) s'opposant à Hésiode : les hommes sont en mesure d'augmenter la productivité ... mais encore à la condition d'avoir honoré les Dieux, c'est à dire, après décryptage : ne pas attirer leur colère ou vengeance (Némésis) à cause de notre démesure (Hybris))
Le phénomène religieux, et moral (puisque les domaines se confondent désormais), dans son ensemble, n'est pas en reste, même si l'immense majorité des religions sont abolitionnistes, toute vie étant sacrée. Ainsi, les juges américains imprégnés d'une moralité de saurien envoient à l'abattage, des
âmes porcines défendent l'application* de la lapidation* et mériteraient pour le moins d'être arrosées (ou noyées) de lisier - s'il était possible d'utiliser des bombardiers pour "répandre de la merde de cochon sur des cochons* de merde" ; le débat sur la burqa, c'était fin 2009, témoigne de l'entêtement niveleur - au nom de l'égalité, sachant que les femmes musulmanes qui veulent se l'imposer le font en réalité librement en France, que c'est donc le signe d'une vraie pathologie. Pour être méchant, n'est-il pas divertissant de les voir s'infliger cette épreuve du rejet du Monde, une auto-punition en quelque sorte ?
* (Citons un
Blog marocain abolitionniste : http://peinedemortaumaroc.over-blog.com/)
* (La charia, d'esprit indubitablement criminel, pervers, détermine avec grand soin la taille des pierres susceptibles de prolonger l'agonie, question de purification ; celles coupantes sont choisies pour la tête, car ainsi le condamné, dont le visage est lacéré de toute part, dont le sang gicle abondamment, le condamné qui hurle peut mettre 10 minutes avant de crever. Citons donc Hani Ramadan, monstruosité qui se prend pour un moraliste religieux : "
La lapidation prévue en cas d’adultère n’est envisageable que si quatre personnes ont été des témoins oculaires du délit. Ce qui est pratiquement irréalisable, à moins que le musulman choisisse d’avouer sa faute. Avant l’exécution de la sentence, les juristes précisent qu’il lui est toujours possible de revenir sur son aveu (...) Parce qu’il s’agit d’une injonction divine, la rigueur de cette loi est éprouvante pour les musulmans eux-mêmes. Elle constitue une punition, mais aussi une forme de purification. Il est interdit d’insulter le coupable. Après sa mort, on prie pour lui. Ce que fit le Prophète pour une femme qui s’était livrée après avoir accouché d’un enfant adultérin, et dont le repentir avait été sincère (...) Avant de juger cette conception moralisatrice et complètement dépassée, je propose simplement que l’on fasse un effort de réflexion : la mort lente d’un malade atteint du sida est-elle moins significative que celle d’une personne lapidée ? Pour le musulman, les signes divins que l’intelligence humaine perçoit se découvrent aussi bien dans l’univers que dans la loi (...) En clair, que ceux qui nient qu’un Dieu d’amour ait ordonné ou maintenu la lapidation de l’homme et de la femme adultères se souviennent que le virus du sida n’est pas issu du néant". Si je n'étais lecteur admiratif des poètes et mystiques persans (Rûmî, Ibn Arabî surtout - dont l'oeuvre fut considérée par Guénon et Schuon comme expression de la "philosophia perennis", pour qui la voie mystique n'est ni rationnelle ni irrationnelle, théomonisme selon H. Corbin : "L’imagination active est essentiellement l’organe des théophanies, parce qu’elle est l’organe de la création et que la création est essentiellement théophanie", qui s'oppose au panthéisme de Spinoza, qui naturalise Dieu, quand il n'est pas identifié au seul Être -  , et Al-Jamî), je considèrerais cet Islam moderne et intolérant (Coran IX, 30) comme aussi nauséabond que des latrines. Selon le principe de pureté, pour la race d'un coté et contre les comportements déviants de l'autre, quelle différence y a-t-il entre Shoah et lapidation, le sida étant perçu comme punition divine ? Ce fou écrit : "Remarquons cependant que l’éthique musulmane nous prescrit de soutenir le malade du sida dans l’épreuve qu’il subit, et qu’il est essentiel de l’accompagner et de le réconforter avec compassion", - oui mais alors, qu'en est-il de cette compassion au moment des lapidations ? Il écrit : "Remarquons encore que l’islam a encouragé la recherche médicale, le Prophète ayant indiqué qu’à toute maladie, si l’on excepte la vieillesse, correspondait un remède", sans avoir semble-t-il l'intelligence - faute de cœur - d'en déceler la part de sophisme, de contradiction ; nous aimerions renvoyer ce fou dangereux à la lecture de Platon considérant le crime comme symptôme de la maladie de l'âme, car, pourquoi soigner un corps atteint du sida - et martyriser avec sadisme celui d'un déviant sexuel, si ce n'est que la débilité du dogme est trop profonde pour ne pas témoigner d'une perversité ? C'est avec ce genre de crétinisme que l'Islam va générer la guerre mondiale des religions ; sur ce point, je suivrais presque Diderot pour qui rien de ce qui procède de la Nature, et dépassant le cadre moral comme société disciplinaire, ne saurait être mauvais en soi. Il faut être devenu particulièrement fourbe, décadent d'un point de vie métaphysique, pour vouloir faire correspondre avec une telle obsession une exemplarité sociale, donc une codification morale, et une Justice divine ; je pense même qui si le blasphème est possible (considérant que l'Un est au delà de toute contingence qui pourrait l'atteindre), l'argumentation finalement fourbe de Hani Ramadan dépasse formidablement les caricatures danoises. Qu'il parait loin le temps où l'Islam redécouvrait la sagesse grecque. L'époque est à l'obscurantisme universel, à la haine, quand les textes religieux sont interprétés sous l'angle exotérique, quand le rituel devient la loi moralisatrice - au lieu de la magie ou de la métaphysique (le symbole étant l'interaction des deux aspects). L'acquisition sans doute prochaine de la bombe atomique par l'Iran va probablement plonger notre Monde dans des ténèbres...)
* (Je ne prend pas le mot "cochon" par hasard, vous l'aurez compris ainsi. Je pense cependant que les "bons Français" qui cautionnent l'élevage industriel, son traitement des animaux jusqu'aux abattoirs, sont des porcs dans le sens péjoratif que je veux le plus abject. Dégueulasse espèce humaine, saloperie infâme tombée dans la disgrâce des Dieux !)
On a pu, et de la manière la plus imbécile, me supprimer le droit de vote et le Rmi, mais il n'y a pas une seule journée où je n'ai pas honte d'être un être humain.
La moitié de la planète crève de faim quand l'autre moitié (minoritaire) dénonce un fléau de l'obésité.

La question de l'intelligence

Le fléau, c'est la Raison intellectuelle limitée au mental qui nous a enfermé dans nos sens de prédateur. Pourtant, pour finir sur une note gaie, l'utilitarisme marchand, le carriérisme et l'aveuglement religieux n'expliquent pas à eux seuls le chaos, il faut aussi de la bêtise*. Pour exemple, visitez sur Internet le forum français consacré à la célèbre enceinte LS3/5A conçue par la BBC : http://www.ls3-5a-forum.com/cgi-bin/yabb/YaBB.pl 
Il y est écrit : "Bienvenue, Visiteur (oui, il ne s'agit à priori pas d'une secte, mais de HiFi), Veillez entrer vos pseudonyme ou mot de passe (pas le courage de citer son vrai nom sur un site HiFi), ou vous inscrire". Cliquez sur "Inscription", dans la charte vous lisez à ce moment précis : "
Pour vous inscrire, vous devez être parrainé. Si ce n'est pas le cas une demande est possible à cette adresse : parrainagels35a@gmail.com". La suite ? Ma demande a été refusée ... et sans que rien ni aucune information ne soit partagée : "Désolé r........., votre adhésion n'a pas été approuvée! Amitiés, Le Forum LS3/5a". Heureusement que ces gens abordent des sujets non vitaux, car ils seraient trop vite dépassés. Cela rappelle indéniablement le forum de "Bookfoto" (avec une faute), où la mission des modérateurs, comme des moutons dominants (les visiteurs), serait d'entretenir - même pas la pensée unique, mais l'absence de toute pensée.
Il est tellement plus facile de vivre comme une bête... Si ces gens en venaient à porter plainte pour mes propos directs (oser dire ce que je pense), cela attesterait qu'ils ont la Volonté des esclaves de Nietzsche, c'est à dire que leur Puissance n'interagit que sur l'unique plan du ressenti, sans aucune capacité à produire une réflexion ou des arguments créatifs.
On vit de surcroît dans une époque de grande lâcheté. Personnellement, je me fiche des plaintes possibles du moment que mon site est enregistré à l'Etranger ; il y a quelques semaines, un ami m'a trahi en faisant envoyer la gendarmerie pour m'empêcher d'en finir ; depuis, j'arpente les trottoirs pour photographier les excréments de chiens, pour monter un nouveau site qui correspond totalement à ma vie. A quoi bon vouloir faire de beaux paysages en souffrant énormément en marchant (handicap), quand au final l'Hôtel des Impôts ne vous reconnaît pas les droits d'auteur, après ces actions infectes de l'ANPE, de la préfecture, du Ministère de la Culture. Il aurait mieux fallu que mes parents me brisent le crâne à la naissance, ou que dès le début je devienne photographe de merde, mon élément. Enfin, mieux vaut tard que jamais, je dédierai mon renouveau photographique à l'Administration.
* (La bêtise et l'idiotie ne sont pas des données rares, elles sont même devenues la vague permanente sur laquelle plane la Démocratie. Déjà, au temps d'Ibn Arabî : "I
bn Arabi, malmené, en Occident musulman, par les gouvernants et les jurisconsultes, s’était décidé à s’installer au Machrek. C’est là, du reste, qu’il écrivit ses fameuses "Conquêtes mecquoises", son exégèse symboliste du Coran, et, bien sûr, son célèbre recueil de poèmes" L’interprète des ardents désirs". Il se vit obligé de faire usage d’un double langage pour échapper à la mort. En effet, une simple dénonciation de la part de certains envieux, et c’était la lapidation tout court, ou encore, l’épée de l’exécuteur des hautes œuvres. Dans l’épître de l’anéantissement, Ibn Arabi avait fortement recommandé à ses disciples de posséder, avant tout, les clés permettant la compréhension de son enseignement, et de se taire ou de feindre l’ignorance en présence de ceux qui s’accrochent au sens littéral des dogmes", par Merzac Bagtache, source : El Watan. Les choses ont-elles changé ? Nous pourrions comparer les procès en sorcellerie intentés contre le Docteur Hammer et le sort du moine Giordano Bruno finissant sur un bûcher. De même, les artistes de notoriété publique (et pour le devenir, il faut faire soit dans le scandale, soit dans l'horrible) sont aidés par l'Etat qui s'approprie ainsi une image reconnaissable (c'est ainsi que fonctionne la Légion d'honneur), qui s'en fabrique une de mécène (exemple :  sommes exorbitantes allouées régulièrement aux Colonnes nihilistes de Monsieur Buren), quand les artistes en difficulté sont priés de dégager le plancher (exemple : manière couarde avec laquelle Ministère, préfet et Anpe évincent du Rmi des personnes en situation régulière) ; hormis le clientélisme, la règle est de lâcher les chiens. Je le sais, je suis passé par là... Plus jeune, j'aurais pu créer une micro entreprise ; il faut dire qu'il en a fallu des décennies, aux hommes politiques, pour que l'évidence de ne pas avoir à payer des impôts et des taxes avant les premiers bénéfices ... atteigne le cerveau profond ! Le plus troublant, au moment où je ferme définitivement la page de Pleinouest35, était le débat sur l'identité nationale censé marquer une saine résistance vis à vis du mondialisme ; ainsi, comment considérer une sincérité politique, quand depuis tant d'années tout est fait pour déconstruire les valeurs traditionnelles au profit du citoyen-mouton ou du mouton-citoyen ? La Culture classique et la Musique française, jugés élitistes (et donc peu lucratives) - preuve de l'innocuité de tout égalitarisme dogmatique, mais aussi l'orthographe, sont progressivement et radicalement écartés de l'enseignement populaire, faisant que l'Identité dite nationale n'existe plus que par les acquis sociaux spécifiques. Ces derniers étant toujours plus ébranlés, et l'identité culturelle éradiquée, il se trouvait une opportunité politique de reformater la société selon des critères permettant d'augmenter le contrôle (comme reconduire à la frontière), c'est à dire trouver ou imaginer à l'intérieur même des individus la correspondance des caméras de surveillance installées ... à l'extérieur. Le "débat sur l'identité nationale" ? Le dernier procédé imaginé pour conduire un troupeau, une fourberie de plus qui rejoignait celle de la grippe h1N1 - et du terrorisme mondial. Les hommes politiques ont largement surestimé la bêtise des Français en pensant fabriquer un sentiment national et débile - du style américain. Toute volonté d'assimilation des personnes et de valeurs, qu'elles soient républicaines ou autres, participe à éraser la biodiversité culturelle, à entretenir une pensée unique, à ternir l'intelligence et à tuer l'aptitude naturelle à se révolter. Cela pue, car comment ne pas sentir l'indéniable correspondance idéologique entre un Ministère de l'identité nationale ... et un "Ministère du Reich à l’Éducation du peuple et à la Propagande" ?

Attention danger

Quelques années en arrière, un préfet m'avait fait jugé - en catimini - pour avoir contesté l'origine officielle, et médiatisée par les journalistes, de l'intervention américaine en Irak, juste après que les chars irakiens aient franchi une frontière avec le Koweit, et sous le regard passif des satellites espions américains, laissant subodorer la manigance d'un fin piège : "Le 10 octobre 1990, au cours d'une gigantesque audition télévisée, des témoins décrivent devant le Congrès des États-Unis les horreurs commises au Koweit par les troupes d'occupation. Chacun est bouleversé par le témoignage d'une infirmière koweitienne éplorée qui raconte comment les soudards irakiens ont débranché les appareils qui maintenaient en vie les prématurés de son hôpital et tuaient les nourrissons sans pitié en les jetant par terre. On découvrira plus tard que la prétendue infirmière n'était autre que la fille de l'ambassadeur du Koweit aux États-Unis et n'avait rien à voir avec les soins aux prématurés ! Son témoignage avait été monté de toutes pièces par les services secrets américains. En attendant, la supercherie a convaincu le Congrès américain d'autoriser le président George Bush à engager la guerre !... (...) Le maintien du dictateur au pouvoir satisfait les monarques arabes du Golfe, qui préfèrent un autocrate désarmé à la tête d'un pays ruiné plutôt qu'un Irak démocratique et laïc, susceptible de représenter un modèle à suivre pour leurs propres sujets. Il permet d'autre part de justifier la pérennisation d'une puissante base militaire anglo-saxonne au milieu des champs de pétrole" (source : Herodote.net), - car la France était déjà le petit chien des USA. J'avais trouvé contradictoire, à l'époque, de faire supprimer des droits civique pour une opinion (corroborée depuis), au pays de la liberté d'expression, si ce n'est qu'ultérieurement la lecture de Foucault, de Deleuze, m'a fait comprendre une partie de ces rouages. Il y eut ensuite ce grand spectacle du 11 septembre, la chape de plomb plaquée par les Gouvernements occidentaux ; cependant, ce qui se passe en France est devenu particulièrement inquiétant, il s'agit d'un contrôle de la peur susceptible d'être utilisée comme prétexte - pour cacher des intentions. Et certaines actions défient tout bon sens, comme avoir fait baissé les effectifs des surveillants dans les écoles - pour ensuite envisager d'y mettre des policiers, remettre les vieux (et dont je fais partie) au travail - alors que le chômage démolit la jeunesse, supprimer des postes de police- pour ensuite vouloir placer le pays sous la surveillance vidéo, supprimer des postes d'infirmière (en trop faible nombre) - tout en affirmant vouloir favoriser la création d'emploi. A se demander si la dette colossale, la peur, la gestion esclavagiste des chômeurs, les cancers en très forte augmentation, mais aussi le stress, ne sont pas le véritable organe du Pouvoir - caché par l'écran de fumée démocratique. Ainsi, il faudra sans doute s'attendre à des couvres-feu pour les jeunes, à une probable robotisation de drones et de chiens - ou insectes mécaniques de surveillance, à de scanners d'activité psychique, à de vaccinations avec implants de puces léthales, et à quantité d'autres horreurs.
* (9.000 postes de policiers et de gendarmes supprimés depuis 2007)
Il est question, en France, après les lois Dadvsi et Hadopi, de celle
Loppsi 2 (ou "loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure"), suivant quantité de textes sécuritaires établis depuis 2002. Cette loi permettra de gérer la vidéosurveillance, ainsi que la surveillance d'Internet par la police. La vie en Occident, particulièrement en France, va se résumer à un sentiment de peur (et de crise) encadré entre surveillance policière et publicité (pour les grandes surfaces du consommérisme), semblablement aux poules en batterie que l'on confine en cage - pour maintenir le stress qui augmente la ponte. Il n'y a plus rien d'humain dans notre société, ce qui amènera le Syndicat de la magistrature et celui des avocats à dire dans un communiqué commun : "Il est urgent de sortir du cauchemar sécuritaire qui détruit progressivement notre Etat de droit". Comme le SAF et le SM, je crains ainsi une forte dérive sécuritaire, qui consiste à instrumentaliser la délinquance pour préparer la population à la société de contrôle absolue. J'en conclue donc que les hommes politiques n'ont que faire du chômage (car il permet d'asservir), de la maladie (car elle profite aux lobbies pharmaceutiques), ou de la délinquance (car elle brise la résistance vis à vis des nouveaux contrôles).
Il n'y aura plus aucune place pour se cacher, ni pour manger de véritables aliments (et non des OGM faisant ingurgiter des pesticides cancérigènes), aussi plus aucun lieu pour s'exiler, et plus d'intelligence pour échanger, - la planète est en passe de devenir un gigantesque camp de concentration d'un coté, une poudrière atomique de l'autre, aussi l'Afrique que les appétits américains et chinois ne cessent de plonger dans un enfer sur Terre, afin d'en sucer toute moelle. Je plains sincèrement les parents inconscients...
Mr Besson :
« Il faut réaffirmer les valeurs de l'identité nationale et la fierté d'être français ». Mais qu'il est pénible de voyager à l'étranger et d'assister à des fiertés d'identité nationale, il s'agit bien entendu d'un procédé politique ayant une finalité qui est triple : a) la plus évidente : celle économique avec l'instrumentalisation destinée à contrer l'émigration, b) la plus perverse : démagogique avec le remodelage de l'individualité pour fabriquer une fausse personnalité, c) la plus politique : la finalité électoraliste décriée par l'opposition qui se reconnaît dans ses instincts de conservation. Va-t-on assister à des cérémonies nationalistes copiées sur les régimes totalitaires (exemple : la Corée du Nord) où aucune tête ne doit dépasser, à une exposition des "valeurs républicaines" depuis la maternelle et jusqu'aux usines où les ouvriers robotisés devront chanter l'Hymne à la Mère patrie, les bras plaqués sur les jambes et le menton relevé ? Le fait que tous les pays veuillent refonder leur nationalisme est le signe d'une grave crise planétaire, c'est comme échauffer des troupes avant la charge qui peut rester économique - ou redevenir guerrière. Si l'éducation civique n'aurait jamais dû quitter l'école (pas davantage que les surveillants), il en va de toute autre chose avec une volonté de dresser le drapeau tricolore (dont le blanc inspiré par Lafayette représente la personne du roi assassiné) et d'afficher la sacro-sainte Déclaration des droits de l'homme (va-t-on enseigner - pour l'esprit contradictoire garant de l'intelligence (tête bien faite) - François Furet, l'histoire du génocide vendéen, "La crise du monde moderne" de René Guénon ?) dans les écoles.
En fait, il s'agit de l'enseignement de l'Histoire à sens unique, d'une propagande destinée aux jeunes enfants et aux émigrés ; c'est une instrumentalisation des valeurs morales là où elle en représente une antinomie : s'en prendre à l'enfance malléable et aux personnes que la vie a fragilisées. Citons Michel Wieviorka (
directeur d'études à l'EHESS), pour qui le débat sur l'identité nationale : « attise les crispations sur l’immigration, car l’objectif est bien de traiter d’immigration, l’essentiel des points soumis à débat concerne cette question (...) est une catastrophe intellectuelle et politique pour l’image générale de la France ». Je crains que ce ne soit pas seulement cela, et j'en ai une saine répulsion.  

De la perversité de l'Homme ou les MTGDG ou la bêtise à son paroxysme
Vulgairement : "enfants de salauds !"

Il y a deux visages humains dont je veux montrer la semblable déviation morale (avec ses effets) : la peine de mort et la gastronomie*. Marguerite Yourcenar, puis Isaac Bashevis Singer, ont analysé la corrélation existant entre le traitement infligé aux animaux de boucherie et les camps d'extermination - quand des hommes sont considérés comme des bêtes ; aussi, quelle distinction de dernier recours est-il possible d'accorder entre gastronomie et peine de mort ? La première permet simplement de manger le cadavre transformé avec l'art culinaire, faisant passer la longue agonie de l'animal* (viande sur pied, animal mécanisé et homme animalisé) à l'ambiance feutrée et distinguée d'une table dressée dans des restaurants gastronomiques, quand la seconde transforme l'exemplarité dissuasive (argument d'Aristote opposé à Platon), ou la Loi du Talion, en une pseudo-vérité de justice divine, pour une expiation ou purification imaginaires. Pourtant, ni les gazés des camps de la mort, ni la malheureuse vache dont l'oeil témoigne d'une immense détresse - et même si elle finira agrémentée d'une sauce divine, ni le condamné à mort traîné devant la guillotine ou le sabre, n'ont jamais témoigné d'une semblable certitude. Si la peine de mort a disparu en France, c'est essentiellement parce que la société disciplinaire est progressivement remplacée par celle de contrôle (pour la question technique de densité de population et de flux) ; je ne me fais aucune illusion quant à la Justice et aux services d'ordre. Si un jour, la loi est votée pour faire bouillir vivants des enfants, les juges, les policiers obtempéreront sans guère sourciller. Fin 2009, la Justice française, placée désormais sous la botte du Pouvoir (disparition du juge d'instruction), ne semble toujours pas décidée à ouvrir le dossier du Pull-over rouge (pourtant conservé au greffe de la cour d'appel d'Aix-en-Provence et rendant possible un test ADN), quand un innocent a peut-être été exécuté avec zèle - pour satisfaire la populace agitée comme un troupeau. Mais n'est-ce pas le sens réel de la Justice : donner à la populace son dû, sa dette collective, canaliser ses pulsions, bien davantage que mettre dans le droit chemin ou promouvoir la réinsertion ?

* (Il parait de plus en plus évident que c'est la consommation de viande qui est à l'origine de la déforestation, du saccage de la planète, et du milliard d'hommes et de femmes qui souffrent et meurent de la faim (c'est un génocide dont les américains sont les premiers instigateurs), sans parler du massacre de milliards d'animaux. C'est le fléau numéro un sur la Terre, et qui va générer un désastre inouï par le gaspillage insensé qu'il provoque et dont la réalité n'est pas prête d'atteindre le cerveau de nos dirigeants qui, comme en France, travaillent à favoriser encore plus ce suicide économique. En France, la consommation a été multipliée par cinq en un siècle, en Europe elle est passée de 56 à 89 kg en 40 ans, mais de 89 à 124 kg aux USA dans le même temps. Si un jour prochain les USA se prennent une bombe atomique ("sur la figure") envoyée par les pays pauvres (qui veulent eux aussi consommer de plus en plus de viande, un signe débile de richesse et de statut social), on ne pourra pas dire qu'ils ne l'auront pas cherché (si ce n'est, bien entendu, que la bêtise comportementale est celle qui se retrouve dans la morale primaire des feuilletons policiers où les enquêteurs sont fiers d'envoyer les criminels dans le couloir de la mort). Le pire, peut-être l'horreur, est encore à venir : "
La population mondiale va passer de 6 milliards d’individus en 2000 à 9 milliards en 2050, et la consommation mondiale de viande qui était de 229 millions de tonnes en 2000 va doubler d’ici 2050, pour atteindre les 465 millions de tonnes" (source : www.vegetarisme.info), le changement climatique sera également de la partie : "Les dérèglements climatiques (le nombre de catastrophes naturelles étant passé d’une moyenne de 200 à 400 par an au cours des deux dernières décennies, d’après Sir John Holmes, sous secrétaire aux affaires humanitaires de l’ONU et Coordonnateur des secours d’urgence a Dubai le 9 Avril). La récolte de blé en 2007 fut catastrophique (en particulier en Australie) en raison de ces problèmes climatiques" (source : Café-Croissant), des tensions de plus en plus fortes vont naître de l'augmentation du prix des denrées alimentaires de base (celles qui servent à nourrir notre bétail) : "Les prix de l’alimentation, s’ils continuent comme ils le font maintenant (…) les conséquences seront terribles (…) Comme nous l’avons appris dans le passé, ce genre de situations se finit parfois en guerre" (Dominique Strauss-Kahn). Et oui, "la guerre", - faute d'intelligence ou de cœur ; et à chaque fois que je vois quelqu'un fumer (son cancer), ou une mère de famille entrer dignement dans une boucherie (avec ses enfants), je me dis que rien n'empêchera l'hécatombe nucléaire. Il n'y aura pas assez de Terre pour nourrir à la fois le bétail (dont la demande est de plus en plus forte) et la population humaine qui va doubler avant un siècle, même avec le subterfuge des OGM et de la production hors-sol. Le Grenelle de l'environnement est déjà largement dépassé par les projections dans l'avenir. Au premier siècle après Jésus Christ, la population humaine était de 200 millions selon l'estimation qui en est faite, - mais l'exégèse saisit la Bible comme un ensemble de directives divines - quand les prophètes sont simplement choisis par Dieu, c'est à dire selon le sens du mot hébreu Nevi'im, ici davantage "produire" que "apporter au devant". C'est oublier (ou méconnaître) que la pensée prophétique a inspiré la Bible dans son ensemble. Confondre la Volonté de Dieu avec l'aptitude prophétique est l'origine la plus terrible de l'obscurantisme religieux, et de ses oppositions arrêtées. Exemple : si nous nous référons à la Genèse, il est écrit : "Soyez féconds, multipliez-vous, emplissez la Terre et soumettez-là ; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre" (1 (28-31)), un texte qui, dans sa lecture littérale, a persuadé les religieux de devoir défricher la terre afin que l'homme puisse se multiplier, encore certains rustres Irlandais d'engendrer quantité d'enfants - mais s'agit-il d'un texte d'esprit directif, une Volonté divine ? Il est alors étrange que la suite, c'est à dire "Je vous donne toutes les herbes portant semences qui sont sur la surface de la terre, tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture", n'ait pas été lu dans la même rigueur littéraliste, - c'est à dire comme une injonction à devenir végétalien, quand la domination sur le monde animal n'est pas clairement l'exhortation à les manger ; à l'aube des catastrophes à venir, tout comme le Coran vitupérant les infidèles, la lecture exotérique des textes sacrés porte en elle-même le fléau apocalyptique)
* ("Des horreurs de l'industrie de l'élevage, le traitement des petits veaux est sûrement le pire. On les prend à la naissance et on les tasse dans des cages à peu près des dimensions du coffre de votre voiture, Ils sont attachés par le cou et laissés à la noirceur. Ce sont des bébés, leurs cordons ombilicaux ne sont souvent pas encore tombés. Ils ne peuvent pas prendre une posture de sommeil normale, ne peuvent pas lécher, sont isolés du contact avec tout autre animal, et ne peuvent même pas faire un pas. Deux fois par jour les lumières sont allumées pour qu'ils puissent consommer une espèce de gruau conçu expressément pour leur donner l'anémie. C'est cela qui donne à leur viande cette belle couleur rosâtre. Puisqu'ils ne peuvent jamais bouger leurs muscles ne se développent pas. Le résultats est une viande tendre et délicate prisée par les gourmets. Ce traitement cruel est monnaie courante dans l'industrie laitière (...) Si un 747 s'écrase et tue les passagers ça fait la une de tous les journaux, si l'avion infortuné était rempli d'enfants, il y aurait une enquête du Congrès. Mais l'équivalent de 40 Boeing 747 remplis d'enfants meurent chaque jour et on n'en entend pas parler... L'atrocité de cette notion est si intense, que notre culture s'est trouvé des façons de composer avec ! La méthodes est simple: la négation, ou tout simplement l'ignorance - faire l'autruche et ne pas penser. La plupart des gens ne réalisent pas à quel point leurs habitudes alimentaires affectent la faim dans le monde. Si le peuple américain parvenait à réduire sa consommation de viande de 10 %, cela libérerait assez de grains pour nourrir approximativement chacune des 60 millions de personnes qui autrement mourront de faim cette année (...) il y a six fois plus de déboisement causé par l'industrie de l'élevage que par l'expansion humaine", une entrevue de Stéphan Bodian avec John Robbins. Les Ministères de l'Agriculture, même en France, devraient s'appeler "Ministère de la Torture - du Gaspillage - de la Destruction des sols - du Génocide humain" : "M.T.G.D.G.". Christine Lagarde, formée à l'américaine, confiait que nous pensions trop en France (en rapport avec la perte de temps que cela présuppose), mais est-ce bien sûr ? Les choix déjà débiles de notre société sont-ils la conséquence de trop de réflexion ? Si Jacques Chirac avait un tant soit peu pensé comme Président garant de l'éthique, aurait-il persévéré dans sa consommation de tête de veau, et combien d'hommes et de femmes politiques sont ensuite devenus végétariens, alors qu'il ne cessent de parler d'oxymores : "croissance verte", "développement durable", "bien-être animal" (des silences assourdissants) ?)

La République enseigne qu'elle est la volonté de la Majorité (donc du peuple), son Principe même. Les Droits de l'homme vont être affichés sur les murs des écoles pour qu'aucun élève ne puisse en douter, mais la chose devient perverse quand on sait que le jeu de la Politique est paradoxalement d'influencer l'opinion, action pavlovienne comme l'est la publicité ; les faits divers sont instrumentalisés, parfois fomentés (comme le 11 septembre ayant servi à mouler l'opinion publique), les hommes politiques se précipitent à chaque catastrophe pour se mettre en représentation. La quantité n'est plus seulement l'inspiration du Pouvoir (si ce n'est encore une opposition à la qualité des élites intellectuelles - non tributaires de la production), elle devient la matière pesante qui s'oppose à son exercice. Au nom du dogme de la laïcité, le monde politique va se déchaîner contre la burqa (minoritaire, provocateur ou pathologique), mais qu'en est-il de l'égorgement illégal des moutons pendant l’Aïd-el-Kebir ? Le Pouvoir cède devant la multitude à laquelle il ne veut pas se frotter, et mieux encore : les associations comme la Fondation Brigitte Bardot
* sont repoussées par les forces de l'ordre et condamnées régulièrement par la Justice à payer de lourdes amendes.

* ("Des millions de bovins, moutons, d'ovins et de volailles sont chaque jour abattus de façon cruelle dans les abattoirs pour observer des rites religieux. Que ce soit pour la viande halal (animaux tués selon le rite musulman), ou pour la viande casher (animaux tués selon la tradition juive) les souffrances endurées lors de l'égorgement sont inacceptables à la fin du XXe siècle. Ces pratiques pourraient être évitées si la concertation entre les associations de protection animale, les autorités religieuses et les ministères chargés de ces dossiers aboutissait à la légalisation de l'anesthésie des animaux de consommation avant tout abattage rituel (...) Pour tuer un boeuf, on l'immobilise dans une machine, la tête seulement sortant de son box de contention, on le renverse sur le dos et on procède à l'entaille de la gorge. A la vue de son regard effaré et de son fragile meuglement, il y a tout lieu de penser que... je vous laisse imaginer la suite. Bien entendu tous les boeufs qui sont sacrifiés assistent à la saignée de leurs congénères en attendant leur tour, parfaitement conscients de ce qui va leur arriver. A la suite de l'Entaille du nerf diapragmique le muscle se paralyse, l'animal la tête en bas ne peut plus respirer et suffoque, le contenu de l'estomac refoule vers la tête, le boeuf souffre de façon insupportable de sa plaie, de sa position, de sa gène respiratoire et est terrorisé. Il est ensuite pendu par un membre postérieur pour se vider de son sang. La lutte contre la mort peut durer jusqu'à treize minutes. Il n'est d'ailleurs pas rare de voir un animal faire des efforts insoutenables pour se relever alors qu'on le croyait mort !". Comment alors une Tradition, dont le Talmud décourageant la pratique cruelle de la chasse (selon Meïr de Rothenburg) - surtout en tant que loisir, peut-elle traiter ainsi les animaux au nom de la pureté ? Les choses semblent pourtant évoluer. Richard Schwartz : "Increasingly, I have come to see vegetarianism as not only a personal choice, but a societal imperative, an essential component in the solution of many national and global problems. The U. S. Surgeon General has indicated that 68% of diseases in the United States are related to poor diets, and this is a major factor behind soaring medical expenditures, which are projected to reach 20% of the U. S. GNP shortly after the end of the century, a key reason for the tremendous debt the U. S. faces. Also, livestock agriculture is a major contributor to many current environmental and public health threats, such as the destruction of tropical rainforests and other habitats, global warming, soil erosion and depletion, water shortages, air and water pollution, and the proliferation of antibiotic-resistant, disease-causing bacteria"). Aussi le grand rabin David Rosen : "Ce contre quoi nous devons nous battre c’est le détachement technologique qui permet aux gens de dissocier ce qui est dans leur assiette d’avec la cruauté qui en est à l’origine. Mais, la technologie au travers des médias expose également les gens à des réalités auxquelles ils ne sont généralement pas confrontés. La connaissance et la dénonciation des cruautés dans le traitement et l'abattage du bétail semblent progresser et augmentent la perception des dilemmes moraux impliqués (...) en tant que juge dans un tribunal rabbinique, j’ai dû participer aux contrôles surprise des équarrisseurs dans les abattoirs et la vue du massacre m’a rendu malade. Cela posait une question morale : comment pouvait-on participer à des actions que l’on ne voudrait JAMAIS accomplir soi-même ni encourager quelqu’un d’autre à les faire". Sur le site assorti.com (le judaïsme moderne) - un texte du Monde (22/09/07) : "Il faut 4 kg de céréales pour produire 1 kg de poulet et 6 kg de grains pour 1 kg de porc. Ce dernier nécessite par ailleurs 4 600 l d’eau. Une quantité qui grimpe à 13 500 l pour 1 kg de boeuf, quand seulement 1 000 l d’eau sont nécessaires pour produire 1 kg de blé", puis une bonne présentation de l'autisme de la Recherche (aussi de la compréhension politique de la croissance verte) : ""Nous avons mené une expérimentation sur de jeunes taurillons et avons ainsi réussi à les faire grandir plus vite, ce qui permettait de réduire les émissions de méthane", explique Jacques Agabriel, zootechnicien à l’INRA de Clermont-Ferrand. Mais la production animale étant un système complexe, ce qui confère ici un avantage écologique entraîne là un inconvénient économique (une plus grande consommation de céréales). D’où la nécessité, pour faire émerger un système d’élevage durable, de s’orienter vers une approche globale. A l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), un groupe de réflexion sur la place des produits animaux dans l’alimentation, qui réunit sociologues, zootechniciens, économistes, nutritionnistes et agronomes, s’est déjà attelé à la tâche. Alors qu’on parlait il y a dix ans de désintensification des systèmes de production, ce concept a été remplacé par un autre : celui d’agriculture écologiquement intensive". En 1854, Pie-IX élabora une conception de l'immaculée conception, qui est une sorte de corrélation entre déesse mère (la Vénus de Lespugue datant de 20.000 ans, principe de toute vie, Terre-Mère ou Mère des dieux, et, bien avant le christianisme : la déesse grecque Rhea étant tardivement identifiée avec la Mère des dieux par Euripide, épouse de Kronos, ensuite mère de Zeus) et plan d'immanence. Or, pour David Hume, l'habitude est la nature de l'homme chez qui elle entraîne la conviction, façonne l'entendement ; alors, les hommes politiques et chercheurs manquent-ils à ce point d'imagination, qu'ils ne peuvent changer leur schéma de pensée en persévérant dans l'élevage ? "Que connaissons-nous quand on croit qu'on connaît ?", conviendrait-il de dire, comme irrationnalité lestée de l'habitude. N'ont-ils rien du facteur d'onde propre à la physique quantique, pour devenir sceptiques, c'est à dire curieux ? Cette léthargie risque de conduire au film Soleil vert de 1973, quand les poètes et les artistes ont, quant à eux - électrons libres, justement cette faculté d'être imaginatifs, d'être reliés à l'Être, là où le plan d'immanence est transcendé par une Unicité - et ce qui a fait croire aux religions que les prophètes étaient dirigés par Dieu, mais qui en réalité est le masque plaqué par notre Raison. Parce que nous avons pu croire que le scepticisme de Hume conduisait, depuis Kant (en effet, Kant - pour qui nous connaissons seulement les phénomènes mais pas les choses en soi - inverse la question humienne (sur le fait que tout doit avoir une cause) en considérant une structure de l'esprit "a priori" (c'est à dire transcendentale : une causalité mais également une substance et l'incarnation spacio-temporelle), c'est à dire indépendante de l'expérience, elle-même empirisme (opposé à l'innéisme) de Hume qui conduit à un ce cercle vicieux : a) ce qui reste au delà du champ de l'expérience directe est une accoutumance (illusion), et b) l'expérience elle-même est dictée par l'habitude et donc l'opinion), à faire de la phénoménologie un nihilisme (ce que je confirme en plusieurs endroits dans mon texte), nous avons rejeté la théorie des passions qui a le mérite de démontrer l'artifice de la raison, des valeurs morales qu'elle se crée elle-même ou accepte par convention. Il manquait l'aspect philosophique (Heidegger et l'ontologique) où l'irruption poétique (le surréaliste et son rejet du contrôle exercé par la Raison, et de toute préoccupation morale). A la rigueur de la Raison phénoménologique s'opposa le surréalisme, qui, bien que donnant une grande part au rêve, finit par porter son sens péjoratif - à cause de son rejet de toute religion et de toute attache esthétique (idéalisme). En réalité, le surréalisme est aussi peu philosophique ou métaphysique que ne l'est la phénoménologie ; si cette dernière s'oppose au rationalisme (celui au delà de la méthode expérimentale) dont elle démontre l'innocuité, le surréalisme rejette tout principe d'idéalisme religieux. C'est ainsi que l'emprise moderne saisit le monde du même nom dans son ensemble : si Descartes défendait l'innéisme et Leibnitz des vérités indépendantes de l'expérience, le nominalisme (les idées générales - que l'on retrouve dans les syllogismes d'Aristote - seraient une invention du psychisme humain) - apparu sous la Scolastique - est magnifié chez Berkeley (évêque irlandais) pour qui le Monde n'est réel que par le processus des phénomènes psychiques (un idéalisme inversé qui n'est pas transcendental, ni même spéculatif dans le sens hégélien), considérant même que ceux-ci, par la perception que l'on en a , ne peuvent être bien qu'une tromperie - et n'attestent en rien la réalité du Monde extérieur, - rejet donc de la réminiscence platonicienne, l'esprit n'étant qu'une tabula rasa sur laquelle s'impriment des impressions du domaine sensible. Il s'agit d'idéalisme "empirique" (la réalité se résume donc aux objets de la perception et à l'esprit : nominalisme contre essentialisme platonicien), qui devient "transcendantal" chez Hume - quand il existe des formes conditionnant les phénomènes, correspondant à l'Espace et au Temps chez Kant (car nous ne percevons ni l'Espace lui-même, ni le Temps), mais "spéculatif"chez Hegel - quand le tanscendantal devient l'infini inconditionné par lequel la Raison se mesure et s'affronte à l'Être - qui serait le signe de l'autisme de l'humanité présente face aux enjeux écologiques. Il est enrichissant de consulter les philosophes, même avec une approche aussi ignorante que la mienne, car alors se dévoile le Monde actuel, son matérialisme, sa croyance dans le progrès, son utilitarisme et sa faculté à imprimer des pensées collectives, surtout son déni de tout Principe supérieur qui dépasserait les clivages de la société panoptique qui se referme toujours davantage sur l'homme - et sur les bêtes. Il faudra, semble-t-il, encore beaucoup de temps, beaucoup trop de temps, pour que la classe politique, dont la Raison est abusée par les habitudes, les conventions malgré le formidable coup de pied nietzschéen, comprenne le sens sensible de l'oeuvre de Joseph Stiglitz : « Le fait est que l’Etat joue un rôle éminent dans toutes les sociétés : la question n’est pas de savoir s’il doit y avoir une intervention publique dans l’activité économique, mais quel rôle doit jouer l’Etat (...) Peu de gens aujourd’hui défendent cette grande hypocrisie : on prétend aider les pays en développement alors qu’on les force à ouvrir leurs marchés aux profits des pays industriels avancés, qui eux-mêmes continuent à protéger leurs propres marchés. Ces politiques sont de nature à rendre les riches encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres – et plus furieux » (La grande désillusion, Le Triomphe de la Cupidité, le concept de l'asymétrie d'information, le coût de la Guerre en Irak qu'il estime à 3000 milliards de dollars, et pour qui la richesse d'un pays ne se mesure pas en PIB - mais en bonheur). Il serait temps de redevenir des êtres humains, libres par l'esprit et non par des dogmes imposés ; les bêtes exterminées et soumises comme des marchandises s'en porteraient bien mieux. Au moment où je clôture ce site "photographique" (philosopher, n'est-ce pas photographier son époque ?), le débat sur l'identité nationale voulu par le politique - mais sans que personne ne se pose vraiment la question de la motivation ... en quoi est-ce si différent du calibrage des oeufs à la ponte ? Si nos élites politiques n'étudiaient seulement que David Hume (un des pères des Lumières), elles comprendraient que ce débat de fond ne saurait échapper aux habitudes, au conditionnement, qu'il ne saurait surtout se définir sur la place publique : «Ainsi, nous trouvons que toutes nos idées simples et impressions simples se ressemblent les unes les autres ; et comme les idées complexes et impressions complexes sont formées à partir d’elles, nous pouvons affirmer en général que ces deux espèces de perceptions se correspondent exactement. Ayant découvert cette relation, qui ne requiert pas d’examen supplémentaire, je suis curieux de trouver quelques autres de leurs qualités. Considérons ce qu’il en est de leur existence, et lesquelles, des impressions et des idées, sont causes, et lesquelles sont effets. L’examen complet de cette question est le sujet du présent traité ; et nous nous contenterons donc ici d’établir une unique proposition générale : que toutes nos idées simples, à leur première apparition, dérivent d’impressions simples, qui leur correspondent et qu’elles représentent exactement (...) Et comme les impressions de réflexion, à savoir les passions, les désirs et les émotions, qui méritent principalement notre attention, naissent pour la plupart d’idées, il sera nécessaire de renverser la méthode qui, à première vue, semble la plus naturelle, et, afin d’expliquer la nature et les principes de l’esprit humain, de rendre raison de façon particulière des idées, avant de passer aux impressions» , dans l'hypothèse, bien entendu, où la motivation serait bien inspirée, et non influencée par des causes extérieures comme le mondialisme, ou plutôt intérieures pour justifier davantage de société de contrôle)

Le Gouvernement de la France souhaite encadrer un islamisme plus modéré (encore et toujoursl'utilitarisme, à défaut de dénoncer l'inversion des valeurs traditionnelles, supériorité de l'esprit sur la matière). Mais la République s'est affichée en tant que protectrice des cultes - après seulement avoir tenté de les éradiquer, pour privilégier la vie productive* - mais sans malheureusement plus manifester cet entendement de la "Théologie du Process" de Whitehead ayant joint le concept de finalité à celui de projet divin, Dieu agissant dans le Monde de manière immanente (actualisant les entités pour une transcendance opérative dans la finalité), c'est à dire se différenciant de la pure phénoménologie transcendantale husserlienne plus à même de remettre en question l'Être heideggerien*, pour l'établissement d'une constante libre-pensée qui serait manifestée dans le cogito de Descartes pris pour le moi transcendantal et analysé au regard de la positivité du Monde (mais alors dans l'attitude naturelle et naïve) - justifiant d'écarter l'acquis préalable par le travail dûment réducteur de la phénoménologie qui est définie comme procédant de l'intentionnalité - elle-même alors réduite au fait d'être simplement ... conscient. Face à une grave méconnaissance politique du phénomène religieux, pris uniquement dans son aspect extérieur - celui de la croyance, aussi la perte du débat philosophique, il me parait propice ici de citer ce court texte de Pierre Lory (son étude sur un des représentants de l'école d'Ibn 'Arabî : Abd ar-Razzâq al-Qâshânî) : ¨Par rapport au Judaïsme et au Christianisme, l'islam se présente avant tout comme une synthèse de leurs deux aspects dominants : zâhir et bâtin. Il y introduit évidemment un degré spirituel supplémentaire : l'unification au niveau de l'Essence, le plus souvent désignée chez Qâshânî par le terme tawhîd. En effet, "ce qui domine chez Muhammad, c'est la puissance de l'esprit et sa lumière". Il joint l'aspect psychique, dominant chez Moïse, à la force du cœur qui domine chez Jésus. Pareillement le Coran "englobe ce que contiennent les deux Livres (la Torah et l'Evangile) en fait de sciences, de dispositions de connaissances ésotériques. Il les confirme (Coran, V, 48) puisqu'il conserve leurs enseignements en y ajoutant la doctrine de l'Unicité (at-tawhîd) et l'Amour divin (al-mahabba). Son appel est centré sur l'Unicité" (1/329)", ("Les Commentaires ésotériques du Coran").
* (Celle "matérialiste" dans son aspect exclusivement, et non celle qui se manifestait déjà avec Leibniz : son
devenir autonome des Monades. Il ne s'agit pas davantage de Théologie du Process, ni même de l'affirmation de Soi (ici le moi revisité par l'intentionnalité), pas davantage de plénitude de l'Être (acte pur chez Aristote - c'est à dire la réalisation conformément à son Être, - ou alors selon le sens d'immanence spinozienne : "Une chose est libre quand elle existe par la seule nécessité de sa nature et n'est déterminée à agir que par soi-même ; une chose est nécessaire ou plutôt contrainte quand elle est déterminée par une autre chose à exister et à agir suivant une certaine loi déterminée") ; non, la productivité comme base idéologique de la liberté citoyenne, en République, s'est affranchi de la notion de l'Être ou de la nécessité du plan d'immanence. Il s'agit du retournement de valeur qui au contraire augmente les inégalités entre les êtres, et qui participe à aliéner toujours davantage les Masses au travail ; il s'agit d'une imposture intellectuelle qui s'auto-conditionne en permanence et dont l'effet le plus visible est la crise économique aggravée par le manque de confiance (les bons investisseurs s'effacent alors devant les spéculateurs). Je n'ai pas trouvé de philosophe relevant la correspondance qui semble percer entre rupture ontologique de l'Être dérivée en intentionnalité - et valeur d'usage devenue celle d'échange... objet encore maladroit de ma démonstration, la liberté n'étant pas de faire ce que l'on veut, mais, sans se plier à une morale ou des impératifs catégoriques, de se connaître soi-même (c'est à dire son environnement) - tout en retrouvant les aspirations du moi profond dégagé des pollutions comme la publicité ou les conditionnements (c'est à dire toute la modernité pseudo-libératrice de l'homme), en connaissance des affects psychiques (une ouverture à l'intentionnalité), c'est à dire là où se rejoignent les aspirations de l'Être et le plan d'immanence vibrant d'une sainte synchronicité (un terme junguien))
* (Heidegger refuse la réduction husserlienne : "Pour Heidegger, la nécessité d’une réduction du réal au réel n’est pas justifiée du point de vue du phénoménal. Car, si ce sont les phénomènes qui devraient dicter la modalité de leur propre description dans le « retour aux choses mêmes », et si le catégorial relève toujours du sensible, nous ne pouvons réduire le fondement réal du phénoménal pour ne privilégier que ses traits idéaux. Ce que Husserl appelle « donation réale » des choses pour l’expérience transcendantale, ou « présence-en-personne directe » (direkten Selbstgegebenheit), est radicalement distinct de ce que Heidegger nomme « sol phénoménal». Le « sol phénoménal » heideggérien ne doit pas être restreint aux significations logiques et à leur a priori spécifique, mais le phénoménal doit entourer également tout étant quant à sa donation et au sens de l’être compris en celle-ci. Ce sol phénoménal ne peut être atteint que par la phénoménologie avec tous ses outils de travail : la description analytique de l’intentionnalité, l’élucidation de l’a priori du phénoménal, c’est-à-dire de son être, et l’« investigation catégoriale ». La phénoménologie, dans le sens heideggérien du terme, est la meilleure méthode d’interrogation philosophique qui pourrait dévoiler l’être des phénomènes donnés dans le flux de la vie quotidienne. Mais cet être des phénomènes ne doit pas être confondu avec leur « essence » a priori. Pour Heidegger, la phénoménologie est le « donner à voir ce qui est apparent en lui-même à partir de lui-même », la phénoménologie n’étant pas une « logique pure » qui fixe les termes univoques et différencie rigoureusement les significations. Car, pour Heidegger, le « savoir voir » husserlien doit être équivalent à un « savoir comprendre » ou un « savoir interpréter ». Cela, parce que tout « savoir voir » n’est pas donné d’un seul coup, mais est acquis après un long travail qui le conquiert laborieusement et graduellement, c’est-à-dire, pour Heidegger, après le déploiement d’une « herméneutique» (...) Le « réel » lui même est donc restreint à une des multiples versions envisageables de son « sens ». L’abstraction est alors, comment nous l’avons vu, une désignification et une dévitalisation : « ce qui est signifiant est désignifié à l’exception de ce reste : être réal (Real-Sein). Le vécu du monde environnant est dévécu jusqu’à ce reste : reconnaître un réel (Reales) en tant que tel »" (texte de Sorin Claudiu Marica, en espérant qu'il me pardonne d'isoler un extrait de son contexte))

En 1966, le chanteur Antoine conseillait de mettre la pilule en vente dans les supermarchers - pour renflouer les caisses de l'Etat (ce à quoi sont incitées à s'occuper les forces de police). Comme ce dernier détourne déjà les sommes allouées à la sécurité sociale*- pour justifier alors un remboursement moindre, il lui serait donc facile de régler (car dans la même veine) le problème des retraites : a) faire baisser le prix du tabac pour faire crever plus vite, et b) faire interdire le préservatif pour augmenter les naissances. Mais, il conviendrait aussi que nos ministres saisissent qu'il est inopportun de faire travailler les vieux, - quand les jeunes eux-mêmes ne trouvent pas de travail... C'est le coup de main par Pleinouest35, bien heureux de donner de très bons conseils... En réalité, l'intérêt commun n'est même pas épargné par le monde politique qui manifeste d'évidentes connivences ; par exemple : interdir le purin d'ortie* (interdiction prorogée pour 2010) - mais ne rien faire pour les graisses hydrogénées ou le Bisphénol A, aussi vouloir imposer une vaccination illusoire (insister sur un consensus médical imaginaire) - mais mettre 50 ans pour mettre en branle un suivi médical pour les victimes des essais nucléaires français, ou bien parler des valeurs démocratiques - mais faire démanteler le Clemenceau dans la Baie d'Alang où les 16.000 ouvriers payés 150 roupies par jour travaillent sans aucune protection contre l'amiante, amiante que l'Etat a tant tardé - pour satisfaire aux lobbies industriels - à faire interdire en France (mais quelle importance, c'est le peuple qui paiera par sa vie et son travail ?).
* (Non déficitaire de 11 milliards d'euros, selon l'INDL, mais bénéficiaire de 9 milliards d'euros !)   
* ("Rappelez-vous, nous sommes en septembre 2002, une action du directeur départemental de la répression des fraudes du Maine-et-Loire concourt à mettre la vente de purin d’orties, en France, hors-la-loi. Un des emblèmes et outils de l’agriculture biologique se trouve donc commercialement banni. Toutefois, si le purin d’orties est interdit à la vente depuis cette date, ni le fait de communiquer sa recette, ni son utilisation ne sont concernés… ou plutôt n'étaient concernés ! En effet depuis le 1er juillet 2006, un décret empêche de fournir, par quelque moyen que ce soit, des recettes de produits naturels non-homologués. Ainsi, le simple fait de communiquer publiquement : - que l’eau chaude est un bon désherbant pour les allées ; - que de simples feuilles de fougère éloignent les chenilles des choux ; - la recette séculaire du purin d’ortie. … peut valoir une condamnation à 2 ans de prison et 75 000 euros d’amende, à l’auteur (...) Aujourd’hui, il est donc désormais interdit de faire référence et de transmettre des savoirs et traditions populaires séculaires, en fait notre héritage à tous. Dès lors que penser de la liberté d’expression qui prévaut en France, état démocratique ?" (site Univers Nature, le 4/9/06). Extraits d'un texte du site "Les mots ont un sens" : "Fin décembre 2005 était votée la loi d'orientation agricole (LOA). Celle-ci excluait quasiment la plupart des produits naturels de la liste des phytosanitaires (herbicides, insecticides...) autorisés en France, du fait des procédures totalement inadaptées et des coûts exorbitants des homologations rendues obligatoires pour l'occasion. Le simple fait de promouvoir ou de recommander ces produits était interdit."Le Gouvernement a déclaré l'urgence sur ce projet de loi" indique même le compte-rendu de la procédure législative. Le décret était donc publié le 5 janvier 2006 au journal officiel, à peine deux semaines après le vote du Sénat (...) Mais devant l'émoi suscité dans la population, sénateurs et députés ont finalement voté un amendement dit "Préparations Naturelles Peu Préoccupantes" (PNPP) à la loi sur l'eau en décembre 2006, qui proposait de corriger la LOA afin de permettre la commercialisation et l'utilisation des remèdes naturels. Mais l'urgence n'est, cette fois-ci, pas au rendez-vous. Deux ans après, le décret n'est toujours pas publié. Plus grave, un projet de décret a été proposé fin 2007. Et, surprise ! Il stipule que les produits doivent "avoir fait l'objet d'une procédure d'inscription sur la liste communautaire des substances actives (...) et ne pas avoir fait l'objet d'une décision de refus d'inscription". Une procédure longue et très coûteuse, presque impraticable, qui contredit totalement l'amendement voté initialement ! Et les orties sont toujours bannies... (...) Ce qui amène un collectif d'une vingtaine d'associations (ASPRO-PNPP, Nature et Progrès, Les Amis de la Terre, Kokopelli, ...) à se demander comment le gouvernement peut sérieusement se donner l'objectif de réduire de 50% l'usage des pesticides tout en interdisant ses alternatives naturelles, notamment ces PNPP (...) Mais qui veut la peau du purin d'ortie ? En attendant, Monsanto bat un nouveau record de bénéfices. En attendant, une étude vient de montrer que le roundup (herbicide le plus utilisé dans le monde et commercialisé par Monsanto) était toxique pour l'homme. En attendant, la DGCCRF révèle que les fruits et légumes sont de plus en plus pollués par les pesticides... En attendant...". A ceux qui ne veulent pas se soumettre aux délires d'un Pouvoir inféodé aux lobbies, à ses mensonges, la recette BIO - et criminelle - est encore disponible sur http://www.intelligenceverte.org/purin-ortie.asp)

Je n'ai peut-être pas témoigné d'une grande intelligence en vantant dans mon site Pleinouest35 les vertus désinfectantes, cicatrisantes ou régénératrices de l'argile verte et de l'extrait de pépin de pamplemousse. La médecine douce est souvent efficace et peu onéreuse ; - si jamais cela remontait aux oreilles de la classe politique (et donc de ses amis), ne doutons pas un seul instant de l'interdiction imminente qui tomberait comme un couperet. On ne badine pas avec la Croissance et les profits des groupes médico-industriels.
Pour ce qui est des conséquences de la rupture avec l'idéal platonicien - ou les tracés d'harmonie, il suffit d'écouter la musique sérielle ou de regarder Beaubourg, pour comprendre que la cassure ontologique avec l'Arrière-monde
conduit vers la folie. La crise écologique peut donc être saisie sous l'angle symbolique... Mais l'analyse peut être plus actuelle :
Après que Nietzsche eut annoncé la mort de Dieu, ce fut au tour de
Michel Foucault de démontrer celle de l'Homme (comme pli du savoir, dans Les mots et les choses). Car, les sciences sociales sont toutes entières tournées vers le système économique, panoptique - pour Foucault qui en devient anti-humaniste (« entreprendre de savoir comment et jusqu’où il serait possible de penser autrement »), - comme résistance contre les procédés de contrôle (du discours) : « maîtrisent l’événement aléatoire », - après que l'homme soit devenu objet central de connaissance, - quand le sujet devient pour lui-même objet. Dans "Surveiller et punir", le philosophe fait alors état de processus mineurs (ces micro-pouvoirs - ce qui différencie la loi de la norme - qui s'effacent du champ de la conscience) investissant le corps (normalisation de la conduite des corps : usine, école, caserne), qui détiennent justement leur efficacité par l'absence apparente de toute répression. Foucault en appelle alors à un éveil de l'individualité (qui n'est pas celui de l'ego) : « C’est la notion de conversion à soi-même. Il faut que le sujet tout entier se tourne vers lui-même et se consacre à lui-même (...) Alors que la théorie du pouvoir politique comme institution se réfère d’ordinaire à une conception juridique du sujet de droit, il me semble que l’analyse de la gouvernementalité - c'est-à-dire : l’analyse du pouvoir comme ensemble de relations réversibles - doit se référer à une éthique du sujet défini par le rapport de soi à soi (...) vous voyez que : relations de pouvoir-gouvernementalité-gouvernement de soi et des autres-rapport de soi à soi, tout cela constitue une chaîne, une trame, et que c’est là, autour de ces notions, que l’on doit pouvoir, je pense, articuler la question de la politique et la question de l’éthique » ("L’Herméneutique du sujet" - en m'inspirant d'un texte de Marc Alpozzo : Les stratégies du pouvoir selon Michel Foucault).
L'approche foucaultienne, que je jugerais inappropriée pour les
sociétés traditionnelles - où l'initiation justifierait à elle seule la séparation de caste (de l'ordre des "codes despotiques" chez Gilles Deleuze, mais dont le besoin n'a jamais cessé d'être avec les loges maçoniques), je la considère comme une urgence, malheureusement de plus en plus rare, dans l'entreprise de la non-pensée, de la non-vie dans sa représentation constante du spectacle, qu'est devenu le monde moderne, ses idéaux mutés en idéogrammes des Droits de l'homme. Cette spécificité n'entache en rien la lucidité du philosophe. La période est tant susceptible de troubles majeurs, que la réponse est peut-être individuelle (par un effet de retournement du sens - en réalité personnelle) : "Gardons-nous d'imaginer des tendances au progrès, des principes directeurs des élans vitaux, ou autres entéléchies" (Rostand).
L'éthique parait bien avoir fichu le camp des sphères putrides du Pouvoir, en témoigne cet acharnement fallacieux (c'est l'obligation de démontrer une innocuité) contre le purin d'ortie et autres remèdes naturels, quand 90% des Français ont été littéralement poussés à utiliser des
téléphones portables*.  Il n'y a pas de mots pour qualifier cette lâcheté.
* (Pierre-Jean Garel (Directeur de recherche au CNRS, conseiller du Centre de Biophysique de Clermont Ferrand jusqu’en 1994) sur la dégénérescence de type Alzheimer : "qui pointe chez les adolescents quand ils auront 15 ans de plus comme l'a bien montré le professeur Leif. G. Salford, neurochirurgien à l'hôpital universitaire de Lund, en Suède, au début des années 2000, chez des rats exposés pendant 30 minutes par jour à un téléphone cellulaire, sur une période de 15 jours. Leur cerveau était déjà irréversiblement endommagé" (Biocontact - décembre 2009))
Le monde politique ne devrait peut-être pas tant s'angoisser sur la question des retraites - mais construire d'immenses asiles de fou et creuser des fosses communes. Car, lorsqu'on assiste impuissant au spectacle des vendeuses faisant leur pause sur le seuil du magasin -
la clope au bec et le cellulaire sur la cervelle - on se dit que l'intelligence ne passera pas par là...
Dans ce monde de crétins qu'est devenue la société française (où l'on préfère racketter le stationnement - plutôt que nettoyer les trottoirs), je tiens à mettre en garde ceux qui auraient pour faiblesse d'uriner dans leur propre jardin : un agent de l'Etat pourrait vite assimiler cela avec un détournement de la méthode utilisant l'eau chaude pour éradiquer les mauvaises herbes ! Deux années de prison, cela justifie d'y regarder à deux fois. Il faut convenir qu'il est plus utile, pour le bien commun, 
d'emmerder ceux qui jardinent BIO, que d'aller opérer un contrôle de dépassement du seuil légal de rayonnement, dans les trains, des téléphones portables tous allumés simultanément par d'autres crétins ; il est ainsi plus utile de faire interdire dans l'urgence le purin d'ortie ... que de s'attaquer aux COV, au paraben, aux PEG, à l'irradiation des aliments (rayonnement ionisant), au four à micro-ondes, au téléphone portable, au traitement chimique des fruits et légumes, au raffinage des céréales et des huiles alimentaires, aux graisses hydogénées - à ce que j'en sais !

Les députés et sénateurs peuvent faire interdire le purin d'ortie, ils ne pourront cependant parvenir à éradiquer définitivement toute forme d'intelligence. Depuis une dizaine d'années, je survis en Auvergne ; et je n'ai jamais vu ailleurs une telle proportion de fumeurs - ni autant de crottes de chiens sur les trottoirs. C'est qu'il y a une idiosyncratie commune entre le fait de ne pas se respecter soi-même et de ne pas respecter les autres (faire référence à cette sociogenèse, auprès du maire, m'a fait placer sous la surveillance de la gendarmerie, - toujours le "surveiller et punir" de Michel Foucault). Je n'ai non plus jamais croisé autant d'individus étranges (peu francs du regard*) qui en veulent à mes sous*, qui ne paraissent vraiment pas normaux selon la norme parisienne. Pour ne pas rétrécir mon sujet*, ce qui confinerait vite à l'obsession, je tiens à donner trois petits conseils que je considère comme vitaux face à toute cette stupéfiante non-vie caractérisant l'action politique dans son ensemble :
a) remiser sa montre à quartz contre une mécanique fait baisser considérablement le stress (les cellules ont tendance à calquer leur fréquence vibratoire sur celle du quartz).
b) comparer le développement de plans végétaux arrosés avec de l'eau passée au four à micro-ondes avec ceux traités avec de l'eau normale éveille enfin la conscience. 
c) utiliser des produits cosmétiques BIO coûtent moins cher que la drogue (tabac), c'est meilleur pour la santé, la planète et les animaux (pas de test cruel et indigne).
* (Lorsque ma mère s'est mariée à un Auvergnat, elle dut menacer le village de traverser la place toute nue si les autochtones ne cessaient pas immédiatement de se cacher (pour épier) derrières le rideau, pour ne pas avoir à dire bonjour ; 50 ans plus tard, je constate que les choses ont guère évolué)
* (A peine arrivé, je me faisais escroquer de 250.000 francs et passais deux années à dormir dans la voiture)
* (Les aléas de la vie m'ont fait acheter une maison de bourg où était accroché (aux poutres vermoulues jamais entretenues) le crochet pour suspendre le cochon à saigner, où, selon mes voisins (étrangers eux-mêmes), d'anciens propriétaires déféquaient par la fenêtre, - faute de toilettes. Faire rentrer dans mon affreux domicile une baignoire (la moins chère possible) m'a fait traiter de sale bourgeois, quand je dois garer ma voiture de plus de 20 ans devant la Poste - pour en limiter les dégradations volontaires)

Ainsi donc, il est habituel de mettre la bêtise sur le compte de l'ego (ici avidité et volonté de puissance supplantant l'éthique), ce qui est en soi-même une pure hérésie intellectuelle ; cela procède, entre autre, d'un faux cartésianisme qui est devenu un mode dérivé du "je pense donc je suis" antinomique avec la pensée de Descartes : il s'agissait d'ipséité, de renouvellement de l'Être dans l'instant - à chaque instant - et non d'une intentionalité qui est celle devenue universitaire, dans le sens courant du terme. Lorsque les élus font interdire le purin d'ortie, il ne s'agit ainsi pas seulement de soumission aux lobbies de la chimie industrielle, ou même d'ignorance - auquel cas un espoir de redressement pourrait encore surgir, mais d'une logique a-causale* dans le sens jungien du terme, - mais ici comme signe d'une intériorité dans laquelle l'imagination créatrice n'a plus sa part (monde imaginal de l'Egypte Ancienne), c'est cette rupture de l'Être et de l'étant heideggérien. Cela va beaucoup plus loin que le simple matérialisme qui en est la forme - extérieure.
* (François Favre la jugeant même anti-causale dans les cas de coïncidence significative (en parapsychologie) : "Cette coïncidence significative n’est pas "a-causale", comme l'affirmait Jung, mais anti-causale. Le principe de causalité (sur lequel repose toute la physique, elle-même paradigme de la science) stipule qu’une cause aveugle engendre des effets postérieurs prévisibles. Or le psi n'est pas aveugle mais intentionnel et viole volontairement le principe de causalité. Il se produit quelque chose de physiquement impossible. Autrement dit, le psi relève du principe de finalité propre, d’un déterminisme "lucide", caractéristique de l’activité mentale. Pour penser, il faut être libre, affranchi de toute contrainte extérieure. Le propre de la pensée, c’est la créativité. Mais, bien sûr, pour concevoir ou imaginer, il faut se donner des contraintes intérieures, se plier à des règles. Ces contraintes-là ne se réduisent pas à la raison classique. Quelqu’un qui pense seulement logiquement (qui déduit à la manière dont une cause engendre des effets) n’est pas un être pensant : c’est une machine, un ordinateur. Ce qui ne veut pas du tout dire que les logiciens, les mathématiciens et les physiciens qui font de la recherche fondamentale soient des imbéciles. Bien au contraire. Pour décrire les mécanismes de la déduction et de la causalité, pour élaborer des axiomatiques, pour prouver, pour trouver, il faut être extrêmement créatif ")
Lorsque 
Bertrand Méheust* met à mal la phénoménologie husserlienne, - il témoigne d'un rapprochement qui est non fortuit avec l'annonce de la mort de l'homme de Michel Foucault, ou bien les machines désirantes de Gilles Deleuze. L'élément le plus psychotique, dans la mesure où il ne s'agirait pas d'intentionalité* de contrôle, fut le débat médiatisé (le fait de le médiatiser en est la signature propre) sur l'Identité Nationale - qui est en fin de compte vouloir soumettre l'imaginal aux apparences, un retournement du processus de la vie créative qui caractérise ce qui est défini comme société du spectacle. A partir d'un sujet qui est pourtant bien moins la psychologie que l'étude métapsychique, nous citons alors pour conclure François Favre : "Une science du psi, complémentariste de nature, est incompatible avec une croyance moniste ou dualiste. Pour faire de la psilogie, il faut renoncer à croire en un Dieu créateur, en la Matière ou au Hasard. A ma connaissance, aucun parapsychologue ne veut s’y risquer : que resterait-il sinon l’angoisse d’une responsabilité sans limite ? Un dernier point, très général aussi mais d'actualité, est que la science ne peut se laver les mains de ses conséquences sociales. Non seulement la psilogie, pour exister, ne peut se passer de sciences de l’esprit (du sujet, de l’imaginaire, de l'éthique...), mais la catastrophe planétaire que provoquent conjointement les techno-sciences et les pseudo-sciences humaines exige en plus une action militante en faveur du développement prioritaire d’authentiques sciences de la finalité propre. Ce n’est plus une question académique, mais de vie ou de mort pour l’humanité. Au train où nous allons, c’est fichu".
* ("Les faits du magnétisme et de la métapsychique, pour peu qu’on les prenne au sérieux, font vaciller ces certitudes, et invitent à se demander si Husserl, sous le couvert d’une élucidation phénoménologique donnée comme apodictique, n’aboutit pas tout simplement à systématiser et à absolutiser le sens commun occidental. Si ces vues sont exactes, il faut alors conclure à l’échec d’Husserl. Mais cet échec est un échec grandiose et révélateur, qui montre l’extrême difficulté, ou plutôt l’impossibilité, d’atteindre un socle de certitude dégagée de toute infiltration culturelle. Et surtout qui donne à voir, sous la prétention objectiviste de la phénoménologie, le travail invisible du décrire-construire. Si mes vues sont fondées, en prétendant décrire les fondements ultimes de notre présence au monde, Husserl n’en continuerait pas moins de participer à l’édification d’un certain type d’être humain". Je pense que le terme "participer" a ici un sens tout particulier)
* (Même d'intentionalité soi-disant aveugle, dans le sens donné par François Favre pour les sujets psi. Mais ici il ne s'agit pas d'opposer une méthode scientifique à la transcendantalité, mais plutôt de déterminer dans quelle mesure la société de contrôle, prenant en tenaille les individus, est le résultat d'une volonté lucide d'elle-même ou si elle s'engendre d'une manière plus autonome en s'aliénant toujours davantage les consciences (ultime panoptisme intérieur), redoutable signification de la mort de l'homme chez Michel Foucault)

Ce sont les gens de la rue, le petit peuple, qui ont gardé le plus de bon sens. Face au matraquage hallucinogène des médias et des politiques évoluant dans leurs mensonges, sous le règne de la pensée unique (ah ces micro-contrôles foucaultiens !). Il est encore utile d'écrire que le terrorisme* n'est pas là où l'on voudrait qu'il soit, qu'il est essentiellement du coté américain avec les USA comme premier consommateur de viande (moins 10% de consommation et la faim pourrait être bannie) et partisans de la peine de mort, aussi sûrement propagandistes des attentats du 11 septembre (planifiés afin de contrôler le Monde et ses ressources). Nous vivons donc dans une sorte de représentation où le réel correspond à l'alimentation chimique qui est dénaturée afin de permettre à la fois des profits gigantesques, mais aussi de garantir la progression de la maladie. Mais ce qui se passe échappe pourtant aux gens de la rue, car bientôt la dictature de la peur sera telle qu'un site comme Pleinouest35 n'aura plus le droit d'exister. il y aura, au sens figuré, une caméra dans le cul de chaque citoyen - avant que les nouvelles technologies permettent de prendre le contrôle absolu des cerveaux. Une vraie société d'esclave se profile déjà à l'horizon, car nous sommes trop nombreux sur la Terre. C'est aussi le fait de faire considérer les personnes comme des numéros, qui fait que toute résistance recule. En vérité, il s'agit simplement de la technique deleuzienne de l'homme endetté appliquée à son paroxysme, sauf que les besoins factices précèdent ceux naturels, que la valeur d'usage est illusoire face à celle d'échange. C'est un procédé extrêmement fin de contrôle, aussi celui par lequel René Guénon a vu la création d'une illusion dans le vote démocratique, - pour des intérêts moins nobles. Mon expérience plus personnelle a prouvé à ma petite personne que nous ne sommes que des marchandises, tant avec l'ANPE et l'Etat, qu'avec la préfecture qui ne manifeste plus rien d'humain dans sa relation à l'autre. L'Homme est ainsi animalisé, l'animal est mécanisé, - il est juste rendu à l'état de support destiné à produire de la barbaque. Qui ne respecte pas l'homme maltraite les bêtes - et réciproquement. La société humaine est donc radicalement dégénérée ; si elle se soucie de la planète, c'est uniquement par pensée utilitariste. En un sens, les débris compressés de César récompensent la création artistique actuelle qui est de masse : "Je n’ai pas d’imagination. Elle ne me vient qu’avec le toucher et les yeux. Sans ces deux éléments, le cerveau ne fonctionne pas". César ne pouvait donc que devenir une pure référence républicaine, comme l'interdit du purin d'ortie* par notre élite politicienne (quand elle semble posséder ni le toucher ni les yeux, ni le cerveau bien entendu) ou les si célèbres colonnes de Monsieur Buren qui ne servent qu'à porter un vide qui ne saurait prendre le sens plein de la vacuité : l'Occident n'est plus qu'un cadavre et sa lèpre a contaminé le Monde.
* (C'est un signe que les chasseurs sont bien mieux considérés par le politique que les défenseurs des animaux qui sont de plus en plus assimilés à des terroristes selon les nouvelles lois, dès lors qu'ils prétendent intervenir sur des camps de concentration (élevage industriel) ou d'extermination (abattoirs). S'il s'avère un jour prochain qu'il a bien plus d'un million de pédophiles dans ce pays, nous verrons bien comment s'applique le législatif quand il se veut le garant de la morale ... comme reflet de la société)
* (S'attaquer ouvertement et de manière inique aux méthodes traditionnelles de l'agriculture biologique est emblématique de l'état d'esprit qui initialise le Grenelle de l'Environnement. Car, au même moment, la pollution et les risques majeurs sont ... ailleurs. Citons ainsi pour exemple un extrait d'un rapport (non confidentiel) du CSTB de 2003 (responsable des travaux : François Maupetit) : "Les composés organiques volatils (COV) représentent le groupe le plus important de polluants chimiques rencontrés dans l’air intérieur [Wolkoff et al., 1997 ; Wolkoff, 1998 ; Wolkoff et Nielsen, 2001]. Leur présence est principalement due aux activités humaines mais également aux émissions des produits de construction, du mobilier, des revêtements ainsi qu’à des processus biologiques (végétation, animaux), et au transfert depuis l’air extérieur [Brown et al., 1994 ; Brown, 1999]. En général, les concentrations de COV rencontrées dans l’air intérieur sont supérieures à celles de l’air extérieur. Plus de 900 COV ont été détectés dans l’air intérieur et parmi ceux-ci, plus de 350 étaient présents en concentration supérieure à 1 ppb [Jones, 1999]. Suivant les différentes définitions considérées, le formaldéhyde et l'acétaldéhyde ne font pas partie des COV mais en raison de leur importance, ils sont souvent pris en compte dans la dénomination "COV" [Le Cloirec, 1998]. Certains de ces COV peuvent présenter un risque pour la santé humaine. Le tableau I présente très succinctement la cancérogénicité de certains COV fréquemment observés dans l’air intérieur". Il faut admettre que l'interdiction du purin d'ortie sert indirectement les industriels produisant les produits chimiques phytosanitaires, alors que s'attaquer aux COV serait se mettre à dos l'industrie. Citons UFC Que Choisir : "De plus, les substances cancérigènes que nous avons identifiées dans les émanations des produits testés ont des conséquences à long terme. En ce qui concerne les effets à court ou moyen terme, une étude britannique publiée en octobre 2003 par une équipe de l'Université de Bristol montre que l'impact des désodorisants sur la santé est réel : environ 14 000 femmes ont été suivies pendant plus d'un an, soit 6 mois avant et six mois après la naissance de leur enfant. Chez les mamans, les maux de tête sont associés de façon significative avec l'usage de désodorisants et de parfums d'ambiance. Chez les bébés, les troubles de santé associés sont les diarrhées et les maux d'oreille". Une étude reprenant les analyses d'UFC Que Choisir : "Les bâtons d'encens Ushuaïa émettent par exemple 221 µg/m3 (microgrammes par mètre cube d'air) de benzène (soit 110 fois plus que le seuil recommandé par un arrêté de 2002), 1251 µg/m3 de phtalates et 69 µg/m3 de formaldéhyde (pour un seuil recommandé par l'OMS de 10 µg/m3) ! Le vaporisateur Brise Touch (Fresh brin de muguet) charge l'air de 4 655 µg/m3 de COV (composés organiques volatils) parmi lesquels des allergènes et des perturbateurs endocriniens alors qu'au delà de 200 µg/m3, l'air ambiant n'est plus considéré comme sain par l'EPA ( l'Agence de Protection de l'environnement américaine)". Citons le cancérologue Dominique Belpomme : "Mon approche est simple. En tant que cancérologue, je me suis aperçu que le cancer était une maladie que notre société fabriquait de toutes pièces et qu'il était en grande partie induit par la pollution de notre environnement. (...) Or le constat est évident. Les maladies d'aujourd'hui ne sont plus les maladies naturelles d'hier. Elles sont toutes, ou presque, artificielles (...) Aujourd'hui, notre santé est menacée, en particulier celle de nos enfants, et demain, c'est la survie même de l'espèce qui pourrait l'être (...) ce sont 80 % à 90 % des cancers qui sont causés par la dégradation de notre environnement" ("Ces maladies créées par l'homme"). Alors le purin d'ortie ? Il serait idiot de penser que les voyous sont simplement ceux qui saccagent les voitures dans les citées ou au delà. Ne croyons pas non plus que les végétariens, qui s'attaquent aux laboratoires, aux élevages industriels, soient davantage des terroristes que ceux qui sont à l'origine de la démesure et de l'ignoble devenus le quotidien en Occident...)
Toute notre attitude comportementale découle du monde animal, si ce n'est que notre puissance technologique justifierait que nous devenions enfin intelligents, - mais d'une intelligence holiste et responsable du vivant, comme nouvelle charge en quelque sorte (mais il faudrait pour cela un peu d'humanité, c'est à dire, aujourd'hui, un peu moins d'humanité d'un Homme déjà mort intérieurement). Or, c'est comme si les Gouvernements de la planète trouvaient un intérêt dans le développement accéléré de l'idiotie ; la guerre semble de plus en plus proche, c'est un miracle que l'humanité n'ait pas été encore atomisée. Il est fort probable que, pour les rares survivants de l'holocauste nucléaire (du fait des nombreuses famines à venir quand la population mondiale va exiger le doublement de la production de viande d'ici 2050), des formules comme "travailler plus pour gagner plus" ou "Dieu bénisse l'Amérique", ou même "Allah akbar" servant des nationalismes, seront jugées comme des formes de pousse-au-crime. Quel merdier, à moins que ce ne soit  Mad Max !
La société va encore davantage se scinder entre nantis et Masse affamée, le terrorisme ou les pandémies arrivant juste à temps pour mettre en place les contrôles électroniques, les puces léthales et autres miradors planétaires. Très bientôt, plus rien ne va distinguer la gestion du troupeau humain de celui des bovins. Il fut un temps où vous auriez pu choisir votre destin, peut-être, mais c'est improbable. Cette chance de rester libre ne se représentera jamais, car un nouveau type d'homme est créé.

Cette page d'ouverture du site, censée en être l'ouverture, était donc en vérité la page de clôture - les premiers textes étant bien entendu les derniers.
Considérant la manière dont j'ai été traité par l'ANPE, une préfecture et l'Etat (une radiation alors que j'étais en situation régulière et que je sollicitais une aide pour avoir le droit de me déplacer à un stage), je refuse désormais l'activité photographique associée au paysage, pour me consacrer à mon art - mais de la manière dégueulasse avec laquelle on est considéré ; le site succédant à Pleinouest35 s'intitule donc "
BITOOKU", il est dédié à tous ceux qui gèrent la vie d'autrui comme ils le feraient d'une bête à l'abattoir. Dans ce pays, photographier les trottoirs gorgés d'excréments correspond aussi exactement à la réputation qu'à la France à l'étranger, concernant l'hygiène et l'accueil, conforte le degré d'intelligence attesté par les tests comparatifs, peut se revendiquer même du débat retord sur l'identité nationale, et se présente à l'occasion comme ultime alternative aux tentatives, aussi vaines qu'éprouvantes, d'accéder au portrait féminin - créatures perchées sur leurs talons hauts, aspergées d'effluves odorantes ou puantes pour exciter la libido, qui vous toisent de loin.
I
l ne faudrait pas que le politique ou l'administratif se croient tout permis selon des principes égalitaristes utilisés sans aucun jugement ni autre forme d'éthique, faisant oublier un peu trop vite les personnes vivant derrière des numéros, - par exemple profiter qu'un artiste sollicite une aide légitime pour lui enlever aussitôt le minimum vital, pour simplement faire du rendement, du chiffre, et servir son propre intérêt (garder sa place). Et la lâcheté suprême de l'ANPE fut d'avoir évincé tout débat de fond, allant jusqu'à ignorer qu'une erreur appelle des excuses, profiter à l'occasion d'un vice de forme pour se comporter aussitôt en machine sans âme ni cervelle, et ceci incluant la Justice. Les psychologues savent pertinemment que les troubles des banlieues ont leur origine dans un sentiment de mépris partagé ; de la même manière, prendre les individus pour des chiens*, lorsqu'ils appellent à l'aide, ne peut qu'amener ceux-ci à se comporter comme tels. Mon expérience m'apprend que ma dignité n'existe pas et que nous sommes corvéables comme l'étaient les esclaves, que l'état de droit n'est donc qu'un mirage destiné au contrôle des masses, que le respect de la personne s'arrête là où commence l'intérêt de ceux qui tirent les ficelles du Pouvoir. En photographiant les crottes de chien, je mets enfin en corrélation la manière dont je suis considéré, par les comptables, et ma créativité. Un pays de cochons ne mérite et ne doit attendre que des photographies de porc. Un pays qui se comporte, par ses représentants, de manière si minable ... doit impérativement récolter des photographies minables. Je ne me suis pas abaissé à aller en appel, à quoi bon ?
* (Les photographies de ce site ont été réalisées en dormant dehors, en crachant du sang l'hiver, en me faisant refouler des "no overnight parking" écossais, mépriser par les Irlandais qui voyaient que mes ressources étaient limitées (tout juste si l'on ne vous jette pas la barquette de frites - le repas chaud - à la figure), et insulter par des Corses considérant que je fais des photographies sur leur dos ; franchement, je n'avais donc nul besoin du Ministère de la Culture, d'un préfet ou de l'ANPE pour savoir que je ne valais guère mieux qu'un chien errant)
Simple équité et bon sens - si vous êtes incapables d'y déceler la vertu qui s'y cache.
BITOOKU ? The very real french touch made with love ! For ever.
Il serait temps de moraliser ce pays, de dresser
philosophiquement ceux qui participent à son encadrement, quitte à réduire les ambitions dans ce domaine. Quand on connaît la quantité de fumeurs et de fumeuses, on ne peut qu'en déduire que le combat pour l'intelligence est malheureusement perdu d'avance. Comment parler de liberté de l'Être à des êtres confondant celle-ci avec leur soumission à des drogues pénétrant le cerveau ? N'en est-il pas de même avec la "mort de l'homme" de Foucault succédant à celle de Dieu de Nietzsche, - c'est à dire le dogmatisme démocratique que certains veulent faire rentrer de force à l'école ? Je revendique le droit à l'intelligence et à la vérité ; tristement, cela passera par BITOOKU.
Fabriquer des moutons, c'est cela. Des moutons destinés à "manger la même pâtée", selon la célèbre expression de Günther Schwab.

- Inutile de chercher le livre d'or, car il n'y en a aucun dans ce site ; il faudrait plutôt un tas de fumier pour montrer la société actuelle -
- Ce Monde est dirigé par de la
merde* - on gave même les jeunes enfants avec de la publicité à la télévision, c'est dire ! -
- Ils sont déjà une marchandise sans le savoir -
* (Bonus des banques mais stigmatisation des chômeurs, Grenelle de l'environnement mais Bretagne comme latrines à lisier, Droits de l'homme mais élevage concentrationnaire)
- Seuls les poètes sont abilités à réfléchir sur une Identité Nationale, ... et encore ! -


IL Y A  EN CE MOMENT PLUS  DE 1000 PHOTOGRAPHIES NON LIBRES D'UTILISATION SUR CE SITE FRANCAIS

balises golfe de porto bis 003 bis.JPG
(supprimé par manque de ressources)


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