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J'ai
pratiqué la photographie de paysage jusqu'en 2010,
du moins j'y ai mis toute mon énergie, mon coeur. C'était
ne pas compter avec la nature humaine parée
des vertus démocratiques qui lui correspondent le moins.
Dès qu'il est question de puissance, d'argent ou de pouvoir,
il n'y a plus de partenaires, plus d'associés, plus d'amis, plus
de famille, - l'Humanité tombe le masque hypocrite
pour se comporter comme les chiens enragés qui se
jettent sur une proie. De même, je me garde bien
désormais de prétendre réaliser des portraits
féminins, ayant plus qu'assez du mépris à
fleur de peau et du venin. Je trouve un véritable
havre de paix dans la photographie des excréments de
chiens sur les trottoirs, d'autant plus que la matière
fécale est finalement considérablement moins abjecte que
les âmes détraquées de l'espèce bâtarde,
ou esclaves, - dont je fais partie avec dégoût
et répugnance. La matière fécale revient
à définir la juste place du photographe, la manière
dont le portrait est considéré, celle dont
le photographe lui-même l'est chez les Corses et dans
une moindre mesure en Irlande, en Ecosse, quand la précarité
impose des restrictions d'hébergement et de consommation
qui déplaisent, sans oublier les chaînes immobilisant
l'artiste chômeur qui devient une marchandise. Vous
l'aurez peut-être saisi ainsi : - il n'est pas utile
à celui qui ne considère pas l'Homme comme un
pourrissement - évoquant par là la sagesse*
qui manquerait - ou bien plutôt la fin
d'un cycle (ou manvatara se terminant par l'abjecte et la monstruosité
- dans le sens guénonien), de poursuivre ce texte.
Il n'y comprendrait strictement rien et projetterait son
ignorance vers le jugement hâtif à hauteur de son
conditionnement. Je le dis comme je le toise à celui
qui ne cherche qu'à conforter ses idées, à
se divertir : l'Homme est devenu stupide et cupide,
l'égalité a généré la jalousie
et l'esprit de compétition qui mènera le Monde
au désastre, la modernité exacerbe le
nationalisme* crétin conduisant aux guerres du même
nom, la morale est un faux-semblant et l'éthique une
valeur qui courbe l'échine en fonction des avantages
perçus. Sous le vernis de l'habitus se cache le mensonge
et la bêtise, sous le dogme du progrès la
perte de l'Être, la course folle vers le néant*.
La seule chose réellement censée à espérer
est que l'humanité damnée d'Esiode s'extermine
pour l'ultime litre de pétrole. Une mentalité
globale faite de rapinerie et de petitesse atteste déjà
que cela sera certain, chacun massacrant l'autre au nom de valeurs
empruntées, que ce soit Dieu ou les droits de l'homme.
Nietzsche le comprit après les sophistes, lui qui opposa
Culture et Nature, secouant en quelque sorte des anciennes idoles,
toujours agitées aujourd'hui de manière ubuesque...
*
Ou Intellect, intelligence du cœur et intuition, bonté
d'âme, connaissance et réminiscence, Être
et Soi, ou, en quelque sorte, la vacuité qui est
la véritable nature des choses, c'est à dire tout
ce que la pensée moderne s'est attachée, dans
sa folie et après
l'impératif catégorique kantien mis à mal
par la Phénoménologie de l'Esprit chez Egel,
à détruire. *
Il convient de différencier le renfermement imbécile
sur soi (ou thèses frontistes) qui génère
la xénophobie et l'attachement culturel qui est l'ouverture
au Monde, comme le pratique Jordi
Savall
vis à vis de la Catalogne qu'il aime tant (Capella Reial de Catalunya),
- mais qui pour cela aussi sauva la Musique élisabéthaine
et la viole de gambe française. Est-il besoin
d'être nationaliste pour aimer écouter Ernest
Chausson
(exemple : Poème
de l'amour et de la mer,
Chanson
perpétuelle,
par le Quatuor Manfred) ? Et citons René
Guénon
: «
... On peut aussi voir là un effet de la croyance
à la seule force du nombre : il est conforme au caractère
quantitatif de la civilisation moderne
de mettre en mouvement des masses énormes de combattants
; et, en même temps, l'« égalitarisme »
y trouve son compte, aussi bien que dans des institutions
comme celles de l'« instruction obligatoire » et
du « suffrage universel ». Ajoutons encore que ces
guerres généralisées n'ont été
rendues possibles que par un autre
phénomène spécifiquement moderne, qui est
la constitution des « nationalités »,
conséquence de la destruction du régime féodal,
d'une part, et, d'autre part, de la rupture simultanée
de l'unité supérieure de la « Chrétienté
» du moyen-âge »,
- suivant le fait que l'on a jamais autant parlé de paix
qu'à une époque où les guerres n'ont jamais
fait autant de ... ravages : «
... il est véritablement prodigieux, pour
qui veut y réfléchir,
qu'on en soit arrivé à considérer comme
toute naturelle une « levée en masse » ou
une « mobilisation générale », que
l'idée d'une « nation armée » ait
pu s'imposer à tous les esprits, à de bien rares
exceptions près » !
(dans : La
crise du monde moderne).
Ce que R. Guénon n'anticipa pas - fut que l'Orient
était bien moins incorruptible qu'il ne l'eût jamais
imaginé, que la guerre frontale des tranchées
fut supplantée par celle économique, consommériste.
"Pour
qui veut y réfléchir"
écrivait Guénon, c'est bien là le problème
mis en exergue par le dogme démocratique : les électeurs
sont en immense majorité les auditeurs des radios "libres" de
la non-pensée (comme Skyrock & NRJ),
gavant de publicités affreusement débiles (c'est
à dire comme conçues pour s'adresser plus spécifiquement
à des débiles), pour un taux d'audience attestant
le rapport de un à dix avec France Musique.
"Pour
qui veut bien y réfléchir"
est donc tributaire du fait de le pouvoir encore et, même
en écartant la masse des fumeurs au regard si peu éveillé, ne peut absoudre le formatage extraordinaire
de la pensée moderne, en Démocratie bien plus
qu'ailleurs semble-t-il, du fait de la passivité morale
qu'elle induit... *
Cette course folle vers un néant
atteint à la fois la biodiversité et l'être-pour-la-mort
imposé aux animaux de boucherie (et humains dépossédés
des protéines détournées pour l'élevage
industriel occidental, quand l'énergie nucléaire
finira en fléau du genre humain !), qui ne quittent le sordide
milieu concentrationnaire que pour être abattus, - immense fleuve
de sang après les marées excrémentielles
des algues vertes (ulva armoricana en
Bretagne
pays
des cochons,
celui animal et celui plus humain, si difficiles à
différencier l'un de l'autre). Et citons Isabelle
Saporta
que je classe parmi les "grandes dames" dans un Monde
de brutes (pour ne pas dire de pure merde) : «
On s'étonne de voir un bocal étiqueté
"graisse de Lamballe". Ah oui, ça c'était
le temps béni d'avant la vache folle, quand le cochon
avait le droit de manger le gras de ses congénères
et que le cannibalisme était de mise ! Ce n'est plus
possible depuis quelques années seulement, au grand regret
de Denis Olivry, directeur du site de Plestan, qui n'en démord
pas : « Rien
ne faisait pousser si bien le cochon que le gras de ses petits
camarades ! »
».
Nous savons désormais de quelle norme morale contre-éthique s'inspiraient
les détraqués nazis, pour Hitler du Fordisme,
ce dernier des abattoirs de Chicago ! Le lien est intime...
René
Guénon,
dans son Etudes
sur l'hindouisme
(publié en 1930), donnait quelque espoir à
propos de la supériorité de la contemplation
sur l'action : « Tous les êtres, qu’ils le sachent
ou non, qu’ils le veuillent ou non, dépendent entièrement de leur
principe en tout ce qu’ils sont ; l’action désordonnée n’est
elle-même possible que par le principe de toute action, mais, parce
qu’elle est inconsciente de ce principe, parce qu’elle ne
reconnaît pas la dépendance où elle est à son égard, elle est
sans règle et sans efficacité positive, et, si l’on peut
s’exprimer ainsi, elle ne possède que le plus bas degré de
réalité, celui qui est le plus proche de l’illusion pure et
simple, précisément parce qu’il est le plus éloigné du
principe, en lequel seul est la réalité absolue. Au point de vue du
principe, il n’y a que l’ordre ; mais, au point de vue des
contingences, le désordre existe, et, en ce qui concerne l’humanité
terrestre, nous sommes à une époque où ce désordre paraît
triompher (…) Faut-il en conclure que le cycle actuel touche
effectivement à sa fin, et que bientôt nous verrons poindre
l’aurore d’un nouveau Manvantara ? On pourrait être tenté de le
croire, surtout si l’on songe à la vitesse croissante avec
laquelle les événements se précipitent
; mais peut-être le
désordre n’a-t-il pas encore atteint son point le plus extrême,
peut-être l’humanité doit-elle descendre encore plus bas, dans
les excès d’une civilisation toute matérielle, avant de pouvoir
remonter vers le principe et vers les réalités spirituelles et
divines. Peu importe d’ailleurs : que ce soit un peu plus tôt ou
un peu plus tard, ce développement descendant que les Occidentaux
modernes appellent « progrès » trouvera sa limite, et alors l’«
âge noir » prendra fin ».
Il
semble que cette limite se rapproche à marche
forcée, que l'obsession pour les choses matérielles
ne fait que produire le désordre et ainsi donc la
pauvreté, aussi que l'agitation qui en résulte génère
un stupéfiant chaos que la société
du spectacle
(chez Guy
Debord)
et la société
de contrôle
(chez Michel
Foucault)
s'évertuent à cacher ... en prenant possession
de la psyché collective... C'est ainsi que la liberté
promise - celle individuelle - est devenue la pire des prisons,
celle de l'oubli de l'âme et de la question de l'Être,
ainsi des pulsions de l'ontique privé du Dasein*.
Le vrai Pouvoir, celui de l'argent* et de l'influence,
est devenu le lobby
des pesticides
dont l'origine remonte au Zyklon B (et Wikipédia : « Une variante commerciale,
du nom de Zyklon, était encore homologuée en France jusqu'en 1997
pour la désinsectisation de locaux de stockage »)
et à IG Farben. Si il était opportun d'écrire
que la Shoah est une leçon, elle serait de
montrer ce que l'on fait endurer à la Nature (les animaux
"destinés" aux abattoirs), - l'appliquant
cette fois-ci à l'Homme. Peine perdue, l'horreur n'évoque
rien face au spécisme*.
Quant aux pesticides, qui pourra dire qu'il n'en savait rien
? Citons "Pesticides
- révélations sur un scandale français"
(François
Veillerette)
et "Le
livre noir de l'agriculture"
(Isabelle
Saporta).
*
Être et Temps : « Le Dasein est
un étant qui ne se borne pas à apparaître au sein de l’étant.
Il possède bien plutôt le privilège ontique suivant : pour
cet étant, il y va en son être de cet être
(...)
La
compréhension de l’être est elle-même une déterminité
d’être du Dasein. Le privilège ontique du Dasein consiste
en ce qu’il est ontologique »,
Heidegger.
*
La
symbolique
primaire
de la voiture (est-il nécessaire de la décrire ?),
un racket
fiscal
sur le carburant (auquel tout esclave se soumet) et celui du
stationnement payant se substituant à la zone bleue (auquel
tout esclave se soumet), la défiscalisation
du diesel hautement
cancérigène (particules fines tuant annuellement 10.000
personnes en France : « les diesels émettent 30 à 100
fois plus de particules que les véhicules à essence, ce qui
constitue 90 % des particules émises par l'ensemble des véhicules
! »
(Notre-planete.info)
et un précédent directeur de Peugeot
clamant que c'est écologique !), les courses
débiles
de voitures hors de prix, la dure nécessité
de planter des radars
pour supplanter à la déficience mentale de chacun,
- tout ceci atteste de manière concomitante que la planète
Terre est peuplée de crétins incurables et
soutient l'idée que l'Homme serait effectivement
créé à l'image d'un Dieu ontologiquement plus
enclin à la perversité de toute nature qu'à
la bonté, qu'il faut le subir et le laisser croire. Désormais,
il devient impératif de conduire tout en contrôlant bien
davantage le compteur de vitesse que la route elle-même,
ce qui finira par produire davantage d'accidents fortuits. Ce
sont ces deux mamelles nourricières de notre civilisation
: sale cupidité et crasse bêtise ! *
Une
étude incomparable de Jean-Marie Schaeffer : « La thèse
de l'exception humaine et le prométhéisme de la connaissance ».
Il
n'est pas évident de rapporter ce que l'on est. Il parait
plus simple de définir ce que l'on est pas ou que l'on
croit ne pas être. Pour exemple, je trouve funeste un retour
en France après un voyage en Angleterre, mes
concitoyens me paraissant incroyablement prosaïques (ayez une Honda prélude dans
un sordide village auvergnat, les autochtones se vengent
comme ils le peuvent), la France de surcroît si sale tenant
d'un désordre
où la jalousie va soudoyer l'individualisme. Effectivement,
je dois reconnaître que j'aurais aimé posséder la Lotus Seven,
une paire de Canterbury SE pour écouter
John Dowland, mais non sans résider dans une maison fortifiée
d'Ecosse, le goût ne supportant pas un mélange
des genres. Ce qui survivra, lorsque l'on est également plongé dans la précarité, c'est
de ne pas renoncer à une Culture vouée à un certain sens
du Beau platonicien et coûte que coûte s'épargner
l'écoute des musiques rock, pop ou rap profondément ou
relativement
débiles et qui sont un bruit inqualifiable, c'est
refuser le gavage publicitaire qui fait de l'homme moderne
une oie en batterie, c'est chercher par soi-même les informations sans se laisser manipuler par celles-ci, c'est sauvegarder l'esprit libre isolé de la multitude, c'est ne jamais fumer*
pour satisfaire aux intérêts cupides de l'industrie,
c'est également désirer consommer biologique*. Si peu
d'individus finissent par comprendre que les valeurs citoyennes,
l'état de droit*
qu'elles servent, furent bien moins un art du vivre ensemble,
qu'un viol rampant de l'âme, de la psyché et de
la personnalité, et globalement l'animalisation de la
société qui finalise son infantilisasion.
La situation écologique au bord du gouffre, dont l'homme
sera une possible victime au sein de la biodiversité,
ainsi que le nivellement par le bas, en sont des arguments tangibles...
*
Et l'expérience l'atteste dûment : la première valeur à
accorder au tabac est - en dehors de limiter l'espérance
de vie des plus bêtes - de pouvoir les reconnaître
immédiatement ! Il faut cependant prendre en considération
ce machiavélisme de mettre au point cette saloperie
agissant sur la zone cérébrale de récompense (par
libération de dopamine) : « Les fumeurs actuels ne sont pas ceux des
années 50 qui ignoraient réellement la toxicité du tabagisme. Ils
se recrutent davantage maintenant dans les populations
sociologiquement et psychologiquement fragilisées.
Alors que le
tabagisme dans la population générale est de l’ordre de 40%, il
concerne environ 67 % de jeunes de 16 à 25 ans en insertion
professionnelle, plus de 50 % de chômeurs, 59% de ceux touchant le
RMI et 61 % des CES. Le tabagisme est particulièrement élevé chez
les femmes seules monoparentales et au chômage (...)
Ils ont nié pendant de longues années les manipulations
pour augmenter la nicotine. Ils ont nié la toxicité du tabagisme
jusqu’en 1997. Ils ont nié que la nicotine entraînait une
dépendance alors que leurs chercheurs s’évertuaient à augmenter
ses effets.
En 1983, British American Tobacco obtient par manipulation
génétique du tabac transgénique pour obtenir
une augmentation des concentrations en nicotine dans leurs feuilles
augmentant ainsi sa concentration par cigarette et par suite son
pouvoir addictif (...)
-
4000 substances identifiées, on
retrouve les suivantes : les benzopyrénes, les dérivés nitrés,
les amines aromatiques, l’ammoniaque, le dibenzacridine, les
toluènes, les phénols, les nitrosamines, le formaldéhyde, le
chlorure de vynile, le monoxyde de carbone, la nicotine, l’éthylène
chloré, l’acide cyanhydrique, les radionucléides, l'acide
lévulinique, l’acétone, la toluidine, la naphtylamine,
l’anabasine, l’harmane, l’uréthane, la quinoléine, le fréon,
la coumarine, les glycérols, les benzènes, l’arsenic, les métaux
lourds comme le mercure et le plomb, le cadnium, le polonium 210 et
les restes des pesticides et les insecticides comme le DDT
» (source
: Droit
Air Pur).
Un crime légal ? *
Il convient déjà de citer Fabrice Nicolino
en compagnie de François Veillerette (MDRGF) : « Citons
cet incomparable aveu, ce sera mieux : « FARRE,
ou forum de l'agriculture raisonnée respectueuse de l'environnement,
est une association interprofessionnelle créée
en 1993 par l'UIPP. » Le FARRE est donc une création
de l'UIPP, ce qui nous surprend peu. Et comme l'UIPP est le
rassemblement des multinationales des pesticides, le FARRE est
une couillonnade
inventée par les marchands.
Une de plus (...)
L'affaire de l'ortie révèle une fois encore
un rapport de forces insupportablement favorable à l'industrie
des pesticides. Tandis que la France s'empoisonne
chaque jour davantage,
pour des décennies au minimum, et avec des milliers de
cancers et autres maladies graves à la clé, le
ministère de l'Agriculture envoie ses pandores à
la chasse au purin d'ortie.
Ce n'est pas quelconque, ce n'est pas distrayant, mais en réalité
consternant ».
Je dois dire que je ne vois rien de consternant et que
c'est l'émanation du système économique
correspondant à celui de la pensée. Et même
chose me concernant : les pornographes roulent en voiture
de luxe quand je dors dehors l'hiver en Ecosse, pour mes paysages.
Sachant que la Masse se solidifie à son niveau le
plus bas, la démocratie revient à être
une remontée de merde, c'est une simple question
de mécanique des égouts. Dès
lors, comment s'étonner que les utilisateurs du
purin
d'ortie biologique
soient ainsi harcelés - quand les criminels détruisant
le pays n'ont au pire rien à redouter, au mieux
tout à espérer ? De la remontée
de merde vous dis-je. Comme je suis fier de m'être
fait supprimer le droit de vote, si vous saviez ! En effet,
cette analyse peut s'appliquer de manière très
large et hors champ idéologique, des déboires
de Kokopelli
aux petits agriculteurs qui sont les victimes évincées
des aides de la PAC ! *
Comme le "panoptisme foucaultien" ou les techniques
d'enfermement inhérentes, ou délires deleuziens.
A propos du nationalisme territorial de l'identitaire
moderne d'appartenance, citons plutôt Vincent Pouliot (Department of Political Science,
University of Toronto) et Niels Lachmann : « Dans une perspective constructiviste,
l’ordre est d’abord et avant tout une structure sociale, une
sorte de “ pattern ”, pour reprendre l’expression de
Hedley Bull. Dans la dialectique qui oppose agents et structure,
l’intentionnalité représente le contrepoids que les agents
peuvent plus ou moins opposer, selon le cas, aux déterminations
structurelles. Par conséquent, l’ordre est une structure sociale
que les agents, de par leur intentionnalité, peuvent contester dans
des proportions variables. Dans un hypothétique ordre parfait,
l’intentionnalité des agents est complètement inhibée par les
déterminations structurelles. La structure exerce une influence
totale sur les agents qui, incapables de la défier, se conforment
parfaitement au pattern social de l’ordre existant (…)
Par contraste avec l’époque médiévale,
par exemple, l’épistème fondateur du système international
moderne est la notion de souveraineté territoriale. Dans les
derniers siècles, cette structure sociale a défini ce qu’on
pourrait appeler l’ordre westphalien, que relativement peu d’États
ont contesté. De fait, l’État moderne doit son existence au
principe même de différenciation territoriale. Pourtant, selon
J. G. Ruggie, l’ère contemporaine se caractérise par un
passage vers la postmodernité en ce que l’épistème moderne de la
territorialité est de plus en plus remis en question par de plus en
plus d’États. L’ordre westphalien, qui a produit des effets
stabilisateurs sur le système international pendant plusieurs
siècles, serait en passe d’être remplacé par un ordre
postmoderne dont les contours sont en cours de définition (...)
l’hypothèse de A. Wendt sur
l’inévitabilité d’un État mondial fondé notamment sur une
communauté de sécurité planétaire suscite un certain scepticisme.
Pour simplifier, cet auteur soutient qu’un État mondial sera
inévitablement créé parce que la technologie militaire et la
guerre deviennent de plus en plus destructrices et que les individus
et les groupes auxquels ils appartiennent luttent pour voir leur
subjectivité reconnue. Raisonnant de manière téléologique,
A. Wendt maintient que cette inéluctable destinée s’accomplira
notamment par la constitution d’une communauté de sécurité
mondiale, qui s’approfondirait éventuellement en deçà des États
jusqu’au niveau des individus et des groupes. Bien que
l’élégance de ce modèle soit l’objet d’admiration, les
éléments théoriques manquent cependant pour appuyer une telle
vision téléologique ».
Ne serait-ce pas déjà un aller simple vers Le Meilleur des Mondes
qui devient la réponse forcée à toutes
les peurs occidentales, justifiées ou ... fabriquées ? Pour
faire une pause, qui, bénéficiant d'un minimum
de discernement, n'est pas en mesure de déceler la signature
des USA dans le soulèvement libérateur
des pays arabes, début 2011 ?
Dernières
nouvelles
: Début 2011 : je suis enfin en mesure de fuir
la région épouvantable qu'est l'Auvergne. Pendant
ces dix dernières années de calvaire, il était
impératif de revenir par intermittence à
Paris afin de retrouver les bonnes manières (comme
de dire merci lorsque l'on vous retient la porte, ne
pas cracher par terre), d'aborder d'autres sujets
que l'argent et
rien d'autre.
Je vais donc revivre, quand l'accueil proverbial, l'hygiène
approximative et la méchanceté endémique invitent
à déguerpir. Je vais renaître. Mais, par
quelle abomination historique un tel lieu peut-il ne serait-ce
qu'être ainsi ? Un renfermement sur soi qui conduit vers cette
sociogenèse particulière ? Fuyons simplement
! Bien entendu, mais faut-il vraiment l'évoquer ? - il
ne s'agit que d'un jugement à l'emporte-pièce
qui ne saurait incriminer toute personne ou spécificité
culturelle. Pour avoir voyagé au cours de ma
vie, rien ne me parait plus stupide et
artificiel que les manifestations du chauvinisme et le
sentiment de fierté nationale*, processus et procédé
d'enfermement des consciences,
un recouvrement de l'inné sur l'acquis. *
Une extension de soi par une inflation du Moi pouvant mener
à une psychose. Einstein : « Le
nationalisme est une maladie infantile. C'est la rougeole de
l'humanité ».
Une amie lectrice
m'écrit début 2011 : « -
cet auteur (Jan MAREJKO : Les Esclaves du Sablier, Hystérie et technocratie)
nous dit que l'existence de l'homme et le Désir qui
l'habite et le pousse à retrouver l'être, ne peuvent plus
s'exprimer comme il faut, car la civilisation technicienne nous
enferme dans un temps et un espace homogènes, mesurés exclusivement
de façon quantitative. Dès lors le Désir se reporte sur la
Jouissance, le Tombeau (Golem) ou la Révolution (...)
je ne peux pas m'empêcher de penser à
vous, aux idées très semblables que vous développez sur votre
site
».
Il semblerait que oui ; dans attente d'une lecture
de cet auteur, je choisis de citer C.G.
Jung
("ma
vie")
à propos de l'Être, sa profondeur : «
La différence entre la plupart des hommes et moi réside
dans le fait que, en moi, les "cloisons" sont transparentes.
C'est ma particularité. Chez d'autres, elles sont souvent
si
épaisses,
qu'ils ne peuvent rien voir au-delà et pensent par conséquent,
qu'au-delà il n'y a rien (...)
Plus je suis devenu incertain au sujet de moi-même,
plus a crû en moi un sentiment de parenté
avec les choses. Oui, c'est comme si cette étrangeté
qui m'avait si longtemps séparé du monde avait
maintenant pris place dans mon monde intérieur,
me révélant à moi-même une dimension
inconnue et inattendue de moi-même ».
La phénoménologie,
le scientisme
et le matérialisme,
le mythe du progrès
et le dogme de l'égalité,
l'action en
finalité,
l'instrumentalisation abrutissante de la démocratie,
ont restreint la conscience à la superficialité
de l'observation. En correspondance à l'individuation
et à l'alchimie chez Jung (« J'emploie l'expression
d'individuation pour désigner le processus par lequel un être
devient un in-dividu psychologique, c'est-à-dire une unité autonome
et indivisible, une totalité »),
citons Fritjof CAPRA : « ... l'univers est engagé dans une danse
cosmique ininterrompue. C'est un système composé d'éléments
inséparables, sans cesse en mouvement, animés par un continuel
processus d'interaction. L'observateur en fait partie intégrante. Ce
système reflète une réalité, située au-delà du monde de la
perception sensorielle ordinaire, il implique des dimensions plus
vastes et transcende le langage ordinaire et la logique
raisonnante (…) Ces particules sont en transformation
constante. On ne voit donc jamais aucune substance matérielle, mais
on assiste plutôt à un processus ininterrompu. Un processus de
quoi ? Il n'y a pas de réponse, car, il n'y a pas de substance. Les
bouddhistes en avaient l'intuition : l'univers, en définitive,
est un processus de transformation, qui agit selon des patterns, mais
sans aucune substance matérielle ». Il
conviendrait sans doute d'opposer ou de confronter la philosophie
du désir
chez Gilles
Deleuze
au monde
imaginal
(Henri Corbin : « qui n’est
ni le monde empirique des sens ni le monde abstrait de l’intellect »),
une irréalité du Je
(au sein de "l'irruption dans mon champ d'immanence
d'un monde possible")
à la transcendance du Soi
(de l'entité individuelle à l'emprise du
Divin et, pour la scolastique, la séité
qui
s'oppose à la quiddité, ainséité en quelque sorte,
même
eccéité qui appelle l'Être de l'Être chez Heidegger).
Cela mériterait l'étude considérable
qui dépasse mes facultés intellectuelles
propres ; retenons que pour Deleuze l'Histoire est la
répression
sociale du désir
- dont le capitalisme est la plus forte domination, l'origine
d'une canalisation
des flux du désir s'opposant
à l'individualisme générateur de schizophrénie, tout
en paliant le risque d'éclatement de la
personnalité - du fait de la puissance nietzschéenne
pouvant conduire à la folie. Et citons pour conclure Maurizio Lazzarato : « En
interprétant le point de vue de Deleuze et Guattari on pourrait
affirmer que le capitalisme n'est pas un "mode de production",
n’est pas non plus un système, mais il est à la fois un ensemble
de dispositifs d’asservissement machinique et un ensemble de
dispositifs d’assujettissement social (…) Nous sommes asservie à
une machine lorsque nous constituons une pièce, un rouge de la
machine, un de ses éléments qui lui permettent de fonctionner (…)
L’assujettissement agit sur la dimension molaire de l'individu
(sa dimension sociale, ses rôles, ses fonctions, ses
représentations, ses affections), tandis que l’asservissement
machinique agit sur la dimension moléculaire, pré-individuelle,
infra-sociale (les affects, les sensations, les désirs, les
relations non encore individuées, non assignables à un sujet) ».
La volonté de déconstruire toute valeur
traditionnelle, de renier toute pensée au sein de
la Culture, ne serait pas seulement celle de
conduire le troupeau humain vers la grande distribution, ou
une conséquence de l'éloignement au Principe
et sa contre-initiation selon René
Guénon,
- mais concrètement, d'après une analyse
ne se démarquant pas du mode de pensée moderne,
la mise en place d'une société
de contrôle.
Ce concept sous-entend l'existence (exsistere
ou
"être en dehors de") d'une direction à
l'origine des diverses théories du complot... Right
away.
La question qui se pose d'emblée est alors celle-ci :
pourquoi et surtout comment le peuple se laisse-t-il mener avec
autant de facilité, les ânes galopant loin devant
? En premier lieu cela tient 1)
à la perte de l'Être (ou vie intérieure),
en second 2)
à l'illusion propre au dogme démocratique et qui
atrophie l'esprit critique, enfin 3)
à l'égalité qui élève peu
mais rabaisse considérablement, - faisant 1)
que le Président s'adresse à ses concitoyens
comme s'il s'agissait de débiles légers, - et
faisant 2)
que les arts majeurs sont rétrogradés au
niveau de ceux mineurs. En Auvergne plus que partout ailleurs
- semble-t-il - il est impossible d'avoir un échange
dans le domaine de
la pensée
qui ne soit pas une répétition réduite
des nouvelles du jour diffusées - ou plutôt
inséminées par la Pravda, pardon : la
Presse libre ; - j'aurais mis cependant trop de temps à
admettre qu'il est plus avantageux de photographier les
déjections canines pullulantes que d'espérer aborder
- pour simplement du portrait - quelque créature
rétive de naissance. Le plus emblématique restera
c'te tête des passants à la vue de plaques
étrangères. Une haine rampante, courante en
province, à l'encontre des étrangers, faisant
que quitter la capitale revient à essayer de s'aliéner
le moins possible... Une manière subtile de répondre
à cela est de citer Jung
lui-même, que j'adore lire, qui démontre que
cet aspect des choses ne lui fut pas étranger : A
propos de ce qui serait la Némésis chez les Grecs
: «
Les anges sont des êtres bien singuliers. Ils sont
précisément ce qu'ils sont et ne peuvent être
rien d'autre : entités en elles-mêmes dépourvues
d'âme, ils ne représentent rien d'autre que les
pensées et les intuitions de leur maître. Dans
le cas de la chute des anges, il ne s'agit exclusivement que
de « mauvais » anges. Ils déterminent l'effet
bien connu de l'inflation, que nous pouvons observer aujourd'hui
dans le délire des dictateurs : les anges créent
avec les hommes une race de géants qui, finalement, se
prépare à dévorer les hommes,
comme le rapporte le Livre d'Hénoch » (convenons
que le capitalisme sauvage est digne du nazisme, du communisme)
; sur la morale tacite de l'esclave chez Nietzsche
: «
- l'individu est, en règle générale,
tellement
inconscient qu'il
ne se rend même pas compte de ses possibilités
de décision et c'est pourquoi il recherche toujours anxieusement
des règles et des lois extérieures auxquelles,
dans sa perplexité, il puisse se tenir. Abstraction faite
des insuffisances généralement humaines, c'est
l'éducation qui, pour une bonne part, est coupable de
cet état de choses,
éducation qui cherche exclusivement ses normes dans ce
que l'on sait couramment, et qui ne parle jamais de ce qu'est
l'expérience personnelle de l'individu » ;
puis,
à propos de l'hybris : «
Un homme d'Etat déclarait récemment, faisant
preuve d'une naïveté géniale, qu'il n'avait
aucune « imagination dans le mal ». Cela me
semble très pertinent : nous
ne possédons aucune imagination dans le mal, mais elle,
elle nous possède.
Les
uns ne veulent rien savoir de cet état de choses, et
les autres s'y trouvent identifiés.
Telle est aujourd'hui la situation psychologique du monde
».
Jung dénonçait une vie politique, l'absence
de tout mythe approprié : «
Le christianisme a refusé audience à ceux qui
accordaient expression à la mouvance obscure des représentations
mythiques. Un Joachim de Flore, un Maître Eckhart, un
Jacob Boehme, et beaucoup d'autres, sont restés des secrets
hermétiques pour la masse ».
N'en est-il pas exactement de même pour cette crise
écologique actuelle et une immense majorité
manifestant un blocage inné (une éducation n'ayant
pas favorisé l'éveil de la conscience) et circonstanciel
(climat artificiel de peur) ? Sans oublier la bêtise
colossale, digne des géants dans leur appétit
des hommes. Faire des affaires aujourd'hui, c'est élever
cette bêtise se substituant aux délires de
domination... BIOCONTACT
(février
2011) : «
Le
projet de loi de finances 2011, qui vient d'être adopté
par le Sénat, réduit de 4.000 à 2.000 euros
le montant du crédit d'impôt sur le revenu dont
bénéficient les agriculteurs convertis à
l'agriculture biologique (...)
L'agriculture biologique est aujourd'hui la plus à
même de préserver concrètement et durablement
les ressources naturelles, la biodiversité et la richesse
des sols. Cette
mesure financière est un message très négatif
adressé à la bio
et une
trahison complète des objectifs affichés par le
Grenelle de l'environnement
».
La seule chose qui puisse me surprendre vraiment, n'est pas
tant quelque trahison très attendue du Grenelle
de l'environnement, que le fait étrange que l'Etat
ne fasse pas augmenter la vitesse sur les routes, afin de générer
davantage d'accidents et, par ce procédé, toujours plus de
croissance. Bernard Maris : « Êtes-vous vraiment dupes ? Êtes-vous des
“salauds” sartriens, conscients de votre rôle, de votre
ignorance, et du travestissement de votre ignorance ? De simples
nigauds pour les uns, gardiens du mensonge, comme d’autres gardent
des coffres ? Des Ponce Pilate qui pigent à la télé pour les
autres ? Peut-être croyez-vous sincèrement à ce que vous dites ;
franchement, pour vous, on espère que non ».
Ainsi, il y a une certaine différence entre l'Iran
et la France, si là-bas un dictateur fou fait
pendre ses opposants politiques (pour semer la peur), ici les
victimes des pesticides crèvent dans une indifférence
(et ignorance) totale... Selon l'Appel
de Paris
(court extrait) : «
§5. Constatant que l’Homme
est exposé aujourd’hui à une pollution chimique diffuse
occasionnée par de multiples substances ou produits chimiques ; que
cette pollution a des effets sur la santé de l’Homme ; que ces
effets sont très souvent la conséquence d’une régulation
insuffisante de la mise sur le marché des produits chimiques et
d’une gestion insuffisamment maîtrisée des activités économiques
de production, consommation et élimination de ces produits.
§14. Considérant que la pollution
chimique sous toutes ses formes est devenue l’une des causes des
fléaux humains actuels, tels que cancers, stérilités, maladies
congénitales etc.; que la médecine contemporaine ne parvient pas à
les enrayer ; que, malgré le progrès des recherches médicales,
elle risque de ne pas pouvoir les éradiquer (…)
Nous, scientifiques, médecins,
juristes, humanistes, citoyens, convaincus de l’urgence et de la
gravité de la situation,
déclarons que : Article 1 : Le
développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la
dégradation de l’environnement - Article 2 : La
pollution chimique constitue une menace grave pour l’enfant et pour
la survie de l’Homme - Article 3 : Notre santé, celle de
nos enfants et celle des générations futures étant en péril,
c’est l’espèce humaine qui est elle-même en danger ».
Cependant, s'il s'avère
qu'une association écologique daigne instruire l'opinion publique
rendue à l'état cérébral de mou
pour chat, du désastre sanitaire en gestation, voilà
ce que répond le ministre de l'Alimentation et de l'Agriculture
- Bruno Le Maire : « La campagne de
FNE contre l'agriculture est une campagne, et je pèse mes mots,
scandaleuse et inacceptable (...) quand j'entends dire, de la même
façon, que les chasseurs sont des tueurs qui ne sont pas respectueux
de l'environnement et de la biodiversité (...) les bras m'en
tombent ».
Mais, est-ce une campagne contre les agriculteurs ou seulement
l'agriculture voulue par le politique ? Je comprends fort
bien Monsieur le ministre - les individus qui s'amusent à
massacrer les bêtes sont plus respectables, fréquentables
que ceux qui veulent dénoncer une forme moderne
de génocide humain, tout au moins un empoisonnement collectif
avec la mise en danger de la vie d'autrui, car, si
le peuple commence à saisir enfin qu'il se fait assassiner,
- cela pourrait vite se terminer au Tribunal pénal international
de La Haye... A visiter donc : http://www.artac.info
et http://www.fne.asso.fr. "Scandaleux"
de se défendre et "Inacceptable" de vouloir
sauver la vie de ses enfants ? Nous verrons bien le temps voulu,
car les têtes risquent de tomber en plus des bras. Quant
à tous ceux qui se moquent et se gaussent comme
des cons de ceux qui mangent BIO, - qu'ils bouffent donc leurs
pesticides et
en crèvent
!
Sélection naturelle,
dis-je ! Et Eva Joly
de
clamer enfin : «
Quand on pense aux algues vertes en
Bretagne et quand on voit la violence que génèrent les affiches qui
montrent la réalité - personne ne dit que ces photos sont truquées
-, on dit qu'elles sont violentes, les photos (…) Ce ne sont pas
les photos qui sont violentes, c'est la réalité qui est violente.
Et c'est ça que nous allons changer (...)
Je ne pense pas qu'on puisse combattre un problème qu'on ne peut
pas nommer », -
quand Nicolas Sarkozy
juge cette campagne (de vérité) « particulièrement déplacée »,
que le Conseil régional de Bretagne pense
assigner la FNA en
justice pour « atteinte à son image ». Mais
quelle image ?
Elle est déjà faite : il suffit de marcher sur la
plage, de sortir à la gare de Lamballe où une odeur de merde enveloppe
immédiatement.
Au moins, en Irlande, la mer sent bon l'iode. La France est vraiment ... un
pays de cochons à tout point de vue. Cette campagne FNE,
par la réaction virulente des uns et des autres, aura
eu l'immense mérite d'afficher au grand jour ceux
et celles angoissés qui cautionnent activement les ravages
de la Terre... Il n'y aurait plus qu'à passer
un bon
coup de balai,
si ce n'est que c'est impossible et sûrement trop
tard. Message de Pleinouest35 à la FNE : foutez-leur
donc au cul ! De toute manière, il faudra bien que les
irresponsables rendent des comptes aux générations
futures dont la vie est d'ors et déjà hypothéquée...
POURQUOI
? - POURQUOI
? - POURQUOI ?
... Pourquoi la société moderne en est-elle rendue
à cette situation monstrueuse ? A)
Pour la question du scientisme, amenant
à rejeter la mémoire de l'eau (Luc Montagnier : « l'information
génétique peut-être transmise de l'ADN à quelque chose qui est
dans l'eau. Ceci est un pas de plus dans la science
fiction. Je crois que Jacques Benveniste avait beaucoup d'idées très
audacieuses »),
de la dynamisation de l'eau*
de Marcel
Violet
(Etienne Guillet : « Au cours de nos
recherches, nous nous sommes aperçus qu’il n’était pas
nécessaire qu’il y ait un métal dans la chaîne de l’ADN
; en
fait l’énergie vibratoire du métal suffit. De proche en proche,
elle va être transférée jusqu’au site final d’action. Nous
pouvons donc être en présence du métal ou simplement de son
énergie vibratoire transférée à un support adéquat et obtenir le
même résultat. C’est l’eau qui a ainsi transmis l’énergie
vibratoire du métal spécifique à l’ADN qui va agir comme s’il
contenait ce métal »),
de Ryke Geerd Hamer
et de ses recherches sur le cancer... B)
Pour une question de liberté
de pensée
(non de penser, mais bien de pensée). Et Noam
Chomsky :
«
Les médias ne représentent qu'une toute petite
partie de la vaste machine de propagande. Il existe un système
d'endoctrinement et de contrôle beaucoup plus vaste, dont les
médias ne sont qu'un rouage : l'école, l'intelligentsia,
toute une panoplie d'institutions qui cherchent à influencer
et à contrôler les opinions et les comportements,
et dans une large mesure à
maintenir les gens dans l'ignorance
».
C'est l'objet du journal télévisé
dont la vocation n'est pas d'informer le peuple, mais de diriger
(orienter) sa pensée, comme on mène le boeuf
avec le bâton (l'école, la justice, la prison,
la gestion du chômage, les distinctions honorifiques remplissent
ce rôle du chien qui vient mordre les pattes pour faire
avancer la bête). - Citons Jean-Michel Muglioni : « La
démocratie consiste donc pour la plupart de nos contemporains à
donner aux hommes la possibilité de faire connaître leur opinion
sur les choses qu’ils ne connaissent pas pour décider du sort de
leur pays (…) Il y a plusieurs façons d’entendre le vote
lorsqu’on est citoyen et d’en user lorsqu’on est au pouvoir.
Pourquoi est-il convenu aujourd’hui qu’il faut être démocrate,
au point qu’il suffit de dire une décision antidémocratique pour
la déconsidérer ? L’habileté « politique »
élémentaire consiste non pas à chercher et à exécuter la volonté
du peuple, mais à faire approuver la politique d’un homme et d’un
parti. Voilà un régime électif où le gouvernement n’est pas le
ministre, c'est-à-dire le serviteur de la volonté du peuple, seul
souverain, mais cherche seulement à faire croire au peuple qu’on
fait ce qu’il désire (…) Les sondages permettant de savoir
quelles croyances à tel moment les font agir, comme autrefois les
rencontres des électeurs, tout l’art du gouvernant est d’utiliser
ces opinions comme autant de ressorts non pas pour satisfaire les
hommes, comme le croient les naïfs, mais pour parvenir à ses fins
(...) Le vote n’est pas fait pour déterminer l’intérêt
général, comme le voulaient ceux qui ont combattu pour la
démocratie, mais pour faire croire aux hommes que la politique menée
est celle qu’ils désirent et ainsi faire taire leurs plaintes (...)
La mise en œuvre de tels moyens de
gouvernements est fort complexe, d’autant plus qu’il arrive aux
hommes de se réveiller
»,
puis Edouard Jolly : « Comme
l’explique Michel Foucault, le système d’information entre
gouvernants et gouvernés, dont dépend étroitement l’opinion
publique, ne se résume pas en la question de la transmission d’une
vérité ou d’un mensonge entre deux protagonistes. Il s’agit
bien plutôt du problème de l’intervention de l’Etat sur la
conscience des individus. L'Etat n'impose pas des croyances mais
est acteur dans l’évolution, la modification de l’opinion
publique : l'exemple de la multiplication progressive des «
sondages d’opinion », la volonté politique d'ajouter de
nouvelles statistiques de recensement telles que l’origine ethnique
ou la religion déclarée, forment autant d’outils pour l'Etat
qui lui permettent d’objectiver l’opinion publique et les
différentes caractéristiques des individus, lesquelles en sont les
facteurs d’influence directe », enfin Michel
Foucault : « - sujet d’un savoir qui est « opinion »
et objet d’un savoir qui est d’un tout autre type, puisqu’il a
l’opinion pour objet et qu’il s’agit pour ce savoir d’Etat de
modifier l’opinion ou de s’en servir, de l’instrumentaliser.
Nous sommes loin de l’idée « vertueuse » d'une communication
du monarque et de ses sujets dans la connaissance commune des lois
humaines, naturelles et divines. Loin aussi de l’idée « cynique »
d’un prince qui ment à ses sujets pour mieux asseoir et conserver
son pouvoir ».
Cependant, considérant les médias officiels (FR3
fait une bien relative résistance), - ils serviraient
à distiller une pensée unique (mensongère)
sur le 11 septembre (et même France Culture et Arte) et
le réchauffement
climatique,
ils maintiennent la chape
de plomb
quant aux chemtrails et aux réels chiffres du chômage... A
visiter :
http://www.reopen911.info
&
http://video.google.fr/videoplay?docid=-4123082535546754758&hl=fr#
(créature
d'Exxon
?)
&
http://www.chemtrails-france.com. C)
Pour une question de matérialisme
ou de mort de l'intuition. Florence en 1944, Max Planck :
« Ayant consacré toute ma vie à la science la plus
rationnelle qui soit, l'étude de la matière, je peux vous dire au
moins ceci à la suite de mes recherches sur l'atome : la matière
comme telle n'existe pas ! Toute matière n'existe qu'en vertu d'une
force qui fait vibrer les particules et maintient ce minuscule
système solaire qu'est l'atome. Nous pouvons supposer sous cette
force l'existence d'un Esprit intelligent et conscient. Cet Esprit
est la matrice de toute matière »,
ce qui serait reconcilier*
le mécanisme, le vitalisme (G.Deleuze) et l'animisme
(chamanisme), et amenant F.CAPRA
à
écrire le Tao
de la physique.
J. R. Oppenheimer : « Les
découvertes de la physique atomique ne nous apprennent sur
l'entendement humain rien de totalement
étranger, nouveau ou inédit en
soi. Ces idées ont une histoire même
dans notre propre culture et, dans la
pensée bouddhique et hindoue, elles
tiennent une place plus considérable et
plus centrale. Dans ces découvertes,
nous trouverons une application, un
renforcement et un raffinement de
l’antique sagesse ».
Et Morgane Grosdidier : « Les trois
grandes théories de la physique contemporaine n'ont pas fini de
bouleverser notre vision du monde. Les
concepts résurgents d'holisme, d'unité,
d'harmonie et de complexité ne sont
certes pas nés d'hier (...)
ils fondent les premiers récits
cosmogoniques, offerts par les
Assyro-Babyloniens 4000 ans avant notre ère, qui ont
forgé la racine de tous nos mythes
indo-européens. Mais ces concepts, corroborés par
l'expérience, à l'interface de tous
les domaines des sciences dures, humaines ou
"molles", à travers les
échelles d'espace et de complexité, s'entrelacent dans la théorie
qui annonce la fin du déterminisme et
du réductionnisme : la théorie de l'émergence* »
(http://www.enfants-avalon.com).
L'émergence est intéressante, car, sans recourir
à l'idée du plan divin (mais sans la contradiction
avec les Idées de Platon),
- celui de l'immanence y mêle hylozoïsme, panpsychisme
- et animisme considérant une unique
force, qui donc fait penser à la Première
Intelligence
(non-contingente, comme l'essence) chez Avicenne, et
l'essence
nécessaire en elle-même, rappelant l'Être
de l'Être chez Heidegger
(mais l'être-pour-la-mort),
mais qui est émanation divine chez Avicenne, -
faisant que la création est supplantée par une
pensée divine qui se pense elle-même, - infini
considéré comme Possibilité universelle
chez René
Guénon,
le Non-Être signifiant l'au-delà de l'Être
: «
si l'on
demandait cependant pourquoi toute possibilité ne doit pas se
manifester, c'est-à-dire pourquoi il y a à la fois des possibilités
de manifestation et de non-manifestation, il suffirait de répondre
que le domaine de la manifestation, étant limité par là même
qu'il est un ensemble de mondes ou d'états conditionnés ... ne
saurait épuiser la Possibilité universelle dans sa totalité :
il laisse en dehors de lui tout l'inconditionné, c'est-à-dire
précisément ce qui, métaphysiquement, importe le plus ». D)
Pour la question du lobbying
en France - en citant Véronique Smée : « En France,
des lanceurs d’alerte emmenés par le Professeur Belpomme créent
l’Appel de Paris pour dénoncer l’effet cancérigène des
pesticides. Ces scientifiques, parmi lesquels de prestigieux
professeurs comme Gilles-Eric Séralini, n’ont de cesse de
dénoncer le scandale des pesticides, le pouvoir des lobbies
industriels et la complicité des pouvoirs publics (…) A cette
absence de contrôle s’ajoute un lobbying intense de la part des
industriels. Les auteurs qui se défendent de les attaquer à titre
individuel, relatent le fonctionnement d’un système : « un
rapport de forces social et politique outrageusement favorable »
aux producteurs de pesticides. « Le lobby des pesticides a
visiblement choisi la stratégie de l'araignée. Tisser des toiles,
relier des points, tenir l’espace », expliquent-ils.
Colloques, rapports parlementaires, comité scientifiques composé
d’experts « amis », agences d’ « informations »
sur les pesticides, campagnes de publicité, rien n’est négligé,
y compris la création de toutes pièces par les industriels du FARRE
... structure ayant pour but de redorer le blason de
l’agriculture intensive. « Le FARRE est le plus beau
triomphe du lobby. Il regroupe, dans un mélange des genres
stupéfiant ... la FNSEA, l'industrie des pesticides, des banques
et des instituts publics », révèlent les auteurs, qui
montrent comment les industriels sont parvenus à détenir le
monopole des expertises sur le sujet »... E)
Pour la question de l'éthique,
considérant la bonne morale*
des "hommes bons" poussant des milliards d'animaux - élevés
de manière concentrationnaire - vers l'abattoir,
considérant aussi la politique française ayant
fait saturer les sols de pesticides et d'engrais, - il convient
de regarder "Manger
peut-il nuire à la santé ?"
d'Isabelle
Saporta. F)
Enfin, il convient de citer la résultante de cette perte
de l'Être (A
+ B
+ C
+ D
+ E)
: cupidité*
et égoïsme - ou règne du cerveau reptilien, que
je dénomme "animalisation de l'homme"
dans ce site, - chose dûment encouragée par
la Gauche (identification idéologique des arts majeurs
avec ceux mineurs), reprise par la Droite avec la finalité
productiviste de la croissance et un "travailler plus
pour gagner plus", et qui nécessite à la
fois la standardisation (par le bas) de l'acculturation et un
climat de peur (terrorisme et médias).
*
Mais, n'y a-t-il pas une analogie avec la radionique (domaine
de l'archétype fractal) et une correspondance avec le
sourcier qui détecte un taux vibratoire par son corps
? *
Et Kant présenta
l'opposition convenue, entre mécanisme et vitalisme, comme
une antinomie (Dialectique de la critique de la
faculté de juger téléologique),
rejetant de la même façon l'hylozoïsme des
stoïciens (comme Âme du monde pénétrant
toute chose) et des présocratiques. Un exemple de tautologisme
kantien :
« La possibilité d'une matière
vivante (dont le concept contient une contradiction, parce que
l'absence de vie, inertia, constitue le caractère essentiel de
la matière) n'est pas même pensable (...) Il faut donc introduire
un cercle dans l'explication pour vouloir dériver la finalité de la
nature dans les êtres organisés à partir de la vie de la matière,
tandis que l'on ne connaît à son tour cette vie nulle part ailleurs
que dans des êtres organisés et que, sans l'expérience de ceux-ci,
on ne peut se faire nul concept de leur possibilité. L'hylozoïsme
n'accomplit donc pas ce qu'il promet ». *
Non limitée à la dimension phénoménologique,
systémique chez Edgar
Morin,
c'est à dire l'interaction des comportements simples
davantage que leur somme.
*
Nietzsche : « Les morales ne sont rien
d’autre qu’un langage figuré des affects »,
et Jean-Philippe
Ferreira sur Nietzsche : « -
des concepts moraux (le couple
« méchant – bon », les notions de « désintérêt
» ou
d’« abnégation », les idées de « faute » et de «
péché ») sont
rapportés aux affects dont ils dérivent (« ressentiment
», «
mauvaise conscience » et « culpabilité »), affects qui, loin d'être
tenus pour des réalités originaires inanalysables, sont à leur
tout expliqués sur la base d’un modèle énergétiste du
psychisme: « ressentiment », « mauvaise conscience » et «
culpabilité » sont sans doute les affects à l’origine des
principales notions de la morale judéo-chrétienne, ils n’en
dérivent pas moins d’un dérèglement de l’activité
psycho-physiologiques ». *
Citons Lysias
et son célèbre «
CONTRE LES MARCHANDS DE BLÉ »
:
« - ils vous diront peut-être,
comme ils l'ont dit devant le Conseil, que c'est dans l'intérêt de
la ville qu'ils ont acheté le blé en masse, afin de nous le vendre
au meilleur marché possible. Eh bien, je vais vous fournir la preuve
la plus forte et la plus éclatante de leur mensonge (…) leurs
intérêts sont contraires à ceux du public. Quand font-ils le plus
de bénéfices
? Quand l'annonce d'un désastre leur permet de vendre
cher (…) Ils voient vos malheurs d'un si bon œil que, tantôt, ils
les savent avant tout le monde, tantôt, ils en inventent (…) ils
conspirent contre vous ni plus ni moins que les ennemis (…) Il faut
les frapper, juges, non pas seulement pour le passé, mais pour
l'avenir - pour faire un exemple. A cette condition, les marchands
seront supportables, et encore tout juste ».
Cela fut écrit il y a 24 siècles, mais aurait
pu l'être aussi bien ce jour...
L'avenir devient hypothétique. Vers 2050 s'imposera
la question de l'eau et de la nourriture, sachant que la
consommation de viande gaspille incroyablement des ressources
(nous-mêmes et la Chine sommes importateurs du soja OGM
destiné au bétail). Ensuite que : 1)
un dérèglement psycho-physiologique vecteur
d'une morale proche de la maladie mentale, 2)
l'absence d'une éthique politique, 3) la goinfrerie
marchande, 4)
aussi un manque d'intelligence (ne pas saisir le lien entre
Shoah et élevage), - feront que la famine va se répandre
et l'agriculture utiliser toujours plus de produits
cancérigènes (et le lobbie pharmaceutique se frottera
les mains) et d'OGM. Les guerres pour le territoire (Chine
en Afrique) et les ressources (coalition en Irak,
en Afghanistan) mèneront le Monde au bord du chaos du
fait de l'incapacité de saisir que
le végétarisme n'est plus le choix, - mais la nécessité.
Que l'humanité s'extermine donc et ingurgite
sa propre chair - qui est excellente parait-il, quoiqu'un peu
grasse aux USA ! Les Titans incarnent cette monstruosité.
Zeus les foudroya après qu'ils eurent dévoré Dionysos
et
des
cendres naquit la race humaine. L'ambivalence du mythe indique
donc une double origine, divine et monstrueuse. La vengeance des Dieux sera
terrible ! Pour finir ce paragraphe, je convie à réfléchir
sur les valeurs communes que nous fabrique la pensée
unique.
Lorsqu'il s'agit de conflit, peu de choses différencient
notre démocratie de la Geheime Staatspolizei ou
de l'Ordre des
SS,
si ce n'est que la dictature actuelle (rusée du renard
selon Michel
Onfray)
est le contrôle de la conscience et non
plus la contrainte imposée par les corps disciplinaires.
L'armée nazie fusillait les résistants qu'elle
qualifiait de terroristes, la France guillotinait ses terroristes
(ou résistants, selon le point de vue que l'on adopte)
pendant la guerre d'Algérie*,
la guillotine remplissant à nouveau le rôle
de la terreur qu'elle prit pendant la Révolution
française. Pourtant, le Général de Gaulle
fit fusiller bon nombre de prisonniers allemands, en quelque
sorte pris eux-mêmes en otage, - pour faire considérer
les résistants-terroristes comme des combattants à
part entière. Il ne s'agit aucunement de faire considérer
comme identiques les crimes de part et d'autre, mais de
constater que la méthode est, à degré
moindre, semblable. L'humanité et la barbarie sont
des valeurs fluctuantes, selon les rapports de force en vigueur,
la morale simplement une valeur ajoutée.
C'est ainsi que le 11
septembre,
nécessaire pour la stratégie d'un empire, fut
probablement fomenté aux USA, afin de fabriquer
de toute pièce l'opinion. Ici, la morale cautionne l'immoral.
Qui, de raisonnable, peut encore croire que la crise
majeure à venir ne va pas uniformiser la barbarie
qui ne demande qu'à éclore, quand il suffit
de considérer ce que nous faisons aux animaux que
nous mangeons ou tuons pour notre simple plaisir... *
Sans vouloir opposer des crimes abominables ou cautionner
des nationalismes - mais plutôt déconstruire
une illusion démocratique de civilisation - citons
Hasna Yacoub : « Exposée
au Musée central de l'armée, la guillotine qui a fait tomber la
tête du héros de la guerre de libération rappellera jusqu'à la
fin des temps l'atrocité coloniale. Cette machine de la mort restera
un témoin irremplaçable des crimes commis par le colonialisme
pendant la révolution algérienne (...) Aujourd'hui, il ne reste qu'un millier de ces condamnés à
mort. Ces derniers doivent bénéficier d'un statut particulier et
hissés au rang de cadres de la nation. Ce ne sera que peu de
reconnaissance pour ceux qui se sont offerts âme et corps à ce
pays. Quant à la France coloniale qui refuse jusqu'à
aujourd'hui de présenter des excuses pour ses crimes contre
l'humanité, elle ne pourra échapper à l'histoire qui retiendra que
les Français ont utilisé la guillotine pour la première fois en
Algérie en 1843, treize ans seulement après le début de
l'invasion. Est-ce là une image des « aspects positifs » de la
colonisation ? ».
Il demeure qu'une sauvagerie connue des moudjahidines,
dans ces pays où l'on décapite au sabre, où
se pratique la lapidation, - trouve sa correspondance
intime avec l'égorgement rituel du mouton,
pour quelque artéfact plus sociologique que
culturel, qu'eut bien pu relever Pythagore,
des gigantesques abattoirs de Chicago ayant inspiré Henry
Ford puis Adolphe Hitler... A croire que la nature profonde
de l'Homme est de massacrer et ce même au nom de
la paix !
Profession
: photographe et agitateur de ... matière fécale. Site pleinouest35
: photographies et relents putrides de la chose publique. Il
est complexe de vivre sous un régime se revendiquant
démocratique. Car, sous l'apparence de liberté
intellectuelle exclusive, la coercition des âmes
s'avère être plus prégnante et plus profonde qu'ailleurs,
- puisqu'elle procède d'une forme d'envoûtement
collectif devenant d'autant plus imperceptible, que
le degré culturel puis celui de l'intelligence de la
Masse ne font que régresser, quand les élites
véritables disparaissent. Certains
intellectuels d'extrême gauche ont certes pris conscience d'un des aspects
de la Démocratie, l'illusion qu'elle entretient, comme José
SARAMAGO (« Nous vivons à une époque où l'on peut
tout discuter mais, étrangement, il y a un sujet qui ne se discute
pas, c'est la démocratie. C'est quand même extraordinaire que l'on
ne s'arrête pas pour s'interroger sur ce qu'est la démocratie, à
quoi elle sert, à qui elle sert ? C'est comme la Sainte Vierge, on
n'ose pas y toucher. On a le sentiment que c'est une donnée acquise.
Or, il faudrait organiser un débat de fond à l'échelle
internationale sur ce sujet et là, certainement, nous en arriverions
à la conclusion que nous ne vivons pas dans une démocratie, qu'elle
n'est qu'une façade »), mais
sans renoncer pourtant au dogme lui-même, - sans avoir
le courag, ou la force, d'en extraire les conclusions
nécessaires, en l'occurrence le dévoilement douloureux
d'une gigantesque tromperie destinée à manipuler
les êtres plus stupides*,
ou tout au moins récupérée en ce sens. Aujourd'hui,
il n'est plus d'actualité de philosopher et l'utilitarisme
a conditionné le cerveau, puis mis le peuple
à la marche forcée de la croissance.
C'est le mérite de Heidegger
que d'avoir révélé à l'Occident
matérialiste la question
oubliée de l'Être,
au profit d'une simple représentation des « étants
» à seule fin de domination scientifique et d'emprise
sur la Nature
(prise dans le sens du monde et non notre nature profonde),
qui fit que la « vérité de l'Être »
(Aléthèia) amena le philosophe à poser
cette question ontologique :
«
Est-ce donc que la vérité, correctement comprise,
se trouve le moins du monde compromise par le fait que, ontiquement,
elle n'est possible que dans un "sujet" et qu'elle
surgit et disparaît avec l'être de ce "sujet"
? » (Sein
und Zeit),
qui engage donc vers la destruction des croyances non fondées,
car non démontrables (L'«
être-pour-la-mort »)
du platonisme, de la métaphysique. La modernité
n'est pas moins immergée dans des croyances, humanistes
cette fois-ci, car Jean-Jacques
Rousseau
inspira les Lumières, - mais notre société
démocratique en trahit à chaque instant l'esprit,
- en faisant
du vice son moteur économique :
«
Chacun commença à regarder les autres et à vouloir être
regardé soi-même, et l’estime publique eut un prix. Celui qui
chantait ou dansait le mieux ; le plus beau, le plus fort, le
plus adroit ou le plus éloquent devint le plus considéré, et ce
fut là le premier pas vers l’inégalité, et vers le vice en même
temps : de ces premières préférences nâquirent d’un côté
la vanité et le mépris, de l’autre la honte et l’envie (…) Les hommes ne sont point
faits pour être entassés en fourmilières, mais épars sur la terre
qu’ils doivent cultiver. Plus ils se rassemblent, plus ils se
corrompent. Les infirmités du corps, ainsi que les vices de l’âme,
sont l’infaillible effet de ce concours trop nombreux. L’homme
est de tous les animaux celui qui peut le moins vivre en troupeaux.
Des hommes entassés comme des moutons périraient tous en très peu
de temps. L’haleine de l’homme est mortelle à ses semblables :
cela n’est pas moins vrai au propre qu’au figuré. Les villes
sont le gouffre de l'espèce humaine
».
Il y a quelque chose de dévoyé dans le comportement citoyen
qui transparaissait déjà chez le sophiste Hippias opposant
la nature (mais cette fois-ci norme morale universelle) et la
loi (nomos comme "tyran
des hommes"), la crise économique actuelle, ainsi
que le ravage écologique, l'inégalité,
risquant de réitérer la crise idéologique
athénienne (suivant la défaite de 404), la
confiance perdue en la providence étatique se substituant à
celle en la providence divine, avec la nuance que
pour Hippias le petit groupe social (refermé sur lui-même)
devient ravagé par la calomnie quand pour Rousseau
l'agglutinement des villes induit une corruption des hommes, faux
paradoxe tributaire du contexte sociologique. Observez
les jeunes qui jouent à Warcraft,
ils ne pensent que puissance et domination (la supériorité
est un concept qui leur est étranger). Observez le jeu
lui-même, tous les symboles sont inversés - il
ne s'agit que de faire de l'argent. Essayez de l'expliquer,
le peuple actuel est si conditionné qu'il n'a plus
la faculté de voir - qu'il avale sans rechigner le
spectacle
du 11 septembre.
Aujourd'hui donc, pour reconnaître les gens stupides,
ou à très forte propension à l'être,
il ne faut pas observer un comportement tabagique irraisonné, mais
il suffit simplement d'isoler ceux pour qui la Démocratie
... va de soi. la violence sociale qui en découlera ne
sera que plus violente, - ceci pour deux raisons : - A)
la violence quotidienne des médias et des jeux la banalise
au niveau de l'affect, - B)
la crise démocratique n'est pas prête à
être intégrée à la conscience, le
dérèglement qui s'en suivra ne pouvant que déstabiliser
l'intégrité de la personne...
*
Citons donc une vérité - ou
bien pure mystification -
la symphonie rouge de Christian
Georgiévitch Rakovsky : « Aussi incroyable et bizarre que cela puisse
paraître, l’humanité est vraiment victime d’une conspiration
diabolique. Les guerres, les dépressions et les génocides du siècle
passé n’étaient pas accidentels ou inévitables mais le résultat
d’un dessein malveillant. Une preuve choquante est l’interrogatoire
en 1938 par la police staliniste (le NKVD) d’un des fondateurs de
l’Internationale Communiste, Christian G. Rakovsky, 65 ans, qui
était menacé d’exécution pour un complot visant à renverser
Staline. La transcription des 50 pages de son interrogatoire,
surnommée « The Red Symphony » n’était pas
censée devenir publique. Elle confirme que les Rothschild
(Illuminati) planifiaient d’utiliser le communisme pour établir
une dictature mondiale au profit des élites richissimes. C’est
peut-être le document politique le plus explosif de l'histoire
moderne. Il révèle pourquoi les Illuminati ont créé Hitler et
ensuite pourquoi ils ont cherché à le détruire, et pourquoi
Staline fit un pacte avec Hitler en 1939 (...)
« L’argent est à la base du pouvoir » dit Rakovsky, et les
Rothschild le fabriquent grâce au système bancaire. Le « Mouvement
Révolutionnaire » était une tentative par Mayer Rothschild et ses
alliés de protéger et d’étendre ce monopole en établissant un
Nouvel Ordre Mondial totalitaire » (source
: Henry Makow - sur son site :
http://www.henrymakow.com).
Serait-ce donc surprenant ? En quoi diviser le Monde en deux
blocs antinomiques, mais indispensables l'un pour l'autre,
comme symbiose maléfique, différerait-il
du balancement politique gauche-droite ? Lorsque le Président
de la République demande à un journaliste choisi
si il le croit et que ce dernier acquiesce aussitôt
(et citons Mathias Reymond : « À
quelques jours d’intervalle, David Pujadas a reçu la laisse d’or
du "Plan B" destinée à récompenser « le
journaliste le plus servile », suscitant l’indignation de la
direction de France 2 et de quelques blogueurs, puis il a interviewé,
avec une rare complaisance, Nicolas Sarkozy, provoquant
l'indignation du SNJ-CGT et de nombreux autres journalistes.
Faut-il lui décerner la Légion d’honneur ? »),
il s'agit d'un rituel qui est proche d'une messe, et ceci est
de l'ordre du clientélisme intellectuel, - mais le mal
endémique est celui qui ne se voit pas, dont
on décèle les effets insidieux (sous-jacents)
et pervers (inversant toute valeur des choses), quand un
peu d'intuition est préservée. Ainsi, je
retrouverai un semblant d'espoir le jour où quelque client non
lobotomisé
fracassera avec un tabouret (la masse d'arme serait plus
stylé) le poste de radio qui, dans ces cafés
populaires de France, distille en boucle des musiques extrêmement
débiles et entrecoupées de messages publicitaires
soutenus et auxquels personne ne prête plus la moindre attention
critique. Je rajoute que le peuple écoute en silence
et donc dans la plus totale passivité ces messages
qui pourtant lui sont imposés. Il s'agit d'un dressage
quand le fracassement du poste serait considéré,
et unanimement, comme un acte de délinquance ou
la folie passagère d'un déséquilibré.
Et Citons Goethe :
« Nul n'est plus esclave
que celui qui se croit libre sans l'être », -
puis citons
George Orwell : « Ce qu'il y a de
plus inquiétant dans la censure des écrits en Angleterre, c'est
qu'elle est pour une bonne part volontaire. Quiconque a vécu
quelque temps dans un pays étranger a pu constater comment certaines
informations, qui normalement auraient dû faire les gros titres,
étaient ignorées par la presse anglaise, non à la suite d'une
intervention du gouvernement, mais parce qu'il y avait eu un accord
tacite pour considérer qu'il « ne fallait pas » publier
de tels faits ». L'apogée du
grotesque est intégrale, puisque les voix des publicités,
féminines et mielleuses la plupart du temps (du genre
: «
tu
montes chéri ? »,
sont accélérées de manière artificielle,
- pour faire tenir le maximum de gavage dans un laps
de temps le plus court possible. L'apothéose ou la
cime de notre civilisation sera atteinte le jour où chaque
cervelle recevra l'implant d'une puce RFID
distillant en permanence les massages subliminaux, dirigeant
d'elle-même la masse des individus si amorphes vers les
rayons de bouffe raffinée de la grande distribution.
La conscience du peuple, quant à elle, flanche ou est
reprogrammée par un oxymore du développement
durable - celui de la croissance verte - à
l'opposé de celle de Fritjof Capra (« L'univers
est engagé dans une danse cosmique ininterrompue. C'est un système
composé d'éléments inséparables, sans cesse en mouvement, animés
par un continuel processus d'interaction. L'observateur en fait
partie intégrante. Ce système reflète une réalité, située
au-delà du monde de la perception sensorielle ordinaire, il implique
des dimensions plus vastes et transcende le langage ordinaire et la
logique raisonnante »),
c'est à dire des connections invisibles plus
spiritualistes que l'esprit de la complexité chez Edgar
Morin
(pourtant non en reste sur la question de l'intelligence
: « L'usage de la logique est
nécessaire à l'intelligibilité, le dépassement de la logique est
nécessaire à l'intelligence. La référence à la logique est
nécessaire à la vérification. Le dépassement de la logique est
nécessaire à la vérité »),
faisant que le peuple est écarté du processus
volontaire
de modification de conscience. Et Fritjof Capra : « Notre obsession
de l'expansion a déséquilibré l'économie, les institutions et
même l'environnement naturel. On peut parler d'une croissance
cancéreuse des villes comme des technologies, dues à un chaos
conceptuel hérité d'une vision mécaniste du monde (...) La
nouvelle vision de la réalité, qui ouvrira le passage vers une ère
solaire, repose sur une approche holistique des phénomènes,
c'est-à-dire globale et non fractionnée. Nous sommes condamnés à
changer de mode de pensée, de façon de vivre et, par conséquent,
de société. Mais ce changement se fera-t-il avec nous ou sans nous
? Sera-t-il évolutionnaire ou révolutionnaire ? ». Des
individus comme Alain Delon - venant clamer son goût pour
la peine de mort, les chasseurs tuant pour la jouissance qu'ils
en tirent, les marchands ne pensant que profit et bonnes affaires,
les hommes et femmes politiques usant de la langue de bois,
les fonctionnaires aux ordres, ne sont pas prêts d'accéder
à la conscience qui seule permettrait à l'Humanité
d'échapper au chaos qu'elle génère.
Pour saisir l'origine de la pensée holiste de Capra,
il convient de considérer le désaccord historique
entre
Einstein et Niels
Bohr
- à propos du rôle fondamental des connexions non
locales (modèle de la goutte) allant au deçà du paradigme
de complexité et
de sa double relation du tout avec ses parties (au sein du « Le tout est plus que la somme de ses parties », la
pensée complexe de Morin n'étant ni holiste ni réductionniste
: « Il ne s'agit pas d'opposer un holisme global en
creux au réductionnisme mutilant ; il s'agit de rattacher les parties
à la totalité. Il s'agit d'articuler les principes d'ordre et de
désordre, de séparation et de jonction, d'autonomie et de
dépendance, qui sont en dialogique au sein de l'univers »),
nous faisant remémorer James
Jeans :
« Le flot de la connaissance
pointe vers une réalité non-mécanique ; l'univers commence à
ressembler plus à une grande pensée qu'à une machine. L'esprit
n'apparaît plus être un intrus accidentel dans le domaine de la
matière ... nous devrions plutôt le saluer comme le créateur et le
gouverneur du domaine de la matière ».
Face à l'organisation d'une connaissance "disjointe et
morcelée", selon Edgar Morin, et que Georges Gusdorf appelait « pathologie
du savoir », William
James
: «
Notre état normal de conscience éveillée,
la conscience rationnelle comme nous la nommons, n'est rien
d'autre qu'un type particulier de conscience (...)
Quoi qu'il en soit, elles (autres
formes de conscience)
nous empêchent d'affirmer que nous savons tout de la
réalité »,
Niels Bohr : « Quiconque n'est pas choqué par la théorie
quantique ne la comprend pas ».
C'est alors, et de manière universelle et concomitante,
que : 1)
les médias
se calquent sur l'entendement du plus grand nombre et réinitient
le cycle de la pensée, que 2)
l'école
restreint la faculté créatrice, aussi que
3)
le spectacle
qui submerge la conscience supplante la réflexion
- comme la mise en scène du 11 septembre...
Loin des supputations, la mystification n'est donc peut-être
pas celle à laquelle on pense de prime abord, quand (si)
on pense vraiment ce que l'on pense.
Site
censé être clos fin 2010, du moins dans ses grandes
lignes, car me réservant le goût d'y apporter des transformations
indispensables. A partir de 2011, j'ai décidé
en conscience de ne photographier que des excréments
- pour me situer en adéquation avec un système
économique et le regard vide porté par autrui.
Quand un Etat ôte le Rmi pour une demande d'aide, ce n'est
qu'un point de détail pour avoir saturé le peuple
de pesticides
cancérigènes, d'ondes
électromagnétiques
(perturbateur endocrinien), contaminé à-tout-va
avec les déchets
nucléaires
enterrés avec les remblais des routes - désormais introduits
dans des matériaux de consommation courante, et même
irradié
les aliments,
- en plus de s'attaquer au domaine de la pensée. Ce travail
de destruction des fondamentaux de la Vie est presque arrivé
à son terme, car l'immense majorité du peuple a la
totale
ignorance
de ces choses, n'a plus la faculté ni de réagir
ni de réfléchir, un signe de dissolution. Car,
la croyance dans le nihilisme produit ce même
nihilisme et retranche de la Vie. C'est donc une civilisation
de mort
qui ne peut perdurer que tant que la quantité liée
au chiffre
donne cette illusion* vaine de combler la qualité
de l'Être assassinée*,
formule complétée
de la peur, de la précarité. Il ne semble guère
plus heureux de secouer ses semblables, tentative déchue de les
réveiller, - que de faire comprendre au bétail
que la finalité de la sécurité de l'enclos
est de le mener à l'abattoir. Voici un site où
il n'y a rien
à vendre,
aucun
prosélytisme
(si ce n'est briser des préjugés) et surtout aucune
publicité
! Serait-ce un refuge idylique ? Non ! C'est même
un regard brûlant, sombre et cruel porté au
cœur de l'Enfer, plutôt des enfers, celui des Dieux et
celui des hommes : il n'y a rien de plus destructeur pour la
Vie, que les sites tièdes véhiculant le mou convenu
des vertus égalitaires (alors que les inégalités
ne font que croître) qui aident à fabriquer, sans
le savoir, les zombies et les têtes décervelées... Et
Marcel Gauchet : « Le grand
risque d’une société d'individus, c’est de produire des
individus passifs, infantiles, immatures (...)
Tout ce qui a formé la conscience
européenne depuis deux siècles s’est écroulé sans laisser de
trace. Ce continent qui a tellement investi dans la pensée, dans la
culture, dans l’art, a perdu cette force métaphysique. Les
Etats-Unis restent portés par l’esprit de religion, pas les
Européens. Ils sont sous le coup d’un aplatissement matérialiste
de l’existence qui n’est pas particulièrement exaltant. Le
sentiment qui domine, du reste, c’est la déprime collective. Les
Européens sont pour ainsi dire sortis de leur histoire, et la France
tout particulièrement. Elle avait l’ambition, comme disait
Michelet, de jouer « l’éclaireur du genre humain ». Ce langage
fait rire aujourd’hui. On n’ose pas trop employer le terme de
« décadence », parce qu’il fait très ringard, mais c’est à
quelque chose de ce genre que les gens pensent ».
Je pense que ce risque est un risque calculé ou pris en compte,
choyé
ou entretenu, couvé
ou dorloté, gâté ou soigné
... car, quelle intentionalité est susceptible
de lui être attribuée ?
*
Je le pense comme je l'écris, le meilleur procédé
pour enfermer un peuple est de décréter puis de
proclamer qu'il est totalement libre, - car c'est
ainsi que les ultimes résistances (une force ne se manifeste
que tant qu'elle s'oppose à une autre force, pour exemple
l'élan démocratique en Tunisie en 2011) tombent
ou s'amenuisent, un carcan faisant correspondre habitus
et dogme auxquels peu résisteront, faute d'y réfléchir,
ce qui correspond au passage, chez Michel Onfray, de la dictature
dite du lion à celle, rusée, du renard. L'intérêt
cupide de chacun participe (aidé en cela par le
travailler pour gagner plus) à ce processus d'individuation
à rebours que Jung qualifierait, selon sa propre
sémantique, de processus de personnalisation (en
référence au masque dans le théâtre
grec). Les exemples sont innombrables pour accompagner une analyse
qui révulserait le plus grand nombre si peu à
même de saisir l'allégorie
de la Caverne de Platon ou les attaques de Nietzsche dirigées à
l'encontre d'une morale conçue spécifiquement pour
des esclaves. Ainsi en 1976, et à propos du meurtre d'un
enfant par Patrick Henry, Roger Gicquel lançait un célèbres
«
la France a peur ».
1977, c'est l'année où le professeur Jean
Bignon écrivait au
premier ministre : « Force est d'admettre que l'amiante
est un cancérogène physique dont l'étendue des méfaits chez
l'homme est actuellement bien connue » et prédit :
« des
conséquences plus graves sur la santé publique pour les trente
années à venir »,
faisant ensuite dire au Comité Anti-Amiante de Jussieu
: « En 1976, les autorités de tutelle avaient tous les
éléments pour agir : les dangers de l'amiante étaient parfaitement
connus, notamment son caractère cancérogène
».
Mais les journalistes si dispensateurs du fait divers
(et aux bottes des puissants) et les hommes politiques si
compatissants au malheur d'autrui, mirent trente longues
années pour que l'amiante soit enfin mis à
l'index. Ce crime est stupéfiant par le nombre de victimes
(100.000) et le silence dont il fut l'objet. Il semblerait qu'il
en sera de même avec les pesticides, les rayonnements
électromagnétiques et l'irradiation des aliments
exigée par le Codex Alimentarius créé en
1963, - pour des raisons diverses et difficiles à énumérer
en une courte phrase. Certes, Le Grenelle Environnement
est censé sauver la planète ... n'oublions
cependant pas l'étude du Boston consulting group estimant
qu'il devrait générer près de 450 milliards
d'euros, et amenant à citer Einstein : «
Nous ne pouvons espérer résoudre un problème
complexe au niveau de conscience où il a été
créé ».
Certains subodorent un complot pour éradiquer ce
surplus des hommes mettant en danger un avenir de plus en plus
hypothétique. Mais gageons que les puissants qui nous gouvernent,
qui utilisent à leur profit l'inertie psychique d'une
majorité de citoyens embrigadés dans la société
de contrôle - et en faisant grand usage de la peur,
ne sont pas davantage libérés d'une conscience conduisant
au désastre. Vous aurez saisi que je resterai dubitatif
quant à cet Âge du Verseau qui aura quelque faculté
merveilleuse de modifier la conscience et sans qu'une catastrophe en
soit
le passage obligé. Cela explique la raison pour
laquelle la France a peur de très rares assassins et n'a pas
la faculté de se projeter vers le risque
considérable (cette fois-ci) du cancer induit par l'amiante
et
le tabac (risque de 50%), les pesticides et le formaldéhyde
(panneaux de bois aggloméré, moquettes et produits
nettoyant. "Terre vivante" : « Longtemps
classé comme cancérogène possible pour l'homme, il a été
reclassé comme "cancérogène certain" par le Centre
international de recherche sur le cancer ».
C'est la raison également pour laquelle une population décérébrée
et au cerveau accaparé par de bien fausses
urgences, reprogrammé en boucle par la publicité, -
ne pouvait strictement rien retenir des mises en garde
de C. Kousmine à propos de la nourriture industrielle
frelatée à l'origine des maladies chroniques
de dégénérescence si modernes :
pain blanc, riz poli, huile raffinée (« Le raffinage chimique est composé des étapes
suivantes : une neutralisation à 90° par ajout de soude
: élimination d’acides gras libres, phospholipides, hexane ... une
décoloration sur terres adsorbantes à 90° C, une désodorisation à
180-240° », guerir.org).
Le cancer est donc une aubaine («
Droit qu'avait le seigneur de recueillir les
biens d'un étranger lors de sa mort »)
pour toute industrie, croissance, recherche, ou politique.
Et la santé gratuite est devenue la malédiction
pour l'économie de marché à laquelle rien
ne résiste. Abraham Lincoln : « Le gouvernement du peuple, par le
peuple, pour le peuple ».
Or, la chose démocratique cache en son sein, donc
à
l'entendement commun, ce défaut de la cuirasse si
redoutable, - déjà défini en ces termes par
Alexis de Tocqueville : « Ce que je reproche le plus au
gouvernement démocratique, tel qu'on l'a organisé aux États-Unis,
ce n'est pas, comme beaucoup de gens le prétendent en Europe, sa
faiblesse, mais au contraire sa force irrésistible ».
C'est l'origine du laminage de la pensée dite
"unique"
- qui fait que la conscience personnelle n'a de cesse de se laisser
passivement encadrer, - c'est également celle plus
intime de
l'instrumentalisation de la peur. Toutes les personnalités politiques
qui courent en permanence après les faits divers, pour
se mettre immédiatement en représentation
dans le champ du "Spectacle", le font autant pour
jouer ce rôle que le peuple attribue aux élus
(plutôt : à qui on le fait attribuer - grâce au devoir
citoyen), que pour diriger en permanence son attention
hors du champ qui le ramènerait à sa propre
condition, vers l'urgence du vivant. La réalité
technologique serait en passe de dépasser la
fiction - citons Philippe ONDA : « Une expérience
de contrôle des consciences à l’échelle d’un pays est
actuellement en cours en Suède qui possède ainsi la plus puissante
et la plus redoutable arme au monde. Il s’agit de la plus grande
expérimentation sur le contrôle cérébral humain. Ce dispositif
n'est testé pour l’instant qu’en Suède et en Finlande. Ces
deux pays ont toujours été officiellement des champs d’expérimentation des micro-ondes. Dans chaque maison est implantée une
"Energybox”, permettant une lecture digital du compteur,
officiellement pour réduire la facture d’électricité (alors
qu’en fait elle augmente de 10% !). En réalité, ces petites
boites font partie de la loi américaine "Patriot Act" 1&2,
appliqués en Suède via l'OTAN. Certaines armes ne peuvent être
testées qu'en live sur la population, et cette année n'est qu'une
partie des plans d'expérimentations LOIS. Lorsque qu'une
finalisation sera possible, alors on l'appliquera au reste du
monde (...)
Il est maintenant interdit d’analyser
l’Energybox et on ne parle plus du système PLC. La loi sur la FRA
est passée et depuis le 1er janvier 2009, officiellement tout peut
être écouté », "CONTRÔLE CÉRÉBRAL HUMAIN",
par la
technologie HAARP (lu
dans Univers Spirale n° 56,
été 2009, et diffusé sur
http://www.auroville.org).
Aussi ACSEIPICA : « Il existe une relation directe entre cette
boîte, LOIS, chemtrails, FRA, Echelon et le fait qu'une partie de
la Suède soit louée à l’Otan. La Suède est devenue un pays des
plus importants du point de vue militaire de par la géographie, par
les tests de l’Otan et par LOIS. La petite boîte Energybox n’est
rien d’autre qu’une partie du Patriotact américain qui a migré
tout naturellement en Suède dans les bagages des troupes américaines
de l’Otan. Ceci est le début du contrôle total des maisons et de
la conscience humaine » (lu
sur site de l'association : http://acseipica.blogspot.com),
ce qui résoudrait définitivement la résistance
à la société de contrôle. Qu'il est bon
de vivre libre en démocratie. *
Un peu partout dans le Monde c'est la famine et la course
aux dernières ressources, en Russie le bâton policier,
aux USA le lavage de cerveau (car, comment sinon réussir
à faire croire au 11 septembre que nous n'eussions
pas instigué nous-même ?), en France il s'agit
de la mollesse intellectuelle qui est soutenue par une
volonté de contre-culture.
A
propos de ce projet HAARP,
un extrait du Journal officiel des Communautés
européennes (référence :
A4-0005/99)
: « 24. considère que
le projet HAARP (High Frequency Active Auroral Research Project), en
raison de son impact général sur l'environnement, est un problème
d'une portée mondiale et demande que ses implications juridiques,
écologiques et éthiques soient examinées par un organe
international indépendant avant la poursuite des travaux de
recherche et la réalisation d'essais ; déplore que le gouvernement
des Etats-Unis ait à maintes reprises refusé d'envoyer un
représentant pour apporter un témoignage sur les risques que
comporte pour l'environnement et la population le projet HAARP
financée actuellement en Alaska, durant l'audition publique ou à
l'occasion d'une réunion subséquente de sa commission compétente ;
25. demande à l'organe chargé de l'évaluation des choix
scientifiques et techniques (STOA) d'accepter d'examiner les preuves
scientifiques et techniques fournies par tous les résultats
existants de la recherche sur le programme HAARP aux fins d'évaluer
la nature et l'ampleur exactes du danger que HAARP représente pour
l'environnement local et mondial et pour la santé publique en
général ; 26. invite la Commission à examiner les incidences
éventuelles sur l'environnement et la santé publique du programme
HAARP pour l'Europe arctique et à lui faire rapport sur le résultat
de ses investigations ; 27. demande que soit établi un accord
international visant à interdire à l'échelle mondiale tout
développement et déploiement d'armes qui pourraient ouvrir la porte
à toute forme de manipulation de l'homme »
(http://www.policestateplanning.com/european_parliament.htm). Citons
également un rapport du GRIP
(sur l'arme climatique) : http://www.grip.org/pub/rapports/rg98-5_haarp.pdf)
: « A première lecture, rien ne
distingue pourtant HAARP des installations de recherches
ionosphériques déjà en fonctionnement. Sauf le gigantisme des
puissances évoquées, et le contrôle exclusivement militaire du
projet. D'où les inquiétudes et la perplexité qu'il suscite,
amplifiées encore par la langue de bois, ou les silences, des
autorités militaires. HAARP n'est-il que la partie émergée de
nouveaux projets militaires, préludes à une nouvelle course aux
armements ? HAARP risque-t-il de provoquer des dommages irréversibles
ou majeurs à l'environnement ? Ou bien n'y a-t-il vraiment aucune
raison de s'inquiéter ? (...)
Plusieurs experts indépendants,
et de
grande réputation, défendent la thèse selon laquelle le programme
HAARP n'est pas seulement un programme isolé destiné uniquement à
explorer l'ionosphère ou, pour les plus crédule, à réparer le
trou dans la couche d'ozone. Lorsqu'on replace HAARP dans un contexte
historique, ou lorsqu'on l'analyse à la lumière des projets du
futur laboratoire spatial américain (Spacelab) et des théories
circulant sur la Future Warfare, la synergie qui peut se dégager de
ces multiples aventures se présente effectivement sous un jour
alarmant. Transférer des quantités extrêmement
grandes d'énergie, comparables à celles dégagées par une bombe
nucléaire, en n'importe quel point du globe, via l'espace, au moyen
de lasers ou de faisceaux de particules, n'est plus une hérésie dès
lors qu'on associe les résultats d'un demi-siècle de recherches,
les laboratoires de l'U.S. Air Force et de la Navy, des stations
telles que HAARP ou HIPAS, et une base
spatiale comme Spacelab ». Michel Chossudovsky (The
Ecologist, décembre 2007) :
« - Rosalie Bertell, la présidente
de l'Institut international des affaires de santé publique
(International Institute of Concern for Public Health), a déclaré
que HAARP fonctionne comme « un gigantesque appareil qui peut causer
d'importantes perturbations dans l'ionosphère, ce qui crée non
seulement des trous, mais de longues incisions dans la couche
protectrice qui empêche les radiations mortelles (en provenance de
l’espace sidéral) de bombarder la planète ». Le physicien
Dr Bernard Eastlund l’a appelé « le plus grand appareil de
chauffage de l’ionosphère jamais construit ». HAARP est présenté
par l'US Air Force en tant que programme de recherche, mais les
documents militaires confirment que son objectif principal est «
d’induire des modifications ionosphériques » en vue de modifier
les conditions météorologiques et de perturber les communications
et les radars » (site Alter Info). Le système HAARP semble
avoir son double russe avec le champ d'antennes de Sura, près de la
Volga, - que certains présentent comme une immense
antenne émettant en très basse fréquence pour pouvoir communiquer avec les
sous-marins. Site http://sura.nirfi.sci-nnov.ru
: « Ce que
beaucoup pensent, c'est par exemple que l'action du bombardement
correspondant aux éruptions solaires pourrait affecter l'ionosphère
et à travers cela modifier la couverture nuageuse terrestre. Nombre
de scientifiques pensent qu'il faut plutôt chercher là la cause du
réchauffement climatique, et non dans les gaz à effet de serre et
montrent, à l'appui, la forte corrélation entre l'activité solaire
et la température terrestre »,
à propos du potentiel de HAARP donc.
Conscience,
vous avez dit conscience
La fausse pérennité démocratique devrait dégénérer
rapidement, désormais. Il semblerait que la pensée unique dispensée
par les médias officiels et le possible contrôle du psychisme par les
micro-ondes (système HAARP), ainsi que la vidéosurveillance censée
protéger le peuple, anticipent une incapacité intrinsèque des
régimes issus des Lumières à informer sans devoir recourir en
permanence au mensonge, ce qui est défini chez Guy Debord par la
« société du spectacle ».
Il est plus que probable
que cette seule apparence démocratique, que l'on oppose sciemment à
une crise économique, fera place à des dictatures d'un genre
nouveau, dans le cas incertain où le contrôle mental ne sera pas
parfait. C'est un long processus qui débuta avec les milieux d'enfermement désignés ainsi par Michel Foucault. La
liste des mensonges officiels est ahurissante, s'y opposer c'est se
faire aussitôt traiter de paranoïaque. 1) Energie nucléaire
comme solution d'avenir. Citons
Claude-Marie Vadrot (« L'horreur
écologique » ou « De l'inutilité du ministère de
l'environnement ») : « Ces réacteurs fonctionnant d'une
façon ou d'une autre avec de l'uranium, il en existe 450 à travers
le monde, produisant, selon les sources, entre 5 et 10% de l'énergie
consommée sut la Terre. C'est peu. Y compris au niveau de la France,
où la production nucléaire représente 15% de notre consommation
énergétique, chiffre que l'on feint souvent de confondre avec un
autre chiffre : les réacteurs nucléaires produisent 78% de notre
consommation électrique (...) pour
satisfaire la demande en énergie qui continue d'augmenter, il
faudrait construire environ 6000 réacteurs d'ici 2050. Ce qui n'est
pas possible ». 2)
11 septembre présenté comme une
attaque terroriste. Jeffrey Sachs : « Nous devons admettre que
le rythme de notre développement économique et du réchauffement
climatique représente une menace bien plus grave que le
terrorisme ». Quel terrorisme ? Gordon Duff : « Un autre
problème est que Al-Qaïda n'existe pas, n'a jamais existé. Nous
l'avons simplement conçu. Il n'y a jamais eu une telle organisation,
il n'y a jamais eu une conspiration terroriste mondiale organisée de
quelque sorte que ce soit (…) Les Arabes avec des cutters
n'avaient rien à voir avec le 9/11. C'est une histoire de
couverture. Ca a été monté de but en blanc. Il n'y a aucune preuve
de leur implication et, au contraire même, six des terroristes
supposés morts sont vivants, en bonne forme et supplient pour être
interviewés. Le 9/11 n'avait rien à voir avec le terrorisme, rien à
voir avec les Arabes et tout à voir avec l'argent. Suivez l'argent
(…) Pour cette sorte d'argent, on peut facilement s'attendre à
un autre 9/11 ou peut-être pire, quelque chose de "nucléaire".
Les gens qui prennent ces décisions se moquent de la vie humaine, de
l'Amérique et certainement, une chose que je peux vous
garantir, pas un seul d'entre eux n'est musulman. Le processus de
financement de la corruption de ces gouvernements a pris des
milliards de dollars. Cet argent est venu du trafic de stupéfiants
ré-institué par l'administration Bush après l'invasion de
l'Afghanistan. Ce qui n'était pas du tout de la production d'opium
l'est maintenant, et pas seulement l'opium, mais l'héroïne, avec le
raffinage fait maintenant en Afghanistan et de nouveaux champs de
pavot plantés tous les jours sous la surveillance de l'Amérique,
pas seulement la récolte mais l'aide à l'export aussi ». 3)
Gouvernement mondial. Et
Morphéus n°43 : « Herman Van
Rompuy lige du Bilderberg, président du Conseil européen, a affirmé
à Berlin le 11 novembre 2010 que « le temps des Etats nations
homogènes est terminé » (…) Le temps presse pour les élites
mondialistes ; il s'agit de vider les coffres avant le réveil de
l'opinion », et : « Rockefeller, la censure...
(…)
Cependant sur le terrain les choses ne sont pas si simples. Détruire
200 000 sites Internet au contenu gênant pour l'establishment par
jour ne sert à rien (…) Un constat saute aux yeux : ils ont perdu
la main sur le contrôle de l'information relative au 11
septembre ».
Frédéric
Morin
: «
Ceux qui ont volé la souveraineté monétaire
aux peuples sont au-dessus des lois. « Donnez-moi
le contrôle sur la monnaie d'une nation et je me moque
de ceux qui font ses lois
» Mayer Amshel Rothschild (1743-1812). A ce jour, les
dettes souveraines des Etats à l'échelle planétaire
sont entre les mains d'une dizaine de personnes ».
Quoi de plus logique ? Dans la société
de contrôle, « L'homme n'est plus l'homme enfermé, mais
l'homme endetté », mutation contemporaine (conceptuelle)
selon Gilles
Deleuze, mais qui remonterait au XIXe siècle,
serait ainsi
historique selon Michel
Foucault. Le mondialisme n'est-t-il pas
alors l'endettement des Etats qui succède à celui des hommes, ces Etats
subissant à leur tour cet endettement chronique appliqué à
l'individu ? Mecanopolis : « Comme le disait Foucault : « la
société civile, ce n’est pas une réalité première et immédiate
... c’est quelque chose qui fait partie de la technologie
gouvernementale moderne ». En effet, il s’agit avant tout
d’un outil de régulation de l'opinion qui sert des intérêts
précis et temporels. En utilisant la morale et donc en s’octroyant
le droit de déterminer ce qui est juste, la société civile permet
à la classe dirigeante d’élargir son champ de possibilités. Par
conséquent la promotion de causes présentées comme justes par la
sphère extra-étatique, permet d’acquérir par avance l’aval du
peuple ». Ceci explique amplement
la disparition des Etat nations. Et se rapproche inéluctablement
l'Apocalypse
de Jean,
la marque du nombre la Bête - comme le laisserait
penser la directive européenne du 21 décembre
2006, à propos du permis numérique obligatoire dès
2013. - C'est être fiché comme les têtes
de bétail à qui l'on perce l'oreille pour y accrocher
l'étiquette identificatrice (en 2009, on comptait plus
de 6 milliards de puces
RFID
utilisées de par le Monde), quand bien même
il resterait l'opportunité de conserver le permis
de conduire dans une cage de Faraday, pour en bloquer les
signaux radios. Plus loin, dans le texte, j'ai fait part
de craintes sévères à propos d'une
utilisation radionique (qu'au Moyen Âge nous eussions
eu appelée "sorcellerie" - comme
la recette
de la tarte aux cerises
eût été un empoisonnement), - qui pourrait
additionner un contrôle
sur l'aptitude qu'a chacun pour communiquer à
celui des Médias, aussi à la vidéosurveillance
et à l'instrumentalisation de la peur, au formatage citoyen,
à l'acculturation de masse, au gavage publicitaire,
au bruit incessant des villes, au stress généralisé.
Bref, des lendemains qui chantent avant que de mener à
Soleil vert (Soylent Green). 4) Illusions des gentils.
Albert Jacquard : « Les richesse de la Terre appartiennent à
nos descendants. Nous devons donc cesser de les détruire sous peine
de commettre un vol (…) Heureusement, la conscience du danger, elle
aussi, a progressé. Elle peut nous aider à éviter le pire.
L'aboutissement de cette course entre l'obscurantisme et la lucidité
dépend du système éducatif (…) C'est toute la philosophie de
l'école qu'il faut repenser : apprendre à rencontrer les autres
pour se construire, ou se battre contre les autres pour dominer »
(Le compte à rebours a-t-il commencé ?). A votre avis, dans
quelle catégorie faut-il classer un « travailler plus pour
gagner plus », quand l'école ne sert plus depuis si
longtemps à l'épanouissement de la personne, mais à la
quantification des individus programmés pour devenir des machines
... désirantes ? Et citons Bernard Andrieu : « La machine (désirante),
qui fonctionne en nous, est un mode de description du dynamisme de la
subjectivité qui anime le corps sans organes avant et en dessous de
toutes distinctions et déterminations ». François
Zourabichvili : « Une machine désirante se définit d'abord
par un couplage ou un système « coupure-flux » dont les
termes, déterminés dans le couplage, sont des « objets
partiels » (dans un sens qui n’est plus celui de Melanie
Klein, c'est-à-dire qui ne renvoie plus à l’intégrité
antérieure d’un tout) : de ce point de vue, elle se compose
déjà de machines, à l’infini (…) En second lieu, les
coupures de flux s’inscrivent, s'enregistrent ou se distribuent
selon la loi de la synthèse disjonctive sur un corps plein sans
organes (L’Anti-Œdipe, pp. 15-22). Enfin, un sujet qui en aucun
cas ne préexiste à la machine, mais y est produit comme un
« reste » ou un « résidu », circule à
travers les disjonctions et les consomme comme autant d’états de
lui- même (L’Anti-Œdipe, pp. 22-29, et pour une récapitulation
des trois aspects : pp. 43-50) ». Pour Gilles Deleuze, il
n'y avait le rêve comme voie royale vers l'inconscient,
mais l'inconscient-usine à la place
de, ou plutôt substitué, à
l'inconscient-spectacle, si l'on considère la primauté accordée
par le philosophe au désir (faisant désormais partie de
l'infrastructure de la psyché), effluve de la société de
consommation, matérialisme, comme objet d'analyse et constat
indirect d'une psychologie actuelle et dominante dans le Monde dit moderne :
« la production désirante est multiplicité pure, c’est-à-dire
affirmation irréductible à l’unité : nous sommes à l’âge des
objets partiels, des briques et des restes (…) Voilà les
machines désirantes, - avec leur trois pièces : les pièces
travailleuses, le moteur immobile, la pièce adjacente, - leur trois
énergie : Libido [Hylè], Numen et Voluptas - leurs trois
synthèses : les synthèses connectives d’objet partiels et
flux, les synthèses disjonctives de singularités et chaînes, les
synthèses conjonctives d’intensités et devenirs ». Dans « syndrome du Titanic », Nicolas Hulot écrit ceci
: « « La
mondialisation économique est allée plus vite que la mondialisation
politique », note l'un des observateurs les plus critiques des
dérives actuelles, le prix Nobel Joseph Stiglitz. C'est que le
capitalisme a changé de régime depuis les années quatre-vingt. La
psychologie collective en est devenue le moteur, et plus seulement
les lois économiques. Le capitalisme a réussi à imposer « son
modèle individualiste de représentation et de comportement »,
d'où cette « rivalité mimétique planétaire » que
pointe l'économiste Hervé Kemph, qui ajoute : « l'individu
reste en permanence en deçà de ses aspirations », et
d'en
conclure ensuite : « - l'homme accepte que soit étouffé en lui le
citoyen responsable au profit du consommateur aveuglé par les
mirages de l'abondance et de la publicité ». Mais,
je ne crois pas
que l'Homme soit encore conscient de l'étouffement - il ne peut donc pas
l'accepter - d'autant que le citoyen responsable est attitude
comportementale, ajoutée et non innée, et qui tient de l'habitus
et de
la morale. Par contre, être « au deçà des
aspirations » laisse supposer une perte de l'Être,une personnalité brisée et éclatée, la marchandisation de l'homme
et la régression de ce qu'il convient d'appeler la vie intérieure.
Ceci suppose une acculturation par le bas qui contredit en substance
ce retard qui serait pris par la mondialisation politique, et qui se
manifeste insidieusement par la bipolarité égalitarisme-liberté,
valeurs démocratiques attaquant l'élitisme et induisant le consensus commun ou pensée unique.
Comment le réveil
pourrait-il sortir du continuel endormissement de la non-pensé ?
Pour clore, - rappelons un Gilles Deleuze tenant cette
question de l'Être pour empoisonnée (influence de
Spinoza et de Nietzsche), les intellectuels ne croyant pas un instant à la thèse du 11 septembre
qui est, rappelons le, l'avantage psychologique de grimer la mise à
sac des ressources avec le masque
des valeurs
démocratiques, retenant probablement la leçon de la fin désastreuse
des précédentes dictatures ou une facilité déconcertante avec
laquelle le peuple se laisse berner. Un espoir ? En octobre 2010,
76,7% des Australiens considéraient qu'il s'agissait de
conspiration ou d'un coup d'Etat, seconde option qui me parait plus
réaliste. Faudra-t-il l'urgence d'une autre catastrophe pour
reprogrammer les consciences récalcitrantes ? Quelle marge de manœuvre
existe-il pour la noblesse de coeur ?
N'auriez-vous
pas plutôt dit totale inconscience ou radicale
perte d'intelligence ou chaos total ? Nous
savons de quelle manière redoutable Guy
Debord
a décrit la Société
du Spectacle,
qui est un appareil de propagande pour
une emprise du capital sur les vies. Pour
comprendre les raisons psychologiques et culturelles (cultuelles
quand le dogme démocratique est devenue une forme de
religion exclusive) ayant amené le plus grand
nombre à ne se poser aucune question sur la thèse
officielle du 11 septembre, - citons quelques extraits choisis de
RÉFLEXIONS SUR LA CIVILISATION DE L'IMAGE
par Georges GUSDORF (texte communiqué par une amie professeur de philosophie
et datant de 1960) :
« Quelle que soit la puissance d'incantation du verbe, elle agit avec
un certain retard, qui laisse à l'esprit sa chance, un délai qui
peut lui servir pour se mettre en état de défense. L'image, au
contraire, agit totalement ; elle envahit l'espace mental par la
porte grande ouverte de la vision, sans que puissent être mis en
œuvre les filtres de l'esprit critique. L'imagination, la
sensibilité sont atteintes par un effet de choc. Le spectateur, pris
hors de sa garde, peut encore se défendre, mais la résistance est
beaucoup plus difficile. C'est pourquoi l'image est un moyen de
propagande privilégié (…) Rien ne peut mettre
en meilleure lumière cette exposition totale de l'être humain à la
vertu des images, et les menaces d'une fascination inconsciente que
déjà s'efforce d'exercer sur nous la force persuasive des images
publicitaires. Au surplus, la pire propagande est celle qui ne
prétend même pas en être une ; l'immense consommation des bandes
dessinées, des romans photographiques, des illustrés de toutes
sortes et des films populaires correspond certainement à une
puissance prodigieuse d'incantation, à un façonnement de la
sensibilité et de l'imagination par de médiocres maîtres d'œuvre
qui ignorent sans doute eux-mêmes leur puissance. Ils ne songent
qu'à gagner de l'argent, et se trouvent ainsi promus à la
redoutable dignité de directeurs inconscients de la conscience
universelle (…) Or il est clair que chaque image est le moyen ou
l'occasion d'une sorte de test projectif ; elle met en cause les
intentions latentes, la libido et ses complexes, selon le vocabulaire
de Freud, ou les archétypes constitutifs de l'inconscient collectif,
dans le style de Jung. La civilisation de l'image soumet ainsi chacun
d'entre nous à une immense expérimentation de psychologie
réactionnelle, d'autant plus dangereuse que c'est une psychologie
sans psychologue ni psychiatre, et que personne ne se soucie vraiment
de la contrôler (…) La grande industrie de l'image a dû (au contraire) se lancer
à la conquête de l'immense marché nécessaire à l'écoulement de
sa production. Elle a découvert la nécessité de flatter les goûts
des consommateurs, et il est apparu assez vite qu'on ne risquait
jamais de sous-estimer ses préférences. Le résultat en est cette
démagogie qui fait des industries de l'image une des procédures
d'avilissement les plus efficaces parmi celles qui sont à l'œuvre
dans le monde moderne (…) L'image toute faite captive la
personnalité
; elle s'adresse à l'imagination, à la sensibilité, à
la sensualité sans passer par le détour de la réflexion (...)
le règne de l'image semble bien entraîner une
diminution capitale de l'intelligence
(…) L'individualité, sans cesse
provoquée, se trouve excentrée et décentrée, jusqu'au moment où,
captive d'influences incontrôlables, elle risque de se trouver à
peu près complètement aliénée (...)
la masse des images qui nous assaillent est tout à fait incohérente
;
ce n'est pas un ensemble ordonné, mais une totalisation d'excitants
contradictoires, dont l'effet le plus clair semble se limiter à une
désorientation et désarticulation spirituelle de chacun des sujets
en expérience (…) Mais l'interdiction
des images n'est pas pensable, ne fût-ce que parce qu'elle réduirait
au chômage un certain nombre de grandes industries, et
déséquilibrerait les rentrées fiscales ainsi que la balance du
commerce extérieur ».
Il faudra Foucault et Deleuze pour en faire ressortir une intentionalité
concomitante. Puis, - citons maintenant Les masques du désir de Jean BRUN
(1981) : « Il (l'homme) a voulu faire de l'Égalité et de la
Liberté les deux moteurs irremplaçables d'une Cité nouvelle, mais
il ne veut pas voir que la Liberté engendre l'Inégalité et que le
règne de l'Égalité tue immanquablement la Liberté (…) L'homme a
construit des moteurs et a conquis l'espace, mais il ignore où il va
et ne sait où aller. L'univers lui paraît vide parce qu'il l'a vidé
de toute Transcendance et qu'il n'y rencontre que ce qu'il fuit, à
savoir son propre visage. L'Insensé du Gai Savoir, qui annonçait la
mort de Dieu, l'avait bien dit : « Qu'avons-nous fait quand nous
avons détaché la chaîne qui liait cette Terre au Soleil ? Où
va-t-elle maintenant ? Où allons-nous nous-mêmes ? Loin de tous les
soleils ? Ne tombons-nous pas sans cesse? En avant, en arrière, de
côté, de tous côtés ? Est-il encore un en-haut, un en-bas ?
N'allons-nous pas errant comme par un néant infini ? Ne sentons-nous
pas le souffle du vide sur notre face ? Ne fait-il pas plus froid ?
Ne vient-il pas toujours des nuits, de plus en plus de nuits ? Ne
faut-il pas dès le matin allumer des lanternes ? N'entendons-nous
encore rien du bruit que font les fossoyeurs qui enterrent Dieu ? ».
Cris terribles que Nietzsche le foudroyé s'efforcera de transformer
en cris de joie pour avouer finalement à Lou Salomé qu'il voudrait
retrouver la foi de son enfance. Mais le Désir a domestiqué la
détresse même de l'Insensé pour lui promettre des lendemains qui
chantent. Une technique salvatrice s'offre à lui : la Politique qui
planifie les sentiments, les pensées, les actes, qui manipule les
choses et les êtres, qui organise les individus et les cités, qui
travaille au surgissement de la Totalité extatique ». C'est
cela même, - une Totalité extatique !!! En
attendant un réveil individuel - de la personne humaine
- qui ne viendra pas, citons donc le site irma : « Le ministre a également
détaillé les orientations de son action, en mettant en avant les
priorités accordées à la mission "culture" (patrimoines,
création, transmission des savoirs et démocratisation de la
culture). Il a également affirmé sa volonté de soutenir les
industries culturelles ».
Et, Prévision du Ministère de la Culture pour 2011 : « 5. La
promotion de la culture numérique. 131 M€ seront consacrés au
passage au tout numérique en prévision de l’extinction de la
diffusion analogique des chaînes de télévision à la fin de
l’année 2011 ... ».
La bouillie sonore va donc accompagner le retournement
qualitatif et élitiste d'un domaine censé privilégier
la pensée à défaut de l'âme. Au sein de l'école pneumatique
(Moyen-Âge), la musique eut une fonction vitale pour l'être humain,
quand le pneuma transmet au corps les puissances de l'âme (Fabien
Delouvé : « La musique est considérée comme la plus
importante de ces trois nourritures, son action s'étendant à
l'esprit animal et à l'esprit vital ; celui qui saura préserver son
esprit animal, notamment grâce à la musique, pourra espérer mener
une longue vie. Cette influence de la musique sur
le pneuma proviendrait selon Daniel Pickering Walker de
l'air, élément qui est à la fois conducteur des sons et nature
du pneuma »), parions que
les musiques actuelles ne
sont pas une nourriture spirituelle, elles transmettent à l'âme
les maladies du corps, notamment le stress. Ivan
A. Alexandre
: «
«
Il
ne s'agit plus de rendre populaire,
affirme ce précieux document (rapport
d'Elise Longuet),
mais
bel et bien de faire accéder le populaire au rang des
intérêts culturels de notre patrimoine et de la
création française
».
Le rôle des institutions ne serait donc plus de «
rendre accessible au plus grand nombre les oeuvres capitales
de l'humanité » (décret fondateur de M.
Malraux), mais de destituer
la notion d'« oeuvre capitale » et de la remplacer
par une autre encore plus vague, « le populaire »
».
Lorsqu'une civilisation en est au stade de renier l'Intellect,
qu'elle met en place les jalons de sa fin inéluctable,
et avec une rage obsessionnelle, nous pouvons considérer
qu'elle est moribonde. Nous avions déjà souillé
ou détruit les sols et créé quantité
de nouvelles maladies, - il ne reste plus qu'à détruire l'âme
pour parodier l'Oeuvre du Diable (allégorie chez
Günther Schwab). Cela ressemble à une nouvelle Guerre
des Titans : - fabriquer
une force occidentale inculte et décérébrée,
- facile
à diriger
et susceptible de s'opposer à un Islam obscurantiste
ou littéraliste qui entend également imposer
son enfermement
mental
au reste du Monde. Ceci devrait pourtant se terminer par une
immense boucherie, tant les inégalités sont grandes.
Sourions tout de même de cette tacite (involontaire
ou au mieux en finalité politique) reconnaissance étatique
de l'illusion démocratique, en l'occurrence une impossibilité
d'instruire le peuple sans être amené à inverser
l'ordre naturel des choses. Ces gens, souvent membres de loges
maçonniques, ne l'auraient-ils pas saisi bien avant
???
2011
:
Peut-être l'opportunité de fuir l'Auvergne
courant 2011, pour renaître à 56 ans, peut-être
même enfin quitter la France qui fut ma prison
photographique,
et pouvoir photographier toute l'année le temps
qui me reste encore à avoir quelque vigueur.
Plus rien ni aucun abruti ne me retient dans un pays qui
lamine les personnalités au nom de l'égalité
et étouffe la création au nom de la rentabilité.
Je considère d'ailleurs que cette Nation est au
bord de la faillite, - qu'elle a nivelé la Culture par
le bas* depuis la disparition d'André Malraux, souillé
la terre avec un usage irraisonné de pesticides, fait
baissé considérablement le niveau scolaire et
fait croire que la Culture pouvait se passer de toute pensée.
Tout ceci est très dommageable pour l'avenir et coûtera
considérablement plus cher que les fausses économies
ainsi additionnées. Elle a fait de la télévision
le support privilégié de la publicité
et ramené le débat publique au niveau
de la sécurité ou de la vente. Elle
a surtout transformé le peuple en individus peu responsables
et jaloux les uns des autres. Je ne supporte plus un pays
où les hommes et femmes politiques ne sont jamais coupables
pour leurs méfaits, pratiquent les oxymores, montent
aux créneaux pour s'exposer devant les caméras,
mais n'hésitent pas à écraser un artiste
dans le besoin. Il y a longtemps que j'aurais pu le comprendre
et ne photographier que la merde pourtant si consensuelle, celle
des trottoirs, ou celle étalée dans les FRAC. *
Exemples : «
(1)
Le meilleur
vendeur de disques
français a été fait chevalier dans l'ordre
des Arts et des Lettres par Frédéric Mitterrand
(...) (2)
Le miracle
Spiritus Dei des prêtres
... se retrouvent désormais en tête
des ventes d'albums
en 2010... (pour la seconde place) »
(La Montagne, 25/01/2011). Ainsi, la pure guimauve d'un
coté (comparable en rien aux interprétations savantes des
ensembles Discantus, Gilles Binchois ou Diabolus in Musica
(non pas le thrash metal), pour ne pas aborder de groupes
britanniques comme Stile Antico) que le peuple préfère
au Codex Chantilly (ensemble De Caelis) dont il continuera à
ignorer même l'existence, et la considération
pour la diffusion de l'autre. C'est affreux (1)
et grotesque (2)
à la fois. France Culture ne programme plus que de la
variété (combien de temps encore avant que Mozart
ne soit plus qu'un opéra rock ???), les disquaires furent éradiqués
par la grande distribution faisant ses coupes sombres dans
la Musique, - mais alors, qui se souviendra de la voix
blanche d'Emma Kirkby (Dame
Commander of the British Empire, Queen's
Birthday Honours list, « artiste
de l'année » par les auditeurs de Classic FM)
chantant John Dowland (avec The Consort of Musicke) ? Décorer
un artiste populaire encensé par la foule rappelle énormément
Commode au milieu des jeux du cirque, la barbarie et le goût
du sang en moins : a)
l'encenser soi-même pour en retirer le prestige, b)
encourager l'esprit de compétition. Et la Culture ?
Et
la Culture ?
Qu'est-ce qu'un Ministère de la Culture ? - Sous Jacques
Lang il servit au nivellement idéologique (correspondant
au sida
mental
chez Louis Pauwels : « Il aura suffi de cinq ans pour
fabriquer dans le mou une telle génération. Serait-ce toute la
jeunesse ? Certainement pas. Osons dire que c’est la lie avec quoi
le socialisme fait son vinaigre »), désormais il est une
valeur marchande - et c'est exactement comme pour l'élevage
des bovins
: si un boeuf gagne le concours agricole (la foire
aux bestiaux*)
- il
est médaillé, et si une vache ne fait
plus assez de lait - elle est aussitôt dirigée
vers l'abattoir, - selon l'expérience personnelle qui
fut la mienne, qui atteste que le traitement des animaux inspire
celui des hommes*. *
Miroir de l'Humanité : http://productions-animales.e-monsite.com/.
Extrait : « Un endroit qu'il faudrait absolument faire contrôler par
la DDSV, la foire aux bestiaux de Bourg-en-Bresse, "La
Chambière" (une visite organisée par notre école).
Une
vision cauchemardesque ! Idem que pour l'abattoir, mon état de choc
m'a fait oublié de prendre des photos (...) Des
vaches tellement maigres et déshydratées que leur yeux ressortent
de leurs orbites, des bœufs entassés les uns sur les autres, 2
couchés, 3 à cheval dessus essayant tant bien que mal de tenir en
équilibre, la langue pendante, soufflant, souffrant Des veaux
éborgnés, des cornes cassées, des yeux crevés, des blessures à
tous les membres, et une chaleur à crever. J'ai pleuré tout le
temps de la "visite", incapable de regarder ces animaux dans les
yeux, tellement je me sentais impuissante devant tant de mépris pour
des êtres vivants
». Aussi : http://collectiflimousinanimaux.hautetfort.com. *
Adolphe Hitler s'inspira du Fordisme d'Henry Ford (qui l'admirait,
finançait son parti), l'industriel des
abattoirs de Chicago. Isaac Bashevis Singer : « Pour ces créatures tous les humains
sont des nazis ; pour les animaux, la vie est un
éternel Treblinka » (et Charles Patterson : « Des
abattoirs aux camps de la mort »). A vomir : « A la lecture de cet ouvrage confus, deux
questions se posent (aucune autre ???) : l'auteur avait-il besoin de provoquer pour
intéresser les lecteurs à son sujet et pourquoi ceux qui défendent
les animaux finissent-ils parfois par dire autant de bêtises sur
les hommes ? » (Nouvel Observateur - Laurent
Lemire). Cependant, sur Le Comptoir : « Les GIs américains qui se battaient en
Europe contre les troupes d’Hitler eurent la surprise de découvrir
que les militaires allemands conduisaient des camions Ford. S’ils
avaient porté leurs regards vers le ciel, ils auraient pu voir voler
les avions nazis construits par Opel, une filiale de General Motors
(GM). En 1939, les filières allemandes de General Motors et Ford
approvisionnaient 70% du marché allemand de voitures ».
Pour la foire
des hommes
: croissance et efficacité. Inqualifiable stupidité
et manque de conscience crasse du bétail humain. Le spectacle
abominable est le visage enfin révélé
de l'homo barbarus.
Visage
humain, l'art du portrait féminin*
par Pleinouest35 : *
Jamais
un choix personnel, mais les refus ou le mépris continuel
qui invitent le photographe frustré à dériver son regard. Mais
pour être sincère - tous les prétextes deviennent
excellents pour servir de repoussoir et se préserver
dans une immense solitude ! Vous aurez
saisi que c'est essentiellement de moi, aussi, qu'il s'agit
donc et qu'elles restent magnifiques, mais de loin, le
plus loin possible
! Si la beauté conditionne
la reproduction de l'espèce, stupide programmation
animale - qu'avons-nous fait de l'Intelligence
divine ? Je réfute donc la pensée hégélienne*
de la beauté* hors du monde, posée par l'esprit
entendu comme mental... Pitoyables hommes et femmes rendus
à l'entendement de la bête, hurlant une semblable agonie. La
vie se rajoute à la vie, la mort à la mort, mais
tout
sens est perdu...
*
1)
« C’est ainsi que chez les Grecs l’art était la forme la plus haute sous laquelle le peuple se représentait les dieux et prenait conscience de la vérité. C’est pourquoi les artistes et les poètes de la Grèce étaient devenus les créateurs de ses dieux »
conforte : 2) « Le cycle vital de l’animal est étroit et ses intérêts sont dominés par ses besoin naturels : alimentation, instinct sexuel, etc. Sa vie psychique, intérieure, qui trouve son expression dans le visage, est pauvre, abstraite, sans consistance ».
L'idée du Beau, s'opposant ainsi à celle
de Platon, est restreinte à l'incarnation d'un moi
conscient, amenant Hegel à distinguer la grâce
du visage de la gueule animale. Mais alors comment la Nature,
qui est privée de conscience, peut-elle générer,
pour sa survie, ce spectacle qui nous émeut (pour certains
d'entre nous), - et d'autant que : « Lorsque le mouvement en faveur
du savoir et de la recherche, ainsi que le besoin de spiritualité
eurent provoqué la Réforme, la représentation religieuse fut
également dépouillée de son caractère sensible et orientée vers
l’intériorité de l’âme et de la pensée » ?
J'y décèle une contradiction (âme et pensée)
et l'origine
de la laideur du Monde moderne. Ensuite, j'y trouve une source de
la brisure des rapports humains : pensée codifiée
d'un coté (féminisme, parité, égalité)
et
sexisme primitif de l'autre (signes de puissance comme
jeux du stade ou voitures, ou esthétisme de la mode),
- et qui
fait que l'approche à caractère sensible est écartée
par une pensée conceptualisante devenant davantage étrangère
à l'intériorité non spéculative
de l'âme (le Beau n'est-il pas devenu aujourd'hui l'ennemi
de l'Art ?), une volonté de domination concrétisant encore
la manifestation de l'ego. Rejetant la forme
de l'idéal platonicien (Idées), nous redevenons, à
notre insu ou à notre manière, des animaux en
conflit direct les uns avec les autres (c'est l'origine
du rejet des castes et non un désir d'équité)
ou sous le joug d'un communisme idéologique, mais qui
seraient privés de cette « omniscience inconsciente
de la mère Nature » (chez Schopenhauer).
Or, il en va de même pour l'usage pervers du don d'intelligence
que nous ne pensons plus divine - mais individuelle. Il semble
que Platon voyait juste quant à la réminiscence,
quand, de manière bien plus prosaïque, la rupture avec la
Nature (comme de s'enfermer dans la ville) est d'abord celle
avec nous-mêmes.
L'être humain est animalisé et la
vie elle-même devient une valeur marchande. Nous ne copions
plus seulement la compétition du monde animal et végétal
(le mode inné de survie de l'espèce),
car nous en faisons le fondement du processus démocratique
lui-même qui entend ainsi concilier liberté collective et compétitivité
individuelle, axe qui écarte autant l'ontologie
(recherche du sens) que l'intuition (dévoilement)
définissant toutes deux la question de l'Être, considération
métaphysique se situant bien au delà du « Hasard et la Nécessité » de Jacques
Monod rejetant à la fois vitalisme et prédéterminisme. *
Je dois faire de bien médiocres photographies de
paysage, présenter fort mal pour le portrait, en témoigne
ma situation avec cette analyse qu'en ferait Hannah
Arendt : « - il
est probable que le "qui", qui apparaît si nettement
si clairement aux autres, demeure caché à la personne
elle-même comme le daïmôn de la religion grecque
qui accompagne chaque homme tout au long de la vie, mais qui
se tient toujours derrière lui en regardant par-dessus
son épaule, visible seulement aux gens que l'homme rencontre
» (Condition de l'homme moderne). En photographiant enfin
la m...., je redeviens ainsi, c'est à dire en conscience,
ma propre réalité dont l'image est renvoyée
par autrui - à moins que ce ne soit le fait
d'une attitude relationnelle bien plus complexe, un échec
de cette nature ne pouvant être que la preuve soit
d'une incompétence photographique radicale, soit d'un
excès d'assertivité placé en toute
chose, avec cette nuance excluant
une empathie d'ordre utopique : a) « Les deux contagions les plus
terribles qui précisément nous menacent : … le profond
dégoût de l'homme ! la profonde pitié pour l'homme !
... » (Nietzsche), puis,
plus consensuelle mais dévoyée, b) « La probité, qui empêche les
esprits médiocres de parvenir à leurs fins, est un moyen de plus de
réussir pour les habiles » (Vauvenargues).
Cela
ressemble à s'y méprendre à de l'art
contemporain,
non pas que mon mentor soit Wim Delvoye ou Piero Manzoni. (bien
que je rejoigne ce dernier dans son anti-consommérisme
- sans chercher là à « découvrir les sources mythologiques et comprendre les
valeurs authentiques et universelles »)
A partir de 2011, lorsque l'on est plongé dans la
m.... et qu'il n'y a que des blocages et aucun espoir, que tout
est vain, il ne reste alors que la condition du photographe
à faire partager, d'autant que le Monde court à
sa perte, aussi que la conscience espérée par
Edgar Morin ne pourra se dépêtrer des archaïsmes. Et
au Ministère et au Pôle Emploi : vous voyez,
je rentre dans le rang ! Je suis guéri d'avoir osé considérer
un idéal esthétique. Le
crottoir comme spécificité française. Une
sacrée réputation !
Et
l'art comme miroir du Monde et regard de l'âme...
Beurk ! Alors oui, j'eus rêvé de passer
(et vivre) 3000 journées en Ecosse, de photographier
comme Colin Prior, plutôt que d'être immobilisé
(et crever) en Auvergne, être cantonné à
la m....
2010
: Comprendre
les raisons inhérentes à la relation entre être
et avoir - faisant actuellement coïncider une ruine
de l'intellect, une ruine de l'écologie et celle de
l'économie, aussi pourquoi le Monde est aux mains d'une
crapulerie - quand les valeurs culturelles indispensables
à la vie, mais non marchandes, sont radicalement écartées
de la vie sociale. Pour ceux qui ont les yeux de l'âme
pour le voir, le Monde est orienté vers la construction
d'une société
de contrôle
servie par celle du spectacle.
Pure animalisation
de l'Homme. Il
est plus facile de pousser un troupeau amorphe, de garder un
fou sous sédatif, aussi de manipuler une masse humaine inculte
et pour qui donc toutes choses se valent...
Une fange commune. Tout
d'abord une réflexion à méditer : «
ce
que tu fais te fait
».
- Il s'agit d'une formule que Christian
Jacq
attribue aux bâtisseurs des cathédrales. La Démocratie
est fière de sa loi 1905, pourtant celle-ci éloigne
toujours davantage l'Homme du Sacré, de sa nature
divine. Sur le blog 1905
et plus,
il est posé : « Les aspirations au libre
arbitre, à l'humanisme sont une constante de l'Histoire. A partir de
la Renaissance en France, ces valeurs connaissent des avancées
majeures avec la recherche d'une connaissance raisonnée et les idées
de tolérance. Dans leurs prolongements, les Lumières manifestent
encore plus clairement la volonté du passage de la sujétion à la
citoyenneté et à la liberté absolue de conscience » ;
c'est l'idéologie qui est à l'origine de
notre séparation avec le vivant et de la rupture avec
la Nature, et qui assène le coup fatal à
la querelle
des Anciens et des Modernes. La
liberté encensée est celle de l'individualisme,
qui est louable quand il s'agit de refuser tout conditionnement
(comme aujourd'hui résister à une "société
de contrôle"), - mais extrêmement pervers quand
il s'agit de faire ce qui passe par la tête, c'est
à dire être dominé par les passions et la
confusion. Le Monde moderne l'a compris, il gave la
population avec une publicité débile et il
instrumentalise la peur. En réalité, il y a une
corrélation entre l'intériorité et le monde
extérieur, que redécouvrit Jung
avec la synchronicité
et l'alchimie (processus
de l'individuation),
qui fait que le hasard n'a aucun sens. Le rôle de
l'alchimie opérative ne fut donc pas de fabriquer de
l'or, - mais de se réaliser en perfectionnant la nature,
c'est à dire par le fait d'accélérer le
processus de purification qui lie* l'opérateur et la matière
en gestation, la sagesse ainsi travaillée définissant
le sens de la pierre
philosophale
(chez Jung* : mise en abyme du microcosme et du
macrocosme), faisant dire à Mircea
Eliade
que les modernes ont certes poursuivi la quête de
la perfection technique, mais oubliant la motivation spirituelle
des origines. La perte de l'intuition intellectuelle
pure, que René
Guénon appelle aussi « intellect
transcendant », serait la résultante de l'éloignement
au Principe à la fin des cycles cosmiques. Sans
épiloguer sur cette question, il parait vital d'expliquer
que la maladie du consommérisme effréné
correspond à une pénibilité du travail ayant
perdu toute sacralité, ensuite que, par une inversion
facile à comprendre, - la Nature elle-même est
faite ou se fait à l'image de l'Homme qui la modifie.
Elle ne peut donc prendre elle-même qu'un visage hideux
et se couvrir de maladies
pestilentielles.
Ne pas comprendre cela, ne savoir que crier "travaillez
plus pour gagner plus", c'est accélérer un processus
de dissolution (dans le travail) et d'expansion (puissance extériorisée), mais
sans une coagulation ou œuvre au blanc, ce qui, pour
l'alchimiste, signifie la volatisation des forces
accompagnée dommageablement de la dissipation
de l'esprit. En terme religieux, nous dirions donc "perdre son
âme", en terme heideggérien "sombrer
dans l'Etant", ou perte de l'ontologie. Il se fabrique un
Monde autant pollué qu'il devient nihiliste. Quant
aux "idées de tolérance", le dogme inhérent
a généré la confusion des arts majeurs
et des art mineurs, concrétisant une pensée unique qui est bien le comble pour des Lumières émancipatrices
! Quant à la "connaissance
raisonnée",
c'est un orgueil particulier de croire que la seule raison (c'est
toute la problématique du rapport de l'intentionnalité
à l'intuition dans la phénoménologie
husserlienne) est à même de saisir la vie autrement
que par des processus physiques. Les sociétés
traditionnelles étaient des sociétés holistes,
- la Modernité n'a fait que dominer la matière,
pour en définir la notion de progrès, même
si parfois et à contre-courant (contre le sectarisme), se manifestent les approches symbiotiques à aspiration
ontologique, comme l'acupuncture, la radionique, l'astrologie,
la mémoire de l'eau (une origine électromagnétique
probable), la dynamisation (succussion en homéopathie),
ou la biodynamie. Association de biodynamie du Québec :
« La Biodynamie, une agriculture qui nourrit le corps, l'âme
et l'esprit tout en vivifiant la terre ». Il
est temps que la pensée moderne soit reconnue comme ruine*...
Une Approche
strictement sociologique et
non encore analogique : « ...
Durkheim s'est intéressé à
la religion première, Weber aux grandes religions analysées comme
des religions de salut. Quoi de commun entre elles ? Le don (...)
Religions premières et religions de salut
représentent deux régimes différents du donner-recevoir-rendre,
l'un largement immanent, l’autre transcendantalisé. Et
c'est là que Mauss entre en lice comme médiateur possible, et en
fait indispensable entre Durkheim et Weber. Dans le monde archaïque,
montrait-il, c’est un déséquilibre survenu dans la circulation
du mana qui produit les états néfastes. À charge pour le
magicien d'y remédier »
(le livre "Don, mana et salut religieux" de PARK JUNG HO, par La Revue du M.A.U.S.S.
rompant avec une "hégémonie du modèle économique
et à une vision purement instrumentale de la démocratie et du
rapport social").
Citons à ce propos David Graeber (professeur
d'anthropologie à l'Université de Yale - congédié
en 2005, pour se retrouver ensuite maître de conférence
à l'Université de Londres (2005-2007) : « Avez-vous
remarqué qu’on ne trouve plus guère de nouveaux intellectuels
français ? (...) Il
y a beaucoup de raisons à cet état de fait. La première est en
rapport avec l'évolution politique de la France où l’on a
assisté à un effort concerté des médias pour remplacer les vrais
intellectuels par des têtes-creuses et pontifiantes à l’américaine
(…) Voilà pourquoi vous n'entendez jamais parler de certains des
chercheurs français parmi les plus intéressants d’aujourd’hui
(...) Ce groupe (MAUSS donc) puise son inspiration chez le célèbre sociologue français
du début du XXe siècle, Marcel Mauss, dont l’œuvre la plus
fameuse l’Essai sur le don (1924), est sans doute la plus
magnifique réfutation jamais écrite des hypothèses qui sont à la
base de la théorie économique ». Nous n'apprenons
rien de l'auteur de Fragments of an Anarchist Anthropology,
- car cela fait longtemps que les intellectuels n'ont plus accès
à la télévision française, qu'elle
est destinée
à divertir et à abrutir
(sauf la résistance de Patrick de Carolis : « Lorsqu'on dit qu'il n'y a pas de différences entre la
télévision de service public et les télévisions privées, je
trouve cela faux, je trouve cela stupide, et je trouve cela
profondément injuste »), - le niveau étant
le pipi-caca-prout
de TF1. Pourquoi croyez-vous qu'à partir de 2011 j'ai
pris la décision de ne photographier, de la France, que
les excréments de chien des trottoirs ? Prout !
Qu'il paraît loin ce temps où FR3 diffusait (vers
1985) les films "Architecture et Géographie sacrée" de
Paul Barba Negra et Fernand
Schwarz, avec Christian Jacq et Michel Bouquet ! Impensable aujourd'hui. Alors,
ne suis-pas français moi non plus ? A pays cérébralement
mort, photographie excrémentielle - made
with love et
annonçant
BITOOKU !
"Grave abusé Koi" ! Je me demande bien ce
qui me retient*
de peindre mon fier pénis en bleu-blanc-rouge
pour être aussi dans l'ére ou l'air du temps,
cette fange commune ?
*
Et
citons René Alleau : «
Les alchimistes ont voilé (...)
non
sans de pertinentes raisons dont l'une des plus importantes dut être
que le néophyte se trouva dans l'obligation logique de réformer son
entendement profane en se pliant à une série d'exercices mentaux
dominés par la cohérence et sur-rationnelle des symboles (...)
À
aucun moment, l'alchimie ne sépare-t-elle les transformations de la
conscience de l'opérateur de celles de la matière
». Mais, un "utilitarisme" a sonné le glas de la conscience
élargie.
Citons John
Stuart Mill : «
le
bonheur est la seule fin de l'action humaine et la promotion du
bonheur est la pierre de touche qui permet de juger la conduite
humaine ; de là s’ensuit nécessairement que le bonheur doit
être le critère de la moralité ».
*
Il ne s'agit pas de vouloir distinguer l'alchimie psychologique
(Jung), de l'analogie entre macrocosme et microcosme (Eliade
récusant l'alchimie comme ancêtre de la chimie
moderne), de l'ésotérisme ou chimie spiritualiste
de Fulcanelli, - mais de s'éloigner de la substance-essence
de la spagyrie orientée vers l'harmonie, et d'une visée
plus énergétique) *
François Rabelais : «
Science
sans conscience n'est que ruine de l'âme »,
une formule certes éculée, - mais qui prend encore
plus de pertinence que naguère. *
Une loi peut-être ; c'est bien la dernière chose
qui véhicule encore quelque semblant de valeur au milieu
de la déchéance culturelle.
Le Point (juillet 2010) : « Mr Mitterrand a rappelé qu'il
avait choisi de faire de la photographie "un chantier essentiel"
de son action à la tête du ministère. Il a indiqué qu'au moins
dix millions d'euros sont affectés annuellement a la photographie
par l'Etat. « Cela reste peu mais ce n'est nullement négligeable
dans un contexte de crise et de nécessaire sobriété budgétaire
»,
a-t-il dit. « Je suis profondément convaincu qu'en mobilisant
encore plus efficacement les ressources dont nous disposons, nous
pouvons faire plus », a-t-il estimé ». Dix millions pour
un budget global de 7,5 milliards d’euros en 2011 (soit 0.0013%), alors que le
Centre National du Cinéma et de l’Image Animée bénéficiera de 750 M€ ! Et
je saisis bien mieux, alors que j'étais en
difficulté, que l'ANPE m'interdisait tout déplacement pour
un stage, pourquoi une demande d'aide s'est finalisée en suppression
immédiate du Rmi*,
pourquoi l'Hôtel des Impôts refusait la
déclaration de droits d'auteur pour la photographie - toujours non
inscrite dans sa liste officielle des métiers d'art !
Un chantier essentiel ? Qui peut croire cette allégation
? *
ASS. -
Est-il vraiment besoin de rapporter que j'étais bien
en situation régulière
? Désormais, je me mets volontairement hors circuit, attendant de crever.
Quand on est traité de cette façon, on préfère
ne pas se chauffer l'hiver (moins 10° chez moi pendant
10 hivers auvergnats) et ne plus être en mesure
de créer, plutôt que de restituer la TVA
plaquée sur une activité aussi peu considérée.
Je préférerais brûler mon travail.
Ce qui est amusant, c'est d'assister à cette montée de
l'hégémonie chinoise qui n'a strictement
rien à faire des droits de l'homme qui furent d'ailleurs
davantage opérationnels en Grande-Bretagne (royauté)
qu'en France (droit
de vote pour les femmes,
abolition
de la peine de mort,
liberté
de la Presse). L'Enfer
est sur Terre, de la situation de guerre permanente là-bas
aux succubes et incubes du gavage publicitaire ici
qui succurent à l'oreille la direction à prendre... Ceux
qui vont découvrir ce site ne comprendront pas immédiatement
cette raison pour laquelle il s'y trouve davantage de texte
que d'image, - prose de surcroît décousue
et désordonnée. L'explication tient dans cette critique,
- il s'agit de textes insomniaques écrits quand
le photographe est dans l'impossibilité de se déplacer.
Ce ne fut pas un choix personnel, mais plutôt
un enfer quand j'aurais préféré exercer
mon art que de découvrir l'immonde et l'infâme
liés. J'ai la conviction que partout les élus
sont des voyous, que le véritable pouvoir se situe là
où prospère l'argent, c'est à dire où
il n'y a strictement aucune moralité, que le peuple est
majoritairement idiot et qu'il est facile de lui faire
croire n'importe quoi, et bien davantage en son nom que contre
lui, ce qui fait suivre la société disciplinaire
par celle dite de contrôle.
Il y eut des périodes d'intelligence, d'harmonie, mais
1789 a scellé définitivement la monstruosité
moderne. Le seul choix qui paraîtrait porter un sens,
hormis l'horrible fin de cycle évoquée par René
Guénon,
serait soit de placer l'Humanité sous tutelle extra-terrestre,
soit d'initier le projet de remonter le temps - pour que des machines
programmées empêchent
la naissance de l'espèce humaine, effacer
comme si rien ne se s'était passé. La Terre
est limitée et le
chaos est déjà là.
C'est pourquoi les partisans des théories du complot
évoquent l'intervention de Maîtres
du Monde (ou
sociétés occultes, cercles financiers,
banques anglaises et américaines) pour que la pollution,
la génétique, l'eugénisme, et le Codex Alimentarius limitant l'apport
en vitamines (commission de 2005), l'augmentation des cancers,
le sida, la crise économique, interagissent simultanément pour freiner l'essor économique
qui précipite l'Humanité dans le mur de la
surpopulation*.
Exception faite du Terrorisme qui serait la création actualisant
une forme modernisée du colonialisme. Tout de même,
concernant les fameux Illuminatis, il s'agit raisonnablement
du fantasme de donner enfin un quelconque sens à l'absence
de sens que semble perpétrer la constante recherche du
profit, cette cupidité inavouable. Il ne semble y
avoir aucune gouvernance
mondiale
autre que le rapport de force primitif et reptilien, qui
s'exerce aussi au niveau national. Bon exemple : -
que penser du réchauffement climatique, du prix
du pétrole (en réalité : surtout celui
des taxes ajoutées), de la taxe carbone, quand on sait
que quantité de prototypes de moteurs
magnétiques*
ont semblé*
fonctionner de par le Monde, par exemple celui de la
société sud-africaine Perendev
(« We've been through hell -- no
money coming from anywhere -- but we made it through »)
? Bien entendu, on ne vous en parlera pas à
la télévision, sauf à prendre le risque
d'avoir ensuite certains problèmes (comme se retrouver
en examen psychiatrique). Sur mon site, ce n'est pas grave,
- car je passe heureusement pour marginal et utopique.
Comme végétarien je suis presque un terroriste
en
herbe,
je ne suis en aucun cas crédible et c'est fort bien ainsi.
Alors, que cela dure encore longtemps ! Pas "vu à
la télé", par conséquent non
conséquent, insignifiant ! *
Un paradoxe à rajouter aux autres, car Bach (pourtant
intelligent) eut 20 enfants et c'est en général
la pauvreté qui déclenche l'instinct procréateur. *
Citons trois sites :
http://pesn.com
-
patrice.l1.free.f
- http://quanthomme.free.fr.
- Sur ce dernier site nous pouvons lire : « En 1996, Robert Adams a 75
ans... Sa recherche pour donner au monde l’Energie Libre lui a
coûté très cher, comme à d’autres chercheurs... On a placé sur
sa route d’innombrables et insurmontables difficultés... Il a
survécu à un attentat perpétré par une personne des services
secrets néo-zélandais, et de la CIA. Son invention a été étouffée
par l’ancien premier ministre de Nouvelle Zélande Robert Muldoon,
et par Lucas Industries, une "Géante" anglaise de
l'électronique (…) Adams a su que son téléphone était sur
écoute, que son courrier était intercepté, et qu’il était
lui-même sous surveillance. Et curieusement les commandes de
matériel pour une plus grosse machine n’aboutissaient pas, son
correspondant dans l'entreprise n’étant justement plus en
fonction... ».
Pour la mise en garde contre les inévitables escroqueries
(they are ripoff !) entourant toute recherche d'énergie
libre :
http://www.eskimo.com.
Sur la machine de De Palma :
http://depalma.pair.com.
Sur le mystérieux Point Zéro :
http://users.skynet.be.
A propos du MEG (ou
"Motionless Electromagnetic Generator") et d'autres
inventions : http://www.prahlad.org.
Puis, le perfectionniste : http://www.conspirovniscience.com.
Deux parmi les systèmes qui m'ont impressionné
(dans l'hypothèse d'une probité) : Magforce engine
et
Earth Love de
Shinyeon Energy Research Center (Shin Deok-ho) :
« Shinyeon Energy Research Center of Korea has two highly exotic
prototypes. One is a piston-based permanent magnet motor called the
Magforce engine, that doesn't require fuel or electricity. The other
is a tower-based induction wind generator called Earth Love » (source
:
PESWiki.com). *
Restons toujours sceptique et critique (ce qui semble paradoxal
avec ce que j'écris plus haut).
Culture
: Comment
ai-je pu ne consacrer que l'équivalant d'une
année de photographie au cours de mes dix années
passées (ou trépassées) en Auvergne ? Lorsque
que l'on se trouve plongé dans la précarité,
l'ANPE a pour vocation de vous remettre
dans le marché du travail
(recycler) - aucunement de prendre en considération la vocation
artistique. En échange d'une aide de misère, elle
vous immobilise sur place. Le Ministère de la Culture censé
aider les artistes ? Lorsque vous l'appelez à l'aide,
il vous fait aussitôt supprimer le RMI. La Justice
alors ? Pas la peine d'en parler. Et ces autochtones croisés
en Ecosse et en Corse (j'ai toujours dormi dans la voiture,
assis derrière le volant) ? - Ils vous chassent
des "no
overnight parking"
et des places de plage (même en plein hiver pendant
les tempêtes), pour les uns, et vont jusqu'à ramener
toutes leurs voitures pour prendre la place et vous lancer des
oeufs pourris, pour les autres. La relation humaine est
devenue un rapport codé de marchandise à
marchandise, on en est venu à qualifier les musiques
populaires avec des records de vente ! Pour dormir
dans la voiture en République d'Irlande (aucunement pour un
quelconque trafic de drogue - mais tenter de réaliser
un livre de ses paysages), il m'est arrivé d'avoir la
Police aux fesses qui m'empêche de dormir trois nuits
de suite, obligeant de franchir la frontière avec
l'Irlande du Nord. Il est extrêmement difficile d'être
un artiste avec peu d'argent, car tous les comportements administratifs
et sociaux viennent interférer dès lors que vous
ne rapportez pas de bénéfices ou donnez
aux autres l'impression de ne pas leur en apporter.
Les regards deviennent méprisants. La plupart des regards
laissent déjà transparaître la bêtise
commune,
la cupidité partagée, mais ils deviennent de surcroît
méprisants. Il y a cela que je voulais rapporter ... l'expérience
répugnante du genre humain que les photographies
ne laissent pas paraître, mais ce que j'ai pu découvrir
de la société à force de lecture et de
recherche personnelle dépasse allègrement le degré
individuel de stupidité et de méchanceté.
A la condition de l'étudier avec calme et rigueur,
l'art du mensonge,
de la
tromperie
et de la falsification
semble corrompre tous
les domaines liés à l'économie marchande
: - chiffres
du chômage,
11
septembre,
intervention
militaire en Afghanistan,
fabrication
de l'énergie,
OGM,
santé,
vaccination,
Histoire
(exemple : financement du nazisme), production
mondiale de drogue et agriculture.
Or, il ne s'agit pas d'affirmer des vérités que
la conscience ne peut plus percevoir, et risquer ainsi
de passer pour dérangé, - puisqu'il semble que
j'en fournis suffisamment les sources ... pour être
en droit de soutenir pareilles allégations. L'être
humain est un animal enragé. Heureusement, les réalités
du Monde vont peut-être très bientôt
le ramener non pas à la raison, mais au spectacle de sa propre
nature : un troupeau ! Le chaos* n'est sans doute plus guère
éloigné, les dernières illusions vont s'effriter
les unes derrière les autres quand se craquelle le vernis* de
la civilisation...
*
Sur le site "Vivement
la radio numérique",
- il est ainsi proclamé : « Une qualité de son et de réception irréprochable. Le
son codé numériquement possède une qualité supérieure à celle
de son homologue analogique ainsi qu’une meilleure réception,
quelle que soit la vitesse de déplacement de l´auditeur ».
Ce sera plutôt l'ultime coup de couteau pour assassiner
le plaisir musical de la bande
FM.
Au moment où le CD
remplaça le disque vinyle, l'immense majorité salua
un progrès, quand il ne s'agissait que de
régression qualitative phénoménale. En
comparaison avec le CD, le MP3
diffuse une bouillie
sonore
bien plus pénible, car privée de toute
subtilité, nuance ou matière. Or, la
Masse, elle adore. Si on voulait tuer définitivement
l'attrait pour la Musique classique et ne vendre que du bruit
infra-humain,
on ne s'y prendrait pas mieux... Garder mon Meridian 504
(anglais) en souvenir du temps épicurien ? *
Un exemple simple : ce qui est du domaine culturel est
ce qui est attaché à la pensée,
cette dernière est tributaire de l'intelligence
non partagée par tous de manière égale.
En voulant orienter la Culture (France Culture, Opéras
et programmes de télévision) vers l'économiquement
fiable (rentable), le Gouvernement Sarkozy la ramenait à
l'entendement du plus grand nombre. Il s'agissait d'une démarche
que l'on peut qualifier de contre-culturelle.
Lady Gaga sera à l'évidence considérablement
plus écoutée que Meredith Monk. Il y avait déjà,
fin 2010, comme la volonté de sauver le navire du
naufrage, mais en jetant à la mer les passagers
avant la marchandise. C'est en soi un signe de dissolution.
La République est intrinsèquement un régime
porteur de décadence par l'idéologie sociale
tributaire du nivellement par le bas. Paradoxalement, elle oppose au
lieu de réunir : la LCR ou le NPA gardent la haine
viscérale des valeurs bourgeoises réactionnaires,
la Gauche socialiste veut faire considérer que toutes
choses sont égales, la Droite fait de la Culture
une valeur marchande de masse standardisée qui est propre au
consommérisme, le Front National s'enferme dans son carcan
cérébral aliénant (il suffit de considérer
la route
de la soie,
pour constater l'essor, l'échange culturels induits par
les convois des caravanes). La Culture doit son Histoire
aux royautés successives, plus largement au système
tripartite indo-européen (Georges Dumézil : « le schéma tripartite est mort
en Occident avec les États généraux de 1789, quand la noblesse et
le clergé ont baissé le pavillon devant le tiers état. On a
enfin répondu à la question : qu'est-ce que le tiers état ?
Eh bien, c'était la ruine du système trifonctionnel »).
Pour qu'elle revive - il faudrait un Roi, instaurer
le 14 juillet en journée
de la forfaiture,
puisque strictement aucune composante politique ne
se soucie de la Culture comme domaine réfléchi
de l'Être (selon l'aptitude de chacun), - et non
projection de l'avoir (l'Etant, puisqu'il ne s'agit que
de cela). Que ce soit par idéologie ou affairisme, les
partis politiques participent à faire baisser le niveau
de l'intelligence sensible, bien plus qu'ils n'instruisent véritablement.
Et c'est là toute la différence entre savoir
et connaître, et Internet et le numérique diffusant
une foison d'informations non réfléchies, non
méditées, non intériorisées, jusqu'à saturation complète.
Mircea
Eliade
semble avoir désigné la rupture avec la dimension
culturelle magique et alchimique qui eut pour conséquence l'extrême désacralisation
du travail
: «
-
il y a trop longtemps déjà qu'à la suite
surtout du triomphe des sciences expérimentales, le Cosmos
est désacralisé. Les modernes sont incapables
d'expérimenter le sacré dans leurs relations avec
la Matière ; ils peuvent, tout au plus, avoir une expérience
d'ordre onirique ou esthétique. On doit également
supposer que la profonde crise spirituelle provoquée
par la décision de l'homme de s'arrêter et de se
lier à la glèbe (ou
cette fin des chasseurs nomades),
a mis des siècles pour être complètement
intégrée. Or, les découvertes techniques
du monde moderne, sa maîtrise du Temps et de l'Espace,
représentent une révolution des proportions analogues
et dont nous sommes loin d'avoir intégré les conséquences.
La
désacralisation du travail surtout, constitue une plaie
vivante dans le corps des sociétés modernes
(...)
Il est bon que la conscience historiographique de l'homme
occidental se découvre solidaire des actes et des idéaux
de très lointains ancêtres - même si l'homme
moderne, l'héritier de tous ces mythes et de tous ces
rêves qu'il est, n'est parvenu qu'à les réaliser
qu'en
se désolidarisant de leurs significations originelles
» (Forgerons
et alchimistes).
Quels citoyens peuvent encore saisir cela par la pensée,
quand il est légué à la Démocratie
toutes les vertus de l'intelligence et du cœur - ne plus être
à même de voir qu'il s'agit de la perte ontologique
du sens de la Vie, pour sa parodie ou Société
du Spectacle (« Toute la vie des sociétés
dans lesquelles règnent les conditions modernes de production
s'annonce comme une immense accumulation de spectacles »)
? Il y aurait ainsi un monopole de la pensée
unique
fondée en idéal qu'Ivan Illich
attribue à l'héritage catholique :
« Chaque peuple eut
ses danses de la pluie et ses rites d'initiations mais jamais un
rituel qui clamait sa validité universelle, une procédure se
présentant elle-même comme destination inévitable pour tout le
monde, dans tous les pays »,
mais orientée vers la recherche effrénée
de richesse
:
« Pas
plus qu'il n'y a de pauvres quand il n'y a pas de riches, pas plus il
ne peut y avoir de riches quand il n'y a pas de pauvres : quand
tout le monde est « riche » personne ne l'est ; de
même quand tout le monde est « pauvre ». À la
différence de la misère, qui est l'insuffisance de ressources pour
vivre, la pauvreté est par essence relative »
(André
Gorz,
sartrien, puis anti-utilitariste, anti-productiviste et auteur
du revenu
d'existence
dissocié du temps de travail, dénonçant un
lien
structurel entre crise écologique et crise capitaliste),
quand le saccage écologique est autant imputable
à la croissance économique qu'à la dictature
censément prolétarienne : « La situation a continué à se dégrader après la fin de
l’URSS. Si l’eau est en général conforme aux normes sanitaires
lorsqu’elle pénètre dans le réseau de distribution, elle est
souvent contaminée quand elle parvient au consommateur. Les fuites
sur les conduits favorisent les infiltrations et les contaminations
croisées entre canalisation de distribution et canalisation
d’assainissement, et laissent s’échapper dans l’environnement
des quantités non négligeables d’effluents qui polluent les eaux
de surface et souterraines. La principale raison de cette situation
est le manque de ressources financières des Etats post-soviétiques »
(source : La documentation française),
pour clore le texte de manière trop terre-à-terre.
Qu'est devenu le travail quand il standardise les hommes dans
une fonction machinique - les enchaînant au
labeur ? Mais que serait le sens de la vie sans se parfaire
dans une tâche allouée ? Les Anciens, selon
Eliade, cherchaient leur perfection en aidant (ou tout en aidant)
le Monde à se réaliser ; n'est-ce pas l'oubli
symbiotique qui, désormais, fait saccager le vivant,
nous tue ? Sans évoquer des "significations
originelles", l'absence de réalisation de soi projette vers
la pulsion consommériste, et il parait juste de conclure
que la formule "travailler
plus pour gagner plus"
est
la pensée idéologique et structurelle qui
est la plus porteuse du chaos, chaos intérieur, chaos
extérieur, chaos écologique. Régression
phénoménale, mais il reste heureusement quelques
refuges pour l'esprit épris d'authenticité et
de vraie créativité, comme par exemple le cinéma
indépendant (petit
budget, tournage soigné) qui ne sera jamais encouragé
ni par la banque, ni par les propagandistes de la croissance,
ni même diffusé ailleurs que sur Arte ou à
des heures où l'audience est la plus insignifiante. Notons
cette modification du rôle de la Culture au cours
des changements de Gouvernement, racontée Wikipédia
: « Il s’agit moins de faire venir tout le monde à la culture, que de
permettre à tous ceux qui le désirent, d’y accéder (...)
Pour lui (Malraux), l’action culturelle doit être fondée sur le « choc
artistique », qui consiste à croire aux qualités intrinsèques
de l'œuvre pour procurer une émotion au public, sans qu’il y
ait besoin de médiation. L’éducation populaire est écartée du
giron de la culture, alors que l’excellence artistique prime, d’où
la mise en place d’un système fort de soutien à la
professionnalisation des artistes. Malraux développe peu à peu son
ministère, créant en 1961 la Direction du Théâtre, de la musique
et des spectacles. En accentuant l'action culturelle de l'État
gaulliste, le but était également d'affaiblir l'influence du Parti
communiste auprès des artistes
(…) Avec l’arrivée de la gauche
aux affaires en 1981, et de Jack Lang rue de Valois, le
champ culturel s’est élargi. Les arts majeurs et mineurs ont
disparu, les pratiques amateurs sont autant mises en avant que la
création et l’économie via l’industrie culturelle est prise
davantage en compte ».
Travailler
plus pour gagner plus
: La France, pays cartésien et fier de sa laïcité,
est aussi le premier pays consommateur de psychotropes au
Monde ! Pur hasard ? Que nenni ! Citons Jean-Marc Ferrandi et Didier Louis
(mais la lecture intégrale du texte s'impose vraiment : http://www.argonautes.fr) : « les individus
les plus matérialistes sont orientés vers les autres. Ils adaptent
leur comportement en fonction de l'image que leur renvoient
d’eux-mêmes les autres individus. Sensibles à la manière dont
ils sont perçus, ils sont attentifs à leurs possessions qu’ils
considèrent comme la manifestation visible de leur identité. De la
même façon, ils ont tendance à juger les autres sur la base des
biens qu’ils possèdent (...)
Or, des
recherches ont montré que le matérialisme est positivement lié
au fait de regarder la télévision. Les définitions du matérialisme indiquent que la
consommation de biens matériels peut satisfaire les individus les
plus matérialistes (...)
Selon Richins et Dawson
(1992), les plus matérialistes seraient insatisfaits par la vie
et par leur situation financière. Or,
certains auteurs ont suggéré que le matérialisme et
l'achat de biens n’est pas la cause
mais le résultat de l’insatisfaction. Le désir de posséder ou de
consommer découle de l’insécurité ou d’insatisfactions plus
profondes avec eux-mêmes et leur vie. La relation
pourrait être bidirectionnelle. D’après Ahuvia et Wong (2002),
qui s’appuient sur la théorie d’Inglehart, les matérialistes
auraient un sentiment de bien-être plus faible en raison d’un
sentiment persistant d'insatisfaction matérielle. En conséquence,
leur priorité serait d’obtenir des récompenses matérielles. Ceci
les conduirait à négliger les relations interpersonnelles et les
mécanismes capables d'assouvir leurs
besoins plus élevés et engendrerait
leur insatisfaction (…) Même si le fait pour l'individu de se
focaliser sur l’acquisition et la possession
de biens matériels est associé
négativement au bien-être, cette relation est au moins
partiellement fonction des autres valeurs importantes dans la vie de
l’individu (Burroughs et Rindfleisch,
2002). Ces chercheurs montrent
notamment que le matérialisme est lié, de façon négative, aux
valeurs à orientation collective. En conséquence, le matérialisme
va conduire les individus à substituer les relations
interpersonnelles par des relations avec les objets (…) Enfin, la
tension psychologique, le stress en l’occurrence, est une variable
médiatrice de la relation entre le matérialisme et le bien être,
mais seulement pour les individus qui ont des niveaux élevés de
valeurs orientées vers le collectif. Cela signifie que le
matérialisme sera vécu de façon différente par les individus,
selon qu’ils seront fortement ou faiblement liés à la religion et
à la famille.
Le stress généré va non seulement
diminuer la satisfaction éprouvée envers la vie, mais peut conduire
également à des maladies psychologiques (dépression, névrose) et
physiques » (j'ai
extrait du contexte ou objet, concept du don chez Mauss, l'analyse
faisant état de psychoses). Citons
C. G. Jung (dans
"Ma
vie")
:
« J'ai souvent vu que les hommes deviennent névrosés
quand ils se contentent de réponses
insuffisantes ou fausses aux questions de la vie.
Ils cherchent situation, mariage, réputation, réussite
extérieure et argent ; mais
ils restent névrosés et malheureux, même
quand ils ont atteint ce qu'ils cherchaient.
Ces
hommes le plus souvent souffrent d'une trop grande étroitesse
d'esprit.
Leur vie n'a point
de contenu suffisant,
point
de sens.
Quand ils peuvent se développer une personnalité
plus vaste, la névrose d'ordinaire cesse. C'est pourquoi
l'idée de développement, d'évolution a
eu chez moi, dès le début, la plus haute importance
».
C'est
pourquoi la Modernité n'a de cesse d'interférer
dans le développement personnel - qu'elle identifie
à l'acquisition, qu'elle s'acharne contre les valeurs
traditionnelles s'opposant au consommérisme. Celui-ci génère
le stress et la psychose qui l'alimentent en permanence, encore
faut-il maintenir une étroitesse d'esprit.
C'est le rôle de la contre-culture,
en dissolvant les Arts majeurs dans ceux mineurs, en diffusant
des programmes privés de profondeur, en faisant
constamment appel à la vigilance vis à vis du
terrorisme, en gavant continuellement la population avec des publicités
pour des produits qui deviennent la valeur refuge de la
psyché. Bref, le "travailler plus pour gagner plus",
c'est à la fois l'hormone qui fait produire plus
de lait à la vache et la cage étroite des poules
pondeuses qui, grâce à ce stress ainsi généré, les
fait pondre plus. Une étroitesse d'esprit est donc indispensable
non seulement à la croissance, mais surtout pour
que le peuple se laisse mener vers l'abattoir de la perte de
l'Être. Proprement démoniaque : la Liberté
républicaine est devenue la prison des âmes... L'autre
aspect à relever, concernant cette fois-ci le travail
des hommes et femmes politiques, est : 1)
la légèreté
avec laquelle ils et elles gèrent les sujets sanitaires
et environnementaux (c'est à dire un vrai désastre,
comme on le lira dans le texte), enfin 2)
cette facilité
déconcertante à profiter
de tout nouveau scandale,
dont ils ou elles font mine de faire oublier leur part possible de
responsabilité. Exemple : - le ministre Borloo prenant
à partie la télévision (France 3 -
Pièces à conviction)
pour non divulgation d'informations mettant gravement en danger
la vie d'autrui, pour un sinistre dont
la responsabilité incombe à l'Etat
: «
Mines
d'uranium : le scandale de la France contaminée » (« La moitié des régions
françaises abritent ainsi 300 millions de tonnes de résidus
nucléaires »,
sous des parkings, stades et écoles). Areva tenta
bien la censure, la ville de Limoges fit un procès, le
ministre ne respecta pas ses engagements (source : Rue89). A
chaque nouveau viol ces ministres se précipitent pour
faire pondre des lois, dans la précipitation, mais sous
le feu des projecteurs,
bien sûr... Abrutissement de masse, vent ou spectacle,
et propagande... Voter ou travailler pour ces gens là
? Mais, peut-on gouverner autrement en Démocratie ? Ne
me faites non plus pas dire ce que je ne dis pas, car il n'y
a aujourd'hui pas de moins mauvais système* que celui
démocratique, c'est globalement considérablement
pire dans le reste du Monde qu'en France, mais la conscience
universelle (intériorité non révolutionnaire)
d'Edgar Morin restera probablement très marginale, malgré
les belles certitudes du philosophe. La Chine a mieux enregistré cette
problématique du mur vers lequel se précipite
l'Humanité, - elle qui fait main basse sur les dernières
ressources. - Bientôt il manquera des terres, de
l'eau potable, de la nourriture, la crise actuelle étant
un pâle avant-goût de ce qui se passera, les
inégalités ne faisant que croître
et la guerre
étant au bout du chemin... *
Démocratie ou ... une dictature
rusée du renard
? Christian Portal : « Face à
cette crise, on a le sentiment que les puissants ne voient rien ou ne
veulent rien voir (...)
Pire encore, maintenant, l'impression qui domine est que
certains font tout ce qui est possible pour continuer de se goinfrer
toujours plus, quitte à accélérer le désastre. La violence, même
si elle n’est pas souhaitable, pourrait bien être l’épilogue à
cette période (…) De rebond en changement d’orientation,
l’opposition et l’opinion publique sont muselées, car incapables
de poursuivre tous les “lièvres” que nous offre le pouvoir. Il y
a bien sûr de nombreux petits faits qui viennent corroborer cette
impression. Malgré cela, nous ne sommes pas en dictature, diront
certains. Mais s’il ne s’agit pas de dictature bottée et
casquée, celle que Michel Onfray appelle la “dictature du lion”,
il s’agit bien d’une “dictature du renard”, plus rusée,
moins violente mais toute aussi efficace ».
Et Michèle Rivasi,
fondatrice de la CRIIRAD, à propos de
l'irradiation (ou rayonnement ionisant) des aliments : « Les niveaux proposés par la
Commission (Commission européenne
de
l'industrie, recherche et énergie de l'Assemblée)
sont beaucoup
trop importants. Consommer plus d'un mois certains aliments
entraîneraient dans ces conditions le dépassement de la dose de 1
millisivert/an, qui est la valeur limite à partir de laquelle le
nombre de cancer augmente de façon inacceptable (...) On
facilite la circulation et les échanges commerciaux d'aliments
radioactifs, au lieu de les bloquer aux frontières. Ce qui revient à
disséminer et banaliser la contamination des aliments consommés par
l'ensemble des populations » (janvier 2011).
Deux sites de résistance, que je pense déjà
vaine du fait du degré de conscience de la Masse avoisinant
le degré zéro de l'intelligence cognitive :
http://www.sylviesimonrevelations.com/
et
http://www.medecine-ecologique.info/. Enfoncer le
clou : «
Depuis Mai 2009, les industriels, AREVA en tête,
peuvent tout à fait légalement recycler leurs déchets nucléaires
en les introduisant gentiment dans les biens de consommation ou les
produits de construction
» (Regard sur le monde). Puisque
qu'ainsi : « Depuis
2002, l’interdiction d’utiliser des matériaux et déchets
provenant d'une activité nucléaire pour la fabrication de biens de
consommation et de produits de construction est assurée
par l’article R.1333-3 du code de la santé publique. Le
même code (R1333-5) prévoit toutefois une procédure de
dérogation qui était jusqu'ici inapplicable tant que l’arrêté
qui devait l’organiser n’était pas paru. C’est aujourd’hui
chose faire avec l’arrêté du 5 mai 2009 »
(eco-SAPIENS).
Travail
:
Travailler
plus pour gagner plus
? D'un tout autre coté, la fiscalité française
est la plus stalinienne d'Europe. Hormis sa finalité démagogico-électoraliste
évidente et très amorale, l'ISF
saigne
le pays.
Éclairages Économiques : « Un
excellent papier de l'Institut Montaigne montre en particulier
que l'ISF coûte environ quatre fois plus cher à l'État
qu'il ne lui rapporte. Cet impôt absurde n'est de toute évidence
conservé que pour des raisons purement politiques ».
Fondation iFRAP
:l« Les capitaux qui sont partis à
l’étranger du fait de l’ISF sont très largement sous
estimés par les services du Ministère de l’Economie et
probablement de l’ordre de 200 milliards €. Sur cette base, le
manque à gagner pour le Trésor serait d’environ 7 milliards €
par an, soit deux fois le produit de l’impôt. Il est vraisemblable
que ces 200 milliards € épargnés par des Français à l’étranger
du fait de l’ISF, privent le pays de plusieurs dizaines de milliers
d’emplois et expliquent une partie du différentiel entre la
croissance française et celle de ses voisins anglais et allemands ».
Patrick ARTUS : « l’ISF coûte deux fois en TVA non
perçue ce qu’il rapporte ». Puis,
sur un blog (holmes), - cette analyse :
«
État de plus en plus
totalitaire, goût singulier pour tous les monopoles d'état,
nostalgie des "nationalisations", fonctionnariat le plus
pléthorique du monde, fiscalité la plus rouge d'Europe, dette
abyssale, déchristianisation quasiment totale du pays, fuite des
élites, paupérisation de la population, perte généralisée de
l'esprit d'entreprise et du goût du risque, millions de français
incapables d'épargner et vivant de crédits ou de l'assistance
publique, architectures périphériques staliniennes innombrables,
queues infinies dans les magasins pour les soldes, montée du nombre
des mal logés et de l'alcoolisme dans les écoles - notamment de
commerce, augmentation préoccupante des magouilles au noir de toutes
sortes, émergence d'une crapulerie de plus en plus voyante dans les
villes et perte du sens des responsabilités quasi générale
».
Si je voulais gagner plus en travaillant plus, il parait évident que
je ferais comme ceux qui ont plus d'intelligence,
je fuirais un pays traîné vers le gouffre
par son Administration. Selon Christian Chavagneux (Alternatives
Economiques), l'ISF entraîne l'expatriation fiscale qui
génère la perte annuelle de 10%
des recettes fiscales de l'Etat. Si
le coût est colossal et la démagogie électoraliste
incontournable, - n'oublions pas l'aspect intrusif dans la
vie privée avec les déclarations de patrimoine
"attentatoires
à la vie privée"
- selon Michel Poniatowski jugeant anticonstitutionnelle l'exigence
de déclaration, - Jean Annarella déclarant que « l'impôt de solidarité de la fortune n’est pas un
impôt, c’est un outil de contrôle ! »,
"Mieux vivre votre argent" publiant un article sur
le traquage, la DNVSF poursuivant la traque
humaine
à cause de l'expatriation fiscale dissimulée (l'exil
fiscal étant déjà une perte colossale pour
l'Etat, selon Christian Saint-Etienne). Ceci est prodigieusement
pervers et incite donc à vivre du stricte minimum
nécessaire, à ne rien acheter (ou presque) en
France, à ne pas voter et à ne créer
strictement aucune richesse au sein de la société
du chiffre
de Gilles Deleuze, également à ne pas fonder
de famille ni mettre d'enfants (pardon : d'esclaves) au monde
(il serait plus approprié de dire : dans le merdier),
juste être de passage, loin de la bêtise... Une
question d'éthique : Where am I
? In the Village. What do you want ?
Information. Whose side are you on ? That would be
telling. We want
Information, Information, Information ! You won't get it. By hook or
by crook, we will. Who are you ? The new Number 2. Who is Number 1 ?
You are Number 6. I AM NOT A NUMBER, I AM A FREE MAN ! Les analyses témoignent que l'ISF
fit perdre (à la France) 4 fois plus d'argent que
ses recettes fiscales - l'intelligence voudrait que l'on cesse.
Début 2011, le Gouvernement envisagera de le remplacer
par une
Taxe sur les plus-values à la revente de la
maison principale. Jean Perrin, président de l’Union
nationale de la propriété immobilière : «
c'est
une imbécillité. Si on vend sa résidence principale, c’est
pour racheter ailleurs, pas pour aller vivre sous les ponts. Une
taxation va paralyser le marché ». Remplacer quelque chose
d'idiot par autre chose qui l'est tout autant, n'est-il donc pas temps de
rejoindre René Guénon qui écrivait que la caractéristique
du droit de vote démocratique, avec l'entendement du plus grand nombre, -
est
bien d'amener l'incompétence au Pouvoir ?
Comment sinon expliquer de telles aberrations ??? Problématique pour
l'immédiateté, inquiétant pour l'avenir.
Cela ne peut justifier qu'une seule logique qui le soit,
logique : le pays est tellement en déconfiture qu'il
devient obligé d'hypothéquer le futur proche en
sacrifiant déjà le présent ! Pourquoi
- penserez-vous peut-être - aborder
cette problématique ?
Pour l'excellente raison qu'elle permet de placer
des repères.
Le fait que l'Administration applique l'ISF,
-
elle le doit à son statut de serviteur de l'Etat, larbin donc.
Le fait que les hommes politiques gardent l'ISF,
-
ils le doivent au carcan idéologique et à l'absence d'éthique (n'ayant
pas lu Aristote, Kant ou Nietzsche, ou considérant
que la fin justifie les moyens ou quelque petite incartade
profitant à la France), profiteurs
et bonimenteurs donc.
Le fait que le peuple s'en satisfait ("faut
faire payer les riches") et ne peut réaliser
qu'il est le seul à en faire les frais (car plus
on est riche, plus il est facile d'échapper à
l'ISF), -
il le doit à un faible discernement, intelligence
limitée donc.
Et le fait d'oser dire ne serait-ce que "travaillez plus
pour gagner plus !", -
c'est une des conséquences de la désacralisation
du Monde, animalisation
de l'homme donc.
Tout
ce qui suit commence également à s'expliquer sans
se justifier, il suffit de l'étudier en toute simplicité,
et d'éteindre la télévision. Visite
guidée dans le Monde réel, mettez vos ceintures
s'il vous plaît (cela va secouer les neurones), et n'oubliez pas le sac en papier,
ne vomissez pas partout :
Ethique
et Conscience
: Nous
quittons la sphère de la bêtise crasse, de
l'opportunisme, de la traque fiscale des esclaves (pardon : des
citoyens) et individus placés sous haute surveillance
(à quand un processeur dans le cerveau et une caméra
dans le cul ?), - pour considérer le domaine de l'esprit,
- conscience pour des valeurs morales élargies au vivant,
ou holisme.
Ainsi donc, ces lois faites pour traquer les hommes ne font
pas oublier celles pour traquer les animaux sauvages. Rien ne
saurait échapper au carcan cérébral de la
société
de contrôle
du panoptisme
foucaultien.
Ainsi, citons la
Lettre aux
politiques (extraits) du Collectif pour l'Abolition de la Chasse
à Courre (C.A.C.C), du 20 octobre 2008 : « La chasse à
courre, vous le savez, consiste à poursuivre à cheval et avec des
chiens un animal sauvage jusqu'à l'épuisement, puis à le
poignarder, à le noyer ou à lui briser les pattes, s'il n'a pas été
déchiqueté par la meute. Cette violence inouïe n'est justifiée
par rien d'autre que le plaisir de ceux qui s'y livrent (…) Sur le
terrain, les conflits se multiplient. Des interpositions ont lieu en
forêt. Des cerfs épuisés se réfugient dans des villages, des
cours d'école, où ils sont achevés sous les yeux d'une population
horrifiée. L'année dernière un cerf a été égorgé dans le salon
de particuliers en lisière de la forêt de Perseignes. Cette année,
un cerf a été achevé à La Croix Saint-Ouen, dans un village, un
autre a été poursuivi à Lamorlaye (Oise) jusque sur un parking de
supermarché à une heure d'affluence ! (…) Or, le
gouvernement, entièrement soumis au puissant lobby-chasse, ne veut
pas même entendre parler de limiter la chasse à courre et toutes
nos démarches et pétitions se heurtent à un véritable mur. En
juillet 2005, 15 députés ont déposé un nouveau projet de loi
abolitionniste qui n'a pas été plus débattu que les précédents
au Parlement. La situation ne peut plus durer et doit être
débloquée ».
Alors que Tony Blair fit abolir la chasse à courre
en Grande-Bretagne dès 2005, quel sens de l'Histoire
les hommes et femmes politiques de France choisissent-ils ?
Mais ... celui-ci : "Décret n°
2010-603 du 4 juin 2010 créant une contravention pour obstruction à un acte de chasse"
signé par François
Fillon, Jean-Louis Borloo et
Michelle
Alliot-Marie.
Extrait : « Art. R. 428-12-1. − Est
puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième
classe le fait, par des actes d’obstruction concertés, d’empêcher
le déroulement d’un ou plusieurs actes de chasse tels que définis
à l’article L. 420-3 ».
Citons donc la
Ligue ROC : « Depuis 1982, il
n’existe plus d’interdiction de chasser à proximité des
maisons, ce qui entraîne un fort sentiment d’insécurité, des
incidents, des altercations et parfois des accidents affectant des
animaux de compagnie ou d’élevage, voire des humains », et le CPNT
(ruraux
dont le cerveau semble être saturé des pesticides
qu'ils répandent) : « Le délit d'entrave à la chasse enfin reconnu ! En
effet, signé et publié au Journal Officiel le 06 juin 2010, l'entrave à la chasse
est reconnue comme un délit et passible d'une contravention de
cinquième catégorie. Ce décret faisait partie de l'accord
politique passé entre CPNT et la majorité ».
Heureusement que les pédophiles
et les violeurs
ne représentent pas de masse électorale significative,
qu'ils se cachent, ils pourraient sinon obtenir une loi
les protégeant dans leurs vices pervers (comme tuer
pour se divertir). Commettre un délit pour sauver un
animal sauvage, c'est un immense honneur, car l'amende
vaut -
par les mains ensanglantées qui la donnent
- largement plus qu'une Légion d'honneur ! Des consciences sans
conscience. La pratique de la chasse aurait été une
nécessité de l'Histoire. Mais Georges
Cuvier :
« l’anatomie
comparée nous enseigne qu’en toute chose l’homme ressemble aux
animaux frugivores et en rien aux carnivores »,
et
Jacques Novicow : « La marche de
l’évolution humaine n’a pas pu se faire autrement que dans
l’ordre suivant : Période frugivore : — frugivore et
carnivore ; — frugivore, carnivore et cannibale. Mais la
marche en sens inverse est absolument impossible, parce que contraire
à la nature des choses. Étant donnée la loi générale que le
progrès va en s’accélérant, la période frugivore a dû être
plus longue que la carnivore, et la carnivore plus longue que la
cannibale ».
En venir à chasser pour une finalité de pur
divertissement, prendre plaisir à oter la vie, et
c'est une perversion de l'âme que Jean-Jacques
Rousseau (un
végétarien comme Montaigne,
Lamartine,
Newton,
Voltaire,
Benjamin
Franklin,
etc.)
ne dénierait pas : «
Mais, quand les difficultés qui environnent toutes
ces questions, laisseraient quelque lieu de disputer sur
cette différence
de l'homme et de l'animal,
il y a une autre qualité
très spécifique qui les distingue,
et sur laquelle il ne peut y avoir de contestation, c'est
la faculté de se perfectionner
» (son
Discours
sur l'origine des inégalités parmi les hommes).
Le nombre d'artistes populaires végétariens
est phénoménal (sauf erreur : David
Bowie,
Kate
Bush, Boy George, Nina Hagen, Lenny Kravitz, Francis Lalanne, Bob Marley, Sinead
O’Connor,
Susan Vega, Peter Gabriel, Robert Smith,
Leonard Cohen,
Mylène
Farmer,
etc.), tout comme est phénoménale mais guère
surprenante la quantité de chasseurs chez les hommes
politiques. Le fait d'interdire l'opposition active à
la chasse est en fin de compte, et selon l'humanisme de Jean-Jacques
Rousseau, le signe fort de la régression vers l'animalité
(instincts inférieurs), car plus rien ne permet de distinguer
un degré évolutif (conscience ou faculté
de se perfectionner) entre les chasseurs et les animaux qu'ils
tuent. Animaliser l'Homme avec l'aide de la Justice. Si
j'étais né Rockefeller, il y a comme une modification
génétique majeure que j'aurais souhaitée
pour la Nature : - transformer le gibier afin que les chasseurs
deviennent eux-mêmes la proie ! Cela porte le
nom de régulation des espèces (dites "nuisibles").
La Nature est considérée comme une marchandise
: « Si la liste nationale des
espèces susceptibles d'être classées nuisibles comporte dix-huit
espèces, douze mammifères et six oiseaux, c'est au plan local que
le préfet détermine par arrêté et dans des conditions encadrées
par la réglementation, le classement effectif de chaque espèce, en
fonction de la situation locale. Cet arrêté du 6 novembre 2002 a
été pris après débat au Conseil national de la chasse et de la
faune sauvage et a été accompagné par la circulaire d'application
du 21 novembre 2002, elle-même examinée par ce conseil, qui vient
compléter la circulaire du 27 juillet 1999 relative aux espèces
nuisibles. Cette circulaire met l'accent sur la nécessité
d'améliorer la connaissance de ces espèces dans le cadre de
l'Observatoire national de la faune sauvage et de ses habitats et de
mieux en évaluer les prélèvements par le relevé des carnets de
piégeage » (Réponse du Ministère de l'écologie et du
développement durable publiée dans le JO Sénat du 12/06/2003).
Le site Pleinouest35 considère son espèce
comme la plus nuisible de toutes (Hitler poussait la logique
de la régulation à son paroxysme), et la régulation
comme prétexte avancé pour justifier
la joie de tuer, - ce qui a remplacé les chasses présidentielles
à Chambord*.
*
Domaine national : «
Le panneautage est le procédé
qui permet de capturer les cerfs vivants grâce à des filets
appelés "panneaux". Depuis 1947, il a été capturé plus
de 4 000 animaux dans le but de peupler ou de repeupler grand nombre
de territoires français. Ce mode de prélèvement est la base de la
régulation du cerf. Il est complété par des tirs sélectifs à
l’affût ou à l’approche afin de réaliser le plan de chasse qui
permet de maintenir l’équilibre forêt-gibier (...)
Le sanglier est une espèce prolifique qui nécessite une
régulation faite au cours de 15 battues annuelles. Ces chasses
officielles (Office national des forêts, Office national de la
chasse, préfecture et habitants de Chambord) sont des battues
organisées suivant des rites parfaitement rodés où priment rigueur
et sécurité, dans la plus pure éthique cynégétique
».
Si on repeuplait moins ... peut-être y aurait-il
moins besoin de réguler ailleurs ? Concernant
le "gibier d'élevage", citons Le RAC : « Vous avez sans doute déjà aperçu, au bord
d'une voie rapide ou au détour d'un sentier, un faisan ou un lièvre
peu farouche au point de se laisser approcher à quelques centimètres
en quête de nourriture. Vous vous êtes peut-être dit alors que les
animaux sauvages s'étaient enfin rendu compte que l'homme est leur
meilleur ami... Hélas non. Ces animaux sont des animaux d'élevage,
lâchés dans la nature en début de saison de chasse ou même
parfois le matin même d'une chasse, afin de servir de cible à nos
amis les chasseurs. Sans cela, il n'y aurait pas assez de "gibier"
pour satisfaire tous les chasseurs. Et sans gibier, plus de chasseurs
! Donc la chasse s'entretient elle-même. Des millions d'animaux sont
élevés et lâchés pour servir de cibles à des hommes avides de
jouer à tuer, et qui osent prétendre gérer la faune ! Vous avez
dit "régulation" ??? (...)
Le statut de "nuisible", une aberration scientifique. Il y
aurait beaucoup à dire sur cette notion obsolète et sans fondement
scientifique. Tout d'abord, toutes les espèces possèdent une place
et un rôle, aucune n'est nuisible. En effet, la notion de nuisibles
n'a aucun sens dans la nature car, toutes les espèces, en
particulier les prédateurs, participent à l'équilibre des
écosystèmes ».
Voilà ce que quotionnent les élus : « Ils voulaient égorger de la manière la plus
immonde un cerf, bel animal hébété, perdu et résigné. Ils lui
ont d’abord jeté des pierres pour qu’il reste acculé le long de
la clôture, puis avec une barre de fer, ont essayé de lui faire
plier les pattes arrières ; deux hommes lui ont attrapé les
bois lui tordant la tête jusqu’à terre pendant que le troisième
lui enfonçait une lame dans le cou, ceci à plusieurs reprises. Ne
parvenant pas à finir l’animal, toujours debout et blessé, ils
l’ont tiré sur plusieurs mètres pour l’ égorger loin des
regards indiscrets (…) Avant que l'animal ne soit achevé j’ai
tenté de m’interposer en jetant une bûche en direction de ses
assaillants, espérant faire fuir le cerf, mais c’est le piqueur
qui tentait de le saigner qui l’a prise sur la tête. Après quatre
heure de garde à vue à la gendarmerie de Compiègne je dois
comparaître le 11 Mars 2005 au tribunal de Compiègne pour avoir,
selon le procès-verbal, volontairement commis des violences sur
autrui (…) 3 mois de prison avec sursis et 5 ans de mise à
l'épreuve, 1300 euros d’amendes. Tout ça pour avoir jeté une
bûche pour faire fuir un cerf que les chasseurs à courre tentaient
d’assassiner à coups de barre de fer et de coups de couteaux
répétés, dans une grande violence, et dans un village »,
Bruno Cardon. Qu'en dire de plus ?
Salubrité
publique
- santé -
affairisme
et
mort
: Voici ce que nous avons déjà dans le panier
: -1)
acculturation de masse orientée vers la contre-culture
(consommérisme), - 2)
ISF qui saigne le pays (électoralisme), - 3)
loi faite pour les chasseurs (petits arrangements politiques),
- 4)
mainmise sur l'énergie (lobbies pétrolier et nucléaire)
- n'aurions nous encore rien du coté sanitaire (industrie
agroalimentaire) ? Si, l'honneur du drapeau est sauf. Car
citons Coline
Garré
: «
Entre juillet et septembre 2010, le MDRGF
a acheté dans divers supermarchés de l'Oise et
à Paris, des aliments non
bio
composant les repas types d'une journée d'un enfant d'une
dizaine d'années. Résultats ? Petit
déjeuner
: 28 résidus pour le petit déjeuner dont 21 cancérigènes
possibles ou probables, 3 cancérigènes certains
et / ou 19 perturbateurs endocriniens (PE) suspectés.
Encas
: 6 résidus pour l'encas avec 2 cancérigènes
possibles et / ou 1 PE. Déjeuner
: 33 résidus pour le déjeuner dont 17 cancérigènes
probables ou possibles, 4 cancérigènes certains
et / ou 14 perturbateurs endocriniens (PE) suspectés
».
Ouf ! Rassurez-vous, le bio on y croit ou on n'y croit pas,
c'est dans la tête... Et citons Marie-Monique Robin ("Notre poison
quotidien"
: comment l'industrie chimique empoisonne notre assiette) : « Est-ce que le comportement de Monsanto constitue
une exception dans l'histoire industrielle ? (…) Comment sont
réglementés les 100.000 molécules chimiques qui ont envahi notre
environnement depuis la fin de la seconde guerre mondiale ?
(...) Y-a-t il un lien entre l'exposition à ces produits chimiques
et l'épidémie de maladies chroniques évitables que l'Organisation
mondiale de la santé a constatée surtout dans les pays dits
développés ? (...)
Pour imposer ses OGM au
monde, Monsanto a d’abord infiltré les sphères
scientifiques et réglementaires ».
A visiter : http://www.combat-monsanto.org/
- Ce qui
justifierait vite le procès sur la place publique,
si nous étions effectivement en Démocratie. La
Démocratie présuppose l'intérêt commun
et la défense du peuple contre les tyrans... Nous
en sommes loin ! Le fond encore pire que la forme. Soleil-Levant
: «
Mr Fenech le"patron" de la Miviludes déclarait
récemment qu'il fallait se
méfier de tout ce qui était naturel
et dans son dernier rapport il est fait état de quelques
550 dérives sectaires dont
la majeur partie de médecines douces,
naturopathie, etc. Qu'en pensez-vous ? ». Isabelle
Robard
("La
Santé Assassinée")
:
« L'Etat est là pour offrir une information
claire, loyale et transparente, coupée
de tout intérêt politique, économique et
corporatiste,
permettant ensuite au consommateur de faire son choix lui-même
». Il
n'y a pas que les produits chimiques à empoisonner la
vie, les hommes politiques ont laissé le peuple être
bombardé par les rayonnements électromagnétiques.
Citons largement Alain Rose-Rosette et
Marc Vercoutère (une
pétition sur CRI-VIE) : « Notre
planète est envahie par des radiations électromagnétiques
parasites (REMP) produites par la technologie moderne : lignes à
haute tension, télévision, satellites numériques (plus de 3 500
gravitent autour de la terre depuis 1982), écrans d’ordinateurs,
téléphones portables (plus de 1,5 milliard d’utilisateurs),
antennes relais, TGV, radars, consoles de jeux vidéo et jouets
électronique pour bébés (…) Pour son information, le
consommateur ne dispose que du dernier rapport de la nouvelle Agence
française de sécurité sanitaire de l’environnement (Afsse)
réalisé par une équipe d’experts qui travaillent de près ou de
loin – comme ceux de l’OMS - pour les opérateurs de téléphonie
et qui participent même à des campagnes publicitaires pour ces
derniers. Ces rapports officiels « rassurants
» ne sont en réalité
qu’une compilation des résultats d'études publiées
antérieurement et financées en majorité par les industriels et qui
ne retiennent que le risque thermique. Or, le risque thermique n’est
pas le plus dangereux, loin de là. Le danger réside dans les
micro-ondes et les harmoniques ultra-faibles dont les fréquences
perturbent les fréquences biologiques des cellules vivantes à des
intensités extrêmement basses (…) De nombreuses études
scientifiques indépendantes font en effet état de la
perméabilisation accrue de la barrière hémato-méningée avec
formation de micro-oedèmes et tendance aux méningites (dont la
fréquence s’élève régulièrement depuis 15 ans) ; de la
diminution de la prolifération neuronale (retard scolaire,
difficulté d’apprentissage) ; de la diminution du taux d’anticorps
IgG, de la diminution de la sécrétion de cortisol, de
corticostérone et de mélatonine (laquelle n’exerce plus son
action anti-cancer au-delà de 2milliGauss = 2mG) ; de l’augmentation
de la production d’hormone de stress (ACTH) ; de la prolifération
de micro-noyaux cellulaires (étape pré-cancéreuse), de
l’activation d’au moins trois oncogènes importants de l’ADN et
de la surproduction de protéines de stress (HSP70), mécanismes
intervenant dans le stress oxydatif, la genèse des cancers (dont la
fréquence s’accroît inéluctablement sans amélioration du
pronostic), voire l’évolution inquiétante des nouvelles maladies
par mutation génétique... »,
Appel de Pau, France, 5 septembre
2004.
Question
aux hommes et femmes politiques : quand allez-vous enfin arrêter
ce bordel
du saccage tout azimut ???
(écrit en 2010) Assassins par
ignorance et/ou cupidité. Lu sur Lobbycratie : « Jacques Testart, biologiste de renom,
président de l’association Science citoyennes, revient (sur France Inter) sur le poids des firmes pharmaceutiques
dans le système sanitaire français. Un chiffre improbable : 98% de
la formation (en réalité, c'est le financement
de la formation, mais c'est un lapsus
révélateur) des médecins en place provient
des firmes pharmaceutiques et 2,4 milliards d’euros de budget de
lobbying pour le secteur en France en 2004 ».
Si cela se trouve, l'élite issue de la conscience molle
du peuple, tant imprégnée de la volonté
de domination, - fume, nourrit ses enfants avec la nourriture
industrielle frelatée (morte, saturée de
substances cancérigènes), utilise le
téléphone portable, le four à micro-ondes
? Elle a manifesté une totale
incapacité
à réagir de manière éthique face
à l'amiantage, au sang contaminé, au nuage de
Tchernobyl ! Qui détient réellement le Pouvoir
en France ? Le peuple maintenu dans l'ignorance (assez stupide
également) ou des intérêts privés
et puissants ?
Morale
:
Je crois qu'il est impossible de comprendre le monde actuel, la
pseudo-crise, sans considérer qu'il est mû
essentiellement par le profit. Dans l'ordre du commerce mondial,
il convient de replacer selon l'ordre réel d'importance (en
milliards de dollars) : 1)
le pétrole
(l'énergie libre est donc un sujet particulièrement
dangereux), 2)
la vente
d'armes
(probable origine du 11 septembre), 3)
le trafic
de drogue
(mis en place par la CIA en Afghanistan), et enfin : 4)
la maladie
(qui est le fond de commerce des laboratoires et des firmes
pharmaceutiques). Or, le Monde évolue et s'adapte
vite, ainsi le profit n'oublie pas la confiscation
du vivant
par le brevet (OGM) et la taxe
carbone.
Toute la civilisation occidentale s'est ainsi orientée,
au nom des Lumières et de pseudo-valeurs humanistes (si
utiles à la morale nietzschéenne des "hommes
bons"), vers l'entreprise de destruction massive et d'abrutissement
(Culture et conscience, notamment par l'entremise de la spécialisation
à outrance). Il n'y a plus aucune place pour quelque
chose de beau, et de bien, saisie autrement que dans sa
valeur marchande, je n'aurais pas touché le moindre centime
d'euro pour mener à son terme ma quête photographique.
Une troisième guerre mondiale sera comme une apothéose.
Günther Schwab : « Tout homme est actuellement parti prenant dans le pillage de la
planète. Et personne ne voudra renoncer à sa part d'avantage (...)
Nous avons fait de la science une prostituée. Elle passe
sous silence ce qu'elle ne doit pas dire, ou elle ment, si on
la paie ! (...)
Un pays n'est pas seulement fait pour produire des céréales
ou des pommes de terre. Il est un élément du psychisme
humain. Grâce à l'élimination de tout ce
qui agrémentait le paysage, l'espace vivant sur lequel
se reposait le regard a été nivelé. Le
paysage a été réduit de la troisième
à la deuxième dimension. Il est devenu plat et
uniforme comme la vie psychique de l'être humain. Un paysage
ainsi violé par les hommes, recouvert de plaies et de
galle, réagit psychologiquement sur l'homme lui-même
(...)
Une société qui tire le quart de ses revenus économiques de la
maladie, poursuivra, diffamera et, finalement, mettra hors d'état de
nuire quiconque voudrait apprendre à ses concitoyens à vivre en
bonne santé
»,
Hubert Reeves : « L'humanité fait tout ce qu'elle peut (et plus encore) pour
amener, le plus vite possible, son autodestruction »,
Konrad Lorenz : «
L'industrie
réapparaît alors : de gros producteurs d'automobiles
par exemple financeraient les défrichements. Lorsque
les sols se transforment en steppe et que seul l'herbe pousse,
les éleveurs de viande à steak arrivent d'Amérique
du Nord, et mènent leurs immenses troupeaux sur ce sol
ingrat où prospérait autrefois une forêt
vierge fournie. Les grandes entreprises d'élevage de
bovins seraient les instigateurs de la destruction de la forêt
vierge au Paraguay. C'est criminel ! L'étroitesse de
vues, origine de la destruction des forêts tropicales
est tellement amorale qu'elle pourrait bien s'inspirer de Satan
en personne (...)
Aujourd'hui,
aucun gouvernement n'est vraiment maître à bord,
ce sont les lobbies qui mènent le jeu, lobbies des hommes
d'argent et aussi des hommes politiques qui sont souvent les
mêmes... Les individus qui composent ces groupes de pression
sont des spécialistes, des professionnels dans leur domaine,
totalement dépourvu de morale »,
Paméla Stevenson : «
Pourquoi donc le bénéfice des industries chimiques
et le confort des agriculteurs devraient-ils l'emporter sur
la santé des enfants ? », MOEBIUS :
«
Depuis l'avènement de l'ère industrielle et
de ses mutations, tout artefact humain est menacé ... Ce
qui induit une gamme de possibilités allant de la simple
médiocrité à la laideur la plus agressive.
Cette situation a pour conséquence de créer un
paysage de plus en plus dégradé, affaiblissant
le réservoir référentiel de l'être
humain, amenant une distorsion inconsciente du concept même
de beauté et, par là-même, viciant et contaminant
les concepts corollaires de bonté et de vérité
».
Ainsi, notre civilisation, ou ce qui en subsiste au niveau
de l'intelligence, ne survit à elle-même qu'en
ayant toujours davantage recours à la pollution,
à la guerre, à la dépendance aux drogues
ou antidépresseurs et stimulants, à la diffusion
de la peur et de la précarité. Il s'agit à
chaque fois d'assommer un peuple dénué d'entendement
et que l'on mène comme un troupeau stressé.
La conscience est maintenue par les tenailles des journaux
télévisés, du travail répétitif, du gavage publicitaire et
des divertissements débilitants...
Economie
:
Mon
"travail photographique" réalisé entre
2003 et 2010, mais davantage une France qui "penserait
trop et ne retrousserait pas assez ses manches" selon Christine
Lagarde, fut marqué par l'aliéniation du photographe
en Auvergne (aucun beau paysage, population comme obnubilée
par la question des sous) et la chape de plomb intellectuelle
du 11 septembre. Pour avoir
lu sur ce sujet, je ne saurais extrapoler s'il s'agit d'un complot de
l'administration américaine pour fabriquer l'opinion
favorable à la guerre de conquête du pétrole,
sous prétexte d'armes de destructions massives (théorie
du professeur David Ray Griffin), ou d'un coup d'Etat par
des puissances financières (lobby de l'armement ou
quelque entité du genre Carlyle Group*) destiné
à destituer ou contrôler Georges Bush (théorie
de Webstrer G. Tarpley). Les avions terroristes
furent particulièrement bien aidés
pour pouvoir toucher leurs cibles, un missile et la Nano-Thermite
auraient fait le reste (Niels Harrit parla de quantités
allant de 10 à 100 tonnes). Je ne lis plus la Presse
d'information*, elle est
méprisable, il est plus utile
d'essayer de cerner l'origine ou le processus du
renoncement de la conscience collective et de celle plus individuelle.
La raison de la création du terrorisme est bien connue,
il s'agissait de lancer les moudjahidines sur l'armée
russe occupant l'Afghanistan, opération financée par
la culture massive du pavot introduite par la CIA. Cette mouvance extrémiste pouvait
ensuite servir pour expliquer l'attentat spectaculaire qui allait
marquer durablement la conscience. S'en prendre à Saddam
Hussein, sunnite, n'avait aucun sens puisqu'il était
le meilleur allié des USA contre l'ismam intégriste,
si ce n'est que la géopolitique a des amis de circonstance.
S'en prendre alors à l'Afghanistan semble réunir
ces atouts : une implantation stratégique et une opération de contrôle des
gazoduks, et enfin pouvoir sécuriser la production de drogue que
les Talibans* avaient fortement réduite à partir
de l'an 2000, mettant ainsi en péril
tout le système bancaire occidental dont la drogue est
la troisième ressource dans les échanges boursiers.
Pourquoi est-il si facile de berner des peuples
? A) Tout d'abord grâce à l'idéologie
et à la croyance dans des régimes qui éclairent
le Monde de leurs immenses vertus démocratiques, et Thrasymaque
- un sophiste face à Socrate dans le préambule
de La
République
de Platon
(« Le droit naturel est
l’instrument des puissants pour opprimer les plus faibles »)
: «
Tout
gouvernement établit toujours les lois dans son propre
intérêt, la démocratie, des lois démocratiques
; la monarchie, des lois monarchiques, et les autres régimes
de même ; puis, ces lois faites, ils proclament juste
pour les gouvernés ce qui est leur propre intérêt,
et, si quelqu'un les transgresse, ils le punissent comme violateur
de la loi et de la justice. Voilà , mon excellent ami,
ce que je prétends qu'est la justice uniformément
dans tous les Etats : c'est l'intérêt du gouvernement
constitué. Or c'est ce pouvoir qui a la force ; d'où
il suit pour tout homme qui sait raisonner que partout c'est
la même chose qui est juste, je veux dire l'intérêt
du plus fort
»,
et ensuite
B) A cause
de cette incapacité trop commune de savoir raisonner
par soi-même, et Nietzsche
(Considérations intempestives, Schopenhaueur éducateur)
: «
S'il
arrive qu'un grand penseur méprise les hommes, c'est
leur paresse qu'il méprise, c'est elle qui les fait ressembler
à des objets fabriqués en série, indifférents,
indignes d'être fréquentés ou instruits.
L'homme qui refuse de faire partie de la masse n'a qu'à
renoncer à son indulgence envers soi-même ; qu'il
obéisse à sa conscience qui lui crie : «
Sois toi-même ! Tout ce que tu fais là , tout ce
que tu penses, tout ce que tu convoites à présent,
tout cela n'est pas toi ».
Il est difficile d'être vraiment libre, c'est à
dire sans le devoir aux autres qui le décident pour
soi...
*
Citons Pascal Dallecoste du Laboratoire de Recherche de l’École de Guerre Économique (LAREGE) :
"Qui veut vraiment du Carlyle Group ?"
(un texte sous copyright). * Christian Cotten : « De 99 à 2002, le groupe
financier américain Carlyle était propriétaire d’une
participation majeure au sein du journal Le Figaro. C’est ainsi que
M. Dominique Baudis a été alors nommé Président du Comité
Éditorial du journal (en mai 2000), avant d’être nommé
Président du CSA en janvier 2001. Le 11 septembre 2001, le coup
d’État mondial mis en œuvre par le complexe militaro-industriel
américain, dont le Groupe Carlyle est un des acteurs majeurs, était
présenté par l’ensemble des médias français comme un attentat
terroriste musulman. À ce jour, la télévision française n’a
jamais évoqué sérieusement les informations majeures, parfaitement
fiables et crédibles, qui démontrent que le 11 septembre est bien
une opération militaire conduite au plus haut niveau de
l'administration américaine dans le but d’imposer sa domination
militaire et économique au reste de la planète » ». *
Michel Chossudovsky (août 2007) : « En
fait, l’augmentation de la culture d’opium a coïncidé avec le
déclenchement des opérations militaires sous commandement américain
et la chute du régime taliban. Entre les mois d’octobre et
décembre 2001, les fermiers ont recommencé à planter du pavot à
grande échelle. Le succès du programme d’éradication de la
drogue en Afghanistan en l'an 2000 sous les Talibans avait été
souligné à la session d’octobre 2001 de l’Assemblée générale
des Nations unies. Aucun autre pays membre de l’ONU n’avait pu
mettre en oeuvre un programme semblable. Sous les Talibans, la
prohibition avait en effet causé « le début d’une pénurie
d’héroïne en Europe vers la fin de 2001 », comme l’admet
l’ONU. L’héroïne est un commerce de plusieurs milliards de
dollars supporté par des intérêts puissants, qui requiert un flux
régulier et sécuritaire de la marchandise. Un des objectifs «
cachés » de la guerre était justement de restaurer le trafic de la
drogue, parrainé par la CIA, à ses niveaux historiques et d’exercer
un contrôle direct sur les routes de la drogue. En 2001, sous les
Talibans, la production d’opiacés s’élevait à 185 tonnes, pour
ensuite grimper à 3400 tonnes en 2002 sous le régime du président
Hamid Karzai, marionnette des États-Unis (…) Selon des
chiffres de 2003 publiés par The Independent, le trafic de la drogue
constitue le troisième commerce le plus important en argent après
le pétrole et la vente d’armes ».
Il ne s'agit aucunement, en ce qui me concerne, de cautionner
un régime rigoriste ayant fait dynamiter les bouddhas
de Bamiyan, qui reçut une aide financière
et militaire des services secrets pakistanais de 1994 à
fin 1997. Selon le PNUCID, les Talibans produisaient 35
tonnes d'opium en 2001
(après l'interdiction du mollah Mohammed Omar en l'an
2000, et il en était produit 180 tonnes cette même
année dans les provinces sous
contrôle de l'Alliance du Nord, contre globalement (en
Afghanistan donc) 3276
tonnes en 2000 et 8200
tonnes en 2007
(les rapports du PNUCID), selon Wikipédia). Curieuse politique
censée éradiquer la drogue, vous en conviendrez. Il est argumenté
que la production chassée localement chercherait
et donc gagnerait de nouveaux territoires, ainsi
de suite. Est-ce là une explication crédible,
plausible, et l'aurez-vous saisie comme il se doit ? Environ
3000 tonnes avant l'action des Talibans, environ 200
après, mais plus de 8000 après l'intervention
occidentale !
Société
de contrôle
et Société
du Spectacle
: J'ai
eu une vie avant celle orientée vers la photographie,
la vie de l'Avoir et non de l'Être, où le
Maître est l'argent et le Diable le profit. Combien de
fois ne m'a-t-on reproché d'avoir des principes moraux,
expliqué que la conscience nuit aux affaires ? Une
vie donc où les civilités d'usage cachent mal
les crasses les plus abjectes et les mentalités revanchardes
(j'étais cadre dans le secteur de l'armement, - on y
apprend moulte vérités). Cette vie n'était
pas pour moi, il s'agissait d'épouvantables fréquentations (j'y
ai rencontré de véritables fous paranoïaques)
et la photographie me passionnait depuis l'âge de dix
ans. Mais comprenez-moi bien, les personnes restées en
bas de l'échelle sociale (par précarité,
quotient intellectuel faible, rapacité non suffisamment
aiguisée) ont globalement cette mentalité
(qui
est judicieusement diffusée avec le "travailler
plus pour gagner plus", une réactualisation du
ARBEIT
MACHT FREI),
avec seulement moins de brillance. L'éclat ? Certes pas.
Il faut être malade tant intellectuellement que spirituellement
pour ne penser que domination, prestige, puis villa de
luxe, yacht de milliardaire et voiture de course. La mondialisation,
avec les pays émergeants dorénavant contaminés
par la pulsion occidentale (ou
combler le vide d'âme par des artéfacts, à
laquelle René
Guénon
crut que l'Orient traditionnel détenait encore la faculté
de l'Intellect d'y résister), n'est
pas la cause du présent chaos, seulement la forme
visible, ou extérieure, de la perte de l'Être,
sa dissolution dans le quantitatif pur et l'informel (multiplicité
qui correspond à la standardisation des goûts pour
la consommation de masse, avec pour exemple la destruction
de la biodiversité alimentaire aidée par l'Etat
(ses lois scélérates, référence
aux déboires administratifs incessants de Kokopelli), au
laminage des valeurs traditionnelles qui resteraient réactionnaires
vis à vis du consommérisme qui est le moteur de la
croissance).
Bref, il y a cette volonté de transformer l'Homme en
troupeau, en production, et les abattoirs industriels véhiculant toujours
l'innommable de l'Holocaust (car mêmes méthodes
et logique du rendement en finalité) sont le reflet
de ce que devient l'Homme. Et l'écologie elle-même,
qui est en passe de devenir une valeur boursière
qui va se substituer au pétrole (dont
on sait désormais que l'usage fut imposé
aux peuples pour les dominer),
est toujours pensée en finalité, même pas
en altérité, certainement pas en terme d'ipséité.
Car, même si le terme biodiversité sous-entend
la globalité holistique du vivant, l'écologie
est perçue comme un Avoir et non l'Être, et la
vache à qui est déniée la vie en propre
(elle n'a que cela) est immédiatement abattue une fois
que son quota de lait a donné satisfaction. Il en est
de même pour la gestion des chômeurs. Les idiots qui
m'ont bloqué dans la créativité (de
l'ANPE à l'ETAT), quand j'étais plongé
dans la précarité la plus sombre, qui ont
participé à détruire ma vie et lui
ôter le sens, ne peuvent même pas imaginer
à quel point leurs choix (plutôt : l'absence de
choix, leur soumission intellectuelle) participaient à
conduire leur propre Monde vers leur propre chaos intérieur.
Car, que représente vraiment le coût réel
de la créativité intellectuelle bafouée,
écrasée, face au gâchis innommable imposé
par les valeurs de destruction qui mènent la danse (en
référence à "La
Danse avec le Diable"
de
Günther Schwab),
et qui sont : les énergies polluantes, l'armement,
et la drogue et la maladie ? Philippe Desbrosses
disait : « Nous savions déjà que
l'argent de la drogue représente plus du tiers du flux de devises et
des échanges boursiers mondiaux et que, sans elle, le système
bancaire international s'effondrerait. En clair, le trafic de la
drogue est indispensable à l'équilibre économique mondial. Si l'on
ajoute le prix des substances nuisibles à notre santé et le
gaspillage des dépenses d'armement, justifié également par
l'équilibre de la terreur, on peut considérer que l'économie
dominante, dite «libérale», est une entreprise de
destruction », tout
est-il voué à la non-conservation entropique dans la
dissolution de l'Être, pour recycler les âmes comme les
déchets, autant d'âmes égarées que
de déchets éparpillés au vent. Je revendique alors
le principe anthropique fort ou la transcendance à
laquelle se refusait Gilles
Deleuze
et sa philosophie de l'immanence (d'où : «
En chacun de nous, il y a comme
une ascèse, une partie dirigée contre nous-mêmes. Nous sommes
des déserts, mais peuplés de tribus, de faunes et de flores
(...) Le désert, l'expérimentation
sur soi-même, est notre seule identité, notre chance unique pour
toutes les combinaisons qui nous habitent
», - mais aussi un Gilles Deleuze qui alors, à la suite
de Michel
Foucault,
avec l'approche plus conceptuelle qu'historique, saisissait
le processus de contrôle
sur l'Homme :
« Le contrôle est à court terme
et à rotation rapide, mais aussi continu et illimité, tandis que la
discipline était de longue durée, infinie et discontinue... L'homme
n'est plus l'homme enfermé, mais l'homme endetté »
...
Le cadre de la pensée unique s'élargit,
elle sévit essentiellement au niveau médiatique,
ce malgré les invectives fatigantes d'un Jean-Luc Mélenchon
qui n'a cessé de rappeler qu'il est un élu du
peuple. Ces élus du peuple ont la responsabilité de
la destruction écologique des sols de France, de l'amiante,
des pesticides qu'ingurgitent les enfants, de la baisse extraordinaire
de la Culture auprès des jeunes qui bientôt ne
sauront plus qui fut Bach. Face au chaos planétaire
qui sera démographique (avec un durcissement aux
frontières et un déplacement de la stratégie
militaire) et alimentaire (bien avant que de devenir énergétique),
la conscience collective restera accaparée par la crise
ou la psychose générée par celle-ci.
Et les idéologues de la décroissance
(contre-grenelle
3)
tentent bien de discourir sur le MUR vers lequel la
croissance nous fait nous précipiter, et qui
devrait être un truisme, sur le choix entre décroissance
ou barbarie, en ces termes :
« Nous ne guérirons pas avec le
poison qui nous a rendu malade. Nous devons renouveler nos façons de
penser, de sentir et d'agir (…) L'objectif est de rompre avec la
domination continue des uns sur les autres et de tous sur la
planète ».
L'utopie se situe ici, précisément, non dans l'argumentaire
juste ou réaliste, ni dans l'ébauche des
solutions, mais dans la croyance dans une prise de conscience
collective (sachant qu'elle seule agirait sur le politique largement
inféodé au lobbying). Dites à un mangeur
de viande, aujourd'hui, qu'il affame le reste du Monde, qu'il
déforeste les forêts primaires et gaspille l'eau
... il vous rétorquera qu'il ne s'occupe pas de votre
assiette et que vous n'avez pas à mettre le nez dans
la sienne, dites à un chasseur qu'il supprime une vie
qui n'a qu'elle-même ... et il vous regardera avec condescendance.
Car, ce n'est pas une problématique que l'on peut aborder
avec des chiffres, ni même la morale trop attachée
à l'habitus ou au comportement citoyen, - mais de niveau
de conscience.
Le chaos écologique n'est pas seulement la résultante
économique de l'Homme, et la crise son aspect social,
il est l'Homme moderne lui-même avec ses idéaux
démocratiques l'ayant poussé à faire ce
qu'il voulait, plutôt le laissant le croire... Tout
mon texte pleinouest35 tourne indéfiniment autour de
l'importance réelle et de la puissance à
accorder à ce "laisser le croire".
Question
de l'Être
: La Culture
(domaine de la pensée - car il faut désormais
le rappeler, musique savante comme forme subtile),
ce qui était
ailleurs chamanisme et pensée magique (davantage
intuition et énergie du corps
et de la planète), serait le dernier rempart contre
la barbarie, avant que la situation n'implique la dictature
et la guerre. Aliéner la Culture
(pour le consommérisme de masse, comme le cautionnent
toutes les politiques), - c'est précipiter
avant l'heure l'Humanité dans le chaos (et j'ai
connu des guénoniens votant socialiste pour accélérer
la fin de cycle). Il est commun de prendre la décroissance
pour l'idéal de doux dingues, pourtant ils manifestent
une conscience pénétrée de mentalité
moderne
: « … les objecteurs de
croissance entendent préserver la Terre mais l'humanité est la
première de leur préoccupation. Sacrifier ce qu'il y a d'humain en
nous pour sauver la planète non seulement ne nous intéresse pas ... »,
aux antipodes de Sextus Empiricus : « L'école de Pythagore et d'Empédocle d'Agrigente et le reste des Italiens enseignent que nous sommes apparentés non seulement entre nous et aux dieux, mais aussi aux animaux privés de raison ; qu'en effet unique est le souffle qui parcourt tout l'univers à la manière d'une âme et qui nous unit à ces êtres. C'est pourquoi, en les tuant, en les mangeant, nous commettons une injustice et une impiété, car nous détruisons des congénères. En conséquence de quoi ces philosophes ont conseillé de s'abstenir de ce qui a vie et ils ont imputé une impiété aux hommes qui rougissent de carnage chaud l'autel des Bienheureux. Empédocle dit quelque part : « Cessez donc ce massacre aux clameurs funestes. Ne voyez-vous pas que vous vous entre-dévorez dans l'inconscience de votre esprit ? » »,
faisant que le scepticisme du philosophe, bien que rejetant
tout dogmatisme, mais pour et à cause de cela, préfigure l'indicible
de l'Un chez Plotin. Si l'épochè des sceptiques
(suspension du jugement envers l'inaccessible) permettait le
bonheur, l'oubli de la réalité extérieure
du Monde chez Husserl était le premier pas de l'approche
phénoménologique qui est ne considérer
que le phénomène (sans affirmer sa réalité)
pour en extraire des
structures universelles de la conscience.
D'où provient alors, pour prendre un exemple, la sensibilité
envers le vivant (au delà de l'altérité)
que manifeste (et sous contrainte) le Prince
Charles (« Prince's Rainforest Project »
et sa ferme de Highgrove) qui qualifiera d'absurde le leitmotiv économique
« que le bio ne peut pas nourrir la planète » ? Citons Franz Brentano
: « Ce qui caractérise tout phénomène mental, c'est ce
que les scolastiques du Moyen Âge nommaient l'in-existence
intentionnelle d'un objet, et que nous décrivons
plutôt, bien que de telles expressions ne soient pas dépourvues
d'ambiguïtés, comme la relation à un contenu ou la direction vers
un objet, ou
encore une objectivité immanente ».
Dans ce cas précis, cette pensée commune serait davantage
dirigée par l'intentionalité que par l'objectivité
immanente. Et une clef de cette compréhension peut
être apportée par Pierre-Jean Renaudie : « Husserl marque ainsi de la façon
la plus claire possible la césure entre des synthèses d’ordre sensible et des synthèses purement catégoriales : contrairement à ce qui se passe dans le
cas du fusionnement de contenus matériels, « les formes catégoriales n’agglutinent, ne nouent, n’assemblent pas les parties entre elles de manière qu’il en résulte un tout réel,
perceptible par les sens (...) Autrement, la pensée et la connaissance qui établissent relations et connexions ne seraient pas une pensée et une connaissance de ce qui est, mais une altération, une
transformation en quelque chose d’autre ». Il faut rappeler que ce qui conduit Husserl vers l’« élargissement de l’intuition
» à la sphère catégoriale n’est précisément pas une analyse de
l’intuition, mais l’attention qu’il porte aux « formes
catégoriales de signification » qui structurent la visée
signitive »
(concept auquel s'opposa Adolph Reinach). P.J. Renaudie de poursuivre
: « Husserl établit ainsi la possibilité
d’actes catégoriaux dont les lois aprioriques ne dépendent pas
des matériaux intuitionnés ou de quelque référence que ce soit au
domaine extralinguistique de l’intuitivité. Les lois qui vont
alors limiter la possibilité pour de telles
significations de trouver un remplissement (et de donner lieu à une
connaissance) ne sont pas des
lois matérielles ou synthétiques,
dépendant du donné intuitif, mais des « lois analytiques de la
pensée proprement dite »
».
La limite de cette analyse est apportée par Thibaut Gress (à propos de
Jocelyn
Benoist et "Les Cahiers d’Histoire de la Philosophie :
Husserl") : « ...
c’est bien comme l’avait
pressenti Heidegger, l’intuition catégoriale qui est en charge de
l’être, et Courtine peut fort logiquement conclure : « L’être
est présent dans la catégorie » . En somme, dans
l’exacte mesure où l’intuition catégoriale appréhende des
objectités, et constitue donc cela même par quoi les catégories
d’objet sont intuitionnables, cette même intuition entretient un
rapport à l’être et ouvre à l’ontologie formelle. Pour autant,
se demande Courtine, il ne s’agit justement que d’ouvrir
l’être et non de s’ouvrir à lui, car si être
signifie bien être-objet, l’être-objet ne se trouve pas élucidé
et cela hypothèque encore le sens de l’être »
. L'Art, la Culture, la méditation (pour maîtriser l'ego), le yoga,
- n'est ce pas justement l'attitude, plutôt la posture
qui permet de s'ouvrir
à l'être
? Heidegger eut dit échapper à l'ontique. Il y a considérablement plus de végétariens
parmi les philosophes (aussi les savants) et les artistes,
que parmi les hommes et femmes politiques qui conservent une
approche cloisonnée de la réalité, -
parce qu'ils ou elles la perçoivent ainsi. Diapason
nous a offert une somptueuse version de La
flûte enchantée
pour Nöel 2010 (Ferenc
Fricsay,
1954), gageons alors que le flot
excrémentiel
qui se déverse en permanence des radios commerciales,
des magasins, des voitures, des casques, quand la plupart des
gens s'énervent dans les trois secondes quand ils entendent
des notes de Mozart,
garderont la porte de l'intuition close et auront un mental
sclérosé. Quand le cerveau refuse les musiques
qui font penser ou pleurer, il est matraqué par un rythme
qui l'aplatira sur l'enclume. Pourtant, et pour rester en
Occident, retenons quelques pensées. D'abord Bergson : « Entre penser un objet et le penser existant, il
n'y a absolument aucune différence : Kant a mis ce point en pleine
lumière dans sa critique de l'argument ontologique », puis
Lévinas: «
Toute accession à l'objet - toute connaissance ontique comme
Heidegger l'appelle - n'est (...) possible qu'à travers la
connaissance de l'être de cette chose, la connaissance
ontologique »,
enfin Paul
Ricoeur : «
La « preuve ontologique »,
dans son sens véritable, c'est la présence évidente de l'esprit
infini dans l'esprit individuel », Saint Thomas d'Aquin
considérant que Dieu est dans toute conscience humaine. Selon Paul Ricoeur, la phénoménologie husserlienne brise les
phénomènes pour les étudier (pour l'intelligibilité), mais se
manifeste alors le manque d'une unité au delà du plan ontique qui
unifierait le pôle volontaire de celui qui ne l'est pas, c'est le plan ontologique. Ce ne
serait pas une
coïncidence si la Modernité connaît le chaos écologique, -
ceci
correspondrait à la nécessité cyclique (Dharma) que l'Inde appelle âge
de fer (Kali
Yuga) et à laquelle doivent se finaliser tous les possibles,
car c'est l'âge noir où l'âme humaine se
trouve autant éloignée qu'il est possible de Dieu,
où la civilisation s'effondre spirituellement...
Nous voici donc, grâce au manquement ontologique
de l'approche phénoménologique et à l'analogie
correspondante de la crise (économique, idéologique,
écologique), au contact direct de la synchronicité
jungienne,
de la Tradition
(règne de la quantité, monstruosité moderne
selon René Guénon), et de la dictature
du nombre
selon Vladimir Volkoff
. Ne manque plus que la société
de contrôle
inspirée par Michel
Foucault,
pour comprendre ce qu'en exprimera Gilles
Deleuze
: « Les sociétés disciplinaires ont deux pôles
: la
signature qui indique l'individu, et le nombre ou numéro matricule
qui indique sa position dans une masse. C'est que les discipline
n'ont jamais vu d'incompatibilité entre les deux, et c'est en même
temps que le pouvoir est massifiant et individuant, c'est-à-dire
constitue en corps ceux sur lesquels il s'exerce et moule
l'individualité de chaque membre du corps (Foucault
voyait l'origine
de ce double souci dans le pouvoir pastoral du prêtre - le troupeau
et chacune des bêtes - mais le pouvoir civil allait se faire « pasteur
» laïc à son tour avec d'autres moyens). Dans les sociétés
de contrôle, au contraire, l'essentiel n'est plus une signature ni
un nombre, mais un chiffre: le chiffre est un mot de passe, tandis
que les sociétés disciplinaires sont réglées par des mots d'ordre
(aussi bien du point de vue de l'intégration que de la résistance).
Le langage numérique du contrôle est fait de chiffres, qui marquent
l'accès à l'information, ou le rejet. On ne se trouve plus devant
le couple masse- individu. Les individus sont devenus des « dividuels
», et les masses, des échantillons, des données, des marchés ou
des « banques ». C'est peut-être l'argent qui exprime le mieux la
distinction des deux sociétés, puisque la discipline s'est toujours
rapportée à des monnaies moulées qui renfermaient de l'or comme
nombre étalon, tandis que le contrôle renvoie à des échanges
flottants, modulations qui font intervenir comme chiffre un
pourcentage de différentes monnaies échantillons. La vieille taupe
monétaire est l'animal des milieux d'enfermement, mais le serpent
est celui des sociétés de contrôle ».
Quel est le pourcentage de gens du peuple (mais aussi pseudo-élite,
hommes politiques à la cervelle moulée), - ayant fini par comprendre (non admettre) que les pédophiles
représentent un danger insignifiant, pour l'avenir de
l'Humanité, par rapport aux mangeurs de viande*,
et aussi que les USA interviennent en Afghanistan bien moins contre
un pseudo-terrorisme, qu'ils ont à l'origine fabriqué
à l'encontre des Russes, que pour doper le trafic mondial
de drogue*, une arme géopolitique (fut anglaise en Chine)
qu'ils ont également initiée ? La bêtise,
l'ignorance et la cupidité règnent en
Maîtres absolus. La télévision sert de garde-fou
pour empêcher l'intrusion de l'intelligence. N'avez-vous
pas assisté à ce spectacle lénifiant
de ceux qui se soucient bien davantage de l'aspect des
jantes alu de leur voiture (qui dépensent en conséquence),
que de la qualité biologique de l'huile alimentaire dont leur
propre corps a besoin, et qui par là vont choisir la
moins chère possible ? C'est que l'aspect extérieur
de l'ontique a brisé toute forme d'intériorité*
ou ontologie de l'Être...
*
L'obscurantisme n'est pas prêt de finir. - Un exemple
lu sur TopSanté.com : « MON ADO
NE VEUT PLUS MANGER DE VIANDE. Pas de viande ? Ce n’est pas très
grave (…) En revanche, le végétalisme... (…) Elle insiste
violemment ? Une consultation chez un psychologue spécialiste des
ados s’impose afin de décrypter le malaise sous-jacent »
(Damien Galtier). Hé oui, nous les végétariens et les végétaliens
sommes
fous,
encore plus que de le dire puisque nous mangeons BIO, que la
culture BIO va affamer la planète (30% de rendement
en moins, du moins ce que l'on voudrait faire croire), ruiner
les industries chimiques, et sans parler de la baisse du cancer
qui deviendrait problématique pour la croissance,
les retraites. Or, les non-carnivores gaspillent entre 10 et
20 fois moins
de ressources (sols, eau, protéines, énergie)
que ceux qui ne le sont pas, ils n'envoient pas des milliards
d'animaux dans les camps de la mort ! *
Michel CHOSSUDOVSKY, professeur à la Faculté des sciences sociales de l'Université
d'Ottawa, Directeur du Centre de recherche
sur la mondialisation
: « Les forces d'occupation
en Afghanistan appuient le trafic de drogue, qui rapporte entre 120
et 194 milliards de dollars de revenus au crime organisé, aux
agences de renseignement et aux institutions financières
occidentales (...)
L’économie afghane de la drogue fut un projet minutieusement
conçu par la CIA, avec l'assistance de la politique étrangère
américaine
(...)
la présence militaire des USA a servi à reconstituer plutôt
qu’à supprimer le trafic de drogue, qui a été multiplié par 21
».
Et déjà le 27 septembre 2001 : «
Motivés par le nationalisme et la
ferveur religieuse, les guerriers islamiques n'étaient guère
conscients qu'ils se battaient contre l'Union soviétique pour le
compte de l'« Oncle Sam ». Alors que des contacts furent
établis et entretenus aux échelons supérieurs des services de
renseignement, les commandants des rebelles islamiques sur le terrain
n'avaient aucun lien direct avec Washington ou la CIA. Avec le
soutien de la CIA et l'aide militaire américaine, la Inter Services
Intelligence (ISI) pakistanaise s'est rapidement transformée en une
« structure parallèle exerçant d'énormes pouvoirs sur tous
les aspects de gouvernement ». La ISI possédait un
personnel, composé de militaires, d'agents de renseignement, de
bureaucrates, d'agents doubles et d'informateurs, estimé à 150 000
personnes (...)
- soutenus par l'ISI
pakistanais lui-même contrôlé par la CIA, l'État islamique
taliban a grandement servi les intérêts géopolitiques de
Washington. Le commerce de la drogue dans le Croissant fertile a
également servi à financer et équiper l'Armée musulmane
bosniaque, dès le début des années 1990, et l'Armée de libération
du Kosovo (UCK)
(...)
Au
lendemain des attaques terroristes de New York et de Washington, la
vérité sur les liens entre le gouvernement américain et le
terrorisme international doivent être dévoilés à l'opinion
publique afin d'empêcher l'administration Bush et ses partenaires de
l'Otan de se lancer dans une aventure militaire qui menace l'avenir
de l'humanité ».
Policiers, comprenez-vous pourquoi l'héroïne infecte
la société ? - C'est notre effort
de guerre
pour l'hégémonie américaine face au bloc
russe. On peut raisonnablement se poser la question du paradoxe entre
répression policière (sauf quand elle participe
à faire augmenter le prix des substances de mort) et
intégration de l'Otan. Il est presque amusant de penser
au gâchis humain (temps de vie consacré au travail)
phénoménal perpétré pour le
lobby du pétrole (qui a maintenu sous le boisseau
une technologie magnétique non polluante et
presque gratuite), à la jeunesse rendue inculte
(par les choix politiques iniques : cherchez une jeunesse voulant
découvrir par elle-même l'opéra russe, les
six quators à corde de Bartok) et dirigée vers
la drogue qui est le fer de lance de la guerre géopolitique, et
quand les échanges flottants des monnaies fictives témoigneraient de
la virtualité de toute crise économique.
Ainsi, je n'aurai connu que des interdictions,
des contraintes administratives au sein de la quête photographique,
pour enfin hurler : "tout ça pour ça ?".
Oui, tout ça pour ça ! *
Arnaud Desjardins : « Le
mental nous cache la réalité (nous cache l'âtma
, nous cache le brahman) et il la cache en nous faisant voir
un monde qui est multiple au lieu d'être unique, soumis
au temps au lieu d'être éternel, dans lequel tout
est toujours effet d'une cause, dans lequel rien, jamais n'existe
par soi-même
(...)
Ce
monde est celui de la mesure.
Rien
n'existe qui ne soit pas mesurable dans une unité de
mesure ou une autre
»
(A
la recherche du Soi, adhyatma yoga).
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Décadence
et standardisation
: Voici
donc un photographe
français.
Mais ce n'est pas gratifiant de savoir que les visiteurs
étrangers, de passage, sauront que je
suis
français
(et pure souche, juré craché !). Arrivé
en Auvergne en 2001, j'ai découvert l'ostracisme auvergnat
envers les étrangers (déjà à 5 km)
et particulièrement les Parisiens. Il est possible de
croiser sur les routes un panneau signifiant que vous quittez
la France pour entrer ... en Auvergne. Je voulais faire une
halte en ce lieu avec le désir d'y rester deux années
pour réaliser un livre d'art sur les cascades, j'y
suis resté bloqué
dix années à force de m'être fait arnaquer*
(et au choix, et pour être d'une prompte exactitude :
voler
- baiser
- mettre
- enculer),
or je la quitte en n'ayant photographié aucune cascade,
plutôt les déjections canines innombrables
qui recouvrent les trottoirs (encore marché dedans aujourd'hui),
qui remplacent avantageusement les femmes avec lesquelles toute
approche photographique ou échange de point de vue sont
rédhibitoirement impossibles et peu avenants. Dix années
de vie de gâchées au trou du cul du Monde
! *
Saccage d'une maison rendue inhabitable, vols (exemple : collection
de disques), vandalisme sur la voiture (et oeufs pourris), insultes,
comportement ANPE. Ce qui me surprenait toujours, lors
de mes voyages à l'étranger, c'était l'évidence
que mes concitoyens n'ont aucune
Culture
(en comparaison avec les Britanniques, les Allemands), sont
vulgaires, ont
de vraies têtes
d'abrutis
- ce à quoi il est facile de les reconnaître
au premier coup d'oeil. Pour m'être retrouvé dix
ans dans un Centre France particulièrement arriéré,
je pense que mon chien avait davantage d'intelligence,
dans les yeux, que certains ici. Et, depuis peu, même France
Culture (que
j'appréciais tant)
semble procéder à l'inversion radicale de
la Culture, et il ne s'agit plus de converser entre gens
instruits, ni d'initier la Masse à l'élitisme
ancestral, - mais de faire identifier ce que l'on peut
appeler Culture avec le degré le plus inférieur de
la société, probablement une initiative du Pouvoir
qui veut ainsi réussir sa fabrication
à la chaîne des con-sommateurs ignares.
Plus je prends de l'âge, plus je regrette dans cette vie de
ne pas avoir photographié que la seule
merde
qui caractérise si bien le lieu. J'espère
être enterré ailleurs que dans ce pays
de cons*.
D'ailleurs, un pays démocratique qui se retrouve classé
au 44e
rang mondial pour la liberté de la Presse
ne
se respecte pas,
pas davantage que ceux qui laissent les excréments de
leur chien sur le trottoir, et qui sont
pires que des animaux.
Il se trouve que dans TOUS mes déplacements, on m'a toujours
pris pour un Allemand. Pour Nietzsche
et Wagner,
c'est un honneur* qui m'était fait !
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*
L'écrire
ainsi ferait passer pour forcené. Et Pourtant, les
chiffres parlent d'eux-mêmes : 13e
pays
en Europe à avoir accordé le droit de vote aux femmes
(58e
dans le Monde : formidable pour LE pays des droits de l'homme),
20e
place pour l'intelligence dans le Monde (selon Lynn et Vanhanen), 16e
pays en Europe pour l'abolition de la peine de mort (45e
dans le Monde), seul pays à appliquer un ISF
(qui fait fuir les capitaux), mais premier
utilisateur européen de pesticides ! (3e
dans le Monde). Alors, le 44e
rang pour la liberté de la Presse (RSF) en 2010 (soit
33 places perdues depuis 2002), c'est un détail
pour la Nation qui a l'orgueil particulier de
se croire le coeur de l'humanisme moderne, ne cesse de donner
des leçons de morale, s'en félicite. Notons
qu'au niveau de la corruption, ou IPC établi par
Transparency International, la France arrivait au 23e
rang mondial en 2008, soit largement derrière les pays
du Nord de l'Europe (non lieu dans l'affaire
des frégates de Taïwan, l'Italie guignolesque étant,
mais on s'y attendait, presque hors compétition
!). Zéro pointé ! A propos du Grenelle
environnement,
le glas sonne déjà. - Albane Wurtz
: « En 2007, 7,6 %
des fruits et légumes dépassaient les LMR. 6% en 2006. Situation
aussi désastreuse pour les céréales. En effet, ce sont 8,16 % des
céréales qui présentent des taux de résidus de pesticides
supérieurs aux LMR. Rappelons qu’au niveau européen, le taux
présent dans les céréales n’est que de 1,37 %. Malgré les
mesures du Grenelle qui prévoit de réduire de 50 % le traitement
par les pesticides d’ici dix ans (…) Pour compléter ces tristes
résultats français, rappelons ceux établis par la Répression des
fraudes (DGCCRF). Selon eux, en 2007, sur le sol français, ce ne
sont pas moins de 52,1 % des fruits et 52,5 % des céréales qui
contenaient des résidus de pesticides. Des données hallucinantes si
l’on prend la peine de s’y arrêter ! La moitié des fruits et
céréales que nous consommons est donc imbibée de pesticides »
(Développement
durable). Marie-Christine Blandin :
« L'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et
technologiques vient de livrer (2010) un très étrange rapport
d'information sur les pesticides et la santé. Signé du député
Claude Gatignol et du sénateur Jean-Claude Etienne, il marque un
retour en force de la promotion d'une agriculture inféodée à
l'industrie chimique. Et il fait fi de la préservation des
écosystèmes, des ressources en eau et en sol, de la qualité des
aliments, des revenus et de la santé des paysans (...)
Le ton est donné dès
l'introduction : « L'agriculture s'est construite autour
de l'utilisation des produits phyto-pharmaceutiques, moyen de
proposer des produits végétaux de qualité et d'aspect
irréprochables tels qu'attendus par le consommateur »
(…) Une vingtaine
de pages présentent les OGM comme alternative, alors que leur
implantation favorise l'usage de pesticides associés, comme les
céréales « Roundup ready » ou bien qu'elles sécrètent
en elles-mêmes les insecticides (…) Après avoir minoré la
qualité comparée d'un aliment biologique et d'un aliment chargé de
pesticides, ainsi que le rôle cancérigène des pesticides, le
rapport évoque toutes les autres sources de perturbateurs
endocriniens pour mieux dédouaner les pesticides ».
Pour finir cette parenthèse, Caroline
Garré
: « Un
enfant absorbe en une journée 128 résidus chimiques,
provenant de 81 substances différentes, dont plus de
la moitié sont suspectées d'être cancérigènes
ou de perturber le système endocrinien ».
Le jour même où j'écrivais ce paragraphe,
je suivais à la caisse d'un magasin une mère de
famille posant devant moi un paquet de pure
andouille
et quantité de bouteilles de sodas (concentration de
pesticides, de sucre ou pire d'aspartame,
et Jean Hudon : « - on sait que l'aspartame est un puissant
neurotoxique dont l'approbation en 1981 par la Food and Drug
Administration (FDA) américaine pour l'alimentation humaine (et
ensuite par « Santé et Bien-être Canada » et toutes les autres
agences gouvernementales équivalentes dans les autres pays) s'est
fait en dépit d'études démontrant ses effets néfastes et
ultimement mortels (…) En dépit de son instabilité chimique,
puisque l'aspartame se décompose en méthanol (alcool de bois), en
DKP (causant des tumeurs au cerveau) et en formaldéhyde
lorsqu'exposé à des températures excédant 86 degrés Fahrenheit,
la FDA a approuvé son usage dans la cuisson en 1993. Utilisé
massivement dans tous les breuvages diètes (Coke Diète, Diète
Pepsi, etc.), il suffit dont que les bouteilles séjournent quelques
heures dans un entrepôt ou un véhicule de transport non-réfrigéré
et exposé au soleil et donc à des températures excédant 86 degrés
Fahrenheit (ce qui est très fréquent en été), ou tout simplement
dans un estomac humain, pour que l'aspartame qu'elles contiennent se
transforme en un poison mortel qui agit insidieusement pour engendrer
toute une flopée de symptômes et de maladies... »).
J'ai senti qu'il était inutile d'intervenir. Ceci témoigne
de l'absurdité du droit
de vote
comme manifestation d'une conscience
collective
- quand celle individuelle est définitivement utopique
ou marginale. Il ne faut ainsi pas s'étonner du fait paradoxal
que la Démocratie sert la manipulation collective
(identifiable à un procédé habile -
et pour
des intérêts particuliers) qui s'offre en substitution
du bien être commun des gens bien trop sots pour
le saisir. Et citons ici Alexis
de Tocqueville
: « L'individualisme est un sentiment réfléchi qui dispose
chaque citoyen à s'isoler de la masse de ses semblables de telle
sorte que, après s'être créé une petite société à son usage,
il abandonne volontiers la grande société à elle-même »,
qui
voyait déjà ce danger (pour la Démocratie) des citoyens s'excluant de
la vie publique et se privant ainsi de la liberté
qu'elle dispense, alors qu'ils deviennent aveuglés par le "toujours plus
de liberté" les projetant parallèlement dans une dépendance. N'est-ce pas le cas, pour parler
de ceux qui savent (lanceurs
d'alerte
dont la non-reconnaissance est une spécificité
très française : amiante, plomb, dioxine, ogm,
nucléaire, ondes électromagnétiques (micro ondes, wifi), pesticides
et herbicides, ou
effets secondaires des vaccins et médicaments
chimiques), et non de ceux qui ne penseront jamais
par eux-mêmes, qui représentent la masse orientée lors des élections (grâce
à l'utilisation du scandale et du marketing publicitaire)
? La "grande société", pourtant
censée représenter le peuple, ne se retrouve-t-elle
pas accaparée par ces liens du Pouvoir qu'il est juste désormais
d'appeler lobbying ? N'était-ce pas prévisible
depuis le commencement : notre société n'est-elle
pas plongée dans une schizophrénie ? *
C'est en ce sens qu'accepter la Légion d'Honneur témoigne
d'un manque de discernement envers l'inconscience
politique,
c'est aussi ne pas saisir que
la distinction vaut bien davantage pour celui qui la
donne que pour celui qui la reçoit.
Beaucoup l'ont refusée, malheureusement pour
la question politique. A Aragon qui refuse, Jacques Prévert rétorque : « C’est très bien
de la refuser, mais encore faudrait-il ne pas l’avoir méritée »,
Aragon qui continuait à encenser le Goulag soviétique
: « Je veux parler de la science prodigieuse de la
rééducation de l'homme, qui fait du criminel un homme utile, de
l'individu déformé par la société d'hier, par les forces des
ténèbres, un homme du monde de demain, un homme selon l'Histoire
(…) Nous sommes à un moment de l'histoire de l'humanité qui
ressemble en quelque chose à la période du passage du singe à
l'homme. Nous sommes au moment où une classe nouvelle, le
prolétariat, vient d'entreprendre cette tâche historique d'une
grandeur sans précédent : la rééducation de l'homme par
l'homme ».
Mais Marcel Aymé : « (…) pour ne
plus me trouver dans le cas d'avoir à refuser d'aussi désirables
faveurs, ce qui me cause nécessairement une grande peine, je les
prierais qu'ils voulussent bien, leur Légion d'honneur, se la carrer
dans le train, comme aussi leurs plaisirs élyséens ».
Christine
Lagarde disait que les Français pensent trop (« Assez
pensé, retroussons nos manches »),
- est-il donc possible de penser moins encore ? Sur le site
Web Newsweek, Bernard-Henri Lévy répondait
à la phrase de la Ministre : « I loathe this phrase »,
et de dire : « In France you never die. You
never disappear. Images build up a powerful inertia. There are people
who manage to live an entire life based on one image, one photograph,
one word, one moment of television. It's too much
»
! Heureusement que la pensée résiste encore, qu'elle
est source de création dans un monde de l'esprit,
et non celui décharné et moribond des affaires.
Exemple : cet enregistrement du Codex
Chantilly
par l'ensemble féminin DE CAELIS. Un trésor qui
n'a pas valeur marchande, mais qui devrait être une fierté
au sein d'une véritable identité nationale - qui
serait bien moins nationale que culturelle... Les journalistes
d'investigation soucieux de leur sécurité, tous
les autres, auront raté le coche de la recherche de la
vérité sur le 11 septembre*, alors, en sera-t-il
de même pour l'énergie libre dont je ne suis
pas encore sûr qu'il s'agit de canulars, un domaine intégralement
ignoré par les Médias (sauf Radio Ici et
Maintenant constamment attaquée par le Pouvoir : le CSA censura la radio en
1996 pour « Diffusion répétée, lors des émissions de libre
expression, de propos racistes, antisémites ou négationnistes et
d'avoir permis à des sectes de s'exprimer sur l'antenne »).
Voici quelques liens pris sur le Net : http://mariereveuse.over-blog.com
- http://www.zen-blogs.com
- http://www.monblog.ch
-
www.amessi.asso.f
-
http://quanthomme.free.fr
... Nous
aurait-on menti ? Se paierait-on notre figure avec une taxe
carbone ?? Empoisonnerait-on délibérément
les populations avec les pesticides ??? Qui ???? *
Cependant, pour ne pas être borné et
pouvoir rester en mesure de saisir un mensonge plus
grand que celui que l'on soupçonnait, il convient de visiter : http://www.bastison.net/ (Mythes et Légendes),
de l'opposer à ReOpen911 (http://www.reopen911.info)
:
« Ce site est destiné aux personnes qui cherchent à s'y
retrouver devant l'afflux d'informations et surtout de
désinformations qui circulent sur le net et ailleurs concernant les
attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis (…) ceux que
j'appellerai les partisans de "La Théorie du Complot" ont
su simplifier au maximum leurs explications pour mieux faire passer
approximations, mensonges et manipulations (…) J’ai soutenu
ma thèse dans la discipline Mécanique, Génie Mécanique,
Génie Civil et la formation doctorale Mécanique des
matériaux et des milieux complexes, des structures et des systèmes.
J'ai également enseigné en lycée pendant quatre ans puisque j'ai
été reçu au concours de l'agrégation de Génie Civil
en 1995,
option Structures et Ouvrages ». Personnellement,
j'aurais rectifié - tenté de le faire - ce
pays dénué de rectitude morale et intellectuelle
à coups de trique, - ultime colère
utopique. L. Pauwels parlait de "sida
mental", mais comme les choses ont dégénéré
depuis, ou ont été radicalement poussées à le
faire ! L'Humanité ne vaut désormais guère
davantage qu'une marchandise. Pour faire bonne mesure,
après le coup de colère, évoquons la réussite
du photographe. Elle est proche du néant. Ces
photographies, qui ont représenté 3%
du temps de vie,
furent réalisées en constante opposition
à un système de compétitivité
(ou recherche du seul profit) qui n'a de cesse de rendre
la créativité pour elle-même impossible,
qui donne la mesure de la liberté : je n'ai jamais
réussi, en trente ans, à me rapprocher de
la chaîne des Pyrénées, ni à vendre
de mes photographies, ni à éditer un livre d'art
à compte d'auteur. Mais qu'importe, puisque le plaisir
de photographier reste entier quelque soit le sujet. Il n'est
pas dans l'ordre des choses d'aborder une femme pour le
portrait ... les crottes de chien suffiront amplement. Aussi,
il n'est pas permis de mettre en doute la thèse
officielle, ou propagande d'Etat, à propos du 11 septembre
... le droit de vote, on s'en passera. On s'en passe d'ailleurs
fort bien, oui, terriblement bien. Je dirais même
qu'une fois que l'on s'en passe, il est douloureux d'imaginer
retomber dans le processus de décérébralisation accompagnant
le devoir citoyen. Il convient de
s'en expliquer, sans se défiler, car la lâcheté
est devenue, avec le mensonge et la crétinerie, une valeur idoine :
Voici
un exemple d'analyse - "La
Fin et les Moyens"*
d'Aldous Huxley (écrit en 1937)
- dont ce site voudrait être un humble canal, sachant
que le philosophe redoutait l'imminence de la guerre et
proposait alors une prise de conscience du mécanisme
complexe - qui est à l'origine de la militarisation
:
«
Un grand nombre d'hommes et de femmes intelligents ne font
usage de leur intelligence qu'afin d'effectuer au mieux ce qui
est traditionnellement considéré comme leur devoir
; ils
s'en servent rarement, ou ne l'utilisent jamais, pour passer
au crible du jugement le devoir lui-même
(...) Même dans les pays démocratiques,
l'intelligence est en général utilisée
seulement pour créer des moyens améliorés
en vue de fins qui
ne le sont pas*
(...) Là où l'on permet à l'intelligence
de s'exercer librement, il y aura toujours quelques individus
disposés à se servir de leur pensée pour
juger les buts traditionnels, aussi bien que pour imaginer les
moyens efficaces d'atteindre ces buts (...) Pour le dictateur,
de telles intelligences libres et interrogatrices sont excessivement
dangereuses ; car, il est essentiel, pour qu'il conserve sa
situation, que les préjugés sanctionnés
par la société ne soient pas mis en question,
et que les hommes se servent de leur pensée exclusivement
dans le dessein de trouver des moyens plus efficaces de réaliser
les fins qui soient compatibles avec la dictature. D'où
la persécution des individus hardis, le
muselage de la presse,
et
l'effort systématique, au moyen de la propagande, tendant
à créer une opinion publique favorable à
la tyrannie (...) Chez une majorité de gens des
pays occidentaux, la lecture sans
but,
l'audition sans
but
de la T.S.F., le spectacle sans
but
des films, sont devenus des vices habituels, des équivalents
psychologiques de l'alcoolisme ou de la morphinomanie ».
Alors oui, - il est possible de transporter cette déconstruction
vers le processus de conditionnement du 11 septembre, tout
autant vers celui de l'abrutissement radical de la société
actuelle qui la caractérise. Encore faudrait-il
des citoyens ayant sauvegardé une partie de leur conscience
personnelle. Toujours Aldous Huxley, avec une analyse que
ne dénigrerait pas René Guénon, -
quant à la fabrication d'esclaves ou êtres machiniques
: «
- parmi ceux qui passent par toute la filière de notre
enseignement académique, quelques uns seulement en sortent
à l'état d'intellectuels accomplis (...) Le
perroquet répète, mais ne comprend pas ; le spécialiste
étroit comprend, mais ne
comprend que sa spécialité
; l'intellectuel accompli comprend les rapports qui existent
entre des secteurs nombreux de la réalité appréhendée
par son intellect, mais ne les comprends que théoriquement
: il sait, mais il n'est enflammé de nul désir
d'agir d'après son savoir, et n'a
jamais été dressé à agir ainsi ».
Comme il est pénible de rencontrer des individus
qui ne sont que des programmes...
*
La guerre
en Afghanistan
semble corroborer en tout point La
Fin et les Moyens
d'Aldous Huxley,
quant à ceux incapables de passer au crible du jugement
le devoir lui-même. Ainsi, et concernant des motivations
certainement peu honorables (mais bien plus crédibles que
la propagande médiatisée), - citons A)
Olivier Lemerle (La revue de TEHERAN n°39) :
«
Pour les
Etats Unis, qui ne semblent pas concernés au premier chef par la
sécurité énergétique en Asie du Sud, le gazoduc TAPI est un
projet stratégique parce que l’Afghanistan est désormais leur
principale priorité affichée, mais également parce qu’il
contribue à saper l'influence de la Russie et à contenir celle de
l’Iran dans la région. L’ouverture d’une route Sud pour
l’exportation du gaz turkmène constituerait un revers notable pour
Moscou, dont la stratégie de conquête des marchés gaziers
européens, qui se double d’un regain d’ambition en matière de
politique étrangère, repose en grande partie sur l’achat à bon
marché d’une grande partie de la production gazière
centrasiatique. Le tarissement de cette manne mettrait la Russie dans
une position délicate, en l’obligeant à effectuer les
investissements coûteux qui sont nécessaires pour renforcer ses
capacités de production, et à puiser dans ses propres réserves
pour fournir ses clients tout en satisfaisant une demande intérieure
gonflée par une utilisation irrationnelle du gaz et une accoutumance
de la population à des tarifs subventionnés. D’autre part, le
pipeline transafghan (TAPI) a aussi l’avantage, du point de vue de
Washington, de compromettre la réalisation du gazoduc IPI
(Iran-Pakistan-Inde) promu par Téhéran
»,
et B)
Michel CHOSSUDOVSKY, économiste
et professeur à la Faculté des sciences sociales de l'Université
d'Ottawa, Directeur du Centre de recherche
sur la mondialisation (http://www.globalresearch.ca/),
et auteur de "The Globalization of Poverty and the New World
Order"
: «
Les forces d’occupation
en Afghanistan appuient le trafic de drogue, qui rapporte entre 120
et 194 milliards de dollars de revenus au crime organisé, aux
agences de renseignement et aux institutions financières
occidentales.
Les recettes de cette contrebande lucrative qui se montent à des
milliards de dollars sont déposés dans des banques occidentales. La
quasi-totalité de revenus reviennent aux grandes entreprises et aux
syndicats criminels hors d'Afghanistan. Le trafic de drogue du Croissant d’Or, lancé par la CIA au
début des années 80, continue à être protégé par les services
de renseignement US, en liaison avec les forces d’occupation de
l’OTAN et l’armée britannique. Récemment, les forces
britanniques d’occupation ont fait la promotion de la culture du
pavot par des annonces de radio payées (...) la présence militaire des USA a servi à reconstituer plutôt
qu’à supprimer le trafic de drogue, qui a été multiplié par 21
(...) Le
Bureau des Nations Unies sur les Drogues et la Criminalité (UNODC),
basé à Vienne, estime que la récolte 2006 sera de l’ordre de
6100 tonnes, soit 33 fois le niveau de production atteint en 2001
sous le gouvernement taliban (3200 % d'augmentation en 5 ans).
Les cultures ont occupé en 2006 165 000 hectares, contre 104 000 en
2005 et 7606 en 2001 sous les Talibans. Selon l’ONU, l’Afghanistan fournit en 2006 environ 92
pour cent de l’offre mondiale d’opium, qui sert à préparer
l’héroïne
»
(source
: Le Grand Soir), puis :
« L’économie afghane de la drogue fut un projet minutieusement
conçu par la CIA, avec l'assistance de la politique étrangère
américaine. Comme il a été révélé par les scandales
Iran-Contras et de la Banque de Commerce et de Crédit international
(BCCI), les opérations clandestines de la CIA en support aux
moujahidins avaient été financées à travers le blanchiment de
l’argent de la drogue (…) Le recyclage de l’argent de la drogue
par la CIA était utilisé pour financer les insurrections
post-Guerre froide en Asie centrale et dans les Balkans, y compris Al
Quaeda. Les revenus générés par le trafic de la drogue afghane
commandité par la CIA sont considérables. Le commerce afghan des
opiacés constitue une grande part des revenus annuels à l’échelle
mondiale des narcotiques, estimés par les Nations unies à un
montant de l’ordre de 400 ou 500 milliards. Au moment où ces
chiffres de l’ONU furent rendus publics (1994), le commerce mondial
estimé de la drogue était dans le même ordre de grosseur que celui
du pétrole. Selon des chiffres de 2003 publiés par The Independent,
le trafic de la drogue constitue le troisième commerce le plus
important en argent après le pétrole et la vente d’armes. Il
existe de puissants intérêts commerciaux et financiers derrière la
drogue. De ce point de vue, le contrôle géopolitique et militaire
des routes de la drogue est aussi stratégique que celui du pétrole
et des oléoducs »
(source
: L'AUT'JOURNAL). Et Victor
Ivanov, Directeur du Service fédéral russe de contrôle des
stupéfiants : « Lorsque 93% de l'héroïne sont
accumulés dans un pays où se trouve un contingent de 100 000
hommes, c’est une honte »,
quand Boris
Gryzlov
(Président de la Douma) accusait
les États-Unis et l’Otan d’avoir fait de l’Afghanistan un
« narco État » et de dire : «
Les démarches de l'OTAN dépassent les limites du raisonnable,
pratiquement, c'est une tentative de revenir à la guerre froide »
(les
exercices
de l'Otan en Georgie, en 2009). Ensuite, concernant les
campagnes contre le réchauffement climatique,
Mark
Braly (The Multibillion Dollar Carbon Trading)
: « Tous les
établissements financiers de Londres et New York ont mis en place
des opérations d’échange de droits d’émission de carbone. De
très gros montants dansent dans leurs têtes et ils en ont besoin
pour remplacer la "richesse" qui s’est évaporée dans
l’effondrement immobilier. Louis Redshaw, chef des marchés
environnementaux chez Barclays Capital a confié au New York Times
que "le marché du carbone sera le plus grand de tous".
Barclays croit que l’actuel marché du carbone d’une valeur de 60
milliards de dollars pourrait atteindre 1 billion de dollars en
l’espace d’une décennie. Il y a quatre ans, M. Redshaw un ancien
négociateur en électricité, n’arrivait pas à trouver personne
pour lui parler du carbone ».
Pendant ce temps là (fin 2010), à Paris, une vingtaine
d'enfants afghans dorment dehors, sous des cartons pour
se protéger du froid, quand la Police ne les jetterait
pas (les cartons) à la Seine (émission de France
Culture). Et pendant ce temps là, les Parisiens se déplacent
comme des zombies dans les couloirs du métro, assénés
des continuelles annonces qui réclament leur
vigilance à propos des voleurs et des actes de terrorisme.
Un spectacle de diffusion de la peur. Maintenant le peuple
est anesthésié, il n'aura plus aucune faculté
de penser par lui-même autre chose que ce qui est distillé
par les Médias. Et Paul Craig Roberts
(sous-secrétaire américain au
Trésor sous Ronald Reagan) finit par jeter l'éponge, tant
vis à vis de l'omertà médiatique que de
l'incrédulité du peuple : « Nos « représentants » élus sont tellement à
la botte du complexe militaro-industriel que malgré l’opprobre
jetée sur l'Amérique, malgré son image de pestiférée et malgré
sa débâcle militaire, ils refusent de fermer le robinet du
financement des marchands de mort par les contribuables (…)
Autrefois conservatrices, aujourd’hui proto-nazies, des
publications comme « National Review » ou la page
éditoriale du Wall Street Journal, ne cessent de faire résonner les
tambours de la guerre, comme le font les radios de droite et les
organes de propagande des néo-cons tels que le « Weekly
Standard » ou « Fox News ». Les quelques vérités
qui parviennent à se faufiler dans les brèches de la propagande de
guerre sont vite occultées » (source
: You'd Better Shut Up War
Criminal Nation).
*
Exemple,
le moteur dit à eau (qui n'en est pas un) et qui aurait
la capacité de réduire considérablement
la consommation en carburant (il est annoncé 80%
en moins), donc le gaspillage du pétrole et le coût
de l'atome, mais également une pollution presque
réduite à néant (99%), qui aurait
pu l'être depuis une éternité. Qu'en est-il
du devoir de la Justice (bien commun) et de la déontologie
des journalistes d'investigation, sachant qu'il convient de
faire corroborer une escroquerie. On a essayé
de faire passer pour fous Paul Pantone et Jean-Marc Moreau,
condamné pour fraude
manifeste
Stanley Allen Meyer (http://h2o0il.com),
traité d'affabulation un moteur
magnétique
(http://www.hatem.com/moteur.htm),
mais, si certains faits étaient avérés
(pour les moins ésotériques), vous rendez-vous
compte de la hauteur du crime politique,
pour les effets dévastateurs (santé, niveau de vie,
biodiversité) ? Le pouvez-vous,
au risque de passer pour des moutons de Panurge ?
Je ne suis pas certain, si le scandale fomentait (http://quanthomme.free.fr),
que la rue le comprendrait. Car, les médias élitistes,
comme Arte et France Culture, oeuvrent pour faire passer tous
les sceptiques
du 11 septembre pour des paranoïaques,
des révisionnistes
ou simplement des déséquilibrés.
Comme le découvrit Michel Foucault, Il n'y a pas que
l'URSS qui usa largement de la psychiatrie pour faire taire toute velléité
de contestation. Et, Le Meilleur des mondes, qui était
en 1932 un roman d'anticipation dystopique, semble être
devenu la réalité quotidienne, avec l'instrumentalisation
de la peur paraissant devoir y supplanter le Soma.
Mentionnons, malgré la chape de plomb médiatique,
ou ses Maîtres, les différents prototypes
produisant l'énergie
libre
(gratuite ou presque, plus de facture EDF !) : moteurs
Perendev, Reedtroy, Lutec1000, Teruo Kawai, Johnson, et visitez
le site Pure Energy Systems Wiki
(PESWiki) :
http://peswiki.com.
Choc culturel garanti et honte à la Presse ! Alors,
- cette taxe carbone ? Une taxe par-dessus le marché,
pour avoir fait polluer la planète ? Il y a quelque
chose qui ne tourne pas rond chez l'homme, qui peut se caractériser
par la domination de l'égo, sa transcendance dans le
sens sartrien, qui s'exerce sur le plan
phénoménologique. Edmund Husserl de dire : « D’ailleurs je dois reconnaître, à vrai dire, que je ne puis absolument
pas arriver à découvrir ce moi primitif, en tant que centre de
référence nécessaire (...) j’ai appris à le trouver ou plutôt appris qu’il ne fallait
pas se laisser retenir, dans l’appréhension pure du donné, par la
crainte de tomber dans les excès de la métaphysique du moi ».
La conscience est définie par l'intentionalité
(Reinach mit en exergue ce problème de la nature de la
directionalité
: « Il faut donc corriger Husserl :
ce qui avait été d’abord pensé n’est pas intuitivement rempli
par l’entrée en scène d’intuitions. Il faut d’abord que le
pensé devienne de l’ordre de la représentation (vorstellig) au
moyen d’un autre acte d’un type tout à fait nouveau, afin que
l’intuition puisse s’y raccrocher. À l’intérieur du penser,
qu’il soit intuitif ou non, il n’y a pas de fonctions de
remplissement. Par conséquent, il n’y a pas plus, dans le
remplissement, de recouvrement entre les actes conférant la
signification et les actes la remplissant. Car le penser et le
représenter intuitif ne fusionnent pas ; là où je représente
l’objet, je ne le pense plus »),
l'ego caractérise la démesure, avec le besoin qu'ont les puissants
de dominer celui de la Masse, en en brisant l'Être.
Et c'est de déconstruction des "valeurs traditionnelles" dont
il s'agit, et qui
trouvera sa source et sa finitude dans le "travailler plus pour
gagner plus". Triste fin pour une civilisation ...
s'étant détournée de la Conscience du Coeur,
ou Être et intuition. Le dogme démocratique a fait
descendre le niveau de la conscience intuitive sous
celui de la bête,
les Lumières ont instauré un système qui
revient à se
baiser mutuellement
! Les démocrates opposent leur vertu, leur dogme au
mondialisme, alors que ce dernier en est l'origine et l'essence
même... Première
remarque : Je confesse d'office l'innocuité
d'écrire mon texte en français, mais avec
l'excuse de ne pas maîtriser suffisamment l'anglais pour
l'oser. Il s'agit de la pénible complainte d'un
photographe retenu en France contre son gré, - pays
qui eut concrétisé en son sein l'héritage
culturel de l'Europe à venir (j'ai vécu l'adolescence
en compagnie de Dufay et de Lassus), mais qui n'a de cesse,
et pour
de bien sombres raisons
- politiques et marchandes, d'inoculer la valeur du prosaïsme absolu.
Ce nivellement par le bas, et la manière intellectuelle
de ramper, imposés à coups de butoir médiatiques,
sont intimement liés à la mise en œuvre de l'idéologie
démocratique, en ce sens il flatte le vulgaire au
lieu de recourir au bâton. Au moment où j'écris
ces lignes, et où je ne milite plus
à l'AF - car la France est devenue cadavérique,
je découvre avec stupéfaction qu'aucune des personnes
que je croise (c'est en Auvergne - comment pourrait-il
en être autrement ? La région cultive, selon
une perception personnelle, quelque stupéfiante bêtise,
quelque méchanceté proverbiale vis à vis
des étrangers, elle semble aimer particulièrement
les crottes de chiens) n'a jamais entendu parler de Camille
Saint-Saëns, - quand ce n'est pas un mystère si
Fauré ou Dutilleux sont considérablement plus appréciés
en Grande-Bretagne. Bref, le coeur choisissait The
Avengers et Bowie, ensuite Elgar et Rubbra, et
donc je
développais une aversion pour la variété
et le cinéma français, qui, si cela est
possible, n'ont cessé de baisser depuis, pour
offrir la chose simplette et mal fagotée, mal écrite
et mal filmée, jouée de manière si
caricaturale,
qu'est donc "plus belle la vie". "Grave abusé"
ou "abusé grave", voici l'ultime question
avant que le cerveau ne fléchisse. Si seulement la France
avait de beaux paysages... Me voici donc en ce lieu privé
de fantaisie, en compagnie d'une des populations les
moins intelligentes d'Europe - selon les statistiques et
études de Richard Lynn (docteur en psychologie à l'université
de Cambridge), et réalisant des photographies en Corse
- qui serait elle-même la région au QI le
plus faible - ce qui expliquerait, peut-être, la
furieuse raison pour laquelle les panneaux sont pris pour cible
par d'innombrables chasseurs. Quand
la tête ne suit plus, c'est la poudre parle, quand ailleurs
le défoulement est canalisé dans les stades. Pourtant,
les Corses paraissent avoir considérablement plus
de bon sens que les Français, probablement du fait de
la distance qu'ils savent sauvegarder vis à vis de toute
autorité. Dans les sociétés où la
discipline est remplacée par le contrôle - comme
en Grande-Bretagne où le N°6 est un être asocial
du Village - la population devient vite un troupeau de
moutons...
CORSATTITUDE
:
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L'Auvergne
n'est pas en reste, mais pour d'autres raisons moins fières.
Les seules personnes à se plaindre de la saleté
et de l'absence de civisme (voler la place de parking,
griller les feux rouges, refuser la priorité, ne pas
retenir la porte, cracher par terre, pisser sur le mur, doubler
dans la file d'attente et ne pas se laver les mains) sont bien
les Etrangers, je me souviens d'un Américain faisant
un scandale à Riom à propos des déjections
canines qui pullulent sur les trottoirs,
et courant à quatre pattes en faisant le cochon.
En dix années passées ("fourré"
serait plus historique) dans la région, je n'ai pas croisé
un seul Auvergnat amateur de photographie, et cette région
du Puy-de-Dôme fit surtout sourire avec sa cinquantaine
d'éleveurs se regroupant pour faire interdire
la photographie de paysage,
avant de se faire heureusement débouter au Tribunal.
Enfin, avec la saleté qu'eux-mêmes ne semblent
pas voir, ou à laquelle ils se sont habitués,
les autochtones ne pourraient imaginer qu'ils ont là matière
à générer un tourisme spécifique.
Le plus extraordinaire, stupéfiant, - est de réaliser que
ce qui dérange le plus les résidants n'est pas
tant la saleté elle-même des trottoirs, témoignant
à l'évidence d'un comportement collectif, que
de le dénoncer devant eux. Touche pas à ma crotte
! Exemple : une ville où le rire est jaune,
vite guidée en 30
mn chrono,
sans
aucun truquage,
le lundi 6 décembre 2010 (il pleuvait), 3:04
PM - 3:34 PM
:
FRANCE
IS MY LOVELY COUNTRY, A VERY AMAZING COUNTRY En français
le plus moderne : "trop
grave abusé quoi !" FRENCH
LIFE during THIRTY MINUTES :
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Montrer ce que personne ne veut voir ne
concerne pas seulement les excréments de chien laissés sur le
sol, en soi
rien de bien grave, car l'idiosyncrasie est aussi celle qui fait
détourner le regard de la dégradation des aliments et de
l'abrutissement intellectuel. Et Wikipédia résume avec bonheur la
pensée de Claude Bourguignon : « Un sol vivant est
naturellement stabilisé par les mécanismes biologiques qu'il
abrite, et de ce fait est peu érodé par l'eau qui le traverse. Les
champignons et en particulier leur mycelium ainsi que les déjections
des vers de terre, forment en liant le minéral et le vivant, des
macro-structures aérées, qui absorbent l'eau au lieu de la laisser
ruisseler et sont particulièrement résistantes à l'érosion causée
par le ruissellement. Un sol ne devrait jamais être labouré :
En effet, la nature ne laboure jamais et crée les sols par dépôt
de couches successives. Le labour a comme conséquences de tuer la
faune de surface en l'enterrant, et d'empêcher en les étouffant,
les mécanismes naturels de formation d'humus, qui nécessitent la
présence d'air. Les résultats "fantastiques" de
l'agriculture moderne, sont en fait du à l'intoxication des plantes
par des excès dus aux engrais chimiques, des certains sels minéraux
dans les sols, ce qui fait que la plante qui ne peux pas les
éliminer, est obligée de se gorger d'eau pour diluer ces sels en
excès. L'attaque par les insecte ravageurs, est en fait la
conséquence de ce que ces plantes sont en réalité malades, et
qu'elles émettent des signaux chimiques pour que la nature les
élimine de façon à éviter leur reproduction. Ces deux derniers
points entraînent la nécessité pour l'agriculture moderne,
d'utiliser toujours plus de traitements chimiques pour lutter contre
la destruction des récoltes, ce qui a pour conséquence de finir de
tuer le sol et donc de favoriser son érosion », qui n'arrive
même pas à ébranler l'autisme politique, donnant raison à
Platon : « Notre terre est demeurée, par rapport à celle
d’alors, comme le squelette d’un corps décharné par la maladie.
Les parties molles et grasses de la terre ont coulé tout autour, et
il ne reste plus que la carcasse nue de la région ». Je
le dis alors sans retenue : ce n'est pas fortuit
si le Français mange autant de barbaque (http://www.de-la-vie.com/7-vegetarisme/barbaque/barbaque.htm)
et laisse les excréments de son chien sur la voie
publique, si l'Anglais a tant fait pour la condition animale,
se comporte avec civisme (ramassant ainsi les déjections).
Ce n'est pas seulement une question d'amende, de sociabilité
ou de formatage de la pensée. Le cœur et la tête
ont probablement une part dominante. Cochons que nous sommes
! La France mérite bien ses trottoirs, ses élus.
Nous verrons que ce manque d'intelligence, de discernement,
et donc de valeurs, se retrouve dans une multitude d'autres
domaines... Bienvenus chez les cochons ! Citations
: « Pockets of resistance, however,
remain in the capital's plush, poodle-rich districts, where dog
inspectors are to launch a "commando" operation in the
autumn to catch offenders in the act."In 2001, Paris was the
capital of dog mess",
said Yves Contassot, the Green councillor
first charged by Bertrand Delanoë, the Socialist mayor, with
tackling the capital's problem with its crottes de chien."It
was such a problem that the Japanese even used it as an argument
against our bid for the 2008 Olympics !", he said, adding that
the municipality had received a blizzard of legal complaints over
slipping accidents » (source : The Telegraph), et : « The French are generally
unsentimental about pets (and animals in general) and keep them as
much for practical purposes (e.g. to guard premises or catch vermin)
or as fashion accessories as for companionship (…) Around 100,000
dogs are abandoned by their owners every year, many at the start of
the long summer holiday or after the hunting season is over, and
stray dogs are regularly rounded up and taken to the local pound
(fourrière) to be destroyed (…) The unpleasant aspect of
France’s vast dog population is abundantly evident on the pavements
of towns and cities, where dogs routinely leave their "calling
cards" (officially known as déjections canines). You
must always watch where you walk : many pavements
aren’t trottoirs but "crottoirs" »
(source : "just
landed"). Bienvenus sur nos crottoirs
! J'ai diminué les couleurs de 50% pour que l'aspect
final soit moins répugnant. Pendant cette demi-heure
utilisée à regarder la France au fond des yeux (quel
merdier entre nous), j'ai eu droit à la Police qui m'observait
du coin de l'oeil (serais-je fou ?), à une femme qui
s'enfuyait en courant, en se retournant plusieurs fois, à
des remarques désobligeantes, des regards torves
et lubriques. Crétins ! Après tout,
dans un lieu où les femmes sont si rétives au
portrait, où la loi est liberticide pour la liberté
d'expression, où la fiscalité enferme la création
mais libère le commerce, -
n'est-ce pas LE sujet de
prédilection ? Aussi, je revendique plus bas l'appellation
d'identité
nationale.
L'unique instant de bonheur en Auvergne - pendant dix années
- fut lorsqu'une femme au regard très hautain sortit
de sa voiture, glissa sur une des crottes énormes
du lieu et s'étala de tout son long, sur le
dos, dans la matière fécale. Me croirez-vous encore
si je vous dit qu'elle remonta dans son véhicule et repartit
comme si de rien n'était ? On peut aimer la merde, -
mais là c'est quelque chose ! De toute manière,
cette ordure des trottoirs, euh - pardon les crottoirs
puisque nous sommes en France, est la correspondance exacte
de la matière cérébrale commune. N'ai-je
pas été souillé lorsque l'ANPE radie sous
un prétexte inventé de toute pièce, avec
la participation de l'Etat (Ministère de la Culture
et préfecture), et interdit de se déplacer pour
obtenir des photographies placées en agence, et
sortir de la précarité ? Vous comprendrez la
raison pour laquelle je refuse tout achat et donc toute vente
de mon travail dans ce pays : à enculé,
enculé et demi !
N'est-on pas moralement souillé lorsque l'on roule derrière
un camion amenant des animaux à l'abattoir, mais qu'il
est impossible d'entreprendre un action ? A l'époque
de l'Antiquité gréco-latine, il y eut d'un
coté une poignée d'êtres sensibles et intelligents,
de l'autre la Masse répugnante s'amusant des jeux du
cirque et du massacre des animaux. Les choses ont tellement changé,
voyez-vous, si ce n'est que la part des philosophes et
des véritables penseurs n'a fait que considérablement
baisser depuis. La merde des trottoirs ? On le vaut bien ! Rien
qu'en Bretagne, la population est contrainte de vivre dans les
relents du lisier ! Faut-il ne pas avoir su garder la
moindre considération de soi-même ... pour se comporter
de manière encore bien pire que les bêtes
! A enculé, enculé et demi ! Les Dieux vont
bientôt réclamer leur dû aux hommes.
Après la démesure, la vengeance donc... Laissons
les hommes et femmes politiques sans profondeur s'étriper
pour le Pouvoir, le chaos émerge déjà.
Ce chaos émerge en douceur, il progresse comme
un rhizome, il infiltre en silence le monde où la
concrétisation d'une immense classe commune a rendue
caduque l'utilisation du mode disciplinaire et de la violence
inouïe inscrite à son programme : bagne, guillotine,
masse humaine poussée dans la mitraille ou devant le
lance-flammes. Ainsi donc, la barbarie extrême, souvent
si stupide, toujours odieuse, laisse la place à quelque
chose de plus tendre, de confus. La philosophie ne
sut pas véritablement, suffisamment, inspirer les
Lumières pour qu'enfin ces dernière boutent les
ténèbres en Enfer, car l'Enfer a plusieurs fois
brisé ses chaînes. Voici deux extraits révélateurs :
« Quand une vipère, un chien enragé me mord,
je me soucie peu de savoir si l'animal est responsable ou non de
son méfait. Je tâche de me protéger en l'empêchant de nuire
et de nuire à d'autres : voilà ma seule préoccupation (…) Nous
pouvons plaindre les individus doués d'une organisation qui les
condamne aux actions mauvaises, plaindre ceux qui ont la stupidité,
la laideur ou une santé débile en partage, tout comme nous
plaignons l'insecte que nous écrasons en passant ou l'animal
que nous envoyons à l'abattoir ; mais c'est là une compassion
vaine qui ne saurait les soustraire à leur destinée » (Gustave
Le Bon G.,
1881, "La question des criminels", Revue philosophique),
puis : «
On les soigne, pourtant ; on les élève en cage, on les préserve de
la mort. Pourquoi faire grand Dieu ! Est-il vraiment humain de laisser
respirer ces monstres, ces êtres de ténèbres, ces larves de
cauchemar ? Ne pensez-vous pas, au contraire, qu'il serait ici plus
pieux de les tuer, d'anéantir cette laideur et cette
inconscience, que la souffrance même n'ennoblit pas ? Pour tous
ces incurables, j'entrevois la suppression légale, autorisée,
la mort libératrice, sans aucune souffrance, presque consolatrice,
une mort douce, à peine triste, anéan-tissant l'inutile
laideur, rétrécissant l'insupportable champ de l'horreur vaine, du
mal pour rien » (Fleury de M., 1898, "L'âme du criminel", Paris,
Alcan), source : Laurent Mucchielli. Je connais des partisans de la peine
de mort et des chasseurs, aujourd'hui, qui, dans le mou,
- sont motivés par une charité semblable.
Quelle suffisance imbécile ! Comme les définitions
arrêtées de guerre,
de terrorisme
et de droit
commun
occultent le réel et contribuent à manipuler
le jugement de valeur ! Comme il est facile de cacher l'abattoir, de
falsifier l'Histoire. On ne peut certes pas refaire le Monde,
- mais résister malgré tout. Exemple : « Charal a fait
pression auprès notre hébergeur (Gandi) via la loi LCEN (Loi pour
la confiance dans l'économie numérique). Soit nous retirions nos
informations et images dévoilant les pratiques d'abattage des bovins
dans l'abattoir Charal de Metz, soit Gandi nous coupait l'intégralité
du site pour se protéger lui-même de Charal. Nous avons donc été
contraints de retirer les pages et vidéos concernant notre enquête
chez Charal. Bien évidemment, nous n'en sommes pas restés là.
Après consultation juridique, nous allons remettre en ligne le
dossier Charal d'ici peu » (L214). Concernant le civisme et le crottoir,
j'ai déjà pris la mesure de l'inutilité
de mes photographies, car, si l'homme peut s'identifier
à l'animal et déceler ainsi le reflet
d'une attitude comportementale déjà observé par
Pythagore, Marguerite Yourcenar, Charles Patterson et Jacques
Derrida, - celle tributaire de l'hygiène est davantage
immergée dans l'habitus. Il s'agit donc moins de
prêter aux bêtes l'humanité qu'elles n'ont
pas, ou de découvrir que nous nous comportons avec bestialité,
- que de comprendre qu'une même barbarie nous lie aux
hommes et aux bêtes. Mais, de là à faire
comprendre que la merde du trottoir a sa correspondance et que
ce que nous faisons à la Nature nous le faisons à
nous-mêmes dans l'instant,
il ne faut pas encore l'espérer... Car, dire
aux gens : "travaillez
plus pour gagner plus",
c'est encore gérer la multitude comme un troupeau,
et non une conscience... La double correspondance de
Charal et ses abattoirs gores est encore Cannibal
Hollocaust
et Treblinka.
Une obscénité autrement plus insidieuse que
ne pourra l'être un trottoir souillé.
Ainsi, avoir censuré (ou interdit au moins de 18 ans)
le film de R. Deodato - participe à la banalisation
de la boucherie entendue comme petit commerce. Aussi, la schizophrénie
est totale quand on sait que l'Italie interdit le film à
cause des animaux tués (deux singes décapités)
pendant le tournage, - mais subventionne en même temps
la filière viande. Comme il est facile de compartimenter
la conscience avec la morale aveugle (car, par définition,
prescriptive et non descriptive), la bonne conscience d'un coté
qui ne voit plus la mauvaise morale de l'autre, ou la bonne
morale elle-même qui est mauvaise (car non altruiste)
avec la conscience qui se tait, - comme avec les "hommes
bons" dans Ainsi parlait Zarathoustra.
Pleinouest35 saute
à pieds joints dans la merde pour que ça gicle
comme il se doit ! Dieu que ça pue ! A quand le
cannibalisme, Soleil vert ? Pour clore ce paragraphe au combien
agressif et un brin vulgaire (par les mots choisis - pour rajouter,
et probablement de façon puérile, un
poids bien dérisoire à mon indignation), je pose
l'interrogation qui lancine ma conscience et qui est l'ensemble
des facteurs qui font que le sport à son niveau national
est accompagné de l'hymne national : que
vient faire la Marseillaise dans un stade ?
Comment s'indigner de la présence d'hooligans au faible
cerveau imbibé d'alcool, et en même temps encenser
le sens patriotique ? La question qui turlupine est moins
le populisme des hommes politiques, que la profondeur obscure
que le peuple manifeste dans la dimension identitaire.
Un processus de transfert ? Une identification au collectif
induisant une force recouvrée ? Ceci révèle
un manque de personnalité globale - qui est à
l'origine de toutes les manipulations et du maintient des coutumes
les plus barbares... Que vient faire la Marseillaise dans
un stade ? La réponse est portée par la question
: il s'agit d'un stade - qui sert à réunir, réunir
pour opposer, exercice du Pouvoir. Quand on sait que l'Europe
est menée par le Mark, il est croustillant de nous voir
entonner ce qui fut jadis le Chant
de Guerre pour l'Armée du Rhin
! Une lecture de Michel
Foucault
témoigne de ce que la question de la dépendance
- du point de vue philosophique - reste occultée
: « ... Il y a, je crois, une quatrième
attitude en philosophie. C'est l'attitude parrèsiastique, celle qui
tente justement, obstinément et en recommençant toujours, de
ramener, à propos de la question de la vérité, celle de ses
conditions politiques et celle de la différentiation éthique qui en
ouvre l'accès ; qui perpétuellement et toujours ramène, à propos
de la question du pouvoir, celle de son rapport à la vérité et au
savoir d'une part, à la différentiation éthique de l'autre ; celle
enfin qui, à propos du sujet moral, ramène sans cesse la question
du discours vrai où ce sujet moral se constitue et des relations de
pouvoir où ce sujet se forme. C'est cela le discours et l'attitude
parrèsiastiques en philosophie: c'est le discours à la fois de
l'irréductibilité de la vérité, du pouvoir et de l'êthos, et le
discours en même temps de leur nécessaire relation, de
l'impossibilité où l'on est de penser la vérité (l'aletheia), le
pouvoir (la politeia) et l'êthos sans relation essentielle,
fondamentale les uns avec les autres »,
"Le courage de la vérité", 1984.
Et ce n'est donc pas fortuit si le FN voudrait des philosophes
englués dans le carcan de la pensée nationaliste
- et ses valeurs d'enfermement (biopolitique chez
Foucault). Que pouvons-nous déduire ? La modernité
doit l'Être à la baisse de l'Être - ou manifestation
de l'Intelligence divine qui diminue avec la faiblesse
cyclique de l'hypostase, ou éloignement au Principe,
dans une métaphysique universelle des cycles
cosmiques. C'est parce que les êtres deviennent de moins
en moins intelligents, - que la spécialisation à
outrance supplante la faculté humaine de l'intelligence
du cœur, ou intuition. Dès lors, la décadence
de l'âme est favorisée par la matérialisation
dans le multiple, ce qui est assimilé à un progrès.
Exemple
: ce patron de bar-tabac répondant à un client
: "le
bio c'est dans la tête, il faut y croire",
ramenant la question sanitaire à une croyance. Le
grand mérite de cette remarque est de montrer à
la fois que ce patron n'a pas conscience de vendre de la merde
(car, il ne peut pas se le permettre sans
lui-même venir alors à se considérer comme
tel),
ensuite parce qu'elle résume la pensée dominante
au sein du peuple. Qu'en est-t-il vraiment de l'influence reconnue
: abattoirs
de Chicago
- Fordisme
- Hitlérisme
- Holocaust
? Dans le cadre d'une approche holiste du vivant (mais il ne
s'agit pas encore de panthéisme spinosien), les abattoirs
sont de manière antécédente la forme
thériomorphe
des atrocités humaines. Les instincts de survie radicalisés
en pulsions mortelles, nous faisant pire que la bête la
plus terrible, - faisant de l'homme une créature maudite... Erreur
de la Nature - monstre dans la modernité elle-même
monstrueuse, et l'intelligence maladive, dévoyée
et trahie. Alors que la population mondiale va
augmenter,
la terre disponible se faire rare et les forêts
tropicales être détruites pour produire
la nourriture du bétail, et que cet élevage
gaspillage frénétiquement l'eau (Marjolaine Jolicoeur : « On
estime que la moitié de la consommation d'eau potable mondiale est
destinée à la production de viande et de produits laitiers. Aux
États-Unis, 80% de l'eau potable sert à l'élevage des animaux »)
et
l'énergie,
que la consommation de viande n'est pas nécessaire, -
que penser alors de la conscience des hommes
politiques choisissant d'encourager les filières
de la viande - au nom de la croissance - tout en faisant du
respect du drapeau tricolore la priorité ?
Il s'agit non seulement d'une bouffonnerie, mais d'une
farce au sang indigeste ! Pendant que nous agitons comme des idiots
un drapeau et mangeons notre cadavre - qui est un produit
de la souffrance animale, des êtres humains
de l'autre coté du Monde sont spoliés
pour satisfaire nos vices, crèvent de faim et n'ont
pas accès à l'eau potable. C'est le prix
à payer pour tolérer l'abrutissement encouragé
par ailleurs... Une fois que la nourriture sera OGM et les
corps saturés de pesticides, - le taux de cancer stimulera
enfin la croissance. Hourra !
Une
nouvelle forme de tourisme à prospecter ?
Il parait évident que l'Occident est sur sa fin, et que
les Européens serviront de serviteurs. Alors que 72%
des foyers japonais sont équipés de washlets
(WC qui incorporent : douche,
séchage,
massage,
siège
chauffant,
musique
et souvent analyse),
un
domicile sur
huit
en Auvergne
n'aurait toujours pas de salle de bain (lu dans "The Best Places to Buy a Home in
France" de
Joe Laredo - dans Survival Handbooks). Je me suis fait insulter
quand j'ai fait installer une baignoire à mon domicile,
et il est commun d'entendre dire que se laver plus d'une
fois par semaine est quelque chose de honteux. Le trottoir est
donc ce qu'il peut
être : - latrines à ciel ouvert dont il est
difficile de savoir si elles sont destinées seulement
aux chiens. Alors que des cliniques japonaises se sont fait
une spécialité du traumatisme
lié au tourisme en France, et que nous sommes comparés au
cochon,
il est opportun d'imaginer une découverte de la
sociogenèse du cru à la hauteur des
espérances : - bus avec sas de sécurité
pour désinfection, vitres panoramiques, bottes jetables
et masque, sachant qu'il serait facile de proposer des
offres à l'ANPE, pour rémunérer des figurants locaux
pissant sur les murs et crachant par terre. J'ai proposé
aux commerçants d'exposer mes oeuvres ("de lard
et du cochon" - un clin d'oeil à c'te débilité
: "votre
boucher est un artiste"),
sans rire, mais ils n'en veulent pas, préférant
sans doute l'original à la copie. Je les comprends. Il
y a pourtant une belle corrélation de principe (bien davantage
même : être détraqué !) entre vivre
dans la merde au sens figuré (c'est à dire marcher
dedans, aussi en ramener chez soi) et générer
la merde en mangeant de la viande - ce qui a pour effet de raser
les forêts vierges - produite par des animaux nourris
au soja transgénique (77% de la production mondiale)
pour qu'il résiste mieux à l'emploi irraisonné
du glyphosate ! Le tourisme
en France ? Mais, c'est une valeur d'avenir ! Un potentiel
ENORME ! Mieux : une biodiversité identitaire !
Quoi de mieux qu'une biodiversité identitaire ? D'ailleurs,
les anciens propriétaires de ma maison de bourg auraient
fait popo par la fenêtre - et cette fois-ci je n'ironise
pas !
Le
racisme est devenu un crime, pourquoi l'antispécisme
ne devient-il pas une valeur commune, en vertu - et selon
Sextus
Empiricus
- d'un « esprit un qui pénètre, à la façon d'une âme,
le cosmos tout entier » ? A méditer : « Entre 1980 et 2002, la consommation mondiale de viande a
augmenté de 191% et la consommation de produits laitiers de 94%. En
2008, la consommation moyenne de viande par personne et par an
est de 5 kg en Inde,123 kg aux USA, 50 kg en Chine, 76 kg en Suède,
54 kg au Japon et 79 kg au Brésil. La consommation de viande
devrait passer de 229 millions de tonnes à 465 millions de
tonnes en 2050 et celle du lait de 580 millions à 1043 millions de
tonnes. Cette croissance de la consommation par habitant est
presque entièrement imputable à l'augmentation de la consommation
dans les pays en développement alors qu'en gros la consommation par
habitant stagne dans les pays les plus riches (...) 80% de la
production animale mondiale est une production de type
industriel. Aujourd'hui, l'élevage de bétail occupe près de
30% de la surface totale de la terre. 78% des terres cultivables (y
compris différents types de terres de pâturages) sont utilisées
d'une manière ou d'une autre pour l'élevage d'animaux de fermes. Au
sujet des terres arables, 33% est utilisé pour l'élevage d'animaux.
A l'ère de l'élevage industriel, nos bêtes accaparent à
elles toutes seules 60% de la production mondiale de céréales, soit
670 millions de tonnes. Il faut 16 kg de protéines végétales pour
obtenir 1 kg de protéines de bœuf. Il faut 7 kg de protéines
végétales pour obtenir 1 kg de protéines de porc. Il faut 5 kg de
protéines végétales pour obtenir 1 kg de protéines de
poulet. Il faut 5 kg de protéines végétales pour obtenir 1 kilo de
protéines d’œuf et 8 kg de protéines végétales pour produire 1
kg de protéine de lait. On estime ainsi qu'un végétarien
consomme en moyenne 180 kilos de grains par an alors qu'un
consommateur de viande en gaspille 930 kilos par an. Il faut un
demi hectare (5000 m2) de terre cultivable pour produire 70 kg de
boeuf ou 10 000 kg de pommes de terre. Près de 50% de toutes les
récoltes alimentaires dans le monde servent à nourrir le
bétail. Le bétail des pays riches mange autant de céréales que
les indiens et les Chinois réunis (2,5 milliards d'êtres humains,
soit un tiers de la population mondiale environ). Un
hectare de céréales peut produire 5 fois plus de protéines qu’un
hectare réservé à l’élevage (c’est à dire à la production
de viande). Les légumineuses (haricots, pois, lentilles)
peuvent en produire 10 fois plus, les légumes verts peuvent en
produire 15 fois plus, et l’épinard 26 fois plus ! (France Moore
Lappé, 1976). Le soja produit 14 fois plus de protéines que le
porc (soja : 485 kg/ha, porc : 35 kg/ha). Un bœuf tué, fournit
juste 200 kilos de viande pour la consommation des humains, soit 1500
repas, mais avec les céréales qu’on lui a donné, on aurait pu
servir 18000 repas. Si l’on voulait satisfaire les 6 milliards
d’humains sur terre avec une alimentation à l’américaine (ou à
l’européenne), il faudrait 2 à 2,5 fois plus de céréales que le
monde entier n’en produit actuellement. Et toutes les réserves
actuelles de pétrole seraient épuisées en moins de 50 années
(Durning T.A, et al, 1992) » (source : http://avis.free.fr/brochure_2009.pdf). Plutarque
: « Regardons-nous
comme indifférente la perte d'une âme ? Je veux que ce ne soit
pas, comme le croit Empédocle, celle d'un père, d'une mère,
d'un fils ou d'un ami ;
c'est toujours celle d'un être qui sent, qui voit et qui entend, qui
a de l'imagination et de l'intelligence, facultés que chaque animal
a reçues de la nature pour se procurer ce qui lui convient et éviter
ce qui peut lui nuire ». Ovide
: « Comme il se fait d’horribles goûts, comme il se
prépare à verser un jour le sang humain, celui qui égorge de
sang-froid un agneau, et qui prête une oreille insensible à ses
bêlements plaintifs ; celui qui peut sans pitié tuer le
jeune chevreau et l’entendre vagir comme un enfant ;
celui qui peut manger l’oiseau qu’il a nourri de sa main !
Y a-t-il loin de ce crime au dernier des crimes,
l’homicide ? N’en ouvre-t-il pas le chemin ? Laissez le
bœuf labourer, et ne mourir que de vieillesse ; laissez les
brebis nous munir contre le souffle glacial de Borée, et
les chèvres présenter leurs mamelles pleines à la main
qui les presse. Plus de rêts et de lacs, plus d’inventions
perfides ; n’attirez plus l’oiseau sur la glu, ne poussez
plus le cerf épouvanté dans vos toiles, ne cachez plus, sous
un appât trompeur, la pointe de l’hameçon ». Jeremy Bentham
: « Les Français ont déjà découvert
que la noirceur de la peau ne constitue pas une raison justifiant
qu'un être humain soit abandonné sans recours possible aux caprices
de quelqu'un qui le tourmente. Un jour viendra peut-être où on
reconnaîtra que le nombre de pattes, la villosité de
la peau ou la terminaison de l'os sacrum sont des raisons
également insuffisantes pour abandonner un être sensible au même
sort (...) Un chien ou un cheval adulte, est, au
delà de toute comparaison possible, un être plus rationnel, et
aussi plus apte à la conversation, qu'un nouveau-né d'un
jour, d'une semaine ou même d'un mois. Mais, à supposer même qu'il
en soit autrement, que s'ensuivrait-il ? La question n’est
pas : « peuvent-ils raisonner ? » ou
« peuvent-ils parler ? » mais : « peuvent-ils
souffrir ? » ».
Mais poursuivons donc avec Claude Lévi-Strauss
: « ... Car n'est-ce-pas le mythe de la dignité exclusive de la
nature humaine qui a fait essuyer à la nature elle-même
une première mutilation, dont devrait évitablement s'ensuivre
d'autres mutilations ? On a commencé par couper l'homme de la
nature, et par le constituer en règne souverain ; on a cru
ainsi effacer son caractère le plus irrécusable, à savoir qu'il
est d'abord un être vivant. Et en restant aveugle à cette
propriété commune, on a donné champ libre à tous les abus. Jamais
mieux qu'au terme des quatre derniers siècles de son histoire
l'homme occidental ne put-il comprendre qu'en s'arrogeant
le droit de séparer radicalement l'humanité de
l'animalité, en accordant à l'une tout ce qu'il refusait à
l'autre, il ouvrait un cercle maudit, et que la même frontière,
constamment reculée, servirait à écarter des hommes d'autres
hommes, et à revendiquer au profit de minorités toujours plus
restreintes le privilège d'un humanisme corrompu aussitôt né pour
avoir emprunté à l'amour-propre son principe et sa notion ». Aujourd'hui
? Invitons avec une immense joie Isaac Bashevis Singer
: « Tout ce verbiage sur la dignité, la compassion,
la culture ou la morale semble ridicule lorsqu’il sort de la bouche
même de ceux qui tuent des créatures innocentes, pourchassent
des renards que leurs chiens ont épuisés, ou même encouragent
l’existence des combats de taureaux et des abattoirs.
Toutes ces explications, selon lesquelles la nature est cruelle et
donc nous sommes en droit d’être cruels, sont hypocrites. Rien ne
prouve que l’homme soit plus important qu’un papillon ou
qu’une vache. Je considère le fait d’être devenu
végétarien comme la plus grande réussite de ma vie. Je ne prétends
pas sauver beaucoup d’animaux de l’abattoir, mais mon refus de
manger de la viande est une protestation contre la cruauté…
Personnellement, je ne crois pas qu'il puisse y avoir de paix dans
ce monde tant que les animaux seront traités comme ils le sont
aujourd’hui ». Aussi Armand Farrachi
:
« Aucune civilisation n'a jamais infligé
d'aussi dures souffrances aux animaux que la nôtre, au nom de la
production rationnelle « au coût le plus bas (...)
N'ayons pas peur des mots : la France est couverte de
camps de concentration et de salles de torture (...) Pour ces
millions, pour ces milliards d'animaux, le simple fait de vivre,
depuis la naissance jusqu'à la mort, est un supplice de chaque
seconde ». Aussi alors Jacques Derrida
: « De quelque façon qu'on l'interprète, quelque
conséquence pratique, technique, scientifique, juridique, éthique,
ou politique qu'on en tire, personne aujourd'hui ne peut nier cet
événement, à savoir les proportions sans précédent de
cet assujettissement de l'animal »,
plus en nuance, plus moderne également, - et qui poursuit
: « Personne ne peut plus nier
sérieusement et longtemps que les hommes font tout ce qu'ils peuvent
pour dissimuler ou pour se dissimuler cette cruauté, pour organiser
à l'échelle mondiale l'oubli ou la méconnaissance de cette
violence que certains pourraient comparer aux pires génocides (il
y a aussi des génocides d'animaux : le nombre des espèces en voie
de disparition du fait de l'homme est à couper le souffle). De la
figure du génocide il ne faudrait ni abuser ni s'acquitter
trop vite. Car elle se complique ici : l'anéantissement des
espèces, certes, serait à l'œuvre, mais il passerait par
l'organisation et l'exploitation d'une survie artificielle,
infernale, virtuellement interminable, dans des conditions que des
hommes du passé auraient jugées monstrueuses, hors de toutes les
normes supposées de la vie propre aux animaux ainsi exterminés dans
leur survivance ou dans leur surpeuplement même. Comme si,
par exemple, au lieu de jeter un peuple dans des fours
crématoires et dans des chambres à gaz, des médecins ou
des généticiens (par exemple nazis) avaient décidés
d'organiser par insémination artificielle la surproduction
et la surgénération de Juifs, de Tziganes et
d'homosexuels qui, toujours plus nombreux et plus nourris,
aurait été destinés, en nombre toujours croissant, au même enfer,
celui de l'expérimentation génétique imposée, de l'extermination
par le gaz et par le feu. Dans les mêmes abattoirs. (...) Si
elles sont « pathétiques », ces images, c'est aussi
qu'elles ouvrent pathétiquement l'immense question du pathos et du
pathologique, justement, de la souffrance, de la pitié et de la
compassion. Car ce qui arrive, depuis deux siècles, c'est une
nouvelle épreuve de cette compassion ».
La question de la compassion face à la banalisation
de la violence devient celle de la relation du paradigme
du mal incarné par le nazisme immergé dans le biopolitique,
- sachant que ce dernier fut en l'occurrence une instrumentalisation
radicale de la domination, celle du genre donc que l'homme
s'accorde sur l'animal, qui a trouvé ailleurs sa
justification avec l'infériorité des races.
A l'origine, il s'agit de la perte du sens de la finalité,
exactement comme avec l'industrialisation de la consommation
à outrance et machinique de viande. Ainsi, le jugement qui
voudrait se justifier est difficile à déchiffrer
: « Il "défit la
pensée", dit-elle, parce que la pensée peut saisir la
profondeur, aller jusqu’à la racine des choses, et
quand elle s'occupe du mal, elle est frustrée car elle ne trouve
rien », (lettre d'Hannah
Arendt à
Gershom Scholem, à propos d'Eichmann). Un séminaire de l'Univerité
Paris Diderot résume bien cette problématique
: « Si, en dernière analyse, on
prétend servir l’humain et ses intérêts utilitaires, on
finit par perdre l’effet bénéfique de ce projet une fois
que la machine et la technologie acquièrent ce pouvoir
destructeur. Ce dernier ne découle pas simplement de la capacité
de la machine et de la technologie mais il apparaît également à
partir du moment où le principe utilitaire qui découle de
l’activité du faber prétend s’emparer du monde et des choses
pour les mettre à son service (...)
Le fait de considérer que les choses
(et l’utilisation que l’on en fait) doivent être subordonnées
aux intérêts utilitaires de l’homo faber représente
toujours un risque, auquel vient également s’ajouter la
dévalorisation intrinsèque du monde et des choses que cette
disposition implique. Cette considération n’est possible que parce
que l’humain a dévalorisé le monde et l’objectivité des
choses, en les mettant à son service
».
C'est sur ce point précis que l'approche de
la perte
de l'Être
chez Heidegger
(ou : sombrer dans l'étant), ou le "règne
de la quantité"
chez René
Guénon,
et même la relation des corps
sans organes
avec les machines
désirantes,
chez Gilles
Deleuze,
- rejoint la pensée d'Annah
Arendt
: « Sans cette transcendance vers une
potentielle immortalité terrestre, aucune politique, au sens restreint du terme, aucun monde commun
ni aucune sphère politique ne sont possibles ». Or, sans
croire à la transcendance, Gilles Deleuze invite
à cesser
de délirer le monde
(et s'opposant ainsi, dans l'Abécédaire, à
la psychanalyse) et précise dans Mille plateaux à
: « Remplacer
l'anamnèse par l'oubli, l'interprétation par l'expérimentation »,
ce qui nous fait dénoncer l'incroyable autisme politique
voulant corriger le développement - en lui rajoutant
le terme de durable,
c'est à dire sans daigner prendre la mesure des
choses, les remettre en question d'une manière objective.
Mais aussi, comment l'Homme pourrait-il avoir la compassion pour l'animal, lorsqu'il n'a cure de ses semblables qu'il affame,
car, somme toute, ne sommes-nous pas le pays des droits
de l'homme, de la promulgation de la Liberté, comme
le nazisme était celui de la Pureté ? Ce n'est
ainsi pas fortuit si le végétarisme
concerne moins de 2% de la population en France, 6% en Italie,
8% en Allemagne, 8.5% en Israël et 40% en Inde. Les
abattoirs vont ainsi encore et très longtemps tourner
à plein régime, d'autant que, infiltrée
et soudoyée par les lobbies, qui sont les monstres modernes,
la clique politique promulgue les lois assimilant la
défense la plus dure de la cause animale au
Terrorisme, concept d'écoterrorisme âprement
défendu par les médias affreux qui sont déjà
eux-mêmes la propriété des annonceurs. Avec
la consommation effrénée de viande, signe pervers
de richesse, il y a la manifestation d'un désir couplé
à des machines
désirantes
(chez Gilles Deleuze : « L'homme et la nature produisent
l'un dans l'autre »), mais les corps
sans organes
étant par nature indéterminés, ils
s'opposent donc à l'organisme qui lui l'est ... déterminé.
Alors, avec tout rejet du droit naturel à
être elle-même, la bête est déjà
des
protéines sur pattes
avant d'arriver à l'abattoir et, dans la relation
à l'autre, il serait très intéressant de
comparer l'éleveur et ses bêtes, qu'il aime
tant (c'est indéniable), à Heinrich Himmler
si faible et demandant d'achever un blessé dans la fosse.
Notez bien ceci : avec le Grenelle Environnement, il
ne fut jamais question de la condition animale. Pourquoi les
nazis se seraient-ils souciés des juifs ? L'Holocauste
n'aura même pas servi à élargir la conscience,
si tant est qu'une telle abomination pourrait être
créditée de sens... Continuez donc à
prendre du plaisir avec l'agonie des autres créatures
! Continuez donc à ne pas penser ! Cela vous va si
bien. La pensée s'oppose à l'animalité
de l'homme, au carriérisme des élus, aux affaires.
Un exemple : ces élus montent aux créneaux
de la lutte contre le cancer, mais composent avec l'opinion
publique encore quelque peu rétive vis à
vis des OGM :
« 71% des plantes OGM sont prévues pour supporter des
traitements herbicides et 28% pour sécréter leur propre
insecticide. Ainsi, 99% des plantes OGM sont des plantes à
pesticide... Présentées comme solution à la faim dans le monde et
aux problèmes de pollution phytosanitaire en réduisant leur
utilisation, les plantes OGM se révèlent être, finalement, un
gouffre à pesticides. Tolérantes à un herbicide particulier,
celui-ci connaîtra une hausse de ses ventes, afin de préserver les
plantes de toutes « mauvaises herbes ». Bien souvent, les
firmes qui produisent ces OGM sont celles qui vendent également
l’herbicide concerné. Cependant, elles deviennent à leur tour de
mauvaises herbes en se propageant dans la nature. Résistantes aux
herbicides, il faut utiliser des produits encore plus toxiques afin
d’en venir à bout... », sur Naturavox, Selda Prey en 2007.
Mais, le temps travaille pour Big Brother : plus de 30
millions d'hectares de plantes OGM
insecticides
étaient déjà cultivées dans le Monde
dès 2006... Ou : quand les hommes sont guère
mieux considérés que les animaux, finalement moins
bêtes à leur manière... Les animaux eux,
... au moins, sentent encore les choses censées les concerner
- c'est ainsi que la Vie se développe. L'être
humain aussi se spécialise, mais cette spécialisation
à outrance le retranche artificiellement de sa spécificité
d'Homme - qui est la conscience raisonnée. Aujourd'hui,
le véritable Pouvoir est aux mains des banques et des
groupes industriels, la classe politique n'a plus comme rôle à
tenir que l'entretien d'une illusion ou : Spectacle
deborien. L'alternance gauche-droite sert à ramener
le calme par l'entremise de frêles espérances
qui sont accordées au moment opportun (comme pour, par
exemple, l'élection de Barack Obama - quand le Pouvoir
est tenu par les Skulls and Bones), ce qui explique en partie
l'incroyable force antitraditionnelle
et la vague contreculturelle
qui submerge la jeunesse française. En 2010, je n'ai
pas noté de personne écoutant de la Musique
classique, - plutôt les entreprises d'abrutissement infernal que
sont Energie et Skyrock. Pourtant, les musiques qui sont un
"art du penser", et qui seraient écoutées
si elles étaient enseignées, deviennent à
la portée de toutes les bourses. Exemple : Ralph
Vaughan Williams,
The Symphonies, Sir Andrew Davis (Teldec). Est-ce un constat
empreint de lucidité ou une volonté politique
? A en croire le sort réservé aux bêtes
et à la Nature, l'intérêt cupide dirige
le Monde et la bêtise en est son bras armé, de
manière inouïe...
Quand
les feuilletons policiers américains et français
(quand ceux britanniques font preuve de davantage de subtilité
et de psychologie), dont
on se demande qui en est le commanditaire,
servent à la fois à exacerber le sentiment patriotique
et à faire accepter la "société
de contrôle", - il est impossible de croire que des
créateurs s'y soumettent de leur propre chef. Pour le
faire comprendre, citons alors André Malraux (comme
sans doute unique ministre de la Culture que la France ait jamais
eu) : « L’art
naît (...) de la fascination de l’insaisissable, du refus de
copier des spectacles, de la volonté d’arracher les formes au
monde que l’homme subit pour les faire entrer dans celui qu'il
gouverne. Les grands artistes ne sont pas les transcripteurs du
monde, ils en sont les rivaux ». Aujourd'hui,
il s'agit de marchandisation de l'Art encouragée dans
les plus hautes sphères du politique. Cette marchandisation
appelle et induit tout à la fois une baisse continuelle
du niveau intellectuel (nivellement par le bas), mais surtout
de l'intuition (faire passer l'horrible pour le beau, en supprimant
toute valeur). Que nous nous sommes éloignés
de Platon (à propos de la Pythie : « C’est chose
légère que le poète, ailée, sacrée ; il n’est pas en état
de créer avant d’être inspiré par un Dieu, hors de lui, et de
n’avoir plus sa raison ; tant qu’il garde cette faculté,
tout être humain est incapable de faire une œuvre poétique »)
qui voyait l'art comme simple imitation (La République)
ou copie de la réalité, elle-même copie
des Idées, quand l'ére numérique (multiple
recomposé à l'infini, ou matérialisation
pure) devient une imitation au troisième degré
! Il ne faut donc pas s'étonner si le jeu Warcraft (j'y
joue pour déceler l'intention perverse que la recherche
du profit ne suffit pas à expliquer) inverse, et
de manière systématique, toute
symbolique de la mythologie celtique (pour exemple, le
druide associé à l'ours - qui correspond
à la caste guerrière) et s'attaque désormais de
manière particulièrement insidieuse à l'archéologie
(Cataclysm).
Malheureusement, la pseudo élite issue du peuple n'a
soit plus les yeux de l'âme pour voir ce qui se
trame - soit elle participe activement à sataniser le
Monde. Je me demande comment réagirait Nietzsche
face à la numérisation (qui fait que le nombre
devient une donnée égale), si donc encore il
ne verrait dans le monde
des apparences
de Platon strictement rien d'autre que l'origine de l'idiosyncrasie
religieuse
: « Dernier acte : Le
« monde-vérité », nous l'avons aboli ; Alors quel monde nous est
resté ? Le monde des apparences, peut-être ? ... Mais non !
Avec le monde-vérité nous avons aussi aboli le monde des apparences
! Midi : Fin de l'erreur la plus longue ; point culminant pour
l'humanité », (Le crépuscule des Idole),
et : « Pense à cette maxime là, mon
noble ami, tu devineras vite qu'il y a de la sagesse dans une telle
maxime : Celui qui a dit "Dieu est Esprit", celui-là fit
jusqu'aujourd'hui, sur terre, le pas et le saut le plus grand est
franchi vers l'incrédulité. Ce n'est pas facile de réparer une
telle parole sur la terre ! », (Ainsi parlait Zarathoustra).
Celui qui me lit va croire que je m'égard au fil de mes
idées, mais voici où je veux mener cette réflexion
: l'abolition de la peine de mort a sûrement moins
son origine dans l'humanisation (les Américains m'ont
toujours fait penser à des machines), que dans le fait
que sa mécanique perdait de sa force (elle finit par
être exercée de façon cachée et honteuse).
Concernant les animaux dits "viande sur pattes"
et la problématique de la boucherie au centre de
l'activité humaine anti-écologique, le peuple
n'est toujours pas programmé
pour leur accorder une valeur d'Être, que lui-même
ne cesse de perdre... Albert
Camus :
« Et si vraiment l'opinion publique, et ses représentants, ne peuvent renoncer à cette loi de paresse qui se borne à éliminer ce qu'elle ne sait amender, que, du moins, en attendant un jour de renaissance et de vérité, nous n'en fassions pas cet « abattoir solennel » qui souille notre société. La peine de mort, telle qu'elle est appliquée, et si rarement qu'elle le soit, est une dégoûtante boucherie, un outrage infligé à la personne et au corps de l'homme. Cette détroncation, cette tête vivante et déracinée, ces longs jets de sang, datent d'une époque barbare qui croyait impressionner le peuple par des spectacles
avilissants. Aujourd'hui où cette ignoble mort est administrée à la sauvette, quel est le sens de ce supplice ? La vérité est qu'à l'âge nucléaire nous tuons comme à l'âge du peson. Et il n'est pas un homme de sensibilité normale qui, à la seule idée de cette grossière chirurgie, n'en vienne à la nausée. Si l'État français est incapable de triompher de lui-même, sur ce point, et d'apporter à l'Europe un des remèdes dont elle a besoin, qu'il réforme pour commencer le mode d'administration de la peine capitale
(...) Pour certains hommes, plus nombreux qu'on ne croit, savoir ce qu'est réellement la peine de mort et ne pouvoir empêcher qu'elle s'applique, est physiquement insupportable. À leur manière, ils subissent aussi cette peine, et sans aucune justice. Qu'on allège au
moins le poids des sales images qui pèsent sur eux, la société n'y
perdra rien. Mais cela même, à la fin, sera insuffisant. Ni dans le
cœur des individus ni dans les mœurs des sociétés, il n'y aura de paix durable tant que la mort ne sera pas mise hors la loi
». Il
se trouve encore des hommes ou femmes politiques, mais aussi
des artistes, ayant la conscience
d'une huître
et partisans de la peine de mort. A n'en pas douter, ces créatures
ne sont pas encore prêtes à devenir végétariennes
et à comprendre quoi que ce soit du sens de la vie...
---
RESPIRATION -
PNEUMA -
SOUFFLE & ESPRIT ---
A)
ETOUFFEMENT
: Cette
bêtise est habilement accompagnée de l'habitus.
Exemples : - AFIS : « L’objectif de cette
mise au point, qui n’a pas la prétention d’être exhaustive,
n’est pas de dissuader le consommateur d’acheter des aliments
Bio, ses choix étant défendables dans un souci de protection des
ressources naturelles (sol, eau) et de satisfaction personnelle
reposant sur des croyances et des critères irrationnels mais
respectables, mais de contribuer à son information objective pour
qu’il fasse ces choix en bonne connaissance de cause. Qu’il sache
notamment que les aliments qu’il achète ainsi plus cher ne sont
pas meilleurs pour sa santé et que, quoi que d’aucuns puissent en
penser, l’agriculture biologique restera limitée à une production
de « niche » et à une consommation de « classe »,
car elle ne pourrait certainement pas permettre aujourd’hui, et
encore moins demain, de nourrir l’humanité »,
- MiamMiam
(Béatrice de Reynal) : « Alors que l'on va droit vers une
pénurie mondiale d'aliments de base (céréales, pomme de terre,
lait...), il semble déraisonnable d'encourager à grande échelle
une forte et inévitable diminution des rendements. De plus, si les
prix des produits Bio diminuent par suite d'une offre plus grande,
comme d'aucuns l'espèrent, l'agriculteur AB y trouvera-t-il encore
son compte sans des subventions importantes ? Par exemple,
acceptera-t-il des rendements faibles en blé alors que les cours
mondiaux flambent ? Il devra aussi penser à son revenu, à sa
survie…et éventuellement à celle des futurs 9 milliards
d’habitants de la planète ! Ne serait-il pas plus sage
d’encourager une forme d’agriculture raisonnée, encore plus
durable, socialement et économiquement acceptable ? »,
- enfin Léon Guéguen : « La
perspective de nourrir 9 milliards d’habitants semble même très
problématique avec les techniques agricoles actuelles les plus
performantes, et des augmentations de productivité sont encore
espérées, car les surfaces cultivables ou irrigables sont limitées
(…) l’emploi des engrais minéraux est indispensable pour
augmenter les rendements, notamment dans tous les pays pauvres qui
n’en disposent pas. Le Directeur général de la FAO a bien insisté
sur ce point en démentant une rumeur habilement exploitée en 2007,
selon laquelle l’agriculture biologique pourrait nourrir la
planète (...) Les prix plus élevés des aliments Bio
sont sans doute justifiés par les différences de coût de
production mais certainement pas par une meilleure valeur
nutritionnelle
». Jamais ces gens n'évoquent le gâchis effréné
de la production de viande et qui, d'après les études
correspondantes, a un impact autrement plus problématique que
celui de la baisse de production de l'agriculture biologique.
Ils regardent et extraient une analyse globale, mais en
gardant les oeillères induites par le goût personnel
et l'habitude. Parfois la démarche est empreinte d'une
émotion lourde et d'un mépris faisant perdre toute
bonne mesure : : « Le bio côtoie
souvent chez ses adeptes et ses marchands l'ésotérisme et le
mysticisme avec tous leurs attrape-nigauds, tels que les fausses
médecines « naturelles » , les sornettes bioénergétiques. Des
enseignes bio n'hésitent pas à conjuguer le bio avec… le bonheur
! Ne serait-il pas, lui aussi, sur le plan de la qualité et du
bien-être , un gros attrape- nigauds ? Oui, si on prend au pied de
la lettre l'équation bio = forcément meilleur au goût = forcément
meilleur pour la santé etc…Ceci relève de la crédulité pure
» (Imposteurs). Je
vais donc réclamer un peu de cette crédulité
pure à qui me lira. - Non pas admettre que les ondes
électromagnétiques sont nocives (exemples : téléphone
portable, four à micro-ondes), ou suivre encore le
professeur Dominique Belpomme (ARTAC met en garde contre l'effet
des lampes à économie d'énergie, le WIFI
: « Les gestes à accomplir sont multiples
(concernant les effets des champs électromagnétiques variés
sur la santé)
: Au plan individuel, suppression du portable (ou écoute écourtée),
de la Wifi (revenir au filaire), des DECT (revenir au filaire), des
ampoules à basse consommation émettrices de champs
électromagnétiques (garder les anciennes ampoules), de tout
appareil électrique ou électronique inutile en marche »)
ou la réserve de l'OFSP (Confédération suisse) « Les
effets à long terme sur la santé dus aux champs électriques et aux
champs magnétiques des lampes à économie d'énergie n'ont pas été
étudiés jusqu'ici.
Il n'existe que peu d'études concernant la
gamme de fréquences moyennes (300 Hz - 100 kHz), soit la gamme
de fonctionnement des lampes à économie d'énergie ainsi que celle
d'autres appareils tels que les écrans. La plus grande partie des
études de laboratoire et des études sur des animaux réalisées
jusqu'ici a été consacrée à la question de savoir si de tels
champs, émis par exemple par les écrans, pouvaient influencer
l'évolution des fœtus ou la reproduction. Les résultats
actuellement connus ne permettent pas de conclusions définitives.
Les effets cancérogènes, génotoxiques et toxiques ainsi que les
effets sur le système nerveux ne peuvent être évalués en raison
du petit nombre d'études »,
mais aborder ce domaine que le plus grand nombre ignore
entièrement ou, s'il en a entendu parler, le relègue
automatiquement au seul degré divertissant de Harry
Potteur et des diverses superstitions ou avatars de
l'obscurantisme religieux. Il s'agit du magnétisme, de
la magie moderne (c'est à dire la radiesthésie
de Chaumery et Belizal, la radionique des frères Servranx),
du yoga (celui tantrique), de la transmission énergétique
à distance (cosmo-tellurisme et magnétothérapie),
tous les secteurs confondus et qui, pour une question de l'Être
normée et absconde pour le plus grand nombre, resteront
réfractaires à toute expérimentation ayant
pour finalité de convaincre l'autre. Ici, il ne
s'agit plus de quantité, mais de qualité, le "travailler
plus pour gagner plus" perd tout sens et sa réalité...
B)
INSPIRATION
: Or,
si vous observez votre carte
d'identité
dite "sécurisée", - vous observerez
une petite grosseur ronde au niveau de la gorge (qui justifierait
alors une nouvelle rigueur photographique ("Son format doit être de 35
mm de largeur et 45 mm de hauteur. Le
visage doit apparaître sur une longueur de 32 a 36 mm") et : qui se situe à l'emplacement exact du chakra Vishuddha
à 16 pétales qui est le centre énergétique
de la circulation de l'information
(donc transmission du savoir) entre les chakras inférieurs et
ceux supérieurs. L'entité qui contrôlerait
ce chakra, aurait mainmise sur le développement spirituel
- par le contrôle de l'activité cérébrale (filtrant
les informations extérieures), mais aussi sur l'action
qui en découle. Contrairement à ce qui a été
supposé ci et là, il ne s'agit aucunement d'une
puce RFID, mais de silice
informée,
une poudre fine et grise (et observable au microscope électronique)
et qui pourrait servir à transmettre une information
(comme avec la résonance induite par le quartz)
avec l'ajout d'une antenne émettrice, sachant qu'un double
de la photographie est conservé et qu'un tel dispositif
est vraiment étrange dans le cadre d'une conception
d'une carte d'identité. Certains parlent de Césium
137, cela n'est pas avéré. Il semblerait que le
Pouvoir détient une connaissance de la radionique
(mais utilisée de force et sans
autorisation).
Ceux qui connaissent les tracés des frères Servranx
savent combien le bouclier est puissant (vous placez un morceau
de papier imbibé de salive, ou une photographie récente,
et le dispositif protège de toute influence
étrangère pendant 36 heures), - imaginez donc
une carte émettrice qui le serait en permanence
! Je n'ai pas déterminé la nature de la programmation,
mais le passage magnétique de la main gauche sur cette
zone (à 2 ou 3 cm) provoque une forte sensation de brûlure
qui va persister pendant plusieurs heures, avec la perception
de quelque chose d'extrêmement
négatif.
On se sent souillé. Le fait de pratiquer le nettoyage
(déprogrammation par différents procédés
qui sont : formulation mentale, magnétisme des mains, puissant
champ magnétique d'un aimant) libère instantanément
l'esprit du carcan qui semblait l'étouffer. Au Moyen-Âge,
on aurait donc parlé de sorcellerie
ou de magie
noire.
Le fait que vous ne soyez pas prêts à le croire,
mais à en rire à gorge déployée,
permet tout à la fois de corroborer le manque d'intuition
et épargne les désagréments d'une information
qui autrement serait dangereuse à partager publiquement,
car, rassurez-vous, je suis juste un esprit un peu dérangé,
un imposteur ayant de mauvaises lectures et voulant vous amener
à croire à toutes sortes de balivernes les plus
folles. Ouf ! Mais avez-vous bien ri ??? Si par contre je ne
trompe pas, le procédé est à rajouter
au Soma (alcool, tabac, stades) et à l'endormissement
cérébral entretenu par la télévision
(un bon exemple : film catastrophe du samedi après-midi)
irradiant les mauvaises nouvelles qui distillent la peur
et annihilent toute volonté. Hervé du Souich,
à
propos des 12,5 % de bonnes nouvelles par rapport au
46,7 % de mauvaises : « Ce cocktail n’est probablement pas de
nature à pousser la jeune génération à un élan d’optimisme ni
à encourager les plus âgés exerçant des responsabilités à une
quelconque prise de risque dans leurs décisions quotidiennes. Dire
que la presse est à l’origine de la crise que nous traversons est
totalement faux mais il est plus que vraisemblable que son (notre ?)
goût morbide pour le catastrophisme en amplifie les effets »,
n'y perçoit pas le procédé destiné
à retenir
l'attention
tout en maintenant la conscience à un niveau
de superficialité,
en quelque sorte une contre-thérapie EMDR qui serait
la mise à terre volontaire de la "pensée
qui chevauche" (ou la Merkabah) et survole le Monde
réel appréhendé ici comme la projection
de celui imaginal
: « Sohrawardî part du postulat de
la préexistence de l’âme qui, avant de descendre en ce bas monde
et de s’incarner dans un corps, avait conscience des hautes
réalités spirituelles. Le but de toute philosophie est donc, pour
Sohrawardî, de se "ressouvenir" de cet état pré-créaturel
et de retourner vers le Créateur. Toute réflexion philosophique
trouve donc sa fin ultime dans une expérience mystique permettant le
retour de l’âme à son monde originel. Dans le Récit de
l’Archange Empourpré (’Aql-e Sorkh) qui fait partie d’un
ensemble de trois traités, le Cheikh al-ishrâq relate une
expérience visionnaire et pose les bases de cette connaissance
imaginale et présentielle (’ilm hozûrî) s’opposant à une
connaissance qui ne s’appuie que sur une simple représentation des
choses (’ilm sûrî). Cette connaissance naît d’un dégagement
progressif de l’âme de l'influence des sens extérieurs lui
permettant de se tourner vers les sens intérieurs et percevoir son
état originel avant son enfermement dans la prison des sens » (source
: La revue de TEHERAN,
par Amélie Neuve-Eglise). C'est
à ce niveau précis que le contrôle de la pensée et
du comportement dépasse la société de contrôle,
s'attaquerait à l'Être... Mais, nous ne sommes tout
de même pas traités comme des bovidés. Si ? Faudrait-il être fou pour oser
le dire
! Pourtant, ce qui rapprocha l'homme de l'animal, dans le cadre
du Grenelle
Environnement, fut que ni l'un ni l'autre ne furent pris en considération.
ASPAS : « Au cours du
Grenelle de l’Environnement, les notions de « nature » et de sa
protection ont été quasiment inexistantes. Un exemple : les
problèmes dus au lobby chasse, si pesants en France, ont été
carrément « oubliés » ! L’ASPAS constate qu’une fois de plus,
le monde vivant a été écrasé par la logique économique. À ce
niveau, le Grenelle fut une mascarade », ARTAC : « Le corps médical
n’avait pas été invité à participer au Grenelle de
l’environnement, y compris au groupe de travail consacré à
l’instauration d’un environnement respectueux de la santé, pour
expertiser les problèmes de santé environnementale, et notamment
l’incidence croissante des cancers »... Evidemment, il est
naturel de se poser la question : "le spectacle du
fumeur refusant de saisir la dangerosité de sa drogue
quotidienne et les journalistes oeuvrant dans la désinformation
(exemple : "le 11 septembre n'a pas lieu" sur
Arte le 13 avril 2004), - quel serait donc ce besoin d'abrutir
encore davange, quand il est déjà certain que
le bêtise rayonne ?". Faut-il alors se référer
à la symbolique, notamment celle de l'Apocalypse ? Apocalypse 13:16-18
: « Elle fait que
tous, les petits et les grands, les riches et les pauvres, les hommes
libres et les esclaves, reçoivent une marque sur la main droite ou
sur le front, et que nul ne puisse acheter ni vendre, sans avoir la
marque, le nom de la bête ou le chiffre de son nom. C'est ici la
sagesse. Que celui qui a de l'intelligence calcule le chiffre de la
bête. Car c'est un chiffre d'homme, et son chiffre est 666
». Site Blackmoon Satan : « Lorsqu'il
y aura un gouvernement mondial, les gens auront trois séries de six
chiffres (666) pour numéro d'assurance social ». A propos
de la micro-puce VeriChip (Applied Digital Solutions), du transpondeur
TX1400L (Destron) qui utiliserait une suite de 3 x 6 chiffres, surtout du BT952000
- citons
Carl W. Sanders : « J'ai consacré 32 années de ma vie dans la conception
électronique, concevant des micro-puces dans le domaine bio-médical.
En 1968, je devins impliqué, presque par accident, dans un projet de
recherche et de développement concernant un pontage spinal pour une
dame ayant l'épine dorsale rompue. Nous recherchions comment pouvoir
possiblement relier les nerfs moteurs, etc. C'était un projet qui
nous emballait tous, il y avait 100 personnes d'impliquées, et
j'étais le principal ingénieur en charge du projet. Le projet
aboutit à la micro-puce dont nous parlons maintenant. Cette
micro-puce est rechargée par les changements de température du
corps humain. Évidemment, vous ne pouvez pas aller à l'intérieur
de votre corps et changer vos piles de temps en temps, alors la
micro-puce a un circuit de rechargement qui fonctionne selon les
changements de température du corps. Plus d'un million et demi de
dollars furent dépensés pour trouver les deux endroits sur le corps
humain où la température change le plus rapidement : le front
(premier choix), tout juste en bas de la naissance des cheveux, et le
revers de la main (position de rechange). Comme ce projet de
micro-puce commençait à évoluer, vint un temps où on nous dit que
les pontages à la colonne vertébrale étaient une chose qui ne
rapportait pas assez financièrement pour qu'on s'en occupe, et qu'on
devait donc considérer d'autres utilisations pour cette puce. Nous
avions remarqué que la fréquence de la micro-puce avait un grand
effet sur le comportement humain, et on orienta alors nos recherches
sur la possibilité de modifier le comportement humain avec la
micro-puce (...) On
démontra qu'on pouvait provoquer des changements de comportement
avec cette micro-puce : elle parvenait à causer un flux
supplémentaire d'adrénaline (...) Alors, je pense que vous devez
regarder les faits en face, les amis : cette micro-puce que je crois
être "la Marque de la Bête".
Ce n'est pas quelque chose qui vient d'apparaître tout d'un
coup. Cela fait des années que c'est en préparation » (source : Nexus, juillet 1994).
Certains cybernautes paraissent même déceler une
forme de démonologie avec l'usage judicieux de la langue
des oiseaux,
par exemple : rapprocher "Lucent
Technologies" de Lucifer, Bell
Laboratories" de Baal... Le passeport intégrerait déjà
une puce alimentée par
le WIFI, qui permettrait de retrouver les récalcitrants.
Funeste Monde ! Mais
qui me croira ?
Rassurez-vous personne,
ou si peu, si bien que le risque publique est en soi déjà
nul ! Plus de chance de voir les passants marcher avec
un bidet sur la tête, si tel est, le
veut,
le "vu
à la télé"
!
(Concernant
la carte d'identité, - il semblerait que cela soit fait
consciemment. Ainsi, deux tirages du Yi King (la
version de Richard
Wilhelm) donnent : A) à la question "comment
?",
il sort directement : 42 (Yi, l'augmentation) avec la mutation des
traits 4 ("il est important qu'il y ait des hommes
servant d'intermédiaires entre dirigeants et dirigés") et
5 ("- si quelqu'un est brusque dans ses mouvements,
les autres ne coopèrent pas avec lui"), et :
21
(Che Ho, mordre au travers) ; puis
: B) à la question "pourquoi
?",
il sort : 53 (Tsien, le développement). Mais ensuite,
une analyse succincte faite avec les tableaux
utilisés par la radiesthésie donne : 1) "envoûtement
par tiers", et 2) une énergie largement en dessous
de 6500 unités Bovis. Cela nécessiterait donc
une étude approfondie réalisée avec le
Pendule Universel, afin de connaître le type d'énergie
en action, détecter éventuellement la présence
de vert négatif V-E)
C)
EXPIRATION
: Au moment où certains imaginent
un changement global de conscience, du fait du passage
à une Ère
du Verseau,
La Miviludes met en garde contre le néochamanisme
sectaire. Et citons alors Marie-Laure Schick : « Seul
est retenu ce qui est perçu comme formant le cœur du chamanisme,
toutes les élaborations propres à chaque culture étant
abandonnées, car trop spécifiques. Alors que dans les sociétés
chamaniques, la fonction du chaman est perçue comme contraignante et
risquée, elle est, pour beaucoup de néochamans, accessible à tous
et sans danger. Les esprits des néochamans sont pour la plupart
présentés comme cléments et les aspects plus sombres du chamanisme
sont évités », puis Jean-Marc Pierson : « Le chaman
autochtone de nos jours a perdu son rôle social qu’il avait par le
passé. Intégré dans une tradition ethnique précise et un
écosystème particulier, il se pliait à une discipline rigoureuse,
à un apprentissage long et éprouvant. Mais aujourd'hui, il n’a
plus grand chose à voir avec l’homme décrit par Mircea Eliade,
l'historien des religions, pour désigner un ensemble de pratiques
similaires à travers des cultures dites primitives du monde
entier. Profitant de cette image symbolique en voie de
disparition, voici que le mot "chaman" devient une sorte de
label pour qui ose se l'attribuer ou rêve de l’obtenir. C'est une
formule publicitaire pour thérapeute alternatif doué ou non, une
couronne de laurier comme une autre, un clé thérapeutique magique
! » (source : ARUTAM). D'ailleurs, selon Paul Le Cour (dont nous
entretint René Guénon) cet âge apparaît
en 2160 (3473 selon Rudolf Steiner), sans oublier la folie frénétique
entourant le calendrier
maya
: : « La prophétie annonçant la fin du monde en
2012 est basée sur une faute de calcul. En réalité, la date
annoncée est 2220 (208 ans après), ont déclaré des scientifiques
dans le numéro de novembre de la revue NWT (Natuurwetenschap &
Techniek). En tapant la date 2012 sur Google, on obtient des millions
de résultats dont la plupart traitent de la fin du monde ou de
l’aube d’une nouvelle période spirituelle. Les alarmistes se
sont basés sur le calendrier Maya qui s’arrêterait le 21 décembre
2012, et en ont déduit qu’à cette date ce serait la fin du monde.
Toujours selon NWT, une recherche récente d’archéologues,
d’astronomes et de scientifiques a démontré que cette date est
fantaisiste car le calendrier des Mayas se termine deux siècles plus
tard » (source : Natuurwetenschap
& Techniek). Aussi, au sein du phénomène New Age, il est bien
plus aisé de lire les différents canulars
du pseudo "Lobsang Rampa", intégrant le corps
de Cyril Hoskin, que Sohrawardî. Agehananada Bharati : « Les deux premières pages m'ont
convaincu que l'auteur n'était pas Tibétain, les deux suivantes
qu'il n'était pas non plus allé au Tibet ni en Inde, et qu'il ne
connaissait rien au bouddhisme sous toutes ses formes, tibétaines ou
autres » (source : Tibet Society Bulletin, vol. 7, 1974).
Alors ? Pour la fin du monde en 2012, on parle ci et là
d'alignement galactique significatif (avec le centre de la galaxie),
mais citons un astrophysicien : « Si on se projette au 21 décembre 2012 et
qu’on regarde les cartes stellaires, c’est vrai: le centre de la
galaxie, le Soleil et la Terre seront parfaitement alignés. Ça va
se produire, c’est vrai. Mais ce que le site ne vous dira pas,
c’est que cela se produit chaque année, le 21 décembre »
(Neil deGrasse Tyson, Directeur du planétarium Hayden).
On parle de quatrième puis de
cinquième dimension
augmentant l'état de conscience (intuition), notamment
en se référant à la RESONANCE DE SCHUMANN
et à une augmentation de 7.83 cycles à 12 (13
correspondant au point zéro. Et à lire sur
le Site GEARMONIE : « - les rythmes et les pulsations du cerveau
humain sont le reflet de ceux de la cavité terrestre qui fonctionne
comme un conducteur d'ondes. Cette cavité terrestre est une cavité
« résonante » formée par l’ensemble Ionosphère/croûte
terrestre qui émet une onde de 7,5 cycles par seconde c’est-à-dire
d’une fréquence de 7,5 Hz qui est précisément la fréquence de
résonance des structures cérébrales des mammifères dont l’homme
fait partie (...) Ainsi, en état de méditation profonde, lorsque les ondes ALPHA
et THETA parcourent le cerveau entier, il est probable que l’être
humain et la planète entrent en résonance. Selon R.A.MILLER, c’est
« un transfert d’énergie et d’information qui est incrusté
dans un champ magnétique. Peut-être que la planète communique
avec nous par ce langage premier des fréquences. Ceci expliquerait
pourquoi les transes et les guérissons (par magnétismes) semblent
se produire dans les fréquences RS primaires associées aux rythmes
ALPHA
»). Il est dit aussi que le temps s'accélère, et
que les pôles vont s'inverser, ainsi peut-être que
la rotation de la Terre. Il est dit tant de choses, mais
l'auteur de Pleinouest35 reste dubitatif quant à tant
de certitude. Ce qui parait concret, c'est que Russes et
Américains se seraient penchés sur les travaux
de Nicola Tesla (à propos de l'Ionosphère et non
l'hypothétique moteur fonctionnant avec l'énergie
du vide,
ou le rayon
de la mort)
pour modifier le climat avec les ondes ionisantes (HAARP),
c'est que l'industrie agroalimentaire modifie la plante pour vendre
ses semences non reproductives (hybride F1 non apomictique,
ou OGM), que la recherche du moteur propre et économique
(Pantone, Minato) n'est pas soutenue par la banque (sauf au
Japon). Citons pour conclure "Les 7 du Québec" (François Marginean)
: « Stanley Meyer, qui est malheureusement décédé dans des
circonstances nébuleuses et douteuses (empoisonnement alimentaire le
lendemain après avoir signé un contrat de $30 millions avec le
Département de la défense US) (…) Les jours du cartel de
l'énergie qui contrôle le monde et qui le maintient dans un état
de dépendance énergétique archaïque sont comptés
»...
Ce n'est pas si certain, loin s'en faut. Pour cela, pour ne pas avoir à
faire taire ceux qui comprendront enfin, l'Ère
du Verseau
sera avant tout, devra
être, celle
de la non-conscience, de la tromperie organisée,
du "lavage
de cerveau" !
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Enfin,
pour les fêtes de fin d'année 2010, - je ne résiste
pas à l'envie de faire partager ces
portraits
féminins
réalisés la veille de Noël, ou plutôt
des modèles qui enfin sont accessibles et tiennent
la pose gratuitement, en substitution de ceux impossibles
et pour lesquels je me suis ramassé pendant 10
longues années en Auvergne. Il
s'agit d'une espérance en une thérapie
de
type pavlovien
et qui
guérirait formidablement l'attirance pour une muse
autant inaccessible que la conscience est peu éveillée. Chacun
y trouvera son bonheur... Au delà de la colère
qui est la manifestation de la frustration, de l'ironie
enfantine dont je fais l'usage à la fois pervers et dérisoire,
se situe l'appel inconscient éternellement insatisfait,
et qui d'ailleurs ne pourrait jamais l'être, satisfait,
comme une coupe vide que j'eusse remplie un jour. Pendant une
éternité, j'ai ainsi traîné mon Hasselblad 503 CW (150 mm Sonnar
et film REALA) sur l'épaule, mais il aura fallu le Canon G11 et la merde,
pour coûte que coûte s'exercer la parodie de
l'espérance qui devient réalité dans les
rêves. Ainsi, C. G. Jung donne une clef pour cette crise,
dans "Dialectique
du Moi et de l'inconscient"
: «
- il existe que trop d'individus qui, du fait de leur insuffisance
et de leur médiocrité notoire, s'accommodent mieux
d'un système rationalisant que de la liberté.
La liberté fait partie des choses les plus difficiles.
Celui qui se contente du faux dénouement (...) peut
dire avec Faust :"(...) Qu'il
marche ainsi tant que durera le jour de sa vie ; si
des fantômes l'assaillent, qu'il passe son chemin...".
Cette issue serait heureuse si l'être parvenait vraiment
à se déprendre de l'inconscient, à lui
soustraire une telle somme d'énergie qu'on réussit
à le rendre inefficace. Or, l'expérience a montré
que l'énergie de l'inconscient ne peut être soustraite
à celui-ci que très partiellement : en effet,
il reste toujours actif et efficace, pour l'excellent motif
qu'il renferme et constitue lui-même la source de la libido
dont émanent les éléments psychiques qui
font notre vie. Croire que l'on puisse arracher, grâce
à une théorie ou une méthode en quelque
sorte magique, de façon définitive, la libido
de l'inconscient et exclure ce dernier, le
court-circuiter,
le mettre sur la touche, serait
donc une illusion
» ; et ensuite de citer Goethe : "Quand même nulle oreille
ne m'entendrait. Mes paroles n'en sonneraient pas moins en ton
cœur ; sous une forme changeante, j'exerce
un pouvoir cruel".
Dans son Traité des couleurs, Goethe, toujours lui,
-
écrit à propos de celle orange : « Elle représente la
couleur de l'ardeur extrême ainsi que le reflet le plus doux du
soleil couchant. Raison pour laquelle elle se révèle agréable dans
le décor ou sous forme de vêtements ». Et Rudolf Steiner :
« La physique moderne ne connaît pas la
« lumière » au sens de Goethe ; et pas davantage
l'« obscurité ». La théorie des couleurs, de ce fait,
évolue dans un domaine que n'abordent pas du tout les déterminations
conceptuelles des physiciens. La physique ignore simplement les
concepts de base de la théorie des couleurs de Goethe. Et par là,
elle ne peut en juger de son point de vue. Goethe commence
précisément là où la physique s'arrête ».
Ce
qui irrite, c'est que plus vous vous enfermez dans l'image
scatologique, plus alors l'anima manifeste une "possession"
dont parle Jung (au sein du processus d'inviduation), mais cette
fois-ci par le biais de rêves peuplés de créatures soudainement charmantes
et empathiques. Jung :
« L'anima exprime en quelque sorte le désir. Elle représente
certains désirs, certaines attentes. C'est pourquoi on la projette
sur la personne d'une femme, à laquelle se voient attribuées
certaines attentes, des attentes unilatérales, tout un système
d'attentes ». Le
remède, si tant est qu'il s'agirait d'un remède, est-il
pire que le mal ?
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"Parce
que je le vaux bien, quand on aime on ne compte pas, dit-on !" Quand
on "M" ? Aussi, se retrouver dans la M....,
au sens péjoratif, le sera au sens impropre Me
retrouvant dans l'impossibilité d'aller photographier
l'Ecosse* cet hiver, je suis donc dans la M....,
dans la fange ! Que pourrais-je photographier*
d'autre en Auvergne ??? Heureusement, il me reste The
Planets
de Gustav Holst, pour me retrancher intérieurement de
cet Enfer : - trottoirs immondes et accaparant toute l'attention,
musiques débiles et destructurantes*
de cerveaux déjà très atteints - Les
déjections canines en Auvergne*
? Bien davantage qu'une synchronicité !
*
Même
analyse pour l'Ecosse
aussi inaccessible que le portrait, avec davantage de prégnance
peut-être : prégnance, propension, compulsion à
arpenter la France excrémentielle le jour, quand les
nuits restent le privilège de l'évasion photographique
dans les Highlands. Magnifiques. Et L'ANPE et la préfecture
(et le Ministère de la Culture) n'auront pas pu voler
le rêve, en même temps ils récoltent le
caca du trottoir qui au fil du temps est devenu la figure emblématique de
la France auprès des touristes étrangers. Magnifique. *
Seule région au Monde, à ma connaissance, ce qui
témoigne d'une mentalité particulière,
- où des propriétaires terriens aient fomenté
une action en justice contre la photographie de paysage. Citons
Pascale Marie (Membre fondateur de
l’Observatoire de l’Image, Directeur du SPMI) : « Car disons
tout haut ce que la communauté internationale de photographes
murmure tout bas : on ne peut plus photographier librement en France
(…) La France, vaste studio photo ? un cauchemar
totalitaire…En 1999 l’affaire dite « du Pariou
», dans son
exemplarité, a été le déclencheur d’une
mobilisation sans précédent des professionnels de l’image, qui
devait déboucher sur la création de l’Observatoire de l’image.
Que ce volcan du Puy-de-Dôme (...)
ait pu (...) faire l'objet d’une tentative de
« mise sous séquestre » de la part de ses propriétaires est bien
le signe d’une évolution profonde des mentalités (…) Aussi
bizarre que cela puisse paraître le Puy-du-Pariou
est une propriété privée, comme d’ailleurs l’ensemble des
volcans d'Auvergne, à l’exception du Puy-de-Dôme, dont le
sommet (et seulement le sommet) appartient à l’État. C’est
ainsi que campés, à leur tour, sur leur bon « droit de propriété
», les propriétaires du site auvergnat entendent percevoir les «
fruits » de leur droit. En toute modestie, ils réclament 190000 francs de
dommages et intérêts soit 28965 €. Au passage, ils invoquent le «
trouble de jouissance » que pourrait provoquer l’éventuelle «
surfréquentation » de leurs terres. À l’évidence, ces gens-là
sont des plus prévoyants…Le temps se couvre méchamment pour les
pros de la photo. Que la bande du Puy-du-Pariou gagne au tribunal et
c’en est fini des paysages en liberté. Les photographes n’auront
plus à se mettre sous l’objectif que le ciel et la
mer…». N'est-ce pas essentiellement ce que je photographie, cela et ...
les trottoirs ? Je réserve la photographie du ciel à
l'Irlande, de la mer à la Corse et de la montagne
à l'Ecosse (ses photographes passionnés). La crotte deviendrait un
sujet emblématique
de l'art en
France,
tant le confort est évident : aucun besoin d'aborder
la femme, aucun droit
d'auteur
ni aucune
interdiction
d'aucune sorte (contrairement aux rues, façades et foules),
et profusion
du sujet
et facilité de mise en oeuvre, aussi vertu
non marchande (rupture avec la frénésie cupide
qui précipite activement l'Humanité vers sa perte), aussi une
approche
esthétique
en conformité avec les "excréments picturaux" de
l'art contemporain, selon le regretté Günther Schwab.
Wim Delvoye (Cloaca) et Piero Manzoni (90 Merda
d’Artista - pour celles qui n'ont pas encore explosé,
à 30 500
euros la boite de 30 gr de merde du génie.
Imaginez la stupeur du banquier (chez qui est conservée l'oeuvre suintante)
et la réponse du collectionneur : « Monsieur, c'est d'art dont
vous parlez ! ») n'ont qu'à bien se tenir,
puisque : « Le temps
viendra sans doute où nous pourrons célébrer un artiste
contemporain, un authentique créateur doué de discernement, rebelle
aux modes ; un habile homme qui ne se posera pas la question
apocritique de savoir s’il existe encore un quelconque criterium
pour juger l’art d’aujourd’hui ; quelqu’un qui sera le
contraire de ces artistes hypocrites qui sécrètent leurs excréments
picturaux pour satisfaire à l’esprit du temps »
(source : "Krisis"
(Penser la crise) de Marc JIMENEZ).
Matière à organiser des stages ? Mais dans
quel état d'esprit ? La conscience de soi ? *
Un exemple, - citons Pier Rubesa : « Cela (les
plantes préfèrent Mozart)
renvoie aux travaux de Joel Sternheimer et les protéodies.
Oui, mes études montrent que la musique la plus structurée
donne les meilleurs résultats sur les plantes en augmentant
ou améliorant les caractéristiques de leur champ
électrique », Nexus n° 65. Il y a
ce spectacle particulièrement effarant des zombies roulant
dans leurs voitures
boum-boum
(la cervelle garde-t-elle encore sa cohésion
structurelle ?) et des bouges saturés d'une publicité
débilitante (dispensée par des radios qui
le sont tout autant), quand les consommateurs au regard morne
ne réagissent même plus, tant ils ont perdu ou
n'ont jamais eu la capacité de le faire... *
Pour m'avoir contraint à vire en dehors de chez moi (et
avec le Rmi) deux années, - je m'octroie le
droit d'assimiler les entreprises auvergnates (rémunérées
et censées être venues réaliser une rénovation
de ma maison) à un lâcher de cochons enragés,
car les conséquences n'en eurent été pires
- du moins au niveau de l'intelligence. Indescriptible !
Une
agréable manière de découvrir la Musique française ... est de voyager en Grande-Bretagne,
où les paysages
sont magnifiques, les pubs sélects (contrairement aux
bouges auvergnats, où penser une décoration
basique coûterait encore des sous, et où la
musique se réduit à une soupe qui grince), en
compagnie de la BBC3.
Par ailleurs, - imaginez-vous les petites villes françaises
avec leurs lounges,
une moquette sur le sol et des bibelots ? La moquette serait
vite souillée par les excréments des chiens, et
les bibelots volés... La
France
: n'a eu de cesse de faire oublier son propre patrimoine culturel qui
ne participerait pas assez à la croissance - selon
une obligation de résultat vantée par
le Pouvoir de Droite, et
quand la Gauche
reniait toute forme d'élitisme culturel ; -
aussi, elle fit fuir autant que c'est possible le patrimoine
:
« Ce sont donc les contribuables
les plus dynamiques qui ont quitté la France. Où sont-ils allés ?
16% aux USA, 16% en Belgique, 15% au Royaume-Uni et 13% en Suisse.
Voilà un remarquable gâchis, qui n'a pas d'autre motif que
l'aveuglement idéologique. Le rapport MARINI a impressionné les
parlementaires. Mais pas le gouvernement (…) En dix ans, cela fait
4 658 familles qui sont allées voir ailleurs pour fuir l’ISF »
(www.libres.org).
Idéologie niveleuse d'un coté et marchandisation de la pensée
de l'autre, - la polarité gauche-droite participe en réalité
à une unique
déconstruction
des valeurs dites traditionnelles. C'est comme si, mais avec
des recettes semblant s'opposer, la classe politique voulait
éradiquer la Culture (c'est à dire ce qui
touche exclusivement au domaine de la pensée). Que subsistera-t-il
d'une société qui juge la Musique
sur les critères de vente ? Un mélange des genres qui ne doit rien au
hasard, - nous pourrions ainsi citer TF1, "prostituée de l'Apocalypse" : « Elle a enivré les habitants de la
terre du vin de sa fornication »,
l'élection grotesque de Miss France (Catherine Ceylac : « Je
comparerai ça à un marché aux bestiaux dans l'Aubrac. Quelle est
la chance ? Celle liée à la beauté ? Vous pensez que les femmes
sont uniquement liées à la beauté à la plastique ? Moi, je dis
non ! »),
et "Mozart, l'opéra rock" qui révulse
le mélomane (quand il ne reste plus que les
gens âgés - les autres ayant désormais
le mou pour chat en guise de cervelle). La finalité recherchée
(individuelle) et le critère de valeur (collectif) sont de faire
800.000 entrées. La France est une nation régicide
et elle est suffisamment composée d'idiots fort
bien dressés
à le croire, invités à s'en réjouir chaque
14 juillet dans l'obscénité, - mais la bouillie
qu'elle est en passe de devenir inexorablement est, et sans
qu'elle puisse en avoir le moindre discernement, le
meilleur des châtiments. Le monde politique ne cesse de
contraindre l'Art pour en faire une valeur marchande et
il défend pour cette seule raison le droit
d'auteur et
non celui à la création,
sans ne serait-ce que comprendre que, pour les Chinois,
la copie est considérée comme un honneur.
La République a tant détraqué intérieurement
l'individu - qu'elle égalise - que le
simple fait que les hommes politiques maintinrent l'ISF témoigne
en soi du si peu de crédit accordé à
l'intelligence, ce qu'il en subsisterait. - Ne vaudrait-il pas
mieux placer la France sous tutelle de l'Otan,
de l'Europe, du Mark ? (Christian Makarian : « en instituant l'euro, François Mitterrand songeait à une
solution durable qui consistait, vue de loin, à dissoudre le
puissant deutsche mark dans l'euro (…) c'est l'euro qui est
devenu le mark »).
Mais cependant, comment considérer autrement que comme
esclaves
nés,
les citoyens ou sujets qui se soumettent volontiers au
racket organisé du stationnement ? - La Masse va donc
voter quand on lui dit que c'est son devoir (ou son droit),
manger des animaux quand par contre on ne lui dit rien du tout,
et se laisse abuser par l'accoutumance à l'habitus...
Le dressage est remarquable, même si le sujet s'y soumet
sans rechigner. Les salauds ou les profiteurs d'un coté
- et les cons de l'autre ! Je déteste les premiers et
méprise les seconds. Rien que la vue des horodateurs
plantés sur la voie publique - censée l'être
- à la place des zones vertes ou bleues, atteste de la
décomposition qui s'infiltre dans la tête de personnalités
de plus en plus amorphes, comme les effets d'un sida
qui serait mental
: « Ce sont les enfants du rock débile,
les écoliers de la vulgarité pédagogique, les béats nourris de
soupe infra idéologique cuite au show-biz, ahuris par les saturnales
de “Touche pas à mon pote”. Ils ont reçu une imprégnation
morale qui leur fait prendre le bas pour le haut. Rien ne leur paraît
meilleur que n’être rien, mais tous ensemble, pour n’aller nulle
part (…)
Il aura suffi de cinq ans pour fabriquer dans le mou une
telle génération. Serait-ce toute la jeunesse ? Certainement pas.
Osons dire que c’est la lie avec quoi le socialisme fait son
vinaigre », Louis Pauwels en 1986.
Si les uns obtempéraient
d'après les codes disciplinaires (ou techniques
d'enfermement), il est à craindre que les derniers s'abandonnent... Certains
rétorquent : il ne faut pas s'en prendre à l'horodateur, car
ce serait une détérioration du bien public,
confondant ainsi ce qui enrichit et ce qui appauvrit
- ou plutôt réinjecte de manière collective l'argent ainsi
récolté, mais réduit de celui ponctionné au passage par des
sociétés privées, quand en Grande-Bretagne
la problématique diffère du fait
de la présence de parkings placés hors voie
publique. Vinci Park occupait ainsi la place de
troisième opérateur avec plus de 210.000 places en 2002.
Citons CERTU : « La décentralisation et
dépénalisation du stationnement payant sur voirie constitue depuis
près de 10 ans un sujet de débat récurrent en France. L’enjeu de
cette réforme est de donner aux collectivités une plus grande
latitude pour conduire des politiques de stationnement plus efficaces
car basées sur un meilleur contrôle du stationnement ».
Fort bien, mais ne s'agit-il pas toujours d'inciter grâce
à l'amende ou du conditionnement
civique (pay
and display)
et donc de ponctionner l'argent des non-résidents
qui viennent faire fructifier la ville ? Personne
ne saisit donc la perte de valeur morale et l'habitus
qui fait que les Anglais deviennent désorientés
en France, quand ils découvrent avec grande stupeur
qu'ils n'ont pas toujours l'OBLIGATION de payer. C'est l'extraordinaire dérive
britannique, c'est à dire des surfaces gigantesques de
prairies vierges (consacrées à l'élevage,
privées et pratiquement sans animaux dessus, vides mais faites
pour toucher des primes agricoles payées par l'impôt)
et des humains agglutinés les uns sur les autres
et qui obtempèrent à
chaque instant
pour payer leur stationnement. Ils
payent ainsi par deux fois
: une première fois en n'ayant pas l'accès
à des surfaces considérables (qui ne leur servent
à rien), et une seconde parce qu'ils sont concentrés davantage
que les troupeaux de vaches et de moutons ! C'est exactement
la même chose pour ce qui concerne la PAC
et son aide apportée aux produits qui sont non biologiques,
Claude Bourguigon rappelait que les fruits et légumes
contaminés
par les pesticides
sont payés par deux fois : à l'achat et
par l'impôt : « la PAC engouffre 50% du budget
de l’UE, alors que l’agriculture ne produit 2 % des
richesses européennes ».
Il conviendrait de rajouter le coût réel pour la
santé publique, qui est considérable avec l'augmentation
affligeante des cancers, - mais les élus sont inscrits
définitivement aux abonnés absents. La question
du racket publique est bien plus intéressante et déplace
beaucoup plus de forces de Police ... que la destruction, faite
dans l'allégresse, du vivant ! Crétinisme
! C.
Bourguignon
: « Sur l’ensemble de l’Europe,
environ 90% de l’activité biologique des sols cultivés a été
détruite par l’agriculture intensive. Je dis bien : détruites
(…) On parle de « fatigue des sols ». L’autre
conséquence de cette course au rendement, c’est la dégradation
des produits. Un exemple : 40 % des blés produits en
Europe sont de si mauvaise qualité qu’on ne peut en faire du pain,
ils sont donnés directement aux cochons. Nous sommes la première
civilisation dans le monde à donner du blé aux cochons pendant que
des gosses crèvent de faim ! (…) Certains grands
propriétaires touchent plusieurs millions d’euros de la PAC chaque
année. Imaginez les subventions dans certains pays comme l’Espagne,
où 0,6 % de la population possède 80 % des terres. Ou en
Angleterre, où 80 % des terres appartiennent à 2% de la
population. Les grands seigneurs anglais et espagnols, tout comme les
gros céréaliers français, font pression sur l’Europe pour
conserver leurs privilèges (...) Cela dit, ce système
va finir par se casser la figure, car la PAC engouffre 50% du budget
de l’UE, alors que l’agriculture ne produit 2 % des
richesses européennes. En attendant, il y a un vrai désespoir dans
le monde agricole. Les faillites sont légion. En 1989, il y avait
environ 800.000 agriculteurs à temps plein en France. Aujourd’hui,
il n’en reste plus que 300.000, et 30.000 disparaissent chaque
année. De plus, notre système est mondialement inégalitaire. Sur
la planète, on compte 2800 mètres carrés de terres cultivées par
habitant. Or les occidentaux consomment l'équivalent de 6000
mètres carrés par habitant. Il ne faut pas s’étonner que les gens
crèvent de faim à l’autre bout du monde...
». (n° 31 de CQFD, février 2006).
Aussi :
« On ne fait plus d'agriculture,
on fait de la gestion de pathologie végétale, ce qui n'est pas la
même chose. C'est-à-dire qu'il faut amener au silo une plante
malade, il faut traiter au bon moment, etc. Donc vous ne mangez que
des plantes malades et que des animaux malades. Donc ça fait des
gens malades et la médecine vend ses médicaments et donc comme
c'est les mêmes boîtes qui font tous les produits...
Cycle
magnifique, ça ! (…) Toute personne sérieuse qui connaît
l'agriculture sait que les OGM n'augmentent pas les rendements, mais
qu'ils augmentent en revanche la consommation de pesticides (...)
Les chaires de microbiologie des sols
agricoles ont été supprimées en France et dans le reste du monde.
Les ingénieurs agronomes ne savent pas comment fonctionne la
biologie des sols, ils ont oublié que la terre est vivante et
sont donc prêts à déverser des pesticides sur les champs
».
Qu'avons-nous donc dans le PAF
- et aussi le PIF ? La prostituée de l'Apocalypse (comme
TF1), les démons (les lobbies) et leurs serviteurs (les
fonctionnaires). Les hommes politiques sont quant à eux
les parasites qui picorent ci et là selon leurs
propres intérêts. Les habitudes ? Elles sont à
rebours et destinées aux gens du peuple qui se laissent
dresser. Qu'est-ce donc qui permet de pousser au crime en toute
impunité ? La bêtise bien entendu, aussi le
système démocratique qui endort les consciences et
propage un écran de fumée... Imaginez
alors que 90% des britanniques deviennent végétariens
... accepteraient-ils encore d'être ainsi parqués
comme des bêtes, sachant que le régime carnivore
accapare l'essentiel de la disponibilité des sols et
de l'eau sur Terre, génère un gâchis énergétique
incommensurable ? Faut-il devoir être parqué et
racketté pour pouvoir manger du cadavre ? L'immense
connerie des hommes - surtout celle politique sans borne et
qui touche déjà au pur génie - est-elle une fatalité
excentrique ou une pulsion de mort ? La barbarie est toujours
aux portes, lovée, silencieuse, en attente de sa revanche, -
alors que la connerie s'affiche sans pudeur. Comment oublier
le débat sur l'identité
nationale
(technique d'enfermement, pour nous, et d'extradition, pour
les autres ?) quand vouloir en sortir déclencha la barbarie
dont l'Allemagne nazie n'eut jamais l'exclusivité : 198
membres du FLN (prisonniers politiques) furent guillotinés
(après des procès bâclés et avoir
été torturés, quand Mitterrand était
en 1954 le Ministre de l'Intérieur en place dans le gouvernement
de Pierre Mendès France), quand le Pouvoir les considérait
comme criminels de droit commun et non combattants (voulant
libérer le pays - comme les Français voulant sortir
du joug allemand), poussant vers l'échafaud des
personnes gravement blessées ou mêmes handicapées.
Fut-ce vraiment différent des méthodes de la Gestapo,
dans l'application de la terreur ???
Mais non !!! Il
est extraordinaire de constater l'absence de rupture graduelle
(bon sens) ou réfléchie entre la force coercitive
(mise en place pour racketter ; en effet en voici la simple démonstration,
en payant il est possible de laisser le véhicule
là où il encombre la voie publique, ce qui est contraire
à ce qui devient alors un prétexte),
et le fait brut que rien encore n'oblige l'individu toujours maître
de son esprit (malgré la publicité pavlovienne faussement
amicale et débile qui
le viole en permanence
et jusqu'à faire céder les ultimes défenses
psychiques) à dépenser son argent
dans une ville qui espère de lui le beurre et l'argent
du beurre. De là à penser que des élus
se laissent soudoyer par la grande distribution... La loi elle-même
est la garante de ce système affreux de dépendance
mentale
: en effet, aucune loi
consumériste
(c'est à dire pouvoir se regrouper pour partager les
frais de justice et : se défendre) et interdiction
formelle d'appeler au boycott,
- c'est un double carcan liberticide dont il s'agit, majeur,
qui particularise la France face aux autres pays occidentaux.
Abrutissement publicitaire, présence policière
appliquée pour la mise en œuvre des amendes, tout est ainsi
concomitant pour pouvoir traiter le consommateur comme s'il
n'était qu'une
oie avec une intelligence d'oie. Ceux-là sont déjà des oies, ils sont
nés oies et il n'est donc pas nécessaire de
les produire comme telles, et ils marchent au pas de l'oie,
en quelque sorte, et ils sont potentiellement bons pour la saignée.
Tout individu qui aurait encore un semblant de considération
pour lui-même, c'est à dire de dignité,
ne devrait jamais s'y soumettre, exactement comme la personne
qui a gardé un semblant d'intelligence ne devrait
point fumer
et accepter le Soma qui la récompense (qui la drogue)
et l'assassine tout à la fois (Aldous Huxley : « Ils sont
conditionnés de telle sorte que, pratiquement, ils ne peuvent
s'empêcher de se conduire comme ils le doivent. Et si par hasard
quelque chose allait de travers, il y a le soma »)),
comme celle qui a gardé un brin d'âme
et un soupçon d'humanité ne devrait certainement
pas mettre les pieds dans une boucherie et cautionner
les abattoirs.
Voyez-vous, j'argumente ici comme si la multitude n'était
pas rendue au degré infra-humain de la bête,
mais que dis-je ? - bien en dessous de
la bête qui elle n'a pas le choix. Mais en démocratie
... laisse-t-on réellement le choix ou est-ce un mirage ? Le
simple fait, devenu banal et presque anodin, en apparence
seulement, de se soumettre au stationnement payant, est
la signature de l'appartenance au bétail. Et ce
genre d'humanité, il convient de l'ignorer ou de
s'amuser de sa condition. Mais méfions-nous des drôles,
- ils n'aiment pas qu'on les prenne pour ce qu'ils sont, des
drôles ! Message aux hommes politiques : allez-y
doucement contre le tabagisme, sinon vous n'aurez plus assez
de volume à racketter ! Allez allez le troupeau
... avancez ! Bêêêêêêê
!!! Bêêêêêêê !!! Bêêêêêêê
!!! Voilà
que je me comporte de manière semblable à Shintaro
Katsu interprétant Zatoïchi ! Ou plutôt
: avec une bonne fortune à la naissance, comme celle
des Rothschild, aurais-je été inspiré par
Fantômas ou l'Ombre jaune ? Mais ploutocrate ... ça
jamais ! Allez mes amis, vous avez l'habitude, alors tous en
cœur : Bêêêêêêê
!!! Mais
la prochaine fois que vous mettrez une pièce dans un
horodateur, posez-vous donc cette question : "suis-je encore
un être humain, ou une tête de bétail ?".
Réveillez-vous, secouez-vous, sortez de cette léthargie
!
Première
question (et non des moindres - puisqu'elle préfigure
le futur proche) : Cela fait 40 ans que j'enregistre des bandes
magnétiques et que j'utilise des diapositives et des
négatifs, sans avoir perdu une seule des innombrables
données, - c'est à dire non pas des fichiers
numerdiques, - mais la photographie et le son appelés
analogiques.
Je possède un magnétophone TC-765 SONY qui tourne
parfaitement depuis 1976 - et sans qu'aucune panne n'ait été
à déplorer (tout comme ma Honda prélude
en 23 années). Mais le numérique et ses
supports, c'est quelque peu différent, - c'est la mise
en œuvre d'une technologie qui pourrait être qualifiée
dans l'air du temps, au point que des disques
durs et des ordinateurs lâchent au
bout de 2 ans,
que des CD d'archivage perdent leur données au
bout de 5 ans,
aussi que des cartes CF deviennent illisibles au
bout d'un mois,
tout cette daube coûtant d'ailleurs fort cher,
marquant
une profonde déficience du point de vue de la seule compatibilité
ou du peu d'aide apportée à l'installation. Est-ce
donc pour l'utiliser, ou pour vendre et créer
des emplois ? Le consommateur idiot, attiré comme
l'insecte qui tourbillonne autour du premier lampadaire qui brille, -
n'a-t-il pas la première
part de responsabilité ? Nous évoluons dans une
période de transition qui marque une dissolution
générale dans tous les domaines. Il ne restera
probablement qu'un néant, et dont nous avons
déjà l'avant-goût avec le MP3 qui rend
le son à la fois insipide et qui déstructure l'écoute,
qui réduit l'art à une matière dénuée
de vie. Quant à la photographie, - n'est-elle pas déjà morte ? Je
n'aurais jamais imaginé qu'un des moments les plus agréables
de l'existence fut quand je fracassai à coups
de pied - ce pendant une bonne heure - le premier ordinateur, sur
le trottoir. Effectivement, le matériel dénigré permit
de créer pleinouest35 et de faire partager mes photographies
et des réflexions qui vont, cela est fort divertissant, agacer
le plus grand nombre. Mais à quel prix chers amis !
Préambule
:
ou
matière nauséabonde (ou : "comment nous pataugeons
dans le caca, comment d'autres se vautrent dedans par délectation ?"
et "pourquoi conviendrait-t-il de réduire de moitié
la substance des oeuvres classiques, pour servir le consommérisme
de masse, et de sodomiser les poules, pour aider un écotourisme
populaire et durable ?") Avoir
été retenu 20 ans à Paris - avant
que de pouvoir fuir et me retrouver enterré dix années dans
la région auvergnate si arriérée - n'est
pas en soi un facteur qui aide à se réaliser
en tant que "photographe de bord de mer". Je refuse la
vente de mes rares photographies, c'est une manière
négative d'exister enfin, quand il ne reste que cela.
C'est peu de le dire, la ville, c'est
laid, irrespirable, bruyant, et le gavage publicitaire y est
incessant, comme si nous n'étions que de la "volaille
en batterie". Mais
sommes-nous autre chose que de la volaille, ou des moutons voués
à la tonte ? N'avez-vous vu jamais des clients se plaindre
du matraquage publicitaire qui pénètre chaque
café, brasserie, et radio débile qui
diffusent des musiques débiles, mais qui font le
plus d'audience populaire - ce vers quoi le Président
Sarkozy aimerait diriger toute créativité
culturelle... Visite guidée : Entre l'interdiction de photographier
les lieux publiques (soumis à autorisation) et l'ANPE*
qui interdit les déplacements, le refus de reconnaître
les droits d'auteur du photographe et la limitation
légale des tirages d'art, tout semble avoir été concerté pour
nuire à une activité qui serait non strictement
commerciale. Un pays de cons*
diriez-vous ? Et
la photographie ?
Il y eut en fait la constance remarquable de ses aspects
récurrents - comme si cela allait de soi :
ostracisme des autochtones (oeuf pourri lancé sur le
véhicule en Corse, canette de bière en Irlande),
négatifs rayés ou détruits par les laboratoires
(trace de semelle de chaussure, autre substance suspecte), horreur du
matériel informatique (non compatibilité et
rage de quitter inopinément) et conception des
scanners Nikon (3/4 du temps gâché à
cause d'erreurs de programme et de multiples anneaux
de Newton), - pour finir, après un long parcours, à
l'Hôtel des Impôts qui ne reconnaît pas le
droit d'auteur, mais quand l'autre dimension du travail - ANPE
- interdit tout déplacement à l'artiste. Quelle déchéance ! Il ne faut pas vous étonner
si dans ce site il y a : ni nom, ni messagerie,
ni livre d'or, ni photographie à vendre.
Encore moins que moins que rien ! Juste la nausée enveloppante
et débordante. Il est vain d'essayer de me contacter.
J'ai été un citoyen : j'ai dépensé 50.000
euros à la réalisation de ce site, sans contrepartie
- si ce n'est l'Administration qui vint y faire barrage. Cela
suffira, Il me paraîtrait singulier, indigent dans
le contexte, de reverser une partie des bénéfices
dérisoires de la vente d'un livre d'art, dont
il n'est pas certain qu'il serait gratifié
d'un succès, même d'estime. La meilleure
question est celle-ci : dans une société
d'abrutissement, de standardisation et de réductionnisme marchand, les
choses ne seraient-elles pas justement "utiles" lorsqu'elles
ne le sont enfin pas ? En refusant de solder mon travail,
je m'insurge contre l'inversement des valeurs de la Vie - qui
sont aussi à l'origine de crises économiques,
crises qui elles-mêmes vont mettre la création
artistique au pas, et pourquoi pas ... les philosophes. Ainsi,
et selon Frédérick CASADESUS : « Nicolas Sarkozy précise que la
culture doit permettre aux jeunes de se forger un sentiment
d’appartenance à la nation (...) le président de la République
propose de substituer une politique de la demande à une politique de
l’offre. Identifier les attentes citoyennes plutôt que de
bousculer les habitudes (...) Pour Nicolas Sarkozy, la
démocratisation culturelle consiste à proposer des spectacles qui
répondent à l’attente du public. Il encourage donc Christine
Albanel à distribuer les aides publiques en fonction de la
popularité des manifestations, à fixer les obligations de résultat,
conditions de l’attribution des subventions » (source : Réforme
n°3241). En France, il s'agit de monnayer l'intelligence, lui faire
faire le trottoir, la faire plier, la faire taire, mais en Italie
Berlusconi ose faire rajouter des pénis et des
bras aux statues antiques (« Pourquoi les sculptures en Chine ont
l'air d'être neuves alors qu'aux nôtres manquent des bras et des
têtes ? ») et fait subir des coupes drastiques au Ministère de la
Culture (ce sera moins 46% pour 2011). En attendant, nous
pourrions suggérer à Berlusconi de faire remplacer
tous les visages de la statuaire par le sien, sûr que
l'idée lui plairait beaucoup... Dans une société
dont la démagogie et les dogmes flattent le plus
grand nombre, - le domaine culturel est en soi à
l'agonie, - sachant qu'il ne
peut, ne doit pour cette raison concerner qu'une élite, car, ce
qui est d'ordre culturel est le meilleur de
la pensée et cette dernière tributaire de l'intelligence
qui est non partagée par tous,
sinon il ne s'agit plus à proprement parler de Culture, mais
d'habitus et de folklore, et cela induit la marchandisation
de l'Art (dans les pays capitalistes) et la propagande d'Etat
(dans les pays communistes). Avec le Président italien,
cela peut se rattacher à une forme de populisme, et
le délire non plus n'est jamais très éloigné...
Permettre l'accès à la Culture, ou plutôt la libre découverte au plus grand nombre,
est louable en soi, mais, aider en fonction de la popularité – et
c'est par essence une démarche de contre-culture, -
celle qui va
définitivement faire oublier Stockhausen et Ligeti face à Lady
Gaga
et autres affaires commerciales, ce que justement réclame le peuple
devenant encore davantage ignare. Que de
démagogie et d'ignorance ! Le prix à payer pour la société
future sera incalculable, car, si les marchands italiens de la Renaissance
dépensaient tant de fortunes dans l'Art, c'était
pour ressembler à la Noblesse. Il n'y a plus de
Noblesse, juste la classe dirigeante sortie du monde
des affaires, - pour qui la Culture et l'intelligence
ne peuvent servir qu'à produire davantage de
profits. Infiniment dommageable : la vraie bourgeoisie disparaît. Chaque
génération va générer une descendance
plus inculte qu'elle-même - et ainsi de suite.
C'est pourquoi, il est désastreux d'assimiler les valeurs
non marchandes à celles qui le sont. Cette perversité
inouïe est à l'origine du progrès matériel
- mais aussi des coupes sombres opérées dans
la biodiversité. SOS-21 : « De plus en plus on
marchandise les valeurs culturelles, le vivant, l'eau, les poissons
exotiques, les animaux sauvages. Les groupes industriels font main
basse sur la vie, en privatisant les plantes et leurs gènes, en
excluant les variétés locales. Ils brevettent les graines
génétiquement modifiées et résistantes, à quelques maladies,
pour mieux vendre leur procédés et produits exclusifs. L'un des
maïs ainsi manipulé fut appelé ''Terminator'' ».
Allons nous subventionner la pensée et la créativité
qui font vendre ? La cervelle, l'âme, sont-elles seulement, pour
Nicolas Sarkozy, des leviers de la croissance ? Günther Schwab
annonça avec justesse la standardisation
forcée
des modes de consommation et du goût qu'il faut brider en
conséquence. Derrière le fatras fallacieux de l'argumentaire
socio-économique, se profile la marchandisation des habitudes et la déconstruction des valeurs
traditionnelles (facteur de dissolution collective),
mais il n'est pas acquis que l'Economie, certes moins que
le peuple, ne perdra au jeu de l'abrutissement. Comme
il est vain de créditer l'ignorance politique, - il
est juste de penser la mise en place de
l'enfermement psychique ou
contrôle
de masse par lequel l'individu est définitivement
identifié avec la marchandise qu'il consomme, -
mieux encore :
modelé selon elle et en son nom. Odieux et pervers.
Vous,
ou toi, qui me lisez, - oui : nous ne sommes que
cette volaille
en cage.
Je ne pondais pas des oeufs de "bon calibre", - alors
direction
l'abattoir ! Personnellement, quand l'ANPE interdisait le déplacement vers
les paysages,
je m'évadais par l'imagination, inspirant avec concentration chaque
bouffée précieuse d'air du lieu saisi par l'esprit, mais qui loin
de mon enfermement vibrait à chaque instant
de sa réalité propre, sentant encore sous les
doigts le lichen froid des roches, entendant les oiseaux dans
le ciel. L'unique moment de bonheur, ou pâle
refuge de l'âme contrainte, est bien celui de la
promenade solitaire sur la plage déserte, dans le vent
frais qui souffle par intermittence, quand pénètre la
force du sentiment du temps suspendu, quand rien ni personne
ne peut ni vous toucher ni vous retenir, - arriver enfin
à taire l'autre ... et redevenir soi-même.
D'où vient cette agitation moderne - pour qui l'urgence justifierait
l'assujettissement de l'Être des êtres ? La meilleure
explication, meilleure en tout cas que celles de la compétitivité
mondiale des "flux décodés et déterritorialisés"
du capital (capitalisme sauvage pour nos références - ou
codification de valeur relative), - peut s'exposer de cette sorte,
en l'occurrence théâtrale : -
Colbert : « Pour trouver de
l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.
J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y
prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au
cou…» (…) -
Mazarin : « Colbert, tu raisonnes comme un
fromage ! Il y
a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches…
Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant
d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore
plus, toujours plus ! Ceux-là ! Plus tu leur prends, plus ils
travaillent pour compenser… C’est un réservoir inépuisable »,
extraits du "Diable rouge" d'Antoine Rault. Alors, allons-nous
leur prendre jusqu'à l'âme créative ? Assujettir
ainsi radicalement l'Essence à l'Existence ? Ce système
n'a tenu que grâce au recours régulier à la
dévaluation des monnaies - attestant que le travail
est payé - au mieux en fausse monnaie, au pire en monnaie
de singe. Les dettes sont des irréalités qui ne
s'expliquent que par l'enrichissement en infrastructure
nationale, quand la précarité explose. La "faute
aux riches" - qui certes sont de plus en plus riches
- n'est que le prétexte pour désigner
un bouc émissaire, quand ces riches profitent davantage du
système (délits d'initiés, corruption) qu'ils
n'ont la capacité de le penser... Le
Président Sarkozy soutient que l'obligation de résultat
doit déterminer l'attribution des subventions,
- mais le rôle du Ministère de la Culture n'est-il pas d'aider
la créativité,
surtout celle en difficulté - quand la popularité
des manifestations populaires est déjà garante
d'un succès ? Puis, "répondre à l'attente
du public", - n'est-ce pas le déni culturel
absolu ? Il est impropre de parler de "démocratisation
culturelle" - si ce n'est en ayant à l'esprit :
au mieux la consommation
de masse,
au pire la disparition
de l'élite pensante.
Comme il s'agit probablement des deux aspects concomitants
- qui sont complémentaires (c'est à dire : contrôler
toutes les classes de la société) - cela concrétise la
plus formidable atteinte au principe de civilisation depuis
Staline, Mao et Hitler. C'est un photographe raté et
un Rmiste radié qui vous l'affirme : il y a des domaines
qui ne se bradent ni ne s'exploitent, pas davantage la
santé que la pensée. Quant à moi, j'ai
le sentiment de sauter à pieds joints dans la boue - un
insondable fossé me séparant de mon propre
affranchissement. Brader ainsi les valeurs de l'esprit de la civilisation
- ne la sauvera pas, bien au contraire. Il s'agit de populisme, cela
doit plaire au vulgaire qui y trouve matière à
se venger de sa condition d'esclave. Mais, nous ne serons plus
qu'une marchandise, des produits achetés - par l'Asie,
par exemple (pour rester dans l'air du temps, ce qui se
discute encore). Si je prenais à la lettre l'argumentaire,
dont je dénonce les effets à venir extrêmement
pervers pour la société, l'Etat devrait me
venir en aide pour l'attribution d'une subvention pour un projet
photographique à caractère
pornographique.
En effet, ceci correspond en tout point à l'attente
citoyenne, satisfait amplement à l'obligation
de résultat ! Je saisis la raison réfléchie
pour laquelle je fus radié du chômage, - aussitôt
après avoir sollicité une aide de l'Etat - c'était
seulement pour de beaux paysages... Comprenez-vous au moins
cela ? Ou n'êtes-vous déjà plus capables
ou libres d'y penser ? Penser,
le formidable mot. Pensons-nous encore ? Plutôt - l'humanité
a-t-elle jamais été "libre de penser"
? Le pensez-vous et ... cette pensée est-elle alors pensée
? Ce que vous pensez, certes vous le pensez
par
vous-mêmes ... mais le pensez-vous de
vous-mêmes ? Avez-vous jamais pensé à
cela : la pensée de votre pensée ? Les philosophes
grecs en surent quelque chose, eux qui durent s'exiler ou se
suicider... Travaux pratiques :
jetons dans une éprouvette un ministre de la Défense
(Raison d'Etat militaire, stratégique et énergétique)
et un professeur de géopolitique (recherche de la vérité,
mais aussi sensibilité pro-palestinienne reconnue), secouons
le tout, exposons le au feu vif de la discorde et filtrons le
résidu avec le papier bavard de la Presse ou des
trop rares chroniqueurs spécialisés, voici en
substance la matière condensée
que nous obtenons : Sur France Culture le 20
novembre 2010, Hervé Morin : "la
démocratie doit être transparente".
Cette belle parole sort dans un contexte de règlement
de compte politique où chacun y va de sa sincérité,
de sa transparence. La Démocratie est transparente quand
cela arrange, opaque dans les autres circonstances. Qui
ne se souvient pas du professeur en géopolitique Aymeric
Chauprade (Docteur en science politique de la Sorbonne) renvoyé
du Collège
Interarmées de Défense,
- pour avoir pris la liberté d'écrire sur les
thèses remettant en cause la version du 11 septembre
déclarée officielle
(soit : "Chronique du choc des civilisations"
: "L’onde de choc n’a pas pu provoquer l’effondrement
(…) Seule une démolition contrôlée par des explosifs permet
d'obtenir un effondrement aussi rapide et parfait"
) ? Le ministre de dire alors : « Cet homme n’a absolument rien à faire dans une
institution comme la nôtre » - et le professeur de
géopolitique de rétorquer par la suite :
que le ministre de la Défense « a commis un
acte de discrimination au sens des dispositions des articles 225-1 et
225-2 du Code Pénal qui punit de trois ans de prison le fait de
sanctionner autrui pour ses idées (…) a manqué à ses devoirs de
ministre, au mépris des principes élémentaires qui gouvernent
notre droit public, notamment le droit au débat contradictoire ».
Une
problématique de la faculté de penser, est qu'il
n'y a aucun
débat contradictoire
à propos du 11 septembre en France, à la télévision.
Cette dernière est vraisemblablement davantage contrôlée
que "sous influence". La raison parait évidente à
qui veut bien y réfléchir : à l'aube d'une
probable guerre mondiale en gestation qui franchirait le
pas de celle économique, la France est revenue
dans le giron de l'OTAN, doit donc être étouffée
toute pensée géostratégique qui deviendrait "dissidente".
La seule manière de conduire une "liberté
d'expression", en régime démocratique, -
est moins d'opérer une contrainte sur l'exercice
de la pensée, qu'inlassablement revenir sur cette
dernière, - dictant ainsi une pensée des
individus. Noam Chomsky : « La propagande
est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures (…) Si
l'on ne croit pas à la liberté d'expression pour les gens qu'on
méprise, on n'y croit pas du tout (…) L'endoctrinement n'est
nullement incompatible avec la démocratie, il est son essence même
(…) Dans une société bien huilée, on ne dit pas ce que l'on
sait, on dit ce qui est utile au pouvoir ».
Pour étayer le premier chapitre, deux citations. 1)
ReOpen911 : « Votre article explosif de juillet 2008 dans
lequel vous revisitez la fabrication de M. Sarkozy par les services
US est une attaque frontale violente. Une démonstration implacable
de qui gouverne la France ! Faut-il comprendre que vous livrez à M.
Sarkozy un combat à mort, et que votre retour d'exil est impossible
tant qu'il sera au pouvoir ? » et Thierry Meyssan : « Mon
retour ne sera pas possible tant que la France sera aux mains de
traîtres ».
2)
NATO
Secretary General Anders Fogh Rasmussen : « NATO's core mission, to protect
the 900 million citizens of NATO countries from attack, must never
change – but it must be modern defence, against modern threats.
Nato is the world's most effective peacekeeper – but to stay
effective, we need to be better engaged with our civilian partners »
(Military Technology . Issue 11 . 2010). Il ne s'agit nullement de
porter sa sympathie vers un camp ou tel autre, mais
de dénoncer le mensonge organisé du 11 septembre,
quand la transparence - tout comme la loi - "est selon".
Exemple : ignominie de l'abattage rituel illégal
des moutons sur le sol français. Probablement que les
musulmans décapiteraient, égorgeraient moins les
êtres humains ... s'ils avaient moins de satisfaction
à le pratiquer avec les bêtes. La
question fondamentale demeurera celle-ci :
- la "société de contrôle" ...
l'origine ou une déviance de la "liberté d'expression"
??? La propagande va bon train et selon une étude
de l'université du Maryland (publiée par Le Monde), -
c'est 46% de la population mondiale qui croit à la responsabilité
d'Al-Qaïda, ce pourcentage devenant 56% des Britanniques et
63%
des Français.
Il n'est donc pas étonnant qu'il faille mettre des radars
sur les routes, la privation d'argent étant bien plus
efficace que le recours à la pensée. Et, imaginez-vous
ce que cela signifie, - de marquer en gros sur les paquets de
cigarette que le «
tabac
tue »,
- expliquer que des drogues sollicitent la zone
cérébrale de la récompense
("Oh il est gentil le Monsieur, elle est gentille la Madame,
ils vont avoir leur petite récompense cancéreuse
!") ? L'absence de réaction témoigne
de l'incapacité à se remettre en question ! La
quantité d'individus privés de faculté
mentale, accablés par la précarité, stressés, -
ne cesse de croître. A ce niveau également, il
est peut-être préférable d'entretenir le
mensonge, que de générer un choc des consciences,
- avec toutes les conséquences que l'on imagine :
politiques, économiques, stratégiques, et sociologiques.
Concernant la Culture, et pour des raisons non plus seulement
politiques, cette fois-ci, mais surtout économiques,
nous découvrons une parodie de la relation conflictuelle
ayant naguère opposé Dmitri Chostakovitch
à Staline, le compositeur répondant à la propagande stalinienne
(seul Lénine eut cru à la vertu de l'héritage
du classicisme bourgeois) avec un style tour à tour ironique,
grinçant, sarcastique... Que vont devenir la
créativité, la pensée ayant pour unique
pôle étatique la finalité (ou finitude)
marchande ? Dissoutes dans l'informel ? Inversant en quelque
sorte les
quatre causes de la production chez
Aristote,
et qui deviendraient : cause finale (mais métaphysique
: on l'oublie), celle formelle (elle devient difforme),
celle efficiente (l'objet de la flatterie politique) et finalement
celle matérielle, d'une matière - valeur
virtuelle d'échange (soit : main d'oeuvre davantage qu'objet
concret) assimilée au "flux du capital" ? Mais
qui fut, pour le philosophe, le sang, les os et la chair, -
ce qui restera quand la forme et l'intellect seront écartés,
avec l'individu bipolaire conçu en correspondance comme
: simple organe de consommation. Or, dans la philosophie
deleuzienne du "désir", le corps-sans-organes s'opposant
aux machines désirantes (G. Deleuze : « le corps sans organes se
définit donc par un organe indéterminé, tandis que l’organisme
se définit par des organes déterminés »),
les dissolvant dans le multiple de l'informel immanent
(l'apparition du virtuel symbole de dissolution ultime du
dividuel), la quête du bonheur est facilement
transportée vers - puis assujettie à
la croissance économique, puisque le plan d'immanence
devient ce plein de toute chose, comme le corps-sans-organe
est un "fondement matériel de la manifestation
du vivant" (source : "Pourquoi le corps sans organes est-il "plein" ?",
Raluca ARSENIE-ZAMFIR - c'est
une citation et
non une reproduction partielle :
« Si
le corps sans organes équivaut à une présence impersonnelle
illimitée dans le contexte immanent de la vie, ce n'est que le corps
objectif, l'organisme, qui représente un
"dividuel", que nous comprenons comme
fragmentation personnelle limitée,
individuée,
subjectivée
et objectivée à la fois,
qui fait que l'individu manifeste sa finitude »).
Or, comme avec l'Existence à l'origine de l'Essence
- chez Sartre - il n'y a plus de transcendance,
mais une simple "immédiateté du rapport
à la vie"... Existerait-t-il encore de l'Être
à l'origine du dividuel ? Et Alain
Damasio : « Le dividuel, c’est l’individuel divisé,
l’individu fragmenté en plusieurs morceaux, mis en pièce. Ou plus
exactement : le dividuel, c’est le produit de cette
fragmentation, c'est-à-dire, si vous voulez, le morceau, la pièce
(…) Le Clastre est un traitement régulé qui intervient sur cette
fragmentation, la prend rationnellement en charge et l’accélère.
Il déconstruit, mais pour remodeler ensuite (…) Il déconstruit
la façon dont notre conscience cherche à se saisir dans sa vérité
(…) Mais c’est précisément la grande force d’un système tel
que le Clastre que (…) de paraître aussi inefficace qu’inoffensif.
C’est pourtant devenu une loi dans nos sociétés : plus un
pouvoir se veut efficace, moins il se manifeste comme pouvoir »
(La Zone du dehors). Oui, peut-être, quand l'individu
est considéré comme dividuel de la personne
non considérée elle-même comme fragment,
et amène à considérer l'hypostase divine
dont nous hériterions par l'Intellect d'une partie infime
de la Première Intelligence. Cela ramène
à Platon et à Avicenne, davantage qu'à
Spinoza et à son plan de l'immanence. Par contre,
- sont assez gravement malmenés les principes de
liberté de conscience et ... d'expression. Et Paul-Éric Blanrue : « Imaginez
ce dialogue entre taulards : « T’es tombé pour quoi, toi ? –
Moi j’ai buté ma femme et je l’ai découpée en rondelles. Et
toi ? – Moi ? J’ai contesté ! – Oh la vache ! T’es pas sorti
de zonzon, mon pote ! ». Le tribunal de Nuremberg était, à la fin de
la Seconde Guerre mondiale, la juridiction militaire des vainqueurs
jugeant les vaincus. Or, soixante-cinq ans après les événements,
nous voici obligés, sous peine de prison ou de fortes amendes, de
dire amen à une partie de ce que les militaires américains, anglais
et les Soviétiques staliniens ont délibéré concernant leurs
ennemis allemands qu’ils venaient de terrasser. Les vainqueurs,
bien entendu, n’ont jamais été jugés par personne : «
Hiroshima, mon amour ! »… Notez que l’article 19 du statut du
tribunal de Nuremberg stipulait que celui-ci « ne sera pas lié par
les règles techniques relatives à l'administration des preuves ».
Tout aussi incroyable, son article 21 : « Le tribunal n’exigera
pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique,
mais les tiendra pour acquis ».
La loi Gayssot - pour Noam Chomsky - c'est une loi qui : « a pour effet
d’accorder à l'État le droit de déterminer la vérité
historique et de punir ceux qui s'écartent de ses décrets, ce qui
est un principe qui nous rappelle les jours les plus sombres du
stalinisme et du nazisme ».
L'auteur révisionniste de la vidéo titrée :
"Tragédie d'Oradour-sur-Glane : 50 ans de mensonges officiels",
Vincent Reynouard, - croupit en Prison, en 2010. Et, "Déclaration des droits de l'homme et du Citoyen de 1789" :
"Article 10. - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions,
même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas
l’ordre public établi par la Loi. Article 11. - La libre
communication des pensées et des opinions est un des droits les plus
précieux de l'homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire,
imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté,
dans les cas déterminés par la Loi".
Cette liberté était ainsi déjà, à l'origine, définie
comme une fabrication
du consentement
dont parle Noam Chomsky. Il convient de penser : ce
qu'il faut penser,
et de croire : ce
qu'il faut croire.
Gare aux esprits libres et curieux ! C'est alors que
la simple invention, par un Etat, d'armes de destruction
massive, permettra de fomenter des guerres meurtrières et
de durcir les lois... Une fabrication de moutons est dangereuse,
- car la bêtise des masses peut être à double
sens. A ne plus devoir penser ... le pourra-t-on encore
??? Ce
n'est donc pas fortuit, si les détracteurs de la thèse
officielle du 11 septembre sont désignés comme
des "révisionnistes en puissance" - ou des
paranoïaques ! Une preuve
? Evidente : l'éviction d'Aymeric
Chauprade n'est-elle pas identique à celle de Vincent
Reynouard ? Il ne s'agit certes pas de cautionner les thèses dites révisionnistes,
ce qui sous-entendrait toujours un militantisme d'extrême
droite, voire la pensée
directrice qui resterait fasciste ou antisémite,
mais d'établir un point de comparaison à propos
du liberticisme dans l'expression d'aujourd'hui, faisant
que la majorité des individus opèrent par
eux-mêmes le contrôle de leur pensée,
qui sclérose celle-ci. Je rejette donc toute accusation
de racisme qui serait proférée à mon égard
; et, au contraire, j'affirme qui si des idées doivent
être combattues, elles doivent l'être par d'autres
idées et non par des lois, sinon c'est considérer
que la pensée est l'acte et qu'elle sort du cadre strictement
intellectuel. Pour l'intelligence et la valeur de la vérité,
c'est au mieux inacceptable, au pire cela amène cette
suspicion : qu'aurait l'Histoire à cacher, qu'elle fomente
ainsi des lois interdisant de la regarder avec un esprit totalement
serein ? La liberté de penser sous certaines conditions
n'en est pas une, c'est même son déni, sous quel
motif ou Régime que ce puisse être. Sans
cette liberté, la pensée ne vaut rien.
Ceci expliquerait cette facilité lénifiante,
pour l'esprit, avec laquelle les attentats du 11 septembre
furent un spectacle destiné à fabriquer une opinion, la création d'un nouveau mythe. Il ne devrait pas se
faire que toute remise en cause
doive être
assimilée à l'antisémitisme ou à
la défense d'un islamisme
fondamentalisme, de l'abomination - c'est ma sensibilité
- qu'est la charia,
- mais dont il convient alors de différencier l'aspect
métaphysique de l'Unicité (Al-'Ibâdât)
de celui moral (Al-Mu'amalat) qui véhicule toutes les
atrocités et crimes obscurantistes que l'on ne connaît
que trop bien, et qui constituent un réel danger
planétaire. Muhammad Sa'id al-'Ashmawi : « Dieu voulait que l'Islam fût une religion,
mais les hommes ont voulu en faire une politique ». Fabriquer
ici une opinion vide de toute pensée, et jeter là
de l'huile sur le feu, mais ne serait-ce pas ce que préméditaient
certaines connivences occidentales, afin de rester les Maîtres
du jeu de la géopolitique mondiale très agitée
? Que reste-t-il alors de la conscience des peuples ? Il se
trame des choses terrifiantes, mais la pensée est plus
que jamais en danger. Les procès d'intention sapent toute
recherche. Pour semer le trouble en faisant
une démonstration par
l'absurde (et non absurde, comme le saisiront un nombre
stupéfiant d'internautes habitués à tout
entendre au premier degré), vis à vis l'acharnement
médiatique concernant l'affaire Karachi, - le Président
Sarkozy lâchera fin 2010 : "Et vous, j'ai rien du tout contre
vous. Il semblerait que vous soyez pédophile... Qui me l'a dit ?
J'en ai l'intime conviction (...) Pouvez-vous vous justifier ?", pour
ensuite accuser les journalistes de
tirer
le niveau vers le bas.
Il semblerait que le niveau, ce soit à profil variable,
comme la transparence démocratique dans la bouche
d'Hervé Morin. En effet, en faisant dans le sensationnel,
les journalistes cherchent l'audience ; en quoi cela se
démarque-t-il de la volonté politique de
ramener le culturel vers ce qui s'achète, s'échange
? N'est-ce pas également vouloir tirer la
société vers le bas,
pour les mêmes raisons ? Voici un disque à
retenir qui ne risque pas d'intégrer le cadre
de la politique culturelle de masse tant espérée par
le Pouvoir, dont il est certain qu'une immense partie
de la population n'entendra jamais parler, ni ne verra dans
les magasins, ni n'entendra à la télévision,
quand France Culture semble avoir cédé en ne diffusant
désormais que de la variété pour faire
populaire, élargir son taux d'écoute, c'est à
dire : "Puer natus est" de Thomas Tallis, par
stile antico, une production harmonia mundi USA. Encore un travail
qui ne sera jamais encouragé ni apprécié par
un Gouvernement qui a la pensée marchande de l'Art
et du domaine intellectuel, mais un livre cette fois-ci : "Les
avatars du vide, Démocrite et les fondements de l'atomisme"
écrit par Heinz Wismann, un fascicule cher, considérant
le nombre de page, - mais pourtant d'une richesse intellectuelle
remarquable (chez Hermann). Deux trésors aux confins
de l'oubli marchand... André
Rieu est une valeur sûre de l'Economie : il satisfait
grandement à l'attente
du public
et à l'obligation
de résultat.
Par exemple, il a réduit de moitié la partition
du Boléro de Ravel, il est le top
des ventes
et le sixième artiste qui
vend le plus au Monde
! S'il était français, le Ministère de
la Culture devrait le soutenir financièrement ... pour
ramener, par exemple, la symphonie Titan à 3 minutes,
- soit juste le temps nécessaire pour pouvoir être
diffusée entre deux publicités, ou entre une chanson
de Sardou et une autre de Céline Dion... C'est beau
la Culture tout de même. Moi je vous le dis, on n'a pas
fini d'entendre gueuler et couiner. Déjà,
dans les salles de cinéma, le public est manifestement
sourd. Des sourds d'un coté, des autistes (dans le
sens péjoratif du terme) de l'autre ... c'est la France
de la croissance ! Hormones garanties ! Gavons, gavons
citoyens ! Gavons pour sauver la société du
péril économique, jetons la Culture en pâture,
aux ventres gloutons ! La société humaine ?
Le mensonge partout, la peur, l'envie, beaucoup de cupidité,
et un océan insondable de stupidité ou de
bêtise la plus épaisse... Le texte de mon site
? Me secouer un peu pour me débarrasser de toute cette
merde dans laquelle la vie m'a fait m'étaler de tout
mon long. Je crains que les mentalités reptiliennes
- plutôt sauriennes - vont en faire bouffer pendant
longtemps encore ... de la merde ! Nous arriverons bien à
faire ramper les hommes dans la fange, tout n'est qu'une question
de dressage. Et ce n'est que le commencement... Il
s'est passé quelque chose d'attendu dans les années
80, un phénomène lié à la consommation
de masse et à ce qu'elle représente pour les requins
de la finance, - parallèlement au fait, noté par
Alexis
deToqueville,
que les individus composant cette masse ont l'abandon les faisant
se singer les uns les autres : « Il y a en effet une passion mâle et légitime pour
l’égalité qui excite les hommes à vouloir être tous forts et
estimés. Cette passion tend à élever les petits au rang des
grands ; mais il se rencontre aussi dans le cœur humain un goût
dépravé pour l’égalité, qui porte les faibles à vouloir
attirer les forts à leur niveau, et qui réduit les hommes à
préférer l’égalité dans la servitude à l’inégalité dans la
liberté »,
quand Mai 68 fut la possibilité offerte (aussi aidée par la CIA)
aux individus isolés et repliés sur eux-mêmes
de résister à l'« l'empire moral
des majorités »
: « L'individualisme est un sentiment réfléchi qui dispose
chaque citoyen à s'isoler de la masse de ses semblables de telle
sorte que, après s'être créé une petite société à son usage,
il abandonne volontiers la grande société à elle-même »,
ce qui est un paradoxe pour Tocqueville qui y saisit un
abandon de la liberté démocratique (ou exercice
citoyen), pour se placer soi-même dans une situation de
dépendance. Cette dépendance est bien celle qui
se concrétise avec la marchandisation de l'art amenant
celle des artistes rock, la mutation de Libération
et des radios libres devenant commerciales, quelque chose déjà
mis en exergue en
1972
par Jean Yanne : "Tout le monde il est beau, tout le
monde il est gentil". Le bastion étatique était désormais
le dernier refuge de la créativité pour elle-même
- ce qui est son objet. Mais, en voulant que l'Etat soutienne
un élan créatif correspondant à une
attente
du public ou à ce qui a une obligation
de résultat,
ce qui est la même chose, en soumettant le créateur
au carcan de l'ANPE (mesurer chaque vie en fonction
de sa rentabilité - ce fut mon cas), - la conséquence
est une mutation affreuse du genre humain, une matrice pire
que "Le
Meilleur des mondes"
ou fabrication standardisée des goûts et des
pensées, - le conditionnement de l'homme rejoignant
celui des animaux de l'élevage concentrationnaire : « - Le monde est stable à présent. Les gens sont heureux
;
ils obtiennent ce qu'ils veulent, et ils ne veulent jamais ce qu'ils
ne peuvent obtenir (...) Ils sont conditionnés de telle sorte que,
pratiquement, ils ne peuvent s'empêcher de se conduire comme ils le
doivent. Et si par hasard quelque chose allait de travers, il y a le
soma. Il nous faut choisir entre le bonheur et ce que l'on appelait
autrefois le grand art. Nous avons sacrifié le grand art. Nous avons
à la place le Cinéma Sentant et l'orgue à parfums. - Mais ils
n'ont aucun sens ! - Ils représentent pour le spectateur un tas de
sensations agréables (...) Cela exige l'habileté la plus énorme.
Nous fabriquons des voitures avec le minimum d'acier, et des oeuvres
d'art avec pratiquement rien d'autre que de la sensation pure ».
La crise économique cache une bien plus grande encore
: celle du genre humain qui à la fois s'enferme
dans les "petites sociétés" (d'où
l'utilisation de la peur comme organe de Pouvoir) et s'uniformise
(d'où la volonté de déconstruire les valeurs
traditionnelles qui freineraient la consommation de
masse indispensable à la croissance - et réciproquement
!). Alors ? Sans même - ou déjà - évoquer
une création dûment volontaire de l'illusion
démocratique, selon
René
Guénon
et qui évoque un dessein que l'on qualifierait séant
de complotiste, se profile l'évidence que les hommes
sont foncièrement inégaux entre eux (non pas en
droit - mais par
nature),
que la conscience du citoyen (à laquelle voulait encore
croire Tocqueville) est telle que la "grande société"
s'est vite décomposée en trois strates : affairisme,
puis marchandisation de la Vie (ou déni de l'Être),
puis contrôle des personnes. C'est là
que Tocqueville manifesta ce paradoxe - mais sans
peut-être en saisir toute la portée. En effet,
d'un coté il affirme : « les nations de nos jours ne
sauraient faire que dans leur sein les conditions ne soient pas
égales ; mais il dépend d'elles que l'égalité les conduise à
la servitude ou à la liberté, aux lumières ou à la barbarie, à
la prospérité ou aux misères »,
mais de l'autre, il déplore la perte des corps
institutionnels intermédiaires (ou corporations) de l'Ancien
Régime - qui permettaient d'opposer une résistance
à « l'empire moral
des majorités ».
Partout les inégalités ne cessent de croître
dans le Monde, et l'ascenseur social est un fiasco, mais
le moulage d'une classe moyenne est activé malgré
tout inexorablement sous les bons hospices de la relation intime
entre politique et économie, - une classe moyenne privée
du droit naturel d'opposer ... ne serait-ce qu'un consumérisme
au consommérisme. Vous l'aurez compris ainsi : "-
les cons, ils ne vont pas se défendrent quand même,
non ? - déjà, on leur fait croire qu'ils pensent
!". Si l'on veut encore assimiler la pensée
avec la conscience (individuelle), celles-ci arrivent à
la surface du cloaque en se manifestant par la dissidence
de l'action associative. A propos des exactions de l'ALF
: « Un petit
groupe d’activistes est en train de réussir là où Karl Marx, la
bande à Baader et les Brigades rouges avaient échoué »
(Financial Times). A propos de la défense animale, le
gouvernement Bush promulgua l'« Animal Enterprise Terrorism Act »,
le 26 novembre 2006 - le FBI considérant que la défense
animale est la première
menace terroriste
sur le sol des USA. Les Etats occidentaux se soucient énormément
du bien-être animal, surtout
quand la viande n'en est que plus tendre.
Beaucoup considèrent, à juste titre, que la zoophilie
est un crime, mais ... tout de même pas les abattoirs,
non ... où les bêtes traitées avec
tant d'humanité finissent égorgées. Citons
Vinciane Despret : «"Les
animaux", cela n'existe pas. C'est une dénomination
commode pour mettre tous les êtres qui ne sont pas humains
dans le même panier. Et justifier la violence envers eux
(...) Manger
de la viande est injustifiable. Mais ce n'est pas une raison
pour l'interdire. Ce qu'il faut, c'est récuser l'idée
que certains êtres sont tuables "à priori"»
(terraeco n°17). A ceux qui défendent donc honteusement
le gavage, la chasse sous toutes ses formes tellement abjectes,
sous prétexte de patrimoine et d'exception culturelle,
- ne faut-il pas faire admettre de convier, oui mais ailleurs,
à faire sauvegarder la diversité culturelle
en péril, faisant partager un sens équitable de
la valeur de la richesse touristique ? Et un
exemple parmi tant d'autres : « La zoophilie est relativement commune chez les indiens
Hopi
(aussi les sociétés Eskimo Copper, Kusaians, Masai,
Riffians, Fez).
Les hommes ont des relations sexuelles avec des chiens, des
chevaux, des ânes, des moutons et même des poules » (FORD
Clellan S., BEACH Frank A. : Patterns of sexual behavior,
Methuen & Co, London, 1965).
A quand un tourisme vert, et planétaire, en conformité avec
le développement durable ? Alors, les poules, qui sont
enfermées dans des cages minuscules pour pondre leurs
oeufs, et dont on coupe le bec, - pourraient servir
encore une ou plusieurs fois avant
de prendre la direction de l'abattoir. Nous savions que l'Humanité
est globalement cette ... pourriture, mais citons
tout de même le site http://www.poules-vo.com/
:
«
- plus de 40 millions de poules exploitées pour la
production d'oeufs sont abattues. Lorsque malades, estropiées,
épuisées après une année passée à pondre environ 300 oeufs
chacune - entassées avec plusieurs co-détenues dans une cage
minuscule, les poules sont incapables de tenir plus longtemps la
cadence que l’on attend d’elles, on renouvelle le"matériel". Il peut encore être tiré quelque profit de ces malheureux oiseaux,
aussi usés soient-il, une fois passés par la case abattoir, ils
sont transformés en bouillon cube et autre arôme pour chips. - plus de 40 millions de poussins mâles nés dans les
couvoirs de poules pondeuses sont gazés ou jetés vivants dans un
broyeur.
- plus de 700 millions d’oisillons orphelins engraissés
pour la production de poulets "de chair" dans des hangars
surpeuplés sont, au bout de 7 ou 6 semaines, ramassés avec
brutalité par les pattes et expédiés par camions vers le coupe-cou
d'une chaîne d’abattage
».
Alors, "défoncer le fion d'une poule", serait-ce
encore des ... sévisses ? Au lieu de tenter, et en
vain, de photographier une Terre si belle, de survivre
dans la précarité, - j'aurais mieux fait, je crois, de
"foutre dans la gueule" d'une Humanité qui
boit, fume, pisse et crache sur le sol, mais ne pense plus guère
- si tant est qu'elle eut pensé, les
innombrables déjections canines (quel mot élégant
!) garnissant nos trottoirs très français ! L'espèce
humaine ? Mais quelle honte consommée ! L'intelligence qui nous différencie
des animaux est au service d'une bestialité débridée.
Aussi, en quoi serait-ce étrange que des élus
détruisent des tours, avec leurs concitoyens enfermés
dedans - eux ou d'autres corpuscules de l'ombre - ou
appuient sur un bouton pour déclencher une guerre ? Cela
l'est seulement, étrange, pour ceux et celles qui
ne comprennent strictement rien - ou juste le strict minimum
pour les faire voter et aller au travail, également copuler
afin de renouveler le cheptel... Reste-t-il un faible
espoir ? Parfois, on aimerait le croire. Exemple, Le
journal du développement durable
(novembre 2010) : « L’association Kokopelli,
condamnée pour avoir commercialiser des semences anciennes
considérées comme illégales car « non inscrites dans le
catalogue officiel des espèces et des variétés », a reçu le
soutien de Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée
de l’écologie. Elle a estimé, mardi en plein débat sur les
organismes génétiquement modifiés (OGM), que l’association
« remplit une mission de service public » et que « sa
condamnation pose problème ».
Attaquée en justice par la
SAS Baumaux pour concurrence déloyale, Kokopelli s’est vu
condamnée en appel à verser 12000 euros au grainetier Baumaux et
23000 euros à l’Etat et à la fédération des industriels de la
semence. « J’ai dit clairement qu’il fallait réfléchir à
un éventuel dédit de l’Etat, pour que l’association n’ait pas
à payer et surtout à un amendement pour régler le problème »,
a expliqué Mme Kosciusko-Morizet à l’AFP ».
Attention, cela est malgré tout exceptionnel. Mais quant
à s'engager contre le mensonge... La liste des choses
diverses et variées qui posent problème est effrayante,
selon mon point de vue isolé et noyé dans
la masse, - mais
aussi une approche du réel qui se voudrait exhaustive.
D'une certaine manière, la fameuse liberté
d'expression - dont je fais pourtant un large usage courroucé
- se perd dans la multitude, - c'est bien un signe de dissolution
qui rejoint quantité d'autres que je dénonce dans
mon texte. Effectivement, Tocqueville en avait fait une analyse
fine : plus on abandonne la "grande société",
plus on sombre dans une dépendance à
son égard. Et ce n'est pas fortuit.
Les choix politiques qui sont faits
y participent plus que de raison, sont inspirés par les
dogmes, l'utilitarisme dérivé. La modernité
éloigne donc de l'arrière-monde dont Nietzsche
s'évertua à briser la métaphysique,
la croissance et la rentabilité deviennent les
vertus susceptibles de supplanter l'approche ontologique, c'est
le progrès pour lui-même. Il se manifeste comme
le
détournement de celle-ci, c'est à dire l'approche
ontologique, manifestée par Thomas
d'Aquin
: « Pour l'intelligence humaine, qui est
unie à un corps, l'objet propre est la quiddité ou nature qui
existe dans une matière corporelle ... Or, par définition, cette
nature sensible se trouve chez un individu qui ne peut exister sans
matière corporelle. Ainsi, par définition, l'essence de la pierre
existe en telle pierre, l'essence du cheval existe en tel cheval, et
ainsi du reste. Par suite, la nature de la pierre, ou de quelque
autre réalité matérielle, ne peut être parfaitement et vraiment
connue que dans la mesure où on la connaît comme existant dans le
particulier ... Or nous connaissons celui-ci par le sens et par
l'imagination. Donc, pour que l'intelligence connaisse en acte son
objet propre, il est nécessaire qu’elle se tourne vers l'image
afin de considérer l'essence universelle comme existant dans le
particulier » (Ia, q84, a7, co),
et qui fait que nous modelons le Monde selon un anthropomorphisme
- comme Dieu qui serait "fait à l'image
de l'Homme" - ne pensant plus ni ne voyons l'Essence
universelle au sein du particulier, prenant sa somme
et multitude pour une quiddité propre
(et pourtant Kant - dans son rejet de l'onto-théologique
- conviait à l'existence qui n'est pas un prédicat).
L'approche de la biodiversité devient celle d'une
richesse et non la nature à laquelle nous
participerions dans l'Être. Comment penser encore l'Être
qui - chez Avicenne - garde le même sens (univoque)
entre Divin et Etant, quand l'Essence
serait indifférente à l'Existence
(Existence comme accident de l'Essence) ? Revenant vers Kant,
- que penser de l'Espace métaphysique qui,
bien que définissant les objets par rapport à
lui-même - en conditionnant leur possibilité,
- n'est pas le fondement ni un concept, mais
bien une intuition
définissant un idéal transcendental ? Se
tourner ainsi vers l'image fit accaparer l'intelligence
par l'approche phénoménologique, et oublier le concept
d'analogie propre à l'aristotélico-thomisme et
à sa réinterprétation de la philosophie
aristotélicienne. Seuls resteront le reflet, et
du reflet l'apparence. Comment être surpris que la
société ne soit devenue, et avec une surprenante facilité,
différente du Spectacle, au sens deborien ? David
Bowie soutint qu'Hitler fut la première rockstar.
Sous prétexte de normalité, la civilisation
est sa concrétisation schizophrénique, et
la réalité devient une mise en scène qui
module ses critères et son Histoire. Que reste-t-il donc
de la "Critique de la raison pure" - qui voulut
réconcilier dogmatisme métaphysique et empirisme
? Peut-être une plus juste discipline de la raison :
« L’opinion est une créance
consciente d’être insuffisante subjectivement tout autant
qu’objectivement. Si la créance n’est suffisante que
subjectivement et est en même temps tenue pour objectivement
insuffisante, elle s’appelle croyance. Enfin, la créance qui est
suffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement s’appelle
le savoir. La suffisance subjective s’appelle conviction, la suffisance objective s’appelle certitude. Je ne m’arrêterai pas à clarifier des concepts aussi
aisément compréhensibles ». Or, la politique ...
n'est-ce pas, avant toute considération plus honnête,
l'art du contrôle de l'opinion, existe-t-il une différence
de principe entre la Corée du Nord qui harcèle
celle du Sud (la rappeler à sa propre réalité
et lui réclamer une aide alimentaire) et la gestion
de la précarité et du chômage dans l'Economie
(quand, sous prétexte de favoriser la croissance, la
loi Scellier fait que plus on est riche, moins on
paye l'impôt), aussi entre la terrible dictature - dont
les dirigeants ont un besoin personnel et urgent d'exacerber
le sentiment patriotique - et le 11 septembre ? Est-ce
étranger, ou n'est-ce qu'une question de degré
et donc de pure subjectivité ? C'est donc affreux.
Cette dimension virtuelle de la société - mais
seulement son aspect marchand - sera mise en exergue par Eric Cantona qui
revendiquera le 7 décembre 2010 : « S'il y a 20 millions de gens qui retirent leur argent, le
système s'écroule (...) La révolution se fait par les banques
». Il n'y a pas péril en la demeure, si
l'on considère les deux tiers des concitoyens croyant
docilement en la véracité de la thèse
incroyablement peu crédible (c'est à
dire, oui : nous prendre pour des crétins !) et
OFFICIELLE du 11 septembre, ou écoutant la même
soupe avariée - qui se croit être la Musique,
- mais qui n'est en réalité que l'agencement primitif
de rythmes susceptibles d'être retenus facilement (c'est
à dire sans faire recourir à la volonté
propre de la pauvre cervelle qui disposerait encore d'elle-même
entre les deux oreilles, exemple : la danse des canards) - diffusée
dans TOUS les bars et TOUS les magasins où oeuvrent trop
souvent les pétasses (sens belge : péter
signifie être recalé à un examen), et avec
son lot de GAVAGE
intensif publicitaire, aussi le niveau intellectuel des
revues et celui de la dialectique - appelons ainsi ce qui
lui survit - des débats politiques qui se confond avec
le savoir-faire insidieux de la publicité et ses
trois artifices, - qui sont : l'écran de fumée
(éluder la question ou divertir), la gestuelle (donner
confiance, rassurer) et la sensiblerie (faire rire ou sourire
et obtenir la sympathie). Il existe bien une loi contre
le racisme, d'autres contre le vol, fort bien .... mais pourquoi
aucune pour prendre autrui pour un imbécile - qui
est le fondement de la politique et du commerce ? - Comprendriez-vous
maintenant la raison furieuse pour laquelle les choses qui font
penser,
et celles peu
coûteuses qui
guérissent ou l'agriculture biodynamique, doivent
être écartées ? Rudolf Steiner en 1923 : « Imaginez
qu’il prenne au boeuf l’envie de se dire : j’en ai assez de me
promener et de brouter cette herbe. Un autre animal pourrait le
faire pour moi. Je vais de ce pas manger cet animal ! Qu’est-ce à
dire ? Le boeuf se mettrait donc à manger de la viande ! Il
est pourtant capable de fabriquer lui-même de la chair ! Il dispose
de forces le lui permettant. Que se produirait-il donc si au lieu de
végétaux le boeuf se mettait à manger de la viande ? (…)
Toutes les forces qui pourraient produire de la chair en lui se
trouveraient donc désoeuvrées (…) Prenez n'importe quelle
fabrique devant produire une chose quelconque, et supposez que vous
ne produisiez rien, mais que vous mettiez toute la fabrique en
marche ? Imaginez un peu le gaspillage de forces qui en résulterait.
Une force considérable serait donc gaspillée. Or, dans cette
hypothèse la force ainsi gaspillée dans le corps de l’animal ne
pourrait pas se dissiper comme ça. Le bœuf déborde de cette
force, elle reste en lui ; inoccupée elle chercherait un exutoire.
Elle continuerait d’agir, et produirait en lui toutes sortes de
déchets. Au lieu de chair, ce sont des substances nuisibles qui
sont fabriquées. Le bœuf se remplirait donc de toutes les matières
nuisibles possibles s’il se mettait soudain à devenir carnivore.
Il se remplirait notamment d’acide urique et d’urate. Or,
l’urate a des habitudes particulières : il a un faible pour le
système nerveux et le cerveau. Si le bœuf mangeait directement de
la viande, il en résulterait une sécrétion d’urate en énorme
quantité, l’urate irait au cerveau et le bœuf deviendrait fou ».
Il n'y a pas que la vache qui soit folle...
l'Homme lui-même... C'est Hervé Morin qui
devrait être content, car, grâce à l'action de
Wikileaks,
la transparence dans la Démocratie tendrait à
devenir plus transparente, si ce n'est que cette transparence
n'aura guère d'impact - et encore bien moins de conscience
- face
à la léthargie. Déjà, Julian
Assange fit l'objet d'un mandat d'arrêt international (fin
novembre 2010), il était recherché par Interpol
pour une histoire d'agression sexuelle. Fichtre
! Espérons cependant qu'il ne soit :
ni nazi, ni terroriste, ni fou, ni dépressif ou suicidaire.
Diable
!
Cela me surprendrait que cet élan démocratique
survive encore bien longtemps à lui-même, ce qui attesterait d'une récupération
ou modification des attitudes et échanges politiques
et économiques. Mais Bigre
! Un accident est si vite arrivé.
D'ailleurs, si vous sondez bien au plus profond de
vous-mêmes, ne sentez-vous alors pas déjà
que Monsieur Assange, hormis sa douce utopie, a déjà
tout du malade qui sodomise le chat de la concierge ou
la petite fille des voisins, du collectionneur d'images pédophiles
et des livres de Faurisson, aussi du trafiquant qui
détient dix kilos d'héroïne à son
domicile ? N'êtes vous déjà pas prêts
à le croire, avec cette même facilité
de la pensée vide
- quand Adolf Eichmann disait aussi bien "à
vos ordres" à Hitler, qu'à son propre bourreau ?
N'était-ce pas déjà une évidence, comme
le reste, - tout le reste ? Prière alors de ne pas
sourire, car ici se situe l'origine du mal. Je vous montre du
doigt. Narcisse Praz : « Fichtre ! Te voici donc condamné
à la clandestinité avant même d'avoir commencé ta
libération », Le rocher de Sisyphe,
1983. Fichtre ! Diable ! Bigre ! Non seulement dans cette auberge la nourriture
est avariée, mais la porte en a été
verrouillée...
De
quoi baliser
un peu, même beaucoup :

Exemple
de travail rendu avec le matériel Nikon (8000 ED ou 9000
ED) - les 3/4 du temps, il faut donc : soit recadrer, soit retoucher,
soit jeter l'image :
Les
anneaux de Newton, c'est une chose - pénible - mais les
chemtrails,
qui apparaissent dans le ciel depuis une quinzaine d'années,
laissent supposer le pire : - système de contrôle
du climat ou des ondes radios - comme HAARP, ou arme de
l'Otan, bouclier contre les radiations solaires et le
réchauffement ? J'ai moi-même remarqué
que ces manifestations interviennent surtout au coucher de soleil,
- mais je ne saurais dire si : - l'aluminium, qui retombe
avec le baryum et le strontium, provoquerait l'épidémie
d'Alzheimer. Site français :
http://www.chemtrails-france.com/
Enfin,
concernant la mise en œuvre du massacre planifié* des
animaux : http://www.fao.org/docrep/003/x6509f/X6509E00.htm *
Exemple : "Après des déplacements souvent
considérables, les bêtes doivent pouvoir se reposer avant
l'abattage..." Quelque
humanisme ?
Que
nenni ! Suite et fin de la phrase : "...
si l'on ne veut pas porter préjudice à la qualité de
la viande" Nous
voici donc rassurés, et de belle manière !
Après tout, un condamné à mort échappait-il
à la guillotine ? Car : "Il
faut enclore le terrain pour
interdire l'accès aux animaux et aux personnes non autorisées" L'Enfer
sur Terre,
où la honte commune doit être cachée
au regard
!
Charles Patterson : « Au cours
du vingtième siècle, deux des nations industrialisées du monde,
les États-Unis et l'Allemagne, ont tué des millions d'êtres
humains et des milliards d'autres êtres. Chacune a donné sa propre
contribution au carnage du siècle : l'Amérique à donné les
abattoirs au monde moderne ; l'Allemagne nazie lui a donné les
chambres à gaz. Bien que ces deux opérations fatales aient des
victimes et des buts différents, elles ont plusieurs traits en
commun » (Eternal Treblinka).
Helmut Kaplan : « Un jour, nos petits-enfants nous
demanderont : où étais-tu pendant l'Holocauste des animaux ?
Qu'as-tu fait contre ces crimes horribles ? Nous ne pourrons
donner la même excuse une seconde fois, dire que nous ne savions pas (…) La grande majorité des survivants à l'Holocauste est
carnivore et ne s'intéresse pas plus à la souffrance des animaux
que les Allemands se préoccupaient de la souffrance des Juifs.
Qu'est-ce que cela signifie ? Laissez-moi vous le dire. Cela
signifie que nous n'avons rien appris de l'Holocauste. Rien. Tout
cela pour rien. Il n'y a aucun espoir ». David Barbarash : « Sur le plan philosophique nous
sommes très dangereux. Une partie du danger est que nous n'accordons
aucune attention à l'illusion que la propriété a plus de valeur
que la vie. Nous mettons en lumière cette priorité folle et le
système ne survivra pas à cela » (North American Animal Liberation Front Supporters Group in Toronto).
The
ALF
: http://www.animalliberationfront.com/index.html Les
avocats de Charal exigèrent - en 2010 - que
les vidéos incriminées par L214 soient retirées
d'Internet. Il parait évident que : les animaux sont conscients
quand on les découpe. Citons
donc Brigitte Gothière :
« la saignée doit être effectuée
immédiatement après l’étourdissement de l’animal (...)
le saigneur a jusqu’à 4 bovins de retard ».
Et finalement, sachant que l'esclavage a été supprimé
pour l'homme, mais que "les bêtes ne sont que des bêtes",
comme naguère les juifs des juifs, - qu'est-ce
qui différencie foncièrement Charal de Josef Mengele ?
Ses dignitaires, sont-ils eux-mêmes des "anges de
la mort" ?
Des monstres ? Oui, sans aucun doute - comme les partisans
de la peine de mort. Si les bêtes ont l'excuse de
l'inconscience, aussi la nécessité de se
comporter ainsi, - qu'en est-il alors de l'homme qui massacre
les animaux - non par obligation alimentaire ou économique
- mais par choix ? Il convient de citer le sceptique grec
Sextus Empiricus
:
«
... unique est le
souffle qui parcourt tout l'univers à la manière d'une âme et qui
nous unit à ces êtres. C'est pourquoi, en les tuant, en les
mangeant, nous commettons une injustice et une impiété, car nous
détruisons des congénères
».
N'avons-nous donc pas une formidable manière d'utiliser
l'intelligence
qui nous est prêtée,
pour une bien plus haute visée que de ... se divertir
comme des
cons
en se servant des animaux, qui donc nous sont inférieurs,
comme cibles vivantes - pour leur "ôter la
vie"
avec un fusil ? Divertissant de tuer, non ? Hautement intellectuel
et artistique comme activité et loisir, non ? Faut-il
être à ce point vide à l'intérieur,
pour se remplir ainsi de l'agonie des bêtes... L'homme
qui massacre la bête, mais n'ayant pas l'excuse de cette
dernière, est donc pire
que la bête.
C'est une perversité inouïe, honteuse et infâme
! Pourquoi les chasseurs ne tireraient-ils pas sur les handicapés
mentaux ? Sûr que cela les amuserait encore bien davantage
! Ils devraient se viser les uns les autres, -
voilà qui serait une chose vraiment formidable. Cela
arrive parfois. La chasse française, c'est donc 70.000
associations, 23.000 emplois, 1.400.000 pratiquants et 2.3 milliards
d'euros de flux financier. Cette activité intitulée
scandaleusement "de nature" et son fric ont l'odeur
du sang. Quant aux bouchers
... qu'ils aillent se saigner
sur leurs crochets ! Par le gâchis des ressources végétales importées
pour l'élevage, cette "activité" génère la
famine et un génocide humain ! Les élus sont
non seulement lâches, - mais ils favorisent le meurtre
tant des bêtes que des hommes, et sans même
présenter l'excuse d'une logique économique
: « On estime que la moitié de la
consommation d’eau potable mondiale est destinée à la production
de viande et de produits laitiers. Dans certains pays occidentaux, ce
chiffre atteint les 80%. Pour obtenir un steak de 100 g, 1500 à 2000
litres d’eau sont nécessaires (…) La demande en viande entraîne
une déforestation accrue, une désertification dans les zones
arides, une utilisation massive de pesticides et d’engrais, et
consécutivement une érosion des sols ainsi que des inondations (…)
Le bétail exige énormément d’herbe, de maïs et de blé, au
point que 80% des terres agricoles en Grande-Bretagne sont utilisées
pour la production de viande. En Suisse, ce chiffre est estimé à
67%. 90% du soja produit dans le monde est destiné aux animaux de
ferme. Ces aliments pourrait être utilisés directement par les
humains. Sachant qu’il faut 10 kg de protéines végétales (soja,
céréales...) pour produire 1 kg de viande, ce gâchis pose un
problème moral grave » (http://www.vegetarisme.info).
A ceux qui me lisent (Oh, les pauvres !) et qui auront envie
de me rétorquer : "mon
Dieu comme vous êtes intolérant et tellement
sûr de votre jugement cinglant !",
je pourrais répondre ceci : "est-ce
une manifestation de l'intolérance, aujourd'hui,
que de dénoncer avec la plus extrême raideur, ou
rigueur, les génocides humains ?".
- Or, il se peut que la considération vis à
vis des bêtes évolue dans un futur proche, aussi,
j'oppose quant à moi le droit de manifester une
opinion
morale,
quand bien même elle serait minoritaire, c'est à
dire sans devoir subir l'enfermement foucaultien...
Contre
la bestialité
chez l'Homme, contre les Etats supportant l'abjecte,
- quelques textes choisis (source : http://bibliodroitsanimaux.voila.net/index.html)
:
Marguerite
Yourcenar
:
« Il faut « limiter la prolifération des espèces »,
comme disent les gens qui ne songent jamais à limiter la leur.
Jusqu'à un certain point, nous sommes tous d'accord, mais je songe
aux millions de pigeons migrateurs (passenger pigeons) qui couvraient
de leur vol le ciel des Etats-Unis : c'est une espèce aujourd'hui
éteinte, dont il ne subsiste qu'un misérable spécimen empaillé,
dans un musée de la Nouvelle-Angleterre, le reste s'étant changé
en fricassées et en plumes de chapeaux. Je me dis souvent que si
nous n'avions pas accepté, depuis des générations, de voir
étouffer les animaux dans des wagons à bestiaux, ou s'y briser les
pattes comme il arrive à tant de vaches ou de chevaux, envoyés à
l'abattoir dans des conditions absolument inhumaines, personne, pas
même les soldats chargés de les convoyer, n'aurait supporté les
wagons plombés des années 1940-1945. Si nous étions capables
d'entendre le hurlement des bêtes prises à la trappe (toujours pour
leurs fourrures) et se rongeant les pattes pour essayer d'échapper,
nous ferions sans doute plus attention à l'immense et dérisoire
détresse des prisonniers de droit commun - dérisoire parce
qu'elle va à l'encontre du but, qui serait de les améliorer, de les
rééduquer, de faire d'eux des êtres humains. Et sous les
splendides couleurs de l'automne, quand je vois sortir de sa voiture,
à la lisière d'un bois pour s'épargner la peine de marcher, un
individu chaudement enveloppé dans un vêtement imperméable, avec
une « pint » de whisky dans la poche du pantalon et une carabine à
lunette pour mieux épier les animaux dont il rapportera le soir la
dépouille sanglante, attachée sur son capot, je me dis que ce brave
homme, peut-être bon mari, bon père ou bon fils, se prépare sans
le savoir aux « Mylaï » de l'avenir. En tout cas, ce n'est plus un
homo sapiens »
(...)
C'est déjà un gain immense de s'apercevoir que la vie n'est pas
incluse seulement dans la forme en laquelle nous sommes accoutumés à
vivre, qu'on peut avoir des ailes au lieu de bras, des yeux
optiquement mieux organisés que les nôtres, au lieu de poumons des
branchies
(...)
Et puis, il y a toujours pour moi cet aspect bouleversant de
l'animal qui ne possède rien, sauf la vie, que si souvent nous lui
prenons. Il y a cette immense liberté de l'animal, enfermé certes
dans les limites de son espèce, mais vivant sans plus sa réalité
d'être, sans tout le faux que nous ajoutons à la sensation
d'exister. C'est pourquoi la souffrance des animaux me touche à tel
point »
(Les yeux ouverts, 1980).
Alain
: « Supposez de l'esprit dans les bêtes, et tout
l'ordre serait aussitôt menacé (…) Plus profondément, il n'est
point permis de supposer l'esprit dans les bêtes, car cette pensée
n'a point d'issue. Tout l'ordre serait aussitôt menacé si l'on
osait croire que le petit veau aime sa mère, ou qu'il craint la
mort, ou seulement qu'il voit l'homme. L'oeil animal n'est pas un
oeil. L'oeil esclave non plus n'est pas un oeil, et le tyran n'aime
pas le voir ; toutefois en ce cas, qui est tout politique, on imagine
aisément la haine, la crainte, l'espérance ; au lieu que devant
l'animal on repousse toutes ces choses, dessinant et achevant au
contraire l'impénétrable, l'imperméable forme. On s'arme ici de
piété, contre une pensée importune ; et encore une fois la prière
agreste est un monstre d'inattention. C'est aux travaux sur la bête
que l'homme apprend à ne pas penser. Il se détourne ; et il y a du
fanatisme dans ce mouvement. L'animal ne peut être un ami, ni même
un ennemi ; n'en parlons plus, parlons d'autre chose, ou parlons sans
penser. L'homme le doigt sur les lèvres, c'est le silence de pensée
qu'il impose d'abord à la nature ; c'est le droit refusé »(Les dieux, 1947). Antonio Cocchi : « L'homme au point de vue anatomique a été
créé frugivore. Plutarque disait déjà que le régime végétal
était naturel à l'homme, c'est-à-dire proportionné à la
conformation de son corps. Quand on commença à distinguer les
animaux en carnivores et en frugivores d'après la structure de leurs
organes, quelques savants qui avaient remarqué que l'homme n'avait
de commun avec les animaux carnivores que les quatre dents canines,
tandis que les autres dents incisives et molaires étaient semblables
à celles des animaux qui paissent, en avaient conclu que la viande
n'est pas un aliment naturel à l'homme.Wallis et Tyson démontrèrent
qu’il y a une plus grande analogie dans la structure du conduit des
aliments du corps humain avec celle animaux qui paissent, parce
qu'ils sont la plupart pourvus, comme l'homme, de l'intestin côlon,
dont sont privés les carnassiers »
(Régime
de Pythagore). Maupertuis : « - il me semble qu'on a une raison plus
décisive pour ne point croire permis de tuer ou de tourmenter les
bêtes : il suffit de croire, comme on ne peut guere s'en empêcher,
qu'elles sont capables de sentiment. Faut-il qu'une ame soit
précisément celle de tel ou tel homme, ou celle d'un homme en
général, pour qu'il ne failles pas l'affliger d'un sentiment
douloureux ? Ceux qui raisonneroient de la sorte ne pourroient-ils
pas par degrés aller jusqu'à tuer ou tourmenter sans scrupule
tout ce qui ne seroit pas de leurs parens ou de leurs amis ? Si
les bêtes étoient de pures machines, les tuer seroit un acte
moralement indifférent, mais ridicule : ce seroit briser une montre.
Si elles ont, je ne dis pas une ame fort raisonnable, capable d'un
grand nombre d'idées, mais le moindre sentiment ; leur causer
sans nécessité de la douleur, est une cruauté & une injustice.
C'est peut-être l'exemple le plus fort de ce que peuvent sur nous
l'habitude & la coutume, que, dans la plupart des hommes elles
ayent sur cela étouffé tout remords » (Du droit sur les
bêtes). H. D.
Thoreau : « N’est-ce pas un blâme à ce que l’homme
est un animal carnivore ? Certes, il peut vivre, et vit, dans cette
vaste mesure en faisant des autres animaux sa proie ; mais c’est
une triste méthode, - comme peut s’en apercevoir quiconque ira
prendre des lapins au piège ou égorger des agneaux, - et pour
bienfaiteur de sa race on peut tenir qui instruira l’homme dans le
contentement d'un régime plus innocent et plus saint. Quelle que
puisse être ma propre manière d’agir, je ne doute pas que la race
humaine, en son graduel développement, n’ait entre autres
destinées celle de renoncer à manger des animaux, aussi sûrement
que les tribus sauvages ont renoncé à s’entremanger dès qu’elles
sont entrés en contact avec de plus civilisées »
(Considérations plus hautes).
L'auteur
de pleinouest35 est-il dupe à ce point, - qu'il accorde
la vertu de la pitié à une Nature où la
vie elle-même naît de la mort, - avec le carnage
incessant des espèces entre elles et la lutte perpétuelle
pour la vie ? Non,
mais c'est laisser la petite porte pour l'espérance
(vaine quand la vieillesse, la mort, nous cueillera de
manière obscène), ou manière de considérer
le don d'intelligence autrement que destiné à singer
la Nature - la parfaire dans la cruauté. Si alors
nous devenions la Nature consciente d'elle-même, par le
biais de notre intelligence, pour en quelque sorte nous laisser
envahir par l'intelligence divine ou Première Intelligence -
selon Avicenne ? Avec les Idées de Platon,
il convient de se remémorer pour approcher de la pure
intuition intellectuelle des Essences, et la multiplicité
devient unité, l'illusion la réalité, mais l'opinion
une science - qui donne son importance à la
Raison, - mais éloigne de l'Art pour l'Art entendu comme
"reflet du reflet" éloignant du
Beau. Qu'importe, selon Henri
Corbin
sur Avicenne : « l'intellect humain n'a ni le rôle ni le
pouvoir d'abstraire l'intelligible du sensible. Toute connaissance et
toute réminiscence sont une émanation et une illumination provenant
de l'Ange ».
Pourrions-nous devenir l'Ange ? - Il s'agit d'un émanatisme
(interférant par une intelligence dont la nature
est d'être "en puissance") dont ultérieurement
Averroès débarrassera l'aristotélicisme
(soit des considérations platoniciennes). La Raison offrira
à la phénoménologie toute sa candeur, -
mais le prix à payer sera que les hommes imbus d'eux-mêmes seront
moins inspirés par les Anges, que par leurs propres
Démons... Aujourd'hui, c'est : "qui
fait l'ange, fait la bête". N'est-ce pas ainsi que
les USA ont fomenté le 11 septembre, que la France
s'est gorgée de pesticides
? Cette dernière en fut le troisième consommateur
dans le Monde, et le premier en Europe, avec 90.000 tonnes chaque
année, ce qui fit dire que le Français en ingurgitait,
en moyenne, 1.5
kg par an
!
-
Fracassez la porte que les médias officiels n'osent même
pas regarder ... de peur de savoir puis d'être bannis
- -
Vous
l'aurez peut-être compris : depuis l'amiante et le nuage
de Tchernobyl, la classe politique et la Presse ont perdu radicalement
toute crédibilité
- Aussi : "Le monde n'avance que grâce à
ceux qui s'y opposent" (Goethe)
*
(Mensonges
divers et variés
: Les études de l'Ifrap, de l'Institut Montaigne, une
expérience personnelle de radiation
fallacieuse, induisent la certitude d'une gestion
du chômage comme organe du Pouvoir et non aide au retour
à l'emploi. Citons Jean Duverne (2005, VOXNR) :
« Des centaines de milliers de
demandeurs d’emploi sont inscrits, mais non comptabilisés. C’est
ainsi qu’un demandeur d’emploi qui a travaillé au moins 78
heures au cours d’un mois sort des statistiques. De même, selon
une étude récente de la DARES (ministère de l’emploi) 32 % des
salariés travaillent à temps partiel faute d’avoir trouvé un
emploi à temps complet (soit 6 % de la totalité des salariés qui
travaillent). Chaque mois , au plan national, ce sont environ 500 000
personnes qui sortent ainsi des chiffres officiels du chômage.
Baisse affirmée de 30 000 de demandeurs d’emploi, 500 000
personnes sorties statistiquement des listes, chaque mois, de l’autre
! Il n’y a pas d’erreur de comptabilité, il y a trucage ! »,
un trucage qui atteste que l'Amérique n'est pas seule à user
massivement de l'art du mensonge - avec son coup d'Etat (ou bien
complot) du
11 septembre, théorie contre laquelle s'acharna notre journal "Libération" -
dont on peut lire sur son site :
« Comment qualifier les personnes qui véhiculent ces théories
de complot ? Des malades mentaux paranoïaques ? On se
construit tous notre paranoïa. Ainsi, à croire les rationalistes
qui racontent cela depuis bien longtemps, il y aurait un complot pour
abattre la science. Les astrologues, les amateurs d’ovnis et les
journalistes soucieux de vendre du papier se ligueraient pour faire
délirer le monde et saper les fondements de la pensée
scientifique », papier "libérateur" des masses dont l'actionnaire principal n'est
autre que le baron Edouard de Rothschild (dont la fortune est estimée
à plus de 300 millions d'euros). Citons alors un de ces "malades
mentaux paranoïaques", le professeur David Ray Griffin : «
Les preuves attestant que les attentats du 11 septembre ont
été fomentées de l'intérieur sont
accablantes (...) Pourquoi n'est-il pas plus communément
admis que le 11 septembre est bien l'oeuvre de l'administration
américaine ? La responsabilité en incombe avant
tout à la presse ».
Les révisionnistes sembleraient ne pas être ceux que les
médias soumis vilipendent, quand aussi s'introduit
une forme de folie complotiste (comme : "Hitler était-il un Rothschild ?" de
David Icke qui affirme que le Monde est aux mains
d'une race reptilienne d'origine extra-terrestre, pardonnez
du peu !), et qui dessert
radicalement la recherche de vérité.
On peut tenter de suivre l'action des sociétés secrètes
dans l'Histoire, mais le délire
est effectivement aux portes. Aussi, une "méconnaissance" pourrait
être accordée à Mathew Rothschild disant : «
Le démarche des théoriciens du complot du 11/9
est profondément irrationnelle et non scientifique
»,
puisque, à la lecture de si nombreuses
études, et des témoignages, - il semblerait effectivement que non
!
Omertà : « L’évolution
de la jurisprudence française permet désormais aux grands médias
de refuser de publier les réponses des personnes qu’ils mettent en
cause sans crainte d’être sanctionnés par les tribunaux. Ce
déséquilibre dénature la liberté d’expression et fausse le
débat démocratique. C’est pourquoi le Réseau Voltaire offre ses
colonnes à ceux que les grands médias veulent faire taire.
Aujourd’hui, une réponse du professeur David Ray Griffin au Monde
diplomatique, que la revue a refusé de publier ». Professeur
Griffin : « L’article
de M. Cockburn, « Le complot du 11 Septembre n’aura pas
lieu », publié dans Le Monde diplomatique de décembre 2006,
est une attaque en règle contre le mouvement pour la vérité sur le
11/9 . Il est erroné sur pratiquement tous les points. Il me
présente comme l’un des « grands prêtres » de ce
mouvement, comme s’il s’agissait d’un mouvement religieux,
plutôt que d’une force basée sur les faits et qui regroupe des
scientifiques,
des ingénieurs,
des pilotes,
des vétérans
de guerre,
des philosophes,
d’anciens contrôleurs
aériens,
d’anciens hauts
responsables de la Défense
et des analystes
ayant quitté la CIA.
Il nous appelle des « adeptes de la théorie du complot »,
ignorant le fait qu’en défendant la version gouvernementale, il
défend la théorie officielle du complot du 11/9. En déclarant que
l’administration Bush et les militaires sont trop incompétents
pour avoir organisé les attentats du 11/9, il présente un argument
qui pourrait aussi bien être utilisé pour prouver qu’ils
n’auraient pu organiser les invasions militaires en Afghanistan ou
en Irak. En prétendant qu'Ossama Ben Laden a revendiqué les
attentats, Cockburn semble ignorer que dans la vidéo de la prétendue
confession de Ben Laden est une fabrication, et que selon un
porte-parole du FBI : « Le FBI ne dispose pas de preuves
tangibles permettant de relier Ben Laden au 11 Septembre »
» (http://www.voltairenet.org/article150054.html#article150054).
Le mensonge va de pair avec le silence. La connivence
entre Adolphe Hitler et Wall Street est certes connue de longue date ...
des historiens (un exemple : Anthony C. Sutton, pour qui il y eut
une forte collusion entre IG Farben et la Standard Oil of
New Jersey), -
mais les conséquences ultérieures le sont bien moins par la
Masse.
Le New York Times s'est procuré un "rapport secret" du Département
d'Etat, de 600 pages, à propos des milliers de nazis accueillis
sur le sol des USA, après 1945, aussi d'une preuve
irréfutable, en 1997, comme quoi la Suisse a acheté l'or nazi
récupéré sur les juifs. Slate.fr :
« Il contient aussi une multitude d'histoires peu
reluisantes. Comme l'aide offerte en 1954 par la CIA à Otto Von
Bolschwing, un collaborateur d'Adolph Eichmann qui l'a aidé à
mettre en place la solution finale de la question juive et a ensuite
travaillé aux Etats-Unis pour l'agence centrale de renseignements.
Dans une série de documents, la CIA étudie le moyen de permettre à
Otto Von Bolschwing de nier son passé si celui ci refait surface.
Même chose pour Arthur L. Rudolph, un scientifique nazi qui
dirigeait l'usine de munitions de Mittelwerk ou des esclaves
travaillaient jusqu'à la mort et a été ensuite utilisé pour les
programmes de fusées américains. Il a même été honoré par la
NASA et est considéré comme le père de la fusée Saturn
V utilisée notamment dans le programme spatial Apollo »
(14/11/2010). Sachant aussi que, pour l'Anglais Sutton, la société
Skull
and Bones
propagerait une éducation de masse non pas orientée
vers le développement de l'individu - mais qui au
contraire reste fidèle au processus thèse-antithèse
de la philosophie hégélienne, pour l'intégration
dans la société organique avec obéissance
aux lois de l'Etat, n'est-il alors pas à craindre que
la synthèse évoquée ne soit différente du Nouvel Ordre
Mondial qu'annonçait le Président Sarkozy ? A propos de la famille Bush : « Le
grand-père de George W. Bush, Prescott Bush, a été un sénateur
américain. Il a aussi été directeur et actionnaire de plusieurs
sociétés qui ont tiré profit de leurs liens avec les bailleurs de
fonds de l'Allemagne nazie. Le Guardian, en fouillant dans les
Archives Nationales Américaines, récemment ouvertes, a obtenu
confirmation qu’une société dont Prescott Bush était directeur
était impliquée avec les architectes financiers du Nazisme. Ces
relations d'affaires se sont poursuivies jusqu'à la saisie en 1942
des capitaux de cette société, qui tombait sous le coup de la loi
"Trading with the Ennemi Act". Plus de 60 ans plus tard,
ces relations d'affaires avec la machine nazie ont conduit deux
anciens ouvriers du bâtiment, esclaves à Auschwitz, à intenter une
action civile contre la famille Bush (…) Thyssen possédait
la plus grande compagnie d'acier et de charbon d’Allemagne et il a
construit sa richesse grâce aux efforts d'Hitler pour réarmer
l’Allemagne entre les deux guerres mondiales. Un des piliers de ce
réseau corporatif international construit par Thyssen, UBC
travaillait exclusivement pour une banque néerlandaise, qui
possédait d’ailleurs UBC, et qui était elle-même contrôlée par
Thyssen. Plus énigmatiques sont les liens de Bush avec
la Consolidated Silesian Steel Company (CSSC), basée en Silésie,
sur la frontière germano-polonaise, et riche en minerais. Pendant la
guerre, cette société a profité de l’esclavagisme organisé par
les Nazis dans les camps de concentration, notamment à Auschwitz »
("Comment le grand-père de Bush a aidé Hitler à accéder au
pouvoir", The Guardian, 25 septembre 2004
- traduction par J.-F. Goulon). A propos de Skull and Bones : « Il
n’est pas question de discuter dans Voltaire, une publication
laïque, de l’ésotérisme pratiqué au sein de cette organisation
au cours des rites d’initiation, ou des cérémonies annuelles,
mais d’analyser sa fonction sociale et son éventuel rôle
politique. Les Skull & Bones illustrent surtout comment, aux
États-Unis, s’est perfectionné un système de reproduction des
élites par le biais d’une sélection qui, contrairement au mythe
du self-made man, ne doit rien au hasard ou aux qualités
individuelles (…) Le plus fascinant n’est pas ce qui se passe au
sein de l’organisation, mais plutôt la cohérence de sa liste de
membres, qui révèle le talent des membres de Skull and Bones pour
constituer les élites de demain. Ainsi, tout président des
États-Unis passé par Yale a été membre des Skull & Bones :
il s’agit de William Howard Taft, de George H.W. Bush et de George
W. Bush » (Réseau Voltaire).
George W. Bush le 8 février 2004 : « It's so secret, we can't talk
about it »
...)
*
(C'est
à croire avec l'expérience - sans citer celle
des amis photographes immergés dans la précarité
et
la tracasserie administrative. Pour l'activité d'auteur-photographe
: "L’AGESSA est formelle, sauf directive
contraire du ministère, l’auteur-photographe ne peut pas
bénéficier du statut d’auto-entrepreneur en ce qui concerne son
activité même d’auteur (cession de droits et vente de tirages
originaux)" (http://www.dolphin2001.net/photo/legis/droit/),
celle d'auto-entrepreneur
(ou artisan) : "Vous avez un statut d'auto-entrepreneur
: le Fisc considère que vos frais, dans leur TOTALITE (charges
sociales inclues ainsi que tous ceux que j'ai énumérés) se montent à ... 30.000 € x 34% (puisqu'il
s'agit de prestation de services), soit ... 10.200 euros. Vous
serez donc imposé sur ce qui reste, c'est-à-dire 30.000 -
10.200 € = 19.800, et ce alors que dans les faits, et toujours sans
tenir compte des frais que j'ai oubliés ou négligés, vous avez
gagné, dans cet exemple, après déduction des charges réellement
engagées : (30.000 € - 6.900 € (charges sociales) = 23.100 € -
14100 € (les charges estimées ci-dessus) = 9.000 €. Vous
êtes donc imposés comme si vous aviez gagné 19.800 €, alors
qu'en réalité il ne vous restait plus, toujours dans cet exemple
simplifié, que 9.000 €
" (blog "droit et photographie"))
Un
peu d'air frais - et vite !!! - et c'est gratuit et situé
strictement
en dehors de toute activité rémunératrice
qui y ferait pénétrer l'Etat.
Rien n'est surprenant dans le fait qu'à plus de 50 ans
il n'est plus viable de trouver du travail, ce qui
génère une angoisse terrible. Encore plus intense
est celle provoquée par l'interdiction imposée
à la créativité, quand l'ANPE bloque
tout déplacement - même comme je le fis
alors : dans l'extrême précarité.
Vous n'êtes qu'une marchandise et une tête
de bétail. Vous appelez à l'aide le Ministère
de la Culture, aussitôt, et en moins de 48 heures,
la préfecture vous radie, ensuite l'ANPE agite un
document inventé vous évinçant des
statistiques. C'est si odieux*,
que l'humanité
fiche le camp, que s'insinue dans le cerveau un dilemme affreux
: - est-il plus convenable de se
faire exploser
au siège de l'ANPE, ou de s'asperger
d'essence ?
Pendant des nuits sans sommeil, la réflexion suicidaire
ronge votre âme ; les faits divers auraient
ensuite fait état d'un déséquilibré
... de plus. C'est là qu'intervient la pensée
de Michel
Foucault.
David
Labreure : « Plus encore
que contre une médicalisation, Foucault nous met donc en garde
contre une « psychiatrisation », ce qui lui fait dire que
« Le monde est un grand asile » : Aux yeux des
gouvernants, l'état mental des individus prend de plus en plus
d'importance. Dans un article de 1977, écrit pour Le Nouvel
Observateur, concernant le livre de Robert Castel, l'Ordre
psychiatrique, Foucault constate, à l'instar de Castel que la
psychiatrie s'est intégrée à toute une stratégie de
normalisation,
d'assistance et de surveillance. Les deux hommes sont
d'accord pour faire de la psychiatrie la figure de proue d'une
médecine s'affirmant de plus en plus comme une technologie générale
du corps social et pour dénoncer les risques de manipulation et de
contrôle social que la psychiatrie recèle. La grande phrase de
Castel sera d'ailleurs de dire que « nous sommes tous des
psychiatrisables en puissance » ». J'ai cru à la
Justice, de bonne foi j'ai déposé une
plainte étayée, affermie par les documents
administratifs et les lettres en ma possession : jugée
irrecevable. J'en suis resté là et ne me suis
plus réinscrit, persuadé que l'acharnement me
ferait suspendre pour toute autre raison. *
(Que penser du Ministère du Commerce et de l'Industrie
qui réclame dix agrandissements sur l'Irlande (une exposition
rue Mouffetard qui est associée à une compétition
de rugby), et vous rétribue 15 euros - soit en l'occurrence
10% du tarif d'un passage en ferry ? J'ai répondu
de garder la monnaie ! D'autres, comme des conseil régionaux
ont essayé. Que penser aussi de l'ANPE qui vous radie
d'office - quand vous écrivez un courrier
pour signifier un possible contre-temps, concernant un
retour qui pourtant va s'effectuer normalement ?) J'ai ainsi participé - tenant
ici le rôle attendu de pigeon - à la
bonne politique de l'emploi du Gouvernement. Ces gens distille
un poison dans la tête des gens encore honnêtes,
comme ils ont souillé la terre, l'eau, avec les
pesticides et les engrais chimiques. WWF : « Les rapports s’accumulent
depuis 30 ans et sont unanimes pour constater la contamination
généralisée des eaux, désigner l'agriculture intensive comme
principale responsable, appeler à un changement des pratiques
agricoles et épingler la carence de l’Etat. Ce qui a valu à
celui-ci plusieurs condamnations aux niveaux européen et national,
la dernière étant dans l’affaire des algues vertes. Et il n’est
pas impossible que la France soit condamnée de nouveau, avant la fin
de l’année, pour non respect de la directive Nitrates ».
Et citons Jean-Stéphane Devisse : « La responsabilité des gouvernements
successifs est lourde, celle du syndicat majoritaire et du secteur de
l’agro-chimie aussi. Comme pour l'amiante, il y a une volonté de
nier la gravité du problème et de ne pas s’attaquer à sa cause
première : l’agriculture industrielle ». Pour éviter
que des masses humaines ne soient massacrées ou exterminées,
il faudrait commencer par respecter l'animal et ne pas
en faire une marchandise. Pour savoir respecter la terre
et l'eau, il conviendrait de savoir respecter l'homme - car
il s'agit
d'une seule et unique problématique. La teneur de mon
site est donc ainsi à la fois la bêtise inouïe
des élus, qui d'après René Guénon
sont une correspondance exacte - et que va concrétiser la
Démocratie - de l'incompétence du nombre, et la
cupidité à l'origine du silence entourant
le nuage de Tchernobyl, le choix des farines animales nourrissant les
vaches, l'amiante dans les universités, et aussi le tabac
dont on sait (sauf les cons ou ceux qui n'ont plus aucune dignité)
qu'il tue en allant solliciter une zone cérébrale
de la récompense. Pour toutes ces raisons, en vérité une
multitude d'autres, je ne crois pas un seul instant à
la sincérité qui serait à l'origine d'un
développement durable, ni
à aucun
des autres oxymores à la mode... Le Monde serait devenu
davantage schizophrène que ceux qui le vilipendent. Monde
mythique : ou hypostase divine Se
pourrait-il que la quête d'une esthétique photographique
soit celle d'une Unité perdue ? A la fois inspiré
par l'orphisme et Pythagore, Empédocle convient à
croire que « A un moment donné, l'Un se forma du Multiple, à un
autre moment, il se divisa, et de l'Un sortit le Multiple - Feu,
Eau et Terre et la hauteur puissante de l'Air ». Risquerais-je
de perdre moi-même l'Être, en me laissant submerger par
la Haine, dans une société qui a depuis trop
longtemps renoncé à cet Être, pour s'agiter
de manière maladive dans l'Etant (à la fois
chez Heidegger et Lévinas pour qui l'Occident ne pense
que le substantif de l'Être) - une ultime formulation
moderne est donnée chez Deleuze avec "corps-sans-organes" et "machines désirantes"*
? Cette quête de l'origine se trouve envahie, submergée par
la dualité génératrice des forces d'Amour
et de Haine - qui est le processus du devenir de ce
monde, la Haine séparant les Eléments qui sont
initialement non différenciés dans le sphaeros
- et rendant ainsi plus aisée la compréhension
de l'agitation moderne, l'extraordinaire obsession de la
matière et son désordre généralisé,
quand Empédocle situait déjà notre époque
dans une phase d'augmentation de Haine. Moi-même,
je sens que j'y sombre allègrement - quand la pensée
à la fois utilitariste et dispersante du marché
économique a pour unique entendement une rentabilité
marchande de l'activité artistique - ce qui ramène vers
la multiplicité dont l'âme tente de s'échapper.
Ce n'est pas un hasard, donc, si l'Art moderne officiel - c'est
à dire reconnu et soutenu - est marqué par le
sceau du nihilisme et du refus du Beau platonicien. C'est en
ce sens que je perçois l'ancienne entité ANPE,
ses sbires ou esclaves - car la question demeure entière, comme
l'intrusion de démons, dans le sens non totalement
symbolique. Aussi, il n'est pas davantage fortuit si la
parole christique fut celle de l'Amour infini (au
niveau exotérique : "si Dieu était votre Père, certes vous m'aimeriez : puisque je
suis issu de Dieu, et que je viens de lui", Jean 8:42), et que l'Islam tend
à faire partager la compréhension de l'Unicité
Absolue oubliée (surtout de la Tradition ésotérique
iranienne à Ibn Arabî). Car, le Monde moderne
est devenu titanesque et la manifestation de l'Hybris que guette
la destruction nucléaire (autre personnification que
Némésis) ; le surpassement de soi développé
par Nietszsche évoque la mise à mort de Dionysos
par les Titans, les orphiques croyant (mais source tardive) que
l'homme est cette suie des Titans foudroyés par
Zeus, qui a charge symbolique - même si les interprètes
gardent certaines réserves quant à la
correspondance des Titans d'Hésiode (plus canonique)
avec ceux orphiques (comme Dyonisos fils de Perséphone
diffèrerait pour cette raison de celui chez Euripide).
La remontée des Enfers garde un sens prodigieux (dit
sans le sens du terme) dans la proclamation des Mystères,
de l'initiation, pour en l'occurrence une palingénésie
(une régénération qui, quand elle est cosmique,
devient l'Eternel Retour, avant de signifier une réalité universelle)
qui correspondra tardivement à la métempsycose
chez Proclos : « Quand l'âme des bêtes et des oiseaux ailés a jailli
hors du corps... elle voltige là-même, inutile, jusqu'à ce qu'un
autre animal la ravisse, mêlée au souffle de l'air... Les mêmes,
dans les demeures, deviennent les uns des pères et pères et fils et
épouses aux beaux atours et mères et filles, par des générations
qui se succèdent l'une l'autre... L'âme humaine, selon de certains
cycles de temps, passe dans des animaux, de celui-ci en celui-là ;
tantôt elle devient un cheval, tantôt un mouton, tantôt un oiseau
terrible à voir... ou bien elle rampe sur la terre divine, rejeton
des froids serpent », mais le pythagorisme apollonien (d'où
la morale du jugement post-mortem, aussi une réalisation
de l'harmonie des désirs en orientant les ... pulsions
humaines, développant la conscience) porte l'idée
de transmigration des âmes individuelles survivant
à l'oubli, - grâce à une initiation :
« Tu trouveras à gauche de la
demeure d'Hadès une source (ou Léthé :
Oubli), et près d'elle, se dressant, un cyprès blanc : de
cette source ne t'approche surtout pas. Tu trouveras une seconde
source, l'eau froide qui coule du lac de Mnémosyne (ou Mémoire) ;
devant elle se tiennent des gardes. Dis : "Je suis fils de la
Terre et du Ciel étoilé" ; ma race est céleste, et cela vous
le savez aussi... Et, de ce moment, avec les autres héros, tu seras
souveraine », "Lamelles d'or orphiques. Instructions
pour le voyage d'outre-tombe des initiés grecs"*, lamelle de Pétélia
(fin du V° s. av. J-C.). A propos de Nietzsche, Jean-Pierre Vernant : « Le même
texte, lu par d'excellents hellénistes, a donné lieu à deux types
d'interprétation radicalement opposés. On y a vu tantôt une
condamnation sans appel du dionysisme, une charge antireligieuse dans
la ligne de ce scepticisme à l'égard des dieux dont Aristophane
pouvait faire reproche à Euripide ; tantôt le témoignage d'une
véritable conversion du poète qui, au soir de sa vie, comme
touché par la grâce, aurait voulu exalter cette forme plus
qu'humaine de sagesse qu'apportent, contrairement au savoir et à la
raison orgueilleuse des sophistes, l'abandon à l'extase divine,
la folie mystique du dieu de la possession bienheureuse. Nous avons donc été conduit à examiner comment la catégorie du
« dionysiaque » a été élaborée en fonction de la dichotomie
instituée par Nietzsche : Apollon-Dionysos. La clé de cette
construction, dont la ligne va de E. Rohde à M. P. Nilsson, J.
Harrisson, W. Otto, E. R. Dodds, H. Jeanmaire, pour ne citer que les
contributions majeures, nous l'avons trouvée en son origine : la
Psyché de Rohde, publiée en 1893. Le problème est pour l'auteur de
comprendre comment, dans le cadre de cette religion grecque dont
Homère est pour nous le témoin privilégié, a pu surgir une
religion de l'âme qui est aux antipodes de la première, en ce sens
qu'elle vise à développer en chacun de nous une réalité
apparentée au divin, la psyché, radicalement étrangère au monde
d'ici-bas et dont toute l'aspiration consiste à faire retour à
son origine céleste, en abandonnant la prison où elle se trouve
enchaînée pour se délivrer dans l'union avec la divinité ».
Est-il besoin encore de dire, d'exprimer plus fortement encore,
que la problématique fondamentale de l'Être
est au coeur de la démarche photographique : se
construire ou se retrouver au travers de la matière
et de la forme ? Qu'importe peut-être, au niveau
d'une démarche vers l'intériorité, qu'Aristote
s'opposa à Platon sur la notion d'âme (« entéléchie première d’un
corps naturel qui a la vie en puissance »), qui est moteur
immobile du corps et ne saurait être séparée
de celui-ci ... et réciproquement, devenant sans
doute le premier phénoménologiste de l'Histoire ?
Ainsi, et davantage avec Aristote que Platon et son idéal
des Idées, l'artiste projette sa forme-substance (de
l'âme) dans la création qui reste encore
ici-même une imitation de la Nature, ce à
quoi s'opposa l'Art sacré en quête d'absolu plus
platonicien (le Beau) et qui peut être qualifié comme au
delà du médium de l'intellect
agent
- c'est à dire la faculté
de connaître
et dont les penseurs (exemples : Alexandre d'Aphrodise,
saint Augustin et Thomas d'Aquin) n'ont pu amener à
déterminer si elle procède de l'extérieur
de nous-mêmes (car, pour A. Aphrodise, c'est Dieu
qui penserait en nous, et cela rejoint la Première Intelligence
et l'essence comme non-contingente chez Avicenne) ou est une
faculté propre de l'âme qui
est l'acte d'un corps
(selon Thomas d'Aquin : « Aristote, lui, prit une voie
intermédiaire - Dans la mesure où il dépend
des images, l'acte intellectuel est causé par le sens
»), Averroès le considérant commun à l'homme
- parce que supérieur, antérieur et extérieur, et
Aristote seul immortel et survivant à l'âme
: « une fois séparée elle se réduit à son
essence, et il n'y a que cela d'immortel et d'éternel ». Comme,
toujours selon Aristote, l'âme est la forme du corps,
- ce sera donc aussi celle véhiculée par et
dans l'Art. C'est pour cette raison, à l'effet contradictoire, que
l'hypothétique laideur du Monde moderne me rend
Platon si sympathique, car cette dernière laisse supposer
un Monde idéal, - y rattacher d'une certaine
façon mon Être, - par quelque lien inaccessible
à l'intellect agent entendu comme faculté
d'intelligence qui transiterait aimablement au travers
de la personne prise comme manifestation de vie de l'essence
(cette dernière persistance de l'Être au travers
des modifications de ses accidents), mais alors recouvrant
la profondeur inouïe de l'existence
définie comme accident nécessaire de l'essence
:
« De par la nécessité de son contenu propre, chaque essence
est ce qu’elle est, c’est-à-dire est quelque chose. Qu’en
est-il de ce quelque chose, de cet être quelque chose ? La question
est telle que, d’emblée, la notion d’être se dédouble en être
nécessaire et être possible. Possible est chaque essence, ce
quelque chose qu’elle est, mais qui n’existera jamais si quelque
cause ne la rend nécessaire. L’exister est alors un accident se
surajoutant à l’essence, mais un accident « nécessaire », dès
lors que la cause totale en étant donnée, cette cause rend
nécessaire cette existence »,
Henri Corbin. Quête mystique ou identification à un rêve ? Il restera l'élan créatif,
la sensation, cela est déjà mystérieux - comme cet intellect
agent - mais
pas davantage que la Vie, ce "venir à l'être"
que
désormais la Modernité ne perçoit
plus autrement que comme ontique ...
*
("Machines désirantes". Deleuze : « Pourquoi ne découvre-t-on les
petites machines désirantes qui investissent tout le champ social,
qu'au travers des indices : ces lignes de fuite machiniques, c'est
des lignes de déterritorialisation comme telles, forcément, parce
que la déterritorialisation elle est comme l'envers de mouvements ou
de contre mouvements de reterritorialisation : même les héros
extrêmes de Beckett ne peuvent pas se déterritorialiser
complètement : ils intègrent des petites terres, la chambre de
Malone une poubelle. Le mouvement de déterritorialisation ne peut
être saisi qu'à travers le gène et la nature des
reterritorialisations auxquelles procède un individu (…) Il faut
montrer comment le capitalisme ne cesse de déterritorialiser et, par
son axiomatique, il reterritorialise. Par exemple, le fascisme a été
aussi une espèce de procédé de reterritorialisation des grandes
masses, mais quelque chose de terrible. On ne peut lire la
déterritorialisation et son degré de quelqu'un, c'est à dire sa
terreur schizophrénique qu'à travers les contre-terreurs, les
reterritorialisations auxquelles il procède (…) C'est pourquoi le
pervers, c'est pas quelqu'un qu'il faut penser en termes de pulsions,
c'est quelqu'un qu'il faut penser en termes de terres, c'est un type
qui ne veut ni de la territorialité d'Oedipe, ni de celle du divan,
ça ne lui plaît pas, il invente des terres artificielles, des
groupes artificiels; il se reterritorialise de sa manière à lui, et
si rien ne va, dernière limite : on se reterritorialise sous forme
du corps sans organes, c'est à dire la catatonie dans l'hôpital,
c'est la terre la plus pauvre; il a refait sa petite terre. Ce qui
est important, c'est que le mouvement de déterritorialisation n'est
pas simplement susceptible d'être repris dans la
reterritorialisation perverse, qu'elle soit psychanalytique ou
perverse à proprement parler, mais que le mouvement de
déterritorialisation est assez fort pour, épousant ses lignes de
fuite révolutionnaires, créer à lui-même un nouveau type de
terre. C'est peut-être ça que Nietzsche veut dire lorsqu'il dit
qu'un jour la terre sera un lieu de guérison : peut-être qu'au lieu
de se reterritorialiser sur des terres factices, le mouvement de
déterritorialisation dans des conditions déterminées, peut devenir
créateur d'une terre nouvelle, ce serait bien en tout cas »
(extrait de "l'inconscient au niveau moléculaire",
1972). Pourquoi citer l'Anti-Oedipe au milieu d'un sujet consacré
à l'hypostase ? L'unique considération pour l'Etant
! En effet, dans l'approche deleuzienne, l'individu
ne saurait être un point de départ pour la connaissance
dans le cadre de la "praxis de l'Histoire", et c'est le postulat
qu'il est lui-même résultat d'une répression
sociale - qui est structuration (comme fondement matériel)
des systèmes de représentation (incluant ainsi
famille et économie). Gilles Deleuze avec Claire Parnet
: « On nous objecte qu'en soustrayant le désir au
manque et à la loi, nous ne pouvons plus invoquer qu'un état de
nature, un désir qui serait réalité naturelle et spontanée. Nous
disons tout au contraire : il n'y a de désir qu'agencé ou
machiné. Vous ne pouvez pas saisir ou concevoir un désir hors d'un
agencement déterminé, sur un plan qui ne préexiste pas, mais qui
doit lui-même être construit. Que chacun, groupe ou individu,
construise le plan d'immanence où il mène sa vie et son entreprise,
c'est la seule affaire importante. Hors de ces conditions, vous
manquez en effet de quelque chose, mais vous manquez précisément
des conditions qui rendent un désir possible ».
Ainsi donc, pour Deleuze, il n'y a qu'un plan d'immanence et
aucune transcendance, même si sa philosophie se veut libératrice
de l'individu, contre la répression sociale...) * (On trouve une chose très similaire dans le Livre
tibétain des morts (ou Bardo Thödol) : « As-tu reçu
l'enseignement du sage gourou initié au mystère du bardo ? Si
tu l'as reçu, rappelle-le à ta mémoire et ne t'en laisse pas
distraire par d'autres pensées. Conserve fermement ton esprit
lucide. Si tu souffres, ne t'absorbe pas dans la sensation de la
souffrance. Si tu éprouves un reposant engourdissement d'esprit, si
tu te sens t'enfoncer dans une calme obscurité, un apaisant oubli,
ne t'y abandonne pas. Demeure alerte. Les consciences qui ont été
connues comme étant (nom du mourant) tendent à se
disperser. Retiens-les unies par la force de l'Yid kyi namparshéspa.
Tes consciences se séparent de ton corps et vont entrer dans le
Bardo. Fais appel à ton énergie pour les voir en franchir le seuil
en ta pleine connaissance. La clarté fulgurante de la Lumière sans
couleur et vide va, plus rapide que l'éclair, t'apparaître et
t'envelopper. Que l'effroi ne te fasse point reculer et perdre
conscience. Plonge-toi dans cette lumière. Rejetant toute croyance
en un ego, tout attachement à ton illusoire personnalité, dissous
son Non-être dans l'Etre et sois libéré. Peu nombreux sont ceux
qui, n'ayant pas été capables d'atteindre la Libération au cours
de leur vie, l'atteignent à ce moment si fugitif qu'il peut être
dit sans durée. Les autres, sous l'effet de l'effroi ressenti comme
un choc mortel, perdent connaissance », une traduction
d'Alexandra David-Néel)
Dérivées
du néoplatonisme - c'est à dire principe
du Un suprême, puis de la Monade (monde des Idées,
de la forme, intégrant le Logos) et de la Dyade
(archétype de la matière), les trois hypostases
de Plotin
semblent porter une réponse se construisant face aux
questions précédentes : « On peut comparer l'Un (hors
de l'Être, ineffable) à la lumière, l'être qui le
suit (Intellect émané de l'Un) au Soleil, et le troisième (Âme
multiple du Monde et individuelle) à l'astre
de la Lune qui reçoit sa lumière du Soleil »
(Ennéades,
traité 24 : V.6).
Avant
d'arriver dans le Monde pris pour réel - la
cible favorite de pleinouest35 qui tire ses boulets (chauffés
au rouge) sur la société n'ayant permis l'exercice*
photographique que dans une part infime du temps de
vie - bien que ce Monde vraisemblablement condamné
devrait inspirer la pitié pour tant de bêtise, de
cupidité et de méchanceté, il est
heureux, pour ne pas dire miraculeux, de faire partager la nouvelle
qui ferait croire que rien n'est encore perdu. - Saluons très
bas l'exploit de pouvoir encore chanter et enregistrer Wagner.
- Félicitons-nous de ce GÖTTERDAMMERUNG
dirigé au Bridgewater Hall par Sir Mark Elder, en 2009,
une prestation époustouflante et récompensée
par le Gramophone Awards 2010. *
(Esthétique photographique : « L’esthétique n’est pas
politique par accident mais par essence. Mais elle l’est dans la
tension irrésolue entre deux politiques opposées : transformer
les formes de l'art en formes de la vie collective, préserver de
toute compromission militante ou marchande l’autonomie qui en fait
une promesse d’émancipation »,
Jacques Rancière - défenseur farouche de
l'égalité. Brillant et rédhibitoirement
obtus
:
« Hier encore, le discours officiel opposait les vertus de la
démocratie à l’horreur totalitaire, tandis que les
révolutionnaires récusaient ses apparences au nom d'une
démocratie réelle à venir. Ces temps sont révolus. Alors même
que certains gouvernements s’emploient à exporter la démocratie
par la force des armes, notre intelligentsia n’en finit pas de
déceler, dans tous les aspects de la vie publique et privée, les
symptômes funestes de l’« individualisme démocratique »
et les ravages de l’« égalitarisme » détruisant les
valeurs collectives, forgeant un nouveau totalitarisme et conduisant
l’humanité au suicide. Pour comprendre cette mutation idéologique,
il ne suffit pas de l’inscrire dans le présent du gouvernement
mondial de la richesse. Il faut remonter au scandale premier que
représente le « gouvernement du peuple » et saisir les
liens complexes entre démocratie, politique, république et
représentation. À ce prix, il est possible de retrouver, derrière
les tièdes amours d’hier et les déchaînements haineux
d’aujourd’hui, la puissance subversive toujours neuve et toujours
menacée de l’idée démocratique ») Mais le
"Crépuscule des Dieux" annonce celui de la Culture.
Que restera-t-il dans la tête du jeune inculte qui
ingurgite la bouillie
sonore
du MP3 ? Si seulement il se trouvait encore un homme
ou une femme politique ayant quelque chose entre les ... deux oreilles.
Ils ne pensent que droit d'auteur et TVA, croissance et audimat,
bilan comptable et création d'emploi, alors la civilisation
est à l'agonie avec des relents de cadavre
: « ... Aux corbeaux de Wotan, Brünnhilde
ordonne d'annoncer aux dieux que leur fin est proche, et, sur le dos
de Grane, elle saute dans le brasier du bûcher du cadavre de Siegfried. Soudain, le fleuve sort de son
lit et s'approche du bûcher. Les ondines s'emparent de l'Anneau ;
Hagen, qui veut s'y opposer, est entraîné par elles. L'incendie du
Walhalla éclaire le ciel : c'est le crépuscule des dieux »
...
Ainsi, le disquaire a disparu au profit de la grande distribution
dont le rayon culturel vend considérablement plus de
Lady Gaga ou de Mylène Farmer que de disques de Bach
; la quasi-totalité des boulangeries fabriquent un pain
réellement insipide, pour ne pas dire immonde, les
brasseries servent un café dégueulasse, alors
que la matière première coûtant moins
de 10%
- car c'est le service que l'on paye - le choix de produits
biologiques aurait une incidence insignifiante sur le prix,
quand la saveur,
la santé
et l'écologie
y gagneraient formidablement. Même combat perdu d'avance
: il me parait dégradant d'écouter Wagner
sur un lecteur MP3. Le support analogique (vinyles, Denon
DL-103 et SONY TC-765) offre une extraordinaire résolution,
un modelé, des nuances fines ... exactement comme
ce qu'il en fut pour la photographie argentique... Mon
site est étonnant tout de même, je fais comme
si les visiteurs étaient encore capables de réfléchir
par eux-mêmes. Car, au risque de blesser Jacques Rancière,
la démocratie associée à l'économie
de marché est devenue "les moutons et ceux qui les
tondent" et "le loup qui rentre dans la bergerie".
Pour la multitude, il est imposé une consommation
de masse qui sert à entretenir le mirage de la croissance
et de sa fausse monnaie. La camelote bon marché
est donc conçue
pour devoir être changée le plus rapidement
possible, elle sert de justification, est appréhendée uniquement
selon le mode substantif du monde économique.
Est oubliée la nature des choses, seule la retombée
économique importe désormais... Il s'agit donc
bien, avec l'accélération frénétique
des activités humaines, d'un des signes de dissolution
dont nous entretenait René Guénon. Voici ce
qui devrait faire réfléchir certains : l'économie
de marché, la rentabilité, la compétitivité et
le progrès technologique ne
cessent
de faire augmenter le chômage...
Monde
réel : Bon,
prenez donc un sac
pour vomir dedans, et place au Monde réel ! Visite guidée, mais non
exhaustive, de la bassesse humaine et de ses infinies conséquences !
Si votre nausée est trop forte ou que votre cerveau ne le supporte
plus, immergez-vous dans quelques-unes des photographies : la
Nature est (était plutôt) si belle. Et cela ne coûte
rien... Comment la société est-elle parvenue à devenir cette
Société du Spectacle ? Il semblerait qu'une plus juste formulation
soit "pourquoi ?", quand la finalité est celle de
"contrôle". Pour comprendre, - référons-nous à
l'allégorie de la "caverne de Platon", celle du
conditionnement et du déni de réalité (et non déjà la dimension
mythique ou métaphysique des Idées), cela suffit amplement à
démontrer le fonctionnement pavlovien des médias, de la
publicité, d'un "expected signal" comme conditionnement
intime qui programme êtres et machines, et les limite dans
leurs choix. Les républicains se réfèrent souvent à la République
du philosophe, or, il feraient mieux de l'entendre : « il ne faut
pas que les amoureux du pouvoir lui fassent la cour, autrement il y
aura des luttes entre prétendants rivaux », sachant que les rois
doivent se faire philosophes, et les philosophes rois. Le Roi était
encore d'essence divine, la République idéale également, mais
la modernité matérialiste interdit désormais une simple espérance
socratique (livre VII de la République) : « cette
remontée depuis la grotte souterraine jusque vers le soleil ;
et une fois parvenu là, cette direction du regard vers les
apparences divines (...) voilà ce que toute cette entreprise des
arts que nous avons exposé a le pouvoir de réaliser ». Les
apparences divines ne sont donc plus dans les attributs de la pensée,
- subsiste cependant une possible transition de l'opinion (ou
règne des préjugés) vers la connaissance - non pas
intelligible des Idées, mais bien concrète du Réel. En ce sens, la
lecture de Platon aide à comprendre les raisons multiples pour
lesquelles il est si facile de faire croire au peuple à un faux
11 septembre, si facile de le berner*, sachant que le peuple manifeste la responsabilité initiale du processus de
conditionnement qui tournera le dos à l'ontologie, et fera renoncer à
l'Etre pour l'étant, lui-même identifié à l'avoir, prémisse du
"travailler plus pour gagner plus" et fabrication d'une
multitude d'esclaves qui le sont encore davantage lorsqu'on les
gratifie d'hommes libres. C'est au nom de cette liberté que les
guerres sont fomentées - au nom de principes qui cachent les
véritables intentions. Le comprendre est effroyable et impossible
pour la majorité des individus bercés par des ... utopies. Revenant à
la situation antérieure, et auprès de ses semblables, celui qui
a découvert la Vérité - selon Platon - "ne
le tueront-ils pas",
sous l'oeil d'Horus de la pyramide tronquée du dollar
américain, signature des "porteurs de
lumière", mais à l'origine plus égyptienne
l'oeil Oudjat de la prophylaxie et de la vision de l'invisible
? Ne tueront-ils pas la Vie, - pour fabriquer un Monde de
non-pensée, de non-vie comme eut dit Guy Debord,
déconstruisant toute valeur traditionnelle pour un très
hypothétique progrès, en quelque sorte éliminer
à la source les aspirations de Jonathan Livingston le goéland apprenant que
la
pensée fait le réel ?
Alors, quel avenir peut se préparer une civilisation
vivant de croissance, de crise, de terrorisme, de rendement,
de PIB, de pollution, d'inégalités, de mensonge
... sinon qu'elle les nourrit déjà elle-même,
les porte à l'Etre !
*
(Citons le professeur David Ray Griffin : «
Les preuves attestant que les attentats du 11 septembre ont
été fomentées de l'intérieur sont
accablantes (...) Pourquoi n'est-il pas plus communément
admis que le 11 septembre est bien l'oeuvre de l'administration
américaine ? La responsabilité en incombe avant
tout à la presse (...) Au lieu de mettre en évidence
les incohérences du mensonge officiel, les journalistes
ont préféré l'accréditer
sans broncher
et dénoncer au contraire ceux qui tentaient d'attirer
l'attention du peuple américain sur ces incohérences
»)
Qu'est-ce donc qui permet
cela ? La baisse formidable d'intelligence (du cœur) et d'intuition
spirituelle, - signe redoutable des Temps. Ceci a beaucoup
plus d'influence, car l'anticipant, que de faire oublier que
la Majorité*
n'est personne et que l'égoïsme passera avant tout,
qu'il est une arme à double tranchant du dogme démocratique,
car opposant et divisant au nom de l'Unité, mais cette
dernière devenant concrétisation de la faillite
des pensées propres. La baisse de l'intelligence
de groupe est proportionnelle à la quantité de
celles qui la composent, sachant que le niveau moyen va toujours
se positionner sur celui le plus bas... Georges Brassens
et Jean Yanne l'avaient bien compris.
*
(Gilles Deleuze : «
Par nature la majorité, c'est celui qui à
tel moment ou l'ensemble qui à tel moment réalisera
cet étalon. C'est à dire l'image sensée de
l'homme adulte, mâle, citoyen des villes. Si bien que à
la limite la majorité ce n'est jamais personne mais c'est
un étalon vide.
Un maximum de personnes se reconnaissent dans cet étalon
mais en soi l'étalon est vide »,
et de conclure : « La minorité c’est tout le monde. Et c’est là qu’il y a un devenir »,
ce qui est devenu le principal ennemi du néologisme foucaultien Biopolitique...
Voici l'exemple d'argumentaire propre au jeu de la biopolique
de Michel Foucault : le procureur de la République
de Castres (2010), à propos d'un jeune ayant mis le feu
au drapeau tricolore - dont l'usage est pourtant impropre
tant au sens symbolique qu'historique (soit : bleu
pour la caste des forces productives, rouge pour celle guerrière,
blanc pour celle sacerdotale - et dont s'est affublée
la royauté avec le Droit Divin, puisqu'enfin le
blanc du Roi fut rajouté, sur demande de Lafayette, au
bleu et au rouge de la ville de Paris)
- et disant : « il n'y a pas d'atteinte à la nation. Les jeunes, non connus des services de police, n'ont pas mesuré la portée de leurs actes ».
"Atteinte à la Nation", "portée
de leurs actes" ? Nous tenons ici à
la fois la manifestation typique d'un délire
(propre à la pensée deleuzienne) et de la
contre-initiation
(dans la Tradition guénonienne), - si ce n'est surtout
l'essence même du Panoptisme
foucaultien : surveillance
- discipline.
Il n'est pas fortuit que les valeurs nationalistes
grouillent dans la mouvance populiste des classes populaires
- composées de peu d'intellectuels. Gilles Deleuze
: « Quand Foucault définit le Panoptisme,
tantôt il le détermine concrètement comme un agencement optique ou
lumineux qui caractérise la prison, tantôt il le détermine
abstraitement comme une machine qui non seulement s'applique à une
matière visible en général (atelier, caserne, école, hôpital
autant que prison), mais aussi traverse en général toutes les
fonctions énonçables. La formule abstraite du Panoptisme n'est plus
« voir sans être vu », mais « imposer une conduite
quelconque à une multiplicité humaine quelconque »
»,
- cette multiplicité moderne et déliquescente
qui rejoint ici celle chez René Guénon.
Citons cette idiosyncrasie (et qui est à se
tordre de rire) :
« Nations Presse Info a la ferme volonté de promouvoir au
sein de la Mouvance nationale, une réappropriation de l’information
au quotidien, débarrassée de carcans idéologiques et
philosophiques antinationaux. Nations Presse Info est ouverte à
toutes les bonnes volontés qui respectent ses principes, parce que
NP Info c’est, avant tout, l'information sur Internet de tous les
nationaux et patriotes non reniés
et qui n’entendent pas baisser les bras face aux défis que nous
impose ce début de siècle », car ces défis
de début de siècle sont la surpopulation
galopante et la disparition des ressources qui préparent
un désastre (seul point sensé des nationalismes
: face au chaos réel qui menace, se protéger en
baissant les grilles), mais
quand la finance mondiale (les
banques resteront au dessus des partis, des Nations) tire les
ficelles événementielles. Il est fort à
parier que la crise mondiale est orchestrée. Comment
en venir à croire une telle chose ? Il suffit de lire Malthus,
déjà conscient de cette problématique
du devenir (en 1798) : « la population augmente
plus vite que les subsistances, il ne faut surtout pas courir le
risque d’un accroissement de la population en aidant les pauvres
(…) Je dis que le pouvoir multiplicateur de la population est
infiniment plus grand que le pouvoir qu'a la terre de produire la
subsistance de l'homme. Si elle n'est pas freinée, la population
s'accroît en progression géométrique. Les subsistances ne
s'accroissent qu'en progression arithmétique. Une connaissance
élémentaire des nombres montrera l'immensité du premier pouvoir de
multiplication comparé au second »,
"Essai sur le principe de
population en tant qu'il influe sur le progrès de la société, avec
des remarques sur les théories de Mr. Godwin, de M. de Condorcet et
d'autres auteurs par Thomas Robert Malthus, Londres - 1798". Tout le
reste n'est que mise en scène, - peut-être
du financement d'Hitler au développement du Sida ou même
la vaccination H1N1, - et même si une autre ambition
va prétendre à la baisse de natalité
: « Il est grand temps de se rendre
compte que la négation des droits de la femme et de ses chances est
à la racine même de nos problèmes de développement et des maux
socio-économiques, incluant l’analphabétisme, la malnutrition, la
pauvreté de masse et des taux de croissance de population
incontrôlés »,
Mme Sipilä
à Mexico en 1975. Mais, Sir Julian S.
Huxley
en 1946, le frère d'Aldous et partisan de l'eugénisme,
vice-président de l’Eugenics Society (1937 à 1944), Premier
Secrétaire Général de l'UNESCO (1946 à 1948), co-fondateur de WWF : « Par groupe à
problème social, j’entends les gens, bien trop familiers aux
travailleurs sociaux dans les grandes villes, qui semblent se
désintéresser de tout et mènent simplement une existence inutile,
au milieu d’une pauvreté extrême et de la crasse. Bien trop
fréquemment, ils doivent être assistés par des fonds publics, et
deviennent un fardeau, pour la communauté (…) Malheureusement, ces
conditions d’existence ne les empêchent pas de continuer à se
reproduire : et la taille moyenne de leur famille est très
grande, beaucoup plus grande que la moyenne du pays dans son
ensemble. Des tests d’intelligence et autres ont révélé qu’ils
ont un Q.I. très bas (…) Ici encore, la stérilisation
volontaire pourrait être utile. Mais, je pense que nos meilleurs
espoirs doivent reposer dans la perfection de nouvelles méthodes de
contrôle des naissances, simples et acceptables, soit par des
contraceptifs oraux ou plutôt, peut-être, par des méthodes
immunologiques nécessitant des injections ».
Alors que les nationalistes défendent la famille,
il se peut que le terrorisme
véritable
(et non pas celui de Ben Laden) se pare d'un visage humain,
citons pour conclure Michel Shooyans
: « la plupart des recommandations qu’on
trouve dans les rapports actuels du FNUAP apparaissent déjà, dans
le « rapport Kissinger » établi en 1974. De là à
penser que le gouvernement des USA utiliserait les organismes de
l’ONU qui s’occupent de population, il n’y a qu’un pas ». A défaut
d'entendement des peuples, il reste encore la matraque et de
plus en plus une part belle à la "société
de contrôle",
suivant celle disciplinaire, et c'est celle justement qui fait partager
des délires à propos de drapeaux. Mais ... peut-il
en être autrement ? Se pourrait-il que l'élite démocrate
ait tant fini par ne plus croire elle-même à ses mensonges,
- qu'elle doive composer avec un désordre qu'elle a propagé, sans rémission ?
Que le nationaliste - suffisamment limité - soit
dressé par des valeurs anti-traditionnelles, qui font confondre
les castes et déclencher les boucheries des guerres
modernes, est chose peu surprenante - comme de vouloir
mettre à la botte information et philosophie, c'est
à dire enfermer dans la non-pensée (dire
"une" serait déjà en formuler) ; mais,
gageons que les préfets et les procureurs de la
République ne croient pas vraiment aux inepties
que la fonction disciplinaire incite à formuler
à l'encontre des gens incultes pour qui cette forme
de schizophrénie collective est entretenue. On a fait
croire au peuple que guillotiner les criminels était
une action de justice, mais les instigateurs des guerres
et des crises ne sont jamais inquiétés - le
peuple ne pouvant s'identifier aux valeurs auxquelles
il reste étranger. Robert Badinter montre comment
ne pas être soi-même un assassin peut ne pas empêcher
d'être guillotiné - quand être
complice suffit. Victor Hugo : « La guillotine
hésite. Elle en est à manquer son coup. Tout le vieil échafaudage
de la peine de mort se détraque. L’infâme machine partira de
France, nous y comptons, et elle partira en boîtant car nous tâcherons
de lui porter de rudes coups ». Il en a fallu du temps au pays des
droits de l'homme pour reconnaître la dignité.
A propos de la rupture induite par les valeurs, notons que l'erreur
du Président Sarkozy, attisant la haine, aura été
de ne pas comprendre qu'il est vital pour la fonction
de maintenir la part de mystère. Pour finir la parenthèse
sur le délire, soyons sérieux : quelle part de
complicité ont les Nations d'Occident vis à vis
des famines, sachant que la production de viande (chez nous)
dilapide (là-bas) les ressources végétales
destinées aux animaux d'abattoir ? Comment punir
?)
Sextus Empiricus : « L'école de Pythagore et
d'Empédocle d'Agrigente et le reste des Italiens enseignent que nous
sommes apparentés non seulement entre nous et aux dieux, mais aussi
aux animaux privés de raison ; qu'en effet unique est le
souffle qui parcourt tout l'univers à la manière d'une âme et qui
nous unit à ces êtres. C'est pourquoi, en les tuant, en les
mangeant, nous commettons une injustice et une impiété, car nous
détruisons des congénères. En conséquence de quoi ces philosophes
ont conseillé de s'abstenir de ce qui a vie et ils ont imputé une
impiété aux hommes qui rougissent de carnage chaud l'autel des
Bienheureux. Empédocle dit quelque part : « Cessez
donc ce massacre aux clameurs funestes. Ne voyez-vous pas que vous
vous entre-dévorez dans l'inconscience de votre esprit ? » »
(Contre Les Dogmatiques) Dalaï-lama : « Si vous adoptez des méthodes discutables
pour devenir riche, telle que la vente d’armes ou la construction
de poulaillers, alors votre gagne-pain devient une source
d'énergie et de karma négatif. En investissant votre argent dans
l’industrie avicole, par exemple, vous pouvez devenir plus riche
mais au dépend des vies d’autres être (…) Bien que d’un point
de vie spirituel, nous pouvons dire que les êtres humains sont les
plus précieux de tous les êtres vivants, vu d’autres angles nous
sommes l’espèce la plus destructrice que notre planète a connu.
Non seulement nous créons de la peine à d’autres espèces – les
millions de poissons, les poulets, les vaches et autres que nous
considérons comme étant notre juste nourriture – mais nous
utilisons même notre intelligence pour planifier la destruction
totale de la planète sur laquelle nous vivons ! (...) Je ne vois pas du tout de raison pour laquelle les animaux
devraient être massacrés pour servir un régime humain quand il y a
tant de substituts. Après tout, l’homme peut vivre sans viande, il
n’y a que certains animaux qui doivent subsister avec de la chair.
Tuer des animaux pour le sport, pour le plaisir, pour des aventures,
et pour la peau et la fourrure est un phénomène qui est à la fois
dégoûtant et bouleversant. Il n’y a aucune justification pour
s’adonner à de tels actes de brutalité (...)
J'ai aussi remarqué que ceux qui manquent de toute compassion
pour les animaux et qui n’hésite pas du tout à les tuer sont
aussi ceux qui, tôt ou tard, montrent un manque de compassion envers
les êtres humains. Inversement, plus nous avons de la
compassion pour les animaux, plus nous considérons leurs vies comme
précieuse, alors plus nous avons du respect pour la vie humaine
» Signalons l'impiété des hommes
politiques appréhendant la crise de la viande bovine sous l'angle économique : ces êtres doués
de raison sont jugés par cette même raison
qui les place sous
la nature de l'animal - qui lui se comporte de manière
non réfléchie. C'est la raison pour laquelle
exterminer des bêtes dans les abattoirs nous rend
pire que la bête et souille l'intellect de notre espèce
évoluée. C'est un crime vis à vis des
animaux, de la vie, de la famine, de l'intelligence. Il
faudrait bombarder les villes avec les excréments des
animaux et les inonder du sang rouge des bêtes,
pour que, peut-être, une petite lumière blanche
se déclenche dans les coeurs atrophiés...
Bon,
cette page intitulée "Qui suis-je ?" est censée
être l'introduction de mon site, alors il me paraît
opportun de mettre dehors (à coups de pied dans le cul)
ceux et celles que je n'aime pas, et c'est peu de le dire. Si
je cite beaucoup de femmes remarquables dans mon texte,
mais des intellectuelles, celles que je rencontre quotidiennement
ne sont pas souhaitées ici, elles sont stupides*, hautaines
et particulièrement désagréables en toute
occasion, - je les invite plutôt à lire le
dernier exemplaire de Voici (ou au moins regarder les photographies
si le texte est trop ardu pour leurs cervelles) ; qu'elles
tournent la page ... comme moi-même je change de trottoir
ou de magasin. Mais ce jugement acerbe ne m'empêche
nullement d'adorer tout particulièrement les créations
de Hildegard von Bingen et
de Meredith Monk,
de m'en inspirer comme on
boit une eau pure et limpide. Ensuite,
pour les marchands et les commerciaux, le mot juste sera :
Dehors,
du vent
!
Il a été décidé que se faire enculer
par ces choses sur pattes (comment dit-on ? ah oui ... animaux
!) a suffisamment duré. Puis, concernant
l'Etat, l'Administration et l'ancienne ANPE, tout le cloaque
politique, j'ose espérer qu'il n'est pas attendu par
quiconque que je fasse du commerce avec ces photographies, reversant
une TVA et des impôts, car, il n'est jamais déontologique,
ni surtout éthique, de mettre constamment des barrages
dans une création artistique qui reste soumise
à la précarité la plus radicale, pour ensuite
réclamer des sous quand cela fonctionne sommairement.
C'est NIET, le photographe dénie, le concernant, l'appellation
de tête de bétail que ces gens ont cru pouvoir
définir ! Il y a quelque chose de particulièrement
pourri dans la société actuelle, comme si les
droits de l'homme et la biodiversité étaient encore
des valeurs marchandes, des organes de pouvoir, comme si la
modernité ne rajoutait que davantage de modernité
aux fausses valeurs, - jusqu'à la Chine communo-capitaliste
qui récupère le confucianisme, sans croire un
court instant que cet exotérisme ne trouve sa justification
que dans un ordre taoïste. Les USA, tout au moins une petite
minorité agissante et non le peuple hagard, fomente des
troubles majeurs pour maintenir l'hégémonie d'un
Empire : que le spectacle si hollywoodien du 11 septembre sacrifie
des milliers de concitoyens, cela reste négligeable.
Partout la nourriture devient frelatée, dénaturée,
les sols saturés de produits chimiques meurent, les maladies
progressent. Tous les instigateurs de procédés
alternatifs sont ignorés par les médias,
harcelés par les instances politiques. Cet état
de fait, cette pollution dévastatrice et l'augmentation
des disparités sont la correspondance fine,
et non seulement symbolique, de ce que l'humanité devient,
c'est à dire un troupeau d'esclaves que l'on jette sous
les panneaux publicitaires plus débiles les uns que les
autres, des affairistes que l'on peut assimiler à des
puissances démoniaques. Ainsi, le spectacle pitoyable
du Monde, les choix qui sont faits, sont comme tirés
d'un synopsis pour une apocalypse programmée*. Il
faut véritablement un acharnement inhumain pour arriver
à diriger aussi mal le Monde, à faire autant de
... conneries. Il faut une nature extrêmement vicieuse
pour que les décisions les plus vitales soient soumises
à l'influence des lobbies et au carriérisme politique.
A n'en pas douter, les fléaux à venir vont générer
beaucoup de profits, tout au moins autant, si ce n'est davantage,
que les dernières guerres tellement lucratives et
excellentes pour l'emploi et la croissance. Je plains ceux et
celles qui vivent dans leur rêve (mais ... est-ce vraiment
le leur ?), qui fondent une famille, qui n'ont pas compris
ce qui se prépare. Cela devrait être effroyable
et faire qualifier de pipi de chat le système
économico-politique qui me contraignait par corps dans
mes déplacements photographiques... Les signes sont bien là
pour qui veut bien et peut les voir. Et pourrions-nous
citer Cicéron ? Cicéron : « les Stoïciens ne
prétendent pas qu'il faille considérer comme attestant
l'intervention particulière d'un dieu toute fissure qui s'observe
dans un foie, tout cri que pousse un oiseau, cela serait inconvenant,
indigne des êtres célestes, on ne conçoit pas comment cela
pourrait être. Mais dès l'origine le monde a été institué de
façon qu'à tel événement déterminé tel signe servît de présage
annonciateur, qu'il faille le chercher dans les entrailles des
victimes, dans le vol ou le cri des oiseaux, dans les fulgurations
atmosphériques, dans les prodiges, les astres, les visions du
songeur, ou les paroles du délirant. Quand on a bien observé ces
signes, on ne se trompe pas souvent et, quand la conjecture qu'ils
inspirent est fausse et l'interprétation défectueuse, l'erreur ne
vient pas d'eux, c'est à l'ignorance des interprètes qu'elle est
imputable », ("De la divination" - livre premier)
...
*
(Richard
Lynn (Professor Emeritus, University of Ulster, "Awards for Excellence in Research" de la Fondation Mensa :
awards for excellence) : « Among
adults men have higher average IQs than women by about 4 IQ points.
This advantage consists largely of higher spatial abilities but is
also present in non-verbal reasoning. In two meta-analyses of sex
differences on the Progressive Matrices carried out with Paul Irwing
(2004, 2005) we showed that in the general population men have a
higher IQs than women by 5 IQ points, and in university students the
advantage of men is 4.6 IQ points ». Et, d'un point de vue non
sexiste : « The
social ecology of intelligence in the France - British Journal of
Social and Clinical Psychology, 1980, 19,325-331 -
Shows that in France the IQ is highest in Paris and lowest in Corsica »,
ce qui est en soi une affirmation terriblement sulfureuse
en France - où sévissent plus que partout ailleurs
la pensée unique et la faiblesse d'intelligence (19e
place en Europe). Cependant, courir le maquis pour tuer le sanglier,
et tirer par dépit sur la gendarmerie et les panneaux
de signalisation, cela atteste-t-il d'une réelle intelligence
? Où que vous alliez en province ... vous êtes
toujours l'étranger. Ceci témoigne de la
faillite des idéaux humanistes, des Lumières,
car, isolé dans sa campagne, le citoyen modèle
demeure un crétin. Pendant son enfance, ma
mère déménagea par dix fois et reçu
des pierres lancées par les enfants des écoles
de chaque nouvelle région, sauf
à Paris.
D'une certaine façon, j'ai connu semblable expérience
en tant que photographe : sans portefeuille garni, on n'est
majoritairement rien d'autre qu'un chien d'étranger,
et j'ai l'expérience de l'humanité après quinze
années de photographie "à la dure",
dormant (et guettant jusqu'à deux ou trois heures du
matin pour ne pas être agressé et insulté)
sur le siège de la voiture, dans le froid, mangeant du
pain rassis trempé dans un mélange d'huile (biologique
tout de même) et de sauce tomate ou de la purée
en sachet, très souvent chassé en pleine nuit
par les autochtones qui ne supportent pas de voir des gens ne
pas aller dans leurs hôtels, dans leurs campings hors
de prix. En dernier recours, il reste la radiesthésie
ou radionique,
comme le particulièrement efficace "bouclier"
(des frères Servranx) qui isole au niveau subtil -
un domaine toujours dénigré, méprisé au
plus haut niveau, car des expériences faciles à
mettre en œuvre démontrent qu'une science "obscurantiste" augmente de
manière extraordinaire le rendement agricole - sans pesticide
et sans engrais, quand les industriels recourent toujours
davantage à l'irradiation
des aliments - qui sont déjà morts. Aussi, ceux
qui produisent les polluants agricoles sont aussi ceux
qui font vendre les remèdes pharmaceutiques, et c'est
semer pour récolter, et de la manière la plus
abominable possible. C'est la raison pour laquelle user à-tout-va
de l'oxymore
"développement durable" reste une pure aberration,
tout comme d'autres non-sens dans et pour leur application
dogmatique : parité, égalité, et peuple
légitime dont Guénon fit l'excellente démonstration
de l'impossibilité de fait...)
*
(Citons par exemple Eberhard
Hamer (un court extrait d'une analyse dans l'air du Temps, site : http://www.mittelstandsinstitut-niedersachsen.de/)
: « Les USA traversent, non seulement en raison du rachat
des dettes des banques par l'Etat, mais aussi de leur dette publique
qui avait déjà énormément augmenté – leurs crédits à
l'étranger leur coûtent 1 milliard de dollars par jour – leur
pire crise financière depuis la Seconde Guerre mondiale. Si les flux
financiers cessent ou s'ils se détournent du dollar, les USA sont en
faillite (…) Israël a déjà positionné les sous-marins
nucléaires qu'elle a achetés à l'Allemagne, armés de missiles à
ogives nucléaires, en face de l'Iran et, non content d'avoir
reconstruit et pointé sur l'Iran la base de lancement géorgienne
que les Russes avaient détruite il y a un an et demi, y a fait
envoyer un renfort de 90 spécialistes états-uniens (…) Le danger
d'une nouvelle guerre mondiale n'a jamais été aussi grand depuis
la fin de la Seconde. C'est à juste titre que depuis un an les mises
en garde aux USA se sont accrues, venant surtout de certains milieux
intellectuels européens. Mais nous ne pourrons pas l'empêcher.
Une
guerre en Iran ne resterait pas un événement limité, même si au
départ il ne s'agissait que de missiles. Aux côtés de l'Iran se
rangeraient les Chinois, directement ou indirectement, et
probablement les Russes, pour ne pas laisser les troupes
états-uniennes s'approcher de leurs frontières et la puissance des
USA devenir excessive. Les membres de l'OTAN seraient contraints
de se ranger aux côtés d'Israël et des USA, surtout s'ils avaient
auparavant prêté le serment des Nibelungen. Il faut donc nous
attendre à voir l'Europe participer, elle aussi, à la guerre (…)
Toute guerre avec l'Iran entraînerait la fermeture immédiate du
détroit d'Ormuz et un dramatique renchérissement du pétrole, et
ceci d'autant plus que la guerre se prolongerait. Du pétrole plus
cher, c'est toujours des coûts plus élevés pour l'économie et les
consommateurs. Nous devons donc nous attendre à des pénuries, des
restrictions et des augmentations de prix pour les biens de
consommation. Toute guerre nécessite un surcroît d'armement.
L'industrie mondiale de l'armement – et en particulier aux USA –
se frottera les mains, elle sera utilisée à pleine capacité et
pourra se développer. Il y aura des retombées dans les secteurs
annexes, par exemple l'automobile, le textile, les chantiers navals,
l'aéronautique et d'autres encore. La production augmentera, même
si les prix en font autant. Les grands gagnants seront les banques
(…) La
guerre est à nos portes » écrit
courant 2010. Guerre et paix, quelle différence en fin
de compte ? Et la souffrance ? Cela compte-t-il vraiment ? Tant
que nous y sommes, citons encore ce professeur de Hanovre, quant
à l'escroquerie
monétaire mondiale
: « La
manipulation actuelle des systèmes de la monnaie et des changes
constitue le scandale le plus important et aux conséquences les plus
marquées de notre époque. Pour la première fois, l’escroquerie
monétaire atteint des dimensions mondiales, car elle a lieu sur
toute la planète, elle ne peut plus être contrôlée, arrêtée ou
empêchée par aucun gouvernement et elle a même lieu de manière
formellement légale, conformément à des lois nationales désuètes
(…) L’étape
décisive menant à l’abandon de la monnaie d’État a été la
fondation, en 1913, du Système fédéral de réserve des États-Unis.
Bien que la constitution américaine ne prévoie que
l’or et l’argent comme monnaies légales, un cartel fondé par
des banques privées et dirigé par les deux grands groupes
financiers Rothschild et Rockefeller a créé une banque centrale
privée ayant droit d’émettre sa propre monnaie, devenue moyen
légal de paiement et garantie initialement par le gouvernement des
États-Unis. Après la Première Guerre mondiale, cette banque privée
a racheté les réserves d’or mondiales. Il en est résulté que de
nombreuses autres monnaies n’ont plus pu maintenir leur étalon-or
et ont sombré dans la déflation (première crise économique
mondiale) (…) la haute finance qui se cache derrière la Fed a
acquis contre ses dollars pourris, grâce à une politique ciblée de
valeurs réelles, des secteurs entiers du marché et a constitué
ainsi des monopoles ou oligopoles dans les domaines suivants:
diamants, or, cuivre, zinc, uranium, télécommunications, presse et
télévision, denrées alimentaires (Nestlé, Coca-Cola), de grandes
parties de l’industrie de l’armement et de l’espace, etc.
Actuellement, une tentative de monopole tente de contrôler le
secteur de la génétique. Les animaux et plantes qui ont subi des
manipulations génétiques sont stériles. Si l’on peut donc
manipuler les gènes de toute une région, les paysans ne peuvent
plus utiliser les céréales qu’ils ont récoltées et doivent
acheter les semences d’une entreprise au prix qu’elle fixe (…)
Pour autant que l’on puisse en juger de l'extérieur, la haute
finance des États-Unis a eu pour seul objectif initialement de
contrôler la monnaie du pays et, partant, de manipuler le marché
des États-Unis à son gré. La Fed privée servait à réaliser cet
objectif. Lorsque le président Kennedy a proposé une loi visant à
étatiser ce système financier privé, il est décédé subitement.
Toute personne en contact avec les possibilités de monnaie privée a
perdu son patrimoine ou sa vie ».
Si l'argent est le nerf de la guerre, la guerre ne serait-elle
pas le nerf de l'argent, en créant plus de désordre
et d'agitation ? Que penser des crises, sont-elles fortuites,
induites ? N'est-il pas plus facile d'éradiquer les miséreux
que la misère ? Lâchons la formule consacrée
: "à qui profite le crime ?". Il me semble comprendre
la raison insidieuse pour laquelle les valeurs démocratiques
sont assénées à longueur de temps, c'est
un procédé de contrôle et ... d'illusionnisme)
J'ai
fait un rêve - était-ce un cauchemar ? - je commandais
une flotte spatiale. Ce que je découvris dans un corps
humain, une fois recouvrée
ma véritable personnalité, attestait de cette
urgence morale d'envoyer autant de missiles nucléaires
qu'il est possible sur cette planète
peuplée de débiles*.
N'est-ce qu'un rêve en fait ? Des spécialistes
sont unanimes sur l'urgence de pouvoir quitter la Terre dès
2050 ... ce qui bien entendu ne sera pas à la portée
des Etats les plus puissants. Aussi, comment qualifier
une humanité qui envoie des milliards d'animaux dans
les abattoirs pour satisfaire ses simples plaisirs reptiliens,
qui refuse ne serait-ce que regarder la vérité
en face quand celle-ci oblige à se remettre fondamentalement
en cause ?
*
(Par exemple, dans la revue terraeco
n°17
(notamment un entretient entre Patrick Viveret et Laurent
Habib), nous apprenons que la communication des marques (ou
publicité) coûte 30 milliards d'euros en France
chaque année et 1200 milliards dans le Monde (40 fois
plus), alors que la FAO, l'ONU et le Pnud évalueraient
à 160 milliards d'euros annuels "les sommes nécessaires
pour répondre aux besoins vitaux de l'humanité,
la nourriture, l'accès à l'eau, à un logement
décent". Ne pourrions nous pas faire baisser le
gavage publicitaire obsessionnel, très débile
dans sa mise en forme au niveau cérébral du con-sommateur
moyen, de 15% - afin de restaurer une dignité de
vie pour tous les hommes ? Patrick Habib : "la publicité
affiche une triple promesse intenable : plus de nature, plus
de lien, plus d'authenticité... Tout ce que le capitalisme
a détruit". N'oublions pas également,
face aux mensonges chroniques des filières de la viande
(leboeufbonparnature.com), que le boeuf de boucherie (mais n'est-il
jamais devenu autre chose que la viande sur pattes ?) consomme
en moyenne 40% de fourrage de maïs, de tourteaux de colza
ou de soja qui proviennent des zones déforestées
du Brésil et de l'Argentine. Vegetarismus (ASV) :
"Sur une
surface de terre nécessaire pour produire un kilo de viande, on
pourrait produire 200 kilos de tomates ou 160 kilos de pommes de
terre. Pour la production d'un kilo de céréales, on a
besoin d'environ 100 litres d'eau tandis que pour produire un kilo de
viande on a besoin de 2.000 à 15.000 litres d'eau ! Plus de 50% des eaux polluées en Europe sont dues à l'élevage intensif.
Pour produire 1 kilo de viande on a besoin de 7 à 16 kilos de
céréales ou de soja. Par la « transformation » de céréales en viande,
on peut dire que 90% de protéines, 99% d'hydrates de
carbone et 100% de fibres sont perdus".
Et par voie de conséquence, le massacre animal désormais inouï
devient celui des êtres humains privés des
ressources alimentaires que la production de cadavre gâche
inexorablement, avec le soutien cynique et consensuel
des hommes et femmes politiques. Poursuivons la parenthèse
sur l'abject et la débilité avec L214 : "C’est dans les pays riches que la consommation de produits animaux est
la plus forte, un état de fait qui ne répond à aucune nécessité
nutritionnelle. Or, les « productions animales » y sont soutenues par
des aides publiques conséquentes.
Nous ne voulons plus que l’argent public serve à favoriser des activités qui font souffrir et qui tuent des animaux"...
Alors, on ose encore parler d'un Grenelle de l'Environnement.
Alors, comment pourrions-nous accorder le moindre crédit
aux hommes politiques qui ont conduit l'agriculture à
un désastre, quand de surcroît les médias
sont inféodés aux lobbies. Citons Coline Serreau
ayant réalisé le film "Solutions
locales pour un désordre global"
: « Ce qui
était précieux dans la biodiversité, c’est que chaque paysan
gardait et sélectionnait les semences qui convenaient le mieux à
son terroir, ce qui lui donnait la liberté et l’autonomie. Les
puissances industrielles sont venues mettre “de l’ordre” dans
cette liberté en confisquant et interdisant les semences locales et
en imposant des semences non reproductibles, qui ne poussent qu’avec
des engrais et des pesticides et qui sont protégées par des brevets
que la population paye, enrichissant ainsi les industries semencières
et pétrolières ». C'est un scandale d'une gravité inouïe,
mais vis à vis duquel la Justice, toujours très
étroitement maintenue et figée par les liens juridiques
choisis par le Pouvoir, garde un rôle coercitif et mortifère...)
Choisit-on vraiment son destin*
? Il semblerait que non. Au moment où j'écris
cette courte introduction, venant du coeur, l'anti-virus me
propose d'acheter la version payante - je refuse.
Aussitôt après, il me signale avoir détecté
un virus inconnu - qui intervertit chaque lettre. Curieux hasard,
ne trouvez-vous pas ? C'est dans la même veine que les
médias et le politique refusent le rapprochement entre
les abattoirs et les camps de la mort ("Un
éternel Treblinka"
inspiré par Isaac Bashevis Singer), entre travail à
la chaîne et extermination (Fordisme et financement d'Adolphe
Hitler), entre Terrorisme et complot occidental assimilé
à un révisionnisme ("La
terreur fabriquée made in USA"
ou "11 septembre : le mythe du 21e siècle"
de Webster G. Tarpley), quand les médias eux-mêmes
ont pour principale vocation de ... désinformer ("11
septembre, la faillite des médias"
ou "une conspiration du silence" de David Ray Griffin). Comme
il est facile de refuser de regarder, de se couvrir les yeux,
de se boucher les oreilles, de s'en remettre au dogmatisme ambiant, à l'habitus
et à la pensée unique*. Ainsi, l'homme politique
ou le décideur occulte a sa vie simplifiée
: comme se montrer devant la caméra juste après
une catastrophe, et faire s'écrouler des tours jumelles,
ou simplement faire supprimer partout dans le Monde la chaire
en Micro-biologie (l'étude des sols vivants, supprimée
en France en 1986) pour offrir une autoroute à l'industrie
chimique dérivée de celle de la seconde guerre
mondiale, pour un recyclage du gaz de combat en pesticide.
Claude Bourguignon : "Nul besoin d’être prophète. Tout ce que les écologistes sérieux ont
avancé depuis trente ans se vérifie aujourd’hui. Nous jouons à l’heure
actuelle l’avenir de notre civilisation. Nous sommes en train de vivre
l’Austerlitz de l’Occident. Que va-t-il se passer si on laisse faire ?
L’Occident va s'écrouler parce qu’il n’y a plus de critiques, plus de
remises en cause. Et nous allons mourir comme toutes les civilisations
par destruction des sols. Comme l’empire romain, les mayas...".
*
(De la même manière que les habitudes carnées
sont une résultante de l'appauvrissement de
la nourriture industrielle de plus en plus frelatée
(désormais : ionisation ou irradiation des aliments :
http://www.irradiation-aliments.org,
OGM qui permettent soit que la plante tolère plus d'insecticide,
soit qu'elle le fabrique, soit les deux : http://www.ogmdangers.org)
et que le peuple est volontairement maintenu dans une ignorance
médiatique et son inertie, le terrorisme est la création
du mythe permettant de justifier un colonialisme
sans remettre en cause l'utopie démocratique et
l'humaniste dont s'affuble le Monde moderne. A l'instant où
les tours du 11 septembre se sont effondrées, j'ai eu
la sensation d'un spectacle
et l'intuition d'un coup
d'Etat.
Webster G. Tarpley à propos de son livre : «
Ce livre défend la thèse selon laquelle les
événements ont été délibérément
déclenchés par un réseau putschiste. En
d'autres termes, son analyse considère les événements
du 11 septembre 2001 comme une provocation délibérée
fabriquée
par un réseau putschiste de hauts responsables qui infeste
l'appareil militaire et sécuritaire étanusien
et britannique, et qui est en fin de compte dominé par
les financiers de Wall Srteet et de la City de Londres ».
Comprendriez-vous alors mieux l'insignifiance des faits divers
qui sont la matière molle et décousue des journaux
télévisés, entrecoupée de publicités
décérébralisantes et de feuilletons très niais
? Il n'existe que deux procédés complémentaires
pour diriger la masse humaine rendue à l'état
de cérébralement amorphe : la carotte (publicité
et "travailler plus pour gagner plus") et le bâton
(chômage et terrorisme). Cette insignifiance est le moteur
des processus mis en oeuvre, tout comme la signature
de notre civilisation : « Vous demandez si l'épreuve de la liberté ne devient pas insoutenable. Elle ne le devient que pour autant que l'on n'arrive à rien faire de cette liberté. Nous voulons la liberté pour elle-même certes, mais aussi pour pouvoir faire des choses. Si l'on ne peut ou ne veut rien en faire, la liberté devient pure figure du vide. Horrifié devant ce vide, l'homme contemporain se réfugie dans le laborieux surremplissage de ses "loisirs" dans un train-train répétitif et accéléré. Aussi, l'épreuve de la liberté est indissociable de l'épreuve de la mortalité. Un être ne peut être autonome s'il n'a pas accepté sa mortalité. Une vraie démocratie, qui s'auto-institue, qui peut toujours remettre en question ses institutions et ses significations, vit dans l'épreuve continue de la mortalité virtuelle de toute signification instituée. Ce n'est qu'à partir de là qu'elle peut créer des "monuments impérissables", démonstration pour tous les hommes à venir de la possibilité de créer la signification en habitant le bord de l'Abîme. Or il est évident que l'ultime vérité de la société occidentale contemporaine est la fuite éperdue devant la mort, la tentative de recouvrir notre mortalité, qui se monnaie de mille façons
»,
C. Castoriadis (« Carrefours
du labyrinthe »). C'est ainsi qu'un rapprochement est à faire
entre crème anti-âge et lutte du Bien contre le Mal (Ben Laden).
Mais, citons toujours Cornelius Castoriadis : « L’individu
n’est, pour l’essentiel, rien d’autre que la société.
L’opposition individu/société, prise rigoureusement, est une
fallace totale. L’opposition, la polarité irréductible et
incassable, est celle de la psyché et de la société. Or la psyché
n’est pas l’individu ; la psyché devient individu
uniquement dans la mesure où elle subit un processus de
socialisation – sans lequel d’ailleurs ni elle ni le corps
qu’elle anime ne sauraient survivre un instant ». C'est ainsi
que le mythe se fabrique, car l'individu renonce à sa
personnalité ; et, il devient aliéné, son imaginaire clos
est : « dominé par un imaginaire vécu comme plus réel que le
réel, quoique non su comme tel, précisément parce que non su comme
tel. L’essentiel de l’hétéronomie – ou de l’aliénation, au
sens général du terme – au niveau individuel, c’est la
domination par un imaginaire autonomisé qui s’est arrogé la
fonction de définir pour le sujet et la réalité et son désir ».
Ce mythe moderne du terrorisme, et son instrumentalisation à
outrance, trouve une énergie naturelle dans la psyché
collective qui l'alimente - quand l'individu ... renonce :
« Les gens s'aperçoivent que l'objectif central de la vie
humaine ne peut pas être de changer de voiture tous les trois ans
plutôt que tous les six. Mais ils ne peuvent pas, jusqu'ici, trouver
en eux-mêmes la ressource pour aller au-delà. Il ne s'agit pas
seulement de créer une nouvelle conception politique, il s'agit de
mettre en cause tout un mode de vie et d'en concevoir un autre,
puisque dans la société de consommation règne des partis
bureaucratiques, pouvoir de l'argent et des médias,
superficialisation de la culture sont intimement liés et
solidaires » (cité dans Le Monde du 28 décembre 1997).
Ainsi, comment s'étonner que tant d'individus, plutôt
des fientes, soient partisans de la peine de mort
(de la vengeance simple au délire crétin
de la rédemption par la Justice des hommes - à
laquelle s'opposa l'Eglise, de la rédemption à
l'exemplarité destinée aux foules), ou traquent
des animaux pour le
plaisir de tuer,
quand la multitude se satisfait avec une facilité déconcertante
des abattoirs, des élevages industriels. A propos de l'injection létale aux USA
: « Une substance à base de curare paralyse les muscles,
tandis qu'une autre congèle et détruit. Mais la sensibilité ne
disparaît pas, seulement la possibilité de hurler et de se rebeller
contre l'horreur. On a la sensation d'exploser de l'intérieur et on
ne peut pas même crier » (Mario Marazziti, porte-parole de la
Communauté de Sant'Egidio et cofondateur de la Coalition mondiale
contre la peine de mort, selon une source du British Medical Journal). A propos
de la peine de mort en Chine, la dynastie Tang l'avait abolie
en 747. Alors, reconnaissons le,
la Shoah n'aura pas servi à faire éveiller
la conscience intérieure d'un regard qui se tournerait
vers l'animal de boucherie. Nous sommes des monstres, de purs salauds,
et les têtes n'ont même plus le cerveau imbibé
d'alcool, - mais de matière fécale. Que fait alors
Kadhafi en France ? Une partie de chasse en forêt
de Rambouillet et dans le parc du château de Chambord.
Il ne s'agit plus officiellement de "chasses
présidentielles", mais de battues de régulation
du gibier. Les participants s'y soumettent l'âme
en peine. L'âme aurait des raisons de saigner, car la
prévalence d'un inconscient collectif - qui serait contrait
puis infléchi par l'hétéronomie - fut comme
déjà dévoilée par C. G.
Jung (Dialectique
du Moi et de l'Inconscient)
: « On commettrait une erreur en supposant que
l'inconscient agit en quelque sorte en fonction d'un plan général
quasiment réfléchi, comme s'il visait quelque
but ou qu'il tendit à sa réalisation (...)
La motivation efficiente, dans la mesure où il nous
est possible de l'appréhender, semble pour l'essentiel
être la recherche et la poursuite instinctive de la réalisation
de soi-même. S'il s'agissait d'un processus vital (qui
serait comme une loi téléologique), tous
les individus qui jouissent encore d'une inconscience excessive
devraient être mus par une poussée irrésistible
vers un degré de conscience plus élevé.
Or, manifestement, il n'en est rien. Des couches entières
de population, malgré l'inconscience notoire dans laquelle
elles vivent, ne présentent aucune propension à
la névrose (...) le conscient apparaît comme
un domaine d'expérience d'une extension
indéterminée et imprécisable »,
et de dire : « C'est parce que l'inconscient n'est
pas simplement un monde réactif de reflets, mais parce
qu'il est une activité indépendante, créatrice,
que son domaine d'expérience constitue un monde en soi,
une réalité propre et sui generis, dont nous devons
bien voir qu'elle agit sur nous, comme
nous agissons sur elle
». Le problème particulier de la Modernité,
sont ces artefacts multiples, étrangers, qui entendent
s'immiscer dans la psyché collective... A propos de l'ouvrage de Jung,
citons la
Société Française de Psychologie Analitique : « Rappel de la
distinction entre l’inconscient personnel et collectif ; la
persona est définie en fonction de la psyché collective. Elle
comprend l’ensemble de faits psychiques qui sont perçus comme
personnels. Il ne s’agit cependant que du masque de la psyché
collective. La véritable personnalité individuelle réside dans le
soi inconscient qui, en dépit du sentiment conscient du moi d’être
identique à la persona, se fait sentir directement et indirectement
dans le choix et les traits de la persona (…) La reconstitution
régressive de la persona est considérée comme une tentative
insatisfaisante faite par le patient pour se dégager de la psyché
collective. Le contact de la psyché inconsciente avec la psyché
collective se solde par une défaite, traumatisante pour le patient,
de la persona. Pour y échapper, certains grimpent sur de nouveaux
sommets alors que d’autres plongent dans les abymes. Ceux qui
refusent catégoriquement et refoulent les contenus de la psyché
collective sont cités en exemple de la seconde forme de fuite qui
conduit inévitablement au rétablissement d’une persona rabougrie.
C’est ainsi que Faust renonce à sa liberté pour soupirer vers une
vie simple. Dans la mesure où il n’est pas possible de retrouver
l’état de conscience naïve antérieure, l’individu qui choisit
cette voie s’expose à une vie de résignation, d’amertume et
d’état maladif de névrose chronique (…) Description des effets
de l’identification à la psyché collective comme échappatoire au
traumatisme résultant de l'écroulement de la persona consciente.
Pour se libérer de l’étreinte de la psyché collective et au lieu
de l’ignorer comme dans la restauration régressive de la persona,
l’individu éprouvé l’accepte si totalement, qu’il en est
dévoré, se perd en elle, et ne peut donc plus se concevoir comme
une entité distincte. De tels individus ont souvent le sentiment
d’être détenteurs d’une grande vérité. Il y a de puissantes
incitations à s’accrocher à cette identification à la psyché
collective : elle rehausse le sens de sa propre vie, promet une
riche moisson de connaissances, et donne l’impression que la vie a
pris tout à coup une nouvelle direction. Mais en définitive, les
effets de l’identification sont néfastes parce qu’on ne jouit
pas des bénéfices de la psyché collective mais on s’y identifie
(inflation). Malgré les semblants de récompense et gratification
qui accompagnent l’inflation, il est montré que la capacité
d’autocritique disparaît ».
Ambiguïté de toute théorie du complot
... mais aussi de ses nombreux détracteurs qui forment
une majorité. Il n'empêche, Claude Bourguignon
donne un sens historique à son propos lorsqu'il affirme
qu'il n'aura jamais le prix Nobel...)
*
(La pensée unique n'est pas imputable qu'au lobbying,
à l'Education et à la bêtise, et la politique y
a une part grandissante, - pour ses propres affaires. Ainsi,
pour l'année 2010 et selon RSF : "La France perd
encore une place (44e derrière le Surinam).
La majorité présidentielle a eu des mots très
menaçants, parfois insultants, envers certains médias.
Les déclarations ont eu une résonance mondiale et, dans
beaucoup de pays, le gouvernement français n'est plus considéré
comme respectueux de la liberté d'information".
Jean-François Julliard : "Il est inquiétant de constater que
plusieurs Etats membres de l’Union européenne continuent de perdre
des places dans le classement. Si elle ne se ressaisit pas, l’Union
européenne risque de perdre son statut de leader mondial dans le
domaine du respect des droits de l’homme"... Nous pourrions citer la
loi Gayssot critiquée par : "des personnalités comme l’académicienne française
Simone Veil ; le Secrétaire perpétuel de l’Académie française,
Hélène Carrère d'Encausse ; les ministres Jean Foyer, Jacques
Toubon, Alain Peyrefitte ; les historiens Henri Amouroux, Pierre
Vidal-Naquet, Annie Kriegel, François Furet, Alain Besançon,
Jacques Willequet et François Bédarida ; la fondatrice de
l’Institut de recherche Hannah Arendt, Chantal Delsol ; le prix
Nobel d’économie 1988, Maurice Allais ; les écrivains Michel
Tournier, Louis Pauwels, Michel Houellebecq, Philippe Muray, Jean
Daniel, Vladimir Volkoff, Michel Rachline et Alain Robbe-Grillet ;
les magistrats Philippe Bilger, Alain Marsaud et Raoul Béteille ;
les juristes Olivier Duhamel, Anne-Marie Le Pourhiet, Emmanuelle
Duverger, André Decoq et Guy Carcassonne ; les avocats Jacques
Vergès et John Bastardi Daumont ; le philosophe Paul Ricoeur ;
l’humoriste Bruno Gaccio ; des défenseurs de la liberté
d’expression comme le fondateur de Reporters sans frontières
Robert Ménard (qui la dénonce comme une « police de la pensée »)
et Gabriel Cohn-Bendit ; les journalistes Dominique Jamet, Delfeil de
Ton, Alain Rollat, Albert du Roy, Philippe Tesson, Jacques Julliard
et Ivan Rioufol ; ou encore l’ancienne présidente de la Ligue des
droits de l’homme, l’historienne Madeleine Rebérioux. À
l’étranger, le linguiste américain Noam Chomsky s’en est
déclaré l’adversaire absolu. Pour le physicien et intellectuel
belge Jean Bricmont, « la loi Gayssot est une régression juridique
de plusieurs siècles ». Les présidents Hugo Chavez et Mahmoud
Ahmadnedjad ont, quant à eux, condamné sévèrement cette
répression", selon Paul-Éric Blanrue, Historien et Fondateur du Cercle
zététique. Nous sommes bien obligés d'étudier des
ouvrages d'investigation écrits à l'Etranger...)
La bêtise du
plus grand nombre, elle est donc immense - "mais c'est énorme
ce que tus dis là", comme le clamerait Fabrice Luchini
- fait le reste. Ceci ne peut que très mal finir... Il y a quelque chose d'extrêmement
perverti dans l'âme humaine - et qui ne saurait avoir
l'excuse existentielle du monde animal ou végétal...
Des êtres libres et évolués n'accepteraient
jamais
de subir le gavage publicitaire - et c'est le signe d'une espèce
très infectée, très agitée. A la
limite, l'humain peut servir de nourriture, exactement comme
il le fait lui-même des espèces qu'il domine.
Se soucie-t-il de la souffrance animale, de ses semblables,
de l'intelligence, de sa planète ? Pour quelle
raison faudrait-il épargner l'engeance ??? Pour
une poignée de chercheurs, d'artistes, de philosophes
? Nous pourrions en faire un objet de curiosité, sous
haute surveillance ... mais je ne le conseille pas. Si le monde
était peuplé uniquement d'informaticiens, de publicistes,
de marchands et d'hommes politiques, nous lui souhaiterions
ce qu'il justement fomente, entretient au nom de la Croissance
qui n'existera que tant que se manifestera la possibilité
d'asservir encore plus en avant la Nature, et de détruire
tout ce qui peut l'être. Si cela ne suffit pas, il reste
la guerre, les guerres militaires qui sont une forme dérivée
de celle économique... Pour le comprendre, citons simplement
Roosevelt : «
En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un
événement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu
pour se dérouler ainsi », et Le sénateur Harry Truman le 24 juin
1941 : « Si nous voyons l'Allemagne gagner, nous devrions aider
la Russie et, si la Russie est en train de gagner, nous devrions
aider l'Allemagne, pour que le plus grand nombre possible périsse
des deux cotés
».
Les sociétés démocratiques sont l'émanation
d'une sorte de schizophrénie collective et l'encouragement
de délires (biopolitique ou biopouvoir foucaultien) qui s'amalgament comme des oxymores ... plutôt
des "occire plus". Cela fait longtemps que
les Lumières ont renoué avec la vie naturelle
(c'est la compétition, le progrès, l'utilitarisme,
la phénoménologie, enfin la rationalité
dite en finalité) - tout en augmentant
continuellement la rupture avec le vivant dont nous
nous sommes alors radicalement exclus. Les religions dites
exotériques ont eu leur part de responsabilité
historique dans le processus qui touche aujourd'hui à
son terme, - quand la Raison discursive seule, et non plus holiste, accouche
désormais des choix de société, quand l'Homme
lui-même est devenu objet de marchandisation du Monde.
Il est à craindre que l'inertie de la chose paradoxalement inhumaine entérinera les pires visions catastrophiques dont l'Art est devenu l'organe prémonitoire, pas
seulement l'émanation des peurs collectives qui elles
mêmes sont dorénavant instrumentalisées dans le cadre de la
société
de contrôle (Orwell,
Huxley, Debord, Foucault, Deleuze, Chomsky) ... et en excusant
par avance les nombreux raccourcis qui permettent de construire
cette rhétorique en correspondance avec ma perception
de choses prétendument concrètes, - mais dont
l'affect n'est pas étranger. Je n'ai pas la prétention
de détenir la vérité, mais de tenter -
pour une raison impérieuse qui me dépasse - de
déconstruire les différentes arcanes ayant assujetti
notre pensée de groupe. Bref, je ne me satisfais
aucunement du "prêt à penser", encore
moins de l'information préalablement digérée,
car subodorant presque à chaque fois anguille sous roche...
Et l'Afghanistan, pays
producteur pauvre de la drogue ? Le journaliste Vincent Nouzille
raconte comment l'administration Bush a fait payer 5,5 milliards de
dollars (4 milliard d'euros) à la France, comme prix de sa
« trahison » lors du déclenchement de la guerre en Irak
en 2003. Or, la France, par l'entremise d'un Préfet, m'avait fait supprimer
... le droit de vote (et dont je n'ai que faire) à cause de mon engagement contre la première
guerre en Irak (essayer d'en saisir les arcanes cachées et ne pas
gober des inepties officielles), mais une Nation entière peut être
punie par les Maîtres du Monde. Sachant que l'argumentaire du
terrorisme est grotesque face aux vrais enjeux énergétiques, géopolitiques et
stratégiques, vis à vis de la Russie et la Chine, la bonne question
à se poser pourrait être celle-ci : en usant de quelles menaces ou
chantage a-t-on contraint la France - pour qu'elle s'investisse en
Afghanistan ? Sachant que les médias officiels ont perdu toute
crédibilité - à force de se coucher et ... de renoncer à
l'intelligence - voici une vidéo humaniste qu'il conviendrait de
regarder avant qu'elle ne soit supprimée (oui, comme toutes les autres) :
http://www.dailymotion.com/video/xz3gx_terrorisme-verites-et-mensonges_people
. (écrit fin 2010). Il est à craindre, sous couvert
du terrorisme fabriqué, qu'il s'agisse plus sérieusement
d'une mise en place stratégique pour la prochaine
guerre mondiale, - celle ultime qui surviendra probablement
avant les grandes famines... Peu d'Humanité y survivra,
cela paraît déjà certain - et c'est peut-être
la finalité recherchée...
Alors,
ai-je une flotte de guerre à ma disposition ? Non, et
vous vous en doutiez.
Mais infecter la toile numérique avec des virus ... est-ce
anodin ? Non. Et pourquoi n'est-ce pas anodin ? Parce que l'Histoire
est nourrie de mensonge et de manipulation, malgré l'Ethique
à Nicomaque, avec un coût humain effroyable.
Et voyez-vous quelque différence entre le mensonge
marchand et celui politique, entre la contamination informatique
et la fabrication américaine du terrorisme et du 11 septembre
? Aucunement en ce qui me concerne. Il n'a jamais existé
de groupe de personnes, d'individu désirant faire le
bonheur du peuple malgré lui, - et Marx qui croyait en
sa bonté naturelle, contrairement à Rousseau
lui-même, a propagé une utopie génératrice
des pires dictatures, celle communiste en Chine devenant
le règne du capitalisme mondial qui va avaler le reste
du Monde...
Qui suis-je ? Un
photographe amateur sans nul doute. Des photographes professionnels
de paysage, en connaissez-vous beaucoup ? Il y en a une poignée
qui arrivent à subsister comme ils le peuvent, contrairement
à la Grande-Bretagne où la complexité administrative
est absente, l'impôt moins élevé, la Culture
moins nihiliste, la
loi considérablement moins liberticide pour la photographie.
Je
n'essaye plus de diffuser mon travail
: je
le laisse ainsi libre d'accès dans le cadre d'une
utilisation strictement non rémunératrice, j'en
interdit tout usage aux organismes touristiques,
aux conseils régionaux ou structures faussement culturelles qui
feraient leur beurre, rémunérant de manière indigente
quand le tarif appliqué est une insulte au regard
de l'investissement réel. Finalement, en déduisant
le temps de la précarité qui n'est jamais éloignée
de l'artiste (avec ses restrictions de déplacement
appliquées à 100%), les contraintes imposées
au statut de travailleur indépendant et à
celui d'artistique (limitation du nombre de tirages etc.), aussi
les journées perdue à cause de la camelote
informatique qui devient moins fiable et moins compatible chaque
année, il est assez juste d'affirmer que le temps
réel passé à photographier oscille entre 5
et 10% de ce qu'il devrait être si seulement
il avait existé une volonté politique de soutenir
la vocation. Seulement voilà, le soutien culturel ne
concerne que l'aspect marchand de la chose - au détriment
de la créativité. Juste un mot pour finir cette
plainte : convier de croire que les vendeurs ont un
sérieux grain dans ce pays, comme mentir sur
la disponibilité, se tromper dans les références,
les quantités, les deux à la fois, insulter ensuite, ou
expédier un appareil dans une ... simple enveloppe
en papier. C'est extraordinaire de redécouvrir alors,
en Angleterre et en Allemagne, un professionnalisme,
un savoir vivre qui ont fichu le camp de notre pays. Alors,
est-ce un aspect positif ? Certes oui, comprendre qu'il est
stérile dans la politique de croissance d'entreprendre
quoi que ce soit de Beau ou de Bien (dans le sens platonicien),
que la civilisation esthétique est définitivement
morte - au profit de celle du plaisir, mais un plaisir
qui ne saurait être confondu avec le Bien, et qui fait
que pour Leo Strauss la foule manifeste une difficulté
innée à adhérer à la vie selon
la philosophie (il faut la moduler, créer des ésotérismes,
pour que l'élite minoritaire respecte la multitude -
selon Aristote). La société égalitariste,
oublieuse de l'idéologie de « la poursuite sans joie de la joie »
selon Locke, n'est devenue qu'une foire d'empoigne où
c'est à celui qui sera le plus habile, plus fourbe, manipulateur,
dans un Monde nihiliste : « Le désir d’anéantir le
monde présent et ses potentialités, un désir qui ne s’accompagne
d’aucune conception claire de ce que l’on veut mettre à sa place »,
selon Leo Strauss qui s'opposa donc à Max Weber
soutenant une influence centrale des religions dans
l'origine de la "rationalité
en finalité"
qui caractérise l'Occident moderne : «
L'apparition du rationalisme
économique ...
dépend de la capacité et de la disposition des hommes à
adopter des formes déterminées d'une conduite de vie
caractérisée par un rationalisme pratique
(...)
parmi les
éléments les plus importants qui ont façonné la conduite de vie, on
trouve toujours, dans le passé, les puissances magiques et religieuses
ainsi que les idées éthiques de devoir qui sont ancrées dans la croyance
en ces puissances »,
processus
sociologique
qui serait à l'origine de la bureaucratie, du
capitalisme, excluant progressivement l'approche
ontologique, le sens premier (l'idéal-type saisi comme
une utopie au sein de l'approche simplificatrice du sociologue), la personne, l'essence des
choses, qui a en conséquence désenchanté
le Monde, en trois vagues selon Leo Strauss : crise anti-théologique,
anti-superstition, positivisme annoncé déjà
par Nietzsche et Heidegger. Comment justifier ensuite une valeur pour des
photographies, dès lors qu'elles ne pourraient désormais
être mesurées que dans la perspective globale des
êtres du processus en finalité ? Le culte
démocratique rendu à l'individu, qui sert
désormais à flatter pour diriger vers
les plaisirs toujours plus lucratifs, l'éloigne
sans cesse de lui-même, de l'Être ... et paradoxalement
des rêves utopiques qu'eurent John
Locke et ses amis. Selon Max Weber encore, la Culture est
l'affirmation d'un ensemble de valeurs, - mais n'est-ce pas
désormais, et uniquement, un rationalisme pratique,
dont il s'agit ici, pratique car moral (l'éthique du
devoir sans la signification de l'existence), - origine éthique
et psychologique de l'émergence du capitalisme (une valeur
libératrice de gauche, à l'origine éthique
économique protestante), en opposition à Marx
? Il s'agit d'une mécanique de la pensée qui amena
la mécanisation du Monde ; ainsi, déjà,
Socrate fut mis à mort par la Démocratie, car
la Cité - tout comme la croissance actuelle - ne ressent
plus le besoin des philosophes, ni - et c'est une inversion
actuelle - des artistes qui seraient
non nihilistes. Je cite plus loin dans le texte
Theodor W. Adorno
pourfendeur
de la Raison pure (qui sert à dominer les consciences)
et qui fait ce constat vis à vis de la pensée
esthétique moderne ou ce qui pourrait en tenir lieu :
«
Le Nouveau, en tant que cryptogramme, est l'image de la ruine (cette
destruction qui menace le Monde moderne, image de la destruction
totale inspirée par la Shoah et l'arme nucléaire)
; l'art
n'exprime l'inexprimable, l'utopie, que par l'absolue négativité de
cette image. En elle se rassemblent tous les stigmates du repoussant et
du répugnant dans l'art contemporain
»
(Théorie esthétique).
L'esthétique n'est plus une métaphysique de la
vérité (ou recherche de la source de la beauté
sensible), comme le furent le reflet de l'intelligible chez
Platon, même l'idée chez Hegel, ou la volonté
chez Schopenhauer, aussi l'Être chez Heidegger :
« Ce n’est que par l’œuvre d’art, en tant que l’être qui est, que tout ce qui apparaît par ailleurs et se trouve déjà là est confirmé et accessible, élucidable et compréhensible, en tant qu’étant ou au contraire en tant que non-étant. C’est parce que l’art,
en un sens insigne, porte l’être à se tenir dans l'oeuvre et à y
apparaître en tant qu’étant, qu’il peut valoir comme le
pouvoir-mettre-en-œuvre tout court, comme la techné ».
Le Beau de nature spirituelle, reliant l'âme (qui
serait le passage de l'intelligible dans l'Unité des
êtres - Ennéades de Plotin), est à rechercher dans
la forme et non la matière elle-même, pour
l'oeuvre plus symbolique que réaliste. L'Art contemporain
est ainsi doublement monstrueux, satanique (à rebours)
quand il copie le réel, maladif quand il fait resurgir
la névrose du mal-être. La Modernité marchande
y trouve là son compte, le culte de la laideur déconstruit
les dernières valeurs traditionnelles, uniformise la
Masse et les produits de consommation courante, - pour l'économique qui
est l'ultime sens d'un Monde qui a perdu le sien. Le romantisme
a ajouté le sublime au Beau platonicien, porteur de démesure
et parfois d'horreur, mais que reste-t-il du romantisme
? N'espérons pas non plus un retour à l'enchantement
du Monde dans la Théorie esthétique d'Adorno,
toujours influencée par la pensée marxiste,
- il s'agit uniquement de contestation créative,
ou de créativité contestataire, face à
la technocratie dominée par la seule Raison, - mais pour
un ultime espace utopique libéré de toute influence,
un vide dans le vide en quelque sorte...
Qui
suis-je ? Un photographe totalement raté ! Mais ce Monde,
ce Monde ... quelle merde ; la pollution des sols et de l'air
est à la mesure de l'affront. J'ai appelé ce site
Pleinouest35
en
2003, car, en France, si vous n'avez pas suffisamment de
photographies à placer, vous vous retrouvez chômeur
ou bien vous changez de métier*,
il n'y a pas d'autre alternative que marche ou crève
- puisque l'aide apportée par l'Etat est négative
(j'ai appelé à l'aide ... on m'a fait radier
aussitôt) et que le sponsoring*
est volontairement découragé (tout comme les Fondations,
trop libres au goût des Jacobins), - il ne vous reste
alors que les 35 jours de congé pour être créatif,
vous éloigner de l'Auvergne arriérée, si
ce n'est que les fonctionnaires profitent de l'absence légale
pour convoquer et tricher sur les chiffres du chômage,
exactement comme on lâcherait les chiens sur un miséreux.
Ce sont des méthodes face auxquelles être
soi-même en règle n'a plus de poids, vous
n'êtes qu'une marchandise quand l'idéal démocratiques
est un leurre. En réponse, le matériel photographique
utilisé pour Pleinouest35 et BITOOKU
est volontairement acheté à l'étranger
(légalement en Europe) afin de verser ailleurs la TVA,
en attendant d'être enfin frontalier et ne plus rien acheter
en France. A prendre les gens pour des chiens, il ne faut pas
s'étonner qu'ils finissent par se comporter comme
tels. Je ne publierai pas, ni ne vendrai de livre dans
un pays qui n'a de cesse de briser la vocation artistique,
je lui souhaite bien du plaisir pour la formidable déculturation
qui est en œuvre en ce moment même... J'ai cité
ailleurs un livre de Renaud Camus (La
Grande Déculturation),
qui atteste que le phénomène de déculturation
procède de l'utopie égalitariste ("Ceux qui prétendent combiner culture et égalité, éducation et égalité, et introduire l’égalité ou seulement de
l’égalité dans la culture ou l’éducation, s’abusent eux-mêmes ou
abusent les autres, ou les deux, car il y a une incompatibilité
radicale, fondamentale, insurmontable, entre ces domaines, ces champs ou
ces valeurs. L’égalité est aussi absente de la culture qu’elle l’est de
la nature"),
que la Culture est déjà morte en France...
C'est uniquement la polysémie du terme qui entretient
l'illusion, en faisant appeler Culture ce qui naguère
était soit du divertissement, soit du commerce, soit
un habitus. Le plus paradoxal,
étranger à l'entendement commun, sont ces idéaux humanistes
(donc matérialistes) qui furent à
l'origine du développement du capitalisme qui deviendra sauvage,
- libre échange, et que
ceux-ci finirent par être identifiés comme valeur
de la Droite, prenant à son compte (raison
marchande que méprisait l'Ancien régime) le principe égalitaire, mais à
rebours, c'est à dire en uniformisant, détruisant
ses valeurs traditionnelles,
ou en en interdisant l'accès à la multitude
standardisée ... comme les produits de consommation
qui lui sont destinés.
Ainsi, la finalité nivélatrice dans le Monde moderne
est univoque, que ce
soit par le bolchevisme ou la société américaine
qui parait avoir été la plus ignare. Le communisme
s'est effondré, le capitalisme ne survit que par la croissance... Photographe
raté*
donc ? Sans nul doute (je n'arrive pas à faire un
portrait - tant un geste non marchand parait aujourd'hui
anormal), du moins au regard de la modernité qui a* tout
de l'imposture, de l'affabulation consensuelle, qui ne pourrait même
pas le revendiquer, puisque trop éloignée
elle-même de sa critique, qui s'accroche à des dogmes
qui associent idéologie et pragmatisme marchand.
Ce qui serait intellectuel est devenu l'agitation d'un
hochet qui sert à brasser ... du vide, à divertir
la Masse, tout comme l'art ou ce qui en tient lieu, sapant
l'idée de valeur qui ferait penser ou sentir, pour une
instrumentalisation de toute chose (exemple d'oxymore : développement
durable). La raison ? Multiple, ceci est incontestable,
- un peu comme un empilement de tiroirs dont les contenus se
cachent, se dérobent : mensonge, illusion, instrumentalisation,
clientélisme, corruption, mais surtout rupture
ontologique avec le vivant*,
une conséquence de l'humanisme des lumières.
Ce que nous appelons modernité est la prévalence
à l'ontique avec l'Homme en primauté. La
conséquence est conforme avec l'application
des idées utopiques qui l'on portée : uniformisation,
abêtissement (inné ou volontaire), exploitation
de l'être humain et des animaux, puisque l'absence de
verticalité rapproche toujours davantage les uns et les
autres dans l'affreux et l'abject*.
A force de m'agiter - de cogiter - j'ai fini par me faire supprimer
le droit de vote (dont je démontre la fabuleuse faiblesse de
la dialectique - plutôt rhétorique pavlovienne assénée
quotidiennement, ou une dialectique éristique),
un acte inutile puisque le système
est composé d'individus qui ne pensent
plus, - et dont on fait tout ce qui est économiquement
possible pour qu'ils ne pensent
plus : précarité, stress, terrorisme*, comportement
citoyen, crise, croissance, chômage, programmes et divertissements
débiles, etc.
*
(Imaginez la quantité de musiciens ou d'écrivains,
constituant notre Culture française, qui - si c'était
à l'époque - auraient dû changer de voie
selon l'exigence politique de l'ANPE, qui est, comme les statistiques
de l'Insee et les analyses de l'Ifrap le prouvent avec sagacité,
un producteur de chômeurs et donc de main d'oeuvre maléable) *
(Pour les jeux débiles, il y a toujours de l'argent.
Exemple : selon TNS sport, ce sont 4 milliards d'euros qui ont
été investis sur le marché du sponsoring
sportif en 2006) *
(Ce qu'il convient ici de savoir, - c'est que le photographe,
en tant que tel, n'est pas reconnu en France (absent de la
liste officielle des métiers d'art et impossibilité
de faire reconnaître les droits d'auteurs par les Hôtels
des Impôts, mais aussi : nombre de tirages limité
à 30 exemplaires signés, numérotés, accompagnés du certificat d'authenticité), dans
le simple fait de réaliser des clichés, faisant
que la loi inique, voir même scélérate,
rend l'activité plus artistique périlleuse
(par rapport à la Grande-Bretagne par exemple). Il ne
faut pas s'en étonner, la
seule raison ayant encore un sens est de pousser la vocation
vers le commerce,
le rendement et le chiffre d'affaire, comme avec la
PAC qui aide les plus grosses productions agricoles (qui en
ont le moins besoin), au détriment des petits agriculteurs
incités alors à s'endetter ou à se suicider...
Démocratie ? C'est marche ou crève plutôt...) *
(Considérant la Tradition dont le peuple est subtilement
écarté (et dans l'illusion où il pourrait
ne pas l'être, au sein d'un système sans
caste, sauf celles reconstituées des richesses
matérielles, c'est à dire de l'avoir uniquement
et non de l'être) au profit de son exploitation ou de
son contrôle, deux aspects désormais formidablement imbriqués) *
("Avec le vivant" est une conséquence, - la
rupture fut préalablement celle de l'être avec
soi-même, dans le sens, chez Heidegger, de l'Etant qui
assassine à chaque instant l'Être...) *
(Exemple : le nazisme qui est un phénomène
moderne et la face noire de la Démocratie, ce que
les utopistes et les esprits conditionnés refuseront
toujours de considérer) *
(Pseudo-terrorisme.
Il parait évident que la soi-disant appartenance à
Al Quaida (selon Alain Chouet, ancien directeur du service de
renseignement de sécurité à la DGSE : "Comme
bon nombre de mes collègues professionnels à travers le monde,
j'estime, sur la base d'informations sérieuses, d'informations
recoupées, que Al Quaida est morte sur le plan opérationnel dans les
trous à rats de Tora Bora en 2002")
est instrumentalisée pour diverses raisons, de l'opportunisme
géopolitique à la facilité journalistique
de la pensée unique, quand il parait flagrant que
les apparitions de Ben Laden - non recherché pour
les attentats selon le site du FBI - sont des faux grossiers.
Le terrorisme et sa mouvance ? Il s'agit de résistance
dans les pays occupés, comme le fut, en France, celle
contre l'occupation nazie, quand on fait tuer 1.2 millions
d'Irakiens et poursuivre une guerre d'occupation chez les Afghans.
Notons l'information apportée par Benazir Bhutto, passée
sous silence ou presque, de Ben Laden tué par Omar Saeed
Sheikh, et dont Pervez Musharraf a cette conviction
qu'il fut recruté par le MI-6, comme agent double britannique,
en plus d'être agent de l'ISI - agence militaire
pakistanaise - selon Paul Thompson. l'ISI aurait fait 2 milliards
de dollars de bénéfice en 1999, selon le Programme
des Nations-Unies de la Surveillance de la Drogue, et Ben Laden
aurait pris 15% de commission en échange de sa protection.
Selon CNN : "Les Taliban sont très largement accusés d'être la création des
services de renseignements militaires du Pakistan (l'ISI). Les experts
disent que cela explique les succès militaires rapides des Talibans",
et selon le Wall Street Journal en novembre 2001 : "Malgré leurs mentons rasés et
leurs uniformes repassés, les hommes de l'ISI sont aussi
fondamentalistes que tous les barbus fanatiques ; l'ISI a créé les
Taliban pour qu'ils soient leur instrument et il les soutient toujours".
A propos du transfert de 100.000 dollars US du 11 août
2001, orchestré par Omar Saeed Sheikh et à
la demande du général Mahmoud, sur le compte de
Mohammed Atta, citons le journal The Dawn : "Mahmoud Ahmad a été remplacé après que les enquêteurs du FBI aient
établi un lien crédible entre lui et Omar Sheikh (...)
Des sources bien
informées disent qu’il y avait suffisamment d’indications pour les
agences de renseignement américaines montrant que c’est à la demande du
général Mahmoud que Sheikh a transféré 100 000 dollars US sur le compte
de Mohammed Atta...",
informé par les services secrets indiens, et Times
of India : "100 000
dollars on été envoyés au pirate du WTC Mohammed Atta du Pakistan par
Omar Saeed Sheikh, sur les ordres du général Mahmoud Ahmad".
Citons BHL en 2003 (dans Qui a tué
Daniel Pearl ?)
: "... on ne peut plus esquiver, de la responsabilité des
services pakistanais, ou d’une faction de ces services, dans l’attaque
contre l’Amérique et la destruction des Tours : (...)
comment ne pas
penser (...)
que l’attentat du 11 septembre a été voulu et financé - au
moins en partie - par les barbouzes d’un pays officiellement "ami",
membre de la coalition antiterroriste et ayant offert aux États-Unis son
aide logistique et ses sources de renseignement ?".
Ce qui est le plus étonnant, par la rupture qui
semble être induite entre réflexion intellectuelle
et endormissement médiatique, est le degré de
pertinence entre informations et études qui
paraissent de qualité ("Le Nouveau Pearl Harbor"
de David Ray GRIFFIN,
"Les Dessous du terrorisme"
de Gerhard WISNEWSK,
"La
Terreur fabriquée"
de Webster G. TARPLEY)
et
vulgarité des journaux de Masse qui paraissent avoir
reçu l'ordre de s'en gausser. Exemple de la pensée
unique (ou d'absence de pensée) : Renaud Revel sur
son blog Immédiat : "J’aurai simplement voulu entendre à un moment Taddeï dire à Kassovitz
: «
Il faudrait peut être arrêter le délire » Kassovitz en Faurisson du 11
septembre, il ne manquait plus que cela".
Mais citons plus longuement Webster G. Tarpley : « On ne peut pas comprendre la politique
actuelle des États-Unis si l’on mésestime la portée réelle du 11
Septembre. Les attentats du 11 Septembre ont été un coup d’État. La
guerre contre le terrorisme est basée sur un mythe et est devenue une
religion d’État obligatoire depuis ces événements. La seule façon de
lutter contre les néo-conservateurs est de détruire ce mythe.
L'ouverture d’une commission de vérité comme celle de Russell-Sartre
lors de la guerre du Vietnam pourrait contribuer à le détruire (...)
Le
11 Septembre fut un exemple de terrorisme sponsorisé
par un État,
mené sous une fausse bannière et entièrement
artificiel,
que nous appellerons plus simplement par la suite « terrorisme
fabriqué » ou terreur fabriquée. Ma thèse
est que le 11 Septembre a été organisé
et dirigé par un réseau voyou de hautes personnalités
du gouvernement et de l’armée des États-Unis avec
une certaine participation des services de renseignement de
Grande-Bretagne et d'Israël et le soutien plus nuancé
des services de renseignement d’autres États tels que
ceux qui sont membres du réseau ÉCHELON, l’Australie,
la Nouvelle-Zélande et le Canada. Ce réseau autour
des États-Unis constitue la forme actuelle du réseau
formé par les frères Dulles, Lemnitzer et Lansdale
au début des années 60, du réseau autour
de la Baie des cochons, de l’assassinat de Kennedy et du golfe
du Tonkin, et du gouvernement invisible/secret/parallèle/occulte
qui est largement considéré comme le moteur principal
de l’affaire Iran-Contra
(...)
Le
réseau voyou du 11 Septembre a intégré
certains « astéroïdes » des années
90, c’est-à-dire les sociétés de renseignement
privatisées qui fonctionnaient sous le décret
présidentiel n° 1233 de Reagan.
Les
criminels du 11 Septembre étaient des financiers, des
bureaucrates de haut niveau, des officiers d’active, des hauts
fonctionnaires du renseignement et des spécialistes techniques.
Leurs principaux centres opérationnels étaient,
selon toute vraisemblance, une série de lieux du secteur
privé où la confidentialité pouvait être
assurée après en avoir exclu les éléments
restés fidèles à la Constitution. C’est
pourquoi il est sans doute erroné de concevoir que des
gens tels que Cheney ont été les meneurs directs
des terroristes du 11 Septembre, même si ledit Cheney
semble avoir trempé dans les événements
par d’autres biais. Bush n’était pas assez indispensable
pour que l’on ne puisse l’assassiner ce matin-là ; il
ne doit d’être demeuré en place qu’à la
rapidité avec laquelle il a obtempéré aux
exigences des criminels du 11 Septembre. Avec le temps, Bush
a, sans nul doute, appris d’autres détails sur le gouvernement
occulte qu’il a laissé dominer son administration
(...)
La
crédulité des masses à propos des événements
du 11 Septembre repose sur une conviction directement ressentie,
renforcée
par le bombardement impitoyable et répétitif des
médias.
La réceptivité du mythe du11 Septembre est relayée
par une épistémologie (méthodologie de
la connaissance) hollywoodienne naïve et impressionniste,
compliquée encore par la schizophrénie et l’autisme
de la culture anglo-américaine. La croyance dans le mythe
du 11 Septembre est en adéquation avec un mode de pensée
qui s’inscrit dans la tradition empiriste de John Locke, et
que, pour ma part, je rejette et répudie formellement
»
(en opposition au mode dialectique de Platon ou empirique
de Machiavel), court extrait, 11 septembre 2004. Qu'en sera-t-il
fin 2010 ? Il est stupéfiant que la vérité
la plus crédible sorte de la bouche du dictateur iranien Mahmoud Ahmadinejad,
le 24 septembre, provoquant le départ des délégations des Etats-Unis,
mais aussi de l'Union européenne de cette
Assemblée générale de l'ONU :
"Il était dit que le monde entier était exposé à un énorme
danger, nommément le terrorisme, et que la seule façon de sauver le
monde était de déployer des forces en Afghanistan. Finalement, l'Afghanistan, et peu après l'Irak, ont été occupés.
Il a été dit que quelque 3.000 personnes ont été tuées le
11-Septembre et nous en sommes tous très peinés. Cependant, jusqu'à
maintenant, en Afghanistan et en Irak des centaines de milliers de
personnes ont été tuées, des millions blessées et déplacées et le
conflit est encore en train de s'étendre (...)
A la place du désarmement, la prolifération et l'accumulation
d'armes nucléaires, biologiques et chimiques s'est étendu, plaçant le
monde sous une menace plus grande. Le résultat en est que les mêmes
buts des colonialistes et des esclavagistes ont été poursuivis avec un
nouveau visage".
L'Iran
lapide
pour adultère, mais l'Arabie
Saoudite décapite,
quand les USA
grillent encore,
et même les attardés mentaux ! Quel serait le pays
qui aurait le QI
qui,
à défaut de grandeur d'âme, permettrait
de repenser la logique de la peine de mort ? Selon les études
de Richard Lynn (qui est docteur en psychologie à l'université de Cambridge,
prenant pour référence le QI moyen anglais de
100), le QI mondial moyen serait de l'ordre de 90 : 98 en Occident
(102 en Allemagne), 106 en Asie du Sud-Est, entre 85 et 90 dans
les pays musulmans (84 en Iran), et 75 en Afrique (65 au Congo).
Il serait intéressant de juger l'inaptitude cérébrale
à l'aulne de la barbarie. Or, à ce jeu
de l'odieux et de l'insoutenable, se pose vite la question
de la nature du corollaire - faisant que l'armée
japonaise eut ce comportement odieux (à notre
regard) lors du dernier conflit mondial (en Chine, pendant l'occupation
de la Corée - ou protectorat), et qui est à
comparer à celle du massacre entre Tutsis et Hutus,
aussi pourquoi tant de gens intelligents persistent à
manger des bêtes. Il
s'attache aux actes une habitude,
une Culture dans le sens d'habitus
qu'en eut Aristote (c'est à dire habitude profondément
ancrée dans les êtres, que le philosophe identifia
avec la vertu morale, soit une condition active chez
Socrate, ce qui pourrait s'actualiser par code de
l'honneur), ou bien Pierre Bourdieu qui le définit comme
la socialisation ou "système
de dispositions réglées".
Il en faudrait énormément d'intelligence, aux
peuples, pour que les évidences si nombreuses du 11 septembre
réussissent enfin à briser la certitude que notre
Civilisation ne peut être différente de la recherche
du progrès et de l'humanisme, pour que la bidoche
dans l'assiette soit enfin reliée à l'animal de l'abattoir...
N'oublions pas que c'est cet habitus qui permit la Shoah, avec
l'aide technique de la planification
qui est une valeur qui caractérise la modernité, -
tellement que ce sont bien les individus qui finissent par être
assujettis au rendement et à l'économique, comme
valeur ajoutée et non plus intrinsèque. La modernité a
cette tendance à confondre Culture et habitude, comme
objets du tourisme et du folklore qui y est associé.
Dans La
Défaite de la pensée
(en 1987), Alain Finkielkraut : « Car la culture, c'est la vie avec la pensée. Et on constate
aujourd'hui qu'il est courant de baptiser culturelles des activités où
la pensée n'a aucune part »
, une phrase recitée dans mon texte, - qui s'oppose au
tout culturel de Jack Lang et qui est à rapprocher
de l'école qui "suit une même pente".
Douze années plus tard, et quelque peu paradoxalement
(en apparence), notre philosophe dénonce la perte de
l'héritage
(L'Ingratitude, conversation sur notre temps) occasionnée
par la nature
compulsive du progrès
: « À délier l'être de l'héritage, est-on, comme le croit notre temps, plus lucide, plus ouvert et plus libre ? ».
Aussi, pour induire la pensée du philosophe vers un horizon
qu'il ne souhaiterait vraisemblablement pas, soutenons que des
jalons sont en place pour que l'individu vive au jour le
jour avec l'incapacité d'exercer sa pensée.
Par ailleurs, quand Alain Finkielkraut
s'attaque à la pensée progressiste de gauche (aux
Situationnistes, Guy Debord ou Gilles Deleuze etc.), à
toute pensée hégélienne : «
Le mal (selon
Rousseau)
est donc une réalité politique ou économique, ce
n'est plus un fait de nature. D'où cette mission inouïe assignée à la
politique: en finir avec le mal. Nourrie de cette espérance, la gauche
progressiste ne voulait pas voir les horreurs commises en son nom (...)
On pourrait croire que le mur de Berlin a entraîné
dans sa chute les illusions du progressisme. C'est le contraire qui est
vrai. L'antitotalitarisme a disparu en même temps que le système
totalitaire »,
il le fait tout autant de l'actuelle mouvance tiers-mondiste
et révolutionnaire - dont le multiculturalisme mènerait
au relativisme, il le fait avec cette apparente contradiction
de rejeter également toute massification de la Culture dénoncée
par Hannah Arendt (dans La
crise de la culture).
Or, si la culture de Masse s'uniformise d'autant mieux
que la pensée en devient absente, la pensée
à son tour fuit d'autant plus que cette culture
progresse. Comment ne pas rentrer en contradiction
avec la hierarchie actuelle des valeurs chez Finkielkraut,
faute par exemple d'une critique guénonienne bien plus engagée
sur la manipulation, et surtout sans un héritage
qui puisse encore rimer avec habitus, - sans soi-même
revendiquer l'autonomie de conscience dans son propre champ d'expérience
? Dans Le
Sujet et le Pouvoir,
Michel Foucault écrivait ceci : « Le problème à la fois politique, éthique, social et philosophique
qui se pose à nous aujourd'hui n'est pas d'essayer de libérer
l'individu de l'État et de ses institutions, mais de nous libérer, nous,
de l'État et du type d'individualisation qui s'y rattache. Il nous faut
promouvoir de nouvelles formes de subjectivité
»,
aussi, dans La
Volonté de savoir
: «
L'homme, pendant des millénaires, est resté ce qu'il était pour Aristote :
un animal vivant, et de plus capable d'une existence politique ;
l'homme moderne est un animal dans la politique duquel sa vie d'être
vivant est en question
».
Face donc au chaos présent (où le "travailler
plus pour gagner plus" risque le déni le plus dévastateur de l'Être), à l'impossibilité de
raisonnablement pouvoir croire recourir à la redéfinition
tripartite de la société, bien entendu
au peu d'héritage culturel (ce cadavre qui a la rigidité
que l'on retrouve dans la rectitude formelle de la bourgeoisie),
- quel autre choix peut-il bien exister entre se soumettre à
la pensée unique (servant la croissance), ou risquer
la subjectivité
- par exemple en réfutant l'officialité
du 11 septembre et bien d'autres choses encore ???)
Où
suis-je ?
Ne riez pas s'il vous plait, j'ai passé dix années
en Auvergne,
alors que je suis un photographe de littoral d'Ecosse, d'Irlande
et de Corse. J'avais choisi ce lieu en pensant trouver
le point
stratégique
idéal pour les déplacements ; c'était compter sans
me faire escroquer par les arnaqueurs du bâtiment* (me
retrouver à la rue), aussi ne pas avoir suffisamment de
revenus pour ne pas pointer à l'ANPE*, cette dernière
interdisant de voyager et immobilisant sur place.
Baisé dix longues années et sur toute
la ligne, on peut le dire ainsi, oui ! La région
est très particulière concernant la sociogénèse
de son habitus : ancien propriétaire qui sort son cul
par la fenêtre, la nuit, - pour faire ses besoins (en
l'absence de toilettes ou de jardin, comme cela m'a
été rapporté), villageois qui insultent
en voyant faire installer la baignoire, trottoirs souillés
de déjections canines, client de bistrot faisant popo
à coté de la cuvette, ne sachant pas tirer la chasse, ou
se lavant les mains dans l'urinoire, toilettes publiques avec
les lavabos qui dégorgent d'excréments, couvreur
qui pose les tuiles à l'envers (en faisant ainsi pénétrer
l'eau de pluie à l'intérieur), artisan qui
pose les planchers à l'envers (qui fait que toutes les
lames sont disjointes), voisine qui ne comprend pas que, lorsque
deux voitures en stationnement se percutent (toutes seules)
- cela a une grande chance de signifier que c'est celle
en amont qui serait descendue et non celle en aval qui
aurait remonté la pente (faisant la démonstration
avec la balle sur la pente - dans l'espoir d'illuminer
des neurones chez mon interlocutrice en robe à
fleur), placo d'isolation enfermant le compteur électrique,
les fenêtres etc. Voici des "morceaux choisis", mais sur
mon honneur tout ceci est véridique.
Or, j'ai tout de même eu de la chance, par rapport à
un ami portugais : je n'ai pas de jardin ... ainsi,
aucun voisin n'a pu défoncer ma grille avec
sa pelleteuse - pour venir déplacer la borne et
ensuite réclamer un terrain, ma voiture n'a pas
eu portes ni volant arrachés avec une barre de fer, -
mais fut seulement abîmée de tous cotés.
Je suis un homme comblé. Charmante région, mais
je hais vivre sans pouvoir regarder la mer. Vous comprendrez,
je l'espère, que pour des photographies du lieu ... ils
aillent en enfer ! Je suis un cochon de Parisien dans
cette région*
d'élevage et de chasse... *
(En fait, la combine est simple, il suffit aux escrocs de ne
pas obtempérer à la convocation d'expertise du
Tribunal, pour alors - par l'entremise de leurs avocats
- dénoncer l'irrégularité de cette expertise
qui ne peut ainsi, pour cette raison, plus être soumise
à la sagacité des juges, lors du jugement. Imparable,
c'est la loi. Que c'est beau la Justice !) *
(ANPE.
Le moindre que l'on puisse dire, aux différentes lectures et
témoignages la concernant, à l'analyse
des études chiffrées, c'est que cette entité
fut une nébuleuse aux motivations paraissant fort étrangères
à celles affichées. Je rapporte en différents
chapitres le procédé qui fut utilisé pour
me radier, quand bien même il était impossible
de me prendre à défaut. En réalité,
je soupçonne ce genre de structure de massification d'être
instrumentalisée dans un but politicien, - ici
traitant l'individu comme une marchandise codifiant la peur.
Rien de très honorable, quand l'exigence appliquée
au demandeur d'emploi n'a aucune réciprocité,
- comme le traficotage de la statistique et l'aide au retour
à l'emploi insignifiante) *
(Proverbes
auvergnats : "Parle à mon cul, la tête me fait mal
!"
(C'est
à force de trop réfléchir probablement),
"Chopine de vin tire plus qu'une
paire de boeufs",
"Qui n'épargne pas un sou n'en aura
jamais deux",
Alain LABRUNIE
- PROVERBES ET
DICTONS D'AUVERGNE,
pages n°20 et 21)
Le texte ci-dessous doit
être pris comme un simple brouillon mental, succession
d'idées et de développements qui ne sont qu'une
recherche personnelle, avec un surprenant
paradoxe.
En m'attaquant directement à l'idée de Démocratie
(ses utopies), à sa mise en œuvre et à son
utilitarisme,
j'exerce par ailleurs la qualité qui la justifie
dans ses principes idéologiques, ce qui est convenu
d'appeler, lorsque la critique devient alors concrète, la
désobéissance
civile, phénomène
venant des États-Unis.
Henri David Thoreau
: "La seule obligation qui m'incombe est de faire en tout temps ce que j'estime juste
(...) Si la machine gouvernementale veut faire de vous l'instrument de l'injustice envers notre prochain, enfreignez la loi".
Thoreau n'est pas un anarchiste dans le sens plus péjoratif
du terme. Guillaume Villeneuve :
"l'ambition
de Thoreau est spirituelle, soucieuse de transformation intérieure :
l'ennemi est en nous, non à l'extérieur. La violence doit d'abord
s'exercer sur nous...".
La décadence intellectuelle
et le mensonge établi comme consensus, - sont-ils innés
(un véritable signe d'abrutissement) ou
instrumentalisés (notamment grâce à la perte de
valeur du sens éthique) ? Est-il possible de croire
que la décadence n'est pas son propre objet, auquel
cas la bêtise aurait une profondeur abyssale ?
Le professeur (de droit) Olivier Tournafond considère que
le XXIème siècle va contraindre l’homme
occidental à reconsidérer sa vision du monde, à appeler
une créativité intellectuelle se positionnant
face au développement économique, avec la
question de la préservation de l'environnement et surtout
l'urgence de la restauration d'une
primauté du politique
sur le tout économique : "Les systèmes démocratiques, hérités de la Révolution et de
l’idéologie des Lumières, raisonnent exclusivement en terme de
développement économique et social perpétuel. Autrement dit le
développement est recherché pour lui-même, en dehors de toute finalité",
pour en finir enfin avec cette "dérive
de l’Etat républicain qui réside en ce que le système juridique et
institutionnel est de plus en plus oppressif alors que simultanément
l’Etat est de plus en plus impuissant"...
Le professeur Tournafond considèrerait-il donc que
la situation actuelle est moins une finalité qu'une conséquence,
une dérive en quelque sorte ? Ce serait alors croire
que les idéaux démocratiques voulurent le
bonheur du peuple malgré lui, ce que je suis très
loin de penser. Ce surprenant paradoxe n'en est pas vraiment un.
Il faut revenir à la faculté extraordinaire
de mentir aux autres et à soi-même. Nous posons
un postulat philosophique (comportement citoyen), un diktat
historique (valeur de la République) là où
seul l'instinct de l'espèce permet de mouvoir une Masse,
notamment par l'intermédiaire du plaisir et de la
reconnaissance, bien davantage que grâce à l'empathie
ou au sens de l'intérêt commun, par le fait
qui serait de l'être intrinsèquement. La créativité
intellectuelle ne peut donc être que personnelle. Pour
toutes sortes de raisons, dont la récupération
marchande n'est certes pas des moindres (elle est même
devenue un moteur de la modernité), la créativité
personnelle est aujourd'hui volontairement annihilée
par la déconstruction constante de toutes les valeurs
traditionnelles que seules permirent, et ceci est le vrai
paradoxe, les sociétés inégalitaires...
Je vous laisse méditer sur cette approche : l'opposition
entre qualité et quantité fait toucher à
l'analyse plus métaphysique des phénomènes
en relation les uns avec les autres. Le dernier paradoxe,
du moins pour ceux pour qui la pensée guénonienne
et Machiavel sont étrangers ou dont l'entendement
est par nature rédibitoire, est l'opposition de principe
entre la personne et l'individu. L'humanisme fut une mouvance
qui plaça l'Homme au centre de toute chose, - jusqu'au
panthéisme qui est sa formulation métaphysique,
reléguant le religieux au plan horizontal de l'exercice
courant de la liberté individuelle (en l'occurrence déni de
la loi de 1905). L'humanisme n'a pas produit des personnes mais
des individus, entendant par là qu'ils sont comptés
comme des unités - qui sont non plus seulement
"libres en droit", mais bientôt des composantes
de valeur égale du chiffre humain, - quand il s'avère
que l'ascenseur social remplit de plus en plus mal son rôle
et que l'écart des salaires ne cesse de croître...
Ainsi, cet abrutissement dogmatique (conditionnement ou recours
à l'art de la démagogie) se retrouve dans les
paroles d'Hervé Morin qui place toute valeur et toute
vérité dans le Suffrage Universel, quand Georges Frêche, Président du Conseil Régional de Languedoc-Roussillon, lâche
: "Des gens intelligents, il y en a 5 à 6% ; moi je fais campagne pour les cons",
ratant de peu le prix humour et politique de 2010... Autres
foutage
de gueule
que le terrorisme
(son origine, sa finalité), le développement
durable*
et le recyclage
... quand la politique de croissance, la concurrence stigmatisent
l'industrie pour produire des produits toujours
moins fiables (ma
vieille Honda prelude aura roulé 23 années
sans aucune panne, toutes pièces d'origine - sauf pneumatiques
et freins, le tissus du siège conducteur ayant gardé
l'aspect du neuf après 400.000 km !) : "Les produits jetables et ceux que l'on jette alors qu'ils pourraient
être réparés ou réutilisés sont le symbole d'une société dont les modes
de consommation ne sont pas durables
(...) En France, l'obsolescence programmée est un concept très peu connu.
C'est un sujet beaucoup plus connu dans les pays anglo-saxons, en
particulier au Royaume uni (...)
Elle répond surtout à un souci de vendre plus, parce qu'il y a eu quand
même des avancées technologiques. Mais nous sommes dans une ère de
consommation de masse. L'idée, c'est de vendre des grandes quantités et
le plus souvent possible. Les appareils ménagers sont donc
volontairement fabriqués pour durer moins longtemps (Les
Amis de la Terre). Ce constat amène une simple
réflexion, en l'occurrence revenir à chaque instant
en arrière du processus lui-même : a) la paix
sociale et b) le pouvoir d'achat imposent 1) un salaire et 2)
un prix moins élevé, il faut donc donner du travail
et produire de la moindre qualité - si ce n'est que les
deux aspects se confondent. A quoi peut donc rimer la valeur
d'un travail, quand celui-ci s'attache au principe de quantité
et non plus de qualité ? Faudra-t-il consommer des appareils
jetables, programmés même pour devenir irréparables
dès leur conception, pour lutter contre le chômage
? Tout esprit sensé voit bien qu'il y a là quelque
chose qui est hors du sens, qui va à l'encontre de l'intelligence
; il
s'agit d'une dissolution*.
Il est beaucoup plus avantageux, quand l'agitation humaine devient à
son comble, de faire passer la valeur d'échange avant
celle d'usage. Que deviendra la Masse humaine quand la
robotique aura remplacé les cerveaux, les muscles, -
pour une disponibilité de chaque instant, du jour
et de la nuit ? Sera-t-elle rémunérée
à creuser et reboucher des trous, à passer
son temps dans des loisirs débiles, ou son inutilité
motivera-t-elle une éradication ? Il parait déjà
logique de croire que le chômage, la crise économique
et le terrorisme ont été créés artificiellement,
et je rejoins Webster Griffin Tarpley quant
à son analyse de l'élection de Barack Obama (au
demeurant fort sympathique, à cause de cela) qui correspond
probablement à une anticipation orchestrée
de la montée du mouvement insurrectionnel aux USA, sachant qu'un
homme politique de race noire (ou métisse) aurait
été assassiné. Un homme de paix ? Tarpley
: "After about two and a half years during which the danger of war between
the United States and Iran was at a relatively low level, this threat is
now rapidly increasing. A pattern of political and diplomatic events,
military deployments, and media chatter now indicates that
Anglo-American ruling circles, acting through the troubled Obama
administration, are currently gearing up for a campaign of bombing
against Iran, combined with special forces incursions designed to stir
up rebellions among the non-Persian nationalities of the Islamic
Republic. Naturally, the probability of a new fake Gulf of Tonkin
incident or false flag terror attack staged by the Anglo-American war
party and attributed to Iran or its proxies is also growing rapidly"
(juillet 2010). C'est à se demander si l'attaque contre
l'Irak, ancien ami et client de choix de l'Occident, ne
rentrait pas déjà dans les préparatifs
d'une guerre planifiée contre l'Iran...
*
(Avec
esprit : "Alors que les valeureux chasseurs, gestionnaires de la biodiversité,
tentaient par tous les moyens d’enrayer et d’endiguer le déclin de leurs
effectifs : missions culturelles dans les écoles, reportages de
bravoure dans la presse et les médias, dons de viande de gibier à
l’occasion des fêtes dans les maisons de retraite, recrutement affiché
chez les femmes et les adolescents, oubli des accidents mortels de
chasse et violations de propriétés privées, revues sur papier glacé,
insultes et injures à l’égard des écologistes, lâchers de gibier
d’élevage, sempiternelles querelles avec Bruxelles sur les dates
d’ouverture et de fermeture, courageuses chasses de nuit, piégeage et
déterrage : rien n’y faisait : ils étaient chaque année de plus en plus
inquiets sur leur avenir. C’était sans compter sur le génie humain, ses capacités d’adaptation et son potentiel d’innovation.
Le
seul vrai progrès, le seul et unique vrai progrès à inscrire au
patrimoine de l’UNESCO et de l’humanité toute entière : l'hormone de
croissance ! Testée sur le saumon sauvage elle se révéla d’une magnifique et commercialisable efficacité.
Habilement
et scientifiquement injectée au jeune saumon, ce dernier devenu
transgénique voit soudain sa durée de croissance réduite de moitié de 15
à 16 mois au lieu des quelques 30 mois habituellement nécessaires.
Imaginez
cette hormone de croissance chez le lapin, le lièvre, la perdrix, le
cerf, le sanglier, voilà qui doublerait non seulement la quantité de
gibier mais le temps d’ouverture de la chasse. Peut-être même
n’aurait-on plus l’obligation d’interrompre la tuerie ? L’insuffisance
du nombre de chasseurs, de fusils et de cartouches deviendrait vite
évidente : autorisant accélération de la production permettant
d’envisager elle-même une relance de l'économie. L’hormone de
croissance injectée aux filles et fils de chasseurs permettrait en
outre, l’attribution du pouvoir de tuer dès l’âge de 9 ans !
Notre réveil, jadis au chant du coq, au son des cloches et du clairon se ferait désormais au bruit des coups de fusil !
Elle serait pas belle la vie ?",
"L’avenir des chasseurs enfin garanti",
Jean-Claude Hubert, Vice Président de la CVN) *
(Dissolution
radicale de l'âme humaine, pour des individus devenus
amorphes. Exemple de résistance intellectuelle, et au
combien exceptionnelle : cette formule « Auschwitz commence partout où quelqu’un regarde un abattoir et pense : ce sont seulement des animaux »
de
Theodor W. Adorno.
Car, la question très actuelle à se poser est celle-ci
: comment le mensonge a-t-il pu se substituer ainsi à
toute recherche
de la vérité ? Il n'y a aucune différence
de nature, seulement de degré, même considérable,
entre juifs devenant la cible nazie, USA fomentant les
attentats du 11 septembre et chasse aux gitans orchestrée
dans un but politicien, ici récupérer des voix
chez la clientelle du FN. Avec la sensibilité
à fleur de peau, Adorno n'eut de cesse de ne jamais éluder
cette question dépassant largement le cadre du marxisme
qu'il revendiquait, le faisant même traiter parfois de
réactionnaire ; il critiqua la Raison
qui est à la fois un instrument d'émancipation
et celui de domination
("Les
lumières sont totalitaires"),
dénonça notre industrie
culturelle
(et donc la frénésie de consommation des
consciences dominées) destinée à la Masse qui
croit la produire alors qu'elle la subit, - dans une société
où toute vraie individualité (c'est à dire
personnalité) est écrasée. Dans Théorie esthétique :
« Le Nouveau, en tant que cryptogramme, est l'image de la ruine ; l'art
n'exprime l'inexprimable, l'utopie, que par l'absolue négativité de
cette image. En elle se rassemblent tous les stigmates du repoussant et
du répugnant dans l'art contemporain.
Par un refus intransigeant de l'apparence de réconciliation, l'art
maintient cette utopie au sein de l'irréconcilié, conscience authentique
d'une époque où la possibilité réelle de l'utopie - le fait que d'après
le stade des forces productives, la terre pourrait être ici et
maintenant le paradis - se conjugue au paroxysme avec la possibilité de
la catastrophe totale »,
les stigmates, chez son auteur, du totalitarisme moderne et
dont le nazisme fut un
aspect : «
L'invention
de la bombe atomique qui permet d'anéantir d'un seul coup des centaines
de milliers de personnes, s'inscrit dans le même contexte historique
que le génocide
».
Adarno soumet l'hypothèse historique qui est de nature
sociologique : la Raison est devenue un instrument d'aliénation
collective s'opposant à l'émancipation (le fait
d'y avoir cru est la signature de son marxisme), - la technique
l'emportant sur l'individu. Je pense que ce n'est pas beaucoup
extrapoler que de dire que le loisir à outrance, le divertissement
débile des feuilletons policiers, servent à
cacher la barbarie et ses effets quotidiens : «
Cela fait partie du mécanisme de la domination que d'empêcher la connaissance des souffrances qu'elle engendre
».
En effet, ceux qui veulent reconquérir une autonomie
intellectuelle (et nous dirions redevenir des personnes) ou
éthique, comme les défenseurs des animaux, - sont
donc présentés comme tenants d'une secte
... ou instigateurs d'un terrorisme. On arrive à
ce paradoxe déjà évoqué au
début du site, la personnalité ne peut se
restaurer que par l'exacerbation de l'individualisme, -
sachant que l'élan ne peut venir que de la profondeur
de la conscience, et ne saurait être artificiellement
initié, contre le piège mental de la modernité
qui donne - pour mieux reprendre ensuite, et qui désormais
anticipe même les champs de conscience. Ce paradoxe
est bien transcrit dans la comédie satirique de Jean
Yanne : "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil".
Radio Plus touche un audimat que ne fera jamais France Culture,
et c'est très heureux. Les élus et les affabulateurs,
les hommes d'affaires et les affairistes, le savent pourtant,
ou en ont quelque conscience encore confuse, eux qui dispensent
les valeurs démocratiques (destinées à la
Masse), mais intègrent des obédiences maçonniques
qui sont déjà en elles-mêmes, par le secret
et le clientélisme qui les lient, contraires aux
idéaux révolutionnaires de 1789...)
Il
est déjà facile de constater combien la dernière
avancée technologique - quand bien même elle est
une régression qualitative - force les ventes, combien
le mythe libérateur du progrès est profondément
ancré dans la conscience populaire, une conscience qui
est savamment canalisée - grâce à la
publicité qui bourdonne comme un bruit de fond incessant...
Y
en a marre, marre, marre ... de ce bordel !
Voici
pour l'humain ou le degré zéro de l'intelligence, et
de
la morale, si ce n'est que jamais je n'aurais pu imaginer que
dix années passées (plutôt forcées)
en Auvergne engrangeraient dans mon âme autant de haine.
Si je réussis à quitter c'te région
difforme, même nu et dépouillé, je m'estimerai
chanceux. Quant à la photographie, en placer chez Naturimages
est une illusion, il me faudrait encore photographier un
demi-siècle pour espérer en vivre décemment.
Quant à Pierre Verluise de Diploweb, le fait de parler
de mes photographies d'Irlande de manière élogieuse
est très sympathique, mais ne saurait cacher la réalité qui
est
qu'aucune revue photo, même anglaise, n'a jamais voulu
publier une seule de mes images... Je remercie également
Hubert Reeves pour m'avoir fait l'honneur d'enrichir le site
Biodiversité 2007 de quelques uns de ces paysages,
mais je n'ai jamais réussi à pérenniser
la vocation, la stabiliser, la gérer, je n'aurais
jamais pu faire carrière comme journaliste - puisque
je suis incapable de me plier à la volonté
d'autrui quand je la juge fausse, je choisis l'associabilité,
l'impossibilité de fonder une famille, le mépris
du lendemain qui est aussi celui du monde économique,
mais pour des raisons diamétralement opposées,
à la vue des scandales sanitaires inouïs et
du gavage alimentaire ayant recours à une alimentation
totalement frelatée, exception faite des produits biologiques.
Le citoyen a pour habitude de répondre : "mais on
peut plus vivre alors si on écoute tout ce qu'on dit"
; mais ... qu'est-ce qui permet de croire qu'il faut vivre dans
une mise en scène, et de surcroît dans de
telles conditions ? Guy Debord parlait du non-vivant
: « Le spectacle en général, comme inversion
concrète de la vie, est le mouvement autonome du non-vivant (Thèse
2) (...) La critique qui atteint la vérité du
spectacle le découvre comme la négation visible de la vie ;
comme une négation de la vie qui est devenue visible (Thèse 10)
», il déniait donc à l'image, et nous devons
y joindre l'Information, la possibilité de prouver quoi
que ce soit - quand elle ne convainc que les convaincus.
Chacun va y retrouver les preuves qu'on lui a lentement, avec
ce semblant de sagacité qui n'est pas toujours
feinte, inlassablement enfoncées dans la tête.
Mieux encore, le monde politique s'approprie en retour ses propres
mensonges. C'est ainsi que s'installe la pensée
unique qui est d'autant plus tenace que le cadre du débat
publique s'élargit...
24 décembre 2009 : Préambule : j'arrête
tout donc, je suis fatigué de me battre
depuis trente ans pour simplement photographier. On y récolte
que mépris et rejet ; car même l'Administration,
qui donne des leçons de morale ou de comportement citoyen,
utilise des procédés malhonnêtes pour
radier lorsque l'on est projeté au plus bas de l'échelle
sociale, c'est à dire Rmiste. On demande aux personnes
de travailler plus pour ... acheter plus, car ce système
dément s'est emballé, du fait que moins de 20%
des actions bancaires et des flux des devises sont destinés
à créer quelque chose, le reste consistant
très majoritairement à faire
de l'argent avec de l'argent, de la fausse monnaie. On
parle de Grenelle de l'environnement, d'économie
d'énergie, de biodiversité, mais en même
temps on veut augmenter la vitesse sur les autoroutes (à
150 km/h), on
reconduit l'usage du Cruiser (à base de thiametoxan)
qui décimerait les abeilles pollinisatrices. On parle
aussi de famine mondiale, mais on favorise notre élevage*
au détriment des céréales. On fait
dire que le BIO* coûte plus cher, mais on lui refuse l'aide
octroyée à l'agriculture chimique ; bref, cela
me donne de plus en plus la certitude que l'humanité
est radicalement cinglée. Qu'elle aille donc en
Enfer. Avec l'atome,
les OGM, la surnatalité
(plus dangereuse que la guerre atomique selon Einstein), le
réchauffement planétaire*
et
la crise économique mondiale,
la mise en place d'une "société
de contrôle"* copiée sur le système
carcéral, et la misère
montante qui va dégénérer en troubles ou
guerres civiles, sans parler du
conflit au Moyen-Orient ayant déjà
coûté 12.000 milliards* de dollars depuis 1991,
l'Enfer est proche ! Vous avez sacrifié l'Homme
pour faire des machines désirantes, vous allez donc
récoler le chaos et la mort ; seule la destruction est
en réalité aidée et encouragée, car
c'est la base même de la croissance,
alors j'espère que vous en aurez pour votre argent. Qu'il parait
loin ce temps où je goûtais encore au bonheur et
où j'aurais encore conseillé de lire des ouvrages
contre les rayonnements* qui tuent ; cela ne sert plus à
rien, le peuple se jette sur les dernières technologies,
mais aussi, il frémit à la moindre peur qu'on
lui distille ... pour le maîtriser.
*
(C'est probablement parmi les hommes et femmes politiques que
se trouvent le moins de végétariens - probablement
du fait de l'esprit rapace et prédateur (il y a beaucoup
de chasseurs parmi ces gens), et parmi les intellectuels et
les artistes le plus de cette conscience. Quand Fabrice
Nicolino écrit "Bidoche" ("L'industrie
de la viande menace le Monde"), il s'attaque à
l'aspect écologique et à celui économique
de la fabrication de la viande qui fait courir vers un désastre
évident ; mais une réflexion -
de Pythagore à Léonard de Vinci et d'Albert
Einstein à Marguerite Yourcenar - a mieux mis
en exergue la nature humaine dans sa capacité à
commettre l'innommable : il y a l'épaisseur d'une feuille
de papier entre être capable de tuer des milliards
d'animaux d'usine dans les abattoirs et la Shoah ; ce fut d'ailleurs
un combat moral d'Isaac Bashevis-Singer, pour qui
c'est pour les animaux : "Un éternel Treblinka".
Citons aussi Platon, Socrate, Plutarque, Porphyre, Sénèque,
Clément d'Alexandrie, François d'Assise, Montaigne,
Lamartine, Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Martin Luther, Cuvier,
Charles Darwin, Tolstoï, Benjamin Franklin, Thomas Edison,
Isaac Newton, Schopenhauer, Richard Bach, Théodore Monod.
Au lieu du "travailler plus pour gagner plus", il
serait tellement plus intelligent et utile de dire : "consommer
moins pour travailler moins", ou mieux : "consommer
moins pour travailler plus ... intelligemment !) *
(Le
BIO,
selon Lylian Le Goff : "En France, l'étude
Abarac (Inserm de Montpellier), comparative entre produits conventionnels
et bio, a révélé une bien meilleur densité
nutritionnelle (en moyenne de 25%) en faveur des produits bio,
particulièrement pour les antioxydants, les fibres et
acides gras insaturés oméga 3. En fait, ce "plus
bio" est relatif et met surtout l'accent sur la pauvreté
nutritionnelle de leurs homologues conventionnels (...) Les
cancers : leur prévalence a augmenté de 93% chez
l'homme et de 84% chez la femme en 25 ans (...) L'analyse des
statistiques révèle que 30% des cancers seraient
liés à la pollution chimique de l'environnement.
Sachant que l'alimentation est en cause dans 35 à 40%
des cancers, cela signifie que près de 70% des cancers
pourraient faire l'objet de mesures préventives adaptées",
Biocontact n°190. Encore faudrait-il des hommes politiques
soucieux de la vérité ! Pour ce qui est du
BIO, Yves Langlais (Marianne de décembre 2009) produit
une analyse opposée : "Tout devient bio, et la faim
s'installe (...) sur la durée, elle (argriculture verte)
est de 20 à 40% moins efficace (...) en bio, il peut
ne pas y avoir de récolte du tout". Le journaliste
prend pour exemple la production de blé passant de 7t/ha
à 4t/ha, mais c'est faire l'impasse sur plusieurs postulats
ou faits : 1) 70% des sols agricoles étant consacrés
à la production de viande, le rendement protéinique
ayant un rapport de 1 à 7, ces 70% reviennent à
n'être que 10 % effectifs auxquels il faut rajouter les
30% restant. C'est à dire que le rendement de 60
à 80% d'une alimentation végétarienne BIO
doit être comparé au rendement de 40% dans
le cas de la consommation normative de viande. Le journaliste
cite une étude qui attesterait d'aucune vertu qualitative
du BIO, pour la santé. 2) Claude Bourguignon (ingénieur
agronome) rapporte que 40% des blés fabriqués
en Europe sont tellement de mauvaise qualité, qu'il n'est
pas possible d'en faire du pain. Je vous invite à visiter
sa page : "Les cerises sur le gateau", ou "Histoire
chimique d'une tarte aux cerises
de supermarché"
(http://www.opain.com/opain-fr/index.html/bando/fram-edito4.htm).
Citons Claude Bourguignon : "Tous les voyants sont au rouge,
et pendant ce temps, on discute du sexe des anges ou du pouvoir
d'achat... Croire que par un miracle technologique nous allons
sauver cette civilisation, c'est faux") *
(Djamila Sonzogni, porte-parole des Verts
: "La conférence de
Copenhague s'achève sur un fiasco (…) nous avons eu la preuve
éclatante durant ces jours passés que nombre de nos responsables
sont en fait des irresponsables" ; Pascal
Husting, directeur général de Greenpeace, estime que la
déclaration : "ne vaut pas la feuille de papier sur laquelle elle
est écrite" ; Nicolas
Hulot : "Ce qui est consternant, c'est qu'on a bradé l'avenir
de nos enfants et on injurie le futur". Reconnaissons tout de même
le mérite d'avoir amené les USA et la chine à
la table des négociations ; considérons cependant
qu'aucun Gouvernement ne prendra d'initiative anti-populaire
avant la survenue d'une catastrophe majeure et significative) *
(Société
de contrôle,
soit le passage des techniques d'enfermement (prison - école
- usine) de la société disciplinaire, selon Michel
Foucault, au panoptique : préfiguration de la société
de contrôle chez Gilles Deleuze. Nous sommes passés
d'une société du nombre à celle du chiffre
: c'est l'émergence du concept de population (chez Guénon
nous y décèlerions le passage de la qualité
à la quantité), passage de la loi à
la norme - puis identité nationale comme
encore "dispositif de pouvoir", "institution
totale" donc, d'Erving Goffman, qui serait appliquée
à un échelon supra-individuel. Mais alors, pour
Foucault, l'organe politique s'est invité dans la vie
quotidienne grâce aux "micro-pouvoirs"
devenus effectifs au sein de ce qu'il appelle le "biopouvoir"
: "Il n'y a pas de relations de pouvoir sans constitution
corrélative d'un champ de savoir, ni de savoir qui ne
suppose et ne constitue en
même temps
des relations de pouvoir (...) L'homme moderne est un animal
dans
la politique
duquel sa vie d'être vivant est en question (...) Le problème
à la fois politique, éthique, social et philosophique
qui se pose à nous aujourd'hui n'est pas d'essayer
de libérer l'individu de l'Etat et de ses institutions,
mais
de nous libérer,
nous,
de l'Etat et du type d'individualisation qui s'y rattache".
Se libérer donc du formatage de la pensée (pensée
unique), comprendre les rouages de la politique et la morale
unifiée (Gilles Deleuze a toujours voulu rester en
dehors de tout engagement politique, c'est à dire en
soi réducteur), est donc une chose qui se partage davantage
que quelque chose qui se communique, une chose qui se prend
par l'acte de volonté) * (12.000 milliards
pour des stupidités comme le nationalisme ou la religion, mais
un centime d'euro par jour pour chacun des affamés du
milliard de personnes souffrant de la faim !) *
(Exemple : "Les ondes qui tuent"
de Boune Legrais et de Gilbert Altenbach (Dr-ès-S, thèse
sur la géodynamique quantique) : "Tout individu
vivant est un être fréquentiel. L'activité
de ses cellules est lié à un phénomène
oscillatoire dont le dérèglement ou l'interférence
avec un autre type de fréquence peuvent se traduire par
la maladie")
La Boite à idée
:
Un scandale inouï : a)
Sans se référer
toujours à la philosophie de Kousmine, considérons
que les naturopathes ont une prédilection pour les huiles
végétales biologiques et vierges (première
pression à froid), riches en éléments protecteurs
(contre le cancer), dont la vitamine "F". Il est scandaleux qu'aucun
Ministre ne daigne contraindre les industriels, pour mettre
un terme à la destruction
des produits alimentaires de base, quand les chiffres du cancer
ne cessent d'augmenter. Au moyen-âge, était
exécuté celui qui coupait le lait avec l'eau,
mais voici ce que font les industriels de notre nourriture,
prenant ici pour exemple les huiles "alimentaires"
vendues au supermarché : "Elles ont été extraites par des solvants comme
l'acétone puis raffinées par l'action de l'acide sulfurique,
puis lavage à chaud,
neutralisées à la lessive de soude,
décolorées au bioxyde de chlore ou au bicarbonate
de potassium et désodorisées à 160°C avec du chlorure
de zinc. Enfin, elles ont été recolorées à
la curcumine"
(Caude Bourguignon). A ce régime là, les huiles
deviennent des corps morts ; la conséquence est
de favoriser la maladie. Pourquoi n'y a-t-il aucune conséquence
juridique à cette gabegie irresponsable d'une clique
au Pouvoir traitant son électorat en simple bétail
? b)
Ce que les gens du peuple imaginent, particulièrement ceux qui
fument leur drogue - formidable émanation de liberté, du moins qu'ils croient - à la porte
d'un bistrot sordide, est que le BIO est une arnaque dès
lors que le prix à payer est plus élevé
; ce qu'ils ignorent - à force d'être formatés
par la télévision vouée au service d'intérêts
privés, c'est qu'ils payent une large partie de leur
nourriture chimique, qui est donc falsifiée et dénaturée,
au travers de leurs propres impôts (c'est la PAC
rémunérant les agriculteurs qui en ont le moins
besoin), car si arnaque il y a, elle est purement d'essence
politique, aussi mensongère et opportuniste qu'elle le
fut éhontément avec le virus H1N1 dont nous
espérons au moins une suite juridique. Car le BIO, comme
ce qui est intellectuel, doit survivre par lui-même avec
le nivellement qu'impose le rouleau compresseur démocratique
et des convictions prédigérées. C'est
un fait incontestable, le monde actuel ressemble chaque jour
davantage à celui prémonitoire de George
Horwell : "1984". Bientôt, il y aurait des caméras
de surveillance plantées dans le cul des gens, pour leur
bien, bien entendu, quitte à générer un
peu plus de terrorisme pour convaincre les récalcitrants.
Donc ce peuple, parfaitement conduit par la "société
de contrôle", achète cette chose pas
assez cuite, molle puis qui se rassit en une demi-journée,
et dont on jette vite aux ordures la moitié devenue immangeable,
qui brûle l'estomac du fait de la levure chimique, que
les rats mêmes ne veulent pas manger, qu'il serait cruel
de donner à des cochons : le pain blanc des boulangeries.
Ce n'est pas du pain, il ne nourrit pas. Il faudrait une grandeur
politique qui n'existe pas, pour redéfinir ce qu'est
vraiment du pain : farines biologiques complètes (mais
non le pain complet obtenu par rajout d'un son gorgé
de pesticides, et de préférence seigle, kamut,
épautre ou petit épautre, bien plus riches en
nutriments que le blé moderne), meule de pierre à
vitesse lente, eau de source, levain naturel. c)
Dire cela, hormi passer pour un extrémiste, voir un terroriste,
est une gageure dans la France de la croissance, pour deux raisons
principales qui viennent en sous-main des intérêts
des lobbies agricoles :
1)
la plénitude, le plaisir simple de vivre, les valeurs
traditionnelles dirait Luc Ferry, sont un frein à la
consommation, donc à la traite du bétail humain,
2)
et si la santé progressait, les bénéfices
sur la maladie, et les salaires des médecins dirait Marc
Vercoutère, seraient en baisse et potentiellement un
frein à la croissance. Ce scandale au sens large s'explique
en ce qu'il est essentiellement celui plus ontologique
de la perte de l'éthique : si les hommes et les femmes
politiques avaient assimilé l'Éthique à
Nicomaque d'Aristote, le Monde n'aurait pas plongé ainsi
la tête la première dans le réchauffement
climatique. Quant à ma personne ... on m'a déjà
ôté le droit de vote, et c'est comme si on m'avait
arraché l'étiquette de mon oreille de bovidé
humain, un bon début de libération de l'individualisation
forcée* dont parlait Michel Foucault. *
(La dernière intervention de cette espèce
fut le débat sur l'identité
nationale et dont la motivation politique fut de
cacher les intentions. Car, ce que l'élite au Pouvoir ne saisirait pas,
faute d'intellectualisme ou primat
de l'intellect,
c'est que le lien social est apporté et porté
par la religion, la langue, puis la Culture. On essaye ici
de véhiculer des valeurs morales propres à la
République, mais elle n'a pas le monopole de valeurs
(traditionnelles) remontant avant Aristote. En ayant
laissé filé hors de l'Education nationale, des
médias, toute Culture classique (ou savante),
le politique a poussé la jeunesse vers la production
musicale dont la finalité est de faire de l'argent ou
de véhiculer des messages contestataires ; le rap est
donc un organe de rébellion et un facteur artificiel
de communautarisme. En ramenant l'Art et la Culture à
la seule question de la rentabilité, Mozart est devenu
une rockstar pitoyable, et les jeunes français ignorent
pratiquement tout de leur propre patrimoine. Il y a un rapprochement
évident à faire entre la décadence de la
Culture et la destruction agricole. De la même manière
que certains croient que les OGM sauveront l'humanité
de la faim (en leur faisant manger des pesticides produits par
la plante), la Marseillaise lavera un sang impur, ce sang là
ne signifiant pas race, mais c'est tout comme. Naguère,
nous enseignâmes "nos ancêtres les gaulois"
dans nos propres colonies, alors les chose n'ont pas évolué
; le fait que la directive nationaliste ait comme portée
espérée le détournement de troubles
publics (débat dans les préfectures !), non
l'éducation de masse, témoigne de son hypocrisie.
Pour Hegel, sismographe de l'Histoire, l'esprit d'un peuple
(Volkgeist) et celui du temps (Zeitgeist) sont intimement
reliés, - comment donc une autorité politique
pourrait-elle définir le premier sans agir sur le second, mondialisme
des flux décodés, pour ce qui est la lutte permanente
entre régionalisme et centralisme, lorsque les contraires
sont eux-mêmes l'émanation de la réalité
? Il faut y voir bien entendu un retour de l'espérance
en la pensée solide (binaire) qui s'opposerait à
celle fluide et caractérisant la modernité.
Cette fluidité, mouvement présenti dans son analyse
par Hegel, est par correspondance le mondialisme en perpétuel
changement, rendant obligé le passage de la société
disciplinaire à celle de contrôle, le rhizome
de Gilles Deleuze. Il y a, en apparence, une confusion intellectuelle
forte dans l'élucubration de la recherche de l'identité
nationale, comme d'une ultime conception d'arrière-garde,
si ce n'est que le masque tombe vite lorsque
Patrick Le Lay parle de
fabrication de "temps de cerveau disponible" et Luc Ferry de "déconstruction
des valeurs traditionnelles" - qui n'auraient ainsi pas valeur
d'encadrement des individus, mais de plénitude de
l'Être réfreinant le "consommérisme".
Ainsi, il s'agirait bien moins du manque d'un primat d'intellect
de la part des élus, que de la volonté politicienne
de continuellement faire baisser le niveau intellectuel de la
masse, afin d'en garder un contrôle en finalité.
Dire que c'est pour la croissance revient au même dans
le fond, car celle-ci, comme vertu d'une sous-vérité sous-jacente, est
la garante du maintien au pouvoir d'hommes politiques, tout
autant que de l'affairisme des lobbies. Pour ce qui est
de la philosophie hégélienne ayant fait
considérer à l'auteur que l'Empire était une
synthèse - par la Raison et à l'insu
de Napoléon - de la Monarchie et de la Révolution,
il conviendrait de la faire réfléchir aux tenants
du saccage écologique, des catastrophismes qui guettent
le Monde. Je lui préfère l'approche guénonienne
faisant considérer la chute continuelle en lieu
et place du progrès
établissant la pensée d'Hegel comme première
manifestation de la modernité qui se pense et qui se
croit le moteur d'elle-même.
Car cela fait longtemps que la morale Kantienne a montré
des limites sournoises : l'impératif catégorique
a sombré sous les coups portés par l'individualisme
des Lumières ; où pourrions-nous trouver
le Culturel générateur de patrimoine dans le sens
donné à la Patrie par Jean-Pierre Chevènement
? On ne construit pas une identité sur du vide, mais
une armée d'esclaves, et
ce pourquoi l'éducation est devenue obligatoire : non
pas favoriser le raisonnement et l'esprit critique, mais fabriquer
des travailleurs et leurs maîtres. Les chiffres attestent
de cette réalité effroyable : a) coût sanitaire
du tabac en France en 2002 : 28
milliards d'euros pour seulement
15 millions de fumeurs (pour une recette de 11 milliards),
b) budget de la Culture : moins
de 3 milliards d'euros, d)
aide des pays riches pour le milliard
d'hommes et de femmes
souffrant de la faim dans le Monde : moins
de 6 milliards d'euros
chaque année ! Il est ainsi plus important de faire
partir en fumée une drogue qui tue, que d'aider l'Art,
les artistes, que de donner à manger à ceux qui
souffrent du fait de notre politique agricole. Est-il souhaitable
de construire un sentiment patriotique autour de cette stupéfiante bêtise, ou n'est-ce
pas seulement l'encadrement forcé d'un troupeau ?
Autre compréhension, mais encore plus sordide, concernant
le débat sur l'identité nationale : "Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan
économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme
une seconde nature
(...)
Je m'en suis tenu à l'écart autant que possible, car ce débat est, à
mes yeux, vraiment pervers. Le gouvernement, à l'approche d'une
échéance électorale, propose, je dirais même impose, une thématique de
la nation contre l'islam. Je suis révulsé comme citoyen. En tant
qu'historien, j'observe comment cette thématique de l'identité
nationale a été activée par en haut, comme un projet assez cynique",
Emmanuel Todd (ingénieur de recherche à l'Institut national d'études démographiques)
; l'analyse corrobore un décrochage entre le
peuple et les élus - nous ne pouvons qu'acquiescer,
mais pour d'autres raisons plus profondes et qui tiennent moins
au conflit d'intérêt des uns et des autres, qu'à
la trahison des Lumières elles-mêmes (dans la mesure
où leur application pourrait être non utopique)
: la "dictature rusée du renard" de Michel
Onfray par exemple, plus rusée, moins violente, mais
tout aussi efficace, voir bien davantage, qu'une dictature ;
il en ressort une profonde nausée. La lecture de René
Guénon éclaire cette grisaille de basse-fosse)
d)
Parlons également du bruit musical des cafés ou restaurants,
où la sonorisation ne consiste pas dans la mise en œuvre
d'une chaîne
HIFI musicale,
mais le plus souvent d'un minable poste de radio posé
sur une étagère. Faire découvrir la musique
participerait à faire vivre les disquaires ... qui n'ont
pas encore disparu et à faire connaître les
oeuvres, à créer un moment de bonheur et à
inciter à acheter du matériel audiophile, si ce
n'est que la politique gouvernementale - aussi débile
que celle de l'ISF - conduit, et pour une simple raison
de politique de taxation, à faire s'équiper du
strict
minimum,
en l'occurrence pour la génération d'un bruit
continu avec des radios assénant perpétuellement
des directives ... publicitaires. Grâce au choix de nos
technocrates comptables, il s'agit de la mise en œuvre d'une
véritable politique d'abrutissement populaire, dirigée
dans un contresens culturel et économique au premier
abord, car tout choix politique devrait être dicté
par le désir du mieux et non celui du pire, comme pour
l'agriculture qui est un exemple maudit de perversité ;
ici il s'agit d'un véritable saccage organisé
de la civilisation. Citons Vincent Rouzé (chercheur CEMTI) : "Ensuite, cette multiplication des programmes musicaux, ainsi que cette
volonté de « bruit » constant posent la question du droit au silence.
En effet, le silence, difficile à définir car en parler amène
inévitablement à le rompre, se joue là encore de la communication.
D’une part, il est la clé de la réflexion, de l'apprentissage et de la
spiritualité. De l’autre, il symbolise la mort et sa présence, qui
impose à l’homme de se retrouver seul avec lui-même, lui rappelle la
fragilité de sa condition, lui rappelle combien il est mortel. Or,
cette multiplication des sources sonores n’est pas sans évoquer 1984,
le roman de Georges Orwell. En effet, dans ce roman, le gouvernement
diffuse des musiques sans consistance, des « rengaines »… afin de
tranquilliser la masse populaire mais aussi et surtout afin d’annihiler
tout besoin de réflexion".
Nous comprenons alors mieux la satisfaction politique de la médiocrité
; il suffit de visiter le site Ebay concernant le domaine
audiophile, pour constater le gouffre s'étant établi
entre la France et l'Allemagne. Il y a un consensus pour
abrutir (faire consommer comme la vache broute de l'herbe)
et pour rendre malade (faire tourner l'industrie pharmaceutique).
Il est temps
d'en finir, l'humanité présente est devenue le
cancer d'elle-même, quand même des Ministres
encouragent à ne plus penser*, ce que l'on comprend aisément.
Pendant que le Titanic de la société moderne se
précipite vers son iceberg et que les fous*
de la croissance ne cessent de hurler "plus vite plus vite
plus vite plus vite !", des idiots remarquables veulent
légiférer sur l'interdiction d'être voilé
ou de donner la fessée, ont la prétention de diriger
le débat sur l'identité nationale, et les
très jeunes enfants sont gavés des messages publicitaires
diffusés entre chaque dessin animé. Nous nous
fichons comme d'une guigne de l'avenir de l'humanité,
quand déjà nous traitons nos enfant comme du bétail. *
(Christine
Lagarde en 2007 : "un
pays qui pense, alors qu'il faut cesser de penser") *
(Dans les curiosités exprimant une certaine confusion
mentale, il y a 1) se plaindre à la fois de la baisse
de la natalité nationale - bien entendu non pour
la Vie, mais pour les retraites - et de l'émigration,
2) se plaindre du taux de chômage tout en demandant à
ceux qui ont un travail de faire des heures supplémentaires,
3) constater un taux de chômage
prépondérant chez les jeunes ... et repousser
l'âge de la retraite de ceux qui sont en fin de vie
; car c'est dantesque en contre-sens !) Le
Pouvoir serait-il aux mains de fous ou inaptes désignés par des
ignorants, pour se référer à la démonstration
faite par René Guénon dans son "La
crise du monde moderne", livre dans lequel il
entreprend de déconstruire les modalités du vote
démocratique amenant de manière mécanique
l'ignorance au Pouvoir ?
Aurais-je écrit ce
texte interminable, pendant de longues nuits d'insomnie et d'angoisse,
si l'ironie du sort ne m'avait pas jeté en Auvergne,
au milieu d'une nature sans charme*, loin de la mer qui
est ma vie, avec une population
qui vous regarde comme un maquignon inspecte un cheval de trait,
ne parle exclusivement que de sous à chaque coin de
rue ? C'est le constat lorsque vous quittez Paris et son
ouverture d'esprit - son brassage culturel témoignant
de la dimension xénophobe de toute démarche identitaire
nationaliste, vous faire sentir l'étranger en vous et vous escroquer
plus que de raison - comme de rendre votre maison inhabitable,
ne pas avoir d'humour - car "ça n'fait pas d'sous",
vous bloquer dans une région funeste comme une
prison. J'ai donc fini par couper le contact, d'ailleurs impossible,
renonçant à échanger des idées qui
"n'coûtent
pas d'pain" ; je garde un sévère
mépris* vis à vis de l'ancienne ANPE interdisant le
déplacement
à l'artiste ... au pays de la liberté d'expression
et des arts. Voici les raisons pour lesquelles le texte a envahi
un espace censé n'être que photographique. *
(J'ai toujours remarqué l'analogie existant entre
une région et ... son peuple. Il a déjà
été fait le rapprochement entre l'Unicité
islamique et le désert sans fin et monotone ; pour passer
rapidement du Royaume-Uni à la Corse, je remarque peut-être
davantage l'absence de toute esthétique dans les
paysages Auvergnats, quand je les compare au Lake District de
Cumbrie avec ses 25 montagnes de plus de 800 mètres
et qui sont modelées par la glaciation de Würm.
Chaque virage y est un émerveillement. Dans un tel
paysage, les légendes naissent ; en Auvergne on
compte ses sous, la mine grise et l'âme desséchée.
Même les chiens - qui ressemblent à leurs maîtres,
et les vaches, sont mauvais et paraissent atteints) *
(Le terme est aimable, il s'agit plutôt d'une haine sourde
qui tord le ventre et provoque des hémorragies) Vrais
proverbes auvergnats : "Il fait bon ne rien savoir : on
apprend toujours" - "on prend les bêtes par
les cornes et les hommes par la parole" - "parle à
mon cul, la tête me fait mal" - "chaque poule
vit de ce qu'elle gratte" - "promettre ne ruine pas"
- "il vaut mieux péter en compagnie que crever seul"
- "qui n'épargne pas un sou n'en aura jamais deux". La
province du Centre France parait se cacher du reste du
Monde, aller des ragots aux petites affaires, dressée
qu'elle est sur un pied d'estal de misère, quand
les notables ne goûtent jamais la satire. Je n'y
ai pas encore rencontré d'élan passionné
- tout est calculé, une démarche qui ne découle
pas des petites hypocrisies quotidiennes. Aucun rêve et
la conscience qui se satisfait des trottoirs sales, du
manque de savoir vivre, d'éducation ou d'hygiène
comportementale. Inouï et non exprimable dans le détail
; il faut y être né pour le supporter.
Mon texte remonte par vagues
incessantes depuis 2003. J'avais mis dix-huit ans pour
enfin réussir à quitter Paris, afin d'aller photographier
la chaîne des Pyrénées, mais j'ai fini
par me retrouver acculé en Auvergne.
Quelle est cette rage intérieure qui donne
la force de ne pas se "tirer une balle", qui nous donne ce sentiment
d'être ? Pourquoi l'être
humain souille-t-il tout ce qu'il touche et ne le ramène-t-il
qu'à la considération qu'il a pour l'argent ?
La puissance ? J'ai payé le prix fort en sollicitant une aide de l'Etat,
le Ministère de La Culture n'a donc aucune utilité
pour les artistes qui sont en difficulté - il charge
les préfets de faire le sale travail ; maintenant je sais de quoi il en retourne des hommes
et des
bêtes. Malgré leur sauvagerie, je préfère
mille fois ces bêtes aux hommes, cette espèce maudite
qui est souvent de la fripouille, car elles ont l'excuse du
manque de conscience. La démocratie me parait être
un masque, la paix une forme différente de guerre.
J'ai entrepris de déconstruire les
certitudes que notre orgueil nous a poussé à croire,
je décompose donc ce spectacle imbécile qui
aveugle, car la destruction du Monde et l'avidité inhérente
justifient l'éradication de l'initiative créatrice,
comme la photographie, à l'exception bien entendu de
sa part nihiliste, c'est à dire destructrice de
sens et déconstructrice des valeurs traditionnelles auxquelles
la modernité marchande s'oppose, l'Etant contre l'Être. Dans la société
de "croissance", la photographie n'a un droit à
l'exister que
par les dépenses qu'elle génère
; c'est ainsi que toute chose s'est trouvée dénaturée,
du vrai pain biologique et au levain, au domaine de la santé
prospérant allègrement sur la maladie. La mondialisation
n'est rien d'autre que la suprématie finalisée de
la valeur d'échange sur celle d'usage déjà
distingué par Aristote, la spéculation étant son essence
même, car l'échange transforme,
selon Marx, le produit en marchandise d'après une quantité
de temps de travail - en opposition à l'usage qui en
est fait ;
mais l'échange se caractérise par son implication en amont et en aval. Sous ces deux aspects,
mon travail photographique ne vaut strictement rien ; mieux, il
est laminé par un système économique qui
ne survit que sur cette double transition qui permet à
l'Etat de récolter l'impôt. L'Etat de Monsieur
Sarkozy ne donnerait pas un centime d'euro pour sauver mes photographies,
au pire elles seraient nuisibles de par leur dimension
naturellement contemplative. Que les choses soient claires : en Occident moderne, rien n'existe pour soi-même
dès lors que l'usage, et le moindre soit-il, est devenu le
moteur de l'échange (croissance, publicité, reprise
automobile, fêtes de fin d'année, promotions), que les
médias de masse en viennent à ne venter
la valeur d'une œuvre qu'au chiffre de ses ventes, faisant
qu'une niaiserie surpasse les quatuors à corde ou
la Princesse de Claive. Un tel système est déjà
la corruption
de l'économie prise dans son sens premier, mais il ne peut
que pourrir la civilisation en la précipitant vers sa dissolution
; la vraie richesse d'une civilisation, mais comme d'une âme,
le doit en premier lieu à ses valeurs dites immatérielles.
Le politique veut nous le faire oublier, ou il le confond
avec ce qui est appelé "les racines" ou "l'identité
nationale", dans une entreprise intellectuelle qui ne sort
pas de sa propre logique utilitariste. C'est une maladie dont l'évidence
est de ne pas le comprendre. Citons
Claude Lévi-Strauss, père
des relations d'homologie au sein de l'universalité
de l'esprit humain (qui laisse penser que le
structuralisme décèlerait dans la recherche de
l'identité nationale un ethnocentrisme à rebours
et dont l'objet est moins culturel qu'économique),
dans l'Homme nu
(à propos du plaisir musical) : "Échappant
à l'entendement où elle a son siège habituel,
la signification vient s'engrener directement sur la sensibilité.
Pour la musique, celle-ci se retrouve donc investie d'une fonction
supérieure et, pour le sujet, inespérée
: d'où ce sentiment de gratitude envers la musique qui
le comble, d'être soudain transformé par elle en
un être d'essence différente chez qui des principes
ordinairement incompatibles (au moins le lui a-t-on enseigné)
s'apaisent et atteignent, en se reconciliant, à une sorte
d'unanimité organique".
Je n'aurais pas pu mieux l'exprimer pour la contemplation des
paysages. Cette "unanimité organique", qui
se situe bien au delà de l'entendement, devrait
être le siège de l'unification de la société
- selon la pensée du confucianisme, cela grâce
à la Musique dont Nietzsche (Crépuscule des
idoles) dit : "Sans musique la vie serait une erreur"
; ce dernier était bien entendu inspiré par Schopenhauer
qui bien que récusateur des détenteurs d'une vérité*
quelconque, ne différenciait la vie du cauchemar
que parce que l'on ne s'en réveille pas, mais soupçonnait
malgré tout une faculté de la musique pour manifester
"l'essence intime du monde" : "Ce
qui distingue la musique des autres arts, c'est qu'elle n'est
pas une reproduction du phénomène ou, pour mieux
dire, de l'objectité adéquate de la volonté
; elle est la reproduction immédiate de la volonté
elle-même et exprime ce qu'il y a de métaphysique
dans le monde physique, la chose en soi de chaque phénomène". *
(Le monde comme représentation avec opposition entre
sujet - qui pour cette raison même ne peut être
connu - et objet, ce qui s'oppose à la philosophie
heideggerienne pour laquelle le sujet est une manifestation
dans l'ouverture à l'être ne devant rien
à la volonté. Il faut alors se référer
à René Guénon,
pour comprendre que les philosophes se sont limités à
l'étude de l'être, sans jamais considérer
que le non-être puisse être autre que pur néant
(pour Schopenhauer un espace vide de volonté), comme
le domaine des possibilités, ce qui se situe au
delà de l'ordre de la manifestation. Selon Gorgias
de Léontium, sophiste et fondateur
du pragmatisme rhétoricien (opposé donc à
l'idéalisme platonicien), "rien n'existe - si quelque
chose existe, on ne peut le connaître - même si
l'on ne peut le connaître, on ne peut l'exprimer")
La musique, les paysages sont ce qui fait connaître
l'inexprimable dans un moment de joie indicible.
Parenthèse
: exemple de pur sophisme qui marquera la modernité politique,
"Sur le non-être ou sur la nature" (des fragments
transmis par Sextus Empiricus) : "Sur le fait qu'il
n'y a rien, Gorgias raisonne de la manière suivante. S'il y a quelque chose, ce
sera l'être ou le non-être ou, à la fois, l'être et le non-être. Mais d'un
côté, l'être n'est pas, comme il l'établira, non plus que le non-être, comme il
le confirmera ; non plus encore que l'être en même temps et le non-être,
comme la suite le montrera. Il n'y a donc rien (...)
Ainsi donc le non-être n'est
pas. Car si le non-être est, il est à la fois et ne sera pas. Car dans la
mesure où il n'est pas pensé comme être, il ne sera pas, mais dans la mesure où
il est non-être, il sera à nouveau. Or il serait tout à fait contradictoire
qu'une chose fût à la fois et ne fût pas. Par conséquent, le non-être n'est
pas. Et par ailleurs, si le non-être est, l'être ne sera pas. Car ces
propositions sont contraires entre elles et, si on accorde au non-être qu'il
est, il s'ensuivra que l'être n'est pas. Or il n'est pas possible que l'être ne
soit pas et, par conséquent, le non-être ne sera pas
(...) Et,
au reste, l'être n'est pas. Car, si l'être est, il ne peut être
que non dérivé ou dérivé ou, à la fois, non dérivé et dérivé.
Or il n'est ni non dérivé, ni dérivé, ni à la fois non dérivé
et dérivé, comme nous le montrerons. Donc l'être n'est pas. Car si
l'être est non dérivé (et c'est par là qu'il faut commencer), il
n'a aucun commencement,
quel qu'il soit
(...) Car
tout ce qui naît a un commencement, mais ce qui, par nature, est non
dérivé n'a pas de commencement et, n'ayant pas de commencement, est
infini. Or s'il est infini, il n'est nulle part. Car s'il est quelque
part, ce en quoi il est, est différent de lui-même et ainsi l'être
ne sera plus infini, du moment qu'il sera contenu par quelque chose.
Le contenant est plus grand que le contenu ; or rien n'est plus
grand que l'infini ; il en résulte que l'infini ne peut être
quelque part
(...)
Mais l'infini ne peut pas non plus être enveloppé en lui-même ; car alors le
lieu où il est et ce qui est dans ce lieu se confondent ; et l'être deviendra
deux : le lieu d'abord, puis le corps. Ce dans quoi est le corps est le lieu; et
ce qui est dans le lieu, c'est le corps. Mais c'est là une absurdité. Par
conséquent, l'être n'est pas non plus en lui-même. Par conséquent encore, si
l'être est éternel, il est infini ; et étant infini, il n'est nulle part ;
n'étant nulle part, c'est qu'il n'est pas. Si donc l'être est éternel, il ne
peut pas avoir non plus de commencement (...)
D'un autre côté, l'être ne peut pas davantage avoir été créé. Si par hasard il
est né, il a dû sortir de l'être, ou du non-être. Mais il n'a pas pu sortir de
l'être; car si l'être est, c'est qu'il n'est pas né et il existe déjà ; ni du
non-être, puisque le non-être ne saurait produire quoi que ce soit, attendu que
ce qui est capable de produire quelque chose doit de toute nécessité participer
déjà à l'existence. Donc l'être ne peut pas avoir été créé
(...)
On ne peut pas dire que la parole soit de la même façon que peuvent être les
choses visibles ou entendables, de telle manière que, la parole étant une fois
supposée, on puisse en inférer les êtres et les sujets extérieurs
; car si la
parole est un sujet aussi, dit Gorgias, il diffère tout au moins de tous les
autres sujets ; et, par exemple, quelle distance n'y a-t-il pas entre les objets
visibles et les mots qui les expriment? En effet, c'est par un organe différent
que les objets visibles sont perçus, et qu'est perçue la parole qui les exprime.
Ainsi, la parole ne peut pas montrer en soi la plus grande partie des objets
extérieurs, de même que la plupart des objets ne peuvent pas mutuellement
révéler la nature les uns des autres.
Tels sont les raisonnements de Gorgias, qui, dans la mesure de leur valeur,
détruisent tout critérium de la vérité ; car il n'y a plus de critérium du moment
que l'être n'est pas, qu'il ne peut pas être connu, et qu'il n'est pas fait pour
pouvoir être transmis à autrui", texte extrait de : Analyse de la théorie
de Gorgias par Sextus Empiricus. C'est
donc le sens extraordinaire de l'Art, que de permettre
de connaître ou de sentir, et de transmettre à
autrui, lorsque l'Administration des comptables, et des technocrates,
ne vient ni quantifier, ni briser les initiatives artistiques
au nom de l'égalité soi-disant pourvoyeuse de
liberté, au non de l'économie qui ne fait que
se dévorer elle-même et animaliser les êtres. La
Croissance, même verte, en dehors du fait que la limitation
de la Terre en fait un suicide, participe à réduire
les hommes. Je fais partie d'une petite minorité
de pensée convenant que l'égalitarisme républicain
est peut-être la plus grande fourberie de tous les temps
: elle rabaisse les élites - mais n'élève
pas le vulgaire ; pire : elle tire vers le bas du
fait de l'écrasement du nombre, pire encore
: elle devient le procédé pour exploiter
la masse qui se laisse d'autant manipuler qu'elle se croit
peuple légitime, déjà oublieuse que le
sens de la légitimité est de la recevoir et non
de se l'octroyer. Bref, la liberté des Lumières
se transforme petit à petit en un immense camp placé
sous surveillance
vidéo, et où les espoirs sont infiltrés par
les peurs ; aussi, l'humanisme est, sous tous ses aspects
qui peuvent être négatifs ou positifs, destructeur
de sacralité. Remarquons la retenue circonstancielle du
chef de l'école dite sceptique qui est très
loin de correspondre au nihilisme moderne par principe hostile
à toute possibilité de transcendance, échappant
pourtant par définition à l'entendement cognitif.
Pourquoi
je ne me fais pas vacciner (fin 2009)
Le terrorisme du 11 septembre
semble être la méthode efficace mise en oeuvre pour
aller faire main basse sur les ressources planétaires ; il
est à craindre qu'une guerre bactériologique,
sous couvert de pandémie naturelle, soit le procédé
géopolitique pour éradiquer un trop
plein d'humanité, quand les femmes ne pensent encore
qu'à procréer. Le problème écologique
actuel, la crise économique, la nécessité
de faire croire à un terrorisme pour justifier nos interventions
géopolitiques, tiennent essentiellement à la surnatalité
de l'espèce humaine. Ce fut la cause profonde de
toutes les guerres précédentes et des conquêtes
- les exemples les plus forts étant les razzias
des Scandinaves jusqu'aux confins de la Bourgogne, et la faim
de terres que fut la notion d'Heimat sous l'Allemagne
nazie. Quand la femme a trop procréé, l'homme
doit mettre en place la machine guerrière propre à
éliminer le trop plein ; il est fort possible
que le Général russe Leonid
Ivachov ait vu juste, quand il parle des pandémies de
virus comme
choix stratégique des USA visant à l'éradication
prochaine de trois milliards d'êtres humains : il
suffit d'observer la problématique posée par six milliards
d'hommes, pour imaginer les évidentes conséquences
avec neuf... Ceux qui voudraient opposer terrorisme et paix,
dictatures et démocratie, refusent de comprendre qu'il
s'agit d'une seule et même guerre*
meurtrière, dont seules les modalités de
surface changent. *
(Edward
Hamlyn : "Nous pouvons ne pas nous en rendre compte, mais ce que
nous voyons est la guerre commerciale détruisant la
planète. Il faut que nous voyions pourquoi nous sommes
en guerre, une guerre beaucoup plus mortelle que la guerre
militaire")
L'homme, ce troupeau
: Vous souvenez-vous de ce feuilleton
britannique - une caricature esthétique de la société
de contrôle, "Le Prisonnier" avec Patrick
McGoohan, où un barbu en maillot rayé
secoue la tête comme un forcené, tout en criant
devant la Communauté : "believe me ... believe
me ... believe me", semblablement à Roselyne
Bachelot ? Le langage politique qui pousse à se faire vacciner rappelle
ce passage drôle ; la réalité, par contre, semble
l'être beaucoup moins, elle ressemble à
une immense entreprise de contrainte des corps, des âmes,
pour cette fois-ci un grotesque de mauvaise augure... Ce qui posait problème,
c'était le stupéfiant tapage politique envers une grippe que le
monde médicale considérait, pour une grande
part, comme banale* ; par ailleurs, le passé
récent témoigne d'une barbarie qui ne se limite
ni au nazisme ni au communisme, qui œuvre dans l'ombre en
permanence : famine, popérisation, populisme, destruction
des sols, dénaturation de l'alimentation, chasse
aux sorcières des médecines douces, propagandes
et endoctrinements de toute sorte, crise économique et
fausse monnaie*
des États. *
(Selon Denis Coulombier (au ECDC), la grippe A tue moins que
le virus habituel de la grippe saisonnière. Sur Wikipéfia
: "Le
taux de mortalité global de cette grippe A (H1N1) reste faible et
serait inférieur à celui de la grippe saisonnière. Ainsi « la
proportion des morts dues au virus de la grippe A s’élève à 0,2
- 0,3 pour mille, soit un taux inférieur à la grippe habituelle,
qui tuerait à peu près un patient sur mille »") *
(Exemple : les pays exportateurs de pétrole, payés
en dollars, achètent
eux même en dollars à l'étranger, dollars
qui finissent par acheter du pétrole, des dollars qui
ne
correspondent donc à aucun engagement des US. La boucle
est bouclée, dit Landerec, qui parle de fausse
monnaie et d'une économie
de la croissance à crédit, rappelant que si l'Irak
de Saddam Hussein eut tenté de se faire payer en euros,
les autres pays n'ont sans doute pas suivi de peur que l'on
découvre également chez eux des preuves d'armes
de destruction massive)
Ainsi, cette plus que douteuse
histoire de grippe H1N1
parait être aussi peu naturelle que l'origine de la crise
de 2009. Qui n'a pas encore vu le documentaire "L'Argent
Dette"*
(Money as Debt), exposant l'idée que l'existence même
des intérêts rend obligatoire l'accroissement continu
du PIB, d'où l'obsession maladive du politique pour
la croissance ? Aussi, comment ne pas voir un corollaire
: dette - croissance - maladie ? Cette dernière est
une forme de dopage de l'idée politique de croissance
car : a) elle favorise le consommérisme dans un premier
temps (1/4 des dépenses*),
b) elle facilite l'endettement, donc la fabrication de la fausse
monnaie, la dette qui se cumule ne faisant qu'appauvrir
toujours davantage la masse pour la soumettre dans
la peur, organe central du pouvoir, selon Noam Chomsky, avec la
fabrication d'un consentement en finalité, "internalisé",
c'est à dire servant à maintenir l'illusion
de liberté, quand la ligne politique reste sous-entendue.
Ceci explique la soumission totale des médias devant
les thèses officielles créatrices de la pensée
unique. *
(Mais, dans "Arrêt sur images", Alexandre Delaigue
rapporte que n'est pas signalé le fait que l'extinction
d'une dette détruise de la monnaie) *
(Citons toujours Günther Schwab
: "Une société
qui tire le quart de ses revenus économiques de la maladie
poursuivra, diffamera et, finalement, mettra hors d'état
de nuire quiconque voudrait apprendre à ses concitoyens
à vivre en bonne santé") Pour exemple, Chomsky
affirmait que l'étiquette terroriste appliquée
aux autres, devenant idéologie guerrière, masque
nos actions terroristes. Il convient alors de
citer le non-respect du Corollaire de Monroe revisité
par Roosevelt, pour une interprétation qui était
déjà insidieusement expansionniste : « L’injustice chronique ou l’impuissance qui résulte d’un relâchement
général des règles de la société civilisée peut exiger, en fin de
compte, en Amérique ou ailleurs, l’intervention d’une nation civilisée
et, dans l’hémisphère occidental, l’adhésion des États-Unis à la
doctrine de Monroe peut forcer les États-Unis, même à contrecœur, dans
des cas flagrants d’injustice et d’impuissance, à exercer un pouvoir de
police international » (6 décembre 1904).
Citons le Dr. Edward
Hamlyn de la British Association for Monetary Reform,
pour une vision actualisée de la "crise économique"
: "Nous pouvons ne pas nous en rendre compte, mais ce que
nous voyons est la guerre commerciale détruisant la
planète. Il faut que nous voyions pourquoi nous sommes
en guerre, une guerre beaucoup plus mortelle que la guerre
militaire. D'abord voir qu'il y a la guerre et voir ensuite
sa cause et le levier que nous devons actionner saute aux
yeux. La cause de la guerre commerciale est l'utilisation de la
dette comme une monnaie mondiale. C'est dur à voir
parce que c'est à la fois incroyable et
incompréhensible. Le fait est que les monnaies sont
maintenant créées et émises sous forme
de crédit. Pour que l'argent existe dans le monde
moderne il doit naître par emprunt. Investissement est
l'expression à la mode de l'économie. L'Amérique est la nation la plus riche et la plus
prospère du monde parce qu'elle a les plus grosses
dettes. Pas malgré ses dettes colossales, mais
à cause d'elles. L'Amérique a été
plus généreuse d'emprunts qu'aucune autre
nation. Voilà un autre oxymore pour vous : richement
endetté. Si par hasard vous avez été capables de
suivre le fil jusqu'ici vous êtes prêts à
sauter de nouveau dans le noir et voir la lumière. Un
autre oxymore ! Quand un crédit est accepté comme prêt
d'argent, un tour de passe-passe s'est produit. Offrir un
crédit avec l'intention de faire croire à
l'emprunteur qu'il emprunte de l'argent qui existe
déjà, c'est fabriquer de la fausse monnaie
selon la définition du dictionnaire. Mais ce n'est pas
de la fausse monnaie ordinaire pour trois raisons
stupéfiantes : a) D'abord c'est une méthode de contrefaçon
que les institutions financières se sont
arrangées pour rendre légale. B) Deuxièmement c'est de la fausse monnaie
prêtée et un intérêt doit
être payé pour son utilisation. c) Troisièmement dès l'instant que cette
fausse monnaie est acceptée comme un prêt
l'emprunteur est considéré par la loi comme
un débiteur. Le prêt doit être
remboursé en vraie monnaie. Le percepteur
n'acceptera pas un crédit comme vraie monnaie" Louis
T. Mc Fadden (membre
de la Chambre des Représentants au Congrès) en
1932, accusant la F.R.B. d'avoir intentionnellement déclenché
le crash boursier de 1929 : "Monsieur le Président,
nous avons dans ce pays une des institutions les plus corrompues
que le monde ait jamais connue. Je me réfère à
Federal Reserve Board et à Federal Reserve Bank".
Ainsi, de l'argent factice
- créateur de dette (pour les hommes
endettés de Michel Foucault) aux
intérêts expansionnistes (c'est le 11 septembre), il
n'est pas idiot de considérer un unique lien idéologico-pratique
entre crise économique et pandémie, et alors
pourquoi
pas : fomenter une injection de puces pour résoudre le
problème de la résistances des peuples, ou, plus
probablement, une éradication préméditée
d'une large composante de l'humanité surpeuplée,
sachant que le véritable Pouvoir - au sein des divers
flux déterritorialisés - est passé
des Gouvernements des États aux trusts ou consortiums
bancaires et industriels, et en quel cas l'hégémonie
américaine devient essentiellement dictée
par des intérêts supra-nationaux ? Voici donc une liste non
exhaustive des réactions les plus contestataires et à
laquelle mon scepticisme me faisait souscrire facilement :
Dernières nouvelles
donc
(décembre 2009) : H1N1 - le complot après
celui du 11 septembre, la chasse aux sectes, ou : mais quelle
armada pour une grippe bénigne ! Depuis le
11 septembre 2001, il est aisé,
pour ceux qui ne limitent pas leur savoir au formatage de
la télévision,
de comprendre que c'est l'Occident qui a perpétré
le 11 septembre, afin de préparer
l'opinion au contrôle du Monde, probablement en conséquence
de la surpopulation, de la baisse des ressources énergétiques
planétaires. Ce qui semble se tramer, sous couvert
de démocratie, de liberté (on comprend
désormais la raison du lavage de cerveau), parait dépasser
en horreur le nazisme, si ce n'est qu'une filiation n'est
pas inconnue entre IG-Farben
et ONU et OMS, amenant à reconsidéré
Adolphe Hitler, que le trust chimique américano-germanique
(avec la Rockefeller) a financé dès 1932, comme pantin
pour d'autres intérêts. Il me parait
inopportun de présenter simplement des photographies
: ce qui se passe fin 2009 semble attester l'existence d'un processus
en marche et dont la finalité pourrait être :
1)
L'éradication d'une large part de l'humanité grâce
à la maladie,
selon Jane
Burgermeister (concernant
l'envoi de 72 kg de virus pathogène*)
qui intente une action judiciaire
contre l'OMS et l'ONU pour : bioterrorisme et tentative de meurtre
(le virus serait créé en laboratoire
selon Adrians Gibbs, virologue).
C'est également la thèse de Leonid
Ivachov* (ancien chef de la Direction de la coopération
militaire internationale du ministère russe de la Défense,
aussi Président de l'Académie des problèmes
géopolitiques et chef d'état major interarmes
de la Fédération de Russie au moment du 11 septembre,
affirmant l'inexistence du terrorisme international, aussi artificiel
- une collusion capitaliste américaine - que la grippe
aviaire) : "De mon point de vue, l'attention soutenue portée au problème nucléaire
permet de détourner l'opinion publique des principales menaces que sont
les épidémies (...) Les médecins militaires détiennent la formule de la
pneumonie atypique qui a donné naissance au virus. La grippe aviaire a
également une origine artificielle (...)
Selon les renseignements américains, d'ici 2015, quelque 3 milliards
de personnes seront "de trop", notre planète s'attend ainsi à une
surpopulation."L'activation" des différents virus susceptibles de
déboucher sur la mort massive de gens est une stratégie globale
destinée à réduire la population de la planète""
(25 mai 2009)
*
(72 kg de vaccin contaminé "par
erreur" par des virus de la grippe aviaire,
fabriqués en décembre 2008 par Baxter International
en Autriche (Orth-Donau) : le résultat serait le
mélange de virus H3N2 (grippe ordinaire) et de H5N1
(mortel), pour la création d'une arme
biologique mortelle à 63%. Selon l'article de
"Horizons et débats" : "un tel virus
pourrait se propager rapidement dans le monde entier et provoquer
la mort de millions voire de milliards de personnes" (lire
tout l'article sur http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1734)) *
(Leonid Ivachov suit le point de vue de l'Axis
For Peace - de Thierry Meyssan (Réseau
Voltaire - mouvance de gauche anti-capitaliste, anti-sioniste,
anti-catholique, censuré : "Operation Sarkozy : how the CIA placed one of its agents at the presidency of the French Republic")
dans sa dénonciation du nouvel Ordre Mondial US : "Des groupes armés transnationaux, soutenus par des États, ont semé la
terreur dans d’autres États pour les déstabiliser et les affaiblir. Sur
la base d’imputations fantaisistes, une coalition a excipé du droit à
la légitime défense pour imposer militairement des régimes complaisants
à son égard, prendre le contrôle de moyens de communication, de
couloirs de communication et de champs pétroliers. Des associations
para-étatiques, prétendûment consacrées à la promotion de nobles
idéaux, ont financé des manifestations de rues pour renverser des
gouvernements")
www.prisonplanet.com
: "Fears
that a mass pandemic was being readied as a biological attack have
rumbled on in the conspiracy community ever since 9/11. Investigators
point to the highly
unusual number of deaths of top microbiologists to
suggest that people with knowledge of the program are being
eliminated. (Is
Swine Flu A Biological Weaponb?
) Wayne
Madsen : « Un éminent scientifique de l'Organisation des Nations
Unies, qui a étudié le déclenchement du virus meurtrier Ebola en
Afrique, ainsi que les victimes du VIH / sida, a conclu que le H1N1
possède certains « vecteurs » de transmission qui suggèrent que
la nouvelle souche de grippe a été génétiquement fabriquée en
tant qu'arme de guerre biologique militaire".
2)
Le contrôle des survivants grâce à la nanotechnologie*
injectée* - sous couvert de vaccinations selon Jane Burgmeister
- www.theflucase.com. C'est aussi la thèse (inoculer
des puces létales) du père de la "médecine
nouvelle germanique", le docteur Ryke Geerd Hamer, ce
cancérologue
écroué trois ans à Fleury-Mérogis
(après avoir fait 370 jours de prison à Cologne
pour, parait-il, refus de renier sa thèse), découvreur de
l'origine psychique du cancer ou
Loi d'airain du cancer, quand un cancéreux rapporte en
moyenne 180.000 dollars. La localisation d'une lésion
dans le cerveau permettrait de comprendre l'origine du mal en
se remémorant le conflit psychologique, pour dépasser
le traumatisme. Kousmine voyait dans le cancer non pas la maladie,
mais le procédé d'urgence qu'a le corps pour se
détoxiquer, quand le docteur Hamer y voit une surpuissance
et André
Gernez l'action des cellules souches. Pour ce dernier, les cellules
qui procréent et celles qui travaillent ne sont pas les
mêmes. Le traitement, un antimitotique : l'hydrate
de chloral, a été interdit en France en septembre
2001 ; sale temps pour les chercheurs en cancérologie
qui s'orientent sur des pistes plus, trop, économiques
! Même dans le cas probable où il y aurait une logique commune aux diverses
approches, j'ai compris depuis longtemps que le déficit
de la sécurité sociale est une imposture*, que
la maladie, comme l'explicite Günther Schwab,
est la vache à lait de la croissance. *
(Exemple de progrès nanotechnologique : la société
VeriChip partner Receptors LLC vient
de breveter une micropuce implantable et capable de détecter
le virus H1N1 ou autre) *
(Extrait du site "Contre La Pensée Unique"
: "Vous
êtes libres de penser que la paranoïa a atteint l’équipe de
rédaction de CLPU, pourtant, nous fêtons très exactement
aujourd’hui le cinquième anniversaire de l’autorisation de mise
sur le marché de la première puce implantée sous la peau, et son
utilisation par les hôpitaux américains. Cette autorisation semble
difficile à contester puisqu’elle émane de la puissante et
intransigeante Food
and Drug Administration (FDA).
Développée par la société Applied
Digital Solutions,
cette technologie a de quoi faire peur. Il s’agit d’une puce de
la taille d’un petit grain de riz, qui utilise la technologie RFID
et dont les dérives potentielles font l’objet de nombreux débats
aux États-Unis comme en Europe. Insérée sous la peau du patient,
elle est invisible et affecte à son porteur un numéro à 16
chiffres".
Site AMESSI : "La puce injectable en Espagne" : "Les clubs internationaux de la plage de Baja est la première société
à utiliser le "système de VeriPay," développé par VeriChip Corporation
appliqué de Digital’s et annoncé à une conférence internationale à
Paris l’année dernière. La compagnie pense que cette application est préférable aux cartes
de crédit et les cartes futées, qui sont sujettes au vol et à la
falsification d'identité. ADS a dévoilé le VeriChip original juste après la tragédie 9-11
(...) "Nous sommes actuellement la seule compagnie offrant la technologie
implantable d’identification humaine ," a dit Scott R. Silverman,
Président et cadre supérieur des solutions appliquées de Digital. "nous
croyons qu’il y a une opportunité substantielle du marché pour cette
technologie, et des succès comme en Espagne serviront de
catalyseurs à une adoption plus large") * (Sécu,
un montage financier : non déficitaire de 11 milliards
d'euros, selon l'INDL, mais bénéficiaire de 9
milliards ; le citoyen "roulé dans la farine"
!)
Jean-Jacques Crèvecoeur ("Le
bétail humain court se faire vacciner dans les abattoirs
collectifs préparés à cet effet") :
"J'avais
choisi de dénoncer les nombreuses anomalies, les manipulations
et les plans de vaccination de masse qui caractérisaient ce dossier.
Malheureusement, toutes mes prédictions se sont vérifiées jusqu'à
présent. L'heure n'est donc plus à la dénonciation : le bétail humain
court se faire vacciner dans les abattoirs collectifs préparés à cet
effet. L'heure est à compter les milliers de victimes à court terme de
ce vaccin extrêmement dangereux et toxique : céphalées, chocs
anaphylactiques, arrêts cardiaques, syndromes de Guillain-Barré,
paralysies, décès dans les heures qui suivent la vaccination. À moyen
terme, nous observerons une multitude de maladies auto-immunes, de
dégénérescences neurologiques, de cancers, de décès. Mais bien sûr,
tout cela ne sera que le fruit du hasard. Si vous voulez jouer à la
roulette russe, je vous en prie. Comme je ne suis pas suicidaire, je ne
serai pas des vôtres. Bonne chance à tous !".
Ce possible complot a déjà
ses résistants dans le domaine médical : Citons
ainsi le docteur Marc Vercoutère*
(CRI-VIE) sur l'inefficacité et la dangerosité
des vaccins, Sylvie Simon journaliste, Mirella Carbonatto (SOS-Justice),
le collectif "Initiative citoyenne H1N1", Laurent
l'Ecuyer (Bioperfection), Jacques Paltz, Tom Jefferson épidémiologue
(collaboration Cochrane), le docteur Joseph Mercola, sœur Teresa
Forcades, le docteur Marc Girard pharmaco-épidémiologue
(www.Rolandsimion.org), vactruth.com, Lina B. Moreco "Silence,
on vaccine", enfin Adrians
Gibbs
(virologue de l'Australian National University, ANU) affirmant
fin 2009 que le virus H1N1 sort d'un laboratoire ! *
("Depuis une dizaine d’années, les menaces de pandémies, Sras,
grippes H5N1 et H1N1, se répètent sans livrer tous leurs secrets* tout
en profitant aux laboratoires pharmaceutiques qui bénéficient de la
confiance aveugle des autorités sanitaires internationales et
nationales. Pourtant, la Cour de comptes, comme le Sénat,
reconnaissent que « la
politique du médicament est inféodée aux lobbies pharmaceutiques »,
tandis que « la formation et l’information des médecins sont assurées
essentiellement par ces mêmes laboratoires » (rapport de la Cour des
comptes sur le budget de la sécurité sociale, septembre 2001). De plus,
ces mêmes laboratoires « ne communiquent que 1 % de leurs données
officielles à l’Agence de sécurité sanitaire des médicaments avant la
commercialisation » (Pr le Duff, directeur du Crim) (...)
1 – le H1N1 est très contagieux mais non mortel (type grippe
classique). 2 – le H5N1 est non contagieux, mais mortel dans 90% des
cas. 3 – les vaccins combinés en cours de fabrication sont conçus pour
le H5N1 et le H1N1. 4 – l’adjuvant des vaccins est du MF59 destructeur
pour l’immunité. 5 – les antiviraux préconisés favorisent les
commutations à savoir la transmission du patrimoine génétique d’un
virus mort ou atténué à des cellules saines qui en retour ouvre la voie
à une mutation génétique de virus in vivo".
C'est à dire : combiner H1N1 (contagieux) au H5N1 (mortel
à 90% des cas),
pour créer un virus contagieux et mortel, avec le MF59
qui détruit nos défenses immunitaires)
Citons
Marcel
De Corte : "La Révolution française
n'a pas seulement ravagé
les communautés naturelles,
elle a construit à leur place des collectivités
rigoureusement imaginaires et dont l'existence fictive accorde
toute licence de se déchaîner aux volontés
de domination" (une phrase
que je cite encore plus loin, tant elle participe à réveiller)
Alors, bien entendu, mon
texte si alarmiste rejoindra ceux innombrables constituant
la théorie
du complot, cette nébuleuse
obscurantiste - et paranoïaque - faisant dire aux
journalistes fort niais : "ah, mais pour vous Jeanne
d'Arc n'a pas été brûlée (ce qui
est peut être historique) et Neil Armstrong n'a pas posé
le pied sur la lune ?". Les choses ne sont pas si simples
et l'histoire ne manque pas de mystifications de toute sorte.
Ce qui est incontestable, par contre, c'est que la thèse du
11 septembre est grotesque, qu'elle déborde de non-sens,
c'est que la société égalitariste, marchande, donc
moderne, revient à ne fabriquer que les machines désirantes (de
Deleuze) et la licence de se déchaîner aux
volontés de domination (de Marcel De Corte), amenant
l'idée furieuse que la politique serait la continuation
de la guerre poursuivie par d'autres moyens* (Foucault,
).
La paix est-elle donc un mythe que la modernité entend
cacher pour ce qu'il est, c'est à dire de mythique, dans
la critique qu'eût pu en faire Nietzsche sur les bons,
le masque qui sert à faire oublier que la guerre
est tout autant l'économie que les charges de tranchée
dans l'offensive Meuze-Argonne ? Pourquoi donc la guerre - qui
est une seule - c'est à dire la nature cupide de l'homme et
son aveuglement - ne pourrait-elle pas se dérouler sur
le plan d'une pandémie à l'aube d'une surpopulation
endémique, en vertu de quelle référence
historique ? L'homme, cette bête... *
(S'opposant à la célèbre formule de Clausewitz
: "La guerre est la continuation de la politique par d'autres
moyens", sous entendant une finalité juste
: la paix et l'ordre impliquant la subordination des objectifs
militaires à la fin politique ; dans sa théorie
du partisan, Carl Schmitt développe l'idée inversée
que la guerre est moins un dernier recours de la diplomatie,
que la trame de toute politique (cette trame secrète,
cachée et mise en exergue par Nietzsche), des guerres
révolutionnaires à celles contre le terrorisme,
ce qui revient à faire considérer que la
politique est la continuation de la guerre par d'autres
moyens, qui est devenu la lutte
des classes dans la bouche de Lénine, et faisant dire
à Michel Foucault
: "La loi n'est pas pacification, car sous la loi, la guerre
continue à faire ravage à l'intérieur de
tous les mécanismes de pouvoir (...) la guerre, c'est
le chiffre même de la paix") Entre
les formules de Clausewitz, de Schmitt, et celle de
Foucault, c'est le terme "poursuivie" qui marque une nuance
propre au philosophe : ce qui témoigne de l'esprit
utilitariste n'est bien entendu pas une volonté de guerre
dans sa continuation par la politique, c'est à dire temps
de paix. La guerre n'est pas recherchée pour
elle-même, il s'agit d'une réalité
continue et sous-jacente, de conflits, qui reste le moteur de
l'action politique. Le terme est : guerre
économique, avec ses morts et sa propagande ("travailler
plus pour gagner plus") ; puisque nous sommes
en guerre, que c'est encore la trame de la paix, pourquoi
un Pouvoir sans frontière ne ferait-il pas inoculer des
puces pour structurer son contrôle, dès lors
que les laboratoires appartiennent aux trusts financiers,
en
vertu de quoi, de quel fondement philosophique ? Les Droits
de l'homme ? Il s'agit d'un outil de contrôle.
Tout ce qui s'oppose
plus ou moins à l'idéologie dominante, c'est à
dire imposée au troupeau bêlant par les trusts
déterritorialisés, est classé de manière
radicale dans l'espace des sectes, de la Scientologie ...
à la biodynamie, de Raël ... au végétarisme.
Face à la rhétorique identitaire d'Eric Besson,
à son Gouvernement opportuniste, face à l'instrumentalisation
à outrance de tous les aspects mécaniques de la
vie, citons Jean-Marc
Vivenza :
"Le "Règne de la Quantité", c'est la
domination d'une logique de la "croissance",
qui est en réalité une course
folle et
vaine vers la Quantité pure, l'infra-humain, la "solidification"
du monde ; ce qui signifie tout simplement que la mise en œuvre
de la "dissolution
générale est largement amorcée". Sachant que la création est ramenée à
son aspect rendement, ce peuple esclave mérite bien
d'être marqué comme un troupeau, marqué
du nombre (666) ou chiffre (puce) de la Bête. C'est
peut-être le sens à donner à l'Apocalypse
de Saint Jean, de l'origine cachée et voulue de
la crise de 2009 : déjà, le Dr Hanrick
Eldeman affirmait avoir reconnu le chiffre de la Bête,
il s'agirait d'un ordinateur géant situé à
Bruxelles, qui attribuera à chacun un numéro de
carte de crédit composé de trois données
de six chiffres, sur le revers de la main ou sur le front. Il
faut savoir deux choses de la banque : quand il existait,
en 1995, 3.1 milliards de dollars en argent liquide et billets,
le total des prêts se chiffrait à 216 milliards,
soit 70 fois plus ; la réserve de 4% en argent liquide
prévue par la loi a été abrogée
en 1994 par le Parlement canadien. La monnaie est fictive,
la crise ne l'est donc pas moins. Henri Spaak, Secrétaire
Général de l'OTAN (1957 à 1961) : "Nous
ne voulons pas d'un autre comité, nous en avons déjà
trop maintenant. Ce que nous voulons, c'est un homme de tellle
stature qu'il soit capable de rallier l'allégeance de
paix et de politique pour nous tirer du marasme économique
dans lequel nous nous enfonçons. Envoyez-nous un tel
homme, et, qu'il soit dieu ou démon,
nous l'accueillerons". Projet officiel : New Songdo
City à 60 km de Séoul. Il s'agit d'accueillir
75.000 habitants en 2014, en inoculant à chacun des puces
RFID. Tout sera traçable, selon Bernard Cathelat. En
2009, la plus petite puce officielle est une RFID Hitachi :
0.05 X 0.05 mm, plus petite que la "mu-chip". Position
très officielle de la Pologne,
concernant le H1N1 : "Nous savons que les sociétés
qui offrent les vaccins contre la grippe H1N1, a expliqué
le premier ministre Donald Tusk, ne veulent pas prendre la responsabilité
des effets secondaires de ce vaccin (...) Elles demandent des
clauses qui ne sont probablement pas conformes à la législation
polonaise, et qui rejettent toute la responsabilité sur
le gouvernement d'un pays en ce qui concerne les effets secondaires
et des indemnisations éventuelles". Comme certains
pays vis à vis du Codex Alimentarius (créé
en 1963), la Pologne (soutenue par la Russie, contre la pression
de l'Europe) fait de la résistance.
Giorgio
Agamben : "Le
totalitarisme moderne peut être défini, comme l'instauration par
l'état d'exception, d'une guerre civile légale [...] Dès lors la
création volontaire d'un état d'urgence permanent (même s'il n'a
pas été déclaré au sens technique) est devenue l'une des
pratiques essentielles des États contemporains, y compris de ceux que
l'on appelle démocratique".
Inspiré par la biopolitique de Foucault (aussi
éclairé par Schmitt) c'est à dire :
le pouvoir, l'ambition, d'intervenir dans la gestion des citoyens,
Giorgio Agamben vit une continuité entre la conception
nazie et celle de l'Occident contemporain ("Moyens sans
fins"), le "camp" étant déjà l'espace
biopolitique le plus absolu. Le stupéfiant battage pour
la grippe H1N1, contagieuse, mais trois fois moins mortelle
qu'une grippe saisonnière, semble attester une corruption*
; l'identité nationale
instrumentalisée par le Pouvoir parait en être
le pôle lui correspondant de manière
opposée : pour être Français, il ne faut
plus penser. *
(Trahison des prérogatives régaliennes, pour
les supputations de Jean-Pierre Petit et de Marc Girard)
Christine
Lagarde y allait, le 12
juillet 2007, de son analyse philosophique sur la France fainéante:
"un
pays qui pense, alors qu'il faut cesser de penser*, de tergiverser
et se retrousser simplement les manches"
; c'était donc convenir qu'il y a encore, dans ce
pays gaulois, des personnes capables d'une pensée
personnelle, malgré le formatage télévisuel,
l'abrutissement publicitaire, et la chasse à toute Culture.
Il faudrait peut-être trouver une maladie qui rendrait
possible une vaste campagne de vaccination contre ... l'intelligence,
car la vertu du travail encensée par la Ministre n'est
pas celle de la réalisation
de Soi, mais de la carrière,
ce qui est tout autre chose. Ce travail vertueux est l'ennemi
de la pensée traditionnelle de Confusius
("Choisissez un travail que vous aimez, et vous n'aurez
plus à travailler un seul jour"), la Ministre ne
doit pas en comprendre le sens intérieur (c'est à
dire la seconde partie), poussant le délire ou l'ignorance
feinte jusqu'à considérer l'origine de la paresse
aussi bien dans l'Ancien Régime qu'avec le socialiste
Paul Lafargue ("Le droit à la paresse"), faisant
comprendre que la Ministre donc ne connaît rien ni des
Grands, ni des Petits Mystères propres aux corps de métier que
la Modernité a ravagés - afin de mettre des esclaves
derrières les machines du travail à la chaîne.
C'est oublier également ce consensus des philosophes
modernes sur le besoin qu'a le Pouvoir du chômage, pour
instrumentaliser la peur.
Pourquoi ne pas faire de nouveau accrocher les célèbres
panneaux imaginés par un précédent populisme
: "Arbeit
macht frei"* ? Ne manquera
plus que les expériences des savants fous (OGM - nanotechnologie
- guerre bactériologique - atome), un retour à
la peine de mort en Europe (sous prétexte d'une situation
rendue insurrectionnelle par la crise), pour que la boucle soit
enfin bouclée. *
(Madame la Ministre devrait faire un tour vers l'Auvergne,
elle serait heureuse de découvrir un lieu où
la pensée pour elle-même, c'est à dire -
quel adjectif horrible - "gratuite", sans aucune finalité
que son objet, n'a probablement pas existé.
Mais trêve d'ironie, ce que cache cette philosophie
est extrêmement grave, il s'agit de l'anéantissement
du système tripartite dumézilien qui faisait une
part centrale à la contemplation chère à
Plotin, à l'âme. Aujourd'hui, Madame
Lagarde dite l'américaine est-elle influencée
par les Illuminati, contrôlée par l'oeil d'Horus
du dollar américain dont certains n'ignorent pas tous
les symboles lucifériens, disciple de la doctrine "ORDO
AB CHAO" qui consiste
à générer suffisamment de désordre
pour garder ou prendre le pouvoir, en quel cas la crise actuelle devrait
ne rien devoir ni au hasard, ni à l'excès financier
? En 1994, Steve
Jackson
créa le jeu sulfureux "INWO"
(c'est à dire : "Illuminati
New World Order")
ayant reçu le "Origins Award for Best Card Game
of 1994" ; on y contemple plusieurs cartes de jeu
très explicites : explosion sur les deux tours jumelles
("Terrorist Nuke" : "Play this card at any time
to give + 10 Power or Resistance to any Violent group you
control"), explosion
sur le Pentagone ("Pentagone", mais l'explosion est représentée
au centre), réduction de la population mondiale ("GOAL
- Population Reduction"), aussi : "Rewriting
History", "GOAL - Kill for Peace", faisant que
l'histoire était déjà tracée : 11
septembre, épidémies, guerre en Irak et en Afghanistan,
puis chez nous la volonté de reformater l'identité
nationale (manière de réécrire l'Histoire).
A titre d'information, la carte du WTC a été retirée
du jeu, Steve Jackson a subi un raid des services secrets
américains (United States Secret Service) en 1990, dans
le cadre national de l'Opération Sundevil (le supplément
GURPS était soupçonné d'être un manuel
de piratage informatique). Pour revenir à notre Gouvernement,
mettre en avant le travail, l'opposer à la faculté
de penser, c'est à dire la suprématie de
l'action sur la contemplation, c'est une démarche particulière
que tous les guénoniens auront déjà rectifiée
et qualifiée de satanique, c'est à dire contre-initiatique.
Sachant que toute croissance fait aller dans le mur, c'est probablement
cette finalité qui est recherchée : les conditions nécessaires pour une troisième
guerre mondiale) *
(Une semaine après avoir écrit ce texte, ce funeste slogan,
qui est toujours d'actualité avec le "travailler
plus pour gagner plus", dont il est dit que le B écrit
à l'envers dans le camp d'Auschwitz était signe
du refus de se soumettre, ce slogan donc au dessus de l'entrée
du camp ... a été volé. Sachant que
peu de choses ont changé en réalité,
je suis indigné moi-même de ce que ce vol ait généré
autant d'indignation. Les firmes industrielles qui ont financé
Hitler ont migré aux USA, mais cet idiot de Pierre-André
Taguieff voit systématiquement de la propagande anti-juive
chez tous les détracteurs du 11 septembre. Pour ce Monsieur
et France Culture, un avion de ligne passe par un trou de 5
mètres et sans briser de fenêtre !!!)
Bernard
Biardeau cite
deux études (homeophyto.com)
: 1)
« En
1918, après la première guerre mondiale, l'épidémie frappe les
États-Unis. En 4 mois, elle terrasse 80 millions d'habitants sur le
globe. Elle touche plus particulièrement les jeunes et les femmes
enceintes. Bien souvent, le matin en pleine forme, le soir décédés.
En 1921, les statistiques démontrent les forces de l'homéopathie.
Le docteur T A Mac Cann, de Dayton en Ohio, rapporte que sur 24 000
cas de grippe traités à l'allopathie, le taux de mortalité est
28.2 % tandis que chez 26 000 personnes traitées à l'homéopathie,
le taux de mortalité est 1.05%, et le taux était le même pour W.A.
Pearson de Philadelphie sur 26 795 cas. Chez certains homéopathes,
les taux de mortalité étaient même inférieurs à 1%… la
majorité des cas était sous Gelsemium
et Bryonia,
qui ont paru les guérir totalement », 2)
« Un
rapport du Dr C. Peter, chef de service et du Dr C. Frémont,
directeur général de la CPAM (caisse primaire d’assurance
maladie) de Nantes (France) a été présenté lors du congrès
Epidémiologie et Santé qui s’est tenu à Nancy (France) du 3 au 6
juillet 1995. Ce rapport avait pour mission d’évaluer l’efficacité
de l’action de la prévention de la grippe par la vaccination
(…) On observe que la proportion des individus qui n’ont pas
présenté d’état grippal a été sensiblement la même dans les
deux groupes, 86 % chez les vaccinés et 87 % chez les non vaccinés
ou dit plus clairement, 14 % des vaccinés ont eu la grippe contre 13
% des non vaccinés ».
Penser ? Il est facile de comprendre les
raisons pour lesquelles penser pose problème au
politique, combien "se retrousser les manches" est
très de loin d'en expliquer la récrimination ;
penser,
c'est réfléchir sur l'éthique de l'homme
quand plus d'un milliard d'animaux*
sont massacrés inutilement en France, c'est analyser
l'écologie quand l'élevage est à l'origine
de 80% des déforestations, c'est considérer que
la version officielle du 11 septembre est une effroyable imposture,
c'est comprendre que les statistiques du chômage et de
la sécurité sociale sont truquées, c'est
être outré par le salut républicain au drapeau
quand le blanc central (sur initiative de Monsieur de La Fayette)
représente encore le Roi guillotiné, c'est considérer
que la politique gauche - droite est l'émanation d'une
unique philosophie des Lumières ayant tiré les
individus dans la matérialité, c'est prendre conscience
de la "société de contrôle" dont
le concept doit tant à Gilles Deleuze, c'est saisir que
la morale n'est que celle plébéienne qui fait
que les délits mineurs sont davantage punis que les crimes
politiques. *
(La conscience "humaniste" des hommes modernes.
Citons Fabrice Nicolino : "Les
poussins mâles sont jetés à la poubelle
(en fait un broyeur) (...)
les porcelets
de cinq à six jours sont castrés
(...) il
faut aussi leur limer les dents
(...) les
poules auront de même le bout du bec coupé (...)
les veaux
sont retirés au bout d'un jour ou deux de leur mère
(...) L'élevage
industriel est une catastrophe planétaire. Elle conduit
inéluctablement à des famines de masse, elle aggrave
de manière surprenante la crise climatique en cours,
et elle menace en outre la santé des humains
(...) L'entassement
de dizaines de milliers d'animaux dans des espaces confinés
ne peux que servir la cause des virus et des bactéries") Comme l'écrivait Luc
Ferry, ancien
Ministre de la Culture :
"Il
faut que les valeurs traditionnelles,
culturelles, spirituelles et morales soient déconstruites
pour que nous entrions dans l'ère de la consommation.
Car ce sont ces valeurs là
qui freinent la consommation".
La consommation, ainsi que l'ignorance et la bêtise. On
finira par ne plus enseigner l'Histoire.
Post-scriptum
: en citant Günther Schwab
pour finir avec Jean-Marc Vivenza, aussi Michel Foucault
et Marcel De Corte, j'entendais partir des effets pour remonter
aux causes et enfin à leur origine commune : la perte
de l'Être pour une dépersonnalisation de la
société. La Démocratie ? Cette fourbe entreprise
donc.
De la fausse monnaie au faux terrorisme, du faux terrorisme
à la fausse pandémie,
il n'y a qu'un pas d'une danse bien macabre. Il reste un espoir,
c'est que le contenu de cette page alarmiste soit tiré de
délires
ou de manipulations
de personnes ayant un intérêt médiatique
particulier à le faire. Accuser les USA de crime organisé,
n'est-ce pas une manière possible de les discréditer
? Une autre voie existe, terre à terre, celle
économique montrant une connivence entre le Tamiflu (une
étude d'Elsevier montrerait que le Tamiflu a un effet
stimulant sur l'activité infectieuse du virus), Donald
Rumsfeld et le politique, selon une vidéo appuyant sur
l'irréalité des statistiques annoncées
: le documentaire*
de l'argentin Julian Alterini de 22 ans. Cette approche
accrédite l'idée d'un processus de vente monté
en épingle, quand chaque année la grippe saisonnière
fait plus de morts que celle du H1N1. L'avenir apportera peut-être
la réponse à ces questions. *
(Il est problématique de donner un lien vers des vidéos
sur Daymon : elles sont censurées aussi vite qu'elles
apparaissent ... c'est ce que l'on appelle la liberté
démocratique. Moi-même, l'exercice du droit de
penser comme je le voulais - c'est à dire au risque de
rejeter l'Histoire officielle - m'a coûté le droit
de vote, ce dont, dit en passant, je n'ai strictement rien
à faire, m'étant par le passé engagé
dans la lutte de l'Action française (je suis en désaccord
avec l'agnoticisme de Charles Maurras (maurrassisme) qui voit
dans le religieux un modèle d'ordre, semblablement à
l'entendement de Monsieur Sarkozy ; je lui préfère
Léon Daudet ayant eu une sensibilité plus
guénonienne). Malgré tout, vous pouvez encore
tenter votre chance de visionner la vidéo "La
face cachée des vaccins"
du docteur Marc Vercoutère (président de l'association
Cri-Vie). Cela m'étonnerait que les lobbies ne mettent
pas un terme à la diffusion de cet appel à la
résistance, et à l'aide d'avocats, afin de poursuivre
pénalement l'Etat. Le lien : http://www.dailymotion.com/video/xaqc9u_la-face-cachee-des-vaccins-3-fin_news)

Raccourci vertigineux de la philosophie selon
pleinouest35, n'oubliant jamais que, contrairement
aux enseignements initiatiques de la Tradition ou aux ascèses
religieuses, et encore, elle porte toujours l'expérience de
la vie qui la motive et la dirige intimement. Il en fut bien
ainsi
pour tout écrivain, penseur et compositeur.
La question de l'ontologique chassé par l'expérimental
se pose alors, qui ne prédéterminerait pas cette
expérience, jusqu'au concept de liberté fallacieusement
porté par le politique. La situation médiatique martelle
déjà la venue prochaine du chaos planétaire
qui parait inéluctable, mais il le doit en premier
lieu à l'aveuglement politique centré
sur la croissance, quand le rapport entre population mondiale
et ressource alimentaire tend vers son seuil critique.
La peur devient palpable, le mensonge est quotidien, tout semble
basculer depuis le 11 septembre 2001, sans que la vérité
paraisse mériter un sujet de réflexion. Cette psychose fait donc partie du processus de "contrôle" qui est
à l'œuvre ; le fait qu'une minorité
y paraisse de plus en plus sensible est en lui-même un
signe inquiétant. Je postule alors que l'approche
du réel ne se fait pas par la seule Raison et que
les diverses productions artistiques ne sont pas tant des signes que
des prémisses ; déjà des nuages cendrés s'amoncellent
au dessus de la montagne et obscurcissent* la lumière,
l'orage risque de tonner en force et de nous rendre sourd
à tout entendement. Le voyez-vous venir ? Sentez-vous
cette crainte qu'il inspire ? *
(La peinture moderne devenue excréments picturaux,
selon Günther Schwab, ainsi
que la musique classique évacuée par le vacarme,
annonçaient le franchissement du Styx. Il n'est pas certain
que la réalité tangible affecte une capacité
de raison du peuple légitime, quand la conscience
est étouffée tant par la morale que par
le conformisme ; il n'est pas probant de se référer
à une pensée collective juste d'autant plus
dirigée qu'elle est devenue une multitude. L'intelligence ne
se partage qu'à son niveau le plus inférieur et
le consommérisme qui est en finalité élimine
toutes choses de l'esprit. Au moment où une
main dirigeait un ballon vers un filet, c'est à dire
fin 2009, devenant le sujet de prédilection du jour et
ce jusqu'aux Ministres qui allèrent de leur commentaire,
les pays riches du G8 étaient très fiers
d'annoncer que l'aide pour la faim dans le monde - soit concernant
un être humain sur six sur Terre - passerait de 5 milliards
de dollars, en 2007, à 20 milliards, sur trois ans. Nous,
pays riches, étions fiers d'offrir un peu plus de 6 milliards
de dollars par an pour un milliard de personnes, ce qui représente
6,66 dollars par individu pour
une année, en soi le chiffre de l'Apocalypse.
Cela représente donc 4.48 euros, soit 0.012 euro par
jour. Nous donnons un centime d'euro à chaque
miséreux du tiers-monde, sans savoir quel pourcentage
de ce centime lui parviendra en réalité, pour
manger ; dans le même temps, l'argent de la
drogue représenterait plus du tiers du flux des devises
selon Philippe Desbrosses, nous
amenant à nous poser la question de l'origine réelle
de l'intervention en Afghanistan, et les guerres au Proche-Orient
auront coûté 12.000 milliards
de dollars de 1991 à 2009, selon l'étude
que le Strategic Foresight Group a présenté
au Palais des Nations de Genève. La mentalité
la plus destructrice, celle qui est la plus terroriste dans
ses effets, est sans contexte celle américaine.
Ce peuple répand des feuilletons moralisateurs, de la
morale plébéienne de Nietzsche
- la peine de mort véhiculée comme
une vertu, alors que la consommation de viande par habitant
est de 120 kg par an. La réalité affreuse
échappe radicalement à l'entendement formaté
de la conscience occidentale dans lequel s'est invitée
et accrochée la "société de contrôle"
de Gilles Deleuze, au nom bien
entendu de la Démocratie, de la liberté :
l'Occident fait donc main basse sur les ressources
protéiniques des pays les plus pauvres pour nourrir ...
son bétail, ce qui a pour effet d'engendrer la rareté
et l'augmentation des cours ; nous nous nourrissons ensuite d'agonie
avec un rendement désastreux (car un carnivore dilapide 4 à
10 fois plus de ressources alimentaires qu'un végétarien),
puis, "grands saigneurs", nous offrons ce centime
pour nous octroyer une bonne conscience à très
bas prix. Michel Foucault postula
que la politique (la situation de paix) serait la continuation
de la guerre par d'autres moyens, mais n'est-ce pas la guerre
qui est la continuation de la paix "par d'autres moyens"
? Pour la Gestapo, les résistants furent des terroristes, les
USA ont presque réussi à nous faire croire à
la réalité d'un Al-Quaida
(selon Leonide Chebarchine, Ben Laden serait toujours un
agent de la CIA ; pour Maloy Krishna Dhar, ce serait l'ISI pakistanaise
qui l'aurait créé à la demande de la CIA),
les défenseurs des animaux qui interfèrent avec
le commerce, donc avec la croissance inhérente, sont
désormais eux aussi désignés comme terroristes
actifs ou potentiels. Cependant, quand 17.000 enfants meurent
de faim chaque jour, en quoi la mère de famille faisant ses
courses chez le boucher est-elle moins criminelle que les divisions
SS se déversant en Europe ? Pourrait-on dire que la guerre
économique est en elle-même propre, quand
la conscience et l'intelligence font défaut ? Mais alors,
en quoi tout criminel est-il coupable ?
Pour ramener le développement de l'analyse vers le concret,
citons encore la main de Thierry Henri qui a dirigé un ballon au moment du G8 de 2009 : l'action ne fut pas
éthique selon le principe d'équité, mais vertueuse
en faisant gagner l'équipe, qui atteste de ce que
la morale est érigée en action commune restreinte.
Mais, technique d'enfermement de la société
de discipline chez Michel Foucault, la signature de l'individu
et son numéro, pouvoir à la fois individuant
et massifiant - c'est à dire moulage de l'individu,
s'effacent devant le résultat, le chiffre propre à la
société de contrôle.
Le fait que la faim dans le monde passe ainsi très
largement
en arrière plan démontre que la morale est profondément
déficiente en conscience, cette raison pour laquelle Nietzsche
en appelait déjà à l'esthétique face à l'éthique,
au surhomme face au moralisme ou au rigorisme économique
des "bons" qui n'allaient pas se gêner pour
aider bien davantage la production du tabac que celle des fruits, tout
en convenant simultanément de sa dangerosité
et de la vertu des seconds, aussi faire en sorte que la
PAC rétribue les gros producteurs au détriment des
petits (c'est 5% des montants versés pour 40% des exploitations),
créer un dumping international qui fait en sorte
que la production des pays pauvres n'est plus rentable,
quand la Chine éminemment pragmatique procède en
achetant des terres en Afrique (Cameroun). Pour conclure cette parenthèse,
citons ces moteurs écologiques qui sont peut-être
bien une réalité très tangible et qui dérange
l'économie mondiale réelle (moins de consommation,
bien moins de pollution), dits à eau, développés
par Paul Pantone et Stanley Meyer ; le premier
fut interné, le second peut-être bien assassiné.
Je soupçonne ici l'économie verte de ne
pas avoir la conscience correspondant à ses aspirations,
tout en haut de la pyramide sociale, alors que la masse a ses
élans de générosité au seul rythme
des messages diffusés par les journaux d'information.
En bref, notre société est devenue comme composée
d'hommes machines. En refusant de manière catégorique
de mettre des enfants au Monde, je revendique la pensée
d'Arthur Schopenhauer sur une illusion
de façade : "Toute inclinaison
amoureuse, en effet, pour éthérées que
soient ses allures, prend racine uniquement dans l'instinct
sexuel, et n'est même qu'un instinct sexuel plus nettement
déterminé, plus spécialisé et rigoureusement
parlant, plus individualisé", faisant que
nous prenons pour notre propre intérêt ce qui n'est
que le processus de conservation de l'espèce ; pour
Schopenhauer donc, un sentiment de pitié ne pouvait
se réaliser qu'avec l'abolition du vouloir-vivre manifestée
avec la restriction des désirs ; mais il est impropre
d'opposer si vite la volonté de puissance au
renoncement du vouloir-vivre, car il s'agit d'extériorisation
et d'intériorisation, amenant Kierkegaard vers le mysticisme.
Le sujet était l'obscurcissement de conscience ; au
delà du conformisme dans la société de
contrôle amenant l'acceptation des monstruosités citées
plus haut, les générant, il ne resterait que
deux ouvertures pour s'abstraire mentalement de la schizophrénie
dans laquelle a sombré la modernité : s'affirmer
de manière intangible, nietzschéenne, ce qui est
noble mais extrêmement périlleux, ou alors
considérer, comme Schopenhauer, que de toute façon le
libre arbitre ne saurait exister, dans la mesure où la
volonté est tributaire de la rationalité qui de
cette manière la rend toujours identique à elle-même,
cette rationalité dans laquelle justement s'est infiltrée
la société de contrôle, un procédé
plus subtile que la société disciplinaire. L'idée
de conscience devient tributaire de celle de l'âme)

Que signifie être
photographe paysagiste, aujourd'hui, pour pleinouest35 ? Comment imaginer un seul
instant que l'Art puisse représenter autre chose pour
la Modernité que des placements financiers ? L'artiste
en difficulté est contraint par corps, il est recyclé
comme une marchandise qui est chiffrée avec la gestion
du chômage. Comment ne pas saisir une barbarie dans
l'utilitarisme des dogmes modernes et dont les fameux droits de
l'homme sont le masque le plus grotesque,
quand sont généreusement rétrocédés 20 milliards de dollars pour nourrir les affamés -
représentant
15% de l'humanité, et trouvés 3000 milliards
de dollars - pour sauver le système bancaire ? Moins de
1% de cette mane pour 15% des êtres les plus miséreux, de surcroît des suites
du mondialisme,
donne la mesure des codes moraux
appliqués en Occident et en Chine : travail, croissance,
rendement, Nation, retour sur investissement, rentabilité,
efficacité. Bordel, la planète en crève
! En vérité, je ne suis plus dupe vis à
vis des idéaux qui sont comme intégralement retournés
de leur objet et ne servent que dans l'application d'une morale
entretenue pour un contrôle des masses. Avez-vous remarqué
combien les animaux d'élevage se sentent en sécurité
dans leur enclos, alors qu'ils sont destinés à
la boucherie ? Même en tant que bourgeois, car être
attiré par le culturel fait immédiatement
considérer comme tel - quelque chose de l'ordre de l'oisif
ou de l'improductif (ce qui revient au même) -
voir foncièrement nuisible, je témoigne de
ce que toutes les photographies de ce site ont été
véritablement arrachées
de force à la société
de la rationalité en finalité qui n'a cessé
de me bloquer (interdiction du déplacement en tant que
chômeur) et d'essayer de me recycler, sans avoir
un seul poste artistique à pourvoir (ANPE). Si je m'étais
plié aux règles, j'aurais donc verbalisé des
conducteurs pour non soumission au racket des stationnements
payants, j'aurais porté la casquette de gardien de musée
(mais pour en prévenir les infractions du public), j'aurais
peut-être postulé à l'offre "artistique"
qui revient régulièrement dans les listes
de l'ANPE : stripteaseuse, avec beaucoup de far à
paupière, une bonne perruque. Faire la pute pour l'Etat
ou pour un cabaret, quelle différence ? Non, j'avais
autre chose à faire de l'existence, même si aucun
organisme culturel ou touristique n'a jamais vu le moindre intérêt
dans cette démarche photographique. L'Etat la bloqua
en la personne du Ministère de la Culture et d'un Préfet
: car on n'apprécie pas une tête de bétail
qui a un si mauvais rendement ; on m'a même
supprimé les droits civiques pour avoir tenu une
position engagée vis à vis de l'intervention américaine
en Irak : une tête de bétail n'est pas censée
réfléchir par elle-même. A quoi servirait
la télévision ? Alors, tout
est une question de choix personnel, pour les individus qui
en sont encore capables, et d'un compromis de vie. Ce ne fut
pas un choix cornélien que d'accepter de dormir dehors
l'hiver pour réaliser des photographies d'Irlande et
d'Écosse, même si le froid finit par bloquer
la digestion, fait cracher du sang, vomir avec des spasmes,
déclencher des délires, puisqu'il s'agit de vocation.
Je l'ai accepté. Mais, ce qui fut par contre fut extrêmement
pénible, est la réaction toujours hostile
des autochtones : Irlandais qui jettent des ordures
quand j'essaye de me laver dans les toilettes publiques, lancent des regards mauvais quand je bois trop
lentement
une pinte, se moquent lorsque je me réchauffe sous l'essuie-main électrique, Écossais
qui me chassent des parkings publiques qui sont tous interdits
la nuit, et même dans les lieux sauvages les
plus reculés, Corses qui considèrent, ne se
gênent pas pour le dire, que je n'apporte pas d'argent
ou que ma démarche est destinée à leur
en soutirer. C'est formidable ce que l'on apprend des hommes dans une
démarche artistique. La mentalité tout en haut
ne diffère pas de celle d'en bas et c'est la raison pour
laquelle je reste totalement convaincu que la crise économique,
énergétique, écologique, finira par
une guerre.
Sous l'apparence qu'elle se donne d'humaniste, de progressiste,
notre civilisation est une barbarie. Hypocritement, il
s'agit d'aider les plus faibles, comme contre-pouvoir gauche-droite,
mais la croissance infinie est motivée par une compétition
acharnée, jusqu'aux sports très débiles
qui ne sont rien d'autre que l'idéalisation bestiale
de la loi du plus fort. Avec
ces photographies, j'ai essayé de montrer une paix intérieure
et la beauté silencieuse de la Terre. La réaction
en retour est : "Mais à quoi servent vos photos
?". Comment faire comprendre, dans la bouillie intellectuelle
en vigueur, que si les choses sont devenues en finalité,
elles ne sont pas moins la leur propre, qui si
tel n'est pas le cas, plus rien ne saurait avoir réellement
d'importance, car privée du sens ontologique ? Donner
un sens aux choses est une démarche qui procède
de l'Être et non d'une simple projection en devenir
: mes
photographies ne sauraient donc être en finalité
en ce qui me concerne,
elles sont simplement. Voilà ce qui est devenu inacceptable
et incompréhensible. Rien à vendre est autant un règlement
de compte personnel avec l'Administration, car l'artiste
se rebiffe. Même si photographier consista en une lutte
perpétuelle avec mes semblables, j'ai choisi ma vie ; il
y a nul regret pour n'avoir jamais publié ni exposé,
car les moments de vrai bonheur résident dans la
seule solitude comme prémisse majeure de la mort.
Il est donc mille fois plus agréable d'être accroupi
sur le sol, à cracher son sang, que de dinner en tête
à tête avec une jolie femme. Être avec
soi-même est la manière de goûter
à l'immanence (qui enroule et déroule tous
les concepts sur son plan, selon Gilles Deleuze), afin de résister
au mouvement transdescendant qui tire hors de la transcendance
; ou, pour reprendre le concept philosophique de la
réminiscence
chez Platon (Ménon), ce que nous découvrons, nous
l'avons déjà à l'intérieur de nous.
Si il y a une unique vertu spéculative ou écologiste
de mon site, c'est bien celle-ci : l'application par l'image
d'une maïeutique
propre à sensibiliser sur la Beauté
du Monde comme reflet inversé de l'Arrière-monde
(principe d'un idéal rejeté par Nietzsche). Ceci
n'est bien entendu quantifiable ni par un Ministère,
même de la Culture, ni par les hommes politiques, car
ce sont exclusivement des comptables. Or, "quand on aime,
on ne compte pas" dit le proverbe ; l'Etat n'aime
rien, il agit pour l'intérêt commun, mais un intérêt qui
se confond souvent avec celui plus personnel. Plus on s'éloigne
de l'appareil d'Etat, moins les vocations ont de facilité
pour pouvoir s'exprimer : mon site pleinouest35 témoigne
d'une lutte, qui devient résistance avec la considération
de l'Être, qui porte aussi sa part de conscience.
Il n'y a pas si longtemps, le Ministère public avait
rejeté un recours juridique d'indemnisation pour
un SDF jeté par erreur en prison, sous le prétexte
qu'étant démuni de tout ... il n'avait rien
perdu. Mais n'est-ce pas la logique de la gestion générale
de la misère, du chômage, comme de dire volontiers :
ce crime n'en était pas un, car ce n'était qu'un
esclave ? Mon site n'est pas destiné à représenter
une moindre valeur dans cette société moderne,
mais il la combat sur son propre terrain, retournant souvent
ses propres arguments contre elle-même, travail de déconstruction
dogmatique en quelque sorte, lucidité plus que quête
de la Vérité. La Culture, l'identité
nationale, pas davantage que l'Histoire, et ce pour différentes
raisons, ne devraient être accaparées par
le Pouvoir qui ne détient plus une véritable élite,
c'est à dire dégagée des impératifs
économiques, mais fidèle à ceux catégoriques
: "Agis de façon telle
que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne
que dans toute autre, toujours en même temps comme fin,
et jamais simplement comme moyen",
Kant. La modernité est devenue tout le contraire.
Question matériel
de prise de vue, ou "photographier grave" : J'ai commencé
assez tôt à utiliser un appareil moyen
format, ce fut un Mamiya 645 avec le 35 mm et le 150 mm. L'optique
de 35 mm ayant reçu un grand choc, le bloc optique
était faussé et j'étais obligé de
ne scanner que la moitié à peu près nette
des négatifs. J'ai ainsi une quantité phénoménale
de négatifs d'Irlande que je ne scanne plus tant la
qualité est mauvaise : flou et distortion, de quoi regretter
d'avoir passé tant de nuits dehors et sous la pluie.
C'est bien plus tard que j'ai pu acheter, d'occasion, un Mamiya
6 bien meilleur, ses trois optiques, et le petit Fuji 645 avec
son optique fixe. Enfin, c'est grâce à l'engouement
généralisé pour le numérique
que j'ai pu enfin m'équiper sérieusement, mais
à 50 ans, de matériel d'occasion vendu à
très bas prix : Mamiya RZ
avec le 350 mm APO et le 180 mm, Pentax
6X7 avec le 55 mm. Aussi : Mamiya
7 avec le 43 mm et le 210 mm, Fotoman
612 avec
le 47 mm Schneider super angulon, Hasselblad
503 avec le 150 mm distagon. En
2009, ce fut la douche froide. Après avoir décrié
pendant des années le numérique, à cause
du manque de modelé, des couleurs artificielles et du
rendu de peau caoutchouteux, j'ai moi-même succombé
au chant des sirènes. Ayant bénéficié
d'une assurance-vie, je me suis offert un achat d'un prix exorbitant,
un reflex encensé par les revues photos qui semblent
privilégier le commerce : EOS
5 D II sur lequel j'ai monté
le Carl Zeiss 28 mm. Je trouve le rendu si mauvais,
tellement pauvre, bien que j'utilise ce Canon dans les conditions
optimales, que j'ai une répulsion à
montrer ces photographies sur mon site. Je le ferai peut
être sur un autre, si le progrès est tel qu'il
faut se satisfaire de la pire médiocrité. Après
tout, même la très prestigieuse marque anglaise
Naim Audio (j'utilise toujours un Nait 2) intègre désormais la connectique
MP3. Ce qui est triste, c'est que les photographes que
je peux rencontrer sont du même avis que moi, ou non loin
de porter le même jugement qualitatif. Que pouvons-nous
y faire ? Nos élus iconoclastes ont choisi la révolution
numérique pour se plier à la croissance imbécile.
Parole d'un "vieux con" qui s'adresse aux plus jeunes
qu'il plaint pour un tas de raisons, notamment le fonctionnement
totalement erratique, voire débile des ordinateurs
: "C'est grave ouf photographier facile, les noobs
; c'est clair ça fout la rage grave quoi !".
Dans la ville de Riom, la municipalité fait ainsi écrire
: "à Riom on se gare facile". Oui, c'est
grave exprimé - quoi, tout de même - quoi,
mais pas tant que d'écrire si personne ne peut déchiffrer
mon texte - quoi. Cela dit, en simplifiant la
syntaxe, il tiendrait en dix fois moins de pages... (Je
n'arrive pas à pousser la démonstration,
il manque d'avoir été abruti par l'école qui
semble tout mettre en œuvre pour construire des individus moulés
à la louche et destinés uniquement au marché
du travail : les esclaves n'ont nul besoin de savoir
lire ou écrire et les appareils actuels gèrent
tout à leur place). Relou (d) ! Pour reprendre la pensée kantienne, toute chose est
alors utilisée "comme moyen" et non "comme
fin", c'est à dire en soi et pour soi. Celle-ci,
de fin, c'est à dire la finitude des choses, ou la valeur
d'usage opposée à celle d'échange, est
absorbée par la finalité en projection infinie
que sert la rationalité, d'où une obsession
maladive pour la croissance, la destruction massive des
sols et de la Culture. L'autisme politique est allé
jusqu'à vouloir faire fermer les sociétés
employant des travailleurs en situation irrégulière,
ne discernant même plus la filiation évidente avec
l'interdiction faite aux juifs de tenir des commerces,
dans l'Allemagne nazie. Il n'y a plus d'être humain,
plus de Nature, plus de Culture, seulement la folie et un désastre.
La photographie numérique, sa paresse inhérente,
le goût commun et l'évanescence des fichiers,
participent à cette dissolution radicalisée des
choses de l'esprit. Pour fermer ce paragraphe, la question
qui me vient à l'esprit est celle-ci : quelles sont
les idées folles qu'il faut prêter aux hommes politiques,
car visiblement ils n'en manquent jamais, pour abrutir encore
davantage la société actuelle ? Il ne s'agit plus
d'avoir un appareil photographique qui permet de faire de belles
photographies, il faut avoir le dernier appareil qui est
plus perfectionné que le précédent, car,
convenir que le dernier n'est pas aussi bon que le sera
le prochain, n'est pas dans le processus de la pulsion consommériste
de l'instant. La photographie revient donc à
acheter. Autrefois, elle se composait, s'étudiait ; dorénavant,
il s'agit de mitrailler de manière anarchique, sans
donner du temps au temps.
Sens
de la Vérité contre vérités
de la raison pratique kantienne chez Nietzsche : la photographie
se joue de la réalité, mais n'en est-il pas de
même de la conscience ? Vous
qui lisez, ce texte est radicalement
improductif, tout autant les photographies qui l'agrémentent,
faute d'être par exemple un support publicitaire, quand
la France eut désiré vendre un fleuron naval
à la Russie (BPC Mistral). La sécurité
est semble-t-il - mais est-ce vrai ? - bradée
à un ennemi d'hier, mais toujours celui de pays intégrant l'Europe, quand croissance
et approvisionnement en énergie sont en jeu. Les
intérêts divergent et il est dit de la politique
que c'est l'art d'anticiper. Vous conviendrez donc que l'artiste se
devrait ici, simplement, dans un tel domaine, de tenir sa
place d'amuseur public, ou de tête de gondole du commerce.
C'était sans compter avec l'acharnement personnel à déconstruire
les certitudes, à vider les têtes mal pleines, quand Nietzsche
affirme : "Est vrai
ce qui n'a pas fait pas périr l'humanité". Tant
de choses font périr l'humanité, tant de choses
qui pourraient être évitées, comme la faim.
En prenant l'argument à mon compte, mon activité fut
jugée, et ce jusque dans ma propre famille, fausse et donc mauvaise, dans la mesure où elle ne me permit
pas de m'intégrer dans la société. Fainéant
disait mon père. Alors ?
Il s'agit, de la part de Nietzsche, d'une
position pragmatique - existentialiste avec son refus du sens
du Bien - que ne portait pas la connotation morale fixée automatiquement
par mon
entourage. La position du philosophe ne
se destine pas à juger en des termes moraux (et donc
moralisateurs)
de la guerre, de la spiritualité, de la Culture. Car, c'est
l'affirmation de la relativité du vrai, par ses
multiples compromissions et lâchetés, qui
amène
à se positionner, non pas comme moralisateur,
mais comme inquisiteur de la réalité réduite, également
comme sondeur des âmes. Mes photographies, donc ma vie,
doivent-elles être jugées d'après une efficacité, pour une morale
sociale, quand les inégalités progressent, ou
est-il possible de leur attribuer une valeur intrinsèque
de créativité, d'Être, ou une irruption
de volonté qui selon Heidegger englobe tout le champ
de l'Étant ? Voici qu'en rejetant la morale, j'en
appelle déjà à la philosophie pour
me justifier. La morale commune peut cacher bien des choses,
et son conditionnement nous égarer ; pire, elle est peut-être
fabriquée de toute pièce comme on dresse un animal,
ou instrumentalisée à notre avantage, suivant en
cela notre paresse intellectuelle, notre faiblesse ? Nous
savions déjà que, pour Nietzsche, le vrai n'est pas tant défini
comme le contraire du mensonge, mais en ce qu'il est tout simplement
plus facile à suivre. Ce vrai alors, qui
diffère du sens donné de celui cité dans "Ainsi
parlait Zarathoustra" ("Être vrai, - peu seulement
le peuvent. Et celui qui le peut, ne le veut pas encore ! Mais
ceux qui le peuvent le moins, ce sont les bons"), est ainsi
le consensus
où règne une hypocrisie de groupe : il ne
s'agit alors plus de mensonge dès lors que l'on répète des
vérités reçues (exemple fort : le 11 septembre
2001), c'est un thème récurant dans
Crépuscule des idoles*. Ce sens du vrai comme consensus
du mensonge, ou qui s'en satisfait par singerie, et qui n'en est plus un
donc, en apparence ou par
persuasion, correspond au célèbre bon dans
"Ainsi
parlait Zarathoustra". C'est cette facilité à
se trahir, à renoncer, qui allait permettre d'imposer
facilement cette société disciplinaire de Michel
Foucault, avec ses systèmes d'enfermement (école
- caserne - prison), une société que l'élargissement
et l'augmentation allaient devoir transformer en contrôle. Toute société est
sous l'emprise de croyances qui lui sont spécifiques
- selon Nietzsche,
hormis la constante de la Tradition et ses symboles (référence
à René Guénon et à son approche
métaphysique opposée à celle sociologique
de Nietzsche - par une compréhension inversée
du nihilisme), et l'approche dumézilienne ou celle
religieuse de Mircea Eliade
; serait alors la manifestation d'un mensonge qui
demeure caché (c'est à dire non transformé
en vrai, mais qui est utile), selon notre philosophe : le refus de l'arbitraire
ayant permis à l'humanité
de survivre selon des choix catégoriques. Le consensus moral témoignerait
ainsi de l'accaparement de ce
mensonge pour la création et l'entretien d'un code de
conduite (ici ne pas dépendre des autres, produire, voter,
fonder une famille), quand
les fausses valeurs
qui en découlent risquent maintenant de faire périr l'humanité (là
la concurrence forcée, la baisse formidable des ressources, la
surpopulation) :
nous ne verrions ainsi plus cette contradiction entre idéaux
démocratiques et principe de compétition, entre liberté individuelle et usage massifiant
qui en est fait ; c'est le sens de la crise de 2009, sans convenir
que la perte de l'Être y a sa part ontologique.
A défaut d'intelligence (cette conscience, nous savons
qu'elle est fabriquée) le peuple garde une raison plus
pratique : après toutes les vacheries sanitaires
opérées par le politique depuis tant d'années,
comment pourrait-il le croire sur parole ? La bêtise donc,
tout comme l'autoconditionnement de l'élite semblent
insondables. La corruption semble par contre ... plus certaine.
Mais, l'arbitraire reste arbitraire. *
("Si l'on possède son pourquoi ? de la vie,
on s'accommode de presque tous les comment ? (...) La
vérité ? Oh ! vous ne connaissez pas la vérité
! N'est-elle pas un attentat contre notre pudeur (...)
Comment ? vous avez choisi la vertu et l'élévation
du cœur et en même temps vous jetez un regard jaloux sur
les avantages des indiscrets ? - Mais avec la vertu on renonce
aux "avantages" (...) Je me méfie de tous les
gens à systèmes et je les évite. La volonté
du système est un manque de loyauté (...) Tu cours
devant les autres ? - Fais-tu cela comme berger ou bien
comme exception ? Un troisième cas serait le déserteur
... Premier cas de conscience",
Nietzsche : Crépuscule des idoles) En réalité,
la compréhension du paradoxe
apparent coule de source :
la morale est fondée sur l'oubli de l'arbitraire
qui s'exerce dans la gestion des sociétés,
du moins selon la pensée qui n'est pas guénonienne
- le Principe devient code despotique chez Deleuze, la société
magique chez Max Weber ; la morale qui elle-même est censée
lutter contre l'arbitraire le devient à son tour, mais
en réalité elle n'a jamais cessé de
l'être quand elle supplante la vertu. Nietzsche montre comment
les Idées de Platon (pas d'opposition fondamentale
entre réminiscence et volonté de puissance, si
ce n'est l'incompréhension envers l'Arrière-monde)
furent corrompues en sens du bien moral par l'église
catholique, pour être récupéré -
inconscient collectif ou généalogie - par la société
des droits de l'homme. C'est la modernité : en rejetant
l'arbitraire, elle en a fait rentrer un plus grand, la pensée
unique propre à tout quantifier. La société
du nombre est ainsi passée à celle du chiffre.
Les vocations sont alors annihilées au nom de l'égalitarisme,
nous faisons des guerres colonialistes, mais sous le masque
démocratique. Il est alors facile de démontrer
que notre système n'est pas vrai dans le sens nietzschéen
du terme: la famine mondiale, la spoliation généralisée et
l'aide apportée qui est grotesque le prouvent pour ceux
qui ont une conscience globale de la planète, la seule
position intellectuelle qui pourrait encore sauver le Monde. C'est
comme si, de Nietzsche à Deleuze, la philosophie
moderne avait cette capacité de déconstruire
le Monde moderne, d'en démonter les modes fallacieux,
mais sans jamais pouvoir (et vouloir, ce qui est une même
chose) revenir à la source de la conscience qu'elle rejette
ainsi comme suprahumaine. Nietzsche se réfère au
surhomme pour une irruption de jouissance dyonisiaque,
de plénitude, prenant comme prétexte un rejet
des fausses idoles, la critique des cupides, alors que
sa démarche procède de l'inversion de la métaphysique
aristotélicienne ; ceci témoigne à la fois
d'une grande confusion, d'un immense désespoir,
mais d'une formidable lucidité quant aux délires
continuels de notre société actuelle, un monde
agité et proche de la maladie mentale. En quelque
sorte, Nietzsche m'a secoué, réveillé, René
Guénon ou Eliade (son irruption du sacré) ont
participé à ordonner un peu ma conscience, à
la centrer, à la contenir, quand la croissance de Monsieur
Sarkozy ne consistait que dans l'éclatement et dans une
dissolution continuelle, œuvre de sape de l'homme vrai, comme
par exemple l'homme véritable dans l'oeuvre d'Akira Kurosawa
("la légende du grand judo"). Mais la réalité
a valeur d'expérience : le peuple "légitime"
allant aux urnes aura permis de montrer ce qui est le contraire
exact d'une véritable élite (moteur immobile).
Tout ce que le Monde moderne préserve des valeurs de
l'esprit et de l'art, il le doit à celui qu'il a volontairement
annihilé ; c'est le dogme du progrès qui empêche
de le voir vraiment, c'est le contrôle qui interdit de
l'admettre. Je commence à comprendre la raison pour
laquelle le politique donne une part
si faible à la Culture (et
comparons, si vous voulez bien, le coût induit du
tabac avec l'investissement dans l'intelligence et dans
l'art : plus de 30 milliards d'euros pour les drogues
licites ou non, mais moins de 3 milliards pour le Ministère
de la Culture) ; ce n'est pas tant des suites évidentes
de l'illusion qu'il y aurait à intéresser la masse
à Bach ou aux philosophes (l'accès à France
Musique et à France Culture était gratuit), que
la crainte du Pouvoir vis à vis d'une élite qui
lui échappe, qui ne s'en laisse pas conter facilement,
que de récupérer les artistes en instrumentalisant
la Culture, comme ce fut le cas avec l'action culturelle
de l'Etat gauliste destinée à contrer l'influence
du Parti communiste auprès des intellectuels. La contrainte
par corps se fait ici par les ressources, quand ailleurs
ce fut par le Goulag.
Les
diverses techniques
d'élevage du troupeau humain (En
deux temps, trois mouvements, même sept) (Garanti
pas vu à la télé - écrit
fin 2009)
Un
: Animaliser ! Ils l'ont dit : 1)
Ministre de la Culture,
Luc Ferry : "A propos des bohèmes, il
faut que les valeurs traditionnelles,
culturelles, spirituelles et morales soient déconstruites
pour que nous entrions dans l'ère de la consommation.
Car ce sont ces valeurs là
qui freinent la consommation. Le
postulat est assez simple : plus nous avons de valeurs spirituelles,
morales et culturelles dans la tête, moins nous avons
besoin, le samedi après midi, de mettre les enfants à
l'arrière de la voiture pour acheter des gadgets idiots
au supermarcher du coin", "Quel devenir pour
le christianisme", p114. En simplifiant : la politique
moderne, dans son ensemble, consiste à fabriquer
des cons (aucun besoin de les forcer à fumer, car même
la mise en garde inscrite sur les paquets n'atteint pas les
couches superficielles de la conscience), pour en faire l'élevage. En gros : décérébraliser
afin d'animaliser. Vive le travailler plus pour gagner plus
! Comprenez-vous enfin pourquoi des artistes, qui se retrouvent
bohèmes, sont montrés du doigt par la foule et
recyclés par l'ANPE ? A me lire, vous allez finir
par apprécier Nietzsche. Enfin ... ceux qui ont encore
sauvegardé quelques facultés humaines. 2)
Directeur
de TF1, Patrick Le Lay
: "Or pour qu'un message publicitaire soit perçu,
il faut que le cerveau du téléspectateur soit
disponible. Nos émissions
ont pour vocation de le rendre disponible
: c'est à dire de le divertir, de le détendre,
pour le préparer
entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola,
c'est du temps de cerveau humain
disponible", "Les
dirigeants face au changement". Voici donc l'origine
de la stupidité phénoménale des programmes
les plus regardés de la télévision. Dès
2003, je commençais à douter de la dimension exclusivement
économique des barrages qui m'ont arrêté
net dans ma démarche artistico-photographico-écologico-existentielle.
Je soupçonnais déjà, à ce moment
là,
que c'est la démarche puriste, et éveilleuse d'âme,
qui posait un problème majeur dans une société
qui revient à n'être qu'un décervelage, qui
utilise la morale plébéienne de Nietzsche
pour arriver à ses sinistres fins, en l'occurrence l'uniformisation
absolue des goûts et des consciences, pour la création
d'un Ordre Mondial. 3)
Un philosophe stoïcien, Epictète
: "Ne cherche pas à ce que les événements
soient comme tu veux, mais veuille que les événements
soient comme ils sont et tu seras dans la sérénité". Alors,
je ne serai jamais dans la sérénité, pas
au prix de ce renoncement à la conscience. Jamais,
quitte à vivre déjà en Enfer.
Deux
: L'art de mentir par
omission ou sans coup férir ! A-B-C-D-E-F Sans vouloir sombrer dans
une paranoïa de type complotiste, ou être définitivement
crédule, ce n'est pas s'avancer beaucoup que d'affirmer
que certains sujets n'effleureront jamais les lèvres
cousues des hommes et femmes politiques, pas plus que la cervelle
programmée des journalistes ou l'esprit utilitariste
des industriels* : *
(Messieurs-dames, vous avez peut-être consommé
des yaourts BIO non biologiques de chez Danone, de l'huile Lesieur
à l'huile ... de moteur ?)
A)
La santé
: les travaux du docteur André
Gernez ("le scandale du siècle",
film de Jean-Yves Bilien) qui mettraient un terme
au Cancer, à la sclérose en plaque
et à la myopathie*. Le Téléthon
laisse douter des intentions, pour un immense scandale,
une tromperie qui pourrait l'être pas moins
: plus d'un milliard d'euros récoltés en 20 ans. B)
L'alimentation : le
Codex Alimentarius
(origine : la Rockefeller associée* à IG-Farben
qui finança Hitler (dès 1932, pour 400.000
DM) - fut scindé en BASF, BAYER, HOECHST à Nuremberg
- devenu Association de l'Industrie Chimique, puis intégrant
la Chambre de Commerce International des Nations
Unies) annonçant la mainmise du
trust chimique sur les thérapies naturelles, l'interdiction
de toute information alternative, des vitamines naturelles,
pour imposer 28 produits de synthèse pharmaceutique et rendre
obligatoire l'irradiation des aliments au cobalt. * (La
Standard Oil de John Rockefeller prit ainsi, en 1939, 15% de
participation dans le nouveau trust germano-américain
: Rockefeller - Standard IG Farben) C)
La pollution
: silence total autour du développement, par des particuliers,
du moteur Pantone
faisant consommer moitié moins de carburant et ne
polluant plus guère. D)
L'énergie
: silence total autour du projet "Z-machine"
issu des études en MHD,
coûtant moins de 1% d'ITER selon Jean-Pierre Petit, pour
produire des milliards de degrés. E)
L'Histoire
: pour en finir enfin avec la propagande officielle
sur le terrorisme du 11 septembre
: Loose Change, ReOpen911, Zéro de Giulietto Chiesa,
David Ray Griffin, 9/11 Truth Movement, Scholars for 9/11 Truth
and Justice, 9/11 : Press for Truth. La France semble être
de loin le pays où l'omertà
médiatique est la plus forte, presque stalinienne. F)
L'écologie
: voici ce que ne dira jamais le Ministère de l'Ecologie
: la production mondiale de viande a été
multipliée par 5 en 50 ans, celle de l'aquaculture par
50, il faut 323 m² et 15.500 litres d'eau pour produire
un seul kg de boeuf et 6 m² et 700 litres d'eau pour un
kg de pommes de terre, l'élevage emploie 70% des surfaces
agricoles et utilise 30% de la terre, un repas non biologique
avec de la viande correspond à 4758 km parcourus, celui
végétalien et biologique à 291 km
(source : www.viande.info/).
La télévision
est donc la "boite à merde" que l'on connaît
et ce pour quatre raisons : a) l'influence des lobbies,
b) le profit : l'audimat qui pousse au divertissement niais
pour des gens niais, c) le faible quotient ou bagage intellectuel
des animateurs, c) la psychologie et la sociologie selon le
concept anglo-saxon : "expected
signal"*.
*
(Jean-Pierre Petit : "Les êtres humains, comme tous
les êtres vivants d'ailleurs, n'accordent leur intérêt
qu'aux éléments qui entrent dans leur entendement,
qu'ils sont susceptibles d'assimiler. Ils n'accordent aucun
intérêt aux autres signaux et, pourrait-on dire,
ne les perçoivent même
pas") Apprécions
tout de même, à sa juste valeur, la formidable
résistance culturelle de FR3 que le Pouvoir n'a pas encore
réussi à faire plier, malgré la baisse
des crédits. C'est une chose douloureuse
que de savoir qu'une majorités de gens croient dur comme
fer que les laboratoires et le politique se soucient de leur
santé, que les Américains ont débarqué
pour les libérer du joug nazi, que manger des animaux
est indispensable à leur survie, et que Ben Laden
est l'auteur du 11 septembre. Il me parait certain que
les désastres présents sont dûment favorisés
afin de détruire, détruire rapporte énormément,
que les vies humaines ne valent rien face aux profits gigantesques
des trusts et cartels industriels, que 30% d'argent de
la drogue circulant dans les échanges des devises garantit
sa pérennité, que les médias sont sous
contrôle (sauf encore Internet), que le conditionnement
de masse est très facile, que tous les chercheurs et
scientifiques qui essayent de mettre en garde, ou qui restent
sincères et honnêtes, sont immédiatement
mis au placard, ou simplement assassinés. A. Einstein
: "Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant
à cause de ceux qui font le mal, mais à cause
de ceux qui regardent et laissent faire".
A
propos de l'Histoire officielle, je cite une base d'étude
- à qui veut s'y pencher de manière objective
- sur un texte choisi dans "Le mirador", "La
sombre histoire de la famille Bush"
: Résumé : "Avril 1914 : Frank Rockefeller cède sa place à Samuel Prescott
Bush à la tête de la division des munitions et armes légères des
industries de guerre de Bernard Barouk. 1915 à 1917 : Les hauts financiers américains prêtent à
l'Allemagne 27 millions de dollars et 2,3 millards à l'Angleterre. La
firme d'armements Remington, achetée ensuite par
Dupont et financée par Bush, fournissait la France, la Russie, le Canada, et les USA en armements.
1934 : La Consolited Steeld Corporation, société
appartenant à Bush, Harriman et Tyson basée à Auchwitz, est accusé par
le gouvernement polonais de fraude, comptabilité fictive et d'évasion
fiscale. 1935 : Le
gouvernement polonais conclut une entente (remise d'un gros chèque)
avec Prescott Bush. Ainsi, la société continua à piller les minerais de
la Pologne pour fabriquer du matériel militaire qui servira à Hitler
pour envahir la Pologne. 1939 : Les camps d'Auschwitz, construits par Hitler et financés par Bush, furent créer pour permettre à la Consolited Steeld Corporation d'utiliser des travailleurs forcés.
1941 :
La société est entièrement contrôlée par Bush et Harriman qui empochent
des millions de dollars grâce au travail des esclaves exécutés à
Auschwitz. Suite à l'attaque de Pearl Harbor, le gouvernement américain
interdit tout commerce avec l'ennemi. 1947 : Création de la CIA. Les bâtiments de la CIA sont
construits grâce à l'argent gérée par Tyson (Banquier d'Hitler jusqu'en
1951) et générée "grâce" aux esclaves des camps d'Auschwitz. 1,5
millions de dollars furent récupérés par P. Bush par l'Union Banking Corporation et placés dans la société anonyme Overby Developement Company, active dans le
pétrole et les brevets pétroliers". La suite de
l'histoire est plus connue : guerre en Irak et 11 septembre.
Trois
: La Gestion du troupeau ! Il
est dit que les grippes aviaire et porcine sont le résultat
de la promiscuité de la viande sur pied (les animaux
que nous vouons à un enfer sur Terre et qui déjà
inspira Ford pour le travail à la chaîne des hommes-animaux,
puis Hitler pour la Shoah), selon l'évidence qu'une maladie
progresse d'autant plus vite que le contact est grand et l'état
de santé fragile ; cela, bien entendu, n'empêche
nullement le Ministère concerné d'affirmer sur
le site de l'Etat : "La grippe A qui sévit
actuellement en divers endroits du monde, bien
que d'origine porcine (1),
n'est pas une maladie d'élevage (2)
(...) Dans le cas de la grippe A, il s'agit d'un nouveau virus
qui contient des gènes de grippe aviaire et
(3)
de grippe humaine qui lui donne de nouvelles caractéristiques
de contagiosité et de dangerosité pour l'homme.
On ne le retrouve pas dans les élevages, ni en France,
ni ailleurs au Mexique". Les technocrates ne renoncent
jamais à aucun sophisme pour ne pas nuire au commerce,
en l'occurrence faire manger de l'agonie. Amusez-vous à
rendre logique : 1
+ 3 font
2
! Dr
Edouard Broussilian, octobre 2009 (extraits) : "L’affaire
de la pandémie de grippe H1N1
n’en
est qu’à ses débuts. Je crains que seul le recul des historiens
permette un jour d’en démêler l’écheveau, tant la manipulation
médiatique est intense sur ce sujet. Tout semble fait pour attiser
le sentiment de peur et comme d’habitude dans notre société
occidentale on verra s’épanouir les réactions hystériques
et paranoïaques (...) Nous vivons clairement la fin d’un paradigme
lancé il y a à peine 100 ans par des hommes comme John D.
Rockefeller qui ont saisi l’intérêt de conjuguer science et
commerce. En moins d’un siècle, on a fait absorber aux patients
des millions de tonnes de médicaments toujours plus puissants, et
vacciné à tour de bras. Pourtant l’état de santé de la nouvelle
génération est peut être la pire qu’on ait jamais vue. Finies
les otites, les angines, les toux. Place désormais aux agités,
perturbés, instables, suicidaires, dépressifs, autistes,
schizophrènes (...) Petite piste de réflexion supplémentaire :
sachez que le budget marketing des labos est le double de celui
consacré à la recherche et au développement, et qu’en moyenne
les labos consacrent 25.000 euros par médecin et par an pour les
amener à prescrire leurs produits (...) Je vois dans cette affaire
de nombreux signes de déliquescence d’une civilisation. Je n’ai
encore entendu aucune voix s’élever contre le principe même qu’un
état décide de faire l’achat de vaccins pour protéger son
bétail, pardon ! ses citoyens. (...) La vieille médecine n’a
jamais cherché à distinguer les individus et elle a trouvé un
allié précieux dans l’industrie chimique dont l’intérêt est
d’abreuver les masses". Fin
mot de l'histoire, la société des hommes comme bétail
: "Je
pense que la catastrophe annoncée ne sera pas celle provoquée
par un virus, mais bien par un système complètement pervers qui
rend les gens de plus en plus malades, les droguant toujours plus
pour traiter… les conséquences des traitements". Sylvie
Simon (sur
l'Etat-Pharma)
: "La vaccination de masse empêche l'installation
de l'immunité naturelle conférée par la
confrontation avec les virus et microbes et qui se passe d'une
génération à l'autre. A présent,
les mères qui n'ont plus qu'une immunité vaccinale
loin d'être permanente ne peuvent plus la transmettre
à leurs enfants, et ainsi les maladies de l'enfance se
manifestent à des âges où elles sont beaucoup
plus dangereuses. Si nous continuons ainsi, nous risquons de
disparaître avant notre planète, tout aussi menacée". Citons
également le syndicat
des infirmières
(SNPI- CFE-CGC) qui estimait un risque important de syndrome
de Guillain et Barré (paralysie des membres inférieurs
gagnant le haut du corps), ainsi que celui de maladies auto-immunes,
comme la sclérose en plaques, du fait des adjuvants. Mais,
il parait certain que les groupes pharmaco-politico-économico-chimiques
assurent leurs devants en faisant en sorte que leurs clients
leurs soient définitivement acquis, comme les drogués
vis à vis de leur dealer : A) par la dette.
B) par la maladie. C) par les brevets déposés
sur le vivant. C'est transformer une humanité en véritable
cheptel, encore pire que Soleil vert de 1973 ou Blade Runner,
car c'est bientôt le Meilleur des Mondes lui-même
qui ressemblera à la copie. Selon le professeur Adrians
Gibbs
(virologue de l'Australian National University, ANU), la nouvelle
souche H1N1, qui a été découverte au Mexique
et aux États-Unis en avril 2009, est le résultat
du groupement de trois virus provenant de trois continents différents,
dont
les gènes auraient été recombinés
dans un laboratoire ou dans une usine de fabrication de vaccins
(source : Virology Journal), laissant supposer la création
d'une pandémie afin de vendre le vaccin, rappelant furieusement
le Sida, peut être pour une finalité différente.
Le professeur avait dit en mai 2009 (Bloomberg du 12 mai 2009)
que le virus de la "grippe porcine" s'est "échappé
d'un laboratoire"...
Ainsi donc, Adrians Gibbs suggéra un incident de laboratoire,
pour finir par porter une accusation directe vis à vis
des intentions, c'est à dire recombiner trois virus dans
le but d'en créer un plus virulent. Les êtres
humains sont traités en bétail. Tout est bon pour
faire du profit, n'est-ce pas l'esprit même de la croissance
? Conclusion
: s'il est avéré que l'affirmation d'Adrians Gibbs
est fondée, cela revient à dire que la maladie
a été volontairement développée
afin de récolter les profits de son traitement (ou faire
réduire la population mondiale) sans doute mis au point
au même moment, ce qui implique lâcheté
ou complicité de nos Gouvernements (le docteur Marc
Girard
pense à de la corruption), auquel cas je dis à ce
joli monde d'aller se faire ... Si le but était de rendre
prochainement la vaccination obligatoire, inoculant peut-être
quelque nanotechnologie, il faudra l'intervention des gendarmes
pour m'y forcer.
J'ai parmi mes connaissances un cinéaste qui fut contraint
de fuir l'Amérique du Nord pour avoir enquêté
sur l'origine du Sida. On ne s'en prend pas si facilement
à l'élevage humain.
Et
si donc ? Lorsque
l'on a du temps de libre, ce qui est la seule vraie richesse
dans un monde moderne pressurant les individus, il est
possible de lire et d'aller soi-même chercher les informations
là où elles se trouvent, c'est à dire auprès
des chercheurs eux-mêmes ou des historiens. Nous savons ce
qu'il est advenu des professeurs et chercheurs Jean-Pierre
Petit, Christian Vélot, Dominique Guillet, Dominique
Belpomme (pour se limiter à quelques noms) : ceux
qui refusent de se faire acheter, ou de plier, finissent
au mieux au placard. Il y a une loi
du silence
imposée sur le 11 septembre et une médecine qui
fait commerce
de la maladie,
des médias qui servent à diffuser une drogue
mentale quotidienne
pour ôter toute capacité à réfléchir.
Après la liste hallucinante des scandales sanitaires
(vache folle, amiante, sang contaminé, nuage de Tchernobyl)
et des mensonges d'Etat (ISF, chiffres du chômage, déficit
de la sécurité sociale - qui est en réalité*
un excédant de 9 milliards d'euros - pour gagner aussi
sur les remboursements), comment ne pas admettre la possibilité
que l'énergie à bon marché puisse
exister vraiment, que le moteur économique et
ne polluant presque pas soit une réalité, la guérison
du cancer une certitude, la volonté d'empoisonner une
entreprise d'élevage humain, mais sans être aussitôt
présenté comme simplement dérangé
? Ce Monde est définitivement pervers, cupide (système
de l'audimat), mais essentiellement pervers. Ceux qui ont
rendu l'humanité malade pour faire commerce de la maladie,
sont les mêmes qui font la mainmise sur le vivant (les
brevets OGM), pour la contrôler par la faim ; un
Ordre mondial Monstrueux, abominable, se dessine à
l'horizon. Pour ne pas mourir décérébrés,
lisez Nietzsche et Michel Foucault, René Guénon
et Günther Schwab. *
(Pour vérifier sur pied, lire mon site ou aller visiter
les sites de l'Institut Montaigne, de l'IFRAP, et bien d'autres
de la même trempe) René Guénon ("La
crise du monde moderne") et Günther Schwab ("Les
dernières cartes du Diable), aussi Michel Remy* ("Nous
avons brûlé la Terre") sont plus que
jamais d'actualité, même si il est sans doute trop
tard. *
(Citons Michel Remy en 1954, expliquant pourquoi l'humanité
recourt toujours plus à des excitants donnant un
coup de fouet : "La viande est comme le métal
dont est fait un moteur thermique, et les éléments
énergétiques de l'alimentation en sont le carburant.
De même qu'un moteur ne peut pas tirer son énergie
de sa propre substance, de même un organisme ne peut pas
trouver dans la viande une source normale d'énergie (...)
Le carnivorisme augmente donc, chez l'homme, le déséquilibre
au détriment de la capacité de travail soutenu,
et au profit de la capacité de croissance, et par conséquent
de reproduction. En même temps, il cause une tension nerveuse
due aux efforts de l'organisme pour se débarrasser des
produits toxiques introduits avec la viande. D'une part, en
effet, la chair de l'animal contient ses déchets toxiques
de combustion et d'assimilation organique, dont le carnivore
doit se débarrasser. D'autre part, l'organisme n'employant
que très peu de protéines chaque jour, cherche
à se débarrasser du surplus qu'apporte la viande,
en le transformant en produits plus ou moins toxiques, tels
que urée, acide ptomaïque, etc., difficilement éliminés
par des organes d'élimination qui, n'étant pas
faits pour ce travail écrasant, se fatiguent rapidement.
Il en résulte un état chronique d'hyperexcitation
générale. L'organisme des gros carnivores, constamment
sous pression, s'use rapidement, et devient vite incapable d'efforts
de longue durée")
Cancer
?
Mensonges et manigances : où comment semer la maladie
des carences, pour récolter la croissance ! Il faudrait également
citer plus longuement le docteur Kousmine
: "J'aimerais que chacun comprenne qu'il ne peut compter
que sur lui-même, qu'il est responsable de sa personne,
que le corps dont il dispose doit être géré
comme n'importe quel autre bien". Kousmine, dont le politique
semble même ignorer l'existence, a démontré
que la tumeur cancéreuse a en réalité un
pouvoir qui est DETOXIQUANT, qu'elle intervient pour contrer
l'intoxication à une toxine microbienne (expérience
sur la toxine hemolytique du perfringens, bactérie saprophyte
intestinale : un gramme de tumeur neutralise 15 fois la dose
léthale de toxine, source : www.kousmine.com/lecancer.htm),
et que donc : le
cancer est un besoin de l'organisme pour résister à
une aggression métabolique toxique,
que le remède doit donc consister à "enlever
le besoin du cancer". C'est à ce niveau que l'on
comprend pourquoi le politique ignore ces travaux : il faudrait
s'en prendre à l'industrie alimentaire qui dénature
tous les aliments et au lobby de la viande : 1) la
surconsommation de sucre
blanc
et de
protéines animales
qui favorisent une flore de putréfaction. 2) les carences
en vitamines
naturelles
(raffinage des huiles et céréales). 3) la diminution
des céréales
complètes
favorisant la flore de fermentation protectrice au niveau du
coecum. 4) les huiles
vierges
(première pression à froid, protectrices de la
muqueuse intestinale) remplacées par les huiles raffinées,
c'est à dire mortes. 5) la consommation de beurre
et de margarines
hydrogénées. Encore
une fois, le politique, comme toujours, fait le
contraire de ce que devrait inspirer la Raison.
L'ignorance, le clientélisme et l'affairisme font
que sont privilégiés la croissance,
c'est à dire diffuser une alimentation morte qui va générer
la maladie, elle-même les dépenses de santé
et donc faire travailler plus pour gagner plus pour dépenser
plus, sans fin. Si j'étais Ministre une petite journée
... j'essaierais de faire en sorte qu'une loi interdise
enfin le raffinage des huiles alimentaires, ce qui serait
considérablement plus utile que toutes les agitations
stériles du politique autour du mensonge du déficit
de la sécurité sociale ; en effet, ne recevant
pas 20 milliards qui devraient lui être attribués
(étude de l'Institut National du Développement
Local - INDL, Evelyne Dubin), elle est donc en réalité
bénéficiaire de 9 milliards. C'est un habile stratagème
destiné à faire dépenser toujours plus,
aussi habile que de répandre une pandémie pour
vendre des vaccins. Comme pour le cancer, le crime paie et il
est politique.
Quatre
: La
petite histoire.
le quatre reste plutôt dans l'ombre, il s'agit de garder
le pouvoir en fabriquant des idéaux et des mythes ! (Courte parenthèse
pour déconstruire la démocratie et ses dogmes,
afin de mettre en évidence une dimension essentiellement
utilitariste via une volonté de crise : Comment
se fait-il que le Monde va à sa perte écologique
et intellectuelle ? Les forces qui semblent détenir
les arcanes du Pouvoir sont bien moins les élus des peuples,
que les loges maçonniques (pénétrant la
société), aussi les gigantesques trusts (déterritorialisés), pour
la prise d'un pouvoir occulte satisfaisant les intérêts
d'une minorité, comme si le Pouvoir qui à l'origine
était centralisé au sein des États, eut
fini lui-même par devenir apatride : le mondialisme. Comment
se fait-il alors que l'on brandit toujours le drapeau
tricolore - qui intègre symboliquement les trois
castes (la République voit dans le rouge et le bleu les
couleurs de Paris à la création d'une première
milice), alors que Lafayette fit intégrer le blanc
royal (déjà signe de l'usurpation guerrière
vis à vis de la couleur sacerdotale), à
quoi rime de se référer à l'égalité (pour
Tocqueville, l'humanité préfère toujours
l'égalité à la liberté) quand celle-ci
ne fait que diminuer et les Pouvoirs se centraliser (pour
François Furet, la Terreur est consubstancielle
du jacobinisme), si ce n'est pour ramener toujours cette
centralisation du Pouvoir à une échelle restreinte
de territoire, en l'occurrence la Marseillaise pour la France
? Il n'y a donc aucune fierté à faire partie d'une
nation, aucune intelligence à rattacher une culture de
masse arbitraire à un concept abstrait, si
ce n'est la propagation
d'un délire dont
la finalité est de garder le contrôle. La
crise économique est probablement une récupération
politique qui se positionne parallèlement à l'idée
de Nation, sachant que la valeur réelle des monnaies
ne représente que le trentième de l'argent mis
en circulation. Gilles
Deleuze
: "Le contrôle est à court terme et à
rotation rapide, mais aussi continu et illimité, tandis
que la discipline était de longue durée, infinie
et discontinue... L'homme n'est plus l'homme enfermé,
mais l'homme endetté", Pourparlers.
M.
Lazzarato
: "La
finance est une machine de guerre
qui transforme les droits sociaux en crédits, en assurances
individuelles et en rente (...) Alors que l'économie
réelle appauvrit les gouvernés en tant que salariés
... la finance virtuelle prétend les enrichir par le
crédit et l'actionnariat (...) S'appuyant sur les recherches
de Will, Michel
Foucault
montre comment, dans certaines tyrannies grecques, l'impôt
sur les aristocrates et la distribution d'argent aux pauvres
sont des moyens de ramener l'argent aux riches,
d'élargir singulièrement le régime de la
dette... Bref, l'argent, la circulation de l'argent, c'est le
moyen de rendre la dette infinie". Songez
que la Révolution est un phénomène simple
à saisir : la baisse de l'esprit religieux, ou sens
du sacré, qui se manifestait encore au sein du système
tripartite dumézilien (pensée magique de
Max Weber, mais alors codes despotiques chez Deleuze), n'a cessé
de faire détruire la féodalité par
la caste guerrière, pour appliquer une temporalité
du pouvoir
: c'est la symbolique de la lutte entre la caste sacerdotale
(c'est à dire Merlin) et celle guerrière (Arthur
qui chasse le sanglier, en l'occurrence blanc), annonciatrice
de la baisse de cette intuition appelée alors, d'une
certaine manière, réminiscence chez Platon, esthétique
chez Nietzsche, si le rapprochement peut encore en être
fait. La temporalité des Pouvoirs ne s'exerçant
plus selon le mode vertical, ils s'exercent dorénavant avec
la centralisation* horizontale, les
territoires, les frontières redéfinies par l'esprit
de nation étranger aux sociétés traditionnelles
indiennes, hindoues, celtiques, le basculement ayant eu lieu
en Grèce selon Michel Foucault. Vercingétorix
n'est donc qu'un mythe très moderne (dans les deux sens
du terme), une récupération, tout comme Gandhi
un transfuge britannique de la pensée moderne. *
(Gérard
Grunberg
à propos de "Penser
la Révolution française" :
"F. Furet ne peux qu'adhérer à l'éclatante
démonstration que mène avec vigueur Alexis de
Tocqueville, et au terme de laquelle la
Révolution apparaît comme l'aboutissement logique
du processus ininterrompu de centralisation des pouvoirs accompli
au cours des siècles précédents
par l'Ancien Régime". Tocqueville avait ce sentiment
cité par G. Grunberg : "Il y a de plus dans cette
maladie de la Révolution française quelque chose
de particulier que je sens sans pouvoir bien le décrire
ni en analyser les causes. C'est un virus d'une espèce
nouvelle et inconnue (...) mon esprit s'épuise à
concevoir une notion nette de cet objet et à rechercher
les moyens de bien le peindre". G. Grunberg : "Elle
(la sociabilité démocratique) n'a aucune prise
sur le réel dans un régime qui
a progressivement détruit la société de
corps sans créer d'intermédiaires représentatifs
entre le roi et le peuple. D'où le progrès de
l'idéologie égalitaire.
D'où le rôle joué par des groupes sociaux
qui ont l'habitude du maniement de l'universalime démocratique
abstrait - avocats, hommes de loi et plus généralement
intellectuels (...) A une figure centrale et totale, le Roi,
va succéder une figure également centrale et totale,
le peuple : son contraire. La sociabilité démocratique
a envahi tout entière la sphère du pouvoir. "Mais
elle ne l'a occupée, explique Furet, qu'avec ce type
de matériau qu'elle sait produire, cette chose extraordinairement
molle et plastique qu'on appelle de l'opinion et qui du coup
se trouve au contraire l'objet d'une méticuleuse attention
normative puisqu'elle est le centre et l'enjeu de toute la lutte
politique" (...) L'analyse ici devient particulièrement
pénétrante. "Si la Révolution française
vit dans sa pratique politique les contradictions théoriques
de la démocratie, c'est qu'elle inaugure un monde où
les représentations du pouvoir sont le centre de l'action
et où le circuit sémiotique est maître absolu
de la politique. Il s'agit de savoir qui représente le
peuple, ou l'égalité, ou la nation : c'est la
capacité à occuper cette position symbolique et
à la conserver qui définit la victoire"))
Alors
? C'est comme si la perte de l'Être ("être
tombé hors de l'Être" dirait Heidegger) eut
fait sombrer dans l'Etant (Guénon dirait "éloignement
du Principe"), et eut fait en sorte que le Pouvoir devienne
uniquement horizontal, se regroupe en un centre (ne pas
confondre avec l'Omphalos de la géographie sacrée),
attire tellement à lui les énergies (se souvenir du
rôle de Versailles dans l'art de la politique de
Louis XIV), qu'il finit par anéantir tout Pouvoir
subalterne, autonome (corps de métier), faisant
en sorte que sa seule justification devienne une situation
en miroir, où la tête du régime est directement
exposée et opposée à sa base, rendant obligé
le mythe égalité qui seul désormais
a la capacité stable de le justifier. A part
le doux rêve utopique de quelques philosophes, il n'y
a aucun élan humaniste dans ce processus historique,
mais uniquement l'attrait du Pouvoir. Je
ne crois donc plus ni à la croissance - qui est suicidaire,
ni aux dogmes - qui déconstruisent toutes les valeurs
traditionnelles d'avant 1789 (notamment les rapports d'harmonie
et dont le peuple ignore même de quoi il pourrait bien
s'agir), ni à la famille, surtout pas à l'égalité
- qui n'a servi en fin de compte qu'à asservir encore
davantage, ni au langage de la politique, ni bien
entendu aux explications économistes sur la crise de
2009 ou à la croissance verte, pas davantage au
montage grossier du 11 septembre, ni même à une
économie durable quant à ses réelles motivations
en finalité. Par contre, je crois à une prodigieuse
stupidité et à une perversité qui
ne l'est pas moins. L'Homme n'est plus, il y a des
individus sans âme et qui sont tenus par deux procédés
en réalité complémentaires : l'enfermement
associé au concept de Nation et aux codes sociaux,
enfin l'endettement qui s'est dissocié de l'enfermement
; sachant que tout ce qui serait utile au peuple (santé,
Culture, nourriture saine, économie) est radicalement
enterré par le politique, le travailler plus pour gagner
plus est une escroquerie.
Cinq
:
De
l'art de bien choisir ses amis ! Un
divertissement pour continuer la page sur
l'élevage, mettre en correspondance deux informations (1/12/2009
et 16/04/2008) à propos de la présence occidentale
en Afghanistan
: A) Monsieur Sarkozy : "Renoncer, ce serait laisser
le champ libre au terrorisme et à la violence barbare
des fanatiques (...) abandonner
un peuple ami
qui aspire à la paix". B) AFGHANA.Org Infos: "Achkhabad
- Le ministre turkmène de l'industrie, du Pétrole
et du Gaz, Baïmyrat Khodjmoukhammedov, se rendra fin avril
au Pakistan pour discuter d'un éventuel gazocuc
transafghan,
un
projet dont il est question depuis dix ans,
a annoncé mercredi la presse d'Etat du Turkménistan. Le
ministre et sa délégation participeront à
Islamabad à la
10e session du comité de direction du projet de gazoduc
Turkménistan-Afghanistan-Pakistan
du 20 au 25 avril, a indiqué l'agence de presse turkmène
TDH. En juillet 2007, le président turkmène Gourbangouly
Berdymoukhamedov avait indiqué, lors d'une visite de
son homologue afghan Hamid Karzaï, être prêt
à étudier les propositions pour la construction
de cet ouvrage qui pourrait avoir une capacité de 30
milliards de m3 annuels de gaz". 30
milliards de m3 annuels de gaz ? Mr Sarkozy devrait donc
être rassuré : on abandonne jamais de
si bons amis. Les Américains*
ont déjà
dépensé plus de 500 milliards de dollars pour
aider leurs amis qui sont 32 millions d'individus, mais,
par contre, les pays pauvres ou sans intérêt
stratégique n'ont pas cette chance de devenir si
bons amis : l'Occident des jolis droits de l'homme offre
ainsi 20 milliards de dollars - sur trois ans - pour nourrir
un milliard de personnes mourant de faim. C'est tout l'art de
bien choisir ses amis. Il est extraordinairement sophiste d'aller
faire la guerre dans un pays tout en argumentant qu'il
"aspire à la paix"*. Les Lumières qui
nous inspirent sont sombres : ceux qui n'ont pas nos
valeurs universelles sont des barbares et des fanatiques. Rappelons
donc que la France a guillotiné à tour de
bras jusqu'en 1981 et qu'elle fut l'un des derniers pays au
Monde à avoir accordé le droit de vote aux femmes,
c'est à dire bien après les royautés. La
barbarie comme le terrorisme, c'est quand et où cela
nous arrange... C'est une grave insulte qui est faite à
la conscience des hommes, car ainsi rien ne nous différencie
des barbares, si ce n'est notre fourberie* intellectuelle et
utilitariste, les deux définitivement confondus.
*
(Certains font la distinction entre 11
septembre
et Al-Qaïda,
c'est à dire entre possibilité de complot et actions
guerrières du corpuscule terroriste en Afghanistan
; mais, connaissant la forte relation entre la famille Bush
et celle de Ben Laden (par exemple Shafiq Ben Laden, demi-frère
d'Oussama, en compagnie du père de Georges W. Bush, au
conseil d'administration de Carlyle
ce 11 septembre 2001), il est difficile d'accorder du crédit
à une explication si simple. Citons donc trois
sources : A)
Jürgen
Elsässer
: "Tous les grands attentats, à New York , à
Londres, à Madrid, n'auraient jamais eu lieu sans le
recrutement par les services secrets américains et britanniques
de ces djihadistes (la présence de mercenaires dans les
Balkans) à qui l'on attribue les attentats",
puis
B)
Dick
Cheney
en mai 2001 : "La
nation est en danger,
car nous faisons face à la plus grande pénurie
depuis l'embargo imposé par les pays arabes dans les
années 1970", enfin C)
le
rapport sur l'invasion de l'Irak du PNAC
(Project
for a New American Century)
: "Le processus de transformation, même s'il apporte
des changements révolutionnaires, est susceptible d'être
long, en l'absence d'un événement
catastrophique catalyseur
comme un nouveau
Pearl Harbor"?
Visiblement, ces gens seraient vite passés de
la parole à l'acte avec le 11 septembre ; quels
sont donc les intérêts réels que poursuit
la France en Afghanistan ? Intégrer l'Otan consista-t-il
à se soumettre à la puissance des Maîtres
du Monde ? Certains s'étonnent de la passivité
du peuple allemand au moment de la Shoah ... ils devraient s'émouvoir
de la mollesse et de la lâcheté dans l'Occident
moderne) *
(Honte
à l'humanité : a) chiffres pour 2005 : selon l'institut
international de recherche pour la paix de Stockholm, les dépenses
mondiales pour l'armement était de 1.118 milliards de
dollars, dont 48% pour les seuls USA ; b) 800 millions
d'animaux sont massacrés dans les laboratoire à
l'échelle mondiale ; c) 45
milliards d'animaux
sont incarcérés chaque année pour finir
à la boucherie,
d) une espèce végétale ou animale
disparaît toutes les 20 minutes, e) un sixième
de l'humanité souffre de la faim) *
(Il existe une autre piste que la gazoduc, que le terrorisme
que l'Occident aurait monté de toute pièce,
pour expliquer cette intervention groupée en Afghanistan :
la
drogue.
En effet, citons Philippe Desbrosses (docteur en environnement)
qui rapporte "que l'argent de la drogue représente
plus du tiers du flux des devises et des échanges boursiers
mondiaux et que, sans elle, le système bancaire international
s'effondrerait".
Or, l'Afghanistan est le tout premier producteur au monde de
pavot à opium (soit 87% en 2008 - la culture de l'opium
passant de 104.000 hectares en 2006 à environ 200.000
en 2008) et d' héroïne (93%),
une drogue traitée au Pakistan. Un tiers du flux des
devises ? Mais alors, la survie du système bancaire en
dépend, car, en extrapolant ces chiffres et statistiques,
sous la réserve qu'ils soient véridiques,
c'est donc un tiers de l'économie mondiale qui est liée
à ce petit pays et à sa drogue, auquel cas il
faudra peut-être un jour remettre la médaille du
Congrès à Ben Laden et ses amis, pour service
rendu ! Bien étrange nébuleuse que celle-ci.
Pour l'ONU et le directeur exécutif de l'UNODC, en 2009
- donc en possible augmentation par rapport à 2008, "90%
de l'opium mondial viennent de l'Afghanistan", 900 tonnes
d'opium et 375 tonnes d'héroïne pour un marché
estimé à 65 milliards de dollars ; Antonio Maria
Costa déplore le fait que les talibans engrangent
de 200 à 400 millions de dollars par an, que 2% seulement
de la drogue est interceptée à la frontière
Est de l'Europe, mais aussi que 60% des députés
afghans
seraient plus ou moins impliqués dans le trafic d'opium
(source : Le Figaro). Bien étrange conjoncture :
talibans, terroristes, drogue, gazoduc ... sans oublier que
nous intervenons de force dans un pays souverain. Il s'y passe
beaucoup de choses, trop pour que ce ne soit que pour la paix)
Six
:
Savoir imaginer l'inimaginable.
Sale
temps : HAARP
! Juste
un rappel de la thèse du Dr Nick Begich ("Angels
don't play this haarp") à propos du projet américain
: High Frequency Active Auroral Research Program, c'est à
dire HAARP. Selon l'auteur, la finalité de ce projet
est de pouvoir contrôler le climat et ainsi de s'en servir
comme d'une arme de guerre, mais aussi de pouvoir contrôler
le cerveau humain ; ainsi, le Dr Robert Becker aurait réussi
à démontrer que des ondes ELF couplées
au courant alternatif gênèrent les fréquences
qui manipulent les fonctions cérébrales... Encore
mieux que la société de contrôle de Gilles
Deleuze donc, le contrôle cérébral, et c'est
pour demain. Victoria Hardy (www.chemtrails-france.com), utilisation
des CHEMTRAILS
et du BARYUM
: "Le
troisième projet utilise aussi le mélange de sels de baryum dans
l'atmosphère. Le contrôle du climat est un projet de l'US Air Force et
s'inspire des concepts de Nikola Tesla sur les radiations haute
fréquence (HAARP) sur l'ionosphère au-dessus de la terre. Les fragiles
systèmes de soutien de la vie dans notre environnement sont manipulés,
testés et altérés par le gouvernement pour un avantage militaire. Les
documents de l'Air Force laissent entendre que "les risques sont grands
mais que la récompense en vaut la peine". Le mélange de sels de baryum
supportant l'humidité est stimulé le long des fronts météorologiques et
manipulé de façon contrôlée. L'énergie micro-onde est peut être aussi
utilisée dans le programme de manipulation du climat. Les données
météorologiques sont aussi une contribution nécessaire au programme
VTPRE du système RFMP. Des technologies perfectionnées de contrôle du
climat permettront à une armée d'empêcher la pluie, de causer des
inondations, des sécheresses, des orages, d'empêcher l'ensoleillement,
d'endommager les récoltes, et de mettre à genoux n'importe quel pays
sans tirer un coup de feu"
Visiter
: "Les tracés de la mort" par Nenki (www.conspiration.CC)
et http://fr.wikipedia.org/wiki/chemtrail Certains
évoquent déjà une possibilité
concertée des chemtrails, des puces nanotechnologiques,
et des émetteurs pour téléphones portables,
d'agir sur la conscience collective...
Sept
:
Savoir
punir,
et le crime comme moteur de la société - en opposition
à la morale plébéienne de Nietzsche : Oh ces
fameux bons que voilà ! Une
relation personnelle, un ami guénonien, est - pour
des raisons d'expiation - partisan de l'abomination inqualifiable
qu'est la peine de mort, pour les crimes communs mais non
ceux qui sont d'ordre politique. C'est l'innocence
de croire que les élus oeuvrent pour le bien de la cité
et non leurs propres intérêts ; j'ai bien
entendu la position radicalement inverse : que représente
à l'échelle d'un pays une poignée de crimes de pervers
et de malades ou personnes sans moralité - face
aux choix politiques ayant consisté à générer
des maladies (amiante), monter de toute pièce des guerres
lucratives (39/45) et engendrer des famines (favoriser l'élevage),
sinon la continuation de la société
disciplinaire*,
aussi la technique médiatique qui consiste à
faire focaliser
l'attention d'un peuple,
et sa vindicte, loin des vérités nauséabondes
? Cela pue à plein nez ; sur le terrorisme donc, quels
seraient les véritables instigateurs ? Est-ce la
communauté des chrétiens qui mit le
Feu à Rome ou Néron ? Les choses ont-elles changé
? Est-ce la chute d'Hitler qui a fait le criminel
? Mais, le peuple a besoin de figures expiatrices pour l'exorstiser
de sa propre insuffisance, de son manque de conscience, de sa
paresse criminelle, de la bêtise molle qui l'empâte
et dont se servent les malins ; faut-il vraiment ne
pas accorder sa pitié aux plus épaisses des brutes
et concéder des raisons aux criminels
distingués ? L'autorité détiendrait-elle
un satisfacit de moralité ? Je le réfute. *
("Surveiller et punir". Pour Foucault, la disparition
de l'exécution publique - qui est une
façon pour le Pouvoir de se manifester au peuple
- correspond au passage d'un système de la représentation
de l'autorité, et de réparation des fautes
envers elle, à celui de correcteur de la société, où
le modèle carcéral a largement prévalu
sur celui réformateur. Foucault montre l'aspect carnavalesque de
l'exécution publique et la raison pour laquelle
l'appliquer en cachette procède d'un mystère plus
efficace, diffus, pour une forme généralisée
du Panoptique de Bentham, privation de liberté dans la
prison, surveillance continue ailleurs : "Le châtiment
est passé d'un art des sensations insupportables à
une économie des droits suspendus") Je refuse
de voir une Justice, une Morale, là où
il n'y a qu'une manière de diriger, de manipuler un troupeau.
J'ai atteint l'âge où je ne m'en laisse plus conter
: une mort d'homme reste une mort d'homme, que ce soit
avec un couteau, l'absence d'empathie, la conduite
sans respect d'autrui, l'amiantage*
des universités quand le politique est au fait des
risques sanitaires : en 1977,
la lettre du professeur Jean Bignon à Raymond Barre alors
premier ministre. D'autres études alarmistes ont suivi
en pure perte, jusqu'à l'inévitable, même
si Monsieur Claude Allègre - qui s'agite davantage dans
la sphère politique que dans des laboratoires - eut voulu
soutenir le contraire, en homme intelligent qu'il est malgré
tout. *
(Cela me conforte dans l'idée que le dernier aspect
devrait être de très loin le moins excusable,
donc le plus impardonnable, c'est à dire répréhensible.
Il ne l'est pas, le peuple est bien davantage intéressé
par quelque crime odieux de quelque déséquilibré
- l'autorité imprègne de son prestige la conscience
populaire. On n'est pas vraiment dupe, on râle dans les
bistrots, mais on se plie et on se tait trop vite. Alors,
L'état de droit donc, lorsqu'il revendique que "nul
n'a le droit de se faire justice soi-même", au nom
de la délivrance de toute représentation
non réfléchie résultante d'une impulsion,
au nom également du risque de vite voir la
société dégénérer en vendetta,
l'état de droit n'est-il pas essentiellement la
forme de Pouvoir ?)
Conclusion
: si l'on en croit notre ancien ministre de la Culture, Luc Ferry,
et nous le faisons d'autant plus volontiers que le processus
décrit correspond à une "contre-initiation", le Monde
marchand, qui est le notre, uniformisé, n'a de cesse
de déconstruire toutes les valeurs traditionnelles qui
font barrage aux pulsions consomméristes, elles-mêmes
parfaitement encadrées par le "travailler plus pour
gagner plus", sous-entendu acheter plus. Le but de mon
paragraphe, avec toutes ses erreurs et le grossissement
du trait, fut de déconstruire à mon tour
toutes les certitudes dont le politique et l'éducatif
n'ont cessé de nous remplir la tête, réduisant
notre humanité à n'être que des consommateurs
dans des grandes surfaces. Avec le recul de ces dernières
années de catastrophes, où l'on déclenche
des guerres colonialistes au nom de la Liberté,
où l'on spolie les ressources des pays pauvres au
nom des droits de l'homme, où l'on contamine,
semble-t-il, l'espèce humaine avec uns virus de laboratoire
pour en élargir le profit - le but n'étant
plus tant de soigner que de ... rendre
malade, le troupeau apeuré
par une crise artificielle devient aveugle de sa propre
condition d'esclave - de lui-même. Au degré de
la perception écologique, le ravage planétaire
donne raison, mais trop tard, à René
Dumont qui insistait en pure perte
pour un contrôle démographique, l'économie
d'énergie, une coopération envers les pays en
voie de développement et la protection des sols. L'égalitarisme
impose le matérialisme, ce dernier l'utilitarisme,
et la société est l'arène où
tous les coups sont permis sous l'apparence de règles
communes (ce que Nietzsche qualifiait de mensonge caché)
; il était donc attendu que la Raison écologique,
comme frein au libéralisme se dévorant lui-même,
soit la risée des technocrates et des comptables de l'immédiatité
qui ne savent plus ce qu'est un sol, un air, une nourriture,
la vie. Pour que les choses changent vraiment - et non ce retournement
en catastrophe et toujours motivé par la croissance,
pour qu'elles le puissent à l'aube de cette apocalypse,
il faudrait qu'elles le soient par les idées et non ...
sous la contrainte. Or, la France s'est enlisée dans
l'idéologie totalitaire & égalitariste qui impose
des dogmes que plus personne n'ose mettre en doute : vaccination
de Pasteur, sélection naturelle de Darwin, égalité
en droit des individus, croissance, progrès ; quant à
les récuser, c'est se faire aussitôt traité
de révisionniste - comme pour le spectacle hollywoodien
du 11 septembre, Pearl Arbor de l'ultime guerre de domination
- Nouvel Ordre Mondial qu'un Président Sarkozy a
la prétention de croire humaniste. Le fait de revenir
à l'idée de Principe (certains diraient Idées,
esthétique, intuition), m'amène, pour finir la page,
à citer cet ami dont je suis un adversaire hurlant (tant
que ma tête n'est pas tranchée) de la peine de
mort, lui même oublieux que son propre frère, homosexuel,
aurait, selon la notion de crime de droit commun, la tête
brutalement tranchée au sabre dans ce pays charmant qu'est
l'Arabie Saoudite, témoignant de l'arbitraire intrinsèque
de toute Justice humaine :
"Ainsi, quels que
soient les aspects du libéralisme qu'on envisage, on
constate qu'ils contribuent tous à détruire la
société conforme à la nature et à
créer, à sa place, la fameuse "société
de consommation", qui n'est plus qu'un agrégat d'individus,
où les relations d'homme à homme se réduisent
à des rapports utilitaires et impersonnels, de sorte
que ces hommes sont de plus en plus isolés et que l'amour
fraternel est remplacé par
l'intérêt personnel, puisque celui-ci suffit à
assurer la sacro-sainte efficacité
(...) Une telle société est proprement satanique,
car elle ne fait que prolonger, jusqu'à ses extrêmes
conséquences, l'acte même du péché
originel. Aussi comporte-t-elle en elle-même sa propre
sanction, comme chaque fois qu'est violée la nature
des choses : la société libérale, en dévorant
les hommes, est en train aussi de se dévorer elle-même
et est menacée d'implosion. Elle est le contraire de
la société voulue par Dieu pour permettre à
l'homme de réaliser sa finalité : la société
traditionnelle, qui respecte la hiérarchie des valeurs
conformément au précepte évangélique
: "Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et
le reste vous sera donné par surcroît" (G.P.,
peintre de talent qui cite un texte remarquable de Jean
Hani)
Post-scriptum
: Au moment où je finissais
cette page, l'hémicycle du Palais bourbon était
pris d'assaut par Greenpeace ; le
politique en est scandalisé, même s'il
faut remercier Noël Mamère pour avoir applaudi.
Mais Bernard Accoyer : "Ce qui s'est passé est inacceptable
au regard du bon fonctionnement
de la démocratie. Ce sont
des méthodes antidémocratiques et violentes".
Il faut rappeler que l'action intervenait au moment du sommet
de Copenhague, pour dénoncer entre autre la faim dans
le monde - pour un habitant de la planète sur six. Parler
de "bon fonctionnement de la démocratie" est
déjà en soi une incompatibilité avec
l'exercice du droit de vote amenant l'incompétence
au Pouvoir selon René Guénon, et parler de "méthodes
antidémocratiques" est une absurdité dans
la mesure où le fonctionnement démocratique est
à l'origine du chaos sanitaire et de la jungle
économique ; pour ce qui est alors des "méthodes
violentes", il faudrait poser la question aux affamés
du Monde à qui l'Occident offre généreusement
20 milliards de dollars ... sur 3 ans, soit à peu près
un centime d'euro par jour ! Si le politique avait une
véritable conscience, il aurait été satisfait par
cette réaction spontanée du peuple. Ces gens ne
comprennent rien à rien. Avez-vous remarqué,
depuis quelque temps, cette sauvagerie
qui inspire le relationnel entre hommes et femmes politiques
(faut-il citer les noms ?), les coups bas, les paroles assassines,
les pires règlements de compte qui font tomber le
masque d'un humanisme de façade ? Ces gens n'ont
de cesse de se cacher derrières des idéaux démocratiques
et se comportent les uns avec les autres comme des voyous sur
la place publique, dans les Tribunaux même. Est-ce donc
cela une élite ? Même les policiers manifestent
dans la rue, tant ils ont le sentiment qu'on les pousse au résultat
pour : a) servir les statistiques utiles au Pouvoir,
b) ramasser de l'argent. Face à un populisme qui se cache
de moins en moins, car grâce à la crise l'égoïsme
gagne, des intellectuels se regroupent pour dénoncer une
instrumentalisation qui est faite sur le concept ardu de l'identité
nationale, signe de la discipline et de la contrainte par
corps. La seule différence visible entre démocraties
et dictatures, un même phénomène
moderne, ne tient pas aux intentions, car il s'agit d'idéologie
pure, mais au ratio de la discipline sur le contrôle.
Le monde moderne matérialiste s'est donc refermé
sur l'individu, la masse ainsi constituée est devenue
"personne morale", mais, si l'on fait abstraction
de la seule dimension économique, cette modernité
n'est qu'un immense, insondable vide entre Pouvoir et
objet du Pouvoir. Hormis l'économie, c'est à dire
la croissance comme manifestation de puissance, il s'agit
d'un pur néant qui distribue des parts de rêve
aux uns et aux autres, des rêves lucratifs bien entendu.
L'imaginaire est devenu schizophrénie catatonique, il
ne nous relie plus au Ciel, c'est à dire à ce
qui n'est pas de ce Monde, au travers de la pensée imaginale
et symbolique. Le symbole sert désormais à
faire vendre, ce sont les marques. Marcel
De Corte, dans "De
la "dissociété",
reprend la conception tripartite analysée puis décrite par Georges
Dumézil : "Cette tripartition
sociale répond exactement aux trois activités
propres à l'intelligence humaine et
irréductibles les unes aux autres
en raison de la spécificité de leurs objets respectifs
: contempler,
agir,
faire".
La modernité, depuis la Renaissance donc, a oeuvré
à les rendre totalement réductibles. Mais citons
encore le philosophe : "La Révolution française
n'a pas seulement ravagé
les communautés naturelles,
elle a construit à leur place des collectivités
rigoureusement imaginaires et dont l'existence fictive accorde
toute licence de se déchaîner aux volontés
de domination". Quand
cela cessera-t-il ? Notre volonté de domination va-telle
nous pousser maintenant à coloniser le Cosmos ou à
nous entre-tuer ? Faites nous chanter la Marseillaise Messieurs
les sophistes, endormissez-nous encore davantage. Dans son article
"Ripailler à l'ombre du Codex Alimentarius",
Marie-Noëlle Anderson nous rappelait la filiation historique
entre IG-Farben (gaz d'Auschwitz) et le Codex mis en place
par l'OMS et la FAO, filiation qui semble être encore
de nature exterminatrice si l'on en croit le médecin
neurologue Rima E. Laibow
qui affirme, lors de ses conférences, que l'OMS
et la FAO prévoient que l'application (censée
être fin 2009) causera la mort par famine et malnutrition
de 3 milliards de personnes, uniquement des suites de la réglementation
sur les minéraux et les vitamines. Le Virus H1N1 serait-il
le procédé pour palier à une résistance
manifestée envers le Codex Alimentarius, à l'aube
d'une prochaine guerre de l'eau rendue probable avec la
surpopulation mondiale ?

Il est vrai que la Musique est une intelligence
plus subtile, à la fois plus fine et plus perçante, que
la rationalité se traduisant par le terme "logos", langage
métaphysique plus profond, faisant que la cacophonie
et les dissonances des musiques populaires modernes ne sont
que la correspondance la plus visible, la plus effroyable,
de la décomposition intellectuelle d'une civilisation
arrivée à son seuil d'épuisement, quand l'éthique
cède définitivement devant la volonté
d'ériger quantité de normes morales, elles-mêmes tributaires
de la rationalité. Qui osera soutenir que faire chanter
la Marseillaise ne procède pas exclusivement de l'utilitarisme
calculé ? Le mal du Monde Moderne, c'est l'action
qui pousse à tous les excès, son vice la perte
de la contemplation, de l'intériorité. La
crise économique ne saurait être autre que
cette maladie de l'âme, je vous enjoins à
considérer fous ou habiles sophistes ceux qui incitent
à travailler plus, toujours plus. Citons Kierkegaard
: "On a l'habitude de dire que l'oisiveté
est la mère de tous les maux. On recommande le travail
pour empêcher le mal. Mais aussi la cause redoutée
que le moyen recommandé vous convaincront facilement
que toute cette réflexion est d'origine plébéienne.
L'oisiveté, en tant qu'oisiveté, n'est nullement
la mère de tous les maux, au contraire, c'est une vie
vraiment divine lorsqu'elle ne s'accompagne pas d'ennui (...)
Il existe une activité intarissable
qui exclut l'homme du monde spirituel et le met au rang des
animaux qui, instinctivement, doivent toujours être en
mouvement" ("Ou bien... ou bien"). Si
Nietzsche invite à lutter très ardemment contre
l'éthique qu'il considère
comme conduisant à la morale destinée
à la plèbe (la contenir ensuite dans le
sens généalogique repris par Michel Foucault,
la contrôler dans la philosophie de Gilles Deleuze, la
manipuler dans le guénonisme lorsqu'elle devient sentimentalisme),
pour nous ramener à la vie "esthétique"
(intuition innée, par l'irruption du surhomme qui ne
le doit qu'à elle-même) , Kierkegaard quant
à lui rejette ensuite ce retour à l'esthétique
qu'il considère comme déjà en l'état
de ruine, anéanti, et sur lequel il n'est plus imaginable
de reconstruire l'éthique qui lui succède, pour
alors se fondre, s'immerger dans le religieux. Il y a bien évidemment
un parallèle à faire avec la doctrine guénonienne,
avec la notion de personne opposée de celle d'individu,
quand l'intuition pure disparaît dans l'éloignement
du Principe. L'Eternel retour de Nietzsche est plus particulièrement
un état primordial quand celui de l'Inde ou de la Grèce
Antique une approche cyclique. Mais que ce soit par l'un ou
l'autre de ces deux aspects qui s'opposent en superficialité,
notre Monde Moderne parait bien être rendu à l'état
de cadavre, une zone réflexe qui ne peut s'exprimer et
exister que dans l'action, dans l'agitation d'elle-même.
C'est en ce sens que ceux qui parlent de croissance verte ne
sont pas à même de pouvoir nous entretenir du sens
de la Vie. Il faudrait en premier lieu séparer le culturel
du commercial, la recherche de la retombée économique,
l'éthique de la vertu, mais cela présuppose un
renoncement radical à l'égalitarisme républicain.
Lorsque, pour des raisons économiques, l'ANPE interdit*
le déplacement à un artiste, elle détruit
le fondement même de l'esprit de l'homme, elle assujettit
l'immatériel au temporel, elle œuvre donc à la
destruction de l'esthétique ; le peu qu'elle gagnera
sous l'aspect rationnel lui coûtera bien davantage du
fait de la décadence qu'elle génère
sans distinction. Broyage des âmes et esclavagisme. *
(Je reviens très souvent sur cet aspect des choses, sur
une expérience personnelle : comment l'ANPE et le
Ministère de la Culture peuvent briser la vocation, faire
plier les individus. Clamer que chacun doit se plier aux
mêmes règles édictées pour tous,
sens des droits de l'homme - une morale en réalité
plébéienne mais de résurgence chrétienne, perd
tout sens, dès lors que l'on sait que la défiscalisation
permet aux groupes financiers de ne pas payer l'impôt
; aussi, la séparation des pouvoirs est davantage
le procédé pour se déresponsabiliser
qu'un soucis de neutralité, comme en témoigne
la volonté de supprimer le juge d'instruction. Mais prendre
les idiots pour ce qu'ils sont est une tentation facile
pour le Pouvoir)
Qui je suis ? Cela
n'a pas grand intérêt. Disons que j'ai plus de
50 ans, que je suis désormais un photographe professionnellement
raté, que je fus déjà classé subversif
par l'armée (EOR) qui m'a cependant initié
à la facilité selon laquelle il est
possible de conditionner autrui, recalé à tout diplôme
(Union centrale des arts décoratifs), devenu réactionnaire
à tout dogme moderne que je pense détourné
de son objet. J'ai eu la chance de côtoyer des industriels
et marchands d'armes, des puissants de ce Monde qui
n'ont pas le moindre soupçon du principe moral destiné
au contrôle de la masse, je suis
sympathisant des personnes simples qui se battent pour la condition
animale, j'aborre toute forme de gavage publicitaire et
les élus qui ne cessent de faire des promesses sans en
tenir aucune, je méprise la bêtise humaine
sous toutes ses formes et qui est la principale cause de l'invivabilité qui étouffe aujourd'hui
l'homme dans l'homme et dont Alexis deToqueville avait
déjà décelé l'origine insidieuse
au sein du fonctionnement même de la Démocratie, absence
de réflexion devenue fond
de commerce pour la croissance, la finalité mise
en exergue par Max Weber. Enfin, des hommes "bons",
dans le sens donné par Nietzsche,
m'ont supprimé droits civiques et chômage,
cependant, j'ai une conviction, si seulement la moitié, que
dis-je, le dixième des arguments et des chiffres
que j'avance dans ce site sont véridiques, cela
justifierait de penser mettre aux fers une pseudo élite, tant pour les mensonges, les manipulations, que la
cupidité qui règnent en maître. Mais ceci
reste un point de vue personnel, la manifestation de mon
individualisme. Mais plus en profondeur, est-ce donc de mon
individualisme, ou de mon être, de l'exercice naturel
de ma volonté de puissance de ne pas sombrer
dans l'Etant heideggerien, dont il s'agit ? J'ai débuté mon site en 2003,
il était question d'écologie avant que le mot
magique ne soit récupéré par les pires
pollueurs, de symbolisme et d'esprit religieux, chose très
différente des dogmes eux-mêmes. Je parlais d'entéléchie, de plénitude de l'être, ou plutôt,
en référence à Aristote, de plénitude de l'être en acte
(l'acte compris comme opposé à la puissance),
c'est à dire la dynamique sous-jacente d'un mouvement continuel
impliquant que quelque chose demeure virtuel, ce qui tient de
la perfection dans les Monades de Leibniz. La vocation fait
partie de cet élan, de cette pulsion d'être, de
ce passage de la puissance à l'acte. Une conformité
avec l'essence appréhendée depuis l'acte qui n'est
plus en puissance. Heidegger considéra donc que la modernité sombre
dans l'Etant, Nietzsche quant à lui que l'élite
moderne est devenue faible, ce qu'il appelle avec mépris
les hommes "bons" ; mais, ceux qui font désormais
figure d'élite ont commis, selon lui, l'erreur fatale
-
qui est à l'origine de tout, de croire que la volonté
est quelque chose qui agit, que la volonté est une faculté,
alors que l'essence d'une chose se réalise intégralement
dans le devenir (concept de volonté de puissance) : devenir
plus, non devoir être, qui diffère de
la métaphysique aristotélicienne accordant toute
son importance, sa primauté à l'essence,
tout comme l'éternel retour s'opposera radicalement à
celui des doctrines indiennes. Il est utile de mettre en
exergue la relation entre influence d'Héraclite,
son opposition dynamique des contraires, et son refus de l'hypocrisie
de rejeter le Monde, qui consiste à croire que "les
choses de la plus haute valeur doivent avoir une autre origine,
une origine qui leur est particulière, - elles ne sauraient
être issues de ce monde passager, trompeur, illusoire,
de ce labyrinthe d'erreurs et de désirs",
le nihilisme signifiant alors le rejet du monde tel qu'il
est. Curieuse position nietzschéenne s'il en est, renouant
avec les présocratiques (Socrate qu'il méprise,
un fanatique de la morale chez qui la raison a permis de faire
taire les instincts), les doctrines dyonisiaques, tout en dénonçant
en même temps la lâcheté, le conformisme
et la bassesses de l'élite occidentale. Étrange
composition intellectuelle, elle rejette l'essence, dénigre
donc la métaphysique en la ramenant à une construction
humaine, tout en ayant une perception fine de notre
civilisation moderne : "Celui qui
a la puissance de rendre bien pour bien, mal pour mal, et use
effectivement de représailles, et qui est donc capable
de reconnaissance et de vengeance, celui-là est appelé
bon ; celui qui est impuissant et ne peut pas user de représailles,
passe pour mauvais (...) les bons sont une caste, les mauvais
une masse, une sorte de poussière. Bons et mauvais équivalent
pour longtemps à seigneur et sujet, maître et esclave".
Sans donc dénigrer le modernisme, si ce n'est toujours
le rôle pernicieux de la morale platoniscienne passée
dans le christianisme qu'il considère comme un platonisme
plébéien, une morale d'esclaves fondée
sur la haine de la vie, et pour d'autres raisons que René
Guénon, Nietzsche pourfend le Monde actuel qu'il considère
comme décadent, mais sans porter le moindre jugement
de valeur sur cette décadence qu'il estime en fin de
compte normale et utile. De ce combat permanent entre les dominants
et les dominés, dans le devenir héraclitéen,
s'est institué une morale vis à vis de laquelle
le ressentiment de la masse a joué en faveur d'une
généalogie, il s'agit donc aujourd'hui des droits
de l'homme et de la Démocratie utilisés dans le
langage politique comme enthymènes (dans le sens aristotélicien)
: syllogisme rhétorique pour une déduction dont
la valeur est concrète (raisonnement du peuple) et non
tirée de l'analyse, pour une persuasion de masse sans
démonstration, qui devient une manipulation lorsqu'elle
procède du Pouvoir et non des hommes incultes. C'est
cette généalogie nitzschéenne et cette
faculté de conditionnement à rebours qui
a inspiré Michel Foucault sur la société
disciplinaire (institution en système par l'Etat), puis
Gilles Deleuze sur celle de contrôle. Par un biais différent,
encore inspiré en profondeur des doctrines aristotéliciennes
(le mouvement du passage du virtuel (non-être) au réel
(être), de la puissance à l'acte, reste inachevé
s'il doit continuer d'être lui-même en mouvement
; ainsi, le mouvement est l'acte de ce qui est en puissance,
tout en étant aussi lui-même en puissance), René
Guénon mit en exergue l'opposition entre qualité
(le Principe) et quantité (la multitude), expliquant de quelle
manière rien n'est plus facile que de manipuler l'opinion,
en l'occurrence pour avoir accordé un droit de vote. Ainsi, j'ai
commencé mon site autour de beaux paysages et de la considération
de l'Etre, donc de la plénitude et du bonheur qu'elle
induit, mais, en 2009, j'en venais à la réalité
concrète qui me rattrapait : une crise écologique,
celle ontologique de l'Etre dans une société
qui se rapproche de plus en plus de la gestion d'un troupeau
d'hommes et de femmes qui n'ont plus d'autre réalité
et finalité que la richesse qu'ils produisent, la
destruction qu'ils induisent, l'économie durable comme argument
sophiste.
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Je remercie René
Guénon pour une oeuvre dont l'ampleur et la profondeur
ne cessent encore de me surprendre, au moment même où
le Golem de la civilisation moderne commence à s'éffriter
sur sa base idéologique, laissant craindre le pire vis
à vis d'une politique sécuritaire ou d'un fascisme
rusé en gestation. J'ai toujours considéré
comme important, et vital pour la liberté, de regarder également
en dehors du cadre où l'on focalise l'attention. J'ai le
sentiment triste, qu'en accordant aux Autorités financières placées au dessus des Gouvernements de façade,
comme je l'écris plus loin (par exemple pour le groupe Bilderberg), des intentions humanitaires
(à défaut d'humanisme : la crise de 2009 qui
pourrait être commanditée pour faire freiner la croissance devenue
suicidaire et à laquelle les peuples ne sont pas prêts
à renoncer), je ne fais qu'accorder une conscience fictive là
où
il n'y en a probablement qu'un vide, un néant d'âme,
de l'intérêt. Tout porte à le démontrer,
les démocraties qui moralisent leurs sociétés,
pour en garder le contrôle, ne sont quant à elles
que les pièces d'échiquier d'un Monde en guerre
et
qui n'est que foires d'empoignes, à l'aube semble-t-il d'une
catastrophe alimentaire, si ce n'est le conflit entre les
USA et la Chine qui va compartimenter le Monde. L'un semble
fomenter des attentats pour entretenir une forme de colonialisme
sous couvert de démocratie, l'autre prend possession
de l'Afrique sous celui de l'humanitaire, la France quant à
elle s'enfonce radicalement dans des délires dont les
pires ne sont pas l'obligation de chanter La Marseillaise ou interdire
la fessée, mais la tromperie continuelle sur
les intentions. Ce n'est bien entendu pas la société
dirigée par le marché (rationalisme chez Max Weber)
qui saurait résoudre les catastrophes en court, avec une
politique de l'oxymore dont Bertrand Méheust nous
dit qu'elle consiste dans la volonté de paralyser
les esprits en les rendant inaptes à penser, de les
désorienter et de saturer tout l'espace pour bloquer
toute opposition, usant de termes contradictoires
: "développement durable", "croissance
verte", "agriculture raisonnée", "moralisation
du capitalisme", "marché civilisationnel",
comme "guerre propre", et dont l'usage massif amène
à rendre, au pire fou, au mieux passif ou inerte,
finalité rêvée du panoptisme de Michel
Foucault.
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Déjà, notre civilisation
des droits de l'homme gaspille sans aucune limite les ressources
végétales de la planète, pour assouvir
avec l'élevage un besoin viandard devenu stérile
pour la santé, alors que plus d'un milliard d'hommes
et de femmes souffrent de la faim. Quel exemple nous donnons,
quand de surcroît notre orgueil nous promulgue en idéal
! Car, l'utopie égalitariste, en l'occurrence vouloir
toujours plus, s'est répandue à la surface
de la Terre entière qui ne peut répondre à
toutes ces espérances. C'est dans ce contexte, que le
"travailler plus pour gagner plus" dévoile
ce qu'il y a de plus déraisonnable, de plus décalé
avec la réalité concrète du Monde, une
folie démagogique sans avenir et qui ne s'explique que
par une mentalité d'arrière garde qui veut se
donner un dernier rôle. Pour cela, en finalité
de la politique de l'oxymore citée plus haut, s'installe la
"société de contrôle" de Gilles
Deleuze et dont Michel Foucault décela en 1975 la correspondance
symbolique avec le Panopticon de Bentham : mieux que la
"société disciplinaire" (école
- hôpital - caserne - usine - prison), le panoptisme dont l'aboutissement
abstrait dans la société de surveillance - c'est
à dire le "contrôle" en tant que
procédant
en dehors de l'usage spécifique et où le
"voir sans être vu" devient pur effacement
- est destiné à "imposer une conduite
quelconque à une multiplicité humaine quelconque".
On nous entretient alors de comportement citoyen, mais
n'est-ce pas le mode du fonctionnement propre aux sectes, la prise
de contrôle cérébrale et affective ? Bien entendu, je
ne me pose pas en censeur moral, je porte un jugement sur
le bilan écologique. Pour se poser en censeur, il
faudrait faire une part bien plus grande à l'éthique
qu'aux vertus décomposées en secteurs et
quantifiées dans le Monde moderne, ce qui est impossible dans une société
matérialiste tournée vers le rationalisme en
finalité. Dans la troisième partie de l'Ethique
à Nicomaque, prendre de mauvaises habitudes va détruire la
possibilité d'être bon. Ce qui est bien dans
une situation ne l'est pas dans d'autres, et, selon
Aristote, nous pourrions estimer que les dirigeants du
Monde, et les électeurs qui les portent consciemment
ou non, ne sont donc pas les bons (mais ils deviennent ceux de Nietzsche) dans la mesure où leur vertu
ne les définit pas en tant qu'homme quand ils réalisent
mal leur fonction dans la communauté aujourd'hui sans
frontière des êtres humains : le comportement
alimentaire occidental, en apparence vertueux - car il porte la
croissance, affame les pays pauvres, alors que nous nous
cachons derrière le masque de l'universalisme
des Lumières. C'est l'ouverture d'une problématique de
la compréhension des phénomènes, qui
se limite aujourd'hui à la notion de progrès,
tant moral qu'économique. Nietzsche, dans le rapport du
mensonge à la vérité : "Est vrai
ce qui ne fait pas périr l'humanité". Aristote
releva ce en quoi l'ironie chez Socrate répondait
au Sophisme (Socrate
comme le pire des sophiste
pour Nietzsche) et à l'Atomiste marginalisé
dans l'histoire de la philosophie : "Ce que l'on a
raison d'attribuer à Socrate, c'est à la fois
les raisonnements inductifs et les définitions universelles
qui sont, les uns et les autres, au début de la science.
Mais pour Socrate, les universaux et les définitions
ne sont pas des êtres séparés ; ce sont
les platoniciens qui les séparèrent et ils leur
donnèrent le nom d'idées". Or, selon
Xénophon, Socrate alla contre cette pensée matérialiste
séparant les choses humaines de celles divines :
raisonnement permettant de connaître les premières, quand la connaissance des secondes est tributaire du domaine des
Dieux, faisant que les physiciens renversent l'ordre divin
de la connaissance, bien avant la
phénoménologie de Husserl. Mais si les matérialistes
ont finalement gagné contre Socrate, ce dernier reste ignorant
de la réminiscence, quand Nietzsche
rejette l'essence qui se réaliserait
autrement que dans le devenir immédiat, ce sont ainsi
des positions intellectuelles que tout oppose. Nietzsche
défend le concept de l'intuition du noble qui
s'oppose à la sagesse rationnelle, sagesse instinctive
des grecs qui est un débordement enthousiaste, lorsque
Socrate devient malgré lui précurseur de la rationalité paradoxalement influencée
par la morale
platonicienne, ce Bien inspiré des idées,
l'affirmation dionysiaque de soi régressant alors
face à la justification de soi. Le pire surviva donc
à la philosophie : il est édifiant de
constater que nous vivions désormais dans un Monde où
il faut sans cesse se justifier vis à vis de la loi,
d'un sens du bien, quand qu'il promulgue une liberté
individuelle qui est détournée vers le sens du politiquement correct qui s'exerce
avec la société de contrôle. Nous comprenons
pourquoi Nietzsche parle de dominants et d'esclaves, la morale
sert désormais à contenir la masse et l'élite ne suit même
pas les préceptes de l'Ethique à Nicomaque, morale
qui est à son tour supplantée par le conformisme
décelé par Tocqueville, pour un
contrôle deleuzien qui a tendance à devenir absolu.
Au nom de la liberté et grâce à la rage
véhiculée par l'égalitarisme, l'humanité
actuelle ressemble à un troupeau que l'on stimule dans
tel ou tel sens, avec plus ou moins de subtilité,
alors que paradoxalement la conscience censée être
raisonnée supplante l'instinct. Ceci amène à
penser que ce dernier était peut-être plus
fiable que la raison abstraite, que la conscience rationnelle
est une régression de nos capacités cognitives
du réel. Ainsi, pour Peter Lamborn Wilson
qui se réfère à la "théorie
du chaos" et à ses étranges attracteurs,
il existe une quatrième voie en marge des mutations
accidentelles des darwiniens, de l'entéléchie, du vitalisme. Il la définit comme "taoïsme
dialectique", symbolisé par le disque du Yin et
du Yang : "le coté sombre
porte une graine de lumière, et vice versa ; de plus,
les zones ne sont pas séparées par la ligne droite
du Dualisme, mais par une courbe sinueuse ambiguë du mouvement
dyadique. La dialectique occidentale analyse afin de synthétiser,
là où la dialectique taoïste commence par
la synthèse afin d'analyser (...)
Dans le Taoïsme religieux,
la divinité de l'écriture automatique ou "astrale",
Tzu Ku Shen, est également déesse des latrines
(...)
Habituellement des femmes, comme dans le spiritisme occidental,
ils (médiums) agissent
comme "amanuensis" pour les fantômes, et ils
ont transmis tout et n'importe quoi (...)
Certains textes taoïstes ne sont pas composés dans
une langue ou une écriture humaine, mais dans le "tadpole"
ou "écriture nuage" des esprits (...)
Comme Nietzsche et Bataille l'ont
suggéré, le mythe de la pénurie est simplement
un moyen de contrôle au travers de la misère, tandis
que la véritable nature du monde est celle de la plénitude
absolue". Bien. Retour à une forme de chamanisme.
Mais Nietzsche rejette catégoriquement l'idée
d'arrière monde en tant que vérité (l'Etre
qui seul est chez Parménide) figée qui ne
sert qu'à évacuer une charge d'angoisse. D'où l'intérêt intellectuel
de se pencher en même temps sur les présocratiques (même si Michel
Onfray dénonce l'excès du terme) et la Tradition, de
lire les "États multiples de l'Etre" de R.
Guénon, d'opposer Aristote et Platon à Parménide
(l'étant comme non engendré), comprendre comment l'alternative
à l'idéal platonicien de Démocrite
se retrouvera ensuite chez Epicure ou Lucrèce, forme
de pensée
matérialiste combattue par la Scholastique. Mais il faut
aller encore plus loin pour déconstruire le mode de la
pensée moderne, aller au delà de la codification
morale qui n'est devenue qu'une récupération à
seule fin de contrôle. Faire ce qu'il plait aux Dieux,
selon les termes attribués à Aristote, est
devenu un code de conduite détourné des nobles
sentiments, quand il est institué en système.
Si notre civilisation
des droits de l'homme gaspille allègrement les ressources
des pays pauvres (produire de l'alimentation pour notre bétail,
générant localement des famines à cause
de la rareté induite des ressources et l'augmentation
des cours), cet excès est une conséquence de
la disparition de la pensée dite magique qui donnait la primauté
de l'Etre sur l'Etant. Car, nous éloignant des Dieux, les
faisant humains, la raison s'est trouvée corrompue par
l'utilitarisme. Les Dieux sont morts, les temples
s'ouvrent sur le Monde, Hegel fait cette distinction : en Occident,
l'esprit comme spiritualité du peuple se manifeste
par la religion, l'art et la philosophie, mais, devenu
dominateur, il n'est que subjectivité
consciente d'elle-même, alors qu'en Orient il reste inaccessible.
A force de raison et de cogitation intellectuelle vidée
de toute âme, sans grandeur dirait Nietzsche, sans
intellect pur dirait R. Guénon, la société
devient folle, une monstruosité,
machine économique soumise à un maître
dément : le rationalisme. A force de raison
idiomatique, l'entendement régresse continuellement
vers son degré le plus bas, règne
de l'égoïsme, de la cupidité et de la
peur. Nietzsche participe au moins à un coup de force
prodigieux : réveiller le dormeur.
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« Que diriez-vous, si les choses étaient
telles que l’homme, que les peuples dans toutes leurs machinations et leurs plus
grandes affaires, aient bien une relation à l’étant, et cependant soient tombés
depuis longtemps hors de l’Être sans le savoir, et que cela même soit la raison
la plus intime et la plus puissante de leur décadence ? »,
Heidegger.
|

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2009, présentation
ou déconstruction d'une gigantesque entreprise de
contrôle du troupeau humain (EDVIGE
comme forme électronique du Panopticon
de Bentham) : Il ne serait pas difficile d'expliquer l'espèce
humaine à des extraterrestres : la parole favorise le
mensonge et elle cache les intentions, l'écrit normalise toujours
un peu la pensée selon le tempérament de chaque
peuple, comme en témoignait la différence analytique
entre français et allemand. Mais, globalement,
il suffirait maintenant de dire : publicité
- peur - gavage
publicitaire - peur du chômage
- guerre - peur
du terrorisme - gavage publicitaire
- croissance - travail
- peur -
publicité
et gavage - peur - chômage
- guerre - publicité
- travail - gavage - peur
- gavage publicitaire -
peur - crise
- croissance - chômage
- publicité - gavage
et crise - croissance
- crise - croissance
- crise - peur
- gavage publicitaire - croissance
- terrorisme - chômage
et PIB - gavage publicitaire
- crise - publicité
- gavage - gavage
- gavage, le tout en boucle infinie.
Gavage ! - Gavage
! - Gavage
! - et tous ces esclaves et ces cruchiasses (restons poli)
qui nous distillent
la PUB pavlovienne, quotidienne et abrutissante !
De quoi hurler ou devenir fou, mais n'est-ce
pas le but ? Un peu d'oxygène pour la tête avec
une Leçon de courage. En
premier lieu donc, en cette fin de l'année 2009, je tiens
à remercier deux personnes s'exposant au rouleau compresseur
de la pensée unique : En premier, un saltimbanque,
Jean-Marie Bigard. Il a compris
que les attentats du 11 septembre
2001 sont une gigantesque imposture* dans leur version officielle
; remercions le pour son courage, car l'immense majorité,
pour ne pas dire la totalité des journalistes et des
hommes politiques, du moins ceux qui ont la faculté de
discernement d'un enfant de sept ans, se sont couchés
immédiatement et à même le sol, plus bas
encore. La facilité avec laquelle le mensonge s'est imposé
aux États-Unis, témoigne encore de la justesse de Tocqueville
quant au conformisme des idées engendré par la
démocratie: l'absence de liberté
d'esprit. En second lieu, le
Dr Marc Girard qui
a la force et l'intégrité morale évidente
de s'opposer à la Ministre de la Santé à
propos de la vaccination de la grippe
H1N1, qui provient certainement
de l'élevage concentrationnaire des porcs, en mettant
directement en doute l'alarmisme officiel, là où
se confondent santé publique et intérêts
privés, c'est à dire la corruption.
C'est ensuite toute la teneur de mon site, l'axe utilitariste
qui passe par la bêtise et le contrôle. *
(Ceci donne une idée du contre-pouvoir médiatique,
ramené au degré zéro, en France et
ailleurs. Comment, dans ces conditions, ne pourrait-il pas y
avoir les théories du complot ?)
Entretenir l'ignoble à
seule fin d'intérêt, ou pourquoi un
être humain sur six crève de faim en 2009
et les choses ne vont qu'empirer ? Fin 2009, il faut savoir
que les stocks mondiaux sur le blé et le riz sont de
moins de deux mois, que les pays occidentaux accaparent
très massivement (pour produire la nourriture de notre
bétail) les terres des pays pauvres où les paysans
crèvent de faim (notamment au Brésil que
l'on déforeste), que la pénurie provoquée
par nos importations augmente radicalement les prix dans
ces pays, que le directeur de la FAO, Jacques Diouf, fit une
grève de la faim symbolique le 14 novembre avant l'ouverture
du sommet de la "sécurité alimentaire", dont
il n'est sorti aucune promesse chiffrée alors que l'ONU
espérait une aide de 44 milliards de dollars pour
sauver un être humain sur six (44
milliards de dollars, à titre de comparaison l'ISF débile a
déjà fait fuir de France plus de 200 milliards
d'euros). En Occident, la surconsommation de viande a "obligé"
de produire chimiquement, en détruisant ainsi les sols, en
polluant les rivières, augmentant le cancer de 63% en
20 ans, les maladies cardiovasculaires, quand l'homme toujours
plus carnivore
fait une ponction sur la planète qui est quatre fois supérieure
à celle du végétarien*. Vous
aurez remarqué que cette approche du débat
est radicalement évacuée des émissions
télévisées, si ce n'est pour en rire, tourner
en dérision des extrémistes ou des tenants d'une
secte. Il faut écouter France
Culture, entendre Bruno Parmentier
(Directeur de l'Ecole supérieure d'agriculture) parler
de son livre "Les grands problèmes
de l'agriculture mondiale au XXie siècle",
en compagnie d'Olivier De Schutter (rapporteur du Conseil des
droits de l'homme à l'ONU), pour prendre connaissance
de la gabegie mondiale. Actuellement,
le Français mange 80 kg de viande par an (c'est
120 aux USA), quand c'était 20 au début du siècle.
Alors ? Aucun chef d'Etat étranger ne s'est déplacé
à Rome, il est plus important de s'occuper du numérique
porteur de croissance et de se soucier de la TVA sur les
droits d'auteur, car les artistes on s'en fiche en vérité
(une expérience personnelle : envoyer le préfet
qui supprime le chômage à la première demande
d'aide), que de se préoccuper d'une bombe à retardement
qui risque très bientôt de se transformer en guerre.
Mieux encore, le Gouvernement qui a une vue très fine
de ces choses, le temps des mandats probablement, décide
d'augmenter les aides à la filiale de la viande, au détriment
de la production des fruits et légumes, ou des petites
productions*.
C'est dramatique et criminel, assassin même, et ce sont
ces gens qui ont initié le Grenelle de l'Environnement. *
(Monsieur Spanghero, Président d'InnoViandes
(dans La Montagne du 18/11/09) : "Notre
objectif est de pouvoir proposer aux consommateurs une viande
d'une très grande tendreté garantie, par
exemple (...) Nous
devons également contrer la montée du végétarisme
(...) Le
Centre d'information des viandes communique dans ce sens
auprès des médecins".
Tout est dit : A) le
but de l'abomination de l'élevage, c'est la tendreté.
B) le lobby de la viande commence
à avoir peur de ceux qui réfléchissent.
C)
la propagande, le mensonge et la corruption s'infiltrent
dans le secteur de la Santé. Le plus intéressant
suit : "C'est le premier
secteur de l'agroalimentaire et c'est celui qui dégage
le moins de bénéfices".
Mais alors, pourquoi perpétrer cette barbarie qui gaspille
la part la plus importante des ressources, fait souffrir les
bêtes et affame le Monde ? Pour la tendresse ? Il
parait que le métier est dur) *
(Répartition des aides, en 2001, selon l'étude
publiée sur legrandsoir.info : "Les
30 plus grosses exploitations françaises (soit 0.01%
des exploitations aidées) touchent plus de 300.000 euros
par an (dont 10 plus de 500.000 euros)
(...) à l'autre extrême,
la tranche des exploitations les plus petites (qui perçoivent
moins de 5000 euros) représentent 40% des exploitations
aidées mais seulement 5% des montants versés
(...) Montant d'aides à
l'hectare pour différentes productions végétales,
par ordre décroissant : Tabac
: 7800 euros/ha, pommes de terre
: 935 euros/ha, céréales : 239 à 418 euros:ha,
fruits : 120 euros/ha".
Selon l'étude, voici quelques personnalités qui
profitent de l'aide de la PAC : quatre membres de cabinets
ministériels au Danemark, le Ministre de l'agriculture
des Pays-Bas (Cees Veerman pour 150.000 euros), celui de
la Slovaquie (Zsolt Simon pour 1.3 millions), en Flandres le
Crédit agricole, Nestlé, Campina et BASF, en Grande-Bretagne
la famille royale et Tate & Lyle. Le tabac était
ainsi aidé 65 fois plus
que la filiale des fruits. Il faut reconnaître qu'il rapporte
beaucoup plus de taxes, même si par ailleurs sont diffusés
des messages publicitaires sur les vertus des fruits et légumes
pour la santé. La destruction profite toujours plus
que la vie)
Pendant ce temps-là, des milliards de
bêtes sont exterminées de la manière cachée
que le commun ne veut pas connaître, pour la
continuation d'une Shoah qui est constamment répétée
et entretenue de manière utilitariste, en finalité.
Isaac Bashevis Singer : "Pour
ces créatures, tous les humains sont des nazis ; pour
les animaux, c'est un éternel Treblinka".
Ce massacre des animaux entraînera à sa suite
celui de l'humanité, d'abord dans les pays pauvres, puis
dans ceux riches avec un probable conflit mondial. L'information
est donc bien contrôlée, aussi bien par le conformisme
de la pensée qui la génère en pensée
réflexe, que par la volonté politique de ne strictement
rien voir. L'Enfer est bien sur Terre : 17.000 enfants
meurent de faim chaque jour et l'aide financière
pour lutter contre la faim dans le monde baisse chaque année,
les différents Gouvernements occidentaux ayant une politique
agricole aberrante car pliée à des intérêts
privés. Faudra-t-il un jour un nouveau Procès
de Nuremberg ? En réalité, je ne pense
pas qu'il vienne un jour ; si la conscience est absente aujourd'hui,
elle le sera tout autant demain. Est-ce que les imbéciles qui
fument tiennent compte des avertissements de mort inscrits sur
les paquets ? En réalité, ils défendent
ardemment la dépendance à la drogue qu'ils prennent
pour l'exercice de leur liberté. N'en va-t-il pas de
même pour la nourriture et les idéaux ? En Démocratie,
encore davantage qu'en tyrannie, de manière beaucoup
plus savante, mais également auto-générée,
le peuple va là où on lui dit d'aller.
La Nation ? De plus
en plus de citoyens se défient des dirigeants, à
tel point que se fait régulièrement sentir le
besoin centralisateur, du Pouvoir, de mouler le sentiment
patriotique ; il faut convenir que l'image d'Epinale,
de tous les Français - soudés par leur bulletin
de vote, est mis à mal par le combat sans merci
de l'arène politique. Le sentiment national est alors
relancé grâce à la Marseillaise qui bat
le rythme comme les tambours qui entraînaient
la charge militaire : la fierté dérive
aussitôt vers le combat économique. Comment
dés lors s'indigner qu'un chant de guerre - économique,
mais qui fut militaire en son temps (chant de guerre
de l'Armée du Rhin), soit sifflé par ceux auxquels il
s'oppose ; quel doit être mon sentiment lorsque je m'arrête
à une station service irlandaise dont le slogan, conçu
pour les personnes les plus manipulables, est "proud
to be irish" ? Quelle folie fait se rencontrer des
sports de masse idiots, où l'on court après
des ballons, avec une fierté identitaire, si ce n'est
celle des groupes ethniques et des bandes rivales ? L'argument
mis en avant par le politique est celui de la comparaison
avec les Américains qui n'ont pas honte de chanter l'hymne
national ; mais ne s'agit-il pas, justement, d'un Empire colonial
? Le Ministre : "Il faut
réaffirmer les valeurs de l'identité nationale
et la fierté d'être français"
; mais alors comment va se situer la fierté d'un Corse,
entre l'identité française et le citoyen du Monde,
à mi-chemin ? C'est grotesque, et la finalité
n'est pas de nature très différente de celle de l'embrigadement
des jeunesses, jeunesse communiste, Camelot du Roi ou jeunesse
hitlérienne, sans oublier les parades de la Corée
du Nord. Le procédé reste le même :
c'est une forme de dressage. Il eut mieux fallu octroyer une
place prépondérante à la Culture et à
l'Art dans les écoles, cerner le problème français qui
en fait le premier consommateur d'antidépresseurs
au Monde. Transformer les personnes en individus n'est pas autre
chose que ce que Benedict Richard O'Gorman
Anderson surnomme la
"communauté
politique imagée". C'est une projection d'une image
collective artificielle, un transfert par le biais duquel les
gens simples abandonnent volontairement une partie d'eux-mêmes,
ou comblent un vide, pour ce que Gilles Deleuze aurait appelé
un délire. Mais ce délire là est bien calculé
et rentre dans le champ d'application de la "guerre en
temps de paix" - "continuée par tous les moyens",
selon Michel Foucault. L'intelligence n'y a plus sa place.
En
réalité, la Nation, l'identité, dans une
société devenue uniquement matérialiste
et qui a ce culot historique de se présenter comme garante
des convictions religieuses qu'elle a en premier lieu tenté d'éradiquer,
sont composées pour une rationalisation
de l'action pratique, pour laquelle une forme de domination
morale, culturelle, s'est imposée en pensée
unique. Cette domination permet tous les excès, c'est
l'économie qui dirige les hommes et non le contraire,
comme en témoignait l'action déstructurante, donc
destructrice de l'ANPE. Vaches folles
? Ce spectacle politique est
pitoyable, il va de la démagogie de l'ISF ayant fait
fuir des sommes astronomiques, jusqu'à imaginer vouloir
faire manger des farines animales aux vache, ce dont Rudolf
Steiner disait déjà
le 13 janvier 1923 : "Le
boeuf se remplirait donc de toutes les matières nuisibles
possibles s'il se mettait soudain à être carnivore.
Il se remplirait notamment d'acide urique et d'urate
(...) Or, l'urate, quant à
lui, a des habitudes particulières. Les habitudes particulières
de l'urate est d'avoir un faible pour le système nerveux
et le cerveau. Si le boeuf mangeait directement de la viande,
il en résulterait une sécrétion d'urate
en énorme quantité, l'urate
irait au cerveau et le boeuf deviendrait fou (...) Si
nous pouvions faire l'expérience de nourrir tout un troupeau
de boeufs en leur donnant des colombes, nous obtiendrions
un troupeau de boeufs complètement fous".
En 2008, C. Labbé et O. Recasens dans Le Point : "La
France a transmis la demande (la
réclamation des éleveurs de porcs)
à la commission européenne qui a débloqué
1.7 million d'euros pour étudier le sujet, et envisage
pour 2009-2010 le retour des farines, rebaptisées
PAT (protéines animales transformées), histoire
de ne pas effrayer le consommateur". OGM
? Pr Jean-Marie Pelt (propos
recueillis dans Sciences Frontières en 2001) : "Les
défenseurs des OGM disent que la transgénèse
existe depuis des millénaires dans la nature... C'est
vrai, mais les gènes passent d'une plante à l'autre,
d'un animal à l'autre, dans le cadre des barrières
qui séparent les espèces les unes des autres. Et
ce qui me frappe, c'est que les grandes maladies que l'on vient
de connaître au cours des vingt dernières années,
le SIDA et la maladie de Creutzfeldt Jakob, résultent
du passage de virus ou de prions à travers la barrière
des espèces (...) Or, en ce qui concerne les plantes
les plantes transgéniques, on met les gènes d'une
espèce dans une autre et le risque que l'on prend c'est
d'avoir des recombinaisons inattendues et de voir apparaître
de nouveaux agents pathogènes et de nouvelles maladies
contre lesquelles nous seront totalement désarmés
(...) En fait, le génie génétique est encore
balbutiant et il est incompréhensible, dans un domaine
où on ne possède pas de science fondamentale à
peu près cohérente dans ses théories et
sa compréhension des phénomènes, qu'on
applique en technologie des modes opératoires non confirmés
par la science fondamentale. Pour tout dire, le transgénisme
vient trop tôt : on ne sait pas comment il marche dans
la Nature et on veut pourtant* l'appliquer".
Dans
un système de pensée matérialiste, dont le terme "capitalisme"
est réducteur, le Pouvoir ne pouvant agir que
sur la matière et la quantité dont la correspondance
en puissance est l'économie, alors que la multiplicité
humaine est elle-même ramenée au chiffrage,
comment n'y pas saisir que les intérêts
au long terme (qualifiés désormais de "durable"),
comme l'agriculture biologique, la santé,
seront volontairement ou indirectement écrasés
pour soutenir la croissance continue qui se dévore en
s'engendrant elle-même ? *
("On veut pourtant l'appliquer"
s'indignait J.-M. Pelt. Pourquoi donc le terme "pourtant"
aurait-il sa place dans la machine économique ? La
réponse se trouve dans "l'appliquer" qui suit,
car ce terme contient sa propre justification : l'action
pratique dans le rationalisme de Max
Weber, qui fait que l'action est rationnelle en finalité.
Tout ce qui interfère alors dans cette finalité
est qualifié de pensée rétrograde, d'anticonformisme,
de passéisme, de sectarisme ou d'utopie : c'est
le dogme du progrès insufflé "progressivement".
Pour comprendre à quel point est forte l'absence
d'éthique, qui se transforme localement en vertu morale
- c'est à dire en comportement citoyen, il suffit d'observer
le spectacle de la liste des paradis fiscaux qui sont noirs,
gris ou blancs. Au delà du fait que c'est à se
tordre de rire, il y a donc, en Europe, les policiers qui protègent
ou persécutent le système selon le coté
de la frontière où ils exercent leur activité,
prouvant encore une fois que, comme pour les guerres et la
Justice, c'est l'économie qui dirige la loi. Ainsi Michel
Foucault : "Un certain profit économique,
une certaine utilité
politique
et, du coup, se sont trouvés tout naturellement colonisés
et soutenus par des mécanismes globaux et finalement,
par le système d'Etat tout entier".
A
l'origine, les polices furent créées par les Pouvoirs pour se protéger du peuple ; en
briser
l'image fut l'origine même du terme "gardien
de la paix" sociologiquement acceptable. Mais bien entendu,
l'opinion crée un contre-pouvoir quand elle résiste
et les politiques temporisent sur les OGM, ils agitent le principe de précaution.
Les grands pays modernes sont donc des entités aussi
peu réelles que ne l'est la structure familiale, la société
humaine est devenue mieux que la manifestation d'une lutte, une
forme de délire dantesque) Pourquoi s'étonner
de la crise de 2009, tout en voulant redonner des farines
animales aux vaches et répandre les OGM ? La mentalité
dominante est toujours enfermée dans le carcan qu'elle
a elle-même imposé à la société,
quand les bonnes intentions ne sont encore que des images
dictées par l'utilitarisme. Un tel système
ne peut pas sortir de lui-même, il est soit destiné
à aller au bout de son absurdité destructrice,
soit à se retourner pour laisser la place à un
totalitarisme, en l'occurrence le contrôle dont Michel
Foucault sentait l'immanence terrible. La manière
dont cela va se faire, d'une façon ou de l'autre, le
sera par le contrôle de l'opinion, des médias,
le processus de la pensée unique et la gestion de
la peur. Nous voyons déjà ce processus en marche
avec le constat d'un milliard d'êtres humains souffrant
de la faim en 2009. Lors des colloques, il ne s'agit pas de
considérer la manière dont les ressources existantes
sont utilisées, pour, par exemple, convenir que notre
élevage occidental les gaspille allègrement, tout
en déforestant la forêt amazonienne, mais
la façon de produire toujours davantage, et ainsi
imposer à la conscience de la rue les technologies lucratives
vis à vis desquelles elle serait restée, sinon,
réfractaire. En ce sens, la famine n'est plus le sujet,
mais l'objet de sa considération ; tout ce qui est politique
procède ainsi, de la vache folle au nuage de Tchernobyl,
du sang contaminé à la grippe H1N1, de l'amiante
au téléphone portable, et les vaches à
qui l'on donne à manger la farine animale sont à
peine moins bien traitées que les hommes nourris de la
nourriture frelatée par l'industrie. Cela fait
bien longtemps que l'argumentaire est assujetti au profit,
depuis que le mensonge existe, la cause en étant davantage
politique qu'imputable au capitalisme sauvage, même si
les liens restent étroits entre ces deux domaines. Il
est à craindre que la famine soit un levier d'opinion
comme le furent Pearl Arbour et le 11 septembre, d'autant qu'elle
n'a pas besoin d'être imaginée.
Ne
voir qu'une tête pour une liberté absolue, ou déconstruction
d'une propagande du Pouvoir : Il
convient à ce niveau du raisonnement d'opposer le rationalisme
ayant modelé en profondeur le processus de la pensée
française (école durkheimienne) à Max
Weber, pour comprendre un esprit particulier de domination
politique (ce qui est la violence symbolique chez Pierre Bourdieu,
comme capacité à en faire méconnaître
tout l'arbitraire), quand Tocqueville
mettait déjà en garde contre l'hyperdémocratie
égalitariste qui est fondamentalement nuisible aux
choses de l'esprit. Ce dernier releva un paradoxe
important qui se finalise dans le despotisme démocratique
actuel de la société française moderne
: la démocratie engendre un conformisme appuyé
des idées, mais aussi l'individualisme contre lequel
est censé s'opposer en 2009 la Marseillaise de Monsieur
Eric Besson ; Tocqueville en eut la conscience
en constatant l'absence d'indépendance d'esprit
de la société américaine de l'époque,
qui ne s'est pas améliorée depuis. Ainsi, en corrélation
avec l'opinion du plus grand nombre dûment caractérisée par
l'absence de liberté de l'esprit, s'installe une
forme de despotisme démocratique (empire moral des majorités)
auquel s'oppose alors l'individualisme : "L'individualisme
est un sentiment réfléchi
qui dispose chaque citoyen à s'isoler de la masse de
ses semblables de telle sorte que, après s'être
créé une petite société à
son usage, il abandonne volontiers la grande société
à elle-même".
Selon Tocqueville, également, les hommes deviennent vite
dominés par l'esprit d'égalité absolue (le
terme citoyen devient le critère
qualitatif dans la bouche de Corinne Lepage, il s'agit comme
d'un homme universel dont tous les hommes seraient la représentation
abstraite, par une inversion des valeurs et de la réalité) et le confort matériel
; c'était avant l'heure la célèbre "Critique
du Monde moderne" de René Guénon : la quantité
pure et le matérialisme qu'elle induit, le rouleau compresseur
du rationalisme et l'utilitarisme dérivé qui se retrouve
alors
dans l'école durkheimienne. Tocqueville voyait dans
le corporatisme de l'Ancien Régime
(les corps de métier abolis en 1789, ce qui est devenu,
mais avec considérablement moins de puissance, le
monde associatif) la forme intermédiaire entre individualisme
et despotisme démocratique. Pour maintenir ou entretenir ce
despotisme, qui vide le peuple "intermédiaire"
de sa substance, l'arbitraire dans sa forme symbolique (selon
Pierre Bourdieu : une violence nécessaire pour en
cacher l'arbitraire) devient obligé, comme pour exemple
La Marseillaise ou le drapeau. Nous comprenons pourquoi Gilles
Deleuze parlait de délires. L'origine du processus se
retrouve dans le passage du monde magique à la rationalisation
orientée vers l'action pratique,
selon Max Weber, ce qu'il qualifiait de "désenchantement
du monde" (disparition de l'action de Dieu dans
la manifestation) qui devint ainsi dépourvu de sens :
le monde moderne est donc, il le revendique, dépourvu
de tout sens, jusqu'au nihilisme de Sartre et sa vacuité
non zen : l'Etre et le Néant, pour un existentialisme
qui diffère de celui vitalisant de Nietzsche. Dès
lors, la quantité, le nombre seuls présentent une
force, une certitude sur laquelle on peut compter, ce qu'il
en reste. Ce rouleau
compresseur induit par la quantité (aspect extérieur
des choses), la dictature du nombre selon Vladimir
Volkoff, entraînent naturellement la mécanisation
dans le processus de rationalisation chez Max
Weber. Il s'agit de rationalisme économique quand
il gère les choses matérielles ; les
actions sont rationnelles en "finalité" ; sont éliminées
ou écartées les considérations philosophiques
ou morales, sauf bien entendu celles qui gardent un aspect
pratique : garder le contrôle et la domination sur les
hommes. C'est ainsi que le rationalisme économique dicte
tout autant les actions sociales qui deviennent impersonnelles
et utilitaires : elles sont instrumentalisées
à ces seules fins. Le capitalisme est l'aboutissement
ultime de ce processus de domination sur les hommes et
la nature, ce en quoi la rationalisation du Monde par l'Occident
moderne (depuis la fin du Moyen-Âge) diffère radicalement
de celle des autres civilisations pénétrées
de pensée magique. La rationalisation appelle une
pensée simple, tout comme chez Tocqueville la démocratie
amène le conformisme, le réductionisme des idées
(choses de l'esprit dégagées de l'utilitarisme),
opposant compréhension et explication donnée,
faisant que les causes toujours multiples en soi, mais bien
réelles, et si difficilement accessibles, deviennent
naturellement un conditionnement progressif (généalogie
que Foucault prendra à Nietszche). De même,
la science tend toujours davantage à se dégager
de toute démarche non utilitariste, de la recherche de
la vérité pure, de ce qui fut appelé neutralité
axiologique, encore non influencée par le moindre jugement de valeur. Exemple
fort de ce conditionnement et de cette non-pensée dans
La Montagne du 14 novembre 2009 : Daniel Ruiz : "C'est
la loi qui, en devenant commune
à tous, nous à fait
sortir du pouvoir absolu du Roi. Nier
la loi serait nier la démocratie. Donc la tolérance". Daniel
Ruiz est donc un parfait esclave, du moins il le revendique
malgré lui. Hormis
le fait que les Rois ne détenaient pas un pouvoir absolu
(exemple : condition de la femme au Moyen-Âge, selon
Régine Pernoud) dans une société corporatiste,
l'argument, plutôt le conditionnement citoyen est celui-ci
: la pensée citoyenne fait la loi quand elle devient
commune à tous (c'est à dire unique) - et cette
loi garantit la tolérance, mais la tolérance envers
quoi ou qui, puisqu'elle est de pensée unique ? C'est
à proprement parler la dictature de la pensée
et une absence d'elle-même, la soumission dogmatique à
un cadre sectaire.
Tocqueville, Max Weber, René Guénon et Pierre
Bourdieu auraient, à leur manière, apprécié à sa juste valeur
cette soumission volontaire au despotisme, à un Monde
sans profondeur, témoignant tristement que la liberté
démocratique est en elle même, par nature, un
non-sens. Naom Chomsky : "Plus
une société est libre, plus il est nécessaire
de distiller la peur".
Se refermer au Monde est une des manières de fixer
la peur, car le "sang impur qui abreuve les sillons"
n'est certainement pas à même de rapprocher
les identités diverses. Les vaches auxquelles on fait
porter leur cloche ne sont pas plus libres, elles font seulement
davantage partie d'un troupeau. Est-ce aussi ce qui était recherché
avec une augmentation de la production de lait ? Déjà,
les commentaires des hommes au Pouvoir allaient dans le
sens de la représentation de la France dans le monde
pour une efficacité économique accrue. Efficacité
- action pratique - utilitarisme, la "violence symbolique"
de Bourdieu titille
la conscience et lui redonne de l'énergie, quand les
hormones gonflent les pis des vaches. Au delà de l'Être
en relation avec un sentiment identitaire stable, ne s'agissait-il
pas d'une stigmatisation (Marseillaise) bien davantage destinée à
la peur qu'à une fierté collective, ces deux
aspects ne sont-ils pas étroitement
liés depuis Rome jusqu'à la guerre en Irak, comme en témoigne largement l'histoire moderne faite
de guerres et de rancoeurs ? Unis dans quel but ? Günther
Schwab exposait le rôle central des lobbies
d'armement* (déjà déterritorialisés
en 1914, alors que les propagandes d'Etat poussaient les peuples
vers des nationalismes vindicatifs) et des banques, jusqu'à
la prise du pouvoir par Adolphe Hitler ("Les dernières
cartes du Diable"). Le politique
se méfie donc des individualistes (souvent affublés
des termes extrémistes, asociaux et maintenant terroristes,
comme pour certains défenseurs des animaux), car ces gens sont réfractaires
à la société qui entend les contrôler
; ceci révèle que l'Esprit des Lumières,
ce bel Universalisme, est finalement utilisé
à
rebours par les hommes qui le revendiquent. C'est une trahison
subtile qui échappe au plus grand nombre. Une trahison
ou l'origine de la Démocratie ? Dans le premier cas il
s'agit de capitalisme, dans le second d'une manière intelligente
de prendre le Pouvoir. * (Günther
Schwab rapporta comment l'invention de la mitrailleuse fut saluée,
par le Pouvoir, comme le procédé rendant la mort
plus rapide, donc plus humaine)
Il convient
de citer toujours Philippe Desbrosses
(expert consultant auprès du Parlement européen)
: "Nous savions déjà
que l'argent de la drogue représente
plus du tiers du flux des devises et des échanges
boursiers mondiaux et que, sans elle, le système
bancaire international s'effondrerait. En clair, le trafic de
la drogue est indispensable à l'équilibre
économique mondial. Si l'on ajoute le prix des substances
nuisibles à notre santé et le gaspillage des dépenses
d'armement, justifié également par l'équilibre
de la terreur, on peut considérer
que l'économie dominante, dite "libérale",
est une entreprise de destruction".
Est-il alors possible, au delà de l'argument de la menace
nucléaire proche (Pakistan), car l'argument humaniste
de libération d'un peuple opprimé est une fadaise,
tout comme la menace terroriste, d'imaginer que sécuriser
la production de drogue soit, avec l'acheminement du gaz, la
cause réelle de l'intervention de l'Occident en Afghanistan
? Philippe Desbrosses a participé au livre "Terres
d'avenir", dont Edgar Morin nous dit : "Le
grand mérite de Terres d'avenir est non seulement de
mieux nous informer sur les ravages de l'agriculture comme de
l'élevage industriels, et sur les avantages de l'agriculture
biologique. Il est encore de nous montrer que ce problème
nous ouvre d'autres problèmes en chaîne",
il a créé en 1999 l'association "Intelligence
Verte", pour la sauvegarde de la biodiversité génétique,
avec Edgar Morin, Corinne Lepage, Jean-Marie Pelt, etc. Pour
défendre les vertus de l'agriculture biologique, il a
en une compréhension qui quitte le plan de l'utilitarisme,
cette vue à court terme, il renoue également
avec la pensée magique
dont Max Weber nous a rapporté la disparition, comme
caractéristique essentielle du rationalisme occidental
depuis la fin du Moyen-Âge*.
*
(Sous doute à partir de Philippe
le Bel, un être d'une très grande cruauté
et qui voulut accroître le domaine royal pour en faire
la première monarchie moderne, une hyperdémocratie
despotique avant l'heure et dans les mains d'un seul homme,
où les pouvoirs du Roi ne sont plus limités par
ses vassaux, un Etat centralisateur qui administre
toutes les régions pour en récolter l'impôt :
sa Chambre des comptes le fit surnommer le "faux-monnayeur",
quelque chose en soi de déjà très moderne.
Philippe IV le Bel perpétra un coup de force contre
l'esprit magique, en l'occurrence la théocratie que voulait
instaurer Boniface VIII, sa bulle Unam
Sanctam de 1302, ainsi que contre l'Ordre du Temple.
La féodalité était morte) P. Desbrosses : "Si
nous traitions l'alimentation (énergie
solaire cristallisée) comme
une chose sacrée,
peut-être mangerions-nous vraiment la force du dieu Soleil
qui nous permettrait, dans l'absolu, de rayonner comme lui" . Ceci conforte
ce que je rabâche plus loin dans le texte, mais avec
une formulation différente : la crise économique
de 2009 (axée sur les ressources fossiles, la pollution,
la surpopulation, le chômage, les guerres, la famine qui
va augmenter), n'était que la partie visible d'un phénomène
bien plus profond : la perte de l'être
dont nous entretenait Heidegger,
la raison pour laquelle une sortie de crise ne serait que
nous enfoncer encore davantage dans cette "décadence"
de l'esprit, amenant Jean-Marc Vivenza
à conclure qu'une "échéance finale"
de la modernité, de sa mentalité suicidaire, est
plus que souhaitable désormais. La peur distillée
actuellement laissera-t-elle la place à la terreur,
ou la conscience renaîtra-t-elle ?
Pour
comprendre les arcanes de la crise économique,
morale puisqu'il s'agit d'un unique domaine, autrement
que sous l'aspect du capitalisme
sauvage exonérant l'idéologie matérialiste
de toute critique épistémologique (sa valeur et
sa portée objective, qui retournerait l'idéologie
sur
elle-même), faisons appel au discernement de Michel Foucault
: Michel Foucault,
au Collège de France en 1976, releva que l'économisme
est commun au Libéralisme et au Marxisme, la politique
la continuation de la guerre par d'autres moyens : "Le
politique, s'il arrête la guerre, s'il fait régner
ou tente de faire régner une paix dans la société
civile, ce n'est pas du tout pour suspendre les effets de la
guerre ou pour neutraliser le déséquilibre qui
s'est manifesté dans la bataille finale de la guerre.
Le pouvoir politique, dans cette hypothèse, aurait pour
rôle de réinscrire perpétuellement ce rapport
de force par une sorte de guerre silencieuse, et de le réinscrire
dans les institutions, dans les inégalités économiques,
dans le langage, dans les corps des uns et des autres (...)
Ce qu'il faut savoir, c'est que justement
il n'y a pas eu la bourgeoisie qui a pensé que la folie
devait être exclue ou que la sexualité infantile
devait être réprimée, mais les mécanismes
d'exclusion de la folie, les mécanismes de surveillance
de la sexualité infantile, à partir d'un certain
moment, et pour des raisons qu'il faut étudier, ont dégagé
un certain profit économique,
une certaine utilité
politique
et, du coup, se sont trouvés tout naturellement colonisés
et soutenus par des mécanismes globaux et finalement,
par le système d'Etat tout entier".
Ce
court extrait d'un texte de Michel Foucault est indispensable
à qui veut comprendre ce qui se passe aujourd'hui d'une
manière plus appuyée. Il justifie la cause cachée
des scandales sanitaires et du consommérisme forcé.
L'indignation vis à vis des hontes de l'amiantage,
du sang contaminé, du nuage de Tchernobyl, ou le laisser-faire
politique (donc juridique) dans la diffusion du
micro-onde, du téléphone portable et de la nonotechnologie,
des pesticides et du raffinage des aliments industriels, n'ont
pas tant leur place dans une stratégie
de guerre qui
se poursuivrait volontairement
"par d'autres moyens",
qu'en réalité dans
la primauté de la mentalité utilitariste
qui promulgue en système les comportements profitables. En
cela, la guerre ne diffère pas fondamentalement de l'état
de paix, elle en est même la correspondance exacte. La santé morale ou physique,
la responsabilité humaniste vis à vis du Vivant,
la dénonciation du gaspillage induit par l'élevage
et l'abomination des abattoirs ne sont donc que des tares
d'utopistes minoritaires pour nos dirigeants, comme en
témoignent de manière très surréaliste les
combats de bêtes féroces entre Monsieur Chirac
et Monsieur Pasqua ("l'entourage de Chirac a voulu m'éliminer"),
entre Monsieur Sarkozy et Monsieur De Villepin ("pendu
à un croc de boucher").
Seule l'opinion majoritaire est porteuse de l'action politique,
celle-ci est en retour contenue ou contrôlée, et l'utilisation
de la force au Pouvoir dépasse les prérogatives
démocratiques : la quantité pure guénonienne
(ici l'opinion majoritaire) est détournée à
profit dans le cadre d'un rapport de force, un champ de bataille
qui dépasse très largement le clivage gauche-droite. En
14-18, la vie humaine comptait peu quand on envoyait des millions
d'hommes se faire mitrailler, alors pourquoi les choses changeraient-elles fondamentalement
en temps de paix, qui n'est que "la
continuation de la guerre par d'autres moyens" ? Au
pire (ou au mieux), la destruction, tant qu'elle est supportée
par le peuple, participe à la Croissance. Plus bas dans
mon texte, je cite l'Institut National
du Développement Local stipulant que le déficit
de la Sécurité Sociale serait en réalité
un excédant de 9 milliards. Ce fait, si l'analyse chiffrée
est avérée, explique deux choses : l'utilisation
dérivée d'une mane financière (taxes diverses
non reversées) et le fait de faire payer toujours plus
les soins (en remboursant moins), faisant en sorte que la maladie
rapporte davantage (il faut en effet additionner les non-remboursements
aux sommes détournées). Gûnther
Schwab expliquait le processus
de la maladie comme fondement économique de notre
système de société, pour un quart
de ses revenus : "la société mettra hors d'état
de nuire quiconque voudrait apprendre à ses concitoyens
à vivre en bonne santé" (son livre "Les
dernières cartes du Diable"). Monsieur
Eric Besson veut faire chanter le sang impur aux enfants.
Le procédé est éculé, il est une
condensation circonstancielle des rapports de force ayant fomenté
le mondialisme, la crise économique, le chômage,
ainsi que le saccage écologique de la planète,
sans oublier l'égalitarisme intellectuel et culturel.
Lorsqu'Adolphe Hitler voulut annexer les Sudettes, il ne le fit pas
autrement que par l'exacerbation de la fibre nationale et l'action
politique. Je suis consterné par le si peu d'intellectuels
qui ne voient pas anguille sous roche ; nous avons un chant
européen merveilleux, qui a inspiré la neuvième
symphonie de Beethoven sur un texte de Friedrich von Schiller, qui
porte ce qui fut de plus noble dans les Lumières,
alors que la Marseillaise en véhicule l'image la plus
sombre, la plus sanglante,
s'il est possible de l'exprimer ainsi. Remercions Michel Foucault
de sa déconstruction de l'illusion politicienne : si
un jour il est avantageux de soutenir la pédophilie,
cela deviendra vertueux. La justice même s'en portera
garante et punira les "pédophobes" de Krumme
13. L'histoire est en marche, car c'est ainsi qu'elle fonctionne.
Les idéaux ? Des outils, rien de plus.
Un avenir ? Oh
oui, sans doute. Il se profile déjà. les artistes,
les écrivains et les cinéastes l'annoncent depuis
longtemps, eux qui sentent davantage ces choses, peut être
à cause d'une liberté de pensée plus grande
et non attachée à un poste de télévision.
Il faut s'attendre à une augmentation phénoménale
des caméras de surveillance
(3% de délinquance en plus et ce sera 200% de caméras
en plus en 2011), jusque dans peut-être les yeux des statues
(comme au "village"), à une Omertà
médiatique absolue sur
les absurdités et les non-sens (la loi de Newton, la
fusion des matériaux) à propos du
11 septembre (les humoristes sont
priés de rentrer immédiatement dans le rang
de la non-pensée*),
au danger de se revendiquer végétarien
(au risque d'être désigné à la
foule comme membre dangereux d'une secte
: une déclaration circule déjà pour se
désigner comme terroriste vis à vis de loi
autrichienne), à peut-être une
pandémie mondiale qui rendra obligatoire une vaccination
(qui sera en réalité le prétexte
pour inoculer une forme de nanotechnologie), à l'interdiction
de manger des fruits non issus de graines
transgéniques (brevets
déposés par les lobbies),
et sans doute à un contrôle
total d'Internet afin de briser
l'information libre, tout ceci
bien entendu pour votre sécurité,
pour votre bien et le combat uni contre l'axe du mal. En
attendant un conflit nucléaire ou la distribution de
pastilles alimentaires (Soleil vert), le gavage publicitaire
bat son plein et les journaux télévisés
s'inquiètent de la baisse de la consommation. La
vie va devenir un océan de tranquillité et un
socle commun de certitude, ce sera le Monde le meilleur qui
puisse être ... le Meilleur des
Mondes d'Aldous Huxley.
Quant à moi, je me considère déjà aussi
subversif que Bernard Marx, je déteste le Soma, j'aime
la mer, les étoiles, la randonnée, quand la
société moderne conditionne à détester
la nature ou à la façonner selon une volonté
dictée par des intérêts immédiats,
ceci bien que le prix à payer en soit le bouleversement
climatique. * (Un exemple de
non-pensée : le révisionnisme du 11 septembre
succédant à celui de la Shoah. Les journalistes
d'investigation auront tous brillé comme propagandistes
de l'ignorance et de la stupidité la plus épaisse,
quand il ne s'agissait pas de peur ou de soumission totale.
Le journalisme à son degré zéro donc. Plus
loin dans ce processus, c'est Rue89
qui a confié à des étudiants du CFJ
(école de journalisme) la mission de se pencher sur le
11 septembre, pour en faire un sujet de fond. Ce qui
est proprement scandaleux, car anti-déontologique, c'est
que l'analyse soit confiée à des étudiants
vis à vis desquels il est par principe plus facile d'imposer
un axe. École de propagande
pure, ou échec à l'examen du 11 septembre ?
En ce sens, je cautionne tout à fait Dieudonné
quand il conseille à celui qui veut s'informer (pour
de vrai) ... d'éteindre justement son poste de télévision.
Il est à ce propos lénifiant de constater à
quel point les journalistes, dont c'est censé être
le travail, se sont davantage et rapidement couchés,
que les humoristes de fait plus difficiles à dresser) A l'époque de Michel
Foucault ("Surveiller et punir")
n'existait ni Internet ni EDVIGE,
mais il a pensé le Panopticon
de Bentham (du philosophe utilitariste
Jeremy Bentham) comme un outil de mise en place de la société
de surveillance (contrôle continu) : être
vu sans pouvoir voir, dispositif automatisée et autonome
vis à vis du Pouvoir, assujettissement réel par
une relation fictive, intervention immédiate qui est
potentielle et constante plus qu'effective, un modèle
généralisé à la vie quotidienne
du peuple, ce qui permet l'apparence d'un effacement du Pouvoir
qui en réalité est devenu plus pénétrant,
parce que incorporel et évanescent, pour une sorte
de Spectacle
extérieur de Guy Debord qui serait en permanence joué
à l'avance, non-vie en vérité, mais beaucoup
plus efficace que les dictatures qui ont la fâcheuse tendance
à briser l'économie qui les supporte. Je pense
que je vais arrêter mon texte fin 2009, le sujet commence
à devenir brûlant, le poursuivre dangereux,
j'en ai trop dit, cela fait plusieurs fois que des barbouzes
m'abordent et me conseillent de ne pas aller trop loin
; il n'est pas sain de commencer à comprendre
comment les événements s'imbriquent ou s'enchaînent.
La seule chance de pouvoir s'exprimer tient au simple fait
qu'une poignée seulement de gens liront le texte,
regarderont les photographies, qu'ils ne prendront pas au sérieux
l'argument ou s'en lasseront aussitôt. Pris sous
cet angle, mon site apparaît comme un procédé d'autosatisfaction,
un tissu décousu de rancoeur et de paranoïa, le
site d'un utopiste prenant ses rêves pour la réalité.
C'est très bien ainsi, je revendique le flou artistique,
un texte pour le geste humaniste, gratuit et sans effet, un
coup dans l'eau qui se noie dans l'information globale d'Internet. Un
peu d'humanité est passée par là.
Nous avons posé un pied sur la lune, non pas
pour l'esprit et le geste, mais pour pousser le bloc soviétique
à la faillite. Nous créons des dessins animés
pour les enfants, non pas pour leur plaisir, mais pour les gaver
de publicité. Nous avons produit de la nourriture industrielle, certainement
pas pour nourrir, plutôt pour faire de gigantesques profits,
et fabriqué en masse une main-d'œuvre venue grossir
les villes polluées et vider les campagnes. Finalement,
la révolution numérique va uniformiser le goût,
les données informatiques opérer un contrôle
absolu, la qualité tirer définitivement vers
le bas. Uniformisation donc, et ce n'est pas l'esprit de
l'identité nationale, remis au goût du jour fin
2009, mais qui n'est qu'une manipulation grotesque de plus,
qui va faire autre chose de l'humanité qu'un troupeau
soumis au stress continuel et à un gavage qui
ne l'est pas moins. Il suffit de prendre connaissance des
conditions de non-vie que nous
imposons aux animaux de boucherie,
pour comprendre le sort destiné aux femmes et aux hommes,
car la différence en est extrêmement ténue. Pythagore*
avait déjà saisi ce lien entre ce que nous sommes,
ce que nous faisons et ce que nous recevons en retour ; le Moyen-Âge
connaissait encore la vertu du travail en tant que réalisation
intérieure. La modernité a radicalement détruit
la profondeur humaine. Juste des numéros et des
statistiques de chômage, un seul troupeau, la conscience
citoyenne. * (Pythagore :"Tant
que les hommes massacreront les animaux, ils s'entretueront")
Le nazisme et la Shoah furent ainsi des épicentres
d'un phénomène général appelé
modernité et matérialisme (c'est le monde
moderne de René Guénon) ; les
pointer du doigt ne sert en réalité qu'à s'absoudre
de la monstruosité égalitariste, progressiste
(eugénisme devenu sélection génétique),
alors que les crimes n'en furent que des effluves directes.
Il est intéressant, à ce propos, de constater
que c'est le même groupe industriel et chimique (IG
Farben devenu Hoechst, Bayer et BASF, référence
: "Cent mille dollars au soleil" d'Henri Verneuil)
au fait des camps de la mort et du gaz mortel, qui est
à la pointe de la recherche en génétique
et des produits tuant, peut-être volontairement, les abeilles.
Le génocide de la nature est certainement plus lucratif
que celui des êtres humains. On nous dira que c'est pour
lutter contre la faim. La violence égalitariste a fini
par quitter le champ de bataille, quand le mondialisme
imposait la déterritorialité. Le génocide
s'axe sur la biodiversité, et, comme cela se
manigance aujourd'hui, dans l'acte de déposer les brevets sur
le vivant, les semences - exemple de chambre forte : archipel
du Svalbard en Artique, pour en imposer le nouveau Maître
(OGM), le remodeler dans le but de contrôler la faim,
enjeu principal du demi-siècle à venir et qui
est : la possession du Monde. Ne doutons pas un seul instant que les hommes politiques
légiféreront dans ce sens là, car c'est celui de
leurs propres intérêts. Le peuple ? Mais qui se
soucie encore vraiment du peuple, à part encore Michel Onfray
invité dans les médias, comme amuseur public ?
Qui a eut la chance de lire Günther Schwab, son formidable
entretien avec le Diable, parmi
les jeunes ? Lesquels savent encore que Mozart n'était
pas une rockstar ? Lesquels savent encore écrire et s'exprimer
avec plus de dix mots ? Qui a décelé dans
l'anniversaire du mur de Berlin un autoconditionnement d'autosatisfaction
? Qui n'a pas encore abdiqué sur le principe de l'esprit
critique de Voltaire ?
Qui est encore libre, réellement
libre, mais de la liberté qui rime avec devoir et
conscience, et non amusement débile ? De toute
manière, une part toujours plus large du peuple est confinée
ou projetée dans la misère qui lui interdit tout
changement volontaire d'existence. A n'en pas douter, Nicolas
Hulot et Yann Artus-Bertrand doivent la liberté d'expression
formidable qui leur est accordée, je dirais volontiers
la publicité qui en est faite, au fait qu'ils préparent
le peuple à l'acceptation de changements drastiques,
semblablement au 11 septembre qui a servi, ou plus sérieusement
a été fomenté, dans le but de façonner
une opinion collective. Pour ce qui est des réelles
intentions politiques, de celles qui ne se discutent pas à
l'Assemblée Nationales, c'est une toute autre affaire.
Les amateurs éparpillés et souvent hallucinés,
il faut le reconnaître, du complot, inspirés,
il faut en convenir, par les scandales incessants du
Pouvoir (chez nous : amiante, vache folle, sang contaminé,
nuage radioactif, statistiques du chômage, déficit
de la sécurité sociale ; chez nos "amis"
: intervention terroriste de la CIA en Tchétchénie,
Pearl Harbour, pour en citer une poignée) auront certainement
opposé ce spectacle pitoyable de l'Assemblée
Nationale, où hommes et femmes politiques semblent
être en répétition ou se jettent à
la figure des formules verbales dignes de collégiens,
au cercle très confidentiel et quant à lui non
médiatisé du Bilderberg
Advisory Committee, sa constituante la plus restreinte,
inspirant l'idée de secte, ou tout au moins de société
secrète du Pouvoir. Retenons également que le
Gouvernement allemand daignait bien, pour l'exemple, se faire
vacciner contre la grippe H1N1,
mais alors sans adjuvant. Au moment même où l'on
parle de plus en plus de nanotechnologie, de quel adjuvant s'agissait-il
? L'élite allemande bénéficiait-elle
d'un traitement de faveur : le Pandemrix de GSK (avec adjuvant)
pour le peuple, le Celvapan de Baxter (sans adjuvant) pour l'élite,
politiques et militaires ? Il est vrai que certains chercheurs
refusent l'évidence politique et le zèle que manifestent
le Pouvoir et l'OMS. Exemple, Jean-Pierre
Petit qui ne mâche pas ses mots et en apporte également
une démonstration scientifique : "Parce
que si l'AMM, l'autorisation de mise sur le marché de
ces vaccins, composés à la va-vite, comportant
des adjuvants neurotoxiques
(squalène, composé mercurique)
n'était pas délivrée, les sociétés
pharmaceutiques seraient contraintes de rembourser au gouvernement
les sommes versées pour l'achat de ces 94 millions de
doses d'un vaccin, pour le moment illégal. Ajoutons qu'il
paraît improbable, étant donnée l'énormité
de la somme mise en jeu, que des pattes n'aient pas été
graissées, éventuellement au plus haut niveau
de l'Etat. S'il n'y avait eu aucun pot de vin pour une somme
pareille, cela constituerait une première...".
Jean-Pierre
Petit : "Pour mener à bien vos recherches, vous
avez souvent fait appel à des techniques de "guérilla"
(détournement de matériel, subversion, vivre caché,
recherche clandestine). Est-ce le seul moyen d'être un
homme libre ? - Je n'en ai pas trouvé
d'autres. Je sais que j'ai pu m'exprimer plus librement en étant
fonctionnaire. Si j'avais fait partie d'une entreprise privée,
j'aurais été réduit au silence beaucoup
plus facilement. Internet représente un espoir en tant
qu'espace de liberté. C'est peut-être le dernier
espoir qui nous reste". Notre chercheur est connu
du grand public pour défendre l'idée de la présence
des extraterrestres - soutenir que les américains
ont depuis longtemps remis en marche une de leurs soucoupes.
Quoi qu'il en soit, je le rejoins sur le constat que la
démence collective de l'humanité est devenue
telle, qu'il serait souhaitable qu'elle soit vite mise
sous tutelle. Le spectacle de la Grande Guerre suffit à
s'en convaincre. Dans la catégorie de la petite
mise en scène psychologique, nous avions un Ministre
goûtant la farine animale pour en prouver l'innocuité
(ce qui bien entendu est absurde en soi) ; fin 2009 c'est
Roselyne Bachelot se faisant vacciner
en direct devant les caméras. Il faut dire que 712 millions
d'euros pour 94 millions de doses sont en jeu, pour ce qui a
tout l'air d'être une gigantesque
imposture, un nouveau scandale à rajouter
à la liste qui est déjà si longue. Qui
dit que le peuple n'est pas traité en bétail ?
Vous en doutez, alors souvenez-vous du Gouvernement qui a
fait consommer des huiles alimentaires (vendues en grande surface
et qui sont déjà mortes, car non "bio" :
raffinées, hydrogénées) additionnées
d'huile de moteur. Il n'y a jamais
de petites économies en cette matière. Citons
ici News Of Tomorrow, sur le rapport de Mike
Adams (Health Ranger) : "A
première vue, on dirait des balivernes. Mais ensuite
vous prenez conscience, après en avoir lu davantage,
que l'OMS a tenté d'interdire cet ingrédient (toutes
les graisses hydrogénées*
fabriquées par l'industrie qui se dit alimentaire,
ce qui est un comble) depuis
des décennies. Vous découvrez que des centaines
de médecins, chercheurs et scientifiques nous avertissent
de façon flagrante des effets néfastes de cet
ingrédient. Et vous apprenez que cette substance provoque
le cancer (...) En fait, cette substance provoque une défaillance
du corps humain cellule après cellule, en détruisant
la porosité et la souplesse des membranes cellulaires
saines. C'est comme si vous démolissiez votre corps de
l'intérieur (...) les compagnies agroalimentaires
(et même nos propres autorités gouvernementales)
nous ont menti
en nous disant d'utiliser des huiles hydrogénées
(...) nous savons que ce n'était rien de plus qu'une
supercherie mondiale". *
(Fabrication des huiles hydrogénées : chauffer
de l'huile de palme ou de coco à 500° (jusqu'à
1000°, quand on sait que les huiles biologiques sont de
pression à froid pour en conserver les vitamines), sous
une pression de plusieurs atmosphères, injecter du nickel,
du platine ou de l'aluminium comme catalyseur, vous obtenez
ainsi une structure moléculaire dense, proche du plastique,
pour une huile
solide, ce qui a pour effet d'augmenter la viscosité
du sang. Mais les grandes surfaces s'en sortent bien quant à
l'image de partenaire écologique qu'elles veulent véhiculer
: le fameux sac vendu aux caisses ! Les nazis, quant à
eux, faisaient visiter les camps à la Croix-Rouge)
Matière à réfléchir
: il semblerait que la manipulation médiatique sur la
grippe H1N1 soit un détail de cette histoire. Les
scandales inouïs du Pouvoir ne le sont pas davantage que
l'absence de procès publique, quand un simple voleur
de magnétoscope est condamné à des années
de prison. Avec la loi Gayssot,
ce sont les historiens qui sont instrumentalisés par
le Pouvoir, même si la résistance fut extrêmement
forte en 2005, contre l'injonction d'enseigner le rôle
positif de la colonisation. La volonté de faire chanter
la Marseillaise dans les écoles est alors la manière
de conditioner les citoyens à la source. Avec la disparition
du juge d'instruction, c'est maintenant
la Justice qui se coucherait selon Eva Joly. Dominique
Barella (Président de l'USM) : "Pour
l'avenir de la justice, pour votre avenir, battez-vous, faites-vous
respecter dans l'intérêt de nos concitoyens face
à des élus qui ne rêvent, pour certains,
que de vous asservir pour mieux asservir la justice"
(au congrès de 2006). Le Grenelle
de l'Environnement fait le même effet à
ceux et à celles qui mangent peu ou pas de viande, qui
résistent aux fausses propagandes alimentaires des lobbies
et à leurs diététiciens corrompus, qui
mangent biologique depuis très longtemps. Il parait opportun
et non manipulatoire de citer trois phrases à la suite,
pour en dévoiler les craintes légitimes (source
: contre-grenelle) : 1)
Jean-Luc Porquet (du Canard enchaîné) :
"Et si le Grenelle de l'environnement
constituait une pure et simple supercherie (...) Si
le Grenelle n'avait pour but que de la vampiriser
(l'écologie), la vider de toute
substance ?" (10 octobre 2007). 2)
Le Président de la République lui-même :
"Jean-Louis (Borloo) s'en
souvient, j'avais l'idée du Grenelle de l'environnement
bien avant mon élection (...) On
a marginalisé en vérité les mouvements
extrémistes verts qui
ont de moins en moins d'importance" (4 novembre
2008, site de l'Elysée). 3)
Enfin, Alain Minc : "Le Grenelle
de l'environnement a permis
en contrepartie des mesures pro-environnement
de valider le choix collectif en faveur du nucléaire"
(France Inter, le 23 septembre 2008). L'ultime constituante
des arcanes du Pouvoir est le support médiatique télévisuel
qui façonne l'opinion, élève l'intelligence
ou la baisse. En jouant avec l'attribution ou non de la
mane publicitaire, puisque l'Etat ne veux pas investir dans
le domaine de l'esprit, entre chaînes privées
et chaîne publique, on favorise les jeux idiots au détriment
de la Culture. Patrick de Carolis : "Nous
n'avons pas les moyens de nos ambitions futures (...)
Lorsqu'on dit qu'il n'y a pas de différence
entre la télévision de service public et les télévisions
privées, je trouve cela faux, je
trouve cela stupide, et je trouve
cela profondément injuste"
(RTL le 2 juillet 2008). Injuste ? Est-il normal que ce
soit un clown, un saltimbanque, Coluche, qui ait créé
les Restaurants du coeur pour nourrir les millions de citoyens
laissés pour compte par l'Etat ? Histoire, justice,
écologie, médias, comportement citoyen, il ne
reste plus qu'à contrôler Internet, interdire des
sites comme pleinouest35, pour que la chape de plomb soit totale.
Il n'est plus besoin de regarder les épisodes du "Prisonnier",
car le Village, c'est ici désormais
qu'il se manifeste ; et ne serait-ce pas, sur le long
terme, la finalité de la révolution numérique,
le virtuel qui se substitue à la réalité
sous-jacente déjà torturée, transformée ?
Le peuple est bien stupide, il n'est même plus plein de
lui-même, il est déjà devenu ce "corps
sans organes" de Gilles Deleuze,
que la fabrication publicitaire incessante et lancinante a structuré
en "machines désirantes", grâce
à l'exacerbation du désir
(la philosophie du désir de Gilles Deleuze) et une peur
boulimique. Les citoyens ne sont rien d'autre qu'un élevage
concentrationnaire, qui se concentre d'ailleurs toujours davantage
dans les villes sales, laides, polluées et tonitruantes.
Aucun besoin de la Stasi, de son recrutement de voisinage
(ses 286.000 agents et 175.000 informateurs non officiels),
la "société de contrôle" pénètre
dans la conscience de chacun selon le principe du rhizome, par
le biais du Soma du journal télévisé. L'étiquette
publicitaire "vu à la télé",
collée sur les produits de consommation courante, témoigne
de cette réalité de non-conscience : en Démocratie,
c'est l'opinion seule de la masse qui prévaut, qui écrase
de son poids, et non celle des personnes qualifiées ou
intelligentes. Après, ce n'est qu'une question d'intérêts
et de manipulation, de compromissions et de carriérisme,
de clientélisme et d'affaires.
Grenelle de l'environnement
ou Contre-Grenelle de l'environnement ? Une chose
est avérée, c'est que les journalistes ont eu
interdiction de couvrir le Contre-Grenelle (Lyon, 2 mai 2009).
Pourtant, mais à cause de cela en vérité,
étaient présents : Paul Ariès avec sa formule
choc bien trop démagogique (son slogan : "Si
le Grenelle de l'environnement est sarko-compatible, le sarkozysme
n'est pas écolo-compatible"), Vincent Cheynet
(pour qui le "travailler plus pour consommer plus"
ne peut qu'entraîner l'augmentation de la crise écologique),
Attac, Sortir du nucléaire, la Confédération
paysanne, Nature et Progrès. Paul Ariès est
connu pour sa lutte contre les sectes considérées
comme les métastases d'une société
malade et non comme des cancers sur un corps sain, comme
le veut son analyse sur l'attitude gouvernementale depuis
le 11 septembre : "l'islamisme a remplacé la Scientologie
dans l'échelle des ennemis" ; il participe à
montrer que le Grenelle de l'environnement déroule
un tapis rouge pour les industriels responsables du saccage
écologique, la "croissance
verte". Je ne le suivrai pas sur sa critique des
défenseurs des animaux ("Libération animale
ou nouveaux terroristes ?") et de l'Antispécisme*
qu'il accuse de vouloir "saboter l'humanisme", car
je crois que la critique y est mal engagée, que
le lien comportemental reste étroit entre le sort réservé
aux bêtes et celui extrapolé aux hommes : les abattoirs
de Chicago ont inspiré le Fordisme (origine de la croissance
et du mondialisme), et le Fordisme le nazisme et la Shoah, faisant
que, si Paul Ariès joue très bien du sensationnalisme,
il s'accroche toujours fermement à ses idéaux
humanistes et démocratiques, ce qui l'empêche de
voir que l'animalisation de l'animal (car l'animal n'a pas pour
vocation ontologique de vivre immobilisé dans le béton
- pour finir à l'abattoir) est devenue celle de l'homme
moderne, en l'occurrence le travail à la chaîne,
mais également une extermination humaine bien consensuelle
et qui ne se fait plus par la chambre à gaz : c'est la
famine induite par le gâchis des ressources qui sont massivement
détournées pour l'élevage, et que nos Ministres
aveugles ou faibles encouragent. La bêtise humaine
n'a aucune limite. * (L'Enfer
de Dante, pour les hommes, pour les bêtes. Lorsque
les portes des chambres à gaz étaient ouvertes,
il était courant de trouver les corps empilés
les uns sur les autres, les jeunes et les vieux au niveau le
plus bas de l'effroyable pyramide. L'abomination nazie est suspendue,
cependant le traitement dantesque infligé aux animaux
ne marque aucun répit : "Ils
arrivent, ils arrivent tout droit du "couloir de la mort",
comme tout le monde appelle ce conduit reliant les camions,
qui dégueulent les bêtes, et le grand coutelas.
Poussée par le flot derrière elle, la truie effarée,
qui sent la mort et le sang par tous les pores de sa peau d'animal
intelligent, cette truie arrive sur une sorte de trappe qui
va l'emporter. Mais avant cela, au-dessus d'elle, officie le
prêtre barbare, armé d'une grosse pince électrique
qui ressemble à un sécateur géant. La truie,
prise des deux cotés de la tête, est électrocutée.
Plus ou moins, plus ou moins bien, elle en ressort plus ou moins
vivante, plus ou moins morte, selon les cas. Elle part sur un
tapis roulant, qui n'a rien de volant, rien de magique, jusqu'au
four", "BIDOCHE" de Fabrice Nicolino.
Qui osera dire que la facilité, à massacrer les
bêtes de la sorte, n'explique pas celle qui fut appliquée
aux hommes ? N'en n'est-ce pas l'origine ?)
"Nous allons vous
presser jusqu'à ce que vous soyez vide puis nous vous
emplirons de nous-mêmes" (1984
de Georges
Orwell) Ou comment il devient urgent de rentrer
en dissidence en Occident. Avec
un peu d'intelligence, si peu en vérité, il n'est plus moralement
ni économiquement possible de cautionner tant le système
économique occidental que des dogmes infantiles - comme
par exemple le drapeau tricolore, et dont je mets au défi hommes
et femmes politiques d'en expliquer l'origine et le symbole
- qui n'ont
plus de rapport direct avec le réel, comme
d'un endormissement* cérébral.
Il faut dire que s'est installée, que dis-je, gravée,
dans la tête de l'occidental, une foi aveugle en le progrès
et les valeurs démocratiques qui cachent en réalité
la gigantesque entreprise de conditionnement de ce qui
est approprié d'appeler le troupeau humain, tant est
forte la corrélation morale - et technique - avec l'élevage
concentrationnaire et exterminateur de nos amies les bêtes.
Notons au passage la disparition de Claude
Lévi-Strauss ayant découvert dans le mythe
des sociétés dites primitives, et donc considérées
avec mépris comme prélogiques, une forme de
langage commune à toutes les Cultures, dont la formulation
de type binaire serait une manière subtile de concilier
des contraires échappant à la perspicacité
ou à la sagacité intellectuelle moderne. C'est
peut-être cette absence totale du mythe dans notre société
actuelle, dominante et hégémonique, qui fait que
se trouvent radicalement séparés, et conflictuels,
les combats écologiques (de ceux qui défendent
les causes animales et que l'on fait passer pour des extrémistes
ou des terroristes) et les Pouvoirs placés sous
l'influence de puissants lobbies. La disparition du mythe dans
notre société "logique", malgré
la critique de la raison pure de Kant,
expliquerait* peut-être la
monstruosité de la
Shoah, mais aussi du traitement inhumain que nous infligeons
au monde animal ; il n'y a plus de mythe (non pas fondateur,
mais comme approche cognitive et holiste) pour nous rattacher
à une réalité monstrueuse que tout
participe à édulcorer ou à cacher : l'homme
face à ses démons est avalé par ces derniers,
il n'en est plus le maître. L'intérêt exacerbé
dans la pensée dite utilitariste est devenu à
la fois le sujet et l'objet, c'est à proprement
parler la mécanisation de l'homme comme partie de la machine
économique, quand l'animal lui-même est considéré
ontologiquement comme de la "viande sur pied"*.
*
(Plutôt un imaginaire collectif qui est construit de manière
arbitraire, quand la religion et les dynasties perdent de leur
influence, selon Benedict Richard O'Gorman
Anderson, pour le sens à donner à la Nation
qui n'est alors rien d'autre (oui, dés l'instant que
la religion et les dynasties s'effacent) qu'une "communauté
politique imagée". Il s'agit bien entendu
d'une démarche constructiviste pour cet auteur, mais
son analyse rejoint quelque peu celle de René
Guénon sur l'incidence matérialiste de
la modernité : là
tout devient quantifiable, même le temps. C'est donc une
solidification de la société, qui fait que les
limites de l'Espace, les frontières donc, délimitent
plus que tout autre aspect culturel (ou cultuel) le cadre restraint
consécutif à l'esprit nouveau de Nation. René
Guénon en releva le caractère matériel
et quantitatif qui se répète de manière
indéterminée (c'est donc la multiplicité)
et qui a généré les millions de morts inutiles
des guerres modernes, et où l'esprit nationaliste
a imposé, de manière uniforme, l'appel
aux armes à toutes les composantes humaines de la Nation.
Ceci montre que la notion de cycle (qui se retrouve en Grèce
Antique : comme son éternel retour) disparaît au
profit de celle d'Espace, ensuite que l'Espace lui-même
devient coercitif pour la multiplicité des biens
matériels et donc le libre flux des devises : c'est
la mondialisation pour une libre circulation des marchandises
et son uniformisation des goûts et des mentalités
(chez Gilles Deleuze les flux décodés inter-agissent
avec les "corps sans organes"). Les guerres y
trouvent leurs principes et leur justification ; aussi,
il y a vite comme quelque chose d'infiniment pitoyable
chez Eric Besson, comme une compréhension de l'identité
à rebours et qui voudrait figer l'imaginaire, pour
l'ancrer dans un espace géographique, ce qui est
à proprement parler un délire
dès lors que la volonté de forcer le trait, aussi
très certainement dictée par le principe
de "société de contrôle", va
ainsi à l'encontre direct des modifications naturelles
issues des interactions entre les diverses influences. Remarquons
ici que cette classe politique est loin d'imaginer que
la Culture est une force formidable pour constituer une véritable
conscience identitaire ; il semble, indubitablement, que la
Culture élitiste fait peur au Pouvoir, tout comme ce qui permet à
la
personne de réfléchir par elle-même.
Ainsi, il est comme souhaité une identité
à même de permettre de résister au flux
du mondialisme, si ce n'est
qu'elle sert davantage de bouclier contre des mouvances terroristes
(qui n'ont pas l'air d'être en réalité ce
qu'elles sont censées être d'après les médias), aussi
pour lutter
contre la montée du chômage (en limitant l'apport
d'étrangers en situation irrégulière), mais
avec une peur induite servant au mieux la société
disciplinaire qui permet au Pouvoir d'asseoir une
forte autorité. Le fait que cette pseudo démarche
intellectuelle soit suivie dans les préfectures en dit
bien long sur les raisons qui l'ont inspirée. Tout ceci n'est
pas très sérieux et respire la démagogie.
Après la Commune, Paris fut dessiné afin
que ses larges boulevards puissent permettre de tirer plus facilement
au canon sur la foule, il y a là un indicible rapport
avec la Culture de masse encouragée par les gouvernements
: elle fait une part de plus en plus faible à l'intelligence
et au sens critique que la notion de justesse et de bon goût
véhiculait. René Guénon parle de quantité
pure, de multiplicité faisant de l'homme une machine,
Gilles Deleuze de "machines désirantes", Günther
Schwab de "même pâtée
pour les mêmes cochons", pour une uniformisation
à outrance de la société que l'on décèle
maligne dans l'identité nationale remise en plat du jour.
Il faudrait rappeler à nos Ministres le pourcentage extrêmement
faible de citoyens encore mélomanes, pour témoigner
de ce qu'une Culture pour tous est un dogme et l'identité
nationale une simple image sans fondement. N'oublions pas que
l'identité républicaine, jacobine, s'est
faite en écrasant les Cultures identitaires régionales,
qu'il n'y a pas si longtemps l'école de la République
punissait les Bretons osant parler leur propre langue,
que le seul système sensé selon René Guénon
restait encore la société féodale que le
nationalisme royal a éradiquée (et ce qui a en toute
logique amené sa propre perte, la déterritorialité
marchande ne pouvant que succéder à la
territorialité des dynasties) ; vouloir donc restaurer une
identité française - en résistance au
mondialisme - ne peut être inspiré que par la volonté
géographique de puissance, c'est une manifestation du
délire qui procède bien davantage de la situation
de guerre économique que du soucis d'Etre. C'est une
imposture que Heidegger ou Nietzsche eussent su bien pourfendre
quant à ses motivations) *
(je ne fais pas l'apologie des sociétés traditionnelles
extrêmes orientales qui, par ailleurs, soumettent les
animaux (dont les chiens et les chats) à toutes sortes
de sévices, pas davantage l'Islam considérant,
aidé en cela par nos hommes et femmes politiques si facilement
traîtres, qu'il est culturel d'égorger quantité
de moutons. D'ailleurs, à ce propos, citons Christian
Guyonvarc'h quant à l'usage domestique du cochon et du
sanglier qu'en faisaient les tribus celtes (le nationalisme
idiot n'existant pas encore, il est approprié de parler
de civilisation celtique et non celte, la nuance est de taille
et se remarque avec l'Inde Traditionnelle), tout en utilisant
l'animal dans le bestiaire religieux. Il ne s'agissait bien
entendu ni d'adoration, ni d'idolâtrie comme le commun
le croit, en Occident, de la Grèce Antique. Selon René
Guénon, Rome devint idolâtre, elle préfigure
le monde moderne. Pour revenir au sujet, c'est plus particulièrement
la compassion animale propre à l'Occident (le sentimentalisme
est à rapprocher de l'idolâtrie) qui pénètre
une bonne part de la population, mais qui ne peut s'intégrer
et se fondre dans le système économique de la
viande, faute de pensée binaire, surtout quand la viande véhicule
une forte valeur culturelle qui est émancipatrice depuis
1789. Qui peut encore
le comprendre ? C'est aussi pourquoi les mouvements intellectuels
sont ici le fait de minorités, elles seules peuvent agir
; ainsi nous comprenons aisément la volonté
de fichage terroriste à l'encontre des défenseurs
des animaux : la peur est l'organe privilégié
de tous les Pouvoirs en place, du 11 septembre à la "bidoche") *
(Nous devons l'agriculture industrielle et son élevage
concentrationnaire innommable, la destruction accélérée
des sols, diverses maladies humaines provoquées
par le raffinage des aliments, à l'INRA,
c'est à dire l'Etat, les hommes et femmes
politiques. C'est cet organisme qui a incité (livre
rouge) les paysans endettés à nourrir
le bétail avec des tourteaux de soja, aussi à
le gaver d'hormones, enfin à le nourrir de farine
animale. Certains sont allés plus loin : ils
ont réussi à mélanger des excréments
de fosses sceptiques et de l'huiles minérale. Comment
s'étonner que le magazine New Scientist puisse postuler
que la "grippe porcine" peut avoir son origine dans
notre mode même de production agricole ? Corinne Lepage
: "Le maintien d'une production industrielle
ne peut que multiplier les catastrophes, réduire l'impact
des antibiothérapies et augmenter les menaces pandémiques
en tous genres". Ainsi donc, sans même évoquer
l'idée d'un complot perpétré par l'OMS,
il ne s'agirait, en quelque sorte, mais encore une fois, que
de la colère imagée des Dieux vis à vis de la
démesure des hommes. A ceux qui me lisent, qui doutent
qu'il y ait un accident nucléaire mineur chaque semaine
en France, ou qu'un organisme comme l'OMS puisse perpétrer
un génocide, je les invite à se souvenir que
la douce France a exploité (sur son sol) 210 mines d'uranium
entre 1945 et 2001, et produit 300 millions
de tonnes de déchets radioactifs dont une partie
non négligeable a servi à la construction des
routes, de parkings, de logements et ... d'écoles. Citons
nucléaire-nonmerci.net :
"En France, 516 incidents ont été
répertoriés officiellement en 2002, soit toutes
les 16 heures en moyenne (...) seuls
5% à 10% du combustible usé mondial sont soumis
à un traitement, le reste étant entreposé
en attente d'une évacuation définitive dans un
dépôt (...) des volumes
considérables de déchets liquides et gazeux sont
relâchés dans l'environnement. Les opérations
de retraitement libèrent des volumes bien plus importants
de radioactivité que les autres activités nucléaires,
généralement plusieurs milliers de fois plus que
les réacteurs nucléaires". Et Nicholas
Lenssen, chercheur au Worldwatch Institute de Washington
:"En fin de compte, la génération
qui utilise actuellement l'énergie nucléaire laisse
aux générations futures le soin de veiller au
démantèlement des centrales et à son financement.
A terme, ceux-ci pourraient bien représenter la plus
grosse part des dépenses que devront engager l'industrie
nucléaire et les gouvernements qui l'ont soutenue, surtout
si l'on ne parvient pas à résoudre la question
des déchets radioactifs. Même si l'on arrêtait
d'en produire, stocker ceux existant nécessitera des
investissements et des précautions durant une période
qui défie notre notion du temps": Texte pris
sur Wikipédia : "Au Royaume-Uni
(35 réacteurs), le démantèlement du réacteur
de Windscale d'une puissance de 32 MW a coûté 117
millions d'euros. Le gouvernement a annoncé, le jeudi
30 mars 2006, sa décision de confier au secteur privé
le démantèlement de ses centrales nucléaires,
pour un coût estimé à 103
milliards d'euros". Pour le nucléaire, comme
pour la surpopulation galopante au delà de toute limite
et la biodiversitée ravagée par les pesticides,
la mainmise industrielle sur les semences (l'association Kokopelli
qui distribue des variétés anciennes de graines
biologiques non inscrites sur le catalogue
officielle a été condamnée à
verser 23.000 euros à l'Etat qui a ainsi donné
gain de cause aux lobbies) et l'élevage intensif qui
est un monstrueux gaspilleur de ressource alimentaire, il s'agit
de faits témoignant que les gouvernements repoussent
continuellement l'échéance de la catastrophe,
attendant, comme on peut l'imaginer, la fin de leur mandat ou
les prémisses d'une nouvelle guerre mondiale. Ainsi,
à n'en pas douter, le Grenelle de l'Environnement
témoigne davantage de l'urgence qui se rapproche à
grands pas, que d'une conscience éclairée qui,
par miracle, aurait investi hommes et femmes politiques.
N'oublions pas que les élus du peuple restent, selon
R. Guénon, les
émules de l'incompétence
montée au Pouvoir, comme caractéristique
principale du vote démocratique)
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Manipulation
: Pour nous divertir puisque l'on
sait, et surtout depuis le 11 septembre, que les journalistes
d'investigation ne font pas leur travail, que les hommes et
femmes politiques sont passés experts dans l'art de la
manipulation, le rappel d'une petite
farce pour débuter les pages de noirceur de mon "Qui
suis-je ?" : ce fameux déficit de 11 milliards d'euros
de la Sécurité sociale qui permet une baisse drastique
des remboursements. Ainsi, si nous en croyons l'Institut National
du Développement Local (INDL),
une partie des taxes du tabac (7.8 milliards), de l'alcool (3.5
milliards), des primes des assurances (1.6 milliards), la taxe
sur les industries polluantes (1.2 milliards), la part de TVA
(2 milliards), le retard de paiement pour les contrats aidés
(2.1 milliards), ainsi que le retard de paiement par les entreprises
ne sont pas reversés ou sont détournés
à d'autres fins, pour un montant de 20 milliards d'euros.
Cela signifie tout simplement qu'il y a en réalité
un excédent de 9 milliards
d'euros. Bel exemple de manipulation, qui bien entendu n'égale
pas celle des attentats du 11 septembre, coup de maître
remarquable et qui, effectivement, a réussi à
faire modifier en profondeur l'inconscient collectif, par la
création d'un mythe, un mythe mystificateur*. *
(Lire ou écouter, à ce sujet des attentats, le
professeur David Ray Griffin) Autres catégories de
mensonge : A)
Le lait. Les conseils de
santé de l'Etat ont bien entendu pour unique finalité
que d'encourager un système économique. France
Guillain : "Tous les jours ils (produits
laitiers) favorisent la perte osseuse
! L'OMS l'a mis en évidence. L'ostéoporose
n'existe que dans les pays à produits laitiers (...)
le lait par définition, même bio, est bourré
d'hormones de croissance de manière naturelle puisque
sa fonction de base est de faire grandir et grossir rapidement
un bébé animal ou humain. Il fait donc aussi grossir
les tumeurs bien sûr !" B) L'agriculture
raisonnée utilisant des produits chimiques. Pr
Dominique Belpomme : "Le rôle
(cancérigène) de l'alimentation
est lié au caractère de véhicule des agents
cancérigènes que sont les produits chimiques comme
les pesticides, les dioxines, les colorants azoïques, les
nitrates qui s'accumulent dans nos corps" (source
: Soleil Levant). Le système économique est ainsi
devenu, avec le Fordisme (le travail perd sa dimension
de réalisation personnelle) - qui a inspiré Hitler
: il remercia Ford dans Mein Kampf, la société
d'élevage intensif avec une démence suicidaire
de croissance, tant pour l'homme
que pour les bêtes : nous avons désanimalisé l'animal
et animalisé l'homme. René
Guénon souligna la dimension exclusivement
quantitative, ou "qui tend toujours vers", c'est
à dire la solidification avant la dissolution finale qui
parait bien proche aujourd'hui ; Günther
Schwab, dans son entretien avec le Diable
(son "La cuisine du Diable"), dévoila les arcanes
du système de la Santé et de l'industrie alimentaire
: tout faire pour maintenir le peuple dans une grande ignorance
et générer un maximum de maladie, donc de
profit. G. Schwab : «
Une société
qui tire le quart de ses revenus économiques de la maladie
poursuivra, diffamera et, finalement, mettra hors d'état
de nuire quiconque voudrait apprendre à ses concitoyens
à vivre en bonne santé (...) "Je suis chargé de
procéder à l'élimination de la culture
rurale et de la paysannerie", commença le rapporteur.
"Et pourquoi précisément de la paysannerie
?" demanda le médecin. "Parce que l'existence
de l'humanité commence et se termine avec la paysannerie"
». Il serait approprié de parler de
"Ministère de la Maladie", de "Ministère
de l'Inculture" et de "Ministère de l'élevage
humain", concernant le Travail.
Parfois, se réveiller,
penser par soi-même, provoque des conséquences
disciplinaires - exemple personnel : se faire supprimer
le droit de vote par un Préfet. Nous sommes le mouton
qui veut s'échapper de l'enclos de l'éleveur,
ou, semblablement à Jonathan le goéland, l'air
vicié de la pensée unique
nous étouffe. Il est amusant de considérer
que la "société disciplinaire" intervient
encore quand celle deleuzienne, "de contrôle",
laisse échapper une pensée qui n'est pas formatée
comme espérée, comme si la perte des Droits avait
pour vertu de faire cesser immédiatement l'intelligence*
et la réflexion, alors que le système politique
repose essentiellement sur l'art de la manipulation électorale
- qui est axée sur la quantité pure. *
(Avec un QI moyen de 94 points, le Français se voit attribuer
la 19e place en Europe, quand l'Allemand garde la
première place - avec 107 points, selon le professeur Richard
Lynn)
Face à la destruction
radicale, par les politiques, de la qualité audiophile
(analogique), c'est à dire pour la croissance
(faire renouveler les biens de consommation, aussi opérer
un contrôle informatique des données), je voudrai,
en premier lieu, présenter un disque témoignant
que le sarcasme est une pratique non seulement salutaire, mais
sans âge : "Carmina Burana"
("sacri sarcasmi") par l'excellent groupe "La
Reverdie". Au temps présent où les musiques
populaires deviennent des manifestations du chaos, les hommes
et femmes politiques pourraient se rappeler, ou découvrir,
qu'il fut des siècles où la beauté
et l'harmonie, c'est à dire les règles d'ordre
pythagoricien, régnaient en maîtres. Face à
la gabegie politique généralisée et l'absence
de toute intelligence holiste ou éthique (ce qui procède
d'une même démarche globale responsable), ayant
entre autre transformé la Bretagne en Terre souillée
et nauséabonde, citons l'ouvrage de Fabrice Nicolino*
pourtant non totalement végétarien (peut-être encore
un manque de sensibilité
et de compassion, car son intelligence n'est pas prise en défaut*) : "Bidoche,
l'industrie de la viande qui menace le monde". Il
est alors à craindre, même si cela témoigne d'un
strict minimum d'entendement, qu'un processus "écologique"
de baisse de consommation d'agonie procéderait encore
de la mentalité utilitariste... La raison donc, mais non
le coeur, l'intelligence du coeur. Il convient donc de
citer Isaac Bashevis Singer : "Pour
ces créatures, tous les humains sont des nazis ; pour
les animaux, c'est un éternel Treblinka". *
(Fabrice Nicolino contre vents et marées (c'est
à dire les lobbies pénétrant la classe
politique), pour une vérité radicalement exclue
des journaux télévisés figés aux
bottes des intérêts des puissants, et qui
distillent un Soma quotidien (Aldous
Huxley) bien pesé et parfaitement calculé : "Le
bétail est sans conteste un exécrable transformateur
d'énergie. Il gaspille par millions de tonnes des céréales
qui font défaut dans une multitude de maisons humaines,
toutes situées au Sud, il est vrai, loin de nos regards.
Bien qu'un tel gaspillage alimentaire soit l'un des plus graves
sujets de notre temps, il n'est presque jamais abordé,
ce qui est étrange". Ce qui serait étrange,
car je le prend au second degré, c'est que notre auteur
prenne ceci pour étrange, et je le prend au mot : quoi
d'étrange dans ce silence phénoménale des
hommes et femmes politiques sous influence, cupides, stupides
ou lâches ? Tout n'est-il pas une constante manipulation
des masses sous couvert de représentation démocratique
? Des exemples : mensonge éhonté et trahison pour
le nuage de Tchernobyl, affabulation pour le 11 septembre, trucages
grossiers vis à vis de l'efficacité de l'ANPE
et du déficit de la Sécurité Sociale,
et autre Grenelle de l'Environnement destiné à
relancé la croissance industrielle) * (Exception : confondre, au sein de la pensée archétypale,
l'animal physique avec les attributs symboliques transposés
dans la sphère du religieux)
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Il serait peut-être
bien à propos de reconstruire la Bastille
si le Monde doit être sauvé, si il n'est pas déjà
trop tard. N'oublions alors pas que la France se retrouve
tout à la fin des études comparatives européennes
pour la question de l'intelligence commune et du pourcentage
de surface agricole biologique. Naguère, le feuilleton
"Le Prisonnier" de Patrick McGoohan annonçait
une "société de contrôle"
maintenant finalisée ; aujourd'hui, "Plus belle
la vie" distille quotidiennement la manière dont
un bon citoyen doit penser et se comporter, et le troupeau humain
ne remarque rien du procédé mis en oeuvre, concernant
lequel Rosine Bachelot n'a pu s'empêcher de dévoiler
le Pot aux roses. Il en va bien entendu de même des feuilletons
policiers américains propagés pour diffuser la
bonne morale comportementale. L'Art n'y a pas sa place, pas
davantage la philosophie ou la Culture.
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Au moment où l'Autriche fait un usage fallacieux
de ses lois en vigueur, pour faire passer les défenseurs
de la cause animale pour des dangereux terroristes, il
est urgent de donner son sens historique à la correlation
Fordisme (Taylorisme
et Toyotisme) - abattoirs de Chicago
- Mein Kampf - camps
de concentration (travail forcé)
- camps de la mort -
et vague de suicides
de 2009. Il s'agit somme toute de la même démarche
économique, donc utilitariste,
sachant que l'Allemagne nazie pseudo-antisémite
eut tenté de rallier des intellectuels juifs à
sa cause. Ainsi, Bergson refusa une dispense de porter l'étoile
jaune, ainsi que le titre d'aryen d'honneur ; Fritz Lang rejeta la
responsabilité de l'industrie - Goebbels qui lui eut
dit : "c'est nous qui décidons qui est juif et qui
ne l'est pas", sans oublier Carl Gustav Jung que j'affectionne
tout particulièrement. En réalité, et remercions
Marguerite Yourcenar pour une même conscience, les camps
de concentration, dans leur méthode
moderne d'extermination, correspondent très exactement
au traitement que nous infligeons chaque année à
des milliards d'animaux ; dès lors que certains êtres
humains n'étaient plus considérés comme
des hommes, à seule fin d'en faire des bouc-émissaires,
ils rejoignaient les bêtes dans le traitement que nous
leur infligeons. Ceci n'a de fait rien d'extraordinaire, dès
l'instant que nous ne trouvons rien de mal à rentrer
dans une boucherie, que la viande véhicule
en elle-même le sens tautologique que l'augmentation
du pouvoir d'achat et les mensonges consensuels lui ont conféré.
Du
foie gras, aux maigres vocations humaines, en passant par le populisme
du nationalisme identitaire ressorti en période de crise
: Le foie gras est
caractéristique de l'ignoble chez l'homme ; il
y a dans ce comportement les prémisses morales et cognitives
de la Shoah : ainsi, faire
naître 80 millions de canetons, jeter dans le broyeur
les femelles (qui ne servent à rien), enfoncer, au moment
de l'abattage (voir les vidéos de L214),
une lame dans le bec de l'animal pour lui faire dégorger
son sang, ceci juste pour un plat présenté
avec un grand raffinement dans les restaurants pratiquant l'art
culinaire. Mais alors, peut-être que les exterminateurs
nazis étaient des artistes à leur manière
; ne disait-on pas en France, il y a quelque temps, que "Votre
boucher est un artiste" ? Comment ne pas être
choqué par les touristes, en Corse, qui prennent plus
de plaisir au fait de jeter une langouste dans l'eau brûlante,
que de rester en contemplation devant les paysages ? Pendant
ce temps là, si le Fisc, l'ANPE*, la Préfecture,
et le Ministère de la Culture m'ont administrivement
interdit la poursuite de la vocation d'artiste, il me reste
fort heureusement mon terrorisme de végétarien
engagé ... pour en découdre avec l'infâme. *
(Il semblerait que le déficit de la sécurité
sociale n'est que la partie visible de la formidable entreprise
de tromperie qu'est devenu l'Etat, quand ce n'est pas une abomination
pure (élevage industriel et souillures en toutes sortes).
Voici un extrait d'une lettre envoyée au Ministre de
l'Economie par l'IFRAP :
"Monsieur le Ministre,
selon l’interprétation officielle du rapport de l’Observatoire de l’ANPE publié en novembre 2006 et intitulé "L’accompagnement renforcé des demandeurs d’emploi",
les services de l’ANPE seraient extrêmement efficaces dans
l’accompagnement des chômeurs et placeraient 3 millions de chômeurs par
an. Ainsi, l’ANPE serait plus efficace que les opérateurs privés testés
dernièrement par l'UNEDIC, pour un coût trois fois moins élevé.
Pourtant,
les résultats d’une enquête que nous avons menée mettent fortement en
doute le fait que l’ANPE soit à la source de la satisfaction de 3
millions d’offres d’emplois. Nos travaux fondés sur des statistiques de
l’ANPE, de l’INSEE et de la DARES, montrent que ce ne serait pas 3
millions de chômeurs qui retrouveraient chaque année un emploi grâce à
l’ANPE mais 300.000 au maximum (...) Annoncer comme le fait le Directeur général
de l’agence le chiffre de 3 millions d’offres satisfaites ou de "10.000 chômeurs placés par jour" par
l’ANPE, équivaut à leurrer les Français qui financent grâce à l’impôt
une administration de 25.000 agents au budget annuel de 2,5 milliards
d’euros".
Je dois témoigner ici que l'ANPE ne m'a jamais proposé
une offre artistique (seulement de gardien de musée,
même pas comme guide), m'a totalement interdit de pratiquer
mon Art, a fini par user d'un mensonge afin de me supprimer
des listes, avec la bénédiction de la Justice.
Le gavage des oies est donc la correspondance exacte à
l'animal de ce qui est appliqué à l'homme. Certains
font ce qu'ils veulent du peuple au nom de l'égalité
et de la liberté. Le rôle de l'ANPE ne fut jamais
d'aider, mais de soumettre ; cette officine est en
cela, et uniquement, extrêmement efficace, elle tempère
la révolte des esclaves. Elle méritera indubitablement le
livre d'art d'excréments de chiens que je lui dédicacerai
lorsqu'il sera enfin achevé, car l'égalitarisme
républicain procède toujours du bas et du nivellement
de toute valeur. Il est d'ailleurs très troublant et douloureux
d'écouter Michel Onfray (face à Eric Besson) sur
la question de l'identité nationale, grand défendeur
des idéaux des Lumières pris comme référence,
mais pourfendeur des méthodes mises an application, refusant
éternellement de comprendre que les premiers sont
depuis toujours assujettis à une finalité utilitariste
de gouvernance. Michel Onfray, qui est au demeurant très
sympathique, se réveillera-t-il un jour, ou joue-t-il
avec extrêmement de finesse et de dérision de l'imposture
moderne ? Les hommes et femmes politiques qui en réfèrent
médiatiquement aux philosophes humanistes (Rousseau,
Condorcet, Montesquieu ou Diderot), paraissent aussi sincères
que lorsqu'ils se découvrent subitement écologistes)
Citons Florence Burgat
: "Le fait de tuer l’animal pour s’en nourrir devait conserver un
caractère exceptionnel et transgressif, demeurer un acte grave. Ce que,
précisément, l’élevage et l’abattage industriels ont balayé comme une
superstition, une attitude poétique ou prélogique, non rationnelle, en
somme. En pensant que des herbivores pourraient s’accommoder d’une
alimentation carnée, on est allé un cran plus loin dans la réduction de
l’animal à une machine. N’y a-t-il pas là de quoi méditer sur une
agriculture qui a proprement quitté le sol, dérobant aux bêtes l’air et
la terre, les rivant au seul temps de l’engraissement dans des
bâtiments clos, le corps entravé ? C’est un fait que notre monde est
devenu, pour l’animal, « un immense camp de concentration, avec ses
salles de torture que l’on nomme gavage, élevage en batterie, éclairage
continu en lumière artificielle »,
misérable séjour qui précède un transport, parfois très long, avant
d’arriver à l’abattoir, et dont l’association Protection mondiale des
animaux de ferme (PMAF) a révélé en images les conditions atroces.
La finalité est un rendement accru et, pour l’éleveur, une libération
qui consiste à ne plus avoir à s’occuper personnellement des bêtes. Le
vocabulaire vient seconder une technicisation qui va de pair avec
l’oubli croissant de l’animal, avec sa désindividualisation : « viande
sur pied », « viande vivante », telles sont les expressions par
lesquelles les professionnels désignent cette matière en devenir qui ne
peut décemment plus porter le beau nom d’animal, car on n’y entend plus
rien de l’anima, l’âme".
Signalons la politique
gouvernementale autiste et augmentant la production d'agonie
et de déforestation amazonienne, pardon de viande. Au moment où
l'Occident s'embourbe en Afghanistan parce que la résistance
consiste moins à la mouvance terroriste diffuse,
au choc des civilisations, qu'au sentiment d'envahissement,
je conseille "Rescue Dawn"
de Werner Herzog, un film de guerre à teneur initiatique
et dont les dernières minutes dévoilent toute
la profondeur. Ce film m'inspire une inquiétante antinomie
au sein de la volonté mondialisée des flux décodés : E.
Besson voulant, s'inspirant en cela des États-Unis, que
les jeunes Français chantent la Marseillaise.
Chanteraient-ils encore ce "chant de guerre pour l'armée
du Rhin" si la France redevenait enfin un jour royale ?
L'Etat juge la burqa comme contraire aux valeurs de l'identité
nationale, mais pouvons-nous nous poser la question de l'identité
autrement que par cette lisibilité symbolique recherchée comme
résistance à la mondialisation ? Quant
à moi, je pense que cela fait longtemps qu'une plainte
aurait dû être déposée contre un chant de guerre odieux, pour incitation
à la haine ethnique*. Il s'agit en réalité d'une
résurgence de la société
disciplinaire, quand les Cultures
régionales ont été éradiquées*,
et d'une règle de conduite destinée
à renforcer celle de contrôle de Gilles Deleuze.
*
(Le sang impur. Si la France se mêle du génocide des autres pour
des raisons politiques et idéologiques -
en l'occurrence celui des Arméniens par la Turquie devenu
sujet interdit - elle évite celui des Vendéens
; aussi, quelle différence existe t-il entre le
nettoyage ethnique des Serbes de Bosnie et les Colonnes infernales
de Turreau ?) * (Mirabeau :
"Existe-t-il encore un peuple français ? Ou sommes-nous
redevenus cet agrégat de peuples désunis"
?) Le mélange des genres est total, l'identité
réelle étant le propre du religieux*.
René Guénon rappela ainsi que la royauté,
pour l'avoir oublié et voulu créer un nouveau
paradigme basé sur la territorialité, a créé
elle-même les conditions de sa chute. Aussi, il semblerait
que la revendication de la burqa tient davantage au phénomène
d'exclusion qu'à celui religieux sur lequel elle prétend
s'imposer, ce qui signifie, au court terme et concernant une
possible interdiction, le risque d'exacerbération du
sentiment communautariste. Il s'agit d'un problème
interne à l'Islam et dont le Pouvoir laïque
peut s'inquiéter, mais non raisonnablement légiférer
sans risquer une réaction contraire. *
(Quand la société gauloise fut celtique, donc
commune à l'Europe selon Christian-J Guyonvarc'h, le
système tripartite dumézilien inspirait probablement
davantage le devoir que le droit. La justification du Pouvoir
par le Droit fut celle des rois chrétiens qui rattachèrent
leur légitimité à une descendance troyenne
noble - les Francs assimilés à des Troyens grâce
au recours à l'étymologie (le prince Francion,
fils d'Hector, petit-fils de Priam, fuit Troie en flammes pour
fonder Sicambrie), méprisant l'origine celtique, et éloignant
radicalement le Roi (rex) héréditaire de l'onction
du sacre de Reims de celui celte désigné par la
"pierre du destin" (Lia Fail en Irlande, apportée
par les Tuatha Dé Danann) et dont la légende associée
à un cri de joie de la pierre, lorsque le roi (rix)
légitime pose ses pieds dessus, cache la probable
origine chamanique de pratiques de méditation, de transes, et
de voyage onirique déjà connu de la Grèce
Antique : en témoigne l'assimilation traditionnelle
- et symbolique - à l'oreiller de Jacob. L'histoire témoigne
donc d'une usurpation de pouvoir - Louis XIV ayant été
sans doute le plus fin manipulateur - du Sacre chrétien
jusqu'au vote démocratique en tant que règne
de la quantité pure)
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Il
parait évident que la paix relative en France
est une poudrière sociale, que ceux qui ont le courage, le
bon sens de le dire sont la cible des associations
anti-racistes. Cependant, il s'avère troublant de considérer
que notre pays est l'allié des USA qui ont vraisemblablement
fomenté le 11 septembre, qui entretiennent des
liens économiques avec l'Arabie Saoudite qui ne cesse
de décapiter des personnes qui ne seraient pas considérées
comme criminelles en Occident. L'Irak ne fut peut-être
pas la bonne cible pour ce qui est de l'intégrisme
et du totalitarisme, si tel était le soucis d'intervention. La
moralité interventioniste est un leurre, elle provient
d'une hypocrisie profonde, et il est vrai que les juges américains,
si
prompts à appliquer la peine de mort, sont des personnes bien peu
recommendables. C'est l'exemple type d'une société
de consommation qui a fait de l'ignorance et de la bêtise
son principal mode de fonctionnement. Les Temps présents
deviennent extrêmement obscurs, il est de plus en
plus difficile de décerner les troubles naturels de ceux
qui sont favorisés ou provoqués. Néron
qui met le feu à Rome, pour s'attaquer aux chrétiens, inspire
à n'en pas douter, beaucoup d'événements
actuels. Mais qui va s'en soucier ? A n'en pas douter, l'affaire
Clearstream témoigne
que les élus sont de "petites gens", mais quelle
élite absente va s'indigner du spectacle ; serait-ce
le "peuple légitime" qui aurait la qualité
de cette indignation, quand l'hypocrisie de la Justice (affaire
de l'Angolagate) sert à cacher une réalité
dominante bien sordide ?
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La question philosophique la plus abscond
est celle de l'Etre. René
Guénon critiqua les philosophes occidentaux en
ce qu'ils se ne sont souciés que de la question de l'être,
au détriment du non-Etre.
L'Etant heideggerien, sa critique
juste, est la marque au fer rouge du matérialisme dont
le "travailler plus pour gagner plus"
est la phase ultime de solidification, c'est à dire la
rupture dans la civilisation de la vie intérieure avec
la réalité de la Manifestation. La crise écologique
et celle économique ne sont que les dérivées
de cette chute de l'intellect. Celle-ci fut inaugurée
de longue date, les conceptions de l'Etre et de la Vérité,
dans la "philosophie" chrétienne, sont celles
de Platon que ce dernier détient de Parménide
: Dieu a les attributs de l'Etre, il est donc éternel
et immuable ; Cependant, Parménide formé par des
doctrines pythagoriciennes - dont l'influence des règles
d'or se retrouve dans notre Architecte de l'Univers - ne
connu qu'un unique Principe placé bien au dessus des
autres : "l'Etre est" (donc dire que Dieu n'existe
pas est impropre, car "exister" vient du latin "exsistere"
- "ex" et "stare", proprement se situer
en dehors de la stabilité, donc en dehors du Monde),
ce dont Platon se différencia en déniant que le
non-Etre puisse simplement
ne pas être, car dire que le non-Etre "n'est
pas" reste la formulation sophiste qui nie la réalité au
delà du sens courant d'être, comme les "idées"
immatérielles et immuables de Platon et dont le monde
sensible n'est qu'un reflet. Nous y retrouvons donc la pensée
d'Héraclite qui a influencé
Platon et les stoïciens (le sens de l'Eternel
Retour), puis Hegel. L'idée même des principes
inhérents amenant toutes choses à l'être,
origine de l'éternel retour, amena ensuite Nietzsche
à dire : "Le noeud des causes
dans lequel je suis emmêlé ne disparaît pas
; il me créera de nouveau. Moi-même, je fais parti
des causes de l'éternel retour". C'est à
ce niveau que l'on saisi le gouffre qui s'est creusé
entre la philosophie occidentale et les doctrines orientales,
à quel point l'homme est limité dans sa recherche
exclusivement discursive de la Vérité.
Mais déjà,
avec Héraclite perçu comme préfigurateur
de la pensée moderne, le mobilisme, ou devenir
des choses, était annonciateur de l'action prédominante
sur la méditation ("A
ceux qui descendent dans les mêmes fleuves surviennent
toujours d'autres et autres eaux"), et, même
si il s'opposait à l'éléatisme de Parménide
père de l'ontologie dans l'Etre, mais pour qui la
raison seule permettait d'accéder
à la vérité que les sens transforment en
illusion, il s'agissait alors également des prémisses
de la modernité ayant abouti à la phénoménologie,
c'est à dire se limiter à la seule raison. Les
élus de la Démocratie ne connaissent qu'un unique
moteur immobile (qui ne l'est pas) : faire consommer pour faire
travailler et non son contraire, amenant un chaos inextricable !
Ainsi, la raison pure s'est posée comme sujet d'elle-même
; dans la "critique de la raison pure", Kant
part de Thalès qui a conclu que les mathématiques
doivent leur existence à des Principes "a priori",
mais il déconstruit les trois preuves de l'existence
de Dieu (qui sont : ontologique : être nécessaire,
cosmologique : tout ce qui est à une cause, physico-théologique
: les fins sont l'oeuvre d'une intelligence supérieure),
pour ne les réduire qu'à l'argument ontologique,
qui lui même est réfuté selon le fait qu'un
concept de l'existence divine ne saurait la déduire par
le biais du raisonnement : "Être n'est pas un prédicat
réel", puisque l'existence n'appartient ni aux
choses ni à leur concept, nous ramenant à la
notion de l'existence comme accident de l'essence
chez Avicenne. Et déjà, chez Kant, la raison
demeure négative lorsqu'elle marque les limites du champ
de la connaissance. Ce qui justifie le sens de la Tradition
dans l'oeuvre de René Guénon, c'est à dire
la transmission initiatique ayant comme véhicule le support
religieux, c'est la perte de l'intuition spirituelle ou réminiscence
de Platon, du fait de l'éloignement constant du Principe,
ou semblablement de celui de la Première Intelligence
chez Avicenne, créée par émanation
par l'Etre nécessaire, alors que l'essence non-contingente,
mais nécessaire en elle-même, rend aussi nécessaire
l'existence dans laquelle elle s'actualise et qui devient alors possible
: passage du non-Etre à l'Etre, causalité immatérielle
des néoplatoniciens provoquée par surabondance
de l'intelligence divine. Cette perte cyclique d'essence correspond
à l'usure temporelle du Principe divin, aussi c'est l'origine
symbolique des quatre âges
de l'humanité dans la Grèce Antique, celle des
quatre yuga de l'Inde Védique.
Nous serions à la fin de l'âge de fer.
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Il semblerait que le domaine de la physique
quantique dévoile aujourd'hui un fondement de la
matière comme manifestation de possibles, très
semblablement au non-Être, c'est à dire ce qui pareillement,
pour René Guénon, est réel, mais qui ne
l'est pas sous l'aspect de la Manifestation. La question de
l'éternel retour, c'est à dire le spectacle du
Monde semblant constant en lui-même, ou simplification
à l'extrême de la corrélation du non-Être
et de l'Etre, resterait donc celle de saisir si
l'Essence serait aussi tributaire de la Substance que la
Substance l'est de l'Essence, nous renvoyant aux Idées
de Platon et aux "États multiples de l'être"
de René Guénon.
Fin 2009, je tourne le dos
à la photographie de Nature, un changement opéré
depuis quelque temps déjà. Avançant dans
l'âge, cette démarche artistique de "pleinouest35",
comme éveilleur du public et des sens par lesquels
peut être approché le divin, me parait aussi
veine qu'elle est dénuée de sens pour notre Ministère
de la Culture, nos ministres, nos juges, notre Hôtel
des impôts, nos préfectures, tous ces "bons"
de Nietzsche*, et aussi l'ANPE
dont l'action fut toujours non seulement hostile, mais extrêmement
négative, usant même de l'arsenal disciplinaire
afin de faire rentrer dans le rang les têtes de bétail
que nous sommes, comme faire supprimer le droit de vote à
ceux qui pensent par eux-mêmes et des listes de chômage
de manière totalement fausse et malhonnête. Cette
politique là, cette philosophie là sont aussi
celles qui ont amené la société au
bord du gouffre qui va l'engloutir, en premier lieu l'utilitarisme
associé aux dogmes modernes*,
la baisse formidable ces dernières années du quotient
intellectuel. Ceux et celles qui parlent maintenant de croissance
verte ou écologique sont incapables de saisir qu'ils
sont eux-mêmes, par leur manière de penser qui
n'a pas évolué - faute ce capacité en la
matière, les
causes mêmes du désastre. Face à un
humanisme de pacotille, lui-même utilisé à
des fins utilitaires, je marque le coup en dirigeant mes appareils
photographiques vers les excréments de trottoir qui caractérisent
notre beau pays au yeux du reste du monde. J'éditerai
un ouvrage d'art que je dédicacerai à ces personnes
en hommage à cette grande intelligence du coeur, ce sera
mon épitaphe sur cette Terre surpeuplée de fous
en tout genre, et dont les chefs ne sont pas des moindres. *
(Notons que le philosophe allemand, qui croyait au hasard
comme d'une volonté aveugle, axa sa pensée sur
la volonté, mais une volonté de puissance qui
n'est pas dirigée vers l'intérêt personnel
ou la cupidité, car, pour lui, les faibles triomphent
par la diminution de la force des forts, par la négation
appelée "nihilisme" et
par laquelle triomphe la volonté de puissance de l'esclave
: dominer, recevoir des honneurs.
N'est-ce pas là toute notre modernité dans son
essence, l'origine profonde de l'utilitarisme qui participe
à faire renier la personne ? Où se trouve donc
l'addition des forces du peuple ? Ce n'est qu'une foire
d'empoigne que la démocratie a exacerbée en guerre
économique nationale, puis enfin planétaire.
Plus tard, selon la terminologie propre des corps sans organes
et de la déterritorialité, Gilles
Deleuze développe une philosophie bien radicale du
monde moderne, du désir, de désubjectification,
l'heccéité "dans laquelle on se glisse",
l'impersonnalité, la multitude dont Nietzsche disait
: "Du pays des anthropophages : Dans
la solitude le solitaire se ronge le coeur, dans la multitude
c'est la foule qui le lui ronge. Choisis donc ! ("humain
trop humain", 1878)", multitude qui préfigure l'impersonnalisation
et qui dévoile de la sorte un instinct de mort qui est
puissance
impersonnelle, la répétition impersonnelle qui
a pour forme l'instinct de mort pour Gilles Deleuze : car
c'est
ici une mortification de la pensée
qui offre un avenir au désir...) *
(Égalité, liberté, non pas la fraternité
qui fut réintroduite par l'Église catholique
en 1848, nationalisme, progrès matériel et
laïcité)
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Comme je l'explique plus loin, les Français
jettent 400.000 tonnes de pain
chaque année. Le manque fut, rapporté d'une manière
extrêmement simpliste et réductionniste, la cause
ayant fait décapiter Louis XVI ; mais le pain
vendu à profusion aujourd'hui est caractéristique
de notre modernité : il est frelaté, produit
avec des farines raffinées et non biologiques, avec de
la levure, il se ramollit ou dessèche en quelques heures,
il n'a surtout aucune saveur ni qualité nutritionnelle.
Les politiques qui ne mangeraient encore que 20% de produits
biologiques dans leur cantine du Ministère de l'Environnement,
et qui parlent de croissance verte comme d'un nouvel essor économique,
si ce n'est qu'avoir plutôt produit du vrai
pain au levain, qui se conserve pendant plusieurs
jours et que l'on ne jette pas ou peu, aurait peut-être
coûté moins cher au portefeuille des familles - en
participant au bien être et au respect de la terre,
ces politiques donc ont perdu le sens critique en
ayant sacrifié l'économie d'usage au profit de
celle d'échange, sans parler de l'incidence maligne sur
la dette de la Sécurité Sociale. Favoriser le
biologique face au chimique, faire donc front face aux puissants
lobbies empoisonneurs de la Vie,
reste radicalement au delà de leur portée
intellectuelle, de leur Volonté
de puissance également. Ils ne diffèrent alors
guère des esclaves de Nietzsche.
Ce n'est pas par hasard si je porte, en ce haut
de page, une citation célèbre de Martin Heidegger,
il marquait une lucidité tranchante sur
la matérialisation qui entraîne
la civilisation vers l'infra-humain, "quantité" guénonienne
surnommée Démocratie quand elle prétend élever
l'homme par le biais de l'égalitarisme, pour
une forte décadence intellectuelle, entre autre faire justement
considérer que toute chose est égale, puisque
même, en allant au fond des rouages de la multitude, et
dans son essence impersonnelle mais cependant formelle
: la pensée collective ou son absence, la responsabilité intrinsèque du nazisme incombe en réalité
et de manière diffuse à tout un chacun. En effet,
lorsque Gluxman s'indigne qu'Heidegger
ait considéré comme une même chose les camps
de concentration nazis et l'élevage intensif, il fait
l'impasse totale sur le fait qu'Hitler se soit inspiré
des usines Ford, grand sympathisant nazi reconnu, ce dernier copiant
lui-même les abattoirs industriels de Chicago, afin de mettre en place
le travail dit à la chaîne, et moderne, les ouvriers
comme nouveaux esclaves. L'analyse
d'Heidegger n'était donc pas dénuée tant
de
fondement sociologique qu'historique, en plus d'être philosophique,
alors qu'il cherchait encore et toujours, bien utopiquement il
faut le reconnaître, à faire s'identifier l'homme
idéal et l'homme réel, ce rêve ayant pris,
et pour la raison même de notre décadence, c'est
à dire l'égalitarisme générant l'utilitarisme
qui est la finalité cachée depuis 1789,
une figure d'abomination sous les hospices de la modernité.
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Aujourd'hui, la mise en place totalitaire d'un contrôle
consenti est en passe de devenir la réalité
dépassant largement l'ouvrage prophétique
d'Aldous Huxley : "Le Meilleur
des mondes" écrit en 1931. les deux critères
du Temps présent ayant été définis,
pour parvenir à cette fin de dirigisme absolu, sont la
peur et la crainte, celle du terrorisme et celle de
perdre son emploi. La crise actuelle a vraisemblablement des
effets qui furent prémédités à l'échelle
de la Mondialisation et dont les "flux
décodés" et les "machines
désirantes", au sein des "corps
sans organes" de Gilles Deleuze,
sont la manière ultime de dissoudre humainement toute
manière d'être dans le sens heideggerien. Nous
savions que l'homme endetté de Michel
Foucault est un concept datant de la société
antique, que les halles furent construites afin de prélever
des taxes, que Philippe le Bel concrétisa la modernité
par son inversion de caste, que les "droits de l'homme"
et du citoyen ont abouti, par le biais du sens propagandiste
patriotique, nationaliste,
ainsi qu'en recourant au mélange des castes et des fonctions
naturelles, aux boucheries des guerres modernes, que la ville
de Paris doit ses larges avenues au fait de pouvoir tirer au canon
sur la foule (peur politique des suites de la Commune),
désormais les médias ont comme raison réelle non
pas d'informer, ce qu'ils font subsidiairement avec l'information
dite brève - car très peu de personnes écoutent
France Culture où il n'y a pas le gavage publicitaire
destiné à une masse amorphe, mais de formater
les pensées réduites du peuple, comme le comprend
Michel Onfray dans sa dictature
rusée du renard. Cette forme de dictature diffuse, agissant
comme le Rhizome de Gilles Deleuze,
ou Règne de la quantité
de René Guénon, et qui utilise à outrance
des valeurs de la liberté qui ne sont qu'un leurre terrifiant
et symbolisé par le "hasard et la nécessité"
de Jacques Monod, est probablement
la plus vicieuse, mais la plus subtile forme de conditionnement
jamais inventée ou facilitée. Ainsi, l'on fait
croire que la santé des citoyens est en net progrès
... mais en vérité ce sont les soins qui le sont, pour
le dogme d'une croissance sans limite, comme
l'atteste le déficit grandissant de la Sécurité
sociale, alors que les grands magasins vendent une nourriture
contaminée par les pesticides cancérigènes,
raffinée à outrance pour l'apparence standardisée
et la conservation en quantité industrielle, nourriture
frelatée et totalement dénaturée. Il est
facile de comprendre une raison pour laquelle hommes
et femmes politiques n'interviennent pas pour corriger ce gâchis
humain, celui du sol : hormis la corruption et la bêtise
caractérisant, selon René
Guénon, le vote démocratique (soit amener
l'incompétence au Pouvoir), leur immense perversion intellectuelle
(Monsieur Sarkozy : considérer que l'Opéra doit
s'aligner sur le goût du plus grand nombre, que l'intérêt
de la religion est de contenir les individus) fut dénoncée
par des personnalité aussi différentes que René
Guénon ou Carl Marx, en
l'OCCURRENCE sur le sens de l'économie moderne passée
de celle d'usage à celle d'échange. L'usage
s'est perverti en fétichisme de l'objet, comme en témoigne
l'attrait des marques dans la cour des écoles... Cela
profite au consommérisme. La Terre et
l'homme furent oubliés au passage, comme de faire
juger les partis politiques responsables directement des
100.000 morts de l'amiante quand les médias officiels
concentrent l'attention sur un violeur récidiviste, ou
sur une mouvance terroriste qui n'est soutenue en réalité
que par les services secrets de nos pays occidentaux (CIA),
et puisque il s'avérerait sérieusement que
les attentats du 11 septembre furent
la fabrication formidable d'un "spectacle"
dans le sens donné par Guy Debord
pour pouvoir justifier de continuer d'aller encore voler les
ressources des pays pauvres, alors que 2012 marquera un basculement
du coût énergétique qui risque d'entraîner
le monde vers une guerre mondiale et ultime. Nous ne sommes
donc plus de méchants colons, mais les gentils
défenseurs de la démocratie et des droits de l'homme
intervenant, mais toujours où il y a des richesses
(exemple en Afghanistan : gaz, et drogue pour un marché
de 60 milliards de dollars par an), pour sauver les peuples
opprimés. C'est à vomir, mais pas tant que le
comportement commun. Ainsi, alors qu'aucune raison biologique
ne nous y contraint - lire à ce propos Darwin
et Georges Cuvier (1769 - 1832) fondateur
de l'anatomie comparée - la consommation de viande a
augmenté de cinq fois en un demi-siècle en France,
notre Ministre de l'Agriculture entreprend alors, en 2009, d'aider
la filiale de la viande au détriment de celle des fruits
et légumes, les cancers ont plus que doublé,
les sols sont morts à 90% (70% pour nourrir le bétail),
nous participons ainsi activement à déforester
la forêt amazonienne (soja), alors qu'une personne sur
six souffre de la faim dans le Monde (plus d'un milliard), que
la fabrication de la viande gâche les ressources en protéines
végétales (rapport de 1 à 7), en eau :
Jan Lundqvist qui dirige l'Institut international de l'eau de
Stokholm rappelle qu'il faut utiliser de 10.000 à 15.000
litres d'eau pour produire un kilo de
viande de boeuf, c'est à dire qu'un steak mangé
à un seul repas gâche plus d'une tonne d'eau !
Le Grenelle de l'environnement
prend donc figure de manipulation à seule fin de renouveler
un élan industriel et financier ; comme le pense Claude
Allègre, il n'y a pas de réchauffement
climatique provoqué par le CO2. Juste l'effroyable
pollution généralisée et qui est passée
volontairement sous silence, car elle est génératrice de
croissance !
Les hommes et femmes politiques - des irresponsables, des lâches,
ou des imbéciles ?
Le rêve du progrès
humain n'est pas totalement dissous sous sa forme, il perdure
sous l'influence, par exemple, de la Grande Loge de France qui
se réfère au Principe*
dans le sens que lui donne René Guénon et à la transmission initiatique
porteuse de l'influence d'un Principe d'ordre
(Pierre Boulez rapportait que les
créateurs d'art contemporain se retournent vers l'odre
à la fin de leur vie), d'où la
terminologie d'Architecte de l'Univers, matinée de l'humaniste qui
restitue
à l'homme la place centrale de reconstruction du Monde
et de lui-même, suite au chaos original, dans le soucis
et le but déclaré de faire progresser la personne
et les valeurs de la société. Mais malheureusement,
il apparaît que cet individualisme forcené
de la modernité, déjà des Lumières,
crée à rebours une nouvelle pyramide de la société,
celle-ci fondée sur l'égoïsme, le clientélisme
et le mensonge permanent. *
(Pour l'harmonie qui fuit le Monde
moderne, avec notamment des musiques de jeunes qui ne proviennent ni
des anges ni des hommes, mais de quelques démons, citons
René Guénon :
"Tout ce qui est, sous quelque mode
que ce soit, participe nécessairement des principes universels,
et rien n'est que par participation à ces principes,
qui sont les essences éternelles et immuables contenues
dans la permanente actualité de l'Intellect divin",
"Autorité spirituelle et pouvoir temporel".
Le poison chimique répandu sur la Terre semble ainsi
correspondre à celui qui ravage les cerveaux, jusqu'au
Président français qui menace d'accrocher son
principal rival politique à un crochet de boucher...
Pas surprenant que cette infâme ANPE,
et ces méthodes d'élevage humain, ait annihilé toute
création artistique en rapport avec l'interdiction de
circuler, au pays de la liberté) Les faits semblent échapper aux
nobles aspirations, le peuple est de plus en plus inculte des
choses de l'esprit, tout en étant attiré par les
domaines vulgaires. Il me parait difficile, pour cette
raison, et
en tant que photographe, de cerner mon travail selon un
aspect exclusivement esthétisant, ou de pratiquer d'une
manière militante la photographie dite humaniste. J'ai
donc choisi d'entretenir une dichotomie conceptuelle : d'une
part témoigner de la beauté naturelle des paysages,
des lumières et des reflets, d'autre part décrire
la folie de l'action des hommes dans une eschatologie apocalyptique,
dont la crise actuelle rappelle Némésis,
cet emploi fait de l'antonomase pour désigner la colère
des Dieux, comme effet symbolique et même ontologique
de la démesure des hommes cupides et sans foi ni loi,
Hybris, jusqu'à trahir leurs
propres valeurs ou ce qu'il en resterait. Une ultime chance
qui resterait pour la civilisation de renaître ?
Cela paraît fort improbable, déjà par l'absence
de toute élite intellectuelle. L'époque de Brahms
et de Bruckner semble déjà si éloignée
aux jeunes que l'Education Nationale a nourrit d'une formidable
inculture, qu' il est presque possible de leur brandir
Mozart à la manière d'un crucifix dans les films
de vampire, pour un effet de souffrance garanti. Bach leur devient
totalement incompréhensible, tout comme l'orthographe
par ailleurs, ou toute discussion philosophique. L'ère
devenue déjà numérique, pour uniquement
en contrôler les flux et donc les dividendes, parait
porter en elle-même toutes les volontés de nivellement
et de simplification, comme par exemple la stupéfiante
dégradation sonore du MP3 impropre à la moindre
écoute musicale. Qui s'en soucie
dans le monde politique ? Ce sont des éleveurs de bétail
humain et des manipulateurs à leur profit.
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Citons
alors, pour conclure plus loin cette page d'introduction qui présente
mon texte, Jean-Marc Vivenza :
"En effet, affirme René Guénon,
plus personne aujourd'hui en Occident "ne
se trouve plus à la place qui lui convient normalement
en raison de sa nature profonde".
La cause de ce désordre étant la négation
des différences à laquelle conduit l'Egalitarisme,
il se produit une confusion sociale sans équivalent dans
l'histoire. Le "nivellement", comme l'écrit
René Guénon, se produisant toujours par le bas,
il s'ensuit, par un effet d'entraînement invincible, une
massification où le quantitatif pur prédomine
et devient d'autorité le seul critère. Outre les
pernicieuses influences du nivellement, sur l'éducation
et la formation de ceux qui devraient au contraire bénéficier
d'un processus d'élévation, cette massification
conduit les sociétés occidentales contemporaines
vers un "matérialisme" brutal, matérialisme
qui est donné et imposé comme unique modèle
à l'ensemble de la planète, ce qui a pour résultat
direct une chute dans un "amoindrissement qualitatif"
mondial, amoindrissement radical extrêmement inquiétant".
Cette transformation artificielle du Monde que dénonçait
René Guénon, à propos de l'égalitarisme
étendu aux choses matérielles elles-mêmes,
ou progrès, prend toute sa puissance avec le numérique, le
monde du virtuel. N'y a-t-il
pas, en effet, de méthode plus subtile, plus
malicieuse, et complexe, pour parvenir à prendre le contrôle
des âmes, et ainsi les faire sombrer dans l'étant
heideggerien ? La crise de 2009, outre qu'elle soit
générée par les conséquences des
diverses volontés politiques qui furent appliquées
sur des flux déterritorialisés, toujours en rapport
avec la massification secrète du monde, n'est-elle pas
annonciatrice d'un chaos social à venir et dont l'ampleur
est encore inimaginable ?
Autre manière d'appréhender
la massification de la société, l'anti-production établie
au sein des bureaucraties comme
leur moteur mobile (à la différence du Monde traditionnel) : "S’il est vrai que les flux décodés comme tels, les flux
déterritorialisés comme tels ont une limite extérieure proprement
schizophrénique, c’est à dire une limite extérieure qui est la schize,
en revanche les rapports différentiels conjurent et repoussent cette
limite et substituent un ensemble de limites intérieures qui sont
reproduites à une échelle toujours élargie. Le deuxième aspect de
l’immanence capitaliste c’est la reproduction à échelle toujours plus
grande des limites immanentes au capital". "L’effusion générale de l’anti-production dans l’appareil de
production au point que dans un tel système, aucune activité productive
ne peut être posée sans qu’effuse en elle son appartenance à un
appareil d’anti-production.
C’est ce point qui nous permettait de distinguer les bureaucraties
antiques de type impérial, et les bureaucraties modernes assumant la
fonction de faire effuser partout au sein des activités productives,
l’appareil d’anti-production", Gilles Deleuze
bien entendu. Il est vrai que le langage politique est
celui exclusif de la croissance,
de l'emploi et de la sécurité
vue sous son double aspect : pérénité de
la production et de celle des dirigeants et du système
; tout repose donc sur la bureaucratie,
plus rien n'a de valeur hormis l'aspect économique
marchand, quitte à favoriser la maladie pour
doper la croissance, la crise économique pour renforcer
des politiques sécuritaires, liberticides. Le peuple
en détient une part de responsabilité dominante,
selon encore une fois le principe quantitatif. En cela,
cette bureaucratie est moins proche de celle
chinoise des lettrés (que l'on qualifie abusivement de
confucianisme) que de celle japonaise issue de la caste des
samouraï, lorsque la fin des hostilités entre chefs
de clan a justifié une profonde modification de la société.
C'est une des raisons possibles de ce succès économique
sans précédent. La production massive du Japon s'est ainsi développée
formidablement au moment précis de la disparition de
la caste sacerdotale et du passage de l'influence de l'empereur
au mode folklorique. C'est donc bien la brisure niveleuse
des castes qui laisse s'échapper la pulsion productive
du monde moderne, sachant que le rôle principal de l'anti-production,
sens donné par Gilles Deleuze, est détenu
par la gestion administrative qui favorise tel ou tel développement
de loisir et de Culture selon le seul soucis de croissance.
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Aussi, comment croire au Grenelle
de l'environnement, au CO2 augmentant le réchauffement
climatique, comme démarche qui serait pour la première
fois non utilitariste
ou porteuse de croissance,
après les scandales divers de l'amiante, du nuage de
Tchernobyl, de la vache folle, et dernièrement cette
volonté fourbe de supprimer le juge d'instruction, sans
oublier le spectacle orchestré du 11 septembre 2001 ?
Rien de ce qui est fait ne procède jamais de sentiments
personnels, ici considérés comme nobles,
ni d'intérêt du peuple au long terme, là
au sein de la conscience individualiste, mais seulement
de clientélisme de circonstance ou de mots d'ordre, ne
pouvant nous abstraire de la mouvance complotiste. Reprenons dans le texte Jean-Marc
Vivenza : "Nous assistons, soyons en
assurés, à la fin "d'un monde", et le
développement inconsidéré de la Quantité
est un indicateur indiscutable de l'imanence de l'échéance
finale, échéance que l'on ne peut d'ailleurs que
souhaiter tant les conditions d'existence pour les individus
en viennent à être de plus en plus insupportables
car vidées de toute dimension sacrée et transcendante.
Le "Règne de la Quantité", c'est la
domination d'une logique de la "croissance",
qui est en réalité une course
folle et
vaine vers la Quantité pure, l'infra-humain, la "solidification"
du monde; ce qui signifie tout simplement que la mise en œuvre
de la "dissolution"
générale est largement amorcée". Il
est évident que notre Président est trop occupé
avec le "travailler plus pour gagner plus", un "arbeit
macht frei" reconditionné pour le consommérisme,
à traiter de pauvres individus de "pov'con",
ou à vouloir accrocher les rivaux potentiels à
des crocs de boucher, pour penser en profondeur les
causes réelles de la crise moderne. Un
tel système est un chien fou ou sans tête, un canard
décapité marchand au hasard. "Tous pour un, tous pourris", si ce n'est que le
manque d'intelligence et de moralité n'explique pas tout,
le sarcasme est trop facile et la réalité
affichée trop grotesque. C'est exactement comme avec
Monsieur Berlusconi : il se montre en clown martyr, mais son
jeu de rôle extrêmement bien construit lui permet
de rester continuellement à l'affiche.
Alors, cela
n'est sans doute pas le fruit d'un hasard, et citons l'ouvrage
de Naomi Klein : "La stratégie
du choc", dans lequel la crise
est le procédé prémédité
pour faire accepter aux peuples ce dont ils n'auraient
pas voulu préalablement, et Georges
Orwell : "Nous allons vous
presser jusqu'à ce que vous soyez vide puis nous vous
emplirons de nous-mêmes" (1984). Ce Monde
moderne est le spectacle d'un contrôle des masses
inouï, il correspond de plus en plus aux aspirations du
Diable comme interlocuteur
de Günther Schwab*. Ma conclusion
sera celle-ci : la crise économique
de 2009 intervient juste au moment de celles concomitantes
de l'écologie (pollution) et des ressources énergétiques
; comme il s'agirait d'un hasard malheureux, hormis le chaos
annoncé par René Guénon, je crois davantage
à une prise de conscience des vrais Maîtres du
Monde (puissances occultes et financières imbriquées)
voulant sauvegarder leurs intérêts. Ainsi, la crise
écologique va radicalement obliger à changer les
habitudes de vie de tout un chacun, le 11 septembre élargit l'usage
planétaire des ressources mondiales et fait accepter
le contrôle policier sur le monde dit civilisé,
enfin la crise économique elle-même permet déjà
de popériser une part toujours plus grande de la population, ceci
pour faire freiner des quatre fers une course folle dans le
mur du fait de la surpopulation
à venir, et même si le langage officiel, pour la
croissance, est devenu un leurre destiné à entretenir
l'illusion... Y aurait-il seulement un autre choix ? *
(fondateur de l'Union Mondiale pour la Protection de la Vie)
Écrit courant octobre
2009, toutes les photographies faites au Finistère en
juillet 2009.
Porto 1965
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