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24 décembre 2009 :
Préambule : j'arrête tout donc, je suis fatigué de me battre depuis trente ans pour simplement photographier. On y récolte que mépris et rejet ; car même l'Administration, qui donne des leçons de morale ou de comportement citoyen, utilise des procédés malhonnêtes pour radier lorsque l'on est projeté au plus bas de l'échelle sociale, c'est à dire Rmiste. On demande aux personnes de travailler plus pour ... acheter plus, car ce système dément s'est emballé, du fait que moins de 20% des actions bancaires et des flux des devises sont destinés à créer quelque chose, le reste consistant très majoritairement à faire de l'argent avec de l'argent, de la fausse monnaie. On parle de Grenelle de l'environnement, d'économie d'énergie, de biodiversité, mais en même temps on veut augmenter la vitesse sur les autoroutes (à 150 km/h), on reconduit l'usage du Cruiser (à base de thiametoxan) qui décimerait les abeilles pollinisatrices. On parle aussi de famine mondiale, mais on favorise notre élevage* au détriment des céréales. On fait dire que le BIO* coûte plus cher, mais on lui refuse l'aide octroyée à l'agriculture chimique ; bref, cela me donne de plus en plus la certitude que l'humanité est radicalement cinglée. Qu'elle aille donc en Enfer. Avec l'atome, les OGM, la surnatalité (plus dangereuse que la guerre atomique selon Einstein), le réchauffement planétaire* et la crise économique mondiale, la mise en place d'une "société de contrôle"* copiée sur le système carcéral, et la misère montante qui va dégénérer en troubles ou guerres civiles, sans parler du conflit au Moyen-Orient ayant déjà coûté 12.000 milliards* de dollars depuis 1991, l'Enfer est proche !
Vous avez sacrifié l'Homme pour faire des machines désirantes, vous allez donc récoler le chaos et la mort ; seule la destruction est en réalité aidée et encouragée, car c'est la base même de la croissance, alors j'espère que vous en aurez pour votre argent. Qu'il parait loin ce temps où je goûtais encore au bonheur et où j'aurais encore conseillé de lire des ouvrages contre les rayonnements* qui tuent ; cela ne sert plus à rien, le peuple se jette sur les dernières technologies, mais aussi, il frémit à la moindre peur qu'on lui distille ... pour le maîtriser.

* (C'est probablement parmi les hommes et femmes politiques que se trouvent le moins de végétariens - probablement du fait de l'esprit rapace et prédateur (il y a beaucoup de chasseurs parmi ces gens), et parmi les intellectuels et les artistes le plus de cette conscience. Quand Fabrice Nicolino écrit "Bidoche" ("L'industrie de la viande menace le Monde"), il s'attaque à l'aspect écologique et à celui économique de la fabrication de la viande qui fait courir vers un désastre évident ; mais une réflexion - de Pythagore à Léonard de Vinci et d'Albert Einstein à Marguerite Yourcenar - a mieux mis en exergue la nature humaine dans sa capacité à commettre l'innommable : il y a l'épaisseur d'une feuille de papier entre être capable de tuer des milliards d'animaux d'usine dans les abattoirs et la Shoah ; ce fut d'ailleurs un combat moral d'Isaac Bashevis-Singer, pour qui c'est pour les animaux : "Un éternel Treblinka". Citons aussi Platon, Socrate, Plutarque, Porphyre, Sénèque, Clément d'Alexandrie, François d'Assise, Montaigne, Lamartine, Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Martin Luther, Cuvier, Charles Darwin, Tolstoï, Benjamin Franklin, Thomas Edison, Isaac Newton, Schopenhauer, Richard Bach, Théodore Monod. Au lieu du "travailler plus pour gagner plus", il serait tellement plus intelligent et utile de dire : "consommer moins pour travailler moins", ou mieux : "consommer moins pour travailler plus ... intelligemment !)
* (Le BIO, selon Lylian Le Goff : "En France, l'étude Abarac (Inserm de Montpellier), comparative entre produits conventionnels et bio, a révélé une bien meilleur densité nutritionnelle (en moyenne de 25%) en faveur des produits bio, particulièrement pour les antioxydants, les fibres et acides gras insaturés oméga 3. En fait, ce "plus bio" est relatif et met surtout l'accent sur la pauvreté nutritionnelle de leurs homologues conventionnels (...) Les cancers : leur prévalence a augmenté de 93% chez l'homme et de 84% chez la femme en 25 ans (...) L'analyse des statistiques révèle que 30% des cancers seraient liés à la pollution chimique de l'environnement. Sachant que l'alimentation est en cause dans 35 à 40% des cancers, cela signifie que près de 70% des cancers pourraient faire l'objet de mesures préventives adaptées", Biocontact n°190. Encore faudrait-il des hommes politiques soucieux de la vérité ! Pour ce qui est du BIO, Yves Langlais (Marianne de décembre 2009) produit une analyse opposée : "Tout devient bio, et la faim s'installe (...) sur la durée, elle (argriculture verte) est de 20 à 40% moins efficace (...) en bio, il peut ne pas y avoir de récolte du tout". Le journaliste prend pour exemple la production de blé passant de 7t/ha à 4t/ha, mais c'est faire l'impasse sur plusieurs postulats ou faits : 1) 70% des sols agricoles étant consacrés à la production de viande, le rendement protéinique ayant un rapport de 1 à 7, ces 70% reviennent à n'être que 10 % effectifs auxquels il faut rajouter les 30% restant. C'est à dire que le rendement de 60 à 80% d'une alimentation végétarienne BIO doit être comparé au rendement de 40% dans le cas de la consommation normative de viande. Le journaliste cite une étude qui attesterait d'aucune vertu qualitative du BIO, pour la santé. 2) Claude Bourguignon (ingénieur agronome) rapporte que 40% des blés fabriqués en Europe sont tellement de mauvaise qualité, qu'il n'est pas possible d'en faire du pain. Je vous invite à visiter sa page : "Les cerises sur le gateau", ou "Histoire chimique d'une tarte aux cerises de supermarché" (http://www.opain.com/opain-fr/index.html/bando/fram-edito4.htm). Citons Claude Bourguignon : "Tous les voyants sont au rouge, et pendant ce temps, on discute du sexe des anges ou du pouvoir d'achat... Croire que par un miracle technologique nous allons sauver cette civilisation, c'est faux")
*
(Djamila Sonzogni, porte-parole des Verts : "La conférence de Copenhague s'achève sur un fiasco (…) nous avons eu la preuve éclatante durant ces jours passés que nombre de nos responsables sont en fait des irresponsables" ; Pascal Husting, directeur général de Greenpeace, estime que la déclaration : "ne vaut pas la feuille de papier sur laquelle elle est écrite" ; Nicolas Hulot : "Ce qui est consternant, c'est qu'on a bradé l'avenir de nos enfants et on injurie le futur". Reconnaissons tout de même le mérite d'avoir amené les USA et la chine à la table des négociations ; considérons cependant qu'aucun Gouvernement ne prendra d'initiative anti-populaire avant la survenue d'une catastrophe majeure et significative)
* (Société de contrôle, soit le passage des techniques d'enfermement (prison - école - usine) de la société disciplinaire, selon Michel Foucault, au panoptique : préfiguration de la société de contrôle chez Gilles Deleuze. Nous sommes passés d'une société du nombre à celle du chiffre : c'est l'émergence du concept de population (chez Guénon nous y décèlerions le passage de la qualité à la quantité), passage de la loi à la norme - puis identité nationale comme encore "dispositif de pouvoir", "institution totale" donc, d'Erving Goffman, qui serait appliquée à un échelon supra-individuel. Mais alors, pour Foucault, l'organe politique s'est invité dans la vie quotidienne grâce aux "micro-pouvoirs" devenus effectifs au sein de ce qu'il appelle le "biopouvoir" : "Il n'y a pas de relations de pouvoir sans constitution corrélative d'un champ de savoir, ni de savoir qui ne suppose et ne constitue en même temps des relations de pouvoir (...) L'homme moderne est un animal dans la politique duquel sa vie d'être vivant est en question (...) Le problème à la fois politique, éthique, social et philosophique qui se pose à nous aujourd'hui n'est pas d'essayer de libérer l'individu de l'Etat et de ses institutions, mais de nous libérer, nous, de l'Etat et du type d'individualisation qui s'y rattache". Se libérer donc du formatage de la pensée (pensée unique), comprendre les rouages de la politique et la morale unifiée (Gilles Deleuze a toujours voulu rester en dehors de tout engagement politique, c'est à dire en soi réducteur), est donc une chose qui se partage davantage que quelque chose qui se communique, une chose qui se prend par l'acte de volonté)
* (12.000 milliards pour des stupidités comme le nationalisme ou la religion, mais un centime d'euro par jour pour chacun des affamés du milliard de personnes souffrant de la faim !)
* (Exemple : "Les ondes qui tuent" de Boune Legrais et de Gilbert Altenbach (Dr-ès-S, thèse sur la géodynamique quantique) : "Tout individu vivant est un être fréquentiel. L'activité de ses cellules est lié à un phénomène oscillatoire dont le dérèglement ou l'interférence avec un autre type de fréquence peuvent se traduire par la maladie")

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La Boite à idée :

Un scandale inouï :
a) Sans se référer toujours à la philosophie de Kousmine, considérons que les naturopathes ont une prédilection pour les huiles végétales biologiques et vierges (première pression à froid), riches en éléments protecteurs (contre le cancer), dont la vitamine "F". Il est scandaleux qu'aucun Ministre ne daigne contraindre les industriels, pour mettre un terme à la destruction des produits alimentaires de base, quand les chiffres du cancer ne cessent d'augmenter. Au moyen-âge, était exécuté celui qui coupait le lait avec l'eau, mais voici ce que font les industriels de notre nourriture, prenant ici pour exemple les huiles "alimentaires" vendues au supermarché : "
Elles ont été extraites par des solvants comme l'acétone puis raffinées par l'action de l'acide sulfurique, puis lavage à chaud, neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bicarbonate de potassium et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine" (Caude Bourguignon). A ce régime là, les huiles deviennent des corps morts ; la conséquence est de favoriser la maladie.
Pourquoi n'y a-t-il aucune conséquence juridique à cette gabegie irresponsable d'une clique au Pouvoir traitant son électorat en simple bétail ?
b) Ce que les gens du peuple imaginent, particulièrement ceux qui fument leur drogue - formidable émanation de liberté, du moins qu'ils croient - à la porte d'un bistrot sordide, est que le BIO est une arnaque dès lors que le prix à payer est plus élevé ; ce qu'ils ignorent - à force d'être formatés par la télévision vouée au service d'intérêts privés, c'est qu'ils payent une large partie de leur nourriture chimique, qui est donc falsifiée et dénaturée, au travers de leurs propres impôts (c'est la PAC rémunérant les agriculteurs qui en ont le moins besoin), car si arnaque il y a, elle est purement d'essence politique, aussi mensongère et opportuniste qu'elle le fut éhontément avec le virus H1N1 dont nous espérons au moins une suite juridique. Car le BIO, comme ce qui est intellectuel, doit survivre par lui-même avec le nivellement qu'impose le rouleau compresseur démocratique et des convictions prédigérées.
C'est un fait incontestable, le monde actuel ressemble chaque jour davantage à celui prémonitoire de George Horwell : "1984". Bientôt, il y aurait des caméras de surveillance plantées dans le cul des gens, pour leur bien, bien entendu, quitte à générer un peu plus de terrorisme pour convaincre les récalcitrants. Donc ce peuple, parfaitement conduit par la "société de contrôle", achète cette chose pas assez cuite, molle puis qui se rassit en une demi-journée, et dont on jette vite aux ordures la moitié devenue immangeable, qui brûle l'estomac du fait de la levure chimique, que les rats mêmes ne veulent pas manger, qu'il serait cruel de donner à des cochons : le pain blanc des boulangeries. Ce n'est pas du pain, il ne nourrit pas.
Il faudrait une grandeur politique qui n'existe pas, pour redéfinir ce qu'est vraiment du pain :
farines biologiques complètes (mais non le pain complet obtenu par rajout d'un son gorgé de pesticides, et de préférence seigle, kamut, épautre ou petit épautre, bien plus riches en nutriments que le blé moderne), meule de pierre à vitesse lente, eau de sourcelevain naturel.
c) Dire cela, hormi passer pour un extrémiste, voir un terroriste, est une gageure dans la France de la croissance, pour deux raisons principales qui viennent en sous-main des intérêts des lobbies agricoles : 1) la plénitude, le plaisir simple de vivre, les valeurs traditionnelles dirait Luc Ferry, sont un frein à la consommation, donc à la traite du bétail humain, 2) et si la santé progressait, les bénéfices sur la maladie, et les salaires des médecins dirait Marc Vercoutère, seraient en baisse et potentiellement un frein à la croissance.
Ce scandale au sens large s'explique en ce qu'il est essentiellement celui plus ontologique de la perte de l'éthique : si les hommes et les femmes politiques avaient assimilé l'Éthique à Nicomaque d'Aristote, le Monde n'aurait pas plongé ainsi la tête la première dans le réchauffement climatique. Quant à ma personne ... on m'a déjà ôté le droit de vote, et c'est comme si on m'avait arraché l'étiquette de mon oreille de bovidé humain, un bon début de libération de l'
individualisation forcée* dont parlait Michel Foucault.
* (La dernière intervention de cette espèce fut le débat sur l'identité nationale et dont la motivation politique fut de cacher les intentions. Car, ce que l'élite au Pouvoir ne saisirait pas, faute d'intellectualisme ou primat de l'intellect, c'est que le lien social est apporté et porté par la religion, la langue, puis la Culture. On essaye ici de véhiculer des valeurs morales propres à la République, mais elle n'a pas le monopole de valeurs (traditionnelles) remontant avant Aristote. En ayant laissé filé hors de l'Education nationale, des médias, toute Culture classique (ou savante), le politique a poussé la jeunesse vers la production musicale dont la finalité est de faire de l'argent ou de véhiculer des messages contestataires ; le rap est donc un organe de rébellion et un facteur artificiel de communautarisme. En ramenant l'Art et la Culture à la seule question de la rentabilité, Mozart est devenu une rockstar pitoyable, et les jeunes français ignorent pratiquement tout de leur propre patrimoine. Il y a un rapprochement évident à faire entre la décadence de la Culture et la destruction agricole. De la même manière que certains croient que les OGM sauveront l'humanité de la faim (en leur faisant manger des pesticides produits par la plante), la Marseillaise lavera un sang impur, ce sang là ne signifiant pas race, mais c'est tout comme. Naguère, nous enseignâmes "nos ancêtres les gaulois" dans nos propres colonies, alors les chose n'ont pas évolué ; le fait que la directive nationaliste ait comme portée espérée le détournement de troubles publics (débat dans les préfectures !), non l'éducation de masse, témoigne de son hypocrisie. Pour Hegel, sismographe de l'Histoire, l'esprit d'un peuple (Volkgeist) et celui du temps (Zeitgeist) sont intimement reliés, - comment donc une autorité politique pourrait-elle définir le premier sans agir sur le second, mondialisme des flux décodés, pour ce qui est la lutte permanente entre régionalisme et centralisme, lorsque les contraires sont eux-mêmes l'émanation de la réalité ? Il faut y voir bien entendu un retour de l'espérance en la pensée solide (binaire) qui s'opposerait à celle fluide et caractérisant la modernité. Cette fluidité, mouvement présenti dans son analyse par Hegel, est par correspondance le mondialisme en perpétuel changement, rendant obligé le passage de la société disciplinaire à celle de contrôle, le rhizome de Gilles Deleuze. Il y a, en apparence, une confusion intellectuelle forte dans l'élucubration de la recherche de l'identité nationale, comme d'une ultime conception d'arrière-garde, si ce n'est que le masque tombe vite lorsque Patrick Le Lay parle de fabrication de "temps de cerveau disponible" et Luc Ferry de "déconstruction des valeurs traditionnelles" - qui n'auraient ainsi pas valeur d'encadrement des individus, mais de plénitude de l'Être réfreinant le "consommérisme". Ainsi, il s'agirait bien moins du manque d'un primat d'intellect de la part des élus, que de la volonté politicienne de continuellement faire baisser le niveau intellectuel de la masse, afin d'en garder un contrôle en finalité. Dire que c'est pour la croissance revient au même dans le fond, car celle-ci, comme vertu d'une sous-vérité sous-jacente, est la garante du maintien au pouvoir d'hommes politiques, tout autant que de l'affairisme des lobbies. Pour ce qui est de la philosophie hégélienne ayant fait considérer à l'auteur que l'Empire était une synthèse - par la Raison et à l'insu de Napoléon - de la Monarchie et de la Révolution, il conviendrait de la faire réfléchir aux tenants du saccage écologique, des catastrophismes qui guettent le Monde. Je lui préfère l'approche guénonienne faisant considérer la chute continuelle en lieu et place du progrès établissant la pensée d'Hegel comme première manifestation de la modernité qui se pense et qui se croit le moteur d'elle-même. Car cela fait longtemps que la morale Kantienne a montré des limites sournoises : l'impératif catégorique a sombré sous les coups portés par l'individualisme des Lumières ; où pourrions-nous trouver le Culturel générateur de patrimoine dans le sens donné à la Patrie par Jean-Pierre Chevènement ? On ne construit pas une identité sur du vide, mais une armée d'esclaves, et ce pourquoi l'éducation est devenue obligatoire : non pas favoriser le raisonnement et l'esprit critique, mais fabriquer des travailleurs et leurs maîtres. Les chiffres attestent de cette réalité effroyable : a) coût sanitaire du tabac en France en 2002 : 28 milliards d'euros pour seulement 15 millions de fumeurs (pour une recette de 11 milliards), b) budget de la Culture : moins de 3 milliards d'euros, d) aide des pays riches pour le milliard d'hommes et de femmes souffrant de la faim dans le Monde : moins de 6 milliards d'euros chaque année ! Il est ainsi plus important de faire partir en fumée une drogue qui tue, que d'aider l'Art, les artistes, que de donner à manger à ceux qui souffrent du fait de notre politique agricole. Est-il souhaitable de construire un sentiment patriotique autour de cette stupéfiante bêtise, ou n'est-ce pas seulement l'encadrement forcé d'un troupeau ? Autre compréhension, mais encore plus sordide, concernant le débat sur l'identité nationale : "Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature (...) Je m'en suis tenu à l'écart autant que possible, car ce débat est, à mes yeux, vraiment pervers. Le gouvernement, à l'approche d'une échéance électorale, propose, je dirais même impose, une thématique de la nation contre l'islam. Je suis révulsé comme citoyen. En tant qu'historien, j'observe comment cette thématique de l'identité nationale a été activée par en haut, comme un projet assez cynique", Emmanuel Todd (ingénieur de recherche à l'Institut national d'études démographiques) ; l'analyse corrobore un décrochage entre le peuple et les élus - nous ne pouvons qu'acquiescer, mais pour d'autres raisons plus profondes et qui tiennent moins au conflit d'intérêt des uns et des autres, qu'à la trahison des Lumières elles-mêmes (dans la mesure où leur application pourrait être non utopique) : la "dictature rusée du renard" de Michel Onfray par exemple, plus rusée, moins violente, mais tout aussi efficace, voir bien davantage, qu'une dictature ; il en ressort une profonde nausée. La lecture de René Guénon éclaire cette grisaille de basse-fosse)
d) Parlons également du bruit musical des cafés ou restaurants, où la sonorisation ne consiste pas dans la mise en œuvre d'une chaîne HIFI musicale, mais le plus souvent d'un minable poste de radio posé sur une étagère. Faire découvrir la musique participerait à faire vivre les disquaires ... qui n'ont pas encore disparu et à faire connaître les oeuvres, à créer un moment de bonheur et à inciter à acheter du matériel audiophile, si ce n'est que la politique gouvernementale - aussi débile que celle de l'ISF - conduit, et pour une simple raison de politique de taxation, à faire s'équiper du strict minimum, en l'occurrence pour la génération d'un bruit continu avec des radios assénant perpétuellement des directives ... publicitaires. Grâce au choix de nos technocrates comptables, il s'agit de la mise en œuvre d'une véritable politique d'abrutissement populaire, dirigée dans un contresens culturel et économique au premier abord, car tout choix politique devrait être dicté par le désir du mieux et non celui du pire, comme pour l'agriculture qui est un exemple maudit de perversité ; ici il s'agit d'un véritable saccage organisé de la civilisation. Citons Vincent Rouzé (chercheur CEMTI) : "Ensuite, cette multiplication des programmes musicaux, ainsi que cette volonté de « bruit » constant posent la question du droit au silence. En effet, le silence, difficile à définir car en parler amène inévitablement à le rompre, se joue là encore de la communication. D’une part, il est la clé de la réflexion, de l'apprentissage et de la spiritualité. De l’autre, il symbolise la mort et sa présence, qui impose à l’homme de se retrouver seul avec lui-même, lui rappelle la fragilité de sa condition, lui rappelle combien il est mortel. Or, cette multiplication des sources sonores n’est pas sans évoquer 1984, le roman de Georges Orwell. En effet, dans ce roman, le gouvernement diffuse des musiques sans consistance, des « rengaines »… afin de tranquilliser la masse populaire mais aussi et surtout afin d’annihiler tout besoin de réflexion". Nous comprenons alors mieux la satisfaction politique de la médiocrité ; il suffit de visiter le site Ebay concernant le domaine audiophile, pour constater le gouffre s'étant établi entre la France et l'Allemagne. Il y a un consensus pour abrutir (faire consommer comme la vache broute de l'herbe) et pour rendre malade (faire tourner l'industrie pharmaceutique).

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Il est temps d'en finir, l'humanité présente est devenue le cancer d'elle-même, quand même des Ministres encouragent à ne plus penser*, ce que l'on comprend aisément. Pendant que le Titanic de la société moderne se précipite vers son iceberg et que les fous* de la croissance ne cessent de hurler "plus vite plus vite plus vite plus vite !", des idiots remarquables veulent légiférer sur l'interdiction d'être voilé ou de donner la fessée, ont la prétention de diriger le débat sur l'identité nationale, et les très jeunes enfants sont gavés des messages publicitaires diffusés entre chaque dessin animé. Nous nous fichons comme d'une guigne de l'avenir de l'humanité, quand déjà nous traitons nos enfant comme du bétail.
* (
Christine Lagarde en 2007 : "un pays qui pense, alors qu'il faut cesser de penser")
* (Dans les curiosités exprimant une certaine confusion mentale, il y a 1) se plaindre à la fois de la baisse de la natalité nationale - bien entendu non pour la Vie, mais pour les retraites - et de l'émigration, 2) se plaindre du taux de chômage tout en demandant à ceux qui ont un travail de faire des heures supplémentaires, 3) constater un taux de chômage prépondérant chez les jeunes ... et repousser l'âge de la retraite de ceux qui sont en fin de vie ; car c'est dantesque en contre-sens !)
Le Pouvoir serait-il aux mains de fous ou inaptes désignés par des ignorants, pour se référer à la démonstration faite par René Guénon dans son "La crise du monde moderne", livre dans lequel il entreprend de déconstruire les modalités du vote démocratique amenant de manière mécanique l'ignorance au Pouvoir ?

Aurais-je écrit ce texte interminable, pendant de longues nuits d'insomnie et d'angoisse, si l'ironie du sort ne m'avait pas jeté en Auvergne, au milieu d'une nature sans charme*, loin de la mer qui est ma vie, avec une population qui vous regarde comme un maquignon inspecte un cheval de trait, ne parle exclusivement que de sous à chaque coin de rue ? C'est le constat lorsque vous quittez Paris et son ouverture d'esprit - son brassage culturel témoignant de la dimension xénophobe de toute démarche identitaire nationaliste, vous faire sentir l'étranger en vous et vous escroquer plus que de raison - comme de rendre votre maison inhabitable, ne pas avoir d'humour - car "ça n'fait pas d'sous", vous bloquer dans une région funeste comme une prison. J'ai donc fini par couper le contact, d'ailleurs impossible, renonçant à échanger des idées qui "n'coûtent pas d'pain" ; je garde un sévère mépris* vis à vis de l'ancienne ANPE interdisant le déplacement à l'artiste ... au pays de la liberté d'expression et des arts. Voici les raisons pour lesquelles le texte a envahi un espace censé n'être que photographique.
* (J'ai toujours remarqué l'analogie existant entre une région et ... son peuple. Il a déjà été fait le rapprochement entre l'Unicité islamique et le désert sans fin et monotone ; pour passer rapidement du Royaume-Uni à la Corse, je remarque peut-être davantage l'absence de toute esthétique dans les paysages Auvergnats, quand je les compare au Lake District de Cumbrie avec ses 25 montagnes de plus de 800 mètres et qui sont modelées par la glaciation de Würm. Chaque virage y est un émerveillement. Dans un tel paysage, les légendes naissent ; en Auvergne on compte ses sous, la mine grise et l'âme desséchée. Même les chiens - qui ressemblent à leurs maîtres, et les vaches, sont mauvais et paraissent atteints)
* (Le terme est aimable, il s'agit plutôt d'une haine sourde qui tord le ventre et provoque des hémorragies)
Vrais proverbes auvergnats : "Il fait bon ne rien savoir : on apprend toujours" - "on prend les bêtes par les cornes et les hommes par la parole" - "parle à mon cul, la tête me fait mal" - "chaque poule vit de ce qu'elle gratte" - "promettre ne ruine pas" - "il vaut mieux péter en compagnie que crever seul" - "qui n'épargne pas un sou n'en aura jamais deux".
La province du Centre France parait se cacher du reste du Monde, aller des ragots aux petites affaires, dressée qu'elle est sur un pied d'estal de misère, quand les notables ne goûtent jamais la satire. Je n'y ai pas encore rencontré d'élan passionné - tout est calculé, une démarche qui ne découle pas des petites hypocrisies quotidiennes. Aucun rêve et la conscience qui se satisfait des trottoirs sales, du manque de savoir vivre, d'éducation ou d'hygiène comportementale. Inouï et non exprimable dans le détail ; il faut y être né pour le supporter. 

Mon texte remonte par vagues incessantes depuis 2003. J'avais mis dix-huit ans pour enfin réussir à quitter Paris, afin d'aller photographier la chaîne des Pyrénées, mais j'ai fini par me retrouver acculé en Auvergne. Quelle est cette rage intérieure qui donne la force de ne pas se "tirer une balle", qui nous donne ce sentiment d'être ? Pourquoi l'être humain souille-t-il tout ce qu'il touche et ne le ramène-t-il qu'à la considération qu'il a pour l'argent ? La puissance ? J'ai payé le prix fort en sollicitant une aide de l'Etat, le Ministère de La Culture n'a donc aucune utilité pour les artistes qui sont en difficulté - il charge les préfets de faire le sale travail ; maintenant je sais de quoi il en retourne des hommes et des bêtes. Malgré leur sauvagerie, je préfère mille fois ces bêtes aux hommes, cette espèce maudite qui est souvent de la fripouille, car elles ont l'excuse du manque de conscience.
La démocratie me parait être un masque, la paix une forme différente de guerre. J'ai entrepris de déconstruire les certitudes que notre orgueil nous a poussé à croire, je décompose donc ce spectacle imbécile qui aveugle, car la destruction du Monde et l'avidité inhérente justifient l'éradication de l'initiative créatrice, comme la photographie, à l'exception bien entendu de sa part nihiliste, c'est à dire destructrice de sens et déconstructrice des valeurs traditionnelles auxquelles la modernité marchande s'oppose, l'Etant contre l'Être.
Dans la société de "croissance", la photographie n'a un droit à l'exister que par les dépenses qu'elle génère ; c'est ainsi que toute chose s'est trouvée dénaturée, du vrai pain biologique et au levain, au domaine de la santé prospérant allègrement sur la maladie. La mondialisation n'est rien d'autre que la suprématie finalisée de la valeur d'échange sur celle d'usage déjà distingué par Aristote, la spéculation étant son essence même, car l'échange transforme, selon Marx, le produit en marchandise d'après une quantité de temps de travail - en opposition à l'usage qui en est fait ; mais l'échange se caractérise par son implication en amont et en aval. Sous ces deux aspects, mon travail photographique ne vaut strictement rien ; mieux, il est laminé par un système économique qui ne survit que sur cette double transition qui permet à l'Etat de récolter l'impôt. L'Etat de Monsieur Sarkozy ne donnerait pas un centime d'euro pour sauver mes photographies, au pire elles seraient nuisibles de par leur dimension naturellement contemplative. Que les choses soient claires : en Occident moderne, rien n'existe pour soi-même dès lors que l'usage, et le moindre soit-il, est devenu le moteur de l'échange (croissance, publicité, reprise automobile, fêtes de fin d'année, promotions), que les médias de masse en viennent à ne venter la valeur d'une œuvre qu'au chiffre de ses ventes, faisant qu'une niaiserie surpasse les quatuors à corde ou la Princesse de Claive. Un tel système est déjà la corruption de l'économie prise dans son sens premier, mais il ne peut que pourrir la civilisation en la précipitant vers sa dissolution ; la vraie richesse d'une civilisation, mais comme d'une âme, le doit en premier lieu à ses valeurs dites immatérielles. Le politique veut nous le faire oublier, ou il le confond avec ce qui est appelé "les racines" ou "l'identité nationale", dans une entreprise intellectuelle qui ne sort pas de sa propre logique utilitariste. C'est une maladie dont l'évidence est de ne pas le comprendre.
Citons
Claude Lévi-Strauss, père des relations d'homologie au sein de l'universalité de l'esprit humain (qui laisse penser que le structuralisme décèlerait dans la recherche de l'identité nationale un ethnocentrisme à rebours et dont l'objet est moins culturel qu'économique), dans l'Homme nu (à propos du plaisir musical) : "Échappant à l'entendement où elle a son siège habituel, la signification vient s'engrener directement sur la sensibilité. Pour la musique, celle-ci se retrouve donc investie d'une fonction supérieure et, pour le sujet, inespérée : d'où ce sentiment de gratitude envers la musique qui le comble, d'être soudain transformé par elle en un être d'essence différente chez qui des principes ordinairement incompatibles (au moins le lui a-t-on enseigné) s'apaisent et atteignent, en se reconciliant, à une sorte d'unanimité organique". Je n'aurais pas pu mieux l'exprimer pour la contemplation des paysages.
Cette "unanimité organique", qui se situe bien au delà de l'entendement, devrait être le siège de l'unification de la société - selon la pensée du confucianisme, cela grâce à la Musique dont Nietzsche (Crépuscule des idoles) dit : "Sans musique la vie serait une erreur" ; ce dernier était bien entendu inspiré par
Schopenhauer qui bien que récusateur des détenteurs d'une vérité* quelconque, ne différenciait la vie du cauchemar que parce que l'on ne s'en réveille pas, mais soupçonnait malgré tout une faculté de la musique pour manifester "l'essence intime du monde" : "Ce qui distingue la musique des autres arts, c'est qu'elle n'est pas une reproduction du phénomène ou, pour mieux dire, de l'objectité adéquate de la volonté ; elle est la reproduction immédiate de la volonté elle-même et exprime ce qu'il y a de métaphysique dans le monde physique, la chose en soi de chaque phénomène".
* (Le monde comme représentation avec opposition entre sujet - qui pour cette raison même ne peut être connu - et objet, ce qui s'oppose à la philosophie heideggerienne pour laquelle le sujet est une manifestation dans l'ouverture à l'être ne devant rien à la volonté. Il faut alors se référer à René Guénon, pour comprendre que les philosophes se sont limités à l'étude de l'être, sans jamais considérer que le non-être puisse être autre que pur néant (pour Schopenhauer un espace vide de volonté), comme le domaine des possibilités, ce qui se situe au delà de l'ordre de la manifestation. Selon Gorgias de Léontium, sophiste et fondateur du pragmatisme rhétoricien (opposé donc à l'idéalisme platonicien), "rien n'existe - si quelque chose existe, on ne peut le connaître - même si l'on ne peut le connaître, on ne peut l'exprimer")
La musique, les paysages sont ce qui fait connaître l'inexprimable dans un moment de joie indicible.

Parenthèse : exemple de pur sophisme qui marquera la modernité politique, "Sur le non-être ou sur la nature" (des fragments transmis par Sextus Empiricus) :
"
Sur le fait qu'il n'y a rien, Gorgias raisonne de la manière suivante. S'il y a quelque chose, ce sera l'être ou le non-être ou, à la fois, l'être et le non-être. Mais d'un côté, l'être n'est pas, comme il l'établira, non plus que le non-être, comme il le confirmera ; non plus encore que l'être en même temps et le non-être, comme la suite le montrera. Il n'y a donc rien (...) Ainsi donc le non-être n'est pas. Car si le non-être est, il est à la fois et ne sera pas. Car dans la mesure où il n'est pas pensé comme être, il ne sera pas, mais dans la mesure où il est non-être, il sera à nouveau. Or il serait tout à fait contradictoire qu'une chose fût à la fois et ne fût pas. Par conséquent, le non-être n'est pas. Et par ailleurs, si le non-être est, l'être ne sera pas. Car ces propositions sont contraires entre elles et, si on accorde au non-être qu'il est, il s'ensuivra que l'être n'est pas. Or il n'est pas possible que l'être ne soit pas et, par conséquent, le non-être ne sera pas (...) Et, au reste, l'être n'est pas. Car, si l'être est, il ne peut être que non dérivé ou dérivé ou, à la fois, non dérivé et dérivé. Or il n'est ni non dérivé, ni dérivé, ni à la fois non dérivé et dérivé, comme nous le montrerons. Donc l'être n'est pas. Car si l'être est non dérivé (et c'est par là qu'il faut commencer), il  n'a aucun  commencement, quel qu'il soit (...) Car tout ce qui naît a un commencement, mais ce qui, par nature, est non dérivé n'a pas de commencement et, n'ayant pas de commencement, est infini. Or s'il est infini, il n'est nulle part. Car s'il est quelque part, ce en quoi il est, est différent de lui-même et ainsi l'être ne sera plus infini, du moment qu'il sera contenu par quelque chose. Le contenant est plus grand que le contenu ; or rien n'est plus grand que l'infini ; il en résulte que l'infini ne peut être quelque part (...) Mais l'infini ne peut pas non plus être enveloppé en lui-même ; car alors le lieu où il est et ce qui est dans ce lieu se confondent ; et l'être deviendra deux : le lieu d'abord, puis le corps. Ce dans quoi est le corps est le lieu; et ce qui est dans le lieu, c'est le corps. Mais c'est là une absurdité. Par conséquent, l'être n'est pas non plus en lui-même. Par conséquent encore, si l'être est éternel, il est infini ; et étant infini, il n'est nulle part ; n'étant nulle part, c'est qu'il n'est pas. Si donc l'être est éternel, il ne peut pas avoir non plus de commencement (...) D'un autre côté, l'être ne peut pas davantage avoir été créé. Si par hasard il est né, il a dû sortir de l'être, ou du non-être. Mais il n'a pas pu sortir de l'être; car si l'être est, c'est qu'il n'est pas né et il existe déjà ; ni du non-être, puisque le non-être ne saurait produire quoi que ce soit, attendu que ce qui est capable de produire quelque chose doit de toute nécessité participer déjà à l'existence. Donc l'être ne peut pas avoir été créé (...) On ne peut pas dire que la parole soit de la même façon que peuvent être les choses visibles ou entendables, de telle manière que, la parole étant une fois supposée, on puisse en inférer les êtres et les sujets extérieurs ; car si la parole est un sujet aussi, dit Gorgias, il diffère tout au moins de tous les autres sujets ; et, par exemple, quelle distance n'y a-t-il pas entre les objets visibles et les mots qui les expriment? En effet, c'est par un organe différent que les objets visibles sont perçus, et qu'est perçue la parole qui les exprime. Ainsi, la parole ne peut pas montrer en soi la plus grande partie des objets extérieurs, de même que la plupart des objets ne peuvent pas mutuellement révéler la nature les uns des autres. Tels sont les raisonnements de Gorgias, qui, dans la mesure de leur valeur, détruisent tout critérium de la vérité ; car il n'y a plus de critérium du moment que l'être n'est pas, qu'il ne peut pas être connu, et qu'il n'est pas fait pour pouvoir être transmis à autrui", texte extrait de : Analyse de la théorie de Gorgias par Sextus Empiricus.
C'est donc le sens extraordinaire de l'Art, que de permettre de connaître ou de sentir, et de transmettre à autrui, lorsque l'Administration des comptables, et des technocrates, ne vient ni quantifier, ni briser les initiatives artistiques au nom de l'égalité soi-disant pourvoyeuse de liberté, au non de l'économie qui ne fait que se dévorer elle-même et animaliser les êtres.
La Croissance, même verte, en dehors du fait que la limitation de la Terre en fait un suicide, participe à réduire les hommes. Je fais partie d'une petite minorité de pensée convenant que l'égalitarisme républicain est peut-être la plus grande fourberie de tous les temps : elle rabaisse les élites - mais n'élève pas le vulgaire ; pire : elle tire vers le bas du fait de l'écrasement du nombre, pire encore : elle devient le procédé pour exploiter la masse qui se laisse d'autant manipuler qu'elle se croit peuple légitime, déjà oublieuse que le sens de la légitimité est de la recevoir et non de se l'octroyer. Bref, la liberté des Lumières se transforme petit à petit en un immense camp placé sous surveillance vidéo, et où les espoirs sont infiltrés par les peurs ; aussi, l'humanisme est, sous tous ses aspects qui peuvent être négatifs ou positifs, destructeur de sacralité. Remarquons la retenue circonstancielle du chef de l'école dite sceptique qui est très loin de correspondre au nihilisme moderne par principe hostile à toute possibilité de transcendance, échappant pourtant par définition à l'entendement cognitif.

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Pourquoi je ne me fais pas vacciner (fin 2009)

Le terrorisme du 11 septembre semble être la méthode efficace mise en oeuvre pour aller faire main basse sur les ressources planétaires ; il est à craindre qu'une guerre bactériologique, sous couvert de pandémie naturelle, soit le procédé géopolitique pour éradiquer un trop plein d'humanité, quand les femmes ne pensent encore qu'à procréer. Le problème écologique actuel, la crise économique, la nécessité de faire croire à un terrorisme pour justifier nos interventions géopolitiques, tiennent essentiellement à la surnatalité de l'espèce humaine.
Ce fut la cause profonde de toutes les guerres précédentes et des conquêtes - les exemples les plus forts étant les razzias des Scandinaves jusqu'aux confins de la Bourgogne, et la faim de terres que fut la notion d'Heimat sous l'Allemagne nazie. Quand la femme a trop procréé, l'homme doit mettre en place la machine guerrière propre à éliminer le trop plein ; il est fort possible que le Général russe
Leonid Ivachov ait vu juste, quand il parle des pandémies de virus comme choix stratégique des USA visant à l'éradication prochaine de trois milliards d'êtres humains : il suffit d'observer la problématique posée par six milliards d'hommes, pour imaginer les évidentes conséquences avec neuf... Ceux qui voudraient opposer terrorisme et paix, dictatures et démocratie, refusent de comprendre qu'il s'agit d'une seule et même guerre* meurtrière, dont seules les modalités de surface changent.
* (Edward Hamlyn : "
Nous pouvons ne pas nous en rendre compte, mais ce que nous voyons est la guerre commerciale détruisant la planète. Il faut que nous voyions pourquoi nous sommes en guerre, une guerre beaucoup plus mortelle que la guerre militaire")

L'homme, ce troupeau :
Vous souvenez-vous de ce feuilleton britannique - une caricature esthétique de la
société de contrôle, "Le Prisonnier" avec Patrick McGoohan, où un barbu en maillot rayé secoue la tête comme un forcené, tout en criant devant la Communauté : "believe me ... believe me ... believe me", semblablement à Roselyne Bachelot ? 
Le langage politique qui pousse à se faire vacciner rappelle ce passage drôle ; la réalité, par contre, semble l'être beaucoup moins, elle ressemble à une immense entreprise de contrainte des corps, des âmes, pour cette fois-ci un grotesque de mauvaise augure...
Ce qui posait problème, c'était le stupéfiant tapage politique envers une grippe que le monde médicale considérait, pour une grande part, comme banale
* ; par ailleurs, le passé récent témoigne d'une barbarie qui ne se limite ni au nazisme ni au communisme, qui œuvre dans l'ombre en permanence : famine, popérisation, populisme, destruction des sols, dénaturation de l'alimentation, chasse aux sorcières des médecines douces, propagandes et endoctrinements de toute sorte, crise économique et fausse monnaie* des États.
* (Selon Denis Coulombier (au ECDC), la grippe A tue moins que le virus habituel de la grippe saisonnière. Sur Wikipéfia : "
Le taux de mortalité global de cette grippe A (H1N1) reste faible et serait inférieur à celui de la grippe saisonnière. Ainsi « la proportion des morts dues au virus de la grippe A s’élève à 0,2 - 0,3 pour mille, soit un taux inférieur à la grippe habituelle, qui tuerait à peu près un patient sur mille »")
* (Exemple : les pays exportateurs de pétrole, payés en dollars, achètent eux même en dollars à l'étranger, dollars qui finissent par acheter du pétrole, des dollars qui ne correspondent donc à aucun engagement des US. La boucle est bouclée, dit Landerec, qui parle de fausse monnaie et d'une économie de la croissance à crédit, rappelant que si l'Irak de Saddam Hussein eut tenté de se faire payer en euros, les autres pays n'ont sans doute pas suivi de peur que l'on découvre également chez eux des preuves d'armes de destruction massive)

Ainsi, cette plus que douteuse histoire de grippe H1N1 parait être aussi peu naturelle que l'origine de la crise de 2009. Qui n'a pas encore vu le documentaire "L'Argent Dette"* (Money as Debt), exposant l'idée que l'existence même des intérêts rend obligatoire l'accroissement continu du PIB, d'où l'obsession maladive du politique pour la croissance ? Aussi, comment ne pas voir un corollaire : dette - croissance - maladie ? Cette dernière est une forme de dopage de l'idée politique de croissance car : a) elle favorise le consommérisme dans un premier temps (1/4 des dépenses*), b) elle facilite l'endettement, donc la fabrication de la fausse monnaie, la dette qui se cumule ne faisant qu'appauvrir toujours davantage la masse pour la soumettre dans la peur, organe central du pouvoir, selon Noam Chomsky, avec la fabrication d'un consentement en finalité, "internalisé", c'est à dire servant à maintenir l'illusion de liberté, quand la ligne politique reste sous-entendue. Ceci explique la soumission totale des médias devant les thèses officielles créatrices de la pensée unique.
* (Mais, dans "Arrêt sur images", Alexandre Delaigue rapporte que n'est pas signalé le fait que l'extinction d'une dette détruise de la monnaie)
* (Citons toujours Günther Schwab :
"Une société qui tire le quart de ses revenus économiques de la maladie poursuivra, diffamera et, finalement, mettra hors d'état de nuire quiconque voudrait apprendre à ses concitoyens à vivre en bonne santé")
Pour exemple, Chomsky affirmait que l'étiquette terroriste appliquée aux autres, devenant idéologie guerrière, masque nos actions terroristes. Il convient alors de citer le non-respect du Corollaire de Monroe revisité par Roosevelt, pour une interprétation qui était déjà insidieusement expansionniste :
« L’injustice chronique ou l’impuissance qui résulte d’un relâchement général des règles de la société civilisée peut exiger, en fin de compte, en Amérique ou ailleurs, l’intervention d’une nation civilisée et, dans l’hémisphère occidental, l’adhésion des États-Unis à la doctrine de Monroe peut forcer les États-Unis, même à contrecœur, dans des cas flagrants d’injustice et d’impuissance, à exercer un pouvoir de police international » (6 décembre 1904).

Cito
ns le Dr. Edward Hamlyn de la British Association for Monetary Reform, pour une vision actualisée de la "crise économique" :
"Nous pouvons ne pas nous en rendre compte, mais ce que nous voyons est la guerre commerciale détruisant la planète. Il faut que nous voyions pourquoi nous sommes en guerre, une guerre beaucoup plus mortelle que la guerre militaire. D'abord voir qu'il y a la guerre et voir ensuite sa cause et le levier que nous devons actionner saute aux yeux. La cause de la guerre commerciale est l'utilisation de la dette comme une monnaie mondiale. C'est dur à voir parce que c'est à la fois incroyable et incompréhensible. Le fait est que les monnaies sont maintenant créées et émises sous forme de crédit. Pour que l'argent existe dans le monde moderne il doit naître par emprunt. Investissement est l'expression à la mode de l'économie. L'Amérique est la nation la plus riche et la plus prospère du monde parce qu'elle a les plus grosses dettes. Pas malgré ses dettes colossales, mais à cause d'elles. L'Amérique a été plus généreuse d'emprunts qu'aucune autre nation. Voilà un autre oxymore pour vous : richement endetté. Si par hasard vous avez été capables de suivre le fil jusqu'ici vous êtes prêts à sauter de nouveau dans le noir et voir la lumière. Un autre oxymore ! Quand un crédit est accepté comme prêt d'argent, un tour de passe-passe s'est produit. Offrir un crédit avec l'intention de faire croire à l'emprunteur qu'il emprunte de l'argent qui existe déjà, c'est fabriquer de la fausse monnaie selon la définition du dictionnaire. Mais ce n'est pas de la fausse monnaie ordinaire pour trois raisons stupéfiantes : a) D'abord c'est une méthode de contrefaçon que les institutions financières se sont arrangées pour rendre légale. B) Deuxièmement c'est de la fausse monnaie prêtée et un intérêt doit être payé pour son utilisation. c) Troisièmement dès l'instant que cette fausse monnaie est acceptée comme un prêt l'emprunteur est considéré par la loi comme un débiteur. Le prêt doit être remboursé en vraie monnaie. Le percepteur n'acceptera pas un crédit comme vraie monnaie"
Louis T. Mc Fadden (membre de la Chambre des Représentants au Congrès) en 1932, accusant la F.R.B. d'avoir intentionnellement déclenché le crash boursier de 1929 : "Monsieur le Président, nous avons dans ce pays une des institutions les plus corrompues que le monde ait jamais connue. Je me réfère à Federal Reserve Board et à Federal Reserve Bank".

Ainsi, de l'argent factice - créateur de dette (pour les hommes endettés de Michel Foucault) aux intérêts expansionnistes (c'est le 11 septembre), il n'est pas idiot de considérer un unique lien idéologico-pratique entre crise économique et pandémie, et alors pourquoi pas : fomenter une injection de puces pour résoudre le problème de la résistances des peuples, ou, plus probablement, une éradication préméditée d'une large composante de l'humanité surpeuplée, sachant que le véritable Pouvoir - au sein des divers flux déterritorialisés - est passé des Gouvernements des États aux trusts ou consortiums bancaires et industriels, et en quel cas l'hégémonie américaine devient essentiellement dictée par des intérêts supra-nationaux ?
Voici donc une liste non exhaustive des réactions les plus contestataires et à laquelle mon scepticisme me faisait souscrire facilement :

Dernières nouvelles donc
(décembre 2009) : H1N1 - le complot après celui du 11 septembre, la chasse aux sectes, ou : mais quelle armada pour une grippe bénigne !
Depuis le 11 septembre 2001, il est aisé, pour ceux qui ne limitent pas leur savoir au formatage de la télévision, de comprendre que c'est l'Occident qui a perpétré le 
11 septembre, afin de préparer l'opinion au contrôle du Monde, probablement en conséquence de la surpopulation, de la baisse des ressources énergétiques planétaires. Ce qui semble se tramer, sous couvert de démocratie, de liberté (on comprend désormais la raison du lavage de cerveau), parait dépasser en horreur le nazisme, si ce n'est qu'une filiation n'est pas inconnue entre IG-Farben et ONU et OMS, amenant à reconsidéré Adolphe Hitler, que le trust chimique américano-germanique (avec la Rockefeller) a financé dès 1932, comme pantin pour d'autres intérêts.
Il me parait inopportun de présenter simplement des photographies : ce qui se passe fin 2009 semble attester l'existence d'un processus en marche et dont la finalité
pourrait être :

1) L'éradication d'une large part de l'humanité grâce à la maladie, selon Jane Burgermeister (concernant l'envoi de 72 kg de virus pathogène*) qui intente une action judiciaire contre l'OMS et l'ONU pour : bioterrorisme et tentative de meurtre (le virus serait créé en laboratoire selon Adrians Gibbs, virologue). C'est également la thèse de Leonid Ivachov* (ancien chef de la Direction de la coopération militaire internationale du ministère russe de la Défense, aussi Président de l'Académie des problèmes géopolitiques et chef d'état major interarmes de la Fédération de Russie au moment du 11 septembre, affirmant l'inexistence du terrorisme international, aussi artificiel - une collusion capitaliste américaine - que la grippe aviaire) :
"
De mon point de vue, l'attention soutenue portée au problème nucléaire permet de détourner l'opinion publique des principales menaces que sont les épidémies (...) Les médecins militaires détiennent la formule de la pneumonie atypique qui a donné naissance au virus. La grippe aviaire a également une origine artificielle (...) Selon les renseignements américains, d'ici 2015, quelque 3 milliards de personnes seront "de trop", notre planète s'attend ainsi à une surpopulation."L'activation" des différents virus susceptibles de déboucher sur la mort massive de gens est une stratégie globale destinée à réduire la population de la planète"" (25 mai 2009)

* (72 kg de vaccin contaminé "par erreur" par des virus de la grippe aviaire, fabriqués en décembre 2008 par Baxter International en Autriche (Orth-Donau) : le résultat serait le mélange de virus H3N2 (grippe ordinaire) et de H5N1 (mortel), pour la création d'une arme biologique mortelle à 63%. Selon l'article de "Horizons et débats"  : "un tel virus pourrait se propager rapidement dans le monde entier et provoquer la mort de millions voire de milliards de personnes" (lire tout l'article sur http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1734))
* (Leonid Ivachov suit le point de vue de l'Axis For Peace - de Thierry Meyssan (Réseau Voltaire - mouvance de gauche anti-capitaliste, anti-sioniste, anti-catholique, censuré : "Operation Sarkozy : how the CIA placed one of its agents at the presidency of the French Republic") dans sa dénonciation du nouvel Ordre Mondial US : "Des groupes armés transnationaux, soutenus par des États, ont semé la terreur dans d’autres États pour les déstabiliser et les affaiblir. Sur la base d’imputations fantaisistes, une coalition a excipé du droit à la légitime défense pour imposer militairement des régimes complaisants à son égard, prendre le contrôle de moyens de communication, de couloirs de communication et de champs pétroliers. Des associations para-étatiques, prétendûment consacrées à la promotion de nobles idéaux, ont financé des manifestations de rues pour renverser des gouvernements")

www.prisonplanet.com : "Fears that a mass pandemic was being readied as a biological attack have rumbled on in the conspiracy community ever since 9/11. Investigators point to the highly unusual number of deaths of top microbiologists to suggest that people with knowledge of the program are being eliminated. (Is Swine Flu A Biological Weaponb? )
Wayne Madsen : « Un éminent scientifique de l'Organisation des Nations Unies, qui a étudié le déclenchement du virus meurtrier Ebola en Afrique, ainsi que les victimes du VIH / sida, a conclu que le H1N1 possède certains « vecteurs » de transmission qui suggèrent que la nouvelle souche de grippe a été génétiquement fabriquée en tant qu'arme de guerre biologique militaire".

2) Le contrôle des survivants grâce à la nanotechnologie* injectée* - sous couvert de vaccinations selon Jane Burgmeister - www.theflucase.com. C'est aussi la thèse (inoculer des puces létales) du père de la "médecine nouvelle germanique", le docteur Ryke Geerd Hamer, ce cancérologue écroué trois ans à Fleury-Mérogis (après avoir fait 370 jours de prison à Cologne pour, parait-il, refus de renier sa thèse), découvreur de l'origine psychique du cancer ou Loi d'airain du cancer, quand un cancéreux rapporte en moyenne 180.000 dollars. La localisation d'une lésion dans le cerveau permettrait de comprendre l'origine du mal en se remémorant le conflit psychologique, pour dépasser le traumatisme. Kousmine voyait dans le cancer non pas la maladie, mais le procédé d'urgence qu'a le corps pour se détoxiquer, quand le docteur Hamer y voit une surpuissance et André Gernez l'action des cellules souches. Pour ce dernier, les cellules qui procréent et celles qui travaillent ne sont pas les mêmes. Le traitement, un antimitotique : l'hydrate de chloral, a été interdit en France en septembre 2001 ; sale temps pour les chercheurs en cancérologie qui s'orientent sur des pistes plus, trop, économiques ! Même dans le cas probable où il y aurait une logique commune aux diverses approches, j'ai compris depuis longtemps que le déficit de la sécurité sociale est une imposture*, que la maladie, comme l'explicite Günther Schwab, est la vache à lait de la croissance.
* (Exemple de progrès nanotechnologique : la société VeriChip partner Receptors LLC vient de breveter une micropuce implantable et capable de détecter le virus H1N1 ou autre)
* (Extrait du site "Contre La Pensée Unique" : "
Vous êtes libres de penser que la paranoïa a atteint l’équipe de rédaction de CLPU, pourtant, nous fêtons très exactement aujourd’hui le cinquième anniversaire de l’autorisation de mise sur le marché de la première puce implantée sous la peau, et son utilisation par les hôpitaux américains. Cette autorisation semble difficile à contester puisqu’elle émane de la puissante et intransigeante Food and Drug Administration (FDA). Développée par la société Applied Digital Solutions, cette technologie a de quoi faire peur. Il s’agit d’une puce de la taille d’un petit grain de riz, qui utilise la technologie RFID et dont les dérives potentielles font l’objet de nombreux débats aux États-Unis comme en Europe. Insérée sous la peau du patient, elle est invisible et affecte à son porteur un numéro à 16 chiffres". Site AMESSI : "La puce injectable en Espagne" : "Les clubs internationaux de la plage de Baja est la première société à utiliser le "système de VeriPay," développé par VeriChip Corporation appliqué de Digital’s et annoncé à une conférence internationale à Paris l’année dernière. La compagnie pense que cette application est préférable aux cartes de crédit et les cartes futées, qui sont sujettes au vol et à la falsification d'identité. ADS a dévoilé le VeriChip original juste après la tragédie 9-11 (...) "Nous sommes actuellement la seule compagnie offrant la technologie implantable d’identification humaine ," a dit Scott R. Silverman, Président et cadre supérieur des solutions appliquées de Digital. "nous croyons qu’il y a une opportunité substantielle du marché pour cette technologie, et des succès comme en Espagne serviront de catalyseurs à une adoption plus large")
* (Sécu, un montage financier : non déficitaire de 11 milliards d'euros, selon l'INDL, mais bénéficiaire de 9 milliards ; le citoyen "roulé dans la farine" !)

Jean-Jacques Crèvecoeur ("Le bétail humain court se faire vacciner dans les abattoirs collectifs préparés à cet effet") :
"J'avais choisi de dénoncer les nombreuses anomalies, les manipulations et les plans de vaccination de masse qui caractérisaient ce dossier. Malheureusement, toutes mes prédictions se sont vérifiées jusqu'à présent. L'heure n'est donc plus à la dénonciation : le bétail humain court se faire vacciner dans les abattoirs collectifs préparés à cet effet. L'heure est à compter les milliers de victimes à court terme de ce vaccin extrêmement dangereux et toxique : céphalées, chocs anaphylactiques, arrêts cardiaques, syndromes de Guillain-Barré, paralysies, décès dans les heures qui suivent la vaccination. À moyen terme, nous observerons une multitude de maladies auto-immunes, de dégénérescences neurologiques, de cancers, de décès. Mais bien sûr, tout cela ne sera que le fruit du hasard. Si vous voulez jouer à la roulette russe, je vous en prie. Comme je ne suis pas suicidaire, je ne serai pas des vôtres. Bonne chance à tous !".

Ce possible complot a déjà ses résistants dans le domaine médical :
Citons ainsi le docteur
Marc Vercoutère* (CRI-VIE) sur l'inefficacité et la dangerosité des vaccins, Sylvie Simon journaliste, Mirella Carbonatto (SOS-Justice), le collectif "Initiative citoyenne H1N1", Laurent l'Ecuyer (Bioperfection), Jacques Paltz, Tom Jefferson épidémiologue (collaboration Cochrane), le docteur Joseph Mercola, sœur Teresa Forcades, le docteur Marc Girard pharmaco-épidémiologue (www.Rolandsimion.org), vactruth.com, Lina B. Moreco "Silence, on vaccine", enfin
Adrians Gibbs (virologue de l'Australian National University, ANU) affirmant fin 2009 que le virus H1N1 sort d'un laboratoire !
* ("Depuis une dizaine d’années, les menaces de pandémies, Sras, grippes H5N1 et H1N1, se répètent sans livrer tous leurs secrets* tout en profitant aux laboratoires pharmaceutiques qui bénéficient de la confiance aveugle des autorités sanitaires internationales et nationales. Pourtant, la Cour de comptes, comme le Sénat, reconnaissent que « la politique du médicament est inféodée aux lobbies pharmaceutiques », tandis que « la formation et l’information des médecins sont assurées essentiellement par ces mêmes laboratoires » (rapport de la Cour des comptes sur le budget de la sécurité sociale, septembre 2001). De plus, ces mêmes laboratoires « ne communiquent que 1 % de leurs données officielles à l’Agence de sécurité sanitaire des médicaments avant la commercialisation » (Pr le Duff, directeur du Crim) (...) 1 – le H1N1 est très contagieux mais non mortel (type grippe classique). 2 – le H5N1 est non contagieux, mais mortel dans 90% des cas. 3 – les vaccins combinés en cours de fabrication sont conçus pour le H5N1 et le H1N1. 4 – l’adjuvant des vaccins est du MF59 destructeur pour l’immunité. 5 – les antiviraux préconisés favorisent les commutations à savoir la transmission du patrimoine génétique d’un virus mort ou atténué à des cellules saines qui en retour ouvre la voie à une mutation génétique de virus in vivo". C'est à dire : combiner H1N1 (contagieux) au H5N1 (mortel à 90% des cas), pour créer un virus contagieux et mortel, avec le MF59 qui détruit nos défenses immunitaires)

Citons
Marcel De Corte : "La Révolution française n'a pas seulement ravagé les communautés naturelles, elle a construit à leur place des collectivités rigoureusement imaginaires et dont l'existence fictive accorde toute licence de se déchaîner aux volontés de domination" (une phrase que je cite encore plus loin, tant elle participe à réveiller)

Alors, bien entendu, mon texte si alarmiste rejoindra ceux innombrables constituant la théorie du complot, cette nébuleuse obscurantiste - et paranoïaque - faisant dire aux journalistes fort niais : "ah, mais pour vous Jeanne d'Arc n'a pas été brûlée (ce qui est peut être historique) et Neil Armstrong n'a pas posé le pied sur la lune ?". Les choses ne sont pas si simples et l'histoire ne manque pas de mystifications de toute sorte. Ce qui est incontestable, par contre, c'est que la thèse du 11 septembre est grotesque, qu'elle déborde de non-sens, c'est que la société égalitariste, marchande, donc moderne, revient à ne fabriquer que les machines désirantes (de Deleuze) et la licence de se déchaîner aux volontés de domination (de Marcel De Corte), amenant l'idée furieuse que la politique serait la continuation de la guerre poursuivie par d'autres moyens* (Foucault, ). La paix est-elle donc un mythe que la modernité entend cacher pour ce qu'il est, c'est à dire de mythique, dans la critique qu'eût pu en faire Nietzsche sur les bons, le masque qui sert à faire oublier que la guerre est tout autant l'économie que les charges de tranchée dans l'offensive Meuze-Argonne ? Pourquoi donc la guerre - qui est une seule - c'est à dire la nature cupide de l'homme et son aveuglement - ne pourrait-elle pas se dérouler sur le plan d'une pandémie à l'aube d'une surpopulation endémique, en vertu de quelle référence historique ? L'homme, cette bête...
* (S'opposant à la célèbre formule de Clausewitz : "La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens", sous entendant une finalité juste : la paix et l'ordre impliquant la subordination des objectifs militaires à la fin politique ; dans sa théorie du partisan, Carl Schmitt développe l'idée inversée que la guerre est moins un dernier recours de la diplomatie, que la trame de toute politique (cette trame secrète, cachée et mise en exergue par Nietzsche), des guerres révolutionnaires à celles contre le terrorisme, ce qui revient à faire considérer que la politique est la continuation de la guerre par d'autres moyens, qui est devenu la lutte des classes dans la bouche de Lénine, et faisant dire à Michel Foucault : "La loi n'est pas pacification, car sous la loi, la guerre continue à faire ravage à l'intérieur de tous les mécanismes de pouvoir (...) la guerre, c'est le chiffre même de la paix")
Entre les formules de Clausewitz, de Schmitt, et celle de Foucault, c'est le terme "poursuivie" qui marque une nuance propre au philosophe : ce qui témoigne de l'esprit utilitariste n'est bien entendu pas une volonté de guerre dans sa continuation par la politique, c'est à dire temps de paix. La guerre n'est  pas recherchée pour elle-même, il s'agit d'une réalité continue et sous-jacente, de conflits, qui reste le moteur de l'action politique. Le terme est : guerre économique, avec ses morts et sa propagande ("travailler plus pour gagner plus") ; puisque nous sommes en guerre, que c'est encore la trame de la paix, pourquoi un Pouvoir sans frontière ne ferait-il pas inoculer des puces pour structurer son contrôle, dès lors que les laboratoires appartiennent aux trusts financiers, en vertu de quoi, de quel fondement philosophique ? Les Droits de l'homme ? Il s'agit d'un outil de contrôle.


Tout ce qui s'oppose plus ou moins à l'idéologie dominante, c'est à dire imposée au troupeau bêlant par les trusts déterritorialisés, est classé de manière radicale dans l'espace des sectes, de la Scientologie ... à la biodynamie, de Raël ... au végétarisme. Face à la rhétorique identitaire d'Eric Besson, à son Gouvernement opportuniste, face à l'instrumentalisation à outrance de tous les aspects mécaniques de la vie, citons
Jean-Marc Vivenza : "Le "Règne de la Quantité", c'est la domination d'une logique de la "croissance", qui est en réalité une course folle et vaine vers la Quantité pure, l'infra-humain, la "solidification" du monde ; ce qui signifie tout simplement que la mise en œuvre de la "dissolution générale est largement amorcée".
Sachant que la création est ramenée à son aspect rendement, ce peuple esclave mérite bien d'être marqué comme un troupeau, marqué du nombre (666) ou chiffre (puce) de la Bête.
C'est peut-être le sens à donner à l'Apocalypse de Saint Jean, de l'origine cachée et voulue de la crise de 2009 : déjà, le Dr Hanrick Eldeman affirmait avoir reconnu le chiffre de la Bête, il s'agirait d'un ordinateur géant situé à Bruxelles, qui attribuera à chacun un numéro de carte de crédit composé de trois données de six chiffres, sur le revers de la main ou sur le front.
Il faut savoir deux choses de la banque : quand il existait, en 1995, 3.1 milliards de dollars en argent liquide et billets, le total des prêts se chiffrait à 216 milliards, soit 70 fois plus ; la réserve de 4% en argent liquide prévue par la loi a été abrogée en 1994 par le Parlement canadien. La monnaie est fictive, la crise ne l'est donc pas moins.
Henri Spaak, Secrétaire Général de l'OTAN (1957 à 1961) : "Nous ne voulons pas d'un autre comité, nous en avons déjà trop maintenant. Ce que nous voulons, c'est un homme de tellle stature qu'il soit capable de rallier l'allégeance de paix et de politique pour nous tirer du marasme économique dans lequel nous nous enfonçons. Envoyez-nous un tel homme, et, qu'il soit dieu ou démon, nous l'accueillerons".
Projet officiel : New Songdo City à 60 km de Séoul. Il s'agit d'accueillir 75.000 habitants en 2014, en inoculant à chacun des
puces RFID. Tout sera traçable, selon Bernard Cathelat.
En 2009, la plus petite puce officielle est une RFID Hitachi : 0.05 X 0.05 mm, plus petite que la "mu-chip".
Position très officielle de la
Pologne, concernant le H1N1 : "Nous savons que les sociétés qui offrent les vaccins contre la grippe H1N1, a expliqué le premier ministre Donald Tusk, ne veulent pas prendre la responsabilité des effets secondaires de ce vaccin (...) Elles demandent des clauses qui ne sont probablement pas conformes à la législation polonaise, et qui rejettent toute la responsabilité sur le gouvernement d'un pays en ce qui concerne les effets secondaires et des indemnisations éventuelles".
Comme certains pays vis à vis du Codex Alimentarius (créé en 1963), la Pologne (soutenue par la Russie, contre la pression de l'Europe) fait de la résistance.

Giorgio Agamben : "Le totalitarisme moderne peut être défini, comme l'instauration par l'état d'exception, d'une guerre civile légale [...] Dès lors la création volontaire d'un état d'urgence permanent (même s'il n'a pas été déclaré au sens technique) est devenue l'une des pratiques essentielles des États contemporains, y compris de ceux que l'on appelle démocratique".
Inspiré par la biopolitique de Foucault (aussi éclairé par Schmitt) c'est à dire : le pouvoir, l'ambition, d'intervenir dans la gestion des citoyens, Giorgio Agamben vit une continuité entre la conception nazie et celle de l'Occident contemporain ("Moyens sans fins"), le "camp" étant déjà l'espace biopolitique le plus absolu.
Le stupéfiant battage pour la grippe H1N1, contagieuse, mais trois fois moins mortelle qu'une grippe saisonnière, semble attester une corruption
* ; l'identité nationale instrumentalisée par le Pouvoir parait en être le pôle lui correspondant de manière opposée : pour être Français, il ne faut plus penser.
* (Trahison des prérogatives régaliennes, pour les supputations de Jean-Pierre Petit et de Marc Girard)

Christine Lagarde y allait, le 12 juillet 2007, de son analyse philosophique sur la France fainéante: "un pays qui pense, alors qu'il faut cesser de penser*, de tergiverser et se retrousser simplement les manches" ; c'était donc convenir qu'il y a encore, dans ce pays gaulois, des personnes capables d'une pensée personnelle, malgré le formatage télévisuel, l'abrutissement publicitaire, et la chasse à toute Culture. Il faudrait peut-être trouver une maladie qui rendrait possible une vaste campagne de vaccination contre ... l'intelligence, car la vertu du travail encensée par la Ministre n'est pas celle de la réalisation de Soi, mais de la carrière, ce qui est tout autre chose. Ce travail vertueux est l'ennemi de la pensée traditionnelle de Confusius ("Choisissez un travail que vous aimez, et vous n'aurez plus à travailler un seul jour"), la Ministre ne doit pas en comprendre le sens intérieur (c'est à dire la seconde partie), poussant le délire ou l'ignorance feinte jusqu'à considérer l'origine de la paresse aussi bien dans l'Ancien Régime qu'avec le socialiste Paul Lafargue ("Le droit à la paresse"), faisant comprendre que la Ministre donc ne connaît rien ni des Grands, ni des Petits Mystères propres aux corps de métier que la Modernité a ravagés - afin de mettre des esclaves derrières les machines du travail à la chaîne. C'est oublier également ce consensus des philosophes modernes sur le besoin qu'a le Pouvoir du chômage, pour instrumentaliser la peur. Pourquoi ne pas faire de nouveau accrocher les célèbres panneaux imaginés par un précédent populisme : "Arbeit macht frei"* ? Ne manquera plus que les expériences des savants fous (OGM - nanotechnologie - guerre bactériologique - atome), un retour à la peine de mort en Europe (sous prétexte d'une situation rendue insurrectionnelle par la crise), pour que la boucle soit enfin bouclée.
* (Madame la Ministre devrait faire un tour vers l'Auvergne, elle serait heureuse de découvrir un lieu où la pensée pour elle-même, c'est à dire - quel adjectif horrible - "gratuite", sans aucune finalité que son objet, n'a probablement pas existé. Mais trêve d'ironie, ce que cache cette philosophie est extrêmement grave, il s'agit de l'anéantissement du système tripartite dumézilien qui faisait une part centrale à la contemplation chère à Plotin, à l'âme. Aujourd'hui, Madame Lagarde dite l'américaine est-elle influencée par les Illuminati, contrôlée par l'oeil d'Horus du dollar américain dont certains n'ignorent pas tous les symboles lucifériens, disciple de la doctrine "ORDO AB CHAO" qui consiste à générer suffisamment de désordre pour garder ou prendre le pouvoir, en quel cas la crise actuelle devrait ne rien devoir ni au hasard, ni à l'excès financier ? En 1994, Steve Jackson créa le jeu sulfureux "INWO" (c'est à dire : "Illuminati New World Order") ayant reçu le "Origins Award for Best Card Game of 1994" ; on y contemple plusieurs cartes de jeu très explicites : explosion sur les deux tours jumelles ("Terrorist Nuke" : "Play this card at any time to give + 10 Power or Resistance to any Violent group you control"), explosion sur le Pentagone ("Pentagone", mais l'explosion est représentée au centre), réduction de la population mondiale ("GOAL - Population Reduction"), aussi : "Rewriting History", "GOAL - Kill for Peace", faisant que l'histoire était déjà tracée : 11 septembre, épidémies, guerre en Irak et en Afghanistan, puis chez nous la volonté de reformater l'identité nationale (manière de réécrire l'Histoire). A titre d'information, la carte du WTC a été retirée du jeu, Steve Jackson a subi un raid des services secrets américains (United States Secret Service) en 1990, dans le cadre national de l'Opération Sundevil (le supplément GURPS était soupçonné d'être un manuel de piratage informatique). Pour revenir à notre Gouvernement, mettre en avant le travail, l'opposer à la faculté de penser, c'est à dire la suprématie de l'action sur la contemplation, c'est une démarche particulière que tous les guénoniens auront déjà rectifiée et qualifiée de satanique, c'est à dire contre-initiatique. Sachant que toute croissance fait aller dans le mur, c'est probablement cette finalité qui est recherchée : les conditions nécessaires pour une troisième guerre mondiale)
* (Une semaine après avoir écrit ce texte, ce funeste slogan, qui est toujours d'actualité avec le "travailler plus pour gagner plus", dont il est dit que le B écrit à l'envers dans le camp d'Auschwitz était signe du refus de se soumettre, ce slogan donc au dessus de l'entrée du camp ... a été volé. Sachant que peu de choses ont changé en réalité, je suis indigné moi-même de ce que ce vol ait généré autant d'indignation. Les firmes industrielles qui ont financé Hitler ont migré aux USA, mais cet idiot de Pierre-André Taguieff voit systématiquement de la propagande anti-juive chez tous les détracteurs du 11 septembre. Pour ce Monsieur et France Culture, un avion de ligne passe par un trou de 5 mètres et sans briser de fenêtre !!!)

Bernard Biardeau cite deux études (homeophyto.com) : 1) « En 1918, après la première guerre mondiale, l'épidémie frappe les États-Unis. En 4 mois, elle terrasse 80 millions d'habitants sur le globe. Elle touche plus particulièrement les jeunes et les femmes enceintes. Bien souvent, le matin en pleine forme, le soir décédés. En 1921, les statistiques démontrent les forces de l'homéopathie. Le docteur T A Mac Cann, de Dayton en Ohio, rapporte que sur 24 000 cas de grippe traités à l'allopathie, le taux de mortalité est 28.2 % tandis que chez 26 000 personnes traitées à l'homéopathie, le taux de mortalité est 1.05%, et le taux était le même pour W.A. Pearson de Philadelphie sur 26 795 cas. Chez certains homéopathes, les taux de mortalité étaient même inférieurs à 1%… la majorité des cas était sous Gelsemium et Bryonia, qui ont paru les guérir totalement », 2) « Un rapport du Dr C. Peter, chef de service et du Dr C. Frémont, directeur général de la CPAM (caisse primaire d’assurance maladie) de Nantes (France) a été présenté lors du congrès Epidémiologie et Santé qui s’est tenu à Nancy (France) du 3 au 6 juillet 1995. Ce rapport avait pour mission d’évaluer l’efficacité de l’action de la prévention de la grippe par la vaccination (…) On observe que la proportion des individus qui n’ont pas présenté d’état grippal a été sensiblement la même dans les deux groupes, 86 % chez les vaccinés et 87 % chez les non vaccinés ou dit plus clairement, 14 % des vaccinés ont eu la grippe contre 13 % des non vaccinés ».

Penser ? Il est facile de comprendre les raisons pour lesquelles penser pose problème au politique, combien "se retrousser les manches" est très de loin d'en expliquer la récrimination ;
penser, c'est réfléchir sur l'éthique de l'homme quand plus d'un milliard d'animaux* sont massacrés inutilement en France, c'est analyser l'écologie quand l'élevage est à l'origine de 80% des déforestations, c'est considérer que la version officielle du 11 septembre est une effroyable imposture, c'est comprendre que les statistiques du chômage et de la sécurité sociale sont truquées, c'est être outré par le salut républicain au drapeau quand le blanc central (sur initiative de Monsieur de La Fayette) représente encore le Roi guillotiné, c'est considérer que la politique gauche - droite est l'émanation d'une unique philosophie des Lumières ayant tiré les individus dans la matérialité, c'est prendre conscience de la "société de contrôle" dont le concept doit tant à Gilles Deleuze, c'est saisir que la morale n'est que celle plébéienne qui fait que les délits mineurs sont davantage punis que les crimes politiques.
* (La conscience "humaniste" des hommes modernes. Citons Fabrice Nicolino : "Les poussins mâles sont jetés à la poubelle (en fait un broyeur) (...) les porcelets de cinq à six jours sont castrés (...) il faut aussi leur limer les dents (...) les poules auront de même le bout du bec coupé (...) les veaux sont retirés au bout d'un jour ou deux de leur mère (...) L'élevage industriel est une catastrophe planétaire. Elle conduit inéluctablement à des famines de masse, elle aggrave de manière surprenante la crise climatique en cours, et elle menace en outre la santé des humains (...) L'entassement de dizaines de milliers d'animaux dans des espaces confinés ne peux que servir la cause des virus et des bactéries")
Comme l'écrivait
Luc Ferry, ancien Ministre de la Culture : "
Il faut que les valeurs traditionnelles, culturelles, spirituelles et morales soient déconstruites pour que nous entrions dans l'ère de la consommation. Car ce sont ces valeurs là qui freinent la consommation". La consommation, ainsi que l'ignorance et la bêtise. On finira par ne plus enseigner l'Histoire. 

Post-scriptum : en citant Günther Schwab pour finir avec Jean-Marc Vivenza, aussi Michel Foucault et Marcel De Corte, j'entendais partir des effets pour remonter aux causes et enfin à leur origine commune : la perte de l'Être pour une dépersonnalisation de la société. La Démocratie ? Cette fourbe entreprise donc. De la fausse monnaie au faux terrorisme, du faux terrorisme à la fausse pandémie, il n'y a qu'un pas d'une danse bien macabre. Il reste un espoir, c'est que le contenu de cette page alarmiste soit tiré de délires ou de manipulations de personnes ayant un intérêt médiatique particulier à le faire. Accuser les USA de crime organisé, n'est-ce pas une manière possible de les discréditer ? Une autre voie existe, terre à terre, celle économique montrant une connivence entre le Tamiflu (une étude d'Elsevier montrerait que le Tamiflu a un effet stimulant sur l'activité infectieuse du virus), Donald Rumsfeld et le politique, selon une vidéo appuyant sur l'irréalité des statistiques annoncées : le documentaire* de l'argentin Julian Alterini de 22 ans. Cette approche accrédite l'idée d'un processus de vente monté en épingle, quand chaque année la grippe saisonnière fait plus de morts que celle du H1N1. L'avenir apportera peut-être la réponse à ces questions.
* (Il est problématique de donner un lien vers des vidéos sur Daymon : elles sont censurées aussi vite qu'elles apparaissent ... c'est ce que l'on appelle la liberté démocratique. Moi-même, l'exercice du droit de penser comme je le voulais - c'est à dire au risque de rejeter l'Histoire officielle - m'a coûté le droit de vote, ce dont, dit en passant, je n'ai strictement rien à faire, m'étant par le passé engagé dans la lutte de l'Action française (je suis en désaccord avec l'agnoticisme de Charles Maurras (maurrassisme) qui voit dans le religieux un modèle d'ordre, semblablement à l'entendement de Monsieur Sarkozy ; je lui préfère Léon Daudet ayant eu une sensibilité plus guénonienne). Malgré tout, vous pouvez encore tenter votre chance de visionner la vidéo "La face cachée des vaccins" du docteur Marc Vercoutère (président de l'association Cri-Vie). Cela m'étonnerait que les lobbies ne mettent pas un terme à la diffusion de cet appel à la résistance, et à l'aide d'avocats, afin de poursuivre pénalement l'Etat. Le lien :
http://www.dailymotion.com/video/xaqc9u_la-face-cachee-des-vaccins-3-fin_news)

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Raccourci vertigineux de la philosophie selon pleinouest35, n'oubliant jamais que, contrairement aux enseignements initiatiques de la Tradition ou aux ascèses religieuses, et encore, elle porte toujours l'expérience de la vie qui la motive et la dirige intimement. Il en fut bien ainsi pour tout écrivain, penseur et compositeur. La question de l'ontologique chassé par l'expérimental se pose alors, qui ne prédéterminerait pas cette expérience, jusqu'au concept de liberté fallacieusement porté par le politique. La situation médiatique martelle déjà la venue prochaine du chaos planétaire qui parait inéluctable, mais il le doit en premier lieu à l'aveuglement politique centré sur la croissance, quand le rapport entre population mondiale et ressource alimentaire tend vers son seuil critique. La peur devient palpable, le mensonge est quotidien, tout semble basculer depuis le 11 septembre 2001, sans que la vérité paraisse mériter un sujet de réflexion. Cette psychose fait donc partie du processus de "contrôle" qui est à l'œuvre ; le fait qu'une minorité y paraisse de plus en plus sensible est en lui-même un signe inquiétant. Je postule alors que l'approche du réel ne se fait pas par la seule Raison et que les diverses productions artistiques ne sont pas tant des signes que des prémisses ; déjà des nuages cendrés s'amoncellent au dessus de la montagne et obscurcissent* la lumière, l'orage risque de tonner en force et de nous rendre sourd à tout entendement.
Le voyez-vous venir ? Sentez-vous cette crainte qu'il inspire ?
* (La peinture moderne devenue excréments picturaux, selon Günther Schwab, ainsi que la musique classique évacuée par le vacarme, annonçaient le franchissement du Styx. Il n'est pas certain que la réalité tangible affecte une capacité de raison du peuple légitime, quand la conscience est étouffée tant par la morale que par le conformisme ; il n'est pas probant de se référer à une pensée collective juste d'autant plus dirigée qu'elle est devenue une multitude. L'intelligence ne se partage qu'à son niveau le plus inférieur et le consommérisme qui est en finalité élimine toutes choses de l'esprit. Au moment où une main dirigeait un ballon vers un filet, c'est à dire fin 2009, devenant le sujet de prédilection du jour et ce jusqu'aux Ministres qui allèrent de leur commentaire, les pays riches du G8 étaient très fiers d'annoncer que l'aide pour la faim dans le monde - soit concernant un être humain sur six sur Terre - passerait de 5 milliards de dollars, en 2007, à 20 milliards, sur trois ans. Nous, pays riches, étions fiers d'offrir un peu plus de 6 milliards de dollars par an pour un milliard de personnes, ce qui représente 6,66 dollars par individu pour une année, en soi le chiffre de l'Apocalypse. Cela représente donc 4.48 euros, soit 0.012 euro par jour. Nous donnons un centime d'euro à chaque miséreux du tiers-monde, sans savoir quel pourcentage de ce centime lui parviendra en réalité, pour manger ; dans le même temps, l'argent de la drogue représenterait plus du tiers du flux des devises selon Philippe Desbrosses, nous amenant à nous poser la question de l'origine réelle de l'intervention en Afghanistan, et les guerres au Proche-Orient auront coûté 12.000 milliards de dollars de 1991 à 2009, selon l'étude que le Strategic Foresight Group a présenté au Palais des Nations de Genève. La mentalité la plus destructrice, celle qui est la plus terroriste dans ses effets, est sans contexte celle américaine. Ce peuple répand des feuilletons moralisateurs, de la morale plébéienne de Nietzsche - la peine de mort  véhiculée comme une vertu, alors que la consommation de viande par habitant est de 120 kg par an. La réalité affreuse échappe radicalement à l'entendement formaté de la conscience occidentale dans lequel s'est invitée et accrochée la "société de contrôle" de Gilles Deleuze, au nom bien entendu de la Démocratie, de la liberté : l'Occident fait donc main basse sur les ressources protéiniques des pays les plus pauvres pour nourrir ... son bétail, ce qui a pour effet d'engendrer la rareté et l'augmentation des cours ; nous nous nourrissons ensuite d'agonie avec un rendement désastreux (car un carnivore dilapide 4 à 10 fois plus de ressources alimentaires qu'un végétarien), puis, "grands saigneurs", nous offrons ce centime pour nous octroyer une bonne conscience à très bas prix. Michel Foucault postula que la politique (la situation de paix) serait la continuation de la guerre par d'autres moyens, mais n'est-ce pas la guerre qui est la continuation de la paix "par d'autres moyens" ? Pour la Gestapo, les résistants furent des terroristes, les USA ont presque réussi à nous faire croire à la réalité d'un Al-Quaida (selon Leonide Chebarchine, Ben Laden serait toujours un agent de la CIA ; pour Maloy Krishna Dhar, ce serait l'ISI pakistanaise qui l'aurait créé à la demande de la CIA), les défenseurs des animaux qui interfèrent avec le commerce, donc avec la croissance inhérente, sont désormais eux aussi désignés comme terroristes actifs ou potentiels. Cependant, quand 17.000 enfants meurent de faim chaque jour, en quoi la mère de famille faisant ses courses chez le boucher est-elle moins criminelle que les divisions SS se déversant en Europe ? Pourrait-on dire que la guerre économique est en elle-même propre, quand la conscience et l'intelligence font défaut ? Mais alors, en quoi tout criminel est-il coupable ? Pour ramener le développement de l'analyse vers le concret, citons encore la main de Thierry Henri qui a dirigé un ballon au moment du G8 de 2009 : l'action ne fut pas éthique selon le principe d'équité, mais vertueuse en faisant gagner l'équipe, qui atteste de ce que la morale est érigée en action commune restreinte. Mais, technique d'enfermement de la société de discipline chez Michel Foucault, la signature de l'individu et son numéro, pouvoir à la fois individuant et massifiant - c'est à dire moulage de l'individu, s'effacent devant le résultat, le chiffre propre à la société de contrôle. Le fait que la faim dans le monde passe ainsi très largement en arrière plan démontre que la morale est profondément déficiente en conscience, cette raison pour laquelle Nietzsche en appelait déjà à l'esthétique face à l'éthique, au surhomme face au moralisme ou au rigorisme économique des "bons" qui n'allaient pas se gêner pour aider bien davantage la production du tabac que celle des fruits, tout en convenant simultanément de sa dangerosité et de la vertu des seconds, aussi faire en sorte que la PAC rétribue les gros producteurs au détriment des petits (c'est 5% des montants versés pour 40% des exploitations), créer un dumping international qui fait en sorte que la production des pays pauvres n'est plus rentable, quand la Chine éminemment pragmatique procède en achetant des terres en Afrique (Cameroun). Pour conclure cette parenthèse, citons ces moteurs écologiques qui sont peut-être bien une réalité très tangible et qui dérange l'économie mondiale réelle (moins de consommation, bien moins de pollution), dits à eau, développés par Paul Pantone et Stanley Meyer ; le premier fut interné, le second peut-être bien assassiné. Je soupçonne ici l'économie verte de ne pas avoir la conscience correspondant à ses aspirations, tout en haut de la pyramide sociale, alors que la masse a ses élans de générosité au seul rythme des messages diffusés par les journaux d'information. En bref, notre société est devenue comme composée d'hommes machines. En refusant de manière catégorique de mettre des enfants au Monde, je revendique la pensée d'Arthur Schopenhauer sur une illusion de façade : "Toute inclinaison amoureuse, en effet, pour éthérées que soient ses allures, prend racine uniquement dans l'instinct sexuel, et n'est même qu'un instinct sexuel plus nettement déterminé, plus spécialisé et rigoureusement parlant, plus individualisé", faisant que nous prenons pour notre propre intérêt ce qui n'est que le processus de conservation de l'espèce ; pour Schopenhauer donc, un sentiment de pitié ne pouvait se réaliser qu'avec l'abolition du vouloir-vivre manifestée avec la restriction des désirs ; mais il est impropre d'opposer si vite la volonté de puissance au renoncement du vouloir-vivre, car il s'agit d'extériorisation et d'intériorisation, amenant Kierkegaard vers le mysticisme. Le sujet était l'obscurcissement de conscience ; au delà du conformisme dans la société de contrôle amenant l'acceptation des monstruosités citées plus haut, les générant, il ne resterait que deux ouvertures pour s'abstraire mentalement de la schizophrénie dans laquelle a sombré la modernité : s'affirmer de manière intangible, nietzschéenne, ce qui est noble mais extrêmement périlleux, ou alors considérer, comme Schopenhauer, que de toute façon le libre arbitre ne saurait exister, dans la mesure où la volonté est tributaire de la rationalité qui de cette manière la rend toujours identique à elle-même, cette rationalité dans laquelle justement s'est infiltrée la société de contrôle, un procédé plus subtile que la société disciplinaire. L'idée de conscience devient tributaire de celle de l'âme)  

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Que signifie être photographe paysagiste, aujourd'hui, pour pleinouest35 ?
Comment imaginer un seul instant que l'Art puisse représenter autre chose pour la Modernité que des placements financiers ? L'artiste en difficulté est contraint par corps, il est recyclé comme une marchandise qui est chiffrée avec la gestion du chômage. Comment ne pas saisir une barbarie dans l'utilitarisme des dogmes modernes et dont les fameux droits de l'homme sont le masque le plus grotesque, quand sont généreusement rétrocédés 20 milliards de dollars pour nourrir les affamés - représentant 15% de l'humanité, et trouvés 3000 milliards de dollars - pour sauver le système bancaire ? Moins de 1% de cette mane pour 15% des êtres les plus miséreux, de surcroît des suites du mondialisme, donne la mesure des codes moraux appliqués en Occident et en Chine : travail, croissance, rendement, Nation, retour sur investissement, rentabilité, efficacité. Bordel, la planète en crève !
En vérité, je ne suis plus dupe vis à vis des idéaux qui sont comme intégralement retournés de leur objet et ne servent que dans l'application d'une morale entretenue pour un contrôle des masses. Avez-vous remarqué combien les animaux d'élevage se sentent en sécurité dans leur enclos, alors qu'ils sont destinés à la boucherie ? Même en tant que bourgeois, car être attiré par le culturel fait immédiatement considérer comme tel - quelque chose de l'ordre de l'oisif ou de l'improductif (ce qui revient au même) - voir foncièrement nuisible, je témoigne de ce que toutes les photographies de ce site ont été véritablement
arrachées de force à la société de la rationalité en finalité qui n'a cessé de me bloquer (interdiction du déplacement en tant que chômeur) et d'essayer de me recycler, sans avoir un seul poste artistique à pourvoir (ANPE). Si je m'étais plié aux règles, j'aurais donc verbalisé des conducteurs pour non soumission au racket des stationnements payants, j'aurais porté la casquette de gardien de musée (mais pour en prévenir les infractions du public), j'aurais peut-être postulé à l'offre "artistique" qui revient régulièrement dans les listes de l'ANPE : stripteaseuse, avec beaucoup de far à paupière, une bonne perruque. Faire la pute pour l'Etat ou pour un cabaret, quelle différence ? Non, j'avais autre chose à faire de l'existence, même si aucun organisme culturel ou touristique n'a jamais vu le moindre intérêt dans cette démarche photographique. L'Etat la bloqua en la personne du Ministère de la Culture et d'un Préfet : car on n'apprécie pas une tête de bétail qui a un si mauvais rendement ; on m'a même supprimé les droits civiques pour avoir tenu une position engagée vis à vis de l'intervention américaine en Irak : une tête de bétail n'est pas censée réfléchir par elle-même. A quoi servirait la télévision ?
Alors, tout est une question de choix personnel, pour les individus qui en sont encore capables, et d'un compromis de vie. Ce ne fut pas un choix cornélien que d'accepter de dormir dehors l'hiver pour réaliser des photographies d'Irlande et d'Écosse, même si le froid finit par bloquer la digestion, fait cracher du sang, vomir avec des spasmes, déclencher des délires, puisqu'il s'agit de vocation. Je l'ai accepté. Mais, ce qui fut par contre fut extrêmement pénible, est la réaction toujours hostile des autochtones : Irlandais qui jettent des ordures quand j'essaye de me laver dans les toilettes publiques, lancent des regards mauvais quand je bois trop lentement une pinte, se moquent lorsque je me réchauffe sous l'essuie-main électrique, Écossais qui me chassent des parkings publiques qui sont tous interdits la nuit, et même dans les lieux sauvages les plus reculés, Corses qui considèrent, ne se gênent pas pour le dire, que je n'apporte pas d'argent ou que ma démarche est destinée à leur en soutirer. C'est formidable ce que l'on apprend des hommes dans une démarche artistique. La mentalité tout en haut ne diffère pas de celle d'en bas et c'est la raison pour laquelle je reste totalement convaincu que la crise économique, énergétique, écologique, finira par une
guerre.
Sous l'apparence qu'elle se donne d'humaniste, de progressiste, notre civilisation est une barbarie. Hypocritement, il s'agit d'aider les plus faibles, comme contre-pouvoir gauche-droite, mais la croissance infinie est motivée par une compétition acharnée, jusqu'aux sports très débiles qui ne sont rien d'autre que l'idéalisation bestiale de la
loi du plus fort.
Avec ces photographies, j'ai essayé de montrer une paix intérieure et la beauté silencieuse de la Terre. La réaction en retour est : "Mais à quoi servent vos photos ?".
Comment faire comprendre, dans la bouillie intellectuelle en vigueur, que si les choses sont devenues en finalité, elles ne sont pas moins la leur propre, qui si tel n'est pas le cas, plus rien ne saurait avoir réellement d'importance, car privée du sens ontologique ? Donner un sens aux choses est une démarche qui procède de l'Être et non d'une simple projection en devenir : mes photographies ne sauraient donc être en finalité en ce qui me concerne, elles sont simplement. Voilà ce qui est devenu inacceptable et incompréhensible.
Rien à vendre est autant un règlement de compte personnel avec l'Administration, car l'artiste se rebiffe. Même si photographier consista en une lutte perpétuelle avec mes semblables, j'ai choisi ma vie ; il y a nul regret pour n'avoir jamais publié ni exposé, car les moments de vrai bonheur résident dans la seule solitude comme prémisse majeure de la mort. Il est donc mille fois plus agréable d'être accroupi sur le sol, à cracher son sang, que de dinner en tête à tête avec une jolie femme. Être avec soi-même est la manière de goûter à l'immanence (qui enroule et déroule tous les concepts sur son plan, selon Gilles Deleuze), afin de résister au mouvement transdescendant qui tire hors de la transcendance ; ou, pour reprendre le concept philosophique de la
réminiscence chez Platon (Ménon), ce que nous découvrons, nous l'avons déjà à l'intérieur de nous.
Si il y a une unique vertu spéculative ou écologiste de mon site, c'est bien celle-ci : l'application par l'image d'une
maïeutique propre à sensibiliser sur la Beauté du Monde comme reflet inversé de l'Arrière-monde (principe d'un idéal rejeté par Nietzsche). Ceci n'est bien entendu quantifiable ni par un Ministère, même de la Culture, ni par les hommes politiques, car ce sont exclusivement des comptables. Or, "quand on aime, on ne compte pas" dit le proverbe ; l'Etat n'aime rien, il agit pour l'intérêt commun, mais un intérêt qui se confond souvent avec celui plus personnel. Plus on s'éloigne de l'appareil d'Etat, moins les vocations ont de facilité pour pouvoir s'exprimer : mon site pleinouest35 témoigne d'une lutte, qui devient résistance avec la considération de l'Être, qui porte aussi sa part de conscience. Il n'y a pas si longtemps, le Ministère public avait rejeté un recours juridique d'indemnisation pour un SDF jeté par erreur en prison, sous le prétexte qu'étant démuni de tout ... il n'avait rien perdu. Mais n'est-ce pas la logique de la gestion générale de la misère, du chômage, comme de dire volontiers : ce crime n'en était pas un, car ce n'était qu'un esclave ? Mon site n'est pas destiné à représenter une moindre valeur dans cette société moderne, mais il la combat sur son propre terrain, retournant souvent ses propres arguments contre elle-même, travail de déconstruction dogmatique en quelque sorte, lucidité plus que quête de la Vérité.
La Culture, l'identité nationale, pas davantage que l'Histoire, et ce pour différentes raisons, ne devraient être accaparées par le Pouvoir qui ne détient plus une véritable élite, c'est à dire dégagée des impératifs économiques, mais fidèle à ceux catégoriques : "
Agis de façon telle que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans toute autre, toujours en même temps comme fin, et jamais simplement comme moyen", Kant. La modernité est devenue tout le contraire.

Question matériel de prise de vue, ou "photographier grave" :
J'ai commencé assez tôt à utiliser un appareil moyen format, ce fut un Mamiya 645 avec le 35 mm et le 150 mm. L'optique de 35 mm ayant reçu un grand choc, le bloc optique était faussé et j'étais obligé de ne scanner que la moitié à peu près nette des négatifs. J'ai ainsi une quantité phénoménale de négatifs d'Irlande que je ne scanne plus tant la qualité est mauvaise : flou et distortion, de quoi regretter d'avoir passé tant de nuits dehors et sous la pluie. C'est bien plus tard que j'ai pu acheter, d'occasion, un Mamiya 6 bien meilleur, ses trois optiques, et le petit Fuji 645 avec son optique fixe. Enfin, c'est grâce à l'engouement généralisé pour le numérique que j'ai pu enfin m'équiper sérieusement, mais à 50 ans, de matériel d'occasion vendu à très bas prix :
Mamiya RZ avec le 350 mm APO et le 180 mm, Pentax 6X7 avec le 55 mm. Aussi : Mamiya 7 avec le 43 mm et le 210 mm, Fotoman 612 avec le 47 mm Schneider super angulon, Hasselblad 503 avec le 150 mm distagon. En 2009, ce fut la douche froide. Après avoir décrié pendant des années le numérique, à cause du manque de modelé, des couleurs artificielles et du rendu de peau caoutchouteux, j'ai moi-même succombé au chant des sirènes. Ayant bénéficié d'une assurance-vie, je me suis offert un achat d'un prix exorbitant, un reflex encensé par les revues photos qui semblent privilégier le commerce : EOS 5 D II sur lequel j'ai monté le Carl Zeiss 28 mm. Je trouve le rendu si mauvais, tellement pauvre, bien que j'utilise ce Canon dans les conditions optimales, que j'ai une répulsion à montrer ces photographies sur mon site. Je le ferai peut être sur un autre, si le progrès est tel qu'il faut se satisfaire de la pire médiocrité.
Après tout, même la très prestigieuse marque anglaise Naim Audio (j'utilise toujours un Nait 2) intègre désormais la connectique MP3. Ce qui est triste, c'est que les photographes que je peux rencontrer sont du même avis que moi, ou non loin de porter le même jugement qualitatif. Que pouvons-nous y faire ? Nos élus iconoclastes ont choisi la révolution numérique pour se plier à la croissance imbécile. Parole d'un "vieux con" qui s'adresse aux plus jeunes qu'il plaint pour un tas de raisons, notamment le fonctionnement totalement erratique, voire débile des ordinateurs : "C'est grave ouf photographier facile, les noobs ; c'est clair ça fout la rage grave quoi !". Dans la ville de Riom, la municipalité fait ainsi écrire : "à Riom on se gare facile". Oui, c'est grave exprimé - quoi, tout de même - quoi, mais pas tant que d'écrire si personne ne peut déchiffrer mon texte - quoi. Cela dit, en simplifiant la syntaxe, il tiendrait en dix fois moins de pages... (Je n'arrive pas à pousser la démonstration, il manque d'avoir été abruti par l'école qui semble tout mettre en œuvre pour construire des individus moulés à la louche et destinés uniquement au marché du travail : les esclaves n'ont nul besoin de savoir lire ou écrire et les appareils actuels gèrent tout à leur place). Relou (d) !
Pour reprendre la pensée kantienne, toute chose est alors utilisée "comme moyen" et non "comme fin", c'est à dire en soi et pour soi. Celle-ci, de fin, c'est à dire la finitude des choses, ou la valeur d'usage opposée à celle d'échange, est absorbée par la finalité en projection infinie que sert la rationalité, d'où une obsession maladive pour la croissance, la destruction massive des sols et de la Culture. L'autisme politique est allé jusqu'à vouloir faire fermer les sociétés employant des travailleurs en situation irrégulière, ne discernant même plus la filiation évidente avec l'interdiction faite aux juifs de tenir des commerces, dans l'Allemagne nazie. Il n'y a plus d'être humain, plus de Nature, plus de Culture, seulement la folie et un désastre. La photographie numérique, sa paresse inhérente, le goût commun et l'évanescence des fichiers, participent à cette dissolution radicalisée des choses de l'esprit.
Pour fermer ce paragraphe, la question qui me vient à l'esprit est celle-ci : quelles sont les idées folles qu'il faut prêter aux hommes politiques, car visiblement ils n'en manquent jamais, pour abrutir encore davantage la société actuelle ? Il ne s'agit plus d'avoir un appareil photographique qui permet de faire de belles photographies, il faut avoir le dernier appareil qui est plus perfectionné que le précédent, car, convenir que le dernier n'est pas aussi bon que le sera le prochain, n'est pas dans le processus de la pulsion consommériste de l'instant.
La photographie revient donc à acheter. Autrefois, elle se composait, s'étudiait ; dorénavant, il s'agit de mitrailler de manière anarchique,
sans donner du temps au temps.

Sens de la Vérité contre vérités de la raison pratique kantienne chez Nietzsche : la photographie se joue de la réalité, mais n'en est-il pas de même de la conscience ?
Vous qui lisez, ce texte est radicalement improductif, tout autant les photographies qui l'agrémentent, faute d'être par exemple un support publicitaire, quand la France eut désiré vendre un fleuron naval à la Russie (BPC Mistral). La sécurité est semble-t-il - mais est-ce vrai ? - bradée à un ennemi d'hier, mais toujours celui de pays intégrant l'Europe, quand croissance et approvisionnement en énergie sont en jeu. Les intérêts divergent et il est dit de la politique que c'est l'art d'anticiper. Vous conviendrez donc que l'artiste se devrait ici, simplement, dans un tel domaine, de tenir sa place d'amuseur public, ou de tête de gondole du commerce. C'était sans compter avec l'acharnement personnel à déconstruire les certitudes, à vider les têtes mal pleines, quand
Nietzsche affirme : "Est vrai ce qui n'a pas fait pas périr l'humanité". Tant de choses font périr l'humanité, tant de choses qui pourraient être évitées, comme la faim. En prenant l'argument à mon compte, mon activité fut jugée, et ce jusque dans ma propre famille, fausse et donc mauvaise, dans la mesure où elle ne me permit pas de m'intégrer dans la société. Fainéant disait mon père. Alors ? Il s'agit, de la part de Nietzsche, d'une position pragmatique - existentialiste avec son refus du sens du Bien - que ne portait pas la connotation morale fixée automatiquement par mon entourage. La position du philosophe ne se destine pas à juger en des termes moraux (et donc moralisateurs) de la guerre, de la spiritualité, de la Culture. Car, c'est l'affirmation de la relativité du vrai, par ses multiples compromissions et lâchetés, qui amène à se positionner, non pas comme moralisateur, mais comme inquisiteur de la réalité réduite, également comme sondeur des âmes. Mes photographies, donc ma vie, doivent-elles être jugées d'après une efficacité, pour une morale sociale, quand les inégalités progressent, ou est-il possible de leur attribuer une valeur intrinsèque de créativité, d'Être, ou une irruption de volonté qui selon Heidegger englobe tout le champ de l'Étant ?
Voici qu'en rejetant la morale, j'en appelle déjà à la philosophie pour me justifier. La morale commune peut cacher bien des choses, et son conditionnement nous égarer ; pire, elle est peut-être fabriquée de toute pièce comme on dresse un animal, ou instrumentalisée à notre avantage, suivant en cela notre paresse intellectuelle, notre faiblesse ?
Nous savions déjà que, pour Nietzsche, le vrai n'est pas tant défini comme le contraire du mensonge, mais en ce qu'il est tout simplement plus facile à suivre. Ce vrai alors, qui diffère du sens donné de celui cité dans "Ainsi parlait Zarathoustra" ("Être vrai, - peu seulement le peuvent. Et celui qui le peut, ne le veut pas encore ! Mais ceux qui le peuvent le moins, ce sont les bons"), est ainsi le consensus où règne une
hypocrisie de groupe : il ne s'agit alors plus de mensonge dès lors que l'on répète des vérités reçues (exemple fort : le 11 septembre 2001), c'est un thème récurant dans Crépuscule des idoles*. Ce sens du vrai comme consensus du mensonge, ou qui s'en satisfait par singerie, et qui n'en est plus un donc, en apparence ou par persuasion, correspond au célèbre bon dans "Ainsi parlait Zarathoustra". C'est cette facilité à se trahir, à renoncer, qui allait permettre d'imposer facilement cette société disciplinaire de Michel Foucault, avec ses systèmes d'enfermement (école - caserne - prison), une société que l'élargissement et l'augmentation allaient devoir transformer en contrôle.
Toute société est sous l'emprise de croyances qui lui sont spécifiques - selon Nietzsche, hormis la constante de la Tradition et ses symboles (référence à René Guénon et à son approche métaphysique opposée à celle sociologique de Nietzsche - par une compréhension inversée du nihilisme), et l'approche dumézilienne ou celle religieuse de Mircea Eliade ; serait alors la manifestation d'un mensonge qui demeure caché (c'est à dire non transformé en vrai, mais qui est utile), selon notre philosophe : le refus de l'
arbitraire ayant permis à l'humanité de survivre selon des choix catégoriques. Le consensus moral témoignerait ainsi de l'accaparement de ce mensonge pour la création et l'entretien d'un code de conduite (ici ne pas dépendre des autres, produire, voter, fonder une famille), quand les fausses valeurs qui en découlent risquent maintenant de faire périr l'humanité (là la concurrence forcée, la baisse formidable des ressources, la surpopulation) : nous ne verrions ainsi plus cette contradiction entre idéaux démocratiques et principe de compétition, entre liberté individuelle et usage massifiant qui en est fait ; c'est le sens de la crise de 2009, sans convenir que la perte de l'Être y a sa part ontologique. A défaut d'intelligence (cette conscience, nous savons qu'elle est fabriquée) le peuple garde une raison plus pratique : après toutes les vacheries sanitaires opérées par le politique depuis tant d'années, comment pourrait-il le croire sur parole ? La bêtise donc, tout comme l'autoconditionnement de l'élite semblent insondables. La corruption semble par contre ... plus certaine. Mais, l'arbitraire reste arbitraire.
* ("Si l'on possède son pourquoi ? de la vie, on s'accommode de presque tous les comment ? (...) La vérité ? Oh ! vous ne connaissez pas la vérité ! N'est-elle pas un attentat contre notre pudeur (...) Comment ? vous avez choisi la vertu et l'élévation du cœur et en même temps vous jetez un regard jaloux sur les avantages des indiscrets ? - Mais avec la vertu on renonce aux "avantages" (...) Je me méfie de tous les gens à systèmes et je les évite. La volonté du système est un manque de loyauté (...) Tu cours devant les autres ? - Fais-tu cela comme berger ou bien comme exception ? Un troisième cas serait le déserteur ... Premier cas de conscience", Nietzsche : Crépuscule des idoles)
En réalité, la compréhension du
paradoxe apparent coule de source : la morale est fondée sur l'oubli de l'arbitraire qui s'exerce dans la gestion des sociétés, du moins selon la pensée qui n'est pas guénonienne - le Principe devient code despotique chez Deleuze, la société magique chez Max Weber ; la morale qui elle-même est censée lutter contre l'arbitraire le devient à son tour, mais en réalité elle n'a jamais cessé de l'être quand elle supplante la vertu. Nietzsche montre comment les Idées de Platon (pas d'opposition fondamentale entre réminiscence et volonté de puissance, si ce n'est l'incompréhension envers l'Arrière-monde) furent corrompues en sens du bien moral par l'église catholique, pour être récupéré - inconscient collectif ou généalogie - par la société des droits de l'homme. C'est la modernité : en rejetant l'arbitraire, elle en a fait rentrer un plus grand, la pensée unique propre à tout quantifier. La société du nombre est ainsi passée à celle du chiffre. Les vocations sont alors annihilées au nom de l'égalitarisme, nous faisons des guerres colonialistes, mais sous le masque démocratique. 
Il est alors facile de démontrer que notre système n'est pas vrai dans le sens nietzschéen du terme: la famine mondiale, la spoliation généralisée et l'aide apportée qui est grotesque le prouvent pour ceux qui ont une conscience globale de la planète, la seule position intellectuelle qui pourrait encore sauver le Monde.
C'est comme si, de Nietzsche à Deleuze, la philosophie moderne avait cette capacité de déconstruire le Monde moderne, d'en démonter les modes fallacieux, mais sans jamais pouvoir (et vouloir, ce qui est une même chose) revenir à la source de la conscience qu'elle rejette ainsi comme suprahumaine. Nietzsche se réfère au surhomme pour une irruption de jouissance dyonisiaque, de plénitude, prenant comme prétexte un rejet des fausses idoles, la critique des cupides, alors que sa démarche procède de l'inversion de la métaphysique aristotélicienne ; ceci témoigne à la fois d'une grande confusion, d'un immense désespoir, mais d'une formidable lucidité quant aux délires continuels de notre société actuelle, un monde agité et proche de la maladie mentale. En quelque sorte, Nietzsche m'a secoué, réveillé, René Guénon ou Eliade (son irruption du sacré) ont participé à ordonner un peu ma conscience, à la centrer, à la contenir, quand la croissance de Monsieur Sarkozy ne consistait que dans l'éclatement et dans une dissolution continuelle, œuvre de sape de l'homme vrai, comme par exemple l'homme véritable dans l'oeuvre d'Akira Kurosawa ("la légende du grand judo"). Mais la réalité a valeur d'expérience : le peuple "légitime" allant aux urnes aura permis de montrer ce qui est le contraire exact d'une véritable élite (moteur immobile). Tout ce que le Monde moderne préserve des valeurs de l'esprit et de l'art, il le doit à celui qu'il a volontairement annihilé ; c'est le dogme du progrès qui empêche de le voir vraiment, c'est le contrôle qui interdit de l'admettre.
Je commence à comprendre la raison pour laquelle le politique donne une
part si faible à la Culture (et comparons, si vous voulez bien, le coût induit du tabac avec l'investissement dans l'intelligence et dans l'art : plus de 30 milliards d'euros pour les drogues licites ou non, mais moins de 3 milliards pour le Ministère de la Culture) ; ce n'est pas tant des suites évidentes de l'illusion qu'il y aurait à intéresser la masse à Bach ou aux philosophes (l'accès à France Musique et à France Culture était gratuit), que la crainte du Pouvoir vis à vis d'une élite qui lui échappe, qui ne s'en laisse pas conter facilement, que de récupérer les artistes en instrumentalisant la Culture, comme ce fut le cas avec l'action culturelle de l'Etat gauliste destinée à contrer l'influence du Parti communiste auprès des intellectuels. La contrainte par corps se fait ici par les ressources, quand ailleurs ce fut par le Goulag.

Les diverses techniques d'élevage du troupeau humain
(En deux temps, trois mouvements, même sept)
(Garanti pas vu à la télé - écrit fin 2009)

Un : Animaliser !
Ils l'ont dit :

1) Ministre de la Culture, Luc Ferry :
"A propos des bohèmes,
il faut que les valeurs traditionnelles, culturelles, spirituelles et morales soient déconstruites pour que nous entrions dans l'ère de la consommation. Car ce sont ces valeurs là qui freinent la consommation. Le postulat est assez simple : plus nous avons de valeurs spirituelles, morales et culturelles dans la tête, moins nous avons besoin, le samedi après midi, de mettre les enfants à l'arrière de la voiture pour acheter des gadgets idiots au supermarcher du coin", "Quel devenir pour le christianisme", p114.
En simplifiant : la politique moderne, dans son ensemble, consiste à fabriquer des cons (aucun besoin de les forcer à fumer, car même la mise en garde inscrite sur les paquets n'atteint pas les couches superficielles de la conscience), pour en faire l'élevage. En gros : décérébraliser afin d'animaliser.
Vive le travailler plus pour gagner plus ! Comprenez-vous enfin pourquoi des artistes, qui se retrouvent bohèmes, sont montrés du doigt par la foule et recyclés par l'ANPE ?
A me lire, vous allez finir par apprécier Nietzsche. Enfin ... ceux qui ont encore sauvegardé quelques facultés humaines.
2) Directeur de TF1, Patrick Le Lay :
"Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible.
Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est à dire de le divertir, de le détendre, pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible", "Les dirigeants face au changement".
Voici donc l'origine de la stupidité phénoménale des programmes les plus regardés de la télévision.
Dès 2003, je commençais à douter de la dimension exclusivement économique des barrages qui m'ont arrêté net dans ma démarche artistico-photographico-écologico-existentielle.
Je soupçonnais déjà, à ce moment là, que c'est la démarche puriste, et éveilleuse d'âme, qui posait un problème majeur dans une société qui revient à n'être qu'un décervelage, qui utilise la morale plébéienne de Nietzsche pour arriver à ses sinistres fins, en l'occurrence l'uniformisation absolue des goûts et des consciences, pour la création d'un Ordre Mondial.
3) Un philosophe stoïcien, Epictète :
"Ne cherche pas à ce que les événements soient comme tu veux, mais veuille que les événements soient comme ils sont et tu seras dans la sérénité".
Alors, je ne serai jamais dans la sérénité, pas au prix de ce renoncement à la conscience. Jamais, quitte à vivre déjà en Enfer.

Deux : L'art de mentir par omission ou sans coup férir ! A-B-C-D-E-F
Sans vouloir sombrer dans une paranoïa de type complotiste, ou être définitivement crédule, ce n'est pas s'avancer beaucoup que d'affirmer que certains sujets n'effleureront jamais les lèvres cousues des hommes et femmes politiques, pas plus que la cervelle programmée des journalistes ou l'esprit utilitariste des industriels
* :
* (Messieurs-dames, vous avez peut-être consommé des yaourts BIO non biologiques de chez Danone, de l'huile Lesieur à l'huile ... de moteur ?)

A) La santé : les travaux du docteur André Gernez ("le scandale du siècle", film de Jean-Yves Bilien) qui mettraient un terme au Cancer, à la sclérose en plaque et à la myopathie*.
Le Téléthon laisse douter des intentions, pour un immense scandale, une tromperie qui pourrait l'être pas moins : plus d'un milliard d'euros récoltés en 20 ans.
B) L'alimentation : le Codex Alimentarius (origine : la Rockefeller associée* à IG-Farben qui finança Hitler (dès 1932, pour 400.000 DM) - fut scindé en BASF, BAYER, HOECHST à Nuremberg - devenu Association de l'Industrie Chimique, puis intégrant la Chambre de Commerce International des Nations Unies) annonçant la mainmise du trust chimique sur les thérapies naturelles, l'interdiction de toute information alternative, des vitamines naturelles, pour imposer 28 produits de synthèse pharmaceutique et rendre obligatoire l'irradiation des aliments au cobalt.
* (La Standard Oil de
John Rockefeller prit ainsi, en 1939, 15% de participation dans le nouveau trust germano-américain : Rockefeller - Standard  IG Farben)
C) La pollution : silence total autour du développement, par des particuliers, du moteur Pantone faisant consommer moitié moins de carburant et ne polluant plus guère.
D) L'énergie : silence total autour du projet "Z-machine" issu des études en MHD, coûtant moins de 1% d'ITER selon Jean-Pierre Petit, pour produire des milliards de degrés.
E) L'Histoire : pour en finir enfin avec la propagande officielle sur le terrorisme du 11 septembre : Loose Change, ReOpen911, Zéro de Giulietto Chiesa, David Ray Griffin, 9/11 Truth Movement, Scholars for 9/11 Truth and Justice, 9/11 : Press for Truth. La France semble être de loin le pays où l'omertà médiatique est la plus forte, presque stalinienne.
F) L'écologie : voici ce que ne dira jamais le Ministère de l'Ecologie : la production mondiale de viande a été multipliée par 5 en 50 ans, celle de l'aquaculture par 50, il faut 323 m² et 15.500 litres d'eau pour produire un seul kg de boeuf et 6 m² et 700 litres d'eau pour un kg de pommes de terre, l'élevage emploie 70% des surfaces agricoles et utilise 30% de la terre, un repas non biologique avec de la viande correspond à 4758 km parcourus, celui végétalien et biologique à 291 km (source : www.viande.info/).

La télévision est donc la "boite à merde" que l'on connaît et ce pour quatre raisons : a) l'influence des lobbies, b) le profit : l'audimat qui pousse au divertissement niais pour des gens niais, c) le faible quotient ou bagage intellectuel des animateurs, c) la psychologie et la sociologie selon le concept anglo-saxon : "expected signal"*.
* (Jean-Pierre Petit : "Les êtres humains, comme tous les êtres vivants d'ailleurs, n'accordent leur intérêt qu'aux éléments qui entrent dans leur entendement, qu'ils sont susceptibles d'assimiler. Ils n'accordent aucun intérêt aux autres signaux et, pourrait-on dire, ne les perçoivent même pas")
Apprécions tout de même, à sa juste valeur, la formidable résistance culturelle de FR3 que le Pouvoir n'a pas encore réussi à faire plier, malgré la baisse des crédits.
C'est une chose douloureuse que de savoir qu'une majorités de gens croient dur comme fer que les laboratoires et le politique se soucient de leur santé, que les Américains ont débarqué pour les libérer du joug nazi, que manger des animaux est indispensable à leur survie, et que Ben Laden est l'auteur du 11 septembre. Il me parait certain que les désastres présents sont dûment favorisés afin de détruire, détruire rapporte énormément, que les vies humaines ne valent rien face aux profits gigantesques des trusts et cartels industriels, que 30% d'argent de la drogue circulant dans les échanges des devises garantit sa pérennité, que les médias sont sous contrôle (sauf encore Internet), que le conditio
nnement de masse est très facile, que tous les chercheurs et scientifiques qui essayent de mettre en garde, ou qui restent sincères et honnêtes, sont immédiatement mis au placard, ou simplement assassinés.
A. Einstein : "Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire".

A propos de l'Histoire officielle, je cite une base d'étude - à qui veut s'y pencher de manière objective - sur un texte choisi dans "Le mirador", "La sombre histoire de la famille Bush" :
Résumé : "
Avril 1914 : Frank Rockefeller cède sa place à Samuel Prescott Bush à la tête de la division des munitions et armes légères des industries de guerre de Bernard Barouk. 1915 à 1917 : Les hauts financiers américains prêtent à l'Allemagne 27 millions de dollars et 2,3 millards à l'Angleterre. La firme d'armements Remington, achetée ensuite par Dupont et financée par Bush, fournissait la France, la Russie, le Canada, et les USA en armements. 1934 : La Consolited Steeld Corporation, société appartenant à Bush, Harriman et Tyson basée à Auchwitz, est accusé par le gouvernement polonais de fraude, comptabilité fictive et d'évasion fiscale. 1935 : Le gouvernement polonais conclut une entente (remise d'un gros chèque) avec Prescott Bush. Ainsi, la société continua à piller les minerais de la Pologne pour fabriquer du matériel militaire qui servira à Hitler pour envahir la Pologne. 1939 : Les camps d'Auschwitz, construits par Hitler et financés par Bush, furent créer pour permettre à la Consolited Steeld Corporation d'utiliser des travailleurs forcés. 1941 : La société est entièrement contrôlée par Bush et Harriman qui empochent des millions de dollars grâce au travail des esclaves exécutés à Auschwitz. Suite à l'attaque de Pearl Harbor, le gouvernement américain interdit tout commerce avec l'ennemi. 1947 : Création de la CIA. Les bâtiments de la CIA sont construits grâce à l'argent gérée par Tyson (Banquier d'Hitler jusqu'en 1951) et générée "grâce" aux esclaves des camps d'Auschwitz. 1,5 millions de dollars furent récupérés par P. Bush par l'Union Banking Corporation et placés dans la société anonyme Overby Developement Company, active dans le pétrole et les brevets pétroliers". La suite de l'histoire est plus connue : guerre en Irak et 11 septembre.

TroisLa Gestion du troupeau !
Il est dit que les grippes aviaire et porcine sont le résultat de la promiscuité de la viande sur pied (les animaux que nous vouons à un enfer sur Terre et qui déjà inspira Ford pour le travail à la chaîne des hommes-animaux, puis Hitler pour la Shoah), selon l'évidence qu'une maladie progresse d'autant plus vite que le contact est grand et l'état de santé fragile ; cela, bien entendu, n'empêche nullement le Ministère concerné d'affirmer sur le site de l'Etat : "La grippe A qui sévit actuellement en divers endroits du monde,
bien que d'origine porcine (1), n'est pas une maladie d'élevage (2) (...) Dans le cas de la grippe A, il s'agit d'un nouveau virus qui contient des gènes de grippe aviaire et (3) de grippe humaine qui lui donne de nouvelles caractéristiques de contagiosité et de dangerosité pour l'homme. On ne le retrouve pas dans les élevages, ni en France, ni ailleurs au Mexique".
Les technocrates ne renoncent jamais à aucun sophisme pour ne pas nuire au commerce, en l'occurrence faire manger de l'agonie. Amusez-vous à rendre logique : 
1 + 3 font 2 !
Dr Edouard Broussilian
, octobre 2009 (extraits) :
"L’affaire de la pandémie de
grippe H1N1 n’en est qu’à ses débuts. Je crains que seul le recul des historiens permette un jour d’en démêler l’écheveau, tant la manipulation médiatique est intense sur ce sujet. Tout semble fait pour attiser le sentiment de peur et comme d’habitude dans notre société occidentale on verra s’épanouir les réactions hystériques et paranoïaques (...) Nous vivons clairement la fin d’un paradigme lancé il y a à peine 100 ans par des hommes comme John D. Rockefeller qui ont saisi l’intérêt de conjuguer science et commerce. En moins d’un siècle, on a fait absorber aux patients des millions de tonnes de médicaments toujours plus puissants, et vacciné à tour de bras. Pourtant l’état de santé de la nouvelle génération est peut être la pire qu’on ait jamais vue. Finies les otites, les angines, les toux. Place désormais aux agités, perturbés, instables, suicidaires, dépressifs, autistes, schizophrènes (...) Petite piste de réflexion supplémentaire : sachez que le budget marketing des labos est le double de celui consacré à la recherche et au développement, et qu’en moyenne les labos consacrent 25.000 euros par médecin et par an pour les amener à prescrire leurs produits (...) Je vois dans cette affaire de nombreux signes de déliquescence d’une civilisation. Je n’ai encore entendu aucune voix s’élever contre le principe même qu’un état décide de faire l’achat de vaccins pour protéger son bétail, pardon ! ses citoyens. (...) La vieille médecine n’a jamais cherché à distinguer les individus et elle a trouvé un allié précieux dans l’industrie chimique dont l’intérêt est d’abreuver les masses".
Fin mot de l'histoire, la société des hommes comme bétail : "Je pense que la catastrophe annoncée ne sera pas celle provoquée par un virus, mais bien par
un système complètement pervers qui rend les gens de plus en plus malades, les droguant toujours plus pour traiter… les conséquences des traitements".
Sylvie Simon (sur l'Etat-Pharma) : "La vaccination de masse empêche l'installation de l'immunité naturelle conférée par la confrontation avec les virus et microbes et qui se passe d'une génération à l'autre. A présent, les mères qui n'ont plus qu'une immunité vaccinale loin d'être permanente ne peuvent plus la transmettre à leurs enfants, et ainsi les maladies de l'enfance se manifestent à des âges où elles sont beaucoup plus dangereuses. Si nous continuons ainsi, nous risquons de disparaître avant notre planète, tout aussi menacée".
Citons également le
syndicat des infirmières (SNPI- CFE-CGC) qui estimait un risque important de syndrome de Guillain et Barré (paralysie des membres inférieurs gagnant le haut du corps), ainsi que celui de maladies auto-immunes, comme la sclérose en plaques, du fait des adjuvants.
Mais, il parait certain que les groupes pharmaco-politico-économico-chimiques assurent leurs devants en faisant en sorte que leurs clients leurs soient définitivement acquis, comme les drogués vis à vis de leur dealer : A) par la dette. B) par la maladie. C) par les brevets déposés sur le vivant. C'est transformer une humanité en véritable cheptel, encore pire que Soleil vert de 1973 ou Blade Runner, car c'est bientôt le Meilleur des Mondes lui-même qui ressemblera à la copie.
Selon le professeur
Adrians Gibbs (virologue de l'Australian National University, ANU), la nouvelle souche H1N1, qui a été découverte au Mexique et aux États-Unis en avril 2009, est le résultat du groupement de trois virus provenant de trois continents différents, dont les gènes auraient été recombinés dans un laboratoire ou dans une usine de fabrication de vaccins (source : Virology Journal), laissant supposer la création d'une pandémie afin de vendre le vaccin, rappelant furieusement le Sida, peut être pour une finalité différente. Le professeur avait dit en mai 2009 (Bloomberg du 12 mai 2009) que le virus de la "grippe porcine" s'est "échappé d'un laboratoire"... Ainsi donc, Adrians Gibbs suggéra un incident de laboratoire, pour finir par porter une accusation directe vis à vis des intentions, c'est à dire recombiner trois virus dans le but d'en créer un plus virulent.
Les êtres humains sont traités en bétail. Tout est bon pour faire du profit, n'est-ce pas l'esprit même de la croissance ?
Conclusion : s'il est avéré que l'affirmation d'Adrians Gibbs est fondée, cela revient à dire que la maladie a été volontairement développée afin de récolter les profits de son traitement (ou faire réduire la population mondiale) sans doute mis au point au même moment, ce qui implique lâcheté ou complicité de nos Gouvernements (le docteur Marc Girard pense à de la corruption), auquel cas je dis à ce joli monde d'aller se faire ... Si le but était de rendre prochainement la vaccination obligatoire, inoculant peut-être quelque nanotechnologie, il faudra l'intervention des gendarmes pour m'y forcer. J'ai parmi mes connaissances un cinéaste qui fut contraint de fuir l'Amérique du Nord pour avoir enquêté sur l'origine du Sida.
On ne s'en prend pas si facilement à l'élevage humain.

Et si donc ?
Lorsque l'on a du temps de libre, ce qui est la seule vraie richesse dans un monde moderne pressurant les individus, il est possible de lire et d'aller soi-même chercher les informations là où elles se trouvent, c'est à dire auprès des chercheurs eux-mêmes ou des historiens. Nous savons ce qu'il est advenu des professeurs et chercheurs Jean-Pierre Petit, Christian Vélot, Dominique Guillet, Dominique Belpomme (pour se limiter à quelques noms) : ceux qui refusent de se faire acheter, ou de plier, finissent au mieux au placard.
Il y a une
loi du silence imposée sur le 11 septembre et une médecine qui fait commerce de la maladie, des médias qui servent à diffuser une drogue mentale quotidienne pour ôter toute capacité à réfléchir. Après la liste hallucinante des scandales sanitaires (vache folle, amiante, sang contaminé, nuage de Tchernobyl) et des mensonges d'Etat (ISF, chiffres du chômage, déficit de la sécurité sociale - qui est en réalité* un excédant de 9 milliards d'euros - pour gagner aussi sur les remboursements), comment ne pas admettre la possibilité que l'énergie à bon marché puisse exister vraiment, que le moteur économique et ne polluant presque pas soit une réalité, la guérison du cancer une certitude, la volonté d'empoisonner une entreprise d'élevage humain, mais sans être aussitôt présenté comme simplement dérangé ? Ce Monde est définitivement pervers, cupide (système de l'audimat), mais essentiellement pervers.
Ceux qui ont rendu l'humanité malade pour faire commerce de la maladie, sont les mêmes qui font la mainmise sur le vivant (les brevets OGM), pour la contrôler par la faim ; un Ordre mondial Monstrueux, abominable, se dessine à l'horizon. Pour ne pas mourir décérébrés, lisez
Nietzsche et Michel Foucault, René Guénon et Günther Schwab.
* (Pour vérifier sur pied, lire mon site ou aller visiter les sites de l'Institut Montaigne, de l'IFRAP, et bien d'autres de la même trempe)
René Guénon ("La crise du monde moderne") et Günther Schwab ("Les dernières cartes du Diable), aussi Michel Remy
* ("Nous avons brûlé la Terre") sont plus que jamais d'actualité, même si il est sans doute trop tard.
* (Citons Michel Remy en 1954, expliquant pourquoi l'humanité recourt toujours plus à des excitants donnant un coup de fouet : "La viande est comme le métal dont est fait un moteur thermique, et les éléments énergétiques de l'alimentation en sont le carburant. De même qu'un moteur ne peut pas tirer son énergie de sa propre substance, de même un organisme ne peut pas trouver dans la viande une source normale d'énergie (...) Le carnivorisme augmente donc, chez l'homme, le déséquilibre au détriment de la capacité de travail soutenu, et au profit de la capacité de croissance, et par conséquent de reproduction. En même temps, il cause une tension nerveuse due aux efforts de l'organisme pour se débarrasser des produits toxiques introduits avec la viande. D'une part, en effet, la chair de l'animal contient ses déchets toxiques de combustion et d'assimilation organique, dont le carnivore doit se débarrasser. D'autre part, l'organisme n'employant que très peu de protéines chaque jour, cherche à se débarrasser du surplus qu'apporte la viande, en le transformant en produits plus ou moins toxiques, tels que urée, acide ptomaïque, etc., difficilement éliminés par des organes d'élimination qui, n'étant pas faits pour ce travail écrasant, se fatiguent rapidement. Il en résulte un état chronique d'hyperexcitation générale. L'organisme des gros carnivores, constamment sous pression, s'use rapidement, et devient vite incapable d'efforts de longue durée")

Cancer ? Mensonges et manigances : où comment semer la maladie des carences, pour récolter la croissance !
Il faudrait également citer plus longuement le docteur
Kousmine : "J'aimerais que chacun comprenne qu'il ne peut compter que sur lui-même, qu'il est responsable de sa personne, que le corps dont il dispose doit être géré comme n'importe quel autre bien". Kousmine, dont le politique semble même ignorer l'existence, a démontré que la tumeur cancéreuse a en réalité un pouvoir qui est DETOXIQUANT, qu'elle intervient pour contrer l'intoxication à une toxine microbienne (expérience sur la toxine hemolytique du perfringens, bactérie saprophyte intestinale : un gramme de tumeur neutralise 15 fois la dose léthale de toxine, source : www.kousmine.com/lecancer.htm), et que donc :  le cancer est un besoin de l'organisme pour résister à une aggression métabolique toxique, que le remède doit donc consister à "enlever le besoin du cancer".
C'est à ce niveau que l'on comprend pourquoi le politique ignore ces travaux : il faudrait s'en prendre à l'industrie alimentaire qui dénature tous les aliments et au lobby de la viande : 
1) la surconsommation de
sucre blanc et de protéines animales qui favorisent une flore de putréfaction.
2) les carences en
vitamines naturelles (raffinage des huiles et céréales).
3) la diminution des
céréales complètes favorisant la flore de fermentation protectrice au niveau du coecum.
4) les
huiles vierges (première pression à froid, protectrices de la muqueuse intestinale) remplacées par les huiles raffinées, c'est à dire mortes.
5) la consommation de beurre et de
margarines hydrogénées.
Encore une fois, le politique, comme toujours, fait
le contraire de ce que devrait inspirer la Raison. L'ignorance, le clientélisme et l'affairisme font que sont privilégiés la croissance, c'est à dire diffuser une alimentation morte qui va générer la maladie, elle-même les dépenses de santé et donc faire travailler plus pour gagner plus pour dépenser plus, sans fin.
Si j'étais Ministre une petite journée ... j'essaierais de faire en sorte qu'une loi interdise enfin le raffinage des huiles alimentaires, ce qui serait considérablement plus utile que toutes les agitations stériles du politique autour du mensonge du déficit de la sécurité sociale ; en effet, ne recevant pas 20 milliards qui devraient lui être attribués (étude de l'Institut National du Développement Local - INDL, Evelyne Dubin), elle est donc en réalité bénéficiaire de 9 milliards. C'est un habile stratagème destiné à faire dépenser toujours plus, aussi habile que de répandre une pandémie pour vendre des vaccins. Comme pour le cancer, le crime paie et il est politique.

Quatre : La petite histoire. le quatre reste plutôt dans l'ombre, il s'agit de garder le pouvoir en fabriquant des idéaux et des mythes !
(Courte parenthèse pour déconstruire la démocratie et ses dogmes, afin de mettre en évidence une dimension essentiellement utilitariste via une volonté de crise :

Comment se fait-il que le Monde va à sa perte écologique et intellectuelle ? Les forces qui semblent détenir les arcanes du Pouvoir sont bien moins les élus des peuples, que les loges maçonniques (pénétrant la société), aussi les gigantesques trusts (déterritorialisés), pour la prise d'un pouvoir occulte satisfaisant les intérêts d'une minorité, comme si le Pouvoir qui à l'origine était centralisé au sein des États, eut fini lui-même par devenir apatride : le mondialisme. Comment se fait-il alors que l'on brandit toujours le drapeau tricolore - qui intègre symboliquement les trois castes (la République voit dans le rouge et le bleu les couleurs de Paris à la création d'une première milice), alors que Lafayette fit intégrer le blanc royal (déjà signe de l'usurpation guerrière vis à vis de la couleur sacerdotale), à quoi rime de se référer à l'égalité (pour Tocqueville, l'humanité préfère toujours l'égalité à la liberté) quand celle-ci ne fait que diminuer et les Pouvoirs se centraliser (pour
François Furet, la Terreur est consubstancielle du jacobinisme), si ce n'est pour ramener toujours cette centralisation du Pouvoir à une échelle restreinte de territoire, en l'occurrence la Marseillaise pour la France ? Il n'y a donc aucune fierté à faire partie d'une nation, aucune intelligence à rattacher une culture de masse arbitraire à un concept abstrait, si ce n'est la propagation d'un délire dont la finalité est de garder le contrôle. La crise économique est probablement une récupération politique qui se positionne parallèlement à l'idée de Nation, sachant que la valeur réelle des monnaies ne représente que le trentième de l'argent mis en circulation.
Gilles Deleuze : "Le contrôle est à court terme et à rotation rapide, mais aussi continu et illimité, tandis que la discipline était de longue durée, infinie et discontinue... L'homme n'est plus l'homme enfermé, mais l'homme endetté", Pourparlers.
M. Lazzarato : "La finance est une machine de guerre qui transforme les droits sociaux en crédits, en assurances individuelles et en rente (...) Alors que l'économie réelle appauvrit les gouvernés en tant que salariés ... la finance virtuelle prétend les enrichir par le crédit et l'actionnariat (...) S'appuyant sur les recherches de Will, Michel Foucault montre comment, dans certaines tyrannies grecques, l'impôt sur les aristocrates et la distribution d'argent aux pauvres sont des moyens de ramener l'argent aux riches, d'élargir singulièrement le régime de la dette... Bref, l'argent, la circulation de l'argent, c'est le moyen de rendre la dette infinie".
Songez que la Révolution est un phénomène simple à saisir : la baisse de l'esprit religieux, ou sens du sacré, qui se manifestait encore au sein du système tripartite dumézilien (pensée magique de Max Weber, mais alors codes despotiques chez Deleuze), n'a cessé de faire détruire la féodalité par la caste guerrière, pour appliquer une 
temporalité du pouvoir : c'est la symbolique de la lutte entre la caste sacerdotale (c'est à dire Merlin) et celle guerrière (Arthur qui chasse le sanglier, en l'occurrence blanc), annonciatrice de la baisse de cette intuition appelée alors, d'une certaine manière, réminiscence chez Platon, esthétique chez Nietzsche, si le rapprochement peut encore en être fait.
La temporalité des Pouvoirs ne s'exerçant plus selon le mode vertical, ils s'exercent dorénavant avec la 
centralisation* horizontale, les territoires, les frontières redéfinies par l'esprit de nation étranger aux sociétés traditionnelles indiennes, hindoues, celtiques, le basculement ayant eu lieu en Grèce selon Michel Foucault. Vercingétorix n'est donc qu'un mythe très moderne (dans les deux sens du terme), une récupération, tout comme Gandhi un transfuge britannique de la pensée moderne. 
* (Gérard Grunberg à propos de "Penser la Révolution française" : "F. Furet ne peux qu'adhérer à l'éclatante démonstration que mène avec vigueur Alexis de Tocqueville, et au terme de laquelle la Révolution apparaît comme l'aboutissement logique du processus ininterrompu de centralisation des pouvoirs accompli au cours des siècles précédents par l'Ancien Régime". Tocqueville avait ce sentiment cité par G. Grunberg : "Il y a de plus dans cette maladie de la Révolution française quelque chose de particulier que je sens sans pouvoir bien le décrire ni en analyser les causes. C'est un virus d'une espèce nouvelle et inconnue (...) mon esprit s'épuise à concevoir une notion nette de cet objet et à rechercher les moyens de bien le peindre". G. Grunberg : "Elle (la sociabilité démocratique) n'a aucune prise sur le réel dans un régime qui a progressivement détruit la société de corps sans créer d'intermédiaires représentatifs entre le roi et le peuple. D'où le progrès de l'idéologie égalitaire. D'où le rôle joué par des groupes sociaux qui ont l'habitude du maniement de l'universalime démocratique abstrait - avocats, hommes de loi et plus généralement intellectuels (...) A une figure centrale et totale, le Roi, va succéder une figure également centrale et totale, le peuple : son contraire. La sociabilité démocratique a envahi tout entière la sphère du pouvoir. "Mais elle ne l'a occupée, explique Furet, qu'avec ce type de matériau qu'elle sait produire, cette chose extraordinairement molle et plastique qu'on appelle de l'opinion et qui du coup se trouve au contraire l'objet d'une méticuleuse attention normative puisqu'elle est le centre et l'enjeu de toute la lutte politique" (...) L'analyse ici devient particulièrement pénétrante. "Si la Révolution française vit dans sa pratique politique les contradictions théoriques de la démocratie, c'est qu'elle inaugure un monde où les représentations du pouvoir sont le centre de l'action et où le circuit sémiotique est maître absolu de la politique. Il s'agit de savoir qui représente le peuple, ou l'égalité, ou la nation : c'est la capacité à occuper cette position symbolique et à la conserver qui définit la victoire"))

Alors ? C'est comme si la perte de l'Être ("être tombé hors de l'Être" dirait Heidegger) eut fait sombrer dans l'Etant (Guénon dirait "éloignement du Principe"), et eut fait en sorte que le Pouvoir devienne uniquement horizontal, se regroupe en un centre (ne pas confondre avec l'Omphalos de la géographie sacrée), attire tellement à lui les énergies (se souvenir du rôle de Versailles dans l'art de la politique de Louis XIV), qu'il finit par anéantir tout Pouvoir subalterne, autonome (corps de métier), faisant en sorte que sa seule justification devienne une situation en miroir, où la tête du régime est directement exposée et opposée à sa base, rendant obligé le mythe égalité qui seul désormais a la capacité stable de le justifier.
A part le doux rêve utopique de quelques philosophes, il n'y a aucun élan humaniste dans ce processus historique, mais uniquement l'attrait du Pouvoir.
Je ne crois donc plus ni à la croissance - qui est suicidaire, ni aux dogmes - qui déconstruisent toutes les valeurs traditionnelles d'avant 1789 (notamment les rapports d'harmonie et dont le peuple ignore même de quoi il pourrait bien s'agir), ni à la famille, surtout pas à l'égalité - qui n'a servi en fin de compte qu'à asservir encore davantage, ni au langage de la politique, ni bien entendu aux explications économistes sur la crise de 2009 ou à la croissance verte, pas davantage au montage grossier du 11 septembre, ni même à une économie durable quant à ses réelles motivations en finalité. Par contre, je crois à une prodigieuse stupidité et à une perversité qui ne l'est pas moins. L'Homme n'est plus, il y a des individus sans âme et qui sont tenus par deux procédés en réalité complémentaires : l'enfermement associé au concept de Nation et aux codes sociaux, enfin l'endettement qui s'est dissocié de l'enfermement ; sachant que tout ce qui serait utile au peuple (santé, Culture, nourriture saine, économie) est radicalement enterré par le politique, le travailler plus pour gagner plus est une escroquerie.

Cinq : De l'art de bien choisir ses amis !
Un divertissement pour continuer la page sur l'élevage, mettre en correspondance deux informations (1/12/2009 et 16/04/2008) à propos de la présence occidentale en
Afghanistan :
A) Monsieur Sarkozy : "Renoncer, ce serait laisser le champ libre au terrorisme et à la violence barbare des fanatiques (...) abandonner un peuple ami qui aspire à la paix".
B) AFGHANA.Org Infos: "Achkhabad - Le ministre turkmène de l'industrie, du Pétrole et du Gaz, Baïmyrat Khodjmoukhammedov, se rendra fin avril au Pakistan pour discuter d'un éventuel gazocuc transafghan, un projet dont il est question depuis dix ans, a annoncé mercredi la presse d'Etat du Turkménistan. Le ministre et sa délégation participeront à Islamabad à la 10e session du comité de direction du projet de gazoduc Turkménistan-Afghanistan-Pakistan du 20 au 25 avril, a indiqué l'agence de presse turkmène TDH. En juillet 2007, le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov avait indiqué, lors d'une visite de son homologue afghan Hamid Karzaï, être prêt à étudier les propositions pour la construction de cet ouvrage qui pourrait avoir une capacité de 30 milliards de m3 annuels de gaz".
30 milliards de m3 annuels de gaz ? Mr Sarkozy devrait donc être rassuré : on abandonne jamais de si bons amis. Les Américains
* ont déjà dépensé plus de 500 milliards de dollars pour aider leurs amis qui sont 32 millions d'individus, mais, par contre, les pays pauvres ou sans intérêt stratégique n'ont pas cette chance de devenir si bons amis : l'Occident des jolis droits de l'homme offre ainsi 20 milliards de dollars - sur trois ans - pour nourrir un milliard de personnes mourant de faim. C'est tout l'art de bien choisir ses amis. Il est extraordinairement sophiste d'aller faire la guerre dans un pays tout en argumentant qu'il "aspire à la paix"*. Les Lumières qui nous inspirent sont sombres : ceux qui n'ont pas nos valeurs universelles sont des barbares et des fanatiques. Rappelons donc que la France a guillotiné à tour de bras jusqu'en 1981 et qu'elle fut l'un des derniers pays au Monde à avoir accordé le droit de vote aux femmes, c'est à dire bien après les royautés. La barbarie comme le terrorisme, c'est quand et où cela nous arrange... C'est une grave insulte qui est faite à la conscience des hommes, car ainsi rien ne nous différencie des barbares, si ce n'est notre fourberie* intellectuelle et utilitariste, les deux définitivement confondus.

* (Certains font la distinction entre 11 septembre et Al-Qaïda, c'est à dire entre possibilité de complot et actions guerrières du corpuscule terroriste en Afghanistan ; mais, connaissant la forte relation entre la famille Bush et celle de Ben Laden (par exemple Shafiq Ben Laden, demi-frère d'Oussama, en compagnie du père de Georges W. Bush, au conseil d'administration de Carlyle ce 11 septembre 2001), il est difficile d'accorder du crédit à une explication si simple. Citons donc trois sources : A) Jürgen Elsässer : "Tous les grands attentats, à New York , à Londres, à Madrid, n'auraient jamais eu lieu sans le recrutement par les services secrets américains et britanniques de ces djihadistes (la présence de mercenaires dans les Balkans) à qui l'on attribue les attentats", puis B) Dick Cheney en mai 2001 : "La nation est en danger, car nous faisons face à la plus grande pénurie depuis l'embargo imposé par les pays arabes dans les années 1970", enfin C) le rapport sur l'invasion de l'Irak du PNAC (Project for a New American Century) : "Le processus de transformation, même s'il apporte des changements révolutionnaires, est susceptible d'être long, en l'absence d'un événement catastrophique catalyseur comme un nouveau Pearl Harbor"? Visiblement, ces gens seraient vite passés de la parole à l'acte avec le 11 septembre ; quels sont donc les intérêts réels que poursuit la France en Afghanistan ? Intégrer l'Otan consista-t-il à se soumettre à la puissance des Maîtres du Monde ? Certains s'étonnent de la passivité du peuple allemand au moment de la Shoah ... ils devraient s'émouvoir de la mollesse et de la lâcheté dans l'Occident moderne)
* (Honte à l'humanité : a) chiffres pour 2005 : selon l'institut international de recherche pour la paix de Stockholm, les dépenses mondiales pour l'armement était de 1.118 milliards de dollars, dont 48% pour les seuls USA ; b) 800 millions d'animaux sont massacrés dans les laboratoire à l'échelle mondiale ; c) 45 milliards d'animaux sont incarcérés chaque année pour finir à la boucherie, d) une espèce végétale ou animale disparaît toutes les 20 minutes, e) un sixième de l'humanité souffre de la faim)
* (Il existe une autre piste que la gazoduc, que le terrorisme que l'Occident aurait monté de toute pièce, pour expliquer cette intervention groupée en Afghanistan : la drogue. En effet, citons Philippe Desbrosses (docteur en environnement) qui rapporte "que l'argent de la drogue représente plus du tiers du flux des devises et des échanges boursiers mondiaux et que, sans elle, le système bancaire international s'effondrerait". Or, l'Afghanistan est le tout premier producteur au monde de pavot à opium (soit 87% en 2008 - la culture de l'opium passant de 104.000 hectares en 2006 à environ 200.000 en 2008) et d' héroïne (93%), une drogue traitée au Pakistan. Un tiers du flux des devises ? Mais alors, la survie du système bancaire en dépend, car, en extrapolant ces chiffres et statistiques, sous la réserve qu'ils soient véridiques, c'est donc un tiers de l'économie mondiale qui est liée à ce petit pays et à sa drogue, auquel cas il faudra peut-être un jour remettre la médaille du Congrès à Ben Laden et ses amis, pour service rendu ! Bien étrange nébuleuse que celle-ci. Pour l'ONU et le directeur exécutif de l'UNODC, en 2009 - donc en possible augmentation par rapport à 2008, "90% de l'opium mondial viennent de l'Afghanistan", 900 tonnes d'opium et 375 tonnes d'héroïne pour un marché estimé à 65 milliards de dollars ; Antonio Maria Costa déplore le fait que les talibans engrangent de 200 à 400 millions de dollars par an, que 2% seulement de la drogue est interceptée à la frontière Est de l'Europe, mais aussi que 60% des députés afghans seraient plus ou moins impliqués dans le trafic d'opium (source : Le Figaro). Bien étrange conjoncture : talibans, terroristes, drogue, gazoduc ... sans oublier que nous intervenons de force dans un pays souverain. Il s'y passe beaucoup de choses, trop pour que ce ne soit que pour la paix)

Six : Savoir imaginer l'inimaginable. Sale temps : HAARP !
Juste un rappel de la thèse du Dr Nick Begich ("Angels don't play this haarp") à propos du projet américain : High Frequency Active Auroral Research Program, c'est à dire HAARP.
Selon l'auteur, la finalité de ce projet est de pouvoir contrôler le climat et ainsi de s'en servir comme d'une arme de guerre, mais aussi de pouvoir contrôler le cerveau humain ; ainsi, le Dr Robert Becker aurait réussi à démontrer que des
ondes ELF couplées au courant alternatif gênèrent les fréquences qui manipulent les fonctions cérébrales...
Encore mieux que la société de contrôle de Gilles Deleuze donc, le
contrôle cérébral, et c'est pour demain.
Victoria Hardy (
www.chemtrails-france.com), utilisation des CHEMTRAILS et du BARYUM :
"
Le troisième projet utilise aussi le mélange de sels de baryum dans l'atmosphère. Le contrôle du climat est un projet de l'US Air Force et s'inspire des concepts de Nikola Tesla sur les radiations haute fréquence (HAARP) sur l'ionosphère au-dessus de la terre. Les fragiles systèmes de soutien de la vie dans notre environnement sont manipulés, testés et altérés par le gouvernement pour un avantage militaire. Les documents de l'Air Force laissent entendre que "les risques sont grands mais que la récompense en vaut la peine". Le mélange de sels de baryum supportant l'humidité est stimulé le long des fronts météorologiques et manipulé de façon contrôlée. L'énergie micro-onde est peut être aussi utilisée dans le programme de manipulation du climat. Les données météorologiques sont aussi une contribution nécessaire au programme VTPRE du système RFMP. Des technologies perfectionnées de contrôle du climat permettront à une armée d'empêcher la pluie, de causer des inondations, des sécheresses, des orages, d'empêcher l'ensoleillement, d'endommager les récoltes, et de mettre à genoux n'importe quel pays sans tirer un coup de feu"

Visiter : "Les tracés de la mort" par Nenki (www.conspiration.CC) et http://fr.wikipedia.org/wiki/chemtrail
Certains évoquent déjà une possibilité concertée des chemtrails, des puces nanotechnologiques, et des émetteurs pour téléphones portables, d'agir sur la conscience collective... 


Sept : Savoir punir, et le crime comme moteur de la société - en opposition à la morale plébéienne de Nietzsche : Oh ces fameux bons que voilà !
Une relation personnelle, un ami guénonien, est - pour des raisons d'expiation - partisan de l'abomination inqualifiable qu'est la peine de mort, pour les crimes communs mais non ceux qui sont d'ordre politique. C'est l'innocence de croire que les élus oeuvrent pour le bien de la cité et non leurs propres intérêts ; j'ai bien entendu la position radicalement inverse : que représente à l'échelle d'un pays une poignée de crimes de pervers et de malades ou personnes sans moralité - face aux choix politiques ayant consisté à générer des maladies (amiante), monter de toute pièce des guerres lucratives (39/45) et engendrer des famines (favoriser l'élevage), sinon la continuation de la
société disciplinaire*, aussi la technique médiatique qui consiste à faire focaliser l'attention d'un peuple, et sa vindicte, loin des vérités nauséabondes ? Cela pue à plein nez ; sur le terrorisme donc, quels seraient les véritables instigateurs ? Est-ce la communauté des chrétiens qui mit le Feu à Rome ou Néron ? Les choses ont-elles changé ? Est-ce la chute d'Hitler qui a fait le criminel ? Mais, le peuple a besoin de figures expiatrices pour l'exorstiser de sa propre insuffisance, de son manque de conscience, de sa paresse criminelle, de la bêtise molle qui l'empâte et dont se servent les malins ; faut-il vraiment ne pas accorder sa pitié aux plus épaisses des brutes et concéder des raisons aux criminels distingués ? L'autorité détiendrait-elle un satisfacit de moralité ? Je le réfute.
* ("Surveiller et punir". Pour Foucault, la disparition de l'exécution publique - qui est une façon pour le Pouvoir de se manifester au peuple - correspond au passage d'un système de la représentation de l'autorité, et de réparation des fautes envers elle, à celui de correcteur de la société, où le modèle carcéral a largement prévalu sur celui réformateur. Foucault montre l'aspect carnavalesque de l'exécution publique et la raison pour laquelle l'appliquer en cachette procède d'un mystère plus efficace, diffus, pour une forme généralisée du Panoptique de Bentham, privation de liberté dans la prison, surveillance continue ailleurs : "Le châtiment est passé d'un art des sensations insupportables à une économie des droits suspendus")
Je refuse de voir une Justice, une Morale, là où il n'y a qu'une manière de diriger, de manipuler un troupeau. J'ai atteint l'âge où je ne m'en laisse plus conter : une mort d'homme reste une mort d'homme, que ce soit avec un couteau, l'absence d'empathie, la conduite sans respect d'autrui, l'
amiantage* des universités quand le politique est au fait des risques sanitaires : en 1977, la lettre du professeur Jean Bignon à Raymond Barre alors premier ministre. D'autres études alarmistes ont suivi en pure perte, jusqu'à l'inévitable, même si Monsieur Claude Allègre - qui s'agite davantage dans la sphère politique que dans des laboratoires - eut voulu soutenir le contraire, en homme intelligent qu'il est malgré tout.
* (Cela me conforte dans l'idée que le dernier aspect devrait être de très loin le moins excusable, donc le plus impardonnable, c'est à dire répréhensible. Il ne l'est pas, le peuple est bien davantage intéressé par quelque crime odieux de quelque déséquilibré - l'autorité imprègne de son prestige la conscience populaire. On n'est pas vraiment dupe, on râle dans les bistrots, mais on se plie et on se tait trop vite. Alors, L'état de droit donc, lorsqu'il revendique que "nul n'a le droit de se faire justice soi-même", au nom de la délivrance de toute représentation non réfléchie résultante d'une impulsion, au nom également du risque de vite voir la société dégénérer en vendetta, l'état de droit n'est-il pas essentiellement la forme de Pouvoir ?)

Conclusion : si l'on en croit notre ancien ministre de la Culture, Luc Ferry, et nous le faisons d'autant plus volontiers que le processus décrit correspond à une "contre-initiation", le Monde marchand, qui est le notre, uniformisé, n'a de cesse de déconstruire toutes les valeurs traditionnelles qui font barrage aux pulsions consomméristes, elles-mêmes parfaitement encadrées par le "travailler plus pour gagner plus", sous-entendu acheter plus. Le but de mon paragraphe, avec toutes ses erreurs et le grossissement du trait, fut de déconstruire à mon tour toutes les certitudes dont le politique et l'éducatif n'ont cessé de nous remplir la tête, réduisant notre humanité à n'être que des consommateurs dans des grandes surfaces.
Avec le recul de ces dernières années de catastrophes, où l'on déclenche des guerres colonialistes au nom de la Liberté, où l'on spolie les ressources des pays pauvres au nom des droits de l'homme, où l'on contamine, semble-t-il, l'espèce humaine avec uns virus de laboratoire pour en élargir le profit - le but n'étant plus tant de soigner que de ...
rendre malade, le troupeau apeuré par une crise artificielle devient aveugle de sa propre condition d'esclave - de lui-même. Au degré de la perception écologique, le ravage planétaire donne raison, mais trop tard, à René Dumont qui insistait en pure perte pour un contrôle démographique, l'économie d'énergie, une coopération envers les pays en voie de développement et la protection des sols.
L'égalitarisme impose le matérialisme, ce dernier l'utilitarisme, et la société est l'arène où tous les coups sont permis sous l'apparence de règles communes (ce que Nietzsche qualifiait de mensonge caché) ; il était donc attendu que la Raison écologique, comme frein au libéralisme se dévorant lui-même, soit la risée des technocrates et des comptables de l'immédiatité qui ne savent plus ce qu'est un sol, un air, une nourriture, la vie. Pour que les choses changent vraiment - et non ce retournement en catastrophe et toujours motivé par la croissance, pour qu'elles le puissent à l'aube de cette apocalypse, il faudrait qu'elles le soient par les idées et non ... sous la contrainte. Or, la France s'est enlisée dans l'idéologie totalitaire & égalitariste qui impose des dogmes que plus personne n'ose mettre en doute : vaccination de Pasteur, sélection naturelle de Darwin, égalité en droit des individus, croissance, progrès ; quant à les récuser, c'est se faire aussitôt traité de révisionniste - comme pour le spectacle hollywoodien du 11 septembre, Pearl Arbor de l'ultime guerre de domination - Nouvel Ordre Mondial qu'un Président Sarkozy a la prétention de croire humaniste. Le fait de revenir à l'idée de Principe (certains diraient Idées, esthétique, intuition), m'amène, pour finir la page, à citer cet ami dont je suis un adversaire hurlant (tant que ma tête n'est pas tranchée) de la peine de mort, lui même oublieux que son propre frère, homosexuel, aurait, selon la notion de crime de droit commun, la tête brutalement tranchée au sabre dans ce pays charmant qu'est l'Arabie Saoudite, témoignant de l'arbitraire intrinsèque de toute Justice humaine :

"Ainsi, quels que soient les aspects du libéralisme qu'on envisage, on constate qu'ils contribuent tous à détruire la société conforme à la nature et à créer, à sa place, la fameuse "société de consommation", qui n'est plus qu'un agrégat d'individus, où les relations d'homme à homme se réduisent à des rapports utilitaires et impersonnels, de sorte que ces hommes sont de plus en plus isolés et que l'amour fraternel est
remplacé par l'intérêt personnel, puisque celui-ci suffit à assurer la sacro-sainte efficacité (...) Une telle société est proprement satanique, car elle ne fait que prolonger, jusqu'à ses extrêmes conséquences, l'acte même du péché originel. Aussi comporte-t-elle en elle-même sa propre sanction, comme chaque fois qu'est violée la nature des choses : la société libérale, en dévorant les hommes, est en train aussi de se dévorer elle-même et est menacée d'implosion. Elle est le contraire de la société voulue par Dieu pour permettre à l'homme de réaliser sa finalité : la société traditionnelle, qui respecte la hiérarchie des valeurs conformément au précepte évangélique : "Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et le reste vous sera donné par surcroît" (G.P., peintre de talent qui cite un texte remarquable de Jean Hani)

Post-scriptum : Au moment où je finissais cette page, l'hémicycle du Palais bourbon était pris d'assaut par Greenpeace ; le politique en est scandalisé, même s'il faut remercier Noël Mamère pour avoir applaudi. Mais Bernard Accoyer : "Ce qui s'est passé est inacceptable au regard du bon fonctionnement de la démocratie. Ce sont des méthodes antidémocratiques et violentes". Il faut rappeler que l'action intervenait au moment du sommet de Copenhague, pour dénoncer entre autre la faim dans le monde - pour un habitant de la planète sur six. Parler de "bon fonctionnement de la démocratie" est déjà en soi une incompatibilité avec l'exercice du droit de vote amenant l'incompétence au Pouvoir selon René Guénon, et parler de "méthodes antidémocratiques" est une absurdité dans la mesure où le fonctionnement démocratique est à l'origine du chaos sanitaire et de la jungle économique ; pour ce qui est alors des "méthodes violentes", il faudrait poser la question aux affamés du Monde à qui l'Occident offre généreusement 20 milliards de dollars ... sur 3 ans, soit à peu près un centime d'euro par jour ! Si le politique avait une véritable conscience, il aurait été satisfait par cette réaction spontanée du peuple. Ces gens ne comprennent rien à rien.
Avez-vous remarqué, depuis quelque temps, cette 
sauvagerie qui inspire le relationnel entre hommes et femmes politiques (faut-il citer les noms ?), les coups bas, les paroles assassines, les pires règlements de compte qui font tomber le masque d'un humanisme de façade ? Ces gens n'ont de cesse de se cacher derrières des idéaux démocratiques et se comportent les uns avec les autres comme des voyous sur la place publique, dans les Tribunaux même. Est-ce donc cela une élite ? Même les policiers manifestent dans la rue, tant ils ont le sentiment qu'on les pousse au résultat pour : a) servir les statistiques utiles au Pouvoir, b) ramasser de l'argent. Face à un populisme qui se cache de moins en moins, car grâce à la crise l'égoïsme gagne, des intellectuels se regroupent pour dénoncer une instrumentalisation qui est faite sur le concept ardu de l'identité nationale, signe de la discipline et de la contrainte par corps.
La seule différence visible entre démocraties et dictatures, un même phénomène moderne, ne tient pas aux intentions, car il s'agit d'idéologie pure, mais au ratio de la discipline sur le contrôle. Le monde moderne matérialiste s'est donc refermé sur l'individu, la masse ainsi constituée est devenue "personne morale", mais, si l'on fait abstraction de la seule dimension économique, cette modernité n'est qu'un immense, insondable vide entre Pouvoir et objet du Pouvoir. Hormis l'économie, c'est à dire la croissance comme manifestation de puissance, il s'agit d'un pur néant qui distribue des parts de rêve aux uns et aux autres, des rêves lucratifs bien entendu. L'imaginaire est devenu schizophrénie catatonique, il ne nous relie plus au Ciel, c'est à dire à ce qui n'est pas de ce Monde, au travers de la pensée imaginale et symbolique. Le symbole sert désormais à faire vendre, ce sont les marques.
Marcel De Corte, dans "De la "dissociété", reprend la conception tripartite analysée puis décrite par Georges Dumézil : "Cette tripartition sociale répond exactement aux trois activités propres à l'intelligence humaine et irréductibles les unes aux autres en raison de la spécificité de leurs objets respectifs : contempler, agir, faire". La modernité, depuis la Renaissance donc, a oeuvré à les rendre totalement réductibles. Mais citons encore le philosophe : "La Révolution française n'a pas seulement ravagé les communautés naturelles, elle a construit à leur place des collectivités rigoureusement imaginaires et dont l'existence fictive accorde toute licence de se déchaîner aux volontés de domination".
Quand cela cessera-t-il ? Notre volonté de domination va-telle nous pousser maintenant à coloniser le Cosmos ou à nous entre-tuer ?
Faites nous chanter la Marseillaise Messieurs les sophistes, endormissez-nous encore davantage. Dans son article "Ripailler à l'ombre du Codex Alimentarius", Marie-Noëlle Anderson nous rappelait la filiation historique entre IG-Farben (gaz d'Auschwitz) et le Codex mis en place par l'OMS et la FAO, filiation qui semble être encore de nature exterminatrice si l'on en croit le médecin neurologue
Rima E. Laibow qui affirme, lors de ses conférences, que l'OMS et la FAO prévoient que l'application (censée être fin 2009) causera la mort par famine et malnutrition de 3 milliards de personnes, uniquement des suites de la réglementation sur les minéraux et les vitamines. Le Virus H1N1 serait-il le procédé pour palier à une résistance manifestée envers le Codex Alimentarius, à l'aube d'une prochaine guerre de l'eau rendue probable avec la surpopulation mondiale ?

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Il est vrai que la Musique est une intelligence plus subtile, à la fois plus fine et plus perçante, que la rationalité se traduisant par le terme "logos", langage métaphysique plus profond, faisant que la cacophonie et les dissonances des musiques populaires modernes ne sont que la correspondance la plus visible, la plus effroyable, de la décomposition intellectuelle d'une civilisation arrivée à son seuil d'épuisement, quand l'éthique cède définitivement devant la volonté d'ériger quantité de normes morales, elles-mêmes tributaires de la rationalité.
Qui osera soutenir que faire chanter la Marseillaise ne procède pas exclusivement de l'utilitarisme calculé ?
Le mal du Monde Moderne, c'est l'action qui pousse à tous les excès, son vice la perte de la contemplation, de l'intériorité. La crise économique ne saurait être autre que cette maladie de l'âme, je vous enjoins à considérer fous ou habiles sophistes ceux qui incitent à travailler plus, toujours plus. Citons Kierkegaard : "On a l'habitude de dire que l'oisiveté est la mère de tous les maux. On recommande le travail pour empêcher le mal. Mais aussi la cause redoutée que le moyen recommandé vous convaincront facilement que toute cette réflexion est d'origine plébéienne. L'oisiveté, en tant qu'oisiveté, n'est nullement la mère de tous les maux, au contraire, c'est une vie vraiment divine lorsqu'elle ne s'accompagne pas d'ennui (...) Il existe une activité intarissable qui exclut l'homme du monde spirituel et le met au rang des animaux qui, instinctivement, doivent toujours être en mouvement" ("Ou bien... ou bien").
Si Nietzsche invite à lutter très ardemment contre l'éthique qu'il considère comme conduisant à la morale destinée à la plèbe (la contenir ensuite dans le sens généalogique repris par Michel Foucault, la contrôler dans la philosophie de Gilles Deleuze, la manipuler dans le guénonisme lorsqu'elle devient sentimentalisme), pour nous ramener à la vie "esthétique" (intuition innée, par l'irruption du surhomme qui ne le doit qu'à elle-même) , Kierkegaard quant à lui rejette ensuite ce retour à l'esthétique qu'il considère comme déjà en l'état de ruine, anéanti, et sur lequel il n'est plus imaginable de reconstruire l'éthique qui lui succède, pour alors se fondre, s'immerger dans le religieux. Il y a bien évidemment un parallèle à faire avec la doctrine guénonienne, avec la notion de personne opposée de celle d'individu, quand l'intuition pure disparaît dans l'éloignement du Principe. L'Eternel retour de Nietzsche est plus particulièrement un état primordial quand celui de l'Inde ou de la Grèce Antique une approche cyclique. Mais que ce soit par l'un ou l'autre de ces deux aspects qui s'opposent en superficialité, notre Monde Moderne parait bien être rendu à l'état de cadavre, une zone réflexe qui ne peut s'exprimer et exister que dans l'action, dans l'agitation d'elle-même. C'est en ce sens que ceux qui parlent de croissance verte ne sont pas à même de pouvoir nous entretenir du sens de la Vie. Il faudrait en premier lieu séparer le culturel du commercial, la recherche de la retombée économique, l'éthique de la vertu, mais cela présuppose un renoncement radical à l'égalitarisme républicain. Lorsque, pour des raisons économiques, l'ANPE interdit* le déplacement à un artiste, elle détruit le fondement même de l'esprit de l'homme, elle assujettit l'immatériel au temporel, elle œuvre donc à la destruction de l'esthétique ; le peu qu'elle gagnera sous l'aspect rationnel lui coûtera bien davantage du fait de la décadence qu'elle génère sans distinction. Broyage des âmes et esclavagisme.
* (Je reviens très souvent sur cet aspect des choses, sur une expérience personnelle : comment l'ANPE et le Ministère de la Culture peuvent briser la vocation, faire plier les individus. Clamer que chacun doit se plier aux mêmes règles édictées pour tous, sens des droits de l'homme - une morale en réalité plébéienne mais de résurgence chrétienne, perd tout sens, dès lors que l'on sait que la défiscalisation permet aux groupes financiers de ne pas payer l'impôt ; aussi, la séparation des pouvoirs est davantage le procédé pour se déresponsabiliser qu'un soucis de neutralité, comme en témoigne la volonté de supprimer le juge d'instruction. Mais prendre les idiots pour ce qu'ils sont est une tentation facile pour le Pouvoir)

Qui je suis ? Cela n'a pas grand intérêt. Disons que j'ai plus de 50 ans, que je suis désormais un photographe professionnellement raté, que je fus déjà classé subversif par l'armée (EOR) qui m'a cependant initié à la facilité selon laquelle il est possible de conditionner autrui, recalé à tout diplôme (Union centrale des arts décoratifs), devenu réactionnaire à tout dogme moderne que je pense détourné de son objet. J'ai eu la chance de côtoyer des industriels et marchands d'armes, des puissants de ce Monde qui n'ont pas le moindre soupçon du principe moral destiné au contrôle de la masse, je suis sympathisant des personnes simples qui se battent pour la condition animale, j'aborre toute forme de gavage publicitaire et les élus qui ne cessent de faire des promesses sans en tenir aucune, je méprise la bêtise humaine sous toutes ses formes et qui est la principale cause de l'invivabilité qui étouffe aujourd'hui l'homme dans l'homme et dont Alexis deToqueville avait déjà décelé l'origine insidieuse au sein du fonctionnement même de la Démocratie, absence de réflexion devenue fond de commerce pour la croissance, la finalité mise en exergue par Max Weber. Enfin, des hommes "bons", dans le sens donné par Nietzsche, m'ont supprimé droits civiques et chômage, cependant, j'ai une conviction, si seulement la moitié, que dis-je, le dixième des arguments et des chiffres que j'avance dans ce site sont véridiques, cela justifierait de penser mettre aux fers une pseudo élite, tant pour les mensonges, les manipulations, que la cupidité qui règnent en maître. Mais ceci reste un point de vue personnel, la manifestation de mon individualisme. Mais plus en profondeur, est-ce donc de mon individualisme, ou de mon être, de l'exercice naturel de ma volonté de puissance de ne pas sombrer dans l'Etant heideggerien, dont il s'agit ? J'ai débuté mon site en 2003, il était question d'écologie avant que le mot magique ne soit récupéré par les pires pollueurs, de symbolisme et d'esprit religieux, chose très différente des dogmes eux-mêmes. Je parlais d'entéléchie, de plénitude de l'être, ou plutôt, en référence à Aristote, de plénitude de l'être en acte (l'acte compris comme opposé à la puissance), c'est à dire la dynamique sous-jacente d'un mouvement continuel impliquant que quelque chose demeure virtuel, ce qui tient de la perfection dans les Monades de Leibniz. La vocation fait partie de cet élan, de cette pulsion d'être, de ce passage de la puissance à l'acte. Une conformité avec l'essence appréhendée depuis l'acte qui n'est plus en puissance. Heidegger considéra donc que la modernité sombre dans l'Etant, Nietzsche quant à lui que l'élite moderne est devenue faible, ce qu'il appelle avec mépris les hommes "bons" ; mais, ceux qui font désormais figure d'élite ont commis, selon lui, l'erreur fatale - qui est à l'origine de tout, de croire que la volonté est quelque chose qui agit, que la volonté est une faculté, alors que l'essence d'une chose se réalise intégralement dans le devenir (concept de volonté de puissance) : devenir plus, non devoir être, qui diffère de la métaphysique aristotélicienne accordant toute son importance, sa primauté à l'essence, tout comme l'éternel retour s'opposera radicalement à celui des doctrines indiennes. Il est utile de mettre en exergue la relation entre influence d'Héraclite, son opposition dynamique des contraires, et son refus de l'hypocrisie de rejeter le Monde, qui consiste à croire que "les choses de la plus haute valeur doivent avoir une autre origine, une origine qui leur est particulière, - elles ne sauraient être issues de ce monde passager, trompeur, illusoire, de ce labyrinthe d'erreurs et de désirs", le nihilisme signifiant alors le rejet du monde tel qu'il est. Curieuse position nietzschéenne s'il en est, renouant avec les présocratiques (Socrate qu'il méprise, un fanatique de la morale chez qui la raison a permis de faire taire les instincts), les doctrines dyonisiaques, tout en dénonçant en même temps la lâcheté, le conformisme et la bassesses de l'élite occidentale. Étrange composition intellectuelle, elle rejette l'essence, dénigre donc la métaphysique en la ramenant à une construction humaine, tout en ayant une perception fine de notre civilisation moderne : "Celui qui a la puissance de rendre bien pour bien, mal pour mal, et use effectivement de représailles, et qui est donc capable de reconnaissance et de vengeance, celui-là est appelé bon ; celui qui est impuissant et ne peut pas user de représailles, passe pour mauvais (...) les bons sont une caste, les mauvais une masse, une sorte de poussière. Bons et mauvais équivalent pour longtemps à seigneur et sujet, maître et esclave". Sans donc dénigrer le modernisme, si ce n'est toujours le rôle pernicieux de la morale platoniscienne passée dans le christianisme qu'il considère comme un platonisme plébéien, une morale d'esclaves fondée sur la haine de la vie, et pour d'autres raisons que René Guénon, Nietzsche pourfend le Monde actuel qu'il considère comme décadent, mais sans porter le moindre jugement de valeur sur cette décadence qu'il estime en fin de compte normale et utile. De ce combat permanent entre les dominants et les dominés, dans le devenir héraclitéen, s'est institué une morale vis à vis de laquelle le ressentiment de la masse a joué en faveur d'une généalogie, il s'agit donc aujourd'hui des droits de l'homme et de la Démocratie utilisés dans le langage politique comme enthymènes (dans le sens aristotélicien) : syllogisme rhétorique pour une déduction dont la valeur est concrète (raisonnement du peuple) et non tirée de l'analyse, pour une persuasion de masse sans démonstration, qui devient une manipulation lorsqu'elle procède du Pouvoir et non des hommes incultes. C'est cette généalogie nitzschéenne et cette faculté de conditionnement à rebours qui a inspiré Michel Foucault sur la société disciplinaire (institution en système par l'Etat), puis Gilles Deleuze sur celle de contrôle. Par un biais différent, encore inspiré en profondeur des doctrines aristotéliciennes (le mouvement du passage du virtuel (non-être) au réel (être), de la puissance à l'acte, reste inachevé s'il doit continuer d'être lui-même en mouvement ; ainsi, le mouvement est l'acte de ce qui est en puissance, tout en étant aussi lui-même en puissance), René Guénon mit en exergue l'opposition entre qualité (le Principe) et quantité (la multitude), expliquant de quelle manière rien n'est plus facile que de manipuler l'opinion, en l'occurrence pour avoir accordé un droit de vote. Ainsi, j'ai commencé mon site autour de beaux paysages et de la considération de l'Etre, donc de la plénitude et du bonheur qu'elle induit, mais, en 2009, j'en venais à la réalité concrète qui me rattrapait : une crise écologique, celle ontologique de l'Etre dans une société qui se rapproche de plus en plus de la gestion d'un troupeau d'hommes et de femmes qui n'ont plus d'autre réalité et finalité que la richesse qu'ils produisent, la destruction qu'ils induisent, l'économie durable comme argument sophiste.

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Je remercie René Guénon pour une oeuvre dont l'ampleur et la profondeur ne cessent encore de me surprendre, au moment même où le Golem de la civilisation moderne commence à s'éffriter sur sa base idéologique, laissant craindre le pire vis à vis d'une politique sécuritaire ou d'un fascisme rusé en gestation. J'ai toujours considéré comme important, et vital pour la liberté, de regarder également en dehors du cadre où l'on focalise l'attention. J'ai le sentiment triste, qu'en accordant aux Autorités financières placées au dessus des Gouvernements de façade, comme je l'écris plus loin (par exemple pour le groupe Bilderberg), des intentions humanitaires (à défaut d'humanisme : la crise de 2009 qui pourrait être commanditée pour faire freiner la croissance devenue suicidaire et à laquelle les peuples ne sont pas prêts à renoncer), je ne fais qu'accorder une conscience fictive là où il n'y en a probablement qu'un vide, un néant d'âme, de l'intérêt. Tout porte à le démontrer, les démocraties qui moralisent leurs sociétés, pour en garder le contrôle, ne sont quant à elles que les pièces d'échiquier d'un Monde en guerre et qui n'est que foires d'empoignes, à l'aube semble-t-il d'une catastrophe alimentaire, si ce n'est le conflit entre les USA et la Chine qui va compartimenter le Monde. L'un semble fomenter des attentats pour entretenir une forme de colonialisme sous couvert de démocratie, l'autre prend possession de l'Afrique sous celui de l'humanitaire, la France quant à elle s'enfonce radicalement dans des délires dont les pires ne sont pas l'obligation de chanter La Marseillaise ou interdire la fessée, mais la tromperie continuelle sur les intentions. Ce n'est bien entendu pas la société dirigée par le marché (rationalisme chez Max Weber) qui saurait résoudre les catastrophes en court, avec une politique de l'oxymore dont Bertrand Méheust nous dit  qu'elle consiste dans la volonté de paralyser les esprits en les rendant inaptes à penser, de les désorienter et de saturer tout l'espace pour bloquer toute opposition, usant de termes contradictoires : "développement durable", "croissance verte", "agriculture raisonnée", "moralisation du capitalisme", "marché civilisationnel", comme "guerre propre", et dont l'usage massif amène à rendre, au pire fou, au mieux passif ou inerte, finalité rêvée du panoptisme de Michel Foucault.

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Déjà, notre civilisation des droits de l'homme gaspille sans aucune limite les ressources végétales de la planète, pour assouvir avec l'élevage un besoin viandard devenu stérile pour la santé, alors que plus d'un milliard d'hommes et de femmes souffrent de la faim. Quel exemple nous donnons, quand de surcroît notre orgueil nous promulgue en idéal ! Car, l'utopie égalitariste, en l'occurrence vouloir toujours plus, s'est répandue à la surface de la Terre entière qui ne peut répondre à toutes ces espérances. C'est dans ce contexte, que le "travailler plus pour gagner plus" dévoile ce qu'il y a de plus déraisonnable, de plus décalé avec la réalité concrète du Monde, une folie démagogique sans avenir et qui ne s'explique que par une mentalité d'arrière garde qui veut se donner un dernier rôle. Pour cela, en finalité de la politique de l'oxymore citée plus haut, s'installe la "société de contrôle" de Gilles Deleuze et dont Michel Foucault décela en 1975 la correspondance symbolique avec le Panopticon de Bentham : mieux que la "société disciplinaire" (école - hôpital - caserne - usine - prison), le panoptisme dont l'aboutissement abstrait dans la société de surveillance - c'est à dire le "contrôle" en tant que procédant en dehors de l'usage spécifique et où le "voir sans être vu" devient pur effacement - est destiné à "imposer une conduite quelconque à une multiplicité humaine quelconque". On nous entretient alors de comportement citoyen, mais n'est-ce pas le mode du fonctionnement propre aux sectes, la prise de contrôle cérébrale et affective ? Bien entendu, je ne me pose pas en censeur moral, je porte un jugement sur le bilan écologique. Pour se poser en censeur, il faudrait faire une part bien plus grande à l'éthique qu'aux  vertus décomposées en secteurs et quantifiées dans le Monde moderne, ce qui est impossible dans une société matérialiste tournée vers le rationalisme en finalité. Dans la troisième partie de l'Ethique à Nicomaque, prendre de mauvaises habitudes va détruire la possibilité d'être bon. Ce qui est bien dans une situation ne l'est pas dans d'autres, et, selon Aristote, nous pourrions estimer que les dirigeants du Monde, et les électeurs qui les portent consciemment ou non, ne sont donc pas les bons (mais ils deviennent ceux de Nietzsche) dans la mesure où leur vertu ne les définit pas en tant qu'homme quand ils réalisent mal leur fonction dans la communauté aujourd'hui sans frontière des êtres humains : le comportement alimentaire occidental, en apparence vertueux - car il porte la croissance, affame les pays pauvres, alors que nous nous cachons derrière le masque de l'universalisme des Lumières. C'est l'ouverture d'une problématique de la compréhension des phénomènes, qui se limite aujourd'hui à la notion de progrès, tant moral qu'économique. Nietzsche, dans le rapport du mensonge à la vérité : "Est vrai ce qui ne fait pas périr l'humanité". Aristote releva ce en quoi l'ironie chez Socrate répondait au Sophisme (Socrate comme le pire des sophiste pour Nietzsche) et à l'Atomiste marginalisé dans l'histoire de la philosophie : "Ce que l'on a raison d'attribuer à Socrate, c'est à la fois les raisonnements inductifs et les définitions universelles qui sont, les uns et les autres, au début de la science. Mais pour Socrate, les universaux et les définitions ne sont pas des êtres séparés ; ce sont les platoniciens qui les séparèrent et ils leur donnèrent le nom d'idées". Or, selon Xénophon, Socrate alla contre cette pensée matérialiste séparant les choses humaines de celles divines : raisonnement permettant de connaître les premières, quand la connaissance des secondes est tributaire du domaine des Dieux, faisant que les physiciens renversent l'ordre divin de la connaissance, bien avant la phénoménologie de Husserl. Mais si les matérialistes ont finalement gagné contre Socrate, ce dernier reste ignorant de la réminiscence, quand Nietzsche rejette l'essence qui se réaliserait autrement que dans le devenir immédiat, ce sont ainsi des positions intellectuelles que tout oppose. Nietzsche défend le concept de l'intuition du noble qui s'oppose à la sagesse rationnelle, sagesse instinctive des grecs qui est un débordement enthousiaste, lorsque Socrate devient malgré lui précurseur de la rationalité paradoxalement influencée par la morale platonicienne, ce Bien inspiré des idées, l'affirmation dionysiaque de soi régressant alors face à la justification de soi. Le pire surviva donc à la philosophie : il est édifiant de constater que nous vivions désormais dans un Monde où il faut sans cesse se justifier vis à vis de la loi, d'un sens du bien, quand qu'il promulgue une liberté individuelle qui est détournée vers le sens du politiquement correct qui s'exerce avec la société de contrôle. Nous comprenons pourquoi Nietzsche parle de dominants et d'esclaves, la morale sert désormais à contenir la masse et l'élite ne suit même pas les préceptes de l'Ethique à Nicomaque, morale qui est à son tour supplantée par le conformisme décelé par Tocqueville, pour un contrôle deleuzien qui a tendance à devenir absolu. Au nom de la liberté et grâce à la rage véhiculée par l'égalitarisme, l'humanité actuelle ressemble à un troupeau que l'on stimule dans tel ou tel sens, avec plus ou moins de subtilité, alors que paradoxalement la conscience censée être raisonnée supplante l'instinct. Ceci amène à penser que ce dernier était peut-être plus fiable que la raison abstraite, que la conscience rationnelle est une régression de nos capacités cognitives du réel. Ainsi, pour Peter Lamborn Wilson qui se réfère à la "théorie du chaos" et à ses étranges attracteurs, il existe une quatrième voie en marge des mutations accidentelles des darwiniens, de l'entéléchie, du vitalisme. Il la définit comme "taoïsme dialectique", symbolisé par le disque du Yin et du Yang : "le coté sombre porte une graine de lumière, et vice versa ; de plus, les zones ne sont pas séparées par la ligne droite du Dualisme, mais par une courbe sinueuse ambiguë du mouvement dyadique. La dialectique occidentale analyse afin de synthétiser, là où la dialectique taoïste commence par la synthèse afin d'analyser (...) Dans le Taoïsme religieux, la divinité de l'écriture automatique ou "astrale", Tzu Ku Shen, est également déesse des latrines (...) Habituellement des femmes, comme dans le spiritisme occidental, ils (médiums) agissent comme "amanuensis" pour les fantômes, et ils ont transmis tout et n'importe quoi (...) Certains textes taoïstes ne sont pas composés dans une langue ou une écriture humaine, mais dans le "tadpole" ou "écriture nuage" des esprits (...) Comme Nietzsche et Bataille l'ont suggéré, le mythe de la pénurie est simplement un moyen de contrôle au travers de la misère, tandis que la véritable nature du monde est celle de la plénitude absolue". Bien. Retour à une forme de chamanisme. Mais Nietzsche rejette catégoriquement l'idée d'arrière monde en tant que vérité (l'Etre qui seul est chez Parménide) figée qui ne sert qu'à évacuer une charge d'angoisse. D'où l'intérêt intellectuel de se pencher en même temps sur les présocratiques (même si Michel Onfray dénonce l'excès du terme) et la Tradition, de lire les "États multiples de l'Etre" de R. Guénon, d'opposer Aristote et Platon à Parménide (l'étant comme non engendré), comprendre comment l'alternative à l'idéal platonicien de Démocrite se retrouvera ensuite chez Epicure ou Lucrèce, forme de pensée matérialiste combattue par la Scholastique. Mais il faut aller encore plus loin pour déconstruire le mode de la pensée moderne, aller au delà de la codification morale qui n'est devenue qu'une récupération à seule fin de contrôle. Faire ce qu'il plait aux Dieux, selon les termes attribués à Aristote, est devenu un code de conduite détourné des nobles sentiments, quand il est institué en système. Si notre civilisation des droits de l'homme gaspille allègrement les ressources des pays pauvres (produire de l'alimentation pour notre bétail, générant localement des famines à cause de la rareté induite des ressources et l'augmentation des cours), cet excès est une conséquence de la disparition de la pensée dite magique qui donnait la primauté de l'Etre sur l'Etant. Car, nous éloignant des Dieux, les faisant humains, la raison s'est trouvée corrompue par l'utilitarisme. Les Dieux sont morts, les temples s'ouvrent sur le Monde, Hegel fait cette distinction : en Occident, l'esprit comme spiritualité du peuple se manifeste par la religion, l'art et la philosophie, mais, devenu dominateur, il n'est que subjectivité consciente d'elle-même, alors qu'en Orient il reste inaccessible. A force de raison et de cogitation intellectuelle vidée de toute âme, sans grandeur dirait Nietzsche, sans intellect pur dirait R. Guénon, la société devient folle, une monstruosité, machine économique soumise à un maître dément : le rationalisme. A force de raison idiomatique, l'entendement régresse continuellement vers son degré le plus bas, règne de l'égoïsme, de la cupidité et de la peur. Nietzsche participe au moins à un coup de force prodigieux : réveiller le dormeur.

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« Que diriez-vous, si les choses étaient telles que l’homme, que les peuples dans toutes leurs machinations et leurs plus grandes affaires, aient bien une relation à l’étant, et cependant soient tombés depuis longtemps hors de l’Être sans le savoir, et que cela même soit la raison la plus intime et la plus puissante de leur décadence ? »,  Heidegger.

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2009, présentation ou déconstruction d'une gigantesque entreprise de contrôle du troupeau humain (EDVIGE comme forme électronique du Panopticon de Bentham) :
Il ne serait pas difficile d'expliquer l'espèce humaine à des extraterrestres : la parole favorise le mensonge et elle cache les intentions, l'écrit normalise toujours un peu la pensée selon le tempérament de chaque peuple, comme en témoignait la différence analytique entre français et allemand. Mais, globalement, il suffirait maintenant de dire : publicitépeur - gavage publicitairepeur du chômageguerrepeur du terrorisme - gavage publicitaire - croissancetravailpeur - publicité et gavagepeur chômage - guerrepublicitétravailgavage - peur - gavage publicitaire - peur - crisecroissance - chômage - publicitégavage et crisecroissance - crise - croissance - crise - peurgavage publicitaire croissanceterrorismechômage et PIB - gavage publicitaire crise publicitégavage - gavage - gavage, le tout en boucle infinie.

Gavage ! - Gavage ! - Gavage ! - et tous ces esclaves et ces cruchiasses (restons poli) qui nous distillent la PUB pavlovienne, quotidienne et abrutissante !

De quoi hurler ou devenir fou, mais n'est-ce pas le but ? Un peu d'oxygène pour la tête avec une Leçon de courage.
En premier lieu donc, en cette fin de l'année 2009, je tiens à remercier deux personnes s'exposant au rouleau compresseur de la pensée unique :
En premier, un saltimbanque, Jean-Marie Bigard. Il a compris que les attentats du 11 septembre 2001 sont une gigantesque imposture* dans leur version officielle ; remercions le pour son courage, car l'immense majorité, pour ne pas dire la totalité des journalistes et des hommes politiques, du moins ceux qui ont la faculté de discernement d'un enfant de sept ans, se sont couchés immédiatement et à même le sol, plus bas encore. La facilité avec laquelle le mensonge s'est imposé aux États-Unis, témoigne encore de la justesse de Tocqueville quant au conformisme des idées engendré par la démocratie: l'absence de liberté d'esprit. En second lieu, le Dr Marc Girard qui a la force et l'intégrité morale évidente de s'opposer à la Ministre de la Santé à propos de la vaccination de la grippe H1N1, qui provient certainement de l'élevage concentrationnaire des porcs, en mettant directement en doute l'alarmisme officiel, là où se confondent santé publique et intérêts privés, c'est à dire la corruption. C'est ensuite toute la teneur de mon site, l'axe utilitariste qui passe par la bêtise et le contrôle.
* (Ceci donne une idée du contre-pouvoir médiatique, ramené au degré zéro, en France et ailleurs. Comment, dans ces conditions, ne pourrait-il pas y avoir les théories du complot ?)

Entretenir l'ignoble à seule fin d'intérêt, ou pourquoi un être humain sur six crève de faim en 2009 et les choses ne vont qu'empirer ?
Fin 2009, il faut savoir que les stocks mondiaux sur le blé et le riz sont de moins de deux mois, que les pays occidentaux accaparent très massivement (pour produire la nourriture de notre bétail) les terres des pays pauvres où les paysans crèvent de faim (notamment au Brésil que l'on déforeste), que la pénurie provoquée par nos importations augmente radicalement les prix dans ces pays, que le directeur de la FAO, Jacques Diouf, fit une grève de la faim symbolique le 14 novembre avant l'ouverture du sommet de la "sécurité alimentaire", dont il n'est sorti aucune promesse chiffrée alors que l'ONU espérait une aide de 44 milliards de dollars
pour sauver un être humain sur six (44 milliards de dollars, à titre de comparaison l'ISF débile a déjà fait fuir de France plus de 200 milliards d'euros). En Occident, la surconsommation de viande a "obligé" de produire chimiquement, en détruisant ainsi les sols, en polluant les rivières, augmentant le cancer de 63% en 20 ans, les maladies cardiovasculaires, quand l'homme toujours plus carnivore fait une ponction sur la planète qui est quatre fois supérieure à celle du végétarien*. Vous aurez remarqué que cette approche du débat est radicalement évacuée des émissions télévisées, si ce n'est pour en rire, tourner en dérision des extrémistes ou des tenants d'une secte. Il faut écouter France Culture, entendre Bruno Parmentier (Directeur de l'Ecole supérieure d'agriculture) parler de son livre "Les grands problèmes de l'agriculture mondiale au XXie siècle", en compagnie d'Olivier De Schutter (rapporteur du Conseil des droits de l'homme à l'ONU), pour prendre connaissance de la gabegie mondiale.
Actuellement, le Français mange 80 kg de viande par an (c'est 120 aux USA), quand c'était 20 au début du siècle. Alors ? Aucun chef d'Etat étranger ne s'est déplacé à Rome, il est plus important de s'occuper du numérique porteur de croissance et de se soucier de la TVA sur les droits d'auteur, car les artistes on s'en fiche en vérité (une expérience personnelle : envoyer le préfet qui supprime le chômage à la première demande d'aide), que de se préoccuper d'une bombe à retardement qui risque très bientôt de se transformer en
guerre. Mieux encore, le Gouvernement qui a une vue très fine de ces choses, le temps des mandats probablement, décide d'augmenter les aides à la filiale de la viande, au détriment de la production des fruits et légumes, ou des petites productions*. C'est dramatique et criminel, assassin même, et ce sont ces gens qui ont initié le Grenelle de l'Environnement.
* (Monsieur Spanghero, Président d'InnoViandes (dans La Montagne du 18/11/09) : "Notre objectif est de pouvoir proposer aux consommateurs une viande d'une très grande tendreté garantie, par exemple (...) Nous devons également contrer la montée du végétarisme (...) Le Centre d'information des viandes communique dans ce sens auprès des médecins". Tout est dit : A) le but de l'abomination de l'élevage, c'est la tendreté. B) le lobby de la viande commence à avoir peur de ceux qui réfléchissent. C) la propagande, le mensonge et la corruption s'infiltrent dans le secteur de la Santé. Le plus intéressant suit : "C'est le premier secteur de l'agroalimentaire et c'est celui qui dégage le moins de bénéfices". Mais alors, pourquoi perpétrer cette barbarie qui gaspille la part la plus importante des ressources, fait souffrir les bêtes et affame le Monde ? Pour la tendresse ? Il parait que le métier est dur)
* (Répartition des aides, en 2001, selon l'étude publiée sur legrandsoir.info : "Les 30 plus grosses exploitations françaises (soit 0.01% des exploitations aidées) touchent plus de 300.000 euros par an (dont 10 plus de 500.000 euros) (...) à l'autre extrême, la tranche des exploitations les plus petites (qui perçoivent moins de 5000 euros) représentent 40% des exploitations aidées mais seulement 5% des montants versés (...) Montant d'aides à l'hectare pour différentes productions végétales, par ordre décroissant : Tabac : 7800 euros/ha, pommes de terre : 935 euros/ha, céréales : 239 à 418 euros:ha, fruits : 120 euros/ha". Selon l'étude, voici quelques personnalités qui profitent de l'aide de la PAC : quatre membres de cabinets ministériels au Danemark, le Ministre de l'agriculture des Pays-Bas (Cees Veerman pour 150.000 euros), celui de la Slovaquie (Zsolt Simon pour 1.3 millions), en Flandres le Crédit agricole, Nestlé, Campina et BASF, en Grande-Bretagne la famille royale et Tate & Lyle. Le tabac était ainsi aidé 65 fois plus que la filiale des fruits. Il faut reconnaître qu'il rapporte beaucoup plus de taxes, même si par ailleurs sont diffusés des messages publicitaires sur les vertus des fruits et légumes pour la santé. La destruction profite toujours plus que la vie)

Pendant ce temps-là, des milliards de bêtes sont exterminées de la manière cachée que le commun ne veut pas connaître, pour la continuation d'une Shoah qui est constamment répétée et entretenue de manière utilitariste, en finalité.
Isaac Bashevis Singer : "Pour ces créatures, tous les humains sont des nazis ; pour les animaux, c'est un éternel Treblinka".
Ce massacre des animaux entraînera à sa suite celui de l'humanité, d'abord dans les pays pauvres, puis dans ceux riches avec un probable conflit mondial. L'information est donc bien contrôlée, aussi bien par le conformisme de la pensée qui la génère en pensée réflexe, que par la volonté politique de ne strictement rien voir.
L'Enfer est bien sur Terre : 17.000 enfants meurent de faim chaque jour et l'aide financière pour lutter contre la faim dans le monde baisse chaque année, les différents Gouvernements occidentaux ayant une politique agricole aberrante car pliée à des intérêts privés. Faudra-t-il un jour un nouveau Procès de Nuremberg ? En réalité, je ne pense pas qu'il vienne un jour ; si la conscience est absente aujourd'hui, elle le sera tout autant demain. Est-ce que les imbéciles qui fument tiennent compte des avertissements de mort inscrits sur les paquets ?
En réalité, ils défendent ardemment la dépendance à la drogue qu'ils prennent pour l'exercice de leur liberté. N'en va-t-il pas de même pour la nourriture et les idéaux ?
En Démocratie, encore davantage qu'en tyrannie, de manière beaucoup plus savante, mais également auto-générée, le peuple va là où on lui dit d'aller.

La Nation ? De plus en plus de citoyens se défient des dirigeants, à tel point que se fait régulièrement sentir le besoin centralisateur, du Pouvoir, de mouler le sentiment patriotique ; il faut convenir que l'image d'Epinale, de tous les Français - soudés par leur bulletin de vote, est mis à mal par le combat sans merci de l'arène politique. Le sentiment national est alors relancé grâce à la Marseillaise qui bat le rythme comme les tambours qui entraînaient la charge militaire : la fierté dérive aussitôt vers le combat économique.
Comment dés lors s'indigner qu'un chant de guerre - économique, mais qui fut militaire en son temps (chant de guerre de l'Armée du Rhin), soit sifflé par ceux auxquels il s'oppose ; quel doit être mon sentiment lorsque je m'arrête à une station service irlandaise dont le slogan, conçu pour les personnes les plus manipulables, est "proud to be irish" ?
Quelle folie fait se rencontrer des sports de masse idiots, où l'on court après des ballons, avec une fierté identitaire, si ce n'est celle des groupes ethniques et des bandes rivales ?
L'argument mis en avant par le politique est celui de la comparaison avec les Américains qui n'ont pas honte de chanter l'hymne national ; mais ne s'agit-il pas, justement, d'un Empire colonial ? Le Ministre : "Il faut réaffirmer les valeurs de l'identité nationale et la fierté d'être français" ; mais alors comment va se situer la fierté d'un Corse, entre l'identité française et le citoyen du Monde, à mi-chemin ? C'est grotesque, et la finalité n'est pas de nature très différente de celle de l'embrigadement des jeunesses, jeunesse communiste, Camelot du Roi ou jeunesse hitlérienne, sans oublier les parades de la Corée du Nord. Le procédé reste le même : c'est une forme de dressage. Il eut mieux fallu octroyer une place prépondérante à la Culture et à l'Art dans les écoles, cerner le problème français qui en fait le premier consommateur d'antidépresseurs au Monde. Transformer les personnes en individus n'est pas autre chose que ce que
Benedict Richard O'Gorman Anderson surnomme la "communauté politique imagée". C'est une projection d'une image collective artificielle, un transfert par le biais duquel les gens simples abandonnent volontairement une partie d'eux-mêmes, ou comblent un vide, pour ce que Gilles Deleuze aurait appelé un délire. Mais ce délire là est bien calculé et rentre dans le champ d'application de la "guerre en temps de paix" - "continuée par tous les moyens", selon Michel Foucault. L'intelligence n'y a plus sa place.

En réalité, la Nation, l'identité, dans une société devenue uniquement matérialiste et qui a ce culot historique de se présenter comme garante des convictions religieuses qu'elle a en premier lieu tenté d'éradiquer, sont composées pour une rationalisation de l'action pratique, pour laquelle une forme de domination morale, culturelle, s'est imposée en pensée unique.
Cette domination permet tous les excès, c'est l'économie qui dirige les hommes et non le contraire, comme en témoignait l'action déstructurante, donc destructrice de l'ANPE.
Vaches folles ? Ce spectacle politique est pitoyable, il va de la démagogie de l'ISF ayant fait fuir des sommes astronomiques, jusqu'à imaginer vouloir faire manger des farines animales aux vache, ce dont Rudolf Steiner disait déjà le 13 janvier 1923 : "Le boeuf se remplirait donc de toutes les matières nuisibles possibles s'il se mettait soudain à être carnivore. Il se remplirait notamment d'acide urique et d'urate (...) Or, l'urate, quant à lui, a des habitudes particulières. Les habitudes particulières de l'urate est d'avoir un faible pour le système nerveux et le cerveau. Si le boeuf mangeait directement de la viande, il en résulterait une sécrétion d'urate en énorme quantité, l'urate irait au cerveau et le boeuf deviendrait fou (...) Si nous pouvions faire l'expérience de nourrir tout un troupeau de boeufs en leur donnant des colombes, nous obtiendrions un troupeau de boeufs complètement fous". En 2008, C. Labbé et O. Recasens dans Le Point : "La France a transmis la demande (la réclamation des éleveurs de porcs) à la commission européenne qui a débloqué 1.7 million d'euros pour étudier le sujet, et envisage pour 2009-2010 le retour des farines, rebaptisées PAT (protéines animales transformées), histoire de ne pas effrayer le consommateur".
OGM ? Pr Jean-Marie Pelt (propos recueillis dans Sciences Frontières en 2001) : "Les défenseurs des OGM disent que la transgénèse existe depuis des millénaires dans la nature... C'est vrai, mais les gènes passent d'une plante à l'autre, d'un animal à l'autre, dans le cadre des barrières qui séparent les espèces les unes des autres. Et ce qui me frappe, c'est que les grandes maladies que l'on vient de connaître au cours des vingt dernières années, le SIDA et la maladie de Creutzfeldt Jakob, résultent du passage de virus ou de prions à travers la barrière des espèces (...) Or, en ce qui concerne les plantes les plantes transgéniques, on met les gènes d'une espèce dans une autre et le risque que l'on prend c'est d'avoir des recombinaisons inattendues et de voir apparaître de nouveaux agents pathogènes et de nouvelles maladies contre lesquelles nous seront totalement désarmés (...) En fait, le génie génétique est encore balbutiant et il est incompréhensible, dans un domaine où on ne possède pas de science fondamentale à peu près cohérente dans ses théories et sa compréhension des phénomènes, qu'on applique en technologie des modes opératoires non confirmés par la science fondamentale. Pour tout dire, le transgénisme vient trop tôt : on ne sait pas comment il marche dans la Nature et on veut pourtant* l'appliquer". Dans un système de pensée matérialiste, dont le terme "capitalisme" est réducteur, le Pouvoir ne pouvant agir que sur la matière et la quantité dont la correspondance en puissance est l'économie, alors que la multiplicité humaine est elle-même ramenée au chiffrage, comment n'y pas saisir que les intérêts au long terme (qualifiés désormais de "durable"), comme l'agriculture biologique, la santé, seront volontairement ou indirectement écrasés pour soutenir la croissance continue qui se dévore en s'engendrant elle-même ?
* ("On veut pourtant l'appliquer" s'indignait J.-M. Pelt. Pourquoi donc le terme "pourtant" aurait-il sa place dans la machine économique ? La réponse se trouve dans "l'appliquer" qui suit, car ce terme contient sa propre justification : l'action pratique dans le rationalisme de Max Weber, qui fait que l'action est rationnelle en finalité. Tout ce qui interfère alors dans cette finalité est qualifié de pensée rétrograde, d'anticonformisme, de passéisme, de sectarisme ou d'utopie : c'est le dogme du progrès insufflé "progressivement". Pour comprendre à quel point est forte l'absence d'éthique, qui se transforme localement en vertu morale - c'est à dire en comportement citoyen, il suffit d'observer le spectacle de la liste des paradis fiscaux qui sont noirs, gris ou blancs. Au delà du fait que c'est à se tordre de rire, il y a donc, en Europe, les policiers qui protègent ou persécutent le système selon le coté de la frontière où ils exercent leur activité, prouvant encore une fois que, comme pour les guerres et la Justice, c'est l'économie qui dirige la loi. Ainsi Michel Foucault : "U
n certain profit économique, une certaine utilité politique et, du coup, se sont trouvés tout naturellement colonisés et soutenus par des mécanismes globaux et finalement, par le système d'Etat tout entier". A l'origine, les polices furent créées par les Pouvoirs pour se protéger du peuple ; en briser l'image fut l'origine même du terme "gardien de la paix" sociologiquement acceptable. Mais bien entendu, l'opinion crée un contre-pouvoir quand elle résiste et les politiques temporisent sur les OGM, ils agitent le principe de précaution. Les grands pays modernes sont donc des entités aussi peu réelles que ne l'est la structure familiale, la société humaine est devenue mieux que la manifestation d'une lutte, une forme de délire dantesque)
Pourquoi s'étonner de la crise de 2009, tout en voulant redonner des farines animales aux vaches et répandre les OGM ? La mentalité dominante est toujours enfermée dans le carcan qu'elle a elle-même imposé à la société, quand les bonnes intentions ne sont encore que des images dictées par l'utilitarisme. Un tel système ne peut pas sortir de lui-même, il est soit destiné à aller au bout de son absurdité destructrice, soit à se retourner pour laisser la place à un totalitarisme, en l'occurrence le contrôle dont Michel Foucault sentait l'immanence terrible. La manière dont cela va se faire, d'une façon ou de l'autre, le sera par le contrôle de l'opinion, des médias, le processus de la pensée unique et la gestion de la peur. Nous voyons déjà ce processus en marche avec le constat d'un milliard d'êtres humains souffrant de la faim en 2009. Lors des colloques, il ne s'agit pas de considérer la manière dont les ressources existantes sont utilisées, pour, par exemple, convenir que notre élevage occidental les gaspille allègrement, tout en déforestant la forêt amazonienne, mais la façon de produire toujours davantage, et ainsi imposer à la conscience de la rue les technologies lucratives vis à vis desquelles elle serait restée, sinon, réfractaire. En ce sens, la famine n'est plus le sujet, mais l'objet de sa considération ; tout ce qui est politique procède ainsi, de la vache folle au nuage de Tchernobyl, du sang contaminé à la grippe H1N1, de l'amiante au téléphone portable, et les vaches à qui l'on donne à manger la farine animale sont à peine moins bien traitées que les hommes nourris de la nourriture frelatée par l'industrie. Cela fait bien longtemps que l'argumentaire est assujetti au profit, depuis que le mensonge existe, la cause en étant davantage politique qu'imputable au capitalisme sauvage, même si les liens restent étroits entre ces deux domaines. Il est à craindre que la famine soit un levier d'opinion comme le furent Pearl Arbour et le 11 septembre, d'autant qu'elle n'a pas besoin d'être imaginée.


Ne voir qu'une tête pour une liberté absolue, ou déconstruction d'une propagande du Pouvoir :
Il convient à ce niveau du raisonnement d'opposer le rationalisme ayant modelé en profondeur le processus de la pensée française (école durkheimienne) à Max Weber, pour comprendre un esprit particulier de domination politique (ce qui est la violence symbolique chez Pierre Bourdieu, comme capacité à en faire méconnaître tout l'arbitraire), quand Tocqueville mettait déjà en garde contre l'hyperdémocratie égalitariste qui est fondamentalement nuisible aux choses de l'esprit. Ce dernier releva un paradoxe important qui se finalise dans le despotisme démocratique actuel de la société française moderne : la démocratie engendre un conformisme appuyé des idées, mais aussi l'individualisme contre lequel est censé s'opposer en 2009 la Marseillaise de Monsieur Eric Besson ; Tocqueville en eut la conscience en constatant l'absence d'indépendance d'esprit de la société américaine de l'époque, qui ne s'est pas améliorée depuis. Ainsi, en corrélation avec l'opinion du plus grand nombre dûment caractérisée par l'absence de liberté de l'esprit, s'installe une forme de despotisme démocratique (empire moral des majorités) auquel s'oppose alors l'individualisme : "L'individualisme est un sentiment réfléchi qui dispose chaque citoyen à s'isoler de la masse de ses semblables de telle sorte que, après s'être créé une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société à elle-même". Selon Tocqueville, également, les hommes deviennent vite dominés par l'esprit d'égalité absolue (le terme citoyen devient le critère qualitatif dans la bouche de Corinne Lepage, il s'agit comme d'un homme universel dont tous les hommes seraient la représentation abstraite, par une inversion des valeurs et de la réalité) et le confort matériel ; c'était avant l'heure la célèbre "Critique du Monde moderne" de René Guénon : la quantité pure et le matérialisme qu'elle induit, le rouleau compresseur du rationalisme et l'utilitarisme dérivé qui se retrouve alors dans l'école durkheimienne.
Tocqueville voyait dans le corporatisme de l'Ancien Régime (les corps de métier abolis en 1789, ce qui est devenu, mais avec considérablement moins de puissance, le monde associatif) la forme intermédiaire entre individualisme et despotisme démocratique. Pour maintenir ou entretenir ce despotisme, qui vide le peuple "intermédiaire" de sa substance, l'arbitraire dans sa forme symbolique (selon Pierre Bourdieu : une violence nécessaire pour en cacher l'arbitraire) devient obligé, comme pour exemple La Marseillaise ou le drapeau. Nous comprenons pourquoi Gilles Deleuze parlait de délires. L'origine du processus se retrouve dans le passage du monde magique à la rationalisation orientée vers l'action pratique, selon Max Weber, ce qu'il qualifiait de "désenchantement du monde" (disparition de l'action de Dieu dans la manifestation) qui devint ainsi dépourvu de sens : le monde moderne est donc, il le revendique, dépourvu de tout sens, jusqu'au nihilisme de Sartre et sa vacuité non zen : l'Etre et le Néant, pour un existentialisme qui diffère de celui vitalisant de Nietzsche. Dès lors, la quantité, le nombre seuls présentent une force, une certitude sur laquelle on peut compter, ce qu'il en reste.
Ce rouleau compresseur induit par la quantité (aspect extérieur des choses), la dictature du nombre selon Vladimir Volkoff, entraînent naturellement la mécanisation dans le processus de rationalisation chez Max Weber. Il s'agit de rationalisme économique quand il gère les choses matérielles ; les actions sont rationnelles en "finalité" ; sont éliminées ou écartées les considérations philosophiques ou morales, sauf bien entendu celles qui gardent un aspect pratique : garder le contrôle et la domination sur les hommes. C'est ainsi que le rationalisme économique dicte tout autant les actions sociales qui deviennent impersonnelles et utilitaires : elles sont instrumentalisées à ces seules fins. Le capitalisme est l'aboutissement ultime de ce processus de domination sur les hommes et la nature, ce en quoi la rationalisation du Monde par l'Occident moderne (depuis la fin du Moyen-Âge) diffère radicalement de celle des autres civilisations pénétrées de pensée magique. La rationalisation appelle une pensée simple, tout comme chez Tocqueville la démocratie amène le conformisme, le réductionisme des idées (choses de l'esprit dégagées de l'utilitarisme), opposant compréhension et explication donnée, faisant que les causes toujours multiples en soi, mais bien réelles, et si difficilement accessibles, deviennent naturellement un conditionnement progressif (généalogie que Foucault prendra à Nietszche). De même, la science tend toujours davantage à se dégager de toute démarche non utilitariste, de la recherche de la vérité pure, de ce qui fut appelé neutralité axiologique, encore non influencée par le moindre jugement de valeur.
Exemple fort de ce conditionnement et de cette non-pensée dans La Montagne du 14 novembre 2009 :
Daniel Ruiz : "C'est la loi qui, en devenant commune à tous, nous à fait sortir du pouvoir absolu du Roi. Nier la loi serait nier la démocratie. Donc la tolérance".
Daniel Ruiz est donc un parfait esclave, du moins il le revendique malgré lui.
Hormis le fait que les Rois ne détenaient pas un pouvoir absolu (exemple : condition de la femme au Moyen-Âge, selon Régine Pernoud) dans une société corporatiste, l'argument, plutôt le conditionnement citoyen est celui-ci : la pensée citoyenne fait la loi quand elle devient commune à tous (c'est à dire unique) - et cette loi garantit la tolérance, mais la tolérance envers quoi ou qui, puisqu'elle est de pensée unique ? C'est à proprement parler la dictature de la pensée et une absence d'elle-même, la soumission dogmatique à un cadre sectaire.
Tocqueville, Max Weber, René Guénon et Pierre Bourdieu auraient, à leur manière, apprécié à sa juste valeur cette soumission volontaire au despotisme, à un Monde sans profondeur, témoignant tristement que la liberté démocratique est en elle même, par nature, un non-sens. Naom Chomsky : "Plus une société est libre, plus il est nécessaire de distiller la peur".
Se refermer au Monde est une des manières de fixer la peur, car le "sang impur qui abreuve les sillons" n'est certainement pas à même de rapprocher les identités diverses.
Les vaches auxquelles on fait porter leur cloche ne sont pas plus libres, elles font seulement davantage partie d'un troupeau. Est-ce aussi ce qui était recherché avec une augmentation de la production de lait ? Déjà, les commentaires des hommes au Pouvoir allaient dans le sens de la représentation de la France dans le monde pour une efficacité économique accrue.
Efficacité - action pratique - utilitarisme, la "violence symbolique" de Bourdieu titille la conscience et lui redonne de l'énergie, quand les hormones gonflent les pis des vaches.
Au delà de l'Être en relation avec un sentiment identitaire stable, ne s'agissait-il pas d'une stigmatisation (Marseillaise) bien davantage destinée à la peur qu'à une fierté collective, ces deux aspects ne sont-ils pas étroitement liés depuis Rome jusqu'à la guerre en Irak, comme en témoigne largement l'histoire moderne faite de guerres et de rancoeurs ? Unis dans quel but ? Günther Schwab exposait le rôle central des lobbies d'armement* (déjà déterritorialisés en 1914, alors que les propagandes d'Etat poussaient les peuples vers des nationalismes vindicatifs) et des banques, jusqu'à la prise du pouvoir par Adolphe Hitler ("Les dernières cartes du Diable"). Le politique se méfie donc des individualistes (souvent affublés des termes extrémistes, asociaux et maintenant terroristes, comme pour certains défenseurs des animaux), car ces gens sont réfractaires à la société qui entend les contrôler ; ceci révèle que l'Esprit des Lumières, ce bel Universalisme, est finalement utilisé à rebours par les hommes qui le revendiquent. C'est une trahison subtile qui échappe au plus grand nombre.
Une trahison ou l'origine de la Démocratie ? Dans le premier cas il s'agit de capitalisme, dans le second d'une manière intelligente de prendre le Pouvoir.
* (Günther Schwab rapporta comment l'invention de la mitrailleuse fut saluée, par le Pouvoir, comme le procédé rendant la mort plus rapide, donc plus humaine)

Il convient de citer toujours Philippe Desbrosses (expert consultant auprès du Parlement européen) :
"Nous savions déjà que l'argent de la drogue représente plus du tiers du flux des devises et des échanges boursiers mondiaux et que, sans elle, le système bancaire international s'effondrerait. En clair, le trafic de la drogue est indispensable à l'équilibre économique mondial. Si l'on ajoute le prix des substances nuisibles à notre santé et le gaspillage des dépenses d'armement, justifié également par l'équilibre de la terreur, on peut considérer que l'économie dominante, dite "libérale", est une entreprise de destruction".
Est-il alors possible, au delà de l'argument de la menace nucléaire proche (Pakistan), car l'argument humaniste de libération d'un peuple opprimé est une fadaise, tout comme la menace terroriste, d'imaginer que sécuriser la production de drogue soit, avec l'acheminement du gaz, la cause réelle de l'intervention de l'Occident en Afghanistan ?
Philippe Desbrosses a participé au livre "Terres d'avenir", dont Edgar Morin nous dit : "Le grand mérite de Terres d'avenir est non seulement de mieux nous informer sur les ravages de l'agriculture comme de l'élevage industriels, et sur les avantages de l'agriculture biologique. Il est encore de nous montrer que ce problème nous ouvre d'autres problèmes en chaîne", il a créé en 1999 l'association "Intelligence Verte", pour la sauvegarde de la biodiversité génétique, avec Edgar Morin, Corinne Lepage, Jean-Marie Pelt, etc. Pour défendre les vertus de l'agriculture biologique, il a en une compréhension qui quitte le plan de l'utilitarisme, cette vue à court terme, il renoue également avec la pensée magique dont Max Weber nous a rapporté la disparition, comme caractéristique essentielle du rationalisme occidental depuis la fin du Moyen-Âge*.
* (Sous doute à partir de Philippe le Bel, un être d'une très grande cruauté et qui voulut accroître le domaine royal pour en faire la première monarchie moderne, une hyperdémocratie despotique avant l'heure et dans les mains d'un seul homme, où les pouvoirs du Roi ne sont plus limités par ses vassaux, un Etat centralisateur qui administre toutes les régions pour en récolter l'impôt : sa Chambre des comptes le fit surnommer le "faux-monnayeur", quelque chose en soi de déjà très moderne. Philippe IV le Bel perpétra un coup de force contre l'esprit magique, en l'occurrence la théocratie que voulait instaurer Boniface VIII, sa bulle Unam Sanctam de 1302, ainsi que contre l'Ordre du Temple. La féodalité était morte)
P. Desbrosses : "Si nous traitions l'alimentation (énergie solaire cristallisée) comme une chose sacrée, peut-être mangerions-nous vraiment la force du dieu Soleil qui nous permettrait, dans l'absolu, de rayonner comme lui" .
Ceci conforte ce que je rabâche plus loin dans le texte, mais avec une formulation différente : la crise économique de 2009 (axée sur les ressources fossiles, la pollution, la surpopulation, le chômage, les guerres, la famine qui va augmenter), n'était que la partie visible d'un phénomène bien plus profond : la perte de l'être dont nous entretenait Heidegger, la raison pour laquelle une sortie de crise ne serait que nous enfoncer encore davantage dans cette "décadence" de l'esprit, amenant Jean-Marc Vivenza à conclure qu'une "échéance finale" de la modernité, de sa mentalité suicidaire, est plus que souhaitable désormais. La peur distillée actuellement laissera-t-elle la place à la terreur, ou la conscience renaîtra-t-elle ?

Pour comprendre les arcanes de la crise économique, morale puisqu'il s'agit d'un unique domaine, autrement que sous l'aspect du capitalisme sauvage exonérant l'idéologie matérialiste de toute critique épistémologique (sa valeur et sa portée objective, qui retournerait l'idéologie sur elle-même), faisons appel au discernement de
Michel Foucault :
Michel Foucault
, au Collège de France en 1976, releva que l'économisme est commun au Libéralisme et au Marxisme, la politique la continuation de la guerre par d'autres moyens :
"Le politique, s'il arrête la guerre, s'il fait régner ou tente de faire régner une paix dans la société civile, ce n'est pas du tout pour suspendre les effets de la guerre ou pour neutraliser le déséquilibre qui s'est manifesté dans la bataille finale de la guerre. Le pouvoir politique, dans cette hypothèse, aurait pour rôle de réinscrire perpétuellement ce rapport de force par une sorte de guerre silencieuse, et de le réinscrire dans les institutions, dans les inégalités économiques, dans le langage, dans les corps des uns et des autres (...) Ce qu'il faut savoir, c'est que justement il n'y a pas eu la bourgeoisie qui a pensé que la folie devait être exclue ou que la sexualité infantile devait être réprimée, mais les mécanismes d'exclusion de la folie, les mécanismes de surveillance de la sexualité infantile, à partir d'un certain moment, et pour des raisons qu'il faut étudier, ont dégagé un certain profit économique, une certaine utilité politique et, du coup, se sont trouvés tout naturellement colonisés et soutenus par des mécanismes globaux et finalement, par le système d'Etat tout entier".

Ce court extrait d'un texte de Michel Foucault est indispensable à qui veut comprendre ce qui se passe aujourd'hui d'une manière plus appuyée. Il justifie la cause cachée des scandales sanitaires et du consommérisme forcé. L'indignation vis à vis des hontes de l'amiantage, du sang contaminé, du nuage de Tchernobyl, ou le laisser-faire politique (donc juridique) dans la diffusion du micro-onde, du téléphone portable et de la nonotechnologie, des pesticides et du raffinage des aliments industriels, n'ont pas tant leur place dans une stratégie de guerre qui se poursuivrait volontairement "par d'autres moyens", qu'en réalité dans la primauté de la mentalité utilitariste qui promulgue en système les comportements profitables.
En cela, la guerre ne diffère pas fondamentalement de l'état de paix, elle en est même la correspondance exacte.
La santé morale ou physique, la responsabilité humaniste vis à vis du Vivant, la dénonciation du gaspillage induit par l'élevage et l'abomination des abattoirs ne sont donc que des tares d'utopistes minoritaires pour nos dirigeants, comme en témoignent de manière très surréaliste les combats de bêtes féroces entre Monsieur Chirac et Monsieur Pasqua ("l'entourage de Chirac a voulu m'éliminer"), entre Monsieur Sarkozy et Monsieur De Villepin ("pendu à un croc de boucher"). Seule l'opinion majoritaire est porteuse de l'action politique, celle-ci est en retour contenue ou contrôlée, et l'utilisation de la force au Pouvoir dépasse les prérogatives démocratiques : la quantité pure guénonienne (ici l'opinion majoritaire) est détournée à profit dans le cadre d'un rapport de force, un champ de bataille qui dépasse très largement le clivage gauche-droite.
En 14-18, la vie humaine comptait peu quand on envoyait des millions d'hommes se faire mitrailler, alors pourquoi les choses changeraient-elles fondamentalement en temps de paix, qui n'est que "la continuation de la guerre par d'autres moyens" ? Au pire (ou au mieux), la destruction, tant qu'elle est supportée par le peuple, participe à la Croissance. Plus bas dans mon texte, je cite
l'Institut National du Développement Local stipulant que le déficit de la Sécurité Sociale serait en réalité un excédant de 9 milliards. Ce fait, si l'analyse chiffrée est avérée, explique deux choses : l'utilisation dérivée d'une mane financière (taxes diverses non reversées) et le fait de faire payer toujours plus les soins (en remboursant moins), faisant en sorte que la maladie rapporte davantage (il faut en effet additionner les non-remboursements aux sommes détournées). 
Gûnther Schwab expliquait le processus de la maladie comme fondement économique de notre système de société, pour un quart de ses revenus : "la société
mettra hors d'état de nuire quiconque voudrait apprendre à ses concitoyens à vivre en bonne santé" (son livre "Les dernières cartes du Diable"). 
Monsieur Eric Besson veut faire chanter le sang impur aux enfants. Le procédé est éculé, il est une condensation circonstancielle des rapports de force ayant fomenté le mondialisme, la crise économique, le chômage, ainsi que le saccage écologique de la planète, sans oublier l'égalitarisme intellectuel et culturel. Lorsqu'Adolphe Hitler voulut annexer les Sudettes, il ne le fit pas autrement que par l'exacerbation de la fibre nationale et l'action politique. Je suis consterné par le si peu d'intellectuels qui ne voient pas anguille sous roche ; nous avons un chant européen merveilleux, qui a inspiré la neuvième symphonie de Beethoven sur un texte de Friedrich von Schiller, qui porte ce qui fut de plus noble dans les Lumières, alors que la Marseillaise en véhicule l'image la plus sombre, la plus sanglante, s'il est possible de l'exprimer ainsi. Remercions Michel Foucault de sa déconstruction de l'illusion politicienne : si un jour il est avantageux de soutenir la pédophilie, cela deviendra vertueux. La justice même s'en portera garante et punira les "pédophobes" de Krumme 13.
L'histoire est en marche, car c'est ainsi qu'elle fonctionne. Les idéaux ? Des outils, rien de plus.

Un avenir ? Oh oui, sans doute. Il se profile déjà. les artistes, les écrivains et les cinéastes l'annoncent depuis longtemps, eux qui sentent davantage ces choses, peut être à cause d'une liberté de pensée plus grande et non attachée à un poste de télévision. Il faut s'attendre à une augmentation phénoménale des caméras de surveillance (3% de délinquance en plus et ce sera 200% de caméras en plus en 2011), jusque dans peut-être les yeux des statues (comme au "village"), à une Omertà médiatique absolue sur les absurdités et les non-sens (la loi de Newton, la fusion des matériaux) à propos du 11 septembre (les humoristes sont priés de rentrer immédiatement dans le rang de la non-pensée*), au danger de se revendiquer  végétarien (au risque d'être désigné à la foule comme membre dangereux d'une secte : une déclaration circule déjà pour se désigner comme terroriste vis à vis de loi autrichienne), à peut-être une pandémie mondiale qui rendra obligatoire une vaccination (qui sera en réalité le prétexte pour inoculer une forme de nanotechnologie), à l'interdiction de manger des fruits non issus de graines transgéniques (brevets déposés par les lobbies), et sans doute à un contrôle total d'Internet afin de briser l'information libre, tout ceci bien entendu pour votre sécurité, pour votre bien et le combat uni contre l'axe du mal. En attendant un conflit nucléaire ou la distribution de pastilles alimentaires (Soleil vert), le gavage publicitaire bat son plein et les journaux télévisés s'inquiètent de la baisse de la consommation. La vie va devenir un océan de tranquillité et un socle commun de certitude, ce sera le Monde le meilleur qui puisse être ... le Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley. Quant à moi, je me considère déjà aussi subversif que Bernard Marx, je déteste le Soma, j'aime la mer, les étoiles, la randonnée, quand la société moderne conditionne à détester la nature ou à la façonner selon une volonté dictée par des intérêts immédiats, ceci bien que le prix à payer en soit le bouleversement climatique.
* (Un exemple de non-pensée : le révisionnisme du 11 septembre succédant à celui de la Shoah. Les journalistes d'investigation auront tous brillé comme propagandistes de l'ignorance et de la stupidité la plus épaisse, quand il ne s'agissait pas de peur ou de soumission totale. Le journalisme à son degré zéro donc. Plus loin dans ce processus, c'est Rue89 qui a confié à des étudiants du CFJ (école de journalisme) la mission de se pencher sur le 11 septembre, pour en faire un sujet de fond. Ce qui est proprement scandaleux, car anti-déontologique, c'est que l'analyse soit confiée à des étudiants vis à vis desquels il est par principe plus facile d'imposer un axe. École de propagande pure, ou échec à l'examen du 11 septembre ? En ce sens, je cautionne tout à fait Dieudonné quand il conseille à celui qui veut s'informer (pour de vrai) ... d'éteindre justement son poste de télévision. Il est à ce propos lénifiant de constater à quel point les journalistes, dont c'est censé être le travail, se sont davantage et rapidement couchés, que les humoristes de fait plus difficiles à dresser)

A l'époque de Michel Foucault ("Surveiller et punir") n'existait ni Internet ni EDVIGE, mais il a pensé le Panopticon de Bentham (du philosophe utilitariste Jeremy Bentham) comme un outil de mise en place de la société de surveillance (contrôle continu) : être vu sans pouvoir voir, dispositif automatisée et autonome vis à vis du Pouvoir, assujettissement réel par une relation fictive, intervention immédiate qui est potentielle et constante plus qu'effective, un modèle généralisé à la vie quotidienne du peuple, ce qui permet l'apparence d'un effacement du Pouvoir qui en réalité est devenu plus pénétrant, parce que incorporel et évanescent, pour une sorte de Spectacle extérieur de Guy Debord qui serait en permanence joué à l'avance, non-vie en vérité, mais beaucoup plus efficace que les dictatures qui ont la fâcheuse tendance à briser l'économie qui les supporte.
Je pense que je vais arrêter mon texte fin 2009, le sujet commence à devenir brûlant, le poursuivre dangereux, j'en ai trop dit, cela fait plusieurs fois que des barbouzes m'abordent et me conseillent de ne pas aller trop loin ; il n'est pas sain de commencer à comprendre comment les événements s'imbriquent ou s'enchaînent. La seule chance de pouvoir s'exprimer tient au simple fait qu'une poignée seulement de gens liront le texte, regarderont les photographies, qu'ils ne prendront pas au sérieux l'argument ou s'en lasseront aussitôt. Pris sous cet angle, mon site apparaît comme un procédé d'autosatisfaction, un tissu décousu de rancoeur et de paranoïa, le site d'un utopiste prenant ses rêves pour la réalité.
C'est très bien ainsi, je revendique le flou artistique, un texte pour le geste humaniste, gratuit et sans effet, un coup dans l'eau qui se noie dans l'information globale d'Internet.
Un peu d'humanité est passée par là.

Nous avons posé un pied sur la lune, non pas pour l'esprit et le geste, mais pour pousser le bloc soviétique à la faillite. Nous créons des dessins animés pour les enfants, non pas pour leur plaisir, mais pour les gaver de publicité. Nous avons produit de la nourriture industrielle, certainement pas pour nourrir, plutôt pour faire de gigantesques profits, et fabriqué en masse une main-d'œuvre venue grossir les villes polluées et vider les campagnes. Finalement, la révolution numérique va uniformiser le goût, les données informatiques opérer un contrôle absolu, la qualité tirer définitivement vers le bas. Uniformisation donc, et ce n'est pas l'esprit de l'identité nationale, remis au goût du jour fin 2009, mais qui n'est qu'une manipulation grotesque de plus, qui va faire autre chose de l'humanité qu'un troupeau soumis au stress continuel et à un gavage qui ne l'est pas moins. Il suffit de prendre connaissance des conditions de non-vie que nous imposons aux animaux de boucherie, pour comprendre le sort destiné aux femmes et aux hommes, car la différence en est extrêmement ténue.
Pythagore* avait déjà saisi ce lien entre ce que nous sommes, ce que nous faisons et ce que nous recevons en retour ; le Moyen-Âge connaissait encore la vertu du travail en tant que réalisation intérieure. La modernité a radicalement détruit la profondeur humaine. Juste des numéros et des statistiques de chômage, un seul troupeau, la conscience citoyenne.
* (Pythagore :"Tant que les hommes massacreront les animaux, ils s'entretueront")
Le nazisme et la Shoah furent ainsi des épicentres d'un phénomène général appelé modernité et matérialisme (c'est le monde moderne de René Guénon) ; les pointer du doigt ne sert en réalité qu'à s'absoudre de la monstruosité égalitariste, progressiste (eugénisme devenu sélection génétique), alors que les crimes n'en furent que des effluves directes. Il est intéressant, à ce propos, de constater que c'est le même groupe industriel et chimique (IG Farben devenu Hoechst, Bayer et BASF, référence : "Cent mille dollars au soleil" d'Henri Verneuil) au fait des camps de la mort et du gaz mortel, qui est à la pointe de la recherche en génétique et des produits tuant, peut-être volontairement, les abeilles.
Le génocide de la nature est certainement plus lucratif que celui des êtres humains. On nous dira que c'est pour lutter contre la faim.
La violence égalitariste a fini par quitter le champ de bataille, quand le mondialisme imposait la déterritorialité. Le génocide s'axe sur la biodiversité, et, comme cela se manigance aujourd'hui, dans l'acte de déposer les brevets sur le vivant, les semences - exemple de chambre forte : archipel du Svalbard en Artique, pour en imposer le nouveau Maître (OGM), le remodeler dans le but de contrôler la faim, enjeu principal du demi-siècle à venir et qui est : la possession du Monde. Ne doutons pas un seul instant que les hommes politiques légiféreront dans ce sens là, car c'est celui de leurs propres intérêts. Le peuple ? Mais qui se soucie encore vraiment du peuple, à part encore Michel Onfray invité dans les médias, comme amuseur public ?
Qui a eut la chance de lire Günther Schwab, son formidable entretien avec le Diable, parmi les jeunes ?
Lesquels savent encore que Mozart n'était pas une rockstar ? Lesquels savent encore écrire et s'exprimer avec plus de dix mots ?
Qui a décelé dans l'anniversaire du mur de Berlin un autoconditionnement d'autosatisfaction ?
Qui n'a pas encore abdiqué sur le principe de l'esprit critique de Voltaire ?

Qui est encore libre, réellement libre, mais de la liberté qui rime avec devoir et conscience, et non amusement débile ?
De toute manière, une part toujours plus large du peuple est confinée ou projetée dans la misère qui lui interdit tout changement volontaire d'existence. A n'en pas douter, Nicolas Hulot et Yann Artus-Bertrand doivent la liberté d'expression formidable qui leur est accordée, je dirais volontiers la publicité qui en est faite, au fait qu'ils préparent le peuple à l'acceptation de changements drastiques, semblablement au 11 septembre qui a servi, ou plus sérieusement a été fomenté, dans le but de façonner une opinion collective.
Pour ce qui est des réelles intentions politiques, de celles qui ne se discutent pas à l'Assemblée Nationales, c'est une toute autre affaire.
Les amateurs éparpillés et souvent hallucinés, il faut le reconnaître, du complot, inspirés, il faut en convenir, par les scandales incessants  du Pouvoir (chez nous : amiante, vache folle, sang contaminé, nuage radioactif, statistiques du chômage, déficit de la sécurité sociale ; chez nos "amis" : intervention terroriste de la CIA en Tchétchénie, Pearl Harbour, pour en citer une poignée) auront certainement opposé ce spectacle pitoyable de l'Assemblée Nationale, où hommes et femmes politiques semblent être en répétition ou se jettent à la figure des formules verbales dignes de collégiens, au cercle très confidentiel et quant à lui non médiatisé du Bilderberg Advisory Committee, sa constituante la plus restreinte, inspirant l'idée de secte, ou tout au moins de société secrète du Pouvoir. Retenons également que le Gouvernement allemand daignait bien, pour l'exemple, se faire vacciner contre la grippe H1N1, mais alors sans adjuvant. Au moment même où l'on parle de plus en plus de nanotechnologie, de quel adjuvant s'agissait-il ? L'élite allemande bénéficiait-elle d'un traitement de faveur : le Pandemrix de GSK (avec adjuvant) pour le peuple, le Celvapan de Baxter (sans adjuvant) pour l'élite, politiques et militaires ? Il est vrai que certains chercheurs refusent l'évidence politique et le zèle que manifestent le Pouvoir et l'OMS. Exemple, Jean-Pierre Petit qui ne mâche pas ses mots et en apporte également une démonstration scientifique :
"Parce que si l'AMM, l'autorisation de mise sur le marché de ces vaccins, composés à la va-vite, comportant des adjuvants neurotoxiques (squalène, composé mercurique) n'était pas délivrée, les sociétés pharmaceutiques seraient contraintes de rembourser au gouvernement les sommes versées pour l'achat de ces 94 millions de doses d'un vaccin, pour le moment illégal. Ajoutons qu'il paraît improbable, étant donnée l'énormité de la somme mise en jeu, que des pattes n'aient pas été graissées, éventuellement au plus haut niveau de l'Etat. S'il n'y avait eu aucun pot de vin pour une somme pareille, cela constituerait une première...".

Jean-Pierre Petit : "Pour mener à bien vos recherches, vous avez souvent fait appel à des techniques de "guérilla" (détournement de matériel, subversion, vivre caché, recherche clandestine). Est-ce le seul moyen d'être un homme libre ? - Je n'en ai pas trouvé d'autres. Je sais que j'ai pu m'exprimer plus librement en étant fonctionnaire. Si j'avais fait partie d'une entreprise privée, j'aurais été réduit au silence beaucoup plus facilement. Internet représente un espoir en tant qu'espace de liberté. C'est peut-être le dernier espoir qui nous reste". Notre chercheur est connu du grand public pour défendre l'idée de la présence des extraterrestres - soutenir que les américains ont depuis longtemps remis en marche une de leurs soucoupes. Quoi qu'il en soit, je le rejoins sur le constat que la démence collective de l'humanité est devenue telle, qu'il serait souhaitable qu'elle soit vite mise sous tutelle. Le spectacle de la Grande Guerre suffit à s'en convaincre. Dans la catégorie de la petite mise en scène psychologique, nous avions un Ministre goûtant la farine animale pour en prouver l'innocuité (ce qui bien entendu est absurde en soi) ; fin 2009 c'est Roselyne Bachelot se faisant vacciner en direct devant les caméras. Il faut dire que 712 millions d'euros pour 94 millions de doses sont en jeu, pour ce qui a tout l'air d'être une gigantesque imposture, un nouveau scandale à rajouter à la liste qui est déjà si longue. Qui dit que le peuple n'est pas traité en bétail ? Vous en doutez, alors souvenez-vous du Gouvernement qui a fait consommer des huiles alimentaires (vendues en grande surface et qui sont déjà mortes, car non "bio" : raffinées, hydrogénées) additionnées d'huile de moteur. Il n'y a jamais de petites économies en cette matière. Citons ici News Of Tomorrow, sur le rapport de Mike Adams (Health Ranger) : "A première vue, on dirait des balivernes. Mais ensuite vous prenez conscience, après en avoir lu davantage, que l'OMS a tenté d'interdire cet ingrédient (toutes les graisses hydrogénées* fabriquées par l'industrie qui se dit alimentaire, ce qui est un comble) depuis des décennies. Vous découvrez que des centaines de médecins, chercheurs et scientifiques nous avertissent de façon flagrante des effets néfastes de cet ingrédient. Et vous apprenez que cette substance provoque le cancer (...) En fait, cette substance provoque une défaillance du corps humain cellule après cellule, en détruisant la porosité et la souplesse des membranes cellulaires saines. C'est comme si vous démolissiez votre corps de l'intérieur (...) les compagnies agroalimentaires (et même nos propres autorités gouvernementales) nous ont menti en nous disant d'utiliser des huiles hydrogénées (...) nous savons que ce n'était rien de plus qu'une supercherie mondiale".
* (Fabrication des huiles hydrogénées : chauffer de l'huile de palme ou de coco à 500° (jusqu'à 1000°, quand on sait que les huiles biologiques sont de pression à froid pour en conserver les vitamines), sous une pression de plusieurs atmosphères, injecter du nickel, du platine ou de l'aluminium comme catalyseur, vous obtenez ainsi une structure moléculaire dense, proche du plastique, pour une huile solide, ce qui a pour effet d'augmenter la viscosité du sang. Mais les grandes surfaces s'en sortent bien quant à l'image de partenaire écologique qu'elles veulent véhiculer : le fameux sac vendu aux caisses ! Les nazis, quant à eux, faisaient visiter les camps à la Croix-Rouge)

Matière à réfléchir : il semblerait que la manipulation médiatique sur la grippe H1N1 soit un détail de cette histoire.
Les scandales inouïs du Pouvoir ne le sont pas davantage que l'absence de procès publique, quand un simple voleur de magnétoscope est condamné à des années de prison.
Avec la loi Gayssot, ce sont les historiens qui sont instrumentalisés par le Pouvoir, même si la résistance fut extrêmement forte en 2005, contre l'injonction d'enseigner le rôle positif de la colonisation. La volonté de faire chanter la Marseillaise dans les écoles est alors la manière de conditioner les citoyens à la source. Avec la disparition du juge d'instruction, c'est maintenant la Justice qui se coucherait selon Eva Joly. Dominique Barella (Président de l'USM) : "Pour l'avenir de la justice, pour votre avenir, battez-vous, faites-vous respecter dans l'intérêt de nos concitoyens face à des élus qui ne rêvent, pour certains, que de vous asservir pour mieux asservir la justice" (au congrès de 2006). Le Grenelle de l'Environnement fait le même effet à ceux et à celles qui mangent peu ou pas de viande, qui résistent aux fausses propagandes alimentaires des lobbies et à leurs diététiciens corrompus, qui mangent biologique depuis très longtemps.
Il parait opportun et non manipulatoire de citer trois phrases à la suite, pour en dévoiler les craintes légitimes (source : contre-grenelle) :
1) Jean-Luc Porquet (du Canard enchaîné) : "Et si le Grenelle de l'environnement constituait une pure et simple supercherie (...) Si le Grenelle n'avait pour but que de la vampiriser (l'écologie), la vider de toute substance ?" (10 octobre 2007).
2) Le Président de la République lui-même : "Jean-Louis (Borloo) s'en souvient, j'avais l'idée du Grenelle de l'environnement bien avant mon élection (...) On a marginalisé en vérité les mouvements extrémistes verts qui ont de moins en moins d'importance" (4 novembre 2008, site de l'Elysée).
3) Enfin, Alain Minc : "Le Grenelle de l'environnement a permis en contrepartie des mesures pro-environnement de valider le choix collectif en faveur du nucléaire" (France Inter, le 23 septembre 2008).
L'ultime constituante des arcanes du Pouvoir est le support médiatique télévisuel qui façonne l'opinion, élève l'intelligence ou la baisse. En jouant avec l'attribution ou non de la mane publicitaire, puisque l'Etat ne veux pas investir dans le domaine de l'esprit, entre chaînes privées et chaîne publique, on favorise les jeux idiots au détriment de la Culture.
Patrick de Carolis : "Nous n'avons pas les moyens de nos ambitions futures (...) Lorsqu'on dit qu'il n'y a pas de différence entre la télévision de service public et les télévisions privées, je trouve cela faux, je trouve cela stupide, et je trouve cela profondément injuste" (RTL le 2 juillet 2008).
Injuste ? Est-il normal que ce soit un clown, un saltimbanque, Coluche, qui ait créé les Restaurants du coeur pour nourrir les millions de citoyens laissés pour compte par l'Etat ?
Histoire, justice, écologie, médias, comportement citoyen, il ne reste plus qu'à contrôler Internet, interdire des sites comme pleinouest35, pour que la chape de plomb soit totale. Il n'est plus besoin de regarder les épisodes du "Prisonnier", car le Village, c'est ici désormais qu'il se manifeste ; et ne serait-ce pas, sur le long terme, la finalité de la révolution numérique, le virtuel qui se substitue à la réalité sous-jacente déjà torturée, transformée ? Le peuple est bien stupide, il n'est même plus plein de lui-même, il est déjà devenu ce "corps sans organes" de Gilles Deleuze, que la fabrication publicitaire incessante et lancinante a structuré en "machines désirantes", grâce à l'exacerbation du désir (la philosophie du désir de Gilles Deleuze) et une peur boulimique. Les citoyens ne sont rien d'autre qu'un élevage concentrationnaire, qui se concentre d'ailleurs toujours davantage dans les villes sales, laides, polluées et tonitruantes. Aucun besoin de la Stasi, de son recrutement de voisinage (ses 286.000 agents et 175.000 informateurs non officiels), la "société de contrôle" pénètre dans la conscience de chacun selon le principe du rhizome, par le biais du Soma du journal télévisé. L'étiquette publicitaire "vu à la télé", collée sur les produits de consommation courante, témoigne de cette réalité de non-conscience : en Démocratie, c'est l'opinion seule de la masse qui prévaut, qui écrase de son poids, et non celle des personnes qualifiées ou intelligentes.
Après, ce n'est qu'une question d'intérêts et de manipulation, de compromissions et de carriérisme, de clientélisme et d'affaires.

Grenelle de l'environnement ou Contre-Grenelle de l'environnement ?
Une chose est avérée, c'est que les journalistes ont eu interdiction de couvrir le Contre-Grenelle (Lyon, 2 mai 2009). Pourtant, mais à cause de cela en vérité, étaient présents : Paul Ariès avec sa formule choc bien trop démagogique (son slogan : "Si le Grenelle de l'environnement est sarko-compatible, le sarkozysme n'est pas écolo-compatible"), Vincent Cheynet (pour qui le "travailler plus pour consommer plus" ne peut qu'entraîner l'augmentation de la crise écologique), Attac, Sortir du nucléaire, la Confédération paysanne, Nature et Progrès.
Paul Ariès est connu pour sa lutte contre les sectes considérées comme les métastases d'une société malade et non comme des cancers sur un corps sain, comme le veut son analyse sur l'attitude gouvernementale depuis le 11 septembre : "l'islamisme a remplacé la Scientologie dans l'échelle des ennemis" ; il participe à montrer que le Grenelle de l'environnement déroule un tapis rouge pour les industriels responsables du saccage écologique, la "croissance verte". Je ne le suivrai pas sur sa critique des défenseurs des animaux ("Libération animale ou nouveaux terroristes ?") et de l'Antispécisme* qu'il accuse de vouloir "saboter l'humanisme", car je crois que la critique y est mal engagée, que le lien comportemental reste étroit entre le sort réservé aux bêtes et celui extrapolé aux hommes : les abattoirs de Chicago ont inspiré le Fordisme (origine de la croissance et du mondialisme), et le Fordisme le nazisme et la Shoah, faisant que, si Paul Ariès joue très bien du sensationnalisme, il s'accroche toujours fermement à ses idéaux humanistes et démocratiques, ce qui l'empêche de voir que l'animalisation de l'animal (car l'animal n'a pas pour vocation ontologique de vivre immobilisé dans le béton - pour finir à l'abattoir) est devenue celle de l'homme moderne, en l'occurrence le travail à la chaîne, mais également une extermination humaine bien consensuelle et qui ne se fait plus par la chambre à gaz : c'est la famine induite par le gâchis des ressources qui sont massivement détournées pour l'élevage, et que nos Ministres aveugles ou faibles encouragent. La bêtise humaine n'a aucune limite.
* (L'Enfer de Dante, pour les hommes, pour les bêtes. Lorsque les portes des chambres à gaz étaient ouvertes, il était courant de trouver les corps empilés les uns sur les autres, les jeunes et les vieux au niveau le plus bas de l'effroyable pyramide. L'abomination nazie est suspendue, cependant le traitement dantesque infligé aux animaux ne marque aucun répit : "Ils arrivent, ils arrivent tout droit du "couloir de la mort", comme tout le monde appelle ce conduit reliant les camions, qui dégueulent les bêtes, et le grand coutelas. Poussée par le flot derrière elle, la truie effarée, qui sent la mort et le sang par tous les pores de sa peau d'animal intelligent, cette truie arrive sur une sorte de trappe qui va l'emporter. Mais avant cela, au-dessus d'elle, officie le prêtre barbare, armé d'une grosse pince électrique qui ressemble à un sécateur géant. La truie, prise des deux cotés de la tête, est électrocutée. Plus ou moins, plus ou moins bien, elle en ressort plus ou moins vivante, plus ou moins morte, selon les cas. Elle part sur un tapis roulant, qui n'a rien de volant, rien de magique, jusqu'au four", "BIDOCHE" de Fabrice Nicolino. Qui osera dire que la facilité, à massacrer les bêtes de la sorte, n'explique pas celle qui fut appliquée aux hommes ? N'en n'est-ce pas l'origine ?)

"Nous allons vous presser jusqu'à ce que vous soyez vide puis nous vous emplirons de nous-mêmes" (1984 de Georges Orwell)
Ou comment il devient urgent de rentrer en dissidence en Occident. Avec un peu d'intelligence, si peu en vérité, il n'est plus moralement ni économiquement possible de cautionner tant le système économique occidental que des dogmes infantiles - comme par exemple le drapeau tricolore, et dont je mets au défi hommes et femmes politiques d'en expliquer l'origine et le symbole - qui n'ont plus de rapport direct avec le réel, comme d'un endormissement* cérébral. Il faut dire que s'est installée, que dis-je, gravée, dans la tête de l'occidental, une foi aveugle en le progrès et les valeurs démocratiques qui cachent en réalité la gigantesque entreprise de conditionnement de ce qui est approprié d'appeler le troupeau humain, tant est forte la corrélation morale - et technique - avec l'élevage concentrationnaire et exterminateur de nos amies les bêtes. Notons au passage la disparition de Claude Lévi-Strauss ayant découvert dans le mythe des sociétés dites primitives, et donc considérées avec mépris comme prélogiques, une forme de langage commune à toutes les Cultures, dont la formulation de type binaire serait une manière subtile de concilier des contraires échappant à la perspicacité ou à la sagacité intellectuelle moderne. C'est peut-être cette absence totale du mythe dans notre société actuelle, dominante et hégémonique, qui fait que se trouvent radicalement séparés, et conflictuels, les combats écologiques (de ceux qui défendent les causes animales et que l'on fait passer pour des extrémistes ou des terroristes) et les Pouvoirs placés sous l'influence de puissants lobbies. La disparition du mythe dans notre société "logique", malgré la critique de la raison pure de Kant, expliquerait* peut-être la monstruosité de la Shoah, mais aussi du traitement inhumain que nous infligeons au monde animal ; il n'y a plus de mythe (non pas fondateur, mais comme approche cognitive et holiste) pour nous rattacher à une réalité monstrueuse que tout participe à édulcorer ou à cacher : l'homme face à ses démons est avalé par ces derniers, il n'en est plus le maître. L'intérêt exacerbé dans la pensée dite utilitariste est devenu à la fois le sujet et l'objet, c'est à proprement parler la mécanisation de l'homme comme partie de la machine économique, quand l'animal lui-même est considéré ontologiquement comme de la "viande sur pied"*.

* (Plutôt un imaginaire collectif qui est construit de manière arbitraire, quand la religion et les dynasties perdent de leur influence, selon Benedict Richard O'Gorman Anderson, pour le sens à donner à la Nation qui n'est alors rien d'autre (oui, dés l'instant que la religion et les dynasties s'effacent) qu'une "communauté politique imagée". Il s'agit bien entendu d'une démarche constructiviste pour cet auteur, mais son analyse rejoint quelque peu celle de René Guénon sur l'incidence matérialiste de la modernité : là tout devient quantifiable, même le temps. C'est donc une solidification de la société, qui fait que les limites de l'Espace, les frontières donc, délimitent plus que tout autre aspect culturel (ou cultuel) le cadre restraint consécutif à l'esprit nouveau de Nation. René Guénon en releva le caractère matériel et quantitatif qui se répète de manière indéterminée (c'est donc la multiplicité) et qui a généré les millions de morts inutiles des guerres modernes, et où l'esprit nationaliste a imposé, de manière uniforme, l'appel aux armes à toutes les composantes humaines de la Nation. Ceci montre que la notion de cycle (qui se retrouve en Grèce Antique : comme son éternel retour) disparaît au profit de celle d'Espace, ensuite que l'Espace lui-même devient coercitif pour la multiplicité des biens matériels et donc le libre flux des devises : c'est la mondialisation pour une libre circulation des marchandises et son uniformisation des goûts et des mentalités (chez Gilles Deleuze les flux décodés inter-agissent avec les "corps sans organes"). Les guerres y trouvent leurs principes et leur justification ; aussi, il y a vite comme quelque chose d'infiniment pitoyable chez Eric Besson, comme une compréhension de l'identité à rebours et qui voudrait figer l'imaginaire, pour l'ancrer dans un espace géographique, ce qui est à proprement parler un délire dès lors que la volonté de forcer le trait, aussi très certainement dictée par le principe de "société de contrôle", va ainsi à l'encontre direct des modifications naturelles issues des interactions entre les diverses influences. Remarquons ici que cette classe politique est loin d'imaginer que la Culture est une force formidable pour constituer une véritable conscience identitaire ; il semble, indubitablement, que la Culture élitiste fait peur au Pouvoir, tout comme ce qui permet à la personne de réfléchir par elle-même. Ainsi, il est comme souhaité une identité à même de permettre de résister au flux du mondialisme, si ce n'est qu'elle sert davantage de bouclier contre des mouvances terroristes (qui n'ont pas l'air d'être en réalité ce qu'elles sont censées être d'après les médias), aussi pour lutter contre la montée du chômage (en limitant l'apport d'étrangers en situation irrégulière), mais avec une peur induite servant au mieux la société disciplinaire qui permet au Pouvoir d'asseoir une forte autorité. Le fait que cette pseudo démarche intellectuelle soit suivie dans les préfectures en dit bien long sur les raisons qui l'ont inspirée. Tout ceci n'est pas très sérieux et respire la démagogie. Après la Commune, Paris fut dessiné afin que ses larges boulevards puissent permettre de tirer plus facilement au canon sur la foule, il y a là un indicible rapport avec la Culture de masse encouragée par les gouvernements : elle fait une part de plus en plus faible à l'intelligence et au sens critique que la notion de justesse et de bon goût véhiculait. René Guénon parle de quantité pure, de multiplicité faisant de l'homme une machine, Gilles Deleuze de "machines désirantes", Günther Schwab de "même pâtée pour les mêmes cochons", pour une uniformisation à outrance de la société que l'on décèle maligne dans l'identité nationale remise en plat du jour. Il faudrait rappeler à nos Ministres le pourcentage extrêmement faible de citoyens encore mélomanes, pour témoigner de ce qu'une Culture pour tous est un dogme et l'identité nationale une simple image sans fondement. N'oublions pas que l'identité républicaine, jacobine, s'est faite en écrasant les Cultures identitaires régionales, qu'il n'y a pas si longtemps l'école de la République punissait les Bretons osant parler leur propre langue, que le seul système sensé selon René Guénon restait encore la société féodale que le nationalisme royal a éradiquée (et ce qui a en toute logique amené sa propre perte, la déterritorialité marchande ne pouvant que succéder à la territorialité des dynasties) ; vouloir donc restaurer une identité française - en résistance au mondialisme - ne peut être inspiré que par la volonté géographique de puissance, c'est une manifestation du délire qui procède bien davantage de la situation de guerre économique que du soucis d'Etre. C'est une imposture que Heidegger ou Nietzsche eussent su bien pourfendre quant à ses motivations)
* (je ne fais pas l'apologie des sociétés traditionnelles extrêmes orientales qui, par ailleurs, soumettent les animaux (dont les chiens et les chats) à toutes sortes de sévices, pas davantage l'Islam considérant, aidé en cela par nos hommes et femmes politiques si facilement traîtres, qu'il est culturel d'égorger quantité de moutons. D'ailleurs, à ce propos, citons Christian Guyonvarc'h quant à l'usage domestique du cochon et du sanglier qu'en faisaient les tribus celtes (le nationalisme idiot n'existant pas encore, il est approprié de parler de civilisation celtique et non celte, la nuance est de taille et se remarque avec l'Inde Traditionnelle), tout en utilisant l'animal dans le bestiaire religieux. Il ne s'agissait bien entendu ni d'adoration, ni d'idolâtrie comme le commun le croit, en Occident, de la Grèce Antique. Selon René Guénon, Rome devint idolâtre, elle préfigure le monde moderne. Pour revenir au sujet, c'est plus particulièrement la compassion animale propre à l'Occident (le sentimentalisme est à rapprocher de l'idolâtrie) qui pénètre une bonne part de la population, mais qui ne peut s'intégrer et se fondre dans le système économique de la viande, faute de pensée binaire, surtout quand la viande véhicule une forte valeur culturelle qui est émancipatrice depuis 1789. Qui peut encore le comprendre ? C'est aussi pourquoi les mouvements intellectuels sont ici le fait de minorités, elles seules peuvent agir ; ainsi nous comprenons aisément la volonté de fichage terroriste à l'encontre des défenseurs des animaux : la peur est l'organe privilégié de tous les Pouvoirs en place, du 11 septembre à la "bidoche")
* (Nous devons l'agriculture industrielle et son élevage concentrationnaire innommable, la destruction accélérée des sols, diverses maladies humaines provoquées par le raffinage des aliments, à l'INRA, c'est à dire l'Etat, les hommes et femmes politiques. C'est cet organisme qui a incité (livre rouge) les paysans endettés à nourrir le bétail avec des tourteaux de soja, aussi à le gaver d'hormones, enfin à le nourrir de farine animale. Certains sont allés plus loin : ils ont réussi à mélanger des excréments de fosses sceptiques et de l'huiles minérale. Comment s'étonner que le magazine New Scientist puisse postuler que la "grippe porcine" peut avoir son origine dans notre mode même de production agricole ? Corinne Lepage : "Le maintien d'une production industrielle ne peut que multiplier les catastrophes, réduire l'impact des antibiothérapies et augmenter les menaces pandémiques en tous genres". Ainsi donc, sans même évoquer l'idée d'un complot perpétré par l'OMS, il ne s'agirait, en quelque sorte, mais encore une fois, que de la colère imagée des Dieux vis à vis de la démesure des hommes. A ceux qui me lisent, qui doutent qu'il y ait un accident nucléaire mineur chaque semaine en France, ou qu'un organisme comme l'OMS puisse perpétrer un génocide, je les invite à se souvenir que la douce France a exploité (sur son sol) 210 mines d'uranium entre 1945 et 2001, et produit 300 millions de tonnes de déchets radioactifs dont une partie non négligeable a servi à la construction des routes, de parkings, de logements et ... d'écoles. Citons nucléaire-nonmerci.net : "En France, 516 incidents ont été répertoriés officiellement en 2002, soit toutes les 16 heures en moyenne (...) seuls 5% à 10% du combustible usé mondial sont soumis à un traitement, le reste étant entreposé en attente d'une évacuation définitive dans un dépôt (...) des volumes considérables de déchets liquides et gazeux sont relâchés dans l'environnement. Les opérations de retraitement libèrent des volumes bien plus importants de radioactivité que les autres activités nucléaires, généralement plusieurs milliers de fois plus que les réacteurs nucléaires". Et Nicholas Lenssen, chercheur au Worldwatch Institute de Washington :"En fin de compte, la génération qui utilise actuellement l'énergie nucléaire laisse aux générations futures le soin de veiller au démantèlement des centrales et à son financement. A terme, ceux-ci pourraient bien représenter la plus grosse part des dépenses que devront engager l'industrie nucléaire et les gouvernements qui l'ont soutenue, surtout si l'on ne parvient pas à résoudre la question des déchets radioactifs. Même si l'on arrêtait d'en produire, stocker ceux existant nécessitera des investissements et des précautions durant une période qui défie notre notion du temps": Texte pris sur Wikipédia : "Au Royaume-Uni (35 réacteurs), le démantèlement du réacteur de Windscale d'une puissance de 32 MW a coûté 117 millions d'euros. Le gouvernement a annoncé, le jeudi 30 mars 2006, sa décision de confier au secteur privé le démantèlement de ses centrales nucléaires, pour un coût estimé à 103 milliards d'euros". Pour le nucléaire, comme pour la surpopulation galopante au delà de toute limite et la biodiversitée ravagée par les pesticides, la mainmise industrielle sur les semences (l'association Kokopelli qui distribue des variétés anciennes de graines biologiques non inscrites sur le catalogue officielle a été condamnée à verser 23.000 euros à l'Etat qui a ainsi donné gain de cause aux lobbies) et l'élevage intensif qui est un monstrueux gaspilleur de ressource alimentaire, il s'agit de faits témoignant que les gouvernements repoussent continuellement l'échéance de la catastrophe, attendant, comme on peut l'imaginer, la fin de leur mandat ou les prémisses d'une nouvelle guerre mondiale. Ainsi, à n'en pas douter, le Grenelle de l'Environnement témoigne davantage de l'urgence qui se rapproche à grands pas, que d'une conscience éclairée qui, par miracle, aurait investi hommes et femmes politiques. N'oublions pas que les élus du peuple restent, selon R. Guénon, les émules de l'incompétence montée au Pouvoir, comme caractéristique principale du vote démocratique)

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Manipulation : Pour nous divertir puisque l'on sait, et surtout depuis le 11 septembre, que les journalistes d'investigation ne font pas leur travail, que les hommes et femmes politiques sont passés experts dans l'art de la manipulation, le rappel d'une petite farce pour débuter les pages de noirceur de mon "Qui suis-je ?" : ce fameux déficit de 11 milliards d'euros de la Sécurité sociale qui permet une baisse drastique des remboursements. Ainsi, si nous en croyons l'Institut National du Développement Local (INDL), une partie des taxes du tabac (7.8 milliards), de l'alcool (3.5 milliards), des primes des assurances (1.6 milliards), la taxe sur les industries polluantes (1.2 milliards), la part de TVA (2 milliards), le retard de paiement pour les contrats aidés (2.1 milliards), ainsi que le retard de paiement par les entreprises ne sont pas reversés ou sont détournés à d'autres fins, pour un montant de 20 milliards d'euros. Cela signifie tout simplement qu'il y a en réalité un excédent de 9 milliards d'euros. Bel exemple de manipulation, qui bien entendu n'égale pas celle des attentats du 11 septembre, coup de maître remarquable et qui, effectivement, a réussi à faire modifier en profondeur l'inconscient collectif, par la création d'un mythe, un mythe mystificateur*.
* (Lire ou écouter, à ce sujet des attentats, le professeur David Ray Griffin)
Autres catégories de mensonge : A) Le lait. Les conseils de santé de l'Etat ont bien entendu pour unique finalité que d'encourager un système économique. France Guillain : "Tous les jours ils (produits laitiers) favorisent la perte osseuse ! L'OMS l'a mis en évidence. L'ostéoporose n'existe que dans les pays à produits laitiers (...) le lait par définition, même bio, est bourré d'hormones de croissance de manière naturelle puisque sa fonction de base est de faire grandir et grossir rapidement un bébé animal ou humain. Il fait donc aussi grossir les tumeurs bien sûr !" B) L'agriculture raisonnée utilisant des produits chimiques. Pr Dominique Belpomme : "Le rôle (cancérigène) de l'alimentation est lié au caractère de véhicule des agents cancérigènes que sont les produits chimiques comme les pesticides, les dioxines, les colorants azoïques, les nitrates qui s'accumulent dans nos corps" (source : Soleil Levant).
Le système économique est ainsi devenu, avec le Fordisme (le travail perd sa dimension de réalisation personnelle) - qui a inspiré Hitler : il remercia Ford dans Mein Kampf, la société d'élevage intensif avec une démence suicidaire de croissance, tant pour l'homme que pour les bêtes : nous avons désanimalisé l'animal et animalisé l'homme.
René Guénon souligna la dimension exclusivement quantitative, ou "qui tend toujours vers", c'est à dire la solidification avant la dissolution finale qui parait bien proche aujourd'hui ; Günther Schwab, dans son entretien avec le Diable (son "La cuisine du Diable"), dévoila les arcanes du système de la Santé et de l'industrie alimentaire : tout faire pour maintenir le peuple dans une grande ignorance et générer un maximum de maladie, donc de profit. G. Schwab :
« Une société qui tire le quart de ses revenus économiques de la maladie poursuivra, diffamera et, finalement, mettra hors d'état de nuire quiconque voudrait apprendre à ses concitoyens à vivre en bonne santé (...) "Je suis chargé de procéder à l'élimination de la culture rurale et de la paysannerie", commença le rapporteur. "Et pourquoi précisément de la paysannerie ?" demanda le médecin. "Parce que l'existence de l'humanité commence et se termine avec la paysannerie" ». Il serait approprié de parler de "Ministère de la Maladie", de "Ministère de l'Inculture" et de "Ministère de l'élevage humain", concernant le Travail.

Parfois, se réveiller, penser par soi-même, provoque des conséquences disciplinaires - exemple personnel : se faire supprimer le droit de vote par un Préfet. Nous sommes le mouton qui veut s'échapper de l'enclos de l'éleveur, ou, semblablement à Jonathan le goéland, l'air vicié de la pensée unique nous étouffe. Il est amusant de considérer que la "société disciplinaire" intervient encore quand celle deleuzienne, "de contrôle", laisse échapper une pensée qui n'est pas formatée comme espérée, comme si la perte des Droits avait pour vertu de faire cesser immédiatement l'intelligence* et la réflexion, alors que le système politique repose essentiellement sur l'art de la manipulation électorale - qui est axée sur la quantité pure. 
* (Avec un QI moyen de 94 points, le Français se voit attribuer la 19e place en Europe, quand l'Allemand garde la première place - avec 107 points, selon le professeur Richard Lynn)

Face à la destruction radicale, par les politiques, de la qualité audiophile (analogique), c'est à dire pour la croissance (faire renouveler les biens de consommation, aussi opérer un contrôle informatique des données), je voudrai, en premier lieu, présenter un disque témoignant que le sarcasme est une pratique non seulement salutaire, mais sans âge : "Carmina Burana" ("sacri sarcasmi") par l'excellent groupe "La Reverdie". Au temps présent où les musiques populaires deviennent des manifestations du chaos, les hommes et femmes politiques pourraient se rappeler, ou découvrir, qu'il fut des siècles où la beauté et l'harmonie, c'est à dire les règles d'ordre pythagoricien, régnaient en maîtres.
Face à la gabegie politique généralisée et l'absence de toute intelligence holiste ou éthique (ce qui procède d'une même démarche globale responsable), ayant entre autre transformé la Bretagne en Terre souillée et nauséabonde, citons l'ouvrage de Fabrice Nicolino* pourtant non totalement végétarien (peut-être encore un manque de sensibilité et de compassion, car son intelligence n'est pas prise en défaut*) : "Bidoche, l'industrie de la viande qui menace le monde". Il est alors à craindre, même si cela témoigne d'un strict minimum d'entendement, qu'un processus "écologique" de baisse de consommation d'agonie procéderait encore de la mentalité utilitariste... La raison donc, mais non le coeur, l'intelligence du coeur. Il convient donc de citer Isaac Bashevis Singer : "Pour ces créatures, tous les humains sont des nazis ; pour les animaux, c'est un éternel Treblinka".
* (Fabrice Nicolino contre vents et marées (c'est à dire les lobbies pénétrant la classe politique), pour une vérité radicalement exclue des journaux télévisés figés aux bottes des intérêts des puissants, et qui distillent un Soma quotidien (Aldous Huxley) bien pesé et parfaitement calculé : "Le bétail est sans conteste un exécrable transformateur d'énergie. Il gaspille par millions de tonnes des céréales qui font défaut dans une multitude de maisons humaines, toutes situées au Sud, il est vrai, loin de nos regards. Bien qu'un tel gaspillage alimentaire soit l'un des plus graves sujets de notre temps, il n'est presque jamais abordé, ce qui est étrange". Ce qui serait étrange, car je le prend au second degré, c'est que notre auteur prenne ceci pour étrange, et je le prend au mot : quoi d'étrange dans ce silence phénoménale des hommes et femmes politiques sous influence, cupides, stupides ou lâches ? Tout n'est-il pas une constante manipulation des masses sous couvert de représentation démocratique ? Des exemples : mensonge éhonté et trahison pour le nuage de Tchernobyl, affabulation pour le 11 septembre, trucages grossiers vis à vis de l'efficacité de l'ANPE et du déficit de la Sécurité Sociale, et autre Grenelle de l'Environnement destiné à relancé la croissance industrielle)
* (Exception : confondre, au sein de la pensée archétypale, l'animal physique avec les attributs symboliques transposés dans la sphère du religieux)

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Il serait peut-être bien à propos de reconstruire la Bastille si le Monde doit être sauvé, si il n'est pas déjà trop tard. N'oublions alors pas que la France se retrouve tout à la fin des études comparatives européennes pour la question de l'intelligence commune et du pourcentage de surface agricole biologique. Naguère, le feuilleton "Le Prisonnier" de Patrick McGoohan annonçait une "société de contrôle" maintenant finalisée ; aujourd'hui, "Plus belle la vie" distille quotidiennement la manière dont un bon citoyen doit penser et se comporter, et le troupeau humain ne remarque rien du procédé mis en oeuvre, concernant lequel Rosine Bachelot n'a pu s'empêcher de dévoiler le Pot aux roses. Il en va bien entendu de même des feuilletons policiers américains propagés pour diffuser la bonne morale comportementale. L'Art n'y a pas sa place, pas davantage la philosophie ou la Culture.

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Au moment où l'Autriche fait un usage fallacieux de ses lois en vigueur, pour faire passer les défenseurs de la cause animale pour des dangereux terroristes, il est urgent de donner son sens historique à la correlation Fordisme (Taylorisme et Toyotisme)
- abattoirs de Chicago - Mein Kampf - camps de concentration (travail forcé) - camps de la mort - et vague de suicides de 2009. Il s'agit somme toute de la même démarche économique, donc utilitariste, sachant que l'Allemagne nazie pseudo-antisémite eut tenté de rallier des intellectuels juifs à sa cause. Ainsi, Bergson refusa une dispense de porter l'étoile jaune, ainsi que le titre d'aryen d'honneur ; Fritz Lang rejeta la responsabilité de l'industrie - Goebbels qui lui eut dit : "c'est nous qui décidons qui est juif et qui ne l'est pas", sans oublier Carl Gustav Jung que j'affectionne tout particulièrement. En réalité, et remercions Marguerite Yourcenar pour une même conscience, les camps de concentration, dans leur méthode moderne d'extermination, correspondent très exactement au traitement que nous infligeons chaque année à des milliards d'animaux ; dès lors que certains êtres humains n'étaient plus considérés comme des hommes, à seule fin d'en faire des bouc-émissaires, ils rejoignaient les bêtes dans le traitement que nous leur infligeons. Ceci n'a de fait rien d'extraordinaire, dès l'instant que nous ne trouvons rien de mal à rentrer dans une boucherie, que la viande véhicule en elle-même le sens tautologique que l'augmentation du pouvoir d'achat et les mensonges consensuels lui ont conféré.

Du foie gras, aux maigres vocations humaines, en passant par le populisme du nationalisme identitaire ressorti en période de crise :
Le foie gras est caractéristique de l'ignoble chez l'homme ; il y a dans ce comportement les prémisses morales et cognitives de la Shoah : ainsi, faire naître 80 millions de canetons, jeter dans le broyeur les femelles (qui ne servent à rien), enfoncer, au moment de l'abattage (voir les vidéos de L214), une lame dans le bec de l'animal pour lui faire dégorger son sang, ceci juste pour un plat présenté avec un grand raffinement dans les restaurants pratiquant l'art culinaire. Mais alors, peut-être que les exterminateurs nazis étaient des artistes à leur manière ; ne disait-on pas en France, il y a quelque temps, que "Votre boucher est un artiste" ? Comment ne pas être choqué par les touristes, en Corse, qui prennent plus de plaisir au fait de jeter une langouste dans l'eau brûlante, que de rester en contemplation devant les paysages ? Pendant ce temps là, si le Fisc, l'ANPE*, la Préfecture, et le Ministère de la Culture m'ont administrivement interdit la poursuite de la vocation d'artiste, il me reste fort heureusement mon terrorisme de végétarien engagé ... pour en découdre avec l'infâme.
* (Il semblerait que le déficit de la sécurité sociale n'est que la partie visible de la formidable entreprise de tromperie qu'est devenu l'Etat, quand ce n'est pas une abomination pure (élevage industriel et souillures en toutes sortes). Voici un extrait d'une lettre envoyée au Ministre de l'Economie par l'IFRAP  : "
Monsieur le Ministre, selon l’interprétation officielle du rapport de l’Observatoire de l’ANPE publié en novembre 2006 et intitulé "L’accompagnement renforcé des demandeurs d’emploi", les services de l’ANPE seraient extrêmement efficaces dans l’accompagnement des chômeurs et placeraient 3 millions de chômeurs par an. Ainsi, l’ANPE serait plus efficace que les opérateurs privés testés dernièrement par l'UNEDIC, pour un coût trois fois moins élevé. Pourtant, les résultats d’une enquête que nous avons menée mettent fortement en doute le fait que l’ANPE soit à la source de la satisfaction de 3 millions d’offres d’emplois. Nos travaux fondés sur des statistiques de l’ANPE, de l’INSEE et de la DARES, montrent que ce ne serait pas 3 millions de chômeurs qui retrouveraient chaque année un emploi grâce à l’ANPE mais 300.000 au maximum (...) Annoncer comme le fait le Directeur général de l’agence le chiffre de 3 millions d’offres satisfaites ou de "10.000 chômeurs placés par jour" par l’ANPE, équivaut à leurrer les Français qui financent grâce à l’impôt une administration de 25.000 agents au budget annuel de 2,5 milliards d’euros". Je dois témoigner ici que l'ANPE ne m'a jamais proposé une offre artistique (seulement de gardien de musée, même pas comme guide), m'a totalement interdit de pratiquer mon Art, a fini par user d'un mensonge afin de me supprimer des listes, avec la bénédiction de la Justice. Le gavage des oies est donc la correspondance exacte à l'animal de ce qui est appliqué à l'homme. Certains font ce qu'ils veulent du peuple au nom de l'égalité et de la liberté. Le rôle de l'ANPE ne fut jamais d'aider, mais de soumettre ; cette officine est en cela, et uniquement, extrêmement efficace, elle tempère la révolte des esclaves. Elle méritera indubitablement le livre d'art d'excréments de chiens que je lui dédicacerai lorsqu'il sera enfin achevé, car l'égalitarisme républicain procède toujours du bas et du nivellement de toute valeur. Il est d'ailleurs très troublant et douloureux d'écouter Michel Onfray (face à Eric Besson) sur la question de l'identité nationale, grand défendeur des idéaux des Lumières pris comme référence, mais pourfendeur des méthodes mises an application, refusant éternellement de comprendre que les premiers sont depuis toujours assujettis à une finalité utilitariste de gouvernance. Michel Onfray, qui est au demeurant très sympathique, se réveillera-t-il un jour, ou joue-t-il avec extrêmement de finesse et de dérision de l'imposture moderne ? Les hommes et femmes politiques qui en réfèrent médiatiquement aux philosophes humanistes (Rousseau, Condorcet, Montesquieu ou Diderot), paraissent aussi sincères que lorsqu'ils se découvrent subitement écologistes)

Citons Florence Burgat :
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Le fait de tuer l’animal pour s’en nourrir devait conserver un caractère exceptionnel et transgressif, demeurer un acte grave. Ce que, précisément, l’élevage et l’abattage industriels ont balayé comme une superstition, une attitude poétique ou prélogique, non rationnelle, en somme. En pensant que des herbivores pourraient s’accommoder d’une alimentation carnée, on est allé un cran plus loin dans la réduction de l’animal à une machine. N’y a-t-il pas là de quoi méditer sur une agriculture qui a proprement quitté le sol, dérobant aux bêtes l’air et la terre, les rivant au seul temps de l’engraissement dans des bâtiments clos, le corps entravé ? C’est un fait que notre monde est devenu, pour l’animal, « un immense camp de concentration, avec ses salles de torture que l’on nomme gavage, élevage en batterie, éclairage continu en lumière artificielle », misérable séjour qui précède un transport, parfois très long, avant d’arriver à l’abattoir, et dont l’association Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF) a révélé en images les conditions atroces. La finalité est un rendement accru et, pour l’éleveur, une libération qui consiste à ne plus avoir à s’occuper personnellement des bêtes. Le vocabulaire vient seconder une technicisation qui va de pair avec l’oubli croissant de l’animal, avec sa désindividualisation : « viande sur pied », « viande vivante », telles sont les expressions par lesquelles les professionnels désignent cette matière en devenir qui ne peut décemment plus porter le beau nom d’animal, car on n’y entend plus rien de l’anima, l’âme".

Signalons la politique gouvernementale autiste et augmentant la production d'agonie et de déforestation amazonienne, pardon de viande.
Au moment où l'Occident s'embourbe en Afghanistan parce que la résistance consiste moins à la mouvance terroriste diffuse, au choc des civilisations, qu'au sentiment d'envahissement, je conseille "Rescue Dawn" de Werner Herzog, un film de guerre à teneur initiatique et dont les dernières minutes dévoilent toute la profondeur.
Ce film m'inspire une inquiétante antinomie au sein de la volonté mondialisée des flux décodés : E. Besson voulant, s'inspirant en cela des États-Unis, que les jeunes Français chantent la Marseillaise. Chanteraient-ils encore ce "chant de guerre pour l'armée du Rhin" si la France redevenait enfin un jour royale ? L'Etat juge la burqa comme contraire aux valeurs de l'identité nationale, mais pouvons-nous nous poser la question de l'identité autrement que par cette lisibilité symbolique recherchée comme résistance à la mondialisation ? Quant à moi, je pense que cela fait longtemps qu'une plainte aurait dû être déposée contre un chant de guerre odieux, pour incitation à la haine ethnique*. Il s'agit en réalité d'une résurgence de la société disciplinaire, quand les Cultures régionales ont été éradiquées*, et d'une règle de conduite destinée à renforcer celle de contrôle de Gilles Deleuze.
* (Le sang impur. Si la France se mêle du génocide des autres pour des raisons politiques et idéologiques - en l'occurrence celui des Arméniens par la Turquie devenu sujet interdit - elle évite celui des Vendéens ; aussi, quelle différence existe t-il entre le nettoyage ethnique des Serbes de Bosnie et les Colonnes infernales de Turreau ?)
* (Mirabeau : "Existe-t-il encore un peuple français ? Ou sommes-nous redevenus cet agrégat de peuples désunis" ?)
Le mélange des genres est total, l'identité réelle étant le propre du religieux*. René Guénon rappela ainsi que la royauté, pour l'avoir oublié et voulu créer un nouveau paradigme basé sur la territorialité, a créé elle-même les conditions de sa chute. Aussi, il semblerait que la revendication de la burqa tient davantage au  phénomène d'exclusion qu'à celui religieux sur lequel elle prétend s'imposer, ce qui signifie, au court terme et concernant une possible interdiction, le risque d'exacerbération du sentiment communautariste. Il s'agit d'un problème interne à l'Islam et dont le Pouvoir laïque peut s'inquiéter, mais non raisonnablement légiférer sans risquer une réaction contraire.
* (Quand la société gauloise fut celtique, donc commune à l'Europe selon Christian-J Guyonvarc'h, le système tripartite dumézilien inspirait probablement davantage le devoir que le droit. La justification du Pouvoir par le Droit fut celle des rois chrétiens qui rattachèrent leur légitimité à une descendance troyenne noble - les Francs assimilés à des Troyens grâce au recours à l'étymologie (le prince Francion, fils d'Hector, petit-fils de Priam, fuit Troie en flammes pour fonder Sicambrie), méprisant l'origine celtique, et éloignant radicalement le Roi (rex) héréditaire de l'onction du sacre de Reims de celui celte désigné par la "pierre du destin" (Lia Fail en Irlande, apportée par les Tuatha Dé Danann) et dont la légende associée à un cri de joie de la pierre, lorsque le roi (rix) légitime pose ses pieds dessus, cache la probable origine chamanique de pratiques de méditation, de transes, et de voyage onirique déjà connu de la Grèce Antique : en témoigne l'assimilation traditionnelle - et symbolique - à l'oreiller de Jacob. L'histoire témoigne donc d'une usurpation de pouvoir - Louis XIV ayant été sans doute le plus fin manipulateur - du Sacre chrétien jusqu'au vote démocratique en tant que règne de la quantité pure)

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Il parait évident que la paix relative en France est une poudrière sociale, que ceux qui ont le courage, le bon sens de le dire sont la cible des associations anti-racistes.
Cependant, il s'avère troublant de considérer que notre pays est l'allié des USA qui ont vraisemblablement fomenté le 11 septembre, qui entretiennent des liens économiques avec l'Arabie Saoudite qui ne cesse de décapiter des personnes qui ne seraient pas considérées comme criminelles en Occident. L'Irak ne fut peut-être pas la bonne cible pour ce qui est de l'intégrisme et du totalitarisme, si tel était le soucis d'intervention. La moralité interventioniste est un leurre, elle provient d'une hypocrisie profonde, et il est vrai que les juges américains, si prompts à appliquer la peine de mort, sont des personnes bien peu recommendables. C'est l'exemple type d'une société de consommation qui a fait de l'ignorance et de la bêtise son principal mode de fonctionnement. Les Temps présents deviennent extrêmement obscurs, il est de plus en plus difficile de décerner les troubles naturels de ceux qui sont favorisés ou provoqués. Néron qui met le feu à Rome, pour s'attaquer aux chrétiens, inspire à n'en pas douter, beaucoup d'événements actuels.
Mais qui va s'en soucier ? A n'en pas douter, l'affaire Clearstream témoigne que les élus sont de "petites gens", mais quelle élite absente va s'indigner du spectacle ; serait-ce le "peuple légitime" qui aurait la qualité de cette indignation, quand l'hypocrisie de la Justice (affaire de l'Angolagate) sert à cacher une réalité dominante bien sordide ?

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La question philosophique la plus abscond est celle de l'Etre. René Guénon critiqua les philosophes occidentaux en ce qu'ils se ne sont souciés que de la question de l'être, au détriment du non-Etre. L'Etant heideggerien, sa critique juste, est la marque au fer rouge du matérialisme dont le "travailler plus pour gagner plus" est la phase ultime de solidification, c'est à dire la rupture dans la civilisation de la vie intérieure avec la réalité de la Manifestation. La crise écologique et celle économique ne sont que les dérivées de cette chute de l'intellect. Celle-ci fut inaugurée de longue date, les conceptions de l'Etre et de la Vérité, dans la "philosophie" chrétienne, sont celles de Platon que ce dernier détient de Parménide : Dieu a les attributs de l'Etre, il est donc éternel et immuable ; Cependant, Parménide formé par des doctrines pythagoriciennes - dont l'influence des règles d'or se retrouve dans notre Architecte de l'Univers - ne connu qu'un unique Principe placé bien au dessus des autres : "l'Etre est" (donc dire que Dieu n'existe pas est impropre, car "exister" vient du latin "exsistere" - "ex" et "stare", proprement se situer en dehors de la stabilité, donc en dehors du Monde), ce dont Platon se différencia en déniant que le non-Etre  puisse simplement ne pas être, car dire que le non-Etre "n'est pas" reste la formulation sophiste qui nie la réalité au delà du sens courant d'être, comme les "idées" immatérielles et immuables de Platon et dont le monde sensible n'est qu'un reflet. Nous y retrouvons donc la pensée d'Héraclite qui a influencé Platon et les stoïciens (le sens de l'Eternel Retour), puis Hegel. L'idée même des principes inhérents amenant toutes choses à l'être, origine de l'éternel retour, amena ensuite Nietzsche à dire : "Le noeud des causes dans lequel je suis emmêlé ne disparaît pas ; il me créera de nouveau. Moi-même, je fais parti des causes de l'éternel retour". C'est à ce niveau que l'on saisi le gouffre qui s'est creusé entre la philosophie occidentale et les doctrines orientales, à quel point l'homme est limité dans sa recherche exclusivement discursive de la Vérité.

Mais déjà, avec Héraclite perçu comme préfigurateur de la pensée moderne, le mobilisme, ou devenir des choses, était annonciateur de l'action prédominante sur la méditation ("A ceux qui descendent dans les mêmes fleuves surviennent toujours d'autres et autres eaux"), et, même si il s'opposait à l'éléatisme de Parménide père de l'ontologie dans l'Etre, mais pour qui la raison seule permettait d'accéder à la vérité que les sens transforment en illusion, il s'agissait alors également des prémisses de la modernité ayant abouti à la phénoménologie, c'est à dire se limiter à la seule raison. Les élus de la Démocratie ne connaissent qu'un unique moteur immobile (qui ne l'est pas) : faire consommer pour faire travailler et non son contraire, amenant un chaos inextricable ! Ainsi, la raison pure s'est posée comme sujet d'elle-même ; dans la "critique de la raison pure", Kant part de Thalès qui a conclu que les mathématiques doivent leur existence à des Principes "a priori", mais il déconstruit les trois preuves de l'existence de Dieu (qui sont : ontologique : être nécessaire, cosmologique : tout ce qui est à une cause, physico-théologique : les fins sont l'oeuvre d'une intelligence supérieure), pour ne les réduire qu'à l'argument ontologique, qui lui même est réfuté selon le fait qu'un concept de l'existence divine ne saurait la déduire par le biais du raisonnement : "Être n'est pas un prédicat réel", puisque l'existence n'appartient ni aux choses ni à leur concept, nous ramenant à la notion de l'existence comme accident de l'essence chez Avicenne. Et déjà, chez Kant, la raison demeure négative lorsqu'elle marque les limites du champ de la connaissance. Ce qui justifie le sens de la Tradition dans l'oeuvre de René Guénon, c'est à dire la transmission initiatique ayant comme véhicule le support religieux, c'est la perte de l'intuition spirituelle ou réminiscence de Platon, du fait de l'éloignement constant du Principe, ou semblablement de celui de la Première Intelligence chez Avicenne, créée par émanation par l'Etre nécessaire, alors que l'essence non-contingente, mais nécessaire en elle-même, rend aussi nécessaire l'existence dans laquelle elle s'actualise et qui devient alors possible : passage du non-Etre à l'Etre, causalité immatérielle des néoplatoniciens provoquée par surabondance de l'intelligence divine. Cette perte cyclique d'essence correspond à l'usure temporelle du Principe divin, aussi c'est l'origine symbolique des quatre âges de l'humanité dans la Grèce Antique, celle des quatre yuga de l'Inde Védique. Nous serions à la fin de l'âge de fer.

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Il semblerait que le domaine de la physique quantique dévoile aujourd'hui un fondement de la matière comme manifestation de possibles, très semblablement au non-Être, c'est à dire ce qui pareillement, pour René Guénon, est réel, mais qui ne l'est pas sous l'aspect de la Manifestation. La question de l'éternel retour, c'est à dire le spectacle du Monde semblant constant en lui-même, ou simplification à l'extrême de la corrélation du non-Être et de l'Etre, resterait donc celle de saisir si l'Essence serait aussi tributaire de la Substance que la Substance l'est de l'Essence, nous renvoyant aux Idées de Platon et aux "États multiples de l'être" de René Guénon.

Fin 2009, je tourne le dos à la photographie de Nature, un changement opéré depuis quelque temps déjà. Avançant dans l'âge, cette démarche artistique de "pleinouest35", comme éveilleur du public et des sens par lesquels peut être approché le divin, me parait aussi veine qu'elle est dénuée de sens pour notre Ministère de la Culture, nos ministres, nos juges, notre Hôtel des impôts, nos préfectures, tous ces "bons" de Nietzsche*, et aussi l'ANPE dont l'action fut toujours non seulement hostile, mais extrêmement négative, usant même de l'arsenal disciplinaire afin de faire rentrer dans le rang les têtes de bétail que nous sommes, comme faire supprimer le droit de vote à ceux qui pensent par eux-mêmes et des listes de chômage de manière totalement fausse et malhonnête. Cette politique là, cette philosophie là sont aussi celles qui ont amené la société au bord du gouffre qui va l'engloutir, en premier lieu l'utilitarisme associé aux dogmes modernes*, la baisse formidable ces dernières années du quotient intellectuel. Ceux et celles qui parlent maintenant de croissance verte ou écologique sont incapables de saisir qu'ils sont eux-mêmes, par leur manière de penser qui n'a pas évolué - faute ce capacité en la matière, les causes mêmes du désastre.
Face à un humanisme de pacotille, lui-même utilisé à des fins utilitaires, je marque le coup en dirigeant mes appareils photographiques vers les excréments de trottoir qui caractérisent notre beau pays au yeux du reste du monde. J'éditerai un ouvrage d'art que je dédicacerai à ces personnes en hommage à cette grande intelligence du coeur, ce sera mon épitaphe sur cette Terre surpeuplée de fous en tout genre, et dont les chefs ne sont pas des moindres.
* (Notons que le philosophe allemand, qui croyait au hasard comme d'une volonté aveugle, axa sa pensée sur la volonté, mais une volonté de puissance qui n'est pas dirigée vers l'intérêt personnel ou la cupidité, car, pour lui, les faibles triomphent par la diminution de la force des forts, par la négation appelée "nihilisme" et par laquelle triomphe la volonté de puissance de l'esclave : dominer, recevoir des honneurs. N'est-ce pas là toute notre modernité dans son essence, l'origine profonde de l'utilitarisme qui participe à faire renier la personne ? Où se trouve donc l'addition des forces du peuple ? Ce n'est qu'une foire d'empoigne que la démocratie a exacerbée en guerre économique nationale, puis enfin  planétaire. Plus tard, selon la terminologie propre des corps sans organes et de la déterritorialité, Gilles Deleuze développe une philosophie bien radicale du monde moderne, du désir, de désubjectification, l'heccéité "dans laquelle on se glisse", l'impersonnalité, la multitude dont Nietzsche disait : "Du pays des anthropophages : Dans la solitude le solitaire se ronge le coeur, dans la multitude c'est la foule qui le lui ronge. Choisis donc ! ("humain trop humain", 1878)", multitude qui préfigure l'impersonnalisation et qui dévoile de la sorte un instinct de mort qui est puissance impersonnelle, la répétition impersonnelle qui a pour forme l'instinct de mort pour Gilles Deleuze : car c'est ici une mortification de la pensée qui offre un avenir au désir...)
* (Égalité, liberté, non pas la fraternité qui fut réintroduite par l'Église catholique en 1848, nationalisme, progrès matériel et laïcité)

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Comme je l'explique plus loin, les Français jettent 400.000 tonnes de pain chaque année. Le manque fut, rapporté d'une manière extrêmement simpliste et réductionniste, la cause ayant fait décapiter Louis XVI ; mais le pain vendu à profusion aujourd'hui est caractéristique de notre modernité : il est frelaté, produit avec des farines raffinées et non biologiques, avec de la levure, il se ramollit ou dessèche en quelques heures, il n'a surtout aucune saveur ni qualité nutritionnelle. Les politiques qui ne mangeraient encore que 20% de produits biologiques dans leur cantine du Ministère de l'Environnement, et qui parlent de croissance verte comme d'un nouvel essor économique, si ce n'est qu'avoir plutôt produit du vrai pain au levain, qui se conserve pendant plusieurs jours et que l'on ne jette pas ou peu, aurait peut-être coûté moins cher au portefeuille des familles - en participant au bien être et au respect de la terre, ces politiques donc ont perdu le sens critique en ayant sacrifié l'économie d'usage au profit de celle d'échange, sans parler de l'incidence maligne sur la dette de la Sécurité Sociale.
Favoriser le biologique face au chimique, faire donc front face aux puissants lobbies empoisonneurs de la Vie, reste radicalement au delà de leur portée intellectuelle, de leur Volonté de puissance également. Ils ne diffèrent alors guère des esclaves de Nietzsche.

Ce n'est pas par hasard si je porte, en ce haut de page, une citation célèbre de Martin Heidegger, il marquait une lucidité tranchante sur la matérialisation qui entraîne la civilisation vers l'infra-humain, "quantité" guénonienne surnommée Démocratie quand elle prétend élever l'homme par le biais de l'égalitarisme, pour une forte décadence intellectuelle, entre autre faire justement considérer que toute chose est égale, puisque même, en allant au fond des rouages de la multitude, et dans son essence impersonnelle mais cependant formelle : la pensée collective ou son absence, la responsabilité intrinsèque du nazisme incombe en réalité et de manière diffuse à tout un chacun.
En effet, lorsque Gluxman s'indigne qu'Heidegger ait considéré comme une même chose les camps de concentration nazis et l'élevage intensif, il fait l'impasse totale sur le fait qu'Hitler se soit inspiré des usines Ford, grand sympathisant nazi reconnu, ce dernier copiant lui-même les abattoirs industriels de Chicago, afin de mettre en place le travail dit à la chaîne, et moderne, les ouvriers comme nouveaux esclaves. L'analyse d'Heidegger n'était donc pas dénuée tant de fondement sociologique qu'historique, en plus d'être philosophique, alors qu'il cherchait encore et toujours, bien utopiquement il faut le reconnaître, à faire s'identifier l'homme idéal et l'homme réel, ce rêve ayant pris, et pour la raison même de notre décadence, c'est à dire l'égalitarisme générant l'utilitarisme qui est la finalité cachée depuis 1789, une figure d'abomination sous les hospices de la modernité.

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Aujourd'hui, la mise en place totalitaire d'un contrôle consenti est en passe de devenir la réalité dépassant largement l'ouvrage prophétique d'Aldous Huxley : "Le Meilleur des mondes" écrit en 1931. les deux critères du Temps présent ayant été définis, pour parvenir à cette fin de dirigisme absolu, sont la peur et la crainte, celle du terrorisme et celle de perdre son emploi. La crise actuelle a vraisemblablement des effets qui furent prémédités à l'échelle de la Mondialisation et dont les "flux décodés" et les "machines désirantes", au sein des "corps sans organes" de Gilles Deleuze, sont la manière ultime de dissoudre humainement toute manière d'être dans le sens heideggerien. Nous savions que l'homme endetté de Michel Foucault est un concept datant de la société antique, que les halles furent construites afin de prélever des taxes, que Philippe le Bel concrétisa la modernité par son inversion de caste, que les "droits de l'homme" et du citoyen ont abouti, par le biais du sens propagandiste patriotique, nationaliste, ainsi qu'en recourant au mélange des castes et des fonctions naturelles, aux boucheries des guerres modernes, que la ville de Paris doit ses larges avenues au fait de pouvoir tirer au canon sur la foule (peur politique des suites de la Commune), désormais les médias ont comme raison réelle non pas d'informer, ce qu'ils font subsidiairement avec l'information dite brève - car très peu de personnes écoutent France Culture où il n'y a pas le gavage publicitaire destiné à une masse amorphe, mais de formater les pensées réduites du peuple, comme le comprend Michel Onfray dans sa dictature rusée du renard. Cette forme de dictature diffuse, agissant comme le Rhizome de Gilles Deleuze, ou Règne de la quantité de René Guénon, et qui utilise à outrance des valeurs de la liberté qui ne sont qu'un leurre terrifiant et symbolisé par le "hasard et la nécessité" de Jacques Monod, est probablement la plus vicieuse, mais la plus subtile forme de conditionnement jamais inventée ou facilitée. Ainsi, l'on fait croire que la santé des citoyens est en net progrès ... mais en vérité ce sont les soins qui le sont, pour le dogme d'une croissance sans limite, comme l'atteste le déficit grandissant de la Sécurité sociale, alors que les grands magasins vendent une nourriture contaminée par les pesticides cancérigènes, raffinée à outrance pour l'apparence standardisée et la conservation en quantité industrielle, nourriture frelatée et totalement dénaturée. Il est facile de comprendre une raison pour laquelle hommes et femmes politiques n'interviennent pas pour corriger ce gâchis humain, celui du sol : hormis la corruption et la bêtise caractérisant, selon René Guénon, le vote démocratique (soit amener l'incompétence au Pouvoir), leur immense perversion intellectuelle (Monsieur Sarkozy : considérer que l'Opéra doit s'aligner sur le goût du plus grand nombre, que l'intérêt de la religion est de contenir les individus) fut dénoncée par des personnalité aussi différentes que René Guénon ou Carl Marx, en l'OCCURRENCE sur le sens de l'économie moderne passée de celle d'usage à celle d'échange.
L'usage s'est perverti en fétichisme de l'objet, comme en témoigne l'attrait des marques dans la cour des écoles... Cela profite au consommérisme.
La Terre et l'homme furent oubliés au passage, comme de faire juger les partis politiques responsables directement des 100.000 morts de l'amiante quand les médias officiels concentrent l'attention sur un violeur récidiviste, ou sur une mouvance terroriste qui n'est soutenue en réalité que par les services secrets de nos pays occidentaux (CIA), et puisque il s'avérerait sérieusement que les attentats du 11 septembre furent la fabrication formidable d'un "spectacle" dans le sens donné par Guy Debord pour pouvoir justifier de continuer d'aller encore voler les ressources des pays pauvres, alors que 2012 marquera un basculement du coût énergétique qui risque d'entraîner le monde vers une guerre mondiale et ultime.
Nous ne sommes donc plus de méchants colons, mais les gentils défenseurs de la démocratie et des droits de l'homme intervenant, mais toujours où il y a des richesses (exemple en Afghanistan : gaz, et drogue pour un marché de 60 milliards de dollars par an), pour sauver les peuples opprimés. C'est à vomir, mais pas tant que le comportement commun. Ainsi, alors qu'aucune raison biologique ne nous y contraint - lire à ce propos Darwin et Georges Cuvier (1769 - 1832) fondateur de l'anatomie comparée - la consommation de viande a augmenté de cinq fois en un demi-siècle en France, notre Ministre de l'Agriculture entreprend alors, en 2009, d'aider la filiale de la viande au détriment de celle des fruits et légumes, les cancers ont plus que doublé, les sols sont morts à 90% (70% pour nourrir le bétail), nous participons ainsi activement à déforester la forêt amazonienne (soja), alors qu'une personne sur six souffre de la faim dans le Monde (plus d'un milliard), que la fabrication de la viande gâche les ressources en protéines végétales (rapport de 1 à 7), en eau : Jan Lundqvist qui dirige l'Institut international de l'eau de Stokholm rappelle qu'il faut utiliser de 10.000 à 15.000 litres d'eau pour produire un kilo de viande de boeuf, c'est à dire qu'un steak mangé à un seul repas gâche plus d'une tonne d'eau ! Le Grenelle de l'environnement prend donc figure de manipulation à seule fin de renouveler un élan industriel et financier ; comme le pense Claude Allègre, il n'y a pas de réchauffement climatique provoqué par le CO2. Juste l'effroyable pollution généralisée et qui est passée volontairement sous silence, car elle est génératrice de croissance ! Les hommes et femmes politiques - des irresponsables, des lâches, ou des imbéciles ?

Le rêve du progrès humain n'est pas totalement dissous sous sa forme, il perdure sous l'influence, par exemple, de la Grande Loge de France qui se réfère au Principe* dans le sens que lui donne René Guénon et à la transmission initiatique porteuse de l'influence d'un Principe d'ordre (Pierre Boulez rapportait que les créateurs d'art contemporain se retournent vers l'odre à la fin de leur vie), d'où la terminologie d'Architecte de l'Univers, matinée de l'humaniste qui restitue à l'homme la place centrale de reconstruction du Monde et de lui-même, suite au chaos original, dans le soucis et le but déclaré de faire progresser la personne et les valeurs de la société. Mais malheureusement, il apparaît que cet individualisme forcené de la modernité, déjà des Lumières, crée à rebours une nouvelle pyramide de la société, celle-ci fondée sur l'égoïsme, le clientélisme et le mensonge permanent.
* (Pour l'harmonie qui fuit le Monde moderne, avec notamment des musiques de jeunes qui ne proviennent ni des anges ni des hommes, mais de quelques démons, citons René Guénon : "Tout ce qui est, sous quelque mode que ce soit, participe nécessairement des principes universels, et rien n'est que par participation à ces principes, qui sont les essences éternelles et immuables contenues dans la permanente actualité de l'Intellect divin", "Autorité spirituelle et pouvoir temporel". Le poison chimique répandu sur la Terre semble ainsi correspondre à celui qui ravage les cerveaux, jusqu'au Président français qui menace d'accrocher son principal rival politique à un crochet de boucher... Pas surprenant que cette infâme ANPE, et ces méthodes d'élevage humain, ait annihilé toute création artistique en rapport avec l'interdiction de circuler, au pays de la liberté)
Les faits semblent échapper aux nobles aspirations, le peuple est de plus en plus inculte des choses de l'esprit, tout en étant attiré par les domaines vulgaires. Il me parait difficile, pour cette raison, et en tant que photographe, de cerner mon travail selon un aspect exclusivement esthétisant, ou de pratiquer d'une manière militante la photographie dite humaniste.
J'ai donc choisi d'entretenir une dichotomie conceptuelle : d'une part témoigner de la beauté naturelle des paysages, des lumières et des reflets, d'autre part décrire la folie de l'action des hommes dans une eschatologie apocalyptique, dont la crise actuelle rappelle Némésis, cet emploi fait de l'antonomase pour désigner la colère des Dieux, comme effet symbolique et même ontologique de la démesure des hommes cupides et sans foi ni loi, Hybris, jusqu'à trahir leurs propres valeurs ou ce qu'il en resterait.
Une ultime chance qui resterait  pour la civilisation de renaître ? Cela paraît fort improbable, déjà par l'absence de toute élite intellectuelle. L'époque de Brahms et de Bruckner semble déjà si éloignée aux jeunes que l'Education Nationale a nourrit d'une formidable inculture, qu' il est presque possible de leur brandir Mozart à la manière d'un crucifix dans les films de vampire, pour un effet de souffrance garanti. Bach leur devient totalement incompréhensible, tout comme l'orthographe par ailleurs, ou toute discussion philosophique. L'ère devenue déjà numérique, pour uniquement en contrôler les flux et donc les dividendes, parait porter en elle-même toutes les volontés de nivellement et de simplification, comme par exemple la stupéfiante dégradation sonore du MP3 impropre à la moindre écoute musicale. Qui s'en soucie dans le monde politique ? Ce sont des éleveurs de bétail humain et des manipulateurs à leur profit.

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Citons alors, pour conclure plus loin cette page d'introduction qui présente mon texte, Jean-Marc Vivenza : "En effet, affirme René Guénon, plus personne aujourd'hui en Occident "ne se trouve plus à la place qui lui convient normalement en raison de sa nature profonde". La cause de ce désordre étant la négation des différences à laquelle conduit l'Egalitarisme, il se produit une confusion sociale sans équivalent dans l'histoire. Le "nivellement", comme l'écrit René Guénon, se produisant toujours par le bas, il s'ensuit, par un effet d'entraînement invincible, une massification où le quantitatif pur prédomine et devient d'autorité le seul critère. Outre les pernicieuses influences du nivellement, sur l'éducation et la formation de ceux qui devraient au contraire bénéficier d'un processus d'élévation, cette massification conduit les sociétés occidentales contemporaines vers un "matérialisme" brutal, matérialisme qui est donné et imposé comme unique modèle à l'ensemble de la planète, ce qui a pour résultat direct une chute dans un "amoindrissement qualitatif" mondial, amoindrissement radical extrêmement inquiétant".
Cette transformation artificielle du Monde que dénonçait René Guénon, à propos de l'égalitarisme étendu aux choses matérielles elles-mêmes, ou progrès, prend toute sa puissance avec le numérique, le monde du virtuel. N'y a-t-il pas, en effet, de méthode plus subtile, plus malicieuse, et complexe, pour parvenir à prendre le contrôle des âmes, et ainsi les faire sombrer dans l'étant heideggerien ? La crise de 2009, outre qu'elle soit générée par les conséquences des diverses volontés politiques qui furent appliquées sur des flux déterritorialisés, toujours en rapport avec la massification secrète du monde, n'est-elle pas annonciatrice d'un chaos social à venir et dont l'ampleur est encore inimaginable ?

Autre manière d'appréhender la massification de la société, l'anti-production établie au sein des bureaucraties comme leur moteur mobile (à la différence du Monde traditionnel) :
"S’il est vrai que les flux décodés comme tels, les flux déterritorialisés comme tels ont une limite extérieure proprement schizophrénique, c’est à dire une limite extérieure qui est la schize, en revanche les rapports différentiels conjurent et repoussent cette limite et substituent un ensemble de limites intérieures qui sont reproduites à une échelle toujours élargie. Le deuxième aspect de l’immanence capitaliste c’est la reproduction à échelle toujours plus grande des limites immanentes au capital".
"L’effusion générale de l’anti-production dans l’appareil de production au point que dans un tel système, aucune activité productive ne peut être posée sans qu’effuse en elle son appartenance à un appareil d’anti-production. C’est ce point qui nous permettait de distinguer les bureaucraties antiques de type impérial, et les bureaucraties modernes assumant la fonction de faire effuser partout au sein des activités productives, l’appareil d’anti-production
", Gilles Deleuze bien entendu.
Il est vrai que le langage politique est celui exclusif de la croissance, de l'emploi et de la sécurité vue sous son double aspect : pérénité de la production et de celle des dirigeants et du système ; tout repose donc sur la bureaucratie, plus rien n'a de valeur hormis l'aspect économique marchand, quitte à favoriser la maladie pour doper la croissance, la crise économique pour renforcer des politiques sécuritaires, liberticides. Le peuple en détient une part de responsabilité dominante, selon encore une fois le principe quantitatif.
En cela, cette bureaucratie est moins proche de celle chinoise des lettrés (que l'on qualifie abusivement de confucianisme) que de celle japonaise issue de la caste des samouraï, lorsque la fin des hostilités entre chefs de clan a justifié une profonde modification de la société. C'est une des raisons possibles de ce succès économique sans précédent.
La production massive du Japon s'est ainsi développée formidablement au moment précis de la disparition de la caste sacerdotale et du passage de l'influence de l'empereur au mode folklorique. C'est donc bien la brisure niveleuse des castes qui laisse s'échapper la pulsion productive du monde moderne, sachant que le rôle principal de l'anti-production, sens donné par Gilles Deleuze, est détenu par la gestion administrative qui favorise tel ou tel développement de loisir et de Culture selon le seul soucis de croissance.

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Aussi, comment croire au Grenelle de l'environnement, au CO2 augmentant le réchauffement climatique, comme démarche qui serait pour la première fois non utilitariste ou porteuse de croissance, après les scandales divers de l'amiante, du nuage de Tchernobyl, de la vache folle, et dernièrement cette volonté fourbe de supprimer le juge d'instruction, sans oublier le spectacle orchestré du 11 septembre 2001 ? Rien de ce qui est fait ne procède jamais de sentiments personnels, ici considérés comme nobles, ni d'intérêt du peuple au long terme, là au sein de la conscience individualiste, mais seulement de clientélisme de circonstance ou de mots d'ordre, ne pouvant nous abstraire de la mouvance complotiste.
Reprenons dans le texte Jean-Marc Vivenza : "Nous assistons, soyons en assurés, à la fin "d'un monde", et le développement inconsidéré de la Quantité est un indicateur indiscutable de l'imanence de l'échéance finale, échéance que l'on ne peut d'ailleurs que souhaiter tant les conditions d'existence pour les individus en viennent à être de plus en plus insupportables car vidées de toute dimension sacrée et transcendante. Le "Règne de la Quantité", c'est la domination d'une logique de la "croissance", qui est en réalité une course folle et vaine vers la Quantité pure, l'infra-humain, la "solidification" du monde; ce qui signifie tout simplement que la mise en œuvre de la "dissolution" générale est largement amorcée".
Il est évident que notre Président est trop occupé avec le "travailler plus pour gagner plus", un "arbeit macht frei" reconditionné pour le consommérisme, à traiter de pauvres individus de "pov'con", ou à vouloir accrocher les rivaux potentiels à des crocs de boucher, pour penser en profondeur les causes réelles de la crise moderne. 
Un tel système est un chien fou ou sans tête, un canard décapité marchand au hasard.
 
"
Tous pour un, tous pourris", si ce n'est que le manque d'intelligence et de moralité n'explique pas tout, le sarcasme est trop facile et la réalité affichée trop grotesque. C'est exactement comme avec Monsieur Berlusconi : il se montre en clown martyr, mais son jeu de rôle extrêmement bien construit lui permet de rester continuellement à l'affiche.

Alors, cela n'est sans doute pas le fruit d'un hasard, et citons l'ouvrage de Naomi Klein : "La stratégie du choc", dans lequel la crise est le procédé prémédité pour faire accepter aux peuples ce dont ils n'auraient pas voulu préalablement, et Georges Orwell : "Nous allons vous presser jusqu'à ce que vous soyez vide puis nous vous emplirons de nous-mêmes" (1984).
Ce Monde moderne est le spectacle d'un contrôle des masses inouï, il correspond de plus en plus aux aspirations du Diable comme interlocuteur de Günther Schwab*. Ma conclusion sera celle-ci : la crise économique de 2009 intervient juste au moment de celles concomitantes de l'écologie (pollution) et des ressources énergétiques ; comme il s'agirait d'un hasard malheureux, hormis le chaos annoncé par René Guénon, je crois davantage à une prise de conscience des vrais Maîtres du Monde (puissances occultes et financières imbriquées) voulant sauvegarder leurs intérêts. Ainsi, la crise écologique va radicalement obliger à changer les habitudes de vie de tout un chacun, le 11 septembre élargit l'usage planétaire des ressources mondiales et fait accepter le contrôle policier sur le monde dit civilisé, enfin la crise économique elle-même permet déjà de popériser une part toujours plus grande de la population, ceci pour faire freiner des quatre fers une course folle dans le mur du fait de la surpopulation à venir, et même si le langage officiel, pour la croissance, est devenu un leurre destiné à entretenir l'illusion...
Y aurait-il seulement un autre choix ?
* (fondateur de l'Union Mondiale pour la Protection de la Vie)

Écrit courant octobre 2009, toutes les photographies faites au Finistère en juillet 2009.

 

                balise bleue 400 poster.jpg     Porto 1965

 
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"Suivez vos chemins ! Et laissez les peuples et les nations aller leur chemin à eux ! - des chemins obscurs en vérité, où ne se lèvent pas même les aurores boréales d'un quelconque espoir ! Que règne donc l'épicier là où tout ce qui brille encore - est de l'or d'épicier ! Ce n'est plus le temps des rois : ce qui aujourd'hui s'intitule peuple, ne mérite pas de rois. Voyez donc comme ces peuples imitent eux-mêmes les épiciers : ils vont ramasser le moindre avantage dans les ordures*"
"Être vrai, - peu seulement le peuvent. Et celui qui le peut, ne le veut pas encore ! Mais ceux qui le peuvent le moins, ce sont les bons !"
Ainsi parlait Zarathoustra

* (Cela va des artisans qui travaillent sans conscience, et uniquement pour l'argent, qui parfois volent chez leurs clients ce qu'ils peuvent, aux hommes politiques qui ne font que penser une croissance immédiate - en terme de carriérisme - et qui se fichent comme d'une guigne des désastres sanitaires à venir - vis à vis desquels les chercheurs mettent pourtant en garde. Exemples : amiante, déchets nucléaires, nitratespesticides, four à micro-ondes, ionisation (irradiation) des aliments, téléphones portables, OGM, nanoparticules, faisant que la sagesse et la sobriété sont des tares, lorsque la destruction, la maladie et le consommérisme le moteur de la modernité. Le summum de l'hypocrisie, de la tournure du "moindre avantage", est celui opéré sur le désastre lui-même : "développement durable" et taxes qui deviennent des valeurs boursières. Cela fait longtemps que notre société est tombée hors de l'Être, la conséquence est de faire un Monde à son image : bêtise, chaos, décrépitude - et donc mort. Le moindre avantage donc ? En quelques paragraphes, j'avais signalé un incident avec l'ANPE et une Préfecture : photographe d'agence sous contrat (Naturimages), mes ressources m'obligeaient à 50 ans à m'inscrire à l'ANPE, mais celle-ci ne se contenta pas de m'interdire tout déplacement photographique, elle fit de même pour une demande de stage ; utiliser cependant le congé annuel (aussi une correspondance par LRAR) ne suffit pas, c'est en un mois : convocation au milieu du stage et suspension immédiate, seconde suspension au retour, puis aussitôt troisième suspension - sur présentation d'une déclaration que j'aurais faite, mais qui est inventée. Sachant ce qui coûte à un chômeur de faire une fausse déclaration, j'ai déposé plainte pour harcèlement, faux et usage de faux. Verdict du Tribunal le 26 mars 2009 : "conclusions de la requête rejetées comme irrecevables". Ce n'est pas une découverte en soi, juste être considéré comme un « esclave » ; mais comme j'ai ma dignité d'homme, que je ne considère pas comme ce chien là, je reçois le jugement qui donc ne me surprend pas, mais je ne photographierai plus en France. J'ai ainsi détruit tous mes négatifs de ce territoire (sauf la Corse) et ne ferai plus aucune prise de vue de mon pays ; Il y a en effet des limites à la décence dans le fait de tirer le moindre avantage, lorsque l'on connaît les statistiques du chômage, de l'ANPE, revisitées par l'IFRAP (ce Think Tank indépendant analysant la performance de l’Etat), nettoyées et dégraissées de leurs doses massives de trucage et de manipulation : à quand un procès publique contre les fourberies et les lois scélérates de l'ancienne ANPE ?). Pauvre pays, descendu si bas, je comprends maintenant ce que l'on m'a répété à longueur d'années : il eut mieux fallu faire du travail pornographique bien lucratif ou monter une friterie à l'huile hydrogénée, que se confiner dans une démarche purement artistique ; ces gens là (à la manière de Brel) ne valent vraiment pas que l'on sacrifie sa vie pour une oeuvre, ils gèrent celle des autres en épiciers. Société de brutes, pour ne pas dire simplement : de "cons" (l'avantage du terme, c'est que l'on est toujours le "con" de l'autre, certains ministres eux-mêmes - et non des moindres - usant ainsi à profusion de ce mot au sens très large : "casse-toi pauv'con" en est la formule faisant autorité).  L'année 2012 devrait être celle où la France devrait rembourser ses dettes et risquera la banqueroute, fin de parcours annoncée des droits de l'homme qui ont réveillé toute l'humanité pour une croissance effrénée (assimilée à une guerre mondiale : il n'y aura ni assez de ressources ni assez de place pour tous les peuples sur une même Terre), alors que la liberté éloigna de l'Être en faisant croire qu'elle consistait en une volonté individuelle, cette dernière aussitôt récupérée par la fabrication d'opinion dont parlait René Guénon (à propos du droit de vote) et le consommérisme publicitaire se positionnant au niveau mental de l'électeur moyen, c'est à dire la débilité légère. Ainsi, le droit de vote et le jeu démocratique permirent de noyer l'intelligence et toute connaissance dans un puit d'ignorance, faisant les choux gras de loges maçonniques et de lobbies influents. Sous couvert de ces droits de l'homme contre-initiatiques et donc pervers, une nouvelle forme de dictature s'est mise en place sur une masse d'esclaves qui la réclament, puisqu'ils en ignorent la nature exacte (les "hommes endettés" de Michel Foucault), et selon le mode du rizhome de Gilles Deleuze : le contrôle s'impose désormais grâce au concept de la peur du terrorisme et du réchauffement climatique qui permettent de cacher les fautes et les crimes dont l'Occident est l'initiateur par cupidité et art du mensonge : déforestation, destruction massive des sols, pollution des rivières et de l'air, vol des ressources protéiniques du Tiers Monde de plus en plus affamé (car la France est le premier importateur de soja au Monde, comme le premier utilisateur de pesticides cancérigènes), alimentation totalement frelatée (les plantes arrosées à l'eau passée au four micro-onde dépérissent très vite), médecine mafieuse, et bientôt la transformation du vivant (OGM) à seule fin de faire des profits par le biais de brevets internationaux, les pesticides ingurgités grâce aux OGM favorisant de surcroît des cancers si utiles à l'économie de la croissance. Ceci ne peut finir que par un conflit mondial proche (bien atomique, avant que les COV ou composés organiques volatiles de nos industriels ne soient connus du grand public, comme prochaine pandémie ?) ou une mise sous contrôle totale par le biais de la peur du terrorisme, l'écologie affichée étant bien davantage circonstancielle que d'essence intellectuelle (the deep ecology). L'origine de ce chaos ou les suites de la monstruosité guénonienne ? La rupture avec la chaîne du vivant, se considérer comme les maitres du Monde et les propriétaires du sol et des ressources, enfanter jusqu'à ce que la création des frontières soit devenue une obligation et l'idée de Nation une valeur fondatrice et même un mythe, plus profondément la phénoménologie transcendentale de Husserl (et de Merleau-Ponty) : les objets sont des essences immanentes (avant, pour Hegel, le phénomène désigne un moment d'apparition du savoir) s'opposant à la phénoménologie de Heidegger dite alors existentielle et faisant la part belle à l'Être (et ainsi à l'ontologie), puis le scientisme positif (une chose est vraie par le fait d'être prouvée scientifiquement : apothéose du matérialisme) s'opposant aux limitations données par kant à la raison, ainsi qu'aux problèmes définis par Aristote comme "questions au sujet desquelles il existe des raisonnements contraires". Ceci ramène le regard vers le Ciel et non plus les ordures dans lesquelles se complaisent les mouettes du livre "Jonathan le goéland" : Unicité absolue, vacuité, alchimie et synchronicité junguienne, Étant heidegerrien, Hara de Graf Von Durkeim, Soi transpersonnel de l'hindouisme... Si le monde actuel va "ramasser le moindre avantage dans les ordures", c'est que le regard ne sait plus se porter vers le ciel et que la pulsion de mort citée par Gilles Deleuze a envahi l'inconscient collectif, comme en témoigne le tabagisme imbécile et mortifère. Nicolas Berdiaff : "C'est pourquoi nous vivons dans une société des plus mensongères, dont les ressorts internes sont cachés. Le royaume de l'argent en est cause, force impersonnelle, anonyme, inhumaine, la plus éloignée des réalités premières de la vie. Nous sommes dans l'énorme mensonge d'être protégés par l'argent : deux mondes s'affrontent : celui de la sécurité, à savoir uniquement matérielle, et l'autre, l'ennemi : l'insécurité. C'est un monde destructeur d'éternel", 1947. Osant croire, comme Dostoïevsky, que "c'est la beauté qui sauvera le monde", j'envoie au Diable le Ministère de la Culture et l'ANPE serviteurs d'un Monde d'esclaves, je renoue avec un Cicéron redécouvrant sur la fin de Rome la vertu du temps libre (ou skholè d'Aristote) : mon site photographique est en lui-même sa propre et unique fin. Seule, son inutilité détournée de tout intérêt cupide peut témoigner de la beauté de la terre, me plaçant aux antipodes de l'idée démoniaque de "croissance" dont le Professeur Dominique Belpomme dit qu'elle est le cancer de l'humanité... Pour Rome, contrairement à la Grèce - et même si Michel Foucault pense que la création de l'argent génère l'homme endetté pour un idéal de milieu d'enfermement, l'oisivité était vue d'un mauvais oeil, vis à vis des esclaves qu'il fallait mettre au travail (comme nos chômeurs), mais aussi des citoyens vis à vis de la Cité. Mais le Monde a changé et l'intérêt civique de la Cité impériale s'est transmuté en dividendes des actionnaires et bénéfices gigantesques des multinationales, sous l'influence constante du carriérisme politique jouant de la peur et des statistiques la plupart du temps tronquées ou truquées. Ce dérapage, cette falcification naturelle des idéaux démocratiques se retrouvent sous la plume de Luc Ferry : "(...) à propos des bohèmes, il faut que les valeurs traditionnelles, culturelles, spirituelles et morales soient déconstruites pour que nous entrions dans l'ère de la consommation. Car ce sont ces valeurs là qui freinent la consommation. Le postulat est assez simple : plus nous avons de valeurs spirituelles, morales et culturelles dans la tête, moins nous avons besoin, le samedi après midi, de mettre les enfants à l'arrière de la voiture pour acheter des gadgets idiots au supermarché du coin". Comme intellectuel et homme cultivé jeté dans un monde d'esprit marchand, le Ministre est donc influencé par l'héritage kantien, le bouddhisme et surtout les stoïciens ; cependant sa vision de la "spiritualité laïque" montre ses limites métaphysiques : "Il faut parvenir à aimer le monde, il faut nous élever jusqu'à l'amor fati, ce que l'on pouvons nommer la spiritualité matérialiste". Luc Ferry veut séparer la spiritualité du carcan des religions (il met la spiritualité au dessus de la foi et de la religion), vider l'amour chrétien de l'espérance en la résurrection des corps, et renouer avec la compassion bouddhiste qui dépasse le détachement stoïcien, si ce n'est que les religions ont toujours procédé d'une extase personnelle (c'est le chamanisme là-bas, l'élan mystique ici), d'une expérience transcendentale qu'elles ont transformée en révélations divines (livres sacrés et textes révélés) et en Tradition (métaphysique), la forme religieuse étant ainsi plus approprié à l'exotérisme dont le rite devient le support magique pour une re-création du Monde (notre christianisme perçu comme culte solaire) et par là même la libération des âmes. Mais la démarche louable (mais très matérialiste) du Ministre est à rebours du phénomène religieux le plus ancien relaté par Mircea Eliade dans "Le chamanisme et les techniques archaïques de l'extase", pour qui l'expérience chamanique, influençant ou dirigeant le domaine religieux, demeure en dehors du cadre et des règles strictes de ce dernier, si ce n'est que sa propre codification fut très stricte et correspondit à une initiation. La "spiritualité laïque" n'est donc qu'une tentative timide, et donc très vaine, de sortir de la modernité, de ses certitudes figées, de son conditionnement esclavagiste que l'on a affublé du terme si vide de "liberté". L'égalité est un vain mot, presque odieux aujourd'hui ; quant à la fraternité, elle ne sera adoptée par la République qu'après le sanglant "printemps des peuples" de 1848, sous la pression du christianisme et à seule fin de rapprocher ces peuples... Encore et toujours une forme de manipulation de masse qui ne doit rien à l'Être. Il reste que la mouvance philosophique soutenue par le Ministre pourrait, malgré son fondement contre-initiatique, insuffler un surcroît d'âme (de conscience holiste) dans une société rongée par le matérialisme, la peur et la cupidité, et dont la crise économique et l'état ravagé de la Terre sont la correspondance très exacte, comme reflet de l'intériorité cancérisée, si ce n'est que les Mystères d'Éleusis ne peuvent plus y être évoqués, qu'il est sans doute déjà trop tard, enfin qu'il n'est plus que jamais pas dans la volonté politique que le peuple se libère des chaînes dogmatiques, de l'endettement et des contrôles dont on l'a affublé à bon escient...)

Attention : aucune photographie de ce site n'est à vendre et ne sera à vendre. Car, de l'interdiction de l'ANPE de toute liberté de déplacement pour aller photographier, à l'Hôtel des Impôts qui refuse le « droit d'auteur » pour la photographie de paysage - n'existant donc pas dans la liste officielle des métiers d'art, à la Providence divine qui a toujours fait que le jour de départ photographique une dent se casse, sans oublier l'hostilité formidable des autochtones quand ces derniers voient que vous n'avez pas le moindre argent à dépenser (avec son apothéose en Écosse) et que vous dormez dehors, même l'hiver, se dessine petit à petit l'idée que rapporter des taxes à un pays est, dans ces conditions, une forme de prostitution de la muse et le mépris de la vocation. Je m'y refuse quitte à finir avec mes photographies dans un brasier.  
Certaines choses ne se font pas de manière
éthique, comme radier lâchement et sans raison un chômeur (action très précise de la Préfecture, aussitôt après avoir été contactée par le Ministère de la Culture, suite à une supplique de ma part vis à vis de l'ANPE qui me refusait tout déplacement à un stage), ou fabriquer une fausse preuve (comme l'eut pratiqué l'ANPE à mon encontre, comportement ensuite cautionné par la Justice elle-même, sur la base d'un vice de forme) ... comme c'est facile d'obtenir de bons chiffres du chômage, les associations (
actuchomage) parlent de technique de harcèlement moral et de déstabilisation des personnes fragilisées qui finissent par abandonner, c'est odieux et mérite le plus grand mépris, mais c'est une composante sociétale d'un monde de marchands ; il faudrait donc instruire ces fonctionnaires, un court exemple : "Ce qui est essentiel dans l'idée d'un régime démocratique, c'est d'abord la légalité : régime ou il y a des lois et ou le pouvoir n'est pas arbitraire et sans limites. Je pense que les régimes démocratiques sont ceux qui ont un minimum de respect pour les personnes et ne considèrent pas les individus uniquement comme des moyens de production ou des objets de propagande", Raymond Aron. Car, en quoi un chômeur est-il défini comme autre chose qu'un moyen de production ?
Que tout un chacun aille donc "se faire mettre", avec l'insigne réserve que cette formule générale ne saurait s'adresser aux gens honnêtes, si rares en vérité, les choses de l'ordre de l'esprit ayant encore formidablement régressé depuis Nietzsche. La Tradition juive, qui détient une profondeur d'âme et la finesse d'intelligence, désigne avec la lettre « noun » le poisson (mot araméen, Moïse est appelé "poisson") : il est pur (et de sang froid), il garde toujours les yeux ouverts dans la mer, proche de notre sang devenu chaud ; la symbolique en est que le monde des origines est pur et que le clignement de nos yeux est fait pour nous éviter de voir la corruption de notre monde. Si nous la voyons, le poisson se transforme alors en serpent (sang froid) et nous devenons corrompus ; ce symbolisme là est une continuation de l'océan primordial égyptien (NWN ou Noun, le Nil en étant une composante), mais aussi un visage de la réminiscence de Platon ; il a sa correspondance dans la mystique islamique inspirée de la philosophie grecque : Jâmî (1414-1492). C'est à ce niveau que s'argumente l'aliénation du monde moderne ayant amené Heidegger à opposer être et étant, et Guénon la qualité à la quantité. Hé bien, j'ai décidé de garder les deux yeux ouverts dans l'observation de la société et de mes affreux contemporains, aussi de me référer à une sorte de "moment antécédent" quand je photographie, poussé malgré moi par les ailes d'une si profonde réminiscence : la beauté de la Nature ne se situe pas de la même manière que dans l'artifice reproducteur de la femme, mais dans un regard, si ce n'est que Sénèque considéra que la raison de notre présence est d'être les yeux de la Terre qui se contemple... Notre modernité est l'aberration philosophique dont la vertu sert à cacher les vices. Noam Chomsky considéra que rien n'est moins démocratique que les régimes qui se disent eux-mêmes démocratiques ; exemple : le 11 septembre servant à préparer, ou fabriquer une opinion, à faire donc une razzia comme au temps des colonies, ou à consolider le sionisme (sujet très dangereux aujourd'hui), au passage diffuser (mais plutôt infuser) la peur avec des patrouilles censées protéger les citoyens placés ainsi « sous contrôle ». Pour l'opinion contradictoire, comparez vite les arguments de ReOpen911 (aussi Loose Change et David Ray Griffin et le WTC7) avec ceux de Rue89, mais gardez en mémoire que Ben Laden était vu en compagnie de Larry Mitchell (de la CIA) qui lui rendait visite à l'hôpital américain de Dubaï le 12 juillet 2001.
Précisons que le qualificatif "terroriste" sert contre ce qui nuit ; dans un monde fait sur mesure pour le profit, ce sont donc surtout les intérêts financiers qui deviennent le modulateur de la notion de terrorisme, en l'occurrence l'
éco-terrorisme contre les actions "anti-vivisection" saccageant des laboratoires : "
Un petit groupe d’activistes réussit là où Karl Marx, la bande à Baader et les Brigades rouges avaient échoué", Financial Times. Il est fort possible que José Bové remplace un jour Ben Laden dans la traque de l'énemi public n°1, lorsque les OGM auront contaminé tout le vivant. En France, nous avons déjà la DCRI couverte par le fameux "secret de la défense nationale" et Cristina ; aux USA, il a été voté le 26 novembre 2006 l'Animal Enterprise Terrorism Act (H.R. 4239) qui permet de manière radicale de s'en prendre aux défenseurs des animaux, même ceux moins virulants que le remarquable ALF britannique (ou front de libération des animaux) plus engagé philosophiquement : "Sur le plan philosophique nous sommes très dangereux. Une partie du danger est que nous n'accordons aucune attention à l'illusion que la propriété a plus de valeur que la vie. Nous mettons en lumière cette priorité folle et le système ne survivra pas à cela", David Barbarash. Après tout, les résistants étaient bien désignés comme "terroristes" par la Gestapo, c'est un terme propre à influer l'opinion et à se ranger moralement du coté des justes, Nietzsche eut dit les "bons".
Utilisant acidument la
radiesthésie (moquez-vous bonnes gens), je saisis dramatiquement que Coluche n'est pas mort accidentellement, que
Pierre Bérégovoy ne s'est pas suicidé de lui-même, que Christian Ranucci n'a pas tué la petite Marie-Dolorès, qu'Yvan Colonna n'est pas coupable du crime qu'on lui met sur la tête, aussi que le cancer est maintenu pour cause de politique de croissance d'une modernité débile (un marché estimé à 1500 milliards de dollars et valant largement une grande guerre pour les retombées économiques et les contrats), comme en témoignent le Docteur André Gernez et le « scandale du siècle », un film de Jean-Yves Bilien. Concernant la faim dans le monde et le programme du Codex Alimentarius (commission créée en 1963 par la FAO et l'OMS), le monde moderne sombre vraisemblablement dans le domaine du génocide planétaire à seule fin de briser la surpopulation incontrôlable et de faire des profits gigantesques. Comment cela est-il possible ? Sans se référer déjà à René Guénon et à une métaphysique inaccessible à toute majorité, citons encore Noam Chomsky : "La démocratie, c'est un système où vous êtes libre de faire tout ce que vous voulez tant que vous faites ce que nous (les États-Unis) vous disons (...) Si l'on ne contribue pas à une culture démocratique vivante, permanente, capable de faire pression sur les candidats, ils ne feront pas ce pour quoi on les a élus. Mettre un bout de papier et rentrer chez soi ne va rien changer", il rejoint en cela la pensée de Gilles Deleuze qui a toujours préféré son indépendance créatrice. La liberté républicaine ne m'a jamais laissé libre dans mon art, mais combien de temps pourrai-je encore ne serait-ce que penser librement (ah, cette fichue emprise des sectes !), sous le joug insidieux d'un inconscient collectif corrompu par notre cher Sartre pour qui l'existence précède l'essence ? N'est-ce pas l'inversion de toute chose ? Le monde moderne agissant à rebours, contre-initiatique et anti-traditionnel, use et dissout toute raison ontologique, le peuple ne travaille plus que pour faire de l'argent, et c'est le comble de l'inversion des valeurs et une rupture entérinée avec le vivant, la Vie. C'est l'origine profonde de la destruction de la terre, de l'eau et de l'espace visuel, le symbole le plus noir étant cette crise pulsionnelle (2008-2009) qui sévit quand les hommes politiques persistent dans l'aveuglément sectaire... Parfois, ces derniers font preuve d'une lucidité inattendue, exemple : la suppression de la taxe professionnelle qui fut l'impôt imbécile par excellence ; quant à l'ISF saignant le pays, la démagogie carriériste passe encore, tout de même, avant l'intérêt du pays.

Quant à l'
ANPE, il s'agissait d'une entité particulièrement minable et pourvoyeuse de chaos (désordre apparent mis en place par les hommes politiques et dont le retour à l'emploi parait avoir été la dernière des motivations), une aberration après que l'on eut déraciné les familles des campagnes pour fabriquer une main-d'oeuvre docile et bon marché. Un paradoxe lourd n'a pas été compris, ou plutôt il fut étouffé par le dogme républicain : la vérité de l'égalité (en droit) que postule l'acte de naître fait passer l'être de la personne à l'individu quantifiable, alors l'uniformisation tire aussitôt vers le bas toute qualité. Les personnes simples restent ce qu'elles sont (réfractaires à la Musique classique), pour de nouveaux esclaves en quelque sorte, mais toute vocation et capacité intellectuelle sont tuées dans l'oeuf (car même l'éducation scolaire n'a pas d'autre finalité que de fournir des travailleurs), l'esprit critique disparaît, la masse voit dans les journaux télévisés l'information quotidienne donnée sur le Monde, alors que, comme Guy Debord, j'y décèle une machine stupéfiante de conformisation de la pensée, la mise en spectacle du non vivant. L'autre paradoxe fondamental reste celui du Centre qui est partout à la fois selon les modalités de l'être, mais qui se perd dans la circonférence lorsque seul est pris en considération l'aspect extérieur visible (la multiplicité guénonienne). Il s'agit de l'étant dénoncé par Heidegger et de la politique autiste de la croissance infinie, de la gestion de cette multitude par l'ANPE. Quand les sociétés traditionnelles créaient des espaces sacrés (sacralisaient l'espace comme à Delphes) autour d'un Centre (c'est l'Omphalos - ou pierre substituée à Zeus et avalée par Cronos, moyeu d'une roue en Inde), confortaient les êtres dans des rôles (par le passage initiatique) ou des castes affiliées à leur propre nature, par le jeu d'une synchronicité que Jung perçut tardivement (malheureusement) comme magique après l'avoir pensée psychologie de l'inconscient, notre modernité, quant à elle, éparpille chaque individu, l'éloigne vite de lui-même grâce au consommérisme sur lequel repose tous les espoirs et l'élan vital du monde moderne. Il s'agit d'une dissolution, d'une maladie spirituelle dont les signes forts sont l'état putride dans lequel nous avons déjà rendu notre planète, symbole terrible d'un état de démence.
Le
14 juillet, la France fête ce drame en grande pompe. Pourtant, il n'y a pas de quoi se réjouir : il s'agit de propagande, de politique marchande. L'idée, le concept de Nation doit son origine au fait de vouloir faire vivre ensemble des cultures trop différentes, mais en réalité asseoir une stratégie géographique de défense ; ainsi, c'est très drôle, ce sont les mêmes qui récusent l'Europe ou la mondialisation et qui ne veulent pas reconnaître une quelconque autonomie des Bretons, des Corses et des Basques, la contradiction du raisonnement s'effaçant derrière les convictions. Avec la Nation, la Culture recule, elle ne remplit plus le rôle de maintenir une caste sacerdotale. Deux exemples : a) le gavage publicitaire omniprésent qui transforme en bétail humain : cela dope le consommérisme, l'endettement et la soumission, b) les hommes politiques qui légifèrent sur le téléchargement sur Internet : pour la TVA uniquement et certainement pas pour les artistes, car, alors, comment justifier que personne ne se soucie de la qualité musicale exécrable du support MP3 qui est propre à faire disparaître les musiques savantes ?
Il s'agit donc bien d'
élevage. Uniquement.

 

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Mes deux dernières photographies d'Auvergne, il suffit d'être traité en tête de bétail

Message adressé aux hommes et femmes politiques, aux élus, à tous les fonctionnaires de l'Etat : "Destruction de la nature et des biotopes en très net progrès (sols de culture morts à 90% en Europe, et 20% de pesticides en plus ces 5 dernières années), augmentation remarquable des cancers, programmes de télévision plus bêtes que jamais, vente pulsionnelle phénoménale des produits technologiques à diffusion d'ondes magnétiques, peur omniprésente et génératrice du replis sur soi, abêtissement inouï, tous ces efforts participent à la satisfaction reconnaissante du Maître ; il reste juste à donner un coup de collier pour réussir la destruction totale de la Vie !".

Günther Schwab :
« - Quel suicide ils se paient, ricana le Patron. - Absolument. Lorsqu'il s'agit de leur propre destruction, ils sont toujours généreux (...) - C'est de la folie ! - J'ai déjà dit que la soif du profit est une maladie mentale. - Le destin du monde serait-il donc entre les mains de fous ? - De fous et de criminels, oui ! - Que peut-on faire contre cela ? - Contre cela, rien du tout, mais pour cela, tout. Passez du coté du Diable, prenez une profession orientée vers la décadence, et je vous ferai riche ».

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Mai 2009 : C'est maintenant la fin des
« Travaux et les jours » ; c'est l'époque du châtiment des Dieux contre la démesure (hybris), la destruction (némésis) menace.
Hésiode : « l'hôte n'est pas à l'abri de son hôte, ni le beau-père de son gendre ; même entre frères, la bonne entente est rare. Le mari médite la mort de sa femme, et la femme celle de son mari ; de terribles marâtres mélangent les aconits à la couleur blanchâtre ; le fils se demande combien d'années va vivre encore son père ».  
Hérodote : «
Regarde les animaux qui sont d'une taille exceptionnelle : le ciel les foudroie et ne les laisse pas jouir de leur supériorité ; mais les petits n'excitent point sa jalousie. Regarde les maisons les plus hautes, et les arbres aussi : sur eux descend la foudre, car le ciel rabaisse toujours ce qui dépasse la mesure ».
Virgile, dans les Georgiques : «
La charrue ne reçoit plus l'honneur dont elle est digne ; les guérets sont en friche, privés des laboureurs entraînés dans les camps ; et les faux recourbées servent à forger une épée rigide. D'un côté l'Euphrate, de l'autre la Germanie fomentent la guerre ;des villes voisines, rompant les traités qui les lient, prennent les armes ; Mars impie sévit dans tout l'univers. Tels, quand ils se sont une fois élancés des barrières, les quadriges se donnent du champ ; en vain le cocher tire sur les rênes ; il est emporté par ses chevaux et le char n'obéit plus aux brides ».

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Le statut de
« lanceur d'alerte » n'existe pas en France, les chercheurs agissent entièrement à leur risques et périls : la classe politique est largement dominée, infiltrée et dirigée par les lobbies industriels, notamment de la chimie et des produits pharmaceutiques.
La maladie est devenue un marché comme un autre, et peut être bien le meilleur en terme de profit, au même titre que la peur du chômage qui sert la classe politique, et c'est cette mentalité qui explique que les préfectures traînent des pieds vis à vis de la délinquance en matière d'affichage publicitaire géant (Nathalie Kosciusko-Morizet sur LCI en 2008 : "A tous les niveaux, ça bloque"), quand elles marquent un zèle remarquable pour faire radier des artistes des listes du chômage.
Deux poids, deux mesures. Autres exemples :
Coté face. Le Ministre de l'Agriculture :
« Ce changement est important car il donne du sens au travail des agriculteurs et des pêcheurs. Cela correspond également au modèle alimentaire que nous prônons. C'est un modèle qui n'est pas aseptisé, mais qui est un modèle alimentaire avec des produits de qualité, qui ont du goût et sont labellisés », à propos du « Plan d'action pour une politique d'offre alimentaire sûre, diversifiée et durable » (pour une amélioration de la qualité nutritionnelle), puis : « Je compte sur vous pour venir échanger avec moi et mon invité, m'exposer librement vos craintes mais aussi vos attentes et vos exigences sur ces questions majeures, pour les défendre à l'échelle européenne comme internationale. L'Europe compte sur vous ! ». 30 substances considérées comme les plus préoccupantes et entrant dans la composition de plus de 1.500 préparations commerciales de produits phytosanitaires auraient été retirées avant le 1er février, c'est le plan ECOPHYTO 2018.
Coté pile : Le Ministre de l'agriculture vient de renouveler (début 2009) l'autorisation du pesticide Cruiser (Thiaméthoxam - toxique pour le système nerveux - dangereux pour la qualité de l'eau) avec une directive certes tirée des conseils de l'AFSSA (faible densité des semis, utilisation tous les trois ans, évaluation et limitation de la période d'utilisation au 15 mai, avant la floraison, etc.), mais presque impossible à appliquer et à vérifier sur place. Des colonies d'abeilles (1000 espèces), dépend la pollonisation de 80% des espèces végétales, faisant dire sur « Titanic Apicole » : « Les auteurs de ce film-documentaire, exposent l’affaiblissement et l’effondrement des colonies d’abeilles suite à l’épandage massif de pesticides depuis des dizaines d’années, la corruption des hautes administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations, les industriels des pesticides et les scientifiques “indépendants” (mais néanmoins à la solde de l’agro-chimie), la complicité des coopératives agricoles, les mensonges de l’UIPP (le lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de l’Afssa, les fondements mortifères de l’agriculture moderne, le refus d’écouter les lanceurs d’alerte ».
Pour les OGM (
texte adopté par le Sénat), Greenpeace :
« Pas de conformité avec la directive européenne, pas de conformité avec l'opinion publique, pas de conformité avec le Grenelle, le texte voté est une triple trahison (...) Pas d'étiquetage des produits animaux nourris aux OGM, pas d'information des mairies, des partenaires agricoles, pas non plus d'information des voisins en temps et en heure, protection du secret industriel, refus de l'implication des collectivités locales (...) les OGM peuvent donc s'implanter partout et dans le secret ».
A propos de la réduction de 50% des pesticides en 10 ans (du Grenelle de l'environnement), François Veillerette (MDRGF) : « Depuis le début, les lobbies agricoles les plus immobilistes cherchent à affaiblir au maximum cette mesure de réduction des pesticides. L'adoption par le Sénat de ce nouvel amendement (Daniel Soulage) directement proposé par les lobbies de l'agriculture intensive ouvre les portes à toutes les demandes d'exemption par rapport à l'objectif général de réduction », Biocontact.
Puis Carole Poliquin à d'«
Homo Toxicus
» : « Je crois qu'on subit aujourd'hui les conséquences des choix politiques et économiques faits en particulier depuis les années 50 (...) en 60 ans, on a quasiment détruit la planète. On a mis en péril sa capacité de régénération, alors même que la population augmente (...) L'humanité ne disparaîtra peut être pas complètement, nul ne peut le dire, mais une chose est certaine, beaucoup de gens souffrirons et mourront », Biocontact.

La Grande-Bretagne soumet ses chômeurs à des détecteurs de mensonge ... mais, par grande équité républicaine, pourquoi ne pas l'appliquer en France avec une totale réciprocité ? Soumettre à la machine de la vérité les agents qui surveillent les chômeurs, les ministres et les banquiers ? Car, ce sont toujours les plus miséreux qui sont montrés du doigt et jetés à la vindicte populaire. Ils sont des proies faciles, et qui de surcroît permettent d'entretenir un climat de peur, mais il est moins que certain que le gaspillage se situe à ce niveau. Il serait possible, par exemple, de regarder vers les hommes politiques responsables, mais jamais coupables, d'interminables scandales sanitaires, de la destruction des sols à la pollution des rivières, lorsque 99% de la mortalité dans le Monde est provoquée par le manque d'eau potable.
Les intellectuels n'ont pas besoin des détecteurs pour déceler les chemins de traverse des hommes politiques. Tout est déjà ramené à l'économie, et donc au commerce dont
Günther Schwab écrivait il y longtemps déjà :
« Le Diable rit. - Vous devez comprendre que notre adversaire le plus dangereux c'est l'esprit, l'esprit de l'homme, sain, simple et créateur (...) La mentalité commerçante est aux antipodes de la Vie. Le commerce réussit à détruire la nature et l'homme. Celui qui se livre à un trafic sordide abandonne l'esprit (...) Presque tous les peuples de la Terre travaillent sans repos et avec fierté à la destruction de leur âme pour se transformer en troupeaux ».
Citons ensuite
Dominique Lecourt (Membre du Conseil de surveillance) : « 
Notre monde est dominé par la peur : peur de la guerre, de ma pauvreté, du chômage, mais aussi de la pollution, des épidémies, ou des déchets radioactifs… L’irréversibilité des méfaits redoutés transforme l’avenir en supplice. Loin de s’opposer à ce fatalisme, les responsables politiques l’aggravent, conjuguant peur et individualisme comme ressorts de l’ordre social. L’idéal de sécurité se traduit par un devoir de méfiance de tous vis-à-vis de tous. Il est urgent de faire l’effort éthique de repenser l’individu humain à rebours de l’actuel individualisme (...) La plupart des responsables politiques, au lieu de s’opposer à ce fatalisme et à ce pessimisme, ne font que l’aggraver en croyant pouvoir en tirer bénéfice. Renouant sans le dire (ou sans le savoir) avec la pensée de Thomas Hobbes, ils conjuguent peur et individualisme comme motifs et ressort de l’ordre social. Résultat : l’individualisme se fait égoïsme. L’égoïsme suscite les pires violences. L’insécurité étend son règne. Et c’est la sécurité qui fait figure d’idéal de la vie humaine, en lieu et place de la liberté à laquelle elle était dans la pensée classique subordonnée comme moyen à fin », puis Franco Modigliani (lauréat du prix Nobel d'économie en 1985) : « La Banque Centrale européenne programme le chômage (...) Ils ne peuvent pas vous dire qu'ils ne maîtrisent pas la demande, parce que pour maîtriser l'inflation, vous devez maîtriser la demande ».
L'économie elle-même est donc devenue l'organe vivant de la diffusion de la peur, ce qui expliquerait certainement la raison pour laquelle les nouvelles technologies sont toutes mises sur le marché avant d'avoir démontré une quelconque innocuité - au delà de la frénésie de croissance immédiate ; tout ce qui participe à entretenir un climat de peur permet de mettre en place le contrôle, car les citoyens standardisés de Günther Schwab, ou troupeau, deviennent maintenant demandeurs de sécurité, et ainsi ils abdiquent sur leur liberté de pensée, pour un nouvel ordre mondial "plus juste et plus sécuritaire". La finalité de contrôle est en phase de réalisation.
Denis Duclos (sociologue, directeur de recherche au CNRS) :
« Sur le front intérieur, la « guerre au terrorisme » conduit à une accumulation sans limites de « données » de tous types sur les personnes, leurs occupations, leurs amitiés, leurs achats, leurs lectures. Dans un jeu de surenchère technologique, l’échec de chaque technologie justifie le déploiement d’un arsenal toujours plus complexe… et toujours aussi peu « efficace » au regard de ses objectifs avoués. Mais l’essor du marché de la peur a d’autres ressorts, plus clandestins… (...) Après ce déploiement technologique préparant la « société de contrôle », le second trait frappant de ce nouveau capitalisme réside dans la fusion progressive entre la peur de l’ennemi et la défiance envers le citoyen, entre le militaire et le policier... Le phénomène atteint la plupart des pays occidentaux, qui réorientent en partie leur course aux armements vers l’escalade de sécurité civile (...) En France, le projet de carte nationale d’identité électronique (CNIE), obligatoire et payante, a été récusé par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), et considéré comme « scélérat » par la Ligue des droits de l’homme (...) Face au danger, le consortium électronique Gixel suggère, dans son « livre bleu », de généraliser le pistage électronique dès la maternelle pour éduquer les jeunes esprits aux bienfaits de la biométrie... (...) tandis que se multiplient les initiatives qui, comme « Carte à pouce » à l’Aquarium de Lyon, banalisent auprès des enfants l’idée que l’empreinte digitale est un moyen normal d’identification (...) L’Etat suisse écoute les téléphones portables, les hommes politiques allemands sont de plus en plus sensibles au slogan « Datenschutz ist täterschutz » (« protéger les données, c’est protéger les criminels ») (...) La politique de la peur l’emportera- t-elle ? ». 
Denis Duclos termine l'article :
« Alors, les légendaires terroristes auront atteint leur but : en quatre ans, ils auront transformé les grandes démocraties en forteresses paranoïaques étouffant leurs propres citoyens », Le Monde diplomatique, août 2005.
Monsieur Denis Duclos pratique l'ironie, nous retiendrons les termes "
préparant la société de contrôle" et "légendaires terroristes".
La raison du contrôle sournois qui s'étend selon les modalités du
rhizome de Gilles Deleuze, et dont Internet est un des rares aspects positifs ? La surpopulation et la fin de la société arborescente, avec la domination des flux décodés, c'est à dire la mondialisation. Le contrôle doit s'opérer dans la conscience, le programme d'installation dans le cerveau s'active grâce au recours continuel au sentiment de peur ; la gestion du chômage en est une des armes de conditionnement. Deux siècles après 1789, la sécurité préfigure l'idéal humain à la place de la liberté ; mieux, c'est au nom de la sauvegarde de cette dernière que s'impose une dictature de la pensée. Mais de quelle liberté s'agit-il en réalité ? N'aura-t-elle jamais existé, puisque totalement utopique, décalée vis à vis de l'être, et dirigée - comme le dénonce René Guénon ?

Clin d'oeil sur l'Ordre Mondial : thèse et anti-thèse confrontées !
La banque Rothschild s'est alliée aux Illuminés de Bavière d'Adam Welshaupt en
1790.
Début 2009, Monsieur Sarkozy annonça la création d'un
nouvel ordre mondial ; il ne faut peut être pas prendre cette expression sous l'angle humaniste ou social. Il ne faut pas oublier, qu'en Allemagne, il est encore interdit d'écrire sur les « Protocoles des Sages de Sion* » (à cause du nazisme), que le Pouvoir est partout bancaire. Le coup de maître fut exécuté par Nathan Rothschild qui prêta 600.000 livres (appartenant au Prince germanique Guillaume IX) au Duc de Wellingtom avec un taux d'intérêt de 400%, créant ainsi sa banque de Londres. La suite est relativement documentée aujourd'hui, il s'agirait de la domination d'un Gouvernement d'apparence invisible, mais dont les ramifications passent par : La City de Londres - The Round Table (Cécil Rhodes) - The Royal Institute for International Affairs - le Coucil Foreign Relations - Skull and Bones - la F.E.D. - l'O.N.U. - Bildeberger - le Comité des 300 - la Trilatérale. Le système bancaire prêta de manière égale aux belligérants, mais, lorsqu'un protagoniste ne put plus payer les taux d'intérêts usuaires, ce fut la guerre (comme le rapporte G. Schwab). Seulement deux chefs d'Etat eurent refusé la domination : Abraham Lincoln assassiné le 14 avril 1865 - en effet, le Président fit imprimer (1862 à 1863) des dollars appelés "green back", puis Bismark qui fit l'erreur de réaliser l'unité germanique (en 1871), faisant passer la puissance de l'Allemagne devant celle britannique, ce fut donc l'assassinat de François Ferdinand de Habsbourg. Ensuite furent peut-être mis en place le système capitaliste d'un coté et communistes de l'autre. Un nouvel ordre mondial eut semblé avoir été décrété en 1871 sous l'égide des illuminés - selon le directive qui fut écrite par Giuseppe Mazzini. Il resterait alors deux pôles échappant totalement au contrôle : la mafia et l'islamisme. Je ne peux malheureusement pas communiquer ici mes sources, non pas qu'elles soient inconnues, bien au contraire. C'est une question de parole donnée.
Alors, la raison du 11 septembre ? Mais les choses ne sont pas si simples... Et le rôle du Président français ? Bonne question, n'est-ce pas ?
* (les Protocoles des Sages de Sion a été édité à partir de 1903 (journal russe Znamia) puis en 1905 (Sergheï Nilus), puis servit de justification pour les idées nazies. Il est avéré depuis qu'il s'agit d'un faux, s'agissant du plagiat du "Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu" de Maurice Joly  (1864) servant à dénoncer un complot bonapartiste. Maurice Joly  fit deux années de prison pour avoir soutenu que l'empereur avait créé un peuple d'esclave, mais, considérant que la République ne faisait pas mieux, il se suicida en 1878. Extrait : «
C'est que vous ne connaissez pas... ce qu'il y a d'impuissance et même de niaiserie chez la plupart des hommes de la démagogie européenne. Ces tigres ont des âmes de mouton, des têtes pleines de vent ; il suffit de parler leur langage pour pénétrer dans leur rang. Leurs idées ont presque toutes, d'ailleurs, des affinités incroyables avec les doctrines du pouvoir absolu. Leur rêve est l'absorption des individus, dans une unité symbolique. Ils demandent la réalisation complète de l'égalité, par la vertu d'un pouvoir qui ne peut être en définitive que dans la main d'un seul homme. Vous voyez que je suis encore ici le chef de leurécole ! Et puis il faut dire qu'ils n'ont pas le choix. Les sociétés secrètes existeront dans les conditions que je viens de dire ou elles n'existeront pas ». "Les Protocoles des Sages de Sion" est interdit en Suisse depuis 1935, en France depuis 1990, ce qui est surprenant lorsque l'on sait que la meilleure manière de propager une idée, est justement de l'interdire. Nous savons pourtant que cet ouvrage fut réalisé à Paris en 1900 par les services de la police politique du Tsar (et avec le faussaire Matthieu Golovinski), dans le but de contrecarrer le bolchevisme, pour devenir aujourd'hui le support passionnel du fumeux "complot sioniste mondial")
Rappelons ici l'oeuvre du
Commodore William Guy CARR (1895-1959), de la Marine Royale Canadienne, longtemps membre des Services de Renseignements ("Naval Intelligence" formé par l'amiral Sir Barry Domville), et qui fit des conférences pour faire connaître une Conspiration Internationale. Dans son livre « Pawns in the Game » de 1954, l'auteur rend publique le message de la lettre du général Albert Pike à Mazzini ... écrite le 15 août 1871 :
« La Première Guerre Mondiale devait permettre aux Illuminati de renverser le pouvoir des Tsars en Russie et de transformer ce pays par la mainmise du Communisme athée. Les divergences « naturelles », attisées par les Agents des Illuminati entre les Empires Britannique et Allemand devaient servir à fomenter cette guerre. Le conflit terminé, le Communisme devait se constituer et être utilisé pour détruire les autres gouvernements et affaiblir les religions (...) La Deuxième Guerre Mondiale devait être fomentée en jouant  sur les divergences entre Fascistes et Sionistes Politiques. Cette guerre devait permettre la destruction du Nazisme et accroître la puissance du Sionisme Politique de façon à ce que l’Etat souverain d’Israël put s’établir en Palestine. Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, la puissance du Communisme International devait arriver au niveau de celle de la Chrétienté tout entière. Arrivé à ce point, il devait être contenu et mis en réserve jusqu’à son utilisation pour le dernier cataclysme social ». Puis alors aussitôt : « La Troisième Guerre mondiale doit être fomentée en utilisant les divergences que les agents des Illuminati attiseront entre les Sionistes Politiques et les dirigeants du monde musulman. La guerre doit être menée de telle manière que l’Islam (le monde Arabe y compris la religion de Mahomet) et le Sionisme Politique (y compris l’Etat d’Israël) se détruisent mutuellement. Dans le même temps, les autres nations une fois de plus divisées entre elles à ce propos, seront forcées de se combattre jusqu’à un état d’épuisement complet, physique, moral, spirituel et économique ». Et toujours, dans la même veine : « Nous citons ses propres termes empruntés à la lettre cataloguée au British Museum Library à Londres : "Nous lâcherons les Nihilistes et les Athées et nous provoqueront un formidable cataclysme social qui, dans toute son horreur, montrera clairement aux nations les effets d’un athéisme absolu, origine de la sauvagerie et du plus sanglant chambardement. Puis tous les citoyens, obligés de se défendre eux-mêmes contre la minorité révolutionnaire mondiale, extermineront les démolisseurs de la civilisation, et les masses déçues par la chrétienté dont les esprit déistes seront à partir de ce moment sans boussole, à la recherche d’un idéal, sans savoir vers quoi tourner son adoration, recevront la vraie lumière grâce à la manifestation universelle de la pure doctrine de Lucifer, enfin révélée aux yeux de tous, manifestation qui suivra la destruction de la chrétienté et de l’athéisme, simultanément soumis et exterminés en même temps" ».
Il faut aussi savoir que
Carr (inspiré par John Robison et Nesta Webster) fit un amalgame obsessionnel entre franc-maçonnerie et satanisme, notamment vis à vis d'Albert Pike accusé d'être luciférien. A l'origine, la théorie du complot fut considérée de mouvance d'extrême droite, successivement anti-sémite (les Protocoles des Sages de Sion servirent à Hitler) - anti-sioniste - anti-américaine, pour maintenant devenir anti-mondialiste. Il y a bien évidemment cette part très incontrôlée de fantasme de peur dans son développement actuel, un "réenchantement du monde" selon Taguieff qui y voit une des conséquences du désenchantement du monde.
Les raisons ne manquent pas d'être angoissé.
Car le peuple est bien moins idiot que le croient les hommes politiques et les préfets. Ainsi, 
Prison Planet - le 14 octobre 2006 :  « A monumental new scientific opinion poll has emerged which declares that only 16% of people in America now believe the official government explanation of the September 11th 2001 terror attacks ».
Il était important que j'évoque l'aspect populaire et politique du pseudo complot mondial, car un autre complot est très actif en ce moment même, il est double ; cette fois-ci personne ne pourra faire croire que les juifs (il est monstrueux d'avoir fait l'amalgame entre juif et banque, Pouvoir et peuple juif) en sont les instigateurs secrets : il s'agit de la mainmise des
lobbies et des Pouvoirs financiers sur le vivant (OGM), de la destruction radicale des biotopes et des sols, de l'entretien des famines, de l'augmentation des inégalités et de la fabrication de la maladie (cancers) pour vendre les remèdes, de la diffusion des idées entretenant une pensée unique, du fichage informatique des individus, de la diffusion de la peur transformant l'humanité en masse amorphe. Mais ce complot là ne procède pas d'une société secrète satanique, mais des intérêts de groupes influents, et de la facilité à gouverner en prenant le contrôle de la pensée : il pénètre comme le
rhizome de Gilles Deleuze, il est la conséquence marchande du monde moderne qui a fait du rendement, du profit, du progrès et de la croissance imbécile les fondements de la civilisation actuelle, profit et manipulation publicitaire.
Il reste de l'ouvrage de
John Robison (1739 - 1805) qu'il montre un corrélatif probant entre Illuminés de Bavière et Révolution française : « Proofs of a Conspiracy against all the Religions and Governments of Europe », et le fait qu'il est censé de qualifier de très satanique (matérialisme, cupidité et mensonge) le suicide écologique et spirituel qui mène déjà au désastre. Après tout, bien avant que le vivant ne soit définitivement accaparé ou anéanti par les gros groupes financiers, il se peut fort bien qu'une guerre atomique au Moyen-Orient donne raison à Carr. La structure mentale de mon site se situe ainsi à mi-chemin entre le « Quatuor pour la fin du Temps » d'Olivier Messiaen ("Un oiseau soliste improvise, entouré de poussière sonore, d'un halo d'harmoniques perdus très haut dans les arbres"), laissant la part belle à l'être, à l'art, à l'intériorité, au silence, et l'« Apocalypse de saint Jean » de Pierre Henry. Apocalypse ?

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Le problème du Monde actuel, cette situation au bord du gouffre (surpopulation,
pollution*, famine, maladie, acculturation standardisée, risque de conflit nucléaire, et mise sous contrôle, car je place le terrorisme et le réchauffement climatique à la fin de cette liste, subodorant une formidable manipulation), tient avant toute chose à la perte de l'intériorité (qui paradoxalement nous rapprochait de l'extérieur : la question du Soi et de l'Être) et du sens hiérarchique des valeurs qu'a détruit l'égalitarisme utopique.
La fameuse liberté, ou ce qui est censé l'être, qui s'est répandue dans le Monde, l'a fait sans conscience ; le manque d'intelligence et la cupidité ont alors mortifié la Vie.
Cette civilisation est la propre cause de sa décadence et de sa chute ; désigner ensuite des bouc-émissaires (gros salaires, paradis fiscaux, parachutes dorés) est alors, bien au delà du coup politique, un mensonge de plus, une manière de sacrifier des symboles pour calmer le peuple écoeuré ou frustré. Eût-ce été pensé sinon ?
C'est comme jeter des chrétiens aux lions, un signe de fin proche ou de mise sous
contrôle (en référence à Gilles Deleuze) encore plus exacerbée. La peur devient un outil de gouvernance, et la gestion de la crise en appelle à elle-même pour mettre sous le boisseau les raisons intrinsèques de son antériorité.
C'est déjà un sauve-qui-peut alors que la famille et le communautarisme ont été brisés au nom des dogmes.
* (Très révélateur du véritable Pouvoir, est de savoir que les tests, et ainsi les normes des taux de pesticides, sont réalisés par les laboratoires des firmes chimiques)

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Libre de penser ?

Avec la disparition du juge d’instruction (contrôle sur les possibles affaires), c’est une France impériale qui se dessine chaque jour davantage, après que les médias furent placés sous la direction de personnalités proches du Pouvoir : Bouygues, Lagardère, Dassault, Arnault, Bolloré... Internet, bien entendu, passe lentement à la trappe : Loi sur la Société de l’Information (LSI), Loi sur la Sécurité Quotidienne (LSQ), Loi pour la confiance sur l’Economie Numérique (LEN), des dispositifs de régulation à vocation liberticide, comme par exemple vouloir porter de 3 mois à un an le délai de prescription pour les délits de diffamation et d’injure... Beaux prétextes.
Nous renouons ici avec le «
courage de la vérité » selon Michel Foucault (cours au Collège de France), le plus intéressant dans l’information médiatique est moins celle-ci brute, qu’y déceler l’intention sous-jacente, selon cette approche distante : que prétend-il faire, celui qui prétend dire la vérité ? Selon notre penseur, la morale du cynique (incluant les hommes "bons" de Nietzsche) procède de la métamorphose opérée par la Révolution sur le philosophe des idées qui devient ainsi le fonctionnaire de cette dernière, quand alors le rôle est repris par celui qui se révolte toujours (révolutionnaire). C’est la raison pour laquelle - chose amusante d'un point de vue philosophique - vouloir restreindre la liberté d'Internet est antinomique avec l’esprit des "lumières" dont se réclament les élus au Pouvoir. Mais en ont-ils seulement conscience ?
 

Transparence du Pouvoir ?
Citons
Noam Chomsky : "Tout gouvernement a besoin d'effrayer sa population et une façon de le faire est d'envelopper son fonctionnement de mystère. C'est la manière traditionnelle de couvrir et de protéger le pouvoir : on le rend mystérieux et secret, au-dessus de la personne ordinaire. Sinon, pourquoi les gens l'accepteraient-ils ?", dans "Comprendre le pouvoir".

Information juste des médias officiels, ou infantilisition des masses ? A moins que la raison se positionne dans l'art du mensonge.
Citons déjà  le livre "Information ou désinformation ? La manipulation médiatique et politique en matière de santé" de
Sylvie Simon (Guy Tredaniel) : "
La désobéissance aux ordres est une arme efficace que n'apprécient ni les laboratoires ni les gouvernements qui les cautionnent".
Mais ne soyons pas avare, en vrac :
"
Le complexe médico-industriel" de Jean Salomon (Attac) -
"
Les inventeurs de maladies : manoeuvres et manipulations de l'industrie pharmaceutique" de
Jörg Blech -
"
Savants maudits, chercheurs exclus"
de Pierre Lance (Guy Tredaniel) -
"
Expérimentation animale, honte et échecs de la médecine" de Hans Ruesch (Civis) -
"
L'impératrice nue ou la grande fraude médicale" de Hans Ruesch (Civis) -
"
Les faussaires de la science - Rapport technique sur la pseudo-recherche actuelle" de Hans Ruesch (Civis) -
"La vivisection : ce crime ! Contre les expériences sur les êtres vivants" de Stephen MacSay (LFCV - Ligue Française Contre la Vivisection) -
"
Animaux cobayes et victimes humaines" de Hélène Sarraseca - "Un procès à instruire : la vivisection" d'Emilie Potellev -
"
Le monde ignoré des testeurs de médicaments"
de Michelle Julien (Du Cygne) « Chaque année, en France, les effets indésirables des médicaments provoquent 130 000 hospitalisations et 32 000 décès » - "La nouvelle dictature médico-scientifique : l'emprise des lobbies sur notre santé" de Sylvie Simon -
"
Les vaccins sont des poisons" de Christian-tal Schaller et Johanne Razanamahay -
"
Le grand massacre" d’Alfred Kastler - "Un éternel Tréblinka" de Charles Patterson - "Le silence des bêtes" d’Elisabeth de Fontenay -
"L
ait de vache : blancheur trompeuse"
d’Anne laroche-Walter - "Lait, mensonge et propagande" de Thierry Soucar -
Enfin :
"
Les manipulateurs : le pouvoir des lobbys" de Florence Autret - "Députés sous influences : le vrai pouvoir des lobbies à l'assemblée nationale" de Vincent Nouzille et Hélène Constanty - "Propaganda : comment manipuler l'opinion en démocratie"
d’Edward Bernays -
Fin de la liste qui suffit déjà à nettoyer certains mensonges ; grâce aux livres et Internet, le nombre de ceux qui restent dans l'ignorance baisse sensiblement.

Mais le monde industriel n'a pas davantage la sensibilité morale, que le peuple celle philosophique ou le politique celle éthique. Mais surtout, l'Être* n'évoque plus rien pour les uns ou les autres, qui sont conditionnés à chaque heure de la vie. Il y a une fausse innocence de ma part*, lorsque je déplore que la classe politique puisse commettre l'irréparable par ignorance ou par cupidité, car il s'agit bien d'autre chose. Cette chose est appelée "réaction différée". Un texte connu intitulé, "Armes silencieuses pour guerres tranquilles"*, que certains voudraient voir attribué au groupe « Bilderberg », mais dont la provenance peut n'être finalement qu'un cannular, parait être inspiré par différents philosophes, dont l'homme endetté de Michel Foucault. Exemples pris dans ce document si peu crédible : « Le programme d'assistance sociale n'est rien de plus qu'un système d'équilibrage basé sur un crédit sans fin, qui crée une fausse industrie de capital pour donner à des gens non-productifs un toit au-dessus de leur têtes et de la nourriture dans leurs estomacs. Cela peut être utile, toutefois, parce que les récipients deviennent la propriété de l'état en retour pour le "cadeau", une armée prête pour l'élite », puis directement la conclusion devenue très actuelle : « Si les gens se souciaient réellement de leur prochain, il contrôleraient leur appétits (avidité, procréation, etc.) afin qu'il puissent ne pas avoir à compter sur un crédit ou un système d'assistance sociale. Puisque la majorité du public ordinaire n'exercera pas une telle restriction, il n'y a que deux alternatives pour réduire l'inductance économique du système : 1) Laisser le peuple s'entre-tuer dans la guerre, ce qui aura pour seul résultat la destruction totale de la vie sur terre. 2) Prendre le contrôle du monde par l'utilisation "d'armes silencieuses" économiques, sous la forme d'une "guerre tranquille", et réduire l'inductance économique à un niveau sûr, par un processus d'esclavage et de génocide ». Cette seconde partie et conclusion rejoint le "spectacle" de Guy Debord, puis le programme du Codex Alimentarius dont Rima E Laibow (médecin neurologue) ne cesse d'affirmer que la véritable intention (même famille bancaire que le groupe Bilderberg) est l'extermination prochaine la plus rapide possible des deux ou trois milliards d'êtres humains en trop sur cette planète ! Le Docteur Matthias Rath a remis un acte d’accusation pour crime contre l’humanité à la Cour Internationale de Justice de la Haye le 14 Juin 2003. Rien que la production du plus gros céréalier permettrait de nourrir 12 milliards d'êtres. La famine est une arme géopolitique, l'information médiatique une comédie, la mise en spectacle du non-vivant.

* (La question de l'être, "pourquoi y a-til quelque chose plutôt que rien", Gilles Deleuze pris grand soin d'éviter ce concept empoisonné :
« Le rhizome ne commence pas et n'aboutit pas, il est toujours au milieu, entre les choses, inter-être, intermezzo. L'arbre est filiation, mais le rhizome est alliance, uniquement alliance. L'arbre impose le verbe « être », mais le rhizome a pour tissu la conjonction « et... et... et... ». Il y a dans cette conjonction assez de force pour secouer et déraciner le verbe être (...) Le rhizome ne se laisse ramener ni à l'Un ni au multiple. Il n'est pas l'Un qui devient deux, ni même qui deviendrait directement trois, quatre ou cinq, etc. Il n'est pas un multiple qui dérive de l'Un, ni auquel l'Un s'ajouterait [n+1] (...) Il n'est pas fait d'unités, mais de dimensions, ou plutôt de directions mouvantes (...) n'a pas de commencement ni de fin, mais toujours un milieu, par lequel il pousse et déborde. Il constitue des multiplicités linéaires à n dimensions, sans sujet ni objet, étalables sur un plan de consistance, et dont l'Un est toujours soustrait [n-1] ». D'une manière bien différente, et même si l'approche en est radicalement opposée, il s'agit subsidiairement d'une description chirurgicale de la multiplicité guénonienne (qui serait alors l'éloignement du Centre et non la rupture avec une arborescence), une sensibilité plus sociale, pour un topique dont Christian de Portzamparc (architecte) écrit :  « Que la métaphore fut spatiale ou topique confirmait pour moi cette expérience selon laquelle l’imaginaire spatial est un vecteur rapide de la pensée, concurrent du langage. La hiérarchie est arborescente, les cités fermées et les systèmes coloniaux aussi. Mais les écoles doivent l’être plus ou moins. S’il y a une liberté dans ce rhizome qui annonçait le réseau Internet, la mondialisation et qui nous laisse imaginer des formes neuves de diffusion des idées ; il y a aussi une image de prolifération invisible, incontrôlée et destructrice ». Il s'agit bien entendu de la dissolution dans la multiplicité, ou la quantité pure, dont nous entretenait René Guénon, sans même évoquer l'ontologique de l'être de Heidegger ou la mystique islamique. Nous sommes très éloigné de l'Unicité ou de la synchronicité chère à Carl Gustav Jung. Avant déjà, Schopenhauer dans "L’intentionnalité apparente dans le destin de l’individu : Parerga und Paralipoména" : une « simultanéité, de celle qui n’a pas de connexion causale », une "simultanéité significative" dont Jung reprit la formule. Définition donnée par Jung : « J'emploie donc ici le concept général de synchronicité dans le sens particulier de coïncidence temporelle de deux ou plusieurs événements sans lien causal entre eux et possédant un sens identique ou analogue. Le terme s'oppose à « synchronisme » qui désigne la simple simultanéité de deux événements. La synchronicité signifie donc d'abord la simultanéité d'un certain état psychique avec un ou plusieurs événements parallèles signifiants par rapport à l’état subjectif du moment, et - éventuellement - vice-versa ». Pour Jung, la syncronicité est opérative sur le  mode psychique de l'inconscient (oui, mais ensuite, Marie-Louise Von Franz désigna l'unus mundus comme un univers virtuel psychique et matériel à la fois) : « Une synchronicité apparaît lorsque notre psychisme se focalise sur une image archétypale dans l'univers extérieur, lequel comme un miroir nous renvoie une sorte de reflet de nos soucis sous la forme d'un événement marqué de symboles afin que nous puissions les utiliser. Nous nous trouvons face à un « hasard » signifiant et créateur », il ne s'agit donc plus tout à fait de la simultanéité événementielle de Schopenhauer, et pas totalement de la notion d'unus mundus de Michel Cazenave, pourtant pressenti par l'auteur sensible de "Ma vie" : « Comme psyché et matière sont contenues dans un seul et même monde, qu’elles sont en outre en contact continuel l’une avec l’autre …, il n’est pas seulement possible, mais, dans une certaine mesure vraisemblable, que matière et psyché soient deux aspects différents d’une seule et même chose. Les phénomènes de synchronicité indiquent, me semble-t-il, une telle direction, puisque, sans lien causal, le non-psychique peut se comporter comme le psychique, et vice versa  » ; il apparaît alors que le rhizome de Deleuze en appelle à la compréhension d'une "société de contrôle" face à la discipline de l'arborescence ; son discours n'est certes ni magique ni métaphysicien, mais il décrit formidablement bien la transformation horizontale, diffuse, décodée, déterritorialisée du monde moderne, et préfigure la progression de la pensée unique qui sévit dans les pays occidentaux, tout particulièrement en France semble-t-il. Pour le reste, il nous restera l'oeuvre de René Guénon de plus en plus laissée sous silence, quand le seuil est marqué par Michel Cazenave qui désigne la synchronicité comme un concept épistémologique laissant subodorer une autre dimension métaphysique, comme ... « sans doute du domaine où Jung est, de prime abord, le plus facilement suspect de mysticisme, quand on ne parle pas franchement de magie ». Mais parler de magie aujourd'hui ... conduit aussitôt au bûcher médiatique de la liberté citoyenne, cette liberté tellement factice, aussi tellement corrompue par les paroles douçâtres des hommes et femmes politiques écervelés par des dogmes matérialistes, tellement souillée par la publicité qui l'enchaîne dans le consommérisme - comme le faisaient les chaînes aux pieds des galériens, si ce n'est que l'enfermement procède par l'entretien de l'ignorance culturelle, l'accoutumance à la laideur, la distribution illimitée de sports idiots et de divertissements d'un haut degré de crétinisme, comme pour un seul troupeau... La conscience est écartelée entre l'écoute du message libérateur (philosophes) et l'endormissement intellectuel (Pouvoir), notamment par l'intermédiaire symbolique du Préfet (uniforme uniforme, rectitude disciplinaire) ; l'histoire récente a amplement démontré, malheureusement, que le maître importait peu - pour obéir, car servir véritablement - le serait vis à vis du peuple uniquement, si la démocratie était une réalité fidèle à ses principes des origines - en référence à Rousseau, puis Nietzsche et Foucault, pour leur constat si amer. L'être est désormais accaparé par la peur, car celle-ci est devenue progressivement l'outil principal de gouvernance, aussi même dans les démocraties - machines d'Etat. Car, considérant que tout un chacun n'a pas les mêmes aptitudes, ce qui est un secret bien gardé, pouvait-il en être autrement ... que de faire comme si, et même d'en faire un bon usage grâce au droit de vote ? Le peuple n'a donc pas à "être", il suit les chemins balisés de la vie moderne. Il est aussi dans la nature de l'homme d'accaparer le Pouvoir, et ceux qui le gardent n'ont que faire des contradictions et des paradoxes, ils ont certainement le sentiment d'être, un sentiment non de réalisation de soi, mais de puissance ... ce dont rêve le peuple ! La chose politique est pitoyable, tour à tour elle surnage, elle suffoque, elle parodie dans l'étant heideggérien. Si démocratie il y a, elle ne peut exister que dans le cadre de petits groupes (action citoyenne - ONG, aujourd'hui de contre pouvoir, mais autrefois corps de métier), et elle a uniquement besoin de liberté de penser (que surent trop défendre les royautés, notamment l'enlightment britannique) ; car l'égalité en droit non seulement s'oppose à l'être qu'elle efface, mais elle entraîne un nivellement des valeurs dans la doctrine matérialiste, pour laquelle tout n'est qu'hasard... L'être s'est donc conjugué au verbe avoir)

* (Ne plus jouer la comédie (le spectacle), c'est aller au fond de la réalité de l'Existence, mais ceci dépasse de manière fulgurante les limites de notre société uniquement marchande, c'est le rôle de "révélateur d'âme" (nous dirions de l'Être, du Soi) de STALKER d'Andrei Tarkovski, et cela est l'unique liberté, non le "Free for All" de l'épisode n°4 du Prisonnier décidément trop lucide sur l'animalisation de l'homme devenant ce "work in progress")
* (Histoire rocambolesque : document daté de 1979, et trouvé en 1986 (dans un simple photocopieur de l'armée), mais qui, comme le feuilleton britannique "Le prisonnier", ou "Fahrenheit 451", était extraordinairement prémonitoire sur ce qui se passe actuellement dans le Monde. Très étrange en vérité. Par contre, ce qui est de plus en plus indiscutable, c'est la propagande d'Etat, comme le dernier clip de l'UMP destiné à rassurer les Français vis à vis de la crise : parler lentement, choisir un panel de citoyen le plus large possible (personnes de couleur, handicapés), parler par la bouche d'une femme pour la question sociale (la femme, c'est la famille, les enfants), s'adresser aux intervenants (citoyens types) par leurs prénoms (familiarité qui touche le peuple), et ne dire - en fin de compte - que ce message presque subliminal : "ayez confiance" ... "ayez confiance" ... "ayez confiance" ... C'est presque devenu une très mauvaise caricature des films de science-fiction, une parodie de l'épisode n°12 où jouait Patrick McGoohan : "A Change of Mind", lorsque le n°6 risque de devenir lobotomisé ; cela rappelle ce passage où un associal converti, mais très perturbé et très excité, ne cesse de répéter devant un auditoire définitivement amorphe : "believe me" ... "believe me" ... "believe me" ! Affreux d'en être rendu à ce point...)

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Il me semble donc que nous sommes en guerre en ce moment même, que celle-ci est des plus effroyables, qu'elle se joue à coup d'intimidation terroriste sur les peuples, de fausses crises économiques, mais que le risque vient davantage de la Chine et de sa réserve de 2000 milliards de dollars américains, que de groupuscules islamiques séparés les uns des autres. Citons
Franklin D. Roosevelt : « En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un événement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi », puis alors Nicholas Murray Butler (Président de Pilgrim Society) : « Le monde se divise en trois catégories de gens : un très petit nombre qui fait se produire les événements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité ». Maintenant, en fait depuis mes 18 ans, que je comprends une logique du système, il me reste à m'indigner de la stupidité commune, quitte donc à passer moi-même pour un idiot utopiste. Cela a du bon de passer pour un idiot utopiste. Voyez-vous : ce (moi) n'est qu'un idiot utopiste ! Alors ceci m'amène directement à une réflexion récurrente de mon site : toutes ces catastrophes qui n'ont rien de naturel et qui sont favorisées (maladie dégénérative, SIDA, terrorisme, famine, chômage, cancer, pensée unique, destruction des biotopes et de la biodiversité, endettement et fichage numérique), sont-elles le résultat de la bêtise endémique des dirigeants de la planète, de l'affairisme des lobbies, ou plutôt une action concertée de gestion globale, sachant qu'il sera impossible d'accorder le niveau de vie ou la liberté démocratique à 9 milliards d'êtres humains ? Si tel est le cas, je penche dans ce sens, était-il possible de gérer moins violemment le troupeau humain de Günther Schwab ?

Avril 2009 :
Expliquer la crise de 2009, sa longue cause ontologique, grâce à
Nietzsche, ou un vaste programme d'autoconditionnement : les "eaux basses".
Le
moindre avantage ? Oui. Il est à noter que tout un chacun considéra que ce travail photographique là ne sert strictement à rien, dans le sens large du terme. Les âmes nihilistes d'aujourd'hui sont mortes, et le consommérisme est la maladie de pulsion consistant à vouloir combler un vide intérieur ... sans fond. Créer, cela concerne aussi le point de vue de ma propre famille (qualificatifs : oisif, fainéant, improductif, parasite presque - mais ces gens sont dirigés par l'argent), est donc une perte de temps quand ce qui est normal est de vouloir s'acheter une maison plus chère, une voiture plus grosse, et mettre au chaos des enfants de plus en plus ignares et malades.
Le monde marchand n'existe que par le paraître et l'uniformisation
* des goûts, il a aussi créé un troupeau dont chaque tête essaye de dépasser celles des autres...
Citons
Günther Schwab* : "Le Diable rit. - Vous devez comprendre que notre adversaire le plus dangereux c'est l'esprit, l'esprit de l'homme, sain, simple et créateur (...) La mentalité commerçante est aux antipodes de la Vie. Le commerce réussit à détruire la nature et l'homme. Celui qui se livre à un trafic sordide abandonne l'esprit (...) Presque tous les peuples de la Terre travaillent sans repos et avec fierté à la destruction de leur âme pour se transformer en troupeaux (...) La nouvelle société sera composée seulement de petits groupes qui vont profiter du désordre social, et des masses léthargiques qui se laissent conduire et exploiter par eux, tant que leur vie matérielle sera assurée. Exactement comme l'homme élève des vaches pour les traire. Ceux qui se sentent repoussés par la bassesse de la masse et qui essaieront de s'élever plus haut seront regardés comme des individus malades ou antisociaux".
* ("Pour écouler ses productions standardisées, la machine a besoin de consommateurs standardisés. La machine est la mère de la standardisation. Elle a fait de la production de produits de qualité un défaut (...) Déjà, le comportement machinal de l'homme l'entraîne vers la routine et la suppression de la pensée (...) L'homme est alors prisonnier de cette opinion fausse selon laquelle la seule clef du progrès véritable se trouve dans son raisonnement intellectuel", Günther Schwab)
* (Günther Schwab (1904 - 2006) : l'auteur des "Dernières cartes du Diable" (j'en parle plus loin), créateur de l'Union Mondiale pour la Protection de la Vie à Salzburg en 1958, WUPL (UK) et WSL (Allemagne), ayant regroupé un conseil consultatif de 400 scientifiques, dont 40 lauréats du prix Nobel et Linus Pauling comme président. Quelques citations de l'auteur :
« Le mensonge est la première puissance du monde. Car il est complaisant et flatte l'orgueil. Il sait s'infiltrer et se rendre agréable. Ce n'est donc pas étonnant qu'on laisse entrer le Diable et qu'on l'écoute (...) La vérité est en effet souvent choquante pour les civilisés que nous sommes, parce que, comme le prouvent les faits et la réalité, nous nous en sommes considérablement éloignés (...) Il faut bien compter entre 80 et 100 ans pour qu'une erreur scientifique fermement enracinée puisse être détrônée ». Citons Nietzsche : « Les convictions sont les ennemis de la vérité, plus dangereux que les mensonges ». Lao Tseu : « Tout le monde tient le beau pour le beau, c'est en cela que réside sa laideur. Tout le monde tient le bien pour le bien, c'est en cela que réside son mal (...) Les paroles vraies ne sont pas agréables. Les paroles agréables ne sont pas vraies (...) Le monde n'a pas de normes, car le normal peut se faire anormal et le bien peut se transformer en monstruosité. C'est depuis longtemps que les hommes se sont trompés là-dessus ». Encore Günther Schwab : « En cela réside le signe de toutes les choses diaboliques de ce monde : elles sont évidentes, nécessaires, naturelles, logiques, inévitables et, avant tout, économiques ! », puis Confucius : « L'honnête homme se soucie de la vérité, il ne se soucie pas de la pauvreté ». Cet homme "honnête" rejoint celui "vrai" de Nietzsche, aux antipodes de l'homme moderne cupide et animalisé)

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Certains, l'immense majorité en vérité, nous disent que c'est le prix du progrès, vers lequel ils se précipitent comme un seul troupeau : four à micro-ondes détruisant la vitalité des aliments, ionisation irradiant les fruits et les légumes (détruisant les vitamines), téléphone portable générateur de cancer, balladeurs MP3 transformant la Musique en bouillie. Il est devenue dans la nature du peuple d'aimer ce qui se détourne de la Vie et de l'effort. La grande fierté de l'Occident : la santé. Est-ce certain ? Rien n'est moins sûr dans la civilisation des vaches à traire (pardon, je voulais dire du citoyen "libre et égal en droit") ; alors cité pour exemple probant : "
Il aura fallu le temps que la pollution tous azimuts cancérise les populations et extermine l'environnement, que la médecine chimique crée plus de maladies qu'elle n'en soigne, que la sécu soit en faillite et que les hôpitaux (y compris psychiatriques) dégorgent, tout cela au profit du seul saint business, pour que cette gabegie de plus d'un demi siècle atteignant son paroxysme finisse par poser question (...) Il est plus que temps que le lobby des tueurs de millions d'humains et tortionnaires de milliards d'animaux soit neutralisé", Association AMAVI
E. Neutralisé ? Cela ne risque pas ; bien au contraire, on ordonne de rajouter du charbon dans les chaudières afin que le Titanic se précipite encore plus vite sur son obstacle, en l'occurrence la déforestation, la disparition des biotopes et les cancers. Ici le Grenelle de l'environnement prend figure de bouffonnerie : "Michel Barnier, notre ministre de l'Agriculture, n'a pas attendu longtemps pour profiter de cette nouvelle liberté : fin février, il a annoncé que, dés l'année prochaine, une partie des 10 milliards d'euros de nos subventions seraient réorientée en faveur des éleveurs, au détriment des céréaliers" dit J-C. Bureau (dans Capital), tout en regrettant que l'agriculture biologique ne se voit attribuer que 50 millions d'euros. Faisons donc le calcul : alors que le BIO ne représente que 2% en France, l'aide qui lui est attribuée représente 0.5% des 10 milliards d'euros, c'est à dire 4 fois moins que pour l'agriculture polluante et meurtrière. Cet expert dit : "Enfin une réforme agricole courageuse !". Courageuse ou assassine ?
Bêtise, pulsion de mort, ignorance, mépris de la vie, affairisme électoraliste, ou soumission à son maître, comme quand le Président décide de faire rejoindre l'Otan ?
Il apparaît que les hommes et femmes politiques gèrent la culture comme la Culture, qu'ils jettent les meubles comme les personnes ... afin d'alléger le navire qui sombre, dans le cadre de la "
quatrième guerre mondiale" : "Naguère maîtres de l’économie, les États-Unis sont désormais dirigés, télédirigés, par la dynamique même du pouvoir financier : le libre-échange commercial. Et cette logique a profité de la porosité provoquée par le développement des télécommunications pour s’approprier tous les aspects de l’activité du spectre social. Enfin une guerre mondiale totalement totale ! Une de ses premières victimes est le marché national. A la manière d’une balle tirée à l’intérieur d’une pièce blindée, la guerre déclenchée par le néolibéralisme ricoche et finit par blesser le tireur. Une des bases fondamentales du pouvoir de l’Etat capitaliste moderne, le marché national, est liquidée par la canonnade de l’économie financière globale. Le nouveau capitalisme international rend les capitalismes nationaux caducs, et en affame jusqu’à l’inanition les pouvoirs publics. Le coup a été si brutal que les États nationaux n’ont pas la force de défendre les intérêts des citoyens (...) La Terre compte 5 milliards d’êtres humains : 500 millions vivent confortablement, 4,5 milliards souffrent de pauvreté. Les riches compensent leur minorité numérique grâce à leurs milliards de dollars. A elle seule, la fortune des 358 personnes les plus riches du monde, milliardaires en dollars, est supérieure au revenu annuel de la moitié des habitants les plus pauvres de la planète, soit environ 2,6 milliards de personnes", le sous-commandant Marcos en Août 1997, déjà...
Je ne remercierai jamais assez le Préfet qui m'a supprimé "mon" droit de vote : mon cœur est autant soulagé de la stupidité foudroyante du monde.
Je peux ainsi rejoindre les très mauvais de Nietzsche : "
Tout ce qui est appelé mauvais par les bons doit se rassembler pour que naisse une vérité : Ô mes frères, mais êtes-vous suffisamment méchants pour cette vérité ? L'audace téméraire, la longue méfiance, le "non" cruel, le dégoût, l'entaille faite dans le vivant, - qu'il est rare de les voir s'assembler ! Mais d'une telle semence - naît la vérité  !".

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A propos de la vision uniquement marchande du Monde, et de la Vie, de notre ministre de l'Agriculture, citons encore 
Friedrich Nietzsche : « Toute la philosophie antique était orientée sur la simplicité de la vie et enseignait une certaine sobriété. De ce point de vue, le peu de végétariens par philosophie ont fait plus pour l’humanité que tous les philosophes modernes, et tant qu’ils n’auront pas le courage de chercher un mode de vie totalement différent et de l’indiquer comme exemple, ils ne porteront aucun fruit », citons aussi Georges Cuvier (promoteur de l'anatomie comparée) : « L’anatomie comparée nous enseigne qu’en toute chose, l’homme, ressemble aux animaux frugivores, et en rien aux carnivores... Ce n’est qu’en déguisant la chair morte rendue plus tendre par des préparatifs culinaires, qu’elle est susceptible d’être mastiquée et digérée par l’homme chez qui, de la sorte, la vue des viandes crues et saignantes n’excite pas l’horreur et le dégoût », puis également Charles Darwin : « La classification des formes, des fonctions organiques et des régimes a montré d’une façon évidente que la nourriture normale de l’humain est végétale comme celle des anthropoïdes et des singes, que nos canines sont moins développées que les leurs, et que nous ne sommes pas destinés à entrer en compétition avec les bêtes sauvages ou les animaux carnivores ». Aujourd'hui, les bons sont ceux qui se sont couchés devant les lobbies ... philosophes, chercheurs et savants compris.
Il faut que cette mort aille à son terme final.
Il suffit de sortir de chez soi : c'est déjà
Fahrenheit 451 ... et des jeunes rendus à l'état de zombies, et qui, faute d'éducation et de Culture, ne discernent plus rien. Autrefois, les philosophes et les sages nous entretenaient de la sobriété, de la raison ; aujourd'hui, les fous nous disent : "travaillez plus pour gagner* plus".
* (En langage clair : "consommer plus", vu que la seule chose qui permet à la modernité de ne pas déjà s'effondrer est la croissance)
Au moins, les bêtes d'abattoir sentent qu'il se passe quelque chose.

De l'art du paysage à la foire aux "bons" - les êtres humains en fait, ceux (aujourd'hui nous dirions la pensée unique) dont Nietzsche disait en substance : ""Tout est pur aux purs". - Ainsi parle le peuple. Mais moi je vous dit : "Tout est porc aux porcs" (...) Les bons et les justes eux-mêmes n'eurent point le droit de le comprendre : leur esprit est emprisonné dans leur bonne conscience. La bêtise des bons est d'une insondable intelligence". Aujourd'hui les bons ou purs au pouvoir sont à la fois la pensée unique et les principes démocratiques vendus pour justifier une autre forme de colonialisme et de guerre : "Dans cet Etat mondial, les guerres seront baptisées opérations de police, et ce sera un mensonge de plus dans le monde. Seuls les médiocres et les valeurs en-dessous de la moyenne auront quelque chance de ne pas être atteints", Günther Schwab. Citons aussi Nietzsche voyant avant ce terme : "Ils sont des bêtes de proie dans leur "travail", - il y a encore de la rapine dans leur "gain" - , il y a aussi de la ruse (...) Il n'y a plus que les oiseaux au-dessus de lui. Et si l'homme apprenait en outre à voler, oh ! malheur - jusqu'à quelle hauteur - s'envolerait son goût de la rapine !". Oui, cette rapine s'envolerait-elle jusqu'aux tours américaines les plus hautes, jusqu'aux montagnes les plus reculées d'Afghanistan ? Les bons n'y verraient que justice, comme le revendique Nietzsche : "Mais ceci est la vérité : les bons nécessairement sont des pharisiens, - ils n'ont pas le choix. Les bons, nécessairement, crucifient celui qui s'invente sa propre vertu ! (...) les bons, - ils furent toujours le commencement de la fin (...) Ô ces bons ! Les hommes bons ne disent jamais la vérité ; pour l'esprit, être bon de pareille manière, est une maladie. Ils cèdent, ces bons, ils se rendent, leur cœur approuve, leur fond intime obéit : mais celui qui obéit, ne s'entend plus lui-même !".

Nietzsche part en guerre contre toutes les hypocrisies ""Tu ne déroberas point, tu ne tueras point !" (...) Mais moi je vous le demande : où y a-t-il jamais eu de meilleurs brigands et de meilleurs assassins au monde que ne le furent les paroles sacrées de cette sorte ? N'y a-t-il pas en toute vie elle-même - brigandage et assassinat ? Et que de telles paroles aient été considérées comme sacrées, n'a-t-on pas, par là, assassiné la vérité elle-même ?". Revenons donc au début des "vieilles et nouvelles tables" (7) : "Être vrai, - peu seulement le peuvent. Et celui qui le peut, ne le veut pas encore ! Mais ceux qui le peuvent le moins, ce sont les bons !".
Comment en sommes-nous arriver à ce point, ce qui est devenu la caricature de la
société de contrôle de Gilles Deleuze ?
Et puisque je suis "suffisamment méchant pour cette vérité", dansons la danse du Diable avec ces paroles nietzschéennes :
A) "
Quand il y a des poutres sur l'eau, quand passerelles et balustrades franchissent le fleuve : en vérité, on ne croit pas ceux qui disent : "Tout coule". Mais, au contraire, même les benêts les contredisent (...) Ô mes frères, tout ne coule-t-il pas maintenant ?"
B) "
C'est ainsi que le passé est offert sans défense (un exemple : la Révolution de 1789 instituée en dogme absolu, et de manière partisane) : car il se pourrait qu'un jour la populace devînt le maître et qu'elle noie alors le temps tout entier dans les eaux basses. C'est pourquoi, mes frères, il faut une nouvelle noblesse, qui serait l'adversaire de toute populace et de tout despotisme...".

Nous vivons une époque de progrès formidable. Déjà que les sols sont détruits à 90% (courage, chers élus, l'enfer n'est plus très loin, le Diable a déjà le sourire jusqu'aux oreilles), que les aliments vont être encore plus dénaturés grâce à l'action concertée des Gouvernements (Codex Alimentarius), que les jeunes n'écoutent plus que du MP3 assassinant définitivement l'écoute de la Musique Classique (et bientôt la radio numérique de très basse qualité, le choix donc du Ministère de la Culture pour détruire les cerveaux - ou ce qu'il en reste), que nous sommes traversés d'ondes qui détraquent l'organisme, mais le meilleur est encore à venir : citons donc encore Günther Schwab en 1957 : "Avec les 170 essais, environ, de bombes A et H qui ont été exécutés pendant douze ans par divers États, sous le prétexte de la sauvegarde de la Vie, j'ai réussi à étendre la pollution radio-active sur le monde entier (...) Chaque explosion de bombe H lance des milliards de tonnes de poussières radio-actives dans la stratosphère. Ces minuscules particules de poussière d'une taille moyenne d'1/1000 de millimètre entourent la Terre pendant des années, influencent les vents et servent de condensateur à la pluie et à la neige radio-active. Il faut trente à quarante ans pour que les masses de poussières qui ont été lancées en l'air retournent sur terre".
Autrefois nous disions à un curé : "oui mon Père", à une religieuse : "oui ma Mère", nous devrions donc dire à nos élus : "
oui mon Démon !".
Si les enfants ont cette passion des jeux de guerre, d'autres l'ont eu bien avant eux.
G. Schwab : "Au cours de la première guerre mondiale, on a dépensé 100.000 marks pour tuer un homme, tandis que la famille et l'école n'ont dépensé que 15.000 marks pour l'élever, jusqu'à sa seizième année. De ces 100.000 marks, 50.000 au moins sont du bénéfice net (...) Je vous le demande : existe-t-il quelqu'un qui puisse résister à une telle affaire ? Non (...) La Deuxième Guerre mondiale a été pour nous le plus grand commerce de tous les temps. De 1940 à1945, les bénéfices de l'économie des États-Unis se sont élevés à 52 milliards de dollars, contre 15.3 pour les quatre années précédentes...". Les mensonges semblent être attirés par le profit : "Les eaux situées en aval de l'usine atomique ne sont donc que très peu radio-active. Mais le plancton présente 2000 fois plus de radio-activité que l'eau du fleuve. Les canards qui se nourrissent de ce plancton présentent une radioactivité 40.000 fois plus grande, quant à celle des poissons, elle est 150.000 fois plus grande. De jeunes hirondelles qu'on a nourries d'insectes du fleuve se sont révélées 500.000 fois plus radio-actives. Le jaune des oeufs d'oiseaux du fleuve 1 million et demi de fois plus. Savez-vous ce que cela signifie ?". Je n'ai plus cette envie d'écrire sur cette loi française finalement adoptée de coupure d'Internet, en cas de téléchargement pirate, nous savons tous que les élus se moquent éperdument du sort des artistes, la réalité de la décision est beaucoup plus sordide que ce qu'il n'y parait. Finissons plutôt avec la publicité sanitaire des 5 fruits et légumes pour la santé... L. Le Goff (Biocontact n°190) : "... la politique agricole commune (PAC) persiste dans une scandaleuse disparité des aides :10 millions d'euros pour les céréales (destinées à l'alimentation des élevages et donc à la production de viande), 10 millions pour les produits laitiers et ... 1.5 million pour les fruits et légumes (...) un Français sur quatre (25.6%) n'achète pas de fruits et de légumes "en raison de leur prix exorbitant" : globalement, cette faible consommation de fruits et légumes explique en grande partie l'état sanitaire très préoccupant du pays". Mais depuis quand les élus se préoccupent-ils d'autre chose que de leur postérieur ? Cela se saurait... Mais la chose la plus démoniaque de toutes demeure l'informatique ; il s'agit bien du signe de la dissolution dans la modernité. Depuis que je scanne des photographies, j'ai eu au moins un quart des applications qui ont quitté "inopinément" ! Donc, autant d'usure de matériel qui enrichit les marchands. Où vont donc ces applications qui quittent inopinément ? Dieu seul le sait, ou plutôt le Diable... Voilà une des raisons pour lesquelles j'utilise toujours le négatif : on ne peut pas dire "voilà, il existe", puis "Oh, il a quitté inopinément" !

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Face au nationalisme, citons joyeusement
Albert Einstein :
« Celui qui défile joyeusement au pas cadencé a déjà gagné mon mépris. C'est par erreur qu'on lui a donné un grand cerveau puisque la moelle épinière lui suffirait amplement. On devrait éliminer sans délai cette honte de la civilisation. L'héroïsme sur commande, la brutalité stupide, cette lamentable attitude de patriotisme, quelle haine j'ai pour tout cela ! Combien méprisable et vile est la guerre ! Je préférerais être déchiré en lambeaux plutôt  que de participer à quelque chose d'aussi méprisable. Je suis convaincu que tuer sous prétexte de guerre n'est rien d'autre qu'un assassinat pur et simple ».  
 

La dimension erratique de l'informatique est le symbole de ce fatras politique actuel : "
De plus en plus de pesticides... Les fruits, légumes et céréales vendus dans l'Union européenne contiennent des niveaux record de pesticides, selon un rapport officiel de l'Union européenne publié fin 2008 (...) C'est le plus haut niveau de contamination par les pesticides enregistré. Cela représente une augmentation d'environ 20% au cours des 5 dernières années", François Veillerette (Président du MDRGF) pour Biocontact.
Dernièrement, l'Etat français, très soucieux d'écologie, a été débouté par l'Europe pour une demande de remontée de seuil des polluants de l'eau.

Le Ruisseau (Les Echos - 20 août 07) : « En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux États-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 États. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes (...) En Allemagne, selon l’association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu’à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène « Marie-Céleste » », du nom du navire dont l’équipage s’est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu’à l’interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l’épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels » (...) Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d’effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l’humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l’Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d’année avant l’homme, Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu’à sa survie. Aux États-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars (...) Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d’assister à un autre syndrome d’effondrement, craignent les scientifiques : celui de l’espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ».
Que font nos élus ? Ils laissent la pollution des pesticides augmenter de 20% en 5 ans ... et parlent du Grenelle de l'environnement !
Paul Matthews (qui est membre de Pesticide Action Network) : « 148 pesticides ont été détectés dans les eaux de surface françaises, 64 dans les eaux souterraines. "Seuls 5% des points surveillés des eaux brutes en France présentent des concentrations en pesticides compatibles avec le développement sans risque de la vie aquatique". Ce sont les chiffres officiels de l’Institut Français de l’Environnement, février 2003. 5 % des eaux souterraines en France contient du glyphosate, l’un des deux herbicides à large spectre utilisés avec les OGM notamment en Amérique du Nord et du Sud, où les mauvaises herbes deviennent un véritable fléau à cause de la prolifération des adventices hyper-résistantes ».
Pour finir, expliquant et résumant la
pensée dominante, citons André Rico (en juin 2001, un colloque à Paris des fabricants de pesticides (UIPP), ancien président de la Commission d’étude de la toxicité des produits antiparasitaires à usage agricole (Comtox) :
« Tous les êtres vivants sont protégés contre les effets des produits chimiques qui nous entourent et nous sommes bien protégés contre les faibles doses... Ce n’est pas à nous de prendre des décisions par rapport à ceux qui vont naître ; les générations futures se démerderont comme tout le monde ».

Il serait faux de croire seulement que les abeilles disparaissent, que la terre est morte à 90%, les rivières à 95%, que les cancers augmentent, que les pesticides sont en progression dans les aliments et que l'agriculture biologique est beaucoup moins aidée que celle chimique, que la Culture fiche le camp et aussi que la crise économique va probablement dégénérer en catastrophe planétaire ... les mers aussi agonisent :
Copié sur l'
Agora de l’Ermitage :
 « Le phénomène des zones marines mortes prend de l'ampleur et on compte désormais 400 zones côtières dans le monde où la vie marine est asphyxiée par la pollution, un chiffre en croissance exponentielle depuis les années 60, selon une étude américano-suédoise. Ces étendues littorales, dont les écosystèmes aquatiques disparaissent étouffés par manque d'oxygène dans l'eau, ont "probablement doublé tous les dix ans depuis les années 1960", affirment les chercheurs Robert Diaz de l'Institut des sciences marines du College of William and Mary de Virginie (Est des États-Unis) et Rutger Rosenberg, du département de l'écologie marine de l'Université de Gothenburg en Suède (...) Le chercheur Robert Diaz a déclaré : « Ce n'est pas une sorte de problème local ou régional, comme on le pensait dans le passé. C'est en fait un problème mondial ». Les zones mortes sont des espaces où l'oxygène est devenu si rare que la vie marine a peu ou pas du tout de potentiel de survie. Elles se forment quand une quantité excessive d'éléments nutritifs, en particulier de l'azote et du phosphore, ruisselle de la côte et entraîne la prolifération exponentielle des algues. Quand cette énorme biomasse meurt et coule au fond, sa décomposition fait proliférer des bactéries mangeuses d'oxygène ».

Alors ??? Travailler plus pour gagner plus ... ou trouver un peu de raison ?

J'ai donc cité largement Gûnther Schwab, citons Roger Heim (Directeur du Muséum d'Histoire Naturelle à Paris (de 1945 à 1960), il fut Président de l'Académie Nationale des Sciences et Président de l'Union Internationale de la Conservation de la Nature  - de 1954 à 1958) : « Un autre aspect..., c'est celui dont bien des gouvernements ne parlent pas, qu'ils ignorent ou qu'ils méprisent et pourtant il est inséparable du progrès alors que la civilisation de masse, dont l'évolution régressive nous submerge, l'oublie malgré les apparences. Notre siècle est paradoxalement celui de l'ignorance, j'entends qu'il est à la fois celui de la technique aveugle et d'un irrationnel souvent primaire et incohérent que déchaîne un scientisme outré et inhumain. Ajoutons que cette civilisation est celle que créent la satiété des commodités et la lassitude de l'effort (...) Car le procès est dorénavant ouvert, sans risque cette fois d'étouffement. Et c'est aux victimes de se porter partie civile, et aux empoisonneurs de payer à leur tour. Nos avocats seront ceux qui défendent l'Humain, mais aussi la Vie, toute la Vie. C'est à dire notre berceau, puis notre lit de repos, l'air et l'eau, le sol où dorment les semences, la forêt où chante la faune et l'avenir où luit le soleil. En d'autres termes, la Nature. Celle d'où nous venons; celle où nous allons souvent; celle où nous irons à tout jamais (...) On arrête les “gangsters”, on tire sur les auteurs des “hold-up”, on guillotine les assassins, on fusille les despotes - ou prétendus tels - mais qui mettra en prison les empoisonneurs publics instillant chaque jour les produits que la chimie de synthèse livre à leurs profits et à leurs imprudences ? ».
Puis
Dominique Guillet (Kokopelli) à propos de Roger Heim : « Pourquoi ses recherches ont-elles été reléguées aux oubliettes de l'histoire? Ses prises de position très écologiques devaient certainement irriter la mafia de l'agrochimie qui avait pris le pouvoir en France avec la complicité des administrations, de l'INRA et de certains “scientifiques”. En 1963, il rédigea l'introduction de la traduction de l'ouvrage de Rachel Carson “Le Printemps Silencieux”, (non réédité depuis 1972 ! ), le premier ouvrage à dénoncer l'emprise de la mafia de la chimie agricole et des pesticides  (...) En clair, si l'Etat n'est pas capable de protéger le peuple, quand le peuple se portera-t-il partie civile pour amener devant les tribunaux tous les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Syngenta, les Bayer, les Basf et tous les autres ? (...) En France, l'ouvrage décisif de Rachel Carson fut suivi par celui de Gunther Schwab “La Cuisine du Diable” en 1964, par celui de Bernard Charbonneau Le Jardin De Babylone” en 1969, par celui de Jean DorstAvant que Nature ne meurt” en 1969 (préfacé par Roger Heim) et par celui de Roger Heim “L'Angoisse de l'an 2000”, un recueil de textes dont il rédige la post-face en septembre 1972. Le mois suivant, Pierre Fournier lança la revue “la Gueule Ouverte” dont le n°12 d'Octobre 1973 titre “Quelle Terre laisserons-nous à nos enfants ?”. Mais tout comme il fallut attendre 30 ans pour que la lutte contre l'amiante initiée par les militants de la Gueule Ouverte porte ses fruits, il fallut encore attendre une trentaine d'années avant que n'éclate le scandale de l'éradication des abeilles par le Gaucho et le Régent, avant que ne soient publiés les ouvrages du cancérologue Dominique Belpomme, avant que ne soit publié l'ouvrage de Nicolino et de VeillerettePesticides : révélations sur un scandale Français».
Personnellement, je pense que non seulement c'est la Démocratie qui permet de faire cacher la vérité (je ne vais pas recopier le livre de René Guénon : "La crise du Monde moderne"), mais que celle-ci a été imaginée dans un but de contrôle et de puissance, plus qu'elle ne fut volée par les marchands ; car celui à qui l'on dit qu'il est libre, celui là cherche moins ses chaînes... Les interventions actuelles qui se font sous couvert de lutte contre le terrorisme, et de libération des peuples, attestent de motivations qui paraissent identiques à celles des colonisateurs du passé. Il s'agirait bien de faux-semblants sordides, même si le doute doit profiter à la conviction contre la certitude.

Pour conforter cette conviction, citons toujours Dominique Guillet : « En 1961, il y a eu une convention, qui s'appelle la convention de Paris, elle a créé l'UIPOVE (Union internationale pour la protection des obtentions végétales). Ainsi, à cette date, les multinationales qui s'étaient créées un cadre juridique ont accaparé ou acheté tous les semenciers de l'hémisphère nord : à savoir un bon millier de semenciers en l'espace de 30 ans. Ce qui fait qu'aujourd'hui nous avons une dizaine de multinationales qui contrôlent 50% de la semence planétaire et 60% de l'agrochimie (...) Depuis 1941, quand on fait le bilan de ce qui existe dans les catalogues nationaux, on s'aperçoit qu'il existe avant tout des hybrides F1. Un hybride F1, par définition, c'est une variété qui génère un marché captif, puisque étant soit stérile, soit dégénérescent, vous ne pouvez pas reproduire les semences conformément au type de votre hybride F1 de départ (...) En Inde, il existait de 100 à 200 000 variétés de riz avant la révolution verte et après celle-ci, il n'en reste que 50 ! En fait la biodiversité a été totalement éradiquée, toutes les variétés de riz qui étaient adaptées à des terroirs bien précis ont été totalement éradiquées, le tout accompagné d'une destruction du milieu social, destruction du rôle de la femme dans la société indienne, pollution effrénée des nappes phréatiques, de l'air, du sol, etc. Quarante ans de révolution verte, un désastre total ! (...) Nous avons toutes les solutions pour nourrir la planète, la faim dans le monde cela n'existe pas, c'est un outil géopolitique ». Je ne m'appesantis pas sur les déboires de Kokopelli (amendes - menaces - interdictions - contraintes, exemple : "il fallait payer un demi-droit qui était de l'ordre de 1450 FF par variété, il fallait prouver que nos variétés étaient âgées de plus de 20 ans"), avant Terre de Semences, car l'écoeurement puis la nausée sont au bout du chemin. Les ministres sont les marionnettes aux ordres de puissances d'argent qui dépassent d'une tête la puissance étatique, les lois sont votées afin de servir leurs seuls intérêts, au détriment de la santé, de la maladie plutôt, du peuple : On ne peut rien faire, madame le Ministre (1998) de Corinne Lepage.

Autre scandale du même genre : le CANCER (j'y reviens régulièrement sur mon site de Rmiste ignorant, et mis à l'écart) avec André 
Gernez : « Le scandale du siècle ».
Une source "Rémissions" : «
23 décembre 1971 : les Américains lancent le plan anti-cancer. Le conseiller du Président Nixon, J. Rooney, annonce à toute la presse qu'en 1976, date du bicentenaire de l'indépendance, la victoire sur le cancer serait totale. Fanfaronnade électorale ? Non (...) Cette déclaration s'appuyait sur les découvertes du docteur André Gernez, médecin français qui démontra dès 1970 que le cancer pouvait être évité dans 93% des cas (...) on administrait à ces malades un sédatif pour les tenir tranquilles dans les dortoirs. Ce sédatif est l’hydrate de chloral. Or, ce produit est en même temps un antimitotique, le premier antimitotique que l’on ait découvert. Ce produit est parfaitement bénin. A telle enseigne qu’il était administré aux bébés quand, nourrissons, ils « font leurs dents », sous forme de sirop Tesseydre (...) La théorie Gernezienne est officialisée dans le bulletin de la ligue nationale contre le Cancer en septembre 1972, par le Pr. Marques. En 1972, Ch. Geffroy, après consultation à Genève du Directeur de la cancérologie de l’OMS, diffusait, à un million d’exemplaires, un opuscule révélant au public la procédure diététique et médicamenteuse de prévention du docteur Gernez (...) En 1973, le Dr J. Ripoche, en charge du dossier au Ministère de la santé, décida de révéler les résultats des expérimentations réalisées depuis plusieurs années dans le secret à l’institut de toxicologie de l’Université de Paris et dont les résultats confirmaient la théorie Gernezienne, ainsi que l’efficacité de la procédure préventive qui en découle. Le ministre lui-même, Mr Poniatowski, sera censuré et son successeur niera l’existence de ces expérimentations (...) L’hydrate de chloral fut retiré du marché au mois de décembre 2001 ».
L
e Docteur Gernez découvrit les cellules souches fin des années 40, mais il en niera ensuite la paternité, après avoir découvert un paragraphe dans le manuel d’histologie de 1932 où un auteur anonyme relate ce qui n'est encore qu'une simple observation, sans théorie. Cela parait très crédible, comme le moteur de Paul Pantone, désormais incarcéré dans un hôpital psychiatrique de l'Utah (le 28 février 2008, et on le comprend aisément : il aurait donné et non vendu son travail à l'humanité).

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Nietzsche
écrivait avant Michel Foucault : "
Être vrai, - peu seulement le peuvent ...". C'est à ce niveau que la démocratie tombe le masque ; les électeurs flattés (le peuple légitime), pour aller voter, sont ensuite traités comme du simple bétail humain. Un exemple isolé : le nuage de Tchernobyl sur la France, et qui fut un mensonge d'Etat.
Citons un court extrait d'une chronologie de "
Réseau Sortir du nucléaire" :
Ainsi : « Mercredi 30 avril 1986 : le Pr Pellerin, toujours à la tête du SCPRI (30 ans plus tard !), prétend qu'"aucune élévation significative de la radioactivité n'a été constatée" (...) Vendredi 2 mai 1986 : le Pr Pellerin, directeur du SCPRI, diffuse à de nombreux destinataires un communiqué qui affirme que "les prises préventives d'iode ne sont ni justifiées, ni opportunes" et qu'"Il faudrait imaginer des élévation dix mille ou cent mille fois plus importantes pour que commencent à se poser des problèmes significatifs d'hygiène publique" (...) Vendredi 16 mai 1986 : réunion de crise au ministère de l'Intérieur. La présence de plus de 10 000 becquerels par litre dans du lait de brebis en Corse n'entraîne aucune décision du gouvernement alors que la réglementation européenne préconisait de retirer de la consommation tout produit alimentaire contenant plus de 500 bq/l. Un documents est annoté à la main : "Nous avons des chiffres qui ne peuvent être diffusés". Ce document sera saisi par la justice lors d'une perquisition en 2001 (...) Lundi 16 février 1987 : lors d'une réunion à Bruxelles des ministres des affaires étrangères de l'Union européenne, la France refuse que soit prorogé le règlement européen sur la radioactivité maximale des aliments acceptable en cas d'accident nucléaire, adopté en toute urgence après Tchernobyl ».
La Démocratie donc, c'est quand cela arrange. La liberté ? C'est de travailler pour aller consommer. Un point c'est tout. Jusqu'à Monsieur Jack Lang qui alla même jusqu'à faire considérer que toutes les Cultures se valent, qu'il n'y a pas de différence entre Arts savants et Culture de la rue, manière de créer un
troupeau homogène.
Nous pouvons voir le type de société que cela a fini par produire ! Si l'Art facile est mis à égalité avec ceux majeurs, il est procédé à l'inversion de la Vie : l'effort est exclu de la vitalité, il devient ainsi honni, et les masses en deviennent léthargiques, donc toujours plus manipulables - la clef ultime du Pouvoir.

Mais le mensonge et la cupidité sont tellement ancrés profondément dans notre modernité, que le
« parler vrai » ou l'« être vrai » se transforment en audimat avec cette parodie de justice qu'est "sans aucun doute", qui atteint, il faut le dire, le sommet de ce qu'il est possible de faire avec la corruption de l'esprit de vérité, l'antinomie totale de la pensée de Foucault, le "
ramasser le moindre avantage dans les ordures" de Nietzsche. Il serait intéressant de comparer l'aide apportée avec les recettes effectives, sans tricher. Faire un spectacle en dit long sur la civilisation - les promesses non tenues du Président et le mensonge nucléaire sont de la même veine. La démarche est peut-être sincère pour quelques-uns, mais son application est souillée par le vulgaire, pour la société de spectacle de Guy Debord qui règle toute la société.

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A
tire-d'aile (en référence à
Jonathan Livingston le goéland, une métaphore), c'est mon ignorance seule qui me permet de construire une vérité d'ensemble, non la, mais une vérité ; car seule la démarche importe : la sincérité et au delà d'elle-même l'être, être vrai, être vivant. Günther Schwab notait que la spécialisation enferme dans une bulle d'ignorance, et Michel Foucault questionnait le passé. Le plus sévère à l'encontre de nos dirigeants, est de constater à quel point ils font du sensationnel médiatique et combien les scandales se confortent les uns les autres et donnent du crédit aux supputations radicales (théories du complot), la vitesse faisant que plus personne ne peut saisir vraiment l'information, ni avoir une approche holiste. Pourtant j'en viens à une conclusion : même si la moitié des informations que je rapporte ici sont fausses, par ignorance ou malhonnêteté, ceci justifierait amplement que tous les partis politiques occidentaux au pouvoir soient jugés pour crime de guerre et génocide du vivant. Certains symboles sont forts : sur les mots "casse toi alors pauvre con", ce fut un porteur de pancarte qui fut condamné et non celui qui les a professés ; cela témoigne que tout l'appareil d'Etat (du pouvoir législatif à la Justice) est au service de lui-même avant de servir le citoyen, quand le véritable maître est la puissance financière :

Et maintenant ? La mobilisation contre le cancer est élevée au rang de "chantier prioritaire" par notre Président, la France s'engage contre le réchauffement climatique.
Mieux encore : l'élevage gaspilleur de protéine - un rapport de 1 à 7, et polluant - pour les mers, va être particulièrement aidé par l'Etat !
Nos élus ne sont pas philosophes, ce sont des comptables qui calculent à
très brève échéance, contrairement aux royautés, ils n'ont aucune idée de l'homme "vrai".
C'est
Nietzsche, ou
la parrhêsia (c'est tout dire, la franchise dans le discours, la véridiction, ensuite le salut) qui avait une fonction éthique et politique chez les Grecs.
Michel Foucault y est revenu à la fin de sa vie, pour une "vraie vie". Notre système politique ne peut générer que de la mort
- il assassine autant que les guerres.
Nous sommes déjà marqués comme des
animaux (au nom de la sécurité) avec la nouvelle carte d'identité, et le contrôle sur Internet se fait doucement sentir.
C'est la fin d'un système et les élus refusent de regarder les vérités en face. Une, non des moindres, est la démence édifiante dans l'art contemporain. 
C'est le temps du 
chaos final, l'argent a fini par dévorer ses enfants et dévaster la planète. Finalement, la démocratie fut au service des banques.
Le "
courage de la vérité" n'est pas à l'ordre du jour : les sommes obtenues pour renflouer la croissance ne servirent jamais la misère.
Michel Foucault finit par toucher du doigt cette question de l'
être précédant toute démarche qui prétend dire la vérité.
Comme l'a dit Nietzsche, celle-ci est cruelle, et la majorité des hommes préfèrent le mensonge politique.
Ce qui compte le plus dans mon site, est moins la vérité, en sa justesse, que la désirer. 
Mais divertissons, divertissons, disent les médias infantiles !

Le mou pour chat :
Comment ne pas saisir la correspondance entre irresponsabilité des hommes et femmes politiques, ne comprenant jamais la corrélation entre choses attestées par le monde scientifique (pesticides et cancers), et informatique ? Il y a encore 10 ans, les marques fournissaient un mode d'emploi en papier, puis celui-ci fut intégré dans les ordinateurs avec des bulles d'aides.
Nietzsche se demandait si le peuple en était encore un, Günther Schwab considéra que ce n'était qu'un troupeau, la manière dont Mac traite ses clients nous fait douter même d'être des animaux, car les bêtes méritent le respect.
Ainsi, on peut acheter très cher un scanner, très cher également un ordinateur
Apple, mais se retrouver dans l'impossibilité d'utiliser le graveur dans le but de réaliser des copies sur CDROM, pourquoi donc ? Aucune explication - aucune aide - aucune remarque - pas la moindre information qui rendrait possible un usage de la machine.
A trois personnes (deux photographes et une personne ayant travaillé 15 ans dans le domaine informatique), nous n'avons pas trouvé la clef d'utilisation. Il faut, parait-il, aller sur le site Internet de la marque. Mais sans connection, comment fait-on ?
Ce n'est pas un hasard, c'est bien représentatif de la déliquescence cérébrale actuelle et du mou pour chat faisant office de matière grise. C'est exactement comme pour les
auto-radios vendus désormais : le son est devenu de la "merde" (veuillez, s'il vous plait, m'excuser le terme), mais les clients sont contents, car il y a plein de gros boutons de toutes les couleurs, avec certains même qui changent de teinte. Un sérieux progrès, n'est-il pas vrai ?
En fait, le respect des personnes s'efface, car nous sommes en guerre économique. Ceux qui tombent au combat sont laissés sur le sol : au bout de 7 années, la moitié de mes appareils sont incompatibles entre eux et cela fait se moquer les vendeurs qui ne comprennent pas que je n'en change pas tous les deux ans. Il semble alors évident que c'est cette mentalité qui explique comment les hommes et femmes politiques ont laissé se diffuser les fours à micro-ondes, les téléphones portables, les pesticides et les engrais chimiques, sans oublier l'
amiante. C'est toujours bon pour la croissance, car, quand bien même cela tue, cela génère un surplus de croissance du fait du désordre occasionné. Ces gens n'imaginent pas le bonheur de se servir de magnétophones à bande des années 70 : non seulement cela fonctionne toujours très bien, mais le son est tellement meilleur que celui étriqué et acide d'aujourd'hui !  
Texte de P. A. rapporté par le royaliste Bertrand Lambert :
« Pires que les OGM, les nanoparticules agro-alimentaires » ... Extrait choisi : « L'affaire fait grand bruit en Australie où le gouvernement vient d'être interpellé par la plus grande fédération de syndicats, l'ACTU. Laquelle, en l'absence de toutes garanties et précautions spécifiques, exige une législation. «Il semble, proteste-t-elle, que le monde des affaires ait reçu le feu vert pour développer les nanotechnologies mais que du côté des régulations de sécurité et de santé on soit toujours au rouge» (...) En réalité, comme tous ses collègues des pays développés, le gouvernement australien fait l'âne et se retranche derrière les nécessités économiques. Si son livre blanc Options pour une stratégie nationale sur les Nanotechnologies recommande d'approfondir leurs effets sur la santé, la sécurité et l'environnement, il est clairement souligné qu'aucune nouvelle régulation ne saurait venir alourdir celles en vigueur dans le monde industriel. Le National Nano-Technology Coordination Office américain va même plus loin dans son refus  d'une législation adaptée car cela « pourrait gêner tout développement en ce domaine ». Il ne saurait donc être question d'imposer des tests de sécurité particuliers aux nanotechnologies avant qu'elles ne soient mises sur le marché (...) Le Dr Sam Bruschi, qui vient d'achever sur le sujet une étude commandée par l'Australian Safety and Compensation Council, est beaucoup plus sévère. Il affirme avoir trouvé des lésions précancéreuses chez des animaux ayant respiré des nanotubes de carbone (...) Leur taille microscopique leur permet de passer, à travers filtres respiratoires et défenses immunitaires, dans les systèmes circulatoire et nerveux et de se déposer dans tous les organes y compris le cerveau. Pour beaucoup, les nanotechnologies pourraient être l'amiante de demain ».

Site en suspend (mars 2009) : je suis immobilisé* dans ce lieu épouvantable qu'est l'Auvergne. Pourtant la France n'est déjà pas un présent des Dieux, tellement les bords de mer restent peu esthétiques par rapport à ceux de la côte anglaise, galloise ou écossaise... La photographie de paysage ne deviendra jamais un art en France. En soi ce n'est pas bien grave ; le photographie fut toute me vie, la Nature aussi. Le fait que l'ANPE se soit limitée, dans son soutien, à m'interdire tout déplacement photographique, jusqu'à harceler pendant les congers annuels consacrés à photographier, jusqu'à trois suspensions consécutives avec au final une fausse déclaration*, revient à trancher les mains d'un écrivain ou à crever les yeux d'un peintre, c'est d'une efficacité aussi remarquable que le goulag ou les camps de travail. Plus de photographie donc ?
C'est très bien ainsi, au moins je ne vendrai aucun livre d'art qui rapporterait des taxes, ma façon à moi de
foutre aussi au cul de ce pays qui aime ses artistes et la liberté !
* (Même mon organisme n'y résiste pas, il suffit d'y revenir pour déclencher aussitôt des paralysies et des hémorragies)
* (J'ai déposé une plainte au Tribunal pour "faux et usage de faux" ... à suivre donc)

Ce monde est à l'agonie comme en témoigne la démence de vouloir relancer la croissance source de tous les maux...
Günther Schwab en forme :
« Si les hommes étaient aussi intelligents qu'ils l'imaginent, sans doute s'appliqueraient-ils à considérer l’histoire mondiale du point de vue de la sauvegarde biologique de la Nature. Ils découvriraient alors que bien des guerres et des batailles, au cours desquelles des millions d'êtres humains furent massacrés, étaient inévitables, parce que l'attaquant avait ruiné ses forêts, son sol, le régime des eaux de son pays, et qu'il était de ce fait obligé de conquérir d'autres contrées afin de pouvoir subsister ».
Ensuite, l'
Association "l’homme originel" : « Toutes les maladies dont on sait reconnaître aujourd'hui les traces, grâce aux progrès de la paléopathologie, ne sont pas décelables sur les squelettes d'avant l'ère culinaire ! La tuberculose, par exemple, semble n'avoir pas existé avant le troisième millénaire. La lèpre non plus, ni la syphilis, ni la malaria, ni même l'agressivité. Les premières traces de guerre remontent à 3000 ans, sauf une seule nécropole datant de 12 000 ans avant notre ère. Ensuite, on trouve régulièrement des pointes de flèches dans les ossements (...) Chaque jour même le dimanche et les jours fériés, il y a 300 000 humains de plus : une ville de Genève de plus chaque jour !  (Toujours en déduisant les décès). Tous les trois jours, un million de personnes en plus. Chaque année, cent millions de plus d'humains ».
Yves Cochet (député) : « Je propose qu'une famille continue de percevoir des aides pour les deux premiers enfants, mais que ces aides diminuent sensiblement à partir du troisième », lors d'un colloque de la revue de la décroissance Entropia (un enfant européen a « un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York »).

La colère est passée, mais le drame commence, celui d'une société ayant perdu tout repère et qui court au suicide collectif ; le seul remède français fut de dire : "
travailler plus pour gagner plus", alors que la planète crève d'une surconsommation. Le monde moderne est donc devenu un consommérisme sans conscience, mais la politique au pouvoir croit s'en sortir encore une fois en aggravant ce constat ; il faut en toute logique que la raison de cette folie se trouve ailleurs que dans l'ignorance ou une bêtise peu crédibles à ce point, par exemple dans la nature intrinsèque d'un mécanisme marchand toujours colonialiste. C'est ainsi que le saccage constant de la planète devient la source N°1 des profits et de la croissance : tout est fait pour entretenir cette destruction. Comme je le rapporte plus loin, un chercheur trouve un remède peu coûteux contre le cancer* - et le produit est aussitôt interdit, un autre dénonce la destruction des sols à 90 %* - il doit démissionner, celui qui critique les OGM - perd son poste, un professeur de géopoltique qui contredit les thèses officielles - est débarqué par un Ministre, un dernier qui développe un moteur à plasma (consommant 80% de carburant en moins) - finit en asile psychiatrique, sans oublier surtout qu'expliquer comment vivre sain et être en bonne santé - dirige automatiquement vers le qualificatif de secte ! Le véritable terrorisme* se situe chez nous, c'est la propagande populiste destinée à entretenir la peur et à justifier des massacres commis à une échelle inconnue jusque là. Les temps qui s'annoncent vont être terribles et sans rémission pour la cupidité et l'ignorance...

* (Les cancers : "Leur prévalence a augmenté a augmenté de 93% chez l'homme et de 84% chez la femme en 25 ans, selon l'institut de veille sanitaire, pour devenir la première cause de mortalité. L'analyse des statistiques révèle que 30% des cancers seraient liés à la pollution chimique de l'environnement. Sachant que l'alimentation est en cause dans 35 à 40% des cancers, cela signifie que près de 70% des cancers pourraient faire l'objet de mesures préventives adaptées !", Lylian Le Goff)
* ("En cessant d'apporter de la matière organique et en accélérant sa disparition par des labours profonds, par l'irrigation et par l'excès d'azote, on supprime l'alimentation de la faune du sol, ce qui la fait disparaître. Cette disparition est accélérée par les pesticides qui tuent la faune du sol. Or, celle-ci fait remonter chaque jour, par ses excréments, les éléments nutritifs qui sont lessivés par la pluie (...) Aujourd'hui, la France perd en moyenne 40 tonnes de sol par hectare et par an. Le sol disparaît, le patrimoine s'en va et l'homme, pourtant responsible de ce désastre, accuse la pluie, le vent ou le soleil de la perte de son sol ", Claude Bourguignon)
* (Pour la santé, ou le terrorisme de l'industrie et des grands groupes médico-pharmaceutiques, lire John le Carré (David Cornwell) ; pour le 11 septembre, écouter Richard Gage (Architects & Engineers for 9/11 Truth), visitez l'association ReOpen911 - on y apprend que la BBC annonçait la destruction du bâtiment 7 presque 30 minutes avant son effondrement solitaire et inopiné : d'après les spécialistes un exemple parfait de démolition contrôlée (avec des explosifs). Pour comprendre la manipulation actuelle, retenons la sagesse de Muqtedar Khan (Directeur des Etudes islamiques à l’Université du Delaware et professeur associé à l’Institute for Social Policy and Understanding) et Robert A. Pape (de l'Université de Chicago), auteur de Dying to Kill : The Strategic Logic of Suicide Terrorism, ayant étudié des centaines de cas d’attentats suicides et conclu qu’il n’y a aucun rapport entre islam et attentat suicide, la cause en étant l’occupation par une force militaire étrangère, ce qui devrait alors nous rappeler un passé proche... Nous avions pourtant les moyens intellectuels de comprendre et prévoir la dictature de la pensée qui écrase désormais les consciences : trois philosophes et non des moindres, Michel Foucault, Gilles Deleuze et Guy Debord. Le premier vit que nous passions de la discipline au contrôle du fait qu'il y a trop de monde à gérer par la police, le second que le monde est une suite de délires psychiques, le troisième que la vie de tous les jours est comme un spectacle, une absence de vie. Il y aura donc une guerre à seule fin de tuer des milliards d'êtres humains, une mainmise sur l'alimentation, car "celui qui tient la nourriture tient le Monde". Et c'est désormais l'enfer sous couvert de démocratie et de droits de l'homme, la perversité absolue : diabolique. Les choses iront à leur terme, et ce pour trois raisons : puissance des lobbies instaurée en ordre mondial, impossibilité de modifier en quelques décennies la mentalité commune, ignorance des problèmes de la société et des causes : l'Etat français décide de réorienter 1.4 milliard d'euros de la PAC en direction des éleveurs (hérésie écologique), les banquiers croient que tout reviendra comme avant (selon Jacques Delors))

J'ai enfin achevé mon premier ordinateur dont le fonctionnement erratique - en fait des incompatibilités chroniques et volontaires du fait des concepteurs eux-mêmes (c'est la société de consommation) - ces dernières années, m'a fait gâcher la moitié de mon temps. On n'a pas idée de concevoir ces choses... J'avais déjà contre moi une ruine du fait d'avoir cru pouvoir travailler sans me faire (censuré) par une grande surface, l'obligation de vivre à la rue pour avoir cru que les artisans n'allaient pas profiter pour m'(censuré) à la rénovation de ma maison, était contraint à résidence à cause de cette (censuré) d'ANPE m'interdisant tout déplacement photographique, je n'avais donc pas un besoin particulier du monde démoniaque de l'informatique. C'est un pur chaos... un vrai monde d'(censuré) ! La seule revanche existentielle des (censuré), qui n'ont aucune créativité, est de bloquer celle des autres. La croissance a besoin des sites lucratifs (pornographie), mais non d'une richesse immatérielle. L'infernale machine d'Etat et les vices de procédure sont le plus sûr moyen d'empêcher l'essence de tout réveil intellectuel... Oui, mais cette analyse caractérielle est trop sommaire et émotive, le mal est plus profond qu'il n'y parait ; cela fait un certain temps que je remets en question les idées dont on nous a bourré le crâne, tant cette liberté qui n'est qu'une illusion de surface, que la politique sécuritaire qui semble être à l'origine du terrorisme en non son contraire, ce qui revient à se poser cette question dangereuse : mais à qui profite le crime ?
Je me plains tout au long de mon texte de ma situation précaire d'artiste oscillant constamment  entre restrictions de vente (imposées stupidement par la réglementation fiscale) et la situation de chômeur interdisant tout déplacement à l'artiste, sous l'égide de l'ancienne ANPE (dont le véritable rôle, j'en ai aujourd'hui l'intime conviction, n'était pas d'aider à la recherche d'emploi, mais de fabriquer les chômeurs utiles à la politique de la peur et de l'exclusion) ; je n'ai jamais reçu, par contre, le moindre centime d'euro du fameux 1% pour la Culture des communes de France, ni reçu aucune main tendue du Ministère de la Culture pourtant censé être créé pour aider les artistes, et non les détruire.
Mais pour comprendre ce qui se trame exactement au sein de l'acculturation de masse de la société, de la destruction de la Nature (cela va de pair avec des lois de plus en plus liberticides, la décomposition du secret bancaire, la disparition prochaine de la bande FM, et la Ministre de la Culture osant dire à l'Assemblée nationale qu'Internet n'est "pas un droit"), de la biodiversité (comme faire interdire aux associations les banques de semences et de graines biologiques, comme patrimoine de l'humanité), il faut regarder du côté des intérêts des grands lobbies gardant les Gouvernements des différents pays à leur botte, et représentant, selon la déterritorialité des capitaux de Gilles Deleuze, une sorte de "gouvernement mondial" faisant un hold-up constant sur le vivant, sur l'intelligence, et surtout sur l'alimentaire qui est certainement l'outil de contrôle le plus efficace qui puisse être quand la famine mondiale explose. Tout se met en place pour un totalitarisme beaucoup plus subtil et efficace que le nazisme ou le communisme, et dont le capitalisme n'est qu'un procédé mécanique destiné à  générer des "machines désirantes", le plus effroyable étant le développement informatique voué, sous couvert de liberté, à exercer un contrôle de tous les flux (échanges financiers) au sein de flux déjà décodés (valeurs intellectuelles et spirituelles laminées par le nivellement égalitariste démocratique).
Exemple : le Codex Alimentarius.
Site "Dr. Rath Health foundation" (il est le fondateur de Health Now, société de recherche et de développement en nutrition et Médecine Cellulaire) :  "La Commission du Codex Alimentarius ne s’intéresse pas qu’aux suppléments alimentaires. Elle est le champ de bataille principal de la guerre politique qui déterminera aura le pouvoir et contrôlera les approvisionnements en nourriture du monde, de la ferme à la fourchette. Cette "guerre" est menée par un ensemble complexe et très ramifié d’organismes internationaux, de grandes entreprises, d’intérêts financiers, ayant pour objectifs primordiaux le commerce et les bénéfices, et non pas la santé humaine. Actuellement, il semble que les vainqueurs financiers à long terme de cette guerre pour le contrôle des ressources alimentaires de la planète seront probablement les industries pharmaceutiques et chimiques. En particulier grâce à l’adoption (presque inévitable) d’autres directives du Codex sur les produits alimentaires dérivés de la biotechnologie. Par conséquent, notre liberté de choix, notre santé et notre environnement sont clairement mis en danger. La santé optimale et la bonne nutrition sont des menaces pour le "commerce avec la maladie" de l’industrie pharmaceutique parce qu’elles réduisent le marché des produits alimentaires synthétiques. Une alimentation libre de résidus de pesticides, d’additifs artificiels et autres contaminants dépend par définition de la diminution globale, voire idéalement d’une élimination totale, de ces produits chimiques dans l’alimentation. Une telle évolution ne peut évidemment pas être dans l’intérêt des entreprises pharmaceutiques et chimiques qui les fabriquent. Une telle réduction de la consommation des produits chimiques se traduirait par une baisse des bénéfices et une amélioration de la santé pour des populations tout entières".
Sur le site Morphéus : "Le Trust de la pharmaco-chimie tel que nous le connaissons fut conçu par une association de la Rockefeller avec l’IG Farben de l’Allemagne nazie. La Standard Oil détenue alors par John D. Rockefeller prit une participation de 15% dans ce nouveau trust germano-américain en 1939. L’industrie IG Farben en Allemagne ne fut pas bombardée pour préserver les intérêts de la Rockefeller. Dès 1932, l’industrie pharmaco-chimique IG Farben finança Adolf Hitler, à hauteur de 400.000 Deutsch Mark, sans ce soutien selon le tribunal de Nuremberg «la deuxième guerre mondiale n’aurait pas pu avoir lieu...» (...) Le 13 mars 2002 nos euro-députés adoptèrent des lois en faveur de l’industrie pharmaceutique, fixées par des dispositions du Codex Alimentarius visant à élaborer une réglementation coercitive pour toutes les thérapies naturelles et suppléments alimentaires. Une manière détournée de détruire des concurrents pour prendre des parts de marché, car la santé se vend et s’achète. Une fronde citoyenne de 438 millions de pétitions inonda pourtant les messageries des euro-députés à tel point, que les communications internes en furent bloquées. Malgré près d’un demi milliard de pétitions, les directives du Codex Alimentarius furent adoptées. Ce vote fut un véritable déni de démocratie augurant de futures difficultés pour la construction de l’Europe (...) 1°) Il s’agit de supprimer tout supplément alimentaire naturel. Tous seront remplacés par 28 produits de synthèse pharmaceutique à bas dosage (car toxique) et seront uniquement disponibles en pharmacie sous prescription médicale. 2°) Les médecines naturelles telles que l’acuponcture, la médecine énergétique, ayurvédique, tibétaine etc, se verront progressivement interdites. 3°) L’agriculture et l’alimentation animale se verront réglementées selon les normes du complexe pharmaco-chimique, interdisant du même coup l’agriculture dite bio-dynamique. 4°) L’alimentation humaine certifiée légale devra être irradiée (irradiée au Cobalt). Le Codex Alimentarius contrôlera l’accès aux acides aminés essentiels, les huiles de poisson, les vitamines et les minéraux. L’élargissement des contrôles opérera progressivement mettant à mal toutes les médecines alternatives, ancestrales ou naturelles (...) Après avoir établi la genèse de ces crimes en col blanc et prouvé la responsabilité des industries pharmaceutiques concernant la mise en place d’une politique mondiale de génocide disséminé, le Docteur Matthias Rath a remis un acte d’accusation pour crime contre l’humanité à la Cour Internationale de Justice de la Haye le 14 Juin 2003". Il s'agit donc bien de complot à l'échelle planétaire : non seulement le but médical, donc politique, n'est pas de combattre les causes mêmes de la maladie, mais les conséquences de celle-ci - ce qui est beaucoup plus profitable sur la durée pour l'industrie et la croissance, tout en éradiquant une partie de la population mondiale comme le soutient Rima E Laibow médecin et neurologue - mais il s'agit de s'attaquer à tout ce qui ferait que l'on soit en meilleur santé et ainsi dépenserait moins d'argent. Le déficit de la Sécurité Sociale est bien entendu une pure escroquerie intellectuelle ; il s'agit aussi d'un génocide différé (par intérêt) et peut être d'une gestion du trop plein d'êtres humains sur Terre. Les citoyens sont dirigés comme un troupeau. Pas besoin de leur dire où aller, il suffit qu'ils croient que les élus les représentent.

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Courant 2009, le compte à rebours a déjà commencé...

Descriptif raccourci de ce qui est probablement la plus grande manipulation des cerveaux de tous les temps, la plus complète mystification, reposant sur la dictature du nombre et l’exploitation de la stupidité majoritaire ... la démocratie.
La situation est mauvaise, pour preuve l’Etat français qui lâche un peu de lest, au début de 2009, pour ménager un ressenti social en augmentation constante, et sa pression exercée sur un climat de plus en plus insurrectionnel : d’un coté sur les «
parachutes dorés» (en sacrifiant au confort de quelques industriels), de l’autre une reconnaissance des irradiés des essais nucléaires (ce qui était refusé catégoriquement depuis 30 années), 13 années après les derniers essais, après les USA et la Grande-Bretagne. Sans ces termes, la France en aurait-elle pris l'initiative ? Le terme en est «démagogie circonstancielle».
Il ne faut pas être dupe, car il s’agit de mesures isolées propres à générer une illusion de conscience, celle populaire n’ayant fait que régresser de manière stupéfiante depuis les succès des ouvrages de
Günther Schwab*, cela remonte aux années 60, mettant en scène le Diable lui-même qui dirige de main de maître les affaires du Monde. On lui doit toutes les guerres depuis 14-18 (pour favoriser l’effort de guerre, notamment associé à Vickers de Sheffield, sachant qu’une tonne d’acier se négocie jusqu'à 4 fois plus cher pour de l’armement) à celle «tempête du désert» puis le prétexte prémédité des armes de destructions massives qui bien entendu n’existent pas, en passant par les banques suisses ayant ouvert des crédits formidables pour Adolphe Hitler, les attentats du 11 septembre 2001 ou l’intervention en Afghanistan ; Günther Schwab a bien montré combien les guerres sont faites au nom des nations, au nom des peuples, mais uniquement pour asseoir des régimes (donc des intérêts particuliers), lancer une économie (armement puis aussitôt reconstruction : l’argent afflue alors comme par miracle), faire mainmise sur des richesses (eau, comme au Tibet, uranium, pétrole comme en Irak ou gaz comme en Afghanistan), pour des multinationales qui quant à elles ne sont pas concernées par la territorialité des nations ou des régimes qu’elles phagocytent à coup de corruption et d’infiltration idéologique. En clair, les malheureux (ou les idiots) qui sont allés se faire tuer dans les tranchées (ou devant les pelotons d’exécution) ne le firent jamais pour eux, leur famille, leur culture ou leur pays, mais pour des fortunes sans frontières (les flux décodés du capitalisme déterritorialisé chez Gilles Deleuze) que l’on associe couramment aux maîtres du monde. Selon notre auteur des eaux et forêts, les guerres interviennent sur ordre lorsque les caisses des États sont vides (comme maintenant) et que les arsenaux sont complets (comme maintenant). Quand la propagande nationaliste n’a plus guère d’effet au sein des masses populaires, il reste l’opportunité de créer ou de favoriser des troubles afin d’orienter l’opinion dans le sens adéquat, c’est le rôle de l’information analysée par Guy Debord.

* ("Les dernières cartes du Diable" (ce fut à l'origine 1000 pages réduites à 300 pour l'édition française et 500 pour celle allemande) de Günther Schwab (docteur Honoris Causa) né en 1904, livre paru en 1963, mais plus que jamais d'actualité, tellement celle-ci devenue folle a dépassé la parodie démoniaque. Si René Guénon et Günther Schwab vivaient encore, il est probable qu'ils considéreraient la société actuelle comme infra-humainement aboutie, tant l'action politique est criminelle, les consciences hébétées et la Culture (l'est-ce encore ?) soumise à la quantité pure. Il a bien entendu été créé l'ANPE (désormais "Pôle Emploi"), mais c'est pour mieux briser toute réalisation personnelle (il suffit d'observer les chiffres de l'INSEE et non la propagande truquée), aussi appliqué un moratoire sur la peine de mort (par décollation vivante du fer dans la chair : comment pouvait-on être encore à la fois un juge et un être humain ?), mais c'est parce que le contrôle de la société (qui en porte le nom) ne fonctionne plus sur le mode despotique de l'exemplarité de masse. Ne nous méprenons pas, la barbarie est plus que jamais active, seules ses modalités changent : pollution imposée au nom du progrès (en fait, on vide les pays pauvres de leurs ressources pour nourrir notre bétail), famine, cancer, sida, gestion d'une peur endémique par le biais du terrorisme... flux déterritorialisés du capital. Maintenant les politiques, surpris par la crise de 2009, tentent de donner un sens moral (c'est une apparence), qu'elle n'a jamais eu, à la machine marchande : "
Quelque chose qui coulerait et qui entraînerait cette société a une espèce de deterritorialisation, qui ferait fondre la terre sur laquelle elle s'installe : alors ça, c'est le drame. On rencontre quelque chose qui s'écroule et on ne sait pas ce que c'est, ça ne répond à aucun code, ça fout le camp sous ces codes ; et c'est même vrai, à cet égard, pour le capitalisme depuis longtemps qui croit toujours avoir assuré des simili-codes, là, c'est ce que l'on appelle la fameuse puissance de récupération dans le capitalisme - quand on dit récupère : chaque fois que quelque chose semble lui échapper, semble passer en dessous de ces simili-codes ; il retamponne tout ça, il ajoute un axiome en plus et la machine repart", Gilles Deleuze. En s'en prenant aux "parachutes dorés" des grands seigneurs (industriels), on fait tomber quelques têtes, détour par la société disciplinaire...)

Anatole France : «On croit mourir pour la patrie ; et on meurt pour des industriels».
Napoléon Bonaparte : «Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit (...) L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain». Mais qu’est-ce qui différencie la banque de Napoléon et la croissance de la République en 2009, elle qui écrase au pilon les valeurs artistiques et toutes les ambitions créatrices de valeurs non marchandes ?
Parmi les acolytes du démon (de la puissance et de la cupidité pour garder un pouvoir), se trouvent ceux qui répandent l’enseignement obligatoire - destiné à diffuser un savoir qui éloigne de la vie et détruit l’intelligence, de la maternelle aux plus hautes spécialisations qui éloignent toujours davantage d’une compréhension globale (holiste), puis la destruction des sols - pour fournir dans les grandes surfaces une alimentation suffisamment dénaturée (farines blanches, sucre blanc, huiles hydrogénées, maintenant des OGM faisant assimiler directement des pesticides), dans le but de réaliser ensuite des
profits gigantesques sur la maladie : «Une société qui tire le quart de ses revenus économiques de la maladie poursuivra, diffamera et, finalement, mettra hors d'état de nuire quiconque voudrait apprendre à ses concitoyens à vivre en bonne santé» (Günther Schwab). C’est ainsi que peu savent qu’une pression politique phénoménale s’est exercée à l’encontre des progrès réalisés contre le cancer : Le scandale du siècle tome 1, 2007 : «Dans les années qui ont précédé la guerre (1937-1938), on a constaté, en Grèce d'abord, que les malades mentaux internés avaient un taux de cancérisation quasi nul. Par contre si vous n'étiez pas internés, vous aviez le risque de la population générale. Dans ces asiles, on utilisait un sédatif, l'hydrate de chloral, sédatif mineur découvert en 1903, premier anti-mitotique découvert, tellement léger et tellement faible qu'il n'a pas été maintenu dans l'arsenal de la lutte anticancéreuse. On avait donc la confirmation expérimentale humaine que dans des ethnies différentes, des conditions climatiques, alimentaires, psychologiques, pathologiques tout à fait différentes, il y avait un taux de morbidité cancéreuse extrêmement faible» (interviews des Dr André Gernez, Dr Delahousse et Dr J-P Willem). Ainsi, la France et les USA ont-ils interdit à la vente l’hydrate de chloral, d’autant qu’un test de l’INSERM (jusqu’en 1969, dans le service du Pr Truot) attesta d’une diminution du déclenchement des cancers de 94%. Il est vrai aussi que la «pompe à fric» du cancer représente davantage que 1.500 milliards d’euros. il est donc préférable de sauvegarder une croissance qui sera suicidaire («après nous le déluge»), en sacrifiant des millions de cancéreux (7 en tout, ce qui est digne du génocide nazi), tout en endoctrinant et en endormant les consciences grâce à des faits divers émotionnels, dénués de tout sens intrinsèque (exemple : un enlèvement, surtout d’un enfant), mais distillés par les médias dont c’est la charge sociologique allouée.
Mais freiner la lutte peu dépensière contre les cancers n’est pas tout, encore faut-il tout faire pour détruire le vivant avec les pesticides et les engrais, répandre le rayonnement magnétique (four à micro-ondes, téléphone portable), celui atomique (essais et centrales nucléaires, expliquant pour certains le triplement statistique des cancers en une génération), exposer les aliments aux radiations du
cobalt 60 (rayons gamma) ou du césium 137 (appelé ionisation pour embrouiller la ménagère) : «l'irradiation ne se contente pas d'exterminer les germes indésirables, par la même occasion ils détruisent instantanément toutes les vitamines, les antioxydants, les enzymes, les acides gras, et dans le cas des viandes rouges, certains composants naturellement présents dans les fibres deviennent cancérigènes (...) Ainsi l'ionisation peut détruire jusqu'à 80% de la vitamine A des œufs et 48% du Béta carotène du jus d' orange ! De plus l'ionisation des aliments peut faire apparaître dans ceux-ci des composés appelés cyclobutanones, qui sont des promoteurs du développement de cancers et causent des dommages génétiques chez le rat. Chez l'homme on sait qu'il créent des dommages aux cellules et au gènes (cytotoxicité et géno-toxicité). D'autres composés tels les radicaux libres ou le benzène, le toluène … apparaissent lors de l'ionisation d'aliments (ces composés sont connus pour favoriser l'apparition de cancers, maladies cardio-vasculaires (…) Une riche littérature scientifique illustre ces dangers. Pourtant la Commission européenne ou l'OMS (organisation mondiale de la santé) refusent toujours de prendre en compte ces dangers mis en évidence par ces études scientifiques. Pourquoi ? » (BioWeight).

Au cancer du corps correspond celui de l’esprit : industrialisation à outrance qui fabrique des produits standardisés qui eux-mêmes génèrent des consommateurs standardisés (aliénant au passage leur liberté en créant des besoins artificiels), qui détruisent la valeur du travail (automatisation) et font oublier la vertu universelle de l’effort commune au vivant, faisant qu’il n’y a plus de corrélation intime entre effort et récompense, aussi que ce qui est utile à la vie ne se différencie plus de ce qui est mortifère. Ainsi est corrompue l’idée de liberté qui devient "faire ce que l’on veut" et non "ce que l'on doit". Ainsi une certaine politique qui n’est rien d’autre que du commerce (donner une valeur uniquement marchande aux choses comme aux hommes) stipule de manière stupide (quand la planète ne peut pas vivre comme les USA) et criminelle (fin des ressources) : «
travailler plus pour gagner plus !». Cela aurait pu être «travailler plus pour consommer écologique» ou «travailler plus pour s’épanouir dans des projets personnels»... Mais gagner plus n’a qu’une visée à peine voilée et particulièrement réductrice d’un point de vue sociétal : consommer plus - plus de voitures neuves - plus d’écrans plats géants, bref participer involontairement à l’esprit de croissance sur lequel repose exclusivement la barbarie moderne en passe d’avoir fait mainmise sur le vivant, éradiqué la biodiversité et les modes de pensée autres que matérialistes, transformé les personnes en zombies soumis corps et âme au spectacle de Guy Debord, cette représentation du non-vivant véhiculée par la télévision et la publicité.
Parfois une partie de la vérité remonte à la conscience, mais de façon sporadique : Auto Plus qui dévoile une vérité cachée par les fonctionnaires (fabrication d’hommes vendus à la farce quotidienne d'une humanité morte et réduite à sa fonction), en l’occurrence les
quotas de PV, mais l’immense majorité des personnes se soumettent avec passivité.
La
vraie liberté, celle dont nous entretenait Günther Schwab, est à l’opposé de la pulsion consommériste et de la soumission à l’autorité marchande du rendement et du profit à tout prix, elle est semblable à la morale de Spinoza qui s’oppose à celle de Kant ; elle fut développée comme fondation dans la philosophie émaniste (fin des influences néo-platoniciennes) de Gilles Deleuze. Chez Günther Schwab, la liberté consiste à agir selon sa propre nature et non à acheter du superflu qui nous rend esclave d’un travail sans âme ; chez Gilles Deleuze il s’agit d’une analyse sociologique avec une terminologie philosophique particulière, mais simple dès lors que l’on en saisit le décryptage : la société capitaliste (marché international, multinationales, mondialisme) utile à la société de contrôle (succédant à celle disciplinaire) a besoin de l’éclatement des frontières et des certitudes (la déterritorialité pour des flux décodés, en opposition aux nations et aux codes despotiques) ; ces flux décodés (c’est à dire sans codes) génèrent des «machines désirantes» (sur la base de la philosophie du désir du philosophe) qui sont de plus en plus en rupture avec le «corps - sans - organes», manière plus intellectuelle (et plus matérialiste) de considérer que le monde moderne (nouveau monstre ou instinct de mort selon Deleuze, monstruosité selon René Guénon, «Diable» selon Günther Schwab et non-vivant selon Debord) éloigne de plus en plus l’homme de sa propre nature (le Dasein en conformité avec l’être selon Heidegger) et le transforme lui-même en véritable machine ; Günther Schwab parlait d’esclaves ou de majorité d’êtres humains déjà morts intérieurement. C’est donc au non de la liberté menacée que la peur du terrorisme (Deleuze aurait sûrement dit «délire», Günther Schwab l’annonçait déjà 40 ans en arrière comme des opérations de police) sert à restreindre toutes les libertés afin qu’un contrôle plus serré (et plus diffus) puisse s’immiscer à l’intérieur de chaque instant de vie des citoyens, jusqu’au temps des loisirs qui naguère appartenait à la sphère privée. C’est pour cette raison, non pour sauver des vies, que le tout sécuritaire et l’absence de risque sont imposés de manière uniforme : la mort est évacuée de la conscience afin de faire oublier que la vie n’est pas un programme informatique et virtuel ; la vie et la mort sont liés, et la vie a deux fondements indissociables : s’investir avec une plus grande part de risque pour une plus grande part d’être. La modernité présente fabrique donc des cadavres, en premier lieu les fonctionnaires : "La bureaucratie, avec son travail de robots, détruit la joie de créer et affaiblit l'envie d'être actif. Celui qui propose des renouvellements, ou même des améliorations, se fait remarquer et discréditer. Celui qui travaille plus que les autres devient suspect. Celui qui a des opinions personnelles n'a pas l'espoir de durer jusqu'au prochain régime. La bureaucratie est l'école de l'apathie et du manque de caractère. Les législateurs qui en proviennent l'entourent de murailles juridiques pour la protéger de la réalité vivante. Ils s'efforcent d'ordonner des choses sans importance, jusque dans les moindres détails, mais ils passent sans les voir devant les grands problèmes de la vie (...) Tandis que d'un coté j'opprime et j'élimine les éléments créateurs, je favorise d'autre part la promotion des médiocres. Lorsque, à cause du progrès, les valeurs s'affaiblissent, j'abaisse l'échelle des valeurs, et ce qui était en dessous de la norme devient la nouvelle norme (...) L'art moderne vous donne la mesure de l'efficacité de mon succès dans la lutte contre l'esprit", Günther Schwab faisant parler "Zurdis", Chef du service de l'abêtissement des populations. Le Diable en personne : "Cela vous surprend-il toujours que tout ce monde humain ne soit plus rien d'autre qu'une unique et gigantesque danse macabre, que la Vie ait été contrefaite dans toutes ses manifestations ? La Vie, c'est à dire la santé, la force, l'esprit, la sagesse, la noblesse, la bonté, la beauté, la justice et le simple et vrai bonheur d'exister (...) Grâce au progrès, la loi va s'accomplir. En s'éloignant de plus en plus de la Nature, l'homme prouve à quel point il lui est, en fait, soumis. Avec mille tentations (publicité) et mille subtilités, je fais s'éloigner l'homme de plus en plus loin de la vie pour le faire entrer dans la mort. Son propre monde, qui est à l'opposé de la nature, va l'exécuter (...) J'ai planté dans l'homme la mauvaise herbe de la pensée technico-économique. Elle foisonne autour des cerveaux et les rend imbéciles (...) Ce n'est plus la Vie qui leur importe, mais l'économie, ce n'est plus la Nature, mais l'économie, ce n'est plus l'homme mais l'économie (...) J'ai lâché les démons du commerce. Le commerce sert de mesure à toutes choses (...) Il n'y a pas de remède au commerce et à la bêtise". Comment ne pas penser immédiatement au "travailler plus pour gagner plus" de Monsieur Sarkozy et son gouvernement ? Le Diable (son allégorie) poursuit : "(...) avec des mots dénués de sens, je dresse les hommes les uns contre les autres, en sorte qu'ils s'affaiblissent et s'exténuent réciproquement sans remarquer que, pendant ce temps, la Vie en tant que telle leur échappe (...) je corromps les esclaves du profit en sorte qu'ils poursuivent leurs intérêts particuliers sans ménagement, au détriment d'autrui, et sans y réfléchir (...) Quand la fin arrivera-t-elle (plus d'air, plus d'humus, plus d'eau) ? demanda Bob - Des chercheurs prudents du monde des hommes ont calculé l'an 2400. Je suis plus optimiste, et j'espère arriver au but bien plus tôt". Quelques exemples de diableries bien réelles en 2009, bien criminelles et bien cupides, sous le regard bienveillant des Ministères de l'Économie et de la Santé (mais ne devrions-nous pas dire "de la gestion des maladies du bétail humain" ?), pour compenser le manque de verve des médias officiels :

Maxence LAYET : «Ross Adey, Président du Conseil Américain de Protection Contre les Radiations, ancien chercheur de la NASA, décrit la chose ainsi : «nos cellules chuchotent entres elles grâce à des ondes électro-magnétiques qui se propagent dans tout le corps» (...) en 1993, dans un rapport sur l’état des connaissances, en matière de champs électro-magnétiques naturels et artificiels, l’OMS soulignait que «le corps humain émet des champs électro-magnétiques à des fréquences allant jusqu’à 300 gigahertz». C’est-à-dire au beau milieu, mais aussi au-delà des gammes de fréquences aujourd’hui utilisés par la radio-diffusion, les satellites, les mobiles, l’UMTS (...) Wolfgang Volkrodt, à la tête du département R&D chez l’électronicien SIEMENS, s’est livré en 1990 à un rapide calcul à la suite duquel il a déclaré «au cours des trente dernières années, la densité des transmissions a doublé environ tous les quatre ans, et la pollution électro-magnétique à centuplé». Diable !». Oui, Gunther Schwab ne démentirait pas.
Poursuivons avec Claude Bossard  : "
Un groupe de 14 scientifiques a publié en 2007 le rapport Bioinitiative dans lequel ont été présentées 2000 études sur les effets des rayonnements électromagnétiques sur la santé. Ce rapport nous met en garde contre les risques des champs électromagnétiques, de basses ou de hautes fréquences. Les effets le plus souvent cités : augmentation des risques de cancer, affaiblissement des défenses immunitaires, maladies neurodégénératives, augmentation de la perméabilité de la membrane hémato-encéphalique, modification de l'ADN, dépression, pathalogies cardiaques, insomnies (...) stress, troubles de la concentration et de la mémoire (...) les normes actuelles ne sont pas du tout adaptées à la réalité des risques (...) En France, les normes officielles sont, pour les basses fréquences, de 5000 volts par mètre pour le champ électrique et de 1000 milligauss pour le champ magnétique. Or, d'après les études épidémiologiques, des risques sérieux peuvent apparaître à partir de 2 milligauss, c'est à dire à un seuil 500 fois plus bas que la limite indiquée ci-dessus" (Biocontact n°187). A n'en pas douter, le "patron", c'est à dire le Diable selon Günther Schwab, serait "aux anges" ! C'est d'une efficacité toute "diabolique" pour produire du profit sur la multitude si stupide qui se précipite dans les grandes surfaces pour acheter la dernière technologie vantée par la publicité - lavage de cerveau ; pendant ce temps, les politiques font mine d'être consternés par le déficit de la Sécurité Sociale...
Drôle d'élite intellectuelle, elle encourage (au nom sacré de la
croissance) des technologies qui anéantissent la Vie, tout en faisant taire les chercheurs qui développent des remèdes prometteurs (visionner la vidéo ci-dessous avant qu'elle ne soit supprimée) contre le cancer, elle demande au peuple de mettre "la main à la poche" pour être soigné. Pendant ce temps là, la police traque la petite délinquance ou continue de réaliser les quotas des amendes destinées à Bercy. Le crime paie indubitablement.
ARTE : Une courte vidéo (sur le
cancer du sein) à regarder : http://leweb2zero.tv/multipod2/dom07_1048fc2c0414edb
Selon Patrick Vandevelde, la molécule RU 58.668 fut éliminée par le marketing (cela ne rapporterait que 600 millions), car : "on fabrique des médicaments comme on fabrique des aspirateurs". Pendant ce temps là les pharmacies prospèrent, comme en témoignent le luxe et la surenchère des vitrines, avec leurs affichages publicitaires aguicheurs qui les font ressembler davantage chaque jour ... à celles des prostituées d'Amsterdam. Un peu de pudeur, quant à la gestion de la misère d'autrui, ne ferait pas de mal...
Alter Info : "Une étude sur l'aspartame révèle que 67% des rates développent d'énormes tumeurs". Texte de Victoria Inness-Brown : «À  mon avis, nous sommes les rats des laboratoires pharmaceutiques et chimiques qui propageons généreusement leurs produits chimiques de synthèse dans le monde entier, avec personne ne comprenant bien les effets néfastes à long terme, en particulier les interactions complexes de l'injection et du mélange de milliers de produits chimiques toxiques chez les espèces végétales et animales qui maintiennent en vie notre planète (...) Le règlement de la FDA déclare que la DJA pour tout additif alimentaire doit être cent fois inférieure à la quantité la plus basse constatée provoquer des effets néfastes à la santé. Si mes résultats sont considérés valides, alors la DJA pour l'aspartame devrait être équivalente à moins d'un huitième de canette de soda par jour. Toutefois, si le taux de tumeurs observé dans mon étude est considéré valide, alors l'aspartame devrait être totalement retiré du marché. Selon les auteurs favorables à l'aspartame de The Clinical Evaluation of a Food Additive : Assessment of Aspartame, « Quand il est constaté qu'un additif à n'importe quelle dose provoque le cancer chez l'animal ou l'humain, il est interdit de l'utiliser en additif alimentaire, suite à la Delaney Anticancer Clause de 1958». Alter Info a décidément le mot juste : «Intérêt des marchés» est un euphémisme codé signifiant «faire merder à bloc la société» (emploi, santé, éducation...) afin de pouvoir la traire plus facilement».

Il faut dire que le contrôle de la masse humaine s’est exercé de manière croissante depuis 1789, depuis donc les «droits de l’homme» faisant vite confondre «égalité en droit» avec égalité tout court (véritable origine des idéaux démocratiques) ayant comme finalité bourgeoise la fabrication du citoyen standardisé, et dont Günther Schwab disait que «la même pâtée fait les mêmes cochons», au mythique «droit de vote» dont René Guénon écrivait que cette farce (ou inversement des valeurs) n’avait d’autre finalité que de servir à entretenir l’illusion démocratique, sachant que rien n’est plus facile à fabriquer qu’une opinion. Quoi de plus facile que de diriger un troupeau donc, en lui faisant croire que c’est lui qui décide de là où il va ? La clef de la réussite se trouvant pendant longtemps dans le mythe du progrès et celui de nation (le peuple souverain pour une majorité dont Gilles Deleuze dit qu’elle n’est personne, pour l’entretien de délires collectifs), le système fonctionnant sous l’égide de la discipline (c’est la société dite disciplinaire).
Mais le monde change vite, l’augmentation incontrôlée (des politiques idiots y voient le paiement des retraites) de la population
* a dépassé les prévisions catastrophiques des années 70 (Unesco, Club de Rome) ; elle a fait comprendre à Michel Foucault que la «société disciplinaire» perdait vite de son efficacité et que sa fin serait proche. Un trop grand nombre d’individus rendent en effet difficile l’application stable d’une discipline, il est donc plus facile de faire substituer la discipline par un contrôle diffus et susceptible de s’adapter immédiatement au terrain. Pour ce faire, le monde doit être uniformisé afin que le mode opératoire des contrôle soit instantané : c’est la raison pour laquelle le mondialisme et la déterritorialité s’imposent toujours davantage aux nations, malgré les barrages aux frontières ; la mondialisation s’impose dans les têtes alors que les corps sont de plus en plus immobilisés dans la sédentarité. Le voyage devient loisir ou virtuel. Gilles Deleuze, que les politiques citent, mais dont ils ne semblent rien comprendre, poursuivit ce raisonnement en annonçant la «société de contrôle». Celle-ci est en place désormais et son application totalitaire et liberticide se fait au nom de la défense de la liberté de la société occidentale et de ses valeurs (la démocratie et les droits de l’homme) : fichage ADN, caméras de surveillance, entretient d’un climat de peur (dont ANPE destinée à générer des chômeurs, tout au moins briser toute vocation personnelle), Internet sous contrôle, volonté de faire disparaître les derniers espaces libres des «paradis fiscaux» - tout en appliquant un ISF destructeur pour la donation et le mécénat), prémisses de la fin de la propriété intellectuelle dont s’inquiète les agences photographiques, contrôle des médias par l’entremise de la gestion du flux publicitaire, bref production de la pensée unique.
* (Selon Howard Brabyn (Unesco), en 1972, dans l'article "la folle croissance du monde", l'humanité comptait en 1970 : 3.631.795.000 individus. Il écrivait : "Malheureusement, et même en envisageant les choses du point du vue le plus optimiste, les perspectives sont loin d'être roses. Un rapport publié en Grande-Bretagne en 1970 note que dans l'hypothèse, au demeurant fort improbable, où l'on parviendrait d'ici à la fin du siècle à ramener la famille moyenne à deux enfants par couple, la population mondiale n'en aura pas moins augmenté de 60% en l'an 2000 et franchi le cap des 5 milliards 800 millions ; au surplus, elle continuera à croître jusqu'à la fin du siècle suivant, quand elle atteindra 8 milliards 200 millions". La réalité est pire, puisque nous serons 9 milliards dès 2050)

Cette
pensée unique qui progresse comme le choléra est le propre de la dictature démocratique, elle est son essence même. Günther Schwab considérait déjà dans les années 50 qu’aucun redressement n’est possible, que le monde moderne doit aller à sa perte pour laisser espérer un retour des hommes sur cette Terre.
Exemple : dans les années 70, des militants écologiques me faisaient arpenter les routes avec des compteurs Geiger, expliquant que des déchets radioactifs étaient mélangés aux remblais des routes. Il a fallu plus de 30 années pour que cette information devienne un sujet télévisuel (FR3), pour une estimation de
300 millions de tonnes de déchets radioactifs enfouis. Bien que le nucléaire soit en France la chasse gardée exclusive de l’Etat (tant pour le militaire que pour le civil), le ministre de l’écologie fait alors mine d’apprendre la nouvelle avec stupeur, essayant de retourner la situation en s’en prenant (stipulant que la loi sur la non communication de risque mettant la vie d’autrui en danger pourrait être appliquée à l’encontre de l’émission) à la journaliste présentant l’émission ; il y a donc trois seuils de compréhension de ce qui est malheureusement un cas de figure démocratique : ceux qui savaient ne découvrent rien de nouveau, les autres, une petite minorité, saisissent que l’'on prend les Français pour des imbéciles, mais la majorité et les comptes rendus de presse ultérieurs auront seulement retenu que les politiques agissent en conscience pour l’intérêt de la communauté, en prenant les devants d’une intervention de contrôle à venir. C’est le sens même de la «dictature du nombre» de Vladimir Volkoff, elle opère à 3 niveaux : a) le manque d’entendement du plus grand nombre - b) l’élite républicaine qui est la mise au pouvoir de l’incompétence, selon René Guénon - 3) l’habilité des politiques qui s’exerce par démagogie sur l’ignorance et la bêtise, pour asseoir des intérêts partisans ou personnels, le propre de toute dictature. Je ne peux que rejoindre intégralement Vladimir Volkoff pourfendeur de l’esprit unique et de l’égalitarisme (toujours par le bas) lorsqu’il écrit : «On ne peut que se réjouir de la disparition progressive d’une certaine misère, mais faut-il se féliciter du même coup de l’appauvrissement des classes fortunées qui, dans le temps, avaient le loisir et les moyens de favoriser les arts, de l’ébénisterie à l’opéra ? (...) Nous avons plus de bacheliers et d’avantage d’illettrés ; moins de pauvres et plus de chômeurs (...) On ne voit pas ce qu’il peut y avoir de sain dans cette évolution», si ce n’est que le peuple chérit, à cause des peurs distillées quotidiennement par le système, cette tyrannie de la pensée unique, qui justement lui offre la possibilité de reléguer la pensée.
Autre exemple de cette dictature qui n’en dit pas le nom : les attaques des lobbies et des pouvoirs politiques associés contre des initiatives pourtant citoyennes :
Kokopelli. Citons Dominique Guillet rapportant cette infamie : «Le GNIS (sous tutelle du Ministère de l’Agriculture) attaque l’Association Kokopelli pour distribution de variétés anciennes de potagères, alors que la France claironne haut et fort son engagement à lutter contre l’érosion génétique et qu’elle a signé en juin 2004 le Traité de Rome portant sur la protection de la biodiversité alimentaire. La réalité est, en fait, que cinq multinatrionales contrôlent 75% du marché des semences potagères sur la planète : elles dictent leurs lois et ont pris en otage les peuples et les nations. Monsanto est le numéro 1 de ces cinq corporations».
Puis, un résumé compte rendu pris sur Internet, à propos du livre de Jean Pierre Joseph : «
Les radis de la colère - Le complot démasqué» : «Cinquante copains, scientifiques de haut niveau, décident de s’installer ensemble dans la région Rhône-Alpes, à la campagne, afin de mettre en application une technique (qui ne coûte rien) permettant de faire de l’agriculture «bio» à haut rendement. Dix ans plus tard, ça marche ! Plus besoin d’engrais chimiques, ni de pesticides, ni d’insecticides : les fruits et légumes délicieux, parfois géants, sont très abondants et presque jamais véreux. En plus, tout le monde retrouve une santé exceptionnelle. Cinquante personnes peuvent largement vivre de la terre et rester, comme par hasard, en excellente santé, sans plus rien demander à quiconque, (et surtout, sans plus rien acheter à la grande distribution), chose tout à fait réalisable en peu de temps, par les milliers de S.D.F. actuellement sur les trottoirs. «Il faut le faire savoir aux agriculteurs français». Et c’est là que les ennuis commencent : menaces de mort, assassinats d’animaux, incendie. Un "beau" jour, coup de théâtre  ! Toutes les chaînes de télé sont là : une commission parlementaire chargée des sectes vient d’examiner 172 dossiers lors d’une séance secrète de 50 minutes (20 secondes par dossier) et les a mis sur la liste. Pour l’industrie agro-alimentaire et l’Ordre des médecins, il était temps ! A l’avenir, plus personne ne les écoutera. Et la justice les poursuit… Un hôpital va même jusqu’à poser un faux  diagnostic de tétanos pour un enfant (qui se porte aujourd’hui très bien), ce qui va permettre de prétendre que les certificats de vaccination sont faux… Parallèlement, aux États Unis, la justice est embarrassée, car l’on sait aujourd’hui que le massacre de Wako ou le «suicide collectif» de la «secte» Guyana fut une exécution programmée par la C.I.A., celle-ci n’arrivant plus aujourd’hui à le dissimuler». Il en fut ainsi pour le Rainbow Warrior ... en sera-t-il de même pour le 11 septembre, un jour de vraie liberté intellectuelle ? 

Sur «
L’Art de vivre Debout» : «Selon Sylvie Simon, auteur de «La dictature médico-scientifique», le bétail mondial absorbe un tiers de la production des céréales des pays où sévit la famine. Tout est fait pour que nous mangions des quantités impressionnantes d’une viande de plus en plus contaminée. Pour élever ce bétail empoisonné, l’on utilise des céréales qui pourraient nourrir des habitants de ces pays. Il est plus rentable de vendre cher du bétail plein d’antibiotiques et d’hormones à une population prête à payer que de vendre des céréales à bas prix à des gens affamés. Et malheur à ceux qui dénoncent cette situation. Parlons maintenant du statu quo en ce qui concerne les graves questions de santé publique, entre autres le cancer, le sida, les médicaments, la chasse aux médecines douces et les vaccins (...) Il est remarquable de constater que le travail le plus mal rémunéré est celui qui nous fournit le produit dont nous avons le plus besoin après l’eau : la nourriture, en particulier les fruits et légumes, dont l’être humain peut difficilement se passer, alors qu’il peut sans danger ne jamais manger de viande. Ceux qui nous nourrissent sont les plus mal payés, alors que ceux qui nous volent récoltent les fruits de leurs efforts. Progressivement, les agriculteurs ont perdu la possibilité de vivre de la terre (...) L’objectif de la chasse aux minorités est d’empêcher qu’aboutisse toute recherche ou approche différente de celle considérée comme officielle. Le mieux-être du citoyen n’a aucune incidence dans ce genre de débat : seuls comptent pouvoir et argent.  Le seul choix est de garder soit son identité en se marginalisant, soit  d’obéir comme tout le monde (...) Qualifier celui qui résiste d’illuminé, de charlatan ou… de membre d’une secte». Ainsi donc, la dictature actuelle a ses propres modes d’application : il ne s’agit plus du goulag ni de la police secrète, ni des exécutions sommaires. L’information est soit contrôlée soit noyée dans la masse, on coupe les crédits aux chercheurs qui refusent de se soumettre à la loi du silence ou à la pensée forcée, comme pour Christian Vélot (statut de lanceur d’alerte que ne reconnaît pas le droit français) à propos des OGM : «confiscation de crédits qui nous privent de moyens de fonctionnement à partir de 2008, privation d’étudiants stagiaires, menace de déménagement forcé dans d’autres locaux, etc...».
La crise de 2009 n'est pas une crise d'origine économique (considérant qu'elle n'en est que le vecteur), c'est une
crise existentielle. Nous sommes dans le "processus sans sujet" ou ce dernier comme "agi par le système", pour rester à un niveau plus sociologique avec Jean-Claude Michéa. Certains me lisant dénigrer (car c'est peu de le dire) la démocratie ne comprendront pas pourquoi je fais ici référence à un philosophe bien ancré à gauche. Pour comprendre, il faut juste se souvenir que le libéralisme économique fut d'abord une valeur de gauche (et moins en France qu'ailleurs) avant d'être récupérée par la bourgeoisie (Marx souligna que le libéralisme est une idéologie progressiste qui s'oppose à la position dite conservatrice), quand la doctrine socialiste voulait justement libérer l'homme du travail grâce ... au progrès matériel. Curieusement, J.C. Michéa rejette ce libéralisme économique là (il fut aussi récupéré par le Capital), s'opposant ainsi à l'intelligentsia de la gauche acquise au libéralisme économique. Il est vrai : la doctrine guénonienne s'oppose radicalement aux idéaux de gauche (école obligatoire, droit de vote), mais elle le fait tout autant vis à vis du capitalisme tourné vers le matérialisme ; les valeurs "réactionnaires" de Günther Schwab condamnent avec la même virulence la religion du progrès si détestable pour Michéa. Il faut rappeler ici que, selon les doctrines traditionnelles, l'opposition gauche-droite est entretenue afin de garantir une illusion faisant oublier qu'il ne s'agit que d'une lutte des classes - quand la philosophie et la vision du monde restent fondamentalement identiques : le matérialisme. Ainsi, comment Michéa peut-il s'étonner que l'enseignement actuel puisse être tourné autrement que vers des formations préparant l'individu à la compétition économique à venir ? Selon Günther Schwab, on fabriquait déjà des spécialistes pour les jeter dans des puits d'ignorance... Comment Michéa peut-il raisonnablement croire que l'enseignement de la Culture générale n'ait eu comme seul objet que l'émancipation intellectuelle du citoyen ? Au delà des rêves et des utopies, aussi des ignorances et des illusions, il eut resté un désir commun, signe d'une même sensibilité : remettre un peu (ou beaucoup) de valeurs morales, donc de sens, dans le fatras humain actuel, si ce n'est que la partie semble être déjà jouée d'avance...
La rupture fut plus profonde, elle s'opéra quand le travail (son aspect humain et non uniquement productif) passa du statut de
réalisation de Soi (les compagnons du Moyen-Âge enseignaient que "ce que l'on fait nous fait", la raison secrète des rites sacrés et de l'Alchimie, rien à voir donc avec les hommes-machines conditionnés de l'Asie) à celui de code moral (devenir indépendant, "gagner son pain à la sueur de son front"). Les politiques menteurs, mais surtout ignares, ont trahi le sens du travail, il est devenu honni et a perdu son sens noble : aujourd'hui ce sont ceux dont le travail est le plus pénible et le plus utile à la Vie (les paysans, les chercheurs, les artistes), qui gagnent le moins. Le but ourdi reste toujours le même : détruire le lien que l'homme avait avec la Nature, produire des individus isolés les uns des autres pour les contrôler plus facilement.

Il existe heureusement des individus incontrôlable au sein de la société française transformée en "méga-village" de la série prémonitoire de feu le regretté Patrick McGoohan, par exemple Brigitte Bardot, une dame de cœur. Sur le site ANIMAUZINE : "Le 8 décembre dernier, pour l’Aïd-el-kébir, c’est près de 200 000 moutons qui ont été sacrifiés en une seule journée sans étourdissement préalable. Enfin, c’est environ 30 millions de volailles qui seront dépecés pour les fêtes de fin d’année (...) Le massacre animalier annuel français : Plus d’un milliard d’animaux massacrés en 2008 sur le territoire français. L’élevage de boucherie et la chasse tiennent le haut de ce macabre palmarès".
Brigitte Bardot : «A quoi servez-vous, messieurs les ministres ? (...) Mais à quoi servent donc Messieurs Borloo et Barnier ? Ces ministres intègres et leurs conseillers vertueux ont conduit la France à devenir la lanterne rouge européenne de la protection animale. Tous ces gens que j’ai tenté de convaincre ne font rien, ne servent à rien, autorisent tous les carnages et abus et, en plus, coûtent énormément d’argent aux contribuables».


Si l'on rétorque que le monde vivant est lui aussi en
conflit incessant et sans pitié (les arbres sont en compétition pour saisir la lumière qui filtre dans la forêt, les animaux se chassent mutuellement), ceci n'en permet pas moins de considérer que la Vie provient de l'effort. L'effort est donc bien vertueux. Or, sont encouragés les activités lucratives qui demandent le moins d'effort. Aussi ceci : l'équilibre qui s'opère dans la Nature créé des biotopes, en opposition totale avec l'homme qui utilise son intelligence particulière pour en vouloir toujours plus, pour lui-même et non la survie de son espèce. Cette intelligence tournée vers nos démons n'a fait que détruire cette planète ... par pure bêtise. 
Deux exceptions pourtant, mais tout aussi effroyables l'une que l'autre : le "
arbeit macht frei" destiné à l'effort de guerre nazi, et ce "travailler plus pour gagner plus" pour forcer le consommérisme. Deux guerres, deux slogans, mais deux guerres qui se valent question des morts inutiles : la société occidentale actuelle ne survit que par la souffrance et la destruction continuelle. Nous sommes un chaos mental, et à la terre souillée correspond le cerveau malade de nos politiciens. En fonction de ce qui est apporté plus haut, le déficit colossal de la Sécurité Sociale est la preuve de la gabegie et de l'irresponsabilité morale des élus de la République. Un beau gâchis humain.
D'ailleurs, il remarquable d'assister à cette propagande du travail, alors que tout est fait pour que les familles ne conservent pas leur patrimoine : taxes sur les taxes, impôts sur les impôts, alors que le fruit du travail a déjà été lourdement taxé et imposé - tout pour interdire une vie de sagesse et jeter les individus à corps perdu dans la ronde infernale du profit et du commerce, infiniment diabolique donc. J'ai pu me rendre compte à quel point être un artiste photographe vous place à la merci des gestionnaires de l'Etat, vous fait broyer par l'ANPE et ignorer par le Ministère de la Culture. J'ai eu une vie avant de réaliser des panoramas en dormant à la belle étoile faute de ressources, j'ai croisé les salles de cours de 
Camondo où j'ai découvert à quel point l'enseignement artistique n'est que du vent, snob, mais du vent tout de même ; puis j'ai passé dix années de ma vie à vendre et à installer du matériel militaire français (NBC) ... Chine - Irak - Chili ... je logeais dans de grands hôtels et on nous réceptionnait généralement à la descente des avions, sans passer devant aucun contrôle de police, bref j'étais du bon coté de la société. J'ai eu un état d'âme : je n'ai pas voulu rejoindre un groupe fabriquant des mines anti-personnelles, vous savez, celles jolies avec plein de couleurs pour que les enfants les ramassent : un enfant mort démoralise davantage que plusieurs soldats tués, c'est le business de la terreur, c'est bon pour la croissance. Mais artiste n'est pas le bon plan pour parler vulgairement, il suffit de voir comment Françoise Sagan fut traitée par le Fisc à la fin de sa vie...

Travailler plus ... pour gagner plus...
Digne du
Diable... oui sans aucun doute. Ce qui me fait penser que nous ne sommes pas visités par des extraterrestres, c'est le simple fait qu'ils n'aient pas encore exterminé la pourriture que nous sommes en réalité, nous les humains.... A moins qu'il ne nous mangent et ne nous volent des organes.
Pour couper court à cette ironie facile, il convient de regarder en face la politique économique : elle est basée sur le concept de 
croissance infinie (l'économie dite "durable" est une véritable imposture intellectuelle, un arrangement tiède pour des compromis circonstanciels, car seule l'écologie profonde (deep ecology) offrirait la stabilité biologique d'un biotope humain), sur le consommérisme faisant remettre en circulation l'argent du bas de laine, par le biais de la publicité qui entretient la pulsion d'achat. Or, Günther Schwab avait déjà remarqué, dès les années 60, que les produits de consommation étaient de plus en plus de bien piètre qualité, afin de pouvoir les faire renouveler, attestant ainsi que la production industrielle a moins pour objet la nécessité et le confort que sa propre justification (emploi). La machine s'est emballée : au lieu de libérer l'homme, elle l'a aliéné à son service, et ce ne sont pas les infrastructures compensant largement l'endettement national, selon certains économistes, qui changent le fond du problème. 
La vision politique justifiée officiellement par la compétition mondiale cache en réalité un
procédé subtil de gouvernance : l'homme endetté de Michel Foucault.

Et c'est probablement la clef ultime de la compréhension de la gabegie générale générée par la République marchande : bien au delà des intérêts des lobbies à détruire sans cesse pour reconstruire sans cesse (guerres - santé - écologie), le but sous-jacent (politique et maçonnique) est d'occuper le peuple en l'absence des "codes despotiques".
A la lecture du peu que j'ai présenté et énuméré, considérant que cela s'avère sérieux et de bonne foi, il parait clair que cela revient à mettre le feu pour venir jouer les pompiers : tout faire pour rendre malade (ou ne
rien faire pour l'éviter, ce qui revient au même : pollution encouragée et remèdes interdits), pour ensuite justifier de travailler plus pour payer les pots cassés, idem pour l'alimentation, le moteur Pantone, et les aides alimentaires pour les pays pauvres dont notre bétail mange la moitié des ressources !
Idéologie et pensée unique (lutte contre les sectes) - abrutissement par le travail - peur permanente (terrorisme, maladie, chômage)... tout est fait pour empêcher de penser.
En cela la crise est également voulue et permettrait de passer à un niveau supérieur de
contrôle. La seule manière d'éviter de sombrer dans cette "société de spectacle" ou cette multiplicité amenant une sorte de gouvernement mondial au dessus des nations, eut été le retour d'un Roi placé en dehors des partis et des régions, dégagé de l'influence des lobbies et des troubles sociaux souvent fomentés par des puissances étrangères (souvenons-nous du rôle des USA dans notre Mai 68), mais ceci obligerait de rompre avec le principe égalitaire des "droits de l'homme" dont le poison ne finit pas de tirer la société vers le bas, la quantité absorbant toujours la qualité. Notons alors que la démocratie et les droits de l'homme sont devenus des prétextes bien commodes pour s'immiscer dans les affaires du monde, et venir signer des contrats d'armement et d'énergie nucléaire. Bien inconscients seraient donc ceux qui s'y opposeraient. Certains hommes politiques auraient malgré tout vu d'un bon œil le retour de la Royauté (comme Monsieur Balladur en convenant dans les pages de l'Action française), mais cela restera l'utopie peu partagée en l'absence d'un cataclysme propre à ébranler les consciences.
Probablement que l'abrutissement actuel, tant populaire que politique, ira à son terme... la guerre.
Nous avions pourtant tout pour être heureux sur cette Terre.
Citons
Matthias Rath, en Janvier 2009 : "J’ai donné à cet article le titre «La secte d’Icare» et ai appelé par leur nom la poignée d’individus qui tirent les ficelles, pillent notre planète depuis des décennies et sacrifient la santé et la vie de milliards d’individus sur l’autel des intérêts du cartel pharmaceutique et pétrolier (...) Pendant des décennies, la secte d’Icare, aussi parasitaire qu’un ulcère cancéreux, a exploité l’humanité via des opérations frauduleuses qui se chiffrent en milliards. L’escroquerie mondiale organisée dans le domaine de l’énergie (industrie pétrolière), des maladies (industrie pharmaceutique) et de l’alimentation (aliments génétiquement modifiés) concerne inévitablement toute vie et toute famille sur cette planète (...) Pendant près d'un siècle, les disciples d'Icare ont répandu dans la sphère politique, dans les médias et dans les milieux médicaux la légende selon laquelle l’industrie pharmaceutique visait à écarter les maladies (...) la pérennité et la diffusion des maladies constituent le fondement existentiel d’une industrie pharmaceutique sans scrupule. Non seulement la secte d’Icare s’enrichit sur la maladie et la mort de centaines de millions d’individus, mais elle se permet en outre d’extorquer des tributs pour cela (à hauteur d’un quart de chaque revenu familial en moyenne). Depuis des décennies, on dissimule donc également aux peuples les véritables causes du cancer, des maladies cardio-vasculaires et des déficiences immunitaires, tout comme le fait que des procédés biologiques dépourvus d’effets indésirables et scientifiquement prouvés existent depuis longtemps pour lutter efficacement contre ces maladies ! L’«UE de Bruxelles» est une copie du régime d’après guerre mis en place par la coalition entre l'IG Farben et les nazis. Nous avons mis en ligne sur Internet sur www.dr-rath-foundation.org/EU-basics/ le plan de construction de la «nouvelle Europe» de 1941. Je recommande à tous la lecture de ce livre, et plus particulièrement aux hommes politiques qui, peut-être sans le savoir, sont en train de se faire avoir par le mensonge des gourous de la secte que sont Sarkozy, Merkel, Koch et compagnie. Celui qui lira le chapitre sur le «cartel du grand espace» et la «place centrale du cartel» déjà élaborée en détail en 1941, constatera à quel point ce «cartel» ressemble à la «Commission européenne» qui est bien loin d’opérer un contrôle démocratique et chacun sera abasourdi de constater avec quelle insolence la secte d’Icare est, sous couvert de l’«Union européenne», en train d’imposer aujourd’hui, dans le cadre de l’«UE de Bruxelles», les objectifs non atteints pendant la Seconde Guerre mondiale (...) la poursuite de la dictature de la terreur du commerce du pétrolier, des produits pharmaceutiques et des OGM n’est pas compatible avec un ordre social démocratique, dans la mesure où ceux qui connaîtraient les alternatives économiques, ne se prosterneraient plus de plein gré devant le chantage et les tributs de cette secte (...) La secte a réussi pendant des dizaines d’années à tenir l’humanité sous contrôle via les secteurs clés de la vie comme l’énergie, la santé, la nutrition en exerçant un chantage financier et en profitant de l’ignorance généralisée. Aussi longtemps que ce contrôle fonctionnait, la secte n’en avait jamais assez de se présenter comme le protecteur de la «liberté» et de la «démocratie». La protection du FDGO («ordre constitutionnel libre et démocratique») fut le cri de guerre par lequel la secte a fustigé le reste du monde comme «non-démocratique» - de la Chine jusqu’à différents pays en voie de développement en Afrique et Amérique du Sud, en passant par la Russie (...) L’auteur Ray Bradbury a décrit en 1951 dans son roman d’anticipation «Fahrenheit 451» un monde dans lequel les hommes vivent sous la «bulle des médias». La lecture de livres est interdite par la loi et les pompiers sont là pour mettre le feu aux maisons de ceux qui enfreignent cette loi. Une des personnes concernées demande épouvantée : "Vous souvenez-vous de l’époque à laquelle les pompiers étaient là pour éteindre les feux et non les allumer ?" (...) Si vous entendez encore parler d’attaques terroristes dans les mois qui viennent - toujours suivies d’une intervention télévisée de la secte réclamant encore plus d’état de surveillance, d’espionnage et de réduction des droits des citoyens ... (...) 80% des médicaments actuellement disponibles sur le marché n’ont pas prouvé leur efficacité. Ils traitent simplement les symptômes. Conséquence directe de cette situation : les maladies aujourd’hui les plus répandues, telles que les maladies cardio-vasculaires, le cancer, le SIDA et bien d’autres encore, ne sont pas sous contrôle, mais continuent de se propager malgré le fait que des alternatives efficaces non brevetables existent (...) Ensuite, l’industrie pharmaceutique, dans l’intérêt de ses investissements, a complètement pris le contrôle de l’OMS. Depuis lors, elle est devenue le parfait contraire de ce qu’elle était. En 1963, 15 ans seulement après sa création dans le but d’aider l’humanité, l’OMS est devenue l’instrument de l’ensemble du cartel pharmaceutique. En 1963, une nouvelle commission a été spécialement créée pour empêcher que les micronutriments (vitamines, minéraux et acides aminés) soient utilisés en prévention, traitement et éradication des maladies. L’objectif de ce que l’on appelle la commission "Codex Alimentarius" de l’OMS/FAO (normes dans le domaine de l’alimentation) était d’imposer des "limites supérieures" artificielles pour empêcher les gens dans le monde d’utiliser ces composants de santé naturelle à des fins thérapeutiques. Cette commission s’est également engagée dans une "guerre sainte" contre la diffusion des informations de santé naturelle concernant les avantages scientifiquement prouvés de ces micronutriments. Ainsi le cartel pharmaceutique a manipulé l’OMS et en a fait son instrument global pour instaurer les premières lois sur la mondialisation - des lois protectionnistes pour garantir de manière artificielle le monopole mondial des médicaments brevetés en matière de santé".  Wikipédia : "En 1987, le Dr Rath a découvert la relation entre la carence en vitamine C et un nouveau facteur de risque de maladie cardiaque - la lipoprotéine. Après la publication de ces découvertes dans le journal de l'association cardiaque américaine “Arteriosclerosis” le Dr Rath a accepté l'invitation du double prix Nobel Linus Pauling de le rejoindre. En 1990 il partit aux Etats-Unis pour devenir le premier Directeur de la Recherche Cardiovasculaire à l'institut Linus Pauling à Palo Alto, en Californie. Le Dr. Rath travailla avec le Lauréat du Prix Nobel dans divers domaines de la recherche nutritionnelle. En 1994, peu avant sa mort, Linus Pauling déclarait: “Il n'y a aucun doute dans mon esprit pour dire que je pense au Dr Rath pour me succéder.

Les effets étaient ainsi prévisibles : gaspillage des ressources et pollution tout azimut pour la planète, mais tout autant pour l'homme : stress, augmentation phénoménale de la consommation des calmants, des somnifères et des anti-dépresseurs, triplement des cancers, maladies dégénératives, usage de drogues toujours plus dures afin de se créer des paradis artificiels, délinquance de ceux qui, tentés par le système, n'ont pas le pouvoir d'achat correspondant à leurs rêves. Bref, ce n'est pas en "travaillant plus" et avec "plus de police" que la société va s'équilibrer, bien au contraire : ceci ne peut amener qu'une dictature (il y a différentes formes de dictature) ou une guerre civile. Un seul remède possible serait le retour à la Culture, notamment classique (le grec à l'école, que j'ignore) ouvrant la porte à la lecture et au 
monde intérieur. Il est malheureusement dit que les élus détestent la Culture (les citoyens trop cultivés réfléchissent par eux-mêm
es), je crois surtout qu'ils ne pensent qu'à leurs carrières et se moquent de la misère ... tant qu'elle ne les menace pas directement. A ce propos, il est édifiant de constater que seuls les partis extrêmes (Front National et ultra gauche) paraissent encore livrer le fond de leurs pensées. Les partis majoritaires peuvent s'en absoudre avec facilité, la majorité de leurs membres leur étant déjà acquis.

A la fin de son livre, "Drogues et plantes magiques" (une publication datant de 1971et qui serait impensable aujourd'hui, du fait de la pression de la pensée unique), Jean-Marie Pelt (professeur de biologie végétale et de pharma-cognosie à l'université de Metz), traite du pouvoir des herbes et des drogues magiques (exemple : les chamans et l'amanite tue-mouche en Sibérie) sur notamment l'annihilation induite du surmoi propre aux sociétés archaïques et magiques. L'auteur part de la définition des drogues :  : "Une définition aussi stricte (critères définis en 1957 pour l'ONU) ne s'applique en fait qu'à l'opium et à ses dérivés ; la dépendance physique se manifeste par la terrible crise d'abstinence que déclenche un brusque sevrage : privé de sa drogue, le patient entre dans un état morbide dangereux et parfois spectaculaire qui peut aboutir à la mort. Aucune des autres drogues ne produit de tels effets ; c'est pourquoi on parle à leur sujet d'accoutumance et non de toxicomanie (...) l'héroïne et la cocaïne sont confondus sous le même terme de stupéfiant : or la première est dépressive, la seconde excitante. Quant au chanvre indien longtemps considéré comme stupéfiant, il n'a que peu de propriétés communes avec ces deux substances ; on préfère aujourd'hui le rapprocher des hallucinogènes (LSD)". S'ensuit l'analyse détaillée de toutes les drogues (barbituriques, amphétamines, coca, nicotine, caféine, alcool), pour aboutir sans la postface à cette analyse sociétale : "C'est  à ses origines qu'est saisi le problème de la drogue, cette drogue qui "colle à l'homme comme la peau à sa chair" et dont le retour en force dans le monde contemporain pourrait bien signifier un impérieux désir de fuite, une régression aux plus primitifs et aux plus constants des instincts". A la fin de son livre, l'auteur conclut avec une très grande sensibilité : "Oui, décidément, l'homme d'aujourd'hui est enchaîné ; solitaire, il s'étiole et se dégrade dans un univers dénué de sens. Et pourtant, comme nous le rappelle encore Graf Durkheim, "l'au-delà est au-dedans de nous, au fond de nous-même" : "L'homme vit dans une triple détresse : coupé de sa profondeur et sans racines, il est sans cesse affronté à la peur de la destruction ou de la mort ; projeté à la surface agitée de lui-même et dans le mensonge du multiple, sa vie n'a plus de sens et il tombe dans l'absurde. Enfin, la prison du mental l'isole de plus en plus et rompt ses liens profonds avec le restant de la création et de la source de toute vie. D'où la perpétuelle nostalgie d'une vie au-delà de la mort, d'un sens au-delà du non-sens et de l'absurde, et d'un amour au-delà de la tristesse, de l'isolement. Mais que, par la séduction d'une longue discipline ou le don d'une grâce subite, la mort du "petit moi" dominateur survienne, alors les chaînes se brisent et l'expérience de l'Etre saisit tout l'homme. Les murs de sécurité qu'il c'était construits face à la peur s'effondrent, sa quête artificielle du sens face à l'absurde échoue sur le sable et ses affections vides se transforment. Soudain, l'Etre lui révèle au cœur même de sa faiblesse une plénitude insoupçonnée, au cœur même de l'absurdité, un sens au-delà du sens et du non-sens, et au cœur même de la solitude, un amour surnaturel qui l'entoure, le vivifie et lui redonne l'unité...". Tel est l'unique et ultime remède à la drogue". Il est à craindre que le monde se précipite vite dans le gouffre de l'anéantissement total, avant que les hommes politiques de la société marchande du commerce ne comprennent quelques brides de l'origine profonde du mal-être. Leurs incompréhension des causes ne fera que les augmenter ... avec des remèdes toujours pires.
C'est la mort de notre civilisation composées d'individus
déjà morts...

Déjà morts ? C'est à craindre. Cette mort là est une dissolution de l'être, celui assimilé par l'étant heideggérien, la qualité disparaissant au profit de la quantité guénonienne, les "machines désirantes" toujours davantage en rupture avec le "corps - sans - organes" deleuzien  («L'homme et la nature produisent l'un dans l'autre» dit deleuze, et c'est le paradigme de la coextensivité du corps ; mais comme Le CsO est une "production du désir", il s'oppose à l'organisme que nous font les machines désirantes, car c'est par le corps (et les organes), que le désir passe, et non par l'organisme), pour aussi une pensée de groupe et une uniformisation devenues la vision du monde, les goûts, faisant des personnes les rouages d'une machine unique - qui n'est plus "de la Nature" : le citoyen. Voilà pourquoi notre mort (intérieure selon Günther Schwab, et schizophrénique selon Deleuze), a pour correspondance celle du Monde qui devient notre coextensivité, un inversement en quelque sorte. La Vie devient la destruction... nous y sommes plongés.
Mais la
mort est entretenue lorsque la Vie veut s'en échapper. Au moment de la farce judiciaire du procès politique d'Yvan Colonna (une intervention radiesthésiste enfantine permet de confirmer sa non responsabilité directe dans le meurtre), quand la France vante les "droits de l'homme" à l'Afrique (mais dont les médias décrivent en même temps la richesse des sols), l'Europe rappelle sans aucun ménagement le sens de la liberté à cette France dont il est évident, surtout depuis quelques temps, que la liberté de penser et de s'informer par soi-même, grâce à Internet, "pose problème". Ainsi le journal La Montagne (mars 2009) : "Les Gouvernements ou sociétés privées qui coupent à titre punitif la connexion à Internet violent le droit d'accès à l'éducation des personnes, a estimé le Parlement européen, hier, s'opposant du même coup à un projet de loi discuté en France. "L'illettrisme informatique sera l'illettrisme du XXIe siècle" selon un rapport européen"". Il faut France Culture (radio d'exception, il faut bien le reconnaître et les en remercier) pour contredire un Ministre sur cette question philosophique : il n'est pas dans la nature de la liberté d'Internet d'être dirigée ou orientée par le Pouvoir, alors que l'application stricte de la loi suffit déjà à en restreindre les abus ou les dérapages... C'est oublier que les dictatures commencent toujours ainsi, contrôle des organes de Presse, donc contrôle des organismes dans le sens du terme donné par Deleuze : des entrées, des sorties, des clapets.

Danger : Combien de temps pourrai-je m'exprimer au pays ... des droits de l'homme ?
Une déclaration de Presse du
Président Sarkozy, le 28 février 2009, dévoile la volonté d'une hégémonie politique européenne sur le reste du Monde, y compris les USA, peut être une des conséquence de l'élection d'Obama. Ainsi : "(...) temps de construire un nouvel ordre mondial politique, économique, social, assis sur de nouveaux principes et de nouvelles règles (...)". Au premier abord nous pensons aux abus bancaires et aux profits colossaux, mais est-ce certain ? Au même moment, les libertés se restreignent, avec notamment une volonté de contrôler Internet ; aussi, les médias ne parlent que des "parachutes dorés" (en compensation des injustices et de la crise), et les politiques lâchent les hommes d'affaire lorsque tout va mal, c'est chacun pour soi. L'argument mis en avant pour contrôler Internet est encore une fois le racisme, le terrorisme, la pédophilie.
Mais comment croire une seconde que la classe politique se soucie de ces crimes là, quand 20% de l'humanité meurt de faim, lorsque des millions de personnes meurent de la pollution, lorsque 90% des sols sont déjà détruits, lorsque rien n'est fait pour la santé, lorsque même l'entretient de la maladie est pourvoyeuse de croissance ? Cela est trop absurde. Il apparaît vite à la conscience que ce sont des prétextes et des préparations psychologiques à fin de faciliter l'implantation de ce "
nouvel ordre mondial" ... sur une autoroute de désinformation devenue collective : c'est la société de spectacle de Guy Debord. Ordre mondial donc.
Sur quoi peut-il se construire aujourd'hui ? Citons alors Henry Kissinger en 1970 : «
Contrôlez le pétrole et vous contrôlerez les nations, contrôlez la nourriture et vous contrôlez la population». Les entreprises de contrôle ne datent pas d'hier : "Thule-Gesellschaft" (ou Société de Thulé fondée le 17 Aout 1918 par Rudolf von Sebottendorff et alliée de Hitler), "Bilderberg Group" (réuni pour la première fois en Mai 1954 à côté de l’hôtel Bilderberg, près de Arnhem en Hollande), le “Christian Jeremiah Project” aux USA (très moralisateur et biblique : """My people have committed two sins: They have forsaken me, the spring of living water, and have dug their own cisterns, broken cisterns that cannot hold water." [Jeremiah 2:9-13] (...) Woe to those who call evil good and good evil, who put darkness for light and light for darkness, who put bitter for sweet and sweet for bitter". [Isaiah 5:20]") ; mais à coté se sont développés des projets encore plus déments : "HAARP" qui est une arme de modification du climat, L’Ordre des Illuminés de Bavière, la Loge Lumineuse ou la Société du Vril (Hitler, Rosenberg, Himmler) fondée par Haushofer disciple de Gurdjieff (source : “The unknown Hitler” de Wulf Schwarzwaller).
Mais le Monde change et la guerre atomique frontale est impensable aujourd'hui, celle-ci (de guerre) passe par le biais d'empoisonnement et de maladies ; Il devient un secret de polichinelle que
la Terre est trop peuplée - la limite est bientôt atteinte malgré la diffusion du Sida. Il apparaît que le consensus sur le réchauffement planétaire, du fait de l'action de l'homme, semble tenir de la manipulation, au delà de la querelle des spécialistes. Mais voici tout de même plusieurs bonnes raisons pour disséminer la peur et l'acceptation du contrôle : Sida, terrorisme et réchauffement climatique, plus celles plus mineures faisant supporter la baisse de la liberté : pédophilie, drogue et racisme.
Nous voici donc au cœur du problème : s'il y a une
arme de destruction massive, il faut la rechercher au sein de notre Occident.
Rima E Laibow (médecin et neurologue) voit dans le Codex Alimentarius un projet de santé publique destiné à assassiner des milliards d'individus par carence alimentaire. L'ionisation obligatoire des aliments, c'est à dire l'exposition aux radiations de déchets nucléaires, ferait augmenter considérablement les maladies, donc à la fois la mortalité (pour les pays pauvres) et les profits du lobby pharmaceutique (pour nos pays riches donc : vendre entre autre des vitamines de synthèse une fois que celles vraies aient été détruites de 40 à 80%), d'une pierre deux coups. Elle parle de 3 milliards de victimes de cette guerre qui serait en préparation au nom de la liberté et de la sécurité sanitaire, bien entendu. Qui s'opposerait aux valeurs démocratiques ? Nous avons le poids de nos arguments : l'arsenal nucléaire. Facile de comprendre pourquoi Internet dérangerait tant ces derniers temps, pourquoi certains sites s'attendent tant à un prochain "e - 11 septembre" .... David Bowie dit que Hitler fut la première Rockstar, il avait raison.
Mais ce n'est pas tout, il appartenait peut-être à la "
révolution verte" de dépeupler les campagnes - afin de créer une main d'oeuvre dirigée vers les villes, de créer des semences hybrides - qui ont la particularité de devoir être rachetées chaque année (baisse de rendement interdisant du coup les intermédiaires, et développement de semenciers géants : Pioneer Hi-Bred de DuPont et Dekalb de Monsanto, source Alter Info), de planifier l'usage des engrais chimiques, des pesticides. Nous connaissons la suite, C. Bourguignon (chercheur démissionnaire de l'INRA) nous l'explique suffisamment bien depuis quelque temps : il s'agit d'une stupéfiante catastrophe écologique et d'un désastre dont ne nous entretiennent jamais les hommes politiques : rajoutons que la monoculture a participé à réduire grandement la fertilité des sols.
Il convient alors de considérer la nature du projet "
arche de Noé végétale" situé sur l’archipel du Svalbard au cœur de l'Arctique à 1000 km du pôle Nord (suffisamment profond pour résister à une guerre nucléaire et suffisamment au dessus du niveau de la mer pour ne pas être inondé) et servant toujours les intérêts de la Fondation Rockfeller, selon Alter Info. Ainsi, le "coffre-fort de l'humanité" fut inauguré le 26 février 2008 par José Manuel Barroso (le président de la Commission européenne), Wangari Maathai (prix Nobel de la paix). Qui est donc à l'origine du projet ? Cary Fowler, directeur du Fond mondial pour la diversité des cultures (GCDT : Global Crop Diversity Trust), la Banque génétique de Norvège. Qui d'autre ? La Fondation Bill & Melinda Gates, DuPont's Pioneer Hi-Bred (brevets d'organismes génétiquement modifiés), Syngenta, la Fondation Rockefeller, et le CGIAR pour promouvoir la pureté génétique (une suite de l'eugénisme ?) à travers la conversion de l'agriculture. Créer à ce prix l'arche de Noé pour les semences ... pour le patrimoine de l'humanité, ou pour en devenir propriétaire ? Qui ne se souvient pas du projet "Terminator" de Monsanto destiné à rendre stérile et donc détruire la biodiversité ?
Alors ? Alors il ne me laisse qu'à espérer que cette conclusion apocalyptique là n'est qu'un délire (au moins un régime communiste m'aurait placé en centre psychiatrique), un abus de lecture (un des effets de l'oisiveté quand l'ANPE eut tout fait pour m'empêcher d'aller photographier la beauté de la Terre), que tout ce fatras de textes compilés provient de déséquilibrés et de chercheurs frustrés ou décidés à se venger du système. Pourtant, à regarder derrière nous, ce ne fut pas si beau et inspiré par les meilleures intentions du monde. La nature cupide humaine aurait-elle changé ? La baisse phénoménale de la Culture, ne serait-ce qu'en 15 ans, m'inciterait à poursuivre ces pérégrinations...
Le passé totalement dément depuis deux siècles (guerres nationalistes, communisme stalinien, nazisme, puis consommérisme à outrance, et enfin destruction acharnée de la Nature) laisse subodorer le pire : la
pulsion de mort de cette humanité lobotomisée ne se semble avoir aucune limite. Un Préfet m'a déjà supprimé le droit de vote (amusant en soi), c'est une bonne chose dès l'instant où ma confiance dans la parole des hommes politique se situe au niveau zéro, encore moins que cela. L'empathie n'existe pas.

Exemples de morts (dans l'âme), au moment même (26/03/2009) où je finalise ce paragraphe :
a) Esprit de dictature, deux exemples pris sur le Net :
1) Roselyne Bachelot intervenant dans cette platitude indigeste des lieux communs de "Plus Belle La Vie" : "
J'ai suggéré de passer des messages de non discrimination liée aux orientations sexuelles, mais on peut leur demander aussi d'autres types de messages comme la lutte contre le cancer". Qu'une personnalité d'un Gouvernement puisse, ne serait-ce que penser avoir un droit d'interférer dans une création, mais c'est le sens même de la dictature de la police de la pensée ... sous les régimes communistes.
J'avais déjà signalé, dans mon site, que ce feuilleton primaire (en réalité débile dans le sens clinique du terme) semblait véhiculer une véritable propagande comportementale, la chose est confirmée. Il nous reste heureusement l'intégrale du "
Prisonnier" afin de ne pas les laisser nous lobotomiser.
Que les politiques s'occupent donc de politique, ce qu'ils font de manière catastrophique, et qu'ils laissent la création aux créateurs et la pensée aux penseurs !
Mieux, Geoffrey La Rocca ajoute : "
Bonne initiative en tout cas de la ministre. Pour une fois, on ne va pas se plaindre que l'exécutif se mêle du service public de l'audiovisuel...".
A quand donc une machine à penser à notre place, les puces implantées dans les cerveaux, et le bureau de la création des scénarios apposant les dix tampons réglementaires attestant très officiellement  : "Bon pour la propagande d'Etat" ? Je pense que même Gilles Deleuze n'en reviendrait pas, de ce contrôle au sein de la société de contrôle.
2) "Xavier Bertrand a demandé à l'Elysée que le poste de Frédéric Lefebvre soit supprimé". Voilà qui témoigne d'une formidable liberté d'expression...
b) Hypocrisie marchande : The Environmental Magazine : «l'industrie du bétail produit plus de gaz à effet de serre que les transports».
Commentaire : "
L'alerte est arrivée jusqu'au oreilles des dirigeants de McDo, qui ont décidé de se lancer dans la recherche sur l'alimentation animale. Objectif :  réduire les pets et rots de vaches, émetteurs de méthane, un gaz très polluant". A quand des détecteurs chez soi pour savoir comment et combien on pète - et pouvoir instituer une taxe ?
La souffrance animale, la recrudescence des cancers à cause de la consommation de viande rouge, la famine dans le monde à cause de l'importation massive des protéines végétales nourrissant notre bétail, ce n'est pas le fort des vendeurs de la pseudo alimentation digne du film "L'aile ou la cuisse".
Concernant
McDo et leur volonté de créer des vaches qui pètent moins (à défaut de consommateurs qui pensent), voici quelques statistiques :
"
LA STRATÉGIE DE LA FAIM : LE SCANDALE DES PROTÉINES ANIMALES : 38.000 enfants meurent de faim chaque jour dans le monde. Si chacun diminuait sa consommation de viande de 10%, cela supprimerait le problème de la faim dans le monde car il faut 16 kg de céréales ou de soja pour faire 1 kg de viande. Lors de la transformation des plantes en viande, il y a une perte de 90 % des protéines végétales, de 95 % des sucres végétaux et de 100 % des fibres. 90 % du soja cultivé dans le monde ne sert qu'à nourrir du bétail à viande. 49 % de toutes les récoltes alimentaires dans le monde sont mangées par du bétail. 64 % des terres cultivables du monde servent à la viande (pâturage et fourrage). Le bétail des pays riches mange autant de céréales que les habitants de la Chine et de l'Inde. (Kousmine, p. 215). Pour faire 1 hamburger, il faut 6 m2 soit 1/2 tonne de forêt humide non remplaçable (Bulletin WFA 3/4, 1988). Pour exporter 1 kg de viande de boeuf, il faut perdre 2,5 tonnes d'humus (Bonilla Duran). En 1950, la couverture forestière du Costa-Rica était de 72 %. Actuellement, elle est inférieure à 25 % à cause de la viande d'exportation. 1 MacDonald s'ouvre toutes les 17 heures dans le monde. Ces usines à bouffe produisent 25 millions de hamburgers par jour, ce qui entraîne la désertification de 125 km2 par JOUR de forêt humide". (Source : émission de la Télévision Suisse Romande sur le syndrome de la "vache folle" (ESB), 18/4/96).
Ensuite,
Pierre Rabhi sur le mode de production productiviste : "(...) ce mode de production agricole se révèle être le plus onéreux, vulnérable, dépendant et le moins rentable de toute l’histoire de l’humanité : 4000 litres d’eau sont nécessaires pour produire un kilo de viande, il faut à peu près 2 à 3 tonnes de pétrole pour fabriquer une tonne d’engrais et 12 calories d’énergie pour obtenir 1calorie alimentaire…".
Ensuite : "
Interview de Claude Bourguignon, microbiologiste des sols, pour le mensuel CQFD, 15 février 2006 : Alors que le gouvernement annonce un projet de loi qui arrange le coup aux producteurs d’OGM, les apprentis-sorciers de l’agriculture intensive ont la vie belle. Sur l’ensemble de l’Europe, ils ont déjà réussi à détruire toute vie organique dans 90 % des sols cultivés. Pour CQFD, l’ingénieur agronome dissident Claude Bourguignon dresse l’état des lieux de ce massacre".
Dans quel état sont les sols agricoles après cinquante ans d’agriculture intensives ? Claude Bourguignon : "Sur l’ensemble de l’Europe, environ 90% de l’activité biologique des sols cultivés a été détruite par l’agriculture intensive. Je dis bien : détruites. Les zones les plus ravagées sont l’arboriculture et la vigne. Or l’activité biologique des sols est indispensable pour l’écosystème. Le sol est une matière vivante : sur trente centimètres d’épaisseur, il concentre 80 % des êtres vivants de la planète. Les vers de terre, à eux seuls, pèsent plus lourd que tous les autres animaux du monde réunis. Mais les sols abritent aussi des bactéries, des champignons et une myriade d’organismes qui se nourrissent de la matière organique. Or en Europe, le taux de matière organique du sol est passé de 4 % à 1,4 % en cinquante ans. Comme toute la vie du sol en dépend, l’écosystème s’écroule : la flore et la faune. En Europe, les populations d’oiseaux, de reptiles et de batraciens ont chuté de 90 % en un demi-siècle".
Comment l’agriculture s’y prend-elle pour tout bousiller ? "Les sols meurent selon un schéma immuable, quel que soit le climat. Sur le plan biologique tout d’abord : en labourant trop profondément, en déversant des engrais chimiques et en abusant du désherbage, l’agriculture fait disparaître la matière organique des sols qui sert d’alimentation à la faune et aux microbes du sol. Ensuite, il y a la mort chimique : le lessivage des éléments entraîne une acidification des sols par perte du calcium, lequel sert de pont d’attache entre les argiles et les humus. Sans calcium, le mélange argilo-humique se détruit et les argiles partent en suspension dans l’eau. Enfin, il y a l’érosion. Lorsque le sol meurt, les argiles se mettent en suspension dans l’eau de pluie. L’eau boueuse emporte les limons, les sables et même les cailloux, ce qui aboutit aux inondations qui ravagent les tropiques. Les vingt dernières années ont été les plus sèches depuis trois mille ans, et pourtant, jamais il n’y a eu autant d’inondations du fait de la mort de nos sols. En France, 60 % des sols sont frappés d’érosion. Actuellement, nous perdons en moyenne quarante tonnes de sol par hectare et par an. À ce rythme, dans trois siècles, la France ce sera le Sahara ! Et puis, bien sûr, il y a les pesticides qui détruisent la vie organique".
Malgré ces sols dégradés, comment expliquer des rendements aussi prodigieux en agriculture intensive ? "Comme les sols sont biologiquement morts, on leur ajoute de plus en plus d’engrais chimiques ou organiques. Malgré ça, les rendements sont en train de stagner en Europe et baissent en Afrique. On parle de « fatigue des sols ». L’autre conséquence de cette course au rendement, c’est la dégradation des produits. Un exemple : 40 % des blés produits en Europe sont de si mauvaise qualité qu’on ne peut en faire du pain, ils sont donnés directement aux cochons. Nous sommes la première civilisation dans le monde à donner du blé aux cochons pendant que des gosses crèvent de faim ! Il faut comprendre que les gros rendements produisent des cultures de qualité lamentable. Regardez le pain français : il est de si mauvaise qualité qu’il se dessèche à toute allure. Les Français jettent environ 400.000 tonnes de pain chaque année, l’équivalent de la consommation du Portugal. Quel est l’intérêt de polluer l’environnement pour faire du pain qu’on jette à la poubelle ? Et qui, au final, coûte cher au kilo... (...) Avec ma femme, également chercheuse à l’INRA, nous avions mis au point une méthode de mesure de l’activité biologique des sols. Elle nous a permis d’établir que les sols étaient en train de mourir à cause de l’agriculture intensive. La réaction de l’INRA a été très violente. Ils ont refusé de publier les résultats de nos recherches. Étant financée par les marchands d’engrais et de pesticides, l’INRA n’avait pas envie que l’on mette en évidence les dégâts causés par ces produits...". Je prie de bien vouloir m'excuser d'avoir copier une partie aussi importante du texte de CQFD, mais il me semble être de mon devoir de participer à la résistance des crimes d'Etat.

Mais il n'y a aucune surprise à avoir. Les esclaves revendiquent leur condition d'esclave, dans un rapport de chien à maître. Comme je suis photographe, quoique l'ANPE ait tout fait pour m'en dissuader, et bien que ne me sentant aucune affinité avec ce milieu photographique, je suis allé exercer à dessein la réflexion sur le forum généraliste (le "blabla" soit tout sujet) de  BOOKFOTO  afin de mesurer l'ouverture d'esprit et la sensibilité aux problèmes du monde, tout en abordant de manière simple le symbolisme photographique et pictural. Le constat est sans appel : hormis deux ou trois personnes devenues depuis  persona non grata, la pensée de groupe se situe au niveau ZERO absolu, la référence culturelle se situe au degré du "vu à la télé", l'orthographe, pire la syntaxe, ne représentent plus aucune valeur de respect, la pensée unique triomphe alors que les modérateurs veillent à ce qu'aucune pensée n'élève le débat. Cette micro société est de manière caricaturale un clone de celle citoyenne qui sévit dans "Plus Belle La Vie".
Effroyable et grotesque à la fois.


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La recherche du sens… origine sérieuse de la crise de 2009 :

Je pense que le concept d'immanence ne s’oppose nullement à celui de transcendance, et pas davantage Platon à Aristote...
Il ne s’agit pas de qualités différentes s’excluant intrinsèquement. Concernant l’immanence de Deleuze, inspirée de Spinoza, celle-ci procède des événements eux-mêmes et non des choses qui les composent, rappelant ce concept plus ancien de l’existence comme « accident de l’essence » (chez Avicenne), contrairement au chemin analytique pris par Sartre ou Husserl. C’est ainsi que l’essence correspondrait à l’événement lui-même, quand l’existence ("être en dehors de soi") le ferait des choses. Mais c’est aussi que l’homme est toujours en manque, car c’est sa nature d’être (en opposition à l‘étant) qui génère les désirs. Avec la modernité, ces manques induisent des "machines désirantes" (automatismes) et vite des délires identitaires, car la société devient décodée (perte des codes) du sens ontologique de la vie : toute notre civilisation repose sur la matérialité, c’est-à-dire les choses saisies et vues en elles-mêmes, et non plus en leur événement. C’est ensuite le produire de ces choses qui importe désormais, puisque celles-ci ne sont plus perçues comme émanation ontologique, dans leur essence donc, mais par leur aspect concret et définitif. C’est l’origine même du matérialisme et du refus politique de toute transcendance, et, dans une moindre mesure pour de rares philosophes, tout autant que d’une immanence qui accorde toujours sa part de dimension divine au Monde (la nécessité ontologique). Comme il faut simplement produire ces choses, elles procèdent désormais d’une production qui ne doit plus rien à une cause profonde (essence de l’existence), mais uniquement au jeu collectif des désirs. La valeur en est retournée : ce n’est plus l’ontologique qui devient le moteur, mais les désirs eux-mêmes détachés de l’être, donnant à la production un caractère d’absolu, mais alors les désirs deviennent aliénés. Il me semble que la pensée vitaliste de Deleuze (immanence spinozienne) ne fait que considérer l’étant heideggérien ayant fini par soumettre l’être, du fait d’une pulsion de mort, d’un instinct de mort qui nous empêche ainsi d’être, d’être nous même selon nos propres désirs, d’autant que la modernité des flux décodés (exemple : le capitalisme déterritorialisé) nous éloigne toujours davantage des anciens codes despotiques des sociétés archaïques, des constructions toujours tripartites dans le sens dumézilien. Par une influence de la manifestation effuse de la modernité, privé de code donc, le désir ne devient que davantage attiré et soumis par cette multitude, ce qui signifie que plus nous sommes dans l’étant - et soumis par lui - plus nous nous éloignons de notre nature ontologique d’être, une fuite manifestée par une pulsion de mort.
Mais lorsque René Guénon nous entretient de quantité pure s’opposant à la qualité, n’est-ce pas foncièrement de la même chose dont il s’agit ? Lorsqu’il parle d’éloignement du Principe, n’est-ce pas cette dissolution dans la matérialité qui fait que la transcendance se résorbe intellectuellement dans une immanence, la perte du Centre (spirituel ou géographique) rendant égal l’espace ? L’immanence, n’est-ce pas ce qui reste de l’être quand le Principe s’en est éloigné ? La pulsion de mort n’est-elle pas un effet de la mort de l’âme, voulant dire par là la perte (l'oubli) de notre origine ? Les sociétés anciennes gardaient ce sens de l’Éternel Retour (sens cyclique des manifestations cosmiques), qui devint, par le biais d’un vitalisme, dionysiaque chez Nietzsche ; notre modernité fuit en avant jusqu’à sa dissolution. Un autisme spirituel, et le manque de réflexion intellectuel (absence de toute élite), font que les politiques sont par nature incapables de comprendre la cause réelle de la crise. Leurs solutions ne feront qu’augmenter les causes ; ils sont comme un spectateur qui regarderait un film en ayant oublié qu’il est au cinéma, selon l’image du spectacle comme le non-vivant de Guy Debord.
Les hommes politiques...
Ils confondent essence et substance, cause ontologique et existence, ils mettent en avant le désir et la tentation (c'est la publicité) et donc la réalisation du désir détachée de l’être. Ils culpabilisent les individus selon l’aliénation « travail-désir » de Deleuze, font du chômeur à la fois un outil de peur et le bouc émissaire sociétal, alors que le chômage est un signe de notre réussite économique (automatisation et délocalisation qui profitent au pouvoir d’achat du plus grand nombre), bouc émissaire qui rejoint dans l’esprit la chasse aux chrétiens de la Rome antique et celle aux juifs pendant le nazisme, une même démarche mais autre procédé. D’ailleurs, les impérialismes (USA) créent leur union schizophrénique grâce à un ennemi extérieur (armes de destructions massives imaginaires) quand nos démocraties doivent le trouver (de l’ordre des délires de Deleuze) dans le territoire même (un ennemi bien plus réaliste, question chiffres officiels, serait plutôt l’alcoolisme, le tabagisme, les cancers du fait des produits chimiques, et surtout l’ISF qui coûte à lui seul au pays presque le tiers du chômage : mais voilà, l‘information ne le véhicule pas ainsi). L’ANPE fut donc, grâce à son inefficacité redoutable (moins de 10% de vrai retour à l’emploi d’après l’IFRAP et l’INSEE) et son monopole absolu, l’outil privilégié d'une propagande d’état, pour sa création des psychoses et des délires. On montre les chômeurs comme on désignait la peste. Ils ont leur utilité de gouvernance, car, sans chômage assez fort, il faudrait imaginer une autre manière subtile de canaliser la peur qui a la vertu cachée de ramener, à peu de frais, le peuple dans le droit chemin.
Mais avant ?
La magie, comme les rituels, codes despotiques selon Deleuze, mais Tradition selon Guénon, ne servait pas à forcer les événements, mais à les générer. Un symbole fort de la pensée moderne, qui ne revient alors à n’être qu’un processus à rebours, mais aussi le sens existentiel de la pulsion de mort, furent les très fameuses colonnes de Buren : car elles portent du vide. Le vide… mais non le vide plein de la vacuité bouddhique, différence fondamentale entre le monde moderne et la Tradition...
Ainsi, l’axiome de croissance devient « produire pour produire », nous « produisons de la production », selon Deleuze, selon aussi un effacement des vrais désirs personnels émanant de la personne (le sens ésotérique du masque du théâtre grec) pour une Majorité qui n’est, pour le philosophe, intrinsèquement et strictement personne, si ce n‘est une projection dans un délire collectif, le champ social.
La vraie vie résidait dans la personne, dans les communautarismes, avec l’échange direct qu’est le troc - selon Bernard Maris.
En cela, la modernité n’est qu’un golem, une masse artificielle de glaise en passe de s’écrouler quand la vie le quitte, et elle l’a quitté, un cadavre qui avance sans tête. En quoi la crise de 2009 est-elle une surprise ? Le système démocratique est sans doute la plus radicale forme de dictature qui soit (elle animalise l'homme comme un troupeau), car elle agit comme une drogue qui pénètre lentement la conscience, pense à notre place et nous fait esclave de nous-mêmes, c'est alors le Village du Prisonnier.
En tant que photographe neutralisé toute ma vie dans sa créativité, j’ai pu réaliser à quel point la liberté n’est qu’un dogme créé à seule fin d’entretenir l'illusion (selon René Guénon), à quel point la revendiquer ne fait que s’opposer à un mur administratif délirant une paperasse digne des labyrinthes antiques.
La carotte et le bâton sont encore les outils modernes de la société de contrôle en rupture avec celle disciplinaire de la Nation, et de l’honneur. Le comportement citoyen vient en substitution de celui du patriote qui se battait contre l’ennemi d’hier, l'ami d'aujourd'hui. Le contrôle effuse donc, il pénètre, alors que la discipline diffusait à partir d’une autorité extérieure. Pourtant, le système utilise toujours la bonne vieille méthode de l’opposition entre récompense (la bonne image, la Légion d’honneur) et punition (le chômeur qui est par nature fainéant, la génétique qui explique le crime). Ceci est extrêmement primaire, mais fonctionne avec efficacité, tellement peu réfléchissent par eux-mêmes ; le peuple en oublie même que 300 millions de déchets nucléaires furent déposés un peu partout, sans que l’on daigne jamais l’en informer… Personnellement, j’ai renoncé à aller vivre en haute montagne pour la photographier - j’ai tenté d’y accéder pendant 30 années, mais la précarité, et le rôle de l’ANPE interdisant radicalement une activité photographique de base (simplement bouger mon corps dans l’espace, la libre circulation des mes yeux et de mes jambes), m’en ont toujours empêché. Il ne faut pas parler de liberté et d’égalité, car ce qui compte est de générer les taxes, quitte à ne faire que de la pornographie. Désormais, je ne réalise que des photographies de littoral (bien que coincé dans ce lieu vulgaire et trop pingre qu’est l’Auvergne), car la plage et le ciel représentent le seul espace encore libre et non soumis à des intérêts privés, ou à une réglementation par les fonctionnaires de l‘État. Le bord de mer est la bordure de la civilisation, le ressac est le flux de la vie et sa fin, le lieu de passage vers la mort, l’océan primordial infini qui est notre seule et véritable demeure. Plus que jamais d’actualité, cités ailleurs dans mon site :

Gilles Deleuze : « Les déclarations de police sont dites, à juste titre, des communiqués ; on nous communique de l’information, c’est à dire, on nous dit ce que nous sommes censés être en état ou devoir croire, ce que nous sommes tenus de croire. Ou même pas de croire, mais de faire comme si l’on croyait, on ne nous demande pas de croire, on nous demande de nous comporter comme si nous le croyons. C’est ça l’information, la communication, et, indépendamment de ces mots d’ordre, et de la transmission de ces mots d’ordre, il n’y a pas de communication, il n’y a pas d’information. Ce qui revient à dire : que l’information, c’est exactement le système du contrôle »
Guy Debord : « Le monde moderne a rattrapé l’avance formelle que le surréalisme avait sur lui. Les manifestations de la nouveauté dans les disciplines qui progressent effectivement (toutes les techniques scientifiques) prennent une apparence surréaliste : on a fait écrire, en 1955, par un robot de l’Université de Manchester, une lettre d’amour qui pouvait passer pour un essai d’écriture automatique d’un surréaliste peu doué. Mais la réalité qui commande cette évolution est que, la révolution n’étant pas faite, tout ce qui a constitué pour le surréalisme une marge de liberté s’est trouvé recouvert et utilisé par le monde répressif que les surréalistes avaient combattu »
Bernard Maris : « L’argent est l’outil qui introduit le temps dans l’échange, alors que le troc est simultané et se réalise en face à face. L’argent retarde le moment d’acheter et produit ainsi un effet fondamentalement déséquilibrant : toute la production ne sera pas vendue, alors que le troc permet l’équilibre. Inversement, la société ancienne était fondée sur des liens personnels, de force ou d’amitié, qui impliquent de se regarder dans les yeux au moment de passer un contrat. À titre d’exemple, l’usure n’était pas condamnée par les théologiens lorsqu’elle était pratiquée entre nobles, car le lien d’amitié ou de vassalité était considéré comme suffisamment fort pour qu’un taux usuraire soit permis. De même, la dépense somptuaire est destinée à impressionner à obliger son bénéficiaire, qui doit à son tour donner. Des liens forts, à la fois de rivalité et affectifs, se créent ainsi. En revanche, l’argent permet aux individus de se replier sur des rapports purement monétaires. Les rapports affectifs existent encore, surtout dans une institution comme l’armée, mais le capitalisme permet aux hommes de plus rien se devoir, une fois l’échange payé »

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Ensuite, comme il n'est pas dans mes habitudes d'avancer des informations sans communiquer mes sources, voici :
Ancienne ANPE : IFRAP* :
Comment l’ANPE truque les chiffres - La vérité sur la rapport Charpy : "Ce sont donc seulement 300.000 personnes, au maximum, et non 3 millions qui retrouvent un emploi grâce à l’ANPE chaque année, et ce sans compter la part des agences d’intérim. Les services de l’ANPE permettent donc un taux d’embauche en CDI de 6,4%. L’Unedic annonce, elle, un taux de retour à l’emploi de 53,7%, dont 41% en CDI grâce à l’action des opérateurs privés. L’ANPE permet donc à 6,4% des chômeurs accompagnés de retrouver un CDI au bout de 6 mois, contre 22,1% pour les opérateurs privés". Puis : Fabienne Brutus - Jean-Claude Gawsewitch  : « La vérité sur l’ANPE - Chômage, des secrets bien gardés » : "La première partie du livre est une exploration en profondeur d’un des plus grands monuments à la gloire de la bureaucratie qui ait été élevé en France. On y voit page après page les mouches que sont non seulement les chômeurs mais aussi les conseillers dont l’auteur fait partie, tenter de se désengluer d’une mélasse concoctée par les plus brillants esprits de la République. L’auteur ne le rappelle pas mais peut-être ne le sait-elle pas, que l’ANPE est, en 1967, une invention du jeune Jacques Chirac qui fait ses premières armes comme ministre ; comme l’a très bien exprimé Denis Jeambar, le jeune ministre a très bien compris que sa réussite ne passe pas par la solution des problèmes qui lui sont confiés mais par l’apparence qu’il donne de s’occuper du problème en créant un organisme dédié à sa solution. L’interventionnisme tous azimuts et totalement inefficace de l’Etat français depuis 30 ans est la formule qui a fait la carrière de Jacques Chirac et de la plupart des politiciens sortis comme lui de l’ENA où ils ont appris la recette. Nous avons montré à plusieurs reprises que derrière le million et demi de placements revendiqués par l’ANPE, la réalité était inférieure à 200 000 et de l’ordre de 70.000 si l’on enlève les emplois aidés dont l’agence tient les cordons. C’est à l’examen de cette énorme arnaque que se livre Fabienne Brutus avec un détail qui entraîne l’écœurement : description des petites magouilles journalières, des lâchetés commises par les directeurs pour leur avancement, des combines pour obtenir sur le papier les objectifs demandés par l’administration centrale, qui ne sont pas sans rappeler toutes les horreurs que l’on rencontre à la DGI pour faire croire que cette administration est rentable et convaincre le Parlement d’accroître ses moyens et ses effectifs. Que le Parlement soit à ce degré aveugle à ce qu’il finance et cautionne, qu’il ait été incapable de voir depuis 30 ans la machine à détruire les chômeurs qu’est l’ANPE, sans compter les coûts exorbitants de cet organisme fortement aux mains des syndicats (et comme le note l’auteur, avec des avantages qui hurlent à côté de ceux dont bénéficient leurs "clients"), en dit long sur le fonctionnement de notre démocratie. Mais le plus poignant et le plus tragique est de voir cette femme jeune, totalement déboussolée, ne pas comprendre que le salut n’est pas dans un traitement de tous les chômeurs par un organisme centralisé et forcément bureaucratique, nivelant et uniformisant donc déshumanisant chaque dossier, le rêve du parti communiste et de la CGT", Nicolas Lecaussin (l'auteur de "Cet Etat qui tue la France", juste "viré pour sarkozysme trop tiède" selon Marianne, éjecté donc de l'IFRAP par Bernard Zimmern, à cause probablement de son dernier ouvrage intitulé "L'absolutisme efficace", très critique vis à vis de Monsieur Sarkozy, même si l'IFRAP est, de notoriété publique, engagé en faveur des mesures libérales (pro-américaines), faisant que son directeur est peut-être plus conservateur que libéral, selon "Gauche libérale").
* (IFRAP : un "think thank" libéral : "Institut français de recherche sur l'administration publique")
ISF : Institut Montaigne : "La portée symbolique de l’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) va évidemment bien au-delà de son maigre poids dans les prélèvements obligatoires en France (0,5 %). Cependant, comme tous les autres impôts, l’ISF doit être jugé à son efficacité économique et sociale. A cette aune, il est assez extraordinaire qu’il existe encore. L’analyse économique montre en effet que l’ISF coûte au moins deux fois plus cher à l’État qu’il ne lui rapporte. Il constitue une source considérable de sorties de capitaux, il pèse significativement sur le potentiel de croissance économique, ne contribue en réalité que très faiblement à la redistribution et à la réduction des inégalités et aboutit même à une véritable délocalisation de la générosité en privant associations et fondations françaises de puissants donateurs potentiels. Il peut être opportun de taxer le capital intelligemment, comme c’est la pratique dans certains grands pays. Mais il est absurde et suicidaire de le taxer stupidement, comme le fait l’ISF". Mais l'IFRAP s'en prend aussi à l'ISF avec véhémence. Cet impôt suicidaire créé sur mesure pour les démagogues (c'est par fourberie : caresser le peuple ignorant dans le sens du poil pour garder sa faveur électorale, quitte à ruiner le paysaura fait perdre à la France plus de 200 milliards d'euros depuis sa création ; il n'y a que Bercy pour se féliciter de ce gâchis stupéfiant et digne de technocrates : faire fuir les familles les plus riches et créatrices d'emploi (surtout en Suisse : 12.000 Français à Genève et 10.000 dans le Valais, pour une perte de patrimoine - ou fuite des capitaux - estimée à 100 milliards d'euros) : "
Selon les banquiers Suisses que nous avons interrogés, 1.200 riches Français s’établiraient dans le canton de Genève chaque année (soit dix fois les chiffres de Bercy) (...) Il est vraisemblable que ces 200 milliards € épargnés par des Français à l’étranger du fait de l’ISF, privent le pays de plusieurs dizaines de milliers d’emplois et expliquent une partie du différentiel entre la croissance française et celle de ses voisins anglais et allemands (...) ce qui accrédite la formule de Raymond Barre selon lequel l’ISF agirait sur l’économie à la manière d’une leucémie".  
Ne serait-il pas temps maintenant, alors que la France bat des records négatifs de don et de création de fondations privées (la richesse fiche le camp grâce au zèle du Fisc - faisant que les artistes croupissent dans la précarité ou dans les geôles virtuelles de l'ANPE), d'exiger des comptes, une Justice digne de ce nom à l'encontre des imposteurs publics qui fondent leurs intérêts de carrière sur la jalousie, la misère et l'ignorance ? J'écris en connaissance de cause : ma mère malade ne va plus finir son existence chez elle où elle garde tous ses repères émotionnels (c'est une maison gagnée par un travail honnête de son mari juste décédé), car le Fisc applique l'ISF ! Quant à moi, l'ANPE m'a suspendu des listes du RMI grâce à un document qui n'existe pas et dont elle convient avec un cynisme qui fait froid dans le dos, devant la Justice, de ce que : "elle n'est, en tout état de cause, pas en mesure d'en rapporter la preuve, si tel était le cas", témoignant que si le chômeur doit impérativement prouver toutes ses affirmations, l'ANPE quant à elle s'octroie un pouvoir régalien et la toute puissance d'un geôlier face à des esclaves... Où se cachent donc la Liberté et la Démocratie ? Il y a plusieurs manières de commettre un crime : le faire soi-même (s'exiler pour payer moins d'impôts), le laisser se produire (en appliquant l'ISF, comme le font les fonctionnaires de l'Etat), ou y pousser autrui (par une action démagogique parallèle et sous-jacente de la politique) ; je ne pense donc pas que les fortunes qui choisissent la Suisse soient les plus à blâmer.  
Ainsi, l'IFRAP et l'Institut Montaigne convient à une incompétence ; et c'est à ce niveau que la simple logique bute. En effet, ne serait-ce pas faire injure à nos dirigeants ou élus, que de les croire incapables ou bornés à cette extrémité, nonobstant R. Guénon écrivant qu'il est dans la nature de la démocratie que d'amener l'incompétence au pouvoir, la majorité représentant un entendement réduit à son degré le plus bas ? Ne serait-ce pas raisonnable, pour la logique, d'y comprendre une fin plus démagogique (ISF) servant le carriérisme politique dans son ensemble, une finalité de déshumanisation (ANPE - chômage) utile à la "société de contrôle" : jeu politique des sondages, peur collective, bouc émissaire, perte de mémoire à seule fin de corvéabilité, uniformisation de la population pour la soumettre, et l'aliéner, au consommérisme de la croissance ? 


Petite introduction, par laquelle sens ontologique et nature intrinsèque se rejoignent :
Un fait curieux : présenter des photographies censées montrer le vivant, mais avec la prétention de témoigner de sa réalité ontologique, alors qu‘il ne s‘agit que d’une perception neuronale, avec des couleurs qui ne sont que des ondes. Le paysage ainsi transcrit relève davantage d'un regard que d'une vérité propre. Il y a ici un paradoxe, qui ne peut être résolu que par la métaphysique moderne de la « deep ecology » (le néologisme d‘Arne Naess). Les influences en furent diverses : Tocqueville, James Lovelock (Gaïa), Claude Lévi-Strauss, Louis Dumont. Une nouvelle éthique de l'immanence a donc vu le jour, bien plus spinozienne que kantienne (le conatus s‘opposant au sens moral kantien), et qui rejette tout anthropocentrisme au profit d’un biocentrisme. La rupture est radicale et nécessite une réflexion plus métaphysique. Au premier abord, Aristote se serait trompé sur l’homme comme finalité de toute chose, et la théorie des systèmes, ici quand le tout est plus important que ses parties, rentre toujours en conflit avec le principe holiste qui restitue une dynamique fondamentale, et par le biais de ses parties (l'effet papillon), au vivant. Mais l’homme n’y a plus sa part centrale dans l'espace : il devient une qualité, une conscience. Ainsi, il est peut être "dans ma nature intrinsèque" que de vouloir montrer le vivant, avec une démarche volontaire et prétentieuse, en ce qu’il est affirmé des valeurs hiérarchisées avec l’homme positionné tout au sommet de la pyramide de la vie, mais sans jamais s'octroyer le droit (ou la vertu) d’aller contre des développements naturels (exemple : les OGM qui violent la vie). Il en ressort alors ceci : les parties sont plus importantes que leur somme sous l’angle de la verticalité, selon l’approche heidegerrienne du Dasein et par le sens grec de la personne qui s’oppose à l’individu, mais nous dirions que le tout importe plus que les parties sous celui de l‘horizontalité, ce qui est le sens donné au biocentrisme. Ce paradoxe engendre une incompréhension. Par exemple, une société très individualiste comme la notre (droits de l’homme) brise à chaque instant les personnalités, en laminant les différences et en tirant l’intellectualité vers le bas. En libérant les individus, nous n’avons créé que des … individus. Big Brother, les objets interconnectés, la vidéo- surveillance et les contrôles inopinés, agissent par anticipation et enferment ainsi encore bien davantage les personnes dans un totalitarisme de chaque instant, que tout risque de terrorisme menaçant le monde libre. Deleuze avait saisi cette transformation amenant à une société de contrôle. C’est que l’approche du vivant, et l’acceptation de notre place, subsidiairement notre rôle à jouer, furent fausses dès le départ, et vite soumises à des intérêts financiers et politiques.
Cette incompréhension se retrouve dans l’acceptation des nouvelles chaînes sécuritaires. Ceci permet alors de dire : Orwell s’était trompé face à Huxley, car il s‘agit là d‘une aliénation... Nous avons appliqué un anthropomorphisme et une utopie sociétale. De la même manière que la crise économique commencée, début 2009, est bien davantage structurelle que conjoncturelle, c'est la pensée dite moderne qui est responsable de l'autisme spirituel et du désastre écologique. Notre civilisation repose sur des principes dogmatiques (Deleuze dirait des délires), les plus vicieux étant ceux du progrès (devenu une religion) et de l'égalité (une morale détournée). Ces principes ont fait de l'économie le cœur battant de la société ; le jeu de la politique et la technique de conditionnement consommériste n'ont fait que renforcer un sens égotique. Pour comprendre ce que je viens d'exprimer, il faut admettre que nous avons appliqué, de par le développement progressif de l'ego, une approche différente de la relation du tout avec ses parties*, selon que nous l'appliquons à nous-même ou à notre environnement (la nature) : la Nation qui fait s'opposer les individus à la personne (pour le contrôle disciplinaire de Foucault) et le matérialisme qui nous positionne comme les maîtres du Monde avec le statut de dominant. Ce schéma de pensée, qui tient tout à la fois d'un total conditionnement collectif et de l'intérêt égoïste, explique encore aujourd'hui le fait que les États revendiquent pour eux-mêmes les exacts attributs qu'ils refusent aux régions : territorialité, langue, monnaie. Le monde est ainsi réduit à un unique rapport de force, et la morale est celle des puissants. En cela, le comportement global, l'intelligence, en sont restés à un degré animal ; le biocentrisme est une forme actualisée des principes de syncrétisme et de "dignité de l'homme" de
Jean Pic de la Mirandole, il prétend redéfinir notre place en ce Monde, et le rapprochement est d'autant plus heureux, que le modernisme de Pic (renoncer au déterminisme astral au profit d'une plus haute magie) n'excluait nullement un rapprochement des oppositions de pure forme (Platon et Aristote), tant ses amis le surnommaient "prince de la concorde". A défaut de pouvoir nous poser aujourd'hui la question métaphysique de l'être, du pourquoi ontologique, peut-être pourrions commencer par nous comporter avec dignité avec le vivant ? il en va de notre survie planétaire avec la nature.
* (Pour l'homme, pour une question de domination étatique, nous avons produit le transfert de la personne (c'est l'être) vers l'individu (multitude informelle), ainsi conceptualisé le "peuple souverain" et le devoir citoyen. Pour la nature, c'est le contraire, elle fut perçue comme une multitude formelle sans unité propre (c'est le biotope dans la biodiversité))
Vous, qui vivez désormais majoritairement dans des villes laides, surpeuplées et polluées, regardez ces quelques paysages, contemplez la.

Il me semble que le paysage ramène davantage à la question de l'être (pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?) que le corps, ou alors le corps perçu par le taoïsme en correspondance énergétique avec l'âme, pour une incarnation immanente et un principe vital accessible par transmutation. Exemple, la diététique : nourriture grossière, maigre, sobre, absorption de l'Essence, de l'ivoire, de la lumière, du souffle, du souffle originel, puis nourriture embryonnaire qui correspond à la plénitude du vide, comme le vide du moyeu par lequel tourne la roue. Chez Guénon, l'approche est métaphysique, elle dénonce la monstruosité de la modernité et de sa multiplicité, c'est à dire prendre la matière extérieure pour sa réalité ontologique, considérer ensuite que chaque chose est égale. Plus contemporain et lu, Deleuze n'est pas moins métaphysicien de l'immanence avec le "On"* qui ramène de manière abstraite à l'ontologique de l'être. Par le biais d'une analyse marxiste, il dénonce également la farce de la multiplicité comme référant dans la société moderne : "Le rôle de l'argent dans le commerce tient moins au commerce lui-même qu'à son contrôle par l'Etat. Le rapport du commerce avec l'argent est synthétique, non pas analytique. Et fondamentalement l'argent est indissociable, non pas du commerce, mais de l'impôt comme entretien de l'appareil d'Etat. Là-même où des classes dominantes se distinguent de cet appareil et s'en servent au profit de la propriété privée, le lien despotique de l'argent avec l'impôt reste visible", là où Guénon place le contrôle dans l'illusion entretenue du droit de vote, Deleuze parle de flux, de distribution d'argent aux pauvres (à partir de l'impôt sur les aristocrates grecs selon Michel Foucault) qui est "un moyen de ramener l'argent aux riches, d'élargir singulièrement le régime des dettes, de le rendre encore plus fort, en prévenant et réprimant toute re-territorialité qui pourrait se faire à travers les données économiques du problème agraire". C'est ainsi que l'usine qu'est devenu l'inconscient incarne des "machines désirantes" qui délirent les races, les continents et les cultures : "La mort imminente, diffuse, absorbée, tel est l'état que prend le signifiant dans le capitalisme, la case vide qu'on déplace partout pour boucher les échappées schizophréniques et faire garrot sur les fuites. Le seul mythe moderne, c'est celui des zombis - schizos mortifiés, bons pour le travail, ramenés à la raison. En ce sens, le sauvage et le barbare, avec leurs manières de coder la mort, sont des enfants par rapport à l'homme moderne et son axiomatique (il faut tant de chômeurs (...) etc.). L'homme moderne "délire bien davantage (...) On le décore à tour de bras (...) Le casino gagne toujours. La mort aussi. La loi des grands nombres travaille pour elle..." (Céline) C'est ainsi que Deleuze parle d'un champ social historique et ses ombres dans lequel se perd la puissance révolutionnaire du désir. Mai 68 en est l'époque, le langage est de gauche, plutôt il est ultra-gauche et même très au delà : "(...) Les codes primitifs et même les surcodages despotiques témoignent d'une polyvocité qui les rapprochent d'une chaîne de décodage du désir : les pièces de machines désirantes fonctionnent dans les rouages mêmes de la machine sociale, les flux de désir entrent et sortent par les codes qui ne cessent du même coup d'informer le modèle et l'expérience de la mort élaborés dans l'unité d'appareil social-désirant. Et il y a d'autant moins instinct de mort que le modèle et l'expérience sont mieux codés dans un circuit qui ne cesse de greffer les machines désirantes sur la machine sociale et d'implanter la machine sociale dans les machines désirantes. La mort vient d'autant plus du dehors qu'elle est codée du dedans. C'est vrai surtout du système de la cruauté, où la mort s'inscrit dans le mécanisme primitif de la plus-value comme dans le mouvement des blocs finis de dette. Mais, même dans le système de la terreur despotique, où la dette devient infinie et où la mort connaît une exhaustion qui tend à en faire un instinct latent, un modèle n'en subsiste pas moins dans la loi surcodante, et une expérience pour les sujets surcodés, en même temps que l'anti-production reste séparée comme la part du seigneur. C'est très différent dans le capitalisme. Précisément parce que les flux du capital sont des flux décodés et déterritorialisés (...) L'identité de nature doit apparaître pour elle-même entre la production sociale et la production désirante. Mais à son tour : loin que cette identité de nature favorise une affinité de régime entre les deux productions, elle accroît la différence de régime d'une manière catastrophique, elle monte un appareil de répression dont ni la sauvagerie ni la barbarie ne pouvaient nous donner l'idée (...) C'est la double aliénation travail-désir qui ne cesse d'accroître et de creuser la différence de régime au sein de l'identité de nature. En même temps que la mort est décodée, elle perd son rapport avec un modèle et une expérience, et devient instinct, c'est-à-dire effuse dans le système immanent où chaque acte de production se trouve inextricablement mêlé à l'instance d'anti-production comme capital. Là où les codes sont défaits, l'instinct de mort s'empare de l'appareil répressif, et se met à diriger la circulation de la libido. Axiomatique mortuaire. On peut croire alors à des désirs libérés, mais qui, comme des cadavres, se nourrissent d'images. On ne désire pas la mort, mais ce qu'on désire est mort, déjà mort : des images. Tout travail dans la mort, tout désire pour la mort", "L'anti-oedipe - capitalisme et schizophrénie", Gilles Deleuze et Félix Guattari. Texte magistral de Deleuze, qui rejoint à sa manière la multiplicité "règne de la quantité" de Guénon, la non-vie ou le "non-vivant" de Guy Debord*, l'hors de l'Être de Heidegger, jusqu'à l'Arborigène qui dénonce en Australie le viol de sa mère (la nature) par l'homme blanc. C'est pourquoi le monde court à sa perte, il est en représentation de lui-même (le spectacle), mais ne vit plus. Ce que produit la modernité n'est qu'un moyen et non un but, la production n'a pas une finalité intrinsèque qui soit autre que les flux et reflux entretenant des désirs des machines humaines, l'économie se dévore elle-même dans une projection constante : la croissance, nous produisons ... de la production, comme en témoignent les inégalités qui ne cessent de croître (car il est plus difficile de rembourser une dette, comme pour l'Afrique, que de prêter de l'argent), et la pollution planétaire. Le travail n'a plus aucune vertu ontologique (mais identitaire : la Nation), car c'est uniquement le moyen de gagner sa vie. L'action politique a perdu tout sens magique ou cyclique, sauf le despotisme particulier de ses acteurs : incompétence chronique car procédant du vote majoritaire selon Guénon, démagogie électoraliste qui fait se coucher devant les manifestations, culpabilisation des chômeurs s'opposant à la croissance infinie - à fin d'endoctrinement moral selon "La potence ou la pitié" de Geremek... Dernier exemple de cette immense aliénation collective, au début 2009 : 1) les sols sont pollués à cause de l'agriculture intensive - 2) l'élevage oblige de déforester les grandes forêts tropicales - 3) l'importation des protéines végétales affame le tiers-monde - 4) le rendement de la transformation en viande est un désastre - 5) celui en énergie tout autant - 6) les animaux sont massacrés par milliards - 7) la consommation régulière de viande est désormais reconnue cancérigène par les scientifiques - 8) près d'un milliard d'êtres humains vont souffrir de la faim en 2009, neuf millions vont en mourir... Connaissant normalement ceci, qu'a donc décidé le Gouvernement français ? Baisser l'aide à l'agriculture ... au profit de l'élevage. Est-ce de la pure incompétence démocratique ou de l'opportunisme ? Depuis les scandales de l'amiante et des essais nucléaires à ciel ouvert, la liste des crimes impunis est longue... Nous nous nourrissons bien de mort. La mort devient le quotidien, mais elle n'est pas subie depuis l'environnement, comme au moyen-Âge, elle est l'augmentation de la dégénérescence et du cancer du fait de l'usage irraisonné (sauf bien entendu pour les industriels) des produits chimiques dans une alimentation devenue totalement dénaturée (les huiles raffinées et hydrogénées), faisant vendre parallèlement des vitamines de synthèse, alors que l'alimentation biologique non aidée, il faut le souligner, ne représente que 2% des habitudes citoyennes ! Dans un même ordre d'idée, les gros producteur sont favorisés, au détriment de ceux qui en auraient besoin. Deleuze écrivait : "elle (l'identité de nature capitaliste) monte un appareil de répression dont ni la sauvagerie ni la barbarie ne pouvaient nous donner l'idée", préférant le système despotique primitif d'avant la déterritorialité propre à la circulation de "flux décodés" (et l'idéologie démocratique que l'on veut imposer partout sur Terre, en fait-elle partie ?), m'amenant à me poser cette question des valeurs hiérarchisées : un Roi de France se serait-il permis de lancer à un de ces sujets "casse-toi, pauvre con", en public ?  L'individu ne compte plus qu'en tant que composante de la quantité, une quantité pure dont l'égalitarisme pervers a dénié toute droit à l'ontologique de l'être, un monde caractérisé par le village mythique de Portmeirion : être social revient désormais à se "nourrir d'images".

* (René Schérer : "Le "on" est l'opérateur événementiel, le révélateur, en même temps que le créateur de son sens, le point où se conjoignent sans se confondre son aspect privé et son aspect collectif, sa face idéelle et sa face incarnée. Ce qui ne signifie pas la fusion de l'individuel dans la généralité vague qui, le faisant passer dans l'ensemble statique l'édulcore. Ce n'est pas que l'événement, en accédant à lui, "comme la mort, double, et impersonnel en son double" que les singularités se libèrent des lisières où la personne individuelle les tenait" (REGARDS SUR DELEUZE). Philippe Mengue : "Cette nouvelle idée de la philosophie qu'invente Nietzche, et avec lui Deleuze, est à la source de la philosophie du multiple et des devenirs, qui est celle de Gilles Deleuze. On y décèle déjà les thèmes majeurs du refus de la transcendance au profit de l'immanence, des normes immanentes de vie, le refus de la dialectique et du privilège du négatif au profit des agencements de désir, du refus des passions tristes, la joie des devenirs, l'intempestif, etc- L'oeuvre de Nietzsche constituera continément, non seulement une batterie de concepts où Deleuze n'aurait cessé de puiser, mais un milieu d'effervescence pour les pensées futures, un plan d'immanence où il pouvait rectifier et limer au plus juste les concepts qu'il créait et dont il avait besoin")
*
(Citons Guy Debord : « Le spectacle en général, comme inversion concrète de la vie, est le mouvement autonome du non-vivant » (Thèse 2). Source d’aliénation, le spectacle est à l’origine de la solitude, de la séparation qui caractérisent la société moderne (Thèses 25 et 29). Il d’interrompt le dialogue en remplaçant la communication entre les individus par le "monologue élogieux qu’il tient sans interruption sur lui-même" (Thèse 24), il s’impose là où il parvient à dissoudre la communauté et le sens critique qui l’accompagne. « La critique qui atteint la vérité du spectacle le découvre comme la négation visible de la vie ; comme une négation de la vie qui est devenue visible (Thèse 10) »)

Instinct de mort et pulsion de mort :
Pas besoin de René Guénon, de Michel Foucault, de Gilles Deleuze ou de Guy Debord, pour comprendre qu'un instinct de mort oppose un barrage constant à toute initiative relevant de l'être ou du simple déconditionnement. La matière, comme l'argent qui se déterritorialise, se répète à l'infini ; alors les âmes se réfugient dans une libido dirigée par un instinct de mort, parce que la "production sociale" et la "production désirante" ne cessent de s'opposer, du fait de la disparition des codes (flux décodés de désir), amenant le contrôle de la population par le gavage d'images (et d'axiomes démocratiques), de nourriture en boite, de séries policières qui ramènent inlassablement dans le bon chemin, toute une suite ininterrompue de délires destinés à faire oublier ... l'être. De la même façon que les personnes âgées restent soumises à des calmants, dans des mourroirs indignes, la mère de famille est sous l'emprise publicitaire, le chômeur sert à entretenir l'aliénation travail-désir (la meilleure preuve en est le truquage des statistiques attestant de l'imposture de l'ANPE), la vie fade de tous les jours (Plus belle la vie) s'oppose au mythe et à l'aventure (Aguirre, la colère de Dieu), la santé est prise en otage (coût du tabac trois fois supérieure au déficit de la sécurité sociale), le culte de la famille ne sert qu'à grossir, et de manière catastrophique, un cheptel humain. Hormis le conditionnement de chaque instant, le produire pour produire (ou produire de la production) absorbe toutes les énergies, selon le dogme de la croissance issu du mythe du progrès. Ainsi, il est facile de comprendre pourquoi le coût social* des drogues illicites est inférieur à 3 milliards d'euros, quand celui du tabac approche les 48 milliards, le soucis politique de la santé des citoyens n'ayant aucune part vraie dans la gestion nationale, comme l'atteste celle de l'amiante depuis 1976 (rapport du Professeur Jean Bignon au premier ministre en 1977) et les 300 millions de tonnes de déchets radioactifs enfouis un peu "au petit bonheur la chance". En 1986, alors que les USA envisageaient d'interdire l'amiante, la France, en la personne du CPA, intervint pour émettre un avis très négatif... Alors les sols sont pollués, la terre est morte, les aliments trafiqués, les maladies augmentent pour ... favoriser la croissance, en demandant de "travailler plus pour gagner plus". Nous vivons dans un monde dément parce que nous sommes nous-mêmes autistes ; ceux qui le sont moins abusent les autres, selon "L'Art de la Guerre" de Sun Tzu : "ne laissez pas vos ennemis s'unir (...) il faut tromper l'adversaire en fuite, toujours lui laisser croire qu'il peut s'enfuir", nous dirions aujourd'hui : pas de loi consumériste, et : utopie de la liberté. Après avoir soumis les hommes, en leur promettant de devenir libres (en s'aliénant au travail et en se gavant d'images), puis détruit notre Terre, nous nous en prenons alors à la Culture, à l'intériorité : une directive européenne stipule l'arrêt de la bande FM en 2012. Ce n'est pas anodin. Le passage au numérique induit un consommérisme (il faut acheter de nouveaux tuners), il permet aussi de mettre en place des monopoles pour des accès payants, subsidiairement censurer les radios "libres" qui dérangent le Pouvoir ou les lobbies, ce qui est sensiblement équivalent. Ainsi, la bande FM sera accordée aux industriels développant de nouveaux gadgets de téléphonie, mais le mal est plus profond que la forte volonté de faire des profits. Il faut considérer la qualité extraordinaire des émissions FM de France Musique, surtout les concerts transmis en direct, utilisant par exemple un tuner Meridian 504. La qualité sonore de la FM équivaut à celle d’un flux numérique de 256 kilobits par seconde en MPEG-2, cela est supérieur au MP3 dont la qualité courante est équivalente à 128 kilobits par seconde - selon la réponse d'Orbus à la consultation publique du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (sur la radio numérique). L'Association Gulliver : "Très à la mode, le MP3 a popularisé la compression avec perte de données. Ici on utilise un modèle psycho-acoustique pour éliminer des sons ou fréquences jugées inaudibles car masqués par des sons plus forts. Les taux de compression sont de l'ordre de 5 a 20. Même si on a pris l'habitude de dire que la qualité est celle du CD audio (non compressé lui), il n'en est rien...". Suivant en cela l'avis de la revue Diapason, j'affirme que le MP3 est un désastre pour l'écoute de la Musique classique, faisant tout perdre des nuances, des timbres, du legato et des harmoniques qui restituent la scène dans l'espace. Il s'agit d'un massacre culturel propre à détourner encore davantage, si c'est possible, les jeunes de la musique savante. L'encodage audio, de la diffusion numérique, est encore pire que celui du MP3 : 64 kilobits ; il correspond à un usage adapté à la vidéo (T-DMB). Alors, qui a choisi cette norme qui va générer un saccage culturel sans précédent ? Le Ministère de la Culture, avec de surcroît un système non compatible avec celui des autres pays européens (le DAB+) ! Il semblerait que le Gouvernement ait renoncé au fichage ADN des émigrants (ce dont je parlais en dessous), ceci rappelant par trop l'étoile de David portée sur les poitrines pendant le nazisme, mais peut-on espérer un sursaut inespéré de sagesse pour la Culture, surseoir à la croissance pour une bonne cause ?
* (Coût social : la peur du chômage, galvanisée par les politiques, se substitue aux gibets du Moyen-Âge, mais sa réalité est différente de sa psychose. Ainsi, la richesse qui quitte le territoire, à cause de l'ISF (les fuites induites seraient 5 fois supérieures aux recettes du Fisc), correspondrait presque à la moitié chiffrée du chômage qui avoisinerait 75 milliards d'euros (2004), alors que le coût social combiné du tabac et de l'alcool (37 milliards d'euros en 2000, pour l'alcool) dépasserait allègrement cette somme...)

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Apocalypse now ?

La crise devrait encore perdurer, du fait de tous les facteurs cumulées : baisse des ressources (ou augmentations des cours), déforestations pour l’élevage et les carburants, pollution et accroissement des maladies (300 % de cancer en plus ces 50 dernières années), trouble publique du fait de la baisse du pouvoir d’achat quand les riches le sont toujours plus, peut-être des révoltes et des guerres (même atomiques), et toujours plus d’informatique avec ses codes enregistrés, de pensée unique avec l’évidente volonté de contrôler Internet, et d’actions de police, et comme un besoin pressant d’unir les foules face à un terrorisme qui semble bien déstructuré et épars pour être ce que l’on veut que nous ... pensions. Parallèlement, j’ai remarqué, depuis quelques décennies, comme une contraction du temps, comprenant en cela l’augmentation phénoménale du progrès technique et la succession des modes et des cultures ; j’ai pensé pendant un temps qu’il s’agissait peut-être d’un effet de la loi de la relativité quand l’espace est expansif, faisant que les journées paraissent de plus en plus courtes. Peut-être un effet de l’âge, peut-être les doctrines traditionnelles de René Guénon qui explique que la modernité de la multiplicité tombe de plus en plus vite, comme une masse qui devrait bientôt toucher son point ultime d’éloignement du Principe. Le fait donc que tout s’accélère pourrait s'expliquer par un processus de dissolution, faisant que tous les possibles se précipitent avant l’arrivée d’un nouveau cycle - données traditionnelles de l’Inde ou Éternel Retour des stoïciens.
Bref, une nouvelle période se profile ; le tout est de savoir si elle reposera sur des cendres, et si les attentes écologiques et énergétiques actuelles sont inspirées par un New Âge de pacotille destiné à abuser autrui. C’est une période extraordinaire car elle permet le changement de conscience, malgré l’enfermement du jeu politique qui ne fait que nous contenir dans la
société disciplinaire, et de l’économie de croissance qui revient à être la société de contrôle. Le système est en train de montrer des failles terribles dans ses fondations intellectuelles, malgré tout le dirigisme oligarchique en place, c’est à la fois un risque planétaire et une chance potentielle.
Lu au hasard sur un quelconque forum : «
Or le "nombre", c'est-à-dire la masse, est faite d'individus dont 95% sont manipulables à merci... D'ailleurs la démocratie accouche de la dictature du politiquement correct et de la pensée unique, dictature qui n'est pas molle, celle-là. Si je disais ici ce que je pense de certaines choses, on me signalerait immédiatement pour abus. On appelle ça le délit d'opinion dans une dictature qui dit son nom. Or celle-là ne le dit pas !». Celle-ci ne le dit pas effectivement et c’est le propre de la définition de la «société de contrôle» de Gilles Deleuze. Mais, à défaut de véracité scientifique, l’inconscient est marqué par des soubresauts qui ne sont jamais portés par les médias officiels. Nous avons plutôt, avec la télévision, des journaux aux feuilletons débiles mais moralisateurs, une forme consensuelle de propagande d'Etat.
Exemple : concernant ce que certains appellent déjà, par sensationnalisme : «Apocalypse 2012» ; tout commence avec le fameuse «Résonance de Schumann» et Gregg Braden qui aurait apporté la preuve du ralentissement progressif des rotations de la Terre, puis établit un «Point Zéro» prochain du champ magnétique et l’arrêt des rotations lorsque la fréquence atteindra 13 cycles (13Hz), la planète reprenant alors des rotations - mais dans l’autre sens... Certaines études en paléomagnétisme témoigneraient que l’inversion a déjà eu lieu 170 fois en 80 millions d’années (selon la revue Nature - n°234, la dernière inversion daterait de 12.400 années ; la prochaine serait estimée vers 2030).
Certains sites Internet tentent d’expliquer que nous ne sentons pas réellement ce changement de qualité du temps, qu’une journée de 24 heures durerait en réalité 16 heures, un sujet à prendre avec beaucoup de réserve et énormément d’esprit critique... C'est en effet très peu probable selon notre entendement.
Mais le fait de pratiquer moi même la
radiesthésie, ainsi que la radionique, d'en constater les effets, m'amène à garder toujours l'esprit ouvert, en alerte en quelque sorte.
Gilles Sinquin : «
Vers 2012, lorsque le champ magnétique sera presque nul, l’énergie pure descendra en abondance sur la planète et dans la conscience de tous les êtres humains ; nous entrerons dans la cinquième dimension (règne spirituel). L’homme se retrouvera alors sans la protection de son champ magnétique comme auparavant. Aussi me paraît-il logique que, lorsque l’énergie cosmique descendra sur les êtres humains, toutes les mémoires émotionnelles vont resurgir ensemble à la conscience et provoquer un déséquilibre total pour chaque individu qui ne se sera pas préparé à cet avènement».
Changement de conscience ou non, cataclysme du retournement de la rotation ou pas, il parait clair à l’aune de 2009 que le passage de
2012 sera encore plus périlleux ... du moins si nous n’avons pas déjà détruit notre planète, ou ne nous sommes pas encore exterminés les uns les autres. Nous saurons bientôt ce qu'il en est de la fin du calendrier Maya, de celle du Kali Yuga, de la Némésis - déesse de la vengeance de la mythologie grecque - dont le terme (utilisé par antonomase) désigne la colère des Dieux en réponse à la démesure des hommes. Il est d'ailleurs surprenant, au regard du monde présent, qu'il n'y ait pas déjà de conflits nucléaires localisés. Qu'en est-il des valises nucléaires (première livraison : une centaine, les autres - 200 - étant détruites entre 1995 et 1997) mentionnées par Alexandre Lebed (alors conseiller de Boris Eltsine), révélant devant la télévision américaine en 1997 : «Je ne sais pas où elles sont stockées, si elles ont été volées, perdues ou vendues». Vérité ou intox, Ben Laden annonce être en possession d'une de ces bombes ; Ayman Zawahiri au journaliste pakistanais Hamid Mir, c'était en 2001 : «Monsieur Mir, avec 30 millions de dollars, vous pourriez, vous aussi, acheter trois valises en Asie centrale»... Ce qui me laisse toujours dubitatif devant la faiblesse technique des attentats perpétrés depuis 2001, hormis celui du 11 septembre ... aux USA.

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De Deleuze à Heidegger : le pourquoi ?

Société disciplinaire ou société de contrôle - puis, au delà de l’analyse des modes de gouvernance  - passant par le fait de toujours «délirer le monde», poser les limites de l’ontologique de l’être heideggerien se résorbant dans l'apparence (le champ social), au sein de la pensée intellectuelle dominante et deleuzienne de l’immanent spinozien ; ou comment positionner la constatation du machinisme visible de la vie (Gandhi : «l’homme blanc ne vit pas, il fonctionne») - l’immanence spinozienne ignorant déjà l’opposition de l’un et du multiple, avec le fait que pour Deleuze le désir (sa philosophie du désir) n’est ni un fantasme - ni un manque (car il passe par les organes et non l’organisme), il génère la production des machines désirantes pour une expérimentation constante de la vie, il n'est pas la conséquence d’un manque qui ferait que ce désir constant est sa propre nécessité en répondant plus à besoin ontologique davantage ... heideggerien, ou, selon la philosophie d'Avicenne, renouerait avec l'essence aristotélicienne :

Un flux donc et le mouvement comme création de toute chose (concept lu de la vitesse infinie) :  "
Ceux qui agissent et qui luttent ont cessé d’être représentés, fût-ce par un parti, un syndicat qui s’arrogeraient à leur tour le droit d’être leur conscience. Qui parle et qui agit ? C’est toujours une multiplicité, même dans la personne qui parle ou qui agit. Il n’y a plus de représentation, il n’y a que de l’action, de l’action de théorie, de l’action de pratique dans des rapports de relais ou de réseaux" (Deleuze). On pourrait presque croire que cette «multiplicité», qui agit, correspond à l’accident de l’essence d’Avicenne, nécessité intrinsèque qui oeuvre au travers des êtres (qualifiant ainsi les âmes issus d’une même conscience - Intelligence selon Averroès), ou à un jeu de la vacuité, ci ce n’est que, pour les anciens maîtres, la seule chose qui ne change jamais est justement le changement. Ce changement serait-il alors un flux de désir ? On en vient à considérer le pourquoi des choses sans passer par la phénoménologie et le comment. Ainsi Deleuze amènerait volontiers sur le chemin qui nous fait nous retourner sur nous-même, si ce n’est qu’il ne voit que le risque de mort devant la rétrospection ultime : nous ne sommes qu’un rouage de la multitude. Nous sommes poussés par des désirs : «une tâche destructrice : c'est le grand curetage de l'inconscient, il faut faire sauter : Oedipe, rêve, fantasme, mythe, tragédie, plus de théâtre - en même temps, pas après, première tâche positive : atteindre aux machines désirantes de quelqu'un et on ne peut jamais les saisir directement, on n'a que des indices machiniques, autant être le plus obscur que possible, c'est chouette, c'est forcé, il n'y a que des indices, pas du tout au sens de pourquoi au sens où je le dénonçais tout à l'heure, mais parce qu'elles sont d'un autre régime, ce sont des micro-formations et elles ne sont que suivant des lignes de fuite, ou ce qui revient au même, des lignes de décodage, de déterritorialisation : l'inconscient il ne cesse pas de se déterritorialiser, il y a des lignes sans fin, des lignes de fuite, des lignes abstraites, encore une fois, ni symboliques, ni figuratives, ni imaginaires, ni rien du tout, des lignes de fuite qui sont jalonnées d'indices machiniques et pourquoi : la seule chose qui soit intéressante dans le rêve c'est qu'il est plein d'indices machiniques : à travers les rêves et le fantasme, on ne tient que des indices de machines désirantes et on les tient sous forme de machines molaires, aussi souvent qu'apparaissent des papas-mamans dans les rêves, aussi souvent apparaissent des indices machiniques, ce n'est pas une machine désirante car elles ne sont pas rêvées, mais c'est des indices machiniques. Tout le temps, dans les fantasmes, apparaissent des petites machines : il faut suivre ses voies de fuite pour sortir de l'analyse du rêve, il faut s'enfoncer dans ces espèces de lignes machiniques pour aller plus loin». Aller plus loin, mais jusqu’où, jusqu’à la fin des machines désirantes seulement, ou revenir au départ ... mais y a-t'il un commencement chez Deleuze, au deçà donc du "corps sans organe" qui est l’agent de la production du désir ? De l'ordre de la création du désir ou de l'ontologique ? Une fois que toutes les machines désirantes sont annihilées, et les indices machiniques aussi, sommes nous encore de l’expérimentation quand le corps et les organes sont nécessaires comme agent transmetteur ? Comprendre le CsO à coté de l’organisme laisse-t’il imaginer se passer des machines désirantes et du corps, pour un pur esprit ? Quelle profondeur Deleuze avait-il en tête, serait de celle de Heidegger allant à Sartre, jetant un pont ultime pour le contact et le sens, avec sa Lettre à Sartre de 1945 : «Il s'agit de saisir dans son plus grand sérieux l'instant présent du monde, de le porter à la parole sans tenir compte de l'esprit de parti, des courants de la mode et des débats d'école - afin que s'éveille enfin l'expérience décisive où nous puissions apprendre avec quelle abyssale profondeur la richesse de l'être s'abrite dans le néant essentiel» ? L’être correspond-il à ce désir qui engendre les corps sans organes, lui donnant aussi cette épaisseur, quand l’étant le serait du corps et des machines désirantes, est-il personnel ou bien transpersonnel comme le supposerait la méditation et les états modifiés de conscience
Jean Claude Dumoncel écrit : «La nature est définie par Spinoza comme un être infini , c'est-à-dire une substance composée d'une infinité d'attributs dont chacun exprime une essence éternelle et infinie», cela répond-il à la question ? Il faudrait comprendre l’être comme impersonnel (essence infinie) pour corroborer l’opposition deleuzienne entre le CsO (qui est la production du désir) et l’organisme (qui fait les machines désirantes), semblablement à l’être extériorisé de l’étant.
J. C. Dumoncel poursuit donc : «la mémoire bergsonienne peut-elle, d'un côté, s'égaler (en tant que Mémoire du Monde) à la substance spinoziste (c'est-à-dire à la Nature, et finalement à Dieu) et, de l'autre, se multiplier (sous forme de mémoires personnelles) comme les modes spinozistes (dans leur dissémination sur l'Attribut Pensée) (...) La méthode ainsi mise en oeuvre atteint selon Deleuze l'unité systématique d'une théorie de la Nature et d'une théorie de l'Homme dans l'Univers à mille plateaux : le parallélisme des Attributs (comme l'Étendue et la Pensée) déployé dans la Nature se trouve répercuté par le parallélisme des plans de conscience dans l'Inconscient bergsonien. Que rien de grand dans le monde ne se fasse sans passion ou sans désir, c'est peu. En fait c'est le monde lui-même qui se produit d'après son propre désir selon Deleuze».
C’est alors que
Marc’O (fondateur du laboratoire d’études pratiques sur le changement) écrit : «S’expliquer en termes d’activité, c’est d’abord parler de sa démarche sur des terrains d’intervention divers où des langages, des modes de faire et de penser interagissent constamment les uns avec les autres, introduisant "la complexité" à tous les niveaux relationnels. La multiplication, aujourd’hui, des situations de plus en plus complexes introduit l’usage d’un outil, celui de la transversalité. La transversalité dans le cadre d’une activité visant un devenir ne peut reposer que sur une logique qui tend à produire un savoir en le faisant émerger. Très précisément, je dirai qu’il s’agit de l’inventer, de le créer. Par là, la créativité s’offre comme l’élément constitutif de toute activité. Cette capacité de faire émerger des situations nouvelles repose sur la capacité des protagonistes d’opérer dans les infinis contextes de leur vie, contextes faisant réseaux, "maillage". Elle oblige, ainsi, à un décloisonnement interdisciplinaire constant. Ce que l’on nomme la transversalité devient, alors, "la condition citoyenne"". Bien entendu, j’oppose à cette utopie, partant d’un postulat égalitaire, le principe guénonien de la qualification s’opposant à la multiplicité. Le fait de considérer  la vie comme un chaos d’où sortent de manière égale tous les possibles, n’est-ce pas toujours délirer une réalité, la délirer à partir de contrôles et non plus de disciplines (qui se justifiaient d'après Deleuze avec les "codes despotiques") ? Comment croire que la transversalité permet un échange d’information qui ne soit plus le "ce que l’on doit penser" de Guy Debord ? Comment penser que le rumeur ne se basera pas sur une analyse simpliste plus largement partagée, que les points de vue plus en profondeur (comme je l’essaye avec mon petit site) seront noyés dans la masse quantitative, si ce n'est la création d'une
ghettoïsation de cercles intellectuels et l'éloignement de leurs centres (là où agit la transversalité). L’auteur poursuit : «De la citoyenneté, nous dirons qu’elle est l’activité d’individus, de groupes qui cherchent à la faire émerger et à lui donner consistance. Un tel énoncé a le mérite d’avancer qu’elle n’est définissable qu’à travers l’activité même qui va la fonder, par là nous dirons qu’elle "fait culture". Ce qui nous amène à soutenir que c’est seulement à travers les pratiques culturelles que les pratiques politiques pourront être renouvelées. "Cité", "citoyenneté", ces deux termes deviennent de plus en plus problématiques. La mondialisation de la société salariale réduisant, progressivement, les individus au rôle unique de consommateur, les destine essentiellement aux activités dépendant de l’économie de marché. L’expression citoyenne s’en trouve pratiquement réduite à l’exercice des seuls droits électoraux. La culture qui s’ensuit génère des pratiques sociales complètement soumises aux impératifs du marché, un marché considéré comme la source "naturelle" de l’essor humain». Bien vu concernant l’effet de la mondialisation, mais comment croire qu’il y aura un groupe «faisant culture» et non pas des groupes ? Et ces pratiques culturelles, comment pourraient-elles émerger autrement que par les racines de territorialité que, et ce n’est pas un léger paradoxe, la démocratie égalitaire a combattu depuis la Révolution française (exemple : interdiction des langues régionales non encore reconnu récemment par la République) ? Ainsi, il aura fallu la disparition des cultures, à cause justement du principe égalitaire de citoyenneté, pour en appeler à cette citoyenneté là dans l’espoir de créer une culture. Mais la culture à créer repose encore sur une pensée majoritaire : «L’activité commune qui se dégage alors implique constamment les outils, les moyens, les procédures de la créativité. Et ce sont les exigences liées aux processus de la créativité auxquelles les intervenants devront répondre. Cette procédure amène à rejeter un programme préalable conçu à partir des compétences, des qualifications propres à chacun. La créativité privilégie la logique de l’émergence». Cette culture sera encore une manifestation des délires de Deleuze, vis à vis laquelle Marc’O marque le seuil : «ce que les participants doivent surtout éviter, c’est que l’activité citoyenne elle-même ne soit noyée sous les certitudes qu’offrent à chacun son savoir expert ou sa fonction. La créativité ne peut opérer qu’à partir des questions qui se posent à chacun quand il atteint les limites de son savoir. C’est ce que nous appelons "atteindre un seuil overflow"3 (dépassement des capacités mémoire), un espace qui exige de chacun de produire avec les autres sa connaissance à partir de l’activité qu’il mène». L’auteur conclue : «L’expression "production de soi", dans le cadre de la réalisation d’un projet, se rapporte, directement, au développement du savoir des protagonistes, un savoir qui, dans notre perspective, s’exprime sur trois plans, celui du savoir-faire, du savoir-penser et du savoir-être. Notons que cette double production, "production d’une œuvre" et "production de soi" dégage un troisième plan d’activité : la formation, une formation qui, dans une logique reposant sur la créativité, ne peut être qu’une auto-formation. La recherche, la production, la formation se conjuguent, dès lors, dans un même espace/temps de l’activité citoyenne. Et c’est à travers cette relation, située dans un seuil "overflow", que la créativité va se révéler le meilleur "outil humain" pour construire ce devenir citoyen».
Nous y voici donc, c’est effectivement le constat de la société de contrôle de
DeleuzeQui parle et qui agit ? C’est toujours une multiplicité, même dans la personne qui parle ou qui agit») qui devient le postulat du "renouveau citoyen". Mais où se situera l’identité de nature de Deleuze : «l’identité de nature doit apparaître pour elle même entre la production sociale (le groupe, les autres) et la production désirante (la créativité, soi-même) (...) loin que cette identité de nature favorise une affinité de régime entre les deux productions, elle accroît la différence de régime d’une manière catastrophique, elle monte un appareil de répression dont ni la sauvagerie ni la barbarie ne pouvaient nous donner l’idée». Ainsi, aux flux décodés, et déterritorialisés du capitalisme (c'est à dire l'appareil de répression), serait opposée l'action globale citoyenne (cette transversalité) ; malheureusement celle-ci part du principe que les citoyens ont une même intelligence, un même entendement et une acceptation de leur rôle et de leurs limites, il s’agit encore d’une utopie quand la résultante n’en serait qu’une autre forme de communautarisme. Il s’agit bien d’une approche contre-initiatique dans le sens donné par René Guénon : la qualité accessible par la seule quantité, sans un filtrage mais plutôt une décantation par son point horizontal, la sélection du savoir se faisant sur le maillon le plus faible (à cause de la créativité qui ne serait qu’auto-formation par réciprocité des intervenants). Cette approche est la résultante de la croyance que la vie sort du chaos, que l’essence des choses est le sens qu’on leur donne, et Merleau Ponty n’est pas cité par hasard : «Ce n’est pas la peine de se demander si ce que nous percevons est réel puisque le réel est ce que nous percevons». L’utopie citoyenne, qui ne devrait pas quitter son cadre des délires du champ social, n’en a pas fini de s’imposer aux consciences à la recherche d’une liberté extérieure. Il reste que l'analyse matérielle du monde actuel est une gifle extraordinaire lancée aux politiques.
Ainsi donc, il convient de laisser Deleuze expliquer la mécanique du
zombie qu'est le monde moderne, Debord témoigner qu'il s'agit de "non-vivant", et accorder à Heidegger et à Guénon les domaines de l'être et de la métaphysique sauvegardée de l'Extrême-Orient. La confusion mentale occidentale atteint des sommets d'autisme spirituel...
De la révolution française (et le fichier d’état civil de Napoléon) au monde de l’informatique  (qui va garder toute trace codée), la société est passée du mode disciplinaire (diffus) transitoire à celui de contrôle (infus), et la société est devenue une
représentation («spectacle» de Debord) pour un délire (croire que nos valeurs nous sont propres) de désirs décodés (libres de tout référant hiérarchique). Sur la fin de sa vie, Foucault a simplement émis cette hypothèse de la fin des sociétés disciplinaires («surveiller et punir») qu’il considérait comme transitoires entre le pouvoir de type souverain et un «nouveau monstre», les" tours" marquant l’autorité (forteresses closes) étant alors de moins en moins centralisées. Ainsi Michel Foucault dès 1978 : «La discipline, qui était si efficace pour maintenir le pouvoir, a perdu une partie de son efficacité. Dans les pays industrialisés, les disciplines entrent en crise. (...) Il est évident que nous devons nous séparer dans l'avenir de la société de discipline d'aujourd'hui» ; du concept de société disciplinaire s’ensuit Deleuze et sa définition de la société dite de contrôle ; les lois sont moins visibles, mais cependant non moins opératrices, opératrices autrement.
C’est le mode d’application et le champ qui diffèrent donc ; selon Foucault, la société grecque antique généra l’homme qui devint
endetté - et l’est toujours - par la distribution de l’argent ; la société féodale fonctionna sur les simples prélèvements, en créant notamment les marchés - les halles - à seule fin d’appliquer une taxation, et ce fut l’origine des villes succédant au monde gallo-romaine constitué de domaines épars. Alors que la période préindustrielle maintenait encore une volonté dynamique d'encadrement grâce aux disciplines de la société disciplinaire (milieu du XIXe siècle, ayant comme objet l’«homme-corps»), le capitalisme utilisa des techniques «bio-politiques*» investissant l‘«homme-espèce» dans son entier, pour «une masse globale affectée de processus d’ensemble», selon Maurizio Lazzarato pour qui la technique «bio-politique» «installe les corps à l’intérieur des processus biologiques d’ensemble».
* (Selon Deleuze, le «bio-politique» est davantage propre à contrôler la vie dans le cadre d’une multiplicité nombreuse avec un espace ouvert (une déterritorialité comme celle du capitalisme qui éclate les frontières qui limitent les flux), surtout, le capitalisme est passé de la production et de la propriété (concentrant les forces) à un état dispersif et une infinité d’actionnaires de par le monde, obligeant à une dispersion des contrôles ; C’est entre autre l’insuffisance de ces derniers qui a engendré le début de crise de 2009)
Avant, concernant les disciplines, Foucault montra comment il était déjà possible de les désenfermer pour un fonctionnement de manière diffuse au sein de tout le corps social : c’est l’
essaimage des mécanismes disciplinaires qui touche au concept de contrôle. Ce sont donc des tendances, et les termes de discipline à contrôle ne signifient qu’un changement du mode opératoire (du fait probablement de l’augmentation des individus, justifiant une discipline agissant désormais par l’intérieur et par anticipation) et non une redéfinition du sens du pouvoir ; à ce titre il est édifiant de suivre François Bayrou échanger l’idée de Nation avec Régis Debray, y voyant comme une ancienne valeur sacrée (l’homme politique ayant du mal à saisir que l’espace sacré se situe hors du temps), preuve que la discipline (autorité et répression) n’est plus aussi puissante que le contrôle ou conditionnement des valeurs rentrant dans la catégorie des délires du champ social. Ils’opère selon le mode de l’humanisme* égalitaire, le progrès renvoyant comme à une quête du Graal à rebours : c’est la société qui progresse et atteint son but pour l’individu.
* (Sont alors radicalement oubliées les colonnes infernales de Turreau, les femmes françaises n’ayant le droit de vote qu’en 1945 (Danemark en 1915, Grande-Bretagne en 1928), alors que, selon Régine Pernoud les femmes eurent le droit de vote au Moyen-Âge (supprimé par un décret du Parlement en 1498), et que les historiens sont encore soumis à une censure politique (accès aux archives nationales, loi Gayssot, délit de réfutation du génocide arménien). Il est de bon ton de mettre systématiquement en avant la vertu démocratique, en Chine comme en France : «Les réformes démocratiques au Tibet sont les plus vastes et les plus profondes de son histoire» (le Ministre des Affaires Étrangères Chinois en réfutation du génocide de plus d’un million de Tibétains), ce qui revient à exprimer avec la fourberie politique : "le Tibet a les sous-sols les plus riches de l’Himalaya, détient toutes les sources, représente une zone d’influence équivalente au tiers de la Chine pour deux millions seulement de Tibétains, alors ce n’est pas un bonze qui va faire la loi chez nous" ! Rapport de force donc, comme à la maternelle, comme avec l'OMS et l'ONU qui ne sont que des outils de puissance.
Dans sa «
redéfinition du concept de Biopolotique», M. Lazzarato débute par "(...) nous affirmions que ce n’est plus le «temps de travail» que l’économie de l’information confisque et met au travail, mais le «temps de vie» (...)". Considérons que le travail était l'application d'une discipline, lorsque le temps de vie devient un spectacle. Nous y voici donc, l’information chère à Guy Debord qui nous met en spectacle, plutôt au spectacle. Nous ne jouons plus un spectacle, nous sommes devenus une partie constituante du spectacle : dans le biopolitique, en rupture avec l’anatomo-politique, le pouvoir de contrôle à l’oeuvre - hors les «machines désirantes» - s’opère à chaque instant grâce à des traces codées (codes génétiques, codes informatiques), expliquant la volonté politique d’informatiser à tout prix. La liberté, du moins se croire libre dans ses désirs, a un prix : la surveillance quotidienne et "cet assujettissement consenti, parce que forcé" de Zarifian Philippe.
Ainsi, l’investissement de la vie (en tant que processus biologique d’ensemble, pour l’homme comme
espèce) du bio-politique va de pair avec la multiplication des procédures de surveillance : il est désormais plus efficace de disperser les individus (grâce aux «banques de contrôlats») que d’appliquer à grands frais la concentration et la coercition de corps, comme en témoigne le bracelet de mobilité pour les condamnés. La cible reste la même, ceux visés par les moyens coercitifs le sont désormais par le biais du contrôle du chômage (société disciplinaire), du surendettement (société de contrôle) ou du journal télévisé (l’information prise dans le sens de Debord), il n'y a même plus la conscience de la geôle virtuelle, m’amenant à une lecture de Deleuze plus raide que celle de Zarifian : «Les contrôles, dit Deleuze, ne sont plus des moules, mais des modulations, à l'image, en quelque sorte, d'un moule auto-déformant», puis : «(...) ce ne sont pas, chez Foucault, des rapports "entre" individus, mais des corrélations de forces. Qui plus est, ajoute-t-il, s'il y a des rapports de pouvoir à travers tout le champ social, c'est parce qu'il y a de la liberté partout» ; mais de quelle liberté nous entretient le sociologue ? La liberté d’agir dans le champ social, ou celle d’être son propre maître ? Il part du postulat que les individus restent lucides : «Il y a domination lorsque les rapports de pouvoir sont fixés de telle sorte qu'ils sont perpétuellement dissymétriques et que la marge de liberté est limitée (...) Je n'analyserai pas ce phénomène en termes d'intériorisation de la domination, et d'autant moins que les salariés sont, en définitive, assez lucides sur ce qui se trouve en jeu (...) Je propose plutôt de parler d'un assujettissement consenti, parce que forcé. Forcé au sens précis du terme : au sens d'une force qui s'exerce sur celle du salarié de manière structurellement inégalitaire. Mais il y a liberté. Et liberté d'abord dans l'exercice de la puissance de penser, d'agir et de coopérer des individus-sujets (qui deviennent sujets dans cet exercice)». Je ne pense pas quant à moi que le rapport de force (ondulatoire, comme par un faisceau qui crée un lien élastique) puisse définir une   fluidité de la discipline taylorienne du travail «sous le double angle de la domination et de l’émancipation», pensant que cette dernière demeure justement un assujettissement «consenti parce que forcé», selon l’auteur, contrainte s’opposant à la liberté plus intérieure et vis à vis de laquelle l’auteur garde ses distances : «on peut voir que modulation et faisceau introduisent une domination distancée (...) un effet de rappel permanent sur le salarié (...) Je n'analyserai pas ce phénomène en termes d'intériorisation de la domination...». Ma lecture de Deleuze ne me permet pas de voir une quelconque forme d’émancipation dans les espaces ouverts, ni par la pluralité des devenirs, parce que justement, comme le signifiait M. Lazzarato, c’est le temps de vie et non plus de travail qui devient confisquée par l’économie d’information. Comment ne pas revenir à Heidegger, formidable retour, proposer que le temps de vie corresponde fondamentalement à l’être, que l’économie d’information ne le considère que dans sa nature d'étant, faisant que vouloir s’octroyer une liberté (ontologique ou nécessité), c'est déjà ... s’en éloigner : «Les forces intrinsèquement «humaines» (perception, mémoire, intelligence, imagination, langage) et leurs affects sont déshumanisés parce que directement connectés par le biais des machines cybernétiques et électroniques aux flux cosmo-molléculaires et aux dispositifs collectifs. Ces machines déterminent un plan d’immanence dans lequel la séparation entre «perception» et «travail», entre corps et esprit, entre objectif et subjectif, perd son caractère unilatéral et crée les conditions d’un nouveau pouvoir de métamorphose et de création (...) Le temps de la vie dans le post-fordisme renvoie en premier lieu, non pas aux processus biologiques dont nous parle Foucault, mais à la «machine temps». Le temps de vie est le synonyme d’une complexité de sémiotiques, de forces et d’affects qui participent à la production de la subjectivité et du monde (...) Le temps de vie, c’est enfin une définition du politique qui ne renvoie plus à la «biologie» mais à une politique du «virtuel». La nécessité (de l'essence) devient donc du plaisir dans le virtuel (métamophose et création, création dans la métamorphose). Deleuze : «Moi je crois qu'il n'y a pas lieu de poser de question "pourquoi" parce que tout ce système de machine, c'est dû par fonctionnalisme. Si tu poses la question "pourquoi" on se retrouvera dans toutes les catégories du signifiant, c'est une question perfide. Moi je crois que il y a une région, dans la région des machines qu'on peut appeler les machines de désir ou des machines désirantes, il y a un fonctionnalisme, c'est à dire la seule question c'est : comment ça marche ? Comment et pas pourquoi et c'est là que certains ethnologues restent très en rapport avec les phénomènes du désir dans le champ social : c'est lorsqu'ils s'interrogent : à quoi ça sert au juste la psychanalyse, est-ce que cela nous sert vraiment dans notre tâche à nous d'ethnologues, et ils disent oui et non, parce que nous, en tant ethnologues, ce qui nous intéresse avant tout, c'est pas qu'est-ce que ça veut dire de quelque manière que soit posée la question, mais c'est vraiment : comment ça marche dans le champ social ? Alors, là-dessus viennent les arguments que l'on connaît très bien, à savoir : jamais la fonction ou jamais l'usage de quelque chose n'explique la production de cette chose, par exemple jamais la manière dont un organisme fonctionne n'a pu expliquer le mode de production de l'organisme ou jamais le fonctionnement d'une institution n'a pu expliquer la formation de l'institution même. Moi je crois que c'est très vrai cet argument anti-fonctionnaliste mais à quel niveau : au niveau des grands ensembles du niveau des ensembles molaires ; là, en effet, l'usage est toujours second par rapport à la formation. Mais si on essaie de penser l'inconscient en termes de machines, en termes d'usines, en termes d'unités de production, en termes de machines désirantes, je crois que ce ne sont pas des grosses machines, ce sont des micro-machines : l'inconscient machinique, l'inconscient des machines désirantes, c'est essentiellement un micro-inconscient, un inconscient micro-logique, microphysique, ou si vous préférez c'est un inconscient moléculaire. Or, au niveau c'est à dire formations moléculaires, contrairement au niveau des ensembles molaires, à la lettre, il n'y a pas de différence possible entre la formation et le fonctionnement». Deleuze en est venu à concevoir le principe du CsO (le corps-sans-organe), du fait que le désir est comme une usine qui produit sans cesse, tout en s’opposant à l’organisme, par la production induite de machines désirantes. Si Deleuze a donné une description extrêmement pertinente et incisive de la modernité, il reste totalement hermétique sur la question de l’ontologique de l’être (le pourquoi), se meut avec subtilité dans l’étant, ce qui explique son succès incroyable auprès de nos contemporains, même ceux qui ne l’ont jamais lu. Mais ma question qui est finale est celle-ci : est-il possible de concevoir que la fin de cette citation du philosophe ("au niveau c'est à dire formations moléculaires (...) il n'y a pas de différence possible entre la formation et le fonctionnement") puisse renvoyer au terme de la nécessité qui rattache traditionnellement l'existence à l'essence, c'est à dire en appeler encore, d'une certaine manière, au sens de l'ontologique de l'être, les choses étant ce qu'elles doivent être pour que l'on puisse dire qu'elles le sont ? Quand Deleuze affirme :
«Une vie ne contient que des virtuels», ne commet-il pas l'erreur de séparer justement formation et fonctionnement, au niveau des ... "formations moléculaires?

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Une Culture de masse pré-digérée est en passe d'être totalement corrompue par l'esprit marchand. Le but : la croissance, les retombées économiques (on conseille même aux Opéras de jouer ce qui reste populaire, on tire vers le bas), se limiter à la compréhension du plus grand nombre, pour une quantité pure, cet axiome fondateur du principe démocratique. Les "lumières de 1798" ont aveuglé la conscience qui ne se tourne plus que vers l'extérieur et des images fabriquées en série pour ... se substituer à l'être.
De plus grande profondeur que "la critique de la raison pure" de Kant, Stalker d'Andreï Tarkovski nous ramène dans une matrice de vie qui se situe aux antipodes de Matrix et des certitudes de la rue. Dans "Temps scellé", le cinéaste, qui détestait l'aspect commercial du cinéma, convie à croire que l'on peut étreindre l'absolu par l'art et la nature porteurs de transcendance, à défaut de le connaître : "La liaison et la logique poétique au cinéma, voilà ce qui m'intéresse. Et n'est-ce pas ce qui convient le mieux au cinéma, de tous les arts celui qui a la plus grande capacité de vérité et de poésie ?". Tarkovski : "L'image n'est pas une quelconque idée exprimée par le réalisateur, mais tout un monde miroité dans une goutte d'eau (...) Celui qui trahit une seule fois ses principes perd la pureté de sa relation avec la vie. Tricher avec soi-même, c'est renoncer à tout, à son film, à sa vie". Nous pourrions également faire intervenir Carl G. Jung qui participe à nous sortir enfin de cette folle illusion du spectacle extérieur, mais moins de la mise en scène à répétition du monde moderne (Guy Debord) que de nous-mêmes :  "Ce n'est pas en regardant la lumière qu'on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité. Mais ce travail est souvent désagréable, donc impopulaire". Il est édifiant que de tous les Ministères, aucun ne s'est jamais soucié du bonheur qui s'attacherait à la plénitude de l'être, en référence à Karlfried Graf Dürkheim : "
Le déplacement du centre de gravité « vers le haut » et le fait d'être coupé de ce centre dérangent l'équilibre naturel entre tension et relâchement et font osciller l'homme entre un état de tension très forte et un état de dissolution (...) Nous ne nous étonnerons donc pas d'apprendre que Hara, le concept du centre vital de l'homme, signifie littéralement ventre", et à Aristote... Essayez donc d'entretenir sur le symbolisme les hommes et femmes politiques ignorant même l'origine du drapeau tricolore, tentez de faire comprendre ce que signifie le Centre d'un point de vue plus traditionnel (c'est à dire universel) ; le monde moderne et instable, qui a colonisé le Monde, s'éparpille dans des valeurs qui ne cessent de changer, dernièrement les écrans plats. Mais cette frénésie ne s'arrêtera jamais, puisque les désirs ne sont ni soumis à des "surcodages despotiques" (Deleuze) ni ne correspondent à une recherche du Centre (l'être). Au contraire, il s'exerce une fuite en avant (croissance) permettant d'oublier la vie (instinct de mort), pour une dictature diffuse (effuse) et dont l'homme endetté (Foucault) est devenu le principal rouage mécanique et psychique. Pour ne plus douter, il suffit de contempler l'architecture stalinienne des bâtiments des Hôtels des Impôts, les expositions d'art contemporain nihiliste (perte de mémoire) dans ces lieux ou à leurs portes, pour prendre la mesure du vide sidéral qui s'est instauré dans la conscience. De la bombe atomique aux OGM, nous sommes dominés par un instinct de mort. Il ne reste que les utopies et les mensonges politiques, une gestion comptable qui a radicalement éliminé le concept initiatique de la réalisation de soi. Nous n'en sommes que les machines, et le monde dit "moderne" est bien dans son essence la monstruosité, l'inversement absolu des valeurs, dont nous entretenait René Guénon ("La crise du monde moderne").

Je reviens beaucoup à mes problèmes personnels sur cette très longue page de "qui suis-je ?". Pourtant, sont-ils uniquement personnels ou partagés par bien d'autres ?
Les
trois seules et uniques interventions de l'Etat, me concernant, furent :
a) charger un fonctionnaire de contrôler la surface précise de mon bureau à mon domicile (pour une question de déclaration de surface habitée),
b) me supprimer le droit de vote (suite à une opinion affichée contre la première intervention américaine et française en Irak),
c) me radier subitement des listes du chômage et me supprimer le RMI - j'ai déposé plainte depuis (une absence justifiée par un dépôt de congé annuel avec la participation à un stage). Par contre, je n'ai jamais pu bénéficier de la moindre aide, même substantielle, accordée aux artistes, ne serait-ce qu'une pellicule symbolique. J'écrivais ci-dessus, et suivant en cela Gilles Deleuze, que notre civilisation mécanique (des "mécaniques désirantes") est dominée par, et entretient, un instinct de mort. Jugez donc des chiffres :
Budget du Ministère de la Culture :
moins de 3 milliards d'euros --- Coût social induit par le gaspillage cumulé du tabac, de l'alcool et de l'ISF : près de 100 milliards d'euros !
Il s'agit donc bien, au delà d'un nivellement de toute valeur, d'un instinct de mort qui nourrit la pulsion de mort...
A suivre également : les études de statistiques qui prouveraient que le tabac ne peux pas être le corollaire direct de l'augmentation des cancers (300% en 40 ans), mais qu'il s'agit d'un montage des États (ONU, OMS) à seule fin de masquer la véritable origine du mal : les essais et accidents nucléaires, aussi les rayonnements électromagnétiques de tous les appareils indispensables à la croissance !
* (ISF : en l'état, loi politique - c'est à dire démagogique et mensongère - une escroquerie intellectuelle et une aberration économique (fuite des capitaux) destinées à la flatterie)
Je photographie la vie et la beauté - ce ne sont pas des valeurs quantifiables - il est donc normal d'être brisé.

Photographier la Terre ne peut absoudre de considérer l'homme comme partie prenante du vivant. Présenter un travail esthétique ne rime donc à rien s'il n'y a pas de prise de conscience sous-jacente, la Terre se meurt parce que nous sommes détraqués et bien trop nombreux. Un photographe comme Yann Arthus-Bertrand se donne du mal pour sensibiliser la masse, tout en reconnaissant que globalement les gens s'en fichent. Nicolas Hulot eut voulu donner le sentiment de croire que les hommes politiques, qui sont les frères d'armes des industriels, sont sincères vis à vis du Grenelle de l'environnement. Personnellement, je pense que nous ne nous en sortirons pas. Nous l'aurions peut être pu avec une élite intellectuelle restreinte et placée aux antipodes du nivellement démocratique - qui fonctionne uniquement sur le mode démagogique, si un savant fou ou des Gouvernements avaient créé un virus rendant stérile une humanité totalement aveuglée par des instincts, aussi si nous avions enfin mis fin à la consommation de la chair animale* qui oblige à dévaster les sols. Mais c'est un rêve que de croire à la raison dans une société reposant sur l'art de la manipulation* à outrance et qui fonctionne en tout point comme une secte totalitaire (exemple : les "droits de l'homme"* qui tirent l'intelligence et les Cultures vers le bas). Peut-être que j'ai échoué à toutes mes études et n'ai trouvé que frustration dans toutes mes entreprises. Peut-être que je n'ai toujours pas vendu une seule photographie à plus de 50 ans et que je ne touche même pas le RMI, mais au moins je me redresse contre l'Administration mortifère en montrant ce site photographique, tout en sortant verbalement l'épée de son fourreau. Sus aux menteurs !

* (Dévaster les sols et gaspiller les ressources alimentaires : "Tant que des pays africains seront condamnés, à exporter des aliments pour nos animaux domestiques, tant que nous engraisserons notre bétail avec les tourteaux de soja obtenus sur les brûlis de la forêt amazonienne, tant que leur agriculture locale sera en concurrence avec notre agriculture chimique nous asphyxierons toute tentative de véritable autonomie du Sud... Le budget d'un ménage peut être un budget de paix ou un budget de guerre", Jean-Marc Governatori - Président fondateur de la Fédération Agissons (humanitaire et écologique))
* (
Manipulation : "
La guerre est menée par l’oligarchie contre ses propres sujets, et son objet n’est pas la victoire sur l’Eurasia ou l’Estasia, mais la conservation de la structure même de la société" (George Orwell). Aussi : "Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire" (Albert Einstein). Plus dans l'ère du temps, Aymeric Chauprade sur le 11septembre : "l’incendie n’a pas été si violent que le prétend la commission d’enquête (...) L’onde de choc n’a pas pu provoquer l’effondrement (...) Seule une démolition contrôlée par des explosifs permet d’obtenir un effondrement aussi rapide et parfait", Ce qui lui valut d'être privé aussitôt de sa chaire de géopolitique au collège interarmées de défense (en février 2009), accusé de "révisionnisme historique" ; or il semblerait que la vraie raison fut plus politicienne, à cause d'une position jugée trop pro-palestinienne. A. Chauprade est proche de François Thual, géopolitologue et conseillé au Sénat, partisan d'une géopolitique française dite néo-réaliste : "Le souverainisme c'est la nation, et la nation c'est l'ennemi de l'empire. De tous les impérialismes, américain, islamiste, internationaliste". Sans polémiquer ici sur un concept de souverainisme détachée de l'idée de souverain, du Roi et du sacré, nous discernons déjà un lien occulte entre le 11 septembre, l'hégémonie américaine et ... l'Irak. A coté, mais pour des raisons identiques (et refus de cautionner les thèses officielles), citons Richard Labévière, rédacteur en chef à RFI licencié en 2008. Il fut avec Alexandra Richard du Figaro le journaliste rapportant la présence de Ben Laden à l'hôpital américain de Dubaï en juillet 2001 (4 au 14 juillet) et sa rencontre du 12 juillet avec Larry Mitchell, chef de l'antenne locale de la CIA. R. Labévière parle depuis lors d'Orwellisaion de la presse française ; voici donc court extrait de la présentation de son livre "Les Coulisses de la Terreur" : "Qui sont les complices au cœur même de l'establishment américain ? Aurons-nous bientôt un "ben ladengate" ? Pour l’éviter, les idéologues de l’administration Bush inventent une nouvelle guerre froide : la guerre sans fin contre la terreur (...) Richard Labévière parvient à une conclusion : Al Qaïda n'existe pas (...) Pour survivre, l'Empire a besoin d'un ennemi et de faire la guerre : une guerre sans fin". Il me semble que l'unique guerre à entreprendre est celle qui se rapporte à mon paragraphe précédent : "Dévaster les sols et gaspiller les ressources alimentaires". Il me semble que c'est  pour ne pas gêner le saccage lucratif de la planète, le marché juteux des médicaments, le contrôle par la peur, la vente du Coca-Cola light riche en Aspartame, les engrais et pesticides possibles cancérigènes, que la manipulation fut préférée au combat pour la vie. Et concernant le 11 septembre, il s'agit bien entendu d'une conviction, et non d'une certitude. Lorsque l'Etat congédie Aymeric Chaupradre argumentant de vouloir présenter les arguments pris en compte par la moitié de la population mondiale, est-ce pour une raison politique, où cela signifie-t-il qu'un professeur se doit de faire partager des certitudes et non des doutes, c'est à dire cadrer son rôle de fonctionnaire à la transmission des seules thèses officielles ? Si la liberté de douter est exclue par principe de l'appareil d'Etat, comment peut-on espérer retrouver un jour une élite intellectuelle de la pensée ? Cet incident me parait d'une insigne gravité pour les conséquences qu'il suppose...)
* (Droits de l'homme : La Grande-Bretagne n'est pas une République, mais c'est tout comme. Il y a en Europe les pauvres, les miséreux dont je fais partie et les très riches, les lobbies, les paradis fiscaux, les sommes vertigineuses perdues par des banques, les délits d'initiés, la corruption sur les ventes d'armes (de 15 à 30% selon le juge Eva Joly), mais les détecteurs de mensonge sont strictement appliqués sur les chômeurs, une cible assez fragile pour lui faire porter tous les maux de la société. Lorsque les choses vont empirer, il sera toujours temps de regrouper cette masse dans des camps de travail, chaînes aux pieds, puis d'en extraire l'alimentation de Soleil Vert. L'histoire a montré que les révolutions ne sont jamais déclenchées par le peuple, et qu'il est possible de lui faire faire n'importe quoi...)

Passons sur ces trois guerres modernes, guerre écologique, guerre terroriste, guerre sociale... La guerre économique est le prétexte à d'autres pratiques. Une guerre intérieure est aussi à l'oeuvre, elle tend à faire saigner la considération de l'être. Le fichage se généralise, il est tranquillement banalisé alors que la crise coûtant plus de 1000 milliards de dollars de 2007 à 2009, selon Bloomberg, a dévoilé que la gestion politique n'est qu'une course folle en avant vers un cataclysme planétaire, un mouvement de masse très éloigné des idéaux des lumières, et que même Spinoza* et sa philosophie n'ont plus de place dans ce monde : l'essence actuelle du mental (qui est passive) a renié l'essence éternelle (qui est active), car les événements de l'existence ne sont plus perçus comme constitutifs de notre part éternelle : "Tels sont les principes que je m'étais proposé d'établir touchant l'âme, prise indépendamment de toute relation avec l'existence du corps. Il résulte de ces principes (...) que notre âme, en tant qu'elle est intelligente, est un mode éternel de la pensée, lequel est déterminé par un autre mode éternel de la pensée et celui-ci par un troisième, et ainsi à l'infini ; de telle façon que tous ces modes pris ensemble constituent l'entendement éternel et infini de Dieu". Nous avons renié notre être en reniant la nature. C'est pourquoi, nous soumettons celle-ci à nos caprices (avidité ou peur) selon une auto-affection détournée du sens du solipsisme de Descartes : pour l'homme de la rue le "je pense - je suis" est devenu le célèbre "je pense donc je suis". Le plan des idées n'est plus celui qui englobe l'être, l'essence du mentale seule est devenue active, car "donc" implique une temporalité. Pourtant Spinoza nous mit en garde sur la vertu : c'est parce que nous la possédons que nous sommes capables de contenir nos mauvaises actions, et non parce que nous les contenons que nous sommes vertueux. Une leçon à retenir au moment où les hommes politiques y vont de leur sens écologique et de leur moralité sociale. Mais voilà, ce n'est que poudre aux yeux, car l'état du Monde témoigne que cette vertu est circonstancielle, sachant que l'homme non relié à un principe est sans foi, et que celui sans foi est également sans loi, selon l'adage.
A titre d'exemple, citons Jean-Louis Borloo très indigné lorsque la journaliste Elise Lucet lui rapporta que 300 millions de tonnes de déchets radioactifs (résidus des 210 mines françaises) furent laissés sans aucune protection ni surveillance, que des enfants jouent sur des terrains radioactifs transformés par les paysagistes ; le ministre de l'Écologie s'en prenant à Areva qui ne fait pas son "boulot", aux préfets "peut être pas si malins que cela", aussi à la journaliste de "Pièces à conviction" qui aurait dû prévenir aussitôt les autorités, puisque détentrice d'une information pour la sécurité des citoyens (danger qu'elle a découvert) censée être un délit de la mise en danger d'autrui lorsqu'elle n'est pas communiquée. Comme si le Gouvernement ne connaissait pas la réalité du nucléaire en France ! C'est un exemple parfait de cynisme politique, de langue de bois, d'art du mensonge. C'est un exemple pour l'"ESSAI SUR UN DESPOTISME POST-MODERNE : LE DÉMO-DESPOTISME" de Bernard Cubertafond, et dont je cite un extrait un peu plus loin. A votre avis, donc, n
égligence ou "omerta" des Pouvoirs publics ? Vraie vertu, ou vertu de circonstance ? Il se peut que la comédie du ministre soit calculée (et feinte) afin de faire peur aux responsables, marquant par là une volonté de prendre le pas sur les conclusions de l'enquête, faute peut-être de pouvoir faire autrement... Mais Einstein était dans le vrai : le drame est l'inertie du peuple dont la conscience ne progresse guère. L'exemple probant en est la crise de 2009 dans laquelle il est convenu de voir un excès de libéralisme et les effets du capitalisme, renvoyant à une politique de gauche ; rien n'est plus faux en soi, car sont ignorées trois considérations fondamentales : a) nous avons fabriqué un papier monnaie à l'infini, il est fictif à cause du dépassement de sa correspondance en or (dit en passant, la monnaie est le symbole d'une Nation) - b) les droits de l'homme ont donné une place prépondérante à l'individu (qui n'est pas la personne), faisant ainsi enfler l'ego et le vouloir toujours plus, plus de croissance, plus de liberté (alors que le fichage s'installe : détecteurs de mensonges pour les pauvres (chômeurs), tests ADN pour les pauvres (émigration)) - c) rupture avec la nature et le vivant...)
* ("Notre âme, en tant qu'elle perçoit les choses vraiment, est une partie de l'entendement infini de Dieu (...)", Spinoza, "Éthique")

Un monde à l'envers :
Ce n'est pas un hasard si je citais
Spinoza, car il est un philosophe à la charnière de la métaphysique et de l'humanisme. Probablement qu'il ne se serait pas reconnu dans la doctrine matérialiste des Droits de l'homme, mais il construit un pont entre doctrines indiennes de l'immanence (s'opposant au principe religieux de la transcendance) et une liberté de pensée devenue plus occidentale. Curieusement, cette liberté philosophique, qui rompt avec les dogmes (il est exclu de la communauté juive à 23 ans), concède une appartenance à la Nature et donc une absence de liberté intrinsèque - n'étant pas souverains de nous-mêmes. Cela faisait un certain temps que les religions se restreignaient à l'exotérisme, et donc l'aspect moralisateur des choses, comme aujourd'hui le journalisme jongle avec le sensationnel et le politique avec le sentimentalisme et les peurs.
La morale est totalement absente du discours de Spinoza, car l'exercice d'une liberté proclamée (exemple : liberté républicaine) n'est rien d'autre que le jeu des interactions qui produisent des causes à l'intérieur de nous ; Puisque nous sommes "une partie de la Nature", il nous incombe d'être en conformité avec cette nature, c'est à dire nous référer à une
éthique (ou manière de vivre) qui puisse, avec le recours d'une compréhension (ou intelligence : saisir les causes), conformer le désir ("l'essence même de l'homme") à l'agir, cela étant le propre de l'éthique. Or, le monde moderne, pour les raisons de facilité économique et de mercantilisme, pousse continuellement au consommérisme et à la croissance. Le débat des OGM est caractéristique de cet autisme : des élus et scientifiques discutent du bien fondé du progrès et des risques sanitaires, d'autres, à juste titre, dévoilent une mainmise sur le vivant à seule fin d'asservir la population mondiale - et pour ce faire éradiquer la biodiversité, mais très peu rappellent encore qu'étant  "de la Nature" ("des animaux qui parlent" disaient les anciens Grecs), il ne nous est pas permis (du point de vue de l'éthique) de transformer la nature de la Nature, en référence à notre ontologie, et de nous octroyer cette prérogative (sans doute la seule inacceptable), d'autant que l'immense majorité des protéines (et protides) sont gaspillées à seule fin d'élevage intensif, faisant massacrer par milliards les animaux, détruisant les sols et polluant les rivières, les mers, augmentant les maladies chez l'homme, engendrant les famines dans les pays vandalisés. La première réaction est "morale", dire que c'est "bien fait", que l'homme l'a bien cherché ; l'influence du philosophe fait mettre l'accent sur la bêtise sans fond des hommes et la cupidité carriériste des politiques qui transgressent toute éthique véritable : chercher et comprendre les causes, puis agir en conséquence.

Autre exemple :
les pharmacies et les médecins. Pour maintenir une population en très bonne santé, il serait utile de faciliter l'usage des médecines naturelles* qui permettent de déceler les déséquilibres, comme l'iridologie (déceler les troubles corporels, Hippocrate : "tels sont les yeux, tel est le corps"), l'ostéopathie, l'acupuncture, les techniques qui permettent de retrouver une circulation des énergies ... faire interdire les sodas à l'Aspatame, le sucre blanc, les huiles alimentaires raffinées et hydrogénées. Il faudrait admettre que la maladie provient de déséquilibres, qu'elle s'installe lentement. Que font les élus à la botte de lobbies pharmaceutiques et agro-alimentaires ? Tout le contraire de l'éthique portée par Spinoza : on aide financièrement l'agriculture chimique qui empoisonne encore plus, mais surtout pas celle biologique, on laisse les industriels vendre des produits qui n'ont d'alimentaire que le nom, les maladies de dégénérescence progressent, les cancers également, on ne rembourse donc aucun des soins obtenus par les médecines dites douces. Ainsi prospèrent les pharmacies toutes plus luxueuses et aguicheuses les unes que les autres, le "trou" de la Sécurité Sociale ne finit pas de se creuser, le simple fait qu'un Ministère puisse s'appeler "Ministère de la Santé" est devenu en soi un scandale inouï... Oui, le crime paie !
* (Shiatsu - QiGong - Ayurvéda - Réflexologie. Mais ce qui caractérise l'Occident est bien moins la logique que la méthodologie nécessaire à son entendement commun. Nous ne fonctionnons que par le biais de preuves scientifiques (même si elles se contredisent les unes les autres), de théorie de Newton (maintenant mise à mal par la mécanique quantique), de cartésianisme (qui ne fut jamais celui de Descartes), il est donc tout naturel que la médecine elle-même n'ait toujours pas une perception globale du corps humain, mais qu'elle le perçoive que comme un assemblage d'organes. C'est que notre civilisation est incapable d'une pensée holiste (la tendance dans la nature à constituer des ensembles qui sont supérieurs à la somme de leurs parties, au travers de l'évolution créatrice), qu'il lui faut ainsi des dogmes institués en mythes fondateurs (comme la Démocratie), et des certitudes tirées de la force (exemple : la Majorité électorale). Il vient à l'idée de peu de personnes que la maladie peut provenir d'une autre région du corps, alors on parle d'origine psychosomatique (comme avec l'homéopathie), tout en se gaussant de la sensibilité radiesthésiste qui ne peut être que le fait d'illuminés. La caricature de cette manière compartimentée d'appréhender le réel, rejetant ainsi l'intuition, nous la devons avant tout aux Lumières, puis aux États-Unis qui ne sont en vérité rien d'autre que la continuation de l'Empire romain. Seul compte l'Ego, et les marchands, comme les hommes politiques, qui ne construisent leur action que sur l'aspect économique, font tout pour stimuler l'ego, que ce soit par tentation ou flatterie. Plus que jamais, la pensée s'est éloignée de la quête spirituelle de Maître Eckhart ; il parait totalement incongru de dire comme Sri Nisargadatta Maharaj : "Toutes vos idées vous enchaînent. Une fois que vous aurez compris que la connaissance n'existe pas, qu'elle n'est qu'ignorance, vous serez au niveau qu'il faut (...) Vous n'acceptez pas qu'il puisse y avoir de la souffrance dans ce monde ! Vous voulez sauver le monde ? Mais comment pourrez vous sauvez le monde alors que vous n'êtes même pas capable de vous sauver ? (...) l'Éveil contient toute expérience. Mais celui qui est éveillé est au-delà de toute expérience (...) La vérité est vous-même. Cessez de vous en éloigner en lui courant après (Logia 3 de l'Évangile selon Thomas - découvert en 1945 à Nag Hammadi - traitant de la recherche du Royaume de Dieu : "Jésus disait : si ceux qui vous guident affirment : voici, le Royaume de Dieu est dans le ciel, alors les oiseaux en sont plus près que vous ; s’ils vous disent : voici, il est dans la mer, alors les poissons le connaissent déjà… Le Royaume : il est à l’intérieur de vous, et il est à l'extérieur de vous. Quand vous vous connaîtrez vous-mêmes, alors vous serez connus et vous connaîtrez que vous êtes les fils du Père, le vivant ; mais si vous ne vous connaissez pas vous-même, vous êtes dans le vain (la pauvreté), et vous êtes vanité (la pauvreté)(...) Au lieu de chercher ce que vous n'avez pas, trouvez ce que vous n'avez jamais perdu (...) C'est en vous imaginant séparé que vous avez créé le fossé. Vous n'avez pas à le traverser. Il vous suffit de ne pas le créer (...) Vous êtes Dieu, mais vous ne le savez pas (comment ne pas penser à Maître Eckhart ?) (...) Quand vous ne demandez rien, ni au monde, ni à Dieu, quand vous ne désirez rien, ne cherchez rien, l'État Suprême vient à vous, sans que vous l'ayez invité ni attendu". Logia 18 : "Les disciples demandaient à Jésus : Dis-nous quelle sera notre fin ? Jésus répondit : Que savez-vous du commencement pour que vous vous cherchiez ainsi la fin ? Là où est le commencement, là aussi sera la fin. Heureux celui qui se tiendra dans le commencement ; il connaîtra la fin et il ne goûtera pas la mort". Logia 19 : Jésus disait : "Heureux celui qui Est avant d’exister…"

Autre exemple : l'éthique est supplantée avantageusement par la morale plus accessible, puisque procédant d'une convention et donc d'une habitude. C'est ainsi que profaner une tombe est considéré comme
un crime d'une très grande gravité par les ministres montant aussitôt au créneau médiatique. Par contre, la mort d'un SDF qui crève de froid sur un trottoir n'émeut pas tellement nos élus, il y a en tellement, de pauvres... Et puis, les pauvres ne veulent pas travailler, ce sont des chômeurs à la charge de la société. Chacun craint pour sa dépouille, pourtant, j'ai un point de vue contraire : je me fiche que mon cadavre soit incendié ou servi dans une mise en scène macabre ... je serai mort. Par contre, que l'ANPE m'ait interdit tout déplacement photographique pendant des années m'importe énormément ; c'est pour moi et ma créativité, car c'est une seule et même nature, une violence extrême qui m'a été faite par des gens pour qui je nourris un immense mépris. J'étais vivant et cela m'importe davantage que ce qui m'arrivera quand je serai mort. Je méprise des individus vendus à des propagandes électoralistes, gérant les hommes comme s'ils étaient un bétail humain, et avec de surcroît l'efficacité que l'on connaît. Une dernière citation de Spinoza avant de passer à des auteurs ardus : "La chose du monde à laquelle un homme libre pense le moins, c'est la mort, et sa sagesse n'est point la méditation de la mort, mais de la vie", "Éthique", livre IV. Que faites-vous de la vie, marchands et hommes politiques ?

Quant à moi, je vais franchir le pas de passer du Panthéisme à l'
existence comme accident de l'essence d'Avicenne, si ce n'est que la nuance semble de taille : Chez Spinoza c'est la nature qui dirige (la nature naturante différente de celle naturée des créationnistes, par laquelle l'intelligence se développe afin d'appréhender les causes pour agir), chez Avicenne nous tenons notre intelligence de Dieu qui, du fait de son infinitude d'intelligence (la divinité créant par caprice est supplantée par la pensée divine se pensant elle-même ; l'être passe à l'existant par nécessité, qui est l'émanation des néoplatoniciens), nous la fait partager dans une infime mesure. La rupture tient à ce que l'Essence n'a pas de qualité contingente chez Avicenne, car c'est l'essence elle-même qui rend une existence nécessaire, laissant subodorer l'essence qui est nécessaire à elle-même : l'Etre nécessaire (que l'on appelle Dieu) et dont le principe d'émanation permet la création de la Première Intelligence. Pourtant Spinoza dans Ethique : "Tout le monde doit accorder que rien n’existe et ne peut être conçu sans Dieu, car il est reconnu de tout le monde que Dieu est la cause unique de toutes choses, tant de leur essence que de leur existence; en d’autres termes, Dieu est la cause des choses, non-seulement selon le devenir, mais selon l’être", puis (déjà cité plus haut) : "(...) que notre âme, en tant qu'elle est intelligente, est un mode éternel de la pensée, lequel est déterminé par un autre mode éternel de la pensée et celui-ci par un troisième, et ainsi à l'infini ; de telle façon que tous ces modes pris ensemble constituent l'entendement éternel et infini de Dieu", pour revenir vers l'influence de la Kabbale, selon laquelle l'univers est Dieu - en tant qu'il se manifeste, et le monde visible l'écoulement par émanation du monde divin.

(((Faisons un détour avec Leibniz et son "Réfutation inédite de Spinoza" : "Pour eux (Spinoza et son détracteur de première heure : Moses Germanus), en effet, Dieu est comme la substance, et la créature comme l’accident de Dieu" ... "Spinoza dit (Eth. p. 1, prop. 16) : "De la nécessite de la nature divine doivent découler des infinis de modes infinis, c’est-à-dire tout ce qui peut tomber sous une intelligence infinie". C’est là une opinion très fausse ; et, sous une autre forme, l’erreur que Descartes a insinuée : à savoir, que la matière prend successivement toutes les formes. Spinoza commence où finit Descartes : Dans le Naturalisme. Il a tort aussi de dire (Lettre 58) : que le monde est l’effet de la nature divine, bien qu’il laisse entendre qu’il ne l’est pas du hasard. Il y a un milieu entre ce qui est nécessaire et ce qui est fortuit : c’est ce qui est libre. Le monde est un effet volontaire de Dieu, mais à cause de raisons inclinantes ou prévalentes. Quand bien même on supposerait la perpétuité du monde, il ne serait pas nécessaire. Dieu pouvait ou ne pas créer, ou créer autrement ; mais il ne devait point le faire. Il pense (Lett. 49) : que Dieu produit le monde de la même nécessité qu’il a l’intelligence de soi-même. Mais il faut répondre que les choses sont possibles en beaucoup de manières, tandis qu’il était tout à fait impossible que Dieu n’eût pas l’intelligence de soi. Spinoza dit donc (Eth. p. 1, prop. 17) : "Je sais que plusieurs philosophes croient pouvoir démontrer que la souveraine intelligence et la libre volonté appartiennent à la nature de Dieu ; car, disent-ils, nous ne connaissons rien de plus parfait à attribuer à Dieu que cela même qui est en nous la plus haute perfection... et c’est pourquoi ils ont mieux aimé faire Dieu indifférent à toutes choses et ne créant rien d’autre que ce qu’il a résolu de créer par je ne sais quelle volonté absolue. Pour moi, je crois avoir assez clairement montré que de la souveraine puissance de Dieu toutes choses découlent d’une égale nécessité, de la même façon que de la nature du triangle il résulte que ses trois angles égalent deux droits." - Dès les premiers mots on voit clairement que Spinoza refuse à Dieu l’intelligence et la volonté. Il a raison de ne pas vouloir d’un Dieu indifférent et décrétant toutes choses par une volonté absolue ; il décrète par une volonté qui s’appuie sur des raisons. Spinoza ne donne point de preuves de ce qu’il avance que les choses découlent de Dieu comme de la nature du triangle en découlent les propriétés. II n’y a point d’analogie d’ailleurs entre les essences et les choses existantes (...) Dans le scholie de la proposition 17 il veut que l’intelligence et la volonté de Dieu n’aient avec la nôtre qu’un rapport nominal, parce que la nôtre est postérieure et celle de Dieu antérieure aux choses, mais il ne suit pas de là qu’il n’y ait entre elles qu’un rapport purement nominal. Il dit pourtant ailleurs que la pensée est un attribut de Dieu, et qu’on doit y rapporter les modes particuliers de la pensée (Eth. p. 2., prop. 1). Mais l’auteur croit qu’alors il parle du Verbe de Dieu extérieur, parce qu’il dit (Eth. p. 5) : que notre âme est une partie de l’intelligence infinie. "L’âme humaine, dit Spinoza (Eth. p.5, Démonst. prop. 23), ne peut être entièrement détruite avec le corps. Il reste d’elle quelque chose, qui est éternel. Mais cela n’a point de relation avec le temps. Car nous n’attribuons à l’âme de durée que pendant la durée du corps". Dans le scholie suivant, il ajoute : "Cette idée, qui exprime l’essence du corps sous le caractère de l’éternité, est un mode déterminé de la pensée qui se rapporte à l’essence de l’âme et qui est nécessairement éternel, etc." Tout cela est illusoire. Cette idée est comme la figure de la sphère dont l’éternité ne préjuge pas l’existence, puisqu’elle n’est que la possibilité d’une sphère idéale" ...  Avant : "Spinoza a cru que la matière du vulgaire n’existait pas. Aussi il nous avertit souvent que Descartes la définit mal par l’étendue (Lett. 73), et qu’il donne une mauvaise explication de l’étendue, quand il la prend pour une chose très vile qui doit être divisible dans le lieu (de la Réf. de l’Etent., p. 385) ; "puisqu’au contraire la matière ne s’explique que par un attribut exprimant une essence éternelle et infinie". Je réponds que l’étendue, ou si l’on veut la matière première, n’est autre chose qu’une certaine répétition indéfinie des choses, en tant qu’elles sont semblables entre elles ou indiscernables. Ainsi du fait même que le nombre suppose des choses nombrées, de même l’étendue suppose des choses qui se répètent et qui, outre les caractères communs, en ont de particuliers. Ces accidents, qui sont propres à chacune, rendent actuelles, de simplement possibles qu’elles étaient d’abord, les limites de grandeur et de figure. La matière purement passive est quelque chose de très vile, qui manque de toute vertu, mais une telle chose ne consiste que dans l’incomplet, ou dans une abstraction". Enfin, proche de la conclusion : "On voit clairement, par ce qui précède, que tout le chapitre de Spinoza sur l’amour intellectuel de Dieu (Eth. p. 5) n’est qu’un habit de parade pour le peuple, puisqu’il ne saurait rien y avoir d’aimable dans un Dieu, qui produit sans choix et de toute nécessité le bien et le mal. Le véritable amour de Dieu se fonde non pas sur la nécessité, mais sur la bonté. Spinoza (de la ref. de l’Ent., p. 388) dit qu’il n’y a point de science, mais qu’on a seulement l’expérience des choses particulières, c’est-à-dire telles que leur existence n’a aucune liaison avec leur essence et qui, par conséquent, ne sont point des vérités éternelles. - Cela contredit ce qu’il avait dit ailleurs, à savoir que tout est nécessaire, que tout découle nécessairement de l’essence divines. - Autre contradiction : Spinoza (p. 2, Eth. schol. prop. 10) combat ceux qui prétendent que la nature de Dieu appartient à l’essence des choses créées, et cependant il avait établi précédemment que les choses n’existent et ne peuvent être conçues sans Dieu et qu’elles naissent nécessairement de lui. - (Part. 1, Eth. prop. 21) II soutient par ce motif que les choses finies et temporelles ne sauraient être produites immédiatement par une cause infinie, mais qu’elles le sont (prop 28) par d’autres causes singulières et finies. Mais comment sortiront-elles enfin de Dieu ? Car elles ne peuvent en sortir non plus médiatement dans ce cas, puisqu’on n’arrivera jamais ainsi qu’à la production du fini par le fini. On ne peut donc pas dire que Dieu agit par l’intermédiaire des causes secondes, s’il ne produit ces causes mêmes. II vaut donc mieux dire que Dieu produit les substances et non les actions de ces substances auxquelles il ne fait que concourir"... La modernité était en marche, la religion s'enfermait dans ses postulats devenus dogmes ... et le matérialisme triomphait..., la métaphysique grecque perdait de son sens, l'initiation ses vertus quand le secret devenait haïssable, c'était avant que de découvrir le sens de la vacuité bouddhique (relativité de la Mâyâ*), la psychologie des profondeurs, et le renouveau de la philosophie heidegerrienne, l'Égypte, l'Orient et l'Extrême-Orient... l'oeuvre de René Guénon)))

* (L'expérience de la transcendance permet de voir la réalité physique comme une illusion ; dans l'hindouisme, il s'agit d'un lien associé à l'ego et au karma : l'illusion cosmique (citons à propos Leibniz : "La matière purement passive est quelque chose de très vile, qui manque de toute vertu, mais une telle chose ne consiste que dans l’incomplet, ou dans une abstraction") ; cependant, pour le vedanta, cette illusion cosmique a un véritable pouvoir de création : la création du Monde, contrairement au bouddhisme mahâyâna, pour qui la vacuité signifie l'absence de nature propre accordée aux phénomènes. Chez nous, il y eut l'allégorie de la caverne de Platon, enfin Descartes résolvant l'aporie finale de la réalité transmise par les sens, grâce au cogito. Dans tous les cas, toutes les approches, initiatiques, méditatives ou mentales, ouvrent sur une autre réalité sous-jacente. Spinoza et Leibniz furent en désaccord sur la participation, et son mode, de Dieu dans les affaires du Monde, tout comme Avicenne et Averroès le furent sur la réalité de l'âme)

Absence d'une véritable élite de la pensée et règne de la quantité :
Ce sera des paysages photographiés avec des films 120 (Fuji Reala) et des appareils mécaniques. Pas de moteur ni de cellule intégrée, pas d'autofocus ou de zoom, rien qui puisse distraire l'attention photographique, surtout pas le numérique qui me parait toujours être, en 2009, une stupéfiante baisse de qualité dans le modelé. Il y eut le CD audio qui fut une régression de musicalité dramatique pour la musique classique par rapport au vinyle si subtil et riche en nuances, en phrasé ; dorénavant, grâce à nos chers élus et leur obsession économique, le monde sera inondé de la bouillie sonore MP3. C'est le signe d'une horizontalité où les utopies politiques rejoignent la finalité marchande du nombre. Il faudrait détruire l'ordinateur faisant des "esclaves instruits", pour citer l'épisode n°6 du Prisonnier : "Le Général". Il faudrait remémorer Aristote : "
Il n’y a pas de pire injustice que de traiter également des êtres inégaux" et Cicéron : "Si une chose n’est pas honteuse, elle le devient lorsqu’elle est applaudie par la multitude", Ernest Renan : "La culture intellectuelle cesse de monter dès qu’elle aspire à s’étendre" et Goethe : "Toute grandeur et toute sagesse sont l’apanage des minorités. Que la raison devienne jamais populaire, il n’y faut pas même songer. La passion et les sentiments, voilà ce qui peut être populaire, mais la raison sera toujours en possession de quelques rares personnages d’élite", Alain de Benoist : "Les masses n’absorbent pas à leur profit. Elles absorbent pour dissoudre. La surinformation n’a pas plus aidé à l’éducation des masses que les maisons de la culture ou l’enseignement obligatoire n’ont favorisé le bon goût ou provoqué l’élévation du quotient intellectuel" et René Guénon : "L'avis de la majorité ne peut être que l'expression de l'incompétence (...) La grande habileté des dirigeants, dans le monde moderne, est de faire croire au peuple qu’il se gouverne lui-même. C’est pour créer cette illusion qu’on a inventé le suffrage universel", pour mieux comprendre que la liberté du chant de butors sanguinaires, qu'est la Marseillaise, n'est qu'une aliénation dirigiste de masse : "La liberté n’est pas gratuite ; les hommes libres ne sont pas égaux ; et les hommes égaux ne sont pas libres" (Richard Berkeley Cotten). Cette liberté du moule qui a ouvert en grand la porte laissant pénétrer le numérique, est celle qui réfrène l'intelligence et le goût volontaire : "Qu’y a-t-il de plus grotesque que le système électoral démocratique ? On élève une personne dans certaines opinions rigoureuses, on lui donne ensuite le droit de vote, on la prétend affranchie et "libre", elle vote et elle le fait strictement selon les opinions qui lui ont été enseignées" (Wyndham Lewis), pour conduire ici à Charles Mauras : "La démocratie n’est pas un fait. La démocratie est une idée. Cette idée inspire des lois. Et ces lois et ces institutions se révèlent de jour en jour plus désastreuses, destructives et ruineuses, plus hostiles aux tendances naturelles des mœurs, au jeu spontané des intérêts et au développement du progrès. Pourquoi ? Parce que l’idée démocratique est fausse, en ce qu’elle est en désaccord avec la nature. Parce que l’idée démocratique est mauvaise en ce qu’elle soumet constamment le meilleur au pire, le supérieur à l’inférieur : au nombre la qualité, c’est-à-dire la compétence et l’aptitude" et à H.L. Mencken qui invite au dénouement de la série de MacGoohan : "La démocratie, c’est l’art de diriger le cirque à partir de la cage des singes". Bien plus posé dans sa manière de s'exprimer, Alain Daniélou n'en démord pas : "L’égalisation théorique d’éléments inégaux et différents est la plus sûre méthode d’établir l’injustice de fait, et notre ignorance volontaire de la hiérarchie naturelle du créé risque d’entraîner l’humanité vers un échec général parce qu’aucun rouage humain n’est plus à sa place dans le plan d’ensemble de l’espèce". Vous comprendrez mieux la raison pour laquelle le numérique écrase toute dimension qualitative : la bouillie MP3 satisfait à la paresse d'enregistrer des bandes magnétiques, le pseudo progrès génère le consommérisme source de croissance. Alors, il importe peu que les puces électroniques ne cessent de provoquer des fonctionnements totalement erratiques, comme avec les ordinateurs faisant un quotidien de la démence. Autre aspect, la connaissance diffusée par Internet est un leurre, puisque sa facilité de recherche nous éloigne encore davantage de la vertu de l'oral de Platon. La Terre est polluée, mais nous exterminons toujours autant les animaux pour nous nourrir ou pour nous divertir. Le goût est standardisé et l'intelligence noyée dans la masse, pourtant la crise perdure et les inégalités croissent. Avec l'ère numérique, un fichier est un fichier, un son un son, un individu un individu ; chacun est photographe, chacun est citoyen, mais le fichage gagne - pour notre sécurité parait-il. Ainsi donc, la société devient comme un programme informatique où les résistants de l'intériorité de l'être n'ont plus aucun rôle à jouer. La privation budgétaire et les contraintes administratives ont largement remplacé le goulag, le mode de fonctionnement sociétal est passé de celui "disciplinaire" à celui de "contrôle", l'ANPE qui quantifie des hommes comme un troupeau, et dont la fonction de nivellement chiffré a participé à détruire les forces vives du pays, fabrique une humanité restreinte à sa dimension marchande, esclaves instruits selon le N°2 dans le feuilleton britannique, mais esclaves tout de même. Réaliser des photographies de notre Terre si généreuse et belle, témoigner que les frontières ne sont qu'humaines, fut une manière de m'évader et de tenter de conserver ma propre personnalité, malgré le broyage actuel des âmes. Be seeing you !

Du sens de la beauté ressentie au travers des paysages, à la misère phénoménale de la condition humaine...
Vous entrez dans le site d’un architecte loupé qui est devenu un photographe raté. Ce site montre des paysages vierges et, je l’espère, susceptibles d’aider à purifier le regard, dispose, avec une prétention qui va bien au-delà de connaissances maîtrisées, une analyse sans concession de la modernité. N’ayant suivi aucun cursus universitaire, je reste d’autant plus libre au sein de ma maladresse. Quant au contenu, il s’agit du choix obligé dès l’instant où l’on préfère, quitte à se tromper, mais quelle importance alors, dites le moi, des certitudes à une vision nihiliste du Monde. Ainsi donc, à Sartre je choisis Nietzsche ; face au progrès, et à la libération de l’homme récupérée à d’autres fins moins avouables, je m’intègre dans le concept plus intuitif de l’Éternel Retour. Après tout, Françoise Dolto ne convenait-elle pas que l’inconscient ne reconnaît pas la mort ? La vérité est-elle donc à découvrir ou à connaître, c’est à dire ... comprendre ? Un des aspects monstrueux de la modernité, préjudiciable à l'Être, est d'avoir fait oublier que l'action, cela inclut tout travail, tire* son importance de la modification intérieure, que les choses sont plus vitales lorsqu'elles nous transforment, car elles le font autant ontologiquement que par effet de conséquence, que toute accumulation de richesse. Au moment où l'intellectualité de la France sombre dans une déliquescence induite par l'origine ontologique de la crise comptable, échappant à tout entendement* politique, les Japonais nous offrent une leçon d'intériorité, avec les cantates de Bach : Masaaki Suzuki et le Bach Collegium Japan. J'ai le sentiment que de remettre de l'argent dans un gouffre ne le comblera jamais, c'est comme ... faire tirer des boeufs par la charrue. D'un point de vue horizontal, Il y aura de moins en moins de cette main d'oeuvre tiers-mondiste (en vérité une vision purement occidentale) sous-payée, et expliquant la progression fantastique du niveau de vie occidental, quand on considère que le chômage est en réalité un "progrès" caractérisé par l'avancée technologique de l'automatisation. Faire culpabiliser sur le chômage est donc davantage un procédé politique populiste (la gestion de la peur) qu'une vision réelle des contraintes économiques : la réalité géopolitique du Monde s'attache davantage à ce que 20% des hommes continuent de posséder les 80% des ressources. C'est ainsi que les conflits perdurent selon des accords tacites entre grandes puissances, que la Chine nouvellement éveillée, aveuglée au sein de la masse, contraint ses dirigeants débordés à faire main basse sur l'Afrique*, ultime continent corvéable, usant, comme nous l'avons fait nous-mêmes, de procédés non plus militaires, mais psychologiques, avec le caractère biaisé d'actes dits humanitaires qui sont éloignés de la méthode américaine qui, première puissance oblige, reste toujours à la fois militaire (avec ses moyens colossaux) et démagogique (avec les marques de son inculture proverbiale). Je vous invite à aller, par curiosité, vous promener un temps dans le jeu Warcraft.
De la même manière que la science-fiction révèle un futur en devenir, ce jeu là aux abords sympathiques, nonobstant une ignorance mythologique et symbolique désastreuse de leurs auteurs, révèle chez les jeunes et les moins jeunes un état d'esprit propice à une préfiguration de la Fin des Temps. Ce n'est pas tant la violence qui pose un problème, que le besoin frénétique d'être toujours plus fort que l'autre, d'accumuler un or factice et des objets qui le sont tout autant, de ne plus faire l'effort d'écrire, de n'avoir plus aucune parole ni honnêteté intellectuelle, ni patience, de trahir et d'insulter à la moindre occasion. Cette jeunesse là exerce-t-elle le talent caché préfigurant les massacres à venir, et un passage à une forme de bestialité débridée ? Il manque dans notre société cette phase initiatique qui marquait le passage à l'âge adulte, les tribus et le percing entretenant un esprit de ghetto. C'est l'émanation d'un individualisme sauvage dont les politiques devraient se méfier, s'ils suivaient moins les conseillers économiques et les psychologues y voyant un compensation équilibrante des pulsions. Car la croissance, maintenant l'impact économique des jeux vidéos, sont perçus comme valeur tautologique, en ce qu'il n'est pas dans l'air du temps d'en réfuter le progrès. L'individualisme, par son approche cognitive basée sur le seul rapport de force, favorisé par la crise économique, avec un éclatement de la structure familliale (le Fisc stalinien se mêle d'échanges au sein de la cellule familiale), semble détruire davantage l'utopie républicaine dans l'esprit naturel qui serait sociotropique, et que cite Eric Dupin dans"les mystères du vote" : "Choisir le Bon candidat pour le Bien du pays s'apparente à élire Dieu. L'électeur pense à la France - ou à sa commune, à sa région ou l'Europe - non pas à lui-même en glissant son enveloppe dans l'urne. Les politologues parlent de vie sociotropique". Quant est-il, aujourd'hui, du sens du plaisir moral de Kant*, motivant également les actions qui sont désintéressées, lorsque la société en veut toujours plus ? Alors que l'on ne cesse de parler de mondialisme, jamais autant de murs ne se sont dressés entre les hommes ... des murs entre les États, entre les Cultures, entre les individus (ghettos pour riches), ces murs étant toujours construits par les puissants, révélant aussi la problématique de leur propre faiblesse.

* (En espérant que mes visiteurs y pressentent déjà le sens métaphysique de la vie (existence, "en dehors de l'être", selon l'étymologie) prise comme accident nécessaire de l'essence, d'Avicenne, pour l'exprimer en quelques mots. La philosophie choisit au commencement l'être à l'existence, faisant dire à Aristote : "L'objet éternel de toutes les recherches présentes et passées, le point toujours en suspens : qu'est-ce que l'être ? - revient à demander qu'est-ce que la substance (vraisemblablement la désignation de "oùsia" par "essence", "quiddité - ou substance formelle, plus que matière ou son composé matière - forme : "sunolon". Dans De l'Âme, la substance est, en un second sens : "la figure et la forme, suivant laquelle, dès lors, la matière est appelée un être déterminée", dit autrement : "ce qui, étant l'individu pris dans son essence, est aussi séparable : de cette nature est la forme ou configuration de chaque être", La Métaphysique) ?". Très vite, l'essence est devenue ce qui permet à l'existence, non seulement d'être en devenir (passage du possible au réel), mais surtout d'être intelligible, s'agissant de connaissance (être) et non d'un savoir ; puis se posa intellectuellement la question de la nécessité de l'exister hors de l'essence ... que l'entendement humain ne pouvait raisonnablement saisir. C'est à partir de cette non réponse, que s'est développée une métaphysique à rebours par laquelle l'exister génère la pensée, une existence ainsi libérée de sa condition de prédicat quand l'essence en était le sujet, au sens linguistique. Cet oubli de l'ontologique, qui allait revenir avec Heidegger et la découverte des présocratiques, amena les "idéaux des Lumières" : le monde dit réel est appréhendé par la Raison, et l'individu, avec sa subjectivité et sa volonté, prévaudra sur l'analyse de ce réel, en somme le savoir limité à lui-même. Pour Nietzsche, ce fut une irrationnalité de l'existence qui le poussa à un existentialisme ; quant à Sartre, c'est l'influence de R. Aron qui l'amena à la phénoménologie posée par Husserl : il n'y a aucun "arrière-monde" caché derrière ce qui est visible. Dans "La Nausée", la conscience de l'homme hésite et se bat entre rejet et fusion, dans la relation de sujet avec objet, dès lors que les choses ayant perdu un sens utilitaire ne peuvent plus être nommées, car tout est ramené à la conscience de l'homme, à une liberté individuelle qui devient ainsi un absolu, et déjà la base des idéaux révolutionnaires de 89. Mais, quelle est l'origine de la liberté conceptuelle à laquelle nous sommes ainsi condamnés ? Une liberté absolue, et génératrice d'elle même, comme essence ultime du monde, peut-elle échapper à une finitude de ce dernier - l'infinitude étant associée à Dieu ? Le principe se dénie lui-même avec le paradoxe)
* (Certains ouvrages demeurent absconds par la profondeur et la culture de leurs auteurs. Exemple : "De l'unité et de la multiplicité", dans l'Introduction de l'alchimie intérieure taoïste de Zhao Bichen. Quand au langage politique, on le surnomme "langue de bois". Exemple : "Mesdames, messieurs, la situation d'exclusion que certains d'entres vous connaissent doit parvenir à la comptabilisation mensuelle d'une France forte, riche et attractive" - un extrait du site "langue de bois")
* (Texte saisi sur Internet : "«Ne nous demandez pas d’aller à la guillotine avec le sourire», s’écriait Thabo Mbeki quand on lui parlait de l’incontournabilité de la mondialisation. Ne nous demandez pas de cautionner l’impossible. L’Afrique perdra son âme comme elle l’a fait vis-à-vis de la mondialisation en croyant trouver la solution à ses problèmes. L’Afrique a une dette de 2500 milliards de dollars qu’elle a déjà payée plusieurs fois")
* (Kant, exposé de l'impératif catégorique : "Agis de façon à traiter l’humanité, aussi bien dans ta personne que dans la personne des autres, toujours en même temps comme une fin et jamais simplement comme un moyen (...) Agis extérieurement de telle sorte que l’usage de ta liberté puisse s’accorder avec la liberté de chacun, suivant une règle générale". Puis alors, ce qui devient l'essence de l'impératif dit catégorique : "La législation universelle de la conduite, c’est la "volonté de l’être raisonnable" qui doit être législatrice" (troisième formule), ce qui exprime l'autonomie de notre vouloir propre, car, selon Kant, l'homme est sa fin en ce qu'il est autonome, tout en gardant une volonté législatrice, cela puisque la morale ne peut être fondée "ni dans le ciel ni sur la terre", ce qui revient à formuler une influence antagoniste qui interfère avec la volonté affectée par les désirs : une inintelligibilité du Monde à laquelle elle appartient, et qui n'est qu'une idée pour nous-mêmes (le monde), puis des concepts de l'entendement qui expriment la forme d'une loi, Kant déclarant, à la fin de sa vie, que la liberté ne saurait être ni expliquée, ni comprise d'ailleurs, puisque se situant sur le plan de son noumène. Ces concepts là de l'entendement sont donnés, selon Kant, à l'intuition intellectuelle (qui n'est pas celle sensible), opposée radicalement à celle de Platon (noumène : Idées comme objet de l'intelligence pure) en ce qu'elle n'est pas "notre", et qui, grand paradoxe oblige, interdit donc tout contact intuitif. Selon Kant, en effet, à lire dans la "Critique de la raison pure", la connaissance d'objets est dépendante tout autant du sujet que ... des objets eux-mêmes, faisant que si les choses sont "en elles mêmes", par delà la réalité observable ou phénoménale, l'entendement humain portera toujours le poids de sa limitation mentale intrinsèque, le noumène n'ayant plus qu'un rôle de postulat à jouer, pour une morale qui unifie la société, et la rassemble. Maintenant, au deçà de ce postulat entretenu par et pour son intangibilité, la vérité accessible a toujours besoin d'un sujet, et la création de désordrecourage et droiture se placent du coté d'Eschyle dans la tragédie grecque. C'est comme s'il manquait quelque chose de la vie ailleurs de Rimbaud à un équilibre précaire de l'ordre, quand les politiques s'organisent toujours mieux autour de la gestion de la peur, et que ce résidu devient même fond de commerce dans le vide sidéral du consommérime. Mais, je m'éloigne de mon propos, recentrons la suite : la vision de l'existence tourne encore autour de deux sensibilités, nécessaire (Avicenne) ou contingente (Spinoza), curieusement les deux en appellent encore, malgré la réfutation Kantienne selon laquelle l'existence n'est pas "en soi" une propriété intrinsèque, à l'ontologique : T. d'Aquin, Descartes et Spinoza, l'argument dit cosmologique étant réfuté par Kant à partir de celui ontologique. Le vide laissé donc par le matérialisme ambiant amène aux USA le concept de "dessein intelligent", mais ailleurs des scientifiques se lamentent du manque d'horizon de l'individu. Court extrait d'un texte fort de François Lurçat, "Le chaos et l'Occident" : "(...) Pourquoi a-t’il fallu plus d'un demi-siècle pour que soit reconnue la portée scientifique très générale des travaux de Poincaré sur la mécanique céleste ? Pourquoi tout le monde connaît-il l'effet papillon, et personne le discours de Lighthill ? Pourquoi dit-on toujours « chaos », et jamais « horizon de prévisibilité » ou « sensibilité aux conditions initiales » ? Nous avons vu que le newtonianisme a été pour la pensée occidentale moderne un terrain solide dans lequel elle a planté ses fondations. La pensée occidentale possède une étonnante puissance analytique, mais aussi depuis les origines une tendance permanente à la généralisation et même à l'universalisation (qu'on trouve déjà chez les Présocratiques d'une part, dans la pensée chrétienne d'autre part). Aujourd'hui comme au temps de Laplace, le déterminisme de la mécanique newtonienne est un fait mathématique et physique avéré ; mais il n'est établi que régionalement, c'est-à-dire pour des durées limitées et non jusqu'à l'infini temporel. La démarche d'extrapolation jusqu'à l'infini est si naturelle pour la pensée occidentale que le coup de force laplacien ne suscita pratiquement aucune opposition : les discrètes objections de Maxwell passèrent inaperçues. L'esprit omniscient dont parle Laplace, ce n'est pas Dieu ; l'illustre mathématicien et physicien avait à juste titre répondu à Napoléon qu'il n'avait pas besoin de cette hypothèse (pour faire sa science). Mais si ce n'est pas Dieu, qui est-ce donc ? Laplace le laisse entendre, malgré de prudentes restrictions : c'est l'esprit humain, éclairé par la science du XIXe siècle. Depuis Bacon et Descartes, l'entreprise scientifique est liée à une volonté, à un rêve de domination dont aujourd'hui encore elle ne sait pas se démarquer (...). Domination, l'ancienne liberté de chacun de Kant ? Mais qui sait encore que Jean-Jacques Rousseau ne croyait pas que le peuple puisse par lui-même poser des lois, du fait de ne pas pouvoir séparer législatif et exécutif, l'ordonnance des lois procédant d'un esprit supérieur, une utopie proche de celle de Kant (concepts de l'entendement qui expriment la loi), jusqu'à la description de l'utopie par M. Foucault qui nous ramène au merveilleux, au lumineux, aux civilisations mythiques, aux masques d'or.... Mais le machinisme détruit la réalisation personnelle, le renoncement à l'autorité supérieure permet tous les excès, et un bonheur forcé ennuie. Il fallut toute la fulgurance du verbe guénonien, le métaphysicien national René Guénon dont Pauwels dit de lui, dans Le Figaro, que ne plus évoquer son œuvre est alarmant, pour expliquer que ce qui est inférieur ne sait décider de ce qui est supérieur, qu'une légitimité est octroyée par l'autorité souveraine placée au dessus de soi. Il est très délicat de décider de laisser transparaître dans un site photographie, même de vues de nature sauvage communiquant un sentiment d'éternité, des connaissances particulières qui condamnent de manière un peu trop efficace, semblablement à l'épée de Justice, les idéaux modernes en passe de s'effondrer, du fait d'un écart croissant entre l'utopie et la réalité concrète qui confine à un désastre. André Gide : "Que serait-il advenu de moi, si j'avais rencontré les livres de Guénon au temps de ma jeunesse" ? (1943). Il faudrait comme une inclinaison proche celle de Platon pourtant disciple de Socrate, mais renouant presque avec les présocratiques, pour garder un idéal absolu comme ce sens du Beau dévoilé dans le Banquet : "
Celui qu'on aura mené jusqu'ici sur le chemin de l'amour, après avoir contemplé les belles choses dans une gradation régulière, arrivant au terme suprême, verra soudain une beauté d'une nature merveilleuse, celle-là même, Socrate, qui était le but de ses recherches antérieures, beauté éternelle, qui ne naît ni ne meurt, qui ne souffre aucune augmentation ni diminution (...)", Diotime à Socrate. Il y eut la forme d'abstraction intellectuelle entre une application très stricte des lois d'harmonie, selon les doctrines pythagoriciennes de nature mathématique, et l'idée qu'il existe un Beau qui soit un absolu (qui n'est pas dans les personnes comme on le pense scolairement aujourd'hui, mais bien au delà d'elles-mêmes), amenant finalement David Hume à dire : "La beauté n’est pas une qualité inhérente aux choses elles-mêmes, elle existe seulement dans l’esprit qui la contemple, et chaque esprit perçoit une beauté différente". Débutant cette parenthèse avec Kant, nous nous devions d'y revenir afin de cerner l'étrange "plaisir moral" - mais aussi bien esthétique - qui devrait motiver les actions désintéressées, ce qui est l'antinomie même de la modernité de puissance et de consommérisme. Kant atteste déjà des limites pré-modernes de cette cogitation : il y a certes la rupture fondamentale entre beauté et plaisir, ce dernier restant de nature égoïste, mais la satisfaction désintéressée qu'est la beauté induit un concept plus large d'une universalité rédibitoirement indémontrable. Je perçois cette rupture ontologique là comme décalage de l'être vers l'étant chez Heidegger, et influence contre-initiatique chez René Guénon. Ce que devient la pensée philosophique est marqué par la phénoménologie et son processus d'analyse, rejette catégoriquement l'intuitif ou le supra-humain (monde imaginal ou intermédiaire) relégué à des spéculations de l'esprit indémontrables. Henry Corbin : "Dans l’ordre descendant de la procession de l’être, les Intelligences « se lèvent » à l’Orient ou horizon de la déité, Lumière des Lumières. Les Âmes célestes « se lèvent » à l’Orient, au matin qui est pour elles le monde des Intelligences. Les âmes humaines déclinent jusqu’à l’Occident du monde physique dans la Ténèbre de la Matière, le « pays de l’exil » où elles ont à gouverner provisoirement un corps de chair (...)".  L’ésotérisme islamique fait la distinction entre trois mondes qui sont : celui intelligible (ou monde des pures Intelligences chérubiniques), celui imaginal - qui est le Monde des âmes, enfin le monde dit sensible qui est le plan matériel, ce qui correspond successivement, et selon René Guénon, aux Rois Mages qui rendent l'hommage au Christ : la myrrhe comme baume d'incorruptibilité (prophète) - l'encens de la prêtrise - l'or du pouvoir royal. Si une vision globale et holistique se développe dans l'entendement moderne, il s'agit des interactions possibles entre les phénomènes et c'est la théorie des systèmes d'Edgar Morin : "la première leçon systémique est que "le tout est plus que la somme des parties" (...) il existe des qualités émergentes, c'est-à-dire qui naissent de l'organisation d'un tout, et qui peuvent rétroagir sur les parties", puis :  "le tout est également moins que la somme des parties car les parties peuvent avoir des qualités qui sont inhibées par l'organisation de l'ensemble", théorie d'une bien simple évidence, mais qui perd de son intérêt avec le "principe hologrammatique" qui diffère de l'holisme en particulier ("the tendency in nature to form wholes that are greater than the sum of the parts through creative evolution"), ou qui est bien davantage une forme d'holisme métodologique qu'ontologique. En effet, considérer philosophiquement que la société est présente aussi dans l'individu - l'individu une composante de cette celle-ci, fait oublier que cette influence du tout sur ses parties ne peut exercer une conscience qu'au niveau particulier de ces dernières, la mode ou pensée de groupe n'ayant d'existence propre qu'au travers de chacune des parties qui les composent, avec certes plus ou moins d'intensité. Ceci témoigne du dogmatisme de la Majorité somme des parties, de celui de Nation marqué par la forte dichotomie ethnique (historique) - civique, sauf par exemple au Japon, faisant que la perte de l'ontologique a transposé le Beau de Platon des Idées au seul phénomène matériel, les concepts de l'entendement de Kant à la sphère législatrice des actions purement politiques, et le peuple est souverain (Petit Robert : une nation est "un groupe humain constituant une communauté politique, établie sur un territoire défini - et personnifiée par une autorité souveraine"). La Nation devient personnification des individus, la réalité est seulement perçue comme résultante de l'être à l'étant, ce qui devient observable. L'être ontologique n'étant plus pris en compte, il est remplacé par la liberté individuelle agissant dans l'étant, la conscience collective lui est octroyée qui est personnifiée par la Majorité. La modernité quantitative est ainsi un inversement ontologique. Cette liberté n'est pas celle de son être, mais elle est consécutive de l'étant, pour reprendre la terminologie heideggerienne, faisant une impasse radicale sur le sens d'être là (Dasein). La modernité, puisqu'il faut l'appeler ainsi, s'est radicalement éloignée du sens du Dharma en tant que loi universelle (sens du sacré) pour créer ses propres dogmes, la pensée extériorisante a supplanté l'état méditatif qui ouvrait à la compréhension d'une vacuité. L'Occident moderne, du moins une très petite sphère de l'élite bourgeoise, tenta de s'abstraire de la représentation marchande du monde (spectacle de Guy Debord), par une autogestion communiste (attaquée par le maoïsme sur la volonté de dépassement de la pensée qui reste détachée de toute forme dogmatique) qui permettrait de faire fusionner  toutes les activités humaines sous une seule forme poétique, libre création des individus débarrassés de l'aliénation du travail : l'Internationale situationniste. Plus en profondeur (Debord rejetait toute contemplation), comme franchir le pont jeté au dessus de la société scélérate pour rejoindre le GRAAL, chercher au dedans la cause ontologique, Heidegger pensa que la représentation objectivante - c'est à dire le regard porté sur les choses - n'est qu'un mode dérivé dans la mesure où l'étant est ontologiquement l'être qu'il a à être en existant. Attirés comme des insectes par des lumières artificielles, nous avons oublié ce qui est l'essentiel : la nature d'un moment antécédent. Faute de théologie, l'Art est devenu la porte pour quitter l'oubli, si ce n'est que l'acte de Marcel Duchamp lui dénie dorénavant le rôle d'intercesseur de l'âme : tout objet, même un bidet, devient de l'art dès que la pensée le décide. Symbole de cette fausse liberté dans l'étant, nous faisons de l'art, mais nous le produisons à la manière du machinisme : il ne s'agit plus d'oeuvres. Heidegger justifie le sens du Dasein par finitude, sommes-nous éloignés du sens de l'accident d'Avicenne, ou s'agit-il d'une intuition commune qui remonterait des profondeurs de l'être, auquel cas l'essence (dont l'existence n'est que l'accident "nécessaire") se retrouve avec un sens athéologique dans un "impensé fondamental" (terme utilisé par Joël Balazut), et c'est alors la mort seule dans la finitude (l'être-pour-la-mort) qui sort ontologiquement l'être de la technicité (de l'étant) : sans cette mort nous ne serions qu'une partie de l'étant et non "jetés dans le monde", nous ne serions aucune possibilité liée à ce que nous devons être, sachant que nous sommes tout à la fois notre passé et notre futur dans le moment présent, l'instant étant la nature intrinsèque et particulière de l'être. Le monde n'est plus vécu, il est pensé, la connaissance cède la place à un savoir. Le monde moderne est devenu un monstre "par la pensée" : il fait confondre nécessité ontologique et liberté à conquérir par la force. Comme rien désormais ne procède plus de l'être ... à être, un égalitarisme de principe s'est opéré entre les individus qualifiés alors seulement par le consommérisme agissant sur le mode d'une procuration artificielle donnée à l'être : dans les écoles, c'est l'apparence (donc les marques) qui désigne l'origine sociale. Si Heidegger a soulevé cette question fondamentale de pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien, ramenant l'objet de la réflexion à l'être et non au néant par antériorité ontologique, qui n'est pas temporelle, Michel Foucault a dénoncé les dérives très modernes : prison instituée comme modèle aux écoles, usines, hôpitaux, devenue la gouvernementalité structurale qui annonce la mort de l'homme, quand la disparition de la métaphysique a coïncidé avec l'apparition de l'Homme "objet du savoir". Ce savoir est par nature restreint à l'étant vu ici comme retranché de l'être : "... par "gouvernementalité", j'entends la tendance, la ligne de force qui, dans tout l'Occident, n'a pas cessé de conduire, et depuis fort longtemps, vers la prééminence de ce type de gouvernement sur tous les autres : souveraineté, discipline, et qui a amené, d'une part, le développement de toute une série d'appareils spécifiques de gouvernement, et, d'autre part, le développement de toute une série de savoirs". Foucault eut-il alors vu l'être "qu'il a à être en existant" comme le dépassement des institutions de son propre esprit (clin d'oeil à Patrick MacGoohan qui vient de décéder), le remplacement du code par l'éthique, la désobéissance à la tyrannie de la loi, en lui opposant une "éthique de l'esthétique" ? Sommes-nous toujours davantage retranchés de l'être ? Certainement. Foucault : "... lorsque surtout la réflexion sur le langage se fait philologie et que s'efface ce discours classique où l'être et la représentation trouvent leur lieu commun (...), l'homme apparaît avec sa position ambiguë d'objet pour un savoir et de sujet qui connaît...". Plus aucun homme politique ne parle de bonheur, ou de plénitude de l'être, mais de statistiques. Ce ne sont plus des poètes, mais des comptables procédant aux coupes sombres, choisissant les victimes fragiles propres à faire les boucs émissaires de la crise : ce sont les demandeurs d'emploi qui se plient à cette forme là de "pouvoir qui a pour cible principale la population, pour forme majeur de savoir l'économie politique, pour instrument essentiel les dispositifs de sécurité" (par Michel Foucault). Platon, son idéal sont morts, et Kant, son éthique kantienne tout autant. Le bonheur ne ne fait pas partie du vocabulaire, seuls comptent la frénésie de travail et un consommérisme que la Culture élitiste gêne encore, mais sans savoir s'il s'agit davantage, de la part des élus, de bêtise ou ... d'ignorance. Je pencherai donc pour opportunisme et malhonnêteté, comme en témoignent les statistiques extraordinairement truquées du chômage, en France, dont on a fait à la fois un instrument de propagande politicienne et de peur sociale, en substitution à l'exemplarité du gibet autrefois dressé ... en place publique. Au pays de ces "droits de l'homme" jetés pour amuser la galerie : "Ce sont donc seulement 300.000 personnes, au maximum, et non 3 millions qui trouvent un emploi grâce à l'ANPE chaque année", selon l'IFRAP qui se base sur les chiffres de l'INSEE. Pendant ce temps là, alors même que la baisse artificielle du chômage conforte un Pouvoir, sont appliquées 500.000 radiations dont les associations rapportent que 99% d'entre elles s'avèrent infondées dès qu'elles interviennent personnellement... Les principes de Kant dits de l'impératif catégorique ne deviennent pas en eux-mêmes une fin susceptible de coïncider avec les aspirations de chacun, encore moins d'une Majorité semble-t-il, car cette personnification des individus reste un leurre. Michel Schneider : "Les régimes de type parlementaire ou présidentiel se targuent d’être "démocratiques". En fait, ils consacrent le pouvoir absolu de l’argent en système capitaliste et sont le règne des coteries et des comités formés de banquiers et de gros industriels, c’est-à-dire des élites à rebours. Depuis l’Ecclésia athénienne et mis à part des assemblées populaires de quelques cantons suisses qui approchaient ou approchent d’une véritable démocratie, tous les autres régimes issus de la Constitution américaine ou des "Immortels principes de 1789" se sont servis du mot magique pour cacher le pouvoir de puissances occultes qui n’avaient en vue que leur propre intérêt, même si celui-ci semblait correspondre parfois avec celui de la patrie et du peuple. Ces régimes ploutocratiques ont défiguré le visage de la démocratie et l’ont transformé, pour employer un langage marxiste, en "superstructure d’oppression"" (haut fonctionnaire et psychanalyste, directeur de la musique et de la danse au ministère de la culture de 1988 à 1991). Bernard CUBERTAFOND : "La démocratie compassionnelle : Le compassionnel, qui peut rejoindre le festif, contribue aussi à l’illusion de démocratie. Ainsi, les politiques manifestent, par leur présence, leur gestuelle et leurs mots choisis, leur compréhension et leur compassion devant un malheur, une catastrophe, et cette représentation peut même, si elle permet une communion émotionnelle, faire oublier des insuffisances gouvernementales et des lacunes de l’Etat libéral. Alors, la posture à posteriori peut provoquer le jugement positif sur le politique au grand coeur, qui se révèle gommer l’absence préalable de politique dans le secteur sinistré. Par exemple, l’Etat ne construit pas les routes ou les carrefours qui éviteraient l’accident meurtrier, mais les ministres sont vite sur place, pompiers des larmes et prêtres de l’émotionnel. Ou manquent les garde-côtes et les réglementations contraignantes qui éviteraient les « marées noires », mais le Premier ministre accouru prend un air excédé en shootant rageusement contre une boulette de fuel. On oublie l’imprévoyance pour ne retenir que l’élan humain, le « partage » compassionnel télévisé" ("ESSAI SUR UN DESPOTISME POST-MODERNE : LE DÉMO-DESPOTISME", "L’échec programmé du messianisme démocratique et le retour des despotismes"))

 

ANPE : le fait d'avoir été amené à déposer une plainte contre l'ANPE, pour un harcèlement moral, m'a permis de découvrir une dimension soigneusement cachée par ses instigateurs, et que j'ai découvert avec les analyses des statistiques truquées et les chiffres de l'INSEE. Pêle-mêle : monopole octroyé par l'Etat - mais efficacité quasi-nulle : le Centre d'Etudes de l'emploi (organe officiel dépendant du Ministère du travail) a montré que moins de 2% des chômeurs ont retrouvé un emploi stable grâce à l'agence (1995), deux heures de disponibilité annuelle pour chaque demandeur d'emploi - et coût exorbitant : "La mission première de l’ANPE étant le "placement" des personnes à la recherche d’un emploi, il faut rapporter le coût global au nombre d’emplois fournis grâce à ses services, soit seulement 300.000 personnes. On obtient ainsi un coût de placement moyen de 8.300 euros, près de trois fois le coût des organismes privés !" (site de l'IFRAP) . Ainsi, il est fondé de se poser la question du "pourquoi". Pourquoi immobiliser les demandeurs d'emploi dans une structure obligatoire mais si peu efficiente, pratiquant l'humiliation en faisant considérer les personnes comme des fraudeurs ? Il y en a ainsi beaucoup qui abandonnent des suites des centaines de milliers de radiations, lorsque celles qui retrouvent un CDI sont un infime pourcentage. Et je ne pense pas que Michel Foucault m'eut démenti : 1) le chiffre réel des chômeurs, étant près du double de celui annoncé, génère une popérisation (esclavagisme moderne) propre à briser socialement, 2) le trucage des statistiques permet aux politiques de se présenter comme les sauveurs du monde, 3) l'inefficacité presque totale de l'ANPE sert à entretenir cette situation.
La fabrication des héros et le bien être-animal
: Un des effets de la paix en Europe, et du pouvoir d'achat acquis grâce à la mains-d'oeuvre étrangère, a été de produire des millions de sans emploi. Il faudrait peut être recourir à des conflits à notre frontière afin de relancer l'économie et de réduire notre population. Lu dans le journal La Montagne : "
Les nombreuses fermetures des abattoirs de proximité ont un effet négatif sur l'économie rurale. Elles incitent les bouchers à "délocaliser" leurs achats, freiner la vente directe, nuisent à la qualité de la viande et au bien-être animal", 27 janvier 2009. Ce qui est bon pour l'animal, être abattu rapidement, ne le serait-il pas tout autant pour l'homme ?

 

(((Un court extrait de "La Métaphysique" d'Aristote, rendu nécessaire par mon argumentation précédente : "(…) Toutefois la substance est absolument première sous le rapport de la notion, et de la connaissance, et du temps, et de la nature. Aucun des attributs de l'être ne peut être séparé ; seule, la substance a ce privilège, et c'est en cela que consiste sa priorité sous le rapport de la notion. Dans la notion de chacun des attributs il faut nécessairement qu’il y ait la notion de la substance elle-même ; et nous croyons connaître bien mieux chaque chose lorsque nous savons quelle est sa nature, par exemple ce que c'est que l'homme ou le feu, que lorsque nous savons quelle est sa qualité, sa quantité, le lieu qu‘elle occupe. Pour chacun de ces modes eux-mêmes nous n'en avons une connaissance parfaite que lorsque nous savons en quoi il consiste, ce que c’est que la quantité ou la qualité. Ainsi l'objet éternel de toutes les recherches, et passées et présentes, cette question éternellement posée : Qu'est-ce que I'être ? se réduit à celle-ci : Qu’est-ce que la substance ? (…) Substance a, sinon un grand nombre de sens, du moins quatre sens principaux : la substance d'un être, c'est, à ce qu'il semble, ou l'essence, ou l'universel, ou le genre, ou enfin le sujet. Le sujet, c’est ce dont tout le reste est attribut, ce qui n’est attribut de rien. Examinons donc d'abord le sujet ; car la substance, ce doit être avant tout le sujet premier. Le sujet premier est, dans un sens, la matière, dans un autre sens, la forme, et en troisième lieu, l'ensemble de la forme et de la matière. Par matière j‘entends l’airain, par exemple ; la forme, c'est la figure idéale ; l'ensemble, c'est la statue réalisée. D'après cela, si la forme est antérieure à la matière, si elle a, plus qu'elle, le caractère de l'être, elle sera antérieure aussi, par la même raison, à l'ensemble de la forme et de la matière (…) Nous avons donné une définition figurée de la substance, en disant que c’est ce qui n’est point l'attribut d’un sujet, ce dont tout le reste est attribut. Mais il nous faut mieux que cette définition ; elle est insuffisante et obscure, et de plus, d'après cette définition, la matière devrait être considérée comme substance ; car si elle n’est pas une substance, nous ne voyons pas quelle autre chose aura ce titre : si l’on supprime les attributs, il ne reste rien, que la matière. Toutes les autres choses sont, ou bien des modifications, des actions, des puissances des corps, ou bien, comme la longueur, la largeur, la profondeur, des quantités, mais non des substances. Car la quantité n`est pas une substance : ce qui est substance, c'est plutôt le sujet premier dans lequel existe la quantité (…)".
Continuons avec Thomas d'Aquin : (...) "Nous devons atteindre une connaissance des choses simples en partant des choses composées, et parvenir à ce qui est antérieur par l’intermédiaire de ce qui est postérieur, afin que l’enseignement soit plus adapté en commençant par les éléments les plus faciles. C’est pourquoi, il faut procéder de la signification de l’être à celle de l’essence (...) L’essence ne signifie pas davantage la relation entre la matière et la forme ou quelque chose qui leur soit surajouté ; parce que cela serait nécessairement accidentel, étranger à la chose et inapte à la faire connaître — tous caractères propres à l’essence. Par la forme en effet, qui est l’acte de la matière, la matière devient être en acte, elle devient ce quelque chose. C’est pourquoi, ce qui est surajouté ne donne pas à la matière d’être en acte purement et simplement, mais d’être en acte à tel point de vue, comme font les accidents — ainsi la blancheur fait qu’une chose est blanche en acte. C’est pourquoi, quand une telle forme est acquise, il n’y a pas génération absolue, mais génération relative. Il reste donc, que le terme d’essence dans les substances composées signifie ce qui est composé de la matière et de la forme. Et avec cette position s’accorde la parole de Boèce dans le Commentaire des Catégories quand il dit que l’oùsia signifie le composé : oùsia en effet, pour les Grecs, est l’équivalent de l’essence pour nous, comme lui-même le dit dans le livre Des Deux Natures. De plus, Avicenne remarque que la quiddité des substances composées est le composé même de matière et de forme. Averroès, à son tour, commentant le septième livre des Métaphysiques dit : « La nature qu’on appelle espèce dans les choses engendrables est une sorte d’intermédiaire, c’est-à-dire le composé de matière et de forme » ... (...) L’essence se trouve selon une deuxième modalité dans les substances créées spirituelles dans lesquelles l’exister est autre que l’essence, bien que cette essence soit sans matière. C’est pourquoi leur exister n’est pas absolu, mais reçu ; c’est pourquoi aussi il est limité et déterminé à la capacité de la nature réceptrice ; au contraire, leur nature ou quiddité est absolue et non reçue dans une matière. Aussi est-il dit au Livre des Causes que les esprits sont infinis par en bas et finis par en haut : ils sont en effet, limités quant à leur exister qu’ils reçoivent d’un être supérieur ; et cependant ils ne sont pas finis par quelque chose d’inférieur parce que leurs formes ne sont pas limitées à la capacité d’une matière qui les recevrait. C’est pourquoi, en de telles substances, on ne trouve pas une multitude d’individus d’une même espèce, comme on l’a dit, si ce n’est dans les âmes humaines, à cause du corps qui leur est uni. Et, bien que l'individuation de l’âme dépende occasionnellement du corps quant à son commencement parce que l’âme n’est individuée que dans le corps dont elle est l’acte, cependant il n’est pas nécessaire qu’à la suppression du corps l’individuation disparaisse; puisque cette âme existe purement et simplement, et qu’elle s’est acquise une individualité du fait qu’elle est devenue la forme de tel corps, son existence demeure toujours individuée. Avicenne dit en conséquence, que l’individuation des âmes et leur multiplicité dépendent du corps quant à leur principe, mais non quant à leur fin (...)", De ente et essentia. Il reste que la position arrêtée d'Averroès, quant à une non réalité de l'immortalité d'une âme humaine, fut bien différente de celle d'Avicenne, et que T. d'Aquin suivit son Maître Aristote, en donnant une importance particulière au corps, à la substance ("C’est pourquoi, il faut procéder de la signification de l’être à celle de l’essence"), une relation qui fut comme inversée, dans son approche intellectuelle, par rapport à la contemplation de l'Ange par lui-même - dans la doctrine ismaélienne. Au moment où l'on parle de mondialisation, mais marchande, il est vital de se pencher sur la relation métaphysique qui rapprocha la Grèce de l'Islam et l'Islam de la chrétienté. L'Ange est symbolisé par la Pierre noire enchâssée dans la Ka'ba, le rituel comme lui-même signifiant symboliquement la redécouverte, par soi-même, de son centre. Cela diffère du christianisme où le Christ devient intercesseur. C'est que la doctrine chrétienne, créationiste, pouvait difficilement se satisfaire d'une essence qui échappe à ses accidents, selon la philosophie islamique : l'existence est accidentelle (accident de l'essence) parce que contingente, alors que l'essence dépend d'elle-même, comme une pensée divine qui se penserait elle-même, semblablement à l'émanation des néoplatoniciens, par nécessité et non volonté)))

 

Nous vivons dans un étrange Monde qui oscille constamment entre abrutissement de masse et mensonge. L'intervention américaine en Irak en fut la caricature, la prison reste une école du crime*, le traffic de drogue est dopé par la traque policière qui en augmente ainsi insidieusement la valeur, les méthodes fiscales* incitent toute personne aisée à quitter la France au plus vite, le principe même de la croissance repose sur un consommérisme extrêmement débile*, qui se conjugue sur le mode de l'accélération constante des pulsions* et des nouvelles habitudes, tout ceci aboutissant parallèlement à la certitude que le citoyen (non entendu comme citoyen en tant que tel, mais comme personne éveillée) modèle serait vite honni* par la société* marchande et/ou politique ! Si je devais faire un raccourci odieux de la modernité occidentale, je dirais que son développement ne tient pas à une nouvelle intelligence supérieure (la déesse Raison), mais à sa prédominance sur le contemplatif, à des idéaux des Lumières qui reviennent à rejeter ce que l'on ne connaît pas, par ignorance, cette suffisance là plaisant pour sûr aux simples, à falsifier un Moyen-âge redécouvert autrement par Georges Duby et Régine Pernoud (ayant restauré la place de la femme dans cette société décriée dans les manuels scolaires), surtout à une avidité qui nous a fait piller le Monde entier pour arriver à nos fins. La Chine veut et va ainsi nous copier, serait-ce la fin prochaine de notre hégémonie ? Le pire, dans ces faux-semblants, est de faire constamment du chômage le bouc émissaire d'une crise, alors qu'il est tout naturellement la conséquence mécanique (recherche du rendement) et sociale (acquis sociaux de bien-être) de l'automatisation et de la baisse du coût de la main d'oeuvre. La conclusion est sans nuance, aucune : nous sommes ignorants (et fiers de l'être), cupides et menteurs. Mieux, nous amenons déjà la Terre au désastre. Il reste que les élus, du fait du système électoral démocratique, sont des marchands ou des comptables, mais de piètres métaphysiciens ; il n'est pas dans leurs prérogatives de comprendre que l'économie "pour elle-même" (revisitée par Guy Debord), ou la prédominance forte de l'étant (selon Heidegger), sont comme une matière constamment en puissance (c'est l'agissement), mais sans acte (ce qui procède de la causalité de la forme), pour reprendre la sémantique aristotélicienne. Le monde moderne consommériste est donc vécu comme sa propre entéléchie, il se suffit alors à lui-même en étant sa propre finalité. C'est comme une idée maintenue qui serait une essence, mais possédons nous en nous une quelconque réminiscence d'une puissance qui serait attachée à une telle une idée, alors que, selon Thomas d'Aquin, seul le concept (décalage moderne) de Dieu est un acte pur, dont les manifestations extérieures témoignent justement de sa Réalité ? Car, selon l'homme religieux, tout ce qui devient extérieur à Dieu restreint par là même l'être, en séparant essence et existence, du fait de principes distincts. Que peut signifier alors la confusion de l'essence avec, et dans l'exister lui-même, aussi la crise à proprement dite ? Ne serait-elle pas l'épuisement de cette puissance qui se tire d'elle-même, par l'acte sans essence autre que lui-même (la croissance pour la croissance) ? Dans un même ordre d'idée, la Présidence (comme Maurras) vit un procédé de contrôle (population plus stable) dans le fait religieux, mais ... aucunement une manière d'être.

 

* (Au moment où j'écris ces quelques lignes, une femme qui a volé 5 euros est condamnée à 18 mois de prison, quand un Ministre ayant cherché à obtenir, selon le créateur de Virgin, un million d'euros, en pot-de-vin, resta visiblement protégé par son clan, sa famille, comme celle ... calabraise)

* (Comment peut-on désirer demeurer en France, quand un bien personnel est taxé par l'ISF, avec un rendement bas des banques. Ne vaut-il pas mieux placer en Suisse, à un taux d'intérêt d'environ ... 9%, et s'exiler définitivement au soleil ? La politique de répression fiscale dogmatique, également démagogique, a été si forte, que le pays est enfin saigné à coeur ; on parle d'une dette de 2000 milliards d'euros, alors que le bien global des français, qui lui serait inférieur, suffirait à peine à payer des taux d'intérêt, le passif étant bien supérieur à l'actif... A qui le doit-on ? Combien de temps va durer la mascarade ?  Ma compagne se retrouve au chômage. Secteur d'activité ? Le milieu informatique. Ce que propose l'ANPE, plutôt ce qu'elle ordonne sans présenter de statistique ni d'étude : "Il vous est conseillé d'entreprendre une formation en tapisserie d'ameublement". Mais alors, lorsque l'on est pauvre, qu'est-ce qui désormais nous différencie des esclaves ? Certainement pas l'orientation de notre propre vie... Personnellement, ma formation d'histoire de l'art, et mes photographies des grands espaces, a conduit l'ANPE à me faire postuler à une place de gardien (et balayeur) de musée - pour : surveiller les visiteurs. Au prochains licenciement, m'aurait-on dirigé vers le métier de gardien de prison, ou contractuel associé aux horodateurs municipaux ? Ce pays est aliéné...)
* (Une débilité comportementale. Exemple : un élève, ou un professeur, avec un téléphone portable de plus d'un an devient la risée des imbéciles. Exemple : malgré toutes les fausses publicités, les produits vendus en grande surface sont souvent plus chers (écrans plats, appareils photo), le public est dirigé comme du bétail passant des portillons, les salades sont aspergées au préalable de produits insecticides pour éviter tout moucheron qui ferait fuir une cliente. Exemple : on supprime la publicité le soir sur les chaînes publiques, mais pas pendant les programmes des enfants qui en sont gavés. Ce Monde n'est pas celui de l'Être, plus guère de l'avoir ou de l'Étant, mais celui du paraître)

* (Exemples si bons pour la santé et l'épicurisme : fours à micro-ondes, casseroles au teflon, téléphones portables, MP3 ... Que nous réserve l'avenir ? Des implants variés dans le cerveau ? Des machines à rêves ? Ceux qui ont moins de trente ans ne me comprendront pas : il fut un temps où les appareils étaient bien fabriqués, beaux et fiables. Denon fabrique toujours la DL 103. Je possède un magnétophone à bande qui tourne depuis des décennies sans aucune panne, qui offre un vrai son d'une classe formidable, alors que le MP3 grince et fait souffrir avec une bouillie sonore ! Que dire du Ministère de la Culture qui reste favorable au remplacement de la bande FM par le numérique ! Je préfère même ne pas m'appesantir sur les ordinateurs : leur conception, leur compatibilité, leur pérennité et leur fonctionnement hératique créent du harcèlement quotidien. Les Ministres s'enorgueillissent de la révolution numérique ; mais qu'en aurait pensé Platon qui dénonçait les travers de l'écrit, faisant que celui-ci serait bien moins assimilé que l'oral ? Cette différence entre savoir et connaissance (du latin cognoscere : avoir présent à l'esprit) ne va-t'elle pas être facilitée par un support qui épargne désormais tout effort d'assimilation, le savoir restant au présent, mais principalement dans son support extérieur ? Ne serait-ce pas une dissolution de l'Être ? Il est édifiant d'écrire un texte comme celui-ci, quand l'ordinateur affiche moins d'une lettre par seconde, le rythme de croisière étant de 3 secondes par lettre, soit environ 20 secondes par mot !)

* (Citoyen modèle : le citoyen modèle est celui qui est un bon républicain et qui ne pense pas. Travailler et consommer suffit. Pour être certain qu'il ne pense pas ... à mal, a été supprimé fin 2008 l'IFEN qui donnait les mesures de la pollution de l'air, du sol et des eaux. Par contre, serait tenu pour ennemi public numéro un celui qui consomme très peu et qui restera en bonne santé. Ainsi, les végétariens sont présentés comme des tenants d'une secte, ou des extrémistes potentiellement dangereux (descente de Police chez les divers mouvements pro-animaux). A ce titre, Mylène Farmer prend un risque sérieux avec un clip, devenir une terroriste aux yeux du monde. Aussi, les Auvergnats pourraient être montrés comme une référence du "citoyen modèle" : c'est la première région de France pour la consommation d'alcool et de tabac, chez les jeunes ; c'est excellent pour le consommérisme, les taxes, les Impôts et la Croissance. Aussi, les Auvergnats vivent un an de moins que la moyenne française (dans La Montagne : "que les Français", cela ne s'invente pas), ils ont donc la décence citoyenne de crever plus tôt pour ne pas coûter inutilement des sous à la société marchande... Quelle belle abnégation !)
* (La société. Ne ressemble-t'elle pas en tout point au Village de Portmeirion (crée par Sir Clough Williams-Ellis) mis en scène par Patrick McGoohan ? Certains voulurent voir une forme de psychose schizophrénique de l'individu essayant d'échapper à un système, mais c'est bien davantage la soumission volontaire, et presque volontariste, à notre condition que vilipende son auteur : "La raison pour laquelle c'était déroutant, et décevant pour les spectateurs, je pense, était qu'ils attendaient une fin similaire à celle d'un James Bond, avec un homme mystérieux, un grand chef ou ce genre de chose qu'on trouve dans ces films ; et bien sur ce n'était pas du tout l'intention. L'objet était le plus grand mal dans l'être humain, l'essence humaine ; et c'est nous-mêmes, car en chacun de nous la plus dangereuse chose terrestre, c'est ce qui est en nous. Et c'est pour ça que j'ai fait le n°1 : soi-même, une image de soi-même qu'il essaye de battre". Être associal, n'est-ce pas vouloir rester son propre maître ? A-t'on besoin d'élus pour connaître la nature d'un comportement citoyen ? Le comportement citoyen ne fut-il pas celui patriote qui envoya des millions d'hommes à la boucherie ; mais suis-je encore moi-même en pensant cela, ou est-ce que je subis l'influence pacifiste du temps qui passe ? Une phrase clef de la série : "le Numéro 1 ne sera plus un mystère pour vous, si vous comprenez ce que je veux dire". C'est ainsi que le conditionnement, l'auto-conditionnement expliquant une pandémie publicitaire, amènent les comportements irraisonnés. Exemple : l'avortement est désormais un acquis de la femme... Le temps est à la surpopulation mondiale (sujet qui reste stupidement tabou) et au taux de chômage (les mots de prédilection pour les hommes politiques), mais, il n'y a pas si longtemps, c'est à dire ... à peine plus d'un demi-siècle, était guillotinée l'avorteuse
 Marie-Louise Giraud. Son crime ? En réalité, il ne s'agit pas de crime en tant que tel, mais en l'occurance d'un « crime contre la famille française » (qui n'a pas d'avantage de réalité que la Majorité ou le Peuple dit Souverain), de propagande pronatalité (rattraper l'Allemagne), après l'invasion de la Pologne et le déclenchant de la mobilisation générale. Un Etat a besoin d'un peuple pour le faire exister, il fallait donc faire grossir le cheptel humain (n'ayant pas peur des mots) qui fut décimé pendant l'hécatombe de la guerre précédente ; ainsi, fut imaginé un crime contre la sûreté de l'Etat, expié de surcroît pendant l'occupation de la moitié de la France. Un grand bravo à ces magistrats dignes du Village, caricaturé par le vacarme des applaudissements consensuels qui rendent inaudible, pour cette raison, l'expression personnelle ! Le conflit entre Juifs et Palestiniens (Gaza, début 2009) semble tenir de la même intelligence du groupe ; Kadhafi repenti et reçu en grande pompe : "J'appelle les arabes à ouvrir les portes pour que les volontaires se battent avec les Palestiniens". Il reste cependant que ces propos de MacGoohan datent de la sortie du feuilleton, qu'il aurait été malvenu de critiquer ouvertement le Pouvoir, quand le public pense que le numéro 1 (communisme) initiait le Village depuis l'autre coté du rideau de fer. Ramener ainsi l'allégorie de la société disciplinaire vers celle "de contrôle" de Deleuze impliquait, dans la démonstration, cette passivité comportementale britannique que le cinéaste considère plus prenante que celle des Français. Mais la réaction épidermique française, l'individualisme comme signe distinctif, porte son défaut de cuirasse : les partis politiques sont vraisemblablement bien moins intègres, ils ont moins le culte moral de la liberté de la Presse, aussi de la photographie. L'individualisme égoïste participe également à moins d'empathie envers la condition animale, à entretenir ce privilège disciplinaire de délit d'outrage à agent... Si Marie-louise Giraud fut jugée sans jury populaire, nous découvrons au passage de 2008 à 2009 les tentative de suppression de l'IFEN et du juge d'instruction ! Ainsi, Culture, écologie, emploi, Presse, Justice ... nous vivons une dictature "civilisée". Il reste que les restes de la Royauté ont montré un visage pitoyable, en vendant les "bijoux de famille". Pour clore ce réquisitoire contre l'iniquité, citons Eva Joly : "Pour moi c'est une régression, c'est revenir au Second Empire, aux procureurs généraux (...) Ne viendront devant ce juge de l'instruction que les enquêtes que le juge aura bien voulu mener et tout le problème est là, c'est un verrou pour empêcher les enquêtes qui gênent le pouvoir politique (...) Et ceci est d'autant plus grave dans un pays comme la France où il y a des relations incestueuses entre le pouvoir, la haute fonction publique et le monde des affaires")

 

"Non me cuiquam mancipavi, nullius nomen fero" (je ne me suis fait l'esclave de personne, je ne porte le nom de personne). "Méditer la mort, c'est méditer la liberté ; celui qui sait mourir, ne sait plus être esclave", "Ce que la vie a de meilleur, c'est qu'elle ne force personne à la subir", Sénèque.

 

Fin 2008

Fin 2008 ? En premier lieu une pensée douloureuse pour tous ceux comme qui, comme moi-même, ont utilisé un Scanner NIKON* : à perdre un nombre incalculable d'heures à retoucher les photographies pour, par amour de la nature et le respect, ne pas montrer des paysages gâchés par des anneaux de Newton éparpillés généreusement sur toute l'image ; la production de scanner étant réduite à une peau de chagrin, j'ai dû me soumettre cinq années à la chienlit de nuits noires transformées en nuits blanches, alors que les marchands, qui ne sont finalement que des marchands, clament haut et fort n'avoir jamais rencontré le moindre problème générique, que le SAV, en période de garantie, ne décèle aucune anomalie ! Bref, un temps perdu considérable et une extrême lassitude. Une douce pensée ira également vers les concepteurs de matériel informatique osant vendre des choses périmées au bout de 6 mois, qui sont incompatibles les unes avec les autres, qui perdent définitivement les fichiers, détruisent les souvenirs et le travail.
Il s'agit bien d'un signe fort de dissolution dans la multiplicité. Internet a la faculté stupéfiante d'offrir immédiatement une quantité d'informations culturelles, de pouvoir les faire se croiser les unes avec les autres, mais je pense que c'est un mirage que de faire croire que cet usage deviendra majoritaire. Inviterai-je alors les personnes précitées à se faire Seppuku, sachant que ma sensibilité bien plus humaniste se rapprocherait de la "double voie" exaltée par Mishima : unification de l'esthétique et de l'éthique ? Après tout, en France, un voleur à la sauvette peut être condamné à des années de prison ferme, quand un Préfet mouillé dans des traffics d'armes en Afrique est ... gracié. Le commerce rejoint main dans la main la politique, l'ouverture des magasins le dimanche va pousser les citoyens récalcitrants vers le consommérisme divin. Je ne pense pas que Foucault m'eut contredit sur la notion du dressage dirigeant ces hommes, sous couvert du sentiment progressiste distillé, au quotidien, avec les droits de l'homme*, dont l'insipide "plus belle la vie" ressemble à s'y méprendre à un organe de propagande propre à faire intégrer tous les communautarismes. Au pays de la liberté individuelle, il n'est pas accordé aux citoyens le droit de se regrouper, faire acte de consumérisme, pour une défense concertée, afin de se protéger des lobbies et groupes riches et influents. Il est facile et peu risqué d'octroyer une liberté de principe, lorsque c'est l'argent roi qui dirige le monde ; Les associations sont donc restreintes à l'activité à but non lucratif, Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand sont peut être à leur insu des figures médiatisées, très utiles pour s'acheter à peu de frais la bonne conscience écologique, résurgence de la fête des fous ou fête de l'âne du Moyen-Âge, exutoire connu des masses qui sont davantage contrôlées aujourd'hui par la mise en spectacle de sports vidés de toute dimension sacrée. Nous pourrions citer l'arrêt de la publicité sur les chaînes publiques, dont la finalité peut être autre qu'une dépollution des cerveaux, car faisant dire à Alain Duhamel : "
Des chaînes sans publicité, cela peut encourager des programmes de qualité et desservir l’indépendance de l’information". Mais qu'en est-il de la pression des annonceurs ?

* ( NIKON 8000 ED : des anneaux de Newton (franges d'égale épaisseur) sur toutes les images (selon la théorie ondulatoire de Fresnel et par contact des négatifs avec le verre des glaces du porte-film) gâchant plus de 6000 heures du travail consacré à créer ce site, car, pour 1 photographie scannée à peu près proprement, c'est plus de 4 qui partent à la poubelle, les quelques minutes vantées par la publicité prenant souvent une journée de 15 heures. Si vous comptez l'achat des appareils, des films et des développements, les passages en bateau et le carburant, le temps pour photographier, une photographie de paysage vendue représente l'équivalent d'un salaire qui n'attendra jamais cinq euros de l'heure, mais plus probablement cinquante centimes. Dans toutes les dictatures, les artistes qui n'acceptaient pas de se soumettre à une propagande officielle étaient soit tués, soit finissaient dans un goulag ; mais, dans nos démocraties, c'est l'argent qui contrôle toute créativité. Dans ces conditions, il est surprenant que l'Etat sente encore le besoin de donner un coup de grâce, notamment par l'entremise de l'ANPE qui interdit à l'artiste tout déplacement quand il est en situation précaire, aussi de la loi qui lui interdit de vendre plus de 30 tirages signés de sa main, confortant la pensée assassine de Guy Debord : "Le spectacle se soumet les hommes vivants dans la mesure où l'économie les a totalement soumis. Il n'est plus rien que l'économie se développant pour elle-même". La nature, la raison d'être et l'intérêt que représentent un artiste pour la démocratie, c'est justement de n'être jamais soumis...  Tournons le couteau dans la plaie. A la question : "Avez-vous réussi à déterminer le talon d'Achille de vos matériels ? "(REPONSES PHOTO, octobre 2004), Nikon-France répond : "Nous ne décelons pas de point faible générique dans la conception de nos appareils. La réputation de fiabilité attachée à Nikon doit être entretenue et développée par chaque nouveau produit " (Laurent Zancarli, responsable du SAV). Il fut un temps où les artistes étaient soutenus et ... encouragés, cela même pour les raisons de représentativité d'un pouvoir personnel, et où l'on tranchait la langue des menteurs. Les divers forums photo attestent dûment de ce défaut. Quant à utiliser le porte-film à pincement (c'est à dire sans les deux glaces), je n'ai jamais réussi à me résoudre à avoir une partie de ma photographie nette, l'autre floue...)

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                   Nikon en odeur de sainteté : tentatives de scannérisation du 28 et 29 décembre 2008, temps sec et température intérieure de 8 à 13° (je n'ai pas de chauffage)

* (Plutôt le droit du plus fort ou du plus médiatisé. Pendant la première guerre en Irak, un écrit contre l'intervention américaine (et française) - y décelant une fourberie américaine afin de spolier des détenteurs de ressources pétrolifères - m'a fait retirer un droit de vote par un Préfet pour : "propos contre l'intérêt du pays en situation de guerre". Que penser alors d'Harold Pinter, fait Chevalier de la Légion d'honneur en 2007, qui dit : "L'invasion de l'Irak était un acte de banditisme, un acte de terrorisme d'État flagrant, la preuve d'un mépris absolu pour le droit international (...) Combien de personnes faut-il tuer avant de mériter d'être décrit comme un massacreur et un criminel de guerre ? Cent mille ? (...) Nous avons amené la torture, les bombes à fragmentation, l'uranium appauvri, d'innombrables assassinats commis au hasard, la misère, la dégradation et la mort au peuple irakien, et on appelle ça apporter la liberté et la démocratie au Proche-Orient" ? Pour Pinter, les USA ont : "exercé une manipulation très clinique du pouvoir dans le monde entier, tout en se faisant passer pour une force prônant le bien universel. C'est un geste d'hypnotisme brillant, voire plein d'esprit, et très réussi". Pour comprendre, il faut dire que Pinter eut le Prix Nobel de littérature, que la position géopolitique de la France changea entre-temps, montrant une fois encore que les mesures disciplinaires procèdent d'une éthique sociale qui se confond, s'imbrique avec les intérêts qui dépassent celui des personnes. Ainsi, l'Etat juge d'après un conséquentialisme (qui s'oppose au devoir déontologique du citoyen qui est de penser librement de par sa conformité de citoyen) qui, en situation de crise, prévaut sur les dogmes égalitaires et la liberté, selon le principe des impératifs hypothétiques de Kant, si ce n'est que cet impératif technique, appliqué à l'individu, parait souvent se confondre avec celui plus assertorique qui est celui du fait du prince. Le fait qu'une position politique puisse muter si radicalement et que la valeur des idéaux sera soumise à ce changement, induit le paradoxe quant à la hiérarchie des devoirs, rendant critique l'impératif assertorique qui demeure inconditionnel, selon Benjamin Constant considérant que le devoir ne sait raisonnablement s'appliquer qu'envers ceux qui y ont droit (selon une vraie relation réciproque de Vérité). Il a fallu instituer le principe de Peuple Souverain, oublier qu'il s'agit d'une simple majorité, souvent faible, pour que la Vérité devienne un attribut des élus, en contradiction avec l'autre principe : le débat démocratique et le contre pouvoir de l'opposition. Mais, les principes de la République ne sont-ils pas censés être inaliénables et placés, pour cette raison fondamentale, au dessus des partis ... même détenteurs du Pouvoir ? Décidément, mon eudémonisme, qui est le bien qui me plait selon Aristote, a du mal à se plier à un sens du devoir inconditionnel de Kant, quand la vertu prend la figure d'une servilité partisane, quand, comme aux USA, un mensonge d'Etat infiltre toute morale politique. Mais, l'influence ou l'attirance vers Foucault, d'autres auteurs libres de la même trempe et intelligence, font que je ne crois plus ni aux "bons sentiments", ni aux "belles paroles", ni à une "Majorité" quelconque, sachant également que cette auto-légitimité conférée par elle-même, la République, et qui se voudrait mythe fondateur, est une vue de l'esprit qui recèle sa propre réfutation métaphysique. Mais, parfois, la représentation politique d'un peuple s'applique en étant en conformité avec son âme profonde ; prenez l'Irlande, une île sauvage (à plus d'un titre) et où il est  toujours difficile de communiquer au delà des lieux communs ou en dehors de l'emprise de l'alcool, la mouvance nationaliste se surnomme Sinn Féin, ce qui signifie "nous mêmes", nous pourrions dire "nous seuls". Cette Irlande là a certes voté "oui" quand il s'agit de prendre de l'argent à l'Europe, mais "non" quand il eut fallu en donner ; elle appliqua, avec cet argent, un Coup de Jarnac à la Communauté Européenne, ce que Jacques Delors qualifie, non sans une grande colère, de dumping fiscal. Comment définisseriez-vous cet aspect assertorique là ? Les puissances moyennes sont prêtes à tous les coups bas pour asseoir une légitimité, tout en mettant en prison les "terroristes" bretons, corses ou basques... La Démocratie ouvre ainsi éternellement la Boîte de Pandore (Pandore, mariée par Zeus à Epiméthée, ne referma pas assez vite la jarre qu'elle ouvrit par curiosité, laissant partir tous les maux, mais laissant enfermer l'espérance), quand elle est l'ensemble de poupées russes dont la plus grande tente de posséder toutes les autres, puisque les minorités ne semblent jamais perdre l'espoir d'une reconnaissance, reconnaissance plus vaine et aussi dérisoire que celle du nationalisme qui les contraint. Le rapport de force n'est pas tout, il est édifiant que le droit de vote d'un idiot ait la même valeur que celui d'une personne qualifiée, que les individus votent (toujours l'espérance de Pandore) alors qu'ils savent pertinemment que les élus ont fait preuve d'une incroyable lâcheté dans les affaires du sang contaminé, de l'amiante, du nuage de Tchernobyl, de la pollution des sols, qu'il a fallu légiférer une interdiction de fumer, face à l'absence de courtoisie. Ceci amène à penser que cette "inconditionnalité" est peut être moins problématique que le manque d'intelligence. Que les élus en usent ... à n'en pas douter, que cela l'explique (cet impératif inconditionnel) ... très certainement. Au moment même où la une des journaux télévisés tourne autour du meurtre de deux prostituées, où un psychopathe s'enfuit d'un hôpital psychiatrique (offrant immédiatement un prétexte pour renforcer les lois sécuritaires), où une infirmière a tué par erreur, les victimes des essais nucléaires français continuent de crever dans une totale indifférence. Bien plus inquiétant, concernant cette vérité due et réciproque entre élus et peuple élu (c'est vous, c'est moi, si ce n'est personne), appelée aujourd'hui transparence, le décret du 29 novembre 2008 qui a supprimé (rayé d'un coup de plume, selon Que Choisir) l'IFEN, l'Institut français de l'environnement communiquant officiellement les mesures de la pollution de l'air, de l'eau et des sols ! Un décret de 2004 avait fait déjà passer l'Ifen du statut "d'établissement public" à celui de "service à compétence nationale". Désormais, toute donnée et mesure, comme par exemple cette pollution par les nitrates ayant fait condamner la France (premier utilisateur au Monde) par la Commission européenne, resteront sous le contrôle d'un Ministre, amenant au mieux à croire que l'individu est flatté pour aller voter, mais pas assez responsable pour juger par lui-même de l'état écologique de son propre pays. Cette information n'est bien entendu pas passée dans les journaux télévisés. Il y a toujours comme un psychopathe en liberté, le "danger errant" de Foucault, pour accaparer l'attention des masses, grâce à des "faits divers" dénués de toute profondeur... C'est machiavélique, mais efficace : le concept de Peuple Souverain est inventif, certains hommes politiques paraissent même y croire vraiment... Enfin, pour revenir à mon sujet, je me suis bien amusé de m'être fait supprimer un droit de vote, et ce pour trois raisons. La première, et non des moindres, en tant que punition pour avoir montré ... la faculté de penser par soi-même. La seconde, comme jeune sympathisant de l'Action Française. La dernière, pour avoir fait le serment, à mes 18 ans, de ne jamais participer à une élection dans un pays qui se croit humaniste tout en envoyant des criminels à la guillotine. S'il faut s'exclure d'un système pour ne pas être un idiot, et bien soit ! Les idiots ne manqueront pas et jamais vous n'entendrez d'élus s'indigner du fait qu'il y ait plus de 8 millions de gens pauvres en France. On demande ainsi de travailler plus, alors qu'il faut, travailleur indépendant, artiste ou artisan, continuer de payer les charges même en l'absence d'un bénéfice, expliquant cet impact des faillites personnelles sur le tissu social. Les élus ne l'eurent-ils pas compris, la raison en est ailleurs, comme en Irlande où tout augmente, sauf le prix des pintes de bière, "électoralisme oblige" ! Alors, il manque cruellement Monsieur Benjamin Constant, pour donner son point de vue sur le vaudeville offert, sur la place publique, par Monsieur Sarkozy et Monsieur de Villepin)

Après une escapade en Irlande en novembre, presque fier de dormir dehors, de me soumettre au régime économique du pain sec et de l'eau (l'artiste doit rester pauvre, c'est un signe porté dans la chair, seuls les marchands de l'art et les organismes touristiques prospèrent en tant que négriers des temps modernes), dernier séjour créatif arraché à la pesanteur d'Etat et de la Croissance qui brisent les vocations qui échappent encore au consommérisme obsessionnel et compulsif, comme photographe de littoral, aussi en remerciement pour le rôle formidable de l'Administration, notamment sa limitation à 30 exemplaires de tirages vendus par l'artiste lui-même et de l'ANPE radiant* avec une promptitude à un seul sens et sous le premier prétexte fallacieux, me voici de retour dans la région d'Auvergne* raffinée et dont il s'avère vite que ce n'est certes pas en ce lieu particulier, disons prosaïque et sans beauté, que furent inventés le fil à couper le beurre et le savon... Les rares moments de créativité pure paraissent être aujourd'hui des actes qui se positionnent en bordure d'un Monde dévastateur qui voudrait tout ramener à la relation économique, jusqu'à s'attaquer aux jours de repos (puisque considérés uniquement comme tels) et vouloir faire travailler les vieux alors que les jeunes sont touchés de plein fouet par le chômage, signe fort que les personnes sont devenues des entités consommatrices vidées de leur substance, nouvelle génération d'esclaves endormis par le dogme absolu des droits de l'homme fonctionnant en tout point comme le Soma d'Aldous Huxley dans le Meilleur des mondes, anxiolytique culturel ramenant dans le bon chemin de la pensée. Ainsi, les hommes et femmes politiques n'ont plus que deux pensées, celle économique* et celle sécuritaire ; de la première Charles Maurras* argumentait qu'elle avait aliéné les intellectuels par l'argent ("L'avenir de l'intelligence", "intelligence" pris dans le sens de vivre et agir en bonne intelligence : "Ni aujourd'hui ni jamais, la richesse ne suffit à classer un homme, mais aujourd'hui plus que jamais la pauvreté le déclasse"), de la seconde Noam Chomsky défendait la conviction que le terme terrorisme est l'étiquette utilisée par les Gouvernements qui sont incapables de reconnaître la nature terroriste de leurs activités propres (la conférence au Technology & Culture forum du MIT du 24 octobre 2001)... Je pense que la crise mondiale de fin 2008 est moins de nature structurelle, conjoncturelle, cet aspect étant dérivé du premier, qu'ontologique, en revendiquant une perception du Monde dont la pensée dite "traditionnelle" eut la prétention, mais que les modernes évitent de définir en vrai paradigme dans la dimension qui est devenue, dans l'ère du temps, épistémologique

* (Au cœur de la France : c'est sans doute une  malédiction  que de n'avoir jamais réussi à aller vivre au bord de la mer (contrainte économique) quand on est photographe de littoral, lorsque ce qui retient à la vie est justement le ressac des vagues sur la grève, l'iode, cette lumière changeante, marcher sur le sable immaculé, s'enivrer d'espace et de la beauté la plus insaisissable. Car, ce fut plutôt les berges du Styx qui furent offertes à mes espérances, me retrouvant maudit en Auvergne. Cependant, j'eus presque plus de chance que d'autres, ma situation s'améliorant sensiblement après que j'eus passé deux années à la rue : un Parisien qui arrive, c'est bien l'occasion de prendre des sous en saloppant le travail ! C....., autre étranger dans le village d'E...., eut moins ... de chance - il décida de s'enfuir lui et sa charmante famille, son voisin bougnat d'un coté défonçant la porte de voiture pour arracher le volant, celui - de l'autre coté - forçant le portail pour venir déplacer la borne et s'approprier le jardin. A force de coups, de rayures, d'arrachages traîtres, ma Honda adorée ressemble de plus en plus, comme moi-même, à une épave de la vie ! Inconcevable sur Paris, même dans les cités. Oui, mais quelle importance, quand on apprend que le déficit de la sécurité sociale serait de 20 milliards d'euros, alors qu'aucune cogitation neuronale, chez les personnalités politiques, ne daigne prendre en considération une possible pandémie due aux téléphones portables, alors que le système Pantone réglerait 80% du problème automobile de la pollution, et comment ne pas penser que ces gens là participent à une sorte de concours de .... saccage ? Ces choses sont simples à comprendre : tout comme le traffic de stupéfiant qui est dopé et motivé par l'interdiction, et le travail des policiers, ce qui est rare est cher. Si l'or tombait par milliards de tonnes, il ne vaudrait rien. Les pauvres sont indispensables, dans la mesure où si tout le monde est riche, plus personne ne l'est quand la richesse signifie ce qui place au dessus de l'autre, sens péjoratif pour autrui. La lecture de Foucault est devenue une grosse gifle pour la France des prisons, des hôpitaux : il prédit une figure d'individus dangereux - "société de dangers" - se substituant à la punition du système pénal, pour un "danger errant" (délit sexuel), dûment encouragé par les gains du système médical et la manière moderne de diriger une multitude : "Le système pénal est la forme où le pouvoir comme pouvoir se montre de la façon la plus manifeste. Mettre quelqu'un en prison, le garder en prison (...) l'empêcher de sortir, de faire l'amour, etc., c'est bien là la manifestation de pouvoir la plus délirante qu'on puisse imaginer (...) La prison est le seul endroit où le pouvoir peut se manifester à l'état nu dans ses dimensions les plus excessives, et se justifier comme pouvoir morale. «J'ai bien raison de punir, puisque vous savez qu'il est vilain de voler, de tuer...» (...) Le pouvoir ne se masque pas, il se montre comme tyrannie poussée dans les plus infimes détails, cyniquement lui-même, et en même temps il est pur, il est entièrement «justifié», puisqu'il peut se formuler entièrement à l'intérieur d'une morale qui encadre son exercice : sa tyrannie brute apparaît alors comme domination sereine du Bien sur le Mal, de l'ordre sur le désordre (...) Il faudrait parler de système disciplinaire au lieu de système punitif, c'est à dire d'une société dotée d'un appareil dont la forme est la séquestration, dont le but est la constitution de force de travail, et dont l'outil est l'enracinement de la discipline et des habitudes (...) De cette façon les dispositifs de séquestration fixent les individus à l'appareil de production fabricant des habitudes au moyen d'un jeu de coercitions, de dressage et de châtiments" (source : Nomos). Selon Paul Veyne, Foucault fut bien davantage un philosophe septique qui ne croyait pas ... ni à Marx, ni à Freud, ni à la Révolution ou Mao, qui "ricanait en privé des bons sentiments progressistes", digne successeur de Nietzsche (non de Heidegger) comme démystificateur n'ayant jamais cru aux idoles modernes : démocratie -- droits de l'homme -- égalité des sexes ; Deleuze, à qui Foucault eut transmit l'idée de société de contrôle, disait que là où Foucault rentre, la qualité de l'air change aussitôt. Même si une conférence de Presse d'un Pompidou très suffisant, à propos du rôle servile des journalistes qui, selon lui, n'auraient comme vocation que de ... servir l'Etat (mais est-ce la France ou la fonction ?), n'est plus pensable aujourd'hui (quoi que), n'avez-vous ce sentiment que l'air est vicié ? Les vrais fous sont-ils vraiment ceux que l'on désigne ? Quant à la raison de la précarité, elle ne doit rien à une quelconque malédiction, mais à l'interdiction par l'ANPE du déplacement photographique, au travail qui ne vaut plus rien quand les machines ont remplacé les ouvriers spécialisés, et les appareils automatisés la maîtrise photographique. Mitterrand avait fort bien senti ce qu'allait devenir la France dans le monde, après lui : «Je suis le dernier des grands Présidents : après moi, il n'y aura que des comptables et des financiers». Face à ce matérialisme furieux et à ce déni d'être qui l'est encore davantage (le nihilisme), regardons à nouveau le premier chef d'oeuvre d'Akira Kurosawa :  "La légende du grand judo". Un court extrait de cette allégorie de l'être, placée aux antipodes de la Volonté de puissance nietzschéenne qui produit le surhomme par la pensée de l'Eternel Retour (Heidegger reconnu cette pensée dans Ainsi parlait Zarathoustra), arrachant en quelque sorte l'homme au nihilisme consensuel et normatif (pas d'être, de devenir, de but, d'infinitude) placé face à l'absurdité de l'existence : "Très fort (...) Tu es devenu vraiment très fort. Cependant Sugata ... ton judo et le miens sont aussi éloignés ... que le ciel et la terre (...) Tu ne connais pas la Voie de l'Homme. Enseigner le judo à quiconque ignore la Voie de l'Homme, c'est comme si on donnait un couteau à un fou (...) Tournoyer sans raison et sans but, est-ce cela la Voie de l'Homme ? La Voie de l'Homme, c'est la quête de la Vérité qui régit la nature et le monde. Seule cette Vérité peut nous procurer une mort paisible. C'est le point ultime de toutes les voies". Pourtant, Michel Foucault comme disciple secret du solitaire de Sils-Maria (où Nietzsche eut l'idée de l'Eternel Retour) : "(...) j'ai travaillé comme un malade toute ma vie. Je ne me soucie aucunement du statut universitaire de ce que je fais, parce que mon problème est ma propre transformation. Cette transformation de soi par son propre savoir est, je crois, quelque chose d'assez proche de l'expérience esthétique. Pourquoi un peintre travaillerait-il s'il n'est pas transformé par sa peinture ?" Mais ... n'est-ce pas l'essence même du Gai Savoir (celui différent de Nietzsche met à l'ndex un troupeau qui n'a pas besoin du tragique de l'existence, et qui se nourrit de certitudes) des bâtisseurs du Moyen-Âge, la matière qui se transmute des alchimistes ?)

* (ANPE, Préfecture : imaginez, vous êtes en déplacement conformément à vos droits (35 jours à déposer), mais un incident survient (comme tomber dans une rivière glacée en Écosse en décembre, sonné dans les rochers puis crachant du sang pendant des jours, victime de délires du fait de la fièvre) et "bon citoyen" vous informez aussitôt par lettre recommandée l'ANPE du risque d'un possible retard, vous revenez vers la France en roulant jour et nuit sous les vents force 10 des tempêtes d'hiver, et finalement vous arrivez dans les délais impartis, vous communiquez les preuves pour protéger votre situation si précaire. Que pensez-vous que fasse l'Administration de la République des droits de l'homme, alors que les Politiques ont tant besoin pour eux-mêmes du Soma des statistiques sur le chômage ? Elle, l'ANPE en la personne de sa Directrice (un privilège) mais aussi la Préfecture en totale synergie, se jette sur le prétexte de votre courrier pour vous radier avec une rapidité confondante et au mépris des faits établis, comme on abat un chien trop malade. Faut-il être salaud tout de même, pour refuser de régulariser et de reconnaître une erreur sans le recours à une plainte au Tribunal ... toujours sans s'en s'excuser d'ailleurs. Chez ces gens là on ne s'excuse jamais, le mot "excuse" est exclus des formulaires administratifs. Le monde égalitariste est ainsi fait qu'il est rempli de petites gens à qui le pouvoir conféré permet d'en imposer aux autres, par pure méchanceté. Il y a aussi de la lâcheté probablement, car il est plus facile d'écraser les faibles que de résister à ceux qui sont plus puissants que soi. Les pauvres font toujours les frais des restrictions, comme en témoigna l'association Don Quichotte quand la Police convoquait les SDF afin de leur prendre et jeter leurs tentes de trottoir, alors même que la France recevait le dictateur Khadafi en grande pompe !) 

* (Economie : "Les insensés ! ils ignorent que souvent la moitié vaut mieux que le tout et combien il y a d'avantages à se nourrir de mauve et d'asphodèle. En effet, les dieux cachèrent aux mortels le secret d'une vie frugale. Autrement le travail d'un seul jour suffirait pour te procurer les moyens de subsister une année entière, même en restant oisif. Tu suspendrais soudain le gouvernail au-dessus de la fumée et tu laisserais reposer tes boeufs et tes mulets laborieux. Mais Jupiter nous déroba ce secret, furieux dans son âme d'avoir été trompé par l'astucieux Prométhée. Voilà pourquoi il condamna les hommes aux soucis et aux tourments. Il leur avait caché le feu ; mais le noble fils de Japet, par un adroit larcin, le leur apporta dans la tige d'une férule, après l'avoir enlevé au prudent Jupiter qui aime à lancer la foudre. Ce dieu qui rassemble les nuages lui dit en son courroux : "Fils de Japet, ô le plus habile de tous les mortels ! tu te réjouis d'avoir dérobé le feu divin et trompé ma sagesse, mais ton vol te sera fatal à toi et aux hommes à venir. Pour me venger de ce larcin, je leur enverrai un funeste présent dont ils seront tous charmés au fond de leur âme, chérissant eux-mêmes leur propre fléau", Hésiode, "Les travaux et les jours". Si étonnant texte d'Hésiode, notamment la partie traitant de l'âge de fer ("Plût aux dieux que je ne vécusse pas au milieu de la cinquième génération ! Que ne suis-je mort avant ! que ne puis-je naître après ! C'est l'âge de fer qui règne maintenant. Les hommes ne cesseront ni de travailler et de souffrir pendant le jour ni de se corrompre pendant la nuit ; les dieux leur enverront de terribles calamités"), âge sombre (et final), qui correspond de par sa description au Kali-yuga de l'Inde védique et à l'âge du "bison qui se tient sur une seule patte" (pour ceux qui ne l'auraient pas saisi ... un bison sur une patte s'écroule) des Amérindiens, attestant que, si la Tradition est une (sans velléité de syncrétisme), l'Être se fondant dans le devenir (comme théophanie) est de moins en moins perçu par l'intuition intellectuelle (dans sa nature guénonienne) qui se fait aussi de plus en plus rare. Ce temps parait donc tellement éloigné, où Coomaraswamy reprochait à Aldous Huxley de vouloir faire l'unité des Traditions, mais de l'extérieur (exemples : le Vedanta, le platonisme, la mystique chrétienne médiévale) : "Pour n'importe quel traditionaliste, la Vérité suprême ne reste pas à découvrir, mais à comprendre", "Metaphysics". Quel spectacle pitoyable, que ces hommes et femmes politiques, puisque notre civilisation moderne semble être rendue à ce point, aussitôt possédés par l'idée d'autoriser le travail le dimanche, pensant forcer la consommation et sauver le système ! Pendant ce temps là, 50% des fortunes bancaires transitent par des "paradis fiscaux" ! Sans se perdre dans les confins relationnels de l'animus et de l'anima, processus de l'individuation dans la Psychologie des profondeurs de Jung (de Marie-Louise von Franz pensant que l'ère chrétienne est particulièrement confrontée à l'ombre et à la femme), ramenant encore l'être à la conscience individuelle, considérons plutôt le symbolisme du Graal d'un point de vue plus heideggérien - dans la perte de l'Être. Lorsque le Graal est remis à Bron (beau-frère de Joseph) partant vers la Bretagne - Avalon, le lieu où le soleil se couche, l'île aux pommes où, selon Geoffroy de Monmouth, Arthur (racine étymologique "Arth" signifie "ours", caste guerrière) blessé est soigné par magie, par neuf soeurs dont Morgane, cet Ouest où réside l'homme des bois Merlin et archétype chaman de la forêt de Brocéliande (racine étymologique "Bor" signifie "sanglier", caste sacerdotale : Guénon : "La racine
Var, pour le nom du sanglier, se retrouve dans les langues nordiques sous la forme Bor" , puisque, selon l'origine indo-européenne, nous sommes dans le cycle indou du sanglier blanc - Shwêta-varâha-Kalpa, Varâha troisième avatar de Vishnu dont l'aspect est solaire ; Atalante nourrie par l'ourse, qui chasse le sanglier blanc de Calydon, le texte irlandais "La mort des enfants de Tuirean" où est assassiné Cian père de Lug - le Dieu aux trois fonctions - représenté en porc druidique, personnifieraient peut-être la lutte entre les pouvoirs temporel et spirituel, finalisée par la Révolution française - mais certains y suivent les traces d'un Déluge), le sens porté est celui de la perte ou de l'endormissement de la conscience dans l'être, expliquant un sens du Graal symboliquement caché. Heidegger renoua avec les présocratiques dont la parole de l'être se laissait entendre (alêthéïa), considérant que l'histoire de la philosophie analitique est : « l'oubli de l'Être par le fait de privilégier la connaissance de l'étant en adoptant le point de vue de l'étant », "Être et Temps". Signes attestant que nous sombrons dans l'étant, la publicité est payée en fonction de l'heure (quantité), la durée (assimiler autrui au temps de cerveau pour une multiplicité), la science tente de développer l'éthique, mais sa caractéristique est de ne pas penser sinon en termes sujet - objet (une physique quantique attesta que l'observation provoque des interactions), et la pensée dominante, envahissante et nihiliste est plutôt celle d'un néant auquel Sartre se prêta avec L'Être et le Néant, influence détournée de l'oeuvre du philosophe allemand qui l'eut inspiré, ce dernier renonçant à la finitude de l'être et du Dasein, en relation au matérialisme contre lequel se destinait la pensée ontologique, critiquant Kant (Heidegger : "Kant et le problème de la métaphysique" qui devient l'ontologie fondamentale) sur le noumêne inconnaissable, ce qui amena en Allemagne la phénoménologie de Husserl, Heidegger recomposant de manière plus ontologique avec la substance finie dérivée de l'infini chez Leibniz, ou mode fini affection de la substance infinie chez Spinoza dans son panthéisme. Au delà de cette "affection" qui rappelle l'Existence Accident de l'Essence (offrant à l'intellect humain une autonomie, mais de nature inverse à celle des droits de l'homme : exister est l'accident qui permet aux essences - la nature comme quiddité - d'être, car être quelque chose se dédouble entre possible et nécessaire, la cause cachée) d'Avicenne, c'est l'analogie (Plotin aimant la supériorité de la contemplation sur l'action) et l'élan mystique de la voie négative (Maitre Eckart), des réflexions influencées par la pensée d'Aristote redécouverte par le biais d'invasions mauresques, qui firent considérer à Thomas d'Aquin qu'il est possible de participer à l'être de part notre double nature d'être (sans y voir l'antagonisme âme - corps, Thomas d'Aquin fut sans doute le premier à vouloir concilier religion et raison, une influence d'Aristote, considérant que Dieu ne saurait nous tromper en nous donnant un corps) : séparé de l'être infini mais aussi du fini, puisqu'ayant un être propre, par analogie qui est projection (à l'image de Dieu), la liberté procédant de la grâce. Alors, qu'en est-il de l'être aujourd'hui, malgré Heidegger, alors que curieusement ce fut en France qu'il eut le plus de notoriété ? Nous sombrons dans la finitude de Grégoire de Nysse. Comment ce misérabilisme ambiant de la métaphysique (France-Culture cogite encore) ne pourrait-il ne pas porter sur la standardisation des êtres et la crépitude (déclin serait lui accorder une valeur initiale) de la substance de l'économie. Vis à vis de cette perte de l'être, entendant ces mots "Dieu est mort", l'existentialisme de Nietzsche promulgua un vitalisme inspiré de puissance dyonisiaque et de volonté germanique (Wotan), mais sa maturité philosophique vint avec Ainsi parlait Zarathoustra et le mysticisme de l'Éternel retour. Le Monde économique, la crise et l'écologie ne sont pas aux mains des poètes ... retournerons-nous vers une raison du cœur à défaut d'un bon sens écologique, si ce n'est dirigés par la peur (Aristote considéra ces deux causes de révolution :  pauvreté et brassage ethnique, il ne pouvait qu'ignorer la surpopulation) ? Un des effets de la pensée égalitariste de la modernité démocratique fut de considérer - et de faire croire - que "l'habit ne fait pas le moine", contradiction radicale avec le sens du masque (personna) du théâtre grec (ainsi Guénon prit l'exemple du carnaval et du costume qui dévoilent plus l'individu qu'il ne le cachent), aussi que la Majorité devient très semblable à une personne dès lors qu'est dénié la réalité ontologique de tous les individus qui naissent seulement "par hasard". La Démocratie quantifie des individus, et la hiérarchie qui s'y engouffre s'initialise à partir d'une publicité vulgaire (à seule fin d'identification), pour finir avec les plus grands patrons, au regards certes intelligents, mais avec des têtes de prédateurs, de rapaces (expliquant les enrichissements particuliers qui leurs sont alloués). Le masque tombe avec cette brutalité là :  "L'argent du contribuable qui sert à financer un bien culturel doit être considéré comme un investissement et, à ce titre, faire l'objet d'un retour dûment  calculé au préalable. En termes d'emplois et de retombées commerciales pour le pays et les populations locales (...) c'est bien connu, ce sont les marchands qui attirent les artistes, et non l'inverse", N. SEYDOUX, Président de Gaumont (au Forum d'Avignon). Il est certain qu'avec une telle approche, le paysage culturel ne connaîtra plus de Werner Herzog et d'Andreï Arsenievitch Tarkovski ! Peu de choses séparent le gavage des oies et cette économie, et je donne moins d'un demi-siècle avant que la moitié seulement de la jeunesse ait entendu le nom de Mozart. Je reviens à la teneur initiale de mon site : l'économie véhicule ontologiquement les raisons de sa propre perte, en premier lieu parce que le politique en a fait une instrumentalisation de sa puissance, ensuite parce que la croissance a fini par faire dûment oublier que l'économie fut développée pour servir (non aliéner), enfin et plus subtilement : en déniant la nature ontologique à l'être, aussi à tout phénomène (les accidents de l'essence, selon Avicenne), l'économie est devenue comme un acte en puissance au sein de la substance qui serait dépourvue d'une essence (qui est la réalité d'être au travers des modifications de ses accidents), la sienne propre, hormis les dogmes (propagande de libération). L'illusion a tenu tant que nous pouvions exploiter les pays pauvres et voler et les ressources et les vies, le monstre se dévore lui-même, ainsi que les âmes le composant. C'est un douloureux chemin qui amena le nihilisme, aboutissant à une lecture moins ontologique, plus réaliste des accidents de l'essence, lorsque fut pensée une opposition intrinsèque entre essence et existence, cette dernière devenant la réalisation de l'essence. Chez Platon, les idées éternelles, archétypes, devinrent les modèles dont nous sommes les copies imparfaites. Philosophe  réaliste, son Parménide simplifie la tâche du philosophe en ce que penser des archétypes, par leur essence, offre à la science stabilité et assise, éloignant de Pythagore, de la Gnose considérant encore de façon ontologique que l'essence est la nature de l'âme des psychiques et des pneumatiques. Le Monde en perpétuel devenir, le monde sensible, s'est coupé d'un concept d'essence désormais en rupture avec l'ontologique de l'être, ne fait plus l'effort de considérer un noumène, les "idées" deviennent les pensées philosophiques en quête d'une pure objectivité, logiquement Edmund Husserl en vint à définir l'essence des choses comme uniquement leur objet intentionnel, fondement de la modernité et de son économie...
... Pour mener à sa fin l'immense maladresse de mon pauvre propos, il convient de rappeler les grands antagonismes à l'aube de la modernité. Le néoplatonicisme d'
Augustin ancrait davantage, dans les consciences, l'espérance d'immortalité de l'âme, que l'aristotélicisme thomiste. Ce n'est pas fortuit, si la Réforme fit le reproche à la Scolastique d'avoir hellésisé la religion chrétienne, par notamment la philosophie aristotélicienne. Pour Avicenne, néoplatonicien, il est dans l'attribut de l'essence de rendre une existence nécessaire, une relation de causalité qui est inhérente à l'essence qui n'est jamais contingente elle-même. Pour qu'exister soit possible, il faut selon le même principe qu'une essence soit elle-même nécessaire, ce qu'il formula par l'Être nécessaire (influence du Coran sur Al-Farabi ?) créant la Première intelligence, un processus d'émanation de la surabondance de son intelligence. Une rupture vint avec Averroès qui purifia la doctrine d'Aristote de ses influences platoniciennes, concernant les hommes : pas d'idées (les manifestations archétypales), aucun Ange (« l'intellect humain n'a ni le rôle ni le pouvoir d'abstraire l'intelligible du sensible. Toute connaissance et toute réminiscence sont une émanation et une illumination provenant de l'Ange », Henri Corbin, concernant Avicenne) activant la connaissance de l'homme intelligent uniquement en puissance, mais le retour à l'École d'Alexandrie et à la croyance à une intelligence certes aussi universelle et immortelle, mais alors que les âmes individuelles ne le sont plus. Thomas d'Aquin le combattit vigoureusement sur ce point de ce qui devient finalement une simple potentialité organique ⁨umaine, refusant le principe d'Intelligence active qui soit séparée. Extrait d'un texte choisi sur Internet et dont je me suis inspiré  : "L’Occident n’a jamais accepté un modèle de pensée qui ne ferait pas de l’individu la substance première de la pensée et de l’action. Et c’est précisément sur le fondement de cette individualité que s’opposent nos deux philosophes. Avicenne, contaminé par le platonisme, propose un émanatisme qui fait de la forme le principe d’individuation. Averroès, au contraire, voit l’individuation comme son maître Aristote, dans la matière et dans le corps. L’âme de l’Occident, sans opter pour une mystique de la connaissance avec l’Ange d’Avicenne, n’allait pas davantage choisir la voie d’un Intellect unique et séparé de nos corps individuels, tel que proposé par Averroès. L’Occident allait s’engager dans la voie de la conscience individuelle et autonome, qui allait rendre possibles, plus tard, les Descartes et les Locke"... Il reste peu de chose de la Gnose appelée philosophique (comme recherche de la connaissance de soi), si ce n'est l'influence psychique du péché préalable à la chute, et à l'union au corps qui est une punition selon Origène, influençant directement Saint Augustin sur la question du serpent : "Pourquoi ? (cette condamnation éternelle) Selon saint Paul, Tertullien et saint Augustin, parce que cette faute est retransmise de génération en génération par l'union sexuelle, elle-même n'étant qu'une pure répétition systématique du péché originel (...) Ce « péché originel » a permis par exemple à saint Paul, le théologien favori du Vatican (surtout aujourd'hui), d'écrire que "la femme est un corps sans tête", et à saint Jérôme de dire que "la volupté avec une femme est un crime à classer juste après l'homicide" (...)
Depuis presque trois mille ans, des millions d'hommes et de femmes ont été nourris d'un texte qui a été entièrement maquillé, truqué et transformé par un ou plusieurs scribes hébreux entre 1250 et 800 av. JC. (...) Le scribe qui a rédigé le Livre de la Genèse a simplement pris un texte sumérien intitulé Enki et Ninhursag, antérieur d'au moins 1500 ans à la naissance de l'écriture hébraïque, et en a modifié toute la structure pour l'adapter à "ses" besoins (...) Alors pourquoi ce jardin sumérien est-il toujours aussi peu connu ? Eh bien, supprimez le principe du péché et de la culpabilité, et vous n'avez plus aucune prise véritable, coercitive pourrait-on dire, sur vos fidèles en général et sur les femmes en particulier ! (...) Elles (trois tablettes du texte sumérien) sont vieilles de 4000 ans. Au cours d'un entretien, le professeur Attinger, assyriologue de l'Université de Berne et grand spécialiste du texte, nous a précisé que si "ces tablettes originales remontent aux alentours de 1800 avant JC, le texte, lui, a été fixé entre 2100 et 2000 avant notre ère", Pierre Jovanovic (Le Mensonge Universel). Ainsi, nous avons deux clefs expliquant que la modernité est devenue ce qu'elle est, pour cogiter un peu plus en profondeur que ce que le mythe du progrès est susceptible de permettre : 1789, des suites d'un philosophie qui, à force de querelles dogmatiques, a finalement positionné l'homme au centre même de toute réflexion (Enligtment bien plus progressif en Grande-Bretagne), Mai 68 qui fut que le rejet d'un carcan moral. Que reste-t'il alors ? Le pélagianisme n'est pas au goût du jour au sein de la Chrétienté (Pélage "hérétique" : "La raison n'est pas viciée par le péché originel (...) La perfection est possible"), l'extase naturelle de Plotin pas davantage, ni la Mystique soufie ou celle rhénane, la méditation yogique, les pratiques chamaniques, la métaphysique, expliquant cet attrait pour des doctrines libératrices d'Asie, d'un coté, pour le fondamentalisme musulman, de l'autre. Le laïcisme et le religieux se sont enfermés dans des dogmes. Il y a cependant un rapprochement à tenter, qui attesterait que l'intuition cédant à l'analyse métaphysique plus guénonienne est un des effets atténués de cette perte de l'être pour l'étant de Heidegger. Ainsi, selon Origène, Dieu transcendant crée avec le Logos la multitude d'esprits purs qui deviennent des âmes ... en s'éloignant de lui (corps anges, hommes ou démons attribués en correspondance des fautes), alors que Guénon voit dans la modernité et l'âge de fer un éloignement (encore l'éloignement) du Principe divin, mais sans porter ce sens moral (la punition) vis à vis d'une faute, ni promulguer, selon l'apocatastase, une purification dans le Christ nécessaire à la parousie en devenir. Origène fut-il inspiré par le Mythe (cyclique : l'éloignement suggère le retour) de l'éternel retour finissant par quitter la vision de l'histoire au cours du XVIIe siècle ? Selon Mircea Eliade, c'est le monothéisme qui, en rupture radicale avec les croyances "archaïques" et selon le principe d'une révélation qui est unique, aura une vision linéaire du temps qui s'écoule : "La régénération périodique de la Création est remplacée par une régénération unique qui aura lieu dans un in illo tempore à venir", ce qui, à la fin des temps, abolira aussi l'histoire qui n'est pas cyclique. Pourtant, un sens du sacré perdura avec le concept de "centre du monde" (où se rencontrent ciel et terre) ramenant, participant à faire "retourner" aux origines : "des rites qui répètent symboliquement l'acte de la Création" ... "Par le paradoxe du rite, tout espace consacré coïncide avec le Centre du Monde, tout comme le temps d'un rituel quelconque coïncide avec le temps mythique du commencement". Notre société est devenue linéaire, notre économie en est le signe le plus flagrant : foi dans le progrès et croissance infinie. Pour Eliade, l'époque où nous vivons est dénuée de sens, en ce que l'acte ne répète plus l'archétype, concernant l'être humain  - mais aussi la danse, la guerre ou la loi - qui sont livrés à un "long processus de désacralisation". Pour conclure cette calamiteuse page de mon site, une pensée personnelle : et si la sacralisation de l'Espace, par le Temps placé rituellement hors du temps, avait davantage la portée d'une valeur de mémoire ontologique, inconsciente ou non, qu'elle n'est l'acte magique présupposé ? Y penser seulement, est-il le signe de ce processus rendu à son terme, ou un retour à la simplicité mystique qui fait joyeusement (l'alchimie, pour se garder du vulgaire toujours prêt à se moquer, se surnomme "gai savoir" ou "langue des oiseaux", Merlin est porté au rire) dire à Sri Nisargadatta Maharaj : "je Suis" ? L'ontologie, dans l'élan mystique, participe à faire réintégrer vers l'Unicité du Soi dont il devient dérisoire de penser que les limitations individuelles possèdent encore un sens, je le crois volontiers ; mais les faux mythes républicains (chant et drapeau) faisant se perdre, se dissoudre dans la multiplicité sans limite de l'étant, qui n'est pas la vacuité bouddhique (insaisissable sans une essence - le Sutra du Coeur : “la forme est vacuité et la vacuité forme"), j'en suis convaincu, car ce sont des valeurs propres à faire dissoudre l'être. John Blofeld : "Quand on parle du face à face avec la Vacuité, on parle d’une expérience infiniment sacrée, car la vacuité n’est rien d’autre que la matrice de l’existence, la réalité ultime dans laquelle le passé et l’avenir, le proche et le lointain, l’Un et le Multiple sont transcendés et où plus rien n’obscurcit l’éclat rayonnant du Vrai. Au stade actuel, nous voyons l’Un sous l’aspect du Multiple : à un stade plus avancé (la vacuité moindre), nous voyons le Multiple sous l’aspect de l’Un : quand le but est atteint, ils se révèlent tous les deux dans leur forme éternelle qui transcende toute distinction - forme miraculeuse et sainte au-delà des mots et des pensées", 1964. Il est facile de comprendre pourquoi les publicitaires et consorts économiques sont des fossoyeurs des âmes. Thomas d'Aquin eut-il compris les conséquences modernes de l'Aristotélicisme l'amenant à partir de l'existence pour en définir l'essence ?)

* (Maurras : "Devant cet horizon sinistre, l’Intelligence nationale doit se lier à ceux qui essayent de faire quelque chose de beau avant de sombrer. Au nom de la raison et de la nature, conformément aux vieilles lois de l’univers, pour le salut de l’ordre, pour la durée et les progrès d’une civilisation menacée, toutes les espérances flottent sur le navire d’une Contre-révolution". Désormais donc, la flottabilité de la modernité n'est défendue que par un seul mot d'ordre : consommation, endettement, destruction et reconstruction, destruction dont Philippe Desbrosses disait : "Nous savions déjà que l'argent de la drogue représente plus du tiers du flux de devises et des échanges boursiers mondiaux et que, sans elle, le système bancaire international s'effondrerait. En clair, le trafic de la drogue est indispensable à l'équilibre économique mondial. Si l'on ajoute le prix des substances nuisibles à notre santé et le gaspillage des dépenses d'armement, justifié également par l'équilibre de la terreur, on peut considérer que l'économie dominante, dite «libérale», est une entreprise de destruction". De là à penser que le ravage de la planète est inhérent à la civilisation occidentale, moderne, à son mode de pensée linéaire - notamment la disparition des Corps de métier, du Secret garant d'une hiérarchie plus naturelle que disciplinaire, et qui s'est fondu dans la Franc-Maçonnerie matérialiste, enfin de l'enseignement de l'éthique à laquelle s'est substitué l'hypocrite "devoir citoyen" - il y a un pas que je franchis avec allégresse et qui est devenu l'âme et la teneur de mon site photographique : présenter des photographies de notre si belle Terre, mais sans proférer un langage engagé, et alors que nous sombrons dans le chaos écologique et humain de la croissance dénoncée par Bernard Maris ("L’argent retarde le moment d’acheter et produit ainsi un effet fondamentalement déséquilibrant : toute la production ne sera pas vendue, alors que le troc permet l’équilibre. Inversement, la société ancienne était fondée sur des liens personnels, de force ou d’amitié, qui impliquent de se regarder dans les yeux au moment de passer un contrat"), n'aurait selon moi aucun sens. Le dernier miroir aux alouettes de nos hommes politiques est cet avènement de l'âge numérique, mais en quoi la nature profonde de l'homme en sera-t'elle modifiée ? Il est à craindre que ce dernier mirage ne fasse long feu quant aux espérances humanistes différées vis à vis de celles des marchands. Surtout, pour Deleuze, la majorité n'est en vérité personne, et seules ont un sens les minorités agissantes qui représentent des entités pensantes. Mais, le Pouvoir l'a bien compris puisqu'il veut encadrer (et restreindre) la liberté sur Internet, s'opposer au communautarisme par le biais de la conscience citoyenne. Cette relation obligée a bien été cernée par Antonio (ou Toni) Negri : "Un dispositif matérialiste de la multitude ne pourra que partir d’une prise en compte prioritaire du corps et de la lutte contre son exploitation. C’est enfin le concept d’une puissance : la chair de la multitude veut se transformer en corps du General Intellect ; le discours doit donc porter sur la métamorphose des corps : la cause des métamorphoses qui investissent la multitude comme ensemble, et les singularités comme multitude, ce n’est pas autre chose que les luttes, les mouvements et les désirs de transformation. La puissance ontologique de la multitude peut aujourd’hui éliminer la relation de souveraineté (...) Nous ne voulons pas nier par là que le pouvoir souverain soit lui même capable de produire de l’histoire et de la subjectivité. Mais le pouvoir souverain est un pouvoir à double face : la production du pouvoir peut agir dans la relation, elle ne peut pas la supprimer. Mieux, le pouvoir souverain (comme relation de forces) peut se trouver confronté, comme problème, à un pouvoir étranger qui lui fait obstacle : cela, la première fois. La seconde fois, dans la relation même qui le constitue et dans la nécessité de la maintenir, le pouvoir souverain trouve sa limite. La relation se présente donc à la souveraineté la première fois comme un obstacle (là où la souveraineté agit dans la relation), et la seconde fois comme une limite (là où la souveraineté veut supprimer la relation, mais n’y parvient pas). Au contraire, la puissance de la multitude (des singularités qui travaillent, agissent et parfois désobéissent : qui, en tout état de cause, consistent) peut éliminer la relation de souveraineté. Nous avons donc deux affirmations (« la production du pouvoir souverain franchit l’obstacle, mais ne peut éliminer la limite qui est constituée par la relation de souveraineté » ; « le pouvoir de la multitude peut en revanche éliminer la relation de souveraineté, car seule la production de la multitude constitue l’être »), qui peuvent tenir lieu d’ouverture à une ontologie de la multitude". C'est alors, et avec la compréhension de cette opposition intrinsèque, de nature somme toute ontologique, que je revendiquerais peut être le statut de la cigale du texte de Bernard Maris diffusé sur France-Culture, et lu par Emmanuelle Béart : et ... "Si les fourmis n’étaient rien sans les cigales" ?)

Mais, trêve de travers ethnologique, il faut se réjouir de la prise de conscience inespérée de notre élite politique, marquant par là-même un trait sociétal qui nous différencie des Américains : ce peuple déteste les hommes politiques lorsqu'ils se montrent trop cérébraux, les nôtres non. Certains de ces derniers surent même écrire sans recourir à des nègres, c'est dire. Ainsi, il est possible d'envoyer des hommes à l'échafaud le matin, la populace est ainsi rassurée, puis de rejoindre le rang des Acamédiciens le soir. Bref, tout semblait perdu pour l'intelligence, réjouissons nous car il n'en est rien. Ainsi, clamons vite ce progrès de conscience holiste, l'Etat s'éloigne enfin de son dogmatisme de représentation de "peuple souverain", dont le quotient intellectuel, dit en passant, avoisinerait le zéro absolu. C'est ce qui fut fait concernant l'abolition de la peine de mort ; en réalité, tout choix politique sérieux ne devrait jamais être soumis à un jugement collectif, sachant combien la facilité de manipulation l'emporte sur la raison et l'entendement qui fondent au soleil des utopies et proportionnellement à l'effet de la "dictature du nombre" de
Vladimir Volkoff (La Désinformation Arme de guerre), si ce n'est qu'il s'agit peut être de l'origine subtile de l'application forcée des idéaux démocratiques, comme ce fumeux Secrétariat d'Etat aux droits de l'homme dont Mr Kouchner lui même reconnaît l'excès : "on ne peut pas diriger la politique extérieure d'un pays uniquement en fonction des droits de l'homme. Diriger un pays éloigne évidemment d'un certain angélisme". Ainsi, le message induit devient clair malgré son auteur, la crétinisation interne de la société ne saurait interférer avec une gestion du monde réel, attestant qu'il reste un peu de lucidité aux idéologues exemplaires dans l'art du sophisme des partis qui se mènent un combat finalement consensuel. Ce consensus là se retrouve au niveau de l'ISF dont tous les spécialistes s'accordent à dire que cet impôt, qui est politique, saigne le pays en faisant fuir 5 fois plus d'argent qu'il n'en rapporte, témoignant ainsi que le carriérisme prévaut largement sur l'intérêt des Français, mais aussi qu'on les prend pour des idiots enfermés dans l'ignorance grâce à une démagogie primaire. Ainsi donc, les deux mamelles qui nourrissent la société actuelle seraient une liberté factice puisque tributaire de la compétition économique, si ce n'est sauvage, du moins sans pitié, et le soucis de croissance, donc de consommation dopée par une publicité omniprésente : "La publicité peut être définie comme la science qui permet de paralyser l'intelligence humaine suffisamment longtemps pour en tirer de l'argent", Stephen Butler Leacock (1869-1944). Bref, la Démocratie, qui est l'antinomie de celle élitiste et sacrée de Platon, transforme davantage l'homme de la rue en tête de bétail, qu'elle n'a pour vocation de le libérer*. Ce ne sont pas les paroles tellement atroces et racistes du "Chant de guerre de l'armée du Rhin", cette notion d'impureté du sang, qui pourront soutenir le contraire. Alors qu'il est devenu un crime de mettre en doute le "génocide arménien" en France (de quoi se mêle-t'on ?), il est plus que jamais urgent pour l'intelligence en danger de se replonger dans "La guerre de Vendée et le système de dépopulation" de Gracchus Barbeuf (publié en 1795 par le reconnu "père du communisme") et dont Reynald Secher dit : "
Reste un problème jamais abordé jusqu'à présent : l'abrogation officielle des lois d'anéantissement et d'extermination. Ne serait-il pas opportun de profiter de ce débat public pour le faire ? On pourrait me rétorquer que ce n'est pas nécessaire puisqu'elles sont tombées en désuétude. J'aimerais y croire mais mon expérience d'historien me fait penser que jamais rien n'est définitif ni acquis : à situation exceptionnelle, moyens exceptionnels. À titre d'exemple, il faut rappeler que la déportation des Juifs a été justifiée et légalisée par le recours à des lois révolutionnaires remontant aux 10 juillet et 3 août 1791", ce qu'il appelle donc un mémoricide et dont la France ne se sort pas grandie. Selon l'éthique, un Etat ne peut pas à la fois refuser la réalité historique qui le dérange et légiférer contre le révisionnisme, et c'est une question de probité intellectuelle et donc de crédibilité dans le Monde.

* (Être " libre " :  "La presse aujourd'hui est une armée avec des armes soigneusement choisies, les journalistes ses officiers, les lecteurs ses soldats. Mais, comme dans chaque armée, le soldat obéit aveuglément, et l'objectif de la guerre et les plans d'action changent sans qu'il le sache. Le lecteur ne sait ni n'est censé savoir les buts pour lesquels il est employé, et le rôle qu'il a à jouer. Il n'y a aucune caricature plus effroyable de la liberté de penser. Autrefois, il n'était pas permis de penser librement ; maintenant c'est permis, mais personne n'est plus capable de cela. Maintenant les gens veulent penser seulement ce qu'ils sont censés vouloir penser, et ils considèrent ceci comme la liberté", Oswald Spengler)
Mais, pour revenir au sujet, trêve de travers ethnologique donc, et réjouissons nous d'une 
prise de conscience* à laquelle nous ne croyions plus la classe politique française et européenne capable. Comme des enfants, nous avons envoyé notre lettre au Père Noël pour qu'il sauve notre Terre et les enfants de nos enfants et : a) Pour lutter contre la faim dans le monde, nous réduirons la consommation de viande qui est un gâchis phénoménale et reconnu des ressources végétales, qui entraîne la destruction des forêts puis des sols à cause de l'utilisation massive des engrais chimiques, des pesticides (la France est le premier utilisateur au Monde, comme pour les psychotropes : 80 millions de boites de tranquillisants par an), qui affame les pays pauvres. Puis : b) La dignité animale rejoint petit à petit celle de l'espèce humaine (nous, des animaux intelligents), non pas par le prosélytisme outrancier d'un anthropomorphisme nourri de sensiblerie, pas davantage processus de transfert, mais la compréhension tardive que notre intelligence nous donne des devoirs vis à vis de cette Terre, car nous en avons la charge intégrale et, comme l'eut enseigné Pythagore ("Tant que les hommes massacreront les bêtes, ils s'entre-tueront", vers d'or, "Quiconque tranche avec un couteau la gorge d'un boeuf et reste sourd aux meuglements d'effroi, quiconque est capable d'abattre de sang-froid le chevreau hurlant et mange l'oiseau qu'il a lui-même nourri, est-il encore très éloigné du crime ?") et l'a exprimé Marguerite Yourcenar* ("l'animal ne possède rien, sauf la vie, que si souvent nous lui prenons") : il y a l'épaisseur d'une feuille de papier entre l'acceptation de l'holocauste et les élevages concentrationnaires et les abattoirs, des méthodes desquelles se sont inspirés Hitler dans Mein Kampf et Ford pour instaurer le travail à la chaîne de ses usines, le second ayant été un admirateur reconnu du premier. Ce qu'on fait à l'animal, on le fait à l'homme, l'Histoire en témoigne abondamment. Aussi : c) La nourriture industrielle vendue trop chère dans les grandes surfaces est dénaturée, les farines sont raffinées, elles ont perdu leurs nutriments, les huiles alimentaires participant à l'apport de vitamines E et F sont hydrogénées, désodorisées, détruites par de très hautes températures, la mode est aux vitamines de synthèse rajoutées artificiellement afin de tromper la ménagère globalement stupide, et de plus en plus de produits sont irradiés pour pouvoir se conserver plus longtemps ("L’irradiation détruit et altère, et de façon parfois très significative, les vitamines, les protéines, les acides gras essentiels et d’autres composants alimentaires. Le procédé peut détruire jusqu’à 80% de la vitamine A contenue dans les œufs et 48% du beta carotène contenu dans le jus d’orange. La FDA a néanmoins donné son accord pour l’irradiation de ces produits", "
Collectif français contre l'irradiation des aliments"), enfin l'agriculture conventionnelle (c'est à dire très polluée) est largement aidée et financée et encouragée par vos impôts, celle  "biologique" aucunement, confortant l'idée que la classe politique est achetée par les gros lobbies industriels (fidèle du site de Corinne Lepage : Catherine Médicis, pour ne pas mettre stupidement sa vie en danger de mort). Les élus ont enfin saisi cette monstruosité ! Pour continuer : d) Certains chercheurs craignent une pandémie de cancer (du cerveau) à cause des téléphones portables* à cause d'extrêmes basses fréquences, et les Politiques ont compris la leçon de l'amiante, leur utilisation va donc être suspendue ou restreinte, par exemple à certains wagons de train, mais pas tous, pour que chacun puisse choisir sa part de risque. Hé bien, il était temps, nous avions tellement le sentiment de vivre dans un Monde de cinglés, dans une pure barbarie ! Et pour finir : e) En finir aussi avec les polluants totalement inutiles des produits cosmétiques vendus en grandes surfaces, en pharmacie (hé oui !) : Paraben (perturbateur endoctrinien - André Cicolella (chimiste toxicologue) : "Nous sommes confrontés à une épidémie de cancers" dont un certain nombre ont leurs origines "dès la gestation"), phenoxyethanol, bisphénol A (présent dans les biberons), PEG (polluant non biodégradable se retrouvant dans les mers)...
* (De la nécessité de la prise de conscience individuelle : "Remarquons pour finir que l'individuation se confond en même temps avec l'idéal chrétien originel du Royaume des Cieux "qui est en nous". L'idée de base sur laquelle s'est édifié cet idéal est que l'action et le comportement justes ne peuvent résulter que d'une droiture d'esprit et d'un état d'âme sain, et qu'il ne saurait y avoir de guérison et d'amélioration du monde qui ne prennent leur point de départ dans l'individu", "le livre Dialectique du moi et de l'inconscient" de C.G. Jung. Mais Jung donne les limites fragiles, la portée et de la justesse d'un site comme "Pleinouest35" : "Savoir où l'autre se trompe ne sert qu'à peu de choses. Cela devient intéressant seulement quand on sait où l'on se trompe soi même, car dans ce cas on peut en faire quelque chose. Ce qu'on peut améliorer chez les autres est d'une utilité douteuse, si cela produit même un effet du tout", car tel est bien évidement le cas. "L'homme ne croit pas à l'apocalypse qu'il fabrique. Et pourtant nous avançons déjà vers le désastre (...) Il faut nous orienter vers la croissance zéro pour aboutir à la sécurité alimentaire et sociale (...) Une croissance indéfinie est impossible, nous n'avons qu'une seule Terre, mais une civilisation du bonheur est possible. Les solutions existent, mais l'opinion les ignore car les structures actuelles et les détenteurs du pouvoir économique et politique s'y opposent (...) La croissance aveugle ne tient compte ni du bien être, ni de l'environnement", René Dumont, membre fondateur d'Attac)
* (Il s'agit bien de Marguerite Yourcenar, qui écrivit avec sa finesse, qu'une humanité considérant comme normal de transporter entassés, sur de grandes distances et avec la souffrance et le stress que l'on a pu voir, des animaux vers les abattoirs, cette humanité là n'a pas un pas si grand que cela à faire vers l'Holocauste. Ainsi, ce pas fut de la sorte inspiré puis automatisé.  "Par rapport à eux, tous les humains sont des nazis. Pour les animaux c'est l'éternel Treblinka" (Isaac Bashevis Singer, écrivain yiddish détenteur du prix Nobel), "Éternel Treblinka" qui a inspiré le titre du livre de C. Patterson dont il fut dit : Martyrdom and Resistance (publication sur l'Holocauste) : "Important et opportun... écrit avec beaucoup d'émotion et de compassion... j' espère qu'Éternel Treblinka sera lu par beaucoup de monde", National Jewish Post & Opinion : "Éternel Treblinka devrait figurer sur toutes les listes de livres à lire absolument pour une citoyenneté avisée en raison du caractère complet et captivant de l'histoire de vie et de mort qu'il raconte", le journal israélien Maariv : "Le défi moral posé par Éternel Treblinka en fait un livre indispensable pour celui qui cherche à explorer la leçon universelle de l'Holocauste". N'oublions pas que les Forces de l'ordre s'attaquent au traffic des cigarettes (pour la TVA et le Ministère du budget), mais jamais à ceux qui conçoivent cette arme de destruction massive (une vraie), que ceux qui veulent libérer les animaux sont  traités comme des terroristes, qu'en France le foie gras reste un patrimoine (exception culturelle), en Israël un crime : Cour suprême d'Israël en 2003, à la lumière du rapport du Comité scientifique de la commission européenne (car en France l'INRA est financé par le CIFOG)  : « Les "besoins de l'agriculture" ne doivent pas systématiquement compter plus que l'intérêt de protéger les animaux  », alors même que le Ministère de l'agriculture israélien tenta, mais en vain, d'exclure les oiseaux des lois de protection des animaux. La loi française n° 2006 - 11 agrémentée de l'article L654 - 27 1 :  « le foie gras fait partie du patrimoine culturel et gastronomique protégé en France » !)
* (Téléphones portables : "Un réel problème de santé, malheureusement pas abordé par les pouvoirs publics (...) la moindre anomalie va créer une mutation indélébile dans la cellule (pour les foetus) (...) des cancers du sein ou de la prostate, et des troubles de la reproduction (mais ensuite) (...) perturbations du système nerveux central (...) il y a suffisamment d'éléments pour dire que l'utilisation du portable est nuisible pour la santé (en attente de l'enquête financée par l'OMS)", D. Belpomme, cancérologue et président de l'Artac. Mais ce n'est pas bien grave, ce n'est certes pas Bernard Maris qui me contredirait - s'il me lisait, quand le spectacle des Députés à l'Assemblée Nationale conforte la conviction que, pour ces gens trop vulgaires et bien nourris, se gaussant perpétuellement les uns des autres, une pandémie serait une véritable aubaine pour la croissance, sinon pourquoi ne rien faire ... avant ? Avant de traverser un cours d'eau, l'intelligence dicte d'en sonder la profondeur, le débit, de ne pas se jeter dedans comme une tête folle ou pire : y jeter autrui. Il y a des profondeurs insondables dans la conscience politique, que seuls des intérêts d'argent, ou une pérennité immédiate au sein de la population (emploi), parviennent encore à éclairer. Actionnaire dans une société (dissoute) détenant un rapport suédois sur les effets des ondes d'extrêmes basses fréquences (car en France et ailleurs, les tests officiels réalisés par les laboratoires - des marques - portaient sur les fréquences plus élevées), j'ai pu constater que les portes administratives restaient irrémédiablement fermées. Cette situation est à rapprocher, semble-t'il, de l'absence de filtration des particules très fines du diesel (les plus cancérigènes), en rapport avec les intérêts du lobby industriel de l'automobile)

J'ai tendance à m'éloigner non pas de mon sujet, mais de me fixer sur l'objet, sur des objets de la pensée, y revenir peut sembler difficile au lecteur de passage que je félicite pour sa résistance au moment où la
Starac et les journaux télévisés lavent la tête et la vident. Enfin, nous voici au bout de nos peines ... contents ? Les élus travaillant pour les peuples souverains vont enfin se soucier de leurs vies, de la vie tout simplement...
Alors, vous aurez vite compris que je plaisantais en riant d'amertume et de dégoût, car c'est bien l'exact contraire qui se profile : fichage numérique des individus, gestion de la peur, restriction des libertés de la Presse. Dernièrement, l'Europe s'est attaquée à l'
agriculture biodynamique (Demeter, Weleda) en rendant obligatoire le rajout à fortes doses de vitamines de synthèse (B1) dans les pots pour bébés (directive UE 96/5/EG), et les associations de défense des animaux déplorent de plus en plus de descentes musclées et intimidantes des différentes Polices d'Europe, surtout en Autriche où des militants furent arrêtés pistolet sur la tempe. En France, depuis novembre 2008, une enquête est menée par le parquet de Paris et le procureur anti-terroriste Fanny Bussac vis à vis de l'ALF, des perquisitions, des gardes à vue et confiscations de matériel eurent lieu à Lyon à l'association Dignité Animal et celle Le Glaive (le Président est resté 58 heures en garde à vue). Le Glaive : "Nous avons pu néanmoins constaté que la gendarmerie essayait de collecter un maximum d’informations sur les mouvements français pour les droits des animaux (...) la gendarmerie a menacé le président de l’association Le Glaive de l’envoyer en incarcération préventive (...) toute expérience est bonne à tirer, et sans une forte solidarité nous serons tous la proie de la répression. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort". Ainsi donc, voilà l'usage qui est déjà fait de la loi anti-terroriste : considérer déjà que les écologistes empêcheurs de tourner en rond sont de dangereux criminels qui mettent en péril la sécurité des citoyens. Si je ne vivais pas en France, je prendrais tout cela pour une bouffonnerie. Non, Messieurs les gendarmes, les véritables terroristes aujourd'hui sont ceux qui détruisent la planète sur laquelle vous et vos familles vivaient encore, et ceux cachés à qui profitent la guerre religieuse et ethnique du 11 septembre.
Exemple : autrement plus conséquent que l'action quelque fois agitée et excessive (c'est un point de vue tout relatif et beaucoup considèrent qu'aller en prison pour arrachage d'OGM est plus gratifiant qu'une Légion d'Honneur) des mouvements végétariens moins protégés et aidés que ceux des chasseurs et des pro-corridas, la mort programmée des océans et celle des abeilles qui engendraient la vie végétale et la biodiversité : "Oceans are acidifying 10 times faster than predicted, threatening heightened damage to coral reefs and shellfish, say University of Chicago scientists", The Irish Times, November 26, 2008. Sans abeilles et sans mers, point de vie...
Exemple : "Des produits importés d'Ukraine contenant des hydrocarbures avaient été mélangés à de l'huile de tournesol. En autorisant de nouveau, le 3 juillet, les importations d'huile de tournesol en provenance d'Ukraine, la Commission européenne met fin à un feuilleton sanitaire de plus de deux mois. Alerté par un de ses clients britanniques qui avait découvert la présence d'huile minérale (comparable à celle utilisée dans les moteurs) dans de l'huile de tournesol, la société Lesieur, après avoir fait vérifier la qualité de ses livraisons en provenance d'Ukraine, prévient, le 9 avril, les pouvoirs publics français. Informée, la Commission européenne lance une alerte le 25 avril", Article publié le 27 Juillet 2008 dans LE MONDE. Puis : Communiqué de presse du Gouvernement : "Le 7 mai 2008, sur la base d’un nouvel avis de l’AESA qui confirme l’absence de danger pour la santé humaine, et après consultation des États membres concernés, la commission européenne émet une nouvelle recommandation par laquelle elle propose de libérer les produits alimentaires comportant une proportion d’huile contaminée inférieure à 300 mg par kilo de produit fini". Conclusion du site Attak  : "Sur les 7 grammes par kilo d’huile de moteur présents dans l’huile de tournesol, il en reste après raffinage 2 grammes par kilo. Résultat : les Européens sont appelés à ingurgiter 80 tonnes de lubrifiant au total, dont 5,6 tonnes rien que pour le consommateur français".
Finalement, il ne faut pas croire au Père Noël, car "
Le Père Noël est une ordure".

Enfin, pour conclure cette page 2008 : l'Université anglaise de Southampton vient de publier une étude dans le très sérieux British Medical Journal, étude qui établit le lien entre le développement de l'intelligence chez les enfants et leur alimentation, recontactant selon des tests de QI établis 20 ans auparavant les enfants devenus adultes. Les 4.5% de végétariens ont obtenu un score supérieur de 5 points aux non-végétariens... Alors, quel pourcentage exact de végétariens dans l'Administration et les Ministères, quand il parait certain que le Ministère du Budget marque beaucoup plus de zèle à défendre les buralistes, que celui de la Santé ses citoyens ? Quant aux fumeurs... Il reste que je n'ai pas besoin du tabac (une chose démoniaque) pour me détruire, dormir quinze ans dehors pour photographier m'aura ravagé les poumons et la santé. Lors de ce détour en Irlande, fin 2008, j'aurai tenu deux semaines avant de me retrouver à l'hôpital, comme quoi la précarité aide les fonctionnaires à éliminer les nuisibles de la Croissance ! Du coup, j'ai fini l'année en compagnie du "Götterdämmerung"*, des légendes somme toute d'origine celtique, mais tellement moins abrutissant que la musique populaire irlandaise, tout en nourrissant des idées cruelles vis à vis des âmes qui s'abaissent, par cupidité, à gaver leurs semblables des constantes publicités débiles et débilitantes.

* (Sir Georg Solti en 1965, une version moderne pour la qualité du son. Si Wagner végétarien (influencé sur ce point par Schopenhauer) mit tant de cœur et de génie pour composer un Crépuscule des Dieux, aurait-il écrit sur l'Apocalypse prochaine prédite par le Français René Dumont, sachant que nous ne sortirions pas des Mythes : c'est bien la démesure démente du monde moderne (personnifiée par l'idée de Croissance), qui entraînera la vengeance des Dieux nommée chez les Anciens Grecs Némésis (ce terme est détourné par antonomase qui est un trope), c'est à dire "don de ce qui est dû" de par son origine étymologique, utilisant ici une figure de style (et donc de rhétorique) que les pré-socratiques eurent peut être saisie ainsi en secret avant que Socrate ne recompose une nouvelle représentation des Dieux. Pour parler au niveau ras de terre, nous dirions qu'à professer tant de bêtises, comme défendre les droits de l'homme alors même que les plus pauvres le sont mécaniquement de plus en plus, qu'à tout détruire au nom de la croissance et du profit .... nous avons bien mérité le chaos qui nous tombe dessus, j'allais dire du Ciel. Mais qui sait penser aujourd'hui dans ce monde, quand tout est fait, depuis l'école jusqu'aux journaux télévisés changeant de sujet toutes les deux minutes, des messages publicitaires à l'abrutissement de travail et de transport de la modernité, des divertissements infantiles aux discours très primaires des partis politiques, à la baisse phénoménale de la Culture des masses consommatrices ... pour ne plus penser ? Nous en avons une caricature avec les pubs irlandais : mégots de cigarettes jetés sur le seuil, éponges à alcool qui engloutissent jusqu'à sept  pintes de bière quand j'en bois péniblement une, nouveaux écrans plats devant lesquels des regards vides restent comme envoûtés par le spectacle d'adultes courant après des ballons... Alors, il reste à se poser la question de l'existence (Exsistere, Ex et Sistere - être placé, ainsi "sortir de l'être") de la modernité présente, en accélération constante, sous l'angle plus métaphysique puisque postulant un Principe et un cycle de manifestation qui la fait devenir, rejetant la notion de progrès qui justement s'opposerait à l'intellect passé, citant ici R. Guénon : "(...) un des caractères de l'époque actuelle, c'est l'exploitation de tout ce qui avait été négligé jusque-là comme n'ayant qu'une importance trop secondaire pour que les hommes y consacrent leur activité, et qui devait cependant être développé aussi avant la fin de ce cycle, puisque ces choses avaient leur place parmi les possibilités qui y étaient appelées à la manifestation". Mes nombreuses citations et le recours à des personnalités de mouvances politiques opposées permettra de placer un peu de hauteur d'esprit dans une société enfermée dans ses dogmes. Des dichotomies apparentes perdent ainsi, en partie, de leur caractère à les rassembler (mouvances) dès lors que la réflexion se libère de l'horizontalité du débat contradictoire, les différents plans verticaux de raisonnement ayant quelques fois la faculté de se superposer, non obligatoirement de s'annihiler. Tout est question de sincérité, d'intelligence... Un aspect pourtant de la Démocratie participative, plus retorse que celle élective, est par nature incompatible avec toute métaphysique ou ésotérisme religieux ; Guénon parlait de courant "contre-initiatique", il s'agit de la puissance ontologique de la multitude de Toni Negri. Guénon : "Qui dit individualisme (c'est la composante infinie de la multitude) dit nécessairement refus d'admettre une autorité supérieure à l'individu, aussi bien qu'une faculté de connaissance supérieure à la raison individuelle". Un consensus assimile la Droite au repli, la Gauche à un élargissement vers le monde, à la responsabilité citoyenne, curieusement (pas tant que cela) c'est cette dernière qui enferme la personne (individu pris dans son ontologie et non devenant celle de la puissance du nombre) dans un carcan administratif. En réalité, le problème, qui est fondamental, est que l'Autorité n'est plus comprise pour ce qu'elle devrait être (ce que Frédéric Schiffer nomma ironiquement des "présupposés métaphysiques" rebattus, car inspirés du moralisme de Platon et de Rousseau ), que les uns comme les autres défendent des intérêts et se soucient, comme d'une guigne, tant de l'absence d'une véritable élite de la pensée que de l'éthique. C'est donc, entre autre pour cette raison, que la société de contrôle de Deleuze est une décadence de celle "disciplinaire" depuis longtemps moribonde, et mortifère (l'idée de Nation a fait tuer des millions d'êtres en 14-18), aussi que le "comportement citoyen" et la liberté sont un écran de fumée destiné à masquer le fichage des individus et la fuite de l'intelligence, au sein d'une farce marchande que Guy Debord fustigea en la qualifiant de société de spectacle. Cependant, ni Deleuze ni Debord n'allèrent au confins de leurs philosophies, ne perçurent ces limites individuelles des êtres. Ce n'est certes pas l'Internationale Situationniste, les "conseils ouvriers", qui permirent d'en finir avec l'aliénation exponentielle du capitalisme marchand d'Etat. Étrange de ne pas l'avoir saisi. F. Schiffer : « la notion de spectacle suggère que l'"essence" de l'homme s'est perdue dans le flux du temps depuis l'avènement du mode de production et d'échange marchand. Selon Debord, cette essence se serait "éloignée dans une représentation". Quelle est-elle au juste ? Debord se garda bien d'en donner la moindre définition  », "Contre Debord". La chute, aussi bien la confusion de pensée, n'ont-elles pas leur origine dans la perte de l'Être chère à
Heidegger ?)

"Le monde est peuplé d'imbéciles qui se battent contre des demeurés pour sauvegarder une société absurde" (Jean Yanne).
"
Il n'y a pas un seul individu qui ne serait regardé comme criminel s'il se permettait ce que l'Etat* se permet". (Edouart Douwes Dekke dit Multatuli (c'est à dire "j'ai beaucoup souffert", en latin), autour de son pamphlet "Max Havelaar", à propos du traitement infligé aux Javanais, et dans les Indes néerlandaises (future Indonésie), par les Pays-Bas).
Mais les choses ont-elles changé avec la crise mondiale de 2008, crise d'ailleurs qui participera à rendre ceux qui sont riches encore plus riches ? Philippe Eliakim : "
Au début, nos aïeux creusaient la terre avec leurs ongles pour trouver des pépites. Ensuite, ils sont allés massacrer les populations d'Amérique du Sud, ont fait trimer les gosses de 5 ans dans les mines, envoyé des générations d'ouvriers s'abrutir à la chaîne, inventé le marketing, créé des cabinets de consulting international et, pour finir, conçu des produits financiers hypersophistiqués capables de nous faire enfin toucher du doigt l'ultime frontière : faire de l'or avec rien du tout" ("clin d'oeil", dans Capital).
* (Surtout la Justice qui entasse les prisonniers dans des cellules exiguës, semble-t'il. Après tout, nous sommes une espèce animale, a-t'on raisonnablement vu des animaux rendre la Justice ? Signe de la perversion de notre intelligence, nous exterminons la biodiversité et menons la planète au désastre. Les Polices sont de plus en plus contraintes dans un rôle de souteneur du racket public (faire payer sur la voie publique, en République, est le signe que les bas instincts rampent) et s'en plaignent parfois ouvertement sur les ondes de France-Culture. La barbarie, l'inhumanité ne sont jamais très éloignées. Exemple : la justice belge transmit un dossier à celle française sur la possible présence d'un tueur en série (sur Marseille), le pull-over rouge (pour un test ADN) serait conservé par le greffe de la Cour d'assises d'Aix-en-Provence, mais cela n'empêcha nullement le procureur de Charleville-Mézières de communiquer à la Presse : « (...) Aucun élément sérieux, le plus ténu soit-il, ne permet d'accréditer de telles informations ou rumeurs ». Comme quoi, la Justice est bien plus prompte à châtier qu'à reconnaître des fautes. Rendra-t'elle la vie, un jour, à ceux qu'elle a exécutés, par erreur ou non ? Et la dignité des familles, de la fonction et de la France ? Comment, dans ces conditions, un Ministre de la Justice peut-il encore se présenter devant le peuple ?)
A
Maurras qui écrivait dans "L'Avenir de l'Intelligence" : "Devant cet horizon sinistre, l’Intelligence nationale doit se lier à ceux qui essayent de faire quelque chose de beau avant de sombrer", nous dirions que sombrer parait aussi inévitable que souhaitable, car faire quelque chose de beau n'évoque plus rien chez les élus de la seule quantité*.
* (Dans le giron du principe de la croissance, lire le livre de Marc Menant : "La médecine vous tue" (Edition du Rocher), ébauche d'un scandale inouï si les médias n'étaient pas aux ordres des lobbies publicitaires ou politiques, si le peuple n'était pas devenu l'entité amorphe et standardisée qu'on en a fait, poussée par une terreur qui cache d'autres... réalités inavouables, dont la résistance pathogène aux antibiotiques, l'espérance de vie moderne et l'intoxication vaccinale sont bien de moindres maux)

 

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"Le monde dans lequel vous m'avez éveillé est un endroit horrible, rempli de machines et de la puanteur d'un trop grand nombre* d'humains. Wotan <le Chasseur m'a mené à travers la nuit sur son puissant cheval, et j'ai vu des scènes qui m'ont soulevé le coeur. Ceci n'est pas un monde où je désire vivre. Il a été corrompu par le bitume, par le pétrole*, par l'électricité* et par le gaz. Les choses bougent trop vite dans le paysage*. Chaque inspiration que prennent les mortels est saturée d'urgence*...
Ils ne prennent pas le temps de s'arrêter pour regarder autour d'eux, ils sont égoïstes, ils couvrent le pays d'immondices
*..." ("La compagnie des fées", Garry Kilworth)

* (Nombre : il est établi que pour satisfaire au niveau de vie dit moderne (que veulent donc la Chine et l'Inde), il faudra plus de 50 Terres, ce qui est bien sûr impossible, ce qui entraînera une guerre globale et inévitable, notamment pour l'eau gaspillée par l'élevage (5000 litres sont gâchés à chaque kilogramme de viande de boucherie : le sang des bêtes fait aussi déjà couler celui des hommes). Ces femmes tellement stupides (qui n'ont jamais lu le rapport Meadows de 1972 du Club de Rome : "halte à la croissance"), qui sont incapables de maîtriser leur instinct animal (ou la "volonté" qui les y pousse selon Schopenhauer), poussent devant elles les poussettes qui sont autant les bombes futures (dans le sens donné par Einstein sur la natalité incontrôlée) et en réalité la première "arme de destruction massive" à redouter, avant le Ben Laden si hypothétique)
* (Pétrole : des Préfets, dans le premier rôle historique (servir l'Etat, en l'occurrence davantage ceux qui ont les rênes du Pouvoir que le peuple soit-disant "élu"), suppriment le droit de vote à ceux qui pensent (presque un délit) que la première guerre d'Irak ne fut pas motivée par une libération du Koweit. L'histoire ne dit pas s'ils osèrent en faire autant vis à vis de France-Culture ou de la Direction d'Arte diffusant un programme géopolitique expliquant qu'il s'agissait uniquement de bloquer l'Irak vers l'accès de 11% du pétrole ! Il semblerait que la même soupe de pensée - nous les gentils combattant les méchants pour libérer un peuple - était ressortie pour l'Afghanistan, en plus de la lutte préventive contre le terrorisme)
* (Électricité : il est stupéfiant comme le peuple est mené par le bout du nez. La volonté de consacrer en France 400 millions d'euros (2008) à la recherche du moteur propre et non polluant, l'annonce des constructeurs voulant développer le moteur électrique, reste une arnaque intellectuelle. Comme l'exprime Hubert Reeves, rien n'est plus polluant et dangereux sur le long terme que le stockage des déchets nucléaires, une folie qui devient totalement irresponsable. Pendant ce temps là, des bricoleurs isolés (aussi dans la peur d'être considérés comme des criminels - comme ceux utilisant l'huile de friture qui est non polluante, mais qui sont cependant traqués par la Police, puisque tout revient à n'être qu'une considération de taxe, donc de fric) roulent avec le procédé Pantone : les moteurs cessent de polluer à 99% (plus besoin de filtres à particules qui d'ailleurs ne servent presque à rien, car les particules fines cancérigènes n'y sont pas retenues, ni d'écotaxe inutile) et utilisent 50 à 75% de carburant en moins ! Quelles sont alors les recherches officielles suivant les reportages et tests édifiants et courageux de TF1 et de FR3, pour déterminer s'il s'agit uniquement d'une récupération des gaz non brûlés (c'est 40% du carburant perdu) ou de la découverte du moteur à plasma ? Une source : www.onpeutlefaire.com/articles/a-pantone.php. Après tout, les scandales de l'amiante, du sang contaminé, du nuage de Tchernobyl, de la "vache folle", de la pollution des rivières par les nitrates et pesticides - et j'en passe - font qu'il faut redouter le pire quant au double langage, à la langue de bois, au carriérisme de la part des professionnels du mensonge, à la soumission à des lobbies. Surtout, des intellectuels sentent que tous ces dérapages, ainsi que la course folle de la croissance et du capitalisme, sont l'émanation directe du principe démocratique)
* (Paysages : en quoi l'Etat se soucie t'il du paysage ? Des associations (Paysages de France) doit faire son travail en faisant démonter d'immenses affichages publicitaires  illégaux ; un Préfet  me fit supprimer le RMI  aussitôt après que j'eus sollicité une aide artistique à l'Etat ; l'ANPE m'a géré comme on gère une marchandise)
* (Urgence : tantôt les magasins ouvrant le dimanche doivent payer de lourdes amendes, ce qui fait rire les Britanniques pensant que ce genre d'affaire ne concerne en aucun cas le Politique, mais seulement des syndicats, tantôt il est exprimé étatiquement le souhait de faire ouvrir les commerces sept jours pour forcer la consommation et relancer la croissance, ne voyant pas que ce genre d'approche assimile les citoyens à un simple troupeau. Si la crise perdure, sera t'il demandé à la ménagère de faire la prostituée sur le trottoir riche de touristes asiatiques, afin de sauver la République du gouffre économique ?)
* (Immondices : tantôt il est annoncé que les essais d'OGM à ciel ouvert ne se feront pas pour cause d'impossibilité d'en contrôler la dissémination (Jean-Louis Borloo), tantôt est votée la loi de délit de fauchage - prenant en considération le fait que la France ne peut se permettre économiquement de se tenir à l'écart des recherches américaines. L'état signe le Grenelle de l'environnement donnant une place toute particulière à la Biodiversité, tout en traînant en Justice l'association
KOKOPELLI qui fait son travail dans l'intérêt de l'humanité. Promesses d'un coté, coups bas de l'autre, et la masse lobotomisée par les médias (l'info changeant toutes les 2 minutes) et qui ne réagit même plus...)

Ce projet photographique est mort fin 2008. Il reste encore un peu de la pensée et des réflexions personnelles, mais guère. De la même manière que le cinéma d'auteur a été dépassé, absorbé puis annihilé par la production de masse uniquement dévouée* à la réalisation de profits gigantesques, la photographie d'art se retrouve écrasée par le système ne tolérant plus que la croissance infinie. Plus rien d'autre ne compte aux yeux du législateur, des Politiques soumis à la finance, aux sondages, si ce n'est faire de l'argent sans âme. Les offices du tourisme étaient donc bien dans cet air du temps, lorsqu'ils m'accusaient de vouloir soutirer* de l'argent, alors que j'attendais moins l'application des contrats que de pratiquer mon art. Quand les forts usent de leur force pour briser les faibles, tout en hurlant aux valeurs des "droits de l'homme", lorsque les riches sont de plus en plus riches et la pauvreté banalisée (cela dit sans jamais se revendiquer de "gauche"), se profile alors le sort funeste destiné à la Terre par tous ceux qui se découvrent un peu trop rapidement écologistes. La modernité, au delà de sa folie utopique, est bien une folie meurtrière qui brûle le Monde. Voici donc des paysages éparses, après avoir passé 20 années dans la voiture ou à la rue (hébergé), sans avoir réussi à vendre une photographie, à éditer un livre. La nature de ce vide fait qu'il ne me restera que la fosse commune pour finir le cycle de mon existence. Comme les choses interfèrent les unes avec les autres, la précarité m'aura tenu à distance* de l'art du portrait* et de tout le reste. La vocation ne fut donc qu'un rêve, le fantasme de faire quelque chose d'utile (pour utiliser la terminologie moderne, sachant que de dire "ayant un sens" n'évoque plus rien aujourd'hui), un rêve comme celui d'une humanité mature ne devenant pas écologiste sous la menace, qui serait soucieuse et responsable, dans le sens donné par Jean Pic de la Mirandole : son "Discours sur la dignité de l'homme". Mais plus rien dans la nature humaine n'est digne aujourd'hui, ni cette jungle post-révolutionnaire (disparition des corporations et corps de métiers : guerre économique où l'observation des règles de conduite à l'intérieur d'un groupe ne sert qu'à  mieux écraser le groupe concurrent), massacre des animaux (gaspillage inhérent et phénoménal des ressources, destruction du sol, famines), conditionnement médiatique (psychose du terrorisme faisant pourtant des dizaines de milliers de fois moins de mort que par manque de nourriture gaspillée par les pays riches (cause directe : l'élevage), usage des drogues (dont alcool, tabac), gavage publicitaire. Ne soyons pas dupes*, le fossé entre nantis et pauvres ne cesse de croître et bien lascive est la multitude qui n'en saisit pas l'origine politique et sociale - le manque de sens du monde moderne est tel que seuls quelques philosophes arrivent encore à le sentirGuénon crut que l'Occident, plus actif que l'Orient contemplatif, finirait, au contact de l'Orient, par recouvrer enfin sa propre élite, bien que possédant par nature davantage de Kshatrias que de brâhmanes. Mais l'accélération du phénomène moderne (la croissance qui le nourrit présuppose de produire toujours plus et plus vite que l'autre) fut telle que non seulement le terrorisme actuel s'est retourné contre son créateur (hégémonie américaine que les Russes ont bien du mal à suivre), mais le Japon en premier lieu, la Chine et bientôt l'Inde vont générer un raz-de-marée propre à engloutir notre phénomène expansif attaché aux seuls biens matériels (leur vente, car ceux-ci sont de plus en plus éphémères), par un emballement* financier, une valeur monétaire totalement factice et sujette aux mouvements boursiers. Quant à moi, mon parcours se termine. Bien que la photographie de notre planète n'ait que faire des frontières des hommes, des idéaux nationalistes*, je n'ai jamais été libre dans mes déplacements ; l'ANPE tenta bien de me transformer en gardien de musée (un métier du domaine de l'art, après six années d'Histoire de l'art). Artiste ? Il faut vous recycler ! Contractuel ? Voilà un métier utile à l'économie (à la civilisation, on n'y pense pas) : verbaliser la voie publique, prendre les sous d'une poche pour les mettre dans une autre, tout un symbole ... de pur chaos.

*
(Exemple typique de cinéma américain niais, ignorant des psychologies autres que celle de sa population gavée de malbouffe et de moralisme primaire : "10.000" de Roland Emmerich. Il n'est pas certain que ce peuple sache que les pyramides apparurent bien plus tard (à moins de faire référence au canular probable des pyramides bosniaques - colline de Visocica), qu'il est grotesque d'y associer le mammouth. Enfin, ces Américains ne sont pas tout à fait attardés, puisque nous n'y voyons aucune moto ni aucun avion. Le message reste dans l'air du temps du conditionnement politique : les peuples libres composés de différentes - (censuré) - , sous entendant la coalition contre l'Afghanistan, s'unissent pour combattre le mal. Qu'importe alors le fait que les pyramides égyptiennes ne furent pas construites par des esclaves. Pauvres, pauvres Américains)
* (Corse, mais cela pourrait être partout ailleurs, en France par exemple...)
* (Ceci pour témoigner, selon mon expérience, A) que le rapport homme-femme est une monstrueuse fabulation entretenue par la domination de l'instinct de procréation, aussi B) que les Politiques se fichent comme d'une guigne de l'état de la Terre, de la biodiversité, du moment qu'ils gardent leurs privilèges. Citons Arthur Schopenhauer : « L'amour, c’est l’ennemi. Faites-en, si cela vous convient, un luxe et un passe-temps, traitez-le en artiste ; le Génie de l’espèce est un industriel qui ne veut que produire. Il n’a qu’une pensée, pensée positive et sans poésie, c’est la durée du genre humain (...) L’homme est un instinct sexuel qui a pris corps », puis : "L'individuation, notamment parce qu'elle comprend un processus de subordination, fonde une compréhension du monde dans lequel la volonté
se nourrit d'elle-même. La Volonté se trouve en effet confrontée à elle-même par l'intermédiaire des unités individuelles, tout en étant toujours une. Cette confrontation permanente est le monde dans lequel nous vivons. Nous autres humains sommes en effet en perpétuelle lutte les uns les autres, et en perpétuelle lutte contre ce qui exprime la Volonté (c.a.d. schopenhauerienne, englobant tous les changements dans l'Univers) par une branche autre que la nôtre. C'est cette lutte pour la vie qui engendre la souffrance qui ne cesse que momentanément, pour laisser la place à l'ennui", une source Wikipédia. Pour Schopenhauer, l'abnégation du "vouloir - vivre"  implique la négation du corps, de la procréation, afin de mortifier la volonté (celle qui passe par soi))

* (« Les mystères de la vie ? » En réalité il n'y a aucun mystère : nous sommes comme pour les animaux unis et séparés pour nous accoupler. Ainsi la femme use d'artifices (vernis, rouge à lèvre, coiffure, jupe au ras des fesses) pour attirer l'homme, mais lui en fait tout autant (grosses voitures, salaire, grande taille liée au sexe et donc à la sûreté reproductive, moins de jeunesse - parce que le grand mâle a pu montrer aux femelles qu'il a éliminé ses concurrents : pour la survie de l'espèce il est le meilleur. Un jeune lion ne remplit pas ce rôle de compétition). Nous photographes, nous sommes attirés par cette beauté jetée à la figure, mais celle-ci est chasse gardée de l'instinct reproducteur et donc nous nous faisons repousser continuellement. Que reste t'il ? La faculté instinctive de la reproduction détournée de son objet pour faire de l'argent (modèles rémunérés), mais ce qui ne l'éloigne par de son sujet, puisque la dimension productive demeure inhérente à celle reproductrice)

* (Ne pas être dupe... Paul Pantone fut incarcéré dans un hôpital psychiatrique de l'Utah - il rendit entièrement public les plans du moteur non polluant et économique : "réacteur à plasma à réaction endothermique" (brevet n° US005794601A1) censé fonctionner avec le mélange d'hydrocarbures (20%) et d'eau (80%). On lit aussi ci et là que le procédé permettrait de craquer la molécule d'eau en hydrogène - ce que démentit C. Martz, Ingénieur ENSAIS. Il n'empêche, des bricoleurs, un peu partout dans le Monde, semblent avoir modifié leur tondeuse à gazon, selon les plans de Pantone, ils affirment que cela fonctionne parfaitement (ex : avec le mélange de 25% d'essence 95 SP et de 75% d'eau). Réalité ou escroquerie ? A l'heure où le pétrole à la pompe suit beaucoup plus rapidement l'augmentation du cours du pétrole que sa baisse, lorsqu'il baisse, quand la Police traque les hommes libres qui veulent utiliser de l'huile de colza dans leur voiture ou tracteur ou bateau, lorsque le pourcentage des taxes ressemble davantage à une forme de racket d'Etat qu'à du commerce, comment croire une seconde que celui qui trouverait le moyen de substituer 80% d'eau au diesel ou à l'essence, ne serait pas aussitôt : A) suicidé sous un bus ou B) interné chez les fous. Tant de milliards sont en jeu. Exemples : pour l'Irak (1.2 millions de civils tués), un Prix Nobel (Joseph Stiglitz) parla déjà de "la guerre à 5.000 milliards de dollars" (avec l'Afghanistan) ; pour la "guerre froide" (1940 - 1996) "gagnée" par les Américains, le coût total fut estimé à 5.800 milliards de dollars (J.-M. Gaillard, Conseiller référendaire à la Cour des Comptes -1998) - puisque les Russes ne purent suivre les dépenses à ce rythme forcené. Selon David walker, Président de la Cour des Comptes des États-Unis (ayant démissionné début 2008), les dettes non couvertes du Gouvernement des États-Unis s'élèveraient à 53 trillions de dollars (53.000 milliards de dollars). Bien que certains aient voulu comprendre dans l'intervention en Irak une aide directe à l'expansion israélienne (thèse de Paul Craig Roberts), au lieu d'une mainmise sur le pétrole, puisque les USA se fournissent au Canada, au Mexique et au Venezuela, imaginons un individu ou un pays trouvant une manière de faire économiser 75% de l'énergie ! Il est probable que nous aurions dès l'instant une guerre. Faire passer pour fou est certainement plus stylé. Imaginons aussi que la loi promise (mais non tenue au grand damne de l'UFC) par J. Chirac sur le consumérisme (association de consommateurs) ait aboutie ... rendez-vous compte des millions de citoyens réclamant des comptes à l'Etat, quant à la facture sociale liée aux carburants légaux ? En réalité, je pense que l'apathie serait au rendez-vous. Enfin, pour notre modernité, seul compte l'impact financier dérivé, jamais la finalité de la vie ni la conscience. Il est surprenant que l'air n'ait pas été rendu à l'état vicié afin de nous obliger à utiliser un masque à gaz et à acheter des cartouches filtrantes taxées à 80%. Ainsi, un film britannique d'Alexander Mackendrix, très en avance sur son temps, "The Man in the White Suit" de 1951, raconte la découverte du tissu inusable et indestructible, en soi un progrès formidable pour toute l'humanité. Mais, dans notre société, on ne fabrique pas un pantalon pour le porter, enfin si, de façon indirecte, le but premier étant de vendre et de créer des emplois. Alors, l'invention se retourne vite contre son créateur : elle risque de mettre en péril l'économie. Cette croustillante histoire est une allégorie peu comprise en son temps par la critique - cette fois-ci l'humanité marchande ne devait son salut qu'au fait que ce tissu ne supporte pas la pluie. Mais ne doutons pas de la réalité de la folie collective, il en est sans doute de même vis à vis des carburants, des produits pharmaceutiques, car imaginez que tous les individus se mettent à être végétariens et à manger biologique ... la santé recouvrée sonnerait vite le glas de l'économie occidentale. C'est une des raisons pour lesquelles le pain de boulangerie, hyper salé et sans goût (infect), n'a plus rien à voir avec le vrai pain au pur levain, ce qui fait dire à l'UFC : "Que le seul aliment consommé quotidiennement soit aussi le seul que l'on achète sans savoir ce qu'il referme (liste obligatoire des produits chimiques en Grande-Bretagne) n'est pas le moindre des paradoxes" (octobre 2008). Pour conclure, la société est scindée en "gauche - droite", mais les utopies se rejoignent car elles sont les pôles unifiés des instincts primaires, rêve d'un monde standardisé d'un coté, égalitarisme où personne n'est mieux que soi (Saint-Just désirait jusqu'à l'amitié légiférée), volonté d'être au dessus de la mêlée de l'autre, mais si peu de choses les séparent tant elles sont complémentaires d'un même autisme : "ce n'est pas nous, ce sont les autres !". La critique des idéaux utopistes eut brillé avec les anti-utopistes (ex : Aldous Huxley) et la parodie de la révolution industrielle (ex : "les temps moderne" de Charlie Chaplin), approches concomitantes du même monde aseptisé, égalitaire (concernant la masse dans "les temps modernes"), surtout mortellement ennuyeux, voir mortifère, que rien ne changea. La recherche frénétique des divertissements dans les villes, la campagne se réservant l'alcoolisme et la chasse, en témoigne suffisamment pour qu'il ne soit pas utile de s'y appesantir...)

* (L'emballement n'est pas que financier. L'argent perd sa valeur, les banques prennent en otage les gouvernements et incitent les ménages à l'endettement, la consommation devient frénétique. L'indice de consommation est devenu chaque mois le principal baromètre de la santé économique du pays. On nous explique les vertus des produits verts, du recyclage, mais jamais la pensée de consommer moins (et biologique), seul comportement fondamentalement écologique. J'utilise un Pentax 67, un lourd magnétophone à bande (je plains les jeunes avec leur MP3), une voiture Honda depuis 25 années, sans avoir  décelé un défaut de conception, des produits d'avant l'ère numérique (mais il est vrai, de fabrication japonaise). Les derniers reflex sont conçus pour durer trois ans, une marque de téléphone mobile crée 15 nouveaux modèles chaque mois. Les hommes Politiques, et de gauche comme de droite, n'y voient que l'émanation du progrès (et la création d'emplois), ils sont incapables de reconnaître une accentuation de la matérialité, c'est à dire une dissolution dans la seule quantité, le signe que ce n'est plus l'homme qui contrôle le matériel, mais la multiplicité qui le mène. Face à cela, le discours politique est d'aller encore plus vite, toujours plus vite, sans même penser la civilisation. Jusqu'où cette course folle mènera le Monde ? La Terre ne peut pas couvrir toutes les envies...)

* (Idée de Nation. Pour Julius Evola, le nationalisme moderne, c'est :
« la chute progressive du pouvoir politique de l’un à l’autre des plans qui, dans les anciennes civilisations, attestaient la différenciation qualitative des possibilités humaines ». La subversion "par le haut" provint de la royauté elle-même : « que les rois commencent à revendiquer pour leurs unités particulières le principe d’autorité absolue propre à l’Empire en le matérialisant et en proclamant finalement l’idée nouvelle et subversive d’Etat national », puis : « l’Empire est définitivement supplanté par les impérialismes, c’est-à-dire par les menées des États nationaux désireux de s’affirmer militairement et économiquement sur les autres nations ». Evola rêva d'un renouveau qui le fourvoya (concernant le nazisme), croyant recréer la Tradition ("animé de valeurs hiérarchiques, idéales, anti-hédonistes et dans une certaine mesure anti-eudémoniste, la sphère politique se situe hors du plan de l’existence “naturelle” ou “végétative”, à fortiori de l’échelle des valeurs utilitaires, économiques qui régentent le plus grand nombre à l’époque moderne"), commençant par restructurer la classe productive dumézilienne pour permettre aux énergies d'ordre supérieur de se libérer, et : "commencer à s’attaquer à la reconstruction de la seconde caste, l’aristocratie guerrière, à laquelle appartient le premier des aristocrates, le monarque". Ce fut une immense folie, l'ordre d'influence traditionnel était inversé, surtout à la période considérée comme la plus éloignée de l'âge d'or, ce qui paradoxalement suppose aussi un retour sans caste. Evola saisit que la modernité s'est restreinte à sa fonction marchande. N'eut-il pourtant pas perçu que la subversion du nationalisme procède tout autant d'en bas, c'est à dire que par la perte des mythes dits fondateurs et par l'égalitarisme de base, la Nation étatique était devenue le ciment qui s'oppose au déracinement (perte des mythes, des coutumes). Ce ne fut qu'une situation continue de crise identitaire (avec ses nombreux troubles sociaux) qui ne se maintenait que par la conservation du mythe de l'égalité (à bout de souffle) et du progrès (la croissance), avec une nature de société, différente mais obligée, qui se profile sûrement : la société dite de contrôle de Gilles Deleuze. Revenons en arrière : l'anthropologue Louis Dumont est connu pour avoir comparé l'Inde à l'Occident : la société indienne se caractérise ainsi par la hiérarchie (mais avec une forte idéologie holiste), la notre par l'égalité (idéologie de l'individualisme). Pour Dumont, "un système de valeurs exclut la nation" (fait des sociétés holistes), et mieux, "La nation est le groupe sociopolitique moderne correspondant à l'idéologie de l'individu" ; il est donc facile de comprendre que seule une société holiste intègre facilement l'acceptation hiérarchique. La société disciplinaire, ayant eu ses beaux jours jusqu'en 68, est devenue incompatible avec la pensée individualiste, et cette dernière rejette autant la hiérarchie qu'elle n'est plus à même d'avoir une pensée holiste. Citons cependant Emile Durkheim pour son analyse en apparence contradictoire et qui, concernant la société occidentale, établit un holisme "sociologique" : pouvoir de coercition sur l'individu qui intègre la règle à respecter, faisant que les comportements sont globalement déterminés. Mais ce n'est pas à proprement parler le sens à donner à la société traditionnelle dont l'holisme procède moins de la discipline appliquée, que d'un sentiment initial d'union (de totalité) insufflé par les mythes et croyances. L'holisme dont il est question est un néologisme qui peut se définir comme tel : "tendance naturelle de l'Univers en évolution créatrice à constituer des ensembles qui sont supérieurs à la somme des parties", encore une notion absconds pour la modernité, surtout aujourd'hui. La pensée holiste (holistique) s'est perdue, la Nation d'Etat a de moins en moins d'impact compte tenu de la circulation libre de l'information, la société disciplinaire est perçue comme une atteinte à la  liberté individuelle (ex : affaires médiatisées de Justice), c'est ainsi que progresse la société de contrôle par endettement, consommérisme, publicité, vidéo-surveillance, sachant que seule une approche systémique permettrait de dire s'il s'agit en fait d'un holisme de la mécanisation de l'homme. Certains dirent que l'élevage concentrationnaire est du fait d'une animalisation de l'homme, nous comprenons mieux désormais, en l'absence de toute pensée mythique et d'autorité suffisante (les prisons sont pleines), la raison impérieuse pour laquelle les Gouvernements ont tant besoin de cette idée de croissance, elle est l'unique moteur disponible pour la société moderne, cela est même devenu le seul paradigme. Le progrès s'attache à lui-même : lorsque l'on rapporte que l'espérance de vie augmente, il n'est pas fait cas des soins palliatifs. Le progrès présupposait l'utilisation massive des ressources et fut pour cette raison tributaire du colonialisme. Il est possible de se demander s'il n'a pas été grandement favorisé par les États-Nations. Ce qui caractérise la modernité actuelle, c'est l'absence de conflit majeur, car, bien au delà de l'équilibre des forces atomiques, la bataille pour l'espace vital (implantation de population, ressources naturelles) s'est mutée en guerre économique sous l'égide du mondialisme. Le plus surprenant est sans doute la stupeur des hommes politiques ne comprenant pas la raison pour laquelle la mort des soldats français (en Afghanistan) fut présentée comme un fait divers, c'est à dire comme un crime contre des hommes et non une guerre, sous entendant aussi que les Afghans sont attaqués chez eux (Paris-Mach), ce qui est vrai. Ces hommes politiques n'ont pas saisi que l'Etat-Nation a déserté l'inconscient collectif, d'autant que l'armée est devenue professionnelle. Quel est le paradigme en perspective ? Les mythes  fondateurs procédant de l'hiérogamie (l'"égalité-liberté" est intrinsèquement incompatible et même destructeur, car il détruit un système des valeurs - selon Dumont - non axé sur l'individu lui-même, comme le système tripartite dumézilien), la Nation en tant qu'entité impérialiste - sont morts (n'ont plus de sens), il ne reste que la croissance qui ralentit, et la fracture sociale qui augmente de jour en jour (disparité grandissante des revenus). C'est peut être cette compréhension confuse (et peur) qui induit un retour au sacré. Par un autre aspect de la réflexion, celui attaché à la notion de Principe, Guénon parle de dissolution dans la quantité pure (multiplicité) qui ne peut finir que là où commencera un nouveau cycle, mettant en garde contre tous les nouveaux prophètes. Les idées de Nation (entité physique) et de Patrie (substance morale et affective) sont des monstres de la modernité ; n'oublions pas que les millions de morts inutiles de part et d'autre en 14-18 ne suffirent pas à abreuver la bête identitaire qui a perdu ses propres mythes, on fusilla pour l'exemple plus de 600 soldats en France, pour cause de défaitisme, de refus de se battre, encore pire : de fraternisation avec l'ennemi ! Comment pourrions-nous nous battre pour le pays aujourd'hui, la jeunesse inculte, et soumise aux marchands pour la croissance, ignore tout de sa propre Culture et perd même l'usage de sa langue ?)

Ce projet est fini. Pendant cette décennie de photographie, je me suis retrouvé bloqué en Auvergne
*, très loin du littoral que je photographie et sans plus pouvoir partir à cause d'ordures (artisans ravageant* une maison du fait d'une bêtise rare). Derrière cette difficulté, l'ANPE ne m'a jamais accordé la moindre autorisation de déplacement et c'est par de brefs voyages, dormant dehors et en évitant les contrôles, que j'ai malgré tout réussi à réaliser ces photographies. Les uns et les autres garderont mon profond mépris.
* (Ne croyant pas au hasard, une notion uniquement occidentale, car l'unicité, la symbolique et l'ontologique se rejoignent, il me vient à penser qu'il y a deux raisons possibles à ma venue accidentelle en Auvergne : 1) expiation de quelque crime ou faute karmique, ou 2) descente vers des abysses infra-humaines, par delà la syncrhonicité permettant de ne plus désirer l'Homme, et ainsi échapper à un enchaînement funeste des morts et des naissances - l'âme marquée au fer rouge d'un prosaïsme hallucinant. La question existentielle n'est plus tant : "que puis-je faire ?", "que dois-je faire ?", que de me faire brûler dans cette ruine afin d'échapper aux méandres administratifs, à la Mairie qui incite à reconstruire une gouttière arrachée mensuellement au point de rétrécissement de la rue (sacrée intelligence et bel d'humanisme pour des socialistes), au voisinage qui n'en finit pas d'arracher les parties extérieures de ma vieille Honda (une voiture comme moi ... étrangère) et à l'ostracisme général, aux trottoirs gorgés de "déjections canines" ou supposées telles ; mourir à la naissance - ceux à qui cela arrive sont peut être les plus chanceux sur cette planète folle des larmes et des armes)
* (
Exemple : Il suffit à une partie adverse de ne pas venir à une expertise officielle de Tribunal ... pour que cette dernière soit jugée irrecevable. Fichtre, les gens mal intentionnés seront plus à même de connaître la manière pour abuser autrui. Quel pays à la con ! La formule n'est pas élégante, je le concède, mais elle rapporte bien une opinion. Ceux qui lisent R. Guénon penseront que je sors une évidence : la Démocratie donnant sa voix à la multitude, les sots (ou ignorants) désigneront donc quantitativement ceux qui leur ressemblent le plus (ou qu'ils comprennent), faisant que l'intellectualité, l'art et la spiritualité, ne cesseront de baisser au sein d'une société devenue exclusivement marchande. Il suffit de regarder les chiffres de l'audimat de la télévision pour s'en convaincre : Arte n'est généralement même pas citée ! Alors, la cinquantaine parle mieux que la critique de l'étant par Heidegger : la crise économique, la disparition des ressources, la biodiversité en détresse, la pauvreté en augmentation ne sont rien face à la disparition de l'être, car l'économie du profit jonglera avec ces maux ; la photographie n'a d'autre finalité que de vendre (Presse people et pornographie) ou de faire vendre (publicité et politique), de rapporter de l'argent factice (aucune créativité ou création de richesse, juste une forme de redistribution) et de remplir le formulaire des Impôts. Après tout, nous sommes dans le non-vivant de Guy Debord, un monde de l'instant qui ne sait plus d'où il vient ni où il doit aller, une gestion populiste ou démagogique du moment et procédant de l'utilisation et de la gestion de la peur (particulièrement aux USA), et du besoin de consommer, offrant une piètre compensation à la perte de l'être. Me vouer à partager la beauté de ce que nous saccageons m'aura donc mené en Enfer : lieu horrible (absence de la mer), ruine (maison) dont le toit menace de s'écrouler et que je ne chauffe pas l'hiver, perte du RMI ... et des amis qui fuient comme des rats (je les comprends), et le système administratif et mécanique qui profite de cette faiblesse pour enfoncer encore davantage)

"Travailler plus pour gagner plus" n'est certainement pas une éthique politique. Ce sens ne peut être porté que par la contemplation* (comme puissance d'affect, écoute de la Nature, et donc créativité), dès lors que l'oniromancie (mais la distinguons nous encore de la rêverie ?) n'est plus perçue comme telle. La contemplation, parce qu'elle suppose une participation, intègre le visuel et le visible, permet ainsi d'exercer un regard intentionnel au sein d'un même monde ; elle est aussi une conscience reflexive qui permet, au delà d'une rupture dans la dualité, à l'Absolu de se voir lui-même (dans le cadre la vacuité, les choses qui ne se laissent pas trouver sauf englober les sens de tout l'extérieur* - "dans toutes directions"). Selon Plotin, toutes les choses sont comprises dans la contemplation (exister dans la relation de ressemblance - "De la nature de la contemplation et de l'Un"). Pour les Tibétains, la méditation est une "restructuration des plis de l'esprit", alors que la contemplation est celle du pur miroir de la conscience "jamais contemplée par elle-même"*, sauf à condition, donc, de ne pas écouter les sirènes (épreuve des Furies). La modernité, se méprenant sur la Renaissance italienne, a donné une préséance à l'essor technique. Souvenons nous : Pâris dut choisir entre les trois déesses et ce fut Vénus (il déclencha la guerre de Troie), Socrate* choisit Athéna (la raison) et dut boire la ciguë. Pythagore proche de l'orphisme ne sépara pas l'action de la méditation (ex : exercice des huit années de silence), ne dissocia pas Praxis et Vacuité. Aujourd'hui qu'en est-il ? Le négoce a tiré la contemplation vers l'oisiveté dont Bernard de Clervaux mettait en garde : le tourisme marchand propose un plaisir frelaté (aussi bien concernant la photographie : des clichés fantasmagoriques et non plus l'immersion dans l'âme du lieu, que les délires historiques comme les châteaux cathares - excellent marketing).

* (Qui reste plus à même d'en faire la démonstration que René Guénon ? "Les doctrines orientales, et aussi les anciennes doctrines occidentales, sont unanimes à affirmer que la contemplation est supérieure à l'action, comme l'immuable est supérieur au changement. L'action n'étant qu'une modification transitoire et momentanée de l'être, ne saurait avoir en elle-même son principe et sa raison suffisante ; si elle ne se rattache à un principe qui est au-delà de son domaine contingent, elle n'est qu'une pure illusion ; et ce principe dont elle tire toute la réalité dont elle est susceptible, et son existence et sa possibilité même, ne peut se trouver que dans la contemplation ou, si l'on préfère, dans la connaissance, car, au fond, ces deux termes sont synonymes ou tout au moins coïncident, la connaissance elle-même et l'opération par laquelle on l'atteint ne pouvant en aucune façon être séparées. De même, le changement, dans son acceptation la plus générale, est inintelligible et contradictoire, c'est à dire impossible, sans un principe dont il procède et qui, par là même qu'il est son principe, ne peut lui être soumis, donc est forcément immuable ; et c'est pourquoi, dans l'antiquité occidentale, Aristote avait affirmé la nécessité du "moteur immobile" de toutes choses. Ce rôle de "moteur immobile", la connaissance le joue précisément par rapport à l'action (...) toute connaissance vraie est essentiellement identification avec son objet. C'est là justement ce qu'ignorent les Occidentaux modernes, qui, en fait de connaissance, n'envisagent plus qu'une connaissance rationnelle et discursive, donc indirecte et imparfaite, ce qu'on pourrait appeler une connaissance par reflet, et qui même, de plus en plus, n'apprécient cette connaissance inférieure que dans la mesure où elle peut servir immédiatement à des fins pratiques (...) C'est bien là, en effet, le caractère le plus visible de l'époque moderne : besoin d'agitation incessante de changement continuel, de vitesse sans cesse croissante comme celle avec laquelle se déroulent les événements eux-mêmes. C'est la dispersion dans la multiplicité, et dans une multiplicité qui n'est plus unifiée par la conscience d'aucun principe supérieur" - "La crise du monde moderne")
* (selon aussi bien Plotin que le Bouddhisme)
* (Façon poétique de dire que le Soi qui se contemple n'est déjà plus soi-même, sauf d'un point de vue ontologique de l'être, un changement de degré de conscience et que R. Guénon intégrerait dans ses "états multiples de l'être". Dans cette acceptation, il faut mourir à soi-même ; c'est le sens de la petite mort, celui du passage par un trou d'épingle)
* (Pour Aristophane, Socrate fut sophiste. Surtout, il ne fut pas grand un partisan de la démocratie athénienne (il loua plutôt Sparte), fit référence à un esprit personnel (démon) non saisi comme intuition par ses détracteurs, et suspecté d'être le rejet de la religion officielle. Il se tourna vers la raison, en ce qu'il pensa le concept de la divinité à l'origine de la notion de déités, c'est à dire ce qui eut déterminé les dieux et non son contraire - c'est à dire le concept de divinité venant des dieux eux-mêmes, créant la rupture avec les présocratiques. Pourtant, nous savons que la conception de l'être chez Aristote dériva des idées de Parmenide (le père de l'ontologie), ce qui revient à différencier l'être et le non-être, ce qui est à l'origine de la logique dite aristotélicienne (Aristote vit dans Zénon le créateur de la dialectique). Alors, l'apparent truisme de dire que "l'être est" - que "le non-être n'est pas", amena le principe qu'une chose ne peut être son contraire, et par là même la réalité ontologique. En découlera la mystique, la métaphysique (le concept du "moteur immobile" cher à Aristote), le recherche du Soi, mais également, sur le plan plus matériel, la logique occidentale puis la science moderne, jusqu'à la phénoménologie. Platon, qui fut disciple de Socrate, pensa que le monde sensible doit être créé par un démurge (le Timée) qui n'est pas antérieur au monde, mais qui entretient vis à vis de ce dernier une relation ontologique. Ainsi, Platon, renouant avec les présocratiques, substitua l'oubli à l'ignorance reconnue par Socrate, le monde des Idées rejoignant le Beau idéal qu'il s'agit de retrouver. C'est qu'un fossé s'était creusé vis à vis de Pythagore, influencé quant à lui par l'Égypte, l'orphisme, un chamanisme apollinien, considérant que ce qui est le plus savant est le nombre (la divine tétraktys), appliquant la règle du silence (donc du secret initiatique). Chez les pythagoriciens, les "contemplatifs" étudièrent ce qui devint le quadrivium du Moyen-Âge : arithmétique - musique - géométrie - astronomie. Seuls les mathématiciens ("ésotériques" - quatrième degré initiatique) venaient à la connaissance cachée (intériorité) et avaient le droit de voir le Maître derrière son rideau. Il est considéré une élite sur des critères de contemplation (ou d'intériorité) ; ainsi, les acousmates restaient les politiques et les administrateurs, alors que les ésotériques accédaient au domaine contemplatif, à la connaissance inspirée par les mathématiques comme à la fois symboles et présence des dieux dans ce monde. Un peu du Beau de Platon, pourtant, ne se retrouva-t'il pas dans la "divine proportion", toute mathématique ?)

La contemplation, toujours polymorphe, aborda à la fois l'Absolu (perçu comme silence ontologique) et la Connaissance (transformation active de soi-même sous ces deux aspects : enseignement transmis par un
Maître* et spéculation philosophique). Que reste-t'il ? Rien ou presque, quelques textes sacrés traduits pour de rares érudits (je n'en fais pas partie), un New Âge décalé, la philosophie devenue nihiliste et qui rejette la spéculation dans la recherche d'un "moment antécédent", Heidegger et une de ses élèves, Hannah Arendt ("Condition de l'homme moderne", 1958) rattachant le totalitarisme (aussi bien nazi que stalinien) dans l'impérialisme se développant dans les Êtats-nation, un monde qui n'est plus qu'actif au détriment de sa dimension contemplative, pour une barbarie exclusive de l'esprit, quand le déprécient les expositions branchées de ... merde*, alors que l'utopie libérale de l'économie - casino se dégonfle (fin 2008) par intermittence, comme le ferait une baudruche (bulle spéculative) remplie de vide.

* (Contrairement à ce que l'on voudrait faire croire, le basculement de la société traditionnelle vers la modernité ne date pas de 1789, ni du jour où le peuple a tranché la tête de son Roi qui eut accepté les trois couleurs symboliques (graduellement : bleu (ou gris) : production, rouge : guerriers, et blanc : caste sacerdotale). Rappelons, au passage, que l'histoire re-mâchée voudrait faire croire que les massacres de Vendée ne furent pas un génocide... L'ancien monde décapité ne fut pas essentiellement celui des privilèges, il véhiculait un savoir (une "connaissance") gardé jalousement très secret (loges et confréries du moyen-Âge) pour la question des aptitudes non partagées par tous. Aujourd'hui, cette idée anti-républicaine et non démagogique stigmatise la haine du secret, sauf pour le folklore révérencieux qui émane des loges maçonniques. Citons Georges Jouven : "(...) Aussi, à la suite d'un procès-verbal du 9 janvier 1668, contre-signé par Charles Perrault (reconnu comme non initié) et rapporté dans son détail par Machabey, Colbert contraignit les maçons à se conformer purement et simplement au nouvel étalon du Châtelet. L'administration avait eu raison de la tradition" - "La forme initiale". Ainsi donc, après que le "Livre de la Sagesse" (Ancien Testament) eut confirmé des origines cosmogoniques : "Tu as tout ordonné par mesures, nombres et poids" (Sagesse, 11, 10), pour maintenir cette tradition biblique et architecturale du pourtour méditerranéen jusqu'à la Révolution française, le Ve siècle av. J.-C. amorça un changement en profondeur du fait de l'influence métaphysique des Grecs. Georges Jouven : "(...) le fulgurant éclair de la pensée grecque vint cependant ébranler l'inébranlable édifice de la cosmogonie traditionnelle. Pythagore et son théorème, Parménide, Héraclite, Empédocle et les quatre éléments, repris par l'enseignement de Platon, allaient alors accorder à la philosophie métaphysique la primauté sur la révélation cosmogonique traditionnelle. C'est ainsi que fut promu ce que nous avons appelé le "Beau philisophique grec" - "la forme initiale", p. 13. Ainsi donc, selon Jouven, ce Beau philosophique se différencia de celui biblique par le fait nouveau que n'étant plus révélé, que procédant du calcul de mathématiques irrationnelles, il pouvait être appliqué aussi bien au domaine profane que religieux (référence : "de architectura" de Vitruve). Charles Perrault y mit symboliquement fin avant la date terrible de la Révolution française qui rasa toute idée de symbolisme intrinsèque. Dès lors, nous ne contemplons plus le Monde, nous le plions à notre seule volonté) 
* (Au sens propre (c'est à dire sale) comme au figuré, ou les deux à la fois, comme le furent déjà celles de Wim Delvoye et consorts)
Au sein de l'approche
eschatologique guénonienne (différente de celle dite millénariste, davantage mythe stoïcien de l'éternel retour, cyclique selon les doctrines de l'Inde et de la Grèce), ce monde-ci devrait peser de plus en plus lourd matériellement et jusqu'au point ultime y mettant enfin un terme brutal...

L'Art moderne en tant que fonction de pitre ou clown public ?
Mais certainement, il y a diverses raisons à l'origine de cette situation : d'un coté l'art contemporain devint volontairement provoquant, en réaction aux guerres (Dadaïsme), puis un masque déformé de la modernité et de ses laideurs (écrasement de la qualité par la quantité, Culture pour tous sous la Quatrième République - chasse à ce qui est trop intellectuel, Pop art, période scatophile, surfaces de vide etc.). Puis la caricature devint exemplaire et fit ses émules dans le monde des artistes, d'autant que l'élite dirigeante ou marchande préfère toujours, pour son usage personnel, les objets de luxe (grandes marques), plutôt que l'art contemporain qu'elle jette au peuple. . Un exemple des
pitreries coûtant une fortune aux contribuables vivant dans le vide artistique sidéral (exemple : Ikea, entité digne du "Meilleur des mondes" :  tous pareils et standard garanti, tutoiement obligatoire) chez eux : la biennale de Nantes (ce sont 7.4 millions d'euros), dont un canard jaune gonflable et géant, le Lénine de Montpellier (170.000 euros), le lion énorme de Bordeaux en composite (145.600 euros), que du grand et du gros, du toc certes, juste ce qu'il faut pour montrer (de loin)  au peuple que l'on s'intéresse à lui. Alors, Heidegger s'interrogeant sur l'étant écrasant l'être ne suffit pas comme explication fondamentale, car il s'agit de la constatation des effets de la modernité. Pour comprendre l'origine de la perte du sens ontologique de chaque chose, il faut revenir notamment à celle de la "divine proportion" (ouvrage écrit à Venise en 1509 par Paccioli di Borgo, ami de Léonard de Vinci), aux formes dites récurrentes* (rectangles dynamiques platoniciens), aux symboles*. A l'opposé radical de la compréhension empreinte d'intériorité, l'Etat gère le 1% de la culture comme si les choses subtiles de la pensée n'appartenaient qu'au domaine exclusif de l'étant. Sa compréhension est comptable (lire le décret n° 2002 - 677, concernant le 1% de la Culture et les arts plastiques). Comment s'étonner dès lors qu'il ne s'intéresse qu'au "droit d'auteur", au détriment phénoménal de tout "droit à la création"* ?
* (Alberti (1404 - 1472) : "Nous apprécions de ne voir qu'une seule et même forme dans une composition") 
* (Jean Scot Erigène : "Le signe d'un monde supérieur qui se dérobe à notre connaissance s'ouvre à nous par le détour des symboles")
* (Même pas obtenu une seule pellicule ou un litre de carburant, pour aider. Juste rappeler, en tant qu'artistes attachés au "beau platonicien" et non à la bouffonnerie nihiliste faite pour divertir (déstructurer la pensée nuisible au consommérisme), qu'il est interdit (Fisc) de vendre plus de 30 exemplaires d'une même image. Par contre, les entreprises commerciales (à but lucratif) peuvent autant qu'elles le désirent afficher des publicités pavloviennes dans les couloirs du métro... leurs taxes et statut leur achètent ce droit, ce qui en passant n'a pas l'air d'interloquer ceux qui passent leur temps à clamer haut et fort les valeurs égalitaires de la Démocratie ! Qu'en est-il en dehors de l'argent - roi ?) 

Nous y voilà, plutôt moi. Au moment où l'état de la planète commence davantage à enrichir le marchand qu'à inquiéter le peuple, car l'écologie est devenue vendeuse (comme la lessive à l'aloe vera - pardon un simple parfum de synthèse - de chez Auchan
* - vous savez : "la vie - la vraie"), mon projet photographique sombre avec moi. Plus d'ordinateur ni de scanner en état de fonctionner, puisque témoigner de la beauté de la Terre par l'image ne représente rien, ne signifie rien au sein de la "France qui marche", vous savez bien, cette croissance perpétuelle alors que l'humanité est exponentielle*, mais la planète limitée à elle-même. Un certain Ministre européen eut suggéré de faire sauter le Pôle Nord avec une bombe atomique afin de permettre d'accéder aux richesses pour lesquelles les Russes plantent des petits drapeaux en titane, tout ceci finira en guerre totale. Un concept terroriste, d'ailleurs créé par les Américains en Afghanistan pour empêtrer les Bolcheviques, eut pendant un temps permis de justifier une mainmise sur l'Irak (je l'ai écrit en 1990 et cela me fit supprimer mes droits civiques par un Préfet : plus de droit de vote, je n'avais qu'à ne pas penser par moi-même), mais, pendant ce temps là, l'Afrique est maintenue sous l'emprise de dictatures afin de la spolier de ses richesses phénoménales, pendant ce temps là les dépenses militaires atteignent 1200 milliards de dollars (60% pour les USA et la Russie, environ 5 % pour la France), alors que le G8 de 2008 promet une somme ridicule de 60 milliards de dollars pour ... aider cette Afrique !

* (Valeur de symbole : aussi Carrefour et consorts sur les nouvelles gammes estampillées écologiques. Les produits diététiques s'étaient approprié les vertus désinfectantes, notamment pour ce qui concerne la prévention du cancer du colon et l'apport de polysaccharides et de vitamines (plus de 75 éléments nutritifs, 200 autres composants ainsi que 20 minéraux, 18 acides aminés, 12 vitamines). Mais la vertu alimentaire de la plante a fait long feu devant le marketing : le nom valorisant la boite est écrit en gros mais la composition en taille miniscule, ici un ajout de parfum de synthèse. Si vous pensez que l'on vous prend pour un con, vous n'êtes pas loin de la vérité, d'autant que les services de la Répression des Fraudes, comme les Préfets, laissent courir : la croissance est en jeu. Pourtant, selon le producteur US Farms, le marché américain des produits à l'aloe vera représenterait 34 milliards de dollars. Même en l'absence de tout composant, la plante fait des miracles)
* (
«Trois bombes menacent le monde : la bombe atomique, qui vient d'exploser, la bombe de l'information, qui explosera vers la fin du siècle, la bombe démographique, qui explosera au siècle prochain, et qui sera la plus terrible», Albert EINSTEIN)

Pire, aucun homme politique n'est devenu
politiquement végétarien afin de montrer, par son exemple, qu'il est encore possible d'éviter le chaos planétaire qui s'annonce : pas seulement témoigner d'une empathie pour les animaux exterminés, comme à Auswitch, mais préserver les sols, l'eau (il faut 5.000 litres pour produire un kg de viande), ne pas gaspiller les protéines, sauver la mer, nous sauver en tant qu'espèce prédatrice, tout simplement, lutter contre la faim dans le monde. Mais voilà, chez les Inuits qui sacrifiaient leurs vieillards pour survivre, la femme du chasseur passait de la salive au phoque tué pour étancher sa soif dans son passage dans l'au-delà ; chez nous les vieux sont mis dans des mouroirs et  les animaux sauvages servent à faire des concours de chasse et non à se nourrir. Quelles seront les lois qui protégeront le vivant contre l'horreur OGM ? Cette humanité est pervertie dans l'âme, prend la rupture ontologique de l'être (principe de Laïcité*) et l'égalité d'intelligence (Démocratie) pour des valeurs absolues, alors que l'intellectualité ne finit pas d'être tirée vers le bas (télévision) ; en aucun cas il ne saurait s'agir de civilisation. Alors pourquoi me plaindrais-je ? N'est-il pas normal qu'un Préfet* me fasse retirer le RMI aussitôt après que j'eus sollicité auprès de la Présidence une autorisation d'aller à un stage photographique que me refusait l'ANPE ? Les artistes sont toujours maudits et ceux qui consacrent leur vie à montrer la beauté de la Terre sont foulés aux pieds. Mais j'ai compris la leçon, je m'arrête fin 2008 afin de me consacrer à la photo de cul*... c'est bien ce que veut le monde non, uniquement ce qui participe à faire consommer ? Fin* de parcours pour Pleinouest35... retour au monde dit réel. De toute manière, le travail n'est perçu aujourd'hui que comme salaire et n'a plus de finalité intrinsèque auprès des gens simples. Ceux qui me voient avec mon matériel photographique me perçoivent comme pervers ou comme
paparazzi. Il suffit de tenter d'expliquer qu'il s'agit d'une vocation, pour déclencher l'incompréhension, pour attiser le mépris...

* (Quelle déraison des libres penseurs voulant se croire plus libres, en s'opposant à Aristote qui décèle dans la raison sa propre limitation intrinsèque)
* (Préfet d'Auvergne. En 7 années passées en Auvergne (impossibilité de me sauver de cette de région lourde - qui tire vers le bas, les volcans tassés ayant probablement influencé une architecture grossière), je n'ai pas croisé un seul photographe dans cette nature là... Après tout, on n'a pas à donner le RMI à un artiste montrant que la Terre est belle et merveilleuse, un milliard d'euros suffit amplement à divertir (défouler) en France le peuple, avec le spectacle du football où l'on braille ; Un photographe en Auvergne est donc aussi saugrenu qu'une vache sur la Place de la Concorde, c'est ma conclusion. Unique réflexion des autochtones à la vue de mon matériel : "ça doit coûter des sous" ! Alors je leur réponds : "ça eut donné, mais ça donne plus", pour rester dans la pensée sociale et philosophique du cru !)
* (Ce n'est pas gagné ... des centaines de modèles de charme (bien joli nom) cherchant des photographes sur les sites dédiés, aucune ne m'a répondu. J'en déduis qu'hormis la recherche de la plus grosse rémunération possible, elles ont véritablement une noix à la place de la cervelle...)
* (La lie est bue et la coupe est une auge : recalé au BAC, toujours dernier de la classe en philosophie, dégradé le dernier jour des EOR, bloqué au diplôme d'architecte en fin de cursus (sous l'égide de Starck), volé par toutes sortes de marchands et d'affairistes (centrales d'achat de grandes surfaces localisées au Luxembourg), mis à la rue à cause du travail d'artisans redoutables par leur intelligence (leur expliquer que la tuile du dessus doit couvrir celle du dessous, en Auvergne), interdit de déplacement photographique par l'ANPE, il est attendu d'être démis du RMI à la demande d'une aide. Comme le dit Claude Allègre pourtant sinistrement célèbre pour ses positions pour les OGM et contre le principe de précaution, le monde dit économique est en guerre dite économique et celle-ci est une vrai guerre. Malheur aux faibles et à ceux qui ne plient pas, la société est calquée la majorité des gens stupides qui lisent que fumer tue (que les engrais font un tabac radioactif), mais dont le cerveau est incapable de synthétiser.
Il faut bien mourir de quelque chose, disent les idiots !

Fumer tue - la bêtise du peuple n'a aucune limite : 21% de la population, 14 millions de fumeurs sur 65, fait partir en fumée l'équivalant de plus de 10 budgets* de la Culture !
Le gouvernement ne fait que stigmatiser le chômage pour faire juger de la crise ou de l'efficacité de sa politique. Pourtant, les 2.5 millions de chômeurs ont coûté 74.2 milliards d'euros en 2004 (32 milliards pour les dépenses "passives" et 42 milliards pour les dépenses "actives"), soit plus que le salaire de 4 millions de salariés au SMIC (une source LePoint.fr) ! Mais l'étrangeté du système ne s'arrête pas là. Le tabac en France c'est : 14 millions de fumeurs, 4000 produits chimiques, 55.8 milliards de cigarettes vendues en 2006 (80 milliards en 2002), 13.3 milliards d'euros de chiffre d'affaire pour l'industrie française du tabac, 66.000 décès liés au tabagisme, 7 secondes à la nicotine pour arriver au cerveau. "
Le
tabac limite l'apport d'oxygène au cerveau et aux muscles. Il est responsable de maux de tête, de vertiges et d'une diminution de la résistance à l'exercice. Le tabac est associé à 30 % de l'ensemble des cancers. Il est lié à 90 % des cancers du larynx, des bronches, des cavités buccales, de l'œsophage et des poumons ; il est en cause de façon indirecte dans les cancers du pancréas, de la vessie, du col de l'utérus et de l'estomac" (source : "Drogue - danger - débat"). Mais surtout, selon un rapport officiel Kopp et Fenoglio, le coût social* du tabac en France serait de 48 milliards d'euros ... 48 milliards d'euros à cause seulement de 14 millions de drogués dont le cerveau faible reste sous l'emprise d'un cocktail chimique savamment distillé ! Ceci pour percevoir 11.6 milliards d'euros de taxes (en 2004) et vendre 65.730 tonnes de tabac (2006). Avant le rapport  Kopp et Fenoglio, il était estimé que : "Les dépenses de santé liées au tabac s'élèvent à 18 milliards d'euros par an, soit 1.355 euros par fumeur. 9.2 milliards viennent des maladies cardio-vasculaires, 5 milliards des maladies respiratoires, 1.3 milliard est imputable aux cancers, une part assez faible car les cancers du tabac tuent vite" (Libération.fr). Ainsi, 48 milliards d'euros de coût social supporté par la collectivité, c'est plus de dix fois le budget de la Culture, plus d'un porte-avions nucléaire construit chaque mois alors que la France ne dispose que du Charles-de-Gaulle ! Il est rapporté que le tabagisme fait économiser 18 milliards d'euros aux cotisations de retraite, mais les comptes d'une telle gestion (élevage humain) semblent être négatifs. Si seulement les politiques avaient combattu ces chimistes stimulant la dépendance, nous n'aurions peut être pas à déplorer un génocide, le Ministère de la Culture pourrait aider ses artistes au lieu de supprimer le RMI, la France aurait une Défense respectable. Le chômage sujet central de l'économique ? Foutaise. J'ai été à la rue deux années et jamais aidé (il n'y a pas de suspension de la taxe d'habitation lorsqu'une maison est officiellement non habitée pour cause d'inhabitabilité) ; alors, chaque fois que je vois un crétin fumer, c'est de l'espérance, du bonheur et de la créativité que je vois partir en fumée.

* (Pour 2008 : 2.928 milliards d'euros dont "arts plastiques" (53.6 millions d'euros) et "éducation artistique" (31.5 millions d'euros !!!!). Oui, vous avez bien lu : 31.5 millions pour l'éducation artistique attachée au Ministère de la Culture contre 48 milliards pour le coût social du tabac ! Le tabac de un Français sur cinq coûte donc 1000 fois plus !  Lisons alors l'Etat lui-même : "
Le système éducatif mobilise pour les arts et la culture 1,5 milliard d'euros par an au sein du budget "enseignement scolaire". Cet effort considérable et quotidien, qui équivaut à la moitié du budget total du ministère de la Culture, s'est accrû de 26 millions en 2006 par rapport à 2005. 10 millions d'élèves sont concernés par les enseignements artistiques obligatoires à l'école et au collège. Plus de 103.000 élèves ont suivi une option artistique en lycée d'enseignement général et technologique. Plus de 700.000 élèves de lycée professionnel ont bénéficié d'un enseignement artistique. Aucun autre pays ne consacre autant de moyens dans ce domaine pour l'ensemble de sa jeunesse. Le travail remarquable des enseignants des disciplines artistiques, l'investissement des équipes éducatives et des corps d'inspection dans l'action culturelle doivent également être soulignés" (education.gouv.fr)". Est-ce "considérable" face aux 48 milliards du coût social du tabac ?)
* (E
nsemble des coûts supportés par la collectivité : dépenses de santé, campagnes de prévention, perte de revenus et de production, etc.)

"Malheur aux faibles" : "La barbarie n'est pas la préhistoire de l'humanité, mais l'ombre fidèle qui accompagne chacun de ses pas", Alain Finkielkraut (Le Mécontemporain).
Citons Amnesty International : "La peine de mort ne fournit ni protection, ni avantage exceptionnel à la société. Elle est appliquée par des systèmes judiciaires sujets à l'erreur humaine et aux préjugés. La justice n'est donc pas servie, elle est pervertie. La peine de mort tend à être infligée, le plus souvent, aux membres les plus vulnérables de la société : les pauvres, les malades mentaux, les incultes, les analphabètes, les minorités raciales, religieuses ou ethniques. Partout dans le monde elle frappe de façon disproportionnée les classes les plus défavorisées, celles qui sont le moins aptes à se défendre par manque de connaissance et d'argent (...) Il est de la responsabilité et de l'honneur de tout personnage politique de qualité* de passer outre les considérations électoralistes et d'éclairer ses concitoyens pour faire avancer son pays sur le chemin de la civilisation des droits humains, qui, eux, ne dépendent pas de l'opinion publique".
* (Ceci parait antinomique avec la Démocratie pour qui, selon René Guénon, l'élite correspond directement au degré de compréhension du peuple ignorant : "La cause de tout ce désordre, c'est la négation de ces différences elles-mêmes, entraînant celle de toute hiérarchie sociale ; et cette négation, d'abord peut être à peine consciente et plus pratique que théorique, car la confusion des castes a précédé leur suppression complète, ou, en d'autres termes, on s'est mépris sur la nature des individus avant d'arriver à n'en plus tenir aucun compte, cette négation, disons-nous, a été ensuite érigée par les modernes en pseudo-principe sous le nom d'"égalité" (...) et il ne serait pas moins facile de faire ressortir toutes les conséquences absurdes qui découlent de cette idée chimérique, au nom de laquelle on prétend imposer partout une uniformité complète, par exemple en distribuant à tous un enseignement identique, comme si tous étaient pareillement aptes à comprendre les mêmes choses, et comme si, pour les leur faire comprendre, les mêmes méthodes convenaient à tous indistinctement. On peut d'ailleurs se demander s'il ne s'agit pas plutôt d'"apprendre" que de "comprendre" vraiment, c'est à dire si la mémoire n'est pas substituée à l'intelligence dans la conception toute verbale et "livresque" de l'enseignement actuel, où l'on ne vise qu'à l'accumulation de notions rudimentaires et hétéroclites, et où la qualité est entièrement sacrifiée à la quantité, ainsi que cela se produit partout dans le monde moderne pour des raisons que nous expliquerons plus complètement par la suite : c'est toujours la dispersion dans la multiplicité" -"La crise du monde moderne")
"Gens stupides" : j'ai une grande expérience, pour exemple ces milliers de femmes abordées pour le portrait, mais qui ne savent réagir que par la négative et le plus souvent avec mépris, mais tout en fumant la drogue qui les tue lentement. Classons parmi les choix si peu réfléchis toutes les vaccinations : "Elles sont à ce point sacralisées que nous ressentons comme une atteinte personnelle et une hérésie l'examen critique de ce problème. Or, les statistiques officielles montrent qu'à égalité de niveau de vie, les épidémies ont régressé, dans les pays qui n'ont pas vacciné, aussi vite que dans ceux qui l'ont fait systématiquement", présentation du livre de Fernand Delarue : "L'intoxication vaccinale" (Ligue nationale pour la liberté des vaccinations).


Je suis attaché à
René Guénon pour sa dénonciation de la monstruosité de la pensée moderne ("Crise du monde moderne"), à Gunther Schwab pour le rôle de divertissement pitre de l'Art ("Les dernières cartes du Diable"), à Guy Debord pour sa société de spectacle ("Le spectacle en général, comme inversion concrète de la vie, est le mouvement autonome du non-vivant"), à Gilles Deleuze pour la société de contrôle supplantant celle disciplinaire, à Philippe Debrosse pour son analyse féroce du monde libéral assimilé à une entreprise de destruction massive, à tous ceux qui ont pensé et ne se sont pas satisfait de la pensée commune distillée au quotidien. Le monde s'est perverti lui-même à cause d'idéaux institués en dogmes puis prostitués au profit, le symbole est devenu marketing et la pensée tributaire du monde imaginal* a délaissé la conscience individuelle retranchée ainsi de sa part d'ombre la plus onirique. On se dit "cartésien" en ignorant gravement que le Cogito n'est d'aucune sorte un syllogisme (selon les deux prémisses aristotéliciennes majeur et mineur), qu'en réalité penser et être sont  concomitants d'une même réalité individuelle (solipsisme), que la question que se posait  Descartes dans ses "Méditations métaphysiques" était d'accorder sa réalité au monde matériel (perçu comme tangible) qui n'est peut être qu'un songe, considérant alors encore que Dieu dans son immense bonté ne saurait nous tromper sur notre réalité d'être pensant. Ce qui en découlera  : une subjectivité qui amènera une notion de relativité, le principe anthropique supplantant l'autorité divine dans la recherche du sens. Suivra la phénoménologie par laquelle Husserl radicalisera le Gogito ("Méditations cartésiennes" : le Cogito comme fondement de tous les axiomes), procédant ainsi bientôt à la suprématie de la pensée dite scientifique et de celle matérialiste devenue le commun. Nous voici coupés de la réalité ontologique* divine et retranchés du Principe dont nous nous étions appropriés la substance première selon les prémisses égotiques du Cogito. Y voir alors l'origine de la démesure actuelle et des sophismes tant politiques que marchands, est quelque matière sulfureuse que j'expose ici-même sans retenue : la quantité écrase la qualité...
Aristote eut beau pensé que la raison se limite à elle-même et ne traite que de son objet, Pascal
* que la "pensée par derrière la tête" des puissants doit se garder des gens du peuple, l'esprit cartésien supplanta les croyances (l'intuition), la société de contrôle l'autorité disciplinaire : il faudrait à la France 5 milliards d'euros pour insuffler un civisme.

* (Monde dit "intermédiaire" : "Le monde imaginal est présenté par l'Egyptien comme le placenta qui le protège, "nourrit" et donne forme à l'embryon. C'est la première "peau" qui se déchire à la naissance. Elle est invisible pendant la vie dans ce plan concret . Elle reste invisible comme le jumeau complémentaire du corps physique ; mais en aucun cas elle reste passive, car elle maintient la vie du corps physique relié au Ka, c'est à dire au "double vital". Mais ce n'est pas un simple "double vital", car cette puissance peut se transfigurer et devenir Akh : "Le Lumineux"", Fernand Schwarz. Voilà sans doute pourquoi la géographie sacrée égyptienne fut une projection du ciel sur la Terre, comme en témoigne l'archéoastronomie, le rôle de Sirius et de la "corrélation d'Orion" selon Robert Bauval (ou Georges Vermard) : Pyramides de Gizeh et constellation d'Orion)
* (Les religions et les dogmes n'ont cessé de se contredire les uns des autres à cause de la perte de sens de leurs symboles, de nous éloigner de la source. Citons Blanche Merz ("L'âme du lieu") : "Lors du concile de Constantinople en l'an 553, par la décision d'une très mince majorité, la notion des naissances renouvelables a été biffée. Pensez donc, si, lors de ce vote une petite poignée d'hommes s'étaient décidés différemment, la Réincarnation serait aujourd'hui pour toute l'humanité occidentale un fait tout naturel. C'est donc l'homme qui s'est arrogé le droit de décider de notre Être et de définir ce qui pourrait être la vérité... L'Évangile de Thomas - qui n'a pas été admis dans le nouveau Testament met dans la bouche de Jésus cette parole : "Heureux celui qui était déjà avant qu'il existe..."". Les églises se sont enfermées dans leurs croyances, elles ont feint d'ignorer la transmission de l'Égypte Ancienne (lire à ce propos Christiane Desroches Noblecourt), la création par Ptolémée 1er de Sérapis (Zeus-Osiris-Apis) pour unir Grecs et Égyptiens dans le même culte, Orphée accueilli par les prêtres de Memphis 13 siècles avant le Christ avant de revenir en Thrace et qui aurait pu être à l'origine des mystères d'Eleusis, aussi la création de la Bibliothèque d'Alexandrie ; pour l'orphisme, l'âme est prisonnière du corps (le fardeau d'un crime originel) et de nombreuses incarnations purificatrices sont nécessaires pour une vie post-mortem. Jacques d'Ares : "Le passage du christianisme judaïque au christianisme hellénique, du fait historique de Jésus au fait mystique du Christ, se serait opéré grâce à l'orphisme, la christologie de Paul étant purement et simplement une transposition de l'orphisme. Entre les deux doctrines, il y a mieux que des ressemblances, il y a identité pour tout l'essentiel. Par conséquent, établir que les éléments mythiques du Christ paulinien dérivent de l'orphisme équivaut à chercher jusqu'à quel point la résurrection mystique dans le christianisme dérive de l'orphisme". Aussi donc : oublié Horus qui naquit d'une vierge un 25 décembre, eut 12 compagnons (symbole astrologique :
maisons du zodiaque), fut la troisième personne de la trinité "Osiris - Isis - Horus", le fils "oint de Dieu" (KRST) appelé "Iusa - Iao - Iesu", le fils jamais procréé ("éternel" selon l'épithète d'Horus) de Ptah le père, aussi le bon berger, fit des miracles (marcha sur l'eau et éleva El-Azar-Us - en fait une simple allégorie pour le passage du soleil par la "constellation de la momie" lui apportant lumière et vie , désormais Lazare, d'entre les morts), il fut mis au tombeau puis ressuscita - source : "Le Livre égyptien des morts" par  Gerald Massey ("Le Christ est une figure populaire qui n’a jamais existé, une figure d’origine païenne ; une figure qui fut le Bélier et ensuite le Poisson ; une figure qui était sous forme humaine le portrait et l’image d’une douzaine de dieux différents"). Oublié Krishna né d'une vierge ("la divine") et dont le père fut charpentier (et de naissance royale), qui ressuscita et monta au ciel, fut le "Dieu-berger", fut appelé "Jezeus" (pure essence) - une source Acharya s. Oublié aussi Mithra né d'une vierge ce 25 décembre, le "bon berger" ou "sauveur" (Messie), qui avait 12 compagnons, faisait des miracles et ressuscita 3 jours après avoir été mis au tombeau, fut célébré le dimanche avec l'eucharistie à l'origine de la Cène. Le chistianisme garda incontestablement (ce ne serait pas tant un choix réfléchi qu'une manifestation symbolique) le symbolisme solaire (Horus s'opposant à l'obscurité : c'est Seth puis Satan), Israel viendrait de "Isis - Ra - El" (dieu Sémite), 12 disciples personnifient 12 signes du zodiaque, des hommes-dieux crucifiés (les 16 sauveurs crucifiés du monde selon Kersey Graves, aussi "Pagan Christs" par J.M. Robertson) ont leur anniversaire le 25 décembre car le soleil descend vers le Sud jusqu'au 21 décembre (solstice d'hiver), reste immobile trois jours avant de remonter vers le Nord, période d'angoisse qui correspond à la mise au tombeau... Concernant la Trinité : "D'après l'indianiste français Alain Daniélou, la Trinité chrétienne ne serait pas sans rapport avec la Trimoûrti, les conceptions philosophiques hindoues étant connues du monde grec au début de notre ère. La ville d'Alexandrie accueillait d'ailleurs une communauté indienne et des témoignages grecs sur le culte vishnouite du II siècle av J-C. existent (dont celui de Héliopore, fils de Dion). Selon cette interprétation, Dieu le père, le procréateur, est à rapprocher de Çiva, le dieu se substituant à son organe de création, le lingam. Vishnou serait alors Dieu le fils, descendant sur la terre sous forme d'avatar. On trouve d'ailleurs un certain nombre de similitudes ou ressemblances entre Krishna et les autres avatars et le Christ, comme on en trouve d'ailleurs avec certains héros grecs, Krishna et Achille meurent d'ailleurs de la même façon, une flèche dans le talon. Ces similitudes entre Jésus et Krishna ont fait l'objet d'étude par des auteurs comme Gerald Massey (1828-1907), Kersey Graves (1813-1883), un quaker de l'Indiana, et d'autres encore. Quant au Saint-Esprit, il ne semble pas avoir mieux réussi dévotionnellement que Brahmâ", une source Wikipédia. Au delà donc des dogmes et des croyances, de la cosmogonie et de l'astrologie, il reste d'un coté la métaphysique (R. Guénon) et la magie (Bouddhisme tibétain, Kundalini yoga) tributaires de transmissions initiatiques, de l'autre l'irruption du sacré (mysticisme chrétien, iranien, révélations, oniromancie) et hauts lieux énergétiques (radiesthésie), aussi le chamanisme dont est partie l'aventure spirituelle, au néolithique, lorsque l'homme possédait ce sens d'appartenance au tout, loin de l'esprit moderne faisant considérer que les choses de la Terre sont notre propriété. Le Christ ne fut peut être pas une personne historique et physique dans le sens commun. Je me place volontairement en contradiction (position de doute) avec les guénoniens considérant que la personne divine du Christ (la voie du Logos : incarnation salvatrice qui tend la main vers l'homme) devait prendre forme, s'incarner donc, pour que l'incarnation donne pleinement sa vie au symbole, au sein d'une conception placée au delà de la concrétisation de mythologies en corrélation les unes avec les autres, et même si les courants gnostiques gardaient une myriade d'approches ésotériques inspirées par une Tradition commune. Guénon eut considéré que les deux aspects sont par nature (principe) inséparables l'un de l'autre, positionnant l'approche intellectuelle (ici métaphysique) bien au dessus d'aptitudes plus personnelles amenant au mysticisme ou au rite (exemple : créer un espace sacré, donc hors du temps, afin de favoriser une irruption du sacré). Ainsi, Frithjof Schuon expliqua que : l’Absolu peut être approché par deux voies, l’une fondée sur « Dieu en soi », et l’autre sur « Dieu fait homme ». La seconde voie n'est pas seulement une approche exotérique, elle se justifierait par le fait que le symbole doit prendre forme (mais concrètement ou de manière archétypale ?). Ainsi Schuon : "C’est ce qui fait la distinction entre, d’une part l’Abrahamisme, le Mosaïsme, l’Islam, le Platonisme, le Védantisme, et d’autre part le Christianisme, le Ramaïsme, le Krishnaïsme, l’Amidisme, et d’une certaine manière même le Bouddhisme tout court".  Aussi Achavara s qui parait ignorer tout de la Tradition et de la réalité vraie des symboles : "Les réfutations des chrétiens contre les gnostiques indiquent que l'homme-dieu chrétien était une insulte aux gnostiques, qui soutenaient que leur dieu ne pouvait prendre forme humaine (...) L'histoire "Évangélique" de Jésus n'est pas une représentation effective d'un "maître" historique qui a marché sur la terre il y a 2.000 ans. C'est un mythe établi à partir d'autres mythes et hommes-dieux, qui étaient à leur tour des personnifications du mythe omniprésent du dieu-soleil". Pour les guénoniens, l'incarnation de Dieu (Logos) tient moins de la nécessité religieuse d'un exotérisme, que de la concrétisation spaciale et temporelle d'un symbole ayant valeur de manifestation cyclique, ici au sein d'un manvatara dont nous sommes tout à la fin apocalyptique de l'âge de fer : "Il faut nous tenir prêts pour un événement immense dans l'ordre divin, vers lequel nous marchons avec une vitesse accélérée qui doit frapper tous les observateurs. Des oracles redoutables annoncent déjà que les temps sont arrivés", Joseph de Maistre cité par Guénon dans "le Roi du Monde")
* (Cependant, selon Pascal, les sociétés disciplinaires furent arbitraires. Il aurait dénoncé l'imposture de la démocratie participative (des "demi-habiles" ou des "dévots") placée sous l'égide de la tyrannie de la coutume :  "N'ayant pu faire de ce qui est juste ce qui est fort, on a fait de ce qui est fort ce qui est juste". La justice reste donc un maquillage de la force, avec une forme de légitimité qui explique encore l'affaire d'Outreau. Il reste une vanité de croire que la "société de contrôle" serait autre que l'anticipation des pensées (discours sécuritaire) alors même que l'endettement tient autant les ménages que le contrôle de l'information)

Il me parait incontournable de rapporter à quel degré l'Occident s'est fourvoyé à propos du sens symbolique. Pour reprendre la terminologie heideggerrienne, il a soumis l'étant à l'étant, oublié que chaque chose est le symbole de ce qu'elle est au niveau de l'être (exemple : la synchronicité jungienne à propos de l'Alchimie des profondeurs). Je cite un extrait d'un texte fort de A. L. Kelkel (Ontologie et décadence de Hegel à Heidegger) : "Lorsque Hegel juge proprement positive au bout du compte la progressive instauration du règne de la Raison et sa domination sur la Terre entière, Heidegger en retient plutôt la face négative car le règne planétaire de la Raison occidentale, sous le masque de la Science et de la Technique triomphant à l’ère atomique, traduit à ses yeux la décadence progressive de l’Occident, la destruction  de tous les rapports authentiques de l’homme avec lui-même, avec ses semblables comme avec l’être de tout ce qui est (…) le devenir historique, s’il a un  sens, est autant et plus eschatologique que téléologique car il ne se confond pas avec une idée rationnelle immanente qui agirait telle une fin tendant à se réaliser progressivement à travers les aléas de l’histoire empirique des hommes. Plutôt qu’un progrès, l’histoire profonde de l’humanité est inéluctablement décadence (Verfall), la fin vers laquelle elle s’achemine est proprement l’accomplissement (Vollendung) de l’histoire parvenue à son stade ultime à l’âge de la Science et de la Technique planétaire (…) lorsque Heidegger décrit ce qu’il nomme l’histoire de l’errance (Irre) de la pensée s’engageant de plus en plus profondément dans l’oubli du Mystère de l’être essentiel, qui n’est pas un substitut du dieu des théologiens, mais peut être tout de même le divin, le Sacré, il ne vise point par là la défaillance de la mémoire des hommes, ni davantage quelque péché originel dont ils se seraient rendus coupables : l’oubli qu’il dénonce et déplore est la cause première de l’histoire d’Occident et de sa décadence, ce qui est tout un ; il coïncide avec le mouvement historial au cours duquel l’homme succombe de plus en plus à sa « suprême passion pour l’étant » ; s’adonne à la poursuite effrénée de tout ce qui est objectivable et aux manipulations incessantes en vue de la totale domination de la Nature". Voilà l'origine profonde du chaos actuel.

Photo de moi en 2008, question d'aller au fond de soi-même :

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Préambule : "Regardons maintenant une photographie, et voyons si elle nous rend humble et fier à la fois. Demandons-nous si elle nous dénude au plus profond, nous habille tout entier, si elle nous étreint de tout cœur. Voyons si nous sommes bien face à une histoire d'amour. Si elle nous interroge et si elle nous répond tout en demeurant muette et tout en hurlant de par toutes ses formes. Si nous sommes à cette hauteur, alors, nous sommes face à l'Art. A l'apprentissage duquel nos écoles consacrent bon an mal an une heure de cours par semaine... Il est vrai que nous vivons dans une société plutôt barbare dominée par l'économique, la finance, le souci de la rentabilité, où l'on se préoccupe fort peu d'initiation. C'est pourquoi cette société ne saurait durer*. Elle ne s'attache qu'à l'Avoir, à la possession*, à l'accumulation, au paraître, tout ce clinquant éphémère. L'art, lui, durera. Il libère et nous rapproche de l'Être", Xavier Zimbardo photographe, juin 2005. Puis, cités par lui-même : "Je ne fais rien. L’Esprit Sacré accomplit tout à travers Moi", William Blake. "La position de l'artiste est humble. Il est essentiellement un canal", Piet Mondrian.

* (
2021 : fin de l'argent, 2025 : fin de l'or et du zinc, 2028 : fin de l'étain, 2030 : fin du plomb, 2039 : fin du cuivre, 2040 : fin de l'uranium, 2048 : fin du nickel, 2050 : fin du pétrole, 2064 : fin du platine, 2072 : fin du gaz naturel, 2087 : fin du fer, 2120 : fin du cobalt, 2139 : fin de l'aluminium, 2158 : fin du charbon - selon l'association "Terre Sacrée")
* (
Nous sommes passés d’une population de 3 milliards en 1960 à presque 7 milliards aujourd’hui. Nous serons 9 ou 10 milliards en 2050) 

"Nous sommes tous de passage"
(Marc-Aurèle - Pensées, livre IV, art. 48 ; référence au mythe stoïcien de l'éternel retour*)

* ("Samsâra ne veut pas dire naissances et morts sans fin, mais "couler avec", traverser une série d'états", P. Masson-Oursel, "L'Inde Antique et la Civilisation Indienne", 1933)

"Pleinouest35", un mode d'emploi obligé :
Mon site photographique est un carrefour militant. Certains disent : "tu ne devrais montrer que des photographies et ne pas mélanger les genres". Et pourquoi donc ? Pour ne pas essuyer l'opprobre de ceux qui ne supportent pas la contradiction et qui se satisfont de la pensée commune insufflée par la société de contrôle ? Il y a bien les écrivains militants, les chanteurs engagés, il y aura désormais les photographes inconnus montant au combat. Etant moi-même photographe de nature, celui-ci sera donc orienté contre la laideur et la pollution submergeant les âmes. Le mépris sera au rendez-vous, d'autant qu'une majorité de citoyens a vite oublié que la Démocratie était une idée de la liberté d'expression sans limite* et non ce ventre mou cérébral qu'est devenu le consommérisme, cœur palpitant d'une croissance confrontée à des démons apocalyptiques.
Il est des richesses fondamentales qui ne se vendent pas et que méprisent la machine politique et celle marchande. Tout semble être fait, de l'école ne laissant pas le temps nécessaire à la réflexion personnelle (en référence à la Scolastique du Moyen-Âge et à l'art de la marche méditative) aux journaux télévisés et à la fin de la philosophie, pour ôter la capacité de tout raisonnement personnel. Ceci se décèle au quotidien, jusqu'aux nouvelles voitures dont le changement d'une ampoule exigera désormais la présence d'un spécialiste ! La bêtise est devenue le fond de commerce de la démocratie marchande : TF1 augmentera son auditoire au fur et à mesure de la descente intellectuelle de ses programmes (la tête de l'Etat considéra qu'il n'y a pas de différence entre les chaînes privées et celles publiques : "Secret story" (merci pour l'anglicisme) ne diffère nullement de "Des racines et des ailes", tant il est vrai que, dans le premier programme, nous avons la cuisse (à défaut de la moindre réflexion) des filles pulpeuses. Nous connaissions fort bien la dimension mercantile des métiers d'avocat et d'agent immobilier, nous l'avons vécu dans notre chair et en gardons les stigmates au plus profond de notre âme, mais la photographie n'est nullement en reste : Réponses Photo me contacte pour une parution - ne répond à aucun rappel pendant une semaine - dit "trop tard" - raccroche sèchement sans même dire "au revoir". Si faire un site comme Pleinouest35 nécessite de se déplacer à grands frais, puis quatre heures de scannérisation par image, j'ai saisi que je ne valais guère plus qu'un chien au sein de ce commerce (même rapport au tourisme). C'est juré : à la prochaine occasion j'arracherai un morceau de mollet avec les dents, il faut s'adapter au Monde dans lequel on vit ! 
* (Si ce n'est dans les motivations premières de caste (la bourgeoisie se sortant de l'emprise royale elle-même tranchée de celle sacerdotale sous Philippe le Bel), du moins dans la croyance populaire, hormis l'aspect de l'humanisme britannique plus philosophique de John Locke penseur de l'Enlightenment introduit par Bacon et Descartes, pour un Empirisme (l'expérience devra dès lors dicter la connaissance) épistémologique et un Libéralisme (soumettre le pouvoir exécutif à celui législatif expression de la volonté de la communauté, en France devenant le "peuple souverain") se plaçant déjà vers 1650 aux antipodes du platonicisme (de Cambridge) et de l'aristotélicisme (d'Oxford) en rivalité, tournant ainsi le dos à la Tradition transmise par le monde grec, développant l'utopie du progrès qui finit par dévorer le Monde et contrôler toute pensée, jusqu'à son absence : nihilisme intégral (Sartre), art contemporain scatophile, besoin malgré tout d'existentialisme ou de surréalisme. Il restera donc à se poser la question : lequel des deux aspects, de la baisse de la spiritualité et du mentalisme, a le plus influé sur l'autre ? La baisse de l'intuition se retrouve dans la niaiserie du language politique et c'est bien cette baisse d'intériorité (et non un quelconque universalisme par son prosélytisme) qui a ouvert l'Occident au Bouddhisme puis à l'Islam : choix de René Guénon alors que le Christianisme s'enfermait dans ses dogmes et refusait de cautionner une universalité du sacré, même sous l'aspect des symboles (exemple : Croix du supplice comme axe sacré) repris par la Franc-maçonnerie (R.E.R.). Nous connaissons la suite : l'empirisme de la pensée dualiste, bientôt scientiste, amena la phénoménologie, le culte de la matérialité pure et la sacro-sainte croissance. Il faudra la physique quantique pour redécouvrir ce que connaissaient intuitivement les alchimistes (car la quête de l'or est un prétexte et un procédé d'intériorisation) : l'observation modifie l'expérience théoriquement neutre et détachée de son objet, puisque tout est relié (principe de l'analogie). C'est la raison pour laquelle le Monde nihiliste actuel ne peut être considéré comme une civilisation ; aussi, le fait que nous exposions des objets magiques à Quai Branly témoigne de cette décomposition et de l'état de cadavre de la société qui pourrit le vivant dans son entier : mort des forêts, pourrissement des sols, famines, pollution de l'eau, de l'air, disparition des espèces)

La photographie : bilan général ou "qu'on se le dise" !
Dans l'état actuel de la technologie, en 2008*, il est hors de question d'utiliser les appareils numériques (texture de matière plastique, fausse netteté par accentuation et plage dynamique désastreuse) ; je suis revenu au lourd Pentax 67 (une bien belle bête) des années 70 : format de film 120, pas de zoom (jambes du photographe ou choix d'optique comme le fabuleux 55 mm), pas de stabilisateur (pied photo ou vitesses rapides), pas d'autofocus (le regard est plus rapide), pas de moteur (sentir le moment où déclencher), aucune cellule ni mesure de lumière (le cerveau fait office de calculateur), que du bonheur et quel résultat qualitatif avec le film Reala de chez Fuji !
C'était le temps où on avait encore le temps de penser la photographie de paysage.
Il reste donc le
sujet et la manière : c'est le "degré zéro de la motivation publique".
* (Mais nul doute que la technologie évoluera très vite)

Je profite de cette parenthèse pour témoigner de mon expérience française : il m'a fallu acheter du matériel d'occasion à l'étranger (UK, Allemagne, Italie, USA, Canada, Asie), pour découvrir enfin qu'il y avait des personnes plus honnêtes et non tant de menteurs et de voleurs. Je me suis fait rouler pendant vingt ans en France (sur le prix et l'état réel), mais encore pas à l'étranger, attestant que la réputation française (notamment le tourisme, des études du Figaro), dit subsidiairement de l'Auvergne, n'est nullement usurpée. C'est, sans doute, aussi la raison pour laquelle il est quasiment impossible de trouver des artisans consciencieux (restons correct), les hommes politiques font passer une loi de délit de fauchage juste après que certains Tribunaux eussent reconnu un acte de résistance vis à vis du hold-up* fait sur le vivant, aussi ces hommes politiques veulent favoriser l'implantation des grandes surfaces, soi-disant lutter contre la vie chère, alors que c'est exactement le contraire qui découlera : le monopole écrasera davantage le petit commerce et permettra d'augmenter les prix des fruits et légumes ! D'ailleurs, quand les grandes marques n'augmentent pas les prix, c'est le volume des boites qui baisse. Fichu pays qui donne ses leçons de citoyenneté, comme s'il s'agissait, concernant la politique, d'un fond de commerce à entretenir !
* (Ainsi : "On se bat depuis 11 ans contre les OGM parce qu'ils sont brevetés et qu'à travers ces brevets, les firmes essaient de privatiser le vivant (...) Aujourd'hui d'autres firmes s'appuient sur les Certificats d'obtention végétale (COV) pour obliger les paysans et tous les gens qui font du jardinage à racheter tous les ans leurs semences (...) C'est un nouveau hold-up sur les paysans et sur les citoyens qui utilisent des semences (...) On va lancer un mouvement d'échanges gratuits et désobéir en plantant dans son champ, dans son potager ou sur son balcon des semences interdites", José Bové - 13 juillet 2008)


Photographie et croissance :
Dichotomiques par nature, antinomiques par principe. Station méditative encensée par Plotin, mais ennemie de la démocratie marchande qui se met en représentation quand le Président Sarkozy vient encourager devant les médias un buraliste. Point de vertus tabagiques cardinales au sein de l'activité photographique de paysage, strictement rien d'utile, si ce n'est favoriser éventuellement un tourisme et dépenser du carburant surtaxé dans la démesure (à l'origine non pas une pression écologique, mais un racket) :
a) Aucune aliénation mentale prématurée favorisant une société de contrôle
b) Manque de retombée fiscale à engloutir dans le déficit public
c) Pas de création d'emplois engendrée par le coût formidable des cancers
d) Aucune augmentation de la mortalité excellente pour le régime des retraites
Ni mort, ni destruction, juste le témoin de la beauté oubliée.

Mes excuses pour les Maîtres de l'Enfer et le Ministère de la Culture donnant dans un clientélisme d'Etat. De toute manière les temps changent, tout s'accélère, ainsi l'être humain s'uniformise dans ses pensées et ses goûts. Il est alors édifiant de voir à quel point la Culture (la Musique) et l'intelligence (l'esprit critique) baissent et nos "élus" aimeraient soumettre la création (la conscience) aux critères de la croissance infinie (le profit), les soubresauts identitaires créent les idées très fausses servant les intérêts mercantiles : tourisme, folklore, culture locale en réalité résidu de civilisation et non identité endémique ou ontologique de l'être, fausses musiques corses ou celtes, chateaux cathares, crêperies, naturisme et autres inventions artificielles faites pour développer l'élevage de l'homme ; la pensée s'échappe toujours davantage, le contrôle des médias participe à une l'OPA sur le vivant ou ce qui peut encore être considéré comme tel ; le conditionnement démocratique est phénoménal et les doutes quant à la mort de Coluche* (aussi l'amiante, le sang contaminé, les OGM, les écoutes téléphoniques, la corruption* : pot-de-vin faramineux réclamé au directeur de Virgin par un Ministre, l'augmentation des cancers) ne suffisent plus à faire réfléchir le citoyen soumis au travail, au transport, surtout à la peur (un nouvel ennemi invisible a vu le jour ou a été créé) et à des médias volontairement débiles qui vont être encore plus possédés par la publicité, sauf ceux plus intellectuels que l'on veut ainsi tarir. Il ne s'agit plus de l'Oeuvre au Noir de Margerite Yourcenar, mais d'un pourrissement généralisé propre à anticiper les pensées, ou mieux à les éviter. Ce n'est pas un hasard si nous sommes à l'aire numérique : le MP3 dégrade la perception de l'oreille en habituant à une bouillie sonore, la qualité de la photographie numérique est une insulte faite au réel perçu comme tel, la vie relationnelle ressemble aux programmes du film eXistenZ réalisé par David Cronenberg : il n'y a plus de pensée personnelle non issue ou contrôlée par les modes de conditionnement tissant la réalité quotidienne ! D'ailleurs, nos hommes politiques se soucient des Droits d'auteur, en ce qu'ils concernent les retombées fiscales et l'industrie des nouvelles technologies imposées, mais jamais de l'accès ou du droit naturel à la création, ce qui est un signe fort.
L'animalisation en batterie de l'homme de la rue est en donc marche : à force de nous croire plus libre démocratiquement, nous avons abdiqué sur notre nature d'être ontologiquement pensant, la société devenant source de cette
liberté depuis la méprise sur la compréhension du Ego-Cogito de Descartes* (subjectivité transcendentale) qui a façonné la pensée moderne et insufflé la phénoménologie : le Cogitatum de Husserl (Démarche des Méditations cartésiennes purifiées*). Ainsi donc, l'intentionalité marquant le pas sur la subjectivité de Descartes, pour une sensibilité créatrice aussitôt existentialiste et phénoménologique, a amené le Monde réel au terme écologique, nous a retranché de sa réalité (malgré la démarche intuitive des surréalistes), a participé à nous enfermer dans des villes schizophrènes et fait soumettre la biodiversité. 
Je suis donc prisonnier de ce Monde spirituellement autiste, ravagé par un gavage publicitaire imposé par des hommes-chiens, mené par des sophistes de la pire race, retranché de la partie féminine de mon espèce qui me parait de plus en plus étrangère
* à mon humanité ; je photographie des cailloux*, des vagues et des nuages, le temps qui passe et qui marque les jalons de notre navire cosmique, aussi l'écume sur le sable, puisqu'aucun marchand encore plus cupide ne se les est ainsi appropriés !
Je suis donc heureux : mes rares photographies m'appartiennent toujours, aucune loi, aucun homme politique corrompu ou fou, rien encore ne me les a volées.
Je suis aussi comme les plantes, je me penche vers Mozart (enterré comme un animal dans la fosse commune) et je fuis le vacarme des masses.

* (Radicalité : Les livres explicites ne manquent pas sur le sujet. Après tout, si le Président Chirac refusa de débattre avec Le Pen arrivant au second tour, insultant par là-même des millions d'électeurs, ce qui est une faute déontologique assez grave, comment imaginer qu'un autre Président prenne le risque de se retrouver en face d'un clown portant un gros nez rouge au milieu du visage, sans que les barbouzes de l'ombre n'interviennent pour sauver, si ce n'est le masque Démocratique, le politique ? Il faut se souvenir de l'opération SATANIC (très juste nom à propos de nucléaire) montée dans la précipitation par la DGSE (sans doute sur demande de Charles Hernu, Ministre de la Défense) pour couler en 1985 le bateau de Greenpeace mouillant à Auckland (Nouvelle-Zélande), pour protester contre les essais nucléaires français. Souvenons-nous du texte politicien du Ministre néo-Zélandais G. Palmer, digne d'un mauvais film de série B : "C’était aussi la plus grave violation de la souveraineté territoriale qu’ait jamais subi la Nouvelle-Zélande. C’était un acte de terrorisme soutenu par un État, un acte de guerre". La France pays terroriste ? Cela rappelle d'autres terrorismes et la répétition de l'Histoire. Citons un roman plus qu'évocateur de la rafle du Vél' d'Hiv à la candidature de Coluche en 1981 (Ranucci condamné à mort sans preuve fut guillotiné en 1976) : "Itinéraire d'un salaud ordinaire" de Didier Daeninckx. Rappelons que le terme de "Gardien de la Paix" fut inventé en 1829 (naissance officielle de l'Orchestre en 1929 (centenaire), bien après la participation créatrice de Gossec) afin de cacher le rôle premier de toute Police : servir, renseigner et protéger le Pouvoir, comme l'atteste le retournement précipité de la Police parisienne sentant le vent tourner dangereusement en 1945. Après la Libération les résistants furent innombrables. Cette radicalité a changé de style, mais la méthode reste identique : la Démocratie s'exporte bien en ce qu'elle sert à envahir des pays étrangers afin de leur voler leurs ressources (Afghanistan et Irak, Afrique), les "droits de l'homme" varient selon les intérêts du moment (Arabie-Saoudite, Irak et Chine). Tout cela n'est pas nouveau, mais le peuple n'en mesure pas le degré effroyable de cynisme. C'est quelqu'un qui a perdu son "droit de vote" à cause de sa franchise, ou le sens de l'éthique supplantant celui de la vertu, qui vous le dit...)
* (
Corruption à la française, ou ce qui peut transparaître  : "Je me souviens de la bataille que j'ai dû mener pour obtenir l'ouverture du Virgin Megastore des Champs-Elysées le dimanche. Un de vos ministres m'avait réclamé à l'époque un pot-de-vin de près de 1 million d'euros pour appuyer mon dossier, ce que j'ai refusé", R. Branson - Capital 2008. Maintenant nous nous étonnons moins de certaines radiations de chômage : qu'est-ce qui différencie ces méthodes politiques avec celles de la mafia calabraise ? Où sont les policiers, les juges et les journalistes d'investigation ? Faut-il collectionner les procès comme Capital pour exercer l'art de la démocratie, ou relire la République de Platon ?)
* (Je pense qu'il est inutile d'expliquer qu'il s'agit d'une manière courte d'argumenter, que Descartes et Husserl furent moins des acteurs que des participants à cette modernité commencée au moment de Rome ; en quelque sorte ayant valeur de signes des temps. Que de chemin parcouru pourtant depuis Cicéron, naguère augure lui-même : "
Qui échange son labeur contre de l’argent se vend lui-même et se place de lui-même dans les rangs des esclaves" ! Que dirait Cicéron aujourd'hui, lui qui soutenait à propos de la croyance déiste (naguère commune) : "consensus omnium populorum lex naturae putanda est" ? Peut être : « O tempora ! O mores ! ». Mais en ce temps là, la question de la suprématie du domaine physique ne se posait pas comme nécessité d'une loi de la séparation de l'Eglise et de l'Etat :  « Potestas in populo, auctoritas in Senatu », témoignant ainsi d'une époque charnière. Aussi sur Platon et l'immortalité de l'âme : « C’est un beau risque à courir et une belle espérance. Il faut s’en enchanter soi-même »)
* ("L’
épochè phénoménologique n’est pas un doute justement parce que le concept de doute implique par définition cette présupposition du non-être, en l’occurrence le non-être du monde. Ce qui fait l’originalité de l’épochè phénoménologique par rapport à l’épochè sceptique et au doute cartésien pris à la lettre, c’est la détermination propre d’être "une certaine suspension du jugement qui se compose avec une persuasion de la vérité qui demeure inébranlée, voire même inébranlable si elle est évidente". L’épochè phénoménologique du monde en sa totalité est pleinement épochè au sens où le phénoménologue qui l’effectue laisse d’emblée le monde tel qu’il se donne, alors que le doute cartésien en tant que doute, et au moment de son effectuation dans la Méditation I, semble nier l’existence du monde", extrait d'une thèse de M. Boussey. "Je trouve sans cesse présente, comme me faisant vis-à-vis, une unique réalité spatio-temporelle dont je fais moi-même partie, ainsi que tous les autres hommes qui s’y rencontrent et se rapportent à elle de la même façon. La réalité effective (Wirklichkeit) [...], je la découvre comme existant et je l’accueille, comme elle se donne à moi, également comme existant. Je peux mettre en doute et récuser les données du monde naturel : cela ne change rien à la position (à la "thèse") générale de l’attitude naturelle. "Le monde" est toujours là comme réalité", Husserl)
* (Étrangère : Il est heureux que la procréation se fasse prochainement en laboratoire, en attendant le clonage, car il n'y a qu'au cinéma que le rapport entre hommes et femmes offre son illusion. Les revues photographiques vendent des supports publicitaires grâce à l'exposition de chair, preuve du rejet. Il reste : des pierres à photographier, tout ce qui est naturellement beau sans être tributaire du processus d'attirance induit par la reproduction des espèces, la sourde manipulation instinctive qui mène les hommes comme les bêtes. La beauté n'est donc pas seulement celle qui s'expose. Contraint ainsi, je cède devant le rejet de la "dictature de la beauté" revendiquée par les féministes ne réalisant cependant pas, c'est drôle, qu'elle tournent le dos à leur nature qui est encore de souffrir pour satisfaire au machisme : le corset est abandonné, mais non les talons aiguilles du supplice. Dans un ordre d'idée similaire, tout en étant différent de la soumission, le bondage devenu à la mode permet de s'absoudre du sentiment de culpabilité. Liberté ou conditionnement ? Il y a ceux - ils sont l'immense majorité - qui ne saisiront jamais que les journaux télévisés, décousus dans leur forme et porteurs de mauvaises nouvelles alignées, n'ont aucune volonté d'informer et participent à l'anticipation de la pensée, à l'entretien du stress servant le consommérisme (non pas le "consumérisme", cette promesse politique de plus qui fut non tenue) et la boulimie du journal de 20h. Il restera bien entendu à accorder au crédit démocratique une forme de sentimentalisme exacerbé, cette reconnaissance de l'être humain qui souffre dans l'autre (le recul de la peine de mort), même si Tocqueville considéra que la démocratie expensive tendrait à créer tôt ou tard l'érosion (plutôt sur le long terme) du sentiment empathique. Le symbole d'Ingrind Bétancourt récupéré par les hommes politiques témoigne de la pesanteur (les artistes eurent bougé les premiers) ; il faudrait ainsi la volonté centripète d'origine politique afin que la question des millions d'enfants crevant de faim puisse devenir une force. Que dire des milliards d'animaux massacrés pour rien ? Il est malheureux que la faculté compassionnelle se dilue dans la mare cinématographique des marchands de rêve : un photographe héros de cinéma et les femmes eussent été à mes pieds)
* (Puisque les femmes prennent un air de dégoût lors de tout "abordage" photographique, lorsqu'il est impossible d'échanger verbalement avec les Irlandaises pendant 40 ans, quand les modèles savent peu de l'éducation (hormis ce qui a trait au "beurre, l'argent du beurre et la crémière" : faire payer en plus d'avoir des photographies), alors que la psychose de la pédophilie fait voir en tout photographe un assassin de la Princesse Diana, il reste l'approche de la matière minérale, elle seule, les vues de ce site)
 

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"Le roi de la rivière Argentée regardait les Jardins qui étaient son domaine depuis l'aube des temps de la magie et qui donnaient sur le monde des mortels. Ce qu'il vit là-bas le découragea. Partout, le pays souffrait : la riche terre noire se transformait en poussière, les plaines jaunissaient, les forêts devenaient des cimetières hérissés de troncs morts et les rivières comme les lacs stagnaient ou s'asséchaient. Les créatures sauvages mouraient aussi, ne trouvant plus de nourriture saine. Même l'air commençait à être contaminé" (Terry Brooks, "Le druide de Shannara")

De l'absurdité des comportements à l'agonie des consciences :

La photographie des paysages, pourrait-t'elle suggérer le Divin situé au delà de l'être et du non-être, porter un aphorisme de la pensée intuitive et poétique, ouvrir par la lumière le passage alchimique levant l'aurore, déchirer les ténèbres d'une matérialité corrompue, pour l'union mystique, folie amoureuse de Platon qui nous arracherait à nos limbes ?
Il est délicat de présenter un quelconque site de paysages naturels (existe-t'il encore aujourd'hui quelque chose de sauvage ou de gratuit ?) ayant survécu en Europe (comment voyager plus loin ?), de refuser tout artifice photographique, de joindre un texte sincère et franc dans un Monde de pensées formatées, de loisirs virtuels, et où l'hypocrisie, les manipulations et les mensonges dominent en maîtres sur les âmes. J'espère que ce site apportera un bol d'air pur tant cérébral que visuel. Point de villes, de publicités ou de vacarme, rien que la beauté sauvage et brute qui ne passe pas par l'abstraction d'une pensée contemporaine. Le monde réel est bien connu cependant, il est celui minable des mensonges et des promesses politiques de l'épaisseur d'un papier à cigarette, celui des artistes méprisés, des chômeurs radiés par erreur sans l'ombre d'une excuse pour la forme (ne parlons même pas d'éthique), celui où paradoxalement une simple amende de stationnement
* pour quelques minutes d'arrêt non payées fera se déclencher l'hydre* administrative dans toute sa puissance, de la machine policière à celle coercitive de la Justice, faisant que 10 euros arrachés du porte-monnaie représentent considérablement plus de valeur pour les technocrates, que toutes les richesses intellectuelles, humaines, culturelles ou artistiques (dites valeurs non quantifiables) toutes écrasées par ailleurs. Vous remarquerez, au passage, que mon texte avance avec des blocs bien symétriques et denses, un peu comme un alignement de cohortes de l'armée romaine. C'est parce qu'il s'agit d'une guerre cérébrale contre un Monde en pleine débandade intellectuelle et psychotique, et qui n'a que les termes guerre économique et concurrence à la bouche. J'ai déjà remarqué que ce qui, dans mon site, effare le plus les jeunes ... reste d'avoir écrit cent pages, des phrases* avec plusieurs mots, même des adjectifs et des verbes !
J'en suis venu, comme Raymond Bozier (
"Paysages avant l’oubli" - "Divagations") à redécouvrir, après Mircéa Eliade, que la modernité à tué la part de l'imaginaire en chacun de nous, la transposant virtuellement par le procédé de l'image fixe : la télévision qui nous mâche la pensée et nous transforme en consommateurs idiots et placés sous contrôle. Notre Monde se précipite toujours plus vite vers on ne sait quoi (comme inonder la Terre d'OGM avant d'avoir réfléchi, sous la pression constante de lobbies), mais une faible partie de la population tente de retrouver ses racines et un sens réfléchi du Temps (pour une nouvelle méditation*) : Anne-Marie Deschamps (Venance Fortunat), l'ensemble Gilles Binchois, Marcel Pérès (Organum), le groupe Discantus, alors que l'Occident est engagé sur la pente de la récession économique et de la décadence intellectuelle.

* (Stationnement payant réglementé : la chose la plus grotesque qui puisse prétendre être antinomique avec une démarche photographique sans frontière, ni accès payant des images (pour usage privé), ni limites visuelles si ce n'est  le fil droit de l'horizon restreignant la perception du réel. Le PV étant le plus souvent un racket organisé à seule fin de profit sur le dos de l'idiot désigné (lire à ce propos la fiche d'opération de la DRAST n°97.03.008 : "Groupe de Recherche Stratégique", manuel destiné à rentabiliser au mieux les places : "Sur les 800.000 places payantes en France environ, seulement 400.000 sont efficaces, avec les pertes de valeur ajoutée occasionnées"), il convient aussitôt de fuir les lieux de commerce usant de parcmètre à la place de disque de stationnement (contre la voiture "tampon"), signe de l'avachissement du con-citoyen et de la manière dont il est considéré corvéable. Il serait intéressant de connaître, afin de pouvoir se faire une opinion fine sur la déchéance générale, le nombre d'artistes et de photographes d'espace libre par rapport à celui des fonctionnaires rémunérés pour ce noble métier de verbalisation de l'arrêt. Comme l'écrit Jean Ziegler, mais à un niveau plus large, "La logique de la marchandise étouffe la liberté irréductible, imprévisible, à jamais énigmatique de l'individu. L'être humain est réduit à sa pure fonctionnalité marchande". Je crains donc que ces codes là, soit disant de très bonne conduite et liés à une redistribution d'argent d'une poche vers l'autre, participent très insidieusement à faire banaliser la pratique de l'élevage humain. Ainsi, il est déjà manifeste que la société détient les ressources pour payer un grand nombre d'individus, de signer des contrats lucratifs avec des entreprises privées, afin de soustraire de l'argent personnel, ce qui ne participe à aucune création de richesse, quand rien n'est pensé pour soutenir des projets plus porteurs des valeurs de l'esprit ou permettant à la conscience collective de s'épanouir. Ce faux corollaire comportemental est effectivement une petite barbarie, une escroquerie intellectuelle tirant vers le bas. Quant à faire comprendre que désigner un espace "public" revient à définir qu'aucune partie ne peut s'en approprier une jouissance pécuniaire, il n'en est même plus question)
* (Hydre : Interdiction du déplacement artistique, mais Ministère de la Culture silencieux comme une tombe. Une amende injustifiée (75 francs), mais le Maire qui fait sa leçon de morale pour enfant de sept ans, le juge qui sort sa diatribe moralisatrice sur le comportement citoyen, mais qui refuse la présentation des témoins, la Justice qui propose un Appel s'avérant irrecevable faute d'insuffisance délictuelle (le montant bien sûr), mais sans empêcher de réclamer les frais de la procédure non avenue : 900 francs. L'hydre est connue pour ses têtes qui repoussent, une pourtant aurait suffi à son intelligence... Chose inquiétante : les accidents de la route. Est-ce à cause du lobby automobile que les Politiques refusent de réduire la vitesse à 80 km/h sur route et 90 ou 110 sur autoroute (bon pour l'économie et les forêts) ? Le Français si peu civique commence à penser que le radar est une "pompe à fric" :
81.378 accidents corporels contre 80.309 en 2006, et augmentation des blessés de 2.4 %, malgré l'augmentation très forte des radars ; Il paraîtrait aussi que de un à trois millions de personnes rouleraient sans permis (2008). Ainsi, les contrôles ont établi 3.000 défauts de permis en 2003, 10.000 en 2004, 33.000 en 2005, et 80.000 en 2007 (chiffres officiels du Ministère). Pire, des sondages avéreraient que 2/3 des Français seraient prêts à rouler sans permis ni assurance ! Le nombre de conducteurs sauvages serait donc passé de 700.000 en 2001 à plus de 1.5 million en 2008, sur 36 millions de conducteurs, amenant donc à revendiquer d'urgence plus de police le long des routes, au lieu verbaliser le stationnement. S'inspirer des Anglais pour savoir mieux signaliser les routes, serait judicieux aussi. Hécatombe en 1998 : 43.000 morts sur les routes d'Europe, dont 1000 enfants de moins de dix ans, 7000 piétons, 2500 cyclistes. Chose incroyable : Les Politiques français ont fait le choix économique (industriel) du diesel contre l'essence. Jean Louchet citant Que Choisir rapportant en 2005 un rapport de l'AFSSE pour 2002 : "Les émissions de véhicules diesel ont provoqué, dans les villes françaises seulement et dans l'année 2002, entre 6450 et 9500 cas supplémentaires de décès par cancer des voies respiratoires par rapport à ce qui aurait eu lieu si ces mêmes véhicules avaient fonctionné à l'essence (...) Le nombre total de décès dûs aux particules fines dans l'atmosphère (donc essentiellement au diesel) est estimé à 31.700 morts en 2000 en France (rapport AFSSE, page 60) : à comparer aux 30.000 dûs au tabac ou aux 7.000 environ dûs aux accidents de la route (...) C'est pourquoi, avec un collectif d'amis médecins, nous proposons que la future "vignette pollution" soit basée non sur la production de CO2 (ce qui favoriserait les véhicules les plus polluants) mais sur la production réelle de molécules toxiques. Dans ce cadre, les moteurs essence et diesel seraient traités à égalité, c'est à dire mesurés avec les mêmes critères, et non des critères biaisés en faveur des motorisations les plus polluantes". Qui ne se souvient pas de : "le diesel c'est écologique" d'un Directeur de Peugeot, du "fer dans les épinard" (soi-disant une faute de frappe ayant fait confondre 4mg pour 100g avec 40mg), pour comprendre pourquoi la France revendique 70% de voitures roulant au diesel (la politique de taxation), comment il est conseillé de manger 3 fois par jour des laitages, bientôt expliqué que les OGM (contenant des pesticides (cancérigènes), pour 90% d'entre eux) vont permettre de nourrir toute l'humanité, alors que la Justice traque déjà les associations comme KOKOPELLI : coupable de détenir illégalement des graines naturelles et biologiques ! Pour comprendre, réfléchissons à la manière dont des promesses de pouvoir d'achat se sont transmutées en baisse du pouvoir d'achat...)
* ("Expliquez-moi pourquoi le déclin de la littérature serait lié à l'idée même de démocratie ?"  : "C'est lié aussi à l'effondrement de l'autorité, à l'effondrement de l'idée de père, à l'effondrement du système de transmission (...) Même un roman de Balzac, je pense que c'est illisible pour les jeunes esprits d'aujourd'hui. Il y a une syntaxe, des mots qui leur échappent (...) La littérature française s'est effondrée à partir du moment où on a banalisé la figure de l'écrivain. Il n'y a plus de hiérarchie entre les bons et les mauvais. N'importe qui peut être écrivain, c'est la démocratie ! (...) Je pensais que la littérature était immortelle, que la langue française, la France étaient immortelles. Je m'aperçois que tout cela est non seulement mortel, mais quasi mort. Orwell avait déjà noté que la destruction d'une syntaxe était concomitante à la destruction d'un système politique. Une ère inculte s'annonce", Richard Millet)
* (
Faisant réagir P. Billaud : "L'accueil du public (...) a été souvent favorable, en raison de la qualité musicale des prestations, et surtout probablement des vertus sédatives de ces musiques (...) les grands médias, spécialement Radio-France, toujours à l'affût de tout ce qui peut aller à l'encontre de la tradition catholique, les ont poussés en avant de telle façon qu'ils sont devenus en chant grégorien "la référence" (surtout Marcel Pérès) ce qui est scandaleux, et parfaitement malhonnête vis-à-vis des auditeurs non informés", s'opposant à M. Pérès : "Ce répertoire, découvert il y a un siècle, a été totalement mis de côté par les grégorianistes, car il est impossible de l’interpréter en suivant les règles d’interprétation de Solesmes. Au lieu de remettre en cause ces règles, on a préféré considérer ce chant comme décadent et indigne d’intérêt. Pourtant, le chant Vieux Romain occupe une position centrale dans l’histoire de la musique religieuse. Il est la clé de voûte qui donne sens, cohérence et existence à l’édifice de ce qui devrait être la conscience liturgique du christianisme, et bien au-delà. Car, en amont, il nous livre la clé de la filiation entre le chant du Temple de Jérusalem et l’héritage de la musique grecque")

No Future : il ne reste à cette humanité plus grand chose à saccager, plus de mensonge à inventer (si ce n'est le dernier concept démoniaque du brevet sur les OGM), tant du point de vue philosophique et culturel (plus insidieusement encore : la conscience fine de l'homme et l'intuition assassinées), qu'au niveau de la Nature elle-même que nous entraînons dans une démesure de massacre. Avoir été recalé dans toute démarche humaine, pitoyable (Baccalauréat, École d'officier, diplôme d'architecture et photographie), sans parler du droit de vote (non un devoir) et du RMI supprimés, font que les blocages récurrents de l'Administration assignent les yeux de photographe non pas à montrer la beauté terrestre, mais à contempler le désastre dont la bêtise, l'ignominie et la cupidité servile ont posé les jalons mortels. La vengeance des Dieux (allégorie de conscience) semble bien cruelle : terre morte, eau polluée, peur du terrorisme, chômage et traque des pauvres, stress et maladie, décérébralisation, conditionnement permanent... Il eut été peut être préférable de mourir avant que de vivre dans le vomis d'âme étatique ramenant toute chose à une comptabilité. Comme la matérialité procède de l'énergie intérieure appelée rêve ou imagination (fondement de l'esprit magique : énergie radiante), le rejet de ces derniers provoque l'usure connue aujourd'hui sous le nom de crise. Plus la société va s'enfoncer dans l'aspect matériel de la vie, plus celui-ci se décomposera (Substance privée de son Essence), plus on parlera de crise et plus cette dernière enflera, plus la guerre fera peur (gouverner grâce à la psychose) et plus celle-ci aura des chances de survenir plus tôt. Il en va ainsi de l'homme moderne ignorant, pardon ... du citoyen.
Bien entendu, considérer que cela est bien pire ailleurs ne saurait excuser l'oeuvre de conditionnement dans la société française. Exemples connus :
a) En chine la question du Tibet,
campagne populaire s'appuyant sur des programmes de télévision et des séances de dénonciations collectives : "unifier la pensée, assurer la cohésion des dirigeants et des masses, accentuer la lutte contre le séparatisme et répondre aux complots séparatistes de la clique du dalaï-lama", Quotidien du Tibet (Reuters) - b) Aux USA ce sont les firmes de Tabac (ammoniaque pour agir sur l'assimilation de la nicotine : augmenter la dépendance) qui financent les campagnes électorales (en France, le film "Toxic-corp" réalisé par Stefan Prehn pour le Ministère de la santé et l'INPES (500.000 euros), pour s'attaquer au lobby du tabac (pour Pleinouest35 : pire que les dealers de coke), n'est pas diffusé et nous en comprenons la raison : efficace et explicite ! Il  ne faut pas casser le commerce (TVA), éviter que 50% des fumeurs ne meurent pas prématurément, engorgent le système des retraites déjà à l'agonie - si ce n'est la puissance du lobby, le contexte électoral) - c) En Arabie saoudite, louer un véhicule : "Il faut être extrêmement prudent, sur la route, car la loi coranique (la charia), sur laquelle est basée toute la législation saoudienne, impose le versement du sang, en cas de décès ou d'incapacité permanente ou temporaire, survenu à la suite d'un accident de circulation. En cas d'accident mortel, l'incarcération est donc systématique", Easyvoyage. "Trois Saoudiens reconnus coupables d'homosexualité ont été décapités* hier (1er janvier 2002) dans le sud de l'Arabie Saoudite", Libération (notons que l'apostasie (abandon de la religion islamique) est passible de la peine de mort dans le royaume wahhabite) - d) Enfin en Russie, la Mafia (Organizatsiya ou Организация) : "Dans un contexte de crise économique et de réductions des effectifs publics, beaucoup de gradés et hauts-gradés de l'armée soviétique et du KGB furent congédiés, aussi, ils devinrent les chefs des différentes organisations mafieuses. De plus, tombés dans le dénuement le plus total, nombre d'anciens agents du gouvernement et militaires se sont tournés logiquement vers ces organisations criminelles. On pense en particulier que beaucoup de soldats issus des forces spéciales de l'ex-union soviétique (les Spetsnaz) et renommés pour leur brutalité rejoignirent les organisations criminelles russes", Wikipédia. Comment dès lors croire que l'humanité actuelle se souciera de l'écologie, de la faim dans le Monde, des choses intellectuelles, si ce n'est pour faire toujours plus d'argent. Les famines feront les richesses de demain et tous les hommes politiques se découvriront une conscience écologique forte. L'ANPE s'acharna à me faire abandonner une création photographique, selon l'argumentaire associé à la valeur marchande. Selon cette pensée aujourd'hui très majoritaire, il est aussi à craindre qu'il n'y ait bientôt plus de compositeurs (de Musique contemporaine), de peintres et de vrais écrivains : le ravage de la terre correspond à celui des cerveaux qui se vident !)
* (Acte criminel infiniment plus ignoble que la décadence occidentale faisant passer l'obscénité (Princesse X de Constantin Brancusi de 1916) ou l'imposture (Ricard de César - compression "dirigée" d'automobile - de 1962) pour des manifestations abstraites dans le domaine de l'Art, choses bien innocentes face aux barbaries concrètes du Monde)

Interdiction du cannibalisme ?
Vous l'aurez compris, il ne s'agit pas de cannibalisme humain (bien que la conjoncture économique et la surpopulation le laissent subodorer pour l'avenir : voici un Soleil Vert politique où les chômeurs pourraient être transformés en comprimés pour nourrir les bons citoyens), mais de celui animal, non celui du cochon de l'élevage concentrationnaire (
«Tout l'enjeu de la maîtrise du cannibalisme réside dans le maintien ou la réinstallation du confort de l'animal*», selon F. Jégou vétérinaire, dans : "Réussir Porc" - septembre 2006), mais celui imposé par l'homme aux animaux avec un retour des farines animales, à cause de l'augmentation du blé et du soja, en attendant de l'imposer à l'homme qui préférera, à n'en pas douter, le cannibalisme au végétarisme. L'interdiction du "cannibalisme alimentaire" (farines animales : les éleveurs les réclament, mais les Politiques s'y refusent pour des raisons évidentes d'opinion), consiste à faire manger des farines de porc aux volailles et vice versa. Une recherche était en cours en 2008 pour voir si l'on est capable d'obtenir une parfaite traçabilité. Mais le Tiers-Monde affamé est spolié de ses ressources végétales, nos terres dégorgent de lisier, les bêtes agonisent dans le sang.
* (Ah, le confort de l'animal : l'élevage accéléré, le transport à travers toute l'Europe (ses paysages bucoliques) et l'abattoir 3 étoiles ! Comme le dirait Auchan : "La vie, la vraie")

J'ai débuté ce texte en 2003, grâce à la Mystique puis la Métaphysique, en passant par la Magie, le Symbolisme et l'ésotérisme religieux syncrétique ; mais dès 2008 ce n'était plus qu'un furoncle contre la machine administrative la plus chère, la plus orgueilleuse, la plus importante, la plus contraignante du Monde, celle dont même la classe politique dans son entier n'arrive pas à se débarrasser, l'objet de toutes les fixations de l'artiste contraint par corps pour intégrer le moule d'une société sans rêve ni imagination (libre, celle de Mircéa Eliade et non celle des Marchands du Temple), une société sans plus aucune vie intérieure (ni extérieure, selon Guy Debord : "inversion concrète de la vie (...) mouvement autonome du non-vivant") et comptabilisant chaque chose (et mal, la crise est profonde), même ce qu'un mort doit au fisc, un cadavre (la société davantage que le mort). Ainsi, le spectacle pour divertir est-il devenu celui des jeux idiots, des sports gonflant l'esprit tribal, des séries policières stupides mais tellement sécuritaires, chacun copiant l'autre sur des recettes éculées qui limitent tout risque, un commerce au sein d'un endormissement collectif. Comment s'étonner que l'Etat se limite à la gestion des recettes sans se soucier qu'aucun bar littéraire ne puisse servir de la bière biologique en diffusant la musique de Meredith Monk, que le chef d'oeuvre "Chasseurs de Dragons" n'ait attiré aucun public malgré un travail extraordinaire sur les paysages, la fluidité d'ensemble et l'humour irresistible. Les trop rares personnes observées sortant des salles de projection affichaient un visage aussi gris que leur âme vendue à la croissance, démiurge qui croit pouvoir singer Dieu en générant des désordres extrêmes* :
"
Les sept coupes de la colère* de DIEU" : "Et j'entendis une voix forte qui venait du temple, et qui disait aux sept anges : Allez, et versez sur la terre les sept coupes de la colère de Dieu. Le premier alla, et il versa sa coupe sur la terre*. Et un ulcère malin et douloureux frappa les hommes qui avaient la marque de la bête et qui adoraient son image. Le second versa sa coupe dans la mer*. Et elle devint du sang, comme celui d'un mort ; et tout être vivant mourut, tout ce qui était dans la mer. Le troisième versa sa coupe dans les fleuves* et dans les sources d'eaux. Et ils devinrent du sang (...) Le quatrième versa sa coupe sur le soleil. Et il lui fut donné de brûler les hommes par le feu* ; et les hommes furent brûlés par une grande chaleur, et ils blasphémèrent le nom du Dieu qui a l'autorité sur ces fléaux, et ils ne se repentirent pas pour lui donner gloire. Le cinquième versa sa coupe sur le trône de la bête. Et son royaume fut couvert de ténèbres ; et les hommes se mordaient la langue de douleur, et ils blasphémèrent le Dieu du ciel, à cause de leurs douleurs et de leurs ulcères, et ils ne se repentirent pas de leurs œuvres*..."

* (En pensant à l'Apocalypse de Jean (ici : V. Les sept fléaux des sept coupes : 15,1 --- 16,21) mise en musique en 1968 par Pierre Henry, texte lu par Jean Négroni)
* (Colère de Dieu : La Némésis (destruction) des Anciens Grecs suivant en cela l'Hybris (démesure des hommes), par une profonde transposition de sens : ainsi la démesure des Grecs est celle qui anticiperait les actions de l'homme, ces dernières étant à la fois l'agir et la punition, de manière à la fois ontologique et prophétique, en quelque sorte : « Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui doit arriver ensuite » (Apocalypse chapitre 1, verset 19)) 
* (En l'OCCURRENCE le fameux Roundup : "le Roundup est un perturbateur endocrinien" (M.-M. Robin, "Le monde selon Monsanto"). "A la liste des effets toxiques de l'herbicide le plus utilisé sur la planète, le Roundup de la firme Monsanto, il convient d'ajouter la toxicité sur les cellules embryonnaires humaines (...) alors que jusqu'à présent on considérait que c'était le glyphosate, le principe actif du Roundup, qui était très toxique, l'étude met en évidence que c’est l'herbicide en lui même qui s'avère être beaucoup plus toxique que le produit qui est connu et homologué pour être son principe actif. Pour le CRIIGEN, cette nouvelle donnée souligne les lacunes de la réglementation européenne en matière d'homologation des pesticides" (Pascal Farcy, source Univers-Nature)
* (Mer. Achim Steiner (Secrétaire général adjoint des Nations Unies, Directeur exécutif du PNUE) déclara (au GPA) : "On estime que 80 % de la pollution marine est d'origine terrestre (exemple : le PCB). Ce chiffre pourrait croître de manière significative d'ici 2050 si le doublement prévu de la population côtière a lieu et si nous n'accélérons pas les mesures pour combattre la pollution" (GPA tenu à Beijing en octobre 2006). Selon les Nations Unies, ce sont 71 à 78% des pêcheries qui sont "exploitées à leur maximum, surexploitées ou fortement épuisées". Il conviendrait également de parler du chalutage de fond qui laboure les fonds océaniques et du dégazage massif des tankers.
Philippe CURY : "C'est une tragédie sans précédent... si nous continuons sur le mode des razzias, à terme, nous allons fermer une à une les pêcheries et, pour le consommateur, il ne restera que les méduses..." (Directeur de Recherches de l'IRD (Institut de Recherche pour le Développement), "Une mer sans poisson" (édition Calmann-Lévy)))
* (En l'occurrence le célèbre PCB : "WWF en est persuadé : la contamination du Rhône, de la Seine et de la Somme, par les PCB (polychlorobiphényles), représente un danger pour l'homme. Au point que l'association au panda associée à un collectif de trois cents médecins de Provence a décidé de lancer une étude d'imprégnation aux PCB, pour évaluer le niveau de contamination de ce polluant - détecté dans la chair des poissons - considéré comme l'un des douze plus dangereux", source Le Point fr. Note interne de Monsanto de 1955 : "nous savons que les PCB sont toxiques mais pas dans quelles limites" (source : www.combat-monsanto.org))
* (Feu. Le G
énéral russe, Alexandre Lebed (conseiller auprès du président Boris Eltsine) avait déclaré à Washington (1er octobre 1997 : commission pour la sécurité nationale) connaître l’existence d’un programme militaire russe de la guerre froide : plusieurs centaines de valises nucléaires facilement transportables, plus puissantes que la bombe d’Hiroshima (dont certaines enterrées sur le sol américain) et dont une quarantaine auraient disparu des stocks (bien que, selon le général Igor Volynkine, toutes furent détruites entre 1995 et 1997) : "Quand nos meilleurs professionnels quittent l’armée, ils contactent les mafias pour leur vendre des armes et des munitions. C’est pour cela que nous avons perdu des armes chimiques, biologiques et d’autres de destruction massive". Ayman al-Zawahiri au journal pakistanais Ausaf (après le 11septembre) :  "si vous avez 30 millions de dollars, allez en Asie centrale, contactez des scientifiques soviétiques mécontents et vous verrez qu’il est possible d’acquérir des valises nucléaires… ils nous ont contacté (…) et nous avons pu en acheter quelques unes". Mais Olivier Lepick (de la Fondation pour la Recherche Stratégique) : "l’histoire des valise nucléaires relève plus de la psychiatrie que de la stratégie, c’est une information non vérifiée, non validée, donc à priori fausse")
* (Oeuvre des hommes de la fin de l'âge de fer : quantité phénoménale d'êtres humains "aux ordres" et qui traitent des questions de l'espace public payant, de l'encaissement de millions d'amendes (je n'ai jamais eu de PV de circulation en un million de km), mais combien pour surveiller ce qui importe réellement, comme les mensonges politiques qui n'engagent jamais leurs auteurs, ce qui détruit la Vie (dernièrement l'interdiction du fauchage des OGM en plein champ) ? Quelque chose ne tourne pas rond ici-bas... On voudrait nous faire croire que les Jeux Olympiques oeuvrent à rapprocher les hommes, alors que l'enjeu des médailles est une guerre stratégique d'influence, que les OGM nourrirons bientôt les pauvres, alors qu'ils vont affamer le Tiers-monde, que l'espérance de la vie augmente, alors que ce sont les soins coûteux qui progressent, toute action groupée de l'homme n'étant motivée que par le bénéfice, le profit, le carriérisme. Comme artiste utopiste et apolitique, j'en sais quelque chose, de l'imposture au quotidien...)

Oui, une telle approche eut été possible autrefois, guère désormais*, car nous sommes immergés dans les sociétés de spectacle (non-vie) et de contrôle (endoctrinement) de Guy Debord et de Gilles Deleuze (ce dont le commun n'a aucune idée, prenant ses chaînes de l'esprit pour la liberté, puisque c'est la finalité). La société moderne n'est qu'un spectacle destiné à gérer les milliards d'individus, dans le cadre d'une croissance infinie et d'un gavage publicitaire pavlovien. La prise de contrôle par décervelage est devenue omniprésente, jusqu'à l'acte citoyen rattachant la vertu à une idéologie enseignée comme progrès des Lumières, coupant court à tout débat. La démarche de ce site est celle de ma vie : ne pas accaparer toujours plus de biens, mais s'approcher au plus près de la source de la vie échappant au dogmatisme religieux, image des "eaux qui coulent vers le haut". Pleinouest35 n'est malheureusement pas un site breton, contrairement à ce que les visiteurs semblent croire, et 35 est le nombre exact de jours de liberté (de création, donc de déplacement libre) accordé à tout artiste en situation précaire (pauvreté), témoignant que l'idée démocratique est tributaire de la richesse marchande. Pour ma part, je me suis juré de ne plus photographier en France, puisque la police politique (Préfecture) m'a enlevé le RMI* (malgré une situation régulière) pour avoir osé solliciter son aide au Ministère de la Culture (expérience similaire vis à vis du droit de vote, après avoir témoigné d'une libre pensée). En réalité, rien n'arrive par hasard, ni la dette formidable du pays (ISF uniquement démagogique, faisant fuir richesse et capitaux), ni le déficit de la Sécurité Sociale (nourriture saturée de pesticides, doublement des cancers en 25 ans), ni la pollution généralisée des sols et des rivières (environ 90% : par usage forcené et aidé d'engrais), ni le terrorisme (3000 victimes d'un coté, mais des millions de l'autre).
Les hommes politiques n'ont jamais lu "
Ainsi parlait Zarathoustra", sinon ils auraient vite fait interdire un livre grandissant l'homme, dans une société où tout est pensé pour l'animaliser. Exemple : 30 années pour faire interdire l'amiante* (1997, après 30.000 décès ... de 1965 à 1995), mais urgence d'instaurer (en avril 2008) un délit de fauchage* pour les OGM (modifier le vivant) passible de 2 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende. Tout semble être mis en œuvre afin d'appauvrir, précariser, détruisant* aussi bien la Terre que la Culture (Musique Classique et orthographe des jeunes), et aussi l'intelligence, selon un dessein orchestré par la Finance voulant nourrir autrui de soma*.

* (Autrefois : Propos d'un "vieux con". Il est permis de se tromper ... "c'eut été mieux avant" revient aussi à se raccrocher à un idéal placé "hors du temps". Mais nous sommes confrontés au sens de la phrase d'André Malraux : "Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas" (qu'il récusa lui-même ; en vérité il aurait dit "mystique", d'après Frossard). Les temps ne redeviennent pas mystiques (fusion de l'âme avec le Divin), les mouvements religieux sont des terrorismes militarisés (des créations géopolitiques), mais le fait de ne "plus être" semble prendre forme, grâce au saccage du vaisseau "Terre", à la baisse des ressources, aux guerres montantes et à une surpopulation galopante....)
* (RMI : il est vrai que lorsqu'arrive la soixantaine, que toutes les portes se sont maintenues très solidement fermées (pratiquement aucun mécénat en France, qui préfère faire du faux social), se présente le temps des questions existentielles : travail photographique de mauvaise qualité, désintéressement global pour la Nature, Ministères ruinés, ou simplement agences et éditeurs qui rémunèrent avec des miettes, Offices du Tourisme qui veulent tout gratuit (qui comprennent mal ce que "rendre les négatifs" peut signifier), Agence Nationale pour l'Emploi qui empêche tout développement personnel en mettant les individus dans des cases comme si c'était du bétail ? Tout à la fois peut être, mais toujours est-il que l'entité Anpe-Etat-Préfecture (ses interdictions systématiques de se déplacer, même pour les stages professionnels) a révélé en moi un potentiel de haine ou de mépris que je n'aurais jamais cru possible, l'irruption d'une vie sans l'oxygène de la création, comme bête enfermée. Pour la fin qui s'avance enfin, j'ai renoncé au livre d'Art, pour tenir ce semblant de revanche sur une TVA que je ne reverserai pas, d'autant que c'est uniquement pour la raison d'argent que je fus attaché. Si un chien battu mord, pourquoi un artiste ne le ferait-il pas ? On n'embrasse pas la main du tortionnaire. Je ne vis désormais que de pain et d'eau, me déplace comme peut le faire un déchet pour ramener des paysages vers ce site, réactionnaire non pas seulement par réaction, mais parce que non dupe de la réalité des mensonges qui se développe. Un ami artiste me surnome le Tarkovski de la photographie, mais je crains qu'il y ait davantage de Mishima en moi, par mon rejet de la lâcheté et de la molesse caractérisant cette modernité)
* (Amiante, un cancer physique qui révèle celui de l'esprit. 1906 : "Denis Auribault, inspecteur départemental du travail à Caen, publie un rapport dénonçant la forte mortalité des ouvriers dans les filatures et dans les usines de tissage d'amiante". 1945 : "Un tableau de maladies professionnelles dues à l'amiante est créé. Les employeurs ne peuvent prétendre ignorer les risques". 1976 : "Une conférence du CIRC classe l'amiante comme cancérigène avéré pour l'homme". 1977 : "Le professeur Jean Bignon, pneumologue respecté, écrit à Raymond Barre, premier ministre : Force est d'admettre que l'amiante est un cancérogène physique dont l'étendue des méfaits chez l'homme est actuellement bien connue et prédit des conséquences plus graves sur la santé publique pour les trente années à venir". 1996 : "Claude Allègre dénonce un « phénomène de psychose collective» (...) l'Inserm révèle l'ampleur de la catastrophe sanitaire, estimant qu'elle pourrait faire 100.000 morts en France d'ici à 2025". Mais 2007 : "Jean Kervasdoué estime qu'enlever totalement les fibres est « coûteux et totalement inutile d’un point de vue sanitaire ; l'utilité s'il y en a une, est symbolique »", une source Wikipédia)
* (OGM : Au lendemain de débats à l'Assemblée nationale ("délit de fauchage"), Nathalie Kosciusko-Morizet (secrétaire d'Etat à l'Ecologie) dénonça le "concours de lâcheté" dans lequel se seraient engagés le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, et Jean-François Copé : "
Il y a un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum". L'incident est révélateur de la nature du débat : d'un coté l'opinion défavorable aux OGM, de l'autre la volonté de ne plus se laisser distancer par les USA (Monsento détenait 90% des brevets en 2008 et chacun revient à 100 millions de dollars), aussi Jean-François Copé déclara aussitôt : "Nous voulons une lisibilité pleine et entière des messages gouvernementaux". C'est inquiétant, c'est renier la parole de l'Etat, car Jean-Louis Borloo dans Le Monde (21 septembre 2007) : "Sur les OGM, tout le monde est d'accord : on ne peut pas contrôler la dissémination. Donc on ne va pas prendre le risque". Vouloir prendre, contre toute attente, le risque de contaminer, par les cultures à ciel ouvert, est donc non seulement une folie écologique, défendre le plus fort contre le plus faible, mais également une trahison du Grenelle de l'environnement. Si les Politiques cèdent devant la toute puissance des lobbies américains, certains chercheurs plus courageux déplorent l'absence de tout cours d'éthique (ou de philosophie) pendant les dix ans d'étude. Exemple, Christian Vélot, chercheur en génétique moléculaire et ne cédant pas, ni aux pressions ni aux menaces : "Les plantes médicaments en plein champ seraient une aberration. En 1986, les OGM ont conquis l'industrie agroalimentaire, ils n'ont plus été un moyen mais une fin en soi. Les plantes transgéniques sont cultivées comme les autres, pourtant 99% sont pesticides (...) disséminer les OGM est irresponsable". Titre de la dépêche du 17 avril 2008 : "Le Sénat a adopté en deuxième lecture le projet de loi sur les OGM dans la nuit de mercredi à jeudi, après avoir vidé de sa substance l'amendement Chassaigne", c'est à dire : "le respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales sans OGM". En effet, le Gouvernement considéra, dans l'attente d'une définition du sans OGM au niveau européen, que le seuil correspondant au sans OGM serait fixé espèce par espèce. Greenpeace sur le texte adopté : "ne garantit (...) pas l'avenir des filières sans OGM et ne protégera pas l'agriculture française de la contamination généralisée. Cette loi est mauvaise. Pas de définition du sans OGM, pas de protection pour les victimes de contamination. Il s'agit d'un chèque en blanc fait à Monsanto (...) Nous déplorons que ce texte reste en l'état et nous nous alarmons d'une possible manoeuvre de la majorité visant à la suppression à l'Assemblée nationale des seules dispositions de protection qu'il comporte", Arnaud Apoteke. Ainsi, alors que se dessine l'atteinte prochaine à la biodiversité (contaminations plus brevets) et les effets de l'économie labourant la nature (dit au passage, le labourage est la pire des destructions agricoles : la destruction de l'humus), se déroulait le spectacle consternant (concours de lâcheté) de la classe politique qui se couche devant la toute puissance des lobbies, tout en matraquant moralement les chômeurs coupables du gaspillage économique)
* (
IEESDS : "Enfin la « Semaine du développement durable » est finie ! Cette farce a réuni du 1er au 7 avril (2008) hommes politiques, médias dominants, économistes et les plus gros pollueurs de la planète. La fonction de cette opération d’enfumage est d’empêcher toute remise en cause du productivisme et de la croissance économique des pays riches pour maintenir l’ordre en place. La « Semaine du développement durable » constitue paradoxalement un summum de pollution pour les idées")
* ("Et si par hasard quelque chose allait de travers, il y a le
soma", Aldous Huxley. Sous entendu les séries policières idiotes où le méchant est toujours puni, et les soldes...)

De toutes les manières possibles, notre Monde se précipite vers sa perte : pollution, gaspillage des ressources, humanité exponentielle, utopies* égalitaristes, transformation génétique du vivant, inégalités* croissantes dans les démocraties (croire qu'une opinion est qualifiée par le nombre), prostitution du rêve à seule fin mercantile, étouffement des aptitudes mystiques et fusionnelles avec le divin, philosophie nihiliste se limitant à la part de l'étant heidegerrien, folie* furieusemanipulation* de la pensée pour un formatage destiné à la faire oublier, fabrication d'une fausse pauvreté (un endettement qui serait structurel) rendant l'individu, déjà noyé dans la masse, aussi corvéable que les serfs qui payaient l'impôt, pour se réfugier dans les douves du château. Selon Guénon, la monstruosité vient d'une aberration entre le principe de "qualité" (éloignement au Principe) et celui de "quantité". Selon Chomsky, la modernité est le contrôle* de la pensée (par l'endoctrinement) qui a remplacé le baton : "Pour ce faire, on a recours à la propagande, à la fabrication du consentement, à la création d’illusions nécessaires, diverses façons de marginaliser les gens, de les réduire à l’apathie". Nous sommes donc plongés dans une manipulation à grande échelle et dont la finalité est la paix sociale, mais au prix d'une non-pensée*. Le populisme* a donc pris ses aises, exemple : cas Ingrid Betancourt. Cela s'apparente à une propagande d'Etat, car elle représente symboliquement une rupture du corps de la Nation qu'il faut réunir afin de satisfaire à l'intégration de la psyché collective et patriotique, alors même que les irradiés des essais nucléaires français (c'est 150.000 personnes concernées, pour 210 explosions entre 1966 et 1996) n'ont fait que subir "des fins de non-recevoir, le mépris complet de la Nation". L'utilisation du 11 septembre serait une manipulation du même type. C'est dans ce contexte de dissolution de l'intelligence et du coeur, que le Vatican vient de décréter un principe de "péché social" : injustices sociales, pollution, et manipulations génétiques*, au moment où l'Inde pouvait faire l'acquisition de 126 MIG-35, pour un montant de 12 milliards de dollars ! La république m'a confisqué le droit de vote (avoir écrit que les USA intervenaient pour le pétrole*) et le RMI* (avoir sollicité l'aide artistique), mais cela importe peu face au chaos écologique, social, intellectuel, artistique ou spirituel qui ne finit pas de nous engloutir. Les femmes se prêtant au jeu photographique* n'ont souvent guère de considération, les hommes politiques se succédant à eux-mêmes font porter les responsabilités sur leurs prédécesseurs, le Ministère de la Culture a décidé d'en finir avec la bande FM qui était, à n'en pas douter, bien meilleure que la bouillie MP3 et la transmission numérique.

* ("Le Livre Noir de la Révolution Française" (872 pages chez Cerf) : pour en finir avec ses mythes fondateurs et son histoire servant des visées utilitaristes. L'ouvrage fut dirigé par le père dominicain Renaud Escande et reçut l'accueil critique de la Presse de gauche, défend la thèse du génocide vendéen et le rôle de matrice de la Révolution Française pour les totalitarismes qui ont suivi (débattu dans "du grain à moudre" sur France-Culture) et les millions de morts des guerres conscriptives (puisque fondant les trois castes du système tripartite indo-européen de Georges Dumézil, en une seule entité indistincte mais auto-légitimée, tranchant ainsi le lien avec l'origine polaire de la tradition védique), rejoignant, avec moins de force, le contresens historique pris par françois Furet : la Révolution Française ne fut pas l'expression d'une révolte populaire, mais la suite logique et continue d'un processus commencé plus tôt par une élite qui fut dépassée en 1793. Ainsi, le Mythe fondateur de la République serait bâti sur un mensonge historique)
* (Inégalités : phénomène social qui a échappé aux hommes politique : c'est la progression des diplômes (accès et obligation), qui fait que les ouvrier deviennent enfermés, et c'est une irrationalité collective qui fait que les biens financiers ne sont plus considérés pour eux-mêmes, mais pour ce que l'autre devrait en penser, selon Daniel Cohen)  
* (Folie furieuse : Harry Truman : "
Nous remercions Dieu d'avoir mis la bombe entre nos mains plutôt qu'entre celles de nos ennemis ; et nous prions pour qu'Il nous amène à l'employer à Ses fins et comme Il le voudrait")
* (Manipulation : Il est vrai que les historiens sont très souvent pris à partie par une classe politique française considérant trop souvent que le rôle de l'Histoire serait de servir la Nation. Exemple : les 600 signataires de l'appel "Liberté pour l'histoire" demandent « l'abrogation de ces articles indignes d'un régime démocratique » : loi du 13 juillet 1990, dite loi Gayssot, celle du 29 janvier 2001 du génocide arménien, pour n'en citer que deux, car le combat très sain contre le révisionnisme semble se détourner de son objet)
* (Contrôle : Reinhold Niebuhr (E
ssai sur saint Augustin) et Chomsky : "la rationalité appartient aux neutres, mais la stupidité de l'homme moyen, que la conviction aveugle, force le recours à des illusions nécessaires et des simplifications séduisantes pour garder le citoyen dans le droit chemin")
* (Non-pensée : le plus stupéfiant exemple du refus de réflexion, que j'aie eu observé, fut celui d'un forum pour photographes et modèles (mode, publicité, charme, bondage : fantasme du viol, filles qui transcendent un sentiment très fort de culpabilité lié à la masturbation, "ma faute est transférée vers celui qui m'oblige") : "Bookfoto" (avec une faute, comme ce "à Riom je me gare facile" de ma funeste ville). Cette visite permet de mieux comprendre l'origine de la situation planétaire : une stupidité omniprésente côtoyant un conditionnement de masse : "L’endoctrinement n’est nullement incompatible avec la démocratie. Il est plutôt, comme certains l’ont remarqué, son essence même", Chomsky. D'ailleurs, la perte de l'orthographe, et ce qui en découle : le langage, est le signe de celle de la structuration d'une pensée personnelle, au sein d'une société consommériste qui soumet la population grâce à un endettement (moitié des ménages), aliène la pensée grâce au temps de cerveau disponible de P. Le Lay : "(...) m
ais dans une perspective "business", soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (...) Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible". Même si le directeur de TF1 est très vite revenu sur ses propos : "c'était une conversation et j'ai l'habitude de forcer le trait pour faire comprendre les concepts", certains d'entre nous (artistes) avions déjà saisi une réalité si mal cachée
* (Populisme et conditionnement : il y eut de l'obscénité à entendre le maire de Marseille utiliser la situation d'Ingrid Betancourt pour venter un humanisme politique, tout comme voir l'honneur rendu par la Nation reconnaissante au dernier poilu (ayant refusé d'être enterré au Panthéon), considérant la honte de massacres justifiés par des utopies, alors même qu'une autre forme de propagande, la publicité, finit le journal télévisé par : "la vie est trop belle pour ne pas l'entendre..." ! Oui : j'ai coupé le son. Mais à coté de cela, un Juge de Dijon rejeta la supplique d'une femme voulant mourir, tant sa vie était devenue un supplice ... ce fut non seulement stupide (application stricte du droit), mais inhumain. Mais être inhumain ne suffisait pas, il fallut que le parquet ordonne une autopsie, pour aller encore plus loin dans la souffrance de la famille, la bêtise administrative et l'horreur)
* (OGM : vouloir transformer le vivant (pour nourrir l'humanité, à ce qu'il parait), avant même de penser réduire l'élevage qui est un gaspilleur phénoménal des ressources)
* (Pétrole : Si, dès la fin du XVIIIe siècle, le Koweit est une entité politique souveraine, un traité de protection est signé en 1899 avec le Royaume-Uni, il devient en 1914 un protectorat britannique, en 1934 la première concession pétrolière est accordée au Royaume-Uni, en 1958 l'Irak en revendique la souveraineté et en 1961 le Koweit obtient son indépendance. L'Irak actuel fut recréé par les Anglais à partir de trois provinces (problème de l'accès à l'eau), mais l'entité indépendante du Koweit permit surtout de restreindre son accès au Golfe Persique, et ainsi limiter le développement économique irakien. Bien sûr, il y a le problème kurde (une création occidentale) d'une Nation éclatée (comme la Catalogne) entre Iran, Turquie, Syrie et ... Irak. Bien sûr il y eut une tentative de génocide kurde (4500 villages rayés au cours de la campagne Anfal, 200 villages gazés : 5000 morts à Halabja, 180.000 victimes au total), mais le résultat de la démence de Bush est, en 2008 :
338 milliards d’euros alloués (2001 à fin décembre 2007) au financement de la lutte contre le terrorisme (260 milliards en Irak), amenant Joseph Stiglitz (prix Nobel d'économie) et Linda Bilmes (professeur à Harvard) à écrire leur livre : "La guerre à trois mille milliards de dollars" (projection pour 2017), sans oublier les 4000 soldats américains, les 30.000 combattants irakiens (mais selon Bush), les 80.000 civils irakiens tués (2/3 par la coalition d'occupation et la police, selon le Ministère de la Santé, en violation des conventions de Genève). Mais selon une étude ORB ("Opinion Research Business", Londres), le nombre de morts entre mars 2003 et août 2007 serait : 1.033.000 morts irakiens imputables à l'intervention américaine ! Toute la quantité de "droit de vote" que les Préfets pourraient faire enlever à ceux qui essayent de s'instruire (et surtout de réfléchir par eux-mêmes), et cela même sans mettre en danger le système électoral !)
* (RMI : Alors que Mr Buren fait son caprice quand l'Etat laisse ses colonnes se dégrader, cela n'indispose pas le Ministère de la Culture, ni la Préfecture, ni l'ANPE que l'artiste puisse ou non créer, ou maintenir un site Internet. C'est comme pour la Justice, des individus sont condamnés à des années de prison ferme pour quelques lecteurs DVD ou des repas volés, mais les détournements importants finissent avec le sursis. Le fait culturel variable est la preuve d'une imposture : la création est davantage du ressort du clientélisme que d'une égalité démocratique dont on voudrait nous faire croire qu'elle est la même pour tous. C'est à la fois très infâme et tellement informatif)
* (Si, pour Avicenne, exister est un accident nécessaire (la métaphysique des essences transformée par Molla Sadra en une métaphysique de l'exister) se rajoutant à l'essence (nature, quiddité), au sein de la notion d'être scindé entre possible et nécessaire, et au delà de l'universalité et de la singularité de chaque essence, c'est bien le rejet récurrent du portrait féminin (une démarche vaine en Irlande) qui m'a dirigé vers la photographie de paysage et la nature, l'accident étant alors non pas le refus dans sa négativité, mais la démarche positive du fond de l'être et qui est une aspiration à l'Unité inassouvie, pour une union hiérogamique et poétique impossible, la beauté des muses artifice du vivant pour assurer sa pérennité, attirant le photographe vers le feu élégiaque qui le dévorera, amenant à espérer n'être pas davantage du Monde que citoyen, cathare se perdant dans la "joie de l'anéantissement" de Nietzsche. Se retrouver immobilisé en pays auvergnat est déjà en soi un couloir de la mort, l'Administration démontre au quotidien que l'individu sorti du consommérisme doit être écrasé (interdiction par l'ANPE de tout déplacement photographique), la population y vit retranchée en comptant ses sous)

Il resterait alors, et toujours, la pulsion de vie dyonisiaque que nous sentons sourdre au fond de notre être, qui nous pousse sur les chemins périlleux :
"La psychologie de l’orgiasme comme d’un sentiment de vie et de force débordante, dans les limites duquel la douleur même agit comme stimulant, m’a donné la clef pour l’idée du sentiment tragique, qui a été méconnu tant par Aristote que par nos pessimistes. La tragédie est si éloignée de démontrer quelque chose pour le pessimisme des Hellènes au sens de Schopenhauer qu’elle pourrait plutôt être considérée comme sa réfutation définitive, comme son jugement. L’affirmation de la vie, même dans ses problèmes les plus étranges et les plus ardus ; la volonté de vie, se réjouissant dans le sacrifice de ses types les plus élevés, à son propre caractère inépuisable, c’est ce que j’ai appelé dionysien, c’est en cela que j’ai cru reconnaître le fil conducteur vers la psychologie du poète tragique. Non pour se débarrasser de la crainte et de la pitié, non pour se purifier d’une passion dangereuse par sa décharge véhémente, c’est ainsi que l’a entendu Aristote, mais pour personnifier soi-même, au-dessus de la crainte et de la pitié, l’éternelle joie du devenir, cette joie qui porte encore en elle la joie de l’anéantissement... Et par là je touche de nouveau l’endroit d’où je suis parti jadis. L’origine de la Tragédie fut ma première transmutation de toutes les valeurs : par là je me replace sur le terrain d’où grandit mon vouloir, mon savoir, moi le dernier disciple du philosophe Dionysos, moi le maître de l’éternel retour... ", Nietzsche, "Le Crépuscule des idoles : ce que je dois aux anciens".
"Le « monde-vérité », nous l’avons aboli : quel monde nous est resté ? Le monde des apparences peut-être ?... Mais non ! Avec le monde vérité nous avons aussi aboli le monde des apparences !", "Comment le « monde-vérité » devint enfin une fable".

Pour forcer l'âme à se dégager de l'abomination administrative, marquée sur le seuil de son architecture hideuse et amnésique : un art contemporain désincarné et effroyable, il est possible, grâce encore à Dionysos, de foudroyer la monstruosité bureaucratique de kundera guettant derrière des bureaux standardisés. Le flux Musical offre l'ébranlement salutaire du corps tout entier et fait descendre la certitude divine au fond de nos angoisses. Ici le poème de l'extase de Scriabine, Prométhée ou le poème du feu, là la neuvième symphonie de Bruckner ou Lohengrin, le chevalier au cygne de Wolfram von Eschenbach, ce fils de Perceval qui fut le seul chevalier avec Bohort à avoir accompagné Galahad, lui-même fils de Lancelot, au château du Graal, chaudron de vie du Dagda, plein de sang bouillant, et devenu au XIIIe siècle (Robert de Boron) le Saint Calice des Évangiles.
Si le dragon à la fois chtonien (vouivre à queue de serpent) et aérien (ailes) a symbolisé le flux des énergies (le feu) en Chine, puis le contrôle des instincts et pulsions (combat de Saint Georges contre des lindworm*) en chrétienté, c'est un autre monstre que la modernité nous fait combattre :  hydre* administrative gardant l'accès du pont enjambant le vide des incertitudes et menant vers le fusionnement de la vie. Gare à celui qui écoute* le monstre mortifère, il oublie l'objet de sa quête ! Il y perd sa vie.
* (Lindworm : "Près du village de Zilmsdorf (ou Cielmow), l'un des plus anciens lieux de Lusace, il existe un terrain appelé Feu du Dragon. On prétend que le grand dragon tué par Saint-Georges a vécu là-bas, mangeant une trentaine de personnes tous les jours et jetant les cadavres très loin, prés des déchets agricoles. Il était également en mesure de prendre forme humaine, provoquant des ennuis à de nombreuses personnes. Il leur volait leur argent, puis les enterrait profondément dans le bois derrière le Forstner Heath. La bataille a eu lieu à côté de l'ancienne route du sel qui mène à Sorau (ou Zary), là ou se trouve un tas de pierres. C'est là où un monument en pierre du saint fut érigé : il montre Saint-Georges monté sur son cheval, la lance à la main et le dragon à ses pieds", une source Wikipédia)
* (Hydre : ses têtes se régénèrent doublement lorsqu'elles sont tranchées (un formulaire administratif en amène en général une multitude d'autres derrière lui), Héraclès finit par trancher la seule tête immortelle et l'enterra encore sifflante (comme le sempiternel comportement citoyen). Mais deux autres versions expliqueraient la légende : le marais de Lerne dont les sources empêchaient l'assèchement (et ceci nous rappelle un déficit national qui ne cesse de croître), et : la cité de Lerne proche de Mycènes refusant de se soumettre à Eurysthée, notamment la citadelle "Hydre" et dans laquelle de nouveaux archers postés sur une tour remplaçaient aussitôt ceux qui tombaient au combat. Si l'hydre aux têtes qui se reforment put symboliser chez les Grecs les sources intarissables ou une tour imprenable, pourquoi ne le ferions nous pas avec l'appareil administratif ?)
* (L'expression "se déplacer avec une lenteur chtonienne" rejoint cette description de Kafka de la machine administrative et de ses labyrinthes)

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La disgrâce et la ruine (termes de Mircéa Eliade)
Présenter des photographies ? L'ANPE a probablement raison, à quoi cela peut-il servir* ? L'ontologie de l'être a fait place à une liberté factice, en ce qu'elle est soumise à la publicité* et à l'idée d'une croissance infinie. La population est exponentielle, la nature souillée* est défigurée, les maladies humaines dégénératives (leur cause : pesticides, engrais chimiques) gagnent, et les bombes atomiques nous narguent. Les animaux sont massacrés par milliards, l'Art devient une grimace hideuse, les films des concentrés de bêtise et la Musique du vacarme. Les hommes politiques mentent toujours autant. Signe distinctif de notre modernité : la transformation du vivant (les OGM) est présentée comme le moyen de nourrir une population de 9 milliards d'individus, alors que la réalité est plus sûrement de faire mainmise sur le vivant, afin d'en tirer plus de 500 milliards de dollars de bénéfices et, dans ce but, d'éradiquer toute biodiversité naturelle (jusqu'à aujourd'hui gratuite), forcer l'achat des brevets soumettant* les agriculteurs, les citoyens, en faisant manger les pesticides qui vont favoriser par la même occasion un marché médical* bien juteux. En quelque sorte, cela revient à polluer volontairement l'eau du puits afin de venir, après coup, en vendre bien plus chère, le peuple souverain (mais manipulé) inconscient de la razzia planétaire orchestrée par les USA et consorts. Confisquer le vivant ne s'arrêtera pas à ce niveau, car un jour viendra où l'on vous signifiera que la moindre goutte de votre sang ne vous appartient plus, les parents obtiendront des enfants androïdes* auprès de multinationales, l'élevage humain sera universel et total. Fin de parcours pour les idéaux libérateurs de 1789, après la soumission de l'esprit (ce leurre terrible de liberté démocratique* qui est celle de l'avoir et non de l'être), le corps lui-même deviendra une marchandise comme une autre, la question à se poser devenant celle de la cause la plus forte (de toutes celles idoines fabriquées par l'homme) amenant l'espèce humaine vers l'extinction finale, tant la réalité sous-jacente semble déjà dépasser en soi les scénarios prémonitoires des catastrophes cinématographiques, ayant valeur de symbolique phénoménologique. Ayant choisi de sélectionner les visiteurs de mon site, je ne ferai pas l'injure d'expliquer en quoi l'utopie démocratique est à l'origine même de la catastrophe écologique planétaire (tout autant des grandes guerres, de l'accès au pouvoir d'Hitler, de Staline, de Mao et de Pol Pot), convaincu qu'une Culture et un recul de pensée sont nécessaires à la compréhension d'une manipulation rampante, tout un art inspiré de Machiavel et de Sun Zi (son "Art de la guerre" eut inspiré Staline, Mao et la stratégie d'entreprise : "lorsque l'ennemi est uni, divisez-le") : "Vous profiterez de la dissension qui surgit chez vos ennemis pour attirer les mécontents dans votre parti en ne leur ménageant ni les promesses, ni les dons, ni les récompenses" (De l'évaluation,
1.15.). Il faut se pencher sur la Chine ancestrale, afin de mieux comprendre la modernité, comme savoir que le Pouvoir ne se partage jamais sans une bonne raison cachée, le "sauvage" naturellement bon de J.J. Rousseau ayant permis toutes les manipulations politiques de la part des malins, des fourbes ou des manipulateurs. René Guénon ("La crise du monde moderne") sut dévoiler le mécanisme démocratique sous-jacent et sa finalité (diriger la masse en opposant sa moitié à l'autre, en laissant penser que c'est elle qui décide en son for intérieur), Günther Schwab ("Les dernières cartes du Diable") montra les applications en œuvre pour détruire toutes les valeurs naturelles (désormais le "Beau" de Platon n'est plus un absolu qui se référerait à une transcendance divine) et l'intelligence (qui ne cesse de diminuer, notamment celle du cœur : "connaissance" différenciée du "savoir", car comment l'intelligence ne pourrait-elle pas baisser, avec le gavage publicitaire qui est une prostitution pire que le trottoir, puisqu'elle revient à vendre l'âme et les rêves ?). Mais la plus grande manipulation de tous les temps semble devoir être associée aux OGM : la mainmise sur le vivant passerait par la contamination à ciel ouvert et l'éradication des plantes naturelles ou hybrides. Aussi, fut imaginée cette chose retorse, digne du "Satan" allégorique de Günther Schwab : le Terminator*. Cette liberté offerte au peuple aura finalement été soumise à une puissance financière (toujours plus de riches et de pauvres), alors qu'il est n'est pas permis d'offrir une partie de ses gains nets d'Impôt à un ami, sans en céder encore plus de la moitié à un Etat glouton (54% du PIB) s'immisçant dans la vie privée. C'est le propre de la politique française corrompue par le "sida mental"* de Louis Pauwels, que de faire prévaloir une égalité des chances (sur l'héritage) sur le droit naturel de la personne d'utiliser comme bon lui semble le fruit de son travail, casser par la même occasion familles et petits patrimoines : les ruines (SDF), mais aussi la fuite des capitaux (ISF). En découle la fin des mécènes, l'isolement de l'intellectualisme d'Etat (Sérialisme, Ircam) qui disparaît sous la puissance de l'argent (la "starac") aveuglant les masses informes de son reflet de pacotille ! Maintenant, il paraîtra très présomptueux de ma part de détenir (de transmettre plutôt) une vérité, d'autant que je reste moi-même critique vis à vis de beaucoup de mes allégations. Exemple : Ben Laden fut-il cet agent de la CIA (création politique ou non) que je rapporte dans mon site, avec l'idée récurrente d'un complot mondial pour la mainmise sur les ressources énergétiques et alimentaires, vis à vis de l'échéance critique de 2050, ou a-t'il lui-même propagé une légende (selon Charles Cogan, agent du renseignement américain) après avoir participé à une dernière bataille en Afghanistan ? Pourquoi et quel but ? Les cartes sont brouillées, cela au moins est certain. Par l'affirmation égotique de mes idées, je rejoins Guy Debord*, pour qui elles n'ont de valeur que si on peut les appliquer. C'est une triste consolation, écrire, quand on n'a plus un RMI. La conviction, ou la certitude, sont plus immédiates que les spéculations métaphysiques mêlées d'intuition (comme part du rêve chez Mircéa Héliade), témoin l'absence de transmission de la Culture classique et de l'Art à l'école de la République, et qui résulterait bien davantage d'une Administration empêtrée dans ses tentacules, que du réel manque de financement, ainsi que cette insignifiance du mécénat français caractérisé par son vide existentiel. A propos de la Musique, ou sa disparition sous son aspect savant, citons la revue Diapason : ""La culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité". De la musique, Nietzsche a dit la même chose. Où, quand, pourquoi, pour les nuls (la collection à succès) comme pour tout le monde, le lien s'est-il rompu ?" (Ivan A. Alexandre, mars 2008). Mais, la Démocratie n'est-elle pas foncièrement l'application du nivellement citoyen de l'individu (opposable à la Personne), une caractéristique liée à l'idée de Nation qui supplanta le rejet de la personne au profit de l'individu, selon Roger Caillois : après que le héros de la guerre antique ou royale eut été supplanté par le soldat inconnu, quand le fantassin n'eut fait plus qu'un avec l'apparition du droit de vote, pour réclamer un impôt du sang qu'aucun Roi n'eut jamais exigé au sein des guerres courtoises, souvent identifiées à la chasse (Bossuet, Joseph de Maistre, sur la question d'hypertrophie des guerres modernes) ? Comment l'Art lui-même aurait-il pu résister à l'horizontalité brute des valeurs "humanistes", ne pas hurler, à en devenir sourd (le Dadaïsme), cette tyrannie meurtrière du nombre chez René Guénon ? Les armées de métier firent place à la conscription massive de tous associée au concept nouveau et abstrait de Nation, allant jusqu'à justifier les bombardements des civils qui participaient à l'effort de guerre : les charniers limités devinrent des boucheries de millions d'hommes, le réservoir humain disponible devenant illimité (crime contre l'humanité, alors que la Révolution fut plus sérieusement du fait des nouvelles puissances d'argent, ne voulant plus s'encombrer d'un Roi ?), nous éloignant des principes de la royauté (la caste guerrière) et du clergé ayant toujours tenté de faire interdire les armes trop meurtrières. Aujourd'hui, l'arme atomique supplantant le nombre des fantassins, le service militaire (naguère justifié, de manière formidablement hypocrite, comme "intégration sociale") fait de nouveau place à une armée de métier, mais l'Art dit moderne ayant toujours valeur de révélateur de la psyché (pour les "modernes", mais plutôt analogie pour les "anciens"), faut-il déceler, avec toutes ces monstrueuses sculptures difformes (acier tordu ressemblant aux débris fondus des deux tours américaines de Manhattan), le signe avant-coureur de la catastrophe prochaine qui va raser nos villes et notre civilisation ?

* (Maintenant, ma situation est conforme aux attentes des organismes d'Etat : plus aucune photographie de paysage à partir de 2008. En sollicitant l'aide artistique, je suis allé moi-même me fourrer dans la gueule du loup, c'est à dire attirer l'attention de ceux qui ont participé activement à détruire la nature (la souillant), les paysages (par des publicités flattant la vulgarité). Je n'ai jamais utilisé une lessive avec des phosphates, les fonctionnaires peuvent-ils en dire autant ? Avec le recul, je pense que les politiques auraient pu se passer de cette armada de fonctionnaires hostiles, de la paperasse infinie et retorse (lorsque l'on crée sa propre entreprise), utiliser par exemple la mitraille, la fusillade, la noyade (comme sous Papon, en 1961) ou toute autre technique, à la seule fin de dissuasion d'entreprendre. A titre d'exemple, ma famille âgée ne peut toujours pas jouir d'un héritage plus d'un an après (pour des soins), mais il a fallu payer l'impôt sous 48 heures (prendre un crédit à un taux usurier), ce qui fait comprendre dans la chair l'illusion des droits de la personne. Au moment où la "maladie de la vache folle" se propage peut être de façon endémique (le Ministre a transmis une nouvelle demande pour les farines animales), ou les cancers progressent (40% d'origine alimentaire), où les produits chimiques créent des maladies de dégénérescence, et où la publicité sert à mentir sur le contenu des boites, sur la qualité des produits qui sont falsifiés, dénaturés, remplis de pesticides et de graisses hydrogénées, et où l'obésité fabriquée par des industriels (décorés et surpayés) fait des ravages, un scandale français se limiterait à Miss France montrant ses seins ? Cette société est donc formidablement cinglée, inapte à penser, elle ne saisit rien du gouffre mortel qui l'aspire. Je me suis retrouvé en Auvergne (toujours arriérée et sale : trottoirs dégorgeant de déjections canines (Riom), rapiate : j'y ai été escroqué et mis à la rue par des artisans locaux gavés par mon argent (ce blanc-seing juridique de la "mise en liquidation judiciaire" est le droit d'escroquer autrui), au racisme à fleur de peau : comme tous lieux en vase clos, exemple : l'Ouest de l'Irlande), loin des mers que je photographiais, à cause de la bêtise, de la malhonnêteté des êtres croisés sur mon chemin de vie, pour me retrouver brisé par une Administration rendue à l'état de machine sans âme, rien qui ne puisse être rattaché à une civilisation. Rapporter que les hommes politiques canalisent la conscience sur des faits mineurs : radiation de chômeurs, quelques voitures brûlées, est devenu un lieu commun du populisme)  
* (Exemple de déontologie publicitaire : 1% de matières grasses sur l'emballage Kellog's (condamné en 2008), alors que ce pourcentage s'applique au petit déjeuner complet, étiquetage légal des détergents convenant de "30% et plus" de phosphates, alors que les produits ont : Sun d'Unilever : 49.4 à 51.4%, Mir d'Henkel : 43.2 à 50.5%, Calgonit de Reckitt Benckiser : 42.1 à 49.7% ("Détergents lave-vaisselle", Que Choisir de mars 2008))
* (Pesticides : "Nos rivières boivent la tasse" selon Que Choisir. D'après l'Ifen (Institut français de l'environnement), c'est 91% des rivières et 55% des nappes souterraines qui sont contaminées par les produits phytosanitaires (étude sur les pesticides dans les eaux ; principaux polluants : les herbicides comme le glyphosate (17µg/l, 18.8µg/l pour l'AMPA), les diuron (36µg/l) et isoproturon (42µg/l), alors que le seuil de l'eau potable est de 0.1µg/l ! Insecticides : "le Ministère de l'Agriculture vient d'autoriser l'emploi du Cruiser, un nouveau produit d'enrobage des semences très toxique pour les abeilles (...) Celles-ci sont alors incapables de retrouver leur ruche (...) Une hécatombe qui, si elle perdure, pourrait avoir des conséquences catastrophiques sur l'environnement et la biodiversité" (Que Choisir, mars 2008). Le chemin qui reste à parcourir, pour tuer toutes les abeilles et polluer toutes les rivières à 99.99%, touche à sa fin, encourageons tous ces hommes et femmes politiques ! En attendant, je continue de manger du pain biologique, à utiliser des produits sans phosphates, à rechercher une Culture classique qui ne cesse de fuir les rayons des marchands ayant mortifié le petit commerce, je m'estime quant à moi heureux de ne pas encore être rendu au point d'acheter une vraie pomme sous le manteau, comme s'il s'agissait d'une substance illicite (comme les très dangereuses graines BIO et naturelles de l'association "
KOKOPELLI" : "à l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible"))
* ("Seed Dictatorship and Food Fascism", Vandana Shiva (Navdanya, une ferme BIO en Inde) ayant sauvé plus de 7000 variétés de riz)
* (Cancers : De 1980 à 2008, le nombre de cancers a presque doublé (+ 93% chez l'homme et + 84% chez la femme), phénomène non naturel (pas davantage que les produits alimentaires trafiqués et vendus dans les grands magasins) que certains voudraient expliquer par la poussée démographique (pour 25%) et le vieillissement (pour 20%), alors même que la consommation de tabac et d'alcool était en forte régression (une source InVS : "Institut de veille sanitaire"). Je crains qu'il faille, avant tout autre facteur (pollution au domicile, stress au travail (au chômage), particules fines du diesel qui devrait être interdit, si les Politiques aux ordres ne faisaient pas tout à l'envers), y voir la marque de la dénaturation poussée des aliments industriels :  hautes températures pour huiles alimentaires, extractions chimiques, résidus de pesticides, renforçateurs du goût destinés à agir sur le cerveau du cobaye humanoïde, saturations très excessives de sel et de sucre, toute une panoplie de traitements transformant des produits qui devraient être sains en matière totalement morte, chiffrée en calories et dopée de vitamines de synthèse, tout comme le goût, sans oublier la surconsommation de cadavre (viande) qui pourrit dans un système digestif bien trop long pour être celui d'un carnivore (lire Cuvier). A n'en pas douter, les OGM sonneront le glas d'une vie saine et du bon sens de ceux qui ne s'en laissent pas conter par les publicités distillant venins et mensonges au quotidien. La société démocratique, aliénée au nombre et au quantitatif (à la puissance et non à l'être, exemple :  le vote citoyen) aura, pendant longtemps encore droit à l'écran de fumée destiné à cacher les morts massives : les feuilletons policiers pour réconforter la ménagère idiote, les terrorismes corses et basques qui renaissent de manière synchrone, les affres des banlieues et le coût des faux chômeurs (en réalité un pourcentage extrêmement faible), l'émigration dont on oublie qu'elle fut encouragée dans une perspective d'esclavagisme moderne : "ce travail dont les Français ne veulent pas", jusqu'à l'affaire Ingrid Betancourt qui sert à faire pleurer dans les chaumières, avec le même talent qu'André Rieu sur son violon. Cette manière de traiter l'information est pitoyable pour l'intelligence, mais son efficacité politique ou marchande reste totale : taper sur les petits est beaucoup plus aisé que de s'en prendre aux assassins de la vie. C'est une manipulation d'ordre presque démoniaque, aboutie dans son inversion, si l'on se réfère à l'absence de Monde Imaginal (imagination active totalement absente de "Harry Potter et l'Ordre du Phénix") au sein d'une modernité ayant coupé le lien entre celui Intelligible ("Noun" des Égyptiens ou "Nous" des Grecs) et celui Sensible ("Soma" des Grecs), amenant le royaume de la seule matérialité. Ainsi, des trois niveaux de la réalité d'Henri Corbin, et correspondant sensiblement aux trois castes indo-européennes, ne subsiste que le monde empirique (sens) et celui intermédiaire et paradoxale (symbolique) qui ne remplit plus le rôle d'intercesseur du sacré, qui sert au mieux à divertir ou à faire du profit, ce que les démocrates prennent pour un progrès de civilisation (les "Lumières"), mais qui est signe de Chute biblique. Lieu de passage du Monde Imaginal, l'inter-monde des Mystères d'Isis : "le lieu, par conséquent le monde où "ont lieu" et "leur lieu" non seulement les visions des prophètes, les visions des mystiques, les événements visionnaires que traverse chaque âme humaine lors de son "exitus" de ce monde (...) mais aussi les actes symboliques de tous les rituels d'initiation", Henri Corbin ("Corps spirituel et Terre céleste"), à propos du "ta'wil" de la philosophie iranienne du début du Moyen-Âge (cité par F. Schwarz). Le cancer du corps parait avoir une correspondance dans celui de l'esprit, il est le signe de l'éloignement de notre source, de notre être profond. Nous reportons actuellement cette maladie de l'âme sur la terre, dans les rivières, au fil de l'eau et au gré du vent. Avec les OGM, c'est la folie (l'appât du gain sans conscience, le prétexte de la faim dans le monde : une hypocrisie honteuse) des hommes qui gagnera le Monde entier, une pourriture du vivant imaginée par des sorciers sans aucune sagesse. L'imagination à l'oeuvre est celle soumise à une croissance (sous-entendu des intérêts personnels, comme le vote républicain loin d'intégrer une conscience holistique : agir pour soi-même, en fonction d'une surenchère de promesses et de viles flatteries), diamétralement étrangère à celle verticale de Mircéa Eliade :  "c'est le pouvoir et la mission des Images de montrer tout ce qui demeure réfractaire au concept (...) On s'explique dès lors, la disgrâce et la ruine de l'homme qui "manque d'imagination" : il est coupé de la réalité profonde de la vie et de sa propre âme" ("Images et symboles"). Citons Fernand Schwarz : "Il existe donc une bi-unité fondamentale dans l'Univers entre le réel (Atoum) et le Noun, l'Océan primordial, le monde indifférencié des origines. En effet, l'émergence d'Atoum du Noun ne signifie pas que le Noun cesse pour autant d'exister. Toutefois, à la différence du Noun, non créé et immortel, le monde créé connaît le phénomène d'usure. Ainsi, Noun et le monde créé sont complémentaires l'un de l'autre ; ils constituent la Bi-Unité essentielle qui maintient la vie de l'univers" ("Égypte, les mystères du sacré"))
* (Si Sony abandonne son chien Aibo, les robots sexuels (firme Axis : "Honeydolls") ou militaires ouvriront des parts de marché encore impossibles à estimer) 
* (Hymne national rustre, sanglant (à l'origine chant de guerre contre la Prusse, chant de butor pour charger à la baïonnette), incitateur de haine (sang impur, cela rappelle une autre idéologie), vis à vis duquel il eut été préférable de choisir Méhul (son "Chant du retour" sur un poème de Arnault) ou Devienne, mais aussi drapeau tricolore présenté au Roi, dont les couleurs représentant les castes du système tripartite dumézilien (blanc pour caste sacerdotale, rouge pour celle guerrière (blanc des Bourbon comme anomalie) et bleu pour celle productrice) n'ont plus aucune charge symbolique depuis l'assassinat du Roi et la loi de 1905, tandis que les éternelles repentances pour la Shoa (massacre certes exponentiel et très incomparable, mais pourtant dérivé des nationalismes de 14/18) participent à une "émulation négative" selon Thierry Lévy ("Lévy oblige", Grasset), en paraissant philosophiquement tellement antinomiques avec la création en force d'un Ministère de l'Identité Nationale, comme cela est subodoré dans
Wodhanaz, écrit en 1936 par C. Jung. Il ne faut pourtant pas "sortir de Saint-Cyr", pour comprendre que, le racisme étant surtout le propre de personnes dénuées de réflexion, ce dernier ne peut être que stigmatisé par la prévenance systématique envers autre que soi, la jalousie étant source de haine. Comprendre le contraire est signe d'une grande bêtise (idée de parrainage) : devrions-nous un jour porter la Kipa, afin d'exorciser la Nation des crimes passés (les raffles des forces de police reprenant Paris juste à temps), quite à exacerber de manière fulgurante l'antisémitisme de demain, ravivant les haines ou les inimitées ? Des bourdes cependant bien trop grossières pour dévoiler quelque intention cachée)
* (Terminator : à l'origine développé pour les semenciers, pour rendre les graines stériles afin de protéger les brevets. Chacun sait que les vergers et les champs utilisent des hybrides incapables de conserver leurs caractères propres à la génération suivante. Aussi, sont toujours achetées des graines hybrides chaque année, exception faite pour près de 1.4 milliard d'êtres humains trop pauvres et vivant de leurs graines (ce qui n'empêche pas notre Ministre de l'Agriculture de penser que les OGM lutteront contre la faim). Alors, la plus grande différence entre les graines hybrides et celles génétiquement modifiées, réside dans le fait très nouveau que la plante OGM (en dehors de ses propriétés propres) permet non seulement une transmission conforme de ses caractères, mais d'être brevetée pour un retour sur investissement. La logique marchande du Terminator s'impose, puisqu'il s'agit d'une démarche mercantile de la part des laboratoires (brevet déposé en 1987 par le Ministère de l'Agriculture des USA et la firme Delta & Pine Land co, abandonné en 1999 par Monsanto, face au Traitor ne stérilisant pas la semence, mais faisant dépendre d'une chimie désinhibitrice des caractères modifiés), ce qui devient aussitôt un progrès dans la bouche des Politiques (même si le maintien du moratoire fut voté à l'ONU en mars 2006), mais qui risque bientôt de devenir une forme moderne d'esclavage appliquée aux paysans les plus pauvres. A propos de la consommation OGM, on commence à parler de déficience immunitaire (affaire
Arpad Pusztai : biochimiste anglais mis à la retraite forcée, deux jours après la communication de ses recherches), de l'absence d'étiquetage sur les produits contaminés (36 produits détectés sur 103 par "60 millions de consommateurs", en janvier 2002), surtout de la contamination par dissémination du pollen par le vent (Il faudra se souvenir des propos de Jean-Louis Borloo, dans "Le Monde" du 21 septembre 2007 : "Sur les OGM, tout le monde est d'accord : on ne peut pas contrôler la dissémination. Donc on ne va pas prendre le risque"), et d'une possible modification des influences entre gènes : mutations inattendues provoquées également par les radiations ionisantes (rayons gammas tirés des sous-produits des résidus des centrales atomiques) utilisées pour conserver les aliments, mais aussi l'abus d'antibiotiques générant des bactéries résistantes, ainsi des individus mutants))
* (Communisme, avec la nuance insigne que si les USA sont le pays inculte que l'on sait, malgré Steve Reich et Philipp Glass cultivés et d'origine juive, le bolchevisme accorda une importance toute politique à la Culture, souvent sans jamais pouvoir la contrôler en conscience : 
Chostakovitch et Tarkovski : Solaris. Il reste que les poètes, les peintres, et aussi les écrivains ayant survécu au régime communiste, ne sont aucunement ceux qui en étaient les représentants les plus officiels, comme le réitère l'Histoire)
* (
Guy Debord : "Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation (...) Le spectacle se soumet les hommes vivants dans la mesure où l'économie les a totalement soumis. Il n'est plus rien que l'économie se développant pour elle-même (...) Les images qui se sont détachées de chaque aspect de la vie fusionnent dans un cours commun, où l'unité de cette vie ne peut plus être rétablie. La réalité considérée partiellement se déploie dans sa propre unité générale en tant que pseudo-monde à part, objet de la seule contemplation. La spécialisation des images du monde se retrouve, accomplie, dans le monde de l'image autonomisé, où le mensonger s'est menti à lui même. Le spectacle en général, comme inversion concrète de la vie, est le mouvement autonome du non-vivant", la société du spectacle, pour une "vision du monde qui s'est objectivée")

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Ainsi, si nous serons toujours davantage "fichés, enregistrés, classés, déclassés, numérotés", pour reprendre, et en français, la désormais célèbre périphrase de McGoohan, déjà portée sur la "société de contrôle"* de G. Deleuze, le Monde actuel ne s'en précipite pas moins vers l'abîme. Il est vrai que l'intelligence aurait peut être permis de sauver le monde, aidée en cela par le cœur (arrêter enfin de saigner les bêtes juste pour se goinfrer et de détruire les sols, de prendre tous les électeurs pour des imbéciles), mais les bas instincts dominants de l'homme (la puissance augmentée au travers de la démagogie pure) auront à la fois fait culpabiliser les chômeurs, et manipulé la psychologie de la rue et du bistro, instituant en mode d'exemplarité un ISF* (ruinant le pays, montrant qu'en France le pragmatisme cède devant l'idéologie et la démagogie, c'est à dire les intérêts électoralistes ou particuliers), dévoilant que l'Administration* est incapable (quantité indéfinie) de s'inspirer de l'intelligence de ceux rares qui, à bien juste titre, pensent devoir s'en protéger, ou alors la diriger pour soi. Il est à craindre, que ce soit la lourdeur (ou complication démocratique), le Se