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"Suivez
vos chemins ! Et laissez les peuples
et les nations aller leur chemin
à eux ! - des chemins obscurs
en vérité, où
ne se lèvent pas même
les aurores boréales d'un
quelconque espoir ! Que règne
donc l'épicier là
où tout ce qui brille encore
- est de l'or d'épicier !
Ce n'est plus le temps des rois
: ce qui aujourd'hui s'intitule
peuple, ne mérite pas de
rois. Voyez donc comme ces peuples
imitent eux-mêmes les épiciers
: ils vont ramasser le moindre avantage
dans les ordures*"
"Être
vrai, - peu seulement le peuvent.
Et celui qui le peut, ne le veut
pas encore ! Mais ceux qui le peuvent
le moins, ce sont les bons
!" Ainsi
parlait Zarathoustra
*
(Cela
va des artisans qui travaillent
sans conscience, et uniquement
pour l'argent,
qui parfois volent chez leurs clients
ce qu'ils peuvent, aux hommes politiques
qui ne font que penser une croissance
immédiate - en terme
de carriérisme
- et qui se fichent comme d'une
guigne des désastres sanitaires
à venir - vis à
vis desquels les chercheurs
mettent pourtant en garde.
Exemples : amiante,
déchets
nucléaires,
nitrates, pesticides,
four
à micro-ondes,
ionisation
(irradiation) des aliments,
téléphones
portables,
OGM,
nanoparticules,
faisant que la sagesse
et la
sobriété
sont des tares, lorsque la
destruction,
la maladie
et le consommérisme le
moteur de la modernité. Le
summum de l'hypocrisie, de la tournure
du "moindre
avantage",
est celui opéré sur
le désastre lui-même : "développement
durable" et taxes qui deviennent
des valeurs boursières. Cela
fait longtemps que notre société
est tombée hors de l'Être, la
conséquence est de faire
un Monde à son image
: bêtise, chaos, décrépitude
- et donc mort.
Le moindre avantage donc ?
En quelques paragraphes,
j'avais signalé un incident
avec l'ANPE
et une Préfecture
: photographe
d'agence sous contrat (Naturimages),
mes ressources m'obligeaient à 50
ans à m'inscrire à
l'ANPE, mais celle-ci ne se contenta
pas de m'interdire tout déplacement
photographique, elle fit de
même pour une demande de stage ;
utiliser cependant le congé
annuel (aussi une correspondance
par LRAR) ne suffit pas, c'est en
un mois : convocation au milieu
du stage et suspension immédiate,
seconde suspension au retour,
puis aussitôt troisième
suspension - sur présentation d'une
déclaration que j'aurais
faite, mais qui est inventée.
Sachant ce qui coûte à
un chômeur de faire une
fausse déclaration, j'ai
déposé plainte pour
harcèlement, faux et usage
de faux. Verdict du Tribunal le
26 mars 2009 : "conclusions
de la requête rejetées
comme
irrecevables".
Ce
n'est pas une découverte en
soi, juste être considéré
comme un «
esclave
»
; mais comme j'ai ma dignité
d'homme, que je ne considère
pas comme ce chien là, je reçois le
jugement qui donc ne me surprend
pas, mais je ne photographierai
plus en France. J'ai ainsi
détruit tous mes négatifs
de ce territoire (sauf la Corse) et
ne ferai plus aucune prise de
vue de mon pays ; Il y
a en effet des limites à
la décence dans le fait
de tirer le
moindre avantage,
lorsque l'on connaît les
statistiques du chômage, de
l'ANPE, revisitées par l'IFRAP
(ce Think Tank indépendant analysant la performance de l’Etat), nettoyées
et dégraissées de
leurs doses massives de trucage et
de manipulation
: à quand un procès publique
contre les fourberies et les lois
scélérates de l'ancienne
ANPE ?). Pauvre pays, descendu
si bas, je comprends maintenant
ce que l'on m'a répété
à longueur d'années
: il eut mieux fallu faire du
travail pornographique bien lucratif ou
monter une friterie à l'huile hydrogénée, que se confiner dans une
démarche purement artistique
; ces gens là (à
la manière de Brel) ne valent vraiment
pas que l'on sacrifie sa vie pour
une oeuvre, ils gèrent celle des
autres en épiciers.
Société de brutes,
pour ne pas dire simplement : de
"cons" (l'avantage du
terme, c'est que l'on est toujours
le "con" de l'autre, certains
ministres eux-mêmes -
et non des moindres - usant ainsi
à profusion de ce mot au
sens très large : "casse-toi
pauv'con"
en est la formule faisant autorité).
L'année 2012 devrait
être celle où la France
devrait rembourser ses dettes et
risquera la banqueroute, fin de
parcours annoncée des droits
de l'homme
qui ont réveillé toute
l'humanité pour une croissance
effrénée (assimilée
à une guerre mondiale : il
n'y aura ni assez de ressources
ni assez de place pour tous les
peuples sur une même Terre),
alors que la liberté
éloigna de l'Être en
faisant croire qu'elle consistait
en une volonté individuelle,
cette dernière aussitôt
récupérée par
la fabrication d'opinion dont parlait
René
Guénon
(à propos du droit de vote)
et le consommérisme publicitaire
se positionnant au niveau mental
de l'électeur moyen, c'est
à dire la débilité
légère. Ainsi, le
droit de vote et le jeu démocratique
permirent de noyer l'intelligence
et toute connaissance dans
un puit d'ignorance, faisant les
choux gras de loges maçonniques
et de lobbies influents. Sous couvert
de ces droits de l'homme contre-initiatiques
et donc pervers, une nouvelle forme
de dictature s'est mise en
place sur une masse d'esclaves
qui la réclament, puisqu'ils
en ignorent la nature exacte (les
"hommes endettés"
de Michel
Foucault),
et selon le mode du rizhome de Gilles
Deleuze
: le contrôle
s'impose désormais grâce
au concept de la peur du terrorisme
et du réchauffement
climatique qui permettent de cacher
les fautes et les crimes dont
l'Occident est l'initiateur par
cupidité
et art du mensonge :
déforestation, destruction
massive des sols, pollution des
rivières et de l'air, vol
des ressources protéiniques
du Tiers Monde de plus en plus affamé
(car la France est le premier importateur
de soja au Monde, comme le premier
utilisateur de pesticides cancérigènes),
alimentation totalement frelatée
(les plantes arrosées à
l'eau passée au four micro-onde
dépérissent très
vite), médecine mafieuse,
et bientôt la transformation
du vivant (OGM) à seule fin
de faire des profits par le biais
de brevets internationaux, les pesticides
ingurgités grâce aux
OGM favorisant de surcroît
des cancers si utiles à l'économie
de la croissance. Ceci ne peut finir
que par un conflit mondial proche
(bien atomique, avant que les
COV
ou composés
organiques volatiles
de nos industriels ne soient
connus du grand public, comme prochaine
pandémie ?) ou une mise sous
contrôle totale par le biais
de la
peur
du terrorisme, l'écologie
affichée étant bien
davantage circonstancielle que d'essence
intellectuelle (the deep ecology).
L'origine de ce chaos ou les suites
de la monstruosité guénonienne
? La rupture avec la chaîne
du vivant, se considérer
comme les maitres du Monde et les
propriétaires du sol et des
ressources, enfanter jusqu'à
ce que la création des frontières
soit devenue une obligation et l'idée
de Nation une valeur fondatrice
et même un mythe, plus
profondément la phénoménologie
transcendentale de Husserl
(et
de Merleau-Ponty) : les objets sont
des essences immanentes (avant,
pour Hegel, le phénomène
désigne un moment d'apparition
du savoir) s'opposant à la
phénoménologie de
Heidegger dite
alors existentielle et faisant la
part belle à l'Être
(et ainsi à l'ontologie), puis
le scientisme positif (une chose
est vraie par le fait d'être
prouvée scientifiquement
: apothéose du matérialisme)
s'opposant aux limitations données
par kant à la raison, ainsi
qu'aux problèmes définis
par Aristote
comme "questions au sujet desquelles
il existe des raisonnements contraires".
Ceci ramène le regard vers
le Ciel et non plus les ordures
dans lesquelles se complaisent les
mouettes du livre "Jonathan
le goéland" : Unicité
absolue, vacuité,
alchimie et synchronicité
junguienne, Étant
heidegerrien, Hara
de Graf Von Durkeim, Soi
transpersonnel de l'hindouisme...
Si le monde actuel va "ramasser le
moindre avantage dans les ordures",
c'est que le regard ne sait plus
se porter vers le ciel et que la
pulsion
de mort citée
par Gilles Deleuze a envahi l'inconscient
collectif, comme en témoigne
le tabagisme imbécile et
mortifère. Nicolas
Berdiaff
: "C'est pourquoi nous
vivons dans une société des plus mensongères,
dont les ressorts internes sont cachés. Le royaume de l'argent
en est cause, force impersonnelle, anonyme, inhumaine, la plus
éloignée des réalités premières de
la vie. Nous sommes dans
l'énorme mensonge d'être protégés par
l'argent : deux mondes s'affrontent : celui de la sécurité,
à savoir uniquement matérielle, et l'autre, l'ennemi :
l'insécurité. C'est un monde destructeur d'éternel", 1947.
Osant croire, comme Dostoïevsky,
que "c'est la beauté
qui sauvera le monde", j'envoie
au Diable le Ministère de
la Culture et l'ANPE serviteurs
d'un Monde d'esclaves, je renoue
avec un Cicéron
redécouvrant sur la
fin de Rome la vertu du temps libre
(ou skholè
d'Aristote) : mon site photographique
est en lui-même sa propre
et unique fin. Seule, son inutilité
détournée de tout
intérêt cupide peut
témoigner de la beauté
de la terre, me plaçant aux
antipodes de l'idée démoniaque
de "croissance" dont le
Professeur Dominique Belpomme dit
qu'elle est le cancer de l'humanité...
Pour Rome, contrairement à
la Grèce - et même
si Michel Foucault pense que la
création de l'argent génère l'homme
endetté pour un idéal
de milieu
d'enfermement,
l'oisivité était vue
d'un mauvais oeil, vis à
vis des esclaves qu'il fallait mettre
au travail (comme nos chômeurs),
mais aussi des citoyens vis à
vis de la Cité. Mais le Monde
a changé et l'intérêt
civique de la Cité impériale
s'est transmuté en dividendes
des actionnaires et bénéfices
gigantesques des multinationales,
sous l'influence constante du
carriérisme politique jouant
de la peur et des statistiques la
plupart du temps tronquées
ou truquées. Ce dérapage,
cette falcification naturelle des
idéaux démocratiques
se retrouvent sous la plume de
Luc Ferry
: "(...) à propos des bohèmes, il faut que les valeurs
traditionnelles, culturelles, spirituelles et morales soient déconstruites pour
que nous entrions dans l'ère de la consommation. Car ce sont ces valeurs là qui freinent la
consommation. Le postulat est assez
simple : plus nous avons de valeurs spirituelles, morales et culturelles dans
la tête, moins nous avons besoin, le samedi après midi, de mettre les enfants à
l'arrière de la voiture pour acheter des gadgets idiots au supermarché du coin".
Comme intellectuel et homme cultivé
jeté dans un monde d'esprit
marchand, le Ministre est donc influencé
par l'héritage kantien, le
bouddhisme et surtout les stoïciens
; cependant sa vision de la
"spiritualité laïque"
montre ses limites métaphysiques
: "Il faut parvenir à aimer le monde, il faut nous
élever jusqu'à l'amor fati, ce que l'on pouvons nommer la spiritualité
matérialiste".
Luc Ferry veut séparer la
spiritualité du carcan des
religions (il met
la spiritualité au dessus de la foi et de la religion),
vider l'amour chrétien
de l'espérance en la résurrection
des corps, et renouer avec la
compassion bouddhiste qui dépasse
le détachement stoïcien,
si ce n'est que les religions ont
toujours procédé d'une
extase personnelle (c'est le chamanisme
là-bas, l'élan mystique
ici), d'une expérience
transcendentale
qu'elles ont transformée
en révélations divines (livres
sacrés et textes révélés)
et en Tradition (métaphysique),
la forme religieuse étant
ainsi plus approprié à
l'exotérisme
dont le rite devient le support
magique pour une re-création
du Monde (notre christianisme perçu
comme culte solaire) et par là
même la libération
des âmes. Mais la démarche
louable (mais très matérialiste) du Ministre
est à rebours du phénomène
religieux le plus ancien relaté
par Mircea
Eliade
dans "Le
chamanisme et les techniques archaïques
de l'extase",
pour qui l'expérience chamanique,
influençant ou dirigeant
le domaine religieux, demeure en
dehors du cadre et des règles
strictes de ce dernier, si ce n'est
que sa propre codification fut très
stricte et correspondit à
une initiation.
La "spiritualité
laïque"
n'est donc qu'une tentative timide,
et donc très vaine, de sortir
de la modernité, de ses certitudes
figées, de son conditionnement
esclavagiste que l'on a affublé
du terme si vide de "liberté".
L'égalité est un vain
mot, presque odieux aujourd'hui
; quant à la fraternité,
elle ne sera adoptée par
la République qu'après
le sanglant "printemps des
peuples" de 1848, sous la pression
du christianisme et à seule
fin de rapprocher ces peuples...
Encore et toujours une forme de
manipulation de masse qui ne doit
rien à l'Être. Il reste
que la mouvance philosophique soutenue par
le Ministre pourrait, malgré
son fondement contre-initiatique, insuffler
un surcroît d'âme (de
conscience holiste) dans une société
rongée par le matérialisme,
la peur et la cupidité, et
dont la crise économique
et l'état ravagé de
la Terre sont la correspondance
très exacte, comme reflet de
l'intériorité cancérisée,
si ce n'est que les Mystères
d'Éleusis
ne peuvent
plus y être évoqués,
qu'il est sans doute déjà
trop tard, enfin qu'il n'est
plus que jamais pas dans la volonté
politique que le peuple se libère
des chaînes dogmatiques, de
l'endettement et des contrôles
dont on l'a affublé à
bon escient...)
Attention
: aucune photographie de ce site
n'est à vendre et ne sera
à vendre. Car, de l'interdiction
de l'ANPE de toute liberté
de déplacement pour aller
photographier, à l'Hôtel
des Impôts qui refuse le
«
droit
d'auteur »
pour
la photographie de paysage - n'existant
donc pas dans la liste officielle
des métiers d'art, à
la Providence divine qui a toujours
fait que le jour de départ
photographique une dent se casse,
sans oublier l'hostilité
formidable des autochtones quand
ces derniers voient que vous n'avez
pas le moindre argent à dépenser
(avec son apothéose en Écosse)
et que vous dormez dehors, même
l'hiver, se dessine petit à
petit l'idée que rapporter
des taxes à un pays
est, dans ces conditions, une
forme de prostitution de la muse
et le mépris de
la vocation. Je m'y refuse quitte
à finir avec mes photographies
dans un brasier. Certaines
choses ne se font pas de manière
éthique,
comme radier lâchement et
sans raison un chômeur (action
très précise de la
Préfecture, aussitôt
après avoir été
contactée par le Ministère
de la Culture, suite à une
supplique de ma part vis à
vis de l'ANPE qui me refusait
tout déplacement à
un stage), ou fabriquer une fausse
preuve (comme l'eut pratiqué
l'ANPE à mon encontre,
comportement ensuite cautionné
par la Justice elle-même,
sur la base d'un vice de forme)
... comme c'est facile d'obtenir
de bons chiffres du chômage,
les associations (actuchomage)
parlent
de technique de harcèlement
moral et de déstabilisation
des personnes fragilisées
qui finissent par abandonner, c'est
odieux et mérite le
plus grand mépris, mais c'est
une composante sociétale
d'un monde de marchands
; il faudrait donc instruire ces
fonctionnaires, un court exemple
: "Ce
qui est essentiel dans l'idée d'un régime démocratique, c'est d'abord
la légalité : régime ou il y a des lois et ou le pouvoir n'est pas
arbitraire et sans limites. Je pense que les régimes démocratiques sont
ceux qui ont un minimum de respect pour les personnes et ne considèrent
pas les individus uniquement comme des moyens de production ou des
objets de propagande", Raymond Aron.
Car, en quoi un chômeur est-il
défini comme autre chose
qu'un moyen de production ? Que
tout un chacun aille donc "se faire
mettre", avec l'insigne réserve que
cette formule générale ne
saurait s'adresser aux gens honnêtes,
si rares en vérité,
les choses de l'ordre de l'esprit
ayant encore formidablement régressé
depuis Nietzsche.
La Tradition juive,
qui
détient une profondeur
d'âme et la finesse d'intelligence,
désigne avec la lettre
«
noun
»
le
poisson (mot araméen, Moïse
est appelé "poisson")
: il est pur (et de sang froid),
il garde toujours
les yeux ouverts
dans la mer, proche de notre
sang devenu chaud ; la symbolique
en est que le monde des origines
est pur et que le clignement de
nos yeux est fait pour nous éviter
de voir la corruption de notre monde.
Si nous la voyons, le poisson se
transforme alors en serpent (sang
froid) et nous devenons corrompus ;
ce symbolisme là est une
continuation de l'océan
primordial
égyptien (NWN ou Noun, le
Nil en étant une composante),
mais aussi un visage de la réminiscence
de
Platon
; il a sa correspondance dans
la mystique islamique inspirée
de la philosophie grecque :
Jâmî
(1414-1492).
C'est à ce niveau que s'argumente
l'aliénation du monde moderne
ayant amené Heidegger
à opposer être
et étant,
et Guénon
la qualité
à la quantité.
Hé bien, j'ai décidé
de garder les deux yeux ouverts
dans l'observation de la société
et de mes affreux contemporains,
aussi de me référer
à une sorte de "moment
antécédent" quand
je photographie, poussé malgré
moi par les ailes d'une si profonde réminiscence
: la beauté de la Nature
ne se situe pas de la même
manière que dans l'artifice
reproducteur de la femme, mais
dans un regard, si ce n'est
que Sénèque
considéra que la raison de
notre présence est d'être
les yeux de la Terre qui se contemple...
Notre modernité est l'aberration
philosophique dont la vertu sert
à cacher les vices.
Noam
Chomsky considéra
que rien n'est moins démocratique
que les régimes qui se disent
eux-mêmes démocratiques
; exemple : le 11 septembre servant
à préparer, ou fabriquer
une opinion, à faire donc
une razzia comme au temps
des colonies, ou à consolider
le sionisme (sujet très dangereux
aujourd'hui), au passage diffuser
(mais plutôt infuser) la peur
avec des patrouilles censées
protéger les citoyens placés
ainsi
«
sous
contrôle ».
Pour
l'opinion contradictoire, comparez
vite les arguments de ReOpen911
(aussi
Loose Change
et
David Ray Griffin
et
le WTC7)
avec ceux de Rue89,
mais gardez en mémoire que
Ben Laden était vu en compagnie
de Larry Mitchell (de la CIA) qui
lui rendait visite à l'hôpital
américain de Dubaï le
12 juillet 2001.
Précisons que le qualificatif
"terroriste" sert contre
ce qui nuit ; dans un monde
fait sur mesure pour le profit,
ce sont donc surtout les intérêts
financiers qui deviennent le modulateur
de la notion de terrorisme, en l'occurrence
l'éco-terrorisme
contre les actions "anti-vivisection"
saccageant des laboratoires : "Un petit groupe d’activistes
réussit là où Karl Marx, la bande à Baader et les Brigades rouges
avaient échoué", Financial Times.
Il est fort possible que José
Bové remplace un jour Ben
Laden dans la traque de l'énemi
public n°1, lorsque les OGM
auront contaminé tout le
vivant. En France, nous avons déjà
la DCRI couverte par le fameux "secret
de la défense nationale"
et Cristina ; aux USA, il a
été voté le
26 novembre 2006 l'Animal
Enterprise Terrorism Act
(H.R. 4239) qui permet de manière
radicale de s'en prendre aux défenseurs
des animaux, même ceux moins
virulants que le remarquable ALF
britannique (ou front de libération
des animaux) plus engagé
philosophiquement : "Sur le plan philosophique nous sommes très dangereux. Une partie
du danger est que nous n'accordons aucune attention à l'illusion que la
propriété a plus de valeur que la vie. Nous mettons en lumière cette
priorité folle et le système ne survivra pas à cela",
David Barbarash. Après tout,
les résistants étaient
bien désignés comme
"terroristes" par la Gestapo,
c'est un terme propre à influer
l'opinion et à se ranger
moralement du coté des justes,
Nietzsche eut dit les "bons". Utilisant
acidument la radiesthésie
(moquez-vous
bonnes gens), je saisis dramatiquement que
Coluche
n'est pas mort accidentellement,
que Pierre Bérégovoy ne
s'est pas suicidé de lui-même,
que Christian Ranucci n'a
pas tué la petite Marie-Dolorès,
qu'Yvan Colonna
n'est pas
coupable du crime qu'on lui met
sur la tête, aussi
que le cancer
est maintenu pour cause de politique
de croissance
d'une modernité débile
(un marché estimé
à 1500 milliards de dollars
et valant largement une grande
guerre pour les retombées
économiques et les contrats),
comme en témoignent le Docteur André Gernez et le «
scandale du siècle
»,
un film de Jean-Yves Bilien. Concernant
la faim dans le monde et le programme
du Codex
Alimentarius
(commission créée en 1963 par la FAO et l'OMS),
le monde moderne sombre vraisemblablement
dans le domaine du génocide
planétaire à seule
fin de briser la surpopulation
incontrôlable et de faire
des profits gigantesques. Comment
cela est-il possible ? Sans se référer
déjà à René
Guénon
et à une métaphysique
inaccessible à toute majorité,
citons encore Noam
Chomsky : "La démocratie, c'est un système où
vous êtes libre de faire tout ce que vous voulez tant que vous faites
ce que nous (les États-Unis) vous disons
(...)
Si l'on ne contribue pas à une
culture démocratique vivante, permanente, capable de faire pression sur
les candidats, ils ne feront pas ce pour quoi on les a élus. Mettre un
bout de papier et rentrer chez soi ne va rien changer",
il rejoint en cela la pensée
de Gilles
Deleuze
qui a toujours préféré
son indépendance créatrice.
La liberté républicaine
ne m'a jamais laissé libre
dans mon art, mais combien de temps
pourrai-je encore ne serait-ce que
penser librement (ah, cette fichue
emprise des
sectes !), sous le joug insidieux
d'un inconscient
collectif corrompu par notre cher
Sartre
pour qui l'existence précède
l'essence ? N'est-ce pas l'inversion
de toute chose ? Le monde moderne
agissant à rebours, contre-initiatique
et anti-traditionnel, use
et dissout toute raison ontologique,
le peuple ne travaille plus que
pour faire de l'argent, et c'est
le comble de l'inversion des valeurs
et une rupture entérinée
avec le vivant, la Vie. C'est l'origine
profonde de la destruction de la
terre, de l'eau et de l'espace visuel,
le symbole le plus noir étant
cette crise pulsionnelle (2008-2009) qui sévit
quand les hommes politiques persistent
dans l'aveuglément sectaire... Parfois,
ces derniers font preuve d'une
lucidité inattendue, exemple
: la suppression de la taxe
professionnelle qui fut l'impôt
imbécile par excellence ;
quant à l'ISF saignant le
pays, la démagogie
carriériste passe encore,
tout de même, avant l'intérêt
du pays.
Quant
à l'ANPE, il s'agissait d'une
entité particulièrement
minable et pourvoyeuse de chaos
(désordre apparent mis en
place par les hommes politiques
et dont le retour à l'emploi
parait avoir été la
dernière des motivations),
une aberration après que
l'on eut déraciné
les familles des campagnes pour
fabriquer une main-d'oeuvre docile
et bon marché. Un paradoxe
lourd n'a pas été
compris, ou plutôt il fut
étouffé par le dogme
républicain : la vérité
de l'égalité (en droit)
que postule l'acte de naître
fait passer l'être de la
personne à l'individu quantifiable,
alors l'uniformisation tire
aussitôt vers le bas toute
qualité. Les personnes simples
restent ce qu'elles sont (réfractaires à
la Musique classique), pour de nouveaux
esclaves en quelque sorte, mais
toute vocation et capacité
intellectuelle sont tuées
dans l'oeuf (car même l'éducation
scolaire n'a pas d'autre finalité que de
fournir des travailleurs), l'esprit
critique disparaît, la masse
voit dans les journaux télévisés
l'information quotidienne donnée sur
le Monde, alors que, comme Guy
Debord,
j'y décèle une machine
stupéfiante de conformisation
de la pensée, la mise en
spectacle du non
vivant.
L'autre paradoxe fondamental reste celui
du Centre
qui est partout à la fois
selon les modalités de l'être,
mais qui se perd dans la circonférence
lorsque seul est pris en considération
l'aspect extérieur visible
(la multiplicité guénonienne).
Il s'agit de l'étant dénoncé
par Heidegger
et de la politique autiste de la
croissance
infinie,
de la gestion de cette multitude
par l'ANPE. Quand les sociétés
traditionnelles créaient
des espaces sacrés (sacralisaient
l'espace comme à Delphes)
autour d'un Centre (c'est l'Omphalos
- ou pierre substituée à
Zeus et avalée par Cronos,
moyeu d'une roue en Inde), confortaient
les êtres dans des rôles
(par le passage initiatique) ou
des castes affiliées à
leur propre nature, par le jeu d'une
synchronicité
que Jung
perçut tardivement (malheureusement)
comme magique après
l'avoir pensée psychologie
de l'inconscient, notre modernité,
quant à elle, éparpille
chaque individu, l'éloigne vite
de lui-même grâce au
consommérisme sur lequel
repose tous les espoirs et l'élan
vital du monde moderne. Il s'agit
d'une dissolution, d'une maladie
spirituelle dont les signes forts
sont l'état putride dans
lequel nous avons déjà
rendu notre planète, symbole
terrible d'un état de
démence. Le 14
juillet,
la France fête ce drame
en grande pompe. Pourtant, il n'y
a pas de quoi se réjouir
: il s'agit de propagande, de
politique marchande. L'idée,
le concept de Nation
doit son origine au fait de vouloir
faire vivre ensemble des cultures
trop différentes, mais en
réalité asseoir une
stratégie géographique
de défense ; ainsi,
c'est très drôle, ce
sont les mêmes qui récusent
l'Europe ou la mondialisation et
qui ne veulent pas reconnaître
une quelconque autonomie des Bretons,
des Corses et des Basques, la contradiction
du raisonnement s'effaçant
derrière les convictions.
Avec la Nation, la Culture recule,
elle ne remplit plus le rôle
de maintenir une caste sacerdotale.
Deux exemples : a)
le gavage publicitaire omniprésent
qui transforme en bétail
humain : cela dope le consommérisme,
l'endettement et la soumission,
b)
les hommes politiques qui légifèrent
sur le téléchargement
sur Internet : pour la TVA uniquement
et certainement pas pour les
artistes, car, alors, comment justifier que
personne ne se soucie de la qualité
musicale exécrable du support
MP3 qui est propre à
faire disparaître les musiques
savantes ? Il s'agit donc
bien d'élevage.
Uniquement.
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Mes
deux dernières photographies
d'Auvergne, il suffit d'être
traité en tête de bétail
Message
adressé aux hommes et femmes
politiques, aux élus, à
tous les fonctionnaires de
l'Etat : "Destruction
de la nature et des biotopes en
très net progrès (sols
de culture morts à 90%
en Europe, et 20% de pesticides
en plus ces 5 dernières
années), augmentation remarquable des
cancers, programmes de télévision
plus bêtes que jamais, vente
pulsionnelle phénoménale
des produits technologiques à
diffusion d'ondes magnétiques,
peur omniprésente et génératrice
du replis sur soi, abêtissement
inouï, tous ces efforts participent
à la satisfaction reconnaissante
du Maître ; il reste
juste à donner un coup de
collier pour réussir la destruction
totale de la Vie !".
Günther
Schwab :
«
-
Quel suicide
ils se paient,
ricana le Patron.
-
Absolument. Lorsqu'il s'agit de
leur propre destruction, ils sont
toujours généreux
(...)
-
C'est de la folie ! -
J'ai déjà
dit que la soif du profit est une
maladie mentale.
-
Le destin du monde serait-il donc
entre les mains de fous ? -
De fous
et de criminels, oui !
-
Que peut-on faire contre cela ?
- Contre
cela, rien du tout, mais pour cela,
tout. Passez du coté du Diable,
prenez une profession orientée
vers la décadence, et je
vous ferai riche
».
|

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Mai
2009 : C'est maintenant la fin des
« Travaux
et les jours » ; c'est
l'époque du châtiment
des Dieux contre la démesure
(hybris), la
destruction (némésis)
menace. Hésiode : « l'hôte n'est pas à l'abri de son hôte, ni le beau-père de son
gendre ; même entre frères, la bonne entente est rare. Le mari médite la
mort de sa femme, et la femme celle de son mari ; de terribles marâtres
mélangent les aconits à la couleur blanchâtre ; le fils se demande
combien d'années va vivre encore son père ».
Hérodote
: « Regarde les animaux qui sont d'une taille exceptionnelle : le ciel
les foudroie et ne les laisse pas jouir de leur supériorité ; mais les
petits n'excitent point sa jalousie. Regarde les maisons les plus
hautes, et les arbres aussi : sur eux descend la foudre, car le ciel
rabaisse toujours ce qui dépasse la mesure ». Virgile,
dans les Georgiques :
«
La charrue ne reçoit
plus l'honneur dont elle est digne ; les guérets sont en
friche, privés des laboureurs entraînés
dans les camps ; et les faux recourbées servent à
forger une épée rigide. D'un côté
l'Euphrate, de l'autre la Germanie fomentent la guerre ;des villes voisines, rompant les traités
qui les lient, prennent les armes ; Mars impie sévit dans
tout l'univers. Tels, quand ils se sont une fois
élancés des barrières, les quadriges se
donnent du champ ; en vain le cocher tire sur les rênes ;
il est emporté par ses chevaux et le char n'obéit
plus aux brides
».
|

|
Le
statut de
« lanceur
d'alerte
» n'existe pas en France, les
chercheurs agissent entièrement
à leur risques et périls
:
la classe politique est largement
dominée, infiltrée
et dirigée par les lobbies
industriels, notamment de la
chimie et des produits pharmaceutiques. La maladie est devenue un
marché comme un autre, et
peut être bien le meilleur
en terme de profit, au même
titre que la peur du chômage
qui sert la classe politique,
et
c'est cette mentalité qui
explique que les préfectures
traînent des pieds vis à
vis de la délinquance
en matière d'affichage publicitaire
géant (Nathalie Kosciusko-Morizet
sur LCI en 2008 : "A
tous les niveaux, ça
bloque"), quand elles marquent
un zèle remarquable
pour faire radier des artistes
des listes du chômage.
Deux poids, deux mesures. Autres
exemples : Coté
face. Le
Ministre de l'Agriculture :
« Ce changement est important car
il donne du sens au travail des agriculteurs et des pêcheurs. Cela correspond
également au modèle alimentaire que nous prônons. C'est un modèle qui n'est pas aseptisé, mais qui est un modèle
alimentaire avec des produits de qualité, qui ont du goût et sont labellisés », à propos du « Plan d'action pour une politique
d'offre alimentaire sûre, diversifiée et durable » (pour une amélioration de la qualité
nutritionnelle), puis : « Je compte sur vous pour venir échanger avec moi et mon invité,
m'exposer librement vos craintes mais aussi vos attentes et vos exigences sur
ces questions majeures, pour les défendre à l'échelle européenne comme
internationale. L'Europe compte sur vous ! ». 30
substances considérées comme les plus préoccupantes et entrant dans la
composition de plus de 1.500 préparations commerciales de produits
phytosanitaires auraient été retirées avant le 1er février, c'est le plan
ECOPHYTO 2018. Coté
pile : Le
Ministre de l'agriculture vient de
renouveler (début 2009)
l'autorisation du pesticide
Cruiser (Thiaméthoxam
- toxique
pour le système nerveux
- dangereux
pour la qualité de l'eau)
avec une directive certes tirée
des conseils de l'AFSSA (faible
densité des semis, utilisation
tous les trois ans, évaluation et
limitation de la période d'utilisation au 15 mai, avant la floraison,
etc.), mais
presque impossible à
appliquer et à vérifier
sur place. Des colonies d'abeilles
(1000 espèces), dépend
la pollonisation de 80% des espèces
végétales, faisant
dire sur «
Titanic
Apicole
»
: « Les auteurs de ce film-documentaire, exposent
l’affaiblissement et l’effondrement des colonies d’abeilles suite à l’épandage
massif de pesticides depuis des dizaines d’années, la corruption des hautes
administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations, les
industriels des pesticides et les scientifiques “indépendants” (mais néanmoins
à la solde de l’agro-chimie), la complicité des coopératives agricoles, les
mensonges de l’UIPP (le lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de
l’Afssa, les fondements mortifères de l’agriculture moderne, le refus d’écouter
les lanceurs d’alerte ». Pour les OGM
(texte
adopté par le Sénat),
Greenpeace :
«
Pas de conformité
avec la directive européenne, pas de conformité avec l'opinion publique, pas de
conformité avec le Grenelle, le texte voté est une triple trahison
(...) Pas d'étiquetage des produits animaux nourris aux OGM,
pas d'information des mairies, des partenaires agricoles, pas non plus
d'information des voisins en temps et en heure, protection du secret
industriel, refus de l'implication des collectivités locales (...) les OGM peuvent donc
s'implanter partout et dans le secret ». A
propos de la réduction de
50% des pesticides en 10 ans (du
Grenelle de l'environnement), François
Veillerette (MDRGF) : « Depuis
le début, les lobbies agricoles
les plus immobilistes cherchent
à affaiblir au maximum cette
mesure de réduction des pesticides.
L'adoption par le Sénat de
ce nouvel amendement (Daniel Soulage)
directement proposé par les
lobbies de l'agriculture intensive
ouvre les portes à toutes
les demandes d'exemption par rapport
à l'objectif général
de réduction », Biocontact. Puis
Carole Poliquin à d'«
Homo
Toxicus
»
: «
Je crois qu'on subit aujourd'hui
les conséquences des choix
politiques et économiques
faits en particulier depuis les
années 50 (...) en 60 ans,
on a quasiment détruit la
planète. On a mis en péril
sa capacité de régénération,
alors même que la population
augmente (...) L'humanité
ne disparaîtra peut être
pas complètement, nul ne
peut le dire, mais une chose est
certaine, beaucoup de gens souffrirons
et mourront », Biocontact.
La
Grande-Bretagne soumet ses chômeurs
à des
détecteurs
de mensonge
... mais, par grande équité
républicaine,
pourquoi ne pas l'appliquer en France
avec une totale réciprocité
? Soumettre à la machine
de la vérité les agents
qui surveillent les chômeurs,
les ministres et les banquiers ?
Car, ce sont toujours les plus miséreux
qui sont montrés du doigt
et jetés à la vindicte
populaire. Ils sont des proies faciles, et
qui de surcroît permettent
d'entretenir un climat de peur,
mais il est moins que certain que
le gaspillage se situe à
ce niveau. Il serait possible, par
exemple, de regarder vers les hommes
politiques responsables, mais jamais coupables,
d'interminables scandales sanitaires,
de la destruction des sols à la
pollution des rivières, lorsque
99% de la mortalité dans
le Monde est provoquée par
le manque d'eau potable. Les
intellectuels n'ont pas besoin des
détecteurs pour déceler les
chemins de traverse des hommes politiques.
Tout est déjà ramené
à l'économie, et donc
au commerce dont Günther
Schwab
écrivait il y longtemps déjà :
« Le
Diable rit. - Vous devez comprendre
que notre adversaire le plus dangereux
c'est l'esprit, l'esprit de l'homme,
sain, simple et créateur
(...) La
mentalité commerçante
est aux antipodes de la Vie. Le
commerce réussit à
détruire la nature et l'homme.
Celui qui se livre à un trafic
sordide abandonne l'esprit (...)
Presque
tous les peuples de la Terre travaillent
sans repos et avec fierté
à la destruction de leur
âme pour se transformer en
troupeaux
».
Citons ensuite Dominique
Lecourt
(Membre du Conseil de surveillance)
: « Notre monde est dominé par la peur : peur de la guerre, de ma
pauvreté, du chômage, mais aussi de la pollution, des épidémies, ou des déchets
radioactifs… L’irréversibilité des méfaits redoutés transforme l’avenir en
supplice. Loin de s’opposer à ce fatalisme, les responsables politiques
l’aggravent, conjuguant peur et individualisme comme ressorts de l’ordre
social. L’idéal de sécurité se traduit par un devoir de méfiance de tous
vis-à-vis de tous. Il est urgent de faire l’effort éthique de repenser l’individu
humain à rebours de l’actuel individualisme
(...)
La plupart des responsables
politiques, au lieu de s’opposer à ce fatalisme et à ce pessimisme, ne font que
l’aggraver en croyant pouvoir en tirer bénéfice. Renouant sans le dire (ou sans
le savoir) avec la pensée de Thomas Hobbes, ils conjuguent peur et individualisme
comme motifs et ressort de l’ordre social. Résultat : l’individualisme se fait
égoïsme. L’égoïsme suscite les pires violences. L’insécurité étend son règne.
Et c’est la sécurité qui fait figure d’idéal de la vie humaine, en lieu et
place de la liberté à laquelle elle était dans la pensée classique subordonnée
comme moyen à fin »,
puis
Franco Modigliani
(lauréat du prix Nobel d'économie
en 1985) : «
La
Banque Centrale européenne
programme
le chômage (...)
Ils ne peuvent pas vous dire qu'ils
ne maîtrisent pas la demande,
parce que pour maîtriser l'inflation,
vous devez maîtriser la demande
». L'économie
elle-même est donc devenue
l'organe vivant de la diffusion
de la peur, ce qui expliquerait
certainement la raison pour
laquelle les nouvelles technologies
sont toutes mises sur le marché
avant d'avoir démontré
une quelconque innocuité
- au delà de la frénésie
de croissance immédiate ; tout
ce qui participe à entretenir
un climat
de peur
permet de mettre en place le
contrôle,
car les citoyens standardisés
de Günther Schwab, ou troupeau,
deviennent maintenant demandeurs
de sécurité, et ainsi
ils abdiquent sur leur liberté
de pensée, pour un nouvel
ordre mondial "plus juste et
plus sécuritaire". La
finalité de contrôle est
en phase de réalisation. Denis
Duclos (sociologue,
directeur de recherche au CNRS) :
«
Sur le
front intérieur, la « guerre au terrorisme » conduit à une accumulation sans
limites de « données » de tous types sur les personnes, leurs occupations,
leurs amitiés, leurs achats, leurs lectures. Dans un jeu de surenchère
technologique, l’échec de chaque technologie justifie le déploiement d’un
arsenal toujours plus complexe… et toujours aussi peu « efficace » au regard de
ses objectifs avoués. Mais l’essor du marché de la peur a d’autres ressorts,
plus clandestins… (...)
Après ce
déploiement technologique préparant la « société de contrôle », le second trait
frappant de ce nouveau capitalisme réside dans la fusion progressive entre la
peur de l’ennemi et la défiance envers le citoyen, entre le militaire et le
policier... Le phénomène atteint la plupart des pays occidentaux, qui
réorientent en partie leur course aux armements vers l’escalade de sécurité
civile (...) En France,
le projet de carte nationale d’identité électronique (CNIE), obligatoire et
payante, a été récusé par la Commission nationale de l’informatique et des
libertés (CNIL), et considéré comme « scélérat » par la Ligue des droits de l’homme
(...) Face au danger, le consortium électronique Gixel
suggère, dans son « livre bleu », de généraliser le pistage électronique dès la
maternelle pour éduquer les jeunes esprits aux bienfaits de la biométrie... (...)
tandis que se multiplient les initiatives qui,
comme « Carte à pouce » à l’Aquarium
de Lyon, banalisent auprès des enfants l’idée
que l’empreinte digitale est un moyen normal d’identification
(...)
L’Etat suisse écoute
les téléphones portables, les hommes politiques allemands
sont de plus en plus sensibles au slogan « Datenschutz ist
täterschutz » (« protéger les données,
c’est protéger les criminels ») (...)
La politique de la peur l’emportera- t-elle ?
». Denis
Duclos termine l'article :
« Alors, les
légendaires terroristes auront atteint leur but : en quatre ans, ils auront
transformé les grandes démocraties en forteresses paranoïaques étouffant leurs
propres citoyens »,
Le
Monde
diplomatique,
août 2005. Monsieur Denis
Duclos pratique l'ironie, nous retiendrons
les termes "préparant
la société de contrôle"
et "légendaires
terroristes".
La raison du contrôle
sournois qui s'étend selon
les modalités du rhizome
de
Gilles
Deleuze,
et dont Internet est un des rares
aspects positifs ? La surpopulation
et la fin de la société
arborescente, avec la domination
des flux décodés,
c'est à dire la mondialisation. Le
contrôle doit s'opérer
dans la conscience, le programme
d'installation dans le cerveau s'active
grâce au recours continuel
au sentiment de peur
; la
gestion du chômage en est
une des armes de conditionnement. Deux
siècles après 1789,
la sécurité préfigure
l'idéal humain à la
place de la liberté ; mieux,
c'est au nom de la sauvegarde de
cette dernière que s'impose
une dictature de la pensée.
Mais de quelle liberté s'agit-il
en réalité ? N'aura-t-elle
jamais existé, puisque totalement
utopique, décalée
vis à vis de l'être, et
dirigée - comme le dénonce René
Guénon
?
Clin
d'oeil sur l'Ordre Mondial : thèse
et anti-thèse confrontées
! La
banque Rothschild s'est alliée
aux Illuminés de Bavière
d'Adam Welshaupt en 1790. Début
2009, Monsieur Sarkozy annonça
la création d'un
nouvel
ordre mondial
; il
ne faut peut être pas prendre cette
expression sous l'angle humaniste
ou social. Il ne faut pas oublier,
qu'en Allemagne, il est encore interdit
d'écrire sur
les «
Protocoles
des Sages de Sion*
» (à
cause du nazisme), que le Pouvoir
est partout bancaire. Le coup de
maître fut exécuté
par Nathan
Rothschild
qui prêta 600.000 livres (appartenant
au Prince germanique Guillaume IX)
au Duc de Wellingtom avec un taux
d'intérêt de 400%,
créant ainsi sa banque de Londres.
La suite est relativement
documentée aujourd'hui, il
s'agirait de la domination d'un Gouvernement
d'apparence invisible, mais dont
les ramifications passent par
: La
City de Londres
-
The
Round Table
(Cécil
Rhodes) -
The
Royal Institute for International
Affairs
-
le
Coucil Foreign Relations
- Skull
and Bones -
la
F.E.D.
-
l'O.N.U.
-
Bildeberger
-
le
Comité des 300
-
la
Trilatérale.
Le système bancaire prêta
de manière égale aux belligérants,
mais, lorsqu'un protagoniste ne
put plus payer les taux d'intérêts
usuaires, ce fut la guerre
(comme le rapporte G. Schwab). Seulement deux chefs
d'Etat eurent refusé la
domination : Abraham
Lincoln
assassiné le 14 avril 1865
- en effet, le Président
fit imprimer (1862 à
1863) des dollars appelés
"green back", puis Bismark
qui fit l'erreur de réaliser
l'unité germanique (en
1871),
faisant passer la puissance de l'Allemagne
devant celle britannique, ce fut
donc l'assassinat de François
Ferdinand de Habsbourg. Ensuite furent peut-être
mis en place le système capitaliste
d'un coté et communistes
de l'autre. Un nouvel ordre mondial
eut semblé avoir été
décrété en
1871 sous l'égide des illuminés
- selon le directive qui fut écrite par
Giuseppe Mazzini.
Il resterait alors deux pôles
échappant totalement au contrôle
: la mafia
et l'islamisme. Je ne peux malheureusement
pas communiquer ici mes sources,
non pas qu'elles soient inconnues,
bien au contraire. C'est une question
de parole donnée.
Alors, la raison du 11 septembre
? Mais les choses ne sont pas si
simples... Et le rôle
du Président français ? Bonne question, n'est-ce
pas ? *
(les
Protocoles des Sages de Sion
a été édité
à partir de 1903 (journal
russe Znamia) puis en 1905 (Sergheï
Nilus), puis servit de justification
pour les idées nazies. Il
est avéré depuis qu'il
s'agit d'un faux, s'agissant du
plagiat du "Dialogue
aux enfers entre Machiavel et Montesquieu"
de Maurice
Joly
(1864) servant à dénoncer
un complot bonapartiste. Maurice
Joly fit deux années
de prison pour avoir soutenu que
l'empereur avait créé
un peuple d'esclave, mais, considérant
que la République ne faisait
pas mieux, il se suicida en 1878.
Extrait :
«
C'est que vous ne connaissez pas... ce qu'il y a d'impuissance et même
de niaiserie chez la plupart des hommes de la démagogie européenne. Ces
tigres ont des âmes de mouton, des têtes pleines de vent ; il suffit de
parler leur langage pour pénétrer dans leur rang. Leurs idées ont
presque toutes, d'ailleurs, des affinités incroyables avec les
doctrines du pouvoir absolu. Leur rêve est l'absorption des individus,
dans une unité symbolique. Ils demandent la réalisation complète de
l'égalité, par la vertu d'un pouvoir qui ne peut être en définitive que
dans la main d'un seul homme. Vous voyez que je suis encore ici le chef
de leurécole ! Et puis il faut dire qu'ils n'ont pas le choix. Les
sociétés secrètes existeront dans les conditions que je viens de dire
ou elles n'existeront pas ».
"Les Protocoles des Sages de
Sion" est interdit en Suisse
depuis 1935, en France depuis 1990,
ce qui est surprenant lorsque l'on
sait que la meilleure manière
de propager une idée,
est justement de l'interdire. Nous
savons pourtant que cet ouvrage
fut réalisé à
Paris en 1900 par les services
de la police
politique du Tsar
(et avec le faussaire Matthieu
Golovinski), dans le but de contrecarrer
le bolchevisme, pour devenir aujourd'hui
le support passionnel du fumeux
"complot sioniste mondial") Rappelons ici l'oeuvre
du Commodore William Guy CARR (1895-1959), de la Marine Royale
Canadienne, longtemps membre des Services de Renseignements ("Naval
Intelligence"
formé par l'amiral Sir Barry
Domville),
et qui fit des conférences pour faire connaître une Conspiration
Internationale. Dans son livre
«
Pawns in the Game
»
de
1954, l'auteur rend publique le
message de la lettre du général
Albert
Pike
à Mazzini ... écrite
le 15 août 1871
: « La Première Guerre Mondiale devait permettre
aux Illuminati de renverser le pouvoir des Tsars en Russie et de transformer ce
pays par la mainmise du Communisme athée. Les divergences
« naturelles », attisées par les Agents des Illuminati entre les
Empires Britannique et Allemand devaient servir à fomenter cette guerre. Le
conflit terminé, le Communisme devait se constituer et être utilisé pour
détruire les autres gouvernements et affaiblir les religions (...) La Deuxième Guerre
Mondiale devait être fomentée en jouant sur les divergences entre
Fascistes et Sionistes Politiques. Cette guerre devait permettre la destruction
du Nazisme et accroître la puissance du Sionisme Politique de façon à ce que
l’Etat souverain d’Israël put s’établir en Palestine. Pendant la Deuxième
Guerre Mondiale, la puissance du Communisme International devait arriver au
niveau de celle de la Chrétienté tout entière. Arrivé à ce point, il devait
être contenu et mis en réserve jusqu’à son utilisation pour le dernier
cataclysme social ». Puis
alors aussitôt :
«
La Troisième Guerre mondiale doit être fomentée en
utilisant les divergences que les agents des Illuminati attiseront entre les
Sionistes Politiques et les dirigeants du monde musulman. La guerre doit être
menée de telle manière que l’Islam (le monde Arabe y compris la religion de
Mahomet) et le Sionisme Politique (y compris l’Etat d’Israël) se détruisent
mutuellement. Dans le même temps, les autres nations une fois de plus divisées
entre elles à ce propos, seront forcées de se combattre jusqu’à un état
d’épuisement complet, physique, moral, spirituel et économique
». Et
toujours,
dans la même veine :
«
Nous citons ses propres termes empruntés à la lettre
cataloguée au British Museum Library à Londres : "Nous lâcherons les
Nihilistes et les Athées et nous provoqueront un formidable cataclysme social
qui, dans toute son horreur, montrera clairement aux nations les effets d’un
athéisme absolu, origine de la sauvagerie et du plus sanglant chambardement.
Puis tous les citoyens, obligés de se défendre eux-mêmes contre la minorité
révolutionnaire mondiale, extermineront les démolisseurs de la civilisation, et
les masses déçues par la chrétienté dont les esprit déistes seront à partir de
ce moment sans boussole, à la recherche d’un idéal, sans savoir vers quoi tourner
son adoration, recevront la vraie lumière grâce à la manifestation universelle
de la pure doctrine de Lucifer, enfin révélée aux yeux de tous, manifestation
qui suivra la destruction de la chrétienté et de l’athéisme, simultanément
soumis et exterminés en même temps" ». Il
faut aussi savoir que Carr
(inspiré par John Robison
et Nesta Webster) fit un amalgame
obsessionnel entre
franc-maçonnerie et satanisme,
notamment vis à vis d'Albert
Pike accusé d'être
luciférien. A l'origine,
la théorie du complot fut considérée
de mouvance d'extrême
droite,
successivement anti-sémite
(les Protocoles des Sages de Sion
servirent à Hitler) -
anti-sioniste - anti-américaine,
pour maintenant devenir anti-mondialiste.
Il y a bien évidemment
cette part très incontrôlée
de fantasme de peur dans son développement
actuel, un "réenchantement
du monde"
selon Taguieff
qui y voit une des conséquences
du désenchantement du monde. Les
raisons ne manquent pas d'être
angoissé. Car
le peuple est bien moins idiot que le croient
les hommes politiques et les préfets.
Ainsi, Prison Planet
-
le
14 octobre 2006 : «
A monumental new scientific
opinion poll has emerged which declares that only 16% of people in America now
believe the official government explanation of the September 11th 2001 terror
attacks ». Il
était important que j'évoque
l'aspect populaire et politique
du pseudo complot mondial, car un
autre complot est très actif
en ce moment même, il est
double ; cette fois-ci personne
ne pourra faire croire que les juifs
(il est monstrueux d'avoir fait
l'amalgame entre juif et banque, Pouvoir
et peuple juif) en sont les
instigateurs secrets : il s'agit
de la mainmise des lobbies
et des Pouvoirs
financiers
sur le vivant (OGM), de la destruction
radicale des biotopes et des sols,
de l'entretien des famines, de l'augmentation
des inégalités et
de la fabrication de la maladie
(cancers) pour vendre les remèdes,
de la diffusion des idées
entretenant une pensée unique,
du fichage informatique des individus,
de la diffusion de la peur transformant
l'humanité en masse amorphe.
Mais ce complot là ne procède
pas d'une société
secrète satanique, mais des
intérêts de groupes
influents, et de la facilité
à gouverner en prenant le
contrôle de la pensée
: il pénètre
comme le rhizome
de
Gilles
Deleuze,
il est la conséquence marchande
du monde moderne qui a fait du rendement,
du profit, du progrès et
de la croissance imbécile
les fondements de la civilisation
actuelle, profit et manipulation
publicitaire. Il reste de l'ouvrage
de John Robison (1739
- 1805) qu'il montre un corrélatif
probant entre Illuminés de
Bavière et Révolution
française : « Proofs of a Conspiracy against all the Religions and Governments of Europe
»,
et
le fait qu'il
est censé de qualifier
de très satanique (matérialisme,
cupidité et
mensonge)
le suicide écologique et
spirituel qui mène déjà
au désastre. Après
tout, bien avant que le vivant ne
soit définitivement accaparé
ou anéanti par les gros groupes
financiers, il se peut fort bien
qu'une
guerre atomique au Moyen-Orient
donne raison à Carr. La structure
mentale de mon site se situe
ainsi à mi-chemin entre
le «
Quatuor
pour la fin du
Temps » d'Olivier
Messiaen
("Un oiseau soliste improvise, entouré de poussière sonore, d'un halo d'harmoniques perdus très haut dans les arbres"),
laissant la part belle à
l'être, à l'art, à
l'intériorité, au
silence, et
l'«
Apocalypse de saint Jean
» de
Pierre
Henry.
Apocalypse ?
|

|
Le
problème du Monde actuel,
cette situation au bord du
gouffre (surpopulation, pollution*,
famine, maladie, acculturation standardisée,
risque de conflit nucléaire,
et mise sous contrôle, car je
place le terrorisme et le réchauffement
climatique à la fin
de cette liste, subodorant une
formidable manipulation), tient
avant toute chose à la perte
de l'intériorité
(qui paradoxalement nous rapprochait
de l'extérieur : la question
du Soi et de l'Être) et
du sens
hiérarchique
des valeurs
qu'a
détruit l'égalitarisme
utopique. La fameuse liberté,
ou ce qui est censé
l'être, qui s'est répandue
dans le Monde, l'a fait sans
conscience ; le manque d'intelligence
et la cupidité ont alors mortifié
la Vie. Cette civilisation est la
propre cause de sa décadence et
de sa chute ; désigner
ensuite des bouc-émissaires
(gros salaires, paradis fiscaux, parachutes
dorés) est alors, bien au
delà du coup politique, un
mensonge de plus, une manière
de sacrifier des symboles pour calmer
le peuple écoeuré
ou frustré. Eût-ce
été pensé sinon
? C'est comme jeter des
chrétiens aux lions, un signe
de fin proche ou de mise sous contrôle
(en référence à
Gilles
Deleuze)
encore plus exacerbée. La
peur devient un outil de gouvernance,
et la gestion de la crise en appelle
à elle-même pour mettre
sous le boisseau les raisons intrinsèques
de son antériorité. C'est
déjà un sauve-qui-peut
alors que la famille et le communautarisme
ont été brisés
au nom des dogmes. *
(Très révélateur
du véritable Pouvoir, est
de savoir que les tests, et ainsi
les normes des taux de pesticides,
sont réalisés par
les laboratoires des firmes chimiques)
|

|
Libre
de penser ? Avec la disparition du juge
d’instruction (contrôle sur les possibles affaires), c’est une France impériale
qui se dessine chaque jour davantage, après que les médias furent placés sous la
direction de personnalités proches du Pouvoir : Bouygues, Lagardère, Dassault, Arnault,
Bolloré... Internet, bien entendu, passe lentement à la trappe : Loi sur la
Société de l’Information (LSI), Loi sur la Sécurité Quotidienne (LSQ), Loi pour
la confiance sur l’Economie Numérique (LEN), des dispositifs de régulation à
vocation liberticide, comme par exemple vouloir porter de 3 mois à un an le
délai de prescription pour les délits de diffamation et
d’injure... Beaux prétextes. Nous renouons ici avec le « courage de la vérité
»
selon Michel Foucault (cours au Collège de France),
le plus intéressant dans
l’information médiatique est moins celle-ci brute, qu’y déceler l’intention
sous-jacente, selon cette approche distante : que prétend-il faire, celui qui
prétend dire la vérité ? Selon notre penseur, la morale du cynique
(incluant les hommes "bons" de Nietzsche) procède de la métamorphose opérée par
la Révolution sur le philosophe des idées qui devient ainsi le fonctionnaire de
cette dernière, quand alors le rôle est repris par celui qui se révolte toujours (révolutionnaire). C’est la raison pour laquelle
- chose amusante d'un point de vue philosophique
- vouloir restreindre la liberté d'Internet
est antinomique avec l’esprit des "lumières" dont se réclament les élus au
Pouvoir. Mais en ont-ils seulement conscience ?
Transparence
du Pouvoir ? Citons
Noam
Chomsky : "Tout gouvernement a besoin
d'effrayer sa population et une façon de le faire est d'envelopper son
fonctionnement de mystère. C'est la manière traditionnelle de couvrir et de
protéger le pouvoir : on le rend mystérieux et secret, au-dessus de la personne
ordinaire. Sinon, pourquoi les gens l'accepteraient-ils ?",
dans "Comprendre
le pouvoir".
Information
juste des médias officiels,
ou infantilisition des masses ?
A moins que la raison se positionne
dans l'art du mensonge. Citons
déjà le livre "Information
ou désinformation ? La manipulation médiatique et politique en matière de
santé" de Sylvie Simon (Guy Tredaniel) :
"La désobéissance aux ordres est une arme efficace
que n'apprécient ni les laboratoires ni les gouvernements qui les cautionnent". Mais
ne soyons pas avare, en vrac :
"Le
complexe médico-industriel" de Jean Salomon (Attac)
-
"Les
inventeurs de maladies : manoeuvres et manipulations de l'industrie
pharmaceutique" de Jörg Blech
-
"Savants
maudits, chercheurs exclus" de Pierre
Lance (Guy Tredaniel) - "Expérimentation animale, honte et échecs de la médecine" de Hans
Ruesch (Civis) - "L'impératrice
nue ou la grande fraude médicale" de Hans
Ruesch (Civis) - "Les
faussaires de la science - Rapport technique sur la pseudo-recherche
actuelle" de Hans Ruesch (Civis)
- "La
vivisection : ce crime ! Contre les expériences sur les êtres vivants" de Stephen
MacSay (LFCV - Ligue Française Contre la Vivisection)
- "Animaux
cobayes et victimes humaines" de Hélène
Sarraseca - "Un
procès à instruire : la vivisection" d'Emilie
Potellev - "Le monde
ignoré des testeurs de médicaments" de Michelle Julien (Du Cygne) « Chaque année, en France, les effets
indésirables des médicaments provoquent 130 000 hospitalisations et
32 000 décès »
-
"La
nouvelle dictature médico-scientifique : l'emprise des lobbies sur notre
santé" de Sylvie Simon
- "Les
vaccins sont des poisons" de Christian-tal
Schaller et Johanne Razanamahay - "Le
grand massacre" d’Alfred Kastler
-
"Un
éternel Tréblinka" de Charles Patterson
-
"Le
silence des bêtes" d’Elisabeth de Fontenay
- "Lait
de vache : blancheur trompeuse" d’Anne
laroche-Walter -
"Lait,
mensonge et propagande" de Thierry
Soucar - Enfin
: "Les
manipulateurs : le pouvoir des lobbys" de Florence
Autret -
"Députés
sous influences : le vrai pouvoir des lobbies à l'assemblée nationale" de Vincent
Nouzille et Hélène Constanty -
"Propaganda
:
comment manipuler l'opinion en démocratie" d’Edward Bernays
- Fin
de la liste qui suffit déjà
à nettoyer
certains mensonges ; grâce
aux livres et Internet, le nombre
de ceux qui
restent dans l'ignorance baisse
sensiblement.
Mais
le monde industriel n'a pas davantage
la sensibilité morale, que
le peuple celle philosophique ou le
politique celle éthique.
Mais surtout, l'Être*
n'évoque plus rien pour les
uns ou les autres, qui sont conditionnés
à chaque heure de la vie.
Il y a une fausse innocence de
ma part*, lorsque je déplore
que la classe politique puisse commettre
l'irréparable par ignorance
ou par cupidité, car il s'agit
bien d'autre chose. Cette chose
est appelée "réaction
différée".
Un texte connu intitulé,
"Armes silencieuses pour guerres tranquilles"*,
que certains voudraient voir attribué
au groupe
«
Bilderberg
»,
mais dont la provenance peut n'être
finalement qu'un cannular, parait
être inspiré par
différents philosophes, dont
l'homme
endetté
de Michel
Foucault.
Exemples pris dans ce document si
peu crédible : «
Le programme d'assistance sociale
n'est rien de plus qu'un système d'équilibrage basé sur un crédit sans
fin, qui crée une fausse industrie de capital pour donner à des gens
non-productifs un toit au-dessus de leur têtes et de la nourriture dans
leurs estomacs. Cela peut être utile, toutefois, parce que les
récipients deviennent la propriété de l'état en retour pour le
"cadeau", une armée prête pour l'élite »,
puis directement la conclusion
devenue très actuelle : « Si
les gens se souciaient réellement de leur prochain, il contrôleraient
leur appétits (avidité, procréation, etc.) afin qu'il puissent ne pas
avoir à compter sur un crédit ou un système d'assistance sociale.
Puisque
la majorité du public ordinaire n'exercera pas une telle restriction,
il n'y a que deux alternatives pour réduire l'inductance économique du
système : 1) Laisser le peuple s'entre-tuer dans la guerre, ce qui aura pour seul résultat la destruction totale de la vie sur terre.
2)
Prendre le contrôle du monde par l'utilisation "d'armes silencieuses"
économiques, sous la forme d'une "guerre tranquille", et réduire
l'inductance économique à un niveau sûr, par un processus d'esclavage
et de génocide
».
Cette seconde partie et conclusion
rejoint le "spectacle"
de Guy
Debord,
puis le programme du Codex Alimentarius
dont Rima E Laibow
(médecin neurologue)
ne cesse d'affirmer que la véritable
intention (même famille bancaire
que le groupe Bilderberg) est l'extermination
prochaine la plus rapide possible
des deux ou trois milliards d'êtres
humains en trop sur cette planète
! Le Docteur Matthias Rath a remis un
acte d’accusation pour crime contre l’humanité à la Cour Internationale de
Justice de la Haye le 14 Juin 2003. Rien
que la production du plus gros céréalier
permettrait de nourrir
12 milliards d'êtres. La famine est une arme géopolitique,
l'information médiatique
une comédie, la mise
en spectacle du non-vivant.
*
(La question
de l'être,
"pourquoi y a-til quelque chose
plutôt que rien", Gilles
Deleuze
pris grand soin d'éviter
ce concept empoisonné : « Le rhizome ne commence pas et n'aboutit pas, il est toujours au milieu, entre
les choses, inter-être, intermezzo. L'arbre est filiation, mais le rhizome est
alliance, uniquement alliance. L'arbre impose le verbe « être », mais le rhizome
a pour tissu la conjonction « et... et... et... ». Il y a dans cette conjonction
assez de force pour secouer et déraciner le verbe être (...)
Le
rhizome ne se laisse ramener ni à l'Un ni au multiple. Il n'est pas l'Un qui
devient deux, ni même qui deviendrait directement trois, quatre ou cinq, etc. Il
n'est pas un multiple qui dérive de l'Un, ni auquel l'Un s'ajouterait [n+1]
(...) Il
n'est pas fait d'unités, mais de dimensions, ou plutôt de directions mouvantes
(...)
n'a pas de commencement ni de fin, mais toujours un milieu, par lequel il
pousse et déborde. Il constitue des multiplicités linéaires à n dimensions, sans
sujet ni objet, étalables sur un plan de consistance, et dont l'Un est toujours
soustrait [n-1] ».
D'une manière bien différente, et
même si l'approche en est
radicalement opposée, il
s'agit subsidiairement d'une
description chirurgicale de la multiplicité
guénonienne (qui serait alors l'éloignement
du
Centre
et non la rupture avec une
arborescence),
une sensibilité plus sociale,
pour un topique dont Christian de Portzamparc
(architecte) écrit : «
Que la métaphore fut spatiale ou topique
confirmait pour moi cette expérience selon laquelle l’imaginaire spatial est un
vecteur rapide de la pensée, concurrent du langage. La hiérarchie est
arborescente, les cités fermées et les systèmes coloniaux aussi. Mais les écoles
doivent l’être plus ou moins. S’il y a une liberté dans ce rhizome qui annonçait
le réseau Internet, la mondialisation et qui nous laisse imaginer des formes
neuves de diffusion des idées ; il y a aussi une image de prolifération invisible,
incontrôlée et destructrice
».
Il s'agit bien entendu de la dissolution
dans la multiplicité,
ou la quantité pure,
dont nous entretenait René
Guénon,
sans même évoquer l'ontologique
de l'être de Heidegger ou la
mystique islamique. Nous sommes
très éloigné
de l'Unicité
ou de la synchronicité
chère
à Carl
Gustav
Jung.
Avant déjà,
Schopenhauer
dans "L’intentionnalité apparente dans le destin de l’individu : Parerga und Paralipoména"
: une « simultanéité, de celle qui n’a pas de connexion causale »,
une "simultanéité significative"
dont Jung reprit la formule. Définition
donnée par Jung
: « J'emploie donc ici le concept général de
synchronicité dans le sens particulier de coïncidence temporelle de
deux ou plusieurs événements sans lien causal entre eux et possédant un
sens identique ou analogue. Le terme s'oppose à « synchronisme » qui
désigne la simple simultanéité de deux événements. La synchronicité
signifie donc d'abord la simultanéité d'un certain état psychique avec
un ou plusieurs événements parallèles signifiants par rapport à l’état
subjectif du moment, et - éventuellement - vice-versa ».
Pour Jung, la syncronicité
est opérative sur le mode
psychique de l'inconscient (oui,
mais
ensuite, Marie-Louise
Von Franz
désigna l'unus
mundus
comme un univers virtuel psychique
et
matériel à la fois)
: « Une synchronicité apparaît lorsque notre
psychisme se focalise sur une image archétypale dans l'univers
extérieur, lequel comme un miroir nous renvoie une sorte de reflet de
nos soucis sous la forme d'un événement marqué de symboles afin que
nous puissions les utiliser. Nous nous trouvons face à un « hasard »
signifiant et créateur »,
il ne s'agit donc plus tout
à fait de la simultanéité
événementielle de
Schopenhauer, et pas totalement de
la notion d'unus
mundus
de
Michel Cazenave,
pourtant pressenti par l'auteur
sensible de "Ma
vie" :
« Comme psyché et matière sont contenues dans
un seul et même monde, qu’elles sont en outre en contact continuel
l’une avec l’autre …, il n’est pas seulement possible, mais, dans une
certaine mesure vraisemblable, que matière et psyché soient deux
aspects différents d’une seule et même chose. Les phénomènes de
synchronicité indiquent, me semble-t-il, une telle direction, puisque,
sans lien causal, le non-psychique peut se comporter comme le
psychique, et vice versa » ; il apparaît
alors que le rhizome de Deleuze
en appelle à la compréhension
d'une "société
de contrôle" face à
la discipline de l'arborescence
; son discours n'est certes
ni magique ni métaphysicien,
mais il décrit formidablement
bien la transformation horizontale,
diffuse, décodée,
déterritorialisée
du monde moderne, et préfigure
la progression de la pensée
unique
qui sévit dans les pays occidentaux,
tout particulièrement en
France semble-t-il. Pour le reste,
il nous restera l'oeuvre de René
Guénon
de plus en plus laissée sous
silence, quand le seuil est marqué
par Michel
Cazenave
qui désigne la synchronicité comme un concept épistémologique
laissant subodorer une autre dimension
métaphysique, comme ... « sans
doute du domaine où Jung est, de prime abord, le plus facilement
suspect de mysticisme, quand on ne parle pas franchement de magie ».
Mais parler de magie
aujourd'hui ... conduit aussitôt
au bûcher médiatique
de la liberté
citoyenne,
cette liberté tellement factice,
aussi tellement corrompue par les
paroles douçâtres des
hommes et femmes politiques écervelés
par des dogmes matérialistes,
tellement souillée par la
publicité
qui l'enchaîne dans le consommérisme
- comme le faisaient les chaînes
aux pieds des galériens,
si ce n'est que l'enfermement procède par
l'entretien de l'ignorance
culturelle, l'accoutumance
à la laideur,
la distribution illimitée
de sports idiots et de divertissements
d'un haut degré de crétinisme,
comme pour un seul
troupeau...
La conscience
est écartelée entre
l'écoute du message libérateur
(philosophes) et l'endormissement
intellectuel (Pouvoir), notamment
par l'intermédiaire symbolique
du Préfet (uniforme
uniforme, rectitude disciplinaire)
; l'histoire récente a amplement
démontré, malheureusement, que
le maître importait peu -
pour obéir, car servir véritablement
- le serait vis à vis du
peuple uniquement, si la démocratie
était une réalité
fidèle à ses principes
des origines - en référence
à Rousseau, puis Nietzsche
et Foucault, pour leur constat si
amer. L'être est désormais
accaparé par la peur,
car celle-ci est devenue progressivement
l'outil principal de gouvernance,
aussi même dans les démocraties
- machines d'Etat. Car, considérant
que tout un chacun n'a pas les mêmes
aptitudes, ce qui est un secret
bien gardé, pouvait-il en
être autrement ... que
de faire comme si, et même
d'en faire un bon usage grâce
au droit de vote ? Le peuple n'a
donc pas à "être",
il suit les chemins balisés
de la vie moderne. Il est aussi
dans la nature de l'homme d'accaparer
le Pouvoir, et ceux qui le gardent
n'ont que faire des contradictions
et des paradoxes, ils ont certainement
le sentiment d'être, un sentiment
non de réalisation
de soi,
mais de puissance
... ce dont rêve le peuple
! La chose politique est pitoyable,
tour à tour elle surnage,
elle suffoque, elle parodie dans
l'étant
heideggérien. Si démocratie
il y a, elle ne peut exister que
dans le cadre de petits groupes
(action citoyenne - ONG, aujourd'hui
de contre
pouvoir,
mais autrefois corps de métier),
et elle a uniquement besoin de
liberté de penser (que
surent trop défendre
les royautés, notamment l'enlightment
britannique) ; car l'égalité
en droit non seulement s'oppose
à l'être qu'elle
efface, mais elle entraîne
un nivellement des valeurs dans
la doctrine matérialiste,
pour laquelle tout n'est qu'hasard...
L'être
s'est donc conjugué au verbe
avoir) *
(Ne
plus jouer la comédie (le
spectacle), c'est aller au fond
de la réalité de l'Existence,
mais ceci dépasse
de manière fulgurante les
limites de notre société
uniquement marchande, c'est le rôle
de "révélateur
d'âme" (nous dirions
de l'Être, du Soi) de STALKER
d'Andrei Tarkovski,
et cela
est l'unique liberté, non
le "Free
for All"
de l'épisode n°4 du
Prisonnier
décidément trop lucide
sur l'animalisation de l'homme devenant
ce "work in progress") *
(Histoire rocambolesque : document
daté de 1979, et trouvé
en 1986 (dans un simple photocopieur
de l'armée), mais qui, comme
le feuilleton britannique "Le
prisonnier",
ou "Fahrenheit 451",
était
extraordinairement prémonitoire
sur ce qui se passe actuellement
dans le Monde. Très étrange
en vérité. Par contre,
ce qui est de plus en plus indiscutable,
c'est la
propagande
d'Etat,
comme le dernier clip de l'UMP
destiné à rassurer
les Français vis à
vis de la crise : parler lentement,
choisir un panel de citoyen le plus
large possible (personnes de couleur,
handicapés), parler par la
bouche d'une femme pour la question
sociale (la femme, c'est la famille,
les enfants), s'adresser aux intervenants
(citoyens types) par leurs prénoms
(familiarité qui touche
le peuple), et ne dire - en fin
de compte - que ce message presque
subliminal : "ayez
confiance"
... "ayez
confiance"
... "ayez
confiance"
... C'est presque devenu une
très mauvaise caricature
des films de science-fiction, une
parodie de l'épisode n°12
où jouait Patrick
McGoohan
: "A
Change of Mind",
lorsque le
n°6
risque de devenir lobotomisé
; cela rappelle ce passage
où un associal
converti, mais très perturbé
et très excité, ne
cesse de répéter devant
un auditoire définitivement
amorphe : "believe
me"
... "believe
me"
... "believe
me"
! Affreux d'en être rendu
à ce point...)
|

|
Il me semble
donc que nous sommes en guerre en
ce moment même, que celle-ci
est des plus effroyables, qu'elle
se joue à coup d'intimidation
terroriste sur les peuples, de fausses
crises économiques, mais
que le risque vient davantage de
la Chine et de sa réserve
de 2000 milliards de dollars américains,
que de groupuscules islamiques séparés
les uns des autres. Citons
Franklin D. Roosevelt
:
«
En
politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un événement
survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler
ainsi »,
puis
alors
Nicholas Murray Butler
(Président
de Pilgrim Society) :
«
Le
monde se divise en trois catégories de gens : un très petit nombre qui
fait se produire les événements, un groupe un peu plus important qui
veille à leur exécution et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste
majorité qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité ».
Maintenant, en fait depuis
mes 18 ans, que je comprends une logique
du système, il me reste à
m'indigner de la stupidité
commune, quitte donc à passer
moi-même pour un idiot
utopiste. Cela a du bon de passer
pour un idiot utopiste. Voyez-vous
: ce (moi) n'est qu'un idiot utopiste
! Alors ceci m'amène directement à
une réflexion récurrente
de mon site : toutes ces catastrophes
qui n'ont rien de naturel
et qui sont favorisées (maladie
dégénérative,
SIDA, terrorisme, famine, chômage,
cancer,
pensée unique,
destruction des biotopes et de la
biodiversité, endettement
et fichage
numérique),
sont-elles le résultat de
la bêtise endémique
des dirigeants de la planète,
de l'affairisme des lobbies, ou
plutôt une action concertée
de gestion globale, sachant qu'il
sera impossible d'accorder
le niveau de vie ou la liberté
démocratique à 9 milliards
d'êtres humains ? Si tel est
le cas, je penche dans ce sens,
était-il possible de gérer
moins violemment le troupeau humain
de Günther
Schwab ?
Avril
2009 : Expliquer
la crise de 2009, sa longue cause
ontologique, grâce à
Nietzsche,
ou un vaste programme d'autoconditionnement : les "eaux
basses". Le
moindre avantage ? Oui. Il
est à noter que tout un chacun
considéra que ce travail
photographique là ne sert
strictement à rien, dans
le sens large du terme. Les âmes
nihilistes d'aujourd'hui sont mortes,
et le consommérisme est la
maladie de pulsion consistant
à vouloir combler un vide
intérieur ... sans fond.
Créer, cela concerne aussi
le point de vue de ma propre famille
(qualificatifs : oisif, fainéant,
improductif, parasite presque - mais ces gens
sont dirigés par l'argent),
est donc une perte de temps quand
ce qui est normal est de vouloir
s'acheter une maison plus
chère, une voiture
plus grosse, et mettre au chaos des
enfants de plus en plus ignares
et malades. Le monde marchand n'existe
que par le paraître et l'uniformisation*
des
goûts, il a aussi créé
un troupeau dont chaque tête
essaye de dépasser celles
des autres... Citons
Günther
Schwab*
: "Le
Diable rit. - Vous devez comprendre
que notre adversaire le plus dangereux
c'est l'esprit, l'esprit de l'homme,
sain, simple et créateur
(...) La
mentalité commerçante
est aux antipodes de la Vie. Le
commerce réussit à
détruire la nature et l'homme.
Celui qui se livre à un trafic
sordide abandonne l'esprit (...)
Presque
tous les peuples de la Terre travaillent
sans repos et avec fierté
à la destruction de leur
âme pour se transformer en
troupeaux (...)
La nouvelle société
sera composée seulement de
petits groupes qui vont profiter
du désordre social, et des
masses léthargiques qui se
laissent conduire et exploiter par
eux, tant que leur vie matérielle
sera assurée. Exactement
comme l'homme élève
des vaches pour les traire. Ceux
qui se sentent repoussés
par la bassesse de la masse et qui
essaieront de s'élever plus
haut seront regardés comme
des individus malades ou antisociaux". *
("Pour
écouler ses productions standardisées,
la machine a besoin de consommateurs
standardisés. La machine
est la mère de la standardisation.
Elle a fait de la production de
produits de qualité un défaut
(...) Déjà,
le comportement machinal de l'homme
l'entraîne vers la routine
et la suppression de la pensée
(...)
L'homme
est alors prisonnier de cette opinion
fausse selon laquelle la seule clef
du progrès véritable
se trouve dans son raisonnement
intellectuel",
Günther
Schwab)
*
(Günther Schwab (1904 - 2006)
: l'auteur des "Dernières
cartes du Diable"
(j'en parle plus loin), créateur
de l'Union
Mondiale pour la Protection de la
Vie
à Salzburg en 1958, WUPL
(UK) et WSL (Allemagne), ayant
regroupé un conseil consultatif
de 400 scientifiques, dont 40 lauréats
du prix Nobel et Linus Pauling comme
président. Quelques citations
de l'auteur : « Le mensonge est la première puissance du monde. Car il est complaisant et flatte l'orgueil. Il sait s'infiltrer et se rendre agréable. Ce n'est donc pas étonnant qu'on laisse entrer le Diable et qu'on l'écoute
(...)
La vérité est en effet souvent choquante pour les civilisés que nous sommes, parce que, comme le prouvent les faits et la réalité, nous nous en sommes considérablement éloignés
(...)
Il faut bien compter entre 80 et 100 ans pour qu'une erreur scientifique fermement enracinée puisse être détrônée
». Citons Nietzsche : « Les convictions sont les ennemis de la vérité, plus dangereux que les mensonges
».
Lao Tseu : «
Tout le monde tient le beau pour le beau, c'est en cela que réside sa laideur. Tout le monde tient le bien pour le bien, c'est en cela que réside son mal
(...) Les paroles vraies ne sont pas agréables. Les paroles agréables ne sont pas vraies
(...) Le monde n'a pas de normes, car le normal peut se faire anormal et le bien peut se transformer en monstruosité. C'est depuis longtemps que les hommes se sont trompés là-dessus
». Encore
Günther Schwab :
« En cela réside le signe de toutes les choses diaboliques de ce monde
: elles sont évidentes, nécessaires, naturelles, logiques, inévitables et, avant tout, économiques
! »,
puis
Confucius
: « L'honnête homme se soucie de la vérité, il ne se soucie pas de la pauvreté
».
Cet homme "honnête"
rejoint celui "vrai" de
Nietzsche, aux antipodes de l'homme
moderne cupide et animalisé)
|

|
Certains,
l'immense majorité en vérité,
nous disent que c'est le prix du
progrès, vers lequel
ils se précipitent comme
un seul troupeau : four à
micro-ondes détruisant la
vitalité des aliments, ionisation
irradiant les fruits et les légumes
(détruisant les vitamines),
téléphone portable
générateur de cancer,
balladeurs MP3 transformant la Musique
en bouillie. Il est devenue dans
la nature du peuple d'aimer ce qui
se détourne de la Vie et
de l'effort. La grande fierté
de l'Occident : la santé.
Est-ce certain ? Rien n'est moins
sûr dans la civilisation des
vaches à traire (pardon,
je voulais dire du citoyen "libre
et égal en droit") ; alors
cité
pour exemple probant : "Il
aura fallu le temps que la pollution
tous azimuts cancérise les
populations et extermine l'environnement,
que la médecine chimique
crée plus de maladies qu'elle
n'en soigne, que la sécu
soit en faillite et que les hôpitaux
(y compris psychiatriques) dégorgent,
tout cela au profit du seul saint
business, pour que cette gabegie
de plus d'un demi siècle
atteignant son paroxysme finisse
par poser question (...) Il est
plus que temps que le lobby des
tueurs de millions d'humains et
tortionnaires de milliards d'animaux
soit neutralisé",
Association AMAVIE.
Neutralisé ? Cela ne risque
pas ; bien au contraire, on ordonne
de rajouter du charbon dans les
chaudières afin que le Titanic
se précipite encore plus
vite sur son obstacle, en l'occurrence
la déforestation, la disparition
des biotopes et les cancers. Ici
le Grenelle
de l'environnement
prend figure de bouffonnerie : "Michel
Barnier, notre ministre de l'Agriculture,
n'a pas attendu longtemps pour profiter
de cette nouvelle liberté
: fin février, il a annoncé
que, dés l'année prochaine,
une partie des 10 milliards d'euros
de nos subventions seraient réorientée
en faveur des éleveurs, au
détriment des céréaliers"
dit J-C. Bureau (dans Capital),
tout en regrettant que l'agriculture
biologique ne se voit attribuer
que
50 millions d'euros. Faisons
donc le calcul : alors que
le BIO ne représente que
2% en France, l'aide qui lui est
attribuée représente
0.5%
des 10 milliards d'euros, c'est
à dire 4 fois moins que pour
l'agriculture polluante et meurtrière.
Cet expert dit : "Enfin
une réforme agricole courageuse
!".
Courageuse ou assassine ? Bêtise,
pulsion de mort, ignorance, mépris
de la vie, affairisme électoraliste,
ou soumission à son maître,
comme quand le Président
décide de faire rejoindre
l'Otan ? Il apparaît que
les hommes et femmes politiques
gèrent la culture comme la
Culture, qu'ils jettent les meubles
comme les personnes ... afin d'alléger
le navire qui sombre, dans le cadre
de la "quatrième
guerre mondiale"
: "Naguère maîtres de l’économie, les États-Unis sont désormais dirigés,
télédirigés, par la dynamique même du pouvoir financier : le
libre-échange commercial. Et cette logique a profité de la porosité
provoquée par le développement des télécommunications pour s’approprier
tous les aspects de l’activité du spectre social. Enfin une guerre
mondiale totalement totale ! Une de ses premières victimes est le
marché national. A la manière d’une balle tirée à l’intérieur d’une
pièce blindée, la guerre déclenchée par le néolibéralisme ricoche et
finit par blesser le tireur. Une des bases fondamentales du pouvoir de
l’Etat capitaliste moderne, le marché national, est liquidée par la
canonnade de l’économie financière globale. Le nouveau capitalisme
international rend les capitalismes nationaux caducs, et en affame
jusqu’à l’inanition les pouvoirs publics. Le coup a été si brutal que
les États nationaux n’ont pas la force de défendre les intérêts des
citoyens (...) La Terre compte 5 milliards d’êtres humains : 500 millions vivent
confortablement, 4,5 milliards souffrent de pauvreté. Les riches
compensent leur minorité numérique grâce à leurs milliards de dollars.
A elle seule, la fortune des 358 personnes les plus riches du monde,
milliardaires en dollars, est supérieure au revenu annuel de la moitié
des habitants les plus pauvres de la planète, soit environ 2,6
milliards de personnes", le sous-commandant
Marcos en Août 1997, déjà... Je
ne remercierai jamais assez le Préfet
qui m'a supprimé "mon"
droit de vote : mon cœur est autant
soulagé de la stupidité
foudroyante du monde. Je peux
ainsi rejoindre les très
mauvais de Nietzsche : "Tout
ce qui est appelé mauvais
par les bons doit se rassembler
pour que naisse une vérité
: Ô mes frères, mais
êtes-vous suffisamment méchants
pour cette vérité
? L'audace téméraire,
la longue méfiance, le "non"
cruel, le dégoût, l'entaille
faite dans le vivant,
- qu'il est rare de les voir s'assembler
! Mais d'une telle semence
- naît la vérité
!".
|

|
A
propos de la vision uniquement marchande
du Monde, et de la Vie, de
notre ministre de l'Agriculture,
citons encore Friedrich Nietzsche
: « Toute la philosophie antique était orientée sur la simplicité de
la vie et enseignait une certaine sobriété. De ce point de vue, le peu de
végétariens par philosophie ont fait plus pour l’humanité que tous les
philosophes modernes, et tant qu’ils n’auront pas le courage de chercher un mode
de vie totalement différent et de l’indiquer comme exemple, ils ne porteront
aucun fruit »,
citons aussi Georges
Cuvier
(promoteur de l'anatomie comparée)
: «
L’anatomie comparée nous enseigne qu’en toute chose, l’homme,
ressemble aux animaux frugivores, et en rien aux carnivores... Ce n’est qu’en
déguisant la chair morte rendue plus tendre par des préparatifs culinaires,
qu’elle est susceptible d’être mastiquée et digérée par l’homme chez qui, de la
sorte, la vue des viandes crues et saignantes n’excite pas l’horreur et le
dégoût »,
puis également
Charles
Darwin
: «
La classification des formes, des fonctions organiques et des régimes a montré
d’une façon évidente que la nourriture normale de l’humain est végétale comme
celle des anthropoïdes et des singes, que nos canines sont moins développées que
les leurs, et que nous ne sommes pas destinés à entrer en compétition avec les
bêtes sauvages ou les animaux carnivores
».
Aujourd'hui, les bons sont ceux
qui se sont couchés devant
les lobbies ... philosophes,
chercheurs et savants compris.
Il faut que cette mort aille
à son terme final. Il
suffit de sortir de chez soi : c'est
déjà Fahrenheit 451
...
et des jeunes rendus à l'état
de zombies, et qui, faute d'éducation
et de Culture, ne discernent plus
rien. Autrefois, les philosophes
et les sages nous entretenaient
de la sobriété,
de la raison
; aujourd'hui, les fous nous disent
: "travaillez plus pour
gagner* plus". *
(En
langage clair : "consommer
plus", vu que la seule chose
qui permet à la modernité
de ne pas déjà s'effondrer
est la croissance) Au
moins, les bêtes d'abattoir
sentent qu'il se passe quelque chose.
De
l'art du paysage à la foire
aux "bons" - les êtres
humains en fait, ceux (aujourd'hui
nous dirions la pensée unique) dont Nietzsche
disait en substance : ""Tout
est pur aux purs". - Ainsi
parle le peuple. Mais moi je vous
dit : "Tout est porc aux porcs"
(...) Les bons et les justes eux-mêmes
n'eurent point le droit de le comprendre
: leur esprit est emprisonné
dans leur bonne conscience. La bêtise
des bons est d'une insondable intelligence".
Aujourd'hui les bons ou purs au
pouvoir sont à la fois la
pensée unique et les principes
démocratiques vendus pour
justifier une autre forme de colonialisme
et de guerre : "Dans
cet Etat mondial, les guerres seront
baptisées opérations
de police, et ce sera un mensonge
de plus dans le monde. Seuls les
médiocres et les valeurs
en-dessous de la moyenne auront
quelque chance de ne pas être
atteints",
Günther
Schwab.
Citons aussi Nietzsche
voyant avant ce terme : "Ils
sont des bêtes de proie dans
leur "travail", - il y
a encore de la rapine dans leur
"gain" - , il y a aussi
de la ruse
(...) Il
n'y a plus que les oiseaux au-dessus
de lui. Et si l'homme apprenait
en outre à voler, oh ! malheur
- jusqu'à quelle hauteur
- s'envolerait son goût de
la rapine !".
Oui, cette rapine s'envolerait-elle
jusqu'aux tours américaines
les plus hautes, jusqu'aux montagnes
les plus reculées d'Afghanistan
? Les bons n'y verraient que justice,
comme le revendique Nietzsche :
"Mais
ceci est la vérité
: les bons nécessairement
sont des pharisiens, - ils n'ont
pas le choix. Les bons, nécessairement,
crucifient celui qui s'invente sa
propre vertu !
(...)
les bons, - ils furent toujours
le commencement de la fin (...)
Ô ces bons ! Les hommes
bons ne disent jamais la vérité
; pour l'esprit, être bon
de pareille manière, est
une maladie. Ils cèdent,
ces bons, ils se rendent, leur cœur
approuve, leur fond intime obéit
: mais celui qui obéit, ne
s'entend plus lui-même !".
Nietzsche
part en guerre contre toutes les
hypocrisies ""Tu
ne déroberas point, tu ne
tueras point !"
(...) Mais
moi je vous le demande : où
y a-t-il jamais eu de meilleurs
brigands et de meilleurs assassins
au monde que ne le furent les paroles
sacrées de cette sorte ?
N'y a-t-il pas en toute vie elle-même
- brigandage et assassinat ? Et
que de telles paroles aient été
considérées comme
sacrées, n'a-t-on pas,
par là, assassiné
la vérité elle-même
?".
Revenons donc au début des
"vieilles et nouvelles tables"
(7) : "Être
vrai, - peu seulement le peuvent.
Et celui qui le peut, ne le veut
pas encore ! Mais ceux qui le peuvent
le moins, ce sont les bons
!". Comment
en sommes-nous arriver à
ce point, ce qui est devenu la caricature
de la société
de contrôle
de Gilles
Deleuze ?
Et puisque je suis "suffisamment
méchant pour cette vérité",
dansons la danse du Diable avec ces paroles nietzschéennes :
A) "Quand
il y a des poutres sur l'eau, quand
passerelles et balustrades franchissent
le fleuve : en vérité,
on ne croit pas ceux qui disent
: "Tout coule". Mais,
au contraire, même les benêts
les contredisent
(...)
Ô mes frères, tout
ne coule-t-il pas maintenant ?" B)
"C'est
ainsi que le passé est offert
sans défense
(un exemple : la Révolution
de 1789 instituée en dogme
absolu, et de manière partisane)
:
car il se pourrait qu'un jour la
populace devînt le maître
et qu'elle noie alors le temps tout
entier dans les eaux basses. C'est
pourquoi, mes frères, il
faut une nouvelle noblesse,
qui serait l'adversaire de toute
populace et de tout despotisme...".
Nous
vivons une époque de progrès
formidable. Déjà que
les sols sont détruits à
90% (courage, chers élus,
l'enfer n'est plus très loin,
le Diable a déjà le sourire
jusqu'aux oreilles), que les aliments
vont être encore plus dénaturés
grâce à l'action concertée
des Gouvernements (Codex
Alimentarius),
que les jeunes n'écoutent
plus que du MP3
assassinant définitivement
l'écoute de la Musique Classique
(et bientôt la radio numérique
de très basse qualité,
le choix donc du Ministère
de la Culture pour détruire
les cerveaux - ou ce qu'il en reste),
que nous sommes traversés
d'ondes qui détraquent l'organisme,
mais le meilleur est encore à
venir : citons donc encore Günther
Schwab
en 1957
: "Avec
les 170 essais, environ, de bombes
A et H qui ont été
exécutés pendant douze
ans par divers États, sous
le prétexte de la sauvegarde
de la Vie, j'ai réussi à
étendre la pollution radio-active
sur le monde entier
(...) Chaque
explosion de bombe H lance des milliards
de tonnes de poussières radio-actives
dans la stratosphère. Ces
minuscules particules de poussière
d'une taille moyenne d'1/1000 de
millimètre entourent la Terre
pendant des années, influencent
les vents et servent de condensateur
à la pluie et à la
neige radio-active. Il faut trente
à quarante ans pour que les
masses de poussières qui
ont été lancées
en l'air retournent sur terre". Autrefois
nous disions à un curé
: "oui mon Père",
à une religieuse : "oui
ma Mère", nous devrions
donc dire à nos élus
: "oui mon Démon
!". Si
les enfants ont cette passion des
jeux de guerre, d'autres l'ont eu
bien avant eux. G.
Schwab
: "Au
cours de la première guerre
mondiale, on a dépensé
100.000 marks pour tuer un homme,
tandis que la famille et l'école
n'ont dépensé que
15.000 marks pour l'élever,
jusqu'à sa seizième
année. De ces 100.000 marks,
50.000 au moins sont du bénéfice
net (...)
Je vous le demande : existe-t-il
quelqu'un qui puisse résister
à une telle affaire ? Non
(...) La
Deuxième Guerre mondiale
a été pour nous le
plus grand commerce de tous les
temps. De 1940 à1945, les
bénéfices de l'économie
des États-Unis se sont élevés
à 52 milliards de dollars,
contre 15.3 pour les quatre années
précédentes...".
Les mensonges semblent être
attirés par le profit : "Les
eaux situées en aval de l'usine
atomique ne sont donc que très
peu radio-active. Mais le plancton
présente 2000 fois plus de
radio-activité que l'eau
du fleuve. Les canards qui se nourrissent
de ce plancton présentent
une radioactivité 40.000
fois plus grande, quant à
celle des poissons, elle est 150.000
fois plus grande. De jeunes hirondelles
qu'on a nourries d'insectes du fleuve
se sont révélées
500.000 fois plus radio-actives.
Le jaune des oeufs d'oiseaux du
fleuve 1 million et demi de fois
plus. Savez-vous ce que cela signifie
?".
Je n'ai plus cette envie d'écrire
sur cette loi française
finalement adoptée de coupure
d'Internet, en cas de téléchargement
pirate, nous savons tous que les
élus se moquent éperdument du
sort des artistes, la réalité
de la décision est beaucoup
plus sordide que ce qu'il n'y parait.
Finissons
plutôt avec la publicité
sanitaire des 5
fruits et légumes pour
la santé... L.
Le Goff (Biocontact
n°190) : "...
la politique agricole commune (PAC)
persiste dans une scandaleuse disparité
des aides :10 millions d'euros pour
les céréales (destinées
à l'alimentation des élevages
et donc à la production de
viande), 10 millions pour les produits
laitiers et ... 1.5 million pour
les fruits et légumes
(...) un
Français sur quatre (25.6%)
n'achète pas de fruits et
de légumes "en raison
de leur prix exorbitant" :
globalement, cette faible consommation
de fruits et légumes explique
en grande partie l'état sanitaire
très préoccupant du
pays".
Mais depuis quand les élus
se préoccupent-ils d'autre
chose que de leur postérieur ?
Cela se saurait... Mais la chose
la plus démoniaque de toutes
demeure l'informatique ; il s'agit
bien du signe de la dissolution
dans la modernité. Depuis
que je scanne des photographies,
j'ai eu au moins un quart des applications
qui ont quitté "inopinément"
! Donc, autant d'usure de matériel
qui enrichit les marchands. Où
vont donc ces applications qui quittent
inopinément ? Dieu seul le
sait, ou plutôt le Diable...
Voilà une des raisons pour
lesquelles j'utilise toujours le
négatif : on ne peut pas
dire "voilà, il existe",
puis "Oh, il a quitté
inopinément" !
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Face
au nationalisme, citons joyeusement
Albert
Einstein
: « Celui qui défile joyeusement au pas cadencé a déjà gagné mon mépris. C'est par erreur qu'on lui a donné un grand cerveau puisque la moelle épinière lui suffirait amplement. On devrait éliminer sans délai cette honte de la civilisation. L'héroïsme sur commande, la brutalité stupide, cette lamentable attitude de patriotisme, quelle haine j'ai pour tout cela ! Combien méprisable et vile est la guerre ! Je préférerais être déchiré en lambeaux plutôt que de participer à quelque chose d'aussi méprisable. Je suis convaincu que tuer sous prétexte de guerre n'est rien d'autre qu'un assassinat pur et simple
». La
dimension erratique de l'informatique
est le symbole de ce fatras
politique actuel : "De
plus en plus de pesticides... Les
fruits, légumes et céréales
vendus dans l'Union européenne
contiennent des niveaux record de
pesticides, selon un rapport officiel
de l'Union européenne publié
fin 2008 (...)
C'est le plus haut niveau de contamination
par les pesticides enregistré.
Cela représente une augmentation
d'environ 20% au cours des 5 dernières
années",
François
Veillerette
(Président du MDRGF) pour
Biocontact. Dernièrement,
l'Etat français, très
soucieux d'écologie, a été
débouté par l'Europe
pour une demande de remontée
de seuil des polluants de l'eau.
Le
Ruisseau (Les Echos - 20 août 07)
: « En
quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi
volatilisées aux États-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5
million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont
disparu dans 27 États. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes
(...) En Allemagne, selon l’association nationale des apiculteurs, le
quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu’à 80 % dans certains
élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche,
en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène « Marie-Céleste » »,
du nom du navire dont l’équipage s’est volatilisé en 1872. En France, où les
apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000
abeilles chaque année) jusqu’à l’interdiction du pesticide incriminé, le
Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l’épidémie a également repris
de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les
cheptels » (...) Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la
mesure de ces désertions massives : le « syndrome
d’effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de
quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin
des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement
ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent
l’humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des
pollinisateurs à l’Inra (Institut national de recherche agronomique).
Arrivée sur Terre 60 millions d’année avant l’homme, Apis mellifera (l’abeille
à miel) est aussi indispensable à son économie qu’à sa survie. Aux États-Unis,
où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes
qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars
(...) Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la
planète risque d’assister à un autre syndrome d’effondrement, craignent les
scientifiques : celui de l’espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein
avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à
l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, avait-il prédit,
l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ».
Que font nos élus ? Ils
laissent la pollution des pesticides
augmenter de 20% en 5 ans ... et
parlent du Grenelle de l'environnement
! Paul Matthews (qui
est membre de Pesticide Action Network) :
«
148 pesticides ont été détectés dans les eaux de
surface françaises, 64 dans les eaux souterraines. "Seuls 5% des points
surveillés des eaux brutes en France présentent des concentrations en
pesticides compatibles avec le développement sans risque de la vie
aquatique". Ce sont les chiffres officiels de l’Institut
Français de l’Environnement, février 2003. 5 % des eaux souterraines en
France contient du glyphosate, l’un des deux herbicides à large spectre
utilisés avec les OGM notamment en Amérique du Nord et du Sud, où les mauvaises
herbes deviennent un véritable fléau à cause de la prolifération des adventices
hyper-résistantes ». Pour finir, expliquant et
résumant la pensée
dominante,
citons André Rico
(en juin 2001, un
colloque à Paris des fabricants de pesticides (UIPP), ancien président
de la Commission d’étude de la toxicité des produits antiparasitaires à
usage
agricole (Comtox) : «
Tous
les êtres vivants sont protégés contre les effets des produits chimiques qui
nous entourent et nous sommes bien protégés contre les faibles doses... Ce
n’est pas à nous de prendre des décisions par rapport à ceux qui vont
naître ; les générations futures se démerderont comme tout le monde
».
Il serait faux
de croire seulement que les
abeilles disparaissent, que la terre
est morte à 90%, les rivières
à 95%, que les cancers augmentent,
que les pesticides sont en progression
dans les aliments et que l'agriculture
biologique est beaucoup moins aidée
que celle chimique, que la Culture
fiche le camp et aussi que la crise
économique va probablement
dégénérer en
catastrophe planétaire ...
les mers
aussi agonisent : Copié
sur l'Agora de l’Ermitage :
«
Le
phénomène des zones marines mortes prend de l'ampleur et on compte désormais
400 zones côtières dans le monde où la vie marine est asphyxiée par la
pollution, un chiffre en croissance exponentielle depuis les années 60, selon
une étude américano-suédoise. Ces
étendues littorales, dont les écosystèmes aquatiques disparaissent étouffés par
manque d'oxygène dans l'eau, ont "probablement doublé tous les dix ans
depuis les années 1960", affirment les chercheurs Robert Diaz de
l'Institut des sciences marines du College of William and Mary de Virginie (Est
des États-Unis) et Rutger Rosenberg, du département de l'écologie marine de
l'Université de Gothenburg en Suède (...)
Le chercheur Robert Diaz a déclaré : « Ce n'est pas une
sorte de problème local ou régional, comme on le pensait dans le
passé. C'est en fait un problème mondial ».
Les zones mortes sont des espaces où l'oxygène est
devenu si rare que la vie marine a peu ou pas du tout de potentiel de survie.
Elles se forment quand une quantité excessive d'éléments nutritifs, en
particulier de l'azote et du phosphore, ruisselle de la côte et entraîne la
prolifération exponentielle des algues. Quand cette énorme biomasse meurt et
coule au fond, sa décomposition fait proliférer des bactéries mangeuses
d'oxygène ».
Alors
??? Travailler
plus pour gagner plus
... ou trouver un peu de raison
?
J'ai
donc cité largement Gûnther
Schwab, citons Roger
Heim
(Directeur du Muséum d'Histoire
Naturelle à Paris (de 1945 à 1960), il fut Président de l'Académie Nationale des
Sciences et Président de l'Union Internationale de la Conservation de la Nature
- de 1954 à 1958) : «
Un autre aspect..., c'est celui dont bien des
gouvernements ne parlent pas, qu'ils ignorent ou qu'ils méprisent et pourtant il
est inséparable du progrès alors que la civilisation de masse, dont l'évolution
régressive nous submerge, l'oublie malgré les apparences. Notre siècle est
paradoxalement celui de l'ignorance, j'entends qu'il est à la fois celui de la
technique aveugle et d'un irrationnel souvent primaire et incohérent que
déchaîne un scientisme outré et inhumain. Ajoutons que cette civilisation est
celle que créent la satiété des commodités et la lassitude de l'effort (...) Car
le procès est dorénavant ouvert, sans risque cette fois d'étouffement. Et c'est
aux victimes de se porter partie civile, et aux empoisonneurs de payer à leur
tour. Nos avocats seront ceux qui défendent l'Humain, mais aussi la Vie, toute
la Vie. C'est à dire notre berceau, puis notre lit de repos, l'air et l'eau, le
sol où dorment les semences, la forêt où chante la faune et l'avenir où luit le
soleil. En d'autres termes, la Nature. Celle d'où nous venons; celle où nous
allons souvent; celle où nous irons à tout jamais (...)
On arrête les “gangsters”, on tire sur les auteurs des “hold-up”, on guillotine
les assassins, on fusille les despotes - ou prétendus tels - mais qui mettra en
prison les empoisonneurs publics instillant chaque jour les produits que la
chimie de synthèse livre à leurs profits et à leurs imprudences
? ». Puis
Dominique Guillet (Kokopelli)
à propos de Roger Heim :
« Pourquoi ses recherches ont-elles été reléguées aux oubliettes de l'histoire?
Ses prises de position très écologiques devaient certainement irriter la mafia
de l'agrochimie qui avait pris le pouvoir en France avec la complicité des
administrations, de l'INRA et de certains “scientifiques”. En 1963, il rédigea
l'introduction de la traduction de l'ouvrage de Rachel Carson “Le Printemps
Silencieux”, (non réédité depuis 1972 ! ), le premier ouvrage à dénoncer l'emprise
de la mafia de la chimie agricole et des pesticides (...)
En clair, si l'Etat n'est pas capable de protéger le peuple, quand le peuple se
portera-t-il partie civile pour amener devant les tribunaux tous les
empoisonneurs publics, les Monsanto, les Syngenta, les Bayer, les Basf et tous
les autres ? (...)
En France, l'ouvrage décisif de Rachel Carson fut suivi par celui de Gunther
Schwab “La Cuisine du Diable” en 1964, par celui de Bernard Charbonneau “Le
Jardin De Babylone” en 1969, par celui de Jean Dorst “Avant que Nature ne meurt”
en 1969 (préfacé par Roger Heim) et par celui de Roger Heim “L'Angoisse de l'an
2000”, un recueil de textes dont il rédige la post-face en septembre 1972. Le
mois suivant, Pierre Fournier lança la revue “la Gueule Ouverte” dont le n°12
d'Octobre 1973 titre “Quelle Terre laisserons-nous à nos enfants
?”. Mais tout
comme il fallut attendre 30 ans pour que la lutte contre l'amiante initiée par
les militants de la Gueule Ouverte porte ses fruits, il fallut encore attendre
une trentaine d'années avant que n'éclate le scandale de l'éradication des
abeilles par le Gaucho et le Régent, avant que ne soient publiés les ouvrages du
cancérologue Dominique Belpomme, avant que ne soit publié l'ouvrage de Nicolino
et de Veillerette “Pesticides
: révélations sur un scandale Français”
». Personnellement,
je pense que non seulement
c'est la Démocratie qui permet
de faire cacher la vérité
(je ne vais pas recopier le livre
de René
Guénon
: "La
crise du Monde moderne"),
mais que celle-ci a été
imaginée dans un but
de contrôle et de puissance,
plus qu'elle ne fut volée
par les marchands ; car celui
à qui l'on dit qu'il est libre,
celui là cherche moins
ses chaînes... Les interventions
actuelles qui se font sous
couvert de lutte contre le terrorisme,
et de libération des peuples,
attestent de motivations qui
paraissent identiques à
celles des colonisateurs du passé.
Il s'agirait bien de faux-semblants
sordides, même si le doute
doit profiter à la conviction
contre la certitude.
Pour
conforter cette conviction, citons
toujours Dominique
Guillet
: «
En 1961, il y a eu une convention, qui s'appelle la convention de Paris, elle
a créé l'UIPOVE (Union internationale pour la protection des obtentions
végétales). Ainsi, à cette date, les multinationales qui s'étaient créées un
cadre juridique ont accaparé ou acheté tous les semenciers de l'hémisphère nord
: à savoir un bon millier de semenciers en l'espace de 30 ans. Ce qui fait
qu'aujourd'hui nous avons une dizaine de multinationales qui contrôlent 50% de
la semence planétaire et 60% de l'agrochimie (...) Depuis 1941, quand on fait le
bilan de ce qui existe dans les catalogues nationaux, on s'aperçoit qu'il existe
avant tout des hybrides F1. Un hybride F1, par définition, c'est une variété qui
génère un marché captif, puisque étant soit stérile, soit dégénérescent, vous ne
pouvez pas reproduire les semences conformément au type de votre hybride F1 de
départ (...)
En Inde, il existait de 100 à 200 000 variétés de riz avant la révolution verte
et après celle-ci, il n'en reste que 50 ! En fait la biodiversité a été
totalement éradiquée, toutes les variétés de riz qui étaient adaptées à des
terroirs bien précis ont été totalement éradiquées, le tout accompagné d'une
destruction du milieu social, destruction du rôle de la femme dans la société
indienne, pollution effrénée des nappes phréatiques, de l'air, du sol, etc.
Quarante ans de révolution verte, un désastre total ! (...) Nous avons toutes
les solutions pour nourrir la planète, la faim dans le monde cela n'existe pas,
c'est un outil géopolitique ».
Je ne m'appesantis pas sur les déboires
de
Kokopelli
(amendes - menaces - interdictions
- contraintes, exemple : "il fallait payer un demi-droit qui était de l'ordre de 1450 FF par variété, il
fallait prouver que nos variétés étaient âgées de plus de 20 ans"), avant
Terre de Semences,
car l'écoeurement puis la
nausée sont au bout du chemin.
Les ministres sont les marionnettes
aux ordres de puissances d'argent
qui dépassent d'une tête
la puissance étatique, les
lois sont votées afin
de servir leurs seuls intérêts,
au détriment de la santé,
de la maladie plutôt, du
peuple : On ne peut rien faire, madame le Ministre (1998)
de Corinne
Lepage.
Autre
scandale du même genre : le
CANCER (j'y
reviens régulièrement
sur mon site de Rmiste ignorant, et
mis à l'écart) avec
André Gernez : «
Le scandale du siècle
». Une
source "Rémissions"
: «
23 décembre 1971 : les Américains lancent le plan anti-cancer. Le conseiller du
Président Nixon, J. Rooney, annonce à toute la presse qu'en 1976, date du
bicentenaire de l'indépendance, la victoire sur le cancer serait totale.
Fanfaronnade électorale ? Non (...) Cette déclaration s'appuyait sur les
découvertes du docteur André Gernez, médecin français qui démontra dès 1970 que
le cancer pouvait être évité dans 93% des cas (...) on administrait à ces
malades un sédatif pour les tenir tranquilles dans les dortoirs. Ce sédatif est
l’hydrate de chloral. Or, ce produit est en même temps un antimitotique, le
premier antimitotique que l’on ait découvert. Ce produit est parfaitement bénin.
A telle enseigne qu’il était administré aux bébés quand, nourrissons, ils « font leurs dents », sous forme de sirop Tesseydre (...) La théorie Gernezienne
est officialisée dans le bulletin de la ligue nationale contre le Cancer en
septembre 1972, par le Pr. Marques. En 1972, Ch. Geffroy, après consultation à
Genève du Directeur de la cancérologie de l’OMS, diffusait, à un million
d’exemplaires, un opuscule révélant au public la procédure diététique et
médicamenteuse de prévention du docteur Gernez (...) En 1973, le Dr J. Ripoche,
en charge du dossier au Ministère de la santé, décida de révéler les résultats
des expérimentations réalisées depuis plusieurs années dans le secret à
l’institut de toxicologie de l’Université de Paris et dont les résultats
confirmaient la théorie Gernezienne, ainsi que l’efficacité de la procédure
préventive qui en découle. Le ministre lui-même, Mr Poniatowski, sera censuré et
son successeur niera l’existence de ces expérimentations (...) L’hydrate de
chloral fut retiré du marché au mois de décembre 2001 ».
Le Docteur Gernez découvrit les
cellules souches
fin des années 40, mais il en niera
ensuite la paternité, après
avoir découvert un paragraphe dans le manuel d’histologie de 1932 où un auteur anonyme
relate ce qui n'est encore qu'une simple observation, sans théorie.
Cela parait
très crédible, comme le
moteur de Paul
Pantone,
désormais incarcéré
dans un hôpital psychiatrique
de l'Utah (le 28 février
2008,
et on le comprend aisément : il aurait donné
et non vendu son travail à
l'humanité).
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Nietzsche
écrivait avant Michel Foucault
: "Être
vrai, - peu seulement le peuvent
...".
C'est à ce niveau que la
démocratie tombe le masque
; les électeurs flattés
(le peuple légitime), pour
aller voter, sont ensuite traités
comme du simple bétail humain.
Un exemple isolé : le nuage
de Tchernobyl
sur la France, et qui fut un mensonge
d'Etat. Citons
un court extrait d'une chronologie
de "Réseau
Sortir du nucléaire"
:
Ainsi
: « Mercredi
30 avril 1986 : le Pr Pellerin, toujours à la tête du SCPRI (30 ans plus tard
!), prétend qu'"aucune élévation significative de la radioactivité n'a été
constatée" (...) Vendredi
2 mai 1986 : le Pr Pellerin, directeur du SCPRI, diffuse à de nombreux
destinataires un communiqué qui affirme que "les prises préventives d'iode
ne sont ni justifiées, ni opportunes" et qu'"Il faudrait imaginer des
élévation dix mille ou cent mille fois plus importantes pour que commencent à
se poser des problèmes significatifs d'hygiène publique"
(...) Vendredi
16 mai 1986 : réunion de crise au ministère de l'Intérieur. La présence de plus
de 10 000 becquerels par litre dans du lait de brebis en Corse n'entraîne
aucune décision du gouvernement alors que la réglementation européenne
préconisait de retirer de la consommation tout produit alimentaire contenant
plus de 500 bq/l. Un documents est annoté à la main : "Nous avons des
chiffres qui ne peuvent être diffusés". Ce document sera saisi par la
justice lors d'une perquisition en 2001 (...) Lundi
16 février 1987 : lors d'une réunion à Bruxelles des ministres des affaires
étrangères de l'Union européenne, la France refuse que soit prorogé le
règlement européen sur la radioactivité maximale des aliments acceptable en cas
d'accident nucléaire, adopté en toute urgence après Tchernobyl
». La
Démocratie donc, c'est quand
cela arrange. La liberté
? C'est de travailler pour
aller consommer. Un point c'est
tout. Jusqu'à Monsieur Jack
Lang qui alla même jusqu'à
faire considérer que toutes
les Cultures se valent, qu'il n'y
a pas de différence entre Arts savants et Culture de
la rue, manière de créer un
troupeau
homogène. Nous
pouvons voir le type de société
que cela a fini par produire ! Si l'Art facile est
mis à égalité
avec ceux majeurs, il est procédé
à l'inversion de la
Vie : l'effort est exclu de
la vitalité, il devient ainsi honni,
et les masses en deviennent léthargiques,
donc toujours plus manipulables
- la clef ultime du Pouvoir.
Mais
le mensonge et la cupidité
sont tellement ancrés profondément
dans notre modernité, que
le «
parler vrai
» ou
l'«
être
vrai
»
se transforment en audimat
avec cette parodie de justice qu'est
"sans
aucun doute",
qui atteint, il faut le dire, le
sommet de ce qu'il est possible de faire
avec la corruption de l'esprit
de vérité, l'antinomie
totale de la pensée de Foucault,
le "ramasser le moindre avantage
dans les ordures"
de Nietzsche.
Il serait intéressant de
comparer l'aide apportée
avec les recettes effectives, sans
tricher. Faire un spectacle en dit
long sur la civilisation - les
promesses non tenues du Président
et le mensonge nucléaire
sont de la même veine. La
démarche est peut-être
sincère pour quelques-uns,
mais son application est souillée
par le vulgaire, pour la société
de spectacle
de Guy
Debord
qui règle toute la société.
|

|
A
tire-d'aile
(en référence à
Jonathan Livingston le goéland,
une métaphore),
c'est mon ignorance seule qui me
permet de construire une vérité
d'ensemble, non la, mais une vérité
; car seule la démarche
importe : la sincérité
et au delà d'elle-même
l'être, être
vrai,
être
vivant.
Günther Schwab notait que la
spécialisation enferme dans
une bulle
d'ignorance,
et Michel Foucault questionnait
le passé. Le plus sévère
à l'encontre de nos dirigeants,
est de constater à quel point
ils font du sensationnel médiatique
et combien les scandales se confortent
les uns les autres et donnent du
crédit aux supputations radicales
(théories du complot), la
vitesse faisant que plus personne
ne peut saisir vraiment l'information,
ni avoir une approche holiste. Pourtant
j'en viens à une conclusion
: même si la moitié
des informations que je rapporte
ici sont fausses, par ignorance
ou malhonnêteté, ceci
justifierait amplement que tous
les partis politiques occidentaux
au pouvoir soient jugés pour
crime de
guerre
et génocide
du vivant.
Certains symboles sont forts : sur
les mots "casse
toi alors pauvre con",
ce fut un porteur de pancarte
qui fut condamné et non celui
qui les a professés ; cela
témoigne que tout l'appareil
d'Etat (du pouvoir législatif
à la Justice) est au service
de lui-même avant de servir
le citoyen, quand le véritable
maître est la puissance financière
:
Et
maintenant ? La mobilisation contre le cancer
est élevée au rang de "chantier prioritaire"
par notre
Président, la France s'engage contre le réchauffement climatique. Mieux
encore : l'élevage gaspilleur
de protéine - un rapport
de 1 à 7, et polluant - pour
les mers, va être particulièrement
aidé par l'Etat ! Nos
élus ne sont pas philosophes,
ce sont des comptables qui calculent
à très
brève échéance,
contrairement aux royautés, ils
n'ont aucune idée de l'homme
"vrai".
C'est Nietzsche,
ou la parrhêsia (c'est
tout
dire, la franchise dans le discours, la véridiction,
ensuite le
salut)
qui avait une fonction
éthique et politique
chez les Grecs. Michel
Foucault
y est revenu à la fin de
sa vie, pour une "vraie
vie".
Notre système politique ne
peut générer que de
la mort
-
il assassine
autant que les guerres. Nous sommes
déjà marqués
comme des animaux
(au nom
de la sécurité)
avec la nouvelle carte d'identité,
et le
contrôle sur
Internet se fait doucement sentir.
C'est la fin d'un système
et les élus refusent de regarder
les vérités en face.
Une, non des moindres, est la démence
édifiante dans l'art contemporain. C'est
le temps du chaos
final,
l'argent a fini par dévorer
ses enfants et dévaster la
planète. Finalement, la démocratie
fut au service des
banques. Le "courage
de la vérité"
n'est pas à l'ordre du jour
: les sommes obtenues pour
renflouer la croissance ne servirent
jamais la misère. Michel
Foucault finit par toucher du doigt
cette question de l'être
précédant toute démarche
qui prétend dire la
vérité. Comme
l'a dit Nietzsche, celle-ci est
cruelle, et la majorité
des hommes préfèrent
le mensonge politique. Ce qui
compte le plus dans mon site, est
moins la vérité, en
sa justesse, que la désirer. Mais
divertissons, divertissons, disent
les médias infantiles !
Le
mou pour chat
: Comment ne pas saisir la correspondance
entre irresponsabilité des
hommes et femmes politiques, ne
comprenant jamais la corrélation
entre choses attestées
par le monde scientifique (pesticides
et cancers), et informatique
? Il y a encore 10 ans,
les marques fournissaient un mode
d'emploi en papier, puis celui-ci
fut intégré dans les
ordinateurs avec des bulles d'aides.
Nietzsche
se demandait si le peuple en était
encore un, Günther
Schwab
considéra que ce n'était
qu'un troupeau, la manière
dont Mac
traite ses clients nous fait douter
même d'être des
animaux, car les bêtes méritent
le respect. Ainsi, on peut
acheter très cher un scanner,
très cher également
un ordinateur Apple,
mais se retrouver dans l'impossibilité
d'utiliser le graveur dans le but
de réaliser des copies
sur CDROM, pourquoi donc ? Aucune
explication - aucune aide - aucune
remarque - pas la moindre information
qui rendrait possible un usage de
la machine. A trois personnes (deux
photographes et une personne ayant
travaillé 15 ans dans le
domaine informatique), nous n'avons
pas trouvé la clef d'utilisation.
Il faut, parait-il, aller sur le
site Internet de la marque. Mais
sans connection, comment fait-on
? Ce n'est pas un
hasard, c'est bien représentatif
de la déliquescence cérébrale
actuelle et du mou pour chat faisant
office de matière grise.
C'est exactement comme pour les
auto-radios
vendus désormais : le
son est devenu de la "merde"
(veuillez, s'il vous plait, m'excuser
le terme), mais les clients sont
contents, car il y a plein de gros
boutons de toutes les couleurs,
avec certains même qui changent
de teinte. Un sérieux progrès,
n'est-il pas vrai ? En fait,
le respect des personnes s'efface,
car nous sommes en guerre économique.
Ceux qui tombent au combat sont
laissés sur le sol : au bout
de 7 années, la moitié
de mes appareils sont incompatibles
entre eux et cela fait se moquer
les vendeurs qui ne comprennent
pas que je n'en change pas tous
les deux ans. Il semble alors évident
que c'est cette mentalité
qui explique comment les hommes
et femmes politiques ont laissé
se diffuser les fours à micro-ondes,
les téléphones portables,
les pesticides et les engrais chimiques,
sans oublier l'amiante.
C'est toujours bon pour la croissance,
car, quand bien même cela
tue, cela génère un
surplus de croissance du fait du
désordre occasionné.
Ces gens n'imaginent pas le bonheur de
se servir de magnétophones
à bande des années
70 : non seulement cela fonctionne
toujours très bien, mais
le son est tellement meilleur
que celui étriqué
et acide d'aujourd'hui ! Texte
de P. A. rapporté par le
royaliste Bertrand Lambert : «
Pires que les OGM, les nanoparticules
agro-alimentaires » ...
Extrait
choisi :
«
L'affaire fait grand bruit en Australie où le gouvernement vient d'être
interpellé par la plus grande fédération de syndicats, l'ACTU. Laquelle, en
l'absence de toutes garanties et précautions spécifiques, exige une législation.
«Il semble, proteste-t-elle, que
le monde des affaires ait reçu le feu vert pour développer les nanotechnologies
mais que du côté des régulations de sécurité et de santé on soit toujours au
rouge» (...)
En réalité, comme tous ses collègues des pays développés, le gouvernement
australien fait l'âne et se retranche derrière les nécessités économiques. Si
son livre blanc Options pour une
stratégie nationale sur les Nanotechnologies recommande d'approfondir leurs effets sur la
santé, la sécurité et l'environnement, il est clairement souligné qu'aucune
nouvelle régulation ne saurait venir alourdir celles en vigueur dans le monde
industriel. Le National Nano-Technology Coordination Office américain va même
plus loin dans son refus d'une législation adaptée car cela « pourrait gêner
tout développement en ce domaine ». Il ne saurait donc être question d'imposer
des tests de sécurité particuliers aux nanotechnologies avant qu'elles ne soient
mises sur le marché (...)
Le Dr Sam Bruschi, qui vient d'achever sur le sujet une étude commandée par
l'Australian Safety and Compensation Council, est beaucoup plus sévère. Il
affirme avoir trouvé des lésions précancéreuses chez des animaux ayant respiré
des nanotubes de carbone (...)
Leur
taille microscopique leur permet de passer, à travers filtres respiratoires et
défenses immunitaires, dans les systèmes circulatoire et nerveux et de se
déposer dans tous les organes y compris le cerveau. Pour beaucoup, les
nanotechnologies pourraient être l'amiante de demain ».
Site
en suspend (mars 2009) : je
suis immobilisé* dans ce lieu
épouvantable qu'est l'Auvergne.
Pourtant la France n'est déjà
pas un présent des Dieux,
tellement les bords de mer restent
peu esthétiques par rapport
à ceux de la côte
anglaise, galloise ou écossaise...
La photographie de paysage ne deviendra
jamais un art en France. En soi
ce n'est pas bien grave ; le photographie
fut toute me vie, la Nature aussi.
Le fait que l'ANPE
se soit limitée, dans son
soutien, à m'interdire tout
déplacement photographique,
jusqu'à harceler pendant
les congers annuels consacrés
à photographier, jusqu'à
trois suspensions consécutives
avec au final une fausse
déclaration*,
revient à trancher les mains
d'un écrivain ou à
crever les yeux d'un peintre, c'est
d'une efficacité aussi remarquable
que le goulag ou les camps de travail.
Plus de photographie donc ? C'est
très bien ainsi, au moins
je ne vendrai aucun livre d'art
qui rapporterait des taxes, ma façon
à moi de foutre
aussi au cul
de ce pays qui aime ses artistes
et la liberté ! *
(Même mon organisme n'y résiste
pas, il suffit d'y revenir pour
déclencher aussitôt
des paralysies et des hémorragies) *
(J'ai déposé une plainte
au Tribunal pour "faux et usage
de faux" ... à suivre
donc)
Ce
monde est à l'agonie comme
en témoigne la démence
de vouloir relancer la croissance
source de tous les maux... Günther
Schwab en
forme : «
Si les hommes étaient aussi intelligents qu'ils l'imaginent, sans doute s'appliqueraient-ils à considérer l’histoire mondiale du point de vue de la sauvegarde biologique de la Nature. Ils découvriraient alors que bien des guerres et des batailles, au cours desquelles des millions d'êtres humains furent massacrés, étaient inévitables, parce que l'attaquant avait ruiné ses forêts, son sol, le régime des eaux de son pays, et qu'il était de ce fait obligé de conquérir d'autres contrées afin de pouvoir subsister
». Ensuite,
l'Association "l’homme originel" : «
Toutes
les maladies dont on sait reconnaître aujourd'hui les traces, grâce aux
progrès de la paléopathologie, ne sont pas décelables sur les squelettes d'avant l'ère culinaire !
La tuberculose, par exemple, semble n'avoir pas existé avant le
troisième millénaire. La lèpre non plus, ni la syphilis, ni la malaria,
ni même l'agressivité. Les premières traces de guerre remontent à 3000
ans, sauf une seule nécropole datant de 12 000 ans avant notre ère.
Ensuite, on trouve régulièrement des pointes de flèches dans les
ossements (...) Chaque jour même le dimanche et les jours fériés, il y a 300 000 humains de plus : une ville de Genève de plus chaque jour ! (Toujours en déduisant les décès).
Tous les trois jours, un million de personnes en plus. Chaque année, cent millions de plus d'humains ». Yves
Cochet
(député) : «
Je
propose qu'une famille continue de percevoir des aides pour les deux
premiers enfants, mais que ces aides diminuent sensiblement à partir du
troisième », lors d'un colloque de la revue de la décroissance Entropia
(un enfant européen a «
un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York
»).
La colère est
passée, mais le drame commence,
celui d'une société
ayant perdu tout repère
et qui court au suicide collectif ;
le seul remède français fut
de dire : "travailler
plus pour gagner plus",
alors que la planète crève
d'une surconsommation. Le monde
moderne est donc devenu un consommérisme
sans conscience, mais la politique
au pouvoir croit s'en sortir encore
une fois en aggravant ce constat
; il faut en toute logique
que la raison de cette folie se
trouve ailleurs que dans l'ignorance
ou une bêtise peu crédibles
à ce point, par exemple dans
la nature intrinsèque d'un
mécanisme marchand toujours
colonialiste. C'est ainsi que le
saccage constant de la planète
devient la source N°1 des
profits et de la croissance : tout
est fait pour entretenir cette destruction.
Comme je le rapporte plus loin,
un chercheur trouve un remède
peu coûteux contre le cancer*
-
et le produit est aussitôt interdit,
un autre dénonce la destruction
des sols à 90 %*
- il doit démissionner, celui
qui critique les OGM -
perd son poste, un professeur de
géopoltique qui contredit
les thèses officielles -
est débarqué par un
Ministre, un dernier qui
développe un moteur à
plasma (consommant 80% de carburant
en moins) - finit en asile psychiatrique,
sans oublier surtout qu'expliquer comment
vivre sain et être en bonne
santé - dirige automatiquement
vers le qualificatif de secte
! Le véritable
terrorisme* se
situe chez nous, c'est la propagande
populiste destinée à
entretenir la peur
et à justifier des massacres
commis à une échelle
inconnue jusque là. Les temps
qui s'annoncent vont être
terribles et sans rémission
pour la cupidité et l'ignorance...
*
(Les cancers : "Leur prévalence
a augmenté a augmenté
de 93% chez l'homme et de 84% chez
la femme en 25 ans, selon l'institut
de veille sanitaire, pour devenir
la première cause de mortalité.
L'analyse des statistiques révèle
que 30% des cancers seraient
liés à la pollution
chimique de l'environnement. Sachant
que l'alimentation est en cause
dans 35 à 40% des cancers,
cela signifie que près de
70% des cancers pourraient faire
l'objet de mesures préventives
adaptées !", Lylian
Le Goff) *
("En cessant d'apporter de
la matière organique et en
accélérant sa disparition
par des labours profonds, par l'irrigation
et par l'excès d'azote, on
supprime l'alimentation de la faune
du sol, ce qui la fait disparaître.
Cette disparition est accélérée
par les pesticides qui tuent la
faune du sol. Or, celle-ci fait
remonter chaque jour, par ses excréments,
les éléments nutritifs
qui sont lessivés par la
pluie (...) Aujourd'hui, la France
perd en moyenne 40 tonnes de sol
par hectare et par an. Le sol disparaît,
le patrimoine s'en va et l'homme,
pourtant responsible de ce désastre,
accuse la pluie, le vent ou le soleil
de la perte de son sol ", Claude
Bourguignon) *
(Pour
la santé, ou le terrorisme de l'industrie et des grands groupes
médico-pharmaceutiques, lire John
le Carré (David Cornwell)
; pour le 11 septembre, écouter
Richard Gage (Architects & Engineers
for 9/11 Truth), visitez l'association
ReOpen911 - on y apprend que la
BBC annonçait la destruction
du bâtiment 7 presque 30 minutes
avant son effondrement solitaire
et inopiné : d'après
les spécialistes un exemple
parfait de démolition contrôlée
(avec des explosifs). Pour comprendre
la manipulation actuelle, retenons
la sagesse de Muqtedar Khan (Directeur des Etudes islamiques à l’Université du Delaware
et professeur associé à l’Institute for Social Policy and Understanding)
et Robert A. Pape (de l'Université de Chicago), auteur de Dying to Kill :
The Strategic Logic of Suicide Terrorism, ayant étudié des centaines
de cas d’attentats
suicides et conclu qu’il n’y a aucun rapport entre
islam et attentat suicide, la cause en étant
l’occupation par une force militaire étrangère, ce qui devrait alors
nous rappeler un passé proche... Nous
avions pourtant les moyens intellectuels
de comprendre et prévoir
la dictature
de la pensée
qui écrase désormais
les consciences : trois philosophes
et non des moindres, Michel Foucault,
Gilles
Deleuze et Guy Debord.
Le premier vit que nous passions de la
discipline au contrôle du fait qu'il y a trop de monde à gérer par la police,
le
second que le monde est une suite de délires psychiques, le troisième que la vie
de tous les jours est comme un spectacle, une absence de vie. Il y aura
donc
une guerre à seule fin de tuer des milliards d'êtres humains, une
mainmise sur l'alimentation, car "celui qui tient la nourriture tient le
Monde". Et c'est désormais l'enfer sous couvert de démocratie et de
droits de l'homme, la perversité
absolue : diabolique.
Les choses iront à leur terme,
et ce pour trois raisons :
puissance des lobbies instaurée
en ordre mondial, impossibilité
de modifier en quelques décennies
la mentalité commune, ignorance
des problèmes de la société
et des causes : l'Etat français décide
de réorienter 1.4 milliard
d'euros de la PAC en direction
des éleveurs (hérésie
écologique), les banquiers
croient que tout reviendra comme
avant (selon Jacques Delors)) J'ai
enfin achevé mon premier
ordinateur dont
le fonctionnement erratique
- en fait des incompatibilités
chroniques et volontaires du fait
des concepteurs eux-mêmes
(c'est la société
de consommation) -
ces dernières années, m'a
fait gâcher la moitié
de mon temps. On n'a pas
idée de concevoir ces choses...
J'avais déjà contre
moi une ruine du fait
d'avoir cru pouvoir travailler sans
me faire (censuré)
par une grande
surface, l'obligation de
vivre à la rue pour avoir
cru que les artisans
n'allaient pas profiter pour m'(censuré)
à la rénovation de
ma maison, était contraint
à résidence à
cause de cette (censuré)
d'ANPE
m'interdisant tout déplacement
photographique, je n'avais donc
pas un besoin particulier du monde
démoniaque de l'informatique.
C'est un pur chaos... un vrai monde
d'(censuré)
! La seule revanche existentielle
des (censuré),
qui n'ont aucune créativité,
est de bloquer celle des autres.
La croissance
a besoin des sites lucratifs (pornographie),
mais non d'une richesse immatérielle.
L'infernale machine d'Etat et les
vices de procédure sont le
plus sûr moyen d'empêcher
l'essence de tout réveil
intellectuel... Oui, mais cette
analyse caractérielle est
trop sommaire et émotive,
le mal est plus profond qu'il n'y
parait ; cela fait un certain temps
que je remets en question les idées
dont on nous a bourré le
crâne, tant cette liberté
qui n'est qu'une illusion de surface,
que la politique sécuritaire
qui semble être à l'origine
du terrorisme en non son contraire,
ce qui revient à se poser
cette question dangereuse :
mais à qui
profite le crime ? Je
me plains tout au long de mon texte
de ma situation précaire
d'artiste oscillant constamment
entre restrictions de
vente (imposées stupidement
par la réglementation fiscale)
et la situation de chômeur
interdisant tout déplacement
à l'artiste, sous l'égide de
l'ancienne ANPE (dont le véritable
rôle, j'en ai aujourd'hui
l'intime conviction, n'était
pas d'aider à la recherche
d'emploi, mais de fabriquer les
chômeurs utiles à la
politique de la peur et de l'exclusion)
; je n'ai jamais reçu,
par contre, le moindre centime d'euro
du fameux 1%
pour la Culture des communes
de France, ni reçu aucune
main tendue du Ministère
de la Culture pourtant censé
être créé
pour aider les artistes, et non
les détruire. Mais pour
comprendre ce qui se trame exactement
au sein de l'acculturation de masse
de la société, de
la destruction de la Nature (cela
va de pair avec des lois de
plus en plus liberticides, la décomposition
du secret bancaire, la disparition
prochaine de la bande FM, et la
Ministre de la Culture osant dire
à l'Assemblée nationale
qu'Internet n'est "pas un droit"),
de la biodiversité (comme
faire interdire aux associations
les banques de semences et de graines
biologiques, comme patrimoine de
l'humanité), il faut regarder
du côté des intérêts
des grands lobbies gardant les Gouvernements
des différents pays à
leur botte, et représentant,
selon la déterritorialité
des capitaux de Gilles Deleuze,
une sorte de "gouvernement
mondial" faisant un hold-up
constant sur le vivant, sur
l'intelligence, et surtout sur l'alimentaire
qui est certainement l'outil de
contrôle le plus efficace
qui puisse être quand la famine
mondiale explose. Tout se met en
place pour un totalitarisme beaucoup
plus subtil et efficace que le nazisme
ou le communisme, et dont le capitalisme
n'est qu'un procédé
mécanique destiné à
générer des
"machines désirantes",
le plus effroyable étant
le développement informatique
voué, sous couvert de liberté,
à exercer un contrôle
de tous les flux (échanges
financiers) au sein de flux déjà
décodés
(valeurs intellectuelles et spirituelles
laminées par le nivellement
égalitariste démocratique). Exemple
: le Codex Alimentarius.
Site
"Dr. Rath Health
foundation" (il est le
fondateur
de Health Now, société de recherche et de développement en
nutrition et Médecine Cellulaire) : "La Commission du Codex Alimentarius ne s’intéresse pas qu’aux suppléments
alimentaires. Elle est le champ de bataille principal de la guerre politique qui
déterminera aura le pouvoir et contrôlera les approvisionnements en nourriture
du monde, de la ferme à la fourchette. Cette "guerre" est menée par un ensemble
complexe et très ramifié d’organismes internationaux, de grandes entreprises,
d’intérêts financiers, ayant pour objectifs primordiaux le commerce et les
bénéfices, et non pas la santé humaine.
Actuellement, il semble que les vainqueurs financiers à long terme de cette
guerre pour le contrôle des ressources alimentaires de la planète seront
probablement les industries pharmaceutiques et chimiques. En particulier grâce à
l’adoption (presque inévitable) d’autres directives du Codex sur les produits
alimentaires dérivés de la biotechnologie. Par conséquent, notre liberté de
choix, notre santé et notre environnement sont clairement mis en danger.
La santé optimale et la bonne nutrition sont des menaces pour le "commerce
avec la maladie" de l’industrie pharmaceutique parce qu’elles réduisent le
marché des produits alimentaires synthétiques. Une alimentation libre de résidus
de pesticides, d’additifs artificiels et autres contaminants dépend par
définition de la diminution globale, voire idéalement d’une élimination totale,
de ces produits chimiques dans l’alimentation. Une telle évolution ne peut
évidemment pas être dans l’intérêt des entreprises pharmaceutiques et chimiques
qui les fabriquent. Une telle réduction de la consommation des produits
chimiques se traduirait par une baisse des bénéfices et une amélioration de la
santé pour des populations tout entières". Sur
le site Morphéus :
"Le Trust de la pharmaco-chimie tel que nous le connaissons fut conçu par une
association de la Rockefeller avec l’IG Farben de l’Allemagne nazie. La Standard
Oil détenue alors par John D. Rockefeller prit une participation de 15% dans ce
nouveau trust germano-américain en 1939. L’industrie IG Farben en Allemagne ne
fut pas bombardée pour préserver les intérêts de la Rockefeller. Dès 1932,
l’industrie pharmaco-chimique IG Farben finança Adolf Hitler, à hauteur de 400.000 Deutsch Mark, sans ce soutien selon le tribunal de Nuremberg «la deuxième
guerre mondiale n’aurait pas pu avoir lieu...» (...) Le 13 mars 2002 nos euro-députés adoptèrent des lois en faveur de l’industrie
pharmaceutique, fixées par des dispositions du Codex Alimentarius visant à
élaborer une réglementation coercitive pour toutes les thérapies naturelles et
suppléments alimentaires. Une manière détournée de détruire des concurrents pour
prendre des parts de marché, car la santé se vend et s’achète.
Une fronde
citoyenne de 438 millions de pétitions inonda pourtant les messageries des
euro-députés à tel point, que les communications internes en furent bloquées.
Malgré près d’un demi milliard de pétitions, les directives du Codex
Alimentarius furent adoptées. Ce vote fut un véritable déni de démocratie
augurant de futures difficultés pour la construction de l’Europe (...)
1°) Il s’agit de supprimer tout supplément alimentaire naturel. Tous seront
remplacés par 28 produits de synthèse pharmaceutique à bas dosage (car toxique)
et seront uniquement disponibles en pharmacie sous prescription médicale.
2°)
Les médecines naturelles telles que l’acuponcture, la médecine énergétique,
ayurvédique, tibétaine etc, se verront progressivement interdites.
3°)
L’agriculture et l’alimentation animale se verront réglementées selon les normes
du complexe pharmaco-chimique, interdisant du même coup l’agriculture dite
bio-dynamique. 4°) L’alimentation humaine certifiée légale devra être
irradiée (irradiée au Cobalt). Le Codex Alimentarius contrôlera l’accès aux
acides aminés essentiels, les huiles de poisson, les vitamines et les minéraux.
L’élargissement des contrôles opérera progressivement mettant à mal toutes les
médecines alternatives, ancestrales ou naturelles (...) Après avoir établi la genèse de ces crimes en col blanc et prouvé la
responsabilité des industries pharmaceutiques concernant la mise en place d’une
politique mondiale de génocide disséminé, le Docteur Matthias Rath a remis un
acte d’accusation pour crime contre l’humanité à la Cour Internationale de
Justice de la Haye le 14 Juin 2003". Il s'agit donc bien de complot
à l'échelle planétaire
: non seulement le but médical, donc
politique, n'est pas de combattre
les causes mêmes de la
maladie, mais les conséquences
de celle-ci - ce
qui est beaucoup plus profitable
sur la durée pour l'industrie
et la croissance, tout en éradiquant
une partie de la population mondiale
comme le soutient Rima E Laibow
médecin et neurologue -
mais il s'agit de s'attaquer à
tout ce qui ferait que l'on soit en
meilleur santé et ainsi dépenserait
moins d'argent. Le déficit
de la Sécurité Sociale
est bien entendu une pure escroquerie
intellectuelle ; il s'agit
aussi d'un génocide différé
(par intérêt) et peut
être d'une gestion du trop
plein d'êtres humains sur
Terre. Les citoyens sont dirigés
comme un troupeau. Pas besoin de
leur dire où aller, il suffit
qu'ils croient que les élus
les représentent.

Courant 2009, le compte à rebours a déjà commencé...
Descriptif raccourci de ce qui est probablement la plus grande manipulation des
cerveaux de tous les temps, la plus complète mystification, reposant sur la
dictature du nombre et l’exploitation de la stupidité majoritaire ... la
démocratie.
La situation est mauvaise, pour preuve l’Etat français qui lâche un peu de
lest, au début de 2009, pour ménager un ressenti social en augmentation
constante, et sa pression exercée sur un climat de plus en plus insurrectionnel
: d’un coté sur les «parachutes dorés» (en sacrifiant au confort de quelques
industriels), de l’autre une reconnaissance des irradiés des essais nucléaires
(ce qui était refusé catégoriquement depuis 30 années),
13 années après les
derniers essais, après les
USA et la Grande-Bretagne. Sans
ces termes, la France en aurait-elle
pris l'initiative ? Le terme en est «démagogie circonstancielle».
Il ne faut pas être dupe, car il s’agit de mesures isolées propres à générer
une illusion de conscience, celle populaire n’ayant fait que régresser de
manière stupéfiante depuis les succès des ouvrages de Günther Schwab*, cela
remonte aux années 60, mettant en scène le Diable lui-même qui dirige de main
de maître les affaires du Monde. On lui doit toutes les guerres depuis 14-18
(pour favoriser l’effort de guerre, notamment associé à Vickers de Sheffield,
sachant qu’une tonne d’acier se négocie jusqu'à 4 fois plus cher pour de
l’armement) à celle «tempête du désert» puis le prétexte prémédité des armes de destructions
massives qui bien entendu n’existent pas, en passant par les banques suisses
ayant ouvert des crédits formidables pour Adolphe Hitler, les
attentats du 11 septembre 2001 ou l’intervention en Afghanistan ; Günther
Schwab a bien montré combien les guerres sont faites au nom des nations, au nom
des peuples, mais uniquement pour asseoir des régimes (donc des intérêts
particuliers), lancer une économie (armement puis aussitôt reconstruction :
l’argent afflue alors comme par miracle), faire mainmise sur des richesses (eau,
comme au Tibet, uranium, pétrole comme en Irak ou gaz comme en Afghanistan),
pour des multinationales qui quant à elles ne sont pas concernées par la
territorialité des nations ou des régimes qu’elles phagocytent à coup de
corruption et d’infiltration idéologique. En clair, les malheureux (ou les
idiots) qui sont allés se faire tuer dans les tranchées (ou devant les pelotons
d’exécution) ne le firent jamais pour eux, leur famille, leur culture ou leur
pays, mais pour des fortunes sans frontières (les flux décodés du capitalisme
déterritorialisé chez Gilles Deleuze) que l’on associe couramment aux maîtres
du monde. Selon notre auteur des eaux et forêts, les guerres interviennent sur
ordre lorsque les caisses des États sont vides (comme maintenant) et que les arsenaux sont
complets (comme maintenant). Quand la propagande nationaliste n’a plus guère
d’effet au sein des masses populaires, il reste l’opportunité de créer ou de
favoriser des troubles afin d’orienter l’opinion dans le sens
adéquat, c’est le rôle de l’information analysée par Guy Debord.
*
("Les dernières cartes
du Diable"
(ce fut à l'origine
1000 pages réduites à
300 pour l'édition française
et 500 pour celle allemande)
de Günther Schwab (docteur
Honoris Causa) né en 1904,
livre paru en 1963,
mais plus que jamais d'actualité,
tellement celle-ci devenue folle
a dépassé la parodie
démoniaque. Si René
Guénon et Günther Schwab
vivaient encore, il est probable
qu'ils considéreraient la
société actuelle comme
infra-humainement aboutie,
tant l'action politique est
criminelle, les consciences hébétées
et la Culture (l'est-ce encore ?) soumise
à la quantité
pure.
Il a bien entendu été
créé l'ANPE
(désormais "Pôle
Emploi"), mais c'est pour mieux
briser toute réalisation
personnelle (il suffit d'observer
les chiffres de l'INSEE et non la
propagande truquée), aussi
appliqué un moratoire
sur la peine
de mort
(par
décollation vivante du fer
dans la chair : comment pouvait-on
être encore à la fois
un juge et un être humain
?),
mais c'est parce que le contrôle
de la société (qui
en porte le nom) ne fonctionne plus
sur le mode despotique de l'exemplarité
de masse. Ne nous méprenons
pas, la barbarie
est plus que jamais active, seules
ses modalités changent
: pollution
imposée au nom du progrès
(en fait, on vide les pays pauvres
de leurs ressources pour nourrir
notre bétail), famine,
cancer,
sida,
gestion d'une peur
endémique par le biais du terrorisme...
flux
déterritorialisés
du capital.
Maintenant les politiques, surpris
par la crise de 2009, tentent de
donner un sens moral (c'est une
apparence), qu'elle n'a jamais eu,
à la machine marchande :
"Quelque chose qui coulerait et qui entraînerait cette société a une espèce de
deterritorialisation, qui ferait fondre la terre sur laquelle elle s'installe :
alors ça, c'est le drame. On rencontre quelque chose qui s'écroule et on ne sait
pas ce que c'est, ça ne répond à aucun code, ça fout le camp sous ces codes
; et
c'est même vrai, à cet égard, pour le capitalisme depuis longtemps qui croit
toujours avoir assuré des simili-codes, là, c'est ce que l'on appelle la fameuse
puissance de récupération dans le capitalisme - quand on dit récupère : chaque
fois que quelque chose semble lui échapper, semble passer en dessous de ces
simili-codes ; il retamponne tout ça, il ajoute un axiome en plus et la machine
repart", Gilles Deleuze. En s'en
prenant aux "parachutes dorés"
des grands seigneurs (industriels),
on fait tomber quelques têtes,
détour par la société
disciplinaire...)
Anatole France : «On croit mourir pour la patrie ; et on meurt pour des
industriels».
Napoléon Bonaparte : «Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour
l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui
contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui
reçoit (...) L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de
patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain». Mais
qu’est-ce qui différencie la banque de Napoléon et la croissance de la
République en 2009, elle qui écrase au pilon les valeurs artistiques et
toutes les ambitions créatrices de valeurs non marchandes ?
Parmi les acolytes du démon (de la puissance et de la cupidité pour garder un
pouvoir), se trouvent ceux qui répandent l’enseignement obligatoire - destiné à
diffuser un savoir qui éloigne de la vie et détruit l’intelligence, de la
maternelle aux plus hautes spécialisations qui éloignent toujours davantage
d’une compréhension globale (holiste), puis la
destruction des sols - pour fournir dans les grandes surfaces une alimentation
suffisamment dénaturée (farines blanches, sucre blanc, huiles hydrogénées,
maintenant des OGM faisant assimiler directement des pesticides), dans le but
de réaliser ensuite des profits gigantesques sur la maladie : «Une
société qui tire le quart de ses revenus économiques de la maladie poursuivra,
diffamera et, finalement, mettra hors d'état de nuire quiconque voudrait
apprendre à ses concitoyens à vivre en bonne santé»
(Günther
Schwab). C’est ainsi que peu savent qu’une pression politique phénoménale s’est
exercée à l’encontre des progrès réalisés contre le cancer : Le scandale du
siècle tome 1, 2007 : «Dans les années qui ont précédé la guerre (1937-1938),
on a constaté, en Grèce d'abord, que les malades mentaux internés avaient un
taux de cancérisation quasi nul. Par contre si vous n'étiez pas internés, vous
aviez le risque de la population générale. Dans ces asiles, on utilisait un
sédatif, l'hydrate de chloral, sédatif mineur découvert en 1903, premier
anti-mitotique découvert, tellement léger et tellement faible qu'il n'a pas été
maintenu dans l'arsenal de la lutte anticancéreuse. On avait donc la
confirmation expérimentale humaine que dans des ethnies différentes, des
conditions climatiques, alimentaires, psychologiques, pathologiques tout à fait
différentes, il y avait un taux de morbidité cancéreuse extrêmement faible»
(interviews des Dr André Gernez, Dr Delahousse et Dr J-P Willem). Ainsi, la
France et les USA ont-ils interdit à la vente l’hydrate de chloral, d’autant
qu’un test de l’INSERM (jusqu’en 1969, dans le service du Pr Truot) attesta
d’une diminution du déclenchement des cancers de 94%. Il est vrai aussi que la
«pompe à fric» du cancer représente davantage que 1.500 milliards d’euros. il
est donc préférable de sauvegarder une croissance qui sera suicidaire («après
nous le déluge»), en sacrifiant des millions de cancéreux (7 en tout, ce
qui est digne du génocide nazi), tout en
endoctrinant et en endormant les consciences grâce à des faits divers
émotionnels, dénués de tout sens intrinsèque (exemple : un enlèvement, surtout
d’un enfant), mais distillés par les médias dont c’est la
charge sociologique allouée.
Mais freiner la lutte peu dépensière contre les cancers n’est pas tout, encore
faut-il tout faire pour détruire le vivant avec les pesticides et les engrais,
répandre le rayonnement magnétique (four à micro-ondes, téléphone portable),
celui atomique (essais et centrales nucléaires, expliquant pour certains le
triplement statistique des cancers en une génération), exposer les aliments aux
radiations du cobalt 60 (rayons gamma) ou du césium 137 (appelé ionisation pour
embrouiller la ménagère) : «l'irradiation ne se contente pas d'exterminer les
germes indésirables, par la même occasion ils détruisent instantanément toutes
les vitamines, les antioxydants, les enzymes, les acides gras, et dans le cas
des viandes rouges, certains composants naturellement présents dans les fibres
deviennent cancérigènes (...) Ainsi l'ionisation peut détruire jusqu'à 80% de
la vitamine A des œufs et 48% du Béta carotène du jus d' orange !
De plus l'ionisation des aliments peut faire apparaître dans ceux-ci des composés
appelés cyclobutanones, qui sont des promoteurs du développement de cancers et
causent des dommages génétiques chez le rat. Chez l'homme on sait qu'il créent
des dommages aux cellules et au gènes (cytotoxicité et géno-toxicité). D'autres
composés tels les radicaux libres ou le benzène, le toluène … apparaissent lors
de l'ionisation d'aliments (ces composés sont connus pour favoriser
l'apparition de cancers, maladies cardio-vasculaires (…) Une riche littérature
scientifique illustre ces dangers. Pourtant la Commission européenne ou l'OMS
(organisation mondiale de la santé) refusent toujours de prendre en compte ces
dangers mis en évidence par ces études scientifiques. Pourquoi ? » (BioWeight).
Au cancer du corps correspond celui de l’esprit : industrialisation à outrance
qui fabrique des produits standardisés qui eux-mêmes génèrent des consommateurs
standardisés (aliénant au passage leur liberté en créant des besoins
artificiels), qui détruisent la valeur du travail (automatisation) et font
oublier la vertu universelle de l’effort commune au vivant, faisant
qu’il n’y a plus de corrélation intime entre effort et récompense, aussi que ce
qui est utile à la vie ne se différencie plus de ce qui est mortifère. Ainsi
est corrompue l’idée de liberté qui devient "faire ce que l’on veut"
et non "ce
que l'on doit". Ainsi une certaine politique qui n’est rien d’autre que du commerce
(donner une valeur uniquement marchande aux choses comme aux hommes) stipule de
manière stupide (quand la planète ne peut pas vivre comme les USA) et criminelle
(fin des ressources) : «travailler plus pour gagner plus
!».
Cela aurait pu être «travailler plus pour consommer écologique» ou «travailler
plus pour s’épanouir dans des projets personnels»... Mais gagner plus n’a
qu’une visée à peine voilée et particulièrement réductrice d’un point de vue
sociétal : consommer plus - plus de voitures neuves - plus d’écrans plats géants,
bref participer involontairement à l’esprit de croissance sur lequel repose
exclusivement la barbarie moderne en passe d’avoir fait mainmise sur le vivant,
éradiqué la biodiversité et les modes de pensée autres que matérialistes,
transformé les personnes en zombies soumis corps et âme au spectacle de Guy
Debord, cette représentation du non-vivant véhiculée par la télévision et la
publicité.
Parfois une partie de la vérité remonte à la conscience, mais de façon
sporadique : Auto Plus qui dévoile une vérité cachée par les fonctionnaires
(fabrication d’hommes vendus à la farce quotidienne d'une humanité morte et
réduite à sa fonction), en l’occurrence les quotas de PV, mais l’immense majorité
des personnes se soumettent avec passivité.
La vraie liberté, celle dont nous entretenait Günther Schwab, est à l’opposé de
la pulsion consommériste et de la soumission à l’autorité marchande du rendement
et du profit à tout prix, elle est semblable à la morale de Spinoza qui
s’oppose à celle de Kant ; elle fut développée comme fondation dans la
philosophie émaniste (fin des influences néo-platoniciennes) de Gilles Deleuze.
Chez Günther Schwab, la liberté consiste à agir selon sa propre nature et non à
acheter du superflu qui nous rend esclave d’un travail sans âme ; chez Gilles
Deleuze il s’agit d’une analyse sociologique avec une terminologie
philosophique particulière, mais simple dès lors que l’on en saisit le
décryptage : la société capitaliste (marché international, multinationales,
mondialisme) utile à la société de contrôle (succédant à celle disciplinaire) a
besoin de l’éclatement des frontières et des certitudes (la déterritorialité
pour des flux décodés, en opposition aux nations et aux codes despotiques)
; ces flux
décodés (c’est à dire sans codes) génèrent des «machines désirantes» (sur la
base de la philosophie du désir du philosophe) qui sont de plus en plus en
rupture avec le «corps - sans - organes», manière plus intellectuelle (et plus
matérialiste) de considérer que le monde moderne (nouveau monstre ou
instinct de mort selon Deleuze, monstruosité selon René
Guénon, «Diable»
selon Günther Schwab et non-vivant selon Debord) éloigne de plus en plus
l’homme de sa propre nature (le Dasein en conformité avec l’être selon
Heidegger) et le transforme lui-même en véritable machine ; Günther Schwab
parlait d’esclaves ou de majorité d’êtres humains déjà morts intérieurement.
C’est donc au non de la liberté menacée que la peur du terrorisme (Deleuze
aurait sûrement dit «délire», Günther Schwab l’annonçait déjà 40 ans en arrière
comme des opérations de police) sert à restreindre toutes les libertés afin
qu’un contrôle plus serré (et plus diffus) puisse s’immiscer à l’intérieur de
chaque instant de vie des citoyens, jusqu’au temps des loisirs qui naguère
appartenait à la sphère privée. C’est pour cette raison, non pour sauver des
vies, que le tout sécuritaire et l’absence de risque sont imposés de manière
uniforme : la mort est évacuée de la conscience afin de faire oublier que la
vie n’est pas un programme informatique et virtuel ; la vie et la mort sont liés,
et la vie a deux fondements indissociables : s’investir avec une plus grande
part de risque pour une plus grande part d’être. La modernité présente fabrique
donc des cadavres,
en premier lieu les fonctionnaires
: "La
bureaucratie,
avec son travail de robots, détruit
la joie de créer et affaiblit
l'envie d'être actif. Celui
qui propose des renouvellements,
ou même des améliorations,
se fait remarquer et discréditer.
Celui qui travaille plus que les
autres devient suspect. Celui qui
a des opinions personnelles n'a
pas l'espoir de durer jusqu'au prochain
régime. La bureaucratie est
l'école de l'apathie
et du manque de caractère.
Les législateurs qui en proviennent
l'entourent de murailles juridiques
pour la protéger de la réalité
vivante. Ils s'efforcent d'ordonner
des choses sans importance, jusque
dans les moindres détails,
mais ils passent sans les voir devant
les grands problèmes de la
vie
(...)
Tandis que d'un coté j'opprime
et j'élimine les éléments
créateurs, je favorise d'autre
part la promotion des médiocres.
Lorsque, à cause du progrès,
les valeurs s'affaiblissent, j'abaisse
l'échelle des valeurs, et
ce qui était en dessous de
la norme devient la nouvelle norme
(...)
L'art
moderne vous donne la mesure de
l'efficacité de mon succès
dans la lutte contre l'esprit",
Günther Schwab faisant parler
"Zurdis", Chef du service
de l'abêtissement des populations.
Le Diable
en personne : "Cela
vous surprend-il toujours que tout
ce monde humain ne soit plus rien
d'autre qu'une unique et gigantesque
danse macabre, que la Vie ait été
contrefaite dans toutes ses manifestations
? La Vie, c'est à dire la
santé, la force, l'esprit,
la sagesse, la noblesse, la bonté,
la beauté, la justice et
le simple et vrai bonheur d'exister
(...)
Grâce
au progrès,
la loi va s'accomplir. En s'éloignant
de plus en plus de la Nature, l'homme
prouve à quel point il lui
est, en fait, soumis. Avec mille
tentations (publicité)
et mille subtilités, je fais
s'éloigner l'homme de plus
en plus loin de la vie pour le faire
entrer dans la mort. Son propre
monde, qui est à l'opposé
de la nature, va l'exécuter
(...)
J'ai
planté dans l'homme la mauvaise
herbe de la pensée technico-économique.
Elle foisonne autour des cerveaux
et les rend imbéciles
(...)
Ce n'est plus la Vie qui leur importe,
mais l'économie, ce n'est
plus la Nature, mais l'économie,
ce n'est plus l'homme mais l'économie
(...)
J'ai lâché les démons
du commerce. Le commerce sert de
mesure à toutes choses (...)
Il n'y
a pas de remède au commerce
et à la bêtise".
Comment ne pas penser immédiatement
au "travailler
plus pour gagner plus"
de Monsieur Sarkozy et son
gouvernement ? Le Diable (son
allégorie) poursuit : "(...)
avec
des mots dénués de
sens, je dresse les hommes les uns
contre les autres, en sorte qu'ils
s'affaiblissent et s'exténuent
réciproquement sans remarquer
que, pendant ce temps, la Vie en
tant que telle leur échappe
(...)
je corromps les esclaves du profit
en sorte qu'ils poursuivent leurs
intérêts particuliers
sans ménagement, au détriment
d'autrui, et sans y réfléchir
(...)
Quand la fin arrivera-t-elle (plus
d'air, plus d'humus, plus d'eau) ?
demanda Bob - Des chercheurs prudents
du monde des hommes ont calculé
l'an 2400. Je suis plus optimiste,
et j'espère arriver au but
bien plus tôt".
Quelques exemples
de diableries
bien réelles en 2009, bien
criminelles et bien cupides, sous
le regard bienveillant des Ministères
de l'Économie et de la Santé
(mais ne devrions-nous pas dire
"de la gestion des maladies
du bétail humain" ?),
pour compenser le manque de verve
des médias officiels :
Maxence LAYET : «Ross Adey, Président du Conseil Américain de Protection Contre
les Radiations, ancien chercheur de la NASA, décrit la chose ainsi : «nos
cellules chuchotent entres elles grâce à des ondes électro-magnétiques qui se
propagent dans tout le corps» (...) en 1993, dans un rapport sur l’état des
connaissances, en matière de champs électro-magnétiques naturels et artificiels,
l’OMS soulignait que «le corps humain émet des champs électro-magnétiques à des
fréquences allant jusqu’à 300 gigahertz». C’est-à-dire au beau milieu, mais
aussi au-delà des gammes de fréquences aujourd’hui utilisés par la
radio-diffusion, les satellites, les mobiles, l’UMTS (...) Wolfgang Volkrodt, à
la tête du département R&D chez l’électronicien SIEMENS, s’est livré en 1990
à un rapide calcul à la suite duquel il a déclaré «au cours des trente dernières
années, la densité des transmissions a doublé environ tous les
quatre ans, et
la pollution électro-magnétique à centuplé». Diable !». Oui, Gunther
Schwab ne démentirait pas. Poursuivons avec Claude Bossard
: "Un
groupe de 14 scientifiques a publié
en 2007 le rapport Bioinitiative
dans lequel ont été
présentées 2000 études
sur les effets des rayonnements
électromagnétiques
sur la santé. Ce rapport
nous met en garde contre les risques
des champs électromagnétiques,
de basses ou de hautes fréquences.
Les effets le plus souvent cités
: augmentation des risques
de cancer,
affaiblissement des défenses
immunitaires,
maladies neurodégénératives,
augmentation de la perméabilité
de la membrane hémato-encéphalique,
modification
de l'ADN,
dépression, pathalogies cardiaques,
insomnies (...) stress,
troubles de la concentration et
de la mémoire (...)
les normes actuelles ne sont pas
du tout adaptées à
la réalité des risques
(...)
En France, les normes officielles
sont, pour les basses fréquences,
de 5000 volts par mètre pour
le champ électrique et de
1000
milligauss pour le champ magnétique.
Or, d'après les études
épidémiologiques,
des risques sérieux peuvent
apparaître à partir
de 2
milligauss,
c'est à dire à un
seuil 500
fois plus bas
que la limite indiquée ci-dessus"
(Biocontact n°187). A n'en pas
douter, le "patron", c'est
à dire le Diable
selon Günther Schwab, serait
"aux anges" ! C'est d'une
efficacité toute "diabolique"
pour produire du profit sur
la multitude si stupide qui se précipite
dans les grandes surfaces pour acheter
la dernière technologie vantée
par la publicité
- lavage de cerveau ;
pendant ce temps, les politiques
font mine d'être consternés
par le déficit de la Sécurité
Sociale... Drôle d'élite
intellectuelle, elle encourage (au
nom sacré de la croissance)
des technologies qui anéantissent
la Vie, tout en faisant taire les
chercheurs qui développent des
remèdes prometteurs (visionner
la vidéo ci-dessous avant
qu'elle ne soit supprimée)
contre le cancer, elle demande
au peuple de mettre "la main
à la poche" pour être soigné.
Pendant ce temps là, la police
traque la petite délinquance
ou continue de réaliser les
quotas des amendes destinées
à Bercy. Le crime paie indubitablement. ARTE : Une courte vidéo (sur
le cancer du sein) à regarder
:
http://leweb2zero.tv/multipod2/dom07_1048fc2c0414edb Selon Patrick
Vandevelde, la molécule
RU 58.668 fut éliminée
par le marketing
(cela ne rapporterait que
600 millions), car : "on
fabrique des médicaments
comme on fabrique des aspirateurs".
Pendant
ce temps là les pharmacies
prospèrent, comme en témoignent
le luxe et la surenchère
des vitrines, avec leurs affichages
publicitaires aguicheurs qui les
font ressembler davantage chaque
jour ... à celles des prostituées
d'Amsterdam. Un peu de pudeur,
quant à la gestion de la
misère d'autrui, ne ferait
pas de mal... Alter
Info : "Une étude sur l'aspartame révèle que 67% des rates développent
d'énormes tumeurs". Texte de Victoria
Inness-Brown : «À
mon avis, nous sommes les rats des laboratoires
pharmaceutiques et chimiques qui propageons généreusement leurs produits
chimiques de synthèse dans le monde entier, avec personne ne comprenant bien les
effets néfastes à long terme, en particulier les interactions complexes de
l'injection et du mélange de milliers de produits chimiques toxiques chez les
espèces végétales et animales qui maintiennent en vie notre planète
(...) Le règlement de la FDA déclare que la DJA pour tout additif alimentaire doit
être cent fois inférieure à la quantité la plus basse constatée provoquer des
effets néfastes à la santé. Si mes résultats sont considérés valides, alors la
DJA pour l'aspartame devrait être équivalente à moins d'un huitième de canette
de soda par jour. Toutefois, si le taux de tumeurs observé dans mon étude est
considéré valide, alors l'aspartame devrait être totalement retiré du marché.
Selon les auteurs favorables à l'aspartame de The Clinical Evaluation of a Food
Additive : Assessment of Aspartame, « Quand il est constaté qu'un additif à
n'importe quelle dose provoque le cancer chez l'animal ou l'humain, il est
interdit de l'utiliser en additif alimentaire, suite à la Delaney Anticancer
Clause de 1958». Alter Info a décidément
le mot juste : «Intérêt des marchés» est un euphémisme codé signifiant «faire merder à bloc
la société» (emploi, santé, éducation...) afin de pouvoir la traire plus
facilement».
Il faut dire que le contrôle de la masse humaine s’est exercé de manière
croissante depuis 1789, depuis donc les «droits de l’homme» faisant vite
confondre «égalité en droit» avec égalité tout court (véritable origine des
idéaux démocratiques) ayant comme finalité bourgeoise la fabrication du citoyen
standardisé, et dont Günther Schwab disait que «la même pâtée fait les mêmes
cochons», au mythique «droit de vote» dont René Guénon écrivait que cette farce
(ou inversement des valeurs) n’avait d’autre finalité que de servir à
entretenir l’illusion démocratique, sachant que rien n’est plus facile à
fabriquer qu’une opinion. Quoi de plus facile que de diriger un troupeau donc, en
lui faisant croire que c’est lui qui décide de là où il va ? La clef de la
réussite se trouvant pendant longtemps dans le mythe du progrès et celui de
nation (le peuple souverain pour une majorité dont Gilles Deleuze dit qu’elle
n’est personne, pour l’entretien de délires collectifs), le système
fonctionnant sous l’égide de la discipline (c’est la société dite
disciplinaire).
Mais le monde change vite, l’augmentation incontrôlée (des politiques
idiots y voient le paiement des retraites) de la population* a
dépassé les prévisions catastrophiques des années 70 (Unesco, Club de Rome) ;
elle a fait comprendre à Michel Foucault que la «société disciplinaire» perdait
vite de son efficacité et que sa fin serait proche. Un trop grand nombre d’individus
rendent en effet difficile l’application stable d’une discipline, il est
donc plus facile de faire substituer la discipline par un contrôle diffus et
susceptible de s’adapter immédiatement au terrain. Pour ce faire, le monde doit
être uniformisé afin que le mode opératoire des contrôle soit instantané :
c’est la raison pour laquelle le mondialisme et la déterritorialité s’imposent
toujours davantage aux nations, malgré les barrages aux frontières ; la
mondialisation s’impose dans les têtes alors que les corps sont de plus
en plus immobilisés dans la sédentarité. Le voyage devient loisir ou
virtuel. Gilles Deleuze, que les politiques citent, mais dont ils ne semblent
rien comprendre, poursuivit ce raisonnement en annonçant la «société
de contrôle». Celle-ci est en place désormais et son application totalitaire et
liberticide se fait au nom de la défense de la liberté de la société
occidentale et de ses valeurs (la démocratie et les droits de l’homme) :
fichage ADN, caméras de surveillance, entretient d’un climat de peur (dont ANPE
destinée à générer des chômeurs, tout au moins briser toute vocation
personnelle), Internet sous contrôle, volonté de faire disparaître les derniers
espaces libres des «paradis fiscaux» - tout en appliquant un ISF destructeur
pour la donation et le mécénat), prémisses de la fin de la propriété
intellectuelle dont s’inquiète les agences photographiques, contrôle des médias
par l’entremise de la gestion du flux publicitaire, bref production de la pensée
unique. *
(Selon Howard Brabyn (Unesco),
en 1972, dans l'article "la
folle croissance du monde",
l'humanité comptait en 1970
: 3.631.795.000 individus.
Il écrivait : "Malheureusement,
et même en envisageant les
choses du point du vue le plus optimiste,
les perspectives sont loin d'être
roses. Un rapport publié
en Grande-Bretagne en 1970 note
que dans l'hypothèse, au
demeurant fort improbable, où
l'on parviendrait d'ici à
la fin du siècle à
ramener la famille moyenne à
deux enfants par couple, la population
mondiale n'en aura pas moins augmenté
de 60% en l'an 2000 et franchi le
cap des 5 milliards 800 millions
; au surplus, elle continuera à
croître jusqu'à la
fin du siècle suivant, quand
elle atteindra 8 milliards 200 millions".
La réalité est pire,
puisque nous serons 9 milliards
dès 2050)
Cette pensée unique qui progresse comme le choléra est le propre de la
dictature démocratique, elle est son essence même. Günther Schwab considérait
déjà dans les années 50 qu’aucun redressement n’est possible, que le monde
moderne doit aller à sa perte pour laisser espérer un retour des hommes sur
cette Terre.
Exemple : dans les années 70, des militants écologiques me faisaient arpenter
les routes avec des compteurs Geiger, expliquant que des déchets radioactifs
étaient mélangés aux remblais des routes. Il a fallu plus de 30 années pour que
cette information devienne un sujet télévisuel (FR3), pour une estimation de
300 millions de tonnes de déchets radioactifs enfouis. Bien que le nucléaire
soit en France la chasse gardée exclusive de l’Etat (tant pour le militaire que
pour le civil), le ministre de l’écologie fait alors mine d’apprendre la nouvelle
avec stupeur, essayant de retourner la situation en s’en prenant (stipulant que la loi sur la non communication de risque mettant la vie d’autrui
en danger pourrait être appliquée à l’encontre de l’émission)
à
la journaliste présentant l’émission ; il y a donc trois seuils de
compréhension de ce qui est malheureusement un cas de figure démocratique : ceux qui savaient ne découvrent rien de nouveau, les autres, une petite
minorité, saisissent que l’'on prend les Français pour des imbéciles, mais la
majorité et les comptes rendus de presse ultérieurs auront seulement retenu que
les politiques agissent en conscience pour l’intérêt de la communauté, en
prenant les devants d’une intervention de contrôle à venir. C’est le sens même de la «dictature du nombre» de Vladimir Volkoff, elle opère
à 3 niveaux : a) le manque d’entendement du plus grand nombre - b) l’élite
républicaine qui est la mise au pouvoir de l’incompétence, selon René Guénon -
3) l’habilité des politiques qui s’exerce par démagogie sur l’ignorance et la
bêtise, pour asseoir des intérêts partisans ou personnels, le propre de toute
dictature. Je ne peux que rejoindre intégralement Vladimir Volkoff pourfendeur de l’esprit
unique et de l’égalitarisme (toujours par le bas) lorsqu’il écrit : «On ne peut que se
réjouir de la disparition progressive d’une certaine misère, mais faut-il se
féliciter du même coup de l’appauvrissement des classes fortunées qui, dans le
temps, avaient le loisir et les moyens de favoriser les arts, de l’ébénisterie
à l’opéra ? (...) Nous avons plus de bacheliers et d’avantage d’illettrés ;
moins de pauvres et plus de chômeurs (...) On ne voit pas ce qu’il peut y
avoir de sain dans cette évolution», si ce n’est que le peuple chérit, à
cause des peurs distillées quotidiennement par le système, cette tyrannie de la
pensée unique, qui justement lui offre la possibilité de reléguer la pensée.
Autre exemple de cette dictature qui n’en dit pas le nom : les attaques des
lobbies et des pouvoirs politiques associés contre des initiatives pourtant
citoyennes : Kokopelli. Citons Dominique Guillet rapportant cette infamie :
«Le GNIS (sous tutelle du Ministère de l’Agriculture) attaque
l’Association Kokopelli pour distribution de variétés anciennes de potagères,
alors que la France claironne haut et fort son engagement à lutter contre
l’érosion génétique et qu’elle a signé en juin 2004 le Traité de Rome portant
sur la protection de la biodiversité alimentaire. La réalité est, en fait, que
cinq multinatrionales contrôlent 75% du marché des semences potagères sur la
planète : elles dictent leurs lois et ont pris en otage les peuples et les
nations. Monsanto est le numéro 1 de ces cinq corporations».
Puis, un résumé compte rendu pris sur Internet, à propos du livre de Jean
Pierre Joseph : «Les radis de la colère - Le complot démasqué» :
«Cinquante copains, scientifiques de haut niveau, décident de s’installer
ensemble dans la région Rhône-Alpes, à la campagne, afin de mettre en
application une technique (qui ne coûte rien) permettant de faire de
l’agriculture «bio» à haut rendement. Dix ans plus tard, ça marche
! Plus besoin
d’engrais chimiques, ni de pesticides, ni d’insecticides : les fruits et légumes
délicieux, parfois géants, sont très abondants et presque jamais véreux. En
plus, tout le monde retrouve une santé exceptionnelle. Cinquante personnes
peuvent largement vivre de la terre et rester, comme par hasard, en excellente
santé, sans plus rien demander à quiconque, (et surtout, sans plus rien
acheter à la grande distribution), chose tout à fait réalisable en peu de
temps, par les milliers de S.D.F. actuellement sur les trottoirs. «Il faut le
faire savoir aux agriculteurs français». Et c’est là que les ennuis commencent
:
menaces de mort, assassinats d’animaux, incendie. Un "beau" jour, coup de théâtre
!
Toutes les chaînes de télé sont là : une commission parlementaire chargée des
sectes vient d’examiner 172 dossiers lors d’une séance secrète de 50 minutes
(20 secondes par dossier) et les a mis sur la liste. Pour l’industrie
agro-alimentaire et l’Ordre des médecins, il était temps ! A l’avenir, plus
personne ne les écoutera. Et la justice les poursuit… Un hôpital va même
jusqu’à poser un faux diagnostic de tétanos pour un enfant (qui se porte
aujourd’hui très bien), ce qui va permettre de prétendre que les certificats de
vaccination sont faux… Parallèlement, aux États Unis, la justice est
embarrassée, car l’on sait aujourd’hui que le massacre de Wako ou le
«suicide collectif» de la «secte» Guyana fut une exécution
programmée par la C.I.A., celle-ci n’arrivant plus aujourd’hui à le dissimuler».
Il en fut ainsi pour le Rainbow
Warrior ... en sera-t-il de même
pour le 11 septembre, un jour de
vraie liberté intellectuelle ?
Sur «L’Art de vivre Debout» : «Selon Sylvie Simon, auteur de «La dictature
médico-scientifique», le bétail mondial absorbe un tiers de la production des
céréales des pays où sévit la famine. Tout est fait pour que nous
mangions des quantités impressionnantes d’une viande de plus en plus
contaminée. Pour élever ce bétail empoisonné, l’on utilise des céréales qui
pourraient nourrir des habitants de ces pays. Il est plus rentable de vendre
cher du bétail plein d’antibiotiques et d’hormones à une population prête à
payer que de vendre des céréales à bas prix à des gens affamés. Et malheur à
ceux qui dénoncent cette situation. Parlons maintenant du statu quo en ce qui
concerne les graves questions de santé publique, entre autres le cancer, le
sida, les médicaments, la chasse aux médecines douces et les vaccins (...) Il
est remarquable de constater que le travail le plus mal rémunéré est celui qui
nous fournit le produit dont nous avons le plus besoin après l’eau : la nourriture, en
particulier les fruits et légumes, dont l’être humain peut difficilement se
passer, alors qu’il peut sans danger ne jamais manger de viande. Ceux qui nous
nourrissent sont les plus mal payés, alors que ceux qui nous volent récoltent
les fruits de leurs efforts. Progressivement, les agriculteurs ont perdu la
possibilité de vivre de la terre (...) L’objectif de la chasse aux minorités
est d’empêcher qu’aboutisse toute recherche ou approche différente de celle
considérée comme officielle. Le mieux-être du citoyen n’a aucune incidence dans
ce genre de débat : seuls comptent pouvoir et argent. Le seul choix
est de garder soit son identité en se marginalisant, soit d’obéir comme
tout le monde (...) Qualifier celui qui résiste d’illuminé, de charlatan ou… de
membre d’une secte». Ainsi donc, la dictature actuelle a ses propres modes d’application : il ne
s’agit plus du goulag ni de la police secrète, ni des exécutions sommaires.
L’information est soit contrôlée soit noyée dans la masse, on coupe les crédits
aux chercheurs qui refusent de se soumettre à la loi du silence ou à la pensée forcée,
comme pour Christian Vélot (statut de lanceur d’alerte que ne reconnaît pas le
droit français) à propos des OGM : «confiscation de crédits qui nous
privent de moyens de fonctionnement à partir de 2008, privation d’étudiants
stagiaires, menace de déménagement forcé dans d’autres locaux, etc...». La
crise de 2009 n'est pas une crise
d'origine économique (considérant
qu'elle n'en est que le vecteur), c'est
une crise existentielle. Nous sommes dans
le "processus
sans sujet"
ou ce dernier comme "agi
par le système",
pour rester à un niveau
plus sociologique avec Jean-Claude
Michéa.
Certains me lisant dénigrer
(car c'est peu de le dire) la démocratie
ne comprendront pas pourquoi je
fais ici référence
à un philosophe bien ancré
à gauche. Pour comprendre,
il faut juste se souvenir que le libéralisme
économique
fut d'abord une valeur de gauche
(et moins en France qu'ailleurs)
avant d'être récupérée
par la bourgeoisie (Marx souligna que
le libéralisme est une idéologie
progressiste
qui s'oppose à la position
dite conservatrice),
quand la doctrine socialiste voulait
justement libérer
l'homme
du travail grâce ... au progrès
matériel.
Curieusement, J.C. Michéa
rejette ce libéralisme économique
là (il fut aussi récupéré
par le Capital), s'opposant ainsi
à l'intelligentsia de la
gauche acquise au libéralisme
économique. Il est
vrai : la doctrine guénonienne
s'oppose radicalement aux idéaux
de gauche (école obligatoire,
droit de vote), mais elle le fait
tout autant vis à vis du capitalisme
tourné vers le matérialisme
; les valeurs "réactionnaires"
de Günther Schwab condamnent
avec la même virulence la
religion
du progrès
si détestable pour Michéa.
Il faut rappeler ici que,
selon les doctrines traditionnelles,
l'opposition gauche-droite est entretenue
afin de garantir une illusion faisant
oublier qu'il ne s'agit que d'une
lutte des classes - quand la philosophie
et la vision du monde restent fondamentalement
identiques : le matérialisme.
Ainsi, comment Michéa peut-il
s'étonner que l'enseignement
actuel puisse être tourné
autrement que vers des formations
préparant l'individu à
la compétition économique
à venir ? Selon Günther
Schwab, on fabriquait déjà
des spécialistes pour les
jeter dans des puits d'ignorance...
Comment Michéa peut-il raisonnablement
croire que l'enseignement de la
Culture générale n'ait
eu comme seul objet que l'émancipation
intellectuelle du citoyen ? Au delà
des rêves et des utopies,
aussi des ignorances et des
illusions, il eut resté un
désir commun, signe d'une
même sensibilité :
remettre un peu (ou beaucoup) de
valeurs morales, donc de sens, dans
le fatras humain actuel, si ce n'est
que la partie semble être
déjà jouée
d'avance... La rupture fut plus
profonde, elle s'opéra quand
le travail (son aspect humain et
non uniquement productif) passa
du statut de réalisation
de Soi (les
compagnons du Moyen-Âge enseignaient
que "ce
que l'on fait nous fait",
la raison secrète des rites
sacrés et de l'Alchimie,
rien à voir donc avec les
hommes-machines conditionnés
de l'Asie) à celui de code
moral
(devenir indépendant, "gagner
son pain à la sueur
de son front"). Les politiques
menteurs, mais surtout ignares,
ont trahi le sens du travail, il
est devenu honni et a perdu son
sens noble : aujourd'hui ce sont
ceux dont le travail est le plus
pénible et le plus utile
à la Vie (les paysans,
les chercheurs, les
artistes),
qui gagnent le moins. Le but ourdi
reste toujours le même : détruire
le lien que l'homme avait avec
la Nature,
produire des individus isolés
les uns des autres pour les
contrôler plus facilement.
Il existe heureusement des individus incontrôlable
au sein de la société
française transformée
en "méga-village"
de la série prémonitoire
de feu le regretté Patrick
McGoohan, par exemple Brigitte
Bardot, une dame de cœur. Sur le
site ANIMAUZINE : "Le 8 décembre dernier, pour l’Aïd-el-kébir, c’est près de 200 000 moutons qui
ont été sacrifiés en une seule journée sans étourdissement
préalable. Enfin, c’est environ 30 millions de volailles qui seront
dépecés pour les fêtes de fin d’année (...) Le massacre animalier annuel français : Plus d’un milliard d’animaux massacrés
en 2008 sur le territoire français. L’élevage de boucherie et la chasse tiennent
le haut de ce macabre palmarès". Brigitte
Bardot :
«A quoi servez-vous, messieurs
les ministres ? (...) Mais à quoi servent donc
Messieurs Borloo et Barnier ? Ces ministres intègres et leurs conseillers
vertueux ont conduit la France à devenir la lanterne rouge européenne de la
protection animale. Tous ces gens que j’ai tenté de convaincre ne font rien, ne
servent à rien, autorisent tous les carnages et abus et, en plus, coûtent
énormément d’argent aux contribuables».
Si l'on rétorque que le monde
vivant est lui aussi en conflit incessant
et sans pitié (les
arbres sont en compétition
pour saisir la lumière qui
filtre dans la forêt, les
animaux se chassent mutuellement),
ceci n'en permet pas moins de considérer
que la Vie
provient de l'effort.
L'effort
est donc bien vertueux. Or, sont
encouragés les activités
lucratives qui demandent le moins
d'effort. Aussi ceci : l'équilibre
qui s'opère dans la Nature
créé des biotopes,
en opposition totale avec l'homme
qui utilise son intelligence particulière
pour en vouloir toujours
plus,
pour lui-même et non la survie
de son espèce. Cette intelligence
tournée vers nos démons
n'a fait que détruire cette
planète ... par pure bêtise. Deux
exceptions pourtant, mais tout
aussi effroyables l'une que l'autre
: le "arbeit
macht frei"
destiné à l'effort
de guerre nazi, et ce "travailler
plus pour gagner plus"
pour forcer le consommérisme.
Deux guerres, deux slogans, mais
deux guerres qui se valent question
des morts inutiles : la société
occidentale actuelle ne survit que
par la souffrance et la destruction
continuelle. Nous sommes un chaos
mental, et à la terre souillée
correspond le cerveau malade de
nos politiciens. En fonction de
ce qui est apporté plus
haut, le déficit colossal
de la Sécurité
Sociale
est la preuve de la gabegie et de
l'irresponsabilité morale
des élus de la République.
Un beau gâchis humain. D'ailleurs,
il remarquable d'assister à
cette propagande du travail, alors
que tout est fait pour que les familles
ne conservent pas leur patrimoine :
taxes sur les taxes, impôts
sur les impôts, alors que
le fruit du travail a déjà
été lourdement taxé
et imposé - tout pour
interdire une vie de sagesse et
jeter les individus à corps
perdu dans la ronde infernale du
profit et du commerce, infiniment
diabolique donc. J'ai pu me rendre
compte à quel point être
un artiste photographe vous place
à la merci des gestionnaires
de l'Etat, vous fait broyer par
l'ANPE et ignorer par le Ministère
de la Culture. J'ai eu une vie avant de
réaliser des panoramas en dormant
à la belle étoile
faute de ressources, j'ai croisé
les salles de cours de Camondo
où j'ai découvert
à quel point l'enseignement
artistique n'est que du vent, snob,
mais du vent tout de même
; puis j'ai passé dix
années de ma vie à
vendre et à installer du
matériel militaire français
(NBC) ... Chine - Irak - Chili
... je logeais dans de grands hôtels
et on nous réceptionnait
généralement à
la descente des avions, sans passer
devant aucun contrôle de police,
bref j'étais du bon coté
de la société. J'ai
eu un état
d'âme
: je n'ai pas voulu rejoindre
un groupe fabriquant des mines anti-personnelles,
vous savez, celles jolies avec plein
de couleurs pour que les enfants
les ramassent : un enfant mort démoralise
davantage que plusieurs soldats
tués, c'est le business
de la terreur, c'est bon pour la
croissance. Mais artiste n'est
pas le bon plan pour parler vulgairement,
il suffit de voir comment Françoise
Sagan fut traitée par le
Fisc à la fin de sa vie...
Travailler plus
... pour
gagner plus...
Digne du Diable...
oui sans aucun doute. Ce qui me
fait penser que nous ne sommes pas
visités par des extraterrestres,
c'est le simple fait qu'ils n'aient
pas encore exterminé la pourriture
que nous sommes en réalité,
nous les humains.... A moins qu'il
ne nous mangent et ne nous volent
des organes. Pour couper court
à cette ironie facile, il
convient de regarder en face la
politique économique : elle
est basée sur le concept
de croissance
infinie (l'économie dite
"durable" est une véritable
imposture intellectuelle, un arrangement
tiède pour des compromis
circonstanciels, car seule l'écologie
profonde (deep
ecology)
offrirait la stabilité
biologique d'un biotope humain),
sur le consommérisme faisant
remettre en circulation l'argent
du bas de laine, par le biais de
la publicité
qui entretient la pulsion
d'achat.
Or, Günther Schwab
avait déjà remarqué,
dès les années 60,
que les produits de consommation
étaient de plus en plus de
bien piètre qualité,
afin de pouvoir les faire renouveler,
attestant ainsi que la production
industrielle a moins pour objet
la nécessité et le
confort que sa propre justification
(emploi). La machine s'est emballée
: au lieu de libérer l'homme,
elle l'a aliéné à
son service, et ce ne sont pas les
infrastructures compensant largement
l'endettement national, selon certains
économistes, qui changent
le fond du problème. La vision
politique justifiée officiellement
par la compétition mondiale
cache en réalité un
procédé subtil de
gouvernance : l'homme
endetté
de Michel Foucault.
Et
c'est probablement la clef ultime
de la compréhension de la
gabegie
générale
générée par la
République marchande : bien
au delà des intérêts
des lobbies à détruire
sans cesse pour reconstruire sans
cesse (guerres - santé
- écologie), le but sous-jacent
(politique et maçonnique)
est d'occuper
le peuple
en l'absence des "codes
despotiques".
A la lecture du peu que j'ai
présenté et énuméré,
considérant que cela s'avère
sérieux et de bonne foi,
il parait clair que cela revient
à mettre le feu pour venir
jouer les pompiers : tout faire
pour rendre malade (ou ne rien
faire
pour l'éviter, ce qui revient
au même : pollution encouragée
et remèdes interdits), pour
ensuite justifier
de travailler plus
pour payer les pots cassés,
idem pour l'alimentation, le moteur
Pantone, et les aides alimentaires pour
les pays pauvres dont notre bétail
mange la moitié des ressources
! Idéologie et pensée
unique (lutte contre les sectes)
- abrutissement par le travail -
peur permanente (terrorisme, maladie,
chômage)... tout est fait
pour empêcher de penser. En
cela la crise est également
voulue et permettrait de passer
à un niveau supérieur
de contrôle.
La seule manière d'éviter
de sombrer dans cette "société
de spectacle"
ou cette multiplicité
amenant une sorte de gouvernement
mondial au dessus des nations, eut
été le retour d'un
Roi
placé en dehors des
partis et des régions, dégagé
de l'influence des lobbies et des
troubles sociaux souvent fomentés
par des puissances étrangères
(souvenons-nous du rôle des
USA
dans notre Mai
68),
mais ceci obligerait de rompre avec
le principe égalitaire des
"droits
de l'homme"
dont le poison ne finit pas
de tirer la société
vers le bas, la quantité
absorbant toujours la qualité.
Notons alors que la démocratie
et les droits de l'homme sont devenus
des prétextes bien commodes
pour s'immiscer dans les affaires
du monde, et venir signer des contrats
d'armement et d'énergie nucléaire.
Bien inconscients seraient donc
ceux qui s'y opposeraient. Certains
hommes politiques auraient
malgré tout vu d'un bon œil
le retour de la Royauté (comme
Monsieur Balladur en convenant dans
les pages de l'Action française),
mais cela restera l'utopie peu partagée
en l'absence d'un cataclysme propre
à ébranler les consciences.
Probablement que l'abrutissement
actuel, tant populaire que politique,
ira à son terme... la guerre. Nous
avions pourtant tout pour être
heureux sur cette Terre. Citons Matthias Rath, en
Janvier 2009 : "J’ai donné à cet article le titre «La secte d’Icare» et ai appelé par leur nom
la poignée d’individus qui tirent les ficelles, pillent notre planète depuis des
décennies et sacrifient la santé et la vie de milliards d’individus sur l’autel
des intérêts du cartel pharmaceutique et pétrolier
(...)
Pendant des
décennies, la secte d’Icare, aussi parasitaire qu’un ulcère cancéreux, a
exploité l’humanité via des opérations frauduleuses qui se chiffrent en
milliards. L’escroquerie mondiale organisée dans le domaine de l’énergie
(industrie pétrolière), des maladies (industrie pharmaceutique) et de
l’alimentation (aliments génétiquement modifiés) concerne inévitablement toute
vie et toute famille sur cette planète (...)
Pendant près d'un siècle, les disciples d'Icare ont répandu dans la sphère
politique, dans les médias et dans les milieux médicaux la légende selon
laquelle l’industrie pharmaceutique visait à écarter les maladies
(...) la
pérennité et la diffusion des maladies constituent le fondement existentiel
d’une industrie pharmaceutique sans scrupule. Non seulement la secte
d’Icare s’enrichit sur la maladie et la mort de centaines de millions
d’individus, mais elle se permet en outre d’extorquer des tributs pour cela (à
hauteur d’un quart de chaque revenu familial en moyenne). Depuis des décennies,
on dissimule donc également aux peuples les véritables causes du cancer, des
maladies cardio-vasculaires et des déficiences immunitaires, tout comme le fait
que des procédés biologiques dépourvus d’effets indésirables et scientifiquement
prouvés existent depuis longtemps pour lutter efficacement contre ces maladies
! L’«UE de Bruxelles» est une copie du régime d’après guerre mis en place
par la coalition entre l'IG Farben et les nazis. Nous avons mis en ligne sur
Internet sur www.dr-rath-foundation.org/EU-basics/ le plan de construction de la
«nouvelle Europe» de 1941. Je recommande à tous la lecture de ce livre, et
plus particulièrement aux hommes politiques qui, peut-être sans le savoir, sont
en train de se faire avoir par le mensonge des gourous de la secte que sont
Sarkozy, Merkel, Koch et compagnie. Celui qui lira le chapitre sur le «cartel
du grand espace» et la «place centrale du cartel» déjà élaborée en détail en
1941, constatera à quel point ce «cartel» ressemble à la «Commission
européenne» qui est bien loin d’opérer un contrôle démocratique et chacun sera
abasourdi de constater avec quelle insolence la secte d’Icare est, sous couvert
de l’«Union européenne», en train d’imposer aujourd’hui, dans le
cadre de
l’«UE de Bruxelles», les objectifs non atteints pendant la Seconde Guerre
mondiale (...) la poursuite de la dictature de la terreur du
commerce du pétrolier, des produits pharmaceutiques et des OGM n’est pas
compatible avec un ordre social démocratique, dans la mesure où ceux qui
connaîtraient les alternatives économiques, ne se prosterneraient plus de plein
gré devant le chantage et les tributs de cette secte
(...) La secte a réussi pendant des dizaines d’années à tenir l’humanité sous contrôle
via les secteurs clés de la vie comme l’énergie, la santé, la nutrition en
exerçant un chantage financier et en profitant de l’ignorance généralisée. Aussi
longtemps que ce contrôle fonctionnait, la secte n’en avait jamais assez de se
présenter comme le protecteur de la «liberté» et de la «démocratie». La
protection du FDGO («ordre constitutionnel libre et démocratique») fut le
cri de guerre par lequel la secte a fustigé le reste du monde comme «non-démocratique» - de la Chine jusqu’à différents pays en voie de
développement en Afrique et Amérique du Sud, en passant par la Russie
(...)
L’auteur Ray Bradbury a décrit en 1951 dans son roman d’anticipation «Fahrenheit 451» un monde dans lequel les hommes vivent sous la «bulle des
médias». La lecture de livres est interdite par la loi et les pompiers sont là
pour mettre le feu aux maisons de ceux qui enfreignent cette loi. Une des
personnes concernées demande épouvantée : "Vous souvenez-vous de l’époque à
laquelle les pompiers étaient là pour éteindre les feux et non les allumer ?"
(...)
Si vous entendez encore parler d’attaques terroristes dans les mois qui viennent - toujours suivies d’une intervention télévisée de la secte réclamant encore
plus d’état de surveillance, d’espionnage et de réduction des droits des
citoyens ... (...) 80% des médicaments actuellement disponibles sur le marché n’ont pas
prouvé leur efficacité. Ils traitent simplement les symptômes. Conséquence
directe de cette situation : les maladies aujourd’hui les plus répandues, telles
que les maladies cardio-vasculaires, le cancer, le SIDA et bien d’autres encore,
ne sont pas sous contrôle, mais continuent de se propager malgré le fait que des
alternatives efficaces non brevetables existent (...)
Ensuite, l’industrie pharmaceutique, dans l’intérêt de ses investissements, a
complètement pris le contrôle de l’OMS. Depuis lors, elle est devenue le parfait
contraire de ce qu’elle était. En 1963, 15 ans seulement après sa création dans
le but d’aider l’humanité, l’OMS est devenue l’instrument de l’ensemble du
cartel pharmaceutique. En 1963, une nouvelle commission a été spécialement créée
pour empêcher que les micronutriments (vitamines, minéraux et acides aminés)
soient utilisés en prévention, traitement et éradication des maladies.
L’objectif de ce que l’on appelle la commission "Codex Alimentarius" de
l’OMS/FAO (normes dans le domaine de l’alimentation) était d’imposer des
"limites supérieures" artificielles pour empêcher les gens dans le monde
d’utiliser ces composants de santé naturelle à des fins thérapeutiques. Cette
commission s’est également engagée dans une "guerre sainte" contre la diffusion
des informations de santé naturelle concernant les avantages scientifiquement
prouvés de ces micronutriments. Ainsi le cartel pharmaceutique a manipulé l’OMS
et en a fait son instrument global pour instaurer les premières lois sur la
mondialisation - des lois protectionnistes pour garantir de manière artificielle
le monopole mondial des médicaments brevetés en matière de santé".
Wikipédia
: "En 1987, le Dr Rath a découvert la relation entre la carence en vitamine C et
un nouveau facteur de risque de maladie cardiaque - la lipoprotéine. Après la publication de ces
découvertes dans le journal de l'association cardiaque américaine
“Arteriosclerosis” le Dr Rath a accepté l'invitation du double prix Nobel Linus
Pauling de le rejoindre. En 1990 il partit aux Etats-Unis pour devenir le
premier Directeur de la Recherche Cardiovasculaire à l'institut Linus
Pauling à Palo Alto, en Californie.
Le Dr. Rath travailla avec le Lauréat du Prix Nobel dans divers domaines de
la recherche nutritionnelle. En 1994, peu avant sa mort, Linus Pauling
déclarait: “Il n'y a aucun doute dans mon esprit pour dire que je pense au Dr
Rath pour me succéder”.
Les
effets étaient ainsi prévisibles
: gaspillage des ressources et pollution
tout azimut pour la planète,
mais tout autant pour l'homme :
stress, augmentation phénoménale
de la consommation des calmants,
des somnifères et des anti-dépresseurs,
triplement des cancers, maladies
dégénératives,
usage de drogues toujours plus
dures afin de se créer
des paradis artificiels, délinquance
de ceux qui, tentés par le
système, n'ont pas le pouvoir
d'achat correspondant à leurs
rêves. Bref, ce n'est
pas en "travaillant plus"
et avec "plus de police"
que la société va
s'équilibrer, bien au contraire
: ceci ne peut amener qu'une dictature
(il y a différentes formes
de dictature) ou une guerre civile.
Un seul remède possible serait
le retour à la Culture, notamment
classique (le grec à l'école,
que j'ignore) ouvrant la porte à la
lecture et au monde
intérieur.
Il est malheureusement dit que les
élus détestent la
Culture (les citoyens trop cultivés
réfléchissent par
eux-mêmes), je crois surtout
qu'ils ne pensent qu'à leurs
carrières et se moquent de
la misère ... tant qu'elle
ne les menace pas directement. A
ce propos, il est édifiant
de constater que seuls les
partis extrêmes (Front National
et ultra gauche) paraissent encore
livrer le fond de leurs pensées. Les
partis majoritaires peuvent s'en
absoudre avec facilité, la
majorité de leurs membres
leur étant déjà
acquis.
A la fin de son livre, "Drogues
et plantes magiques"
(une publication datant de 1971et
qui serait impensable aujourd'hui,
du fait de la pression de la
pensée unique), Jean-Marie
Pelt (professeur de biologie
végétale et de pharma-cognosie
à l'université de
Metz), traite du pouvoir des herbes
et des drogues
magiques
(exemple : les chamans et l'amanite
tue-mouche en Sibérie) sur
notamment l'annihilation induite
du surmoi
propre aux sociétés
archaïques et magiques. L'auteur
part de la définition des
drogues : : "Une
définition aussi stricte
(critères définis
en 1957 pour l'ONU) ne
s'applique en fait qu'à l'opium
et à ses dérivés
; la dépendance physique
se manifeste par la terrible crise
d'abstinence que déclenche
un brusque sevrage : privé
de sa drogue, le patient entre dans
un état morbide dangereux
et parfois spectaculaire qui peut
aboutir à la mort. Aucune
des autres drogues ne produit de
tels effets ; c'est pourquoi on
parle à leur sujet d'accoutumance
et non de toxicomanie (...) l'héroïne
et la cocaïne sont confondus
sous le même terme de stupéfiant
: or la première est dépressive,
la seconde excitante. Quant au chanvre
indien longtemps considéré
comme stupéfiant, il n'a
que peu de propriétés
communes avec ces deux substances
; on préfère aujourd'hui
le rapprocher des hallucinogènes
(LSD)".
S'ensuit l'analyse détaillée
de toutes les drogues (barbituriques,
amphétamines,
coca,
nicotine,
caféine,
alcool),
pour aboutir sans la postface à
cette analyse sociétale :
"C'est
à ses origines qu'est
saisi le problème de la drogue,
cette drogue qui "colle à
l'homme comme la peau à sa
chair" et dont le retour en
force dans le monde contemporain
pourrait bien signifier un impérieux
désir de fuite,
une régression aux plus primitifs
et aux plus constants des instincts".
A la fin de son livre, l'auteur
conclut avec une très grande
sensibilité : "Oui,
décidément, l'homme
d'aujourd'hui est enchaîné
; solitaire, il s'étiole
et se dégrade dans un univers
dénué de sens.
Et pourtant, comme nous le rappelle
encore Graf Durkheim,
"l'au-delà est au-dedans
de nous, au fond de nous-même"
: "L'homme
vit dans une triple détresse
: coupé de sa profondeur
et sans racines, il est sans cesse
affronté à la peur
de la destruction ou de la mort
; projeté à la surface
agitée de lui-même
et dans le mensonge du multiple,
sa vie n'a plus de sens et il tombe
dans l'absurde. Enfin, la prison
du mental l'isole de plus en plus
et rompt ses liens profonds avec
le restant de la création
et de la source de toute vie. D'où
la perpétuelle nostalgie
d'une vie au-delà de la mort,
d'un sens au-delà du non-sens
et de l'absurde, et d'un amour au-delà
de la tristesse, de l'isolement.
Mais que, par la séduction
d'une longue discipline ou le don
d'une grâce subite, la mort
du "petit moi" dominateur
survienne, alors les chaînes
se brisent et l'expérience
de l'Etre saisit tout l'homme. Les
murs de sécurité qu'il
c'était construits face à
la peur s'effondrent, sa quête
artificielle du sens face à
l'absurde échoue sur le sable
et ses affections vides se transforment.
Soudain, l'Etre lui révèle
au cœur même de sa faiblesse
une plénitude insoupçonnée,
au cœur même de l'absurdité,
un sens au-delà du sens et
du non-sens, et au cœur même
de la solitude, un amour surnaturel
qui l'entoure, le vivifie et lui
redonne l'unité...".
Tel est l'unique
et ultime
remède à la drogue".
Il est à craindre que le
monde se précipite vite dans
le gouffre de l'anéantissement
total, avant que les hommes
politiques de la société
marchande du commerce ne comprennent
quelques brides de l'origine profonde
du mal-être.
Leurs incompréhension des
causes ne fera que les augmenter
... avec des remèdes toujours
pires. C'est la mort de notre
civilisation composées d'individus
déjà morts...
Déjà morts
? C'est à craindre. Cette
mort là est une dissolution
de l'être,
celui assimilé par
l'étant
heideggérien, la qualité disparaissant
au profit de la quantité
guénonienne, les "machines
désirantes"
toujours davantage en rupture avec
le "corps
- sans - organes"
deleuzien («L'homme et la nature produisent l'un dans l'autre»
dit deleuze, et c'est le paradigme de la coextensivité du corps
; mais comme Le CsO est une "production du désir",
il s'oppose à l'organisme que nous font les machines désirantes,
car c'est par le corps (et les organes), que le désir passe, et
non par l'organisme), pour aussi une pensée de groupe
et une uniformisation devenues la
vision du monde, les goûts,
faisant des personnes les rouages
d'une machine unique - qui n'est
plus "de la Nature" :
le citoyen. Voilà pourquoi
notre mort (intérieure selon
Günther Schwab, et schizophrénique
selon Deleuze), a pour correspondance
celle du Monde qui devient notre
coextensivité, un inversement
en quelque sorte. La Vie devient
la destruction... nous y sommes
plongés. Mais la mort
est
entretenue lorsque la Vie veut s'en
échapper. Au moment de la
farce judiciaire du procès
politique d'Yvan Colonna (une intervention
radiesthésiste enfantine
permet de confirmer sa non responsabilité
directe dans le meurtre), quand la
France vante les "droits de
l'homme" à l'Afrique
(mais dont les médias décrivent
en même temps la richesse
des sols), l'Europe rappelle sans
aucun ménagement le sens
de la
liberté
à cette France dont
il est évident, surtout depuis
quelques temps, que la liberté
de penser et de s'informer par soi-même,
grâce à Internet, "pose
problème". Ainsi le
journal La Montagne (mars
2009) : "Les
Gouvernements ou sociétés
privées qui coupent à
titre punitif
la connexion à Internet violent
le
droit d'accès à l'éducation
des personnes, a estimé le
Parlement
européen,
hier, s'opposant du même coup
à un projet de loi discuté
en France. "L'illettrisme informatique
sera l'illettrisme du XXIe siècle"
selon un rapport européen"".
Il faut France
Culture
(radio d'exception, il faut bien
le reconnaître et les en remercier)
pour contredire un Ministre sur
cette question philosophique :
il n'est pas dans la nature de la
liberté d'Internet d'être
dirigée ou orientée
par le Pouvoir, alors que l'application
stricte de la loi suffit déjà
à en restreindre les abus
ou les dérapages... C'est
oublier que les dictatures commencent
toujours ainsi, contrôle des
organes de Presse, donc contrôle
des organismes dans le sens du terme
donné par Deleuze : des entrées,
des sorties, des clapets.
Danger
: Combien de temps pourrai-je
m'exprimer au pays ... des droits
de l'homme ? Une déclaration
de Presse du Président
Sarkozy,
le 28 février 2009, dévoile
la volonté d'une hégémonie
politique européenne sur
le reste du Monde, y compris les
USA, peut être une des conséquence
de l'élection d'Obama. Ainsi
: "(...) temps
de construire un nouvel
ordre mondial
politique, économique, social,
assis sur de nouveaux
principes
et de nouvelles règles
(...)". Au premier abord nous
pensons aux abus bancaires et aux
profits colossaux, mais est-ce certain
? Au même moment, les libertés
se restreignent, avec notamment
une volonté de contrôler
Internet ; aussi, les médias
ne parlent que des "parachutes
dorés" (en compensation
des injustices et de la crise),
et les politiques lâchent les
hommes d'affaire lorsque tout va
mal, c'est chacun pour soi. L'argument
mis en avant pour contrôler
Internet est encore une fois le
racisme,
le terrorisme,
la pédophilie.
Mais comment croire une seconde
que la classe politique se soucie
de ces crimes là, quand 20%
de l'humanité meurt de faim,
lorsque des millions de personnes
meurent de la pollution, lorsque
90% des sols sont déjà
détruits, lorsque rien n'est
fait pour la santé, lorsque
même l'entretient de la maladie
est pourvoyeuse de croissance ?
Cela est trop absurde. Il apparaît
vite à la conscience que
ce sont des prétextes et
des préparations psychologiques
à fin de faciliter l'implantation
de ce "nouvel
ordre mondial"
... sur une autoroute de désinformation
devenue collective : c'est la société
de spectacle
de Guy Debord. Ordre mondial donc. Sur quoi peut-il
se construire aujourd'hui ? Citons
alors Henry Kissinger en
1970 : «Contrôlez le pétrole et vous contrôlerez les nations, contrôlez la nourriture
et vous contrôlez la population». Les entreprises
de contrôle ne datent pas
d'hier : "Thule-Gesellschaft" (ou
Société de Thulé fondée le 17 Aout
1918 par Rudolf von Sebottendorff et alliée de Hitler), "Bilderberg Group"
(réuni pour la première
fois en Mai 1954 à côté de l’hôtel Bilderberg, près
de
Arnhem en Hollande), le “Christian Jeremiah Project” aux
USA (très moralisateur et biblique : """My people have committed two sins: They have
forsaken me, the spring of living water, and have dug their own cisterns,
broken cisterns that cannot hold water." [Jeremiah 2:9-13]
(...)
Woe to those who call evil good and good evil, who
put darkness for light and light for darkness, who put bitter for sweet and
sweet for bitter". [Isaiah 5:20]")
; mais à coté
se sont développés
des projets encore plus déments
: "HAARP"
qui est une arme de modification
du climat, L’Ordre
des Illuminés de Bavière,
la Loge
Lumineuse ou la Société du Vril
(Hitler,
Rosenberg, Himmler) fondée
par Haushofer disciple de Gurdjieff
(source : “The unknown Hitler”
de Wulf Schwarzwaller). Mais
le Monde change et la guerre
atomique frontale est impensable
aujourd'hui, celle-ci (de guerre)
passe par le biais d'empoisonnement
et de maladies ; Il devient un secret
de polichinelle que la Terre est
trop peuplée - la limite
est bientôt atteinte malgré
la diffusion du Sida. Il apparaît
que le consensus sur le réchauffement
planétaire, du fait de l'action
de l'homme, semble tenir de la manipulation,
au delà de la querelle des
spécialistes. Mais voici
tout de même plusieurs bonnes
raisons pour disséminer la
peur et l'acceptation du contrôle
: Sida,
terrorisme
et réchauffement
climatique,
plus celles plus mineures faisant
supporter la baisse de la liberté : pédophilie,
drogue
et racisme. Nous
voici donc au cœur du problème
: s'il y a une arme
de destruction massive,
il faut la rechercher au sein de
notre Occident. Rima E Laibow
(médecin et neurologue)
voit dans le Codex Alimentarius
un
projet de santé publique
destiné à assassiner
des milliards d'individus
par carence alimentaire. L'ionisation
obligatoire des aliments, c'est
à dire l'exposition aux radiations
de déchets nucléaires,
ferait augmenter considérablement
les maladies, donc à la fois
la mortalité (pour les pays
pauvres) et les profits du
lobby pharmaceutique (pour nos pays
riches donc : vendre entre autre
des vitamines de synthèse
une fois que celles vraies aient
été détruites
de 40 à 80%), d'une pierre
deux coups. Elle parle de 3
milliards de victimes
de cette guerre qui serait en préparation
au nom de la liberté et de
la sécurité sanitaire,
bien entendu. Qui s'opposerait aux
valeurs démocratiques ? Nous
avons le poids de nos arguments
: l'arsenal nucléaire. Facile
de comprendre pourquoi Internet
dérangerait tant ces derniers
temps, pourquoi certains sites s'attendent
tant à un prochain "e
- 11 septembre" .... David
Bowie dit que Hitler fut la première
Rockstar, il avait raison. Mais
ce n'est pas tout, il appartenait
peut-être à la "révolution
verte"
de dépeupler les campagnes
- afin de créer une main
d'oeuvre dirigée vers les
villes, de créer des semences
hybrides - qui ont la particularité
de devoir être rachetées
chaque année (baisse de rendement
interdisant du coup les intermédiaires,
et développement de semenciers
géants : Pioneer
Hi-Bred de DuPont et Dekalb de Monsanto,
source Alter Info), de
planifier l'usage des engrais chimiques, des
pesticides. Nous connaissons la
suite, C. Bourguignon
(chercheur
démissionnaire de l'INRA)
nous l'explique suffisamment bien
depuis quelque temps : il s'agit
d'une stupéfiante catastrophe
écologique et d'un désastre
dont ne nous entretiennent jamais
les hommes politiques : rajoutons
que la monoculture a participé
à réduire grandement
la fertilité des sols. Il
convient alors de considérer
la nature du projet "arche
de Noé végétale"
situé sur l’archipel du Svalbard au cœur de l'Arctique à 1000 km du pôle Nord (suffisamment
profond pour résister à
une guerre nucléaire et suffisamment
au dessus du niveau de la mer pour
ne pas être inondé)
et servant toujours les intérêts
de la Fondation Rockfeller, selon
Alter Info. Ainsi, le "coffre-fort de l'humanité" fut inauguré le 26 février 2008 par
José Manuel Barroso (le président de la Commission européenne), Wangari Maathai
(prix Nobel de la
paix). Qui est donc à l'origine du projet ? Cary Fowler, directeur du Fond mondial pour la diversité des
cultures (GCDT : Global Crop Diversity Trust), la Banque génétique
de Norvège. Qui d'autre ?
La Fondation Bill
& Melinda Gates, DuPont's Pioneer Hi-Bred (brevets
d'organismes génétiquement modifiés), Syngenta, la Fondation Rockefeller,
et le CGIAR pour promouvoir la pureté génétique (une
suite de l'eugénisme ?) à travers la
conversion de l'agriculture. Créer à ce prix l'arche de Noé
pour les semences ... pour le patrimoine
de l'humanité, ou pour en
devenir propriétaire ? Qui
ne se souvient pas du projet "Terminator"
de Monsanto
destiné à rendre stérile
et donc détruire la biodiversité
? Alors
?
Alors il ne me laisse qu'à
espérer que cette conclusion
apocalyptique là n'est
qu'un délire
(au moins un régime communiste
m'aurait placé en centre
psychiatrique), un abus de lecture
(un des effets de l'oisiveté
quand l'ANPE eut tout fait pour
m'empêcher d'aller photographier
la beauté de la Terre), que
tout ce fatras de textes compilés
provient de déséquilibrés
et de chercheurs frustrés
ou décidés à se
venger du système. Pourtant,
à regarder derrière
nous, ce ne fut pas si beau et inspiré
par les meilleures intentions du
monde. La nature cupide humaine
aurait-elle changé ? La baisse
phénoménale de la
Culture, ne serait-ce qu'en 15 ans,
m'inciterait à poursuivre
ces pérégrinations... Le
passé totalement dément
depuis deux siècles (guerres
nationalistes, communisme stalinien,
nazisme, puis consommérisme
à outrance, et enfin destruction
acharnée de la Nature) laisse
subodorer le pire : la pulsion
de mort
de cette humanité lobotomisée
ne se semble avoir aucune limite.
Un Préfet m'a déjà
supprimé le droit de vote
(amusant en soi), c'est une bonne
chose dès l'instant où ma
confiance dans la parole des hommes
politique se situe au niveau zéro,
encore moins que cela. L'empathie
n'existe pas.
Exemples de morts
(dans l'âme), au moment même
(26/03/2009) où je finalise
ce paragraphe : a)
Esprit
de dictature,
deux exemples pris sur le Net :
1)
Roselyne Bachelot intervenant
dans cette platitude indigeste des
lieux communs de "Plus
Belle La Vie" :
"J'ai
suggéré de passer des messages de non discrimination liée aux
orientations sexuelles, mais on peut leur demander aussi d'autres types
de messages comme la lutte contre le cancer". Qu'une
personnalité d'un Gouvernement
puisse, ne serait-ce que penser
avoir un droit d'interférer
dans une création, mais c'est
le sens même de la dictature
de la police de la pensée
... sous les régimes communistes. J'avais
déjà signalé,
dans mon site, que ce feuilleton
primaire (en réalité
débile dans le sens clinique
du terme) semblait véhiculer
une véritable propagande
comportementale, la chose est confirmée.
Il nous reste heureusement l'intégrale
du "Prisonnier"
afin de ne pas les laisser
nous lobotomiser. Que les
politiques s'occupent donc de politique,
ce qu'ils font de manière
catastrophique, et qu'ils laissent
la création aux créateurs
et la pensée aux penseurs
! Mieux, Geoffrey La Rocca ajoute
: "Bonne initiative
en tout cas de la ministre. Pour une fois, on ne va pas se plaindre que
l'exécutif se mêle du service public de l'audiovisuel...".
A quand donc une machine à
penser à notre place, les
puces implantées dans les
cerveaux, et le bureau de la
création des scénarios
apposant les dix tampons réglementaires
attestant très officiellement
: "Bon pour la propagande
d'Etat" ? Je pense que même
Gilles Deleuze n'en reviendrait
pas, de ce contrôle au sein
de la société de contrôle. 2)
"Xavier Bertrand a demandé à l'Elysée que le poste de Frédéric Lefebvre soit supprimé".
Voilà qui témoigne
d'une formidable liberté
d'expression... b)
Hypocrisie
marchande
: The Environmental Magazine : «l'industrie
du bétail produit plus de gaz à effet de serre que les transports».
Commentaire : "L'alerte est arrivée jusqu'au oreilles des dirigeants de McDo, qui ont
décidé de se lancer dans la recherche sur l'alimentation animale.
Objectif : réduire les pets et rots de vaches, émetteurs de méthane,
un gaz très polluant". A quand des détecteurs
chez soi pour savoir comment et
combien on pète - et pouvoir
instituer une taxe ? La
souffrance animale, la recrudescence
des cancers à cause de la
consommation de viande rouge, la
famine dans le monde à cause
de l'importation massive des protéines
végétales nourrissant
notre bétail, ce n'est pas
le fort des vendeurs de la pseudo
alimentation digne du film "L'aile
ou la cuisse". Concernant
McDo
et leur volonté de créer
des vaches qui pètent
moins
(à défaut de consommateurs
qui pensent), voici quelques statistiques
: "LA STRATÉGIE DE LA FAIM
: LE SCANDALE DES PROTÉINES ANIMALES
: 38.000
enfants meurent de faim chaque jour dans le monde. Si chacun diminuait sa
consommation de viande de 10%, cela supprimerait le problème de la faim dans le
monde car il faut 16 kg de céréales ou de soja pour faire 1 kg de
viande. Lors de la transformation des plantes en viande, il y a une perte de
90 % des protéines végétales, de 95 % des sucres végétaux et de 100 % des
fibres. 90 % du soja cultivé dans le monde ne sert qu'à nourrir du
bétail à viande. 49 % de toutes les récoltes alimentaires dans le monde sont
mangées par du bétail. 64 % des terres cultivables du monde servent à la viande
(pâturage et fourrage). Le bétail des pays riches mange autant de céréales
que les habitants de la Chine et de l'Inde. (Kousmine, p. 215). Pour
faire 1 hamburger, il faut 6 m2 soit 1/2 tonne de forêt humide non remplaçable
(Bulletin WFA 3/4, 1988). Pour exporter 1 kg de viande de boeuf, il faut perdre
2,5 tonnes d'humus (Bonilla Duran). En 1950, la couverture forestière du
Costa-Rica était de 72 %. Actuellement, elle est inférieure à 25 % à cause de la
viande d'exportation. 1 MacDonald s'ouvre toutes les 17 heures dans le monde.
Ces usines à bouffe produisent 25 millions de hamburgers par jour, ce qui
entraîne la désertification de 125 km2 par JOUR de forêt humide".
(Source : émission de la Télévision Suisse
Romande sur le syndrome de la "vache folle" (ESB), 18/4/96). Ensuite,
Pierre Rabhi sur
le mode de production productiviste
: "(...) ce mode de production agricole se
révèle être le plus onéreux, vulnérable, dépendant et le moins rentable de
toute l’histoire de l’humanité : 4000 litres d’eau sont nécessaires pour
produire un kilo de viande, il faut à peu près 2 à 3 tonnes de pétrole
pour fabriquer une tonne d’engrais et 12 calories d’énergie pour obtenir
1calorie alimentaire…". Ensuite : "Interview
de Claude Bourguignon, microbiologiste
des sols, pour le mensuel CQFD,
15 février 2006 : Alors que
le gouvernement annonce un projet
de loi qui arrange le coup aux producteurs
d’OGM, les apprentis-sorciers de
l’agriculture intensive ont la vie
belle. Sur l’ensemble de l’Europe,
ils ont déjà réussi
à détruire toute vie
organique dans 90 % des sols cultivés.
Pour CQFD, l’ingénieur agronome
dissident Claude Bourguignon dresse
l’état des lieux de ce massacre".
Dans quel
état sont les sols agricoles
après cinquante ans d’agriculture
intensives ? Claude
Bourguignon : "Sur
l’ensemble de l’Europe, environ
90% de l’activité biologique
des sols cultivés a été
détruite par l’agriculture
intensive. Je dis bien : détruites.
Les zones les plus ravagées
sont l’arboriculture et la vigne.
Or l’activité biologique
des sols est indispensable pour
l’écosystème. Le sol
est une matière vivante :
sur trente centimètres d’épaisseur,
il concentre 80 % des êtres
vivants de la planète. Les
vers de terre, à eux seuls,
pèsent plus lourd que tous
les autres animaux du monde réunis.
Mais les sols abritent aussi des
bactéries, des champignons
et une myriade d’organismes qui
se nourrissent de la matière
organique. Or en Europe, le taux
de matière organique du sol
est passé de 4 % à
1,4 % en cinquante ans. Comme toute
la vie du sol en dépend,
l’écosystème s’écroule
: la flore et la faune. En Europe,
les populations d’oiseaux, de reptiles
et de batraciens ont chuté
de 90 % en un demi-siècle".
Comment
l’agriculture s’y prend-elle pour
tout bousiller ? "Les
sols meurent selon un schéma
immuable, quel que soit le climat.
Sur le plan biologique tout d’abord
: en labourant trop profondément,
en déversant des engrais
chimiques et en abusant du désherbage,
l’agriculture fait disparaître
la matière organique des
sols qui sert d’alimentation à
la faune et aux microbes du sol.
Ensuite, il y a la mort chimique
: le lessivage des éléments
entraîne une acidification
des sols par perte du calcium, lequel
sert de pont d’attache entre les
argiles et les humus. Sans calcium,
le mélange argilo-humique
se détruit et les argiles
partent en suspension dans l’eau.
Enfin, il y a l’érosion.
Lorsque le sol meurt, les argiles
se mettent en suspension dans l’eau
de pluie. L’eau boueuse emporte
les limons, les sables et même
les cailloux, ce qui aboutit aux
inondations qui ravagent les tropiques.
Les vingt dernières années
ont été les plus sèches
depuis trois mille ans, et pourtant,
jamais il n’y a eu autant d’inondations
du fait de la mort de nos sols.
En France, 60 % des sols sont frappés
d’érosion. Actuellement,
nous perdons en moyenne quarante
tonnes de sol par hectare et par
an. À ce rythme, dans trois
siècles, la France ce sera
le Sahara ! Et puis, bien sûr,
il y a les pesticides qui détruisent
la vie organique".
Malgré
ces sols dégradés,
comment expliquer des rendements
aussi prodigieux en agriculture
intensive ?
"Comme
les sols sont biologiquement morts,
on leur ajoute de plus en plus d’engrais
chimiques ou organiques. Malgré
ça, les rendements sont en
train de stagner en Europe et baissent
en Afrique. On parle de «
fatigue des sols ». L’autre
conséquence de cette course
au rendement, c’est la dégradation
des produits. Un exemple : 40 %
des blés produits en Europe
sont de si mauvaise qualité
qu’on ne peut en faire du pain,
ils sont donnés directement
aux cochons. Nous sommes la première
civilisation dans le monde à
donner du blé aux cochons
pendant que des gosses crèvent
de faim ! Il faut comprendre que
les gros rendements produisent des
cultures de qualité lamentable.
Regardez
le pain français : il est
de si mauvaise qualité qu’il
se dessèche à toute
allure. Les Français jettent
environ 400.000 tonnes de pain chaque
année, l’équivalent
de la consommation du Portugal.
Quel est l’intérêt
de polluer l’environnement pour
faire du pain qu’on jette à
la poubelle ? Et qui, au final,
coûte cher au kilo... (...)
Avec ma femme, également
chercheuse à l’INRA,
nous avions mis au point une méthode
de mesure de l’activité biologique
des sols. Elle nous a permis d’établir
que les sols étaient en train
de mourir à cause de l’agriculture
intensive. La réaction de
l’INRA a été très
violente. Ils ont refusé
de publier les résultats
de nos recherches. Étant
financée par les marchands
d’engrais et de pesticides, l’INRA
n’avait pas envie que l’on mette
en évidence les dégâts
causés par ces produits...".
Je prie de bien vouloir m'excuser
d'avoir copier une partie aussi
importante du texte de CQFD,
mais il me semble être de
mon devoir de participer à
la résistance des crimes
d'Etat.
Mais
il n'y a aucune surprise à
avoir. Les esclaves revendiquent
leur condition d'esclave, dans un
rapport de chien à maître. Comme
je suis photographe, quoique l'ANPE
ait tout fait pour m'en dissuader,
et bien que ne me sentant aucune
affinité avec ce milieu photographique,
je suis allé exercer à
dessein la réflexion sur
le forum
généraliste (le "blabla"
soit tout sujet) de BOOKFOTO
afin
de mesurer l'ouverture d'esprit
et la sensibilité aux problèmes
du monde, tout en abordant de manière
simple le symbolisme photographique
et pictural. Le constat est sans
appel : hormis deux ou
trois personnes devenues depuis
persona
non grata,
la pensée de groupe se situe
au niveau ZERO
absolu, la référence
culturelle se situe au degré
du "vu
à la télé",
l'orthographe, pire la syntaxe, ne
représentent plus aucune
valeur de respect, la pensée
unique
triomphe alors que les modérateurs
veillent à ce qu'aucune pensée
n'élève le débat.
Cette micro société
est de manière caricaturale
un clone de celle citoyenne qui
sévit dans "Plus
Belle La Vie".
Effroyable et grotesque à
la fois.

La recherche du sens… origine sérieuse de la crise de 2009 :
Je pense que le concept d'immanence ne s’oppose nullement à
celui de transcendance, et pas davantage Platon à Aristote... Il ne
s’agit pas
de qualités différentes s’excluant intrinsèquement. Concernant l’immanence de Deleuze, inspirée de
Spinoza, celle-ci
procède des événements eux-mêmes et non des choses qui les composent,
rappelant ce concept plus ancien de l’existence comme « accident de
l’essence » (chez Avicenne), contrairement au chemin analytique pris par
Sartre ou Husserl. C’est ainsi que l’essence correspondrait à l’événement lui-même,
quand l’existence ("être en dehors de soi") le ferait des choses. Mais
c’est
aussi que l’homme est toujours en manque, car c’est sa nature d’être
(en opposition à l‘étant) qui génère les désirs. Avec la modernité,
ces manques induisent des "machines désirantes" (automatismes) et vite
des
délires identitaires, car la société devient décodée (perte
des codes) du sens
ontologique de la vie : toute notre civilisation repose sur la
matérialité, c’est-à-dire les choses saisies et vues en elles-mêmes, et non plus en leur
événement. C’est ensuite le produire de ces choses qui importe désormais,
puisque celles-ci ne sont plus perçues comme émanation ontologique,
dans leur essence donc, mais par leur aspect concret et définitif. C’est l’origine même
du matérialisme et du refus politique
de toute
transcendance, et, dans une moindre mesure pour de rares philosophes, tout autant que d’une immanence qui accorde toujours sa
part de
dimension divine au Monde (la nécessité ontologique). Comme il faut simplement produire ces choses, elles
procèdent désormais d’une production qui ne doit plus rien à une cause
profonde (essence de l’existence), mais uniquement au jeu collectif
des désirs. La valeur en est retournée : ce n’est plus
l’ontologique qui devient le moteur, mais les désirs eux-mêmes
détachés de l’être,
donnant à la production un caractère d’absolu, mais alors
les désirs deviennent aliénés.
Il me semble que la pensée vitaliste de Deleuze (immanence
spinozienne) ne fait que considérer l’étant heideggérien ayant fini par
soumettre l’être, du fait d’une pulsion de mort, d’un instinct de mort
qui nous empêche ainsi d’être, d’être nous même selon nos propres désirs,
d’autant que la modernité des flux décodés (exemple : le
capitalisme
déterritorialisé) nous éloigne toujours davantage des anciens codes
despotiques des sociétés archaïques, des constructions toujours tripartites dans
le sens dumézilien. Par une influence de la manifestation effuse de la
modernité, privé de code donc, le désir ne devient que davantage attiré et
soumis par cette multitude, ce qui signifie que plus nous sommes dans
l’étant - et soumis par lui - plus nous nous éloignons de notre nature
ontologique d’être, une fuite manifestée par une pulsion de mort. Mais lorsque René Guénon nous entretient de quantité pure
s’opposant à la qualité, n’est-ce pas foncièrement de la même chose
dont il s’agit ? Lorsqu’il parle d’éloignement du Principe, n’est-ce
pas cette dissolution dans la matérialité qui fait que la transcendance
se résorbe intellectuellement dans une immanence, la perte du Centre (spirituel ou
géographique) rendant égal l’espace ? L’immanence, n’est-ce pas ce qui
reste de l’être quand le Principe s’en est éloigné ? La pulsion de mort
n’est-elle pas un effet de la mort de l’âme, voulant dire par là la
perte (l'oubli) de notre origine ? Les sociétés anciennes gardaient ce sens de
l’Éternel Retour (sens cyclique des manifestations cosmiques),
qui devint, par le biais d’un vitalisme, dionysiaque chez Nietzsche ;
notre modernité fuit en avant jusqu’à sa dissolution. Un autisme
spirituel, et le manque de réflexion intellectuel (absence de toute
élite), font que les politiques sont par nature incapables de comprendre
la cause réelle de la crise. Leurs solutions ne feront qu’augmenter les
causes ; ils sont comme un spectateur qui regarderait un film en ayant
oublié qu’il est au cinéma, selon l’image du spectacle comme le
non-vivant de Guy Debord. Les hommes politiques... Ils confondent essence et substance, cause ontologique et
existence, ils mettent en avant le désir et la tentation (c'est la publicité) et
donc la réalisation du désir détachée de l’être. Ils culpabilisent les individus
selon l’aliénation « travail-désir » de Deleuze, font du chômeur à la
fois un outil de peur et le bouc émissaire sociétal, alors que le
chômage est un signe de notre réussite économique (automatisation et
délocalisation qui profitent au pouvoir d’achat du plus grand nombre),
bouc émissaire qui rejoint dans l’esprit la chasse aux chrétiens de la
Rome antique et celle aux juifs pendant le nazisme, une
même démarche mais
autre procédé. D’ailleurs, les impérialismes (USA) créent leur union
schizophrénique grâce à un ennemi extérieur (armes de destructions
massives imaginaires) quand nos démocraties doivent le trouver (de
l’ordre des délires de Deleuze) dans le territoire même (un ennemi bien
plus réaliste, question chiffres officiels, serait plutôt l’alcoolisme,
le tabagisme, les cancers du fait des produits chimiques, et surtout
l’ISF qui coûte à lui seul au pays presque le
tiers du chômage : mais voilà,
l‘information ne le véhicule pas ainsi). L’ANPE fut donc, grâce à son
inefficacité redoutable (moins de 10% de vrai retour à l’emploi d’après l’IFRAP
et l’INSEE) et son monopole absolu, l’outil privilégié d'une propagande
d’état, pour sa création des psychoses et des délires.
On montre les chômeurs comme on désignait la peste. Ils
ont leur utilité de gouvernance, car, sans chômage assez fort, il faudrait imaginer
une autre manière subtile de canaliser la peur qui a la vertu cachée de ramener,
à peu de frais, le peuple dans le droit chemin. Mais avant ? La magie, comme les rituels,
codes
despotiques selon Deleuze, mais
Tradition selon Guénon, ne servait pas à forcer les
événements, mais à les générer. Un symbole fort de la pensée moderne, qui
ne revient alors à n’être qu’un processus à rebours, mais aussi le
sens existentiel de la pulsion de mort, furent les très fameuses colonnes de
Buren : car elles portent du vide. Le vide… mais non le
vide plein de la vacuité bouddhique,
différence fondamentale entre
le monde moderne et la Tradition... Ainsi, l’axiome de croissance devient « produire pour produire »,
nous « produisons de la production », selon Deleuze, selon aussi un
effacement des vrais désirs personnels émanant de la personne (le
sens
ésotérique du masque du théâtre grec) pour une Majorité qui n’est, pour le
philosophe, intrinsèquement et strictement personne, si ce n‘est une
projection dans un délire collectif, le champ social. La vraie vie résidait dans la
personne, dans les communautarismes, avec l’échange direct qu’est le
troc - selon Bernard Maris. En cela, la modernité n’est qu’un golem, une masse artificielle de
glaise en passe de s’écrouler quand la vie le quitte, et elle l’a
quitté, un cadavre qui avance sans tête. En quoi la crise de 2009
est-elle une surprise ? Le système démocratique est sans doute la plus
radicale
forme de dictature qui soit (elle animalise
l'homme comme un troupeau), car elle agit comme une drogue qui
pénètre lentement la conscience, pense à notre place et nous fait
esclave de nous-mêmes, c'est alors le Village du Prisonnier. En tant
que photographe neutralisé toute ma vie dans sa créativité, j’ai pu
réaliser à quel point la liberté n’est qu’un dogme créé à seule fin
d’entretenir l'illusion (selon René Guénon), à quel point la
revendiquer ne fait que s’opposer à un mur administratif délirant une
paperasse digne des labyrinthes antiques. La carotte et le bâton sont encore
les outils modernes de la société de
contrôle en rupture avec celle disciplinaire de la Nation, et de
l’honneur. Le comportement citoyen vient en
substitution de celui du patriote qui se battait contre l’ennemi
d’hier, l'ami d'aujourd'hui. Le contrôle effuse donc, il pénètre, alors que la discipline diffusait
à partir d’une autorité extérieure. Pourtant, le système utilise toujours la
bonne vieille méthode de l’opposition entre récompense (la bonne image,
la Légion d’honneur) et punition (le chômeur qui est par nature
fainéant, la génétique qui explique le crime). Ceci est extrêmement
primaire, mais fonctionne avec efficacité, tellement peu
réfléchissent par eux-mêmes ; le peuple en oublie même que 300 millions
de déchets nucléaires furent déposés un peu partout, sans que
l’on daigne
jamais l’en informer… Personnellement, j’ai renoncé à aller vivre en haute montagne pour
la photographier - j’ai tenté d’y accéder pendant 30 années,
mais la précarité, et le rôle de l’ANPE interdisant radicalement
une activité photographique de base (simplement bouger mon corps dans
l’espace, la libre circulation des mes yeux et de mes jambes), m’en ont
toujours empêché. Il ne faut pas parler de liberté et
d’égalité, car ce qui compte est de générer les
taxes, quitte à ne faire que de la pornographie. Désormais, je ne
réalise que des photographies de littoral (bien que coincé dans ce lieu
vulgaire et trop pingre qu’est l’Auvergne), car la plage et le ciel
représentent le seul espace encore libre et non soumis à des intérêts
privés, ou à une réglementation par les fonctionnaires de l‘État. Le
bord de mer est la bordure de la civilisation, le ressac est le flux de
la vie et sa fin, le lieu de passage vers la mort, l’océan primordial
infini qui est notre seule et véritable demeure. Plus que jamais
d’actualité, cités ailleurs dans mon site :
Gilles Deleuze : « Les déclarations de police sont
dites, à juste titre, des communiqués ; on nous communique de
l’information, c’est à dire, on nous dit ce que nous sommes censés être
en état ou devoir croire, ce que nous sommes tenus de croire. Ou même
pas de croire, mais de faire comme si l’on croyait, on ne nous demande
pas de croire, on nous demande de nous comporter comme si nous le
croyons. C’est ça l’information, la communication, et, indépendamment
de ces mots d’ordre, et de la transmission de ces mots d’ordre, il n’y
a pas de communication, il n’y a pas d’information. Ce qui revient à
dire : que l’information, c’est exactement le système du contrôle » Guy Debord : « Le monde moderne a rattrapé l’avance formelle que
le surréalisme avait sur lui. Les manifestations de la nouveauté dans
les disciplines qui progressent effectivement (toutes les techniques
scientifiques) prennent une apparence surréaliste : on a fait
écrire, en 1955, par un robot de l’Université de Manchester, une lettre
d’amour qui pouvait passer pour un essai d’écriture automatique d’un
surréaliste peu doué. Mais la réalité qui commande cette évolution est
que, la révolution n’étant pas faite, tout ce qui a constitué pour le
surréalisme une marge de liberté s’est trouvé recouvert et utilisé par le monde répressif que les surréalistes avaient combattu » Bernard Maris : « L’argent est l’outil qui introduit le temps dans
l’échange, alors que le troc est simultané et se réalise en face à
face. L’argent retarde le moment d’acheter et produit ainsi un effet
fondamentalement déséquilibrant : toute la production ne sera pas
vendue, alors que le troc permet l’équilibre. Inversement, la société
ancienne était fondée sur des liens personnels, de force ou d’amitié,
qui impliquent de se regarder dans les yeux au moment de passer un
contrat. À titre d’exemple, l’usure n’était pas condamnée par les
théologiens lorsqu’elle était pratiquée entre nobles, car le lien
d’amitié ou de vassalité était considéré comme suffisamment fort pour
qu’un taux usuraire soit permis. De même, la dépense somptuaire est
destinée à impressionner à obliger son bénéficiaire, qui doit à son
tour donner. Des liens forts, à la fois de rivalité et affectifs, se
créent ainsi. En revanche, l’argent permet aux individus de se replier
sur des rapports purement monétaires. Les rapports affectifs existent
encore, surtout dans une institution comme l’armée, mais le capitalisme
permet aux hommes de plus rien se devoir, une fois l’échange payé »

Ensuite,
comme il n'est pas dans mes habitudes
d'avancer des informations sans communiquer
mes sources, voici : Ancienne
ANPE : IFRAP*
:
Comment l’ANPE truque les chiffres
- La vérité sur la rapport Charpy :
"Ce sont donc seulement 300.000 personnes, au maximum, et non
3 millions qui retrouvent un emploi grâce à l’ANPE chaque année, et ce sans
compter la part des agences d’intérim. Les services de l’ANPE permettent donc un taux d’embauche en
CDI de 6,4%. L’Unedic annonce, elle, un taux de retour à l’emploi de 53,7%,
dont 41% en CDI grâce à l’action des opérateurs privés.
L’ANPE permet donc à 6,4% des chômeurs accompagnés de
retrouver un CDI au bout de 6 mois, contre 22,1% pour les opérateurs privés".
Puis : Fabienne Brutus - Jean-Claude Gawsewitch
: « La
vérité sur l’ANPE - Chômage, des secrets bien gardés »
: "La première partie du livre est une exploration en
profondeur d’un des plus grands monuments à la gloire de la bureaucratie qui
ait été élevé en France. On y voit page après page les mouches que sont non
seulement les chômeurs mais aussi les conseillers dont l’auteur fait partie,
tenter de se désengluer d’une mélasse concoctée par les plus brillants esprits
de la République. L’auteur ne le rappelle pas mais peut-être ne le sait-elle
pas, que l’ANPE est, en 1967, une invention du jeune Jacques Chirac qui fait
ses premières armes comme ministre ; comme l’a très bien exprimé Denis Jeambar,
le jeune ministre a très bien compris que sa réussite ne passe pas par la
solution des problèmes qui lui sont confiés mais par l’apparence qu’il donne de
s’occuper du problème en créant un organisme dédié à sa solution.
L’interventionnisme tous azimuts et totalement inefficace de l’Etat français
depuis 30 ans est la formule qui a fait la carrière de Jacques Chirac et de la
plupart des politiciens sortis comme lui de l’ENA où ils ont appris la recette.
Nous avons montré à plusieurs reprises que derrière le
million et demi de placements revendiqués par l’ANPE, la réalité était
inférieure à 200 000 et de l’ordre de 70.000 si l’on enlève les emplois aidés
dont l’agence tient les cordons. C’est à l’examen de cette énorme arnaque que
se livre Fabienne Brutus avec un détail qui entraîne l’écœurement : description
des petites magouilles journalières, des lâchetés commises par les directeurs
pour leur avancement, des combines pour obtenir sur le papier les objectifs
demandés par l’administration centrale, qui ne sont pas sans rappeler toutes
les horreurs que l’on rencontre à la DGI pour faire croire que cette
administration est rentable et convaincre le Parlement d’accroître ses moyens
et ses effectifs. Que le Parlement soit à ce degré aveugle à ce qu’il finance
et cautionne, qu’il ait été incapable de voir depuis 30 ans la machine à
détruire les chômeurs qu’est l’ANPE, sans compter les coûts exorbitants de cet
organisme fortement aux mains des syndicats (et comme le note l’auteur, avec
des avantages qui hurlent à côté de ceux dont bénéficient leurs "clients"),
en dit long sur le fonctionnement de notre démocratie. Mais le plus poignant et le plus tragique est de voir cette
femme jeune, totalement déboussolée, ne pas comprendre que le salut n’est pas
dans un traitement de tous les chômeurs par un organisme centralisé et
forcément bureaucratique, nivelant et uniformisant donc déshumanisant chaque
dossier, le rêve du parti communiste et de la CGT",
Nicolas Lecaussin
(l'auteur de "Cet
Etat qui tue la France",
juste "viré pour sarkozysme trop tiède" selon
Marianne, éjecté donc de
l'IFRAP par Bernard Zimmern, à
cause probablement de son dernier
ouvrage intitulé "L'absolutisme
efficace", très critique
vis à vis de Monsieur Sarkozy,
même si l'IFRAP est, de notoriété
publique, engagé en faveur
des mesures libérales (pro-américaines),
faisant que son directeur est peut-être
plus conservateur que libéral,
selon "Gauche libérale"). *
(IFRAP : un "think thank"
libéral : "Institut
français de recherche sur
l'administration publique") ISF
: Institut
Montaigne :
"La portée symbolique de l’ISF (Impôt de solidarité sur la
fortune) va évidemment bien au-delà de son maigre poids dans les prélèvements
obligatoires en France (0,5 %). Cependant, comme tous les autres impôts, l’ISF
doit être jugé à son efficacité économique et sociale.
A cette aune, il est assez extraordinaire
qu’il existe encore. L’analyse économique montre en effet que l’ISF coûte au
moins deux fois plus cher à l’État qu’il ne lui rapporte. Il constitue une
source considérable de sorties de capitaux, il pèse significativement sur le
potentiel de croissance économique, ne contribue en réalité que très faiblement
à la redistribution et à la réduction des inégalités et aboutit même à une
véritable délocalisation de la générosité en privant associations et fondations
françaises de puissants donateurs potentiels. Il peut être opportun de taxer le
capital intelligemment, comme c’est la pratique dans certains grands pays. Mais
il est absurde et suicidaire de le taxer stupidement, comme le fait l’ISF".
Mais l'IFRAP
s'en prend aussi à l'ISF
avec véhémence.
Cet impôt suicidaire créé
sur mesure pour les démagogues
(c'est par fourberie : caresser
le peuple ignorant dans le sens
du poil pour garder sa faveur électorale,
quitte à ruiner le pays) aura
fait perdre à la France plus
de 200
milliards d'euros
depuis sa création
; il n'y a que Bercy pour se féliciter
de ce gâchis stupéfiant
et digne de technocrates : faire
fuir les familles les plus riches
et créatrices d'emploi (surtout
en Suisse : 12.000 Français
à Genève et 10.000
dans le Valais, pour une perte de
patrimoine - ou fuite des capitaux
- estimée à 100 milliards
d'euros) : "Selon les banquiers Suisses que nous avons interrogés,
1.200 riches Français s’établiraient dans le canton de Genève chaque
année (soit dix fois les chiffres de Bercy)
(...) Il est vraisemblable que ces 200
milliards € épargnés par des Français à l’étranger du fait de l’ISF,
privent le pays de plusieurs dizaines de milliers d’emplois et
expliquent une partie du différentiel entre la croissance française et
celle de ses voisins anglais et allemands (...) ce
qui accrédite la formule de Raymond Barre selon lequel l’ISF agirait
sur l’économie à la manière d’une leucémie".
Ne serait-il pas temps
maintenant, alors que la France
bat des records négatifs
de don
et de création de fondations
privées (la richesse fiche
le camp grâce au zèle
du Fisc - faisant que les artistes
croupissent dans la précarité ou
dans les geôles
virtuelles de
l'ANPE), d'exiger des comptes, une
Justice digne de ce nom à
l'encontre des imposteurs publics
qui fondent leurs intérêts de
carrière sur la jalousie,
la misère et l'ignorance ?
J'écris en connaissance de
cause : ma mère malade
ne va plus finir son existence
chez elle où elle garde tous
ses repères émotionnels
(c'est une maison gagnée
par un travail honnête
de son mari juste décédé),
car le Fisc applique l'ISF !
Quant à moi, l'ANPE m'a suspendu
des listes du RMI grâce à
un document qui n'existe pas et
dont elle convient avec un cynisme
qui fait froid dans le dos, devant
la Justice, de ce que : "elle
n'est, en tout état de cause,
pas en mesure d'en rapporter la
preuve, si tel était le
cas", témoignant
que si le chômeur doit impérativement
prouver toutes ses affirmations,
l'ANPE quant à elle s'octroie
un pouvoir régalien
et la toute puissance d'un
geôlier face à des
esclaves... Où se cachent
donc la Liberté et la Démocratie
? Il y a plusieurs manières
de commettre un crime : le faire
soi-même (s'exiler pour payer
moins d'impôts), le laisser
se produire (en appliquant
l'ISF, comme le font les fonctionnaires
de l'Etat), ou y pousser autrui
(par une action démagogique
parallèle et sous-jacente
de la politique) ; je ne pense
donc pas que les fortunes qui choisissent
la Suisse soient les plus à
blâmer.
Ainsi, l'IFRAP et l'Institut
Montaigne convient à
une incompétence
; et c'est à ce niveau que
la simple logique bute. En effet,
ne serait-ce pas faire injure à
nos dirigeants ou élus, que
de les croire incapables ou
bornés à cette extrémité,
nonobstant R. Guénon écrivant qu'il
est dans la nature de la
démocratie que d'amener l'incompétence au
pouvoir, la majorité représentant
un entendement réduit à
son degré le plus bas ? Ne
serait-ce pas raisonnable, pour
la logique, d'y comprendre une fin
plus démagogique
(ISF) servant le carriérisme
politique dans son ensemble, une
finalité de déshumanisation
(ANPE - chômage) utile à
la "société de
contrôle" : jeu politique
des sondages, peur collective, bouc
émissaire, perte de mémoire
à seule fin de corvéabilité,
uniformisation de la population
pour la soumettre, et l'aliéner, au
consommérisme de la croissance ?
Petite
introduction, par laquelle sens
ontologique et nature intrinsèque
se rejoignent : Un fait curieux :
présenter des photographies censées montrer le vivant, mais avec la prétention
de témoigner de sa réalité ontologique, alors qu‘il ne s‘agit que d’une perception
neuronale, avec des couleurs qui ne sont que des ondes. Le paysage ainsi transcrit
relève davantage d'un regard
que d'une vérité
propre. Il y a ici un paradoxe,
qui ne peut être résolu que par la métaphysique moderne de la « deep
ecology » (le néologisme d‘Arne Naess). Les influences en
furent
diverses : Tocqueville, James Lovelock (Gaïa), Claude Lévi-Strauss, Louis
Dumont. Une nouvelle éthique de l'immanence
a donc vu
le jour, bien plus spinozienne que kantienne (le conatus s‘opposant au sens moral
kantien), et qui rejette tout anthropocentrisme au profit d’un biocentrisme. La
rupture est radicale et nécessite une réflexion plus métaphysique. Au premier
abord, Aristote se serait trompé sur l’homme comme finalité de toute chose, et
la théorie des systèmes, ici quand le tout est plus important que ses parties,
rentre toujours en conflit avec le principe holiste qui restitue une dynamique
fondamentale, et par le biais de ses parties (l'effet papillon), au vivant. Mais l’homme n’y a plus sa part centrale
dans l'espace : il devient une
qualité, une conscience. Ainsi, il est peut être
"dans ma nature intrinsèque" que de vouloir montrer le vivant, avec une démarche
volontaire et prétentieuse, en ce qu’il est affirmé des valeurs hiérarchisées avec
l’homme positionné tout au sommet de la pyramide de la vie, mais sans jamais
s'octroyer le droit
(ou la vertu) d’aller contre des développements naturels (exemple : les
OGM qui violent la vie).
Il en ressort alors ceci : les
parties sont plus importantes que leur somme sous l’angle de la verticalité, selon l’approche heidegerrienne du Dasein et par le sens grec
de
la personne qui s’oppose à l’individu, mais nous dirions que le tout importe plus que
les parties sous celui de l‘horizontalité, ce qui est le sens donné au
biocentrisme. Ce paradoxe engendre une
incompréhension. Par exemple, une société très individualiste comme la notre
(droits de l’homme) brise à chaque instant les personnalités, en laminant les
différences et en tirant l’intellectualité vers le bas. En libérant les
individus, nous n’avons créé que des … individus. Big Brother, les objets
interconnectés, la vidéo- surveillance et les contrôles inopinés, agissent par
anticipation et enferment ainsi
encore bien davantage les personnes dans un totalitarisme
de chaque instant, que tout risque de terrorisme menaçant le monde libre.
Deleuze avait saisi cette transformation
amenant à une société
de contrôle. C’est que l’approche du
vivant, et l’acceptation de notre place, subsidiairement notre rôle à jouer,
furent fausses dès le départ, et vite soumises à des intérêts financiers et
politiques. Cette incompréhension se retrouve dans l’acceptation des nouvelles
chaînes sécuritaires. Ceci permet alors de dire : Orwell s’était trompé face à
Huxley, car il s‘agit là d‘une aliénation... Nous avons appliqué
un anthropomorphisme
et une utopie sociétale.
De la même manière
que la crise économique commencée, début
2009, est bien davantage structurelle
que conjoncturelle, c'est la pensée
dite moderne qui est responsable
de l'autisme spirituel et du désastre
écologique. Notre civilisation
repose sur des principes dogmatiques
(Deleuze dirait des délires),
les plus vicieux étant ceux du
progrès (devenu une religion)
et de l'égalité (une
morale détournée).
Ces principes ont fait de l'économie
le cœur battant de la société
; le jeu de la politique et la technique
de conditionnement consommériste
n'ont fait que renforcer un sens
égotique. Pour comprendre
ce que je viens d'exprimer, il faut
admettre que nous avons appliqué,
de par le développement
progressif de l'ego, une approche
différente de la relation
du tout avec ses parties*,
selon que nous l'appliquons à
nous-même ou à notre
environnement (la nature) :
la Nation
qui fait s'opposer les individus
à la personne (pour le contrôle
disciplinaire
de Foucault) et le matérialisme
qui nous positionne comme les maîtres
du Monde avec le statut de
dominant.
Ce schéma de pensée,
qui tient tout à la
fois d'un total conditionnement
collectif et de l'intérêt
égoïste, explique encore
aujourd'hui le fait que les
États revendiquent pour eux-mêmes
les exacts attributs qu'ils
refusent aux régions : territorialité,
langue, monnaie. Le monde est ainsi réduit
à un unique rapport
de force, et la morale est
celle des puissants. En cela, le
comportement global, l'intelligence,
en sont restés à un degré
animal ; le biocentrisme
est une forme actualisée
des principes de syncrétisme
et de "dignité de l'homme"
de Jean Pic de la Mirandole,
il prétend redéfinir
notre place en ce Monde, et le rapprochement
est d'autant plus heureux, que le
modernisme de Pic (renoncer au déterminisme
astral au profit d'une plus
haute magie) n'excluait nullement
un rapprochement des oppositions
de pure forme (Platon et Aristote),
tant ses amis le surnommaient "prince
de la concorde". A défaut
de pouvoir nous poser aujourd'hui
la question métaphysique
de l'être, du pourquoi ontologique,
peut-être pourrions commencer
par nous comporter avec dignité
avec le vivant ? il en va de notre
survie planétaire avec la
nature. *
(Pour l'homme, pour une question
de domination étatique,
nous avons produit le transfert
de la personne (c'est l'être)
vers l'individu (multitude
informelle), ainsi conceptualisé
le "peuple souverain"
et le devoir citoyen. Pour la nature,
c'est le contraire, elle fut perçue
comme une multitude formelle sans
unité propre (c'est
le biotope dans la biodiversité)) Vous,
qui vivez désormais majoritairement
dans des villes laides, surpeuplées
et polluées, regardez ces
quelques paysages, contemplez la.
Il
me semble que le paysage
ramène davantage à
la question de l'être (pourquoi
y a-t-il quelque chose plutôt
que rien ?) que le corps, ou alors
le corps perçu par le taoïsme
en correspondance énergétique
avec l'âme, pour une incarnation
immanente et un principe vital accessible
par transmutation. Exemple, la diététique
: nourriture grossière,
maigre, sobre, absorption de l'Essence,
de l'ivoire, de la lumière,
du souffle, du souffle originel,
puis nourriture embryonnaire qui
correspond à la plénitude
du vide, comme le vide du
moyeu par lequel tourne la roue.
Chez Guénon, l'approche
est métaphysique, elle dénonce
la monstruosité de la modernité
et de sa multiplicité, c'est
à dire prendre la matière
extérieure pour sa réalité
ontologique, considérer ensuite
que chaque chose est égale.
Plus contemporain et lu, Deleuze
n'est pas moins métaphysicien
de l'immanence
avec le "On"* qui ramène
de manière abstraite à
l'ontologique de l'être. Par
le biais d'une analyse marxiste,
il dénonce également la
farce de la multiplicité comme
référant dans la société
moderne : "Le
rôle de l'argent dans le commerce
tient moins au commerce lui-même
qu'à son contrôle par
l'Etat. Le rapport du commerce avec
l'argent est synthétique,
non pas analytique. Et fondamentalement
l'argent est indissociable, non
pas du commerce, mais de l'impôt
comme entretien de l'appareil d'Etat.
Là-même où des
classes dominantes se distinguent
de cet appareil et s'en servent
au profit de la propriété
privée, le lien despotique
de l'argent avec l'impôt reste
visible",
là où Guénon
place le contrôle dans l'illusion
entretenue du droit
de vote,
Deleuze parle de flux, de distribution
d'argent aux pauvres (à partir
de l'impôt sur les aristocrates
grecs selon Michel Foucault)
qui est "un
moyen de ramener l'argent aux riches,
d'élargir singulièrement
le régime des dettes, de
le rendre encore plus fort, en prévenant
et réprimant toute re-territorialité
qui pourrait se faire à travers
les données économiques
du problème agraire".
C'est ainsi que l'usine qu'est devenu
l'inconscient incarne des "machines
désirantes"
qui délirent les races, les
continents et les cultures : "La
mort imminente, diffuse, absorbée,
tel est l'état que prend
le signifiant dans le capitalisme,
la case vide qu'on déplace
partout pour boucher les échappées
schizophréniques et faire
garrot sur les fuites. Le
seul mythe moderne, c'est celui
des zombis
- schizos mortifiés, bons
pour le travail,
ramenés
à la raison.
En ce sens, le sauvage et le barbare,
avec leurs manières de coder
la mort, sont des enfants par rapport
à l'homme moderne et son
axiomatique (il faut tant de chômeurs
(...) etc.).
L'homme moderne "délire
bien davantage (...)
On
le décore à tour de
bras
(...) Le
casino gagne toujours. La mort aussi.
La loi des grands nombres travaille
pour elle..."
(Céline)
C'est ainsi que Deleuze parle d'un
champ social historique et ses ombres
dans lequel se perd la puissance
révolutionnaire du désir.
Mai 68 en est l'époque, le
langage est de gauche, plutôt
il est ultra-gauche et même
très au delà : "(...)
Les
codes primitifs et même les
surcodages despotiques témoignent
d'une polyvocité qui les
rapprochent d'une chaîne de
décodage du désir
: les pièces de machines
désirantes fonctionnent dans
les rouages mêmes de la machine
sociale, les flux de désir
entrent et sortent par les codes
qui ne cessent du même coup
d'informer le modèle et l'expérience
de la mort élaborés
dans l'unité d'appareil social-désirant.
Et il y a d'autant moins instinct
de mort que le modèle et
l'expérience sont mieux codés
dans un circuit qui ne cesse de
greffer les machines désirantes
sur la machine sociale et
d'implanter la machine sociale dans
les machines désirantes.
La mort vient d'autant plus du dehors
qu'elle est codée du dedans.
C'est vrai surtout du système
de la cruauté, où
la mort s'inscrit dans le mécanisme
primitif de la plus-value comme
dans le mouvement des blocs finis
de dette. Mais, même dans
le système de la terreur
despotique, où la dette devient
infinie et où la mort connaît
une exhaustion qui tend à
en faire un instinct latent,
un modèle n'en subsiste pas
moins dans la loi surcodante, et
une expérience pour les sujets
surcodés, en
même temps que l'anti-production
reste séparée comme
la part du seigneur.
C'est très différent
dans le capitalisme. Précisément
parce que les flux du capital sont
des flux décodés et
déterritorialisés (...)
L'identité
de nature doit apparaître
pour elle-même entre la production
sociale et la production désirante.
Mais à son tour : loin que
cette identité de nature
favorise une affinité de
régime entre les deux productions,
elle accroît la différence
de régime d'une manière
catastrophique, elle
monte un appareil de répression
dont ni la sauvagerie ni la barbarie
ne pouvaient nous donner l'idée
(...)
C'est la double
aliénation travail-désir
qui ne cesse d'accroître et
de creuser la différence
de régime au sein de l'identité
de nature. En même temps
que la mort est décodée,
elle perd son rapport avec un modèle
et une expérience, et
devient instinct,
c'est-à-dire effuse dans
le système immanent où
chaque acte de production se trouve
inextricablement mêlé
à l'instance d'anti-production
comme capital. Là où
les codes sont défaits, l'instinct
de mort s'empare de l'appareil répressif,
et se met à diriger la circulation
de la libido. Axiomatique
mortuaire.
On peut croire alors à des
désirs libérés,
mais qui, comme des cadavres, se
nourrissent d'images. On
ne désire pas la mort, mais
ce qu'on désire est mort,
déjà mort : des images.
Tout travail dans la mort, tout
désire pour la mort",
"L'anti-oedipe
- capitalisme et schizophrénie",
Gilles Deleuze et Félix
Guattari. Texte magistral de Deleuze,
qui rejoint à sa manière
la multiplicité "règne
de la quantité"
de Guénon, la non-vie
ou le "non-vivant"
de Guy Debord*, l'hors
de l'Être de
Heidegger, jusqu'à
l'Arborigène qui dénonce
en Australie le viol de sa mère
(la nature) par l'homme blanc. C'est
pourquoi le monde court à
sa perte, il est en représentation
de lui-même (le spectacle),
mais ne vit plus. Ce que produit
la modernité n'est qu'un
moyen et non un but, la production
n'a pas une finalité intrinsèque
qui soit autre que les flux et reflux
entretenant des désirs des
machines humaines, l'économie
se dévore elle-même
dans une projection constante :
la croissance, nous
produisons ... de la production,
comme en témoignent les inégalités
qui ne cessent de croître
(car il est plus difficile de rembourser
une dette, comme pour l'Afrique,
que de prêter de l'argent),
et la pollution planétaire.
Le travail n'a plus aucune vertu
ontologique (mais identitaire :
la Nation), car c'est uniquement
le moyen de gagner sa vie.
L'action politique a perdu tout sens
magique ou cyclique, sauf le despotisme
particulier de ses acteurs : incompétence
chronique car procédant
du vote majoritaire selon Guénon,
démagogie électoraliste
qui fait se coucher devant les manifestations,
culpabilisation des chômeurs
s'opposant à la croissance
infinie - à fin d'endoctrinement
moral selon "La
potence ou la pitié"
de Geremek... Dernier exemple
de cette immense aliénation
collective, au début 2009
: 1)
les sols sont pollués
à cause de l'agriculture
intensive - 2)
l'élevage oblige de
déforester les grandes forêts
tropicales - 3)
l'importation des protéines
végétales affame le
tiers-monde - 4)
le rendement de la transformation
en viande est un désastre
- 5)
celui en énergie tout autant
- 6)
les animaux sont massacrés
par milliards - 7)
la consommation régulière
de viande est désormais reconnue
cancérigène par les
scientifiques - 8)
près d'un milliard d'êtres
humains vont souffrir de la faim
en 2009, neuf millions vont
en mourir... Connaissant normalement
ceci, qu'a donc décidé
le Gouvernement français
? Baisser
l'aide à l'agriculture ...
au profit de l'élevage.
Est-ce de la pure incompétence
démocratique ou de l'opportunisme
? Depuis les scandales de l'amiante
et des essais nucléaires
à ciel ouvert, la liste des
crimes impunis est longue... Nous
nous nourrissons bien de mort. La
mort devient le quotidien, mais
elle n'est pas subie depuis l'environnement,
comme au moyen-Âge, elle est
l'augmentation de la dégénérescence
et du cancer du fait de l'usage
irraisonné (sauf bien entendu
pour les industriels) des produits
chimiques dans une alimentation
devenue totalement dénaturée
(les huiles raffinées et
hydrogénées), faisant
vendre parallèlement des
vitamines de synthèse, alors
que l'alimentation biologique
non aidée, il faut le souligner, ne
représente que
2%
des habitudes citoyennes !
Dans un même ordre d'idée,
les gros producteur sont favorisés,
au détriment de ceux qui
en auraient besoin. Deleuze écrivait : "elle
(l'identité
de nature capitaliste)
monte
un appareil de répression
dont ni la sauvagerie ni la barbarie
ne pouvaient nous donner l'idée",
préférant le système
despotique primitif d'avant la déterritorialité
propre à la circulation de
"flux décodés"
(et l'idéologie démocratique
que l'on veut imposer partout sur
Terre, en fait-elle partie ?), m'amenant
à me poser cette question
des valeurs hiérarchisées :
un Roi de France se serait-il permis
de lancer à un de ces sujets
"casse-toi,
pauvre con",
en public ? L'individu
ne compte plus qu'en tant que composante
de la quantité, une quantité
pure dont l'égalitarisme
pervers a dénié
toute droit à l'ontologique
de l'être, un monde caractérisé
par le village mythique de Portmeirion
: être social revient
désormais à se "nourrir
d'images".
*
(René Schérer :
"Le "on" est l'opérateur événementiel, le révélateur, en même temps que le
créateur de son sens, le point où se conjoignent sans se confondre son aspect
privé et son aspect collectif, sa face idéelle et sa face incarnée. Ce qui ne
signifie pas la fusion de l'individuel dans la généralité vague qui, le faisant
passer dans l'ensemble statique l'édulcore. Ce n'est pas que l'événement, en
accédant à lui, "comme la mort, double, et impersonnel en son double" que les
singularités se libèrent des lisières où la personne individuelle les tenait"
(REGARDS SUR DELEUZE). Philippe Mengue :
"Cette nouvelle idée de la philosophie qu'invente
Nietzche, et avec lui Deleuze, est à la source de la philosophie du multiple et
des devenirs, qui est celle de Gilles Deleuze. On y décèle déjà les thèmes
majeurs du refus de la transcendance au profit de l'immanence, des normes
immanentes de vie, le refus de la dialectique et du privilège du négatif au
profit des agencements de désir, du refus des passions tristes, la joie des
devenirs, l'intempestif, etc- L'oeuvre de Nietzsche constituera continément, non
seulement une batterie de concepts où Deleuze n'aurait cessé de puiser, mais un
milieu d'effervescence pour les pensées futures, un plan d'immanence où il
pouvait rectifier et limer au plus juste les concepts qu'il créait et dont il
avait besoin") *
(Citons Guy Debord : « Le spectacle en général, comme inversion concrète de la vie,
est le mouvement autonome du non-vivant » (Thèse 2). Source d’aliénation, le spectacle est à
l’origine de la solitude, de la séparation qui caractérisent la société
moderne (Thèses 25 et 29). Il d’interrompt le dialogue
en remplaçant la communication entre les individus par le "monologue
élogieux qu’il tient sans interruption sur lui-même" (Thèse 24), il s’impose là
où il parvient à dissoudre la communauté et le sens critique qui l’accompagne.
« La critique qui atteint la vérité du spectacle le découvre
comme la négation visible de la vie ; comme une négation de la vie qui est
devenue visible (Thèse 10) »)
Instinct
de mort et
pulsion de mort : Pas besoin
de René Guénon, de
Michel Foucault, de Gilles Deleuze
ou de Guy Debord, pour comprendre
qu'un instinct de mort oppose un
barrage constant à toute initiative
relevant de l'être ou du simple
déconditionnement. La matière,
comme l'argent qui se déterritorialise,
se répète
à l'infini ; alors les
âmes se réfugient dans
une libido dirigée par un instinct
de mort, parce que la "production
sociale" et la "production désirante"
ne cessent de s'opposer, du fait
de la disparition des codes (flux
décodés de désir),
amenant le contrôle de
la population par le gavage d'images
(et d'axiomes démocratiques),
de nourriture en boite, de
séries policières
qui ramènent inlassablement
dans le bon chemin, toute une
suite ininterrompue de délires
destinés à faire oublier
... l'être. De la même
façon que les personnes âgées
restent soumises à des
calmants, dans des mourroirs indignes,
la mère de famille est sous l'emprise
publicitaire, le chômeur sert
à entretenir l'aliénation travail-désir
(la
meilleure preuve en est le truquage
des statistiques attestant de l'imposture
de l'ANPE),
la vie fade de tous les jours (Plus
belle la vie) s'oppose au mythe
et à l'aventure (Aguirre,
la colère de Dieu), la santé
est prise en otage (coût du
tabac trois fois supérieure
au déficit de la sécurité
sociale), le culte de la famille
ne sert qu'à grossir, et de
manière catastrophique, un cheptel
humain. Hormis le conditionnement
de chaque instant, le produire pour
produire (ou produire
de la production)
absorbe toutes les énergies,
selon le dogme de la croissance
issu du mythe du progrès.
Ainsi, il est facile de comprendre
pourquoi le coût social* des
drogues illicites est inférieur
à 3 milliards d'euros, quand
celui du tabac approche les 48
milliards,
le soucis politique de la santé
des citoyens n'ayant aucune part vraie
dans la gestion nationale, comme
l'atteste celle de l'amiante depuis
1976 (rapport du Professeur Jean
Bignon au premier ministre
en 1977) et les 300
millions de tonnes
de déchets
radioactifs enfouis
un peu "au petit bonheur la
chance". En 1986, alors que
les USA envisageaient d'interdire
l'amiante, la France, en la personne
du CPA,
intervint pour émettre un
avis très négatif...
Alors les sols sont pollués,
la terre est morte, les aliments
trafiqués, les maladies
augmentent pour ... favoriser
la croissance, en demandant
de "travailler plus pour gagner
plus". Nous vivons dans
un monde dément parce que
nous sommes nous-mêmes autistes
; ceux qui le sont moins abusent
les autres, selon "L'Art de
la Guerre" de Sun Tzu
: "ne laissez pas vos ennemis
s'unir (...) il faut tromper l'adversaire
en fuite, toujours lui laisser croire
qu'il peut s'enfuir", nous
dirions aujourd'hui : pas de loi
consumériste, et : utopie
de la liberté. Après
avoir soumis les hommes, en leur
promettant de devenir libres (en
s'aliénant au travail et
en se gavant d'images), puis détruit notre
Terre, nous nous en prenons alors à
la Culture, à l'intériorité
: une directive européenne
stipule l'arrêt de la bande
FM en
2012. Ce n'est pas anodin. Le passage
au numérique induit un consommérisme
(il faut acheter de nouveaux tuners),
il permet aussi de mettre en place
des monopoles pour des accès
payants, subsidiairement censurer
les radios "libres" qui
dérangent le Pouvoir ou les
lobbies, ce qui est sensiblement
équivalent. Ainsi, la bande
FM sera accordée aux
industriels développant de
nouveaux gadgets de téléphonie,
mais le mal est plus profond que
la forte volonté de faire
des profits. Il faut considérer
la qualité extraordinaire
des émissions FM de France
Musique, surtout les concerts transmis
en direct, utilisant par exemple
un tuner Meridian 504. La qualité sonore de la FM équivaut à celle
d’un flux numérique de 256 kilobits par seconde en MPEG-2, cela est supérieur
au MP3 dont la qualité courante
est équivalente à 128
kilobits par seconde - selon la
réponse d'Orbus à
la consultation publique du Conseil
Supérieur de l'Audiovisuel
(sur la radio numérique).
L'Association Gulliver : "Très à la mode, le MP3 a
popularisé la compression avec perte de données. Ici on utilise un modèle
psycho-acoustique pour éliminer des sons ou fréquences jugées inaudibles car
masqués par des sons plus forts. Les taux de compression sont de l'ordre de 5 a
20. Même si on a pris l'habitude de dire que la qualité est celle du CD audio
(non compressé lui), il n'en est rien...". Suivant en cela
l'avis de la revue Diapason, j'affirme
que le MP3 est un désastre
pour l'écoute de la Musique
classique, faisant tout perdre
des nuances, des timbres, du legato
et des harmoniques qui restituent
la scène dans l'espace. Il
s'agit d'un massacre culturel propre
à détourner encore
davantage, si c'est possible, les
jeunes de la musique savante. L'encodage
audio, de la diffusion numérique,
est encore pire que celui du MP3
: 64 kilobits
; il correspond à un usage
adapté à la vidéo
(T-DMB). Alors, qui a choisi cette
norme qui va générer
un saccage culturel sans précédent
? Le Ministère de la Culture,
avec de surcroît un système
non compatible avec celui des autres pays
européens (le DAB+) !
Il semblerait que le Gouvernement
ait renoncé au fichage
ADN des émigrants
(ce dont je parlais en dessous),
ceci rappelant par trop l'étoile
de David portée sur les poitrines
pendant le nazisme, mais peut-on
espérer un sursaut inespéré
de sagesse pour la Culture, surseoir
à la croissance pour une
bonne cause ? *
(Coût social : la peur
du chômage, galvanisée
par les politiques, se
substitue aux gibets du
Moyen-Âge, mais sa réalité
est différente de sa
psychose. Ainsi, la richesse qui
quitte le territoire, à cause
de l'ISF
(les fuites induites seraient
5 fois
supérieures aux recettes
du Fisc), correspondrait presque
à la moitié chiffrée
du chômage qui avoisinerait
75 milliards d'euros (2004), alors
que le coût social combiné
du tabac
et de l'alcool
(37 milliards d'euros en 2000, pour
l'alcool) dépasserait allègrement
cette somme...)

Apocalypse
now
?
La crise devrait encore perdurer, du fait de tous les facteurs cumulées
: baisse des ressources (ou augmentations des cours), déforestations
pour l’élevage et les carburants, pollution et accroissement des
maladies (300 % de cancer en plus ces 50 dernières années), trouble
publique du fait de la baisse du pouvoir d’achat quand les riches le
sont toujours plus, peut-être des révoltes et des guerres (même
atomiques), et toujours plus d’informatique avec ses codes enregistrés,
de pensée unique avec l’évidente volonté de contrôler Internet, et
d’actions de police, et comme un besoin pressant d’unir les foules face
à un terrorisme qui semble bien déstructuré et épars pour être ce que
l’on veut que nous ... pensions. Parallèlement, j’ai remarqué, depuis
quelques décennies, comme une contraction du temps, comprenant en cela
l’augmentation phénoménale du progrès technique et la succession des
modes et des cultures ; j’ai pensé pendant un temps qu’il
s’agissait peut-être d’un effet de la loi de la relativité quand
l’espace est expansif, faisant que les journées paraissent de plus en
plus courtes. Peut-être un effet de l’âge, peut-être les doctrines
traditionnelles de René Guénon qui explique que la modernité de la
multiplicité tombe de plus en plus vite, comme une masse qui devrait
bientôt toucher son point ultime d’éloignement du Principe. Le fait donc
que
tout s’accélère pourrait s'expliquer par un processus de dissolution,
faisant que tous les possibles se précipitent avant l’arrivée d’un
nouveau cycle - données traditionnelles de l’Inde ou Éternel Retour des
stoïciens. Bref, une nouvelle période se profile ; le tout est de
savoir si elle reposera sur des cendres, et si les attentes écologiques
et énergétiques actuelles sont inspirées par un New Âge de pacotille
destiné à abuser autrui. C’est une période extraordinaire car elle
permet le changement de conscience, malgré l’enfermement du jeu
politique qui ne fait que nous contenir dans la société disciplinaire,
et de l’économie de croissance qui revient à être la société de
contrôle. Le système est en train de montrer des failles terribles
dans ses fondations intellectuelles, malgré tout le dirigisme
oligarchique en place, c’est à la fois un risque planétaire et une chance
potentielle. Lu au hasard sur un quelconque forum : «Or le "nombre",
c'est-à-dire la masse, est faite d'individus dont 95% sont manipulables
à merci... D'ailleurs la démocratie accouche de la dictature du
politiquement correct et de la pensée unique, dictature qui n'est pas
molle, celle-là. Si je disais ici ce que je pense de certaines choses,
on me signalerait immédiatement pour abus. On appelle ça le délit
d'opinion dans une dictature qui dit son nom. Or celle-là ne le dit pas
!». Celle-ci ne le dit pas effectivement et c’est le propre de la
définition de la «société de contrôle» de Gilles Deleuze. Mais, à
défaut de véracité scientifique, l’inconscient est marqué par des
soubresauts qui ne sont jamais portés par les médias officiels.
Nous avons plutôt, avec la
télévision, des journaux
aux feuilletons débiles mais
moralisateurs, une forme consensuelle
de propagande d'Etat. Exemple
:
concernant ce que certains appellent déjà, par sensationnalisme
:
«Apocalypse 2012» ; tout commence avec le fameuse «Résonance de
Schumann» et Gregg Braden qui aurait apporté la preuve du
ralentissement progressif des rotations de la Terre, puis établit un
«Point Zéro» prochain
du champ magnétique et l’arrêt des rotations
lorsque la fréquence atteindra 13 cycles (13Hz), la planète reprenant
alors des rotations - mais dans l’autre sens... Certaines études en
paléomagnétisme témoigneraient que l’inversion a déjà eu lieu 170 fois
en 80 millions d’années (selon la revue Nature - n°234, la dernière
inversion daterait de 12.400 années ; la prochaine serait estimée vers
2030). Certains sites Internet tentent d’expliquer que nous ne
sentons pas réellement ce changement de qualité du temps, qu’une
journée de 24 heures durerait en réalité 16 heures, un
sujet à prendre
avec beaucoup de réserve et énormément d’esprit critique...
C'est en effet très peu probable
selon notre entendement. Mais
le fait de pratiquer moi même
la radiesthésie,
ainsi que la radionique,
d'en constater les effets, m'amène
à garder toujours l'esprit
ouvert, en alerte en quelque sorte. Gilles Sinquin :
«Vers 2012, lorsque le champ magnétique sera presque nul, l’énergie
pure descendra en abondance sur la planète et dans la conscience de
tous les êtres humains ; nous entrerons dans la cinquième dimension
(règne spirituel). L’homme se retrouvera alors sans la protection de
son champ magnétique comme auparavant. Aussi me paraît-il logique que,
lorsque l’énergie cosmique descendra sur les êtres humains, toutes les
mémoires émotionnelles vont resurgir ensemble à la conscience et
provoquer un déséquilibre total pour chaque individu qui ne se sera pas
préparé à cet avènement». Changement de conscience ou non,
cataclysme du retournement de la rotation ou pas, il parait clair à
l’aune de 2009 que le passage de 2012 sera encore plus périlleux ... du
moins si nous n’avons pas déjà détruit notre planète, ou ne nous sommes
pas encore exterminés les uns les autres. Nous saurons bientôt
ce qu'il en est de la fin du calendrier
Maya,
de celle du Kali
Yuga,
de la Némésis
- déesse de la vengeance
de la mythologie grecque - dont
le terme (utilisé par antonomase)
désigne la colère
des Dieux en réponse à
la démesure des hommes. Il
est d'ailleurs surprenant,
au regard du monde présent,
qu'il n'y ait pas déjà
de conflits nucléaires localisés.
Qu'en est-il des valises nucléaires
(première livraison : une
centaine, les autres - 200 - étant
détruites entre 1995 et 1997)
mentionnées par Alexandre
Lebed (alors conseiller de Boris
Eltsine), révélant
devant la télévision
américaine en 1997 : «Je ne sais pas où elles sont
stockées, si elles ont été volées, perdues ou vendues».
Vérité ou intox, Ben
Laden annonce être en possession
d'une de ces bombes ; Ayman Zawahiri
au journaliste pakistanais Hamid
Mir, c'était en 2001
: «Monsieur Mir, avec 30 millions de dollars, vous pourriez, vous aussi, acheter
trois valises en Asie centrale»... Ce qui
me laisse toujours dubitatif devant
la faiblesse technique des attentats
perpétrés depuis 2001,
hormis celui du 11 septembre ... aux
USA.

De
Deleuze à Heidegger : le
pourquoi
?
Société disciplinaire ou société de contrôle
- puis, au delà de
l’analyse des modes de gouvernance - passant par le fait de toujours
«délirer le monde», poser les limites de l’ontologique de l’être
heideggerien se résorbant dans
l'apparence (le champ social), au
sein de la pensée
intellectuelle dominante et deleuzienne de l’immanent spinozien ; ou
comment positionner la constatation du machinisme visible de la vie (Gandhi : «l’homme blanc ne vit pas, il
fonctionne») -
l’immanence spinozienne ignorant déjà l’opposition de l’un et du multiple, avec le
fait que pour Deleuze le désir (sa
philosophie
du désir)
n’est
ni un fantasme - ni un manque (car il passe par les organes et non l’organisme), il génère la production des machines désirantes pour une expérimentation constante de la vie, il n'est pas la conséquence d’un manque
qui ferait que ce désir constant
est sa propre nécessité
en répondant plus
à besoin
ontologique davantage ... heideggerien,
ou, selon la philosophie d'Avicenne,
renouerait avec l'essence aristotélicienne :
Un flux donc et le mouvement comme création de toute chose (concept lu de la
vitesse infinie) : "Ceux qui agissent et qui luttent ont cessé
d’être représentés, fût-ce par un parti, un syndicat qui s’arrogeraient à leur
tour le droit d’être leur conscience. Qui parle et qui agit ? C’est
toujours une multiplicité, même dans la personne qui parle ou qui agit. Il n’y
a plus de représentation, il n’y a que de l’action, de l’action de théorie, de
l’action de pratique dans des rapports de relais ou de réseaux" (Deleuze).
On pourrait presque croire que cette «multiplicité», qui agit, correspond à
l’accident de l’essence d’Avicenne, nécessité intrinsèque qui oeuvre au
travers des êtres (qualifiant ainsi les âmes issus d’une même conscience -
Intelligence selon Averroès), ou à un jeu de la vacuité, ci ce n’est que, pour
les anciens maîtres, la seule chose qui ne change jamais est justement le
changement. Ce changement serait-il alors un flux de désir ? On en vient à considérer le pourquoi
des choses sans passer par la phénoménologie et le comment. Ainsi Deleuze
amènerait volontiers sur le chemin qui nous fait nous retourner sur nous-même,
si ce n’est qu’il ne voit que le risque de mort devant la rétrospection ultime : nous ne sommes qu’un rouage de la
multitude. Nous sommes poussés par des désirs : «une tâche destructrice : c'est
le grand curetage de l'inconscient, il faut faire sauter : Oedipe, rêve,
fantasme, mythe, tragédie, plus de théâtre - en même temps, pas après, première
tâche positive : atteindre aux machines désirantes de quelqu'un et on ne peut
jamais les saisir directement, on n'a que des indices machiniques, autant être
le plus obscur que possible, c'est chouette, c'est forcé, il n'y a que des
indices, pas du tout au sens de pourquoi au sens où je le dénonçais tout à l'heure,
mais parce qu'elles sont d'un autre régime, ce sont des micro-formations et elles ne sont que suivant des lignes de
fuite, ou ce qui revient au même, des lignes de décodage, de
déterritorialisation : l'inconscient il ne cesse pas de se déterritorialiser,
il y a des lignes sans fin, des lignes de fuite, des lignes abstraites, encore
une fois, ni symboliques, ni figuratives, ni imaginaires, ni rien du tout, des
lignes de fuite qui sont jalonnées d'indices machiniques et pourquoi : la seule
chose qui soit intéressante dans le rêve c'est qu'il est plein d'indices
machiniques : à travers les rêves et le fantasme, on ne tient que des indices
de machines désirantes et on les tient sous forme de machines molaires, aussi
souvent qu'apparaissent des papas-mamans dans les rêves, aussi souvent
apparaissent des indices machiniques, ce n'est pas une machine désirante car
elles ne sont pas rêvées, mais c'est des indices machiniques. Tout le temps,
dans les fantasmes, apparaissent des petites machines : il faut suivre ses voies de fuite pour sortir de l'analyse
du rêve, il faut s'enfoncer dans ces espèces de lignes machiniques pour aller
plus loin». Aller plus loin, mais jusqu’où, jusqu’à la fin des machines
désirantes seulement, ou revenir au départ ... mais y a-t'il
un commencement chez Deleuze, au deçà donc du "corps sans organe"
qui est l’agent de la production du désir ? De
l'ordre de la création du
désir ou de l'ontologique
? Une fois que toutes les machines
désirantes sont annihilées, et les indices machiniques aussi, sommes nous encore de
l’expérimentation quand le corps et les organes sont nécessaires comme
agent transmetteur ? Comprendre le CsO à coté de l’organisme laisse-t’il
imaginer se passer des machines désirantes et du corps, pour un pur esprit ? Quelle
profondeur Deleuze avait-il en tête, serait de celle de Heidegger allant à
Sartre, jetant un pont ultime pour le contact et le sens,
avec sa Lettre à Sartre de
1945 : «Il s'agit de saisir dans son plus grand sérieux l'instant présent du
monde, de le porter à la parole sans tenir compte de l'esprit de parti, des courants de
la mode et des débats d'école - afin que s'éveille enfin l'expérience décisive
où nous puissions apprendre avec quelle abyssale profondeur la richesse de
l'être s'abrite dans le néant essentiel»
? L’être correspond-il à ce désir qui
engendre les corps sans organes, lui donnant aussi cette épaisseur, quand l’étant
le serait du corps et des machines désirantes, est-il personnel ou bien
transpersonnel comme le supposerait la méditation et les états modifiés de
conscience
Jean Claude Dumoncel écrit : «La nature
est définie par Spinoza comme un être infini , c'est-à-dire une substance
composée d'une infinité d'attributs dont chacun exprime une essence éternelle
et infinie», cela répond-il à la question ? Il faudrait comprendre l’être comme
impersonnel (essence infinie) pour corroborer l’opposition deleuzienne entre le
CsO (qui est la production du désir) et l’organisme (qui fait les machines désirantes),
semblablement à l’être extériorisé de l’étant. J. C. Dumoncel poursuit donc
: «la
mémoire bergsonienne peut-elle, d'un côté, s'égaler (en tant que Mémoire du
Monde) à la substance spinoziste (c'est-à-dire à la Nature, et finalement à
Dieu) et, de l'autre, se multiplier (sous forme de mémoires personnelles) comme
les modes spinozistes (dans leur dissémination sur l'Attribut Pensée) (...) La
méthode ainsi mise en oeuvre atteint selon Deleuze l'unité systématique d'une
théorie de la Nature et d'une théorie de l'Homme dans l'Univers à mille
plateaux : le parallélisme des Attributs (comme l'Étendue et la Pensée) déployé
dans la Nature se trouve répercuté par le parallélisme des plans de conscience
dans l'Inconscient bergsonien. Que rien de grand dans le monde ne se fasse sans
passion ou sans désir, c'est peu. En fait c'est le monde lui-même qui se
produit d'après son propre désir selon Deleuze».
C’est alors que Marc’O (fondateur du laboratoire d’études pratiques sur le
changement) écrit : «S’expliquer en termes d’activité, c’est d’abord parler de
sa démarche sur des terrains d’intervention divers où des langages, des modes
de faire et de penser interagissent constamment les uns avec les autres,
introduisant "la complexité" à tous les niveaux relationnels. La
multiplication, aujourd’hui, des situations de plus en plus complexes introduit
l’usage d’un outil, celui de la transversalité. La transversalité dans le cadre
d’une activité visant un devenir ne peut reposer que sur une logique qui tend à
produire un savoir en le faisant émerger. Très précisément, je dirai qu’il
s’agit de l’inventer, de le créer. Par là, la créativité s’offre comme
l’élément constitutif de toute activité. Cette capacité de faire émerger des
situations nouvelles repose sur la capacité des protagonistes d’opérer
dans les infinis contextes de leur vie, contextes faisant réseaux,
"maillage". Elle oblige, ainsi, à un décloisonnement
interdisciplinaire constant. Ce que l’on nomme la transversalité devient,
alors, "la condition citoyenne"". Bien entendu, j’oppose à cette
utopie, partant d’un postulat égalitaire, le principe guénonien
de la qualification
s’opposant à la multiplicité. Le fait de considérer la vie
comme un chaos d’où sortent de manière égale tous les possibles,
n’est-ce pas toujours délirer une réalité, la délirer à partir de contrôles et
non plus de disciplines (qui se justifiaient d'après Deleuze avec les
"codes
despotiques") ? Comment croire que la transversalité permet un
échange d’information qui ne soit plus le "ce que l’on doit penser" de Guy Debord
? Comment penser que le rumeur ne se basera pas sur une analyse simpliste plus
largement partagée, que les points de vue plus en profondeur (comme je l’essaye
avec mon petit site) seront noyés dans la masse quantitative, si
ce n'est la création
d'une ghettoïsation de
cercles intellectuels et l'éloignement
de leurs centres (là où
agit la transversalité).
L’auteur poursuit : «De la citoyenneté, nous dirons qu’elle est l’activité
d’individus, de groupes qui cherchent à la faire émerger et à lui donner
consistance. Un tel énoncé a le mérite d’avancer qu’elle n’est définissable
qu’à travers l’activité même qui va la fonder, par là nous dirons qu’elle
"fait culture". Ce qui nous amène à soutenir que c’est seulement à
travers les pratiques culturelles que les pratiques politiques pourront être
renouvelées. "Cité", "citoyenneté", ces deux termes
deviennent de plus en plus problématiques. La mondialisation de la société
salariale réduisant, progressivement, les individus au rôle unique de
consommateur, les destine essentiellement aux activités dépendant de l’économie
de marché. L’expression citoyenne s’en trouve pratiquement réduite à l’exercice
des seuls droits électoraux. La culture qui s’ensuit génère des pratiques
sociales complètement soumises aux impératifs du marché, un marché considéré comme la source
"naturelle" de l’essor humain». Bien vu concernant l’effet de la
mondialisation, mais comment croire qu’il y aura un groupe «faisant culture» et
non pas des groupes ? Et ces pratiques culturelles, comment pourraient-elles
émerger autrement que par les racines de territorialité que, et ce n’est pas un
léger paradoxe, la démocratie égalitaire a combattu depuis la Révolution
française (exemple : interdiction des langues régionales non encore reconnu
récemment par la République) ? Ainsi, il aura fallu la disparition des
cultures, à cause justement du principe égalitaire de citoyenneté, pour en appeler à
cette citoyenneté là dans l’espoir de créer une culture. Mais la culture à
créer repose encore sur une pensée majoritaire : «L’activité commune qui se
dégage alors implique constamment les outils, les moyens, les procédures de la
créativité. Et ce sont les exigences liées aux processus de la créativité auxquelles les intervenants
devront répondre. Cette procédure amène à rejeter un programme préalable conçu
à partir des compétences, des qualifications propres à chacun. La créativité
privilégie la logique de l’émergence». Cette culture sera encore une
manifestation des délires de Deleuze, vis à vis laquelle Marc’O marque le seuil
: «ce que les participants doivent surtout éviter, c’est que l’activité
citoyenne elle-même ne soit noyée sous les certitudes qu’offrent à chacun son
savoir expert ou sa fonction. La créativité ne peut opérer qu’à partir des
questions qui se posent à chacun quand il atteint les limites de son savoir.
C’est ce que nous appelons "atteindre un seuil overflow"3
(dépassement des capacités mémoire), un espace qui exige de chacun de produire
avec les autres sa connaissance à partir de l’activité qu’il mène». L’auteur
conclue : «L’expression "production de soi", dans le cadre de la réalisation
d’un projet, se rapporte, directement, au développement du savoir des
protagonistes, un savoir qui, dans notre perspective, s’exprime sur trois
plans, celui du savoir-faire, du savoir-penser et du savoir-être. Notons que
cette double production, "production d’une œuvre" et "production
de soi" dégage un troisième plan d’activité : la formation, une
formation qui, dans une logique reposant sur la créativité, ne peut être qu’une
auto-formation. La recherche, la production, la formation se conjuguent, dès lors,
dans un même espace/temps de l’activité citoyenne. Et c’est à travers cette
relation, située dans un seuil "overflow", que la créativité va se
révéler le meilleur "outil humain" pour construire ce devenir
citoyen». Nous y voici donc, c’est effectivement le constat de la société de
contrôle de Deleuze («Qui parle et qui agit ? C’est
toujours une multiplicité, même dans la personne qui parle ou qui agit») qui
devient le postulat du "renouveau citoyen". Mais où se situera l’identité de
nature de Deleuze : «l’identité de nature doit apparaître pour elle même entre
la production sociale (le groupe, les autres) et la production désirante (la
créativité, soi-même) (...) loin que cette identité de nature favorise une
affinité de régime entre les deux productions, elle accroît la différence de
régime d’une manière catastrophique, elle monte un appareil de répression dont
ni la sauvagerie ni la barbarie ne pouvaient nous donner l’idée». Ainsi, aux
flux décodés, et déterritorialisés du capitalisme (c'est
à dire l'appareil de répression), serait opposée l'action globale citoyenne (cette
transversalité) ; malheureusement celle-ci part du principe que les citoyens
ont une même intelligence, un même entendement et une acceptation de leur
rôle et de leurs limites, il s’agit encore
d’une utopie quand la résultante n’en
serait qu’une autre forme de communautarisme. Il s’agit bien d’une approche contre-initiatique
dans le sens donné par René Guénon : la qualité accessible par la seule quantité, sans
un filtrage mais plutôt une décantation par son point horizontal, la sélection du savoir se faisant sur le
maillon le plus faible (à cause de la créativité qui ne serait
qu’auto-formation par réciprocité des intervenants). Cette approche est la
résultante de la croyance que la vie sort du chaos, que l’essence des choses
est le sens qu’on leur donne, et Merleau Ponty n’est pas cité par hasard : «Ce
n’est pas la peine de se demander si ce que nous percevons est réel puisque le
réel est ce que nous percevons». L’utopie citoyenne, qui ne devrait pas quitter son cadre des délires du champ social, n’en a pas fini de s’imposer aux
consciences à la recherche d’une liberté extérieure.
Il reste que l'analyse matérielle
du monde actuel est une gifle extraordinaire
lancée aux politiques. Ainsi
donc, il convient de laisser Deleuze
expliquer la mécanique du
zombie
qu'est le monde moderne, Debord
témoigner qu'il s'agit de
"non-vivant", et accorder à
Heidegger et à Guénon
les domaines de l'être et
de la métaphysique sauvegardée
de l'Extrême-Orient.
La confusion mentale occidentale
atteint des sommets d'autisme spirituel...
De la révolution française (et le fichier d’état civil de Napoléon) au monde de
l’informatique (qui va garder toute trace codée), la société est
passée du mode disciplinaire (diffus) transitoire à celui de contrôle (infus),
et la société est devenue une représentation («spectacle» de Debord) pour un
délire (croire que nos valeurs nous sont propres) de désirs décodés (libres de
tout référant hiérarchique). Sur la fin de sa vie, Foucault a simplement émis cette
hypothèse de la fin des
sociétés disciplinaires («surveiller et punir») qu’il considérait comme
transitoires entre le pouvoir de type souverain et un «nouveau monstre», les"
tours" marquant l’autorité (forteresses closes) étant alors de moins en
moins centralisées. Ainsi Michel Foucault dès 1978 : «La discipline,
qui était si efficace pour maintenir le pouvoir, a perdu une partie de son
efficacité. Dans les pays industrialisés, les disciplines entrent en crise.
(...) Il est évident que nous devons nous séparer dans l'avenir de la société
de discipline d'aujourd'hui» ; du concept de société disciplinaire s’ensuit
Deleuze et sa définition de la société dite de contrôle ; les lois sont moins
visibles, mais cependant non moins opératrices, opératrices autrement.
C’est le mode d’application et le champ qui diffèrent donc ; selon Foucault, la
société grecque antique généra l’homme qui devint endetté - et l’est toujours -
par la distribution de l’argent ; la société féodale fonctionna sur les simples
prélèvements, en créant notamment les marchés - les halles - à seule fin
d’appliquer une taxation, et ce fut l’origine des villes succédant au monde
gallo-romaine constitué de domaines épars. Alors que la période préindustrielle maintenait encore une volonté dynamique
d'encadrement grâce aux disciplines de la société disciplinaire (milieu
du XIXe siècle, ayant comme objet
l’«homme-corps»), le capitalisme utilisa des techniques «bio-politiques*»
investissant l‘«homme-espèce» dans son entier, pour «une masse globale affectée
de processus d’ensemble», selon Maurizio Lazzarato pour qui la technique
«bio-politique» «installe les corps à l’intérieur des processus biologiques
d’ensemble».
* (Selon Deleuze, le «bio-politique» est davantage propre à
contrôler la vie dans le cadre d’une multiplicité nombreuse avec un espace
ouvert (une déterritorialité comme celle du capitalisme qui éclate les
frontières qui limitent les flux), surtout, le capitalisme est passé de la
production et de la propriété (concentrant les forces) à un état dispersif et
une infinité d’actionnaires de par le monde, obligeant à une dispersion des
contrôles ; C’est entre autre l’insuffisance de ces derniers qui a
engendré le début de crise de 2009)
Avant, concernant les disciplines, Foucault montra comment il
était déjà possible de les désenfermer pour un fonctionnement de manière
diffuse au sein de tout le corps social : c’est l’essaimage des mécanismes
disciplinaires qui touche au concept de contrôle. Ce sont donc des tendances,
et les termes de discipline à contrôle ne signifient qu’un changement du mode
opératoire (du fait probablement de l’augmentation des individus, justifiant
une discipline agissant désormais par l’intérieur et par anticipation) et non
une redéfinition du sens du pouvoir ; à ce titre il est édifiant de suivre
François Bayrou échanger l’idée de Nation avec Régis Debray, y voyant comme une
ancienne valeur sacrée (l’homme politique ayant du mal à saisir que
l’espace sacré se situe hors du temps), preuve que la discipline (autorité et
répression) n’est plus aussi puissante que le contrôle ou conditionnement des
valeurs rentrant dans la catégorie des délires
du champ social.
Ils’opère selon le mode de l’humanisme* égalitaire, le progrès renvoyant comme à
une quête du Graal à rebours : c’est la société qui progresse et atteint son
but pour l’individu.
* (Sont alors
radicalement oubliées les colonnes infernales de Turreau, les femmes
françaises n’ayant le droit de vote qu’en 1945 (Danemark en 1915,
Grande-Bretagne en 1928), alors que, selon Régine Pernoud les femmes eurent le
droit de vote au Moyen-Âge (supprimé par un décret du Parlement en 1498), et
que les historiens sont encore soumis à une censure politique (accès aux
archives nationales, loi Gayssot, délit de réfutation du génocide arménien). Il
est de bon ton de mettre systématiquement en avant la vertu démocratique, en
Chine comme en France : «Les réformes démocratiques au Tibet sont les plus
vastes et les plus profondes de son histoire» (le Ministre des Affaires
Étrangères Chinois en réfutation du génocide de plus d’un million de Tibétains),
ce qui revient à exprimer avec la fourberie politique : "le Tibet
a les sous-sols les plus riches de l’Himalaya, détient toutes les sources,
représente une zone d’influence équivalente au tiers de la Chine pour deux millions seulement de Tibétains,
alors ce n’est pas un bonze qui va faire la loi chez nous" ! Rapport de
force donc, comme à la maternelle,
comme avec l'OMS
et l'ONU
qui ne sont que des outils de puissance.
Dans sa «redéfinition du concept de Biopolotique», M. Lazzarato débute par
"(...) nous affirmions que ce n’est plus le «temps de travail» que l’économie
de l’information confisque et met au travail, mais le «temps de vie»
(...)".
Considérons que le travail était l'application d'une discipline,
lorsque le temps de vie devient
un spectacle. Nous y voici donc, l’information chère à Guy Debord qui nous met
en spectacle, plutôt au spectacle. Nous ne jouons plus un spectacle, nous
sommes devenus une partie constituante du spectacle : dans le biopolitique, en
rupture avec l’anatomo-politique, le pouvoir de contrôle à l’oeuvre -
hors les «machines
désirantes» - s’opère à chaque instant grâce à des traces codées
(codes génétiques, codes informatiques), expliquant la volonté politique
d’informatiser à tout prix. La liberté, du moins se croire libre dans ses désirs,
a un prix : la surveillance quotidienne et "cet assujettissement consenti, parce
que forcé" de Zarifian Philippe. Ainsi, l’investissement de la vie (en tant que
processus biologique d’ensemble, pour l’homme comme espèce) du bio-politique va
de pair avec la multiplication des procédures de surveillance : il est
désormais plus efficace de disperser les individus (grâce aux «banques de
contrôlats») que d’appliquer à grands frais la concentration et la coercition
de corps, comme en témoigne le bracelet de mobilité pour les condamnés.
La cible reste la même, ceux visés par les moyens coercitifs le sont désormais
par le biais du contrôle du chômage (société disciplinaire), du surendettement
(société de contrôle) ou du journal télévisé (l’information prise dans le sens
de Debord), il n'y a même plus la conscience de la geôle virtuelle, m’amenant à
une lecture de Deleuze plus
raide que celle de Zarifian : «Les contrôles, dit Deleuze, ne sont
plus des moules, mais des modulations, à l'image, en quelque sorte, d'un moule
auto-déformant», puis : «(...) ce ne sont pas, chez Foucault, des rapports
"entre" individus, mais des corrélations de forces. Qui plus est, ajoute-t-il,
s'il y a des rapports de pouvoir à travers tout le champ social, c'est parce
qu'il y a de la liberté partout» ; mais de quelle liberté nous entretient le
sociologue ? La liberté d’agir dans le champ social, ou celle
d’être son propre maître ? Il part du postulat que les
individus restent lucides : «Il y a domination lorsque les
rapports de pouvoir sont fixés de telle sorte qu'ils sont perpétuellement
dissymétriques et que la marge de liberté est limitée (...) Je n'analyserai pas
ce phénomène en termes d'intériorisation de la domination, et d'autant moins
que les salariés sont, en définitive, assez lucides sur ce qui se trouve en jeu
(...) Je propose plutôt de parler d'un assujettissement consenti, parce que forcé.
Forcé au sens précis du terme : au sens d'une force qui s'exerce sur celle du
salarié de manière structurellement inégalitaire. Mais il y a liberté. Et
liberté d'abord dans l'exercice de la puissance de penser, d'agir et de
coopérer des individus-sujets (qui deviennent sujets dans cet exercice)». Je ne
pense pas quant à moi que le rapport de force (ondulatoire, comme par un
faisceau qui crée un lien élastique) puisse définir une fluidité de la
discipline taylorienne du travail «sous le double angle de la domination et de
l’émancipation», pensant que cette dernière demeure justement un
assujettissement «consenti parce que forcé», selon l’auteur, contrainte
s’opposant à la liberté plus intérieure et vis à vis de laquelle l’auteur garde
ses distances : «on peut voir que modulation et faisceau introduisent une
domination distancée (...) un effet de rappel permanent sur le salarié (...) Je
n'analyserai pas ce phénomène en termes d'intériorisation de la domination...».
Ma lecture de Deleuze ne me permet pas de voir une quelconque forme
d’émancipation dans les espaces ouverts, ni par la pluralité des devenirs,
parce que justement, comme le signifiait M. Lazzarato, c’est le temps de vie et
non plus de travail qui devient confisquée par l’économie d’information.
Comment ne pas revenir à Heidegger, formidable retour, proposer que le temps de vie
corresponde fondamentalement à l’être, que l’économie d’information ne le
considère que dans sa nature d'étant, faisant que vouloir s’octroyer une
liberté (ontologique ou nécessité), c'est déjà ...
s’en éloigner : «Les forces intrinsèquement «humaines»
(perception, mémoire, intelligence, imagination, langage) et leurs affects sont
déshumanisés parce que directement connectés par le biais des machines
cybernétiques et électroniques aux flux cosmo-molléculaires et aux dispositifs
collectifs. Ces machines déterminent un plan d’immanence dans lequel la
séparation entre «perception» et «travail», entre corps et esprit, entre
objectif et subjectif, perd son caractère unilatéral et crée les conditions
d’un nouveau pouvoir de métamorphose et de création (...) Le temps de la vie
dans le post-fordisme renvoie en premier lieu, non pas aux processus
biologiques dont nous parle Foucault, mais à la «machine temps». Le temps de vie est le synonyme
d’une complexité de sémiotiques, de forces et d’affects qui participent à la
production de la subjectivité et du monde (...) Le temps de vie, c’est enfin
une définition du politique qui ne renvoie plus à la «biologie»
mais à une politique du «virtuel». La
nécessité (de l'essence)
devient donc du plaisir dans le virtuel
(métamophose et création,
création dans la métamorphose).
Deleuze : «Moi je crois qu'il n'y a pas lieu
de poser de question "pourquoi" parce que tout ce système de machine,
c'est dû par fonctionnalisme. Si tu poses la question "pourquoi" on
se retrouvera dans toutes les catégories du signifiant, c'est une question
perfide. Moi je crois que il y a une région, dans la région des machines qu'on
peut appeler les machines de désir ou des machines désirantes, il y a un
fonctionnalisme, c'est à dire la seule question c'est : comment ça marche ?
Comment et pas pourquoi et c'est là que certains ethnologues restent très en
rapport avec les phénomènes du désir dans le champ social : c'est lorsqu'ils s'interrogent : à quoi ça sert au juste
la psychanalyse, est-ce que cela nous sert vraiment dans notre tâche à nous
d'ethnologues, et ils disent oui et non, parce que nous, en tant ethnologues,
ce qui nous intéresse avant tout, c'est pas qu'est-ce que ça veut dire de
quelque manière que soit posée la question, mais c'est vraiment : comment ça
marche dans le champ social ? Alors, là-dessus viennent les arguments que l'on
connaît très bien, à savoir : jamais la fonction ou jamais l'usage de quelque
chose n'explique la production de cette chose, par exemple jamais la manière
dont un organisme fonctionne n'a pu expliquer le mode de production de
l'organisme ou jamais le fonctionnement d'une institution n'a pu expliquer la
formation de l'institution même. Moi je crois que c'est très vrai cet argument
anti-fonctionnaliste mais à quel niveau : au niveau des grands ensembles du
niveau des ensembles molaires ; là, en effet, l'usage est toujours second par rapport à la
formation. Mais si on essaie de penser l'inconscient en termes de machines, en
termes d'usines, en termes d'unités de production, en termes de machines
désirantes, je crois que ce ne sont pas des grosses machines, ce sont des
micro-machines : l'inconscient machinique, l'inconscient des machines
désirantes, c'est essentiellement un micro-inconscient, un inconscient
micro-logique, microphysique, ou si vous préférez c'est un inconscient
moléculaire. Or, au niveau c'est à dire formations moléculaires, contrairement
au niveau des ensembles molaires, à la lettre, il n'y a pas de différence
possible entre la formation et le fonctionnement». Deleuze en
est venu à concevoir le principe du CsO (le corps-sans-organe), du fait que le
désir est comme une usine qui produit sans cesse, tout en s’opposant à
l’organisme, par la production induite de machines désirantes. Si Deleuze a donné une description extrêmement pertinente et
incisive de la modernité, il reste totalement hermétique sur la question de
l’ontologique de l’être (le pourquoi), se meut avec
subtilité dans l’étant, ce qui explique son
succès incroyable auprès de nos contemporains, même ceux qui ne l’ont jamais lu.
Mais ma question qui est finale
est celle-ci : est-il possible de
concevoir que la fin de cette citation
du philosophe ("au niveau c'est à dire formations moléculaires
(...) il n'y a pas de différence
possible entre la formation et le fonctionnement")
puisse renvoyer au terme de
la nécessité qui rattache
traditionnellement l'existence à
l'essence, c'est à dire en
appeler encore, d'une certaine
manière, au sens de
l'ontologique de l'être, les
choses étant ce qu'elles
doivent être pour que l'on
puisse dire qu'elles le sont ? Quand
Deleuze affirme : «Une vie ne contient que des virtuels»,
ne commet-il pas l'erreur de séparer
justement formation
et
fonctionnement,
au niveau des
... "formations moléculaires" ?

Une Culture
de masse pré-digérée
est en passe d'être totalement
corrompue par l'esprit marchand.
Le but : la croissance,
les retombées économiques
(on conseille même aux Opéras
de jouer ce qui reste populaire,
on tire vers le bas), se limiter
à la compréhension
du plus grand nombre, pour une quantité
pure, cet axiome fondateur du principe
démocratique. Les "lumières
de 1798" ont aveuglé
la conscience qui ne se tourne plus
que vers l'extérieur et des
images fabriquées en
série pour ... se substituer
à l'être. De plus grande
profondeur que "la critique
de la raison pure" de
Kant, Stalker d'Andreï
Tarkovski nous ramène
dans une matrice de vie qui
se situe aux antipodes de Matrix
et des certitudes de la rue. Dans
"Temps scellé",
le cinéaste, qui détestait
l'aspect commercial du cinéma,
convie à croire que
l'on peut
étreindre l'absolu par l'art
et la nature
porteurs de transcendance,
à défaut de le connaître
: "La liaison et la logique poétique au cinéma, voilà ce qui
m'intéresse. Et n'est-ce pas ce qui convient le mieux au cinéma, de
tous les arts celui qui a la plus grande capacité de vérité et de
poésie ?". Tarkovski : "L'image n'est pas une quelconque idée exprimée par le réalisateur, mais tout un monde miroité dans une goutte d'eau
(...)
Celui qui trahit une seule fois ses principes perd la pureté de sa
relation avec la vie. Tricher avec soi-même, c'est renoncer à tout, à
son film, à sa vie". Nous pourrions également faire intervenir Carl
G. Jung qui participe à
nous sortir enfin de cette folle illusion
du spectacle extérieur, mais
moins de la mise en scène à
répétition du
monde moderne (Guy Debord)
que de nous-mêmes : "Ce n'est pas en regardant la lumière qu'on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité.
Mais ce travail est souvent désagréable, donc impopulaire". Il
est édifiant que de
tous les Ministères, aucun
ne s'est jamais soucié du
bonheur qui s'attacherait à
la plénitude
de l'être,
en référence à
Karlfried Graf Dürkheim
: "Le déplacement du centre
de gravité « vers le haut » et le fait d'être coupé de ce centre dérangent
l'équilibre naturel entre tension et relâchement et font osciller l'homme entre
un état de tension très forte et un état de dissolution
(...) Nous ne nous
étonnerons donc pas d'apprendre que Hara, le concept du centre vital
de l'homme, signifie littéralement ventre", et
à Aristote... Essayez donc
d'entretenir sur le symbolisme
les hommes et femmes politiques
ignorant même l'origine du
drapeau tricolore, tentez de faire
comprendre ce que signifie le Centre
d'un point de vue plus traditionnel
(c'est à dire universel)
; le monde moderne et instable,
qui a colonisé le Monde,
s'éparpille dans des valeurs
qui ne cessent de changer, dernièrement
les écrans plats. Mais cette
frénésie ne s'arrêtera
jamais, puisque les désirs
ne sont ni soumis à des "surcodages
despotiques" (Deleuze)
ni ne correspondent à une recherche
du Centre (l'être).
Au contraire, il s'exerce une fuite
en avant (croissance)
permettant d'oublier la vie (instinct
de mort), pour une
dictature diffuse (effuse) et dont
l'homme endetté (Foucault)
est devenu le principal rouage mécanique
et psychique. Pour ne plus douter,
il suffit de contempler l'architecture
stalinienne des bâtiments des
Hôtels
des Impôts, les expositions
d'art contemporain nihiliste (perte
de mémoire) dans ces lieux
ou à leurs portes, pour prendre
la mesure du vide sidéral
qui s'est instauré dans la
conscience. De la bombe atomique
aux OGM, nous sommes dominés
par un instinct de mort. Il ne reste
que les utopies et les mensonges
politiques, une gestion
comptable qui a radicalement
éliminé le concept
initiatique de la réalisation
de soi. Nous
n'en sommes que les
machines,
et le monde dit "moderne"
est bien dans son essence la monstruosité,
l'inversement absolu des valeurs, dont
nous entretenait René Guénon
("La
crise du monde moderne").
Je
reviens beaucoup à mes
problèmes personnels sur
cette très longue page de "qui
suis-je ?". Pourtant, sont-ils
uniquement personnels ou partagés
par bien d'autres ? Les trois seules
et uniques interventions de
l'Etat, me concernant, furent :
a)
charger un fonctionnaire de
contrôler
la surface précise de mon
bureau à mon domicile (pour
une question de déclaration
de surface habitée), b)
me supprimer
le droit de vote (suite à
une opinion affichée contre
la première intervention
américaine et française
en Irak), c)
me radier
subitement
des listes du chômage et me
supprimer le RMI - j'ai déposé
plainte depuis (une absence justifiée
par un dépôt de congé
annuel avec la participation
à un stage). Par contre,
je n'ai jamais pu bénéficier
de la moindre aide, même substantielle,
accordée aux artistes, ne
serait-ce qu'une pellicule symbolique.
J'écrivais ci-dessus, et
suivant en cela Gilles Deleuze,
que notre civilisation mécanique
(des "mécaniques désirantes")
est dominée par, et entretient,
un instinct
de mort.
Jugez donc des chiffres : Budget
du Ministère de la Culture
: moins
de 3
milliards
d'euros
--- Coût social induit par
le gaspillage cumulé du tabac,
de l'alcool et de l'ISF
: près
de 100
milliards d'euros
! Il s'agit donc bien, au delà
d'un nivellement de toute valeur,
d'un instinct de mort qui nourrit
la pulsion de mort... A
suivre également : les études
de statistiques qui prouveraient
que le tabac ne peux pas
être le corollaire direct
de l'augmentation des cancers
(300% en 40 ans), mais qu'il
s'agit d'un montage des États
(ONU, OMS) à seule fin de
masquer la véritable origine
du mal : les essais et accidents
nucléaires, aussi les
rayonnements électromagnétiques
de tous les appareils indispensables
à la croissance ! *
(ISF : en l'état, loi
politique - c'est à dire
démagogique et mensongère
- une escroquerie intellectuelle
et une aberration économique
(fuite des capitaux) destinées
à la flatterie) Je photographie
la vie et la beauté - ce
ne sont pas des valeurs quantifiables
- il est donc normal d'être
brisé.
Photographier
la Terre ne peut absoudre de considérer
l'homme comme partie prenante du
vivant. Présenter un travail
esthétique ne rime donc à
rien s'il n'y a pas de prise de
conscience sous-jacente, la Terre
se meurt parce que nous sommes détraqués
et bien trop nombreux. Un photographe
comme Yann Arthus-Bertrand
se donne du mal pour
sensibiliser la masse, tout en reconnaissant
que globalement les gens s'en fichent.
Nicolas Hulot eut voulu
donner le sentiment de croire que
les hommes politiques, qui sont
les frères d'armes des
industriels, sont sincères
vis à vis du Grenelle de
l'environnement. Personnellement,
je pense que nous ne nous en sortirons
pas. Nous l'aurions peut être
pu avec une élite intellectuelle
restreinte et placée aux
antipodes du nivellement démocratique
- qui fonctionne uniquement sur
le mode démagogique,
si un savant fou ou des Gouvernements
avaient créé un virus
rendant stérile une humanité
totalement aveuglée par des
instincts, aussi si nous avions enfin
mis fin à la consommation
de la chair animale* qui oblige à
dévaster les sols. Mais c'est
un rêve que de croire à
la raison dans une société reposant
sur l'art
de la manipulation* à outrance
et qui fonctionne en tout point
comme une secte totalitaire (exemple
: les "droits de l'homme"*
qui tirent l'intelligence et les
Cultures vers le bas). Peut-être
que j'ai échoué à
toutes mes études et n'ai
trouvé que frustration
dans toutes mes entreprises. Peut-être
que je n'ai toujours pas vendu une
seule photographie à plus
de 50 ans et que je ne touche même
pas le RMI, mais au moins je me
redresse contre l'Administration
mortifère en montrant ce
site photographique, tout en sortant
verbalement l'épée
de son fourreau. Sus aux menteurs
!
*
(Dévaster
les sols et gaspiller les ressources
alimentaires
: "Tant que des pays africains
seront condamnés, à
exporter des aliments pour nos animaux
domestiques, tant que nous engraisserons
notre bétail avec les tourteaux
de soja obtenus sur les brûlis
de la forêt amazonienne, tant
que leur agriculture locale sera
en concurrence avec notre agriculture
chimique nous asphyxierons toute
tentative de véritable autonomie
du Sud... Le budget d'un ménage
peut être un budget de paix
ou un budget de guerre",
Jean-Marc Governatori - Président
fondateur de la Fédération
Agissons (humanitaire et écologique)) *
(Manipulation
: "La guerre est menée par
l’oligarchie contre ses propres sujets, et son objet n’est pas la victoire sur
l’Eurasia ou l’Estasia, mais la conservation de la structure même de la
société" (George Orwell). Aussi
: "Le monde ne sera pas détruit par ceux qui
font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire" (Albert
Einstein). Plus dans l'ère du temps, Aymeric Chauprade
sur le 11septembre
: "l’incendie n’a pas été si
violent que le prétend la commission d’enquête
(...)
L’onde de choc
n’a pas pu provoquer l’effondrement (...) Seule une démolition contrôlée par des
explosifs permet d’obtenir un effondrement aussi rapide et parfait",
Ce qui lui valut d'être privé
aussitôt de sa chaire
de géopolitique au collège
interarmées de défense
(en février 2009), accusé
de "révisionnisme historique"
; or il semblerait que la vraie
raison fut plus politicienne, à
cause d'une position jugée
trop pro-palestinienne. A. Chauprade
est proche de François
Thual, géopolitologue
et conseillé au Sénat,
partisan d'une géopolitique
française dite néo-réaliste
: "Le
souverainisme c'est la nation, et
la nation c'est l'ennemi de l'empire.
De tous les impérialismes,
américain, islamiste, internationaliste".
Sans polémiquer ici sur
un concept de souverainisme
détachée de l'idée
de souverain, du Roi et du sacré,
nous discernons déjà
un lien occulte entre le 11
septembre, l'hégémonie
américaine
et ... l'Irak. A coté, mais
pour des raisons identiques (et
refus de cautionner les thèses
officielles), citons Richard
Labévière, rédacteur
en chef à RFI licencié
en 2008. Il fut avec Alexandra
Richard du Figaro le journaliste
rapportant la présence de
Ben
Laden
à l'hôpital américain
de Dubaï en juillet 2001 (4
au 14 juillet) et sa rencontre du
12 juillet avec Larry Mitchell,
chef de l'antenne locale de la CIA.
R. Labévière parle
depuis lors d'Orwellisaion de la
presse française ; voici
donc court extrait de la présentation
de son livre "Les
Coulisses de la Terreur"
: "Qui
sont les complices au cœur même
de l'establishment américain
? Aurons-nous bientôt un "ben
ladengate" ? Pour l’éviter, les idéologues de l’administration Bush
inventent une nouvelle guerre froide : la guerre sans fin contre la terreur
(...) Richard
Labévière parvient
à une conclusion : Al Qaïda
n'existe pas
(...) Pour
survivre, l'Empire a besoin d'un
ennemi et de faire la guerre : une
guerre sans fin".
Il me semble que l'unique guerre
à entreprendre est celle
qui se rapporte à mon paragraphe
précédent : "Dévaster
les sols et gaspiller les ressources
alimentaires". Il me semble
que c'est pour ne pas gêner
le saccage lucratif de la planète,
le marché juteux des médicaments,
le contrôle par la peur,
la vente du Coca-Cola light riche
en Aspartame, les engrais et pesticides
possibles cancérigènes,
que la manipulation fut préférée
au combat pour la vie. Et concernant
le 11 septembre, il s'agit bien
entendu d'une conviction, et non
d'une certitude. Lorsque l'Etat
congédie Aymeric Chaupradre
argumentant de vouloir présenter
les arguments pris en compte par
la moitié de la population
mondiale, est-ce pour une raison
politique, où cela signifie-t-il
qu'un professeur se doit de faire
partager des certitudes et non des
doutes, c'est à dire cadrer son
rôle de fonctionnaire à
la transmission des seules thèses
officielles ? Si la liberté
de douter est exclue par principe de
l'appareil d'Etat, comment peut-on
espérer retrouver un jour
une élite intellectuelle
de la pensée ? Cet incident
me parait d'une insigne gravité
pour les conséquences qu'il
suppose...) *
(Droits
de l'homme : La Grande-Bretagne
n'est pas une République,
mais c'est tout comme. Il y a en
Europe les pauvres, les miséreux
dont je fais partie et les très
riches, les lobbies, les paradis
fiscaux, les sommes vertigineuses
perdues par des banques, les délits
d'initiés, la corruption
sur les ventes d'armes (de 15 à
30% selon le juge Eva Joly), mais
les détecteurs
de mensonge
sont strictement appliqués
sur les chômeurs,
une cible assez fragile pour
lui faire porter tous les maux de
la société. Lorsque
les choses vont empirer, il sera
toujours temps de regrouper cette
masse dans des camps de travail, chaînes
aux pieds, puis d'en extraire l'alimentation
de Soleil Vert. L'histoire a montré
que les révolutions ne sont
jamais déclenchées
par le peuple, et qu'il est
possible de lui faire faire n'importe
quoi...)
Passons
sur ces trois guerres modernes,
guerre écologique,
guerre terroriste,
guerre sociale...
La guerre économique
est le prétexte à
d'autres pratiques. Une guerre
intérieure
est aussi à l'oeuvre, elle
tend à faire saigner la considération
de l'être. Le fichage se généralise,
il est tranquillement banalisé
alors que la crise coûtant
plus de 1000 milliards de dollars
de 2007 à 2009, selon Bloomberg, a
dévoilé que la gestion
politique n'est qu'une course folle en
avant vers un cataclysme planétaire, un
mouvement de masse très éloigné
des idéaux des lumières,
et que même Spinoza*
et sa philosophie n'ont plus de
place dans ce monde : l'essence
actuelle du mental (qui est passive)
a renié l'essence éternelle
(qui est active), car les événements
de l'existence ne sont plus perçus
comme constitutifs de notre part
éternelle : "Tels sont les principes que je m'étais proposé d'établir touchant l'âme, prise
indépendamment de toute relation
avec l'existence du corps. Il résulte de ces principes
(...)
que notre âme, en tant qu'elle est
intelligente, est un mode éternel de la pensée, lequel est déterminé par un
autre mode éternel de la pensée et celui-ci par un troisième, et ainsi à
l'infini ; de telle façon que tous ces modes pris ensemble constituent
l'entendement éternel et infini de Dieu". Nous avons renié
notre être en reniant la nature.
C'est pourquoi, nous soumettons
celle-ci à nos caprices (avidité
ou peur) selon une auto-affection
détournée du sens
du solipsisme de Descartes
: pour l'homme de la rue le "je
pense - je suis" est devenu
le célèbre "je
pense donc
je suis". Le plan des idées
n'est plus celui qui englobe l'être,
l'essence du mentale seule est devenue
active, car "donc" implique
une temporalité. Pourtant Spinoza nous mit
en garde sur la vertu : c'est parce
que nous la possédons que
nous sommes capables de contenir
nos mauvaises actions, et non parce
que nous les contenons que nous
sommes vertueux. Une leçon
à retenir au moment où
les hommes politiques
y vont de leur sens écologique
et de leur moralité sociale.
Mais voilà, ce n'est que poudre aux yeux, car l'état
du Monde témoigne que cette
vertu est circonstancielle,
sachant que l'homme non relié
à un principe est sans foi,
et que celui sans foi est également
sans loi, selon l'adage. A titre
d'exemple, citons Jean-Louis
Borloo très indigné
lorsque la journaliste Elise Lucet
lui rapporta que 300
millions de tonnes de
déchets radioactifs
(résidus des 210 mines françaises)
furent laissés sans aucune
protection ni surveillance, que
des enfants jouent sur des terrains
radioactifs transformés par
les paysagistes ; le ministre
de l'Écologie s'en prenant
à Areva
qui ne fait pas son "boulot",
aux préfets "peut être
pas si malins que cela", aussi
à la journaliste de "Pièces
à conviction" qui aurait
dû prévenir aussitôt
les autorités, puisque détentrice
d'une information pour la sécurité
des citoyens (danger qu'elle a découvert)
censée être un délit
de la mise en danger d'autrui lorsqu'elle
n'est pas communiquée. Comme
si le Gouvernement ne connaissait
pas la réalité du
nucléaire en France ! C'est
un exemple parfait de cynisme politique,
de langue de bois, d'art du mensonge. C'est un
exemple pour l'"ESSAI SUR UN DESPOTISME POST-MODERNE : LE DÉMO-DESPOTISME"
de Bernard Cubertafond, et dont
je cite un extrait un peu plus loin.
A votre avis, donc, négligence ou "omerta" des Pouvoirs publics ? Vraie
vertu, ou vertu de circonstance
? Il se peut que la comédie
du ministre soit calculée
(et feinte) afin de faire peur aux
responsables, marquant par là
une volonté de prendre le
pas sur les conclusions de l'enquête,
faute peut-être de pouvoir
faire autrement... Mais Einstein
était dans le vrai : le
drame est l'inertie du peuple dont
la conscience ne progresse
guère. L'exemple probant
en est la crise de 2009 dans laquelle
il est convenu de voir un excès
de libéralisme et les effets
du capitalisme, renvoyant à
une politique de gauche ; rien n'est
plus faux en soi, car sont ignorées
trois considérations fondamentales
: a)
nous avons fabriqué un papier
monnaie à l'infini,
il est fictif à cause
du dépassement de sa
correspondance en or (dit en passant,
la monnaie est le symbole d'une
Nation) - b)
les droits de l'homme ont donné
une place prépondérante
à l'individu (qui n'est pas
la personne), faisant ainsi enfler
l'ego et le vouloir toujours
plus, plus de croissance, plus de
liberté (alors que le fichage
s'installe : détecteurs de
mensonges
pour les pauvres (chômeurs),
tests
ADN
pour les pauvres (émigration))
- c) rupture
avec la nature et le vivant...) *
("Notre
âme, en tant qu'elle perçoit
les choses vraiment, est une partie
de l'entendement infini de Dieu
(...)",
Spinoza, "Éthique")
Un
monde à l'envers : Ce
n'est pas un hasard si je citais
Spinoza,
car il est un philosophe à
la charnière de la métaphysique
et de l'humanisme. Probablement
qu'il ne se serait pas reconnu dans
la doctrine matérialiste
des Droits de l'homme, mais il construit
un pont entre doctrines indiennes
de l'immanence (s'opposant au principe
religieux de la transcendance) et
une liberté de pensée
devenue plus occidentale. Curieusement,
cette liberté philosophique,
qui rompt avec les dogmes (il
est exclu de la communauté
juive à 23 ans), concède
une appartenance à la Nature
et donc une absence de liberté
intrinsèque - n'étant
pas souverains de nous-mêmes.
Cela faisait un certain temps que
les religions se restreignaient
à l'exotérisme,
et donc l'aspect moralisateur des
choses, comme aujourd'hui le journalisme
jongle avec le sensationnel et le
politique avec le sentimentalisme
et les peurs. La morale est
totalement absente du discours
de Spinoza, car l'exercice d'une
liberté proclamée
(exemple : liberté républicaine)
n'est rien d'autre que le jeu des interactions
qui produisent des causes à
l'intérieur de nous ; Puisque
nous sommes "une partie de
la Nature", il nous incombe
d'être en conformité
avec cette nature, c'est à
dire nous référer
à une éthique
(ou manière de vivre) qui
puisse, avec le recours d'une
compréhension (ou intelligence
: saisir les causes), conformer
le désir
("l'essence même de l'homme")
à l'agir,
cela étant le propre de l'éthique.
Or, le monde moderne, pour les raisons
de facilité économique
et de mercantilisme, pousse continuellement
au consommérisme et à
la croissance. Le débat des
OGM
est caractéristique de cet
autisme
:
des élus et scientifiques
discutent du bien fondé du
progrès et des risques sanitaires,
d'autres, à juste titre,
dévoilent une mainmise
sur le vivant
à seule fin d'asservir la
population mondiale - et pour ce
faire éradiquer la biodiversité,
mais très peu rappellent
encore qu'étant "de
la Nature" ("des animaux
qui parlent" disaient les anciens
Grecs), il ne nous est pas
permis (du point de vue de l'éthique)
de transformer
la nature de la Nature,
en référence à notre
ontologie, et de nous octroyer cette prérogative
(sans doute la seule inacceptable),
d'autant que l'immense majorité des
protéines (et protides)
sont gaspillées à
seule fin d'élevage intensif,
faisant massacrer par milliards
les animaux, détruisant
les sols et polluant les rivières,
les mers, augmentant les maladies
chez l'homme, engendrant les famines
dans les pays vandalisés.
La première réaction
est "morale", dire
que c'est "bien fait",
que l'homme l'a bien cherché ;
l'influence du philosophe fait mettre l'accent
sur la bêtise sans fond des
hommes et la cupidité
carriériste des politiques
qui transgressent toute éthique
véritable : chercher
et comprendre les causes, puis agir
en conséquence.
Autre
exemple :
les pharmacies et les médecins.
Pour maintenir une population en
très bonne santé,
il serait utile de faciliter l'usage
des médecines naturelles*
qui permettent de déceler
les déséquilibres,
comme l'iridologie (déceler
les troubles corporels, Hippocrate
: "tels sont les yeux, tel
est le corps"), l'ostéopathie,
l'acupuncture, les techniques
qui permettent de retrouver une
circulation des énergies
... faire interdire les sodas
à l'Aspatame, le sucre blanc,
les huiles alimentaires raffinées
et hydrogénées. Il
faudrait admettre que la maladie
provient de déséquilibres, qu'elle
s'installe lentement. Que font les élus
à la botte de lobbies
pharmaceutiques et agro-alimentaires
? Tout le contraire de l'éthique portée
par Spinoza : on aide financièrement l'agriculture
chimique qui empoisonne encore plus,
mais surtout pas celle biologique,
on laisse les industriels vendre
des produits qui n'ont d'alimentaire
que le nom, les maladies de dégénérescence
progressent, les cancers également,
on ne rembourse donc aucun des soins
obtenus par les médecines
dites douces. Ainsi prospèrent les
pharmacies toutes plus luxueuses
et aguicheuses les unes que les
autres, le "trou"
de la Sécurité Sociale
ne finit pas de se creuser,
le simple fait qu'un Ministère
puisse s'appeler "Ministère
de la Santé" est devenu
en soi un scandale inouï...
Oui, le crime paie ! *
(Shiatsu
- QiGong - Ayurvéda
- Réflexologie. Mais
ce qui caractérise l'Occident
est bien moins la logique que la
méthodologie nécessaire
à son entendement commun.
Nous ne fonctionnons que par le
biais de preuves scientifiques (même
si elles se contredisent les unes
les autres), de théorie de
Newton (maintenant mise à
mal par la mécanique quantique),
de cartésianisme (qui ne
fut jamais celui de Descartes),
il est donc tout naturel que la
médecine elle-même
n'ait toujours pas une perception
globale du corps humain, mais qu'elle
le perçoive que comme un
assemblage d'organes. C'est que
notre civilisation est incapable
d'une pensée
holiste (la tendance dans la nature à constituer des ensembles qui sont supérieurs à la
somme de leurs parties, au travers de l'évolution créatrice),
qu'il lui faut ainsi des dogmes
institués en mythes fondateurs
(comme la Démocratie), et
des certitudes tirées de
la force (exemple : la Majorité
électorale). Il vient
à l'idée de peu
de personnes que la maladie peut
provenir d'une autre région
du corps, alors on parle d'origine
psychosomatique (comme avec l'homéopathie),
tout en se gaussant de la sensibilité
radiesthésiste qui ne peut
être que le fait d'illuminés. La
caricature de cette manière
compartimentée d'appréhender
le réel, rejetant ainsi l'intuition, nous
la devons avant tout aux Lumières,
puis aux États-Unis qui ne
sont en vérité rien
d'autre que la continuation de l'Empire
romain. Seul compte l'Ego, et
les marchands, comme les hommes
politiques, qui ne construisent
leur action que sur l'aspect économique,
font tout pour stimuler l'ego,
que ce soit par tentation ou flatterie. Plus
que jamais, la pensée s'est
éloignée de la quête
spirituelle de Maître
Eckhart ; il parait totalement incongru
de dire comme Sri
Nisargadatta Maharaj
: "Toutes vos idées vous enchaînent. Une fois que vous aurez compris que la
connaissance n'existe pas, qu'elle n'est qu'ignorance, vous serez au niveau
qu'il faut (...) Vous n'acceptez pas qu'il puisse y avoir de la souffrance dans ce monde
! Vous
voulez sauver le monde ? Mais comment pourrez vous sauvez le monde alors que vous
n'êtes même pas capable de vous sauver ? (...) l'Éveil contient toute expérience. Mais celui qui est éveillé est au-delà de
toute expérience (...) La vérité est vous-même. Cessez de vous en éloigner en lui courant après
(Logia
3 de l'Évangile selon
Thomas - découvert en
1945 à Nag Hammadi - traitant
de la recherche du Royaume de Dieu
: "Jésus disait : si ceux qui vous guident affirment : voici, le
Royaume de Dieu est dans le ciel, alors les oiseaux en sont plus près que
vous ; s’ils vous disent : voici, il est dans la mer, alors les
poissons le connaissent déjà… Le Royaume : il est à l’intérieur de vous,
et il est à l'extérieur de vous. Quand vous vous connaîtrez vous-mêmes,
alors vous serez connus et vous connaîtrez que vous êtes les fils du
Père, le vivant ; mais si vous ne vous connaissez pas vous-même, vous
êtes dans le vain (la pauvreté), et vous êtes vanité
(la pauvreté)) (...)
Au lieu de chercher ce que vous n'avez pas, trouvez ce que vous n'avez jamais
perdu (...) C'est en vous imaginant séparé que vous avez créé le fossé. Vous n'avez pas à le
traverser. Il vous suffit de ne pas le créer (...) Vous êtes Dieu, mais vous ne le savez pas
(comment ne pas penser à
Maître Eckhart ?) (...) Quand vous ne demandez rien, ni au monde, ni à Dieu, quand vous ne désirez rien,
ne cherchez rien, l'État Suprême vient à vous, sans que vous l'ayez invité ni
attendu". Logia 18 : "Les disciples demandaient à Jésus : Dis-nous quelle sera notre fin
? Jésus répondit : Que savez-vous du commencement pour que vous vous
cherchiez ainsi la fin ? Là où est le commencement, là aussi sera la
fin. Heureux celui qui se tiendra dans le commencement ; il connaîtra la
fin et il ne goûtera pas la mort". Logia 19 : Jésus disait : "Heureux celui qui Est avant d’exister…"
Autre
exemple : l'éthique
est supplantée avantageusement
par la morale plus accessible, puisque
procédant d'une convention
et donc d'une habitude. C'est
ainsi que profaner une tombe est
considéré comme un
crime d'une très grande gravité
par les ministres montant aussitôt
au créneau médiatique.
Par contre, la mort d'un SDF qui
crève de froid sur un
trottoir n'émeut pas tellement
nos élus, il y a en tellement,
de pauvres... Et puis, les pauvres
ne veulent pas travailler, ce sont
des chômeurs à la charge
de la société. Chacun
craint pour sa dépouille,
pourtant, j'ai un point de
vue contraire : je me fiche que
mon cadavre soit incendié
ou servi dans une mise en scène
macabre ... je serai mort. Par contre,
que l'ANPE
m'ait
interdit tout déplacement
photographique pendant des années
m'importe énormément ;
c'est pour moi et ma créativité,
car c'est une seule et même
nature, une violence extrême
qui m'a été faite
par des gens pour qui je nourris un
immense mépris. J'étais
vivant et cela m'importe davantage
que ce qui m'arrivera quand je serai
mort. Je méprise des individus
vendus à des propagandes
électoralistes, gérant
les hommes comme s'ils étaient
un bétail humain, et
avec de surcroît l'efficacité
que l'on connaît. Une dernière
citation de Spinoza
avant de passer à des auteurs ardus :
"La
chose du monde à laquelle
un homme libre pense le moins, c'est
la mort, et sa sagesse n'est point
la méditation de la mort,
mais de la vie",
"Éthique", livre
IV. Que faites-vous de la vie, marchands
et hommes politiques ?
Quant
à moi, je vais franchir le
pas de passer du Panthéisme
à l'existence comme
accident
de l'essence d'Avicenne, si
ce n'est que la nuance semble de taille
: Chez Spinoza c'est la nature qui
dirige (la nature naturante différente de
celle naturée des créationnistes,
par
laquelle l'intelligence se développe afin d'appréhender
les causes pour agir),
chez Avicenne nous tenons notre
intelligence de Dieu qui, du fait
de son infinitude d'intelligence
(la divinité créant
par caprice est supplantée
par la pensée divine
se pensant elle-même ; l'être
passe à l'existant par nécessité,
qui est l'émanation
des néoplatoniciens), nous
la fait partager dans une infime
mesure. La rupture tient à
ce que l'Essence n'a pas de
qualité contingente
chez Avicenne, car c'est l'essence
elle-même qui rend une existence
nécessaire, laissant subodorer
l'essence qui est nécessaire
à elle-même : l'Etre
nécessaire (que l'on appelle
Dieu) et dont le principe d'émanation
permet la création de la
Première Intelligence. Pourtant
Spinoza dans Ethique : "Tout le monde doit accorder
que rien n’existe et ne peut être conçu sans Dieu, car il est reconnu
de tout le monde que Dieu est la cause unique de toutes choses, tant de
leur essence que de leur existence; en d’autres termes, Dieu est la
cause des choses, non-seulement selon le devenir, mais selon l’être",
puis (déjà cité
plus haut) : "(...)
que notre âme, en tant qu'elle est
intelligente, est un mode éternel de la pensée, lequel est déterminé par un
autre mode éternel de la pensée et celui-ci par un troisième, et ainsi à
l'infini ; de telle façon que tous ces modes pris ensemble constituent
l'entendement éternel et infini de Dieu",
pour revenir vers l'influence
de la Kabbale, selon laquelle
l'univers est Dieu - en tant qu'il
se manifeste, et le monde visible
l'écoulement par émanation
du monde divin.
(((Faisons
un détour avec Leibniz
et son "Réfutation
inédite de Spinoza"
: "Pour eux
(Spinoza et son détracteur
de première heure : Moses Germanus), en effet, Dieu est comme la substance, et la créature comme l’accident de Dieu"
... "Spinoza dit (Eth. p. 1, prop. 16) : "De la nécessite de la nature
divine doivent découler des infinis de modes infinis, c’est-à-dire tout
ce qui peut tomber sous une intelligence infinie". C’est là une opinion
très fausse ; et, sous une autre forme, l’erreur que Descartes a
insinuée : à savoir, que la matière prend successivement toutes les
formes. Spinoza commence où finit Descartes : Dans le Naturalisme. Il a
tort aussi de dire (Lettre 58) : que le monde est l’effet de la nature
divine, bien qu’il laisse entendre qu’il ne l’est pas du hasard. Il y a
un milieu entre ce qui est nécessaire et ce qui est fortuit : c’est ce
qui est libre. Le monde est un effet volontaire de Dieu, mais à cause
de raisons inclinantes ou prévalentes. Quand bien même on supposerait
la perpétuité du monde, il ne serait pas nécessaire. Dieu pouvait ou ne
pas créer, ou créer autrement ; mais il ne devait point le faire. Il
pense (Lett. 49) : que Dieu produit le monde de la même nécessité qu’il
a l’intelligence de soi-même. Mais il faut répondre que les choses sont
possibles en beaucoup de manières, tandis qu’il était tout à fait
impossible que Dieu n’eût pas l’intelligence de soi. Spinoza dit donc
(Eth. p. 1, prop. 17) : "Je sais que plusieurs philosophes croient
pouvoir démontrer que la souveraine intelligence et la libre volonté
appartiennent à la nature de Dieu ; car, disent-ils, nous ne connaissons
rien de plus parfait à attribuer à Dieu que cela même qui est en nous
la plus haute perfection... et c’est pourquoi ils ont mieux aimé faire
Dieu indifférent à toutes choses et ne créant rien d’autre que ce qu’il
a résolu de créer par je ne sais quelle volonté absolue. Pour moi, je
crois avoir assez clairement montré que de la souveraine puissance de
Dieu toutes choses découlent d’une égale nécessité, de la même façon
que de la nature du triangle il résulte que ses trois angles égalent
deux droits." - Dès les premiers mots on voit clairement que Spinoza
refuse à Dieu l’intelligence et la volonté. Il a raison de ne pas
vouloir d’un Dieu indifférent et décrétant toutes choses par une
volonté absolue ; il décrète par une volonté qui s’appuie sur des
raisons. Spinoza ne donne point de preuves de ce qu’il avance que les
choses découlent de Dieu comme de la nature du triangle en découlent
les propriétés. II n’y a point d’analogie d’ailleurs entre les essences
et les choses existantes (...)
Dans le scholie de la proposition 17 il veut que l’intelligence et la
volonté de Dieu n’aient avec la nôtre qu’un rapport nominal, parce que
la nôtre est postérieure et celle de Dieu antérieure aux choses, mais
il ne suit pas de là qu’il n’y ait entre elles qu’un rapport purement
nominal. Il dit pourtant ailleurs que la pensée est un attribut de
Dieu, et qu’on doit y rapporter les modes particuliers de la pensée (Eth. p. 2., prop. 1). Mais l’auteur croit qu’alors il parle du Verbe de
Dieu extérieur, parce qu’il dit (Eth. p. 5) : que notre âme est une
partie de l’intelligence infinie. "L’âme humaine, dit Spinoza (Eth.
p.5, Démonst. prop. 23), ne peut être entièrement détruite avec le
corps. Il reste d’elle quelque chose, qui est éternel. Mais cela n’a
point de relation avec le temps. Car nous n’attribuons à l’âme de durée
que pendant la durée du corps". Dans le scholie suivant, il ajoute
:
"Cette idée, qui exprime l’essence du corps sous le caractère de
l’éternité, est un mode déterminé de la pensée qui se rapporte à
l’essence de l’âme et qui est nécessairement éternel, etc." Tout cela
est illusoire. Cette idée est comme la figure de la sphère dont
l’éternité ne préjuge pas l’existence, puisqu’elle n’est que la
possibilité d’une sphère idéale"
... Avant : "Spinoza a cru que la matière du vulgaire n’existait pas. Aussi il nous
avertit souvent que Descartes la définit mal par l’étendue (Lett. 73),
et qu’il donne une mauvaise explication de l’étendue, quand il la prend
pour une chose très vile qui doit être divisible dans le lieu (de la
Réf. de l’Etent., p. 385) ; "puisqu’au contraire la matière ne
s’explique que par un attribut exprimant une essence éternelle et
infinie". Je réponds que l’étendue, ou si l’on veut la matière
première, n’est autre chose qu’une certaine répétition indéfinie des
choses, en tant qu’elles sont semblables entre elles ou indiscernables.
Ainsi du fait même que le nombre suppose des choses nombrées, de même
l’étendue suppose des choses qui se répètent et qui, outre les
caractères communs, en ont de particuliers. Ces accidents, qui sont
propres à chacune, rendent actuelles, de simplement possibles qu’elles
étaient d’abord, les limites de grandeur et de figure. La matière
purement passive est quelque chose de très vile, qui manque de toute
vertu, mais une telle chose ne consiste que dans l’incomplet, ou dans
une abstraction". Enfin, proche de la conclusion
: "On voit clairement, par ce qui précède, que tout le chapitre de Spinoza
sur l’amour intellectuel de Dieu (Eth. p. 5) n’est qu’un habit de
parade pour le peuple, puisqu’il ne saurait rien y avoir d’aimable dans
un Dieu, qui produit sans choix et de toute nécessité le bien et le
mal. Le véritable amour de Dieu se fonde non pas sur la nécessité, mais
sur la bonté. Spinoza (de la ref. de l’Ent., p. 388) dit qu’il n’y a
point de science, mais qu’on a seulement l’expérience des choses
particulières, c’est-à-dire telles que leur existence n’a aucune
liaison avec leur essence et qui, par conséquent, ne sont point des
vérités éternelles. - Cela contredit ce qu’il avait dit ailleurs, à
savoir que tout est nécessaire, que tout découle nécessairement de
l’essence divines. - Autre contradiction : Spinoza (p. 2, Eth. schol.
prop. 10) combat ceux qui prétendent que la nature de Dieu appartient à
l’essence des choses créées, et cependant il avait établi précédemment
que les choses n’existent et ne peuvent être conçues sans Dieu et
qu’elles naissent nécessairement de lui. - (Part. 1, Eth. prop. 21) II
soutient par ce motif que les choses finies et temporelles ne sauraient
être produites immédiatement par une cause infinie, mais qu’elles le
sont (prop 28) par d’autres causes singulières et finies. Mais comment
sortiront-elles enfin de Dieu ? Car elles ne peuvent en sortir non plus
médiatement dans ce cas, puisqu’on n’arrivera jamais ainsi qu’à la
production du fini par le fini. On ne peut donc pas dire que Dieu agit
par l’intermédiaire des causes secondes, s’il ne produit ces causes
mêmes. II vaut donc mieux dire que Dieu produit les substances et non
les actions de ces substances auxquelles il ne fait que concourir"...
La modernité était
en marche, la religion s'enfermait
dans ses postulats devenus dogmes
... et le matérialisme triomphait...,
la métaphysique grecque perdait
de son sens, l'initiation ses
vertus quand le secret devenait
haïssable, c'était avant que de découvrir
le sens de la vacuité bouddhique
(relativité de la Mâyâ*),
la psychologie des profondeurs,
et le renouveau de la philosophie
heidegerrienne, l'Égypte,
l'Orient et l'Extrême-Orient...
l'oeuvre de René Guénon)))
*
(L'expérience
de la transcendance permet de voir
la réalité physique
comme une illusion ; dans l'hindouisme,
il s'agit d'un lien associé
à l'ego et au karma : l'illusion
cosmique (citons à propos
Leibniz : "La matière
purement passive est quelque chose de très vile, qui manque de toute
vertu, mais une telle chose ne consiste que dans l’incomplet, ou dans
une abstraction") ; cependant, pour le vedanta,
cette illusion cosmique a un véritable
pouvoir de création : la
création du Monde, contrairement
au bouddhisme mahâyâna,
pour qui la vacuité signifie
l'absence de nature propre accordée
aux phénomènes. Chez
nous, il y eut l'allégorie
de la caverne de Platon, enfin Descartes
résolvant l'aporie finale
de la réalité transmise
par les sens, grâce au cogito.
Dans tous les cas, toutes les approches,
initiatiques, méditatives
ou mentales, ouvrent sur une autre
réalité sous-jacente.
Spinoza et Leibniz furent en désaccord
sur la participation, et son mode, de
Dieu dans les affaires du Monde,
tout comme Avicenne et Averroès
le furent sur la réalité
de l'âme)
Absence
d'une véritable élite
de la pensée et règne
de la quantité : Ce sera
des paysages photographiés
avec des films 120 (Fuji Reala)
et des appareils mécaniques.
Pas de moteur ni de cellule intégrée,
pas d'autofocus ou de zoom, rien
qui puisse distraire l'attention
photographique, surtout pas
le numérique qui me parait
toujours être, en 2009, une
stupéfiante baisse de qualité
dans le modelé. Il y eut
le CD audio qui fut une régression de
musicalité dramatique pour
la musique classique par rapport
au vinyle si subtil et riche
en nuances, en phrasé ; dorénavant, grâce
à nos chers élus et
leur obsession économique,
le monde sera inondé
de la bouillie sonore MP3.
C'est le signe d'une horizontalité
où les utopies politiques
rejoignent la finalité marchande
du nombre. Il faudrait détruire
l'ordinateur faisant des "esclaves
instruits", pour citer l'épisode
n°6 du Prisonnier
: "Le Général".
Il faudrait remémorer
Aristote
: "Il n’y
a pas de pire injustice que de traiter également des êtres inégaux"
et Cicéron
: "Si une
chose n’est pas honteuse, elle le devient lorsqu’elle est applaudie par la
multitude", Ernest
Renan : "La
culture intellectuelle cesse de monter dès qu’elle aspire à s’étendre"
et Goethe : "Toute
grandeur et toute sagesse sont l’apanage des minorités. Que la raison devienne
jamais populaire, il n’y faut pas même songer. La passion et les sentiments,
voilà ce qui peut être populaire, mais la raison sera toujours en possession de
quelques rares personnages d’élite", Alain de
Benoist : "Les
masses n’absorbent pas à leur profit. Elles absorbent pour dissoudre. La
surinformation n’a pas plus aidé à l’éducation des masses que les maisons de la
culture ou l’enseignement obligatoire n’ont favorisé le bon goût ou provoqué
l’élévation du quotient intellectuel" et René
Guénon : "L'avis
de la majorité ne peut être
que l'expression de l'incompétence
(...) La grande habileté des dirigeants, dans le monde moderne, est de faire croire au
peuple qu’il se gouverne lui-même. C’est pour créer cette illusion qu’on a
inventé le suffrage universel", pour mieux comprendre que
la liberté du chant
de butors sanguinaires, qu'est la
Marseillaise, n'est qu'une aliénation
dirigiste de masse : "La liberté n’est pas gratuite ; les hommes
libres ne sont pas égaux ; et les hommes égaux ne sont pas libres"
(Richard Berkeley Cotten).
Cette liberté du moule qui
a ouvert en grand la porte laissant
pénétrer le numérique,
est celle qui réfrène
l'intelligence et le goût
volontaire : "Qu’y
a-t-il de plus grotesque que le système électoral démocratique ? On élève une
personne dans certaines opinions rigoureuses, on lui donne ensuite le droit de
vote, on la prétend affranchie et "libre", elle vote et elle le fait strictement selon les
opinions qui lui ont été enseignées" (Wyndham
Lewis), pour conduire
ici à Charles
Mauras : "La démocratie n’est pas un fait. La démocratie est
une idée. Cette idée inspire des lois. Et ces lois et ces institutions se
révèlent de jour en jour plus désastreuses, destructives et ruineuses, plus
hostiles aux tendances naturelles des mœurs, au jeu spontané des intérêts et au
développement du progrès. Pourquoi ? Parce que l’idée démocratique est fausse,
en ce qu’elle est en désaccord avec la nature. Parce que l’idée démocratique est
mauvaise en ce qu’elle soumet constamment le meilleur au pire, le supérieur à
l’inférieur : au nombre la qualité, c’est-à-dire la compétence et
l’aptitude" et à H.L.
Mencken
qui invite au dénouement
de la série de MacGoohan
: "La
démocratie, c’est l’art de diriger le cirque à partir de la cage des singes".
Bien plus posé dans sa manière
de s'exprimer, Alain
Daniélou n'en
démord pas : "L’égalisation théorique d’éléments inégaux et
différents est la plus sûre méthode d’établir l’injustice de fait, et notre
ignorance volontaire de la hiérarchie naturelle du créé risque d’entraîner
l’humanité vers un échec général parce qu’aucun rouage humain n’est plus à sa
place dans le plan d’ensemble de l’espèce". Vous comprendrez
mieux la raison pour laquelle le
numérique
écrase toute dimension
qualitative : la bouillie
MP3
satisfait à la paresse d'enregistrer
des bandes magnétiques, le
pseudo progrès génère
le consommérisme source de
croissance. Alors, il importe peu
que les puces électroniques
ne cessent de provoquer des fonctionnements
totalement erratiques, comme avec
les ordinateurs faisant un quotidien
de la démence. Autre aspect,
la connaissance diffusée
par Internet est un leurre, puisque
sa facilité de recherche
nous éloigne encore davantage
de la vertu de l'oral de Platon.
La Terre est polluée, mais
nous exterminons toujours autant
les animaux pour nous nourrir ou
pour nous divertir. Le goût
est standardisé et l'intelligence
noyée dans la masse, pourtant
la crise perdure et les inégalités
croissent. Avec l'ère
numérique, un fichier est
un fichier, un son un son, un individu
un individu ; chacun est photographe,
chacun est citoyen, mais le fichage
gagne - pour notre sécurité
parait-il. Ainsi donc, la société
devient comme un programme informatique
où les résistants
de l'intériorité de
l'être n'ont plus aucun rôle
à jouer. La privation budgétaire
et les contraintes administratives
ont largement remplacé
le goulag, le mode de fonctionnement
sociétal est passé
de celui "disciplinaire"
à celui de "contrôle",
l'ANPE
qui quantifie des hommes comme un
troupeau, et dont la fonction
de nivellement chiffré a
participé à détruire
les forces vives du pays, fabrique
une humanité restreinte à
sa dimension marchande, esclaves
instruits selon le N°2 dans
le feuilleton britannique, mais
esclaves tout de même. Réaliser
des photographies de notre Terre
si généreuse et belle,
témoigner que les frontières
ne sont qu'humaines, fut une manière
de m'évader et de tenter
de conserver ma propre personnalité,
malgré le broyage actuel
des âmes. Be
seeing you !
Du
sens de la beauté ressentie
au travers des paysages, à
la misère phénoménale de
la condition humaine... Vous entrez dans le site d’un
architecte loupé qui est devenu un photographe raté. Ce site montre des
paysages vierges et, je l’espère, susceptibles d’aider à purifier le regard,
dispose, avec une prétention qui va bien au-delà de connaissances maîtrisées,
une analyse sans concession de la modernité. N’ayant suivi aucun cursus
universitaire, je reste d’autant plus libre au sein de ma maladresse. Quant au
contenu, il s’agit du choix obligé dès l’instant où l’on préfère, quitte à se
tromper, mais quelle importance alors, dites le moi, des certitudes à une
vision nihiliste du Monde. Ainsi donc, à Sartre je choisis Nietzsche ; face au progrès, et à la
libération de l’homme récupérée à d’autres fins moins avouables, je m’intègre
dans le concept plus intuitif de l’Éternel
Retour. Après tout, Françoise Dolto ne convenait-elle pas que
l’inconscient ne reconnaît pas la mort ? La vérité est-elle donc à
découvrir ou à connaître, c’est à dire ... comprendre ? Un des aspects
monstrueux de la modernité, préjudiciable à l'Être, est d'avoir fait oublier
que l'action, cela inclut tout travail, tire* son importance de la modification
intérieure, que les choses sont plus vitales lorsqu'elles nous
transforment, car elles le font autant ontologiquement que par effet de
conséquence, que toute accumulation de richesse. Au moment où
l'intellectualité de la France sombre dans une déliquescence induite par
l'origine ontologique de la crise comptable, échappant à tout entendement* politique, les Japonais nous offrent
une leçon d'intériorité, avec les cantates de Bach
: Masaaki Suzuki et le Bach Collegium Japan. J'ai le sentiment que de remettre
de l'argent dans un gouffre ne le comblera jamais, c'est comme ... faire tirer
des boeufs par la charrue. D'un point de vue horizontal, Il y aura de moins en
moins de cette main d'oeuvre tiers-mondiste (en vérité une vision
purement
occidentale) sous-payée, et expliquant la progression fantastique du niveau de
vie occidental, quand on considère que le chômage est en réalité un
"progrès" caractérisé par l'avancée technologique de
l'automatisation. Faire culpabiliser sur le chômage est donc davantage un
procédé politique populiste (la gestion de la
peur) qu'une vision réelle des contraintes économiques : la
réalité géopolitique du Monde s'attache davantage à ce que 20% des hommes
continuent de posséder les 80% des ressources. C'est ainsi que les conflits
perdurent selon des accords tacites entre grandes puissances, que la Chine
nouvellement éveillée, aveuglée au sein de la masse, contraint ses
dirigeants débordés à faire main basse sur l'Afrique*, ultime continent corvéable, usant,
comme nous l'avons fait nous-mêmes, de procédés non plus militaires, mais
psychologiques, avec le caractère biaisé d'actes dits
humanitaires qui sont éloignés de la méthode américaine qui, première
puissance oblige, reste toujours à la fois militaire (avec ses moyens
colossaux) et démagogique (avec les marques de son inculture proverbiale).
Je vous invite à aller, par curiosité, vous promener un temps dans le jeu Warcraft. De la même manière que la science-fiction révèle un futur en
devenir, ce jeu là aux abords sympathiques, nonobstant une ignorance
mythologique et symbolique désastreuse de leurs auteurs, révèle chez les
jeunes et les moins jeunes un état d'esprit propice à une
préfiguration de la Fin des
Temps. Ce n'est pas
tant la violence qui pose un problème, que le besoin frénétique d'être
toujours plus fort que l'autre, d'accumuler un or factice et des objets qui le
sont tout autant, de ne plus faire l'effort d'écrire, de n'avoir plus aucune
parole ni honnêteté intellectuelle, ni patience, de trahir et d'insulter à
la moindre occasion. Cette jeunesse là exerce-t-elle le talent caché
préfigurant les massacres à venir, et un passage à une forme de bestialité débridée
? Il manque dans notre société cette phase initiatique qui marquait
le passage à l'âge adulte, les tribus et le percing entretenant un
esprit de
ghetto. C'est l'émanation d'un individualisme sauvage dont les
politiques devraient se méfier, s'ils suivaient moins les conseillers
économiques et les psychologues y voyant un compensation équilibrante des
pulsions. Car la croissance, maintenant l'impact économique des jeux
vidéos, sont perçus comme valeur tautologique, en ce qu'il n'est pas dans
l'air du temps d'en réfuter le progrès. L'individualisme, par son approche
cognitive basée sur le seul rapport de force, favorisé par la crise
économique, avec un éclatement de la structure familliale (le Fisc
stalinien se mêle d'échanges au sein de la cellule familiale),
semble détruire davantage l'utopie républicaine dans l'esprit naturel
qui serait sociotropique, et que cite Eric Dupin dans"les
mystères du vote" : "Choisir
le Bon candidat pour le Bien du pays s'apparente à élire Dieu. L'électeur pense
à la France - ou à sa commune, à sa région ou l'Europe - non pas à lui-même en
glissant son enveloppe dans l'urne. Les politologues parlent de vie
sociotropique". Quant est-il, aujourd'hui,
du
sens du plaisir moral de Kant*, motivant
également les actions qui
sont désintéressées,
lorsque la société
en veut
toujours plus ? Alors
que l'on ne cesse de parler de mondialisme,
jamais autant de murs ne se
sont dressés entre les hommes
... des murs entre les États,
entre les Cultures, entre les individus
(ghettos pour riches), ces murs
étant toujours construits
par les puissants, révélant aussi la
problématique de leur propre
faiblesse.
*
(En espérant que mes visiteurs
y pressentent déjà
le sens métaphysique de la
vie (existence, "en
dehors de l'être", selon
l'étymologie) prise comme accident nécessaire
de l'essence,
d'Avicenne, pour l'exprimer
en quelques mots. La philosophie choisit
au commencement l'être
à l'existence, faisant
dire à Aristote
: "L'objet
éternel de toutes les recherches présentes et passées, le point
toujours en suspens : qu'est-ce que l'être ? - revient à demander
qu'est-ce que la substance (vraisemblablement
la désignation de "oùsia"
par "essence", "quiddité
- ou substance formelle, plus que matière
ou son composé matière
- forme : "sunolon".
Dans De
l'Âme,
la substance est, en un second
sens : "la figure et la forme,
suivant laquelle, dès lors, la matière est appelée un être déterminée",
dit autrement : "ce qui, étant l'individu
pris dans son essence, est aussi séparable : de cette nature est la forme ou
configuration de chaque être",
La Métaphysique)
?". Très vite, l'essence
est devenue ce qui permet à
l'existence, non seulement d'être
en devenir (passage du possible
au réel), mais surtout d'être
intelligible, s'agissant de connaissance
(être) et non d'un savoir ; puis se posa
intellectuellement la question
de la nécessité de
l'exister hors de l'essence ... que
l'entendement humain ne pouvait
raisonnablement saisir. C'est à
partir de cette non réponse,
que s'est développée
une métaphysique
à rebours par
laquelle l'exister génère
la pensée, une existence
ainsi libérée
de sa condition de prédicat
quand l'essence en était
le sujet, au sens linguistique.
Cet oubli de l'ontologique, qui
allait revenir avec Heidegger
et la découverte des présocratiques,
amena les "idéaux des Lumières"
: le monde dit réel est appréhendé
par la
Raison,
et
l'individu, avec sa
subjectivité et sa
volonté,
prévaudra sur l'analyse de
ce réel, en somme le
savoir limité à lui-même. Pour
Nietzsche,
ce fut une irrationnalité
de l'existence qui le poussa à
un existentialisme ; quant
à Sartre,
c'est l'influence de R. Aron qui
l'amena à la phénoménologie
posée par Husserl
: il n'y a aucun "arrière-monde"
caché derrière ce
qui est visible. Dans "La
Nausée", la conscience
de l'homme hésite et se bat
entre rejet et fusion,
dans la relation de sujet avec
objet, dès lors que les choses
ayant perdu un sens utilitaire
ne peuvent plus être nommées,
car tout est ramené à
la conscience de l'homme, à
une liberté individuelle
qui devient ainsi un absolu, et
déjà la base des idéaux
révolutionnaires de 89. Mais,
quelle est l'origine de la liberté
conceptuelle à laquelle nous
sommes ainsi condamnés ?
Une liberté absolue, et
génératrice d'elle
même, comme essence ultime
du monde, peut-elle échapper
à une finitude de ce dernier -
l'infinitude étant associée
à Dieu ? Le principe se dénie lui-même
avec le paradoxe) *
(Certains ouvrages demeurent absconds
par la profondeur et la
culture de leurs auteurs. Exemple
: "De l'unité et de
la multiplicité", dans
l'Introduction de l'alchimie intérieure
taoïste de Zhao Bichen. Quand
au langage politique, on le surnomme
"langue de bois". Exemple
: "Mesdames, messieurs,
la situation d'exclusion que certains d'entres vous
connaissent doit parvenir à la comptabilisation mensuelle d'une France forte,
riche et attractive" - un extrait du site "langue de bois") *
(Texte saisi sur Internet
: "«Ne nous demandez pas d’aller à la guillotine avec le sourire», s’écriait Thabo
Mbeki quand on lui parlait de l’incontournabilité de la mondialisation. Ne nous
demandez pas de cautionner l’impossible. L’Afrique perdra son âme comme elle l’a
fait vis-à-vis de la mondialisation en croyant trouver la solution à ses
problèmes. L’Afrique a une dette de 2500 milliards de dollars qu’elle a déjà
payée plusieurs fois") *
(Kant, exposé
de l'impératif catégorique :
"Agis de façon à traiter l’humanité, aussi bien dans ta personne
que dans la personne des autres, toujours en même temps comme une fin
et jamais simplement comme un moyen (...)
Agis extérieurement de telle sorte que l’usage de ta liberté
puisse s’accorder avec la liberté de chacun, suivant une règle générale".
Puis alors, ce qui devient l'essence de
l'impératif dit catégorique
: "La législation universelle de la conduite, c’est la "volonté de l’être
raisonnable" qui doit être législatrice"
(troisième formule), ce qui
exprime l'autonomie de notre vouloir
propre, car, selon Kant, l'homme
est sa fin en ce qu'il est autonome,
tout en gardant une volonté
législatrice, cela puisque
la morale ne peut être fondée
"ni dans le ciel ni sur la
terre", ce qui revient à
formuler une influence antagoniste
qui interfère avec la
volonté affectée par
les désirs : une inintelligibilité
du Monde à laquelle elle
appartient, et qui n'est qu'une
idée pour nous-mêmes
(le monde), puis des concepts
de l'entendement qui expriment la
forme d'une loi, Kant déclarant,
à la fin de sa vie, que la
liberté ne saurait être
ni expliquée, ni comprise
d'ailleurs, puisque se situant sur
le plan de son noumène.
Ces concepts là de l'entendement
sont donnés, selon Kant,
à l'intuition intellectuelle
(qui n'est pas celle sensible), opposée
radicalement à celle de Platon
(noumène : Idées comme
objet de l'intelligence pure) en
ce qu'elle n'est pas "notre", et
qui,
grand paradoxe oblige,
interdit donc tout contact intuitif.
Selon Kant, en effet, à lire
dans la "Critique
de la raison pure",
la connaissance d'objets est dépendante
tout autant du sujet que ...
des
objets eux-mêmes, faisant
que si les choses sont "en
elles mêmes", par delà
la réalité observable
ou phénoménale, l'entendement
humain portera toujours le poids de
sa limitation mentale intrinsèque,
le noumène n'ayant plus qu'un rôle
de postulat à jouer,
pour une morale qui unifie
la société, et la
rassemble. Maintenant, au deçà
de ce postulat entretenu par
et pour son intangibilité,
la vérité accessible a
toujours besoin d'un sujet,
et la création de désordre
: courage et droiture se placent
du coté d'Eschyle dans
la tragédie grecque. C'est
comme s'il manquait quelque chose
de la vie ailleurs de Rimbaud
à un équilibre précaire
de l'ordre, quand les politiques
s'organisent toujours mieux autour
de la gestion
de la peur,
et que ce résidu devient même fond
de commerce dans le vide sidéral du consommérime. Mais,
je m'éloigne de mon
propos, recentrons la suite :
la vision de l'existence tourne
encore autour de deux sensibilités, nécessaire
(Avicenne) ou
contingente (Spinoza), curieusement
les deux en appellent encore, malgré
la réfutation Kantienne selon
laquelle l'existence n'est
pas "en soi" une propriété intrinsèque,
à l'ontologique : T.
d'Aquin, Descartes et Spinoza,
l'argument dit cosmologique étant réfuté
par Kant à partir de celui
ontologique. Le vide laissé
donc par le matérialisme
ambiant amène aux USA le
concept de "dessein
intelligent",
mais ailleurs des scientifiques
se lamentent du manque d'horizon
de l'individu. Court extrait
d'un texte fort de François
Lurçat, "Le chaos et
l'Occident" : "(...)
Pourquoi a-t’il fallu plus d'un demi-siècle pour que soit
reconnue la portée scientifique très générale des travaux de Poincaré sur la
mécanique céleste ? Pourquoi tout le monde connaît-il l'effet papillon, et personne
le discours de Lighthill ? Pourquoi dit-on toujours « chaos », et jamais «
horizon de prévisibilité » ou « sensibilité aux conditions initiales » ? Nous
avons vu que le newtonianisme a été pour la pensée occidentale moderne un
terrain solide dans lequel elle a planté ses fondations. La pensée occidentale
possède une étonnante puissance analytique, mais aussi depuis les origines une
tendance permanente à la généralisation et même à l'universalisation (qu'on
trouve déjà chez les Présocratiques d'une part, dans la pensée chrétienne
d'autre part). Aujourd'hui comme au temps de Laplace, le déterminisme de la
mécanique newtonienne est un fait mathématique et physique avéré ; mais il
n'est établi que régionalement, c'est-à-dire pour des durées limitées et non
jusqu'à l'infini temporel. La démarche d'extrapolation jusqu'à l'infini est si
naturelle pour la pensée occidentale que le coup de force laplacien ne suscita
pratiquement aucune opposition : les discrètes objections de Maxwell passèrent
inaperçues. L'esprit omniscient dont parle Laplace, ce n'est pas Dieu ;
l'illustre mathématicien et physicien avait à juste titre répondu à Napoléon
qu'il n'avait pas besoin de cette hypothèse (pour faire sa science). Mais si ce
n'est pas Dieu, qui est-ce donc ? Laplace le laisse entendre, malgré de prudentes
restrictions : c'est l'esprit humain, éclairé par la science du XIXe siècle.
Depuis Bacon et Descartes, l'entreprise scientifique est liée à une volonté, à
un rêve de domination dont aujourd'hui encore elle ne sait pas se démarquer
(...). Domination, l'ancienne
liberté de chacun de Kant
? Mais qui sait encore que Jean-Jacques
Rousseau ne croyait pas
que le peuple puisse par lui-même
poser des lois, du fait de
ne pas pouvoir séparer législatif
et exécutif, l'ordonnance
des lois procédant d'un
esprit supérieur, une utopie proche
de celle de Kant (concepts de l'entendement
qui expriment la loi), jusqu'à la
description de l'utopie par M.
Foucault qui nous ramène
au merveilleux, au lumineux, aux civilisations
mythiques, aux masques d'or....
Mais le machinisme détruit
la réalisation personnelle,
le renoncement à l'autorité
supérieure permet tous
les excès, et un bonheur
forcé ennuie. Il fallut toute
la fulgurance du verbe guénonien,
le métaphysicien national
René
Guénon dont
Pauwels dit de lui, dans
Le Figaro, que ne plus évoquer
son œuvre est alarmant, pour expliquer
que ce qui est inférieur
ne sait décider de ce
qui est supérieur, qu'une
légitimité est octroyée
par l'autorité souveraine
placée au dessus de soi.
Il est très délicat
de décider de laisser transparaître dans
un site photographie, même
de vues de nature sauvage communiquant
un sentiment d'éternité,
des connaissances particulières
qui condamnent de manière un
peu trop efficace, semblablement
à l'épée de
Justice, les idéaux modernes
en passe de s'effondrer, du fait
d'un écart croissant
entre l'utopie et la réalité
concrète qui confine à
un désastre. André
Gide : "Que
serait-il advenu de moi, si j'avais
rencontré les livres de Guénon
au temps de ma jeunesse"
? (1943). Il faudrait comme une
inclinaison proche celle de
Platon
pourtant disciple de Socrate, mais
renouant presque avec les présocratiques,
pour garder un idéal absolu
comme ce sens du Beau dévoilé
dans le Banquet : "Celui
qu'on aura mené jusqu'ici sur le chemin de l'amour, après avoir contemplé les
belles choses dans une gradation régulière, arrivant au terme suprême, verra
soudain une beauté d'une nature merveilleuse, celle-là même, Socrate, qui était
le but de ses recherches antérieures, beauté éternelle, qui ne naît ni ne
meurt, qui ne souffre aucune augmentation ni diminution (...)", Diotime
à Socrate. Il y eut la forme
d'abstraction intellectuelle entre
une application très
stricte des lois d'harmonie,
selon les doctrines pythagoriciennes
de nature mathématique, et
l'idée qu'il existe un Beau
qui soit un absolu (qui n'est
pas dans les personnes comme on
le pense scolairement aujourd'hui,
mais bien au delà d'elles-mêmes),
amenant finalement David Hume à dire : "La beauté n’est pas une qualité inhérente aux
choses elles-mêmes, elle existe seulement dans l’esprit qui la contemple, et
chaque esprit perçoit une beauté différente".
Débutant cette parenthèse
avec Kant,
nous nous devions d'y revenir afin
de cerner l'étrange "plaisir
moral"
- mais aussi bien
esthétique - qui devrait
motiver les actions désintéressées,
ce qui est l'antinomie même
de la modernité de puissance
et de consommérisme. Kant
atteste déjà des limites
pré-modernes de cette cogitation :
il y a certes la rupture fondamentale
entre beauté
et plaisir,
ce dernier restant de nature égoïste, mais
la satisfaction désintéressée
qu'est la beauté induit un concept
plus large d'une universalité rédibitoirement indémontrable. Je
perçois cette rupture ontologique
là comme décalage
de l'être vers l'étant
chez Heidegger, et influence contre-initiatique chez
René Guénon. Ce que
devient la pensée philosophique
est marqué par la phénoménologie
et son processus d'analyse, rejette
catégoriquement l'intuitif
ou le supra-humain (monde
imaginal ou intermédiaire)
relégué à des spéculations de
l'esprit indémontrables.
Henry Corbin : "Dans l’ordre descendant de la
procession de l’être, les Intelligences « se lèvent » à
l’Orient ou horizon de la déité, Lumière des Lumières. Les Âmes
célestes « se lèvent » à l’Orient, au matin qui est
pour elles le monde des Intelligences. Les âmes humaines déclinent
jusqu’à l’Occident du monde physique dans la Ténèbre de la
Matière, le « pays de l’exil » où elles ont à gouverner
provisoirement un corps de chair
(...)". L’ésotérisme islamique fait
la distinction entre trois mondes qui
sont : celui intelligible (ou monde des pures Intelligences chérubiniques),
celui imaginal - qui est le Monde des âmes,
enfin le monde dit sensible qui est le plan matériel,
ce qui correspond successivement,
et selon René
Guénon, aux Rois
Mages qui rendent l'hommage au Christ
: la myrrhe
comme baume d'incorruptibilité
(prophète) - l'encens
de la prêtrise - l'or
du pouvoir royal. Si une vision
globale et holistique se développe
dans l'entendement moderne, il s'agit
des interactions possibles entre
les phénomènes et
c'est la théorie des systèmes
d'Edgar
Morin : "la
première leçon systémique est que "le tout est plus que la somme des
parties"
(...)
il
existe des qualités émergentes, c'est-à-dire qui naissent de l'organisation
d'un tout, et qui peuvent rétroagir sur les parties",
puis : "le tout est également moins que la somme
des parties car les parties peuvent avoir des qualités qui sont inhibées par
l'organisation de l'ensemble", théorie
d'une bien simple évidence,
mais qui perd de son intérêt
avec le "principe hologrammatique"
qui diffère de l'holisme
en particulier
("the tendency in nature to form wholes that are greater than the sum of the parts through creative evolution"),
ou qui est bien davantage une
forme d'holisme métodologique
qu'ontologique. En effet, considérer
philosophiquement que la société
est présente aussi dans l'individu
- l'individu une composante
de cette celle-ci, fait oublier
que cette influence du tout
sur ses parties ne peut exercer
une conscience qu'au niveau particulier
de ces dernières, la mode
ou pensée de groupe n'ayant
d'existence propre qu'au travers
de chacune des parties qui les composent,
avec certes plus ou moins d'intensité.
Ceci témoigne du dogmatisme
de la Majorité somme
des parties, de celui
de Nation marqué par
la forte dichotomie ethnique (historique)
- civique, sauf par exemple au Japon,
faisant que la perte
de l'ontologique a transposé
le Beau de Platon des Idées au
seul phénomène
matériel, les concepts
de l'entendement de Kant à
la sphère législatrice
des actions purement politiques,
et
le peuple
est souverain (Petit
Robert :
une
nation est "un groupe humain
constituant une communauté
politique, établie sur un
territoire défini - et personnifiée
par une autorité souveraine").
La Nation devient personnification
des individus, la réalité
est seulement perçue comme
résultante de l'être
à l'étant, ce qui
devient observable.
L'être ontologique n'étant plus
pris en compte, il est remplacé
par la liberté individuelle
agissant dans l'étant, la conscience
collective lui est octroyée
qui est personnifiée par
la Majorité. La modernité
quantitative est ainsi un inversement
ontologique. Cette liberté n'est
pas celle de son être, mais
elle est consécutive de l'étant,
pour reprendre la terminologie heideggerienne,
faisant une impasse radicale sur
le sens d'être là (Dasein).
La modernité, puisqu'il faut
l'appeler ainsi, s'est radicalement
éloignée du sens du
Dharma en tant que loi universelle
(sens du sacré) pour créer
ses propres dogmes, la pensée
extériorisante a supplanté
l'état méditatif qui
ouvrait à la compréhension
d'une vacuité. L'Occident
moderne, du moins une très petite
sphère de l'élite
bourgeoise, tenta de s'abstraire
de la représentation marchande
du monde (spectacle
de Guy
Debord),
par une autogestion communiste (attaquée par
le maoïsme sur la volonté
de dépassement de la pensée
qui reste détachée
de toute forme dogmatique)
qui permettrait de faire fusionner
toutes les activités
humaines sous une seule forme poétique,
libre création des individus
débarrassés de l'aliénation
du travail : l'Internationale
situationniste.
Plus en profondeur (Debord rejetait toute contemplation), comme franchir le pont jeté
au dessus de la société scélérate
pour rejoindre le GRAAL,
chercher au dedans la cause ontologique,
Heidegger
pensa que la représentation objectivante
- c'est à dire le regard
porté sur les choses - n'est
qu'un mode dérivé dans
la mesure où l'étant
est ontologiquement
l'être
qu'il a à être en existant.
Attirés comme des insectes par
des lumières artificielles,
nous avons oublié ce qui
est l'essentiel : la nature d'un
moment antécédent.
Faute de théologie, l'Art
est devenu la porte pour quitter
l'oubli, si ce n'est que l'acte
de Marcel
Duchamp lui
dénie dorénavant le rôle
d'intercesseur de l'âme :
tout objet, même un bidet,
devient de l'art dès que
la pensée le décide.
Symbole de cette fausse liberté
dans l'étant, nous faisons de l'art, mais nous le produisons
à la manière
du machinisme : il ne s'agit
plus d'oeuvres. Heidegger justifie
le sens du Dasein par finitude, sommes-nous éloignés
du sens de l'accident d'Avicenne,
ou s'agit-il d'une intuition
commune qui remonterait des profondeurs
de l'être, auquel cas l'essence
(dont l'existence n'est que l'accident
"nécessaire") se retrouve avec un
sens athéologique dans un
"impensé fondamental"
(terme utilisé par Joël
Balazut), et c'est alors la mort
seule dans la finitude (l'être-pour-la-mort)
qui sort ontologiquement l'être
de la technicité (de l'étant)
: sans cette mort nous ne serions qu'une
partie de l'étant et non
"jetés dans le monde",
nous ne serions aucune possibilité
liée à ce que nous
devons être,
sachant que nous sommes tout à
la fois notre passé et notre
futur dans le moment présent,
l'instant étant la nature
intrinsèque et particulière
de l'être. Le monde n'est plus vécu, il est pensé,
la connaissance cède la place
à un savoir. Le monde moderne est
devenu un monstre "par la pensée"
: il fait confondre nécessité
ontologique et liberté
à conquérir par la
force. Comme rien
désormais ne procède
plus de l'être ... à
être,
un égalitarisme de principe
s'est opéré entre
les individus qualifiés
alors seulement par le consommérisme
agissant sur le mode d'une
procuration artificielle donnée
à l'être : dans
les écoles, c'est l'apparence
(donc les marques) qui désigne
l'origine sociale.
Si Heidegger a soulevé cette
question fondamentale de pourquoi
y a-t-il quelque chose plutôt
que rien, ramenant l'objet de la
réflexion à l'être
et non au néant par antériorité
ontologique, qui n'est pas
temporelle,
Michel Foucault a
dénoncé
les dérives très modernes
: prison instituée
comme modèle aux écoles,
usines, hôpitaux, devenue
la gouvernementalité
structurale qui annonce la mort
de l'homme,
quand la disparition de la métaphysique
a coïncidé avec l'apparition
de l'Homme "objet
du savoir".
Ce savoir
est par nature restreint à l'étant
vu ici comme retranché
de l'être : "... par
"gouvernementalité",
j'entends la tendance, la ligne
de force qui, dans tout l'Occident,
n'a pas cessé de conduire,
et depuis fort longtemps, vers la
prééminence de ce
type de gouvernement sur tous les
autres : souveraineté, discipline,
et qui a amené, d'une part,
le développement de toute
une série d'appareils spécifiques
de gouvernement, et, d'autre part,
le développement de toute
une série de savoirs".
Foucault eut-il alors vu l'être
"qu'il a à être
en existant" comme le dépassement
des institutions de son propre esprit
(clin d'oeil à Patrick
MacGoohan qui vient de décéder),
le remplacement du code par l'éthique,
la désobéissance à
la tyrannie de la loi, en lui opposant
une "éthique
de l'esthétique"
? Sommes-nous
toujours davantage retranchés
de l'être ? Certainement.
Foucault : "... lorsque
surtout la réflexion sur
le langage se fait philologie et
que s'efface ce discours classique
où
l'être et la représentation
trouvent leur lieu commun
(...), l'homme apparaît avec
sa position ambiguë d'objet
pour un savoir et de sujet qui connaît...".
Plus aucun
homme politique ne parle de bonheur,
ou de plénitude de l'être,
mais de statistiques.
Ce ne sont plus des poètes,
mais des comptables procédant aux coupes sombres, choisissant
les victimes fragiles propres
à faire les boucs
émissaires de la crise : ce
sont
les demandeurs d'emploi qui se plient
à cette forme là de "pouvoir
qui a pour cible principale la population,
pour forme majeur de savoir l'économie
politique, pour instrument essentiel
les dispositifs de sécurité" (par
Michel Foucault).
Platon, son idéal sont morts, et
Kant, son éthique
kantienne tout autant. Le bonheur ne ne fait pas partie
du vocabulaire, seuls comptent
la frénésie de
travail et un consommérisme que
la Culture élitiste
gêne encore, mais sans savoir
s'il s'agit davantage, de la part
des élus, de bêtise
ou
... d'ignorance.
Je pencherai donc pour opportunisme
et malhonnêteté, comme en témoignent les statistiques extraordinairement
truquées du chômage,
en France, dont on a fait à
la fois un instrument de propagande
politicienne et de peur
sociale, en substitution à l'exemplarité
du gibet autrefois dressé ...
en place publique. Au pays de ces "droits
de l'homme" jetés pour
amuser la galerie : "Ce
sont donc seulement 300.000
personnes, au maximum, et
non 3 millions
qui trouvent un emploi grâce
à l'ANPE chaque année",
selon l'IFRAP
qui se base sur les chiffres de
l'INSEE. Pendant ce temps là,
alors même que la baisse artificielle
du chômage conforte un Pouvoir, sont appliquées 500.000
radiations
dont les associations rapportent que
99% d'entre elles s'avèrent
infondées dès qu'elles interviennent
personnellement... Les principes
de Kant
dits de l'impératif catégorique
ne deviennent pas en eux-mêmes
une fin susceptible de coïncider
avec les aspirations de chacun,
encore moins d'une Majorité
semble-t-il, car cette personnification
des individus reste un leurre.
Michel
Schneider : "Les
régimes de type parlementaire ou présidentiel se targuent d’être "démocratiques". En fait, ils consacrent le pouvoir absolu de l’argent en système capitaliste
et sont le règne des coteries et des comités formés de banquiers et de gros
industriels, c’est-à-dire des élites à rebours. Depuis l’Ecclésia athénienne et
mis à part des assemblées populaires de quelques cantons suisses qui
approchaient ou approchent d’une véritable démocratie, tous les autres régimes
issus de la Constitution américaine ou des "Immortels principes de 1789"
se
sont servis du mot magique pour cacher le pouvoir de puissances occultes qui
n’avaient en vue que leur propre intérêt, même si celui-ci semblait correspondre
parfois avec celui de la patrie et du peuple. Ces régimes ploutocratiques ont
défiguré le visage de la démocratie et l’ont transformé, pour employer un
langage marxiste, en "superstructure d’oppression""
(haut fonctionnaire
et psychanalyste, directeur
de la musique et de la danse au
ministère de la culture de
1988 à 1991). Bernard CUBERTAFOND
: "La démocratie
compassionnelle : Le
compassionnel, qui peut rejoindre le festif, contribue aussi à l’illusion de
démocratie. Ainsi, les politiques manifestent, par leur présence, leur gestuelle
et leurs mots choisis, leur compréhension et leur compassion devant un malheur,
une catastrophe, et cette représentation peut même, si elle permet une
communion émotionnelle, faire oublier des insuffisances gouvernementales et des
lacunes de l’Etat libéral. Alors, la posture à posteriori peut provoquer le jugement positif sur le politique
au grand coeur, qui se révèle gommer l’absence préalable de politique dans le
secteur sinistré. Par exemple, l’Etat ne construit pas les routes ou les
carrefours qui éviteraient l’accident meurtrier, mais les ministres sont vite
sur place, pompiers des larmes et prêtres de l’émotionnel. Ou manquent les
garde-côtes et les réglementations contraignantes qui éviteraient les « marées
noires », mais le Premier ministre accouru prend un air excédé en shootant
rageusement contre une boulette de fuel. On oublie l’imprévoyance pour ne
retenir que l’élan humain, le « partage » compassionnel télévisé"
("ESSAI SUR UN DESPOTISME POST-MODERNE : LE DÉMO-DESPOTISME",
"L’échec programmé du messianisme démocratique
et le retour des despotismes"))
ANPE
: le fait d'avoir été
amené à déposer
une plainte contre l'ANPE, pour
un harcèlement
moral,
m'a permis de découvrir une
dimension soigneusement cachée
par ses instigateurs, et que
j'ai découvert avec les analyses
des statistiques truquées
et les chiffres de l'INSEE.
Pêle-mêle : monopole
octroyé par l'Etat - mais efficacité quasi-nulle
: le Centre d'Etudes de l'emploi
(organe officiel dépendant
du Ministère du travail)
a montré que moins
de 2%
des chômeurs ont retrouvé
un emploi stable grâce à
l'agence (1995), deux heures
de disponibilité annuelle
pour chaque demandeur d'emploi
-
et coût exorbitant :
"La mission première de l’ANPE étant le
"placement" des personnes à la recherche d’un emploi, il faut
rapporter le coût global au nombre d’emplois fournis grâce à ses services, soit
seulement 300.000 personnes. On obtient ainsi un coût de placement moyen de 8.300 euros, près de trois fois le coût des organismes privés !" (site de l'IFRAP) .
Ainsi, il est fondé de se
poser la question du "pourquoi".
Pourquoi immobiliser les demandeurs
d'emploi dans une structure
obligatoire mais si peu efficiente,
pratiquant l'humiliation en faisant
considérer les personnes
comme des fraudeurs ? Il y
en a ainsi beaucoup qui
abandonnent des suites des centaines
de milliers de radiations, lorsque celles qui retrouvent un
CDI sont un infime pourcentage.
Et je ne pense pas que Michel
Foucault m'eut démenti
: 1)
le chiffre réel des chômeurs,
étant près du double
de celui annoncé, génère
une popérisation (esclavagisme
moderne) propre à briser
socialement, 2)
le
trucage des statistiques permet
aux politiques de se présenter
comme les sauveurs du monde, 3)
l'inefficacité presque totale
de l'ANPE sert à entretenir
cette situation. La fabrication
des héros et le bien être-animal
: Un des effets de la paix en Europe,
et du pouvoir d'achat acquis grâce
à la mains-d'oeuvre
étrangère, a été
de produire des millions de sans
emploi. Il faudrait peut être
recourir à des conflits
à notre frontière afin
de relancer l'économie et
de réduire notre population.
Lu dans le journal La Montagne :
"Les
nombreuses fermetures des abattoirs
de proximité ont un effet
négatif sur l'économie
rurale. Elles incitent les bouchers
à "délocaliser"
leurs achats, freiner la vente directe,
nuisent à la qualité
de la viande et
au bien-être animal",
27 janvier 2009. Ce qui est bon
pour l'animal, être abattu
rapidement, ne le serait-il pas
tout autant pour l'homme ?
(((Un
court extrait de "La
Métaphysique"
d'Aristote, rendu nécessaire
par mon argumentation précédente
: "(…) Toutefois la substance est absolument première sous le
rapport de la notion, et de la connaissance, et du temps, et de la nature.
Aucun des attributs de l'être ne peut être séparé ; seule, la substance a
ce privilège, et c'est en cela que consiste sa priorité sous le rapport de la
notion. Dans la notion de chacun des attributs il faut nécessairement qu’il y
ait la notion de la substance elle-même ; et nous croyons connaître bien
mieux chaque chose lorsque nous savons quelle est sa nature, par exemple ce que
c'est que l'homme ou le feu, que lorsque nous savons quelle est sa qualité, sa
quantité, le lieu qu‘elle occupe. Pour chacun de ces modes eux-mêmes nous n'en
avons une connaissance parfaite que lorsque nous savons en quoi il consiste, ce
que c’est que la quantité ou la qualité. Ainsi l'objet éternel de toutes les
recherches, et passées et présentes, cette question éternellement posée :
Qu'est-ce que I'être ? se réduit à celle-ci : Qu’est-ce que la
substance ? (…) Substance a, sinon un grand nombre de sens, du moins
quatre sens principaux : la substance d'un être, c'est, à ce qu'il semble, ou
l'essence, ou l'universel, ou le genre, ou enfin le sujet. Le sujet, c’est ce
dont tout le reste est attribut, ce qui n’est attribut de rien. Examinons donc
d'abord le sujet ; car la substance, ce doit être avant tout le sujet
premier. Le sujet premier est, dans un sens, la matière, dans un autre sens, la
forme, et en troisième lieu, l'ensemble de la forme et de la matière. Par
matière j‘entends l’airain, par exemple ; la forme, c'est la figure
idéale ; l'ensemble, c'est la statue réalisée. D'après cela, si la forme
est antérieure à la matière, si elle a, plus qu'elle, le caractère de l'être,
elle sera antérieure aussi, par la
même raison, à l'ensemble de la forme et de la matière (…) Nous avons donné
une définition figurée de la substance, en disant que c’est ce qui n’est point
l'attribut d’un sujet, ce dont tout le reste est attribut. Mais il nous faut
mieux que cette définition ; elle est insuffisante et obscure, et de plus,
d'après cette définition, la matière devrait être considérée comme
substance ; car si elle n’est pas une substance, nous ne voyons pas quelle
autre chose aura ce titre : si l’on supprime les attributs, il ne reste
rien, que la matière. Toutes les autres choses sont, ou bien des modifications,
des actions, des puissances des corps, ou bien, comme la longueur, la largeur,
la profondeur, des quantités, mais non des substances. Car la quantité n`est
pas une substance : ce qui est substance, c'est plutôt le sujet premier
dans lequel existe la quantité (…)". Continuons
avec Thomas d'Aquin
: (...) "Nous devons atteindre une connaissance des choses
simples en partant des choses composées, et parvenir à ce qui est antérieur par
l’intermédiaire de ce qui est postérieur, afin que l’enseignement soit plus
adapté en commençant par les éléments les plus faciles. C’est pourquoi, il faut
procéder de la signification de l’être à celle de l’essence (...) L’essence ne signifie pas davantage la relation entre la matière et
la forme ou quelque chose qui leur soit surajouté ; parce que cela
serait nécessairement accidentel, étranger à la chose et inapte à la
faire connaître — tous caractères propres à l’essence. Par la forme en
effet, qui est l’acte de la matière, la matière devient être en acte,
elle devient ce quelque chose. C’est pourquoi, ce qui est surajouté ne
donne pas à la matière d’être en acte purement et simplement, mais
d’être en acte à tel point de vue, comme font les accidents — ainsi la
blancheur fait qu’une chose est blanche en acte. C’est pourquoi, quand
une telle forme est acquise, il n’y a pas génération absolue, mais
génération relative. Il reste donc, que le terme d’essence dans les substances composées
signifie ce qui est composé de la matière et de la forme. Et avec cette
position s’accorde la parole de Boèce dans le Commentaire des
Catégories quand il dit que l’oùsia signifie le composé : oùsia en
effet, pour les Grecs, est l’équivalent de l’essence pour nous, comme
lui-même le dit dans le livre Des Deux Natures. De plus, Avicenne
remarque que la quiddité des substances composées est le composé même
de matière et de forme. Averroès, à son tour, commentant le septième
livre des Métaphysiques dit : « La nature qu’on appelle espèce dans les
choses engendrables est une sorte d’intermédiaire, c’est-à-dire le
composé de matière et de forme » ...
(...) L’essence se trouve selon une deuxième modalité dans les substances
créées spirituelles dans lesquelles l’exister est autre que l’essence,
bien que cette essence soit sans matière. C’est pourquoi leur exister
n’est pas absolu, mais reçu ; c’est pourquoi aussi il est limité et
déterminé à la capacité de la nature réceptrice
; au contraire, leur
nature ou quiddité est absolue et non reçue dans une matière. Aussi
est-il dit au Livre des Causes que les esprits sont infinis par en bas
et finis par en haut : ils sont en effet, limités quant à leur exister
qu’ils reçoivent d’un être supérieur ; et cependant ils ne sont pas
finis par quelque chose d’inférieur parce que leurs formes ne sont pas
limitées à la capacité d’une matière qui les recevrait. C’est pourquoi,
en de telles substances, on ne trouve pas une multitude d’individus
d’une même espèce, comme on l’a dit, si ce n’est dans les âmes
humaines, à cause du corps qui leur est uni. Et, bien que l'individuation de l’âme dépende occasionnellement du corps quant à son
commencement parce que l’âme n’est individuée que dans le corps dont
elle est l’acte, cependant il n’est pas nécessaire qu’à la suppression
du corps l’individuation disparaisse; puisque cette âme existe purement
et simplement, et qu’elle s’est acquise une individualité du fait
qu’elle est devenue la forme de tel corps, son existence demeure
toujours individuée. Avicenne dit en conséquence, que l’individuation
des âmes et leur multiplicité dépendent du corps quant à leur principe,
mais non quant à leur fin
(...)", De
ente et essentia.
Il reste que la position arrêtée
d'Averroès, quant à
une non réalité
de l'immortalité d'une âme
humaine, fut bien différente
de celle d'Avicenne, et que T. d'Aquin
suivit son Maître Aristote,
en donnant une importance particulière
au corps, à la substance
("C’est pourquoi, il faut
procéder de la signification de l’être à celle de l’essence"), une
relation qui fut comme inversée,
dans son approche intellectuelle,
par rapport à la contemplation
de l'Ange par lui-même - dans
la doctrine ismaélienne.
Au moment où l'on parle de
mondialisation, mais marchande,
il est vital de se pencher sur la relation
métaphysique qui rapprocha
la Grèce de l'Islam et l'Islam
de la chrétienté.
L'Ange
est symbolisé par la Pierre
noire enchâssée
dans la Ka'ba, le rituel comme lui-même
signifiant symboliquement la redécouverte,
par soi-même, de son centre.
Cela diffère du christianisme
où le Christ devient intercesseur.
C'est que la doctrine chrétienne, créationiste,
pouvait difficilement se satisfaire
d'une essence qui échappe
à ses accidents, selon la
philosophie islamique : l'existence
est accidentelle (accident de l'essence)
parce que contingente, alors que
l'essence dépend d'elle-même,
comme une pensée divine qui
se penserait elle-même, semblablement
à l'émanation des
néoplatoniciens, par nécessité
et non volonté)))
Nous vivons dans un
étrange Monde qui oscille
constamment entre abrutissement
de masse et mensonge. L'intervention
américaine en Irak en fut
la caricature, la prison reste
une école du crime*,
le traffic de drogue est dopé
par la traque policière qui
en augmente ainsi insidieusement la
valeur, les méthodes fiscales* incitent
toute personne aisée
à quitter la France au plus
vite, le principe même de
la croissance repose sur un consommérisme
extrêmement débile*, qui se conjugue sur
le mode de l'accélération
constante des pulsions*
et des nouvelles habitudes, tout ceci aboutissant
parallèlement à la
certitude que le citoyen (non entendu
comme citoyen en tant que tel, mais
comme personne éveillée) modèle
serait vite honni* par la société*
marchande et/ou politique
! Si je devais faire un raccourci
odieux de la modernité
occidentale, je dirais que
son développement ne tient
pas à une nouvelle intelligence
supérieure (la déesse
Raison),
mais à sa prédominance
sur le contemplatif, à des
idéaux des Lumières
qui reviennent à rejeter ce
que l'on ne connaît pas, par
ignorance, cette suffisance là
plaisant pour sûr aux simples,
à falsifier un Moyen-âge
redécouvert autrement par
Georges Duby et Régine
Pernoud (ayant restauré la
place de la femme dans cette société
décriée dans les manuels
scolaires), surtout à
une avidité qui nous a fait
piller le Monde entier pour
arriver à nos fins. La Chine
veut et va ainsi nous copier,
serait-ce la fin prochaine de notre
hégémonie ? Le pire,
dans ces faux-semblants, est de
faire constamment du chômage
le bouc
émissaire d'une crise,
alors qu'il est tout naturellement
la conséquence mécanique
(recherche du rendement) et sociale
(acquis sociaux de bien-être)
de l'automatisation et de la baisse
du coût de la main d'oeuvre.
La conclusion est sans nuance, aucune :
nous sommes ignorants
(et fiers de l'être), cupides
et menteurs.
Mieux, nous amenons déjà la
Terre au désastre. Il reste
que les élus, du fait du
système électoral
démocratique, sont des marchands
ou des comptables, mais de
piètres métaphysiciens
; il n'est pas dans leurs prérogatives
de comprendre que l'économie
"pour elle-même"
(revisitée par Guy Debord),
ou la prédominance forte
de l'étant
(selon Heidegger), sont comme
une matière
constamment en puissance
(c'est
l'agissement), mais sans
acte (ce
qui procède de la causalité
de la forme),
pour reprendre la sémantique aristotélicienne.
Le monde moderne consommériste
est donc vécu comme sa propre entéléchie,
il se suffit alors à lui-même
en étant sa propre finalité.
C'est comme une idée maintenue
qui serait une essence,
mais possédons nous en nous
une quelconque réminiscence
d'une puissance qui serait attachée à
une telle une idée, alors
que, selon Thomas d'Aquin, seul
le concept (décalage
moderne) de Dieu est un acte
pur, dont les manifestations
extérieures témoignent
justement de sa Réalité
? Car, selon l'homme religieux,
tout ce qui devient extérieur
à Dieu restreint par
là même l'être,
en séparant essence et existence,
du fait de principes distincts.
Que peut signifier alors la confusion
de l'essence avec, et dans l'exister
lui-même, aussi la crise
à proprement dite ? Ne
serait-elle pas l'épuisement
de cette puissance qui se tire d'elle-même, par
l'acte sans essence autre que lui-même
(la croissance pour la croissance)
? Dans un même ordre d'idée,
la Présidence (comme Maurras) vit
un procédé de contrôle
(population plus stable) dans le
fait religieux, mais ... aucunement
une manière d'être.
*
(Au moment où j'écris
ces quelques lignes, une femme qui
a
volé 5
euros est condamnée
à 18 mois de prison, quand
un Ministre ayant cherché
à obtenir, selon le créateur
de Virgin, un million d'euros, en pot-de-vin,
resta visiblement protégé
par son clan, sa famille, comme
celle ... calabraise)
*
(Comment peut-on désirer demeurer
en France, quand un bien personnel est taxé
par l'ISF,
avec un rendement bas
des banques. Ne vaut-il pas
mieux placer en Suisse,
à un taux d'intérêt
d'environ ... 9%, et s'exiler définitivement
au
soleil ? La politique de répression
fiscale dogmatique, également démagogique,
a été si forte,
que le pays est enfin saigné à
coeur
; on parle d'une dette de 2000 milliards
d'euros, alors que le bien global
des
français, qui lui serait inférieur, suffirait
à peine à payer
des taux d'intérêt,
le passif étant bien supérieur
à l'actif... A qui le
doit-on ? Combien de temps va durer
la mascarade ? Ma compagne
se retrouve au chômage. Secteur
d'activité ? Le milieu informatique.
Ce que propose l'ANPE,
plutôt ce qu'elle ordonne
sans présenter de statistique
ni d'étude : "Il
vous est conseillé d'entreprendre
une formation en tapisserie d'ameublement".
Mais alors, lorsque l'on est pauvre,
qu'est-ce qui désormais nous
différencie des esclaves
? Certainement pas l'orientation
de notre propre vie... Personnellement,
ma formation d'histoire de l'art,
et mes photographies des grands
espaces, a conduit l'ANPE à me
faire postuler à une
place de gardien (et balayeur) de
musée - pour : surveiller
les visiteurs. Au prochains licenciement,
m'aurait-on dirigé vers le
métier de gardien de prison,
ou contractuel associé aux horodateurs
municipaux ? Ce pays est aliéné...) *
(Une débilité comportementale.
Exemple : un élève,
ou un professeur, avec un téléphone
portable de plus d'un an devient la
risée des imbéciles.
Exemple : malgré toutes les
fausses publicités, les produits
vendus en grande surface sont
souvent plus chers (écrans
plats, appareils photo), le
public est dirigé comme du bétail
passant des portillons, les salades
sont aspergées au préalable de
produits insecticides pour éviter
tout moucheron qui ferait fuir une
cliente. Exemple : on supprime la
publicité le soir sur les
chaînes publiques, mais pas
pendant les programmes des enfants
qui en sont gavés. Ce Monde
n'est pas celui de l'Être,
plus guère de l'avoir ou
de l'Étant, mais celui du
paraître)
*
(Exemples si bons pour la santé et
l'épicurisme : fours à
micro-ondes, casseroles au teflon,
téléphones portables,
MP3
... Que nous réserve l'avenir
? Des implants variés dans
le cerveau ? Des machines à
rêves ? Ceux qui ont moins
de trente ans ne me comprendront
pas : il fut un temps où
les appareils étaient bien
fabriqués, beaux et fiables.
Denon fabrique toujours la DL 103.
Je possède un magnétophone
à bande qui tourne depuis
des décennies sans aucune
panne, qui offre un vrai son d'une
classe formidable, alors que le
MP3 grince et fait souffrir avec une bouillie
sonore ! Que dire du Ministère
de la Culture qui reste favorable
au remplacement de la bande FM par
le numérique ! Je préfère
même ne pas m'appesantir sur
les ordinateurs : leur conception,
leur compatibilité, leur
pérennité et leur
fonctionnement hératique
créent du harcèlement
quotidien. Les Ministres s'enorgueillissent
de la révolution
numérique ; mais
qu'en aurait pensé Platon
qui dénonçait les
travers de l'écrit, faisant
que celui-ci serait bien moins assimilé
que l'oral ? Cette différence
entre savoir
et connaissance
(du latin cognoscere : avoir présent
à l'esprit) ne va-t'elle
pas être facilitée
par un support qui épargne
désormais tout effort d'assimilation,
le savoir restant au présent,
mais principalement dans son support
extérieur ? Ne serait-ce
pas une dissolution de l'Être
? Il est édifiant
d'écrire un texte comme celui-ci,
quand l'ordinateur affiche moins
d'une lettre par seconde, le rythme
de croisière étant
de 3 secondes par lettre, soit environ
20 secondes par mot !)
*
(Citoyen
modèle : le citoyen
modèle est celui qui est
un bon républicain et qui
ne pense pas. Travailler et consommer
suffit. Pour être certain
qu'il ne pense pas ... à
mal, a été supprimé
fin 2008 l'IFEN
qui donnait les mesures de la pollution
de l'air, du sol et des eaux. Par
contre, serait tenu pour ennemi
public numéro un celui qui
consomme très peu et qui
restera en bonne santé. Ainsi,
les végétariens sont
présentés comme des
tenants d'une secte, ou des extrémistes
potentiellement dangereux (descente
de Police chez les divers mouvements
pro-animaux). A ce titre, Mylène
Farmer prend un risque sérieux
avec un clip, devenir
une terroriste aux yeux du monde. Aussi,
les Auvergnats pourraient être
montrés comme une référence
du "citoyen modèle"
: c'est la première région
de France pour la consommation
d'alcool
et de tabac,
chez les jeunes ; c'est excellent
pour le consommérisme, les
taxes, les Impôts et
la Croissance.
Aussi, les Auvergnats vivent un
an de moins que la moyenne française
(dans La Montagne : "que les
Français", cela ne s'invente
pas), ils ont donc la décence
citoyenne de crever plus tôt
pour ne pas coûter inutilement
des sous à la société
marchande... Quelle belle abnégation
!) *
(La société.
Ne ressemble-t'elle pas en tout
point au Village
de Portmeirion (crée par
Sir Clough Williams-Ellis) mis en
scène par Patrick McGoohan
? Certains voulurent voir une forme
de psychose schizophrénique
de l'individu essayant d'échapper
à un système, mais
c'est bien davantage la soumission
volontaire, et presque volontariste,
à notre condition que vilipende son
auteur : "La raison pour laquelle c'était déroutant,
et décevant pour les
spectateurs, je pense, était qu'ils attendaient une fin similaire à celle d'un
James Bond, avec un
homme mystérieux, un grand chef ou ce genre de chose qu'on trouve dans ces
films ; et bien sur ce n'était pas du tout l'intention. L'objet était le plus
grand mal dans l'être humain, l'essence humaine ; et c'est nous-mêmes, car en
chacun de nous la plus dangereuse chose terrestre, c'est ce qui est en nous. Et
c'est pour ça que j'ai fait le n°1 : soi-même, une image de soi-même qu'il
essaye de battre". Être associal, n'est-ce
pas vouloir rester son propre
maître ? A-t'on besoin d'élus
pour connaître la nature d'un
comportement citoyen ? Le comportement
citoyen ne fut-il pas celui patriote
qui envoya des millions d'hommes
à la boucherie ; mais suis-je
encore moi-même en pensant
cela, ou est-ce que je subis l'influence
pacifiste du temps qui passe ? Une
phrase clef de la série :
"le Numéro 1 ne sera plus un mystère pour vous, si vous comprenez ce que je
veux dire". C'est ainsi que le conditionnement,
l'auto-conditionnement expliquant
une pandémie publicitaire, amènent
les comportements irraisonnés.
Exemple
:
l'avortement est désormais
un acquis de la femme... Le temps
est à la surpopulation mondiale
(sujet qui reste stupidement tabou)
et au taux de chômage (les
mots de prédilection pour
les hommes politiques), mais, il
n'y a pas si longtemps, c'est à
dire ... à peine plus d'un
demi-siècle, était
guillotinée l'avorteuse Marie-Louise
Giraud.
Son crime ? En réalité,
il ne s'agit pas de crime en tant
que tel, mais en l'occurance
d'un « crime contre la famille française »
(qui n'a pas d'avantage de réalité
que la Majorité ou le Peuple
dit Souverain), de
propagande pronatalité
(rattraper l'Allemagne), après l'invasion
de la Pologne et le déclenchant
de la mobilisation générale.
Un Etat a besoin d'un peuple pour
le faire exister, il fallait donc
faire grossir le cheptel
humain (n'ayant
pas peur des mots) qui fut décimé
pendant l'hécatombe de la
guerre précédente ;
ainsi, fut imaginé un crime
contre la sûreté de
l'Etat, expié de surcroît
pendant l'occupation de la moitié
de la France. Un grand bravo à
ces magistrats dignes du
Village, caricaturé par le
vacarme des applaudissements consensuels
qui rendent inaudible, pour cette
raison, l'expression personnelle !
Le conflit entre Juifs et Palestiniens
(Gaza, début 2009) semble
tenir de la même intelligence
du groupe
;
Kadhafi repenti et reçu en
grande pompe : "J'appelle les arabes à ouvrir les portes pour que les
volontaires se battent avec les Palestiniens". Il reste cependant
que ces propos de MacGoohan datent
de la sortie du feuilleton, qu'il
aurait été malvenu
de critiquer ouvertement le Pouvoir,
quand le public pense que le
numéro
1 (communisme) initiait
le Village depuis l'autre coté
du rideau de fer. Ramener ainsi
l'allégorie
de la société disciplinaire
vers celle "de contrôle"
de Deleuze impliquait, dans
la démonstration, cette passivité
comportementale britannique que
le cinéaste considère
plus prenante que celle des
Français. Mais la réaction
épidermique française,
l'individualisme comme signe distinctif,
porte son défaut de cuirasse
: les partis politiques sont vraisemblablement
bien moins intègres, ils
ont moins le culte moral de la liberté
de la Presse, aussi de la photographie.
L'individualisme égoïste
participe également à
moins d'empathie envers la condition
animale, à entretenir ce
privilège disciplinaire de
délit d'outrage à
agent... Si Marie-louise Giraud
fut jugée sans jury populaire,
nous découvrons au passage
de 2008 à 2009 les tentative
de suppression de l'IFEN et du juge
d'instruction ! Ainsi, Culture,
écologie, emploi, Presse,
Justice ... nous vivons une
dictature
"civilisée".
Il reste que les restes de la Royauté
ont montré un visage
pitoyable, en vendant les "bijoux
de famille". Pour clore ce
réquisitoire contre l'iniquité,
citons Eva Joly : "Pour moi c'est une régression, c'est revenir au Second Empire, aux procureurs
généraux (...) Ne viendront devant ce juge de l'instruction que les enquêtes que le juge aura
bien voulu mener et tout le problème est là, c'est un verrou pour empêcher les
enquêtes qui gênent le pouvoir politique (...) Et ceci est d'autant plus grave dans un pays comme la France où il y a des
relations incestueuses entre le pouvoir, la haute fonction publique et le monde
des affaires")
"Non me cuiquam mancipavi, nullius nomen fero"
(je ne me suis fait l'esclave de personne, je ne porte le nom de personne).
"Méditer la mort, c'est méditer la liberté ; celui qui sait mourir, ne sait
plus être esclave", "Ce
que la vie a de meilleur, c'est qu'elle ne force personne à la subir",
Sénèque.
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Fin
2008
Fin
2008 ? En premier lieu une pensée
douloureuse pour tous ceux comme qui, comme moi-même, ont
utilisé un Scanner NIKON*
: à perdre un nombre incalculable d'heures
à retoucher les photographies pour, par amour
de la nature et le respect, ne pas montrer des paysages
gâchés par des anneaux de Newton
éparpillés généreusement
sur toute l'image ; la production de scanner étant
réduite à une peau de chagrin, j'ai
dû me soumettre cinq années à
la chienlit de nuits noires transformées
en nuits blanches, alors que les marchands, qui
ne sont finalement que des marchands, clament haut
et fort n'avoir jamais rencontré le moindre problème
générique, que le SAV, en période
de garantie, ne décèle aucune anomalie
! Bref, un temps perdu considérable et une
extrême lassitude. Une douce pensée
ira également vers les concepteurs de matériel
informatique osant vendre des choses périmées
au bout de 6 mois, qui sont incompatibles les unes
avec les autres, qui perdent définitivement
les fichiers, détruisent les souvenirs
et le travail. Il s'agit bien d'un signe
fort de dissolution dans la multiplicité.
Internet a la faculté stupéfiante
d'offrir immédiatement une quantité
d'informations culturelles, de pouvoir les
faire se croiser les unes avec les autres,
mais je pense que c'est un mirage que de faire
croire que cet usage deviendra majoritaire. Inviterai-je
alors les personnes précitées
à se faire Seppuku,
sachant que ma sensibilité bien plus humaniste
se rapprocherait de la "double voie" exaltée
par Mishima : unification de l'esthétique
et de l'éthique ? Après tout, en France,
un voleur à la sauvette peut être
condamné à des années de prison
ferme, quand un Préfet mouillé
dans des traffics d'armes en Afrique est ... gracié.
Le commerce rejoint main dans la main la politique,
l'ouverture des magasins le dimanche va pousser
les citoyens récalcitrants vers le consommérisme
divin. Je ne pense pas que Foucault
m'eut contredit sur la notion du
dressage dirigeant ces hommes, sous couvert du sentiment
progressiste distillé, au quotidien, avec
les droits de l'homme*,
dont l'insipide "plus belle la vie" ressemble
à s'y méprendre à un organe
de propagande propre à faire intégrer
tous les communautarismes. Au pays de la liberté
individuelle, il n'est pas accordé aux citoyens le
droit de se regrouper, faire acte de consumérisme,
pour une défense concertée, afin de
se protéger des lobbies et groupes riches
et influents. Il est facile et peu risqué
d'octroyer une liberté de principe, lorsque
c'est l'argent roi qui dirige le monde ; Les associations
sont donc restreintes à l'activité
à but non lucratif, Nicolas Hulot
et Yann Arthus-Bertrand sont peut être à
leur insu des figures médiatisées,
très utiles pour s'acheter à
peu de frais la bonne conscience écologique,
résurgence de la fête
des fous ou fête
de l'âne du Moyen-Âge, exutoire connu des masses qui sont davantage contrôlées
aujourd'hui par la mise en spectacle de sports vidés
de toute dimension sacrée. Nous pourrions
citer l'arrêt de la publicité
sur les chaînes publiques, dont la finalité
peut être autre qu'une dépollution
des cerveaux, car faisant dire à Alain
Duhamel : "Des chaînes sans publicité, cela peut encourager des programmes de qualité
et desservir l’indépendance de l’information". Mais qu'en est-il
de la pression des annonceurs ?
*
( NIKON 8000 ED
: des anneaux
de Newton (franges d'égale épaisseur) sur toutes
les images (selon la théorie ondulatoire
de Fresnel et par contact des négatifs
avec le verre des
glaces du porte-film) gâchant plus
de 6000 heures du travail consacré à
créer ce site, car, pour 1 photographie
scannée à peu près proprement,
c'est plus de 4 qui
partent à la poubelle, les quelques
minutes vantées par la publicité prenant
souvent une journée de 15 heures. Si vous
comptez l'achat des appareils, des films et des
développements, les passages en bateau et le
carburant, le temps pour photographier, une
photographie de paysage vendue représente
l'équivalent d'un salaire qui n'attendra
jamais cinq euros de l'heure, mais plus probablement cinquante
centimes. Dans toutes les dictatures, les artistes
qui n'acceptaient pas de se soumettre à
une propagande officielle étaient soit
tués, soit finissaient dans un goulag
; mais, dans nos démocraties, c'est
l'argent qui contrôle toute créativité.
Dans ces conditions, il est surprenant que l'Etat
sente encore le besoin de donner un coup
de grâce, notamment par l'entremise de l'ANPE
qui interdit à l'artiste tout déplacement
quand il est en situation précaire,
aussi de la loi qui lui interdit de vendre plus
de 30 tirages signés de sa main, confortant
la pensée assassine de Guy
Debord : "Le spectacle se soumet
les hommes vivants dans la mesure où l'économie
les a totalement soumis. Il n'est plus rien que
l'économie se développant pour elle-même".
La nature, la raison d'être et l'intérêt que
représentent un artiste pour la démocratie,
c'est justement de n'être jamais soumis...
Tournons le couteau dans la plaie. A
la question :
"Avez-vous
réussi à déterminer le talon d'Achille de vos matériels
? "(REPONSES PHOTO,
octobre 2004),
Nikon-France répond
: "Nous ne décelons
pas de point faible générique dans la conception
de nos appareils. La réputation de fiabilité attachée
à Nikon doit être entretenue et développée par chaque
nouveau produit " (Laurent Zancarli, responsable
du SAV). Il
fut un temps où les artistes étaient
soutenus et ... encouragés, cela même
pour les raisons de représentativité
d'un pouvoir personnel, et où l'on tranchait
la langue des menteurs. Les divers forums photo
attestent dûment de ce défaut. Quant
à utiliser le porte-film à pincement
(c'est à dire sans les deux glaces), je n'ai
jamais réussi à me résoudre
à avoir une partie de ma photographie nette,
l'autre floue...)
Nikon
en odeur de sainteté : tentatives de scannérisation
du 28 et 29 décembre 2008, temps sec et température
intérieure de 8 à 13° (je n'ai pas
de chauffage)
*
(Plutôt le droit du plus fort ou du plus
médiatisé. Pendant la première
guerre en Irak, un écrit contre
l'intervention américaine (et française)
- y décelant une fourberie américaine
afin de spolier des détenteurs de ressources pétrolifères
- m'a fait retirer un droit de vote par un
Préfet pour : "propos contre l'intérêt
du pays en situation de guerre". Que penser
alors d'Harold Pinter,
fait Chevalier de la Légion d'honneur
en 2007, qui dit : "L'invasion de l'Irak était un acte de banditisme, un acte de terrorisme
d'État flagrant, la preuve d'un mépris absolu pour le droit international
(...) Combien de personnes faut-il tuer avant de mériter d'être décrit comme un
massacreur et un criminel de guerre ? Cent mille ? (...) Nous avons amené la torture, les bombes à fragmentation, l'uranium
appauvri, d'innombrables assassinats commis au hasard, la misère, la dégradation
et la mort au peuple irakien, et on appelle ça apporter la liberté et la
démocratie au Proche-Orient" ? Pour Pinter, les USA ont :
"exercé une
manipulation très clinique du pouvoir dans le monde entier, tout en se faisant
passer pour une force prônant le bien universel. C'est un geste d'hypnotisme
brillant, voire plein d'esprit, et très réussi". Pour
comprendre, il faut dire que Pinter eut le Prix
Nobel de littérature, que la position géopolitique de
la France changea entre-temps, montrant une fois
encore que les mesures disciplinaires
procèdent d'une éthique
sociale qui se confond, s'imbrique avec
les intérêts qui dépassent celui
des personnes. Ainsi, l'Etat juge d'après un
conséquentialisme (qui s'oppose au devoir
déontologique du citoyen qui est de penser
librement de par sa conformité de citoyen)
qui, en situation de crise, prévaut sur
les dogmes égalitaires et la liberté, selon
le principe des impératifs hypothétiques
de Kant, si ce
n'est que cet impératif technique, appliqué
à l'individu, parait souvent se confondre
avec celui plus assertorique qui est celui du fait
du prince. Le fait qu'une position politique
puisse muter si radicalement et que la valeur
des idéaux sera soumise à ce changement,
induit le paradoxe quant à la hiérarchie
des devoirs, rendant critique l'impératif
assertorique qui demeure inconditionnel, selon
Benjamin Constant considérant
que le devoir ne sait raisonnablement s'appliquer qu'envers ceux
qui y ont droit (selon une vraie
relation réciproque de Vérité).
Il a fallu instituer le principe de Peuple Souverain,
oublier qu'il s'agit d'une simple majorité,
souvent faible, pour que la Vérité
devienne un attribut des élus, en
contradiction avec l'autre principe : le débat
démocratique et le contre pouvoir de l'opposition. Mais,
les principes de la République ne sont-ils
pas censés être inaliénables
et placés, pour cette raison fondamentale,
au dessus des partis ... même détenteurs
du Pouvoir ? Décidément, mon
eudémonisme, qui est le bien qui me plait
selon Aristote,
a du mal à se plier à
un sens du devoir inconditionnel de Kant,
quand la vertu prend la figure d'une servilité
partisane, quand, comme aux USA, un mensonge
d'Etat infiltre toute morale politique. Mais,
l'influence ou l'attirance vers Foucault, d'autres
auteurs libres de la même trempe
et intelligence, font que je ne crois plus ni aux
"bons sentiments", ni aux "belles paroles", ni à
une "Majorité" quelconque, sachant
également que cette auto-légitimité
conférée par elle-même, la
République, et qui se voudrait mythe fondateur,
est une vue de l'esprit qui recèle sa propre
réfutation métaphysique. Mais, parfois,
la représentation politique d'un peuple
s'applique en étant en conformité
avec son âme profonde ; prenez l'Irlande,
une île sauvage (à plus d'un titre)
et où il est toujours difficile de
communiquer au delà des lieux communs ou
en dehors de l'emprise de l'alcool, la mouvance
nationaliste se surnomme Sinn
Féin, ce qui signifie "nous
mêmes", nous pourrions dire "nous
seuls". Cette Irlande là a certes
voté "oui" quand il s'agit de prendre
de l'argent à l'Europe, mais "non"
quand il eut fallu en donner ; elle appliqua,
avec cet argent, un Coup
de Jarnac à la Communauté
Européenne, ce que Jacques Delors
qualifie, non sans une grande colère, de
dumping fiscal.
Comment définisseriez-vous cet aspect assertorique
là ? Les puissances moyennes sont prêtes
à tous les coups bas pour asseoir une légitimité,
tout en mettant en prison les "terroristes"
bretons, corses ou basques... La Démocratie
ouvre ainsi éternellement la Boîte
de Pandore (Pandore, mariée par
Zeus à Epiméthée, ne referma
pas assez vite la jarre qu'elle ouvrit par curiosité,
laissant partir tous les maux, mais
laissant enfermer l'espérance), quand elle
est l'ensemble de poupées russes dont la
plus grande tente de posséder toutes
les autres, puisque les minorités ne semblent
jamais perdre l'espoir d'une reconnaissance, reconnaissance plus
vaine et aussi dérisoire que celle du nationalisme
qui les contraint. Le rapport de force n'est
pas tout, il est édifiant que le droit
de vote d'un idiot ait la même valeur
que celui d'une personne qualifiée, que les
individus votent (toujours
l'espérance de Pandore)
alors qu'ils savent pertinemment que les élus
ont fait preuve d'une incroyable lâcheté
dans les affaires du sang
contaminé, de
l'amiante, du
nuage de Tchernobyl,
de la pollution des
sols, qu'il a fallu
légiférer une interdiction de
fumer, face à l'absence de courtoisie.
Ceci amène à penser que
cette "inconditionnalité" est peut être moins problématique que
le manque d'intelligence. Que les élus
en usent ... à n'en pas douter, que
cela l'explique (cet
impératif
inconditionnel) ...
très certainement. Au moment même où
la une des journaux télévisés
tourne autour du meurtre de deux prostituées,
où un psychopathe s'enfuit d'un hôpital
psychiatrique (offrant immédiatement un prétexte
pour renforcer les lois sécuritaires),
où une infirmière a tué par
erreur, les victimes des essais nucléaires
français continuent de crever dans une totale
indifférence. Bien plus inquiétant,
concernant cette vérité due et réciproque
entre élus et peuple élu (c'est vous,
c'est moi, si ce n'est personne), appelée
aujourd'hui transparence,
le décret du 29 novembre 2008 qui a
supprimé (rayé d'un coup de plume,
selon Que Choisir) l'IFEN,
l'Institut français de l'environnement communiquant
officiellement les mesures de la pollution
de l'air, de l'eau et des sols ! Un décret
de 2004 avait fait déjà passer l'Ifen
du statut "d'établissement public"
à celui de "service à compétence
nationale". Désormais, toute donnée
et mesure,
comme par exemple cette pollution par les nitrates
ayant fait condamner la France (premier
utilisateur au Monde) par la Commission européenne,
resteront sous le contrôle d'un Ministre, amenant au mieux
à
croire que l'individu est flatté
pour aller voter, mais pas assez responsable pour
juger par lui-même de l'état écologique
de son propre pays. Cette information n'est bien
entendu pas passée dans les journaux télévisés.
Il y a toujours comme un psychopathe en liberté,
le "danger errant" de Foucault, pour accaparer
l'attention des masses, grâce à des
"faits divers" dénués de
toute profondeur... C'est machiavélique,
mais efficace : le concept de Peuple
Souverain est inventif, certains hommes politiques
paraissent même y croire vraiment...
Enfin, pour revenir à mon sujet, je
me suis bien amusé de m'être fait supprimer
un droit de vote, et ce pour trois raisons. La première,
et non des moindres, en tant que punition
pour avoir montré ... la faculté
de penser par soi-même. La seconde, comme jeune
sympathisant
de l'Action Française. La dernière,
pour avoir fait le serment, à mes 18 ans,
de ne jamais participer à une élection
dans un pays qui se croit humaniste tout en
envoyant des criminels à la guillotine. S'il
faut s'exclure d'un système pour ne
pas être un idiot, et bien soit ! Les idiots
ne manqueront pas et jamais vous n'entendrez d'élus
s'indigner du fait qu'il y ait plus de 8 millions
de gens pauvres en France. On demande ainsi
de travailler plus, alors qu'il faut, travailleur
indépendant, artiste ou artisan, continuer
de payer les charges même en l'absence
d'un bénéfice, expliquant cet impact
des faillites personnelles sur le tissu social.
Les élus ne l'eurent-ils pas compris, la
raison en est ailleurs, comme en Irlande où
tout augmente, sauf le prix des pintes de bière,
"électoralisme
oblige" ! Alors,
il manque cruellement Monsieur Benjamin Constant,
pour donner son point de vue sur le vaudeville offert,
sur la place publique, par Monsieur Sarkozy
et Monsieur de Villepin)
Après
une escapade en Irlande
en novembre, presque fier de dormir dehors,
de me soumettre
au régime économique du pain sec et
de l'eau (l'artiste doit rester pauvre, c'est un signe
porté dans la chair, seuls les marchands
de l'art et les organismes touristiques prospèrent
en tant que négriers des temps modernes), dernier
séjour
créatif arraché à la pesanteur
d'Etat et de la Croissance qui brisent les vocations
qui échappent encore au consommérisme
obsessionnel et compulsif, comme photographe de littoral,
aussi en remerciement
pour le rôle formidable de l'Administration,
notamment sa limitation
à 30 exemplaires de tirages vendus par l'artiste
lui-même
et de l'ANPE radiant* avec une promptitude à
un seul sens et sous le premier prétexte
fallacieux, me voici de retour dans la région d'Auvergne* raffinée et dont il s'avère vite que ce n'est certes
pas en ce lieu particulier, disons prosaïque
et sans beauté, que
furent inventés le fil à couper le
beurre et le savon... Les rares moments de créativité
pure paraissent être aujourd'hui des actes
qui se positionnent en bordure d'un Monde dévastateur
qui voudrait tout ramener à la relation économique,
jusqu'à s'attaquer aux jours de repos (puisque
considérés uniquement comme tels)
et vouloir faire travailler les vieux alors que
les jeunes sont touchés de plein fouet
par le chômage, signe fort que les personnes
sont devenues des entités consommatrices
vidées de leur substance, nouvelle génération
d'esclaves endormis par le dogme absolu des droits
de l'homme fonctionnant en tout point comme
le Soma d'Aldous Huxley
dans le Meilleur
des mondes, anxiolytique
culturel ramenant dans le bon chemin de la pensée.
Ainsi, les hommes et femmes politiques n'ont plus
que deux pensées, celle économique*
et celle sécuritaire ; de la première
Charles Maurras* argumentait
qu'elle avait aliéné les intellectuels
par l'argent ("L'avenir de l'intelligence",
"intelligence" pris dans le sens de vivre
et agir en bonne intelligence : "Ni aujourd'hui ni jamais, la richesse ne suffit à classer un homme, mais
aujourd'hui plus que jamais la pauvreté le déclasse"),
de la seconde Noam
Chomsky défendait
la conviction que le terme terrorisme
est l'étiquette utilisée par les Gouvernements
qui sont incapables de reconnaître la
nature terroriste de leurs activités propres (la
conférence
au Technology & Culture forum du MIT du 24 octobre
2001)... Je pense que la crise mondiale de
fin 2008 est moins de nature structurelle,
conjoncturelle, cet aspect étant dérivé
du premier, qu'ontologique,
en revendiquant une perception du Monde
dont la pensée dite "traditionnelle"
eut la prétention, mais que les
modernes évitent de définir en vrai
paradigme dans la dimension qui est devenue, dans
l'ère du temps, épistémologique.
*
(Au cœur de la France : c'est sans doute
une malédiction
que
de n'avoir jamais réussi à aller vivre
au bord de la mer (contrainte économique)
quand on est photographe de littoral, lorsque ce
qui retient à la vie est justement le ressac
des vagues sur la grève, l'iode, cette lumière
changeante, marcher sur le sable immaculé,
s'enivrer d'espace et de la beauté la plus
insaisissable. Car, ce fut plutôt les berges
du Styx
qui furent offertes à mes espérances, me
retrouvant maudit en Auvergne. Cependant,
j'eus presque plus de chance que d'autres, ma situation
s'améliorant sensiblement après que
j'eus passé deux années à la
rue : un Parisien qui arrive, c'est bien l'occasion
de prendre des sous en saloppant le travail !
C....., autre étranger dans le village
d'E...., eut moins ... de chance - il décida
de s'enfuir lui et sa charmante famille, son voisin
bougnat d'un coté défonçant
la porte de voiture pour arracher le volant, celui
- de l'autre coté - forçant le portail
pour venir déplacer la borne et s'approprier
le jardin. A force de coups, de rayures, d'arrachages
traîtres, ma Honda adorée ressemble
de plus en plus, comme moi-même, à
une épave de la vie ! Inconcevable sur
Paris, même dans les cités. Oui, mais
quelle importance, quand on apprend que le déficit de
la sécurité sociale serait de 20
milliards d'euros,
alors qu'aucune cogitation neuronale, chez les personnalités politiques,
ne daigne prendre en considération une possible
pandémie due aux téléphones
portables, alors que le système Pantone
réglerait 80% du problème
automobile de la pollution, et comment ne
pas penser que ces gens là participent à
une sorte de concours de .... saccage ? Ces choses
sont simples à comprendre : tout comme
le traffic de stupéfiant qui est dopé
et motivé par l'interdiction, et le
travail des policiers, ce qui est rare est cher.
Si l'or tombait par milliards de tonnes, il
ne vaudrait rien. Les pauvres sont indispensables,
dans la mesure où si tout le monde est
riche, plus personne ne l'est quand la richesse
signifie ce qui place au dessus de l'autre, sens
péjoratif pour autrui. La lecture de
Foucault
est devenue une grosse gifle pour la France
des prisons, des hôpitaux : il prédit une
figure d'individus dangereux - "société
de dangers"
- se substituant à la punition du système
pénal, pour un "danger
errant" (délit
sexuel), dûment encouragé par les gains
du système médical et la manière
moderne de diriger une multitude : "Le système pénal est la forme où le pouvoir comme pouvoir se montre de la façon la plus
manifeste. Mettre quelqu'un en prison, le garder en prison (...) l'empêcher de
sortir, de faire l'amour, etc., c'est bien là la manifestation de pouvoir la
plus délirante qu'on puisse imaginer (...) La prison est le seul endroit où le
pouvoir peut se manifester à l'état nu dans ses dimensions les plus excessives,
et se justifier comme pouvoir morale. «J'ai bien raison de punir, puisque vous
savez qu'il est vilain de voler, de tuer...» (...) Le pouvoir ne se masque pas,
il se montre comme tyrannie poussée dans les plus infimes détails, cyniquement
lui-même, et en même temps il est pur, il est entièrement «justifié», puisqu'il
peut se formuler entièrement à l'intérieur d'une morale qui encadre son
exercice : sa tyrannie brute apparaît alors comme domination sereine du Bien
sur le Mal, de l'ordre sur le désordre (...)
Il faudrait parler de système disciplinaire au lieu de système punitif, c'est à dire d'une
société dotée d'un appareil dont la forme est la séquestration, dont le but est
la constitution de force de travail, et dont l'outil est l'enracinement de la
discipline et des habitudes (...) De cette façon les dispositifs de
séquestration fixent les individus à l'appareil de production fabricant des
habitudes au moyen d'un jeu de coercitions, de dressage et de châtiments"
(source : Nomos). Selon
Paul Veyne, Foucault fut
bien davantage un philosophe septique qui
ne croyait pas ... ni à Marx, ni à Freud, ni à la Révolution
ou Mao, qui "ricanait en privé des bons sentiments progressistes", digne
successeur de Nietzsche (non
de Heidegger) comme démystificateur n'ayant jamais cru aux idoles
modernes : démocratie -- droits de l'homme
-- égalité des sexes ; Deleuze,
à qui Foucault eut transmit l'idée
de société
de contrôle,
disait que là où Foucault rentre,
la qualité de l'air change aussitôt.
Même si une conférence de Presse
d'un Pompidou très suffisant, à propos
du rôle servile des journalistes qui,
selon lui, n'auraient comme vocation
que de ... servir l'Etat (mais
est-ce la France ou la fonction ?),
n'est plus pensable aujourd'hui (quoi que), n'avez-vous ce
sentiment que l'air est vicié ? Les vrais
fous sont-ils vraiment ceux que l'on désigne
? Quant à la raison de la précarité,
elle ne doit rien à une quelconque malédiction,
mais à l'interdiction par
l'ANPE
du déplacement photographique, au travail
qui ne vaut plus rien quand les machines ont remplacé
les ouvriers spécialisés, et les
appareils automatisés la maîtrise photographique.
Mitterrand avait fort bien senti ce qu'allait devenir
la France dans le monde, après lui :
«Je suis le dernier des grands Présidents : après moi, il n'y aura que des comptables et des financiers».
Face à ce matérialisme furieux et
à ce déni d'être qui l'est
encore davantage (le nihilisme), regardons
à nouveau le premier chef d'oeuvre d'Akira
Kurosawa : "La
légende du grand judo".
Un court extrait de cette allégorie de l'être,
placée aux antipodes de la Volonté
de puissance nietzschéenne
qui produit le surhomme
par la pensée de l'Eternel Retour (Heidegger reconnu cette pensée dans Ainsi
parlait Zarathoustra),
arrachant en quelque sorte l'homme au nihilisme
consensuel et normatif (pas d'être, de devenir,
de but, d'infinitude) placé face
à l'absurdité de l'existence : "Très
fort (...) Tu es devenu vraiment très fort.
Cependant Sugata ... ton judo et le miens sont aussi
éloignés ... que le ciel et la terre
(...) Tu ne connais pas la Voie de l'Homme. Enseigner
le judo à quiconque ignore la Voie de l'Homme,
c'est comme si on donnait un couteau à un
fou (...) Tournoyer sans raison et sans but, est-ce
cela la Voie de l'Homme ? La Voie de l'Homme, c'est
la quête de la Vérité qui régit
la nature et le monde. Seule cette Vérité
peut nous procurer une mort paisible. C'est le point
ultime de toutes les voies".
Pourtant, Michel Foucault
comme disciple
secret du solitaire de Sils-Maria
(où
Nietzsche eut l'idée de l'Eternel
Retour) : "(...)
j'ai travaillé comme un
malade toute ma vie. Je ne me soucie aucunement du statut universitaire de ce
que je fais, parce que mon problème est ma propre transformation. Cette
transformation de soi par son propre savoir est, je crois, quelque chose d'assez
proche de l'expérience esthétique. Pourquoi un peintre travaillerait-il s'il
n'est pas transformé par sa peinture ?" Mais
... n'est-ce pas l'essence même du Gai
Savoir (celui différent de Nietzsche met
à l'ndex un troupeau qui n'a pas besoin du
tragique de l'existence, et qui se nourrit
de certitudes) des bâtisseurs du Moyen-Âge,
la matière qui se transmute des alchimistes ?)
*
(ANPE,
Préfecture : imaginez, vous êtes en
déplacement conformément à
vos droits (35 jours à déposer), mais
un incident survient (comme tomber dans une
rivière glacée en Écosse en
décembre, sonné dans les rochers puis
crachant du sang pendant des jours, victime
de délires du fait de la fièvre) et
"bon citoyen" vous informez aussitôt
par lettre recommandée l'ANPE du risque d'un
possible retard, vous revenez vers la France en
roulant jour et nuit sous les vents force 10 des
tempêtes d'hiver, et finalement vous arrivez
dans les délais impartis, vous communiquez
les preuves pour protéger votre situation
si précaire. Que pensez-vous que fasse l'Administration
de la République des droits de l'homme, alors
que les Politiques ont tant besoin pour eux-mêmes
du Soma des statistiques sur le chômage ?
Elle, l'ANPE en la personne de sa Directrice (un
privilège) mais aussi la Préfecture
en totale synergie, se jette sur le prétexte
de votre courrier pour vous radier avec une rapidité
confondante et au mépris des faits établis,
comme on abat un chien trop malade. Faut-il être
salaud tout de même, pour refuser de régulariser
et de reconnaître une erreur sans le recours
à une plainte au Tribunal ... toujours sans
s'en s'excuser d'ailleurs. Chez ces gens là
on ne s'excuse jamais, le mot "excuse"
est exclus des formulaires administratifs. Le monde
égalitariste est ainsi fait qu'il est rempli
de petites gens à qui le pouvoir conféré
permet d'en imposer aux autres, par pure méchanceté.
Il y a aussi de la lâcheté probablement,
car il est plus facile d'écraser les
faibles que de résister à ceux qui
sont plus puissants que soi. Les pauvres font toujours
les frais des restrictions, comme en témoigna
l'association Don Quichotte quand la Police convoquait
les SDF afin de leur prendre et jeter leurs
tentes de trottoir, alors même que la France
recevait le dictateur Khadafi en grande pompe
!)
*
(Economie
: "Les insensés ! ils ignorent que souvent la moitié vaut mieux que le tout et combien il y a d'avantages à se nourrir de mauve et
d'asphodèle. En effet, les dieux cachèrent aux mortels le
secret d'une vie frugale. Autrement le travail d'un seul jour suffirait pour te
procurer les moyens de subsister une année entière, même en restant oisif. Tu
suspendrais soudain le gouvernail au-dessus de la fumée et tu laisserais reposer
tes boeufs et tes mulets laborieux. Mais Jupiter nous déroba ce secret, furieux
dans son âme d'avoir été trompé par l'astucieux Prométhée.
Voilà pourquoi il condamna les hommes aux soucis et aux tourments. Il leur avait
caché le feu ; mais le noble fils de Japet, par un adroit larcin, le leur
apporta dans la tige d'une férule, après l'avoir enlevé au prudent Jupiter qui
aime à lancer la foudre. Ce dieu qui rassemble les nuages lui dit en son
courroux : "Fils de Japet, ô le plus habile de tous les mortels ! tu te
réjouis d'avoir dérobé le feu divin et trompé ma sagesse, mais ton vol te sera
fatal à toi et aux hommes à venir. Pour me venger de ce larcin, je leur enverrai
un funeste présent dont ils seront tous charmés au fond de leur âme, chérissant
eux-mêmes leur propre fléau", Hésiode,
"Les travaux et les jours".
Si étonnant texte d'Hésiode, notamment
la partie traitant de l'âge
de fer ("Plût aux dieux que je ne vécusse pas au milieu de la
cinquième génération ! Que ne suis-je mort avant ! que ne puis-je naître après !
C'est l'âge de fer qui règne maintenant. Les hommes ne
cesseront ni de travailler et de souffrir pendant le jour ni de se corrompre
pendant la nuit ; les dieux leur enverront de terribles calamités"),
âge sombre (et final), qui correspond de par
sa description au Kali-yuga de l'Inde védique
et à l'âge du "bison qui se tient sur une seule patte"
(pour ceux qui ne l'auraient pas saisi ... un bison sur une patte s'écroule) des Amérindiens, attestant que, si la
Tradition est une (sans velléité
de syncrétisme), l'Être se fondant
dans le devenir (comme théophanie)
est de moins en moins perçu par l'intuition
intellectuelle (dans sa nature guénonienne)
qui se fait aussi de plus en plus rare. Ce temps
parait donc tellement éloigné,
où Coomaraswamy
reprochait à Aldous Huxley de vouloir faire
l'unité des Traditions, mais de l'extérieur
(exemples : le Vedanta, le platonisme, la mystique chrétienne médiévale)
: "Pour n'importe quel traditionaliste, la Vérité suprême ne reste pas à
découvrir, mais à comprendre", "Metaphysics".
Quel spectacle pitoyable, que ces hommes et
femmes politiques, puisque notre civilisation moderne
semble être rendue à ce point, aussitôt
possédés par l'idée d'autoriser
le travail le dimanche, pensant forcer la consommation
et sauver le système ! Pendant
ce temps là, 50% des fortunes bancaires transitent
par des "paradis fiscaux" ! Sans se perdre
dans les confins relationnels de l'animus et de
l'anima, processus de l'individuation dans la Psychologie
des profondeurs de Jung (de
Marie-Louise von Franz pensant que l'ère
chrétienne est particulièrement confrontée
à l'ombre et à la femme), ramenant
encore l'être à la conscience
individuelle, considérons plutôt le
symbolisme du Graal d'un point de vue plus heideggérien -
dans la perte de l'Être. Lorsque le Graal est
remis à Bron (beau-frère de Joseph)
partant vers la Bretagne - Avalon, le lieu
où le soleil se couche, l'île aux pommes
où, selon Geoffroy de Monmouth, Arthur
(racine étymologique
"Arth" signifie "ours", caste
guerrière) blessé
est soigné par magie, par neuf soeurs dont
Morgane, cet Ouest où réside l'homme
des bois Merlin
et archétype chaman de la forêt
de Brocéliande (racine
étymologique "Bor" signifie
"sanglier", caste sacerdotale : Guénon
: "La racine Var, pour le nom du sanglier, se retrouve dans les
langues nordiques sous la forme Bor" ,
puisque, selon l'origine indo-européenne,
nous sommes dans le cycle indou du sanglier
blanc - Shwêta-varâha-Kalpa,
Varâha
troisième avatar
de Vishnu dont l'aspect est solaire ; Atalante nourrie
par l'ourse, qui chasse le sanglier blanc de Calydon, le
texte irlandais "La
mort des enfants de Tuirean"
où est assassiné Cian père
de Lug - le Dieu aux trois fonctions - représenté
en porc druidique, personnifieraient peut-être
la lutte entre les pouvoirs temporel et spirituel,
finalisée par la Révolution française
- mais certains y suivent les traces d'un
Déluge), le
sens porté est celui de la perte ou
de l'endormissement de la conscience dans l'être,
expliquant un sens du Graal symboliquement
caché. Heidegger renoua avec les présocratiques
dont la parole de l'être se laissait entendre
(alêthéïa), considérant
que l'histoire de la philosophie analitique est
: « l'oubli de l'Être par le fait de privilégier la connaissance de l'étant en
adoptant le point de vue de l'étant »,
"Être et Temps". Signes attestant
que nous sombrons dans l'étant,
la publicité est payée en fonction
de l'heure (quantité),
la durée (assimiler autrui au temps
de cerveau pour une multiplicité),
la science tente de développer l'éthique,
mais sa caractéristique est de ne pas penser
sinon en termes sujet - objet (une physique
quantique attesta que l'observation provoque des
interactions), et la pensée dominante, envahissante et
nihiliste est plutôt celle d'un néant
auquel Sartre se prêta avec L'Être et
le Néant, influence détournée
de l'oeuvre du philosophe allemand qui l'eut inspiré,
ce dernier renonçant à la finitude
de l'être et du Dasein, en relation au matérialisme
contre lequel se destinait la pensée
ontologique, critiquant Kant (Heidegger :
"Kant et le problème de la métaphysique"
qui devient l'ontologie fondamentale) sur le noumêne
inconnaissable, ce qui amena en Allemagne la phénoménologie
de Husserl, Heidegger recomposant de manière
plus ontologique avec la substance finie dérivée
de l'infini chez Leibniz, ou mode fini affection
de la substance infinie chez Spinoza dans son panthéisme.
Au delà de cette "affection" qui
rappelle l'Existence
Accident de l'Essence
(offrant à l'intellect humain une autonomie,
mais de nature inverse à celle des droits
de l'homme : exister est l'accident qui permet aux
essences - la nature comme quiddité
- d'être, car être quelque chose se
dédouble entre possible et nécessaire, la
cause cachée) d'Avicenne,
c'est l'analogie
(Plotin aimant la supériorité
de la contemplation sur l'action) et l'élan
mystique de la voie
négative
(Maitre Eckart), des réflexions influencées
par la pensée d'Aristote redécouverte par
le biais d'invasions mauresques, qui firent considérer
à Thomas d'Aquin
qu'il est possible de participer à l'être
de part notre double nature d'être
(sans y voir l'antagonisme âme - corps,
Thomas d'Aquin fut sans doute le premier à
vouloir concilier religion et raison, une influence
d'Aristote, considérant que Dieu ne saurait
nous tromper en nous donnant un corps) :
séparé de l'être infini mais
aussi du fini, puisqu'ayant un être propre,
par analogie qui est projection (à l'image
de Dieu), la liberté procédant de
la grâce. Alors, qu'en est-il de l'être
aujourd'hui, malgré Heidegger, alors que curieusement
ce fut en France qu'il eut le plus de notoriété
? Nous sombrons dans la finitude de Grégoire
de Nysse. Comment ce misérabilisme ambiant
de la métaphysique (France-Culture cogite
encore) ne pourrait-il ne pas porter
sur la standardisation des êtres et la crépitude
(déclin serait
lui accorder une valeur initiale)
de la substance de l'économie. Vis à
vis de cette perte de l'être, entendant ces
mots "Dieu est mort", l'existentialisme
de Nietzsche promulgua
un vitalisme inspiré de puissance dyonisiaque et
de volonté germanique (Wotan), mais
sa maturité philosophique vint avec Ainsi
parlait Zarathoustra
et le mysticisme de l'Éternel
retour. Le Monde économique, la crise et l'écologie
ne sont pas aux mains des poètes ... retournerons-nous vers une raison du cœur à
défaut d'un bon sens écologique, si
ce n'est dirigés par la peur (Aristote
considéra ces deux causes de révolution
: pauvreté et brassage ethnique,
il ne pouvait qu'ignorer la surpopulation) ? Un
des effets de la pensée égalitariste
de la modernité démocratique fut de
considérer - et de faire croire - que "l'habit
ne fait pas le moine", contradiction radicale
avec le sens du masque (personna)
du théâtre grec (ainsi
Guénon prit l'exemple du carnaval et du costume
qui dévoilent plus l'individu qu'il
ne le cachent), aussi que la
Majorité devient très
semblable à une personne
dès lors qu'est dénié la réalité
ontologique de tous les individus qui naissent seulement
"par
hasard". La Démocratie quantifie
des individus, et la hiérarchie qui s'y
engouffre s'initialise à partir d'une publicité vulgaire (à seule
fin d'identification),
pour finir avec
les plus grands
patrons, au regards certes intelligents, mais avec
des têtes de prédateurs, de rapaces
(expliquant les enrichissements particuliers
qui leurs sont alloués). Le masque tombe
avec cette brutalité là
: "L'argent
du contribuable qui sert à financer un bien
culturel doit être considéré
comme un investissement et, à ce titre, faire
l'objet d'un retour dûment calculé
au préalable. En termes d'emplois et
de retombées commerciales pour le pays et
les populations locales (...)
c'est bien connu, ce
sont les marchands qui attirent les artistes, et
non l'inverse",
N. SEYDOUX, Président de Gaumont (au Forum
d'Avignon). Il
est certain qu'avec une telle approche, le paysage
culturel
ne connaîtra plus de Werner
Herzog et d'Andreï Arsenievitch Tarkovski
! Peu de choses
séparent le gavage des oies et cette
économie, et je donne moins d'un demi-siècle
avant que la moitié seulement de la jeunesse
ait entendu le nom de Mozart. Je reviens
à la teneur initiale de mon site :
l'économie véhicule ontologiquement
les raisons de sa propre perte, en premier
lieu parce que le politique en a fait une instrumentalisation
de sa puissance, ensuite parce que la croissance
a fini par faire dûment oublier que l'économie
fut développée pour servir (non aliéner),
enfin et plus subtilement :
en déniant la nature ontologique à l'être,
aussi à tout phénomène
(les
accidents de l'essence,
selon Avicenne), l'économie
est devenue comme un acte
en puissance au
sein de la substance
qui
serait dépourvue d'une essence
(qui
est la réalité d'être au
travers des modifications de ses accidents),
la sienne propre,
hormis les dogmes (propagande de
libération).
L'illusion a tenu tant que nous pouvions exploiter
les pays pauvres et voler et les ressources et les
vies, le monstre se dévore lui-même,
ainsi que les âmes le composant. C'est
un douloureux chemin qui amena le nihilisme,
aboutissant à une lecture moins
ontologique, plus réaliste des accidents
de l'essence, lorsque fut pensée une opposition
intrinsèque entre essence et existence, cette
dernière devenant la réalisation de
l'essence. Chez Platon,
les idées éternelles, archétypes,
devinrent les modèles dont nous sommes
les copies imparfaites. Philosophe réaliste, son
Parménide simplifie la tâche du philosophe
en ce que penser des archétypes, par leur
essence, offre à la science stabilité
et assise, éloignant de Pythagore, de
la Gnose considérant encore de
façon ontologique que l'essence
est la nature de l'âme des psychiques
et des pneumatiques.
Le Monde en perpétuel devenir, le monde
sensible, s'est coupé d'un concept d'essence
désormais en rupture avec l'ontologique de
l'être, ne fait plus l'effort de considérer
un noumène, les "idées" deviennent
les pensées philosophiques en quête d'une
pure objectivité, logiquement Edmund
Husserl en vint à
définir l'essence des choses comme uniquement
leur objet intentionnel, fondement de la modernité
et de son économie... ...
Pour mener à sa fin l'immense maladresse
de mon pauvre propos, il convient de rappeler les
grands antagonismes à l'aube de la modernité. Le
néoplatonicisme d'Augustin
ancrait davantage, dans les consciences, l'espérance d'immortalité
de l'âme, que l'aristotélicisme thomiste.
Ce n'est pas fortuit, si la Réforme fit
le reproche à la Scolastique d'avoir hellésisé
la religion chrétienne, par notamment
la philosophie aristotélicienne. Pour Avicenne,
néoplatonicien, il est dans l'attribut de l'essence
de rendre une existence nécessaire,
une relation de causalité qui est inhérente
à l'essence qui n'est jamais contingente
elle-même. Pour qu'exister soit possible,
il faut selon le même principe qu'une
essence soit elle-même nécessaire,
ce qu'il formula par l'Être nécessaire
(influence du Coran
sur Al-Farabi ?)
créant la Première intelligence, un
processus d'émanation de la surabondance
de son intelligence. Une rupture vint avec Averroès
qui purifia la doctrine d'Aristote de ses influences
platoniciennes, concernant les hommes : pas d'idées
(les manifestations archétypales), aucun
Ange
(« l'intellect humain n'a ni le rôle ni le pouvoir d'abstraire l'intelligible du
sensible. Toute connaissance et toute réminiscence sont une émanation et une
illumination provenant de l'Ange »,
Henri Corbin,
concernant Avicenne)
activant la connaissance de l'homme intelligent
uniquement en puissance, mais le retour à
l'École d'Alexandrie et à la croyance
à une intelligence certes aussi universelle
et immortelle, mais alors que les âmes individuelles
ne le sont plus. Thomas d'Aquin le combattit vigoureusement
sur ce point de ce qui devient finalement une simple
potentialité organique umaine, refusant
le principe d'Intelligence active qui soit séparée.
Extrait d'un texte choisi sur Internet et
dont je me suis inspiré : "L’Occident n’a jamais accepté un modèle de pensée
qui ne ferait pas de l’individu la substance première de la pensée et de
l’action. Et c’est précisément sur le fondement de cette individualité que
s’opposent nos deux philosophes. Avicenne, contaminé par le platonisme, propose
un émanatisme qui fait de la forme le principe d’individuation. Averroès, au
contraire, voit l’individuation comme son maître Aristote, dans la matière et
dans le corps. L’âme de l’Occident, sans
opter pour une mystique de la connaissance avec l’Ange d’Avicenne, n’allait pas
davantage choisir la voie d’un Intellect unique et séparé de nos corps
individuels, tel que proposé par Averroès. L’Occident allait s’engager dans la
voie de la conscience individuelle et autonome, qui allait rendre possibles,
plus tard, les Descartes et les Locke"... Il reste peu
de chose de la Gnose appelée philosophique
(comme recherche de
la connaissance de soi),
si ce n'est l'influence psychique du péché préalable
à la chute, et à l'union au corps
qui est une punition selon Origène,
influençant directement Saint Augustin
sur la question du serpent
: "Pourquoi ? (cette
condamnation éternelle)
Selon saint Paul, Tertullien et saint Augustin,
parce que cette faute est retransmise de génération en génération par l'union
sexuelle, elle-même n'étant qu'une pure répétition systématique
du péché originel (...) Ce « péché originel » a permis par exemple à saint Paul, le théologien
favori du Vatican (surtout aujourd'hui), d'écrire que "la femme est un
corps sans tête", et à saint Jérôme de dire que "la volupté avec une
femme est un crime à classer juste après l'homicide" (...)
Depuis presque trois mille ans, des millions
d'hommes et de femmes ont été nourris d'un texte qui a été entièrement
maquillé, truqué et transformé par un ou plusieurs scribes
hébreux entre 1250 et 800 av. JC. (...)
Le scribe qui a rédigé le Livre de la Genèse a simplement pris un texte
sumérien intitulé Enki et Ninhursag, antérieur d'au moins 1500 ans à la
naissance de l'écriture hébraïque, et en a modifié toute la structure pour
l'adapter à "ses" besoins (...)
Alors pourquoi ce jardin sumérien est-il toujours
aussi peu connu ?
Eh bien, supprimez le principe du péché et
de la culpabilité, et vous n'avez plus aucune prise véritable, coercitive
pourrait-on dire, sur vos fidèles en général et sur les femmes en particulier ! (...)
Elles (trois tablettes du
texte sumérien) sont vieilles de 4000 ans. Au cours d'un entretien,
le professeur Attinger, assyriologue de l'Université de Berne et grand
spécialiste du texte, nous a précisé que si "ces tablettes originales
remontent aux alentours de 1800 avant JC, le texte, lui, a été fixé entre 2100
et 2000 avant notre ère", Pierre
Jovanovic (Le
Mensonge Universel). Ainsi,
nous avons deux clefs expliquant que la
modernité est devenue ce qu'elle est,
pour cogiter un peu plus en profondeur que
ce que le mythe du progrès est susceptible de
permettre : 1789,
des suites d'un philosophie qui, à force
de querelles dogmatiques, a finalement positionné l'homme
au centre même de toute réflexion
(Enligtment bien plus
progressif en Grande-Bretagne), Mai 68 qui
fut que le rejet d'un carcan moral. Que reste-t'il
alors ? Le pélagianisme n'est pas au goût
du jour au sein de la Chrétienté (Pélage
"hérétique" : "La
raison n'est pas viciée par le péché
originel (...) La
perfection est possible"),
l'extase naturelle de Plotin pas davantage, ni la
Mystique soufie ou celle rhénane, la méditation
yogique, les pratiques chamaniques, la métaphysique,
expliquant cet attrait pour des doctrines libératrices
d'Asie, d'un coté, pour le fondamentalisme
musulman, de l'autre. Le laïcisme et
le religieux
se sont enfermés dans des dogmes.
Il y a cependant un rapprochement à
tenter, qui attesterait que l'intuition cédant
à l'analyse métaphysique plus guénonienne
est un des effets atténués de
cette perte de l'être
pour l'étant
de Heidegger. Ainsi, selon Origène,
Dieu transcendant crée avec le Logos
la multitude d'esprits purs qui deviennent
des âmes ... en s'éloignant de lui
(corps anges, hommes
ou démons attribués en correspondance
des fautes), alors
que Guénon
voit dans la modernité et l'âge de
fer un éloignement (encore
l'éloignement)
du Principe
divin, mais sans porter ce sens moral
(la punition) vis à vis d'une faute, ni promulguer,
selon l'apocatastase, une purification dans
le Christ nécessaire à la parousie
en devenir. Origène fut-il inspiré
par le Mythe
(cyclique
: l'éloignement suggère le retour)
de l'éternel
retour finissant
par quitter la vision de l'histoire au cours
du XVIIe siècle ? Selon Mircea
Eliade, c'est le
monothéisme qui, en rupture radicale avec
les croyances "archaïques" et selon
le principe d'une révélation qui est
unique, aura une vision linéaire du temps
qui s'écoule : "La régénération périodique de la
Création est remplacée par une régénération unique qui aura lieu dans un in
illo tempore à venir",
ce qui, à la fin des temps, abolira
aussi l'histoire qui n'est pas cyclique. Pourtant,
un sens du sacré perdura avec le concept
de "centre
du monde"
(où se rencontrent
ciel et terre) ramenant,
participant à faire "retourner"
aux origines : "des
rites qui répètent symboliquement l'acte de la Création"
... "Par le paradoxe du rite, tout espace consacré
coïncide avec le Centre du Monde, tout comme le temps d'un rituel quelconque
coïncide avec le temps mythique du commencement". Notre
société est devenue linéaire,
notre économie en est le signe le plus
flagrant : foi dans le progrès et croissance
infinie. Pour Eliade, l'époque où nous
vivons est dénuée de sens, en ce que
l'acte ne répète plus l'archétype,
concernant l'être humain - mais
aussi la danse, la guerre ou la loi - qui
sont livrés à un "long
processus de désacralisation".
Pour conclure cette calamiteuse page de mon site,
une pensée personnelle : et si la sacralisation
de l'Espace, par le Temps placé rituellement
hors du temps, avait davantage la portée
d'une valeur de mémoire ontologique, inconsciente
ou non, qu'elle n'est l'acte magique présupposé
? Y penser seulement, est-il le signe de ce processus
rendu à son terme, ou un retour à
la simplicité mystique qui fait joyeusement
(l'alchimie, pour se
garder du vulgaire toujours prêt à
se moquer, se surnomme "gai savoir"
ou "langue des oiseaux", Merlin est porté au
rire) dire à
Sri Nisargadatta Maharaj
: "je
Suis"
?
L'ontologie, dans l'élan mystique, participe
à faire réintégrer vers l'Unicité
du Soi dont il devient dérisoire de penser
que les limitations individuelles possèdent
encore un sens, je le crois volontiers ; mais
les faux mythes républicains (chant et drapeau)
faisant se perdre, se dissoudre dans la multiplicité
sans limite de l'étant, qui n'est pas la
vacuité bouddhique (insaisissable sans une
essence - le Sutra du Coeur : “la forme est vacuité et la vacuité forme"),
j'en suis convaincu, car ce sont des valeurs propres à
faire dissoudre l'être. John Blofeld
: "Quand on parle du face à face avec la Vacuité, on parle d’une expérience
infiniment sacrée, car la vacuité n’est rien d’autre que la matrice de
l’existence, la réalité ultime dans laquelle le passé et l’avenir, le proche et
le lointain, l’Un et le Multiple sont transcendés et où plus rien n’obscurcit
l’éclat rayonnant du Vrai. Au stade actuel, nous voyons l’Un sous l’aspect du
Multiple : à un stade plus avancé (la vacuité moindre), nous voyons le Multiple
sous l’aspect de l’Un : quand le but est atteint, ils se révèlent tous les deux
dans leur forme éternelle qui transcende toute distinction - forme miraculeuse
et sainte au-delà des mots et des pensées",
1964. Il est facile de comprendre pourquoi les publicitaires
et consorts économiques sont des fossoyeurs
des âmes. Thomas
d'Aquin eut-il
compris les conséquences modernes de l'Aristotélicisme
l'amenant
à partir de l'existence pour en définir
l'essence ?)
*
(Maurras
: "Devant cet horizon sinistre, l’Intelligence nationale doit se lier à ceux qui
essayent de faire quelque chose de beau avant de sombrer. Au nom de la raison et
de la nature, conformément aux vieilles lois de l’univers, pour le salut de
l’ordre, pour la durée et les progrès d’une civilisation menacée, toutes les
espérances flottent sur le navire d’une Contre-révolution".
Désormais donc, la flottabilité de
la modernité n'est défendue que
par un seul mot d'ordre : consommation, endettement, destruction
et reconstruction, destruction dont Philippe
Desbrosses disait
: "Nous savions déjà que l'argent de la drogue représente
plus du tiers du flux de devises et des échanges boursiers mondiaux et que, sans
elle, le système bancaire international s'effondrerait. En clair, le trafic de
la drogue est indispensable à l'équilibre économique mondial. Si l'on ajoute le
prix des substances nuisibles à notre santé et le gaspillage des dépenses
d'armement, justifié également par l'équilibre de la terreur, on peut considérer
que l'économie dominante, dite «libérale», est une entreprise de
destruction".
De là à penser que le ravage
de la planète est inhérent à
la civilisation occidentale, moderne, à son mode
de pensée linéaire - notamment la
disparition des Corps de métier, du
Secret garant d'une hiérarchie plus
naturelle que disciplinaire, et qui s'est fondu dans
la Franc-Maçonnerie matérialiste,
enfin de l'enseignement de l'éthique
à laquelle s'est substitué l'hypocrite
"devoir
citoyen"
- il y a un pas
que je franchis avec allégresse et qui est
devenu l'âme et la teneur de mon site photographique
: présenter des photographies de notre si
belle Terre, mais sans proférer un langage
engagé, et alors que nous sombrons dans le
chaos écologique et humain de la croissance
dénoncée par Bernard
Maris
("L’argent retarde le moment d’acheter et produit ainsi un effet fondamentalement
déséquilibrant : toute la production ne sera pas vendue, alors que le troc
permet l’équilibre. Inversement, la société ancienne était fondée sur des liens
personnels, de force ou d’amitié, qui impliquent de se regarder dans les yeux au
moment de passer un contrat"),
n'aurait selon moi aucun sens. Le dernier miroir
aux alouettes de nos hommes politiques est cet avènement
de l'âge numérique, mais en quoi la
nature profonde de l'homme en sera-t'elle modifiée
? Il est à craindre que ce dernier mirage
ne fasse long feu quant aux espérances
humanistes différées vis à
vis de celles des marchands. Surtout, pour Deleuze,
la majorité
n'est
en vérité personne, et seules ont
un sens les minorités agissantes qui représentent
des entités pensantes. Mais, le Pouvoir l'a
bien compris puisqu'il veut encadrer (et restreindre)
la liberté sur Internet, s'opposer au
communautarisme par le biais de la conscience citoyenne.
Cette relation obligée a bien été
cernée par Antonio
(ou
Toni)
Negri
: "Un dispositif matérialiste de la multitude ne pourra que partir d’une prise en
compte prioritaire du corps et de la lutte contre son exploitation. C’est enfin
le concept d’une puissance : la chair de la multitude veut se transformer en
corps du General Intellect ; le discours doit donc porter sur la métamorphose
des corps : la cause des métamorphoses qui investissent la multitude comme
ensemble, et les singularités comme multitude, ce n’est pas autre chose que les
luttes, les mouvements et les désirs de transformation. La puissance ontologique
de la multitude peut aujourd’hui éliminer la relation de souveraineté
(...) Nous ne voulons pas nier par là que le pouvoir souverain soit lui même capable
de produire de l’histoire et de la subjectivité. Mais le pouvoir souverain est
un pouvoir à double face : la production du pouvoir peut agir dans la relation,
elle ne peut pas la supprimer. Mieux, le pouvoir souverain (comme relation de
forces) peut se trouver confronté, comme problème, à un pouvoir étranger qui lui
fait obstacle : cela, la première fois. La seconde fois, dans la relation même
qui le constitue et dans la nécessité de la maintenir, le pouvoir souverain
trouve sa limite. La relation se présente donc à la souveraineté la première
fois comme un obstacle (là où la souveraineté agit dans la relation), et la
seconde fois comme une limite (là où la souveraineté veut supprimer la relation,
mais n’y parvient pas). Au contraire, la puissance de la multitude (des
singularités qui travaillent, agissent et parfois désobéissent : qui, en tout
état de cause, consistent) peut éliminer la relation de souveraineté. Nous avons
donc deux affirmations (« la production du pouvoir souverain franchit
l’obstacle, mais ne peut éliminer la limite qui est constituée par la relation
de souveraineté » ; « le pouvoir de la multitude peut en revanche éliminer la
relation de souveraineté, car seule la production de la multitude constitue
l’être »), qui peuvent tenir lieu d’ouverture à une ontologie de la multitude".
C'est alors, et avec la compréhension de cette opposition
intrinsèque, de nature somme toute ontologique, que
je revendiquerais peut être le statut de la cigale du texte de Bernard Maris
diffusé sur France-Culture, et lu par Emmanuelle Béart
: et ... "Si les
fourmis n’étaient rien sans les cigales" ?)
Mais,
trêve de travers ethnologique,
il faut se réjouir de la prise de conscience
inespérée de notre élite
politique, marquant par là-même un trait
sociétal qui nous différencie des
Américains : ce peuple déteste les
hommes politiques lorsqu'ils se montrent trop cérébraux,
les nôtres non. Certains de ces derniers surent même
écrire sans recourir à des nègres,
c'est dire. Ainsi, il est possible d'envoyer des hommes à
l'échafaud le matin, la populace est ainsi rassurée,
puis de rejoindre le rang des Acamédiciens le
soir. Bref, tout semblait perdu pour l'intelligence,
réjouissons nous car il n'en est rien. Ainsi,
clamons vite ce progrès de conscience holiste, l'Etat
s'éloigne enfin de son dogmatisme de représentation
de "peuple souverain", dont le quotient
intellectuel, dit en passant, avoisinerait le zéro
absolu. C'est ce qui fut fait concernant l'abolition
de la peine de mort ; en réalité,
tout choix politique sérieux ne devrait jamais
être soumis à un jugement collectif,
sachant combien la facilité de manipulation
l'emporte sur la raison et l'entendement qui fondent
au soleil des utopies et proportionnellement à
l'effet de la "dictature du nombre" de
Vladimir Volkoff (La
Désinformation Arme de guerre), si ce n'est
qu'il s'agit peut être de l'origine subtile
de l'application forcée des idéaux
démocratiques, comme ce fumeux Secrétariat d'Etat aux droits de l'homme dont
Mr Kouchner lui même reconnaît l'excès
: "on ne peut pas diriger la politique extérieure d'un pays
uniquement en fonction des droits de l'homme. Diriger un pays éloigne évidemment
d'un certain angélisme". Ainsi, le
message induit devient clair malgré son auteur, la crétinisation
interne de la société ne saurait interférer
avec une gestion du monde réel, attestant qu'il reste un peu de lucidité aux idéologues
exemplaires dans l'art du sophisme des partis qui
se mènent un combat finalement
consensuel. Ce consensus là se retrouve au
niveau de l'ISF
dont tous les spécialistes s'accordent à
dire que cet impôt, qui est politique,
saigne le pays en faisant fuir 5 fois plus d'argent
qu'il n'en rapporte, témoignant ainsi que
le carriérisme prévaut largement sur
l'intérêt des Français, mais
aussi qu'on les prend pour des idiots enfermés
dans l'ignorance grâce à une démagogie
primaire. Ainsi donc, les deux mamelles qui nourrissent
la société actuelle seraient une liberté
factice puisque tributaire de la compétition
économique, si ce n'est sauvage, du moins
sans pitié, et le soucis de croissance, donc
de consommation dopée par une publicité
omniprésente : "La publicité peut être définie comme la science qui permet de paralyser
l'intelligence humaine suffisamment longtemps pour en tirer de l'argent",
Stephen Butler Leacock
(1869-1944). Bref, la Démocratie, qui est
l'antinomie de celle élitiste et sacrée
de Platon, transforme davantage l'homme de
la rue en tête de bétail, qu'elle
n'a pour vocation de le libérer*.
Ce ne sont pas les paroles tellement atroces et
racistes du "Chant
de guerre de l'armée du Rhin",
cette notion d'impureté du sang, qui pourront
soutenir le contraire. Alors qu'il est devenu un
crime de mettre en doute le "génocide
arménien"
en France (de quoi se mêle-t'on ?), il est
plus que jamais urgent pour l'intelligence en danger
de se replonger dans "La
guerre de Vendée et le système de
dépopulation"
de Gracchus Barbeuf
(publié
en 1795 par le reconnu "père du communisme")
et dont Reynald Secher dit : "Reste un problème jamais abordé jusqu'à présent : l'abrogation officielle
des lois d'anéantissement et d'extermination. Ne serait-il pas opportun de
profiter de ce débat public pour le faire ? On pourrait me rétorquer que ce
n'est pas nécessaire puisqu'elles sont tombées en désuétude. J'aimerais y croire
mais mon expérience d'historien me fait penser que jamais rien n'est définitif
ni acquis : à situation exceptionnelle, moyens exceptionnels. À titre d'exemple,
il faut rappeler que la déportation des Juifs a été justifiée et légalisée par
le recours à des lois révolutionnaires remontant aux 10 juillet et 3 août 1791",
ce qu'il appelle donc un mémoricide
et dont la France ne se sort pas grandie. Selon
l'éthique, un Etat ne peut pas à la
fois refuser la réalité historique
qui le dérange et légiférer
contre le révisionnisme, et c'est une question
de probité intellectuelle et donc de crédibilité
dans le Monde.
*
(Être "
libre " : "La presse aujourd'hui est une armée avec des armes soigneusement
choisies, les journalistes ses officiers, les lecteurs ses soldats. Mais, comme
dans chaque armée, le soldat obéit aveuglément, et l'objectif de la guerre et
les plans d'action changent sans qu'il le sache. Le lecteur ne sait ni n'est
censé savoir les buts pour lesquels il est employé, et le rôle qu'il a à jouer.
Il n'y a aucune caricature plus effroyable de la liberté de penser. Autrefois,
il n'était pas permis de penser librement ; maintenant c'est permis, mais
personne n'est plus capable de cela. Maintenant les gens veulent penser
seulement ce qu'ils sont censés vouloir penser, et ils considèrent ceci comme la
liberté", Oswald
Spengler) Mais,
pour revenir au sujet, trêve de
travers ethnologique donc, et réjouissons
nous d'une prise
de conscience*
à laquelle nous ne croyions plus la
classe politique française et européenne
capable. Comme des enfants, nous avons envoyé
notre lettre au Père
Noël pour
qu'il sauve notre Terre et les enfants de nos enfants
et : a) Pour lutter contre la faim dans
le monde, nous réduirons la consommation
de viande qui est un gâchis phénoménale
et reconnu des ressources végétales,
qui
entraîne la destruction des forêts puis des
sols à cause de l'utilisation massive des
engrais chimiques, des pesticides (la France est
le premier utilisateur au Monde, comme pour les
psychotropes : 80 millions de boites de tranquillisants
par an), qui affame les pays pauvres. Puis : b) La dignité animale rejoint petit
à petit celle de l'espèce humaine (nous,
des animaux intelligents), non pas par
le prosélytisme outrancier d'un anthropomorphisme nourri de sensiblerie,
pas davantage processus
de transfert, mais la compréhension tardive
que notre
intelligence nous donne des devoirs vis à
vis de cette Terre, car nous en avons
la charge intégrale et, comme l'eut enseigné
Pythagore ("Tant que les hommes massacreront les bêtes, ils s'entre-tueront",
vers d'or, "Quiconque tranche avec un couteau la gorge d'un boeuf et reste sourd aux
meuglements d'effroi, quiconque est capable d'abattre de sang-froid le chevreau
hurlant et mange l'oiseau qu'il a lui-même nourri, est-il encore très éloigné du
crime ?") et l'a exprimé Marguerite Yourcenar* ("l'animal
ne possède rien, sauf la vie, que si souvent
nous lui prenons")
: il y a l'épaisseur d'une feuille de papier
entre l'acceptation de l'holocauste et les élevages
concentrationnaires et les abattoirs, des méthodes
desquelles se sont inspirés Hitler
dans Mein
Kampf et Ford pour instaurer le travail à la chaîne
de ses usines, le second ayant été un
admirateur reconnu du premier. Ce qu'on fait à
l'animal, on le fait à l'homme, l'Histoire
en témoigne abondamment. Aussi : c)
La nourriture industrielle vendue trop chère
dans les grandes surfaces est dénaturée,
les farines sont raffinées, elles ont perdu
leurs nutriments, les huiles alimentaires participant
à l'apport de vitamines E et F sont hydrogénées,
désodorisées, détruites par
de très hautes températures, la mode
est aux vitamines de synthèse rajoutées
artificiellement afin de tromper la ménagère
globalement stupide, et de plus en plus de produits
sont irradiés pour pouvoir se conserver plus
longtemps ("L’irradiation détruit et altère, et de façon parfois très significative, les
vitamines, les protéines, les acides gras essentiels et d’autres composants
alimentaires. Le procédé peut détruire jusqu’à 80% de la vitamine A contenue
dans les œufs et 48% du beta carotène contenu dans le jus d’orange. La FDA a
néanmoins donné son accord pour l’irradiation de ces produits",
"Collectif français contre l'irradiation des aliments"),
enfin l'agriculture conventionnelle (c'est à
dire très polluée) est largement
aidée et financée et encouragée par
vos impôts, celle "biologique"
aucunement, confortant l'idée que la classe
politique est achetée par les gros lobbies
industriels (fidèle du site de Corinne
Lepage : Catherine
Médicis,
pour ne pas mettre stupidement sa vie en danger
de mort). Les élus ont enfin saisi cette monstruosité !
Pour continuer :
d) Certains chercheurs
craignent une pandémie de cancer (du cerveau)
à cause des téléphones portables*
à cause d'extrêmes basses fréquences,
et les Politiques ont compris la leçon de
l'amiante, leur utilisation va donc être suspendue
ou restreinte, par exemple à certains wagons
de train, mais pas tous, pour que chacun puisse
choisir sa part de risque. Hé bien, il était
temps, nous avions tellement le sentiment de vivre
dans un Monde de cinglés, dans une pure barbarie !
Et pour finir : e)
En finir aussi avec les polluants totalement inutiles
des produits cosmétiques vendus en grandes
surfaces, en pharmacie (hé oui !) :
Paraben
(perturbateur endoctrinien - André Cicolella (chimiste toxicologue) :
"Nous sommes confrontés à une
épidémie de cancers" dont un certain nombre ont leurs origines "dès la
gestation"), phenoxyethanol,
bisphénol A (présent dans les biberons),
PEG (polluant
non biodégradable se retrouvant dans les
mers)... *
(De la nécessité de la prise
de conscience individuelle :
"Remarquons pour finir que l'individuation se
confond en même temps avec l'idéal chrétien originel du Royaume des Cieux "qui
est en nous". L'idée de base sur laquelle s'est édifié cet idéal est que
l'action et le comportement justes ne peuvent résulter que d'une droiture
d'esprit et d'un état d'âme sain, et qu'il ne saurait y avoir de guérison et
d'amélioration du monde qui ne prennent leur point de départ dans
l'individu", "le livre Dialectique du moi et de
l'inconscient" de C.G. Jung.
Mais Jung donne les limites fragiles, la portée
et de la justesse d'un site comme "Pleinouest35"
: "Savoir où l'autre se trompe ne sert qu'à peu de choses. Cela devient
intéressant seulement quand on sait où l'on se trompe soi même, car dans ce cas
on peut en faire quelque chose. Ce qu'on peut améliorer chez les autres est
d'une utilité douteuse, si cela produit même un effet du tout",
car tel est bien évidement le cas. "L'homme ne croit pas à l'apocalypse qu'il fabrique. Et pourtant nous avançons
déjà vers le désastre (...) Il faut nous orienter vers la croissance zéro pour aboutir à la sécurité
alimentaire et sociale
(...) Une croissance indéfinie est impossible, nous n'avons qu'une seule Terre,
mais une civilisation du bonheur est possible. Les solutions existent, mais
l'opinion les ignore car les structures actuelles et les détenteurs du pouvoir
économique et politique s'y opposent (...) La croissance aveugle ne tient compte ni du bien être, ni de l'environnement",
René Dumont,
membre fondateur d'Attac) *
(Il s'agit bien de Marguerite Yourcenar,
qui écrivit avec sa finesse, qu'une
humanité considérant comme normal
de transporter entassés, sur de grandes distances
et avec la souffrance et le stress que l'on a pu
voir, des animaux vers les abattoirs, cette humanité
là n'a pas un pas si grand que cela à
faire vers l'Holocauste. Ainsi, ce pas fut
de la sorte inspiré puis automatisé.
"Par rapport à eux, tous les humains sont des
nazis. Pour les animaux c'est l'éternel Treblinka"
(Isaac Bashevis Singer, écrivain yiddish détenteur du prix Nobel),
"Éternel Treblinka"
qui a inspiré le titre du livre
de C. Patterson dont il fut dit
: Martyrdom and Resistance (publication sur l'Holocauste) : "Important et
opportun... écrit avec beaucoup d'émotion et de compassion... j' espère
qu'Éternel Treblinka sera lu par beaucoup de monde",
National Jewish Post & Opinion : "Éternel Treblinka devrait figurer sur
toutes les listes de livres à lire absolument pour une citoyenneté avisée en
raison du caractère complet et captivant de l'histoire de vie et de mort qu'il
raconte", le journal israélien Maariv : "Le défi moral posé par Éternel Treblinka en
fait un livre indispensable pour celui qui cherche à explorer la leçon
universelle de l'Holocauste". N'oublions pas que
les Forces de l'ordre s'attaquent au traffic des
cigarettes (pour la TVA et le Ministère du
budget), mais jamais à ceux qui conçoivent
cette arme de destruction
massive (une vraie), que
ceux qui veulent libérer les animaux sont
traités comme des terroristes,
qu'en France le foie gras reste un patrimoine
(exception culturelle), en Israël un crime
: Cour suprême d'Israël en 2003,
à la lumière du rapport du Comité
scientifique de la commission européenne
(car en France l'INRA est financé par le
CIFOG) : « Les "besoins de l'agriculture"
ne doivent pas systématiquement compter plus que l'intérêt de protéger les
animaux », alors même que le Ministère
de l'agriculture israélien tenta, mais
en vain, d'exclure les oiseaux des lois de protection
des animaux. La loi française n° 2006
- 11 agrémentée de l'article
L654 - 27 1 : « le foie
gras fait partie du patrimoine culturel et gastronomique protégé en
France » !) *
(Téléphones
portables : "Un réel problème de santé, malheureusement
pas abordé par les pouvoirs publics
(...) la moindre anomalie va créer une mutation indélébile dans
la cellule (pour les foetus) (...) des cancers du sein ou de la prostate, et des troubles de la reproduction
(mais ensuite) (...)
perturbations du système nerveux central
(...) il y a suffisamment d'éléments pour dire que l'utilisation du portable est
nuisible pour la santé (en attente de l'enquête financée
par l'OMS)", D. Belpomme,
cancérologue et président de l'Artac.
Mais ce n'est pas bien grave, ce n'est certes
pas Bernard Maris qui me contredirait - s'il
me lisait, quand le spectacle des Députés
à l'Assemblée Nationale conforte la
conviction que, pour ces gens trop vulgaires et
bien nourris, se gaussant perpétuellement
les uns des autres, une pandémie serait
une véritable aubaine pour la croissance,
sinon pourquoi ne rien faire ... avant ? Avant
de traverser un cours d'eau, l'intelligence dicte
d'en sonder la profondeur, le débit,
de ne pas se jeter dedans comme une tête folle
ou pire : y jeter autrui. Il y a des profondeurs
insondables dans la conscience politique, que seuls
des intérêts d'argent, ou une
pérennité immédiate au
sein de la population (emploi), parviennent
encore à éclairer. Actionnaire dans
une société (dissoute) détenant
un rapport suédois sur les effets des
ondes d'extrêmes basses fréquences
(car en France et ailleurs, les tests officiels
réalisés par les laboratoires - des
marques - portaient sur les fréquences
plus élevées), j'ai pu constater que les
portes administratives restaient irrémédiablement
fermées. Cette situation est à rapprocher,
semble-t'il, de l'absence de filtration des particules
très fines du diesel (les plus cancérigènes),
en rapport avec les intérêts du lobby
industriel de l'automobile)
J'ai tendance
à m'éloigner non pas de mon sujet,
mais de me fixer sur l'objet, sur des objets de
la pensée, y revenir peut sembler difficile
au lecteur de passage que je félicite pour
sa résistance au moment où la Starac
et les journaux télévisés lavent
la tête et la vident. Enfin, nous voici au
bout de nos peines ... contents ? Les élus
travaillant pour les peuples souverains vont enfin
se soucier de leurs vies, de la vie tout simplement... Alors,
vous aurez vite compris que je plaisantais en riant
d'amertume et de dégoût, car c'est
bien l'exact contraire qui se profile : fichage
numérique des individus, gestion de la peur, restriction
des libertés de la Presse. Dernièrement,
l'Europe s'est attaquée à l'agriculture
biodynamique (Demeter,
Weleda) en rendant obligatoire le rajout à fortes
doses de vitamines de synthèse (B1) dans
les pots pour bébés (directive UE
96/5/EG), et les associations de défense
des animaux déplorent de plus en plus de
descentes musclées et intimidantes des différentes
Polices d'Europe, surtout en Autriche où
des militants furent arrêtés pistolet
sur la tempe. En France, depuis novembre 2008, une
enquête est menée par le parquet de
Paris et le procureur anti-terroriste Fanny Bussac
vis à vis de l'ALF,
des perquisitions, des gardes à vue et
confiscations de matériel eurent lieu à
Lyon à l'association Dignité
Animal et celle
Le Glaive
(le Président est resté 58 heures
en garde à vue). Le Glaive : "Nous avons pu néanmoins constaté que la gendarmerie essayait
de collecter un
maximum d’informations sur les mouvements français pour les droits des
animaux (...) la gendarmerie a menacé le président de l’association Le Glaive de l’envoyer
en incarcération préventive (...) toute expérience est bonne à tirer, et sans une forte
solidarité nous serons
tous la proie de la répression. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus
fort". Ainsi donc, voilà l'usage qui est déjà
fait de la loi anti-terroriste : considérer
déjà que les écologistes empêcheurs
de tourner en rond sont de dangereux criminels qui
mettent en péril la sécurité
des citoyens. Si je ne vivais pas en France, je
prendrais tout cela pour une bouffonnerie. Non,
Messieurs les gendarmes, les véritables terroristes
aujourd'hui sont ceux qui détruisent la planète
sur laquelle vous et vos familles vivaient encore,
et ceux cachés à qui profitent la
guerre religieuse et ethnique du 11 septembre. Exemple
: autrement plus conséquent que l'action
quelque fois agitée et excessive (c'est un
point de vue tout relatif et beaucoup considèrent
qu'aller en prison pour arrachage d'OGM est plus
gratifiant qu'une Légion d'Honneur) des mouvements
végétariens moins protégés
et aidés que ceux des chasseurs et des pro-corridas,
la mort programmée des océans et celle
des abeilles qui engendraient la vie végétale
et la biodiversité : "Oceans
are acidifying 10 times faster than predicted, threatening
heightened damage to coral reefs and shellfish,
say University of Chicago scientists",
The Irish Times, November 26, 2008. Sans abeilles
et sans mers, point de vie... Exemple
: "Des produits importés d'Ukraine contenant des hydrocarbures
avaient été mélangés à de l'huile de tournesol. En autorisant de nouveau, le 3
juillet, les importations d'huile de tournesol en provenance d'Ukraine, la
Commission européenne met fin à un feuilleton sanitaire de plus de deux mois.
Alerté par un de ses clients britanniques qui avait découvert la présence
d'huile minérale (comparable à celle utilisée dans les moteurs) dans de l'huile
de tournesol, la société Lesieur, après avoir fait vérifier la qualité de ses
livraisons en provenance d'Ukraine, prévient, le 9 avril, les pouvoirs publics
français. Informée, la Commission européenne lance une alerte le 25 avril",
Article publié le 27 Juillet 2008 dans
LE
MONDE. Puis : Communiqué de presse du Gouvernement : "Le 7 mai 2008, sur la base d’un nouvel avis de l’AESA qui confirme l’absence de
danger pour la santé humaine, et après consultation des États membres
concernés, la commission européenne émet une nouvelle recommandation par
laquelle elle propose de libérer les produits alimentaires comportant une
proportion d’huile contaminée inférieure à 300 mg par kilo de produit
fini". Conclusion du site Attak : "Sur les 7 grammes par kilo d’huile de moteur présents dans l’huile de tournesol,
il en reste après raffinage 2 grammes par kilo. Résultat : les Européens sont
appelés à ingurgiter 80 tonnes de lubrifiant au total, dont 5,6 tonnes rien que
pour le consommateur français". Finalement, il
ne faut pas croire au Père Noël, car
"Le Père
Noël est une ordure".
Enfin,
pour conclure cette page 2008 : l'Université
anglaise de Southampton vient de publier une étude
dans le très sérieux British
Medical Journal,
étude qui établit le lien entre le
développement de l'intelligence chez les
enfants et leur alimentation, recontactant
selon des tests de QI
établis 20 ans auparavant les enfants devenus
adultes. Les 4.5%
de végétariens ont obtenu un score
supérieur de 5
points aux non-végétariens...
Alors, quel pourcentage exact de végétariens
dans l'Administration et les Ministères,
quand il parait certain que le Ministère
du Budget marque beaucoup plus de zèle à
défendre les buralistes, que celui de la
Santé ses citoyens ? Quant aux fumeurs...
Il reste que je n'ai pas besoin du tabac (une chose
démoniaque) pour me détruire, dormir
quinze ans dehors pour photographier m'aura
ravagé les poumons et la santé. Lors
de ce détour en Irlande, fin 2008, j'aurai
tenu deux semaines avant de me retrouver à
l'hôpital, comme quoi la précarité
aide les fonctionnaires à éliminer
les nuisibles de la Croissance ! Du coup, j'ai fini
l'année en compagnie du "Götterdämmerung"*, des
légendes somme toute d'origine celtique,
mais tellement moins abrutissant que la musique
populaire irlandaise, tout en nourrissant des
idées cruelles vis à vis des âmes
qui s'abaissent, par cupidité,
à gaver leurs semblables des constantes publicités
débiles et débilitantes.
*
(Sir Georg Solti en 1965, une version moderne pour
la qualité du son. Si Wagner
végétarien (influencé sur ce
point par Schopenhauer)
mit tant de cœur et de génie pour composer
un Crépuscule
des Dieux, aurait-il
écrit sur l'Apocalypse
prochaine prédite par le Français
René Dumont, sachant que nous ne sortirions
pas des Mythes : c'est bien la démesure démente
du monde moderne (personnifiée par l'idée
de Croissance), qui entraînera la vengeance
des Dieux nommée chez les Anciens Grecs
Némésis
(ce terme est détourné
par antonomase qui est un trope), c'est à
dire "don de ce
qui est dû"
de par son origine étymologique, utilisant
ici une figure de style (et donc de rhétorique)
que les pré-socratiques eurent peut être
saisie ainsi en secret avant que Socrate ne recompose
une nouvelle représentation des Dieux. Pour
parler au niveau ras de terre, nous dirions
qu'à professer tant de bêtises, comme
défendre les droits de l'homme alors même
que les plus pauvres le sont mécaniquement
de plus en plus, qu'à tout détruire
au nom de la croissance et du profit .... nous avons
bien mérité le chaos
qui nous tombe dessus, j'allais dire du Ciel. Mais
qui sait penser aujourd'hui dans ce monde, quand tout
est fait, depuis l'école jusqu'aux journaux
télévisés changeant de sujet
toutes les deux minutes, des messages publicitaires
à l'abrutissement de travail et de transport
de la modernité, des divertissements infantiles
aux discours très primaires des partis politiques, à
la baisse phénoménale de la Culture
des masses consommatrices ... pour ne plus penser ?
Nous en avons une caricature avec les pubs
irlandais : mégots de cigarettes jetés sur
le seuil, éponges à alcool qui engloutissent
jusqu'à sept pintes de bière quand
j'en bois péniblement une, nouveaux écrans
plats devant lesquels des regards vides restent comme
envoûtés par le spectacle d'adultes
courant après des ballons... Alors, il reste
à se poser la question de l'existence (Exsistere,
Ex et Sistere - être placé, ainsi "sortir
de l'être") de la modernité
présente, en accélération constante,
sous l'angle plus métaphysique puisque postulant un
Principe et un cycle de manifestation
qui la fait devenir, rejetant la notion de progrès
qui justement s'opposerait à l'intellect passé,
citant ici R. Guénon
: "(...) un des
caractères de l'époque actuelle,
c'est l'exploitation de tout ce qui avait été
négligé jusque-là comme n'ayant
qu'une importance trop secondaire pour que les hommes
y consacrent leur activité, et qui devait
cependant être développé aussi
avant la fin de ce cycle, puisque ces choses avaient
leur place parmi les possibilités qui y étaient
appelées à la manifestation". Mes nombreuses citations et le recours
à des personnalités de mouvances politiques
opposées permettra de placer un peu de
hauteur d'esprit dans une société
enfermée dans ses dogmes. Des dichotomies apparentes perdent ainsi,
en
partie, de leur caractère à
les rassembler (mouvances) dès lors que la réflexion
se libère de l'horizontalité du débat
contradictoire, les différents plans verticaux
de raisonnement ayant quelques fois la faculté de
se superposer, non obligatoirement de s'annihiler.
Tout
est question de sincérité, d'intelligence...
Un aspect pourtant de la Démocratie participative, plus
retorse que celle élective, est par nature incompatible
avec toute métaphysique ou ésotérisme
religieux ; Guénon parlait de courant
"contre-initiatique", il s'agit de la
puissance ontologique
de la multitude de Toni Negri. Guénon
: "Qui dit individualisme
(c'est la composante
infinie de la multitude) dit
nécessairement refus d'admettre une autorité
supérieure à l'individu, aussi bien
qu'une faculté de connaissance supérieure
à la raison individuelle".
Un consensus assimile la Droite
au repli, la Gauche
à un élargissement vers le monde, à la
responsabilité citoyenne, curieusement (pas
tant que cela) c'est cette dernière qui enferme
la personne (individu pris dans son ontologie
et non devenant celle de la puissance
du nombre) dans un carcan administratif. En
réalité, le problème, qui est
fondamental, est que l'Autorité n'est plus
comprise pour ce qu'elle devrait être (ce
que Frédéric Schiffer nomma
ironiquement des "présupposés
métaphysiques" rebattus, car inspirés
du moralisme de Platon et de Rousseau ), que
les uns comme les autres défendent des intérêts et
se soucient, comme d'une guigne, tant de l'absence
d'une véritable élite de la pensée
que de l'éthique. C'est donc, entre autre
pour cette raison, que la société
de contrôle
de Deleuze
est une décadence de celle "disciplinaire"
depuis longtemps moribonde, et mortifère
(l'idée de Nation a fait tuer des
millions d'êtres en 14-18),
aussi que le "comportement citoyen" et
la liberté sont un écran
de fumée destiné à masquer
le fichage des individus et la fuite de
l'intelligence, au sein d'une farce marchande que
Guy Debord
fustigea en la qualifiant de société
de spectacle. Cependant,
ni Deleuze ni Debord n'allèrent au confins
de leurs philosophies, ne perçurent
ces limites individuelles des êtres. Ce n'est
certes pas l'Internationale Situationniste, les
"conseils ouvriers", qui permirent d'en
finir avec l'aliénation exponentielle du
capitalisme marchand d'Etat. Étrange de ne
pas l'avoir saisi. F. Schiffer : « la notion de spectacle suggère que l'"essence" de l'homme s'est perdue dans le
flux du temps depuis l'avènement du mode de production et d'échange marchand.
Selon Debord, cette essence se serait "éloignée dans une représentation". Quelle
est-elle au juste ? Debord se garda bien d'en donner la moindre définition »,
"Contre Debord".
La chute, aussi bien la confusion de pensée,
n'ont-elles pas leur origine dans la perte
de l'Être chère à Heidegger ?)
"Le monde est peuplé d'imbéciles qui se battent contre des demeurés pour sauvegarder une société absurde"
(Jean Yanne).
"Il n'y a pas un seul individu qui ne serait regardé comme criminel s'il se permettait ce que l'Etat* se permet".
(Edouart Douwes Dekke
dit
Multatuli (c'est
à dire "j'ai beaucoup souffert",
en latin), autour de son pamphlet "Max Havelaar",
à propos du traitement infligé aux
Javanais, et dans les Indes néerlandaises
(future Indonésie), par les Pays-Bas). Mais
les choses ont-elles changé avec la crise
mondiale de 2008, crise d'ailleurs qui participera
à rendre ceux qui sont riches encore plus
riches ? Philippe Eliakim : "Au
début, nos aïeux creusaient la terre
avec leurs ongles pour trouver des pépites.
Ensuite, ils sont allés massacrer les populations
d'Amérique du Sud, ont fait trimer les gosses
de 5 ans dans les mines, envoyé des générations
d'ouvriers s'abrutir à la chaîne, inventé
le marketing, créé des cabinets de
consulting international et, pour finir, conçu
des produits financiers hypersophistiqués
capables de nous faire enfin toucher du doigt l'ultime
frontière : faire de l'or avec rien du tout"
("clin d'oeil", dans Capital). *
(Surtout la Justice
qui entasse les prisonniers dans des cellules exiguës,
semble-t'il. Après tout, nous sommes une
espèce animale, a-t'on raisonnablement vu
des animaux rendre la Justice ? Signe de la perversion
de notre intelligence, nous exterminons la
biodiversité et menons la planète
au désastre. Les Polices sont de
plus en plus contraintes dans un rôle de souteneur
du racket public (faire payer sur la voie publique,
en République, est le signe que les bas instincts
rampent) et s'en plaignent parfois ouvertement sur
les ondes de France-Culture. La barbarie, l'inhumanité
ne sont jamais très éloignées.
Exemple : la justice belge transmit un dossier
à celle française sur la possible
présence d'un tueur en série (sur
Marseille), le pull-over
rouge
(pour un test ADN) serait conservé par le
greffe de la Cour d'assises d'Aix-en-Provence, mais cela
n'empêcha nullement le procureur de Charleville-Mézières
de communiquer à la Presse : « (...)
Aucun élément sérieux, le plus ténu soit-il, ne
permet d'accréditer de telles informations ou rumeurs ».
Comme quoi, la Justice est bien plus prompte à
châtier qu'à reconnaître des
fautes. Rendra-t'elle la
vie, un jour, à
ceux qu'elle a exécutés, par erreur
ou non ? Et la dignité des familles,
de la fonction et de la France ? Comment, dans ces
conditions, un Ministre de la Justice peut-il
encore se présenter devant le peuple ?) A Maurras
qui écrivait dans "L'Avenir de l'Intelligence"
: "Devant cet horizon sinistre, l’Intelligence nationale doit se lier à ceux qui
essayent de faire quelque chose de beau avant de sombrer",
nous dirions que sombrer parait aussi inévitable
que souhaitable, car faire quelque chose
de beau n'évoque plus rien chez les
élus de la seule quantité*.
*
(Dans le giron du principe de la croissance, lire
le livre de Marc Menant : "La
médecine vous tue"
(Edition du Rocher), ébauche d'un scandale
inouï si les médias n'étaient
pas aux ordres des lobbies publicitaires ou politiques,
si le peuple n'était pas devenu l'entité
amorphe et standardisée qu'on en a fait,
poussée par une terreur qui cache d'autres...
réalités inavouables, dont la résistance pathogène
aux antibiotiques, l'espérance de vie moderne
et l'intoxication vaccinale sont bien de moindres
maux)

"Le
monde dans lequel vous m'avez éveillé
est un endroit horrible, rempli de machines et de
la puanteur d'un trop grand nombre*
d'humains. Wotan <le Chasseur m'a mené à
travers la nuit sur son puissant cheval, et j'ai
vu des scènes qui m'ont soulevé le
coeur. Ceci n'est pas un monde où je désire
vivre. Il a été corrompu par le bitume,
par le pétrole*,
par l'électricité*
et par le gaz. Les choses bougent trop vite dans
le paysage*.
Chaque inspiration que prennent les mortels est
saturée d'urgence*...
Ils ne prennent pas le temps de s'arrêter
pour regarder autour d'eux, ils sont égoïstes,
ils couvrent le pays d'immondices*..."
("La compagnie des fées", Garry
Kilworth)
*
(Nombre
: il est établi que pour satisfaire au niveau
de vie dit moderne (que veulent donc la
Chine et l'Inde), il faudra plus
de 50 Terres, ce qui
est bien sûr impossible, ce qui
entraînera une guerre globale et inévitable,
notamment pour l'eau gaspillée par l'élevage
(5000 litres sont gâchés à
chaque kilogramme de viande de boucherie : le sang
des bêtes fait aussi déjà couler
celui des hommes). Ces femmes tellement stupides
(qui n'ont jamais lu le rapport
Meadows de 1972 du
Club de Rome
: "halte à la croissance"), qui
sont incapables de maîtriser leur instinct
animal (ou la "volonté"
qui les y pousse selon Schopenhauer),
poussent devant elles les poussettes qui sont
autant les bombes futures (dans le sens donné
par Einstein sur la natalité incontrôlée)
et en réalité la première "arme
de destruction massive" à redouter, avant le
Ben Laden si hypothétique) *
(Pétrole
: des Préfets, dans le premier rôle
historique (servir l'Etat, en l'occurrence davantage
ceux qui ont les rênes du Pouvoir que le peuple
soit-disant "élu"), suppriment
le droit de vote à ceux qui pensent (presque
un délit) que la première guerre d'Irak
ne fut pas motivée par une libération
du Koweit. L'histoire ne dit pas s'ils osèrent
en faire autant vis à vis de France-Culture
ou de la Direction d'Arte diffusant un programme
géopolitique expliquant qu'il s'agissait
uniquement de bloquer l'Irak vers l'accès
de 11% du pétrole
! Il semblerait que la même soupe de pensée
- nous les gentils combattant les méchants
pour libérer un peuple - était ressortie
pour l'Afghanistan, en plus de la lutte préventive
contre le terrorisme) *
(Électricité
: il est stupéfiant comme le peuple est mené
par le bout du nez. La volonté de consacrer
en France 400 millions d'euros (2008) à la
recherche du moteur propre et non polluant, l'annonce
des constructeurs voulant développer
le moteur électrique, reste une arnaque
intellectuelle. Comme l'exprime Hubert Reeves, rien
n'est plus polluant et dangereux sur le long
terme que le stockage des déchets nucléaires,
une folie qui devient totalement irresponsable.
Pendant ce temps là, des bricoleurs isolés
(aussi dans la peur d'être considérés
comme des criminels - comme ceux utilisant l'huile
de friture qui est non polluante, mais qui
sont cependant traqués par la Police, puisque tout
revient à n'être qu'une considération
de taxe, donc de fric) roulent avec le procédé
Pantone
: les moteurs cessent de polluer à 99% (plus
besoin de filtres à particules qui d'ailleurs
ne servent presque à rien, car les particules
fines cancérigènes n'y sont pas retenues,
ni d'écotaxe inutile) et utilisent 50
à 75% de carburant en moins !
Quelles sont alors les recherches officielles
suivant les reportages et tests édifiants
et courageux de TF1 et de FR3, pour déterminer
s'il s'agit uniquement d'une récupération
des gaz non brûlés (c'est 40% du carburant
perdu) ou de la découverte du moteur
à plasma ?
Une source : www.onpeutlefaire.com/articles/a-pantone.php.
Après tout, les scandales
de l'amiante, du sang contaminé, du nuage
de Tchernobyl, de la "vache folle", de
la pollution des rivières par les nitrates
et pesticides - et j'en passe - font qu'il faut
redouter le pire quant au double langage, à
la langue de bois, au carriérisme de
la part des professionnels du mensonge, à la
soumission à des lobbies. Surtout, des intellectuels
sentent que tous ces dérapages, ainsi
que la course folle de la croissance et du capitalisme,
sont l'émanation directe du principe démocratique) *
(Paysages
: en quoi l'Etat se soucie t'il du paysage
? Des associations (Paysages de France) doit
faire son travail en faisant démonter d'immenses
affichages publicitaires illégaux ; un
Préfet me fit supprimer le RMI aussitôt
après que j'eus sollicité une aide
artistique à l'Etat ; l'ANPE m'a géré
comme on gère une marchandise) *
(Urgence
: tantôt les magasins ouvrant le dimanche
doivent payer de lourdes amendes, ce qui fait rire
les Britanniques pensant que ce genre d'affaire
ne concerne en aucun cas le Politique, mais
seulement des syndicats, tantôt il est exprimé
étatiquement le souhait de faire ouvrir
les commerces sept jours pour forcer la consommation
et relancer la croissance, ne voyant pas que
ce genre d'approche assimile les citoyens à
un simple troupeau. Si la crise perdure, sera t'il
demandé à la ménagère
de faire la prostituée sur le trottoir
riche de touristes asiatiques, afin de sauver
la République du gouffre économique
?) *
(Immondices
: tantôt il est annoncé que les
essais d'OGM
à ciel ouvert ne se feront pas pour cause
d'impossibilité d'en contrôler la dissémination
(Jean-Louis Borloo),
tantôt est votée
la loi de délit de fauchage - prenant
en considération le fait que la France ne
peut se permettre économiquement de se tenir à
l'écart des recherches américaines.
L'état signe le Grenelle de l'environnement
donnant une place toute particulière à
la Biodiversité,
tout en traînant en Justice l'association
KOKOPELLI
qui fait
son travail dans l'intérêt de l'humanité.
Promesses d'un coté, coups bas de l'autre,
et la masse lobotomisée par les médias
(l'info changeant toutes les 2 minutes)
et qui ne réagit même plus...)
Ce
projet photographique est mort fin 2008.
Il reste encore un peu de la pensée et des
réflexions personnelles, mais guère.
De la même manière que le cinéma
d'auteur a été dépassé,
absorbé puis annihilé par la
production de masse uniquement dévouée*
à la réalisation de profits gigantesques,
la photographie d'art se retrouve écrasée
par le système ne tolérant
plus que la croissance infinie. Plus rien d'autre ne
compte aux yeux du législateur, des Politiques
soumis à la finance, aux sondages, si
ce n'est faire de l'argent sans âme. Les offices
du tourisme étaient donc bien dans cet air
du temps, lorsqu'ils m'accusaient de vouloir soutirer*
de l'argent, alors que j'attendais moins l'application
des contrats que de pratiquer mon art. Quand les
forts usent de leur force pour briser les faibles,
tout en hurlant aux valeurs des "droits de
l'homme", lorsque les riches sont de plus en
plus riches et la pauvreté banalisée
(cela dit sans jamais se revendiquer de "gauche"),
se profile alors le sort funeste destiné
à la Terre par tous ceux qui se découvrent
un peu trop rapidement écologistes. La
modernité, au delà de sa folie utopique,
est bien une folie meurtrière qui brûle
le Monde. Voici donc des paysages éparses,
après avoir passé 20 années
dans la voiture ou à la rue (hébergé),
sans avoir réussi à vendre une photographie, à
éditer un livre. La nature de ce vide
fait qu'il ne me restera que la fosse commune pour
finir le cycle de mon existence. Comme les choses
interfèrent les unes avec les autres, la
précarité m'aura tenu à distance*
de l'art du portrait*
et de tout le reste.
La vocation ne
fut donc qu'un rêve, le fantasme de faire
quelque chose d'utile (pour utiliser la terminologie
moderne, sachant que de dire "ayant un sens"
n'évoque plus rien aujourd'hui), un rêve
comme celui d'une humanité mature ne devenant
pas écologiste sous la menace, qui serait
soucieuse et responsable, dans le sens donné
par Jean Pic de la Mirandole : son "Discours
sur la dignité de l'homme".
Mais plus rien
dans la nature humaine n'est digne aujourd'hui,
ni cette jungle post-révolutionnaire (disparition
des corporations et corps de métiers : guerre
économique où l'observation des règles
de conduite à l'intérieur d'un groupe
ne sert qu'à mieux écraser le
groupe concurrent), massacre des animaux (gaspillage
inhérent et phénoménal des
ressources, destruction du sol, famines), conditionnement
médiatique (psychose du terrorisme faisant
pourtant des dizaines de milliers de fois moins
de mort que par manque de nourriture gaspillée
par les pays riches (cause directe : l'élevage),
usage des drogues (dont alcool, tabac), gavage
publicitaire.
Ne soyons pas dupes*, le fossé entre nantis
et pauvres ne cesse de croître et bien lascive est
la multitude qui n'en saisit pas l'origine politique
et sociale - le manque de sens du monde
moderne est tel que seuls quelques philosophes arrivent
encore à le sentir. Guénon
crut que l'Occident, plus actif que l'Orient contemplatif,
finirait, au contact de l'Orient, par recouvrer
enfin sa propre élite, bien que possédant
par nature davantage de Kshatrias que de brâhmanes.
Mais l'accélération du phénomène
moderne (la croissance qui le nourrit présuppose
de produire toujours plus et plus vite que l'autre)
fut telle que non seulement le terrorisme actuel s'est
retourné contre son créateur (hégémonie
américaine que les Russes ont bien du mal
à suivre), mais le Japon en premier lieu,
la Chine et bientôt l'Inde vont générer
un raz-de-marée propre à engloutir
notre phénomène expansif attaché
aux seuls biens matériels (leur vente, car
ceux-ci sont de plus en plus éphémères),
par un emballement* financier, une valeur monétaire
totalement factice et sujette aux mouvements boursiers. Quant
à moi, mon parcours se termine.
Bien que la photographie de notre planète
n'ait que faire des frontières des hommes, des
idéaux nationalistes*, je n'ai jamais été
libre dans mes déplacements ; l'ANPE tenta
bien de me transformer en gardien de musée
(un métier du domaine de l'art, après
six années d'Histoire de l'art).
Artiste ? Il faut vous recycler ! Contractuel ?
Voilà un métier utile à l'économie (à
la civilisation, on n'y pense pas) : verbaliser
la voie publique, prendre les sous d'une poche pour
les mettre dans une autre, tout un symbole ... de
pur chaos.
* (Exemple
typique de cinéma américain niais,
ignorant des psychologies autres que celle de sa population
gavée de malbouffe et de moralisme
primaire : "10.000"
de Roland Emmerich. Il n'est pas certain que ce peuple
sache que les pyramides apparurent bien plus
tard (à moins de faire référence
au canular probable des pyramides bosniaques - colline
de Visocica), qu'il est grotesque d'y associer
le mammouth. Enfin, ces Américains ne
sont pas tout à fait attardés, puisque
nous n'y voyons aucune moto ni aucun avion. Le message
reste dans l'air du temps du conditionnement
politique : les peuples libres composés de
différentes - (censuré)
- , sous entendant la coalition contre l'Afghanistan,
s'unissent pour combattre le mal. Qu'importe alors
le fait que les pyramides égyptiennes ne
furent pas construites par des esclaves. Pauvres,
pauvres Américains) *
(Corse, mais cela
pourrait être partout ailleurs, en France
par exemple...) *
(Ceci pour témoigner,
selon mon expérience,
A)
que le rapport homme-femme
est une monstrueuse fabulation entretenue par la
domination de l'instinct de procréation,
aussi B) que les Politiques se fichent comme
d'une guigne de l'état de la Terre, de
la biodiversité, du moment qu'ils gardent
leurs privilèges. Citons Arthur
Schopenhauer : « L'amour, c’est l’ennemi. Faites-en, si cela vous
convient, un luxe et un passe-temps, traitez-le en artiste ; le Génie de
l’espèce est un industriel qui ne veut que produire. Il n’a qu’une pensée,
pensée positive et sans poésie, c’est la durée du genre humain
(...) L’homme est un instinct sexuel qui a pris corps »,
puis : "L'individuation, notamment parce qu'elle comprend un processus de subordination,
fonde une compréhension du monde dans lequel la volonté se nourrit
d'elle-même. La Volonté se trouve en effet confrontée à elle-même par
l'intermédiaire des unités individuelles, tout en étant toujours une. Cette
confrontation permanente est le monde dans lequel nous vivons. Nous autres
humains sommes en effet en perpétuelle lutte les uns les autres, et en
perpétuelle lutte contre ce qui exprime la Volonté (c.a.d.
schopenhauerienne, englobant tous les changements
dans l'Univers) par une branche autre que la
nôtre. C'est cette lutte pour la vie qui engendre la souffrance qui ne cesse que
momentanément, pour laisser la place à l'ennui",
une source Wikipédia.
Pour Schopenhauer,
l'abnégation du "vouloir - vivre"
implique la négation du corps, de la
procréation, afin de mortifier la volonté
(celle qui passe par soi))
*
(« Les
mystères de la vie ? » En
réalité il n'y a aucun mystère
: nous sommes comme pour les animaux unis et séparés
pour nous accoupler. Ainsi la femme use d'artifices
(vernis, rouge à lèvre, coiffure,
jupe au ras des fesses) pour attirer l'homme, mais
lui en fait tout autant (grosses voitures, salaire,
grande taille liée au sexe et donc à
la sûreté reproductive, moins de jeunesse
- parce que le grand mâle a pu montrer aux
femelles qu'il a éliminé ses concurrents
: pour la survie de l'espèce il est le meilleur.
Un jeune lion ne remplit pas ce rôle de compétition).
Nous photographes, nous sommes attirés par
cette beauté jetée à la figure,
mais celle-ci est chasse gardée de l'instinct
reproducteur et donc nous nous faisons repousser continuellement.
Que reste t'il ? La faculté instinctive de
la reproduction détournée de son objet
pour faire de l'argent (modèles rémunérés),
mais ce qui ne l'éloigne par de son sujet,
puisque la dimension productive demeure inhérente
à celle reproductrice)
*
(Ne pas être
dupe... Paul
Pantone fut incarcéré dans un
hôpital psychiatrique de l'Utah - il
rendit entièrement public les plans
du moteur non polluant et économique :
"réacteur
à plasma à réaction endothermique"
(brevet n° US005794601A1)
censé fonctionner avec le mélange
d'hydrocarbures (20%) et d'eau (80%).
On lit aussi ci et là que le procédé
permettrait de craquer la molécule d'eau
en hydrogène - ce que démentit
C. Martz, Ingénieur ENSAIS. Il n'empêche,
des bricoleurs, un peu partout dans le Monde, semblent
avoir modifié leur tondeuse à
gazon, selon les plans de Pantone, ils affirment
que cela fonctionne parfaitement (ex : avec le mélange
de 25% d'essence 95 SP et de 75%
d'eau). Réalité
ou escroquerie ? A l'heure où le
pétrole à la pompe suit beaucoup plus
rapidement l'augmentation du cours du pétrole
que sa baisse, lorsqu'il baisse, quand la Police
traque les hommes libres qui veulent utiliser de
l'huile de colza dans leur voiture ou tracteur ou
bateau, lorsque le pourcentage des taxes ressemble
davantage à une forme de racket d'Etat qu'à
du commerce, comment croire une seconde que celui
qui trouverait le moyen de substituer 80% d'eau
au diesel ou à l'essence, ne serait pas aussitôt
: A)
suicidé sous un bus ou B)
interné
chez les fous. Tant de milliards sont en jeu. Exemples
: pour l'Irak (1.2 millions de civils tués),
un Prix Nobel (Joseph Stiglitz) parla déjà
de "la guerre à 5.000 milliards de dollars"
(avec l'Afghanistan) ; pour la "guerre froide"
(1940 - 1996) "gagnée" par
les Américains, le coût total
fut estimé à 5.800
milliards de dollars
(J.-M. Gaillard, Conseiller référendaire
à la Cour des Comptes -1998) - puisque les
Russes ne purent suivre les dépenses
à ce rythme forcené. Selon
David walker, Président de la Cour des
Comptes des États-Unis (ayant démissionné début 2008),
les dettes non couvertes du Gouvernement des États-Unis
s'élèveraient à 53
trillions de dollars
(53.000 milliards de dollars). Bien que certains
aient voulu comprendre dans l'intervention
en Irak une aide directe à l'expansion israélienne
(thèse de Paul Craig Roberts), au lieu d'une mainmise
sur le pétrole, puisque les USA se fournissent
au Canada, au Mexique et au Venezuela, imaginons
un individu ou un pays trouvant une manière
de faire économiser 75% de l'énergie
! Il est probable que nous aurions dès l'instant
une guerre. Faire passer pour fou est certainement
plus stylé. Imaginons aussi que la loi promise
(mais non tenue au grand damne de l'UFC) par J.
Chirac sur le consumérisme (association
de consommateurs) ait aboutie ... rendez-vous compte
des millions de citoyens réclamant des comptes
à l'Etat, quant à la facture sociale
liée aux carburants légaux ?
En réalité, je pense que l'apathie
serait au rendez-vous. Enfin, pour notre modernité,
seul compte l'impact financier dérivé, jamais
la finalité de la vie ni la conscience. Il
est surprenant que l'air n'ait pas été
rendu à l'état vicié afin de
nous obliger à utiliser un masque à
gaz et à acheter des cartouches filtrantes
taxées à 80%. Ainsi, un film britannique
d'Alexander Mackendrix, très en avance
sur son temps, "The
Man in the White Suit"
de 1951, raconte la découverte du tissu inusable
et indestructible, en soi un progrès formidable
pour toute l'humanité. Mais, dans notre société,
on ne fabrique pas un pantalon pour le porter, enfin
si, de façon indirecte, le but premier étant
de vendre et de créer des emplois. Alors,
l'invention se retourne vite contre son créateur
: elle risque de mettre en péril
l'économie. Cette croustillante histoire
est une allégorie peu comprise en son temps
par la critique - cette fois-ci l'humanité
marchande ne devait son salut qu'au fait que ce
tissu ne supporte pas la pluie. Mais ne doutons pas
de la réalité de la folie
collective, il
en est sans doute de même vis à
vis des carburants, des produits pharmaceutiques,
car imaginez que tous les individus se mettent
à être végétariens et
à manger biologique
... la santé recouvrée sonnerait vite
le glas de l'économie occidentale. C'est
une des raisons pour lesquelles le pain de boulangerie, hyper
salé et sans goût (infect), n'a
plus rien à voir avec le vrai pain au
pur levain, ce qui fait dire à l'UFC
: "Que le seul
aliment consommé quotidiennement soit aussi
le seul que l'on achète sans savoir ce qu'il
referme (liste obligatoire
des produits chimiques en Grande-Bretagne) n'est
pas le moindre des paradoxes"
(octobre 2008). Pour conclure, la société
est scindée en "gauche - droite",
mais les utopies se rejoignent car elles sont
les pôles unifiés des instincts
primaires, rêve d'un monde standardisé d'un
coté, égalitarisme où
personne n'est mieux que soi (Saint-Just désirait
jusqu'à l'amitié légiférée), volonté
d'être au dessus de la mêlée
de l'autre, mais si peu de choses les séparent tant
elles sont complémentaires d'un même
autisme : "ce n'est pas nous, ce sont
les autres !". La critique des idéaux
utopistes eut brillé avec les anti-utopistes
(ex : Aldous Huxley)
et la parodie de la révolution industrielle
(ex : "les temps
moderne" de
Charlie Chaplin), approches concomitantes du même
monde aseptisé, égalitaire (concernant la
masse dans "les temps modernes"),
surtout mortellement ennuyeux, voir mortifère,
que rien ne changea. La recherche frénétique
des divertissements dans les villes, la campagne
se réservant l'alcoolisme et la chasse, en
témoigne suffisamment pour qu'il ne soit
pas utile de s'y appesantir...)
*
(L'emballement n'est
pas que financier. L'argent perd sa valeur,
les banques prennent en otage les gouvernements
et incitent les ménages à l'endettement, la
consommation devient frénétique. L'indice
de consommation est devenu chaque mois le principal
baromètre de la santé économique
du pays. On nous explique les vertus des produits
verts, du recyclage, mais jamais la pensée
de consommer moins (et biologique), seul comportement
fondamentalement écologique. J'utilise un
Pentax 67, un lourd magnétophone à
bande (je plains les jeunes avec leur MP3), une
voiture Honda depuis 25 années, sans avoir
décelé un défaut de conception, des
produits d'avant l'ère numérique (mais
il est vrai, de fabrication japonaise). Les derniers
reflex sont conçus pour durer trois ans,
une marque de téléphone mobile crée 15
nouveaux modèles chaque mois. Les hommes
Politiques, et de gauche comme de droite, n'y voient
que l'émanation du progrès (et
la création d'emplois), ils sont incapables
de reconnaître une accentuation de la matérialité,
c'est à dire une dissolution dans la seule
quantité, le signe que ce n'est plus
l'homme qui contrôle le matériel, mais la
multiplicité qui le mène. Face à
cela, le discours politique est d'aller encore plus
vite, toujours plus vite, sans même penser
la civilisation. Jusqu'où cette course
folle mènera le Monde ? La Terre ne peut
pas couvrir toutes les envies...)
*
(Idée de
Nation. Pour Julius
Evola, le nationalisme moderne, c'est : « la chute progressive du pouvoir politique de l’un à l’autre des
plans qui, dans les anciennes civilisations, attestaient la différenciation
qualitative des possibilités humaines ».
La subversion "par le haut" provint de
la royauté elle-même : « que les rois commencent à revendiquer pour leurs unités particulières
le principe d’autorité absolue propre à l’Empire en le matérialisant et en
proclamant finalement l’idée nouvelle et subversive d’Etat national », puis : « l’Empire est définitivement
supplanté par les impérialismes, c’est-à-dire par les menées des États
nationaux désireux de s’affirmer militairement et économiquement sur les autres
nations ». Evola rêva d'un
renouveau qui le fourvoya (concernant le nazisme), croyant recréer
la Tradition ("animé de valeurs hiérarchiques, idéales, anti-hédonistes et dans une
certaine mesure anti-eudémoniste, la sphère politique se situe hors du plan de
l’existence “naturelle” ou “végétative”, à fortiori de l’échelle des valeurs
utilitaires, économiques qui régentent le plus grand nombre à l’époque moderne"), commençant
par restructurer la classe productive dumézilienne
pour permettre aux énergies d'ordre
supérieur de se libérer, et :
"commencer à s’attaquer à la
reconstruction de la seconde caste, l’aristocratie guerrière, à laquelle
appartient le premier des aristocrates, le monarque".
Ce fut une immense folie, l'ordre d'influence traditionnel
était inversé, surtout à la période considérée
comme la plus éloignée de l'âge
d'or, ce qui paradoxalement suppose aussi un retour
sans caste. Evola saisit que la modernité
s'est restreinte à sa fonction marchande.
N'eut-il pourtant pas perçu que la subversion
du nationalisme procède tout autant d'en
bas, c'est à dire que par la perte des mythes
dits fondateurs
et
par l'égalitarisme de base, la Nation étatique
était devenue le ciment qui s'oppose
au déracinement (perte des mythes, des
coutumes). Ce ne fut qu'une situation continue
de crise identitaire (avec ses nombreux troubles sociaux)
qui ne se maintenait que par la conservation
du mythe de l'égalité (à bout
de souffle) et du progrès (la croissance),
avec une nature de société, différente
mais obligée, qui se profile sûrement
: la société dite de contrôle
de Gilles Deleuze. Revenons en arrière
: l'anthropologue Louis Dumont est connu
pour avoir comparé l'Inde à l'Occident
: la société indienne se caractérise
ainsi par la hiérarchie (mais avec une forte
idéologie holiste), la notre par l'égalité
(idéologie de l'individualisme).
Pour Dumont, "un
système de valeurs exclut la nation"
(fait des sociétés holistes), et mieux,
"La nation est
le groupe sociopolitique moderne correspondant à
l'idéologie de l'individu" ;
il est donc facile de comprendre que seule
une société holiste intègre facilement
l'acceptation hiérarchique. La société
disciplinaire, ayant eu ses beaux jours jusqu'en
68, est devenue incompatible avec la pensée
individualiste, et cette dernière rejette
autant la hiérarchie qu'elle n'est plus à
même d'avoir une pensée holiste. Citons
cependant Emile Durkheim pour son analyse
en apparence contradictoire et qui, concernant la
société occidentale, établit un
holisme "sociologique" : pouvoir de coercition
sur l'individu qui intègre la règle
à respecter, faisant que les comportements
sont globalement déterminés. Mais
ce n'est pas à proprement parler le
sens à donner à la société
traditionnelle dont l'holisme procède moins
de la discipline appliquée, que d'un
sentiment initial d'union (de totalité) insufflé
par les mythes et croyances. L'holisme dont il
est question est un néologisme qui peut se définir
comme tel : "tendance
naturelle de l'Univers en évolution créatrice à
constituer des ensembles qui sont supérieurs
à la somme des parties",
encore une notion absconds pour la modernité,
surtout aujourd'hui. La pensée holiste (holistique) s'est
perdue, la Nation d'Etat a de moins en moins
d'impact compte tenu de la circulation libre de
l'information, la société disciplinaire
est perçue comme une atteinte à la liberté individuelle
(ex : affaires médiatisées de Justice),
c'est ainsi que progresse la société
de contrôle par endettement, consommérisme,
publicité, vidéo-surveillance, sachant
que seule une approche systémique
permettrait de dire s'il s'agit en fait d'un holisme
de la mécanisation de l'homme. Certains
dirent que l'élevage concentrationnaire est
du fait d'une animalisation de l'homme, nous comprenons
mieux désormais, en l'absence de toute pensée
mythique et d'autorité suffisante (les
prisons sont pleines), la raison impérieuse pour
laquelle les Gouvernements ont tant besoin
de cette idée de croissance, elle est
l'unique moteur disponible pour la société
moderne, cela est même devenu le seul
paradigme. Le progrès s'attache à
lui-même : lorsque
l'on rapporte que l'espérance de vie augmente,
il n'est pas fait cas des soins palliatifs. Le progrès
présupposait l'utilisation massive des ressources
et fut pour cette raison tributaire du colonialisme.
Il est possible de se demander s'il n'a pas été grandement
favorisé par les États-Nations.
Ce qui caractérise la modernité actuelle,
c'est l'absence de conflit majeur, car, bien au
delà de l'équilibre des forces atomiques,
la bataille pour l'espace vital (implantation
de population, ressources naturelles) s'est
mutée en guerre
économique
sous l'égide du mondialisme. Le plus surprenant
est sans doute la stupeur des hommes politiques
ne comprenant pas la raison pour laquelle la mort
des soldats français (en Afghanistan) fut présentée
comme un fait divers, c'est à dire comme
un crime contre des hommes et non une
guerre, sous entendant aussi que les Afghans
sont attaqués chez eux (Paris-Mach),
ce qui est vrai. Ces hommes politiques n'ont
pas saisi que l'Etat-Nation a déserté l'inconscient
collectif, d'autant que l'armée est devenue professionnelle.
Quel est le paradigme en perspective ? Les
mythes fondateurs procédant
de l'hiérogamie (l'"égalité-liberté" est
intrinsèquement incompatible et même
destructeur, car il détruit un
système des valeurs - selon Dumont - non
axé sur l'individu lui-même, comme
le système tripartite dumézilien),
la Nation en tant qu'entité impérialiste
- sont morts (n'ont plus de sens), il ne reste que
la croissance qui ralentit, et la fracture sociale
qui augmente de jour en jour (disparité grandissante
des revenus). C'est peut être cette compréhension
confuse (et peur) qui induit un retour au sacré.
Par un autre aspect de la réflexion,
celui attaché à la notion de Principe,
Guénon parle de dissolution dans la quantité
pure (multiplicité) qui ne peut finir que
là où commencera un nouveau cycle,
mettant en garde contre tous les nouveaux prophètes.
Les idées de Nation
(entité physique) et de Patrie
(substance morale et affective) sont des monstres
de la modernité ; n'oublions pas que
les millions de morts inutiles de part et d'autre
en 14-18 ne suffirent pas à abreuver
la bête identitaire qui a perdu ses propres
mythes, on fusilla pour l'exemple plus de 600
soldats en France,
pour cause de défaitisme, de refus de se
battre, encore pire : de fraternisation avec
l'ennemi ! Comment pourrions-nous nous battre pour
le pays aujourd'hui, la jeunesse inculte, et
soumise aux marchands pour la croissance, ignore
tout de sa propre Culture et perd même l'usage
de sa langue ?)
Ce
projet est fini. Pendant cette décennie de
photographie, je me suis retrouvé bloqué en
Auvergne*, très loin du littoral que
je photographie et sans plus pouvoir partir
à cause d'ordures (artisans ravageant*
une maison du fait d'une bêtise rare).
Derrière cette difficulté, l'ANPE
ne m'a jamais accordé la moindre autorisation
de déplacement et c'est par de brefs voyages, dormant
dehors et en évitant les contrôles,
que j'ai malgré tout réussi à
réaliser ces photographies. Les
uns et les autres garderont mon profond mépris. *
(Ne croyant pas au
hasard, une notion uniquement occidentale,
car l'unicité, la symbolique et l'ontologique
se rejoignent, il me vient à penser qu'il
y a deux raisons possibles à ma venue accidentelle
en Auvergne : 1) expiation de quelque crime ou faute
karmique, ou 2) descente vers des abysses
infra-humaines, par delà la syncrhonicité
permettant de ne plus désirer l'Homme,
et
ainsi échapper à un enchaînement
funeste des morts et des naissances - l'âme marquée
au fer rouge d'un prosaïsme hallucinant.
La question existentielle n'est plus tant :
"que puis-je faire ?", "que
dois-je faire ?", que de me faire brûler dans
cette ruine afin d'échapper aux méandres
administratifs, à la Mairie qui incite à
reconstruire une gouttière arrachée
mensuellement au point de rétrécissement
de la rue (sacrée intelligence et bel d'humanisme
pour des socialistes), au voisinage qui n'en finit
pas d'arracher les parties extérieures
de ma vieille Honda (une voiture comme moi ... étrangère)
et à l'ostracisme général,
aux trottoirs gorgés de "déjections
canines" ou supposées telles ; mourir
à la naissance - ceux à qui cela
arrive sont peut être les plus chanceux
sur cette planète folle des larmes et des armes) *
(Exemple : Il suffit à une partie adverse de ne
pas venir à une expertise officielle de Tribunal
... pour que cette dernière soit jugée
irrecevable. Fichtre, les gens mal intentionnés
seront plus à même de connaître
la manière pour abuser autrui. Quel pays à la con !
La formule n'est pas élégante, je
le concède, mais elle rapporte bien une opinion.
Ceux qui lisent R. Guénon penseront
que je sors une évidence : la Démocratie
donnant sa voix à la multitude, les sots
(ou ignorants) désigneront donc quantitativement
ceux qui leur ressemblent le plus (ou qu'ils comprennent),
faisant que l'intellectualité, l'art et la
spiritualité, ne cesseront de baisser au
sein d'une société devenue exclusivement
marchande. Il suffit de regarder les chiffres de
l'audimat de la télévision pour s'en
convaincre : Arte n'est généralement
même pas citée ! Alors, la cinquantaine
parle mieux que la critique de l'étant
par Heidegger : la crise économique,
la disparition des ressources, la biodiversité
en détresse, la pauvreté en augmentation
ne sont rien face à la disparition de l'être,
car l'économie du profit jonglera avec ces
maux ; la photographie n'a d'autre finalité
que de vendre (Presse people et pornographie) ou
de faire vendre (publicité et politique),
de rapporter de l'argent factice (aucune créativité
ou création de richesse, juste une forme
de redistribution) et de remplir le formulaire des
Impôts. Après tout, nous sommes dans
le non-vivant
de Guy Debord, un monde de l'instant
qui ne sait plus d'où il vient ni où
il doit aller, une gestion populiste ou démagogique
du moment et procédant de l'utilisation
et de la gestion de la peur
(particulièrement
aux USA), et du besoin de consommer,
offrant une piètre compensation
à la perte de l'être. Me
vouer à partager la beauté de
ce que nous saccageons m'aura donc mené en
Enfer
: lieu horrible (absence de la mer), ruine
(maison) dont le toit menace de s'écrouler
et que je ne chauffe pas l'hiver, perte du RMI ...
et
des amis qui fuient comme des rats (je les comprends),
et le système administratif et mécanique
qui profite de cette faiblesse pour enfoncer
encore davantage)
"Travailler
plus pour gagner plus"
n'est certainement pas une éthique
politique. Ce sens ne peut être porté
que par la contemplation*
(comme puissance d'affect, écoute de la Nature,
et donc créativité), dès lors
que l'oniromancie (mais la distinguons nous encore
de la rêverie ?) n'est plus perçue
comme telle. La contemplation, parce qu'elle suppose
une participation, intègre le visuel
et le visible, permet ainsi d'exercer un regard
intentionnel au sein d'un même monde
; elle est aussi une conscience reflexive
qui permet, au delà d'une rupture dans
la dualité, à l'Absolu de
se voir lui-même (dans le cadre la vacuité, les
choses qui ne se laissent pas trouver sauf englober
les sens de tout l'extérieur*
- "dans toutes directions"). Selon Plotin,
toutes les choses sont comprises dans la contemplation
(exister dans la relation de ressemblance -
"De la nature de la contemplation et de l'Un").
Pour les Tibétains, la méditation
est une "restructuration des plis de l'esprit",
alors que la contemplation est celle du pur
miroir de la conscience "jamais contemplée
par elle-même"*, sauf
à condition, donc, de ne pas
écouter les sirènes (épreuve
des Furies). La modernité, se méprenant
sur la Renaissance italienne, a donné
une préséance à l'essor
technique. Souvenons nous : Pâris dut choisir
entre les trois déesses et ce fut Vénus
(il déclencha la guerre de Troie), Socrate*
choisit Athéna (la raison) et dut boire la ciguë.
Pythagore proche de l'orphisme ne sépara
pas l'action de la méditation (ex : exercice des
huit années de silence), ne dissocia pas
Praxis et Vacuité. Aujourd'hui qu'en est-il ?
Le négoce a tiré la contemplation
vers l'oisiveté dont Bernard de Clervaux
mettait en garde : le tourisme marchand propose
un plaisir frelaté (aussi
bien concernant la photographie : des clichés
fantasmagoriques et non plus l'immersion dans
l'âme du lieu, que les délires historiques
comme les châteaux cathares - excellent marketing).
*
(Qui reste plus à même d'en faire la
démonstration que René Guénon
? "Les doctrines
orientales, et aussi les anciennes doctrines occidentales,
sont unanimes à affirmer que la contemplation
est supérieure à l'action, comme l'immuable
est supérieur au changement. L'action n'étant
qu'une modification transitoire et momentanée
de l'être, ne saurait avoir en elle-même
son principe et sa raison suffisante ; si elle ne
se rattache à un principe qui est au-delà
de son domaine contingent, elle n'est qu'une pure
illusion ; et ce principe dont elle tire toute la
réalité dont elle est susceptible,
et son existence et sa possibilité même,
ne peut se trouver que dans la contemplation ou,
si l'on préfère, dans la connaissance,
car, au fond, ces deux termes sont synonymes ou
tout au moins coïncident, la connaissance elle-même
et l'opération par laquelle on l'atteint
ne pouvant en aucune façon être séparées.
De même, le changement, dans son acceptation
la plus générale, est inintelligible
et contradictoire, c'est à dire impossible,
sans un principe dont il procède et qui,
par là même qu'il est son principe,
ne peut lui être soumis, donc est forcément
immuable ; et c'est pourquoi, dans l'antiquité
occidentale, Aristote avait affirmé
la nécessité du "moteur
immobile" de
toutes choses. Ce rôle de "moteur immobile",
la connaissance le joue précisément
par rapport à l'action (...) toute connaissance
vraie est essentiellement identification avec son
objet. C'est là justement ce qu'ignorent
les Occidentaux modernes, qui, en fait de connaissance,
n'envisagent plus qu'une connaissance rationnelle
et discursive, donc indirecte et imparfaite, ce
qu'on pourrait appeler une connaissance par reflet,
et qui même, de plus en plus, n'apprécient
cette connaissance inférieure que dans la
mesure où elle peut servir immédiatement
à des fins pratiques (...) C'est bien là,
en effet, le caractère le plus visible de
l'époque moderne : besoin d'agitation incessante
de changement continuel, de vitesse sans cesse croissante
comme celle avec laquelle se déroulent les
événements eux-mêmes. C'est
la dispersion dans la multiplicité, et dans
une multiplicité qui n'est plus unifiée
par la conscience d'aucun principe supérieur"
- "La crise du monde moderne") *
(selon aussi bien Plotin que le Bouddhisme) *
(Façon poétique de dire que le Soi
qui se contemple n'est déjà plus soi-même,
sauf d'un point de vue ontologique de l'être,
un changement de degré de conscience
et que R. Guénon intégrerait dans
ses "états multiples de l'être".
Dans cette acceptation, il faut mourir à
soi-même ; c'est le sens de la petite
mort, celui du passage par un trou d'épingle) *
(Pour Aristophane, Socrate fut sophiste.
Surtout, il ne fut pas grand un partisan de
la démocratie athénienne (il loua
plutôt Sparte), fit référence
à un esprit personnel (démon) non
saisi comme intuition par ses détracteurs,
et suspecté d'être le rejet
de la religion officielle. Il se tourna vers
la raison, en ce qu'il pensa le concept de la divinité
à l'origine de la notion de déités,
c'est à dire ce qui eut déterminé
les dieux et non son contraire - c'est à
dire le concept de divinité venant des
dieux eux-mêmes, créant la rupture avec
les présocratiques. Pourtant, nous savons
que la conception de l'être chez Aristote
dériva des idées de Parmenide
(le père de l'ontologie), ce qui revient
à différencier l'être et
le non-être, ce qui est à l'origine
de la logique dite aristotélicienne (Aristote
vit dans Zénon le créateur de la dialectique).
Alors, l'apparent truisme de dire que "l'être
est" - que "le non-être n'est
pas", amena le principe qu'une chose ne peut
être son contraire, et par là
même la réalité ontologique.
En découlera la mystique, la métaphysique
(le concept du "moteur immobile" cher
à Aristote), le recherche du Soi, mais également,
sur le plan plus matériel, la logique
occidentale puis la science moderne, jusqu'à
la phénoménologie. Platon,
qui fut disciple de Socrate, pensa que le monde
sensible doit être créé par
un démurge (le Timée) qui n'est pas
antérieur au monde, mais qui entretient vis
à vis de ce dernier une relation ontologique.
Ainsi, Platon, renouant avec les présocratiques, substitua
l'oubli à l'ignorance reconnue par Socrate,
le monde des Idées rejoignant le Beau
idéal qu'il s'agit de retrouver. C'est qu'un
fossé s'était creusé vis à
vis de Pythagore, influencé quant
à lui par l'Égypte, l'orphisme, un
chamanisme apollinien, considérant que ce
qui est le plus savant est le nombre (la divine
tétraktys), appliquant la règle
du silence (donc du secret
initiatique). Chez les pythagoriciens, les "contemplatifs"
étudièrent ce qui devint le quadrivium
du Moyen-Âge : arithmétique - musique
- géométrie - astronomie. Seuls les
mathématiciens ("ésotériques"
- quatrième degré initiatique) venaient à
la connaissance cachée (intériorité)
et avaient le droit de voir le Maître derrière
son rideau. Il est considéré
une élite sur des critères de
contemplation (ou d'intériorité) ;
ainsi, les acousmates restaient les politiques et
les administrateurs, alors que les ésotériques
accédaient au domaine contemplatif, à la
connaissance inspirée par les mathématiques
comme à la fois symboles et présence des
dieux dans ce monde. Un peu du Beau
de Platon, pourtant, ne se retrouva-t'il pas dans
la "divine
proportion",
toute mathématique ?)
La
contemplation, toujours polymorphe, aborda à
la fois l'Absolu (perçu comme silence ontologique)
et la Connaissance (transformation active de soi-même
sous ces deux aspects : enseignement transmis
par un Maître* et spéculation philosophique).
Que reste-t'il ? Rien ou presque, quelques textes
sacrés traduits pour de rares érudits
(je n'en fais pas partie), un New Âge
décalé, la philosophie devenue
nihiliste et qui rejette la spéculation
dans la recherche d'un "moment antécédent",
Heidegger et une de ses élèves,
Hannah Arendt ("Condition de l'homme
moderne", 1958) rattachant le totalitarisme (aussi
bien nazi que stalinien) dans l'impérialisme se
développant dans les Êtats-nation, un
monde qui n'est plus qu'actif au détriment
de sa dimension contemplative, pour une barbarie
exclusive de l'esprit, quand le déprécient les
expositions branchées de ... merde*,
alors que l'utopie libérale de l'économie
- casino se
dégonfle (fin 2008) par intermittence, comme le ferait une
baudruche (bulle spéculative) remplie de
vide.
*
(Contrairement à ce que l'on voudrait faire
croire, le basculement de la société
traditionnelle vers la modernité ne
date pas de 1789, ni du jour où
le peuple a tranché la tête de son
Roi qui eut accepté les trois couleurs symboliques (graduellement
: bleu
(ou gris) : production,
rouge
: guerriers, et blanc
: caste sacerdotale). Rappelons, au passage, que
l'histoire re-mâchée voudrait faire
croire que les massacres de Vendée ne
furent pas un génocide... L'ancien monde
décapité ne fut pas essentiellement celui
des privilèges, il véhiculait un savoir
(une "connaissance") gardé jalousement
très secret (loges et confréries
du moyen-Âge) pour la question des aptitudes non
partagées par tous. Aujourd'hui, cette idée
anti-républicaine et non démagogique
stigmatise la haine du secret, sauf pour
le folklore révérencieux qui émane
des loges maçonniques. Citons Georges
Jouven : "(...)
Aussi, à la suite d'un procès-verbal
du 9 janvier 1668,
contre-signé par Charles Perrault
(reconnu comme non initié) et
rapporté dans son détail par Machabey,
Colbert contraignit les maçons à se
conformer purement et simplement au nouvel étalon
du Châtelet. L'administration avait eu raison
de la tradition"
- "La forme initiale". Ainsi donc, après
que le "Livre de la Sagesse" (Ancien Testament)
eut confirmé des origines cosmogoniques :
"Tu as tout ordonné
par mesures, nombres et poids"
(Sagesse, 11, 10), pour maintenir cette tradition
biblique et architecturale du pourtour méditerranéen jusqu'à
la Révolution française, le Ve
siècle av. J.-C. amorça un changement
en profondeur du fait de l'influence métaphysique
des Grecs. Georges Jouven : "(...)
le fulgurant éclair de la pensée grecque
vint cependant ébranler l'inébranlable
édifice de la cosmogonie traditionnelle.
Pythagore et son théorème, Parménide,
Héraclite, Empédocle et les quatre
éléments, repris par l'enseignement
de Platon, allaient alors accorder à la philosophie
métaphysique la primauté sur la révélation
cosmogonique traditionnelle. C'est ainsi que fut
promu ce que nous avons appelé le "Beau
philisophique grec"
- "la forme initiale", p. 13. Ainsi
donc, selon Jouven, ce Beau
philosophique se
différencia de celui biblique par le fait
nouveau que n'étant plus révélé,
que procédant du calcul de mathématiques
irrationnelles, il pouvait être appliqué
aussi bien au domaine profane que religieux (référence
: "de architectura"
de Vitruve). Charles Perrault y mit symboliquement
fin avant la date terrible de la Révolution
française qui rasa toute idée de symbolisme
intrinsèque. Dès lors, nous ne contemplons
plus le Monde, nous le plions à notre seule
volonté) *
(Au sens propre (c'est à dire sale) comme
au figuré, ou les deux à la fois,
comme le furent déjà celles de Wim
Delvoye et consorts) Au sein de l'approche
eschatologique
guénonienne (différente de celle dite
millénariste, davantage mythe stoïcien
de l'éternel retour, cyclique selon les doctrines
de l'Inde et de la Grèce), ce monde-ci
devrait peser de plus en plus lourd matériellement
et jusqu'au point ultime y mettant
enfin un terme brutal...
L'Art
moderne en tant que fonction de pitre
ou clown public ? Mais certainement, il y
a diverses raisons à l'origine de cette
situation : d'un coté l'art contemporain
devint volontairement provoquant, en réaction
aux guerres (Dadaïsme), puis un masque déformé
de la modernité et de ses laideurs (écrasement
de la qualité par la quantité, Culture
pour tous sous la Quatrième République
- chasse à ce qui est trop intellectuel,
Pop art, période scatophile, surfaces de
vide etc.). Puis la caricature devint exemplaire
et fit ses émules dans le monde des artistes,
d'autant que l'élite dirigeante ou marchande
préfère toujours, pour son usage personnel,
les objets de luxe (grandes marques), plutôt
que l'art contemporain qu'elle jette au peuple. .
Un exemple des pitreries
coûtant une fortune aux contribuables
vivant dans le vide artistique sidéral
(exemple : Ikea,
entité digne du "Meilleur des mondes"
: tous pareils et standard garanti, tutoiement
obligatoire) chez eux : la biennale de Nantes (ce
sont 7.4 millions d'euros), dont un canard
jaune gonflable
et géant, le Lénine de Montpellier
(170.000 euros), le lion énorme de
Bordeaux en composite (145.600 euros), que
du grand et du gros, du toc certes, juste ce
qu'il faut pour montrer (de loin) au
peuple que l'on s'intéresse à lui.
Alors, Heidegger s'interrogeant sur l'étant
écrasant l'être ne suffit pas comme
explication fondamentale, car il s'agit de
la constatation des effets de la modernité.
Pour comprendre l'origine de la perte du sens ontologique
de chaque chose, il faut revenir notamment à
celle de la "divine proportion"
(ouvrage écrit à Venise en 1509 par
Paccioli di Borgo, ami de Léonard de Vinci),
aux formes dites récurrentes*
(rectangles dynamiques platoniciens), aux symboles*.
A l'opposé radical de la compréhension
empreinte d'intériorité, l'Etat gère
le 1%
de la culture comme si les choses subtiles de la
pensée n'appartenaient qu'au domaine exclusif
de l'étant. Sa compréhension est comptable
(lire le décret n° 2002 - 677, concernant
le 1% de la Culture et les arts plastiques). Comment
s'étonner dès lors qu'il ne s'intéresse
qu'au "droit
d'auteur",
au détriment phénoménal de
tout "droit
à la création"*
? *
(Alberti
(1404 - 1472) : "Nous
apprécions de ne voir qu'une seule et même
forme dans une composition") *
(Jean
Scot Erigène : "Le
signe d'un monde supérieur qui se dérobe
à notre connaissance s'ouvre à nous
par le détour des symboles") *
(Même
pas obtenu une seule pellicule ou un litre
de carburant, pour aider. Juste rappeler, en
tant qu'artistes attachés au "beau platonicien"
et non à la bouffonnerie nihiliste faite
pour divertir (déstructurer la pensée
nuisible au consommérisme), qu'il est interdit
(Fisc) de vendre plus de 30 exemplaires d'une même
image. Par contre, les entreprises commerciales
(à but lucratif) peuvent autant qu'elles
le désirent afficher des publicités
pavloviennes dans les couloirs du métro...
leurs taxes et statut leur achètent
ce droit, ce qui en passant n'a pas l'air d'interloquer
ceux qui passent leur temps à clamer haut
et fort les valeurs égalitaires de la
Démocratie ! Qu'en est-il en dehors
de l'argent - roi ?)
Nous
y voilà, plutôt moi. Au moment où
l'état de la planète commence davantage
à
enrichir le marchand qu'à inquiéter
le peuple, car l'écologie est devenue vendeuse
(comme la lessive à l'aloe vera -
pardon un simple parfum de synthèse - de
chez Auchan* - vous savez : "la vie - la
vraie"), mon projet photographique sombre avec
moi. Plus d'ordinateur ni de scanner en état
de fonctionner, puisque témoigner
de la beauté de la Terre par l'image
ne représente rien, ne signifie rien au sein
de la "France qui marche", vous savez
bien,
cette croissance perpétuelle alors que
l'humanité est exponentielle*, mais la
planète limitée à elle-même.
Un certain Ministre européen eut suggéré
de faire sauter le Pôle Nord avec une bombe
atomique afin de permettre d'accéder
aux richesses pour lesquelles les Russes plantent
des petits drapeaux en titane, tout ceci finira
en guerre totale. Un concept
terroriste, d'ailleurs créé par les
Américains en Afghanistan pour empêtrer
les Bolcheviques, eut pendant un temps permis de
justifier une mainmise sur l'Irak (je l'ai écrit
en 1990 et cela me fit supprimer mes droits civiques
par un Préfet : plus de droit de vote, je
n'avais qu'à ne pas penser par moi-même), mais, pendant ce temps là, l'Afrique
est maintenue sous l'emprise de dictatures afin
de la spolier de ses richesses phénoménales,
pendant ce temps là les dépenses militaires
atteignent 1200 milliards de dollars (60% pour les
USA et la Russie, environ 5 % pour la France), alors
que le G8 de 2008 promet une somme ridicule de 60
milliards de dollars pour ... aider cette Afrique !
*
(Valeur de symbole :
aussi Carrefour et consorts sur les nouvelles gammes
estampillées écologiques. Les produits
diététiques s'étaient approprié
les vertus désinfectantes, notamment pour
ce qui concerne la prévention du cancer du
colon et l'apport de polysaccharides et de
vitamines (plus de 75 éléments nutritifs,
200 autres composants ainsi que 20 minéraux,
18 acides aminés, 12 vitamines). Mais
la vertu alimentaire de la plante a fait long feu
devant le marketing : le nom valorisant la
boite est écrit en gros mais la composition
en taille miniscule, ici un ajout de parfum de synthèse.
Si vous pensez que l'on vous prend pour un
con, vous n'êtes pas loin de la vérité,
d'autant que les services de la Répression
des Fraudes, comme les Préfets, laissent
courir : la croissance est en jeu. Pourtant, selon
le producteur US Farms, le marché américain
des produits à l'aloe vera représenterait
34 milliards de dollars. Même en l'absence
de tout composant, la plante fait des miracles) *
(«Trois bombes menacent le monde : la bombe atomique, qui vient d'exploser,
la bombe de l'information, qui explosera vers la fin du siècle,
la bombe démographique, qui explosera au siècle prochain, et qui sera
la plus terrible», Albert EINSTEIN)
Pire,
aucun homme politique n'est devenu politiquement
végétarien afin de montrer, par son
exemple,
qu'il est encore possible d'éviter le chaos
planétaire qui s'annonce : pas
seulement témoigner d'une empathie pour
les animaux exterminés, comme à Auswitch,
mais préserver les sols, l'eau (il faut
5.000
litres pour produire un kg de viande), ne pas gaspiller
les protéines, sauver la mer, nous sauver
en tant qu'espèce prédatrice, tout
simplement, lutter contre la faim dans le monde.
Mais voilà, chez les Inuits qui sacrifiaient
leurs vieillards pour survivre, la femme du chasseur
passait de la salive au phoque tué pour étancher
sa soif dans son passage dans l'au-delà ;
chez nous les vieux sont mis dans des mouroirs et
les animaux sauvages servent à faire
des concours de chasse et non à se nourrir.
Quelles seront les lois qui protégeront le
vivant contre l'horreur OGM ? Cette humanité
est pervertie dans l'âme, prend la rupture
ontologique de l'être (principe de Laïcité*)
et l'égalité d'intelligence (Démocratie)
pour des valeurs absolues, alors que l'intellectualité
ne finit pas d'être tirée vers le bas
(télévision) ; en aucun cas il ne
saurait s'agir de civilisation. Alors pourquoi me
plaindrais-je ? N'est-il pas normal qu'un Préfet*
me fasse retirer le RMI aussitôt après
que j'eus sollicité auprès de la Présidence
une autorisation d'aller à un stage photographique
que me refusait l'ANPE ? Les artistes sont
toujours maudits et ceux qui consacrent leur vie
à montrer la beauté de la Terre sont
foulés aux pieds. Mais j'ai compris
la leçon, je m'arrête fin 2008 afin
de me consacrer à la photo de cul*... c'est
bien ce que veut le monde non,
uniquement ce qui participe à
faire consommer ? Fin* de parcours pour Pleinouest35...
retour au monde dit réel. De toute manière,
le travail n'est perçu aujourd'hui que comme
salaire et n'a plus de finalité intrinsèque
auprès des gens simples. Ceux qui me voient
avec mon matériel photographique me perçoivent comme
pervers ou comme paparazzi.
Il suffit de tenter d'expliquer qu'il s'agit d'une
vocation, pour déclencher l'incompréhension,
pour attiser le mépris...
*
(Quelle déraison des libres penseurs
voulant se croire plus libres, en s'opposant
à Aristote qui décèle dans
la raison sa propre limitation intrinsèque) *
(Préfet d'Auvergne. En 7 années
passées en Auvergne
(impossibilité de me sauver de cette de
région lourde - qui tire vers le bas, les
volcans tassés ayant probablement influencé
une architecture grossière), je n'ai pas
croisé un seul photographe dans cette nature là... Après tout, on n'a pas
à donner le RMI à un artiste
montrant que la Terre est belle et merveilleuse,
un milliard d'euros suffit amplement à
divertir (défouler) en France le peuple, avec le spectacle
du football où l'on braille ; Un
photographe en Auvergne est donc aussi saugrenu
qu'une vache sur la Place de la Concorde, c'est
ma conclusion. Unique réflexion des autochtones
à la vue de mon matériel : "ça
doit coûter des sous"
! Alors je leur réponds : "ça
eut donné, mais ça donne plus",
pour rester dans la pensée sociale et philosophique
du cru !) *
(Ce n'est pas gagné ... des centaines de
modèles de charme (bien joli nom) cherchant
des photographes sur les sites dédiés,
aucune ne m'a répondu. J'en déduis
qu'hormis la recherche de la plus grosse rémunération
possible, elles ont véritablement une noix
à la place de la cervelle...) *
(La lie est bue et la coupe est une auge : recalé
au BAC, toujours dernier de la classe en philosophie,
dégradé le dernier jour des EOR, bloqué
au diplôme d'architecte en fin de cursus
(sous l'égide de Starck), volé par toutes
sortes de marchands et d'affairistes (centrales
d'achat de grandes surfaces localisées au
Luxembourg), mis à la rue à cause
du travail d'artisans redoutables par leur intelligence
(leur expliquer que la tuile du dessus doit couvrir
celle du dessous, en Auvergne), interdit de déplacement
photographique par l'ANPE, il est attendu d'être
démis du RMI à la demande d'une aide.
Comme le dit Claude Allègre pourtant sinistrement
célèbre pour ses positions pour les
OGM et contre le principe de précaution,
le monde dit économique est en guerre dite
économique et celle-ci est une vrai guerre.
Malheur aux faibles et à ceux qui ne plient
pas, la société est calquée la
majorité des gens stupides qui lisent que
fumer tue
(que les engrais font un tabac radioactif),
mais dont le cerveau est incapable de synthétiser.
Il faut bien mourir de quelque chose, disent les
idiots !
Fumer
tue - la bêtise du peuple n'a
aucune limite : 21%
de la population, 14 millions de fumeurs sur 65,
fait partir en fumée l'équivalant
de plus de 10 budgets*
de la Culture
! Le
gouvernement ne fait que stigmatiser le chômage
pour faire juger de la crise ou de l'efficacité
de sa politique. Pourtant, les 2.5 millions de chômeurs
ont coûté 74.2 milliards d'euros
en 2004 (32 milliards pour les dépenses "passives"
et 42 milliards pour les dépenses "actives"),
soit plus que le salaire de 4 millions de salariés
au SMIC (une source LePoint.fr) ! Mais l'étrangeté
du système ne s'arrête pas là.
Le tabac en France c'est : 14 millions de fumeurs, 4000
produits chimiques, 55.8 milliards de cigarettes
vendues en 2006 (80 milliards en 2002), 13.3
milliards d'euros de chiffre d'affaire pour l'industrie
française du tabac, 66.000 décès
liés au tabagisme, 7 secondes à
la nicotine pour arriver au cerveau. "Le
tabac
limite l'apport d'oxygène au cerveau et aux muscles. Il est responsable de maux
de tête, de vertiges et d'une diminution de la résistance à l'exercice. Le
tabac est associé à 30 % de l'ensemble des cancers. Il est lié à 90 % des
cancers du larynx, des bronches, des cavités buccales, de l'œsophage et des
poumons ; il est en cause de façon indirecte dans les cancers du pancréas, de
la vessie, du col de l'utérus et de l'estomac"
(source : "Drogue - danger - débat"). Mais
surtout, selon un rapport officiel Kopp
et Fenoglio, le
coût social*
du tabac en France serait de 48
milliards d'euros ... 48
milliards d'euros à cause seulement de 14
millions de drogués dont le cerveau faible
reste sous l'emprise d'un cocktail chimique
savamment distillé ! Ceci pour percevoir
11.6 milliards d'euros de taxes (en 2004) et vendre
65.730 tonnes de tabac (2006). Avant le rapport
Kopp et Fenoglio, il était estimé
que : "Les
dépenses de santé liées au tabac s'élèvent à 18 milliards d'euros par an, soit
1.355 euros par fumeur. 9.2 milliards viennent des maladies cardio-vasculaires,
5 milliards des maladies respiratoires, 1.3 milliard est imputable aux cancers,
une part assez faible car les cancers du tabac tuent vite"
(Libération.fr). Ainsi, 48 milliards
d'euros de coût social supporté par
la collectivité, c'est plus de dix fois
le budget de la Culture, plus d'un porte-avions
nucléaire construit chaque mois alors que
la France ne dispose que du Charles-de-Gaulle
! Il est rapporté que le tabagisme fait
économiser 18 milliards d'euros aux cotisations
de retraite, mais les comptes d'une telle gestion
(élevage humain) semblent être
négatifs. Si seulement les politiques avaient
combattu ces chimistes stimulant la dépendance,
nous n'aurions peut être pas à déplorer
un génocide,
le Ministère de la Culture pourrait aider
ses artistes au
lieu de supprimer le RMI, la
France aurait une Défense
respectable. Le
chômage sujet central de l'économique
? Foutaise. J'ai été à la rue deux
années et jamais aidé (il n'y
a pas de suspension de la taxe d'habitation lorsqu'une
maison est officiellement non habitée pour
cause d'inhabitabilité) ; alors, chaque
fois que je vois un crétin fumer, c'est
de l'espérance, du bonheur et de la créativité
que je vois partir en fumée.
*
(Pour 2008 :
2.928 milliards d'euros dont "arts plastiques"
(53.6 millions d'euros) et "éducation
artistique" (31.5 millions d'euros !!!!). Oui,
vous avez bien lu : 31.5
millions
pour l'éducation artistique attachée
au Ministère de la Culture contre 48
milliards
pour le coût social du tabac ! Le tabac de
un Français sur cinq coûte donc 1000
fois plus ! Lisons alors l'Etat lui-même
: "Le système éducatif mobilise pour les arts et la culture 1,5
milliard d'euros par an au sein du budget "enseignement scolaire".
Cet effort considérable et quotidien, qui équivaut à la moitié du
budget total du ministère de la Culture, s'est accrû de 26 millions en
2006 par rapport à 2005. 10 millions d'élèves sont concernés par
les enseignements artistiques obligatoires à l'école et au collège.
Plus de 103.000 élèves ont suivi une option artistique en lycée
d'enseignement général et technologique. Plus de 700.000 élèves de
lycée professionnel ont bénéficié d'un enseignement artistique.
Aucun
autre pays ne consacre autant de moyens dans ce domaine pour l'ensemble
de sa jeunesse. Le travail remarquable des enseignants des disciplines
artistiques, l'investissement des équipes éducatives et des corps
d'inspection dans l'action culturelle doivent également être soulignés"
(education.gouv.fr)".
Est-ce "considérable" face aux
48 milliards du coût social du tabac ?) *
(Ensemble
des coûts
supportés par la collectivité : dépenses de santé,
campagnes
de prévention, perte de revenus et de production, etc.)
"Malheur
aux faibles"
: "La barbarie n'est pas la préhistoire
de l'humanité, mais l'ombre fidèle
qui accompagne chacun de ses pas",
Alain Finkielkraut (Le Mécontemporain).
Citons Amnesty
International : "La peine de mort ne fournit ni protection, ni avantage exceptionnel à
la société. Elle est appliquée par des systèmes judiciaires sujets à
l'erreur humaine et aux préjugés. La justice n'est donc pas servie,
elle est pervertie. La peine de mort tend à être infligée, le plus
souvent, aux membres les plus vulnérables de la société : les pauvres,
les malades mentaux, les incultes, les analphabètes, les minorités
raciales, religieuses ou ethniques. Partout dans le monde elle frappe
de façon disproportionnée les classes les plus défavorisées, celles qui
sont le moins aptes à se défendre par manque de connaissance et
d'argent (...) Il est de la responsabilité et de l'honneur de tout personnage
politique de qualité* de passer outre les considérations électoralistes
et d'éclairer ses concitoyens pour faire avancer son pays sur le chemin
de la civilisation des droits humains, qui, eux, ne dépendent pas de
l'opinion publique". *
(Ceci parait antinomique avec
la Démocratie pour qui, selon René
Guénon, l'élite correspond directement au
degré de compréhension du peuple ignorant
: "La cause de
tout ce désordre, c'est la négation
de ces différences elles-mêmes, entraînant
celle de toute hiérarchie sociale ; et cette
négation, d'abord peut être à
peine consciente et plus pratique que théorique,
car la confusion des castes a précédé
leur suppression complète, ou, en d'autres
termes, on s'est mépris sur la nature des
individus avant d'arriver à n'en plus tenir
aucun compte, cette négation, disons-nous,
a été ensuite érigée
par les modernes en pseudo-principe sous le nom
d'"égalité"
(...) et il ne serait pas moins facile de faire
ressortir toutes les conséquences absurdes
qui découlent de cette idée chimérique,
au nom de laquelle on prétend imposer partout
une uniformité complète, par exemple
en distribuant à tous un enseignement identique,
comme si tous étaient pareillement aptes
à comprendre les mêmes choses, et comme
si, pour les leur faire comprendre, les mêmes
méthodes convenaient à tous indistinctement.
On peut d'ailleurs se demander s'il ne s'agit pas
plutôt d'"apprendre" que de "comprendre"
vraiment, c'est à dire si la mémoire
n'est pas substituée à l'intelligence
dans la conception toute verbale et "livresque"
de l'enseignement actuel, où l'on ne vise
qu'à l'accumulation de notions rudimentaires
et hétéroclites, et où la qualité
est entièrement sacrifiée à
la quantité, ainsi que cela se produit partout
dans le monde moderne pour des raisons que nous
expliquerons plus complètement par la suite
: c'est toujours la dispersion dans la multiplicité"
-"La crise du monde moderne") "Gens
stupides" : j'ai
une grande expérience, pour exemple
ces milliers de femmes abordées pour le portrait,
mais qui ne savent réagir que par la
négative et le plus souvent avec mépris,
mais tout en fumant la drogue qui les tue lentement.
Classons parmi les choix si peu réfléchis
toutes les vaccinations : "Elles
sont à ce point sacralisées que nous
ressentons comme une atteinte personnelle et une
hérésie l'examen critique de ce problème.
Or, les statistiques officielles montrent qu'à
égalité de niveau de vie, les épidémies
ont régressé, dans les pays qui n'ont
pas vacciné, aussi vite que dans ceux qui
l'ont fait systématiquement",
présentation du livre de Fernand Delarue
: "L'intoxication
vaccinale" (Ligue
nationale pour la liberté des vaccinations).
Je
suis attaché à René
Guénon pour
sa dénonciation de la monstruosité
de la pensée moderne ("Crise
du monde moderne"),
à Gunther
Schwab pour le
rôle de divertissement pitre de l'Art ("Les
dernières cartes du Diable"),
à Guy Debord pour
sa société de spectacle ("Le spectacle en général, comme inversion
concrète de la vie, est le mouvement autonome du non-vivant"),
à Gilles Deleuze
pour la société de contrôle
supplantant celle disciplinaire, à Philippe
Debrosse pour son
analyse féroce du monde libéral assimilé
à une entreprise de destruction massive,
à tous ceux qui ont pensé et ne se
sont pas satisfait de la pensée commune
distillée au quotidien. Le monde s'est perverti
lui-même à cause d'idéaux institués
en dogmes puis prostitués au profit, le symbole
est devenu marketing et la pensée tributaire
du monde imaginal*
a délaissé la conscience individuelle
retranchée ainsi de sa part d'ombre
la plus onirique. On se dit "cartésien"
en ignorant gravement que le Cogito
n'est d'aucune sorte un syllogisme (selon les
deux prémisses aristotéliciennes majeur
et mineur), qu'en réalité penser et
être sont concomitants d'une même
réalité individuelle (solipsisme),
que la question que se posait Descartes
dans ses "Méditations métaphysiques"
était d'accorder sa réalité
au monde matériel (perçu comme tangible)
qui n'est peut être qu'un songe, considérant alors
encore que Dieu dans son immense bonté
ne saurait nous tromper sur notre réalité
d'être pensant. Ce qui en découlera
: une subjectivité qui amènera
une notion de relativité, le principe
anthropique supplantant l'autorité divine
dans la recherche du sens. Suivra la phénoménologie
par laquelle Husserl
radicalisera le Gogito ("Méditations
cartésiennes"
: le Cogito comme fondement de tous les axiomes),
procédant ainsi bientôt à la
suprématie de la pensée dite scientifique
et de celle matérialiste devenue le
commun. Nous voici coupés de la réalité
ontologique* divine et retranchés du
Principe dont nous nous étions appropriés
la substance première selon les prémisses
égotiques du Cogito. Y voir alors l'origine
de la démesure actuelle et des sophismes
tant politiques que marchands, est quelque
matière sulfureuse que j'expose ici-même
sans retenue : la quantité écrase
la qualité... Aristote eut beau
pensé que la raison se limite à elle-même
et ne traite que de son objet, Pascal*
que la "pensée par derrière la
tête" des puissants doit se garder
des gens du peuple, l'esprit cartésien supplanta
les croyances (l'intuition), la société
de contrôle l'autorité disciplinaire
: il faudrait à la France 5 milliards d'euros
pour insuffler un civisme.
*
(Monde dit "intermédiaire" : "Le
monde imaginal est présenté par l'Egyptien
comme le placenta qui le protège, "nourrit"
et donne forme à l'embryon. C'est la première
"peau" qui se déchire à
la naissance. Elle est invisible pendant la vie
dans ce plan concret . Elle reste invisible comme
le jumeau complémentaire du corps physique
; mais en aucun cas elle reste passive, car elle
maintient la vie du corps physique relié
au Ka,
c'est à dire au "double vital".
Mais ce n'est pas un simple "double vital",
car cette puissance peut se transfigurer et devenir
Akh : "Le Lumineux"",
Fernand Schwarz. Voilà sans doute
pourquoi la géographie sacrée égyptienne
fut une projection du ciel sur la Terre, comme
en témoigne l'archéoastronomie, le
rôle de Sirius et de la "corrélation
d'Orion" selon Robert Bauval (ou Georges
Vermard) : Pyramides de Gizeh et constellation d'Orion) *
(Les religions et les dogmes n'ont cessé
de se contredire les uns des autres à cause
de la perte de sens de leurs symboles, de nous éloigner
de la source. Citons Blanche Merz ("L'âme
du lieu") : "Lors
du concile de Constantinople
en l'an 553, par
la décision d'une très mince majorité,
la notion des naissances renouvelables a été
biffée. Pensez donc, si, lors de ce vote
une petite poignée d'hommes s'étaient
décidés différemment, la Réincarnation
serait aujourd'hui pour toute l'humanité
occidentale un fait tout naturel. C'est donc l'homme
qui s'est arrogé le droit de décider
de notre Être et de définir ce qui
pourrait être la vérité... L'Évangile
de Thomas - qui n'a pas été admis
dans le nouveau Testament met dans la bouche de
Jésus cette parole : "Heureux celui
qui était déjà avant qu'il
existe..."".
Les églises se sont enfermées dans
leurs croyances, elles ont feint d'ignorer la transmission
de l'Égypte Ancienne (lire à ce propos
Christiane Desroches Noblecourt), la création
par Ptolémée 1er de Sérapis
(Zeus-Osiris-Apis) pour unir Grecs et Égyptiens
dans le même culte, Orphée accueilli
par les prêtres de Memphis 13 siècles
avant le Christ avant de revenir en Thrace
et qui aurait pu être à l'origine
des mystères d'Eleusis, aussi la création
de la Bibliothèque d'Alexandrie ; pour
l'orphisme, l'âme est prisonnière du
corps (le fardeau d'un crime originel) et de nombreuses
incarnations purificatrices sont nécessaires
pour une vie post-mortem. Jacques d'Ares :
"Le
passage du christianisme judaïque au christianisme hellénique, du fait
historique de Jésus au fait mystique du Christ, se serait opéré grâce à
l'orphisme, la christologie de Paul étant purement et simplement une
transposition de l'orphisme. Entre les deux doctrines, il y a mieux que des
ressemblances, il y a identité pour tout l'essentiel. Par conséquent, établir
que les éléments mythiques du Christ paulinien dérivent de l'orphisme équivaut à
chercher jusqu'à quel point la résurrection mystique dans le christianisme
dérive de l'orphisme". Aussi donc : oublié
Horus
qui naquit d'une vierge un 25 décembre, eut
12 compagnons (symbole astrologique : maisons du zodiaque),
fut la troisième personne de la trinité
"Osiris - Isis - Horus", le fils "oint
de Dieu" (KRST) appelé "Iusa
- Iao - Iesu",
le fils jamais procréé ("éternel"
selon l'épithète d'Horus) de Ptah
le père, aussi le bon berger, fit des
miracles (marcha sur l'eau et éleva El-Azar-Us
- en fait une simple allégorie pour le passage
du soleil par la "constellation de la momie"
lui apportant lumière et vie , désormais
Lazare, d'entre les morts), il fut mis au tombeau
puis ressuscita - source : "Le Livre égyptien
des morts" par Gerald Massey
("Le Christ est une
figure populaire qui n’a jamais existé, une figure d’origine païenne ;
une figure qui fut le Bélier et ensuite le Poisson ; une figure qui
était sous forme humaine le portrait et l’image d’une douzaine de dieux
différents").
Oublié Krishna
né d'une vierge ("la divine") et dont
le père fut charpentier (et de naissance
royale), qui ressuscita et monta au ciel, fut le
"Dieu-berger", fut appelé "Jezeus"
(pure essence) - une source Acharya s.
Oublié aussi Mithra
né d'une vierge ce 25 décembre,
le "bon berger" ou "sauveur"
(Messie), qui avait 12 compagnons, faisait des miracles
et ressuscita
3 jours après
avoir été mis au tombeau, fut célébré
le dimanche avec l'eucharistie à l'origine
de
la Cène. Le
chistianisme garda incontestablement (ce ne serait pas
tant un choix réfléchi qu'une manifestation
symbolique) le symbolisme solaire (Horus s'opposant à l'obscurité
: c'est Seth puis Satan), Israel viendrait de
"Isis - Ra - El" (dieu Sémite), 12
disciples personnifient 12 signes du zodiaque,
des hommes-dieux crucifiés (les 16 sauveurs
crucifiés du monde selon Kersey
Graves, aussi
"Pagan Christs" par J.M. Robertson) ont leur
anniversaire le 25 décembre car le soleil
descend vers le Sud jusqu'au 21 décembre
(solstice d'hiver), reste immobile trois jours
avant de remonter vers le Nord, période d'angoisse
qui correspond à la mise au tombeau... Concernant
la Trinité : "D'après
l'indianiste français Alain Daniélou,
la Trinité chrétienne ne serait pas
sans rapport avec la
Trimoûrti,
les conceptions philosophiques hindoues étant
connues du monde grec au début de notre ère.
La ville d'Alexandrie accueillait d'ailleurs une
communauté indienne et des témoignages
grecs sur le culte vishnouite du II siècle
av J-C. existent (dont celui de Héliopore,
fils de Dion). Selon cette interprétation,
Dieu le père, le procréateur, est
à rapprocher de Çiva,
le dieu se substituant à son organe de création,
le lingam. Vishnou serait alors Dieu le fils, descendant
sur la terre sous forme d'avatar. On trouve d'ailleurs
un certain nombre de similitudes ou ressemblances
entre Krishna et les autres avatars et le Christ,
comme on en trouve d'ailleurs avec certains héros
grecs, Krishna et Achille meurent d'ailleurs de
la même façon, une flèche dans
le talon. Ces similitudes entre Jésus et
Krishna ont fait l'objet d'étude par des
auteurs comme Gerald Massey (1828-1907), Kersey
Graves (1813-1883), un quaker de l'Indiana, et d'autres
encore. Quant au Saint-Esprit, il ne semble pas
avoir mieux réussi dévotionnellement
que Brahmâ",
une source Wikipédia. Au delà donc
des dogmes
et des croyances,
de la cosmogonie
et de l'astrologie,
il reste d'un coté la métaphysique
(R. Guénon)
et la magie
(Bouddhisme tibétain,
Kundalini yoga)
tributaires de transmissions initiatiques, de l'autre l'irruption du
sacré (mysticisme
chrétien, iranien,
révélations,
oniromancie)
et hauts lieux
énergétiques (radiesthésie), aussi le chamanisme
dont est partie l'aventure spirituelle,
au néolithique, lorsque l'homme possédait
ce sens d'appartenance au tout, loin de l'esprit
moderne faisant considérer que les choses
de la Terre sont notre propriété.
Le Christ ne fut peut
être pas une personne historique et physique
dans le sens commun. Je me place volontairement
en contradiction (position de doute) avec les guénoniens
considérant que la personne divine du
Christ (la voie du Logos : incarnation salvatrice
qui tend la main vers l'homme) devait prendre forme,
s'incarner donc, pour que l'incarnation donne pleinement
sa vie au symbole, au sein d'une conception
placée au delà de la
concrétisation de mythologies en corrélation
les unes avec les autres, et même si les courants
gnostiques gardaient une myriade d'approches
ésotériques inspirées
par une Tradition commune. Guénon
eut considéré que les deux aspects
sont par nature (principe) inséparables l'un
de l'autre, positionnant l'approche intellectuelle
(ici métaphysique) bien au dessus d'aptitudes
plus personnelles amenant au mysticisme ou au rite
(exemple : créer un espace sacré,
donc hors du temps, afin de favoriser une irruption
du sacré). Ainsi, Frithjof Schuon
expliqua que : l’Absolu peut être approché par deux voies, l’une fondée sur « Dieu en soi », et
l’autre sur « Dieu fait homme ».
La seconde voie n'est pas seulement une approche
exotérique,
elle se justifierait par le fait que le symbole
doit prendre forme (mais concrètement ou
de manière archétypale ?). Ainsi Schuon
: "C’est ce qui fait la distinction entre, d’une part l’Abrahamisme, le Mosaïsme,
l’Islam, le Platonisme, le Védantisme, et d’autre part le Christianisme, le
Ramaïsme, le Krishnaïsme, l’Amidisme, et d’une certaine manière même le
Bouddhisme tout court". Aussi Achavara s qui
parait ignorer tout de la Tradition et de la réalité
vraie des symboles :
"Les réfutations des chrétiens contre les gnostiques indiquent que l'homme-dieu
chrétien était une insulte aux gnostiques, qui soutenaient que leur dieu ne
pouvait prendre forme humaine (...) L'histoire "Évangélique" de Jésus n'est pas une représentation effective d'un
"maître" historique qui a marché sur la terre il y a 2.000 ans. C'est un mythe
établi à partir d'autres mythes et hommes-dieux, qui étaient à leur tour des
personnifications du mythe omniprésent du dieu-soleil".
Pour les guénoniens, l'incarnation de Dieu
(Logos) tient moins de la nécessité
religieuse d'un exotérisme, que de la
concrétisation spaciale et temporelle d'un
symbole ayant valeur de manifestation cyclique,
ici au sein d'un manvatara
dont nous sommes tout à la fin apocalyptique
de l'âge de
fer : "Il
faut nous tenir prêts pour un événement
immense dans l'ordre divin, vers lequel nous marchons
avec une vitesse accélérée
qui doit frapper tous les observateurs. Des oracles
redoutables annoncent déjà que les
temps sont arrivés",
Joseph de Maistre cité par Guénon
dans "le Roi du Monde") *
(Cependant, selon Pascal, les sociétés
disciplinaires furent arbitraires. Il aurait
dénoncé l'imposture de la démocratie
participative (des "demi-habiles" ou des
"dévots") placée sous l'égide
de la tyrannie de la coutume : "N'ayant
pu faire de ce qui est juste ce qui est fort, on
a fait de ce qui est fort ce qui est juste".
La justice reste donc un maquillage de la force,
avec une forme de légitimité qui explique
encore l'affaire d'Outreau. Il reste une
vanité de croire que la "société
de contrôle" serait autre que l'anticipation
des pensées (discours sécuritaire)
alors même que l'endettement tient autant les
ménages que le contrôle de l'information)
Il
me parait incontournable de rapporter à quel
degré l'Occident s'est fourvoyé à
propos du sens symbolique. Pour reprendre la terminologie
heideggerrienne, il a soumis l'étant à
l'étant, oublié que chaque chose est
le symbole de ce qu'elle est au niveau de l'être
(exemple : la synchronicité jungienne à
propos de l'Alchimie
des profondeurs).
Je cite un extrait d'un texte fort de A. L. Kelkel (Ontologie et décadence de Hegel à
Heidegger) : "Lorsque Hegel juge proprement positive au bout du compte la
progressive instauration du règne de la Raison et sa domination sur la Terre
entière, Heidegger en retient plutôt la face négative car le règne planétaire
de la Raison occidentale, sous le masque de la Science et de la Technique
triomphant à l’ère atomique, traduit à ses yeux la décadence progressive de
l’Occident, la destruction de tous les
rapports authentiques de l’homme avec lui-même, avec ses semblables comme avec
l’être de tout ce qui est (…) le devenir historique, s’il a un sens,
est autant et plus eschatologique que téléologique car il ne se confond pas
avec une idée rationnelle immanente qui agirait telle une fin tendant à se
réaliser progressivement à travers les aléas de l’histoire empirique des
hommes. Plutôt qu’un progrès, l’histoire profonde de l’humanité est
inéluctablement décadence (Verfall), la fin vers laquelle elle s’achemine est
proprement l’accomplissement (Vollendung) de l’histoire parvenue à son stade
ultime à l’âge de la Science et de la Technique planétaire (…) lorsque
Heidegger décrit ce qu’il nomme l’histoire de l’errance (Irre) de la pensée
s’engageant de plus en plus profondément dans l’oubli du Mystère de l’être
essentiel, qui n’est pas un substitut du dieu des théologiens, mais peut être
tout de même le divin, le Sacré, il ne vise point par là la défaillance de la
mémoire des hommes, ni davantage quelque péché originel dont ils se seraient
rendus coupables : l’oubli qu’il dénonce et déplore est la cause première
de l’histoire d’Occident et de sa décadence, ce qui est tout un ; il
coïncide avec le mouvement historial au cours duquel l’homme succombe de plus
en plus à sa « suprême passion pour l’étant » ; s’adonne à la
poursuite effrénée de tout ce qui est objectivable et aux manipulations
incessantes en vue de la totale domination de la Nature".
Voilà l'origine profonde du chaos actuel. Photo
de moi en 2008, question d'aller au fond de soi-même
:
|
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|
Préambule
: "Regardons maintenant une photographie, et voyons si elle nous rend humble et
fier à la fois. Demandons-nous si elle nous dénude au plus profond, nous habille
tout entier, si elle nous étreint de tout cœur. Voyons si nous sommes bien face
à une histoire d'amour. Si elle nous interroge et si elle nous répond tout en
demeurant muette et tout en hurlant de par toutes ses formes. Si nous sommes à
cette hauteur, alors, nous sommes face à l'Art. A l'apprentissage duquel nos
écoles consacrent bon an mal an une heure de cours par semaine... Il est vrai
que nous vivons dans une société plutôt barbare dominée par l'économique, la
finance, le souci de la rentabilité, où l'on se préoccupe fort peu d'initiation.
C'est pourquoi cette société ne saurait durer*. Elle ne s'attache qu'à l'Avoir, à
la possession*, à l'accumulation, au paraître, tout ce clinquant éphémère. L'art,
lui, durera. Il libère et nous rapproche de l'Être", Xavier Zimbardo
photographe, juin 2005. Puis, cités par
lui-même : "Je ne fais rien. L’Esprit Sacré accomplit
tout à travers Moi", William Blake. "La
position de l'artiste est humble. Il est essentiellement
un canal", Piet
Mondrian.
*
(2021
: fin de l'argent, 2025 : fin de l'or et du zinc, 2028 : fin de
l'étain, 2030 : fin du plomb, 2039 : fin du cuivre,
2040 : fin de
l'uranium, 2048 : fin du nickel, 2050
: fin du pétrole, 2064
: fin du platine, 2072 : fin du gaz naturel, 2087 : fin du fer,
2120 : fin
du cobalt, 2139 : fin de l'aluminium, 2158 : fin du charbon -
selon l'association "Terre
Sacrée") *
(Nous sommes passés d’une population de 3 milliards en 1960 à presque 7 milliards
aujourd’hui. Nous serons 9 ou 10 milliards en 2050)
"Nous sommes tous de
passage" (Marc-Aurèle - Pensées, livre IV, art. 48
; référence au mythe stoïcien de l'éternel retour*)
*
("Samsâra ne veut pas dire naissances
et morts sans fin, mais "couler avec",
traverser une série d'états",
P. Masson-Oursel, "L'Inde Antique et la Civilisation
Indienne", 1933)
"Pleinouest35",
un
mode d'emploi obligé : Mon
site photographique est un carrefour militant. Certains disent : "tu ne devrais montrer que des
photographies et ne pas mélanger les genres".
Et pourquoi donc ? Pour ne pas essuyer l'opprobre
de ceux qui ne supportent pas la contradiction et
qui se satisfont de la pensée commune insufflée
par la société de contrôle ?
Il y a bien les écrivains militants, les
chanteurs engagés, il y aura désormais
les photographes inconnus montant au combat. Etant moi-même
photographe de nature, celui-ci
sera donc orienté contre la laideur et la
pollution submergeant les âmes. Le mépris
sera au rendez-vous, d'autant qu'une majorité
de citoyens a vite oublié que la Démocratie
était une idée de la liberté
d'expression sans limite* et non ce ventre mou cérébral
qu'est devenu le consommérisme, cœur
palpitant d'une croissance confrontée à
des démons apocalyptiques. Il est des
richesses fondamentales qui ne se vendent pas
et que méprisent la machine politique et
celle marchande. Tout semble être fait, de
l'école ne laissant pas le temps nécessaire
à la réflexion personnelle (en
référence à la Scolastique
du Moyen-Âge et à l'art de la marche
méditative) aux journaux télévisés
et à la fin de la philosophie, pour
ôter la capacité de tout raisonnement
personnel. Ceci se décèle au quotidien,
jusqu'aux nouvelles voitures dont le changement
d'une ampoule exigera désormais la
présence d'un spécialiste ! La bêtise
est devenue le fond de commerce de la démocratie
marchande : TF1 augmentera son auditoire
au fur et à mesure de la descente intellectuelle
de ses programmes (la tête de l'Etat considéra
qu'il n'y a pas de différence entre les chaînes
privées et celles publiques : "Secret
story" (merci pour l'anglicisme) ne diffère
nullement de "Des racines et des ailes",
tant il est vrai que, dans le premier programme,
nous avons la cuisse (à défaut de
la moindre réflexion) des filles pulpeuses.
Nous connaissions fort bien la dimension mercantile
des métiers d'avocat et d'agent immobilier,
nous l'avons vécu dans notre chair et en
gardons les stigmates au plus profond de notre âme,
mais la photographie n'est nullement en reste
: Réponses Photo me contacte pour
une parution - ne répond à aucun rappel
pendant une semaine - dit "trop tard"
- raccroche sèchement sans même dire
"au revoir". Si faire un site comme Pleinouest35
nécessite de se déplacer à
grands frais, puis quatre heures de scannérisation
par image, j'ai saisi que je ne valais guère
plus qu'un chien au sein de ce commerce (même
rapport au tourisme). C'est juré : à
la prochaine occasion j'arracherai un morceau de
mollet avec les dents, il faut s'adapter au Monde
dans lequel on vit ! *
(Si ce n'est dans les motivations premières
de caste (la bourgeoisie se sortant de l'emprise
royale elle-même tranchée de celle
sacerdotale sous Philippe le Bel), du moins dans
la croyance populaire, hormis l'aspect de l'humanisme
britannique plus philosophique de John
Locke penseur de
l'Enlightenment
introduit par
Bacon et Descartes, pour un Empirisme
(l'expérience devra dès lors dicter
la connaissance) épistémologique et
un Libéralisme
(soumettre le pouvoir exécutif à celui
législatif expression de la volonté
de la communauté, en France devenant le "peuple
souverain") se plaçant déjà
vers 1650
aux antipodes du platonicisme (de Cambridge) et de
l'aristotélicisme (d'Oxford) en rivalité,
tournant ainsi le dos à la Tradition
transmise par le monde grec, développant l'utopie
du progrès qui finit par dévorer le
Monde et contrôler toute pensée,
jusqu'à son absence : nihilisme intégral (Sartre),
art contemporain scatophile, besoin malgré
tout d'existentialisme ou de surréalisme.
Il restera donc à se poser la question : lequel
des deux aspects, de la baisse de la spiritualité
et du mentalisme, a le plus influé sur
l'autre ? La baisse de l'intuition se
retrouve dans la niaiserie du language politique
et
c'est bien cette baisse d'intériorité
(et non un quelconque universalisme par son prosélytisme)
qui a ouvert l'Occident au Bouddhisme puis
à l'Islam : choix de René Guénon
alors que le Christianisme
s'enfermait dans ses dogmes et refusait de cautionner
une universalité du sacré, même sous
l'aspect des symboles (exemple : Croix
du supplice comme axe sacré) repris
par la Franc-maçonnerie (R.E.R.). Nous
connaissons la suite : l'empirisme de la pensée
dualiste, bientôt scientiste, amena la
phénoménologie, le culte de la matérialité
pure et la sacro-sainte croissance.
Il faudra la physique quantique pour redécouvrir
ce que connaissaient intuitivement les alchimistes
(car la quête de l'or est un prétexte
et un procédé d'intériorisation) : l'observation
modifie l'expérience théoriquement
neutre et détachée de son objet, puisque tout
est relié (principe de l'analogie).
C'est la raison pour laquelle le Monde nihiliste
actuel ne peut être considéré
comme une civilisation ; aussi, le fait
que nous exposions des objets magiques à Quai
Branly témoigne de cette décomposition
et de l'état de cadavre de la société
qui pourrit le vivant dans son entier : mort des
forêts, pourrissement des sols, famines,
pollution de l'eau, de l'air, disparition des espèces)
La
photographie
: bilan général ou "qu'on se
le dise" ! Dans l'état
actuel de la technologie, en 2008*, il est hors de
question d'utiliser les appareils numériques
(texture de matière plastique, fausse netteté
par accentuation et plage dynamique désastreuse)
; je suis revenu au lourd Pentax
67 (une bien belle
bête) des années 70 : format de
film 120, pas de
zoom (jambes du photographe ou choix d'optique
comme le fabuleux 55 mm), pas de stabilisateur
(pied photo ou vitesses rapides), pas d'autofocus
(le regard est plus rapide), pas de moteur (sentir
le moment où déclencher), aucune
cellule ni mesure de lumière (le cerveau
fait office de calculateur), que du bonheur et quel
résultat qualitatif avec le film Reala
de chez Fuji ! C'était le temps où
on avait encore le temps de penser la photographie
de paysage. Il reste donc le sujet
et la manière
: c'est le "degré
zéro de la motivation publique". *
(Mais nul doute que la technologie évoluera très
vite)
Je
profite de cette parenthèse pour témoigner
de mon expérience
française
: il m'a fallu acheter du matériel d'occasion
à l'étranger (UK, Allemagne, Italie,
USA, Canada, Asie), pour découvrir enfin
qu'il y avait des personnes plus honnêtes
et non tant de menteurs
et de voleurs.
Je me suis fait
rouler pendant vingt ans en France (sur le
prix et l'état réel), mais encore pas à
l'étranger, attestant que la réputation française
(notamment le tourisme,
des études du Figaro), dit subsidiairement de
l'Auvergne, n'est nullement usurpée. C'est,
sans doute, aussi la raison pour laquelle il est
quasiment impossible de trouver des artisans consciencieux
(restons correct), les hommes politiques font
passer une loi de délit de fauchage
juste après que certains Tribunaux eussent
reconnu un acte de résistance vis à
vis du hold-up*
fait sur le vivant, aussi ces hommes politiques
veulent favoriser l'implantation des
grandes surfaces, soi-disant lutter contre
la vie chère, alors que c'est exactement le
contraire qui découlera : le
monopole
écrasera davantage le petit commerce
et permettra d'augmenter les
prix des fruits et légumes ! D'ailleurs,
quand les grandes marques n'augmentent pas les
prix, c'est le volume des boites qui baisse. Fichu pays qui donne
ses
leçons de citoyenneté, comme
s'il s'agissait, concernant la politique, d'un fond de commerce
à entretenir ! *
(Ainsi : "On se bat depuis 11 ans contre les OGM parce qu'ils sont brevetés et
qu'à travers ces brevets, les firmes essaient de privatiser le vivant
(...) Aujourd'hui d'autres firmes s'appuient sur les
Certificats d'obtention végétale (COV) pour obliger les paysans et tous
les gens qui font du jardinage à racheter tous les ans leurs semences
(...) C'est un nouveau hold-up sur les paysans et sur les citoyens qui utilisent des semences
(...) On va lancer un mouvement d'échanges gratuits et désobéir en plantant
dans son champ, dans son potager ou sur son balcon des semences
interdites", José
Bové - 13
juillet 2008)
Photographie
et croissance : Dichotomiques
par nature, antinomiques par principe. Station méditative
encensée par Plotin, mais ennemie de la démocratie
marchande qui se met en représentation quand
le Président Sarkozy vient encourager devant
les médias un buraliste. Point
de vertus tabagiques cardinales au sein de l'activité
photographique de paysage, strictement rien d'utile,
si ce n'est favoriser éventuellement un tourisme
et dépenser du carburant surtaxé dans
la démesure (à l'origine non pas
une pression écologique, mais un racket) : a)
Aucune aliénation mentale prématurée
favorisant une société de contrôle b)
Manque de retombée fiscale à engloutir
dans le déficit public c) Pas de création
d'emplois engendrée par le coût formidable
des cancers d) Aucune augmentation de la mortalité
excellente pour le régime des retraites Ni
mort, ni destruction, juste le témoin de
la beauté oubliée.
Mes
excuses pour les Maîtres de l'Enfer
et le Ministère de la Culture
donnant dans un clientélisme d'Etat.
De toute manière les temps changent, tout s'accélère,
ainsi l'être humain s'uniformise
dans ses pensées et ses goûts.
Il est alors édifiant de voir à quel point
la Culture
(la Musique) et l'intelligence
(l'esprit critique) baissent et nos "élus"
aimeraient soumettre la création (la
conscience) aux critères de la croissance infinie
(le profit), les soubresauts identitaires
créent les idées très fausses servant les
intérêts mercantiles : tourisme, folklore,
culture locale en réalité résidu
de civilisation et non identité endémique
ou ontologique de l'être, fausses musiques
corses ou celtes, chateaux cathares, crêperies,
naturisme et autres inventions artificielles faites
pour développer l'élevage de l'homme ; la
pensée s'échappe toujours davantage, le
contrôle des médias participe
à une l'OPA sur le vivant ou ce qui
peut encore être considéré comme
tel ; le conditionnement démocratique est
phénoménal et les doutes quant à
la mort de Coluche*
(aussi l'amiante, le sang contaminé, les
OGM, les écoutes téléphoniques,
la corruption* : pot-de-vin faramineux réclamé
au directeur de Virgin par un Ministre, l'augmentation
des cancers) ne suffisent plus à faire
réfléchir le citoyen soumis au travail,
au transport, surtout à la peur (un nouvel
ennemi invisible a vu le jour ou a été
créé) et à des médias
volontairement débiles qui vont être
encore plus possédés par la publicité,
sauf ceux plus intellectuels que l'on veut
ainsi tarir. Il ne s'agit plus de l'Oeuvre
au Noir de Margerite
Yourcenar, mais
d'un pourrissement généralisé
propre à anticiper les pensées, ou
mieux à les éviter. Ce n'est pas un
hasard si nous sommes à l'aire numérique
: le MP3
dégrade la perception de l'oreille en habituant
à une bouillie sonore, la qualité
de la photographie numérique est une insulte
faite au réel perçu comme tel, la
vie relationnelle ressemble aux programmes du film
eXistenZ
réalisé par David Cronenberg :
il n'y a plus de pensée personnelle
non issue ou contrôlée par les modes
de conditionnement tissant la réalité
quotidienne ! D'ailleurs, nos hommes politiques
se soucient des Droits d'auteur, en ce qu'ils concernent
les retombées fiscales et l'industrie des
nouvelles technologies imposées, mais jamais
de l'accès ou du droit naturel à
la création, ce qui est un signe fort. L'animalisation en
batterie de l'homme de la rue est en donc marche
: à force de nous croire plus libre démocratiquement,
nous avons abdiqué sur notre nature
d'être ontologiquement pensant, la société
devenant source de cette liberté depuis la méprise sur la
compréhension
du
Ego-Cogito de
Descartes* (subjectivité
transcendentale) qui
a façonné la pensée moderne
et
insufflé la
phénoménologie : le
Cogitatum de
Husserl (Démarche des Méditations cartésiennes purifiées*).
Ainsi donc, l'intentionalité marquant le pas sur la subjectivité de
Descartes, pour une sensibilité créatrice
aussitôt existentialiste et phénoménologique,
a amené le Monde réel au terme
écologique, nous a retranché de
sa réalité (malgré la
démarche intuitive des surréalistes), a participé
à nous enfermer dans des villes schizophrènes
et fait soumettre la biodiversité. Je
suis donc prisonnier de ce Monde spirituellement
autiste, ravagé par un gavage publicitaire
imposé par des hommes-chiens, mené
par des sophistes de la pire race, retranché
de la partie féminine de mon espèce
qui me parait de plus en plus étrangère*
à mon humanité ; je photographie
des cailloux*, des vagues et des nuages, le temps
qui passe et qui marque les jalons de notre navire
cosmique, aussi l'écume sur le
sable, puisqu'aucun marchand encore plus cupide
ne se les est ainsi appropriés ! Je
suis donc heureux : mes rares photographies
m'appartiennent toujours, aucune loi, aucun homme
politique corrompu ou fou, rien encore ne me les
a volées. Je suis aussi comme les plantes,
je me penche vers Mozart (enterré comme un
animal dans la fosse commune) et je fuis le
vacarme des masses.
*
(Radicalité
: Les livres explicites ne manquent pas sur
le sujet. Après tout, si le Président
Chirac refusa de débattre avec Le Pen arrivant
au second tour, insultant par là-même
des millions d'électeurs, ce qui est une
faute déontologique assez grave, comment
imaginer qu'un autre Président prenne le
risque de se retrouver en face d'un clown portant
un gros nez rouge
au milieu du visage, sans que les barbouzes de l'ombre
n'interviennent pour sauver, si ce n'est le masque Démocratique,
le politique ? Il faut se souvenir de l'opération
SATANIC
(très juste nom à propos de nucléaire)
montée dans la précipitation par la
DGSE (sans doute sur demande de Charles
Hernu, Ministre de la Défense) pour
couler en 1985 le bateau de Greenpeace mouillant
à Auckland (Nouvelle-Zélande),
pour protester contre les essais nucléaires
français. Souvenons-nous du texte politicien
du Ministre néo-Zélandais G. Palmer,
digne d'un mauvais film de série B : "C’était aussi la plus grave violation de la souveraineté territoriale qu’ait
jamais subi la Nouvelle-Zélande. C’était un acte de terrorisme soutenu par un
État, un acte de guerre". La France
pays terroriste ? Cela rappelle d'autres terrorismes
et la répétition de l'Histoire. Citons un
roman plus qu'évocateur de la rafle
du Vél' d'Hiv
à la candidature de Coluche en 1981 (Ranucci
condamné à mort sans preuve fut guillotiné
en 1976) : "Itinéraire d'un
salaud ordinaire" de Didier Daeninckx.
Rappelons que le terme de "Gardien
de la Paix" fut inventé en
1829 (naissance officielle de l'Orchestre en 1929
(centenaire), bien après la participation
créatrice de Gossec) afin de cacher le rôle
premier de toute Police : servir, renseigner et
protéger le Pouvoir, comme l'atteste le
retournement précipité de la
Police parisienne sentant le vent tourner dangereusement
en 1945. Après la Libération les résistants
furent innombrables. Cette radicalité
a changé de style, mais la méthode reste
identique : la Démocratie s'exporte bien
en ce qu'elle sert à envahir des pays étrangers
afin de leur voler leurs ressources (Afghanistan
et Irak, Afrique), les "droits
de l'homme"
varient selon les intérêts du moment
(Arabie-Saoudite, Irak et Chine). Tout cela n'est
pas nouveau, mais le peuple n'en mesure pas le degré
effroyable de cynisme. C'est quelqu'un qui a perdu
son "droit de vote" à cause de
sa franchise, ou le sens de l'éthique supplantant celui
de la vertu, qui vous le dit...) *
(Corruption
à la française, ou ce qui peut transparaître :
"Je me souviens de la bataille que j'ai dû
mener pour obtenir l'ouverture du Virgin Megastore
des Champs-Elysées le dimanche. Un de vos
ministres m'avait réclamé à
l'époque un pot-de-vin
de près de 1
million d'euros
pour appuyer mon dossier, ce que j'ai refusé",
R. Branson - Capital 2008. Maintenant
nous nous étonnons moins de certaines radiations
de chômage : qu'est-ce qui différencie
ces méthodes politiques avec celles de la
mafia calabraise ? Où sont les policiers,
les juges et les journalistes d'investigation ?
Faut-il collectionner les procès comme Capital
pour exercer l'art de la démocratie, ou relire
la République de Platon ?) *
(Je pense qu'il est inutile d'expliquer qu'il s'agit
d'une manière courte d'argumenter, que
Descartes
et Husserl
furent moins des acteurs que des participants à cette
modernité commencée au moment de Rome
; en quelque sorte ayant valeur de signes
des temps. Que
de chemin parcouru pourtant depuis Cicéron,
naguère augure lui-même : "Qui échange son labeur contre de l’argent se vend lui-même et se place de lui-même dans les rangs des esclaves"
! Que dirait Cicéron aujourd'hui, lui qui soutenait à
propos de la croyance déiste (naguère
commune) : "consensus omnium populorum lex naturae putanda est"
? Peut être : « O tempora ! O mores ! ».
Mais en ce temps là, la question de la suprématie
du domaine physique ne se posait pas comme
nécessité d'une loi de la séparation
de l'Eglise et de l'Etat : « Potestas in populo, auctoritas in Senatu »,
témoignant ainsi d'une époque charnière.
Aussi sur Platon et l'immortalité
de l'âme : « C’est un beau risque à courir et une belle espérance. Il faut s’en enchanter soi-même ») *
("L’épochè phénoménologique n’est pas un doute justement parce que
le concept de doute implique par définition cette présupposition du
non-être, en l’occurrence le non-être du monde. Ce qui fait
l’originalité de l’épochè phénoménologique par rapport à
l’épochè sceptique et au doute cartésien pris à la lettre, c’est la
détermination propre d’être "une certaine suspension du jugement qui se
compose avec une persuasion de la vérité qui demeure inébranlée, voire
même inébranlable si elle est évidente". L’épochè
phénoménologique du monde en sa totalité est pleinement épochè au sens
où le phénoménologue qui l’effectue laisse d’emblée le monde tel qu’il
se donne, alors que le doute cartésien en tant que doute, et au moment
de son effectuation dans la Méditation I, semble nier l’existence du monde",
extrait d'une thèse de
M. Boussey. "Je trouve sans cesse présente, comme me faisant vis-à-vis, une unique
réalité spatio-temporelle dont je fais moi-même partie, ainsi que tous
les autres hommes qui s’y rencontrent et se rapportent à elle de la
même façon. La réalité effective (Wirklichkeit)
[...], je la
découvre comme existant et je l’accueille, comme elle se donne à moi,
également comme existant. Je peux mettre en doute et récuser les
données du monde naturel : cela ne change rien à la position (à la "thèse") générale de l’attitude naturelle. "Le monde" est toujours là
comme réalité", Husserl) *
(Étrangère
: Il
est heureux que la procréation se fasse
prochainement en laboratoire, en attendant le clonage,
car il n'y a qu'au cinéma que le rapport entre
hommes et femmes offre son illusion. Les revues photographiques vendent
des supports publicitaires grâce
à l'exposition de chair, preuve du rejet. Il reste
: des pierres à photographier, tout
ce qui est naturellement beau sans être tributaire
du processus d'attirance induit par la reproduction
des espèces, la sourde manipulation instinctive
qui mène les hommes comme les bêtes.
La beauté n'est donc pas seulement
celle qui s'expose. Contraint ainsi, je cède
devant le rejet de la "dictature
de la beauté"
revendiquée par les féministes ne
réalisant cependant pas, c'est drôle,
qu'elle tournent le dos à leur nature
qui est encore de souffrir pour satisfaire au machisme :
le corset est abandonné, mais non les talons
aiguilles du supplice. Dans un ordre d'idée
similaire, tout en étant différent
de la soumission, le bondage devenu à
la mode permet de s'absoudre du sentiment
de culpabilité. Liberté ou conditionnement
? Il y a ceux - ils sont l'immense majorité
- qui ne saisiront jamais que les journaux télévisés,
décousus dans leur forme et porteurs
de mauvaises nouvelles alignées, n'ont aucune volonté
d'informer et participent à l'anticipation
de la pensée, à l'entretien du
stress servant le consommérisme
(non pas le "consumérisme", cette
promesse politique de plus qui fut non tenue) et la
boulimie du journal de 20h. Il restera bien
entendu à accorder au crédit
démocratique une forme de sentimentalisme
exacerbé, cette reconnaissance
de l'être humain qui souffre dans l'autre
(le recul de la peine de mort), même si Tocqueville
considéra que
la démocratie expensive
tendrait à créer tôt ou tard l'érosion (plutôt sur le long terme) du sentiment
empathique. Le symbole d'Ingrind
Bétancourt récupéré
par les hommes politiques témoigne de la pesanteur
(les artistes eurent bougé les premiers) ; il
faudrait ainsi la volonté centripète d'origine
politique afin que la question des millions
d'enfants crevant de faim puisse devenir
une force. Que dire des milliards d'animaux
massacrés pour rien ? Il est malheureux que
la faculté compassionnelle se dilue
dans la mare cinématographique des marchands
de rêve : un photographe héros de cinéma
et les femmes eussent été à
mes pieds) *
(Puisque les femmes
prennent un air de dégoût lors
de tout "abordage" photographique, lorsqu'il
est impossible d'échanger verbalement avec
les Irlandaises pendant 40 ans, quand les modèles
savent peu de l'éducation (hormis ce
qui a trait au "beurre, l'argent du beurre
et la crémière" : faire
payer en plus d'avoir des photographies), alors
que la psychose de la pédophilie fait voir
en tout photographe un assassin de la Princesse
Diana, il reste l'approche de la matière
minérale, elle seule, les vues de ce site)
|

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"Le
roi de la rivière Argentée regardait les Jardins
qui étaient son domaine depuis l'aube des temps
de la magie et qui donnaient sur le monde des mortels.
Ce qu'il vit là-bas le découragea. Partout, le pays
souffrait : la riche terre noire se transformait
en poussière, les plaines jaunissaient, les forêts
devenaient des cimetières hérissés de troncs morts
et les rivières comme les lacs stagnaient ou s'asséchaient.
Les créatures sauvages mouraient aussi, ne trouvant
plus de nourriture saine. Même l'air commençait
à être contaminé" (Terry
Brooks, "Le druide de Shannara")
De
l'absurdité des comportements à
l'agonie des consciences :
La
photographie des paysages, pourrait-t'elle suggérer
le Divin situé au delà de l'être
et du non-être, porter un aphorisme de la
pensée intuitive et poétique, ouvrir
par la lumière le passage alchimique levant
l'aurore, déchirer les ténèbres
d'une matérialité corrompue,
pour l'union mystique, folie amoureuse
de Platon qui nous arracherait à nos
limbes ? Il est délicat de présenter un
quelconque site de paysages naturels (existe-t'il encore aujourd'hui
quelque chose de sauvage ou de gratuit ?) ayant
survécu en Europe (comment voyager
plus loin ?), de refuser tout artifice photographique, de
joindre un texte sincère et franc dans un
Monde de pensées formatées, de loisirs
virtuels, et où l'hypocrisie, les manipulations et
les mensonges dominent en maîtres sur les âmes.
J'espère que ce site apportera un bol d'air
pur tant cérébral que visuel. Point
de villes, de publicités ou de vacarme, rien
que la beauté sauvage et brute qui ne
passe pas par l'abstraction d'une pensée contemporaine.
Le monde réel est bien connu cependant, il
est celui minable des mensonges et des promesses
politiques de l'épaisseur d'un papier à cigarette,
celui des artistes méprisés, des chômeurs
radiés par erreur sans l'ombre d'une excuse
pour la forme (ne parlons même pas d'éthique),
celui où paradoxalement une simple amende
de stationnement*
pour quelques minutes d'arrêt non payées
fera se déclencher l'hydre* administrative
dans toute sa puissance, de la machine policière
à celle coercitive de la Justice, faisant
que 10 euros arrachés du porte-monnaie
représentent considérablement
plus de valeur pour les technocrates, que toutes
les richesses intellectuelles, humaines, culturelles
ou artistiques (dites valeurs non quantifiables)
toutes écrasées par ailleurs.
Vous remarquerez, au passage, que mon texte avance
avec des blocs bien symétriques et denses,
un peu comme un alignement de cohortes de l'armée
romaine. C'est parce qu'il s'agit d'une guerre
cérébrale contre un Monde en
pleine débandade intellectuelle et psychotique,
et qui n'a que les termes guerre économique
et concurrence à la bouche. J'ai
déjà remarqué que ce qui, dans
mon site, effare le plus les jeunes ... reste
d'avoir écrit cent pages, des phrases* avec
plusieurs mots, même des adjectifs et
des verbes ! J'en suis venu, comme Raymond Bozier
("Paysages avant
l’oubli" - "Divagations") à
redécouvrir, après Mircéa
Eliade, que la modernité à tué
la part de l'imaginaire en chacun de nous, la transposant
virtuellement par le procédé de l'image
fixe : la télévision qui nous mâche
la pensée et nous transforme en consommateurs
idiots et placés sous contrôle. Notre
Monde se précipite toujours plus vite vers
on ne sait quoi (comme inonder la Terre d'OGM
avant
d'avoir réfléchi, sous la pression
constante de lobbies), mais une faible partie de
la population tente de retrouver ses racines et
un sens réfléchi du Temps (pour
une nouvelle méditation*) :
Anne-Marie Deschamps
(Venance Fortunat), l'ensemble Gilles Binchois,
Marcel Pérès (Organum),
le
groupe Discantus, alors
que l'Occident est engagé sur la pente
de la récession économique et de
la décadence intellectuelle.
*
(Stationnement payant réglementé :
la chose la plus grotesque qui puisse prétendre
être antinomique avec une démarche
photographique sans frontière, ni accès
payant des images (pour usage privé),
ni limites visuelles si ce n'est le fil droit
de l'horizon restreignant la perception du
réel. Le PV étant le plus souvent
un racket organisé à seule fin de profit
sur le dos de l'idiot désigné (lire
à ce propos la fiche d'opération de
la DRAST n°97.03.008 : "Groupe de
Recherche Stratégique",
manuel destiné à rentabiliser au
mieux les places : "Sur
les 800.000 places payantes en France environ, seulement
400.000 sont efficaces, avec les pertes de valeur
ajoutée occasionnées"),
il convient aussitôt de fuir les lieux de commerce usant de parcmètre à la place de
disque de stationnement (contre la voiture "tampon"),
signe de l'avachissement du con-citoyen et
de la manière dont il est considéré corvéable.
Il serait intéressant de connaître,
afin de pouvoir se faire une opinion fine sur la
déchéance générale,
le nombre d'artistes et de photographes d'espace
libre par rapport à celui des fonctionnaires
rémunérés pour ce
noble métier de verbalisation de l'arrêt.
Comme l'écrit Jean Ziegler,
mais à un niveau plus large, "La logique de
la marchandise étouffe la liberté irréductible, imprévisible, à jamais
énigmatique de l'individu. L'être humain est réduit à sa pure fonctionnalité
marchande". Je crains donc que ces codes là, soit
disant de très bonne conduite et
liés à une redistribution d'argent
d'une poche vers l'autre, participent très
insidieusement
à faire banaliser la pratique de l'élevage
humain.
Ainsi, il est déjà manifeste que la
société détient les ressources pour payer
un grand nombre d'individus, de signer des contrats
lucratifs avec des entreprises privées, afin
de soustraire de l'argent personnel, ce
qui ne participe à aucune création
de richesse, quand rien n'est pensé pour soutenir des projets plus
porteurs des valeurs
de l'esprit ou permettant à la conscience
collective de s'épanouir. Ce faux corollaire
comportemental
est effectivement une petite barbarie, une escroquerie
intellectuelle tirant vers le bas. Quant à
faire comprendre que désigner un espace "public"
revient à définir qu'aucune partie
ne peut s'en approprier une jouissance pécuniaire,
il n'en est même plus question) *
(Hydre
: Interdiction du déplacement artistique, mais Ministère de la Culture
silencieux comme une tombe. Une amende
injustifiée (75 francs), mais le Maire
qui fait sa leçon de morale pour enfant
de sept ans, le juge qui sort sa diatribe
moralisatrice sur le comportement citoyen,
mais qui refuse la présentation des témoins, la
Justice qui propose un Appel s'avérant irrecevable faute
d'insuffisance délictuelle (le montant bien sûr), mais sans
empêcher
de réclamer les frais de la procédure non
avenue : 900 francs. L'hydre est connue pour ses
têtes qui repoussent, une pourtant aurait
suffi à son intelligence... Chose inquiétante
: les accidents de
la route. Est-ce à
cause du lobby automobile que les Politiques refusent
de réduire la vitesse à
80 km/h sur route et 90 ou 110
sur autoroute (bon pour l'économie et
les forêts) ? Le Français si peu
civique commence à penser que le
radar est une "pompe
à fric"
: 81.378
accidents corporels contre 80.309 en 2006, et augmentation des blessés
de 2.4 %, malgré l'augmentation très
forte des radars ; Il paraîtrait aussi
que de un à trois millions de personnes rouleraient
sans permis (2008). Ainsi, les contrôles ont établi
3.000 défauts de permis en 2003, 10.000 en
2004, 33.000 en 2005, et 80.000 en 2007 (chiffres
officiels du Ministère). Pire, des sondages
avéreraient que 2/3 des Français seraient
prêts à rouler sans permis ni
assurance ! Le nombre de conducteurs sauvages serait
donc passé de 700.000 en 2001 à plus
de 1.5 million en 2008, sur 36 millions de conducteurs,
amenant donc à revendiquer d'urgence plus
de police le long des routes, au lieu verbaliser
le stationnement. S'inspirer des Anglais pour savoir mieux
signaliser les routes, serait judicieux aussi. Hécatombe
en 1998 : 43.000
morts sur les routes d'Europe, dont 1000 enfants de moins de dix ans, 7000 piétons, 2500 cyclistes.
Chose incroyable :
Les Politiques français ont fait le choix
économique (industriel) du diesel
contre l'essence. Jean
Louchet citant Que Choisir rapportant
en 2005 un rapport de l'AFSSE pour
2002 : "Les
émissions de véhicules diesel ont provoqué, dans les villes françaises seulement
et dans l'année 2002, entre 6450 et 9500 cas supplémentaires de décès par
cancer des voies respiratoires par rapport à ce qui aurait eu lieu si ces
mêmes véhicules avaient fonctionné à l'essence (...) Le nombre total de décès dûs aux particules fines dans
l'atmosphère (donc essentiellement au diesel) est estimé à 31.700 morts
en 2000 en France (rapport AFSSE, page 60)
: à
comparer aux 30.000 dûs
au tabac ou aux 7.000 environ dûs aux accidents de la route (...)
C'est pourquoi, avec un collectif d'amis
médecins, nous proposons que la future "vignette pollution" soit basée non sur
la production de CO2 (ce qui favoriserait les véhicules les plus polluants)
mais sur la production réelle de molécules toxiques. Dans ce cadre, les moteurs essence et
diesel seraient traités à égalité, c'est à dire mesurés avec les mêmes
critères, et non des critères biaisés en faveur des motorisations les plus
polluantes".
Qui ne se souvient pas de : "le diesel
c'est écologique" d'un Directeur
de Peugeot, du "fer dans les épinard"
(soi-disant une faute de frappe ayant fait confondre
4mg pour 100g avec 40mg), pour comprendre pourquoi la France
revendique 70%
de
voitures roulant au diesel (la politique de
taxation), comment il est
conseillé de manger 3 fois par
jour des laitages, bientôt expliqué
que les OGM
(contenant des pesticides (cancérigènes),
pour 90%
d'entre eux) vont permettre de nourrir toute l'humanité,
alors que la Justice traque déjà les
associations comme KOKOPELLI
:
coupable
de détenir illégalement des graines
naturelles et biologiques ! Pour comprendre, réfléchissons
à la manière dont des promesses de
pouvoir d'achat se sont transmutées en baisse
du pouvoir d'achat...) *
("Expliquez-moi pourquoi le déclin de la littérature
serait lié à l'idée même de démocratie ?"
: "C'est lié aussi à l'effondrement de l'autorité, à l'effondrement de l'idée de
père, à l'effondrement du système de transmission (...)
Même un roman de Balzac, je
pense que c'est illisible pour les jeunes esprits d'aujourd'hui. Il y a une
syntaxe, des mots qui leur échappent (...) La littérature française
s'est effondrée à partir du moment où on a banalisé la figure de l'écrivain. Il
n'y a plus de hiérarchie entre les bons et les mauvais. N'importe qui peut être
écrivain, c'est la démocratie ! (...) Je pensais que la
littérature était immortelle, que la langue française, la France étaient
immortelles. Je m'aperçois que tout cela est non seulement mortel, mais quasi
mort. Orwell avait déjà noté que la destruction d'une syntaxe était
concomitante à la destruction d'un système politique. Une ère inculte s'annonce",
Richard
Millet) *
(Faisant
réagir P. Billaud : "L'accueil du
public (...) a été souvent favorable, en raison
de la qualité musicale des prestations, et surtout probablement des vertus
sédatives de ces musiques (...) les grands médias, spécialement Radio-France, toujours à l'affût de tout ce
qui peut aller à l'encontre de la tradition catholique, les ont poussés en
avant de telle façon qu'ils sont devenus en chant grégorien "la référence"
(surtout Marcel Pérès) ce qui est scandaleux, et parfaitement malhonnête
vis-à-vis des auditeurs non informés",
s'opposant à M. Pérès :
"Ce répertoire, découvert il y
a un siècle, a été totalement mis de côté par les grégorianistes, car il est
impossible de l’interpréter en suivant les règles d’interprétation de Solesmes.
Au lieu de remettre en cause ces règles, on a préféré considérer ce chant comme
décadent et indigne d’intérêt. Pourtant, le chant Vieux Romain occupe une
position centrale dans l’histoire de la musique religieuse. Il est la clé de
voûte qui donne sens, cohérence et existence à l’édifice de ce qui devrait être
la conscience liturgique du christianisme, et bien au-delà. Car, en amont, il
nous livre la clé de la filiation entre le chant du Temple de Jérusalem et
l’héritage de la musique grecque")
No
Future : il
ne reste à cette humanité plus
grand chose à saccager, plus de mensonge
à inventer (si ce n'est le dernier concept
démoniaque du brevet sur les OGM), tant du
point de vue philosophique et culturel (plus insidieusement encore :
la conscience fine de l'homme et l'intuition
assassinées), qu'au niveau de la Nature elle-même
que nous entraînons dans une démesure
de massacre. Avoir été recalé
dans toute démarche humaine, pitoyable (Baccalauréat,
École d'officier, diplôme d'architecture
et photographie), sans parler du droit
de vote (non un devoir) et du RMI supprimés, font que les
blocages récurrents de l'Administration assignent les yeux de photographe
non pas à montrer la beauté terrestre, mais à contempler
le désastre dont la bêtise,
l'ignominie et la cupidité servile ont posé les jalons
mortels. La vengeance des Dieux (allégorie
de conscience) semble bien cruelle : terre morte, eau polluée,
peur du terrorisme, chômage et traque
des pauvres, stress et maladie, décérébralisation,
conditionnement permanent... Il eut été
peut être préférable de mourir avant
que
de vivre dans le vomis d'âme étatique
ramenant toute
chose à une comptabilité. Comme
la matérialité procède
de l'énergie intérieure appelée
rêve ou imagination (fondement de l'esprit
magique : énergie radiante), le rejet de
ces derniers provoque l'usure connue
aujourd'hui sous le nom de crise. Plus la société
va s'enfoncer dans l'aspect matériel de la
vie, plus celui-ci se décomposera (Substance
privée de son Essence), plus on parlera de
crise et plus cette dernière enflera, plus
la guerre fera peur (gouverner grâce à
la psychose) et plus celle-ci aura des chances de
survenir plus tôt. Il en va ainsi de
l'homme moderne ignorant, pardon ... du citoyen. Bien
entendu, considérer que cela est bien pire
ailleurs ne saurait excuser l'oeuvre de conditionnement
dans la société française.
Exemples connus : a)
En chine la question du Tibet, campagne
populaire s'appuyant sur des programmes de télévision et des séances de dénonciations collectives
: "unifier la pensée, assurer la cohésion des dirigeants et des masses,
accentuer la lutte contre le séparatisme et répondre aux complots
séparatistes de la clique du dalaï-lama",
Quotidien du Tibet (Reuters) - b) Aux USA
ce sont les firmes de Tabac (ammoniaque pour
agir sur l'assimilation de la nicotine : augmenter
la dépendance) qui financent les campagnes
électorales (en France, le film "Toxic-corp"
réalisé par Stefan Prehn pour le Ministère
de la santé et l'INPES (500.000
euros), pour s'attaquer au lobby du tabac (pour
Pleinouest35 : pire que les dealers de coke),
n'est pas diffusé et nous en comprenons la
raison : efficace et explicite ! Il ne
faut pas casser le commerce (TVA), éviter
que 50% des fumeurs ne meurent pas prématurément,
engorgent le système des retraites déjà
à l'agonie - si ce n'est la puissance
du lobby, le contexte électoral) - c)
En Arabie saoudite, louer un véhicule
: "Il faut être extrêmement prudent, sur la route, car la loi coranique (la
charia), sur laquelle est basée toute la législation saoudienne, impose le
versement du sang, en cas de décès ou d'incapacité permanente ou temporaire,
survenu à la suite d'un accident de circulation. En cas d'accident mortel,
l'incarcération est donc systématique", Easyvoyage. "Trois Saoudiens reconnus coupables d'homosexualité ont été décapités* hier (1er
janvier 2002) dans le sud de l'Arabie Saoudite", Libération (notons
que l'apostasie (abandon de la religion islamique)
est passible de la peine de mort dans le royaume wahhabite)
- d) Enfin en
Russie, la Mafia (Organizatsiya
ou Организация)
: "Dans un
contexte de crise économique et de réductions des effectifs publics, beaucoup de
gradés et hauts-gradés de l'armée soviétique et du KGB
furent congédiés, aussi, ils devinrent les chefs des
différentes organisations mafieuses. De plus, tombés dans le dénuement le plus
total, nombre d'anciens agents du gouvernement et militaires se sont tournés
logiquement vers ces organisations criminelles. On pense en particulier que
beaucoup de soldats issus des forces spéciales de l'ex-union soviétique
(les Spetsnaz) et renommés pour leur
brutalité rejoignirent les organisations criminelles russes",
Wikipédia. Comment dès lors croire
que l'humanité actuelle se souciera de l'écologie,
de la faim dans le Monde, des choses intellectuelles,
si ce n'est pour faire toujours plus d'argent.
Les famines feront les richesses de demain et tous
les hommes politiques se découvriront une
conscience écologique forte. L'ANPE
s'acharna à me faire abandonner une création
photographique, selon l'argumentaire associé
à la valeur marchande. Selon cette pensée
aujourd'hui très majoritaire, il est aussi
à craindre qu'il n'y ait bientôt plus
de compositeurs (de Musique contemporaine), de peintres
et de vrais écrivains : le ravage de
la terre correspond à celui des cerveaux
qui se vident !) *
(Acte criminel infiniment plus ignoble que
la décadence occidentale faisant passer l'obscénité
(Princesse X de Constantin Brancusi de 1916) ou
l'imposture (Ricard de César - compression
"dirigée" d'automobile - de
1962) pour des manifestations abstraites dans
le domaine de l'Art, choses bien innocentes
face aux barbaries concrètes du Monde)
Interdiction
du cannibalisme ? Vous
l'aurez compris, il ne s'agit pas de cannibalisme
humain (bien que la conjoncture économique
et la surpopulation le laissent subodorer pour l'avenir
: voici un Soleil Vert
politique où
les chômeurs pourraient être transformés
en comprimés pour nourrir les bons
citoyens), mais de celui animal, non celui
du cochon de l'élevage concentrationnaire
(«Tout l'enjeu de la maîtrise
du cannibalisme réside dans le maintien ou la réinstallation du confort de
l'animal*», selon F. Jégou vétérinaire,
dans : "Réussir
Porc" - septembre 2006), mais celui
imposé par l'homme aux animaux avec un
retour des farines animales, à cause de l'augmentation du
blé et du soja, en attendant de l'imposer
à l'homme qui préférera, à
n'en pas douter, le cannibalisme au végétarisme.
L'interdiction du "cannibalisme alimentaire"
(farines animales : les éleveurs les réclament,
mais les Politiques s'y refusent pour des raisons
évidentes d'opinion), consiste à
faire manger des farines
de porc aux volailles et vice versa.
Une recherche
était en cours en 2008 pour voir si l'on est
capable d'obtenir une parfaite traçabilité. Mais le Tiers-Monde
affamé est spolié de ses ressources
végétales, nos terres dégorgent
de lisier, les bêtes agonisent dans le
sang. *
(Ah, le confort de l'animal : l'élevage accéléré,
le transport à travers toute l'Europe (ses
paysages bucoliques) et l'abattoir 3 étoiles
! Comme le dirait Auchan : "La vie, la vraie")
J'ai
débuté ce texte en
2003,
grâce à la Mystique puis la Métaphysique,
en passant par la Magie, le Symbolisme et l'ésotérisme
religieux syncrétique ; mais dès 2008
ce n'était plus qu'un furoncle contre la
machine administrative la plus chère, la
plus orgueilleuse, la plus importante, la plus contraignante
du Monde, celle dont même la classe politique
dans son entier n'arrive pas à se débarrasser,
l'objet de toutes les fixations de l'artiste contraint
par corps pour intégrer le moule d'une
société sans rêve ni imagination
(libre, celle de Mircéa Eliade et
non celle des Marchands du Temple), une société
sans plus aucune vie intérieure (ni extérieure,
selon Guy Debord : "inversion
concrète de la vie (...) mouvement autonome du non-vivant")
et
comptabilisant chaque chose (et mal, la crise
est profonde), même ce qu'un mort doit au
fisc, un cadavre (la société
davantage que le mort). Ainsi, le
spectacle pour divertir est-il devenu celui
des jeux idiots, des sports gonflant l'esprit tribal,
des séries policières stupides mais
tellement sécuritaires, chacun copiant
l'autre sur des recettes éculées
qui limitent tout risque, un commerce
au sein d'un endormissement collectif. Comment s'étonner
que l'Etat se limite à la gestion des recettes
sans se soucier qu'aucun bar littéraire ne
puisse servir de la bière biologique
en diffusant la musique de Meredith Monk,
que le chef d'oeuvre "Chasseurs
de Dragons"
n'ait attiré aucun public malgré un travail extraordinaire sur les paysages, la fluidité
d'ensemble et l'humour irresistible. Les trop
rares personnes observées sortant
des salles de projection affichaient un visage
aussi gris que leur âme vendue à la
croissance, démiurge qui croit
pouvoir singer Dieu en générant des
désordres extrêmes* : "Les sept coupes
de la colère* de DIEU"
:
"Et j'entendis une
voix forte qui venait du temple, et qui disait aux sept anges : Allez, et versez
sur la terre les sept coupes de la colère de Dieu. Le premier alla, et il
versa sa coupe sur la terre*. Et un ulcère malin et douloureux frappa les hommes
qui avaient la marque de la bête et qui adoraient son image. Le second versa
sa coupe dans la mer*. Et elle devint du sang, comme celui d'un mort ; et tout
être vivant mourut, tout ce qui était dans la mer. Le troisième versa sa
coupe dans les fleuves* et dans les sources d'eaux. Et ils devinrent du sang
(...) Le quatrième versa sa coupe sur le soleil. Et il lui fut donné de brûler les
hommes par le feu*
; et les hommes furent brûlés par une grande chaleur, et ils
blasphémèrent le nom du Dieu qui a l'autorité sur ces fléaux, et ils ne se
repentirent pas pour lui donner gloire. Le cinquième versa sa coupe sur le
trône de la bête. Et son royaume fut couvert de ténèbres
; et les hommes se
mordaient la langue de douleur, et ils blasphémèrent le Dieu du ciel, à cause
de leurs douleurs et de leurs ulcères, et ils ne se repentirent pas de leurs
œuvres*..."
*
(En pensant à l'Apocalypse de Jean (ici
: V. Les sept fléaux des sept coupes : 15,1 --- 16,21)
mise
en musique en 1968 par Pierre Henry, texte
lu par Jean Négroni) *
(Colère de Dieu : La Némésis
(destruction) des
Anciens Grecs suivant en cela l'Hybris
(démesure
des hommes), par une profonde transposition
de sens : ainsi la démesure des Grecs est
celle qui anticiperait les actions de l'homme, ces
dernières étant à la fois
l'agir et la punition, de manière
à la fois ontologique et prophétique,
en quelque sorte : « Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui doit arriver ensuite » (Apocalypse chapitre 1, verset 19)) *
(En l'OCCURRENCE le fameux Roundup
:
"le
Roundup est un perturbateur endocrinien"
(M.-M. Robin, "Le monde selon Monsanto").
"A la liste des effets toxiques de l'herbicide le plus utilisé sur la
planète, le Roundup de la firme Monsanto, il convient d'ajouter la
toxicité sur les cellules embryonnaires humaines (...) alors que jusqu'à présent on considérait que c'était le glyphosate, le
principe actif du Roundup, qui était très toxique, l'étude met en
évidence que c’est l'herbicide en lui même qui s'avère être beaucoup
plus toxique que le produit qui est connu et homologué pour être son
principe actif. Pour le CRIIGEN, cette nouvelle donnée souligne les
lacunes de la réglementation européenne en matière d'homologation des
pesticides" (Pascal Farcy, source Univers-Nature) *
(Mer. Achim
Steiner (Secrétaire général
adjoint des Nations Unies, Directeur
exécutif du PNUE) déclara (au
GPA) : "On estime
que 80 % de la pollution marine est
d'origine terrestre (exemple
: le PCB). Ce
chiffre pourrait croître de manière
significative d'ici 2050 si le doublement prévu
de la population côtière a lieu et
si nous n'accélérons pas les mesures
pour combattre la pollution" (GPA
tenu à Beijing en octobre 2006). Selon les
Nations Unies, ce sont 71 à 78% des
pêcheries qui sont "exploitées
à leur maximum, surexploitées ou fortement
épuisées". Il conviendrait également
de parler du chalutage de fond qui laboure les fonds
océaniques et du dégazage massif des
tankers. Philippe CURY : "C'est
une tragédie sans précédent...
si nous continuons sur le mode des razzias, à
terme, nous allons fermer une à une les pêcheries
et, pour le consommateur, il ne restera que les
méduses..."
(Directeur de Recherches de l'IRD (Institut de Recherche
pour le Développement), "Une mer
sans poisson" (édition Calmann-Lévy))) *
(En l'occurrence le célèbre PCB
:
"WWF en est persuadé : la contamination du Rhône, de la Seine et de la
Somme, par les PCB (polychlorobiphényles), représente un danger pour
l'homme. Au point que l'association au panda associée à un collectif de
trois cents médecins de Provence a décidé de lancer une étude
d'imprégnation aux PCB, pour évaluer le niveau de contamination de ce
polluant - détecté dans la chair des poissons - considéré comme l'un
des douze plus dangereux", source Le Point fr. Note interne de Monsanto
de 1955 : "nous savons
que les PCB sont toxiques mais pas dans quelles
limites" (source : www.combat-monsanto.org)) *
(Feu. Le
Général russe, Alexandre Lebed (conseiller auprès du président Boris Eltsine)
avait déclaré à Washington
(1er octobre 1997 : commission pour la sécurité nationale)
connaître l’existence d’un programme militaire russe de
la guerre froide : plusieurs centaines de
valises nucléaires facilement transportables, plus puissantes que la
bombe d’Hiroshima (dont certaines enterrées sur le sol américain)
et dont une quarantaine auraient disparu des stocks
(bien que, selon le général Igor Volynkine, toutes furent
détruites entre 1995 et 1997) : "Quand nos
meilleurs professionnels quittent l’armée, ils contactent les mafias pour leur
vendre des armes et des munitions. C’est pour cela que nous avons perdu des
armes chimiques, biologiques et d’autres de destruction massive".
Ayman al-Zawahiri au journal pakistanais Ausaf (après
le 11septembre) : "si vous avez 30
millions de dollars, allez en Asie centrale, contactez des scientifiques
soviétiques mécontents et vous verrez qu’il est possible d’acquérir des valises
nucléaires… ils nous ont contacté (…) et nous avons pu en acheter quelques
unes". Mais Olivier Lepick (de la Fondation pour la Recherche Stratégique) : "l’histoire des valise nucléaires relève plus de la psychiatrie que de la
stratégie, c’est une information non vérifiée, non validée, donc à priori
fausse") *
(Oeuvre
des hommes de la fin de l'âge de fer : quantité
phénoménale d'êtres humains
"aux ordres" et qui traitent des questions
de l'espace public payant, de l'encaissement
de millions d'amendes (je n'ai jamais eu de PV
de circulation en un million de km), mais combien
pour surveiller ce qui importe réellement,
comme les mensonges politiques qui n'engagent jamais leurs
auteurs, ce qui détruit la Vie
(dernièrement l'interdiction du fauchage
des OGM
en plein champ) ? Quelque chose ne tourne pas rond
ici-bas... On voudrait nous faire croire que les
Jeux Olympiques oeuvrent à rapprocher
les hommes, alors que l'enjeu des médailles
est une guerre stratégique d'influence, que
les OGM nourrirons bientôt les pauvres,
alors qu'ils vont affamer le Tiers-monde, que l'espérance
de la vie augmente, alors que ce sont les soins coûteux
qui progressent, toute action groupée de
l'homme n'étant motivée que par le
bénéfice, le profit, le carriérisme. Comme artiste
utopiste et apolitique, j'en sais
quelque chose, de l'imposture au quotidien...)
Oui,
une telle approche eut été
possible autrefois, guère désormais*,
car nous sommes immergés dans les sociétés
de spectacle (non-vie) et de contrôle (endoctrinement) de
Guy Debord et de Gilles Deleuze (ce dont le commun n'a aucune idée, prenant ses chaînes de l'esprit pour la
liberté, puisque c'est la finalité). La société moderne
n'est
qu'un spectacle destiné à gérer les milliards d'individus, dans le cadre d'une croissance
infinie et d'un gavage publicitaire pavlovien.
La
prise de contrôle par décervelage
est devenue omniprésente, jusqu'à
l'acte citoyen rattachant
la vertu à une idéologie enseignée comme
progrès
des Lumières, coupant court à
tout débat.
La démarche de ce site est celle de
ma vie : ne pas accaparer toujours plus de biens, mais
s'approcher
au plus près de la source de la vie échappant
au dogmatisme religieux, image des "eaux
qui coulent vers le haut". Pleinouest35
n'est malheureusement pas un site breton, contrairement
à ce que les visiteurs semblent croire,
et 35 est le
nombre exact de jours de liberté (de création,
donc de déplacement libre) accordé
à tout artiste en situation précaire
(pauvreté), témoignant que l'idée
démocratique est tributaire de la richesse
marchande. Pour ma part, je me suis juré
de ne plus photographier en France, puisque la
police politique (Préfecture) m'a enlevé
le RMI* (malgré une situation régulière)
pour avoir osé solliciter son aide au
Ministère de la Culture (expérience
similaire vis à vis du droit de vote, après avoir
témoigné d'une libre pensée).
En réalité, rien n'arrive par hasard,
ni la dette formidable du pays (ISF
uniquement démagogique, faisant fuir
richesse et capitaux), ni le déficit de la
Sécurité Sociale (nourriture saturée
de pesticides, doublement des cancers en 25 ans),
ni la pollution généralisée
des sols et des rivières (environ 90% : par
usage forcené et aidé d'engrais),
ni le terrorisme (3000 victimes d'un coté,
mais des millions de l'autre). Les hommes politiques
n'ont jamais lu "Ainsi parlait Zarathoustra",
sinon ils auraient vite fait interdire un livre
grandissant l'homme, dans une société
où tout est pensé pour l'animaliser.
Exemple : 30 années
pour faire interdire l'amiante*
(1997, après 30.000 décès
... de 1965 à 1995), mais urgence
d'instaurer (en avril 2008) un délit de fauchage* pour
les OGM (modifier
le vivant) passible de 2 ans d'emprisonnement et
75.000 euros d'amende.
Tout semble être mis en œuvre afin
d'appauvrir, précariser, détruisant* aussi
bien la Terre que la Culture (Musique Classique
et orthographe des jeunes), et aussi l'intelligence,
selon un dessein orchestré par la Finance
voulant nourrir autrui de soma*.
*
(Autrefois : Propos d'un "vieux con".
Il est permis de se tromper ... "c'eut été
mieux avant" revient aussi à se raccrocher
à un idéal placé "hors
du temps". Mais nous sommes confrontés
au sens de la phrase d'André
Malraux : "Le XXIe
siècle sera religieux ou ne sera pas"
(qu'il récusa lui-même ; en vérité
il aurait dit "mystique",
d'après Frossard). Les temps ne redeviennent
pas mystiques (fusion de l'âme avec le Divin),
les mouvements religieux sont des terrorismes militarisés
(des créations géopolitiques), mais
le fait de ne "plus
être" semble prendre forme,
grâce au saccage du vaisseau "Terre",
à la baisse des ressources, aux guerres
montantes et à une surpopulation galopante....) *
(RMI : il est vrai que lorsqu'arrive
la soixantaine, que toutes les portes se sont maintenues
très solidement fermées (pratiquement
aucun mécénat en France, qui
préfère faire du faux social), se
présente le temps des questions existentielles
: travail photographique de mauvaise qualité,
désintéressement global pour
la Nature, Ministères ruinés, ou simplement
agences et éditeurs qui rémunèrent
avec des miettes, Offices du Tourisme qui veulent
tout gratuit (qui comprennent mal ce que "rendre
les négatifs" peut signifier), Agence
Nationale pour l'Emploi qui empêche tout développement
personnel en mettant les individus dans des
cases comme si c'était du bétail
? Tout à la fois peut être, mais toujours
est-il que l'entité Anpe-Etat-Préfecture (ses
interdictions systématiques de se déplacer,
même pour les stages professionnels) a
révélé en moi un potentiel de
haine ou
de mépris
que je n'aurais jamais cru possible, l'irruption
d'une vie sans l'oxygène de la création,
comme bête enfermée. Pour
la fin qui s'avance enfin, j'ai renoncé
au livre d'Art, pour tenir ce semblant
de revanche sur une TVA que je ne reverserai pas,
d'autant que c'est uniquement pour la raison
d'argent que je fus attaché. Si un chien
battu mord, pourquoi un artiste ne le ferait-il
pas ? On n'embrasse pas la main du tortionnaire.
Je ne vis désormais que de pain et d'eau,
me déplace comme peut le faire un déchet pour
ramener des paysages vers ce site, réactionnaire
non pas seulement par réaction, mais parce
que non dupe de la réalité des mensonges
qui se développe. Un ami artiste me
surnome le Tarkovski de la photographie,
mais je crains qu'il y ait davantage de Mishima
en moi, par mon rejet de la lâcheté
et de la molesse caractérisant cette modernité) *
(Amiante, un cancer physique qui révèle
celui de l'esprit. 1906 : "Denis Auribault, inspecteur départemental du travail à Caen, publie un rapport
dénonçant la forte mortalité des ouvriers dans les filatures et dans les
usines de tissage d'amiante". 1945 : "Un tableau de maladies professionnelles dues à l'amiante est créé. Les
employeurs ne peuvent prétendre ignorer les risques". 1976
: "Une conférence du CIRC classe l'amiante comme
cancérigène avéré pour l'homme". 1977
: "Le professeur Jean Bignon, pneumologue respecté, écrit à Raymond
Barre, premier ministre : Force est d'admettre que l'amiante est un
cancérogène physique dont l'étendue des méfaits chez l'homme est actuellement
bien connue et prédit des conséquences plus graves sur la santé publique
pour les trente années à venir". 1996 : "Claude
Allègre dénonce un « phénomène de psychose collective»
(...) l'Inserm révèle l'ampleur de la catastrophe sanitaire, estimant qu'elle pourrait faire
100.000 morts en France d'ici à 2025".
Mais 2007 : "Jean Kervasdoué
estime qu'enlever totalement les fibres est « coûteux et
totalement inutile d’un point de vue sanitaire ; l'utilité s'il y en a une, est
symbolique »", une source Wikipédia) *
(OGM : Au lendemain de débats
à l'Assemblée nationale ("délit
de fauchage"), Nathalie Kosciusko-Morizet (secrétaire d'Etat à l'Ecologie)
dénonça le
"concours de lâcheté" dans lequel se seraient engagés le
ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, et Jean-François Copé
: "Il y a un concours de lâcheté et d'inélégance entre
Jean-François Copé qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses
propres difficultés au sein du groupe et Jean-Louis Borloo, qui se
contente d'assurer le minimum". L'incident
est révélateur de la nature du débat
: d'un coté l'opinion défavorable
aux OGM, de l'autre la volonté de ne plus
se laisser distancer par les USA (Monsento détenait
90% des brevets en 2008 et chacun revient à
100 millions de dollars), aussi Jean-François Copé déclara
aussitôt : "Nous voulons une lisibilité pleine et entière des messages
gouvernementaux". C'est inquiétant, c'est renier la parole
de l'Etat, car Jean-Louis Borloo dans Le Monde (21 septembre 2007) : "Sur les OGM,
tout le monde est d'accord : on ne peut pas contrôler la dissémination.
Donc on ne va pas prendre le risque". Vouloir prendre, contre
toute attente, le risque de contaminer, par les cultures
à ciel ouvert, est donc non seulement une
folie écologique, défendre le plus
fort contre le plus faible, mais également une trahison
du Grenelle de l'environnement. Si les Politiques
cèdent devant la toute puissance des
lobbies américains, certains chercheurs plus
courageux déplorent l'absence de tout cours
d'éthique (ou de philosophie) pendant les
dix ans d'étude. Exemple, Christian
Vélot, chercheur en génétique
moléculaire et ne cédant pas, ni
aux pressions ni aux menaces : "Les
plantes médicaments en plein champ seraient
une aberration. En 1986, les OGM ont conquis l'industrie
agroalimentaire, ils n'ont plus été
un moyen mais une fin en soi. Les plantes transgéniques
sont cultivées comme les autres, pourtant
99% sont pesticides (...) disséminer les
OGM est irresponsable". Titre
de la dépêche du 17 avril 2008 : "Le Sénat a adopté en deuxième lecture le projet de
loi sur les OGM dans la nuit de mercredi à jeudi, après avoir vidé de sa
substance l'amendement Chassaigne", c'est à dire : "le respect des structures agricoles, des
écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales sans OGM".
En effet, le Gouvernement considéra, dans l'attente
d'une définition du sans OGM au niveau européen, que le seuil correspondant au
sans OGM serait fixé espèce par espèce. Greenpeace
sur le texte adopté : "ne
garantit (...) pas l'avenir des filières sans OGM et ne protégera pas
l'agriculture française de la contamination généralisée. Cette loi
est mauvaise. Pas de définition du sans OGM, pas de protection pour les
victimes de contamination. Il s'agit d'un chèque en blanc fait à
Monsanto (...) Nous
déplorons que ce texte reste en l'état et nous nous alarmons d'une possible
manoeuvre de la majorité visant à la suppression à l'Assemblée nationale
des seules dispositions de protection qu'il comporte", Arnaud Apoteke.
Ainsi, alors que se dessine l'atteinte prochaine
à la biodiversité (contaminations
plus brevets)
et les effets de l'économie labourant la
nature (dit au passage, le labourage est la pire
des destructions agricoles : la destruction de l'humus),
se déroulait le spectacle consternant (concours
de lâcheté) de la classe politique
qui se couche devant la toute puissance des lobbies,
tout en matraquant moralement les chômeurs
coupables du gaspillage économique) *
(IEESDS : "Enfin la
« Semaine du développement durable » est finie ! Cette farce a réuni du
1er au 7 avril (2008) hommes politiques, médias dominants, économistes et les
plus gros pollueurs de la planète. La fonction de cette opération
d’enfumage est d’empêcher toute remise en cause du productivisme et de
la croissance économique des pays riches pour maintenir l’ordre en
place. La « Semaine du développement durable » constitue paradoxalement
un summum de pollution pour les idées") *
("Et si par hasard quelque chose allait de travers, il y a le soma",
Aldous Huxley. Sous entendu les séries policières
idiotes où le méchant est toujours
puni, et les soldes...)
De
toutes les manières possibles, notre
Monde se précipite vers sa perte : pollution,
gaspillage des ressources, humanité
exponentielle, utopies* égalitaristes, transformation
génétique du vivant, inégalités*
croissantes dans les démocraties (croire
qu'une opinion est qualifiée par le nombre),
prostitution du rêve à seule fin mercantile,
étouffement des aptitudes mystiques et fusionnelles
avec le divin, philosophie nihiliste se limitant à la part de l'étant
heidegerrien,
folie*
furieuse, manipulation* de la pensée pour
un formatage destiné à la faire
oublier, fabrication d'une fausse pauvreté
(un endettement qui serait structurel) rendant l'individu,
déjà noyé dans la masse, aussi corvéable que les serfs qui payaient l'impôt,
pour se réfugier dans les
douves du château. Selon Guénon,
la monstruosité vient d'une aberration
entre le principe de "qualité" (éloignement
au Principe) et celui de "quantité". Selon
Chomsky, la modernité est
le contrôle*
de la pensée (par l'endoctrinement) qui a remplacé le baton
: "Pour ce faire, on a
recours à la propagande, à la fabrication du consentement, à la
création d’illusions nécessaires, diverses façons de marginaliser les
gens, de les réduire à l’apathie".
Nous sommes donc plongés dans une manipulation
à grande échelle et dont la finalité
est la paix sociale, mais au prix d'une non-pensée*. Le populisme* a donc pris ses aises,
exemple : cas Ingrid Betancourt. Cela s'apparente
à une propagande d'Etat, car elle représente
symboliquement une rupture du corps de la Nation qu'il
faut réunir afin de satisfaire à l'intégration
de la psyché collective et patriotique, alors
même que les irradiés des essais nucléaires
français (c'est 150.000 personnes concernées,
pour 210 explosions entre 1966 et 1996) n'ont fait
que subir "des fins de non-recevoir, le mépris
complet de la Nation". L'utilisation du 11
septembre serait une manipulation du même type.
C'est dans ce contexte de dissolution de l'intelligence
et du coeur, que le Vatican vient de décréter un principe de "péché
social" : injustices
sociales, pollution, et manipulations
génétiques*, au moment où l'Inde pouvait
faire l'acquisition de 126 MIG-35, pour
un montant de 12 milliards de dollars ! La république
m'a confisqué le droit de vote (avoir écrit
que les USA intervenaient pour le pétrole*)
et le RMI* (avoir sollicité l'aide artistique),
mais cela importe peu face au chaos écologique,
social, intellectuel, artistique ou spirituel
qui ne finit pas de nous engloutir. Les femmes se
prêtant au jeu photographique*
n'ont souvent guère de
considération, les hommes politiques se succédant
à eux-mêmes font porter les responsabilités
sur leurs prédécesseurs, le Ministère
de la Culture a décidé d'en finir
avec la bande FM qui était, à n'en
pas douter, bien meilleure que la bouillie MP3 et
la transmission numérique.
*
("Le Livre
Noir de la Révolution Française"
(872 pages chez Cerf) : pour en finir avec ses mythes
fondateurs et son histoire servant des visées
utilitaristes. L'ouvrage fut dirigé
par le père dominicain Renaud Escande et
reçut l'accueil critique de la
Presse de gauche, défend la thèse
du génocide vendéen et le rôle
de matrice de la Révolution Française
pour les totalitarismes qui ont suivi (débattu
dans "du grain à moudre" sur France-Culture)
et les millions de morts des guerres conscriptives
(puisque fondant les trois castes du système
tripartite indo-européen de Georges
Dumézil, en une seule entité indistincte
mais auto-légitimée, tranchant ainsi
le lien avec l'origine polaire de la tradition
védique), rejoignant, avec moins de
force, le contresens historique pris par françois
Furet : la Révolution Française
ne fut pas l'expression d'une révolte
populaire, mais la suite logique et continue d'un
processus commencé plus tôt par une élite qui
fut dépassée en 1793. Ainsi, le Mythe
fondateur de la République serait bâti
sur un mensonge historique) *
(Inégalités : phénomène
social qui a échappé aux hommes
politique : c'est la progression des diplômes
(accès et obligation), qui fait que les ouvrier
deviennent enfermés, et c'est une irrationalité
collective qui fait que les biens financiers ne
sont plus considérés pour eux-mêmes,
mais pour ce que l'autre devrait en penser,
selon Daniel Cohen) *
(Folie furieuse
: Harry Truman
: "Nous remercions Dieu d'avoir
mis la bombe entre nos mains plutôt qu'entre celles de nos ennemis
; et
nous prions pour qu'Il nous amène à l'employer à Ses fins et comme Il le
voudrait") *
(Manipulation
: Il est vrai que les historiens
sont très souvent pris à partie par une classe
politique française considérant trop
souvent que le rôle de l'Histoire serait de
servir la Nation. Exemple : les 600 signataires de l'appel "Liberté pour l'histoire"
demandent « l'abrogation de ces articles indignes d'un régime démocratique »
: loi du 13 juillet 1990, dite loi Gayssot, celle
du 29 janvier 2001 du génocide arménien,
pour n'en citer que deux, car le combat très
sain contre le révisionnisme semble
se détourner de son objet) *
(Contrôle
: Reinhold Niebuhr (Essai sur saint Augustin)
et Chomsky : "la rationalité
appartient aux neutres, mais la stupidité
de l'homme moyen, que la conviction aveugle, force
le recours à des illusions nécessaires
et des simplifications séduisantes pour garder
le citoyen dans le droit chemin") *
(Non-pensée : le plus stupéfiant exemple
du refus de réflexion, que j'aie eu
observé, fut celui d'un forum pour photographes
et modèles (mode, publicité,
charme, bondage : fantasme du viol, filles
qui transcendent un sentiment très fort
de culpabilité lié à la masturbation, "ma
faute est transférée vers celui qui
m'oblige") : "Bookfoto"
(avec une faute, comme ce "à Riom je
me gare facile"
de ma funeste ville). Cette visite permet de mieux comprendre l'origine
de la situation planétaire : une stupidité
omniprésente côtoyant un conditionnement
de masse : "L’endoctrinement
n’est nullement incompatible avec la démocratie. Il est plutôt, comme
certains l’ont remarqué, son essence même",
Chomsky. D'ailleurs, la perte de l'orthographe,
et ce qui en découle : le langage, est le
signe de celle de la structuration
d'une pensée personnelle, au sein d'une
société consommériste qui soumet la
population grâce à un endettement (moitié
des ménages), aliène la pensée
grâce au temps de cerveau disponible de P.
Le Lay : "(...) mais dans une perspective "business", soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c'est d'aider
Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit
(...) Or pour qu'un message
publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible.
Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire
de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce
que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible".
Même si le directeur de TF1 est très
vite revenu sur ses propos : "c'était une conversation et j'ai l'habitude de forcer le trait pour faire comprendre les concepts",
certains d'entre nous (artistes) avions déjà
saisi une réalité si mal
cachée) *
(Populisme
et conditionnement : il y eut de l'obscénité
à entendre le maire de Marseille utiliser
la situation d'Ingrid Betancourt pour
venter un humanisme politique, tout comme voir l'honneur
rendu par la Nation reconnaissante au
dernier poilu (ayant refusé d'être
enterré au Panthéon), considérant la
honte de massacres justifiés par
des utopies, alors même qu'une autre forme
de propagande, la publicité, finit le journal
télévisé par : "la
vie est trop belle pour ne pas l'entendre..."
! Oui : j'ai coupé le son. Mais à coté
de cela, un Juge de Dijon rejeta la supplique d'une femme voulant
mourir, tant sa vie était devenue un supplice ...
ce fut non seulement stupide (application
stricte du droit), mais inhumain. Mais être
inhumain ne suffisait pas, il fallut que le parquet
ordonne une autopsie, pour aller encore plus loin
dans la souffrance de la famille, la bêtise
administrative et l'horreur) *
(OGM : vouloir transformer le vivant (pour nourrir l'humanité,
à ce qu'il parait), avant même
de penser réduire l'élevage qui est
un gaspilleur phénoménal des ressources) *
(Pétrole
: Si, dès la fin du XVIIIe siècle,
le Koweit est une entité politique souveraine,
un traité de protection est signé
en 1899 avec le Royaume-Uni, il devient en 1914
un protectorat britannique, en 1934 la première
concession pétrolière est accordée
au Royaume-Uni, en 1958 l'Irak en revendique la
souveraineté et en 1961 le Koweit obtient son
indépendance. L'Irak actuel fut recréé
par les Anglais à partir de trois provinces
(problème de l'accès à l'eau),
mais l'entité indépendante du Koweit
permit surtout de restreindre son accès au
Golfe Persique, et ainsi limiter le développement
économique irakien. Bien sûr, il y
a le problème kurde (une création
occidentale) d'une Nation éclatée
(comme la Catalogne) entre Iran, Turquie, Syrie
et ... Irak. Bien sûr il y eut une tentative
de génocide kurde (4500 villages rayés
au cours de la campagne Anfal, 200 villages gazés
: 5000 morts à Halabja, 180.000 victimes
au total), mais le résultat de la démence
de Bush est, en 2008 : 338 milliards d’euros alloués (2001 à fin décembre 2007) au financement de la
lutte contre le terrorisme (260 milliards en Irak), amenant Joseph Stiglitz
(prix Nobel d'économie) et Linda Bilmes (professeur
à Harvard) à écrire leur livre
: "La guerre à
trois mille milliards de dollars"
(projection pour 2017), sans oublier les 4000 soldats
américains, les 30.000 combattants irakiens
(mais selon Bush), les 80.000 civils irakiens
tués (2/3 par la coalition d'occupation et
la police, selon le Ministère de la Santé,
en violation des conventions de Genève).
Mais selon une étude ORB ("Opinion
Research Business", Londres), le nombre de
morts entre mars 2003 et août 2007 serait
: 1.033.000 morts
irakiens imputables à l'intervention américaine
! Toute la quantité de "droit de
vote" que les Préfets pourraient faire
enlever à ceux qui essayent de s'instruire
(et surtout de réfléchir par eux-mêmes),
et cela même sans mettre en danger le système
électoral !) *
(RMI
: Alors que Mr Buren fait son caprice quand l'Etat
laisse ses colonnes se dégrader, cela n'indispose pas
le Ministère
de la Culture, ni
la Préfecture, ni l'ANPE que l'artiste puisse
ou non créer, ou maintenir un site
Internet. C'est comme pour la Justice, des
individus sont condamnés à des
années de prison ferme pour quelques lecteurs
DVD ou des repas volés, mais les détournements
importants finissent avec le sursis. Le
fait culturel variable est la preuve d'une
imposture : la création est davantage du
ressort du clientélisme que d'une égalité
démocratique dont on voudrait nous faire
croire qu'elle est la même pour tous. C'est
à la fois très infâme et
tellement informatif) *
(Si, pour Avicenne, exister est un accident
nécessaire (la métaphysique des essences
transformée par Molla Sadra en une métaphysique
de l'exister) se rajoutant à l'essence (nature, quiddité),
au sein de la notion d'être scindé
entre possible et nécessaire, et
au delà de l'universalité et de la
singularité de chaque essence, c'est bien
le rejet récurrent du portrait féminin
(une démarche vaine en Irlande) qui
m'a dirigé vers la photographie de paysage
et la nature, l'accident étant alors non
pas le refus dans sa négativité, mais
la démarche positive du fond de l'être
et qui est une aspiration à l'Unité
inassouvie, pour une union hiérogamique
et poétique impossible, la beauté des
muses artifice du
vivant pour assurer sa pérennité, attirant le
photographe vers le feu élégiaque
qui le dévorera, amenant à espérer
n'être pas davantage du Monde
que citoyen, cathare se perdant dans la "joie
de l'anéantissement"
de Nietzsche. Se retrouver immobilisé en
pays auvergnat est déjà en soi un
couloir de la mort, l'Administration démontre
au quotidien que l'individu sorti du consommérisme
doit être écrasé (interdiction par l'ANPE de tout déplacement
photographique), la population y vit retranchée
en comptant ses sous)
Il
resterait alors, et toujours, la pulsion de
vie dyonisiaque
que nous sentons sourdre au fond de notre être, qui
nous pousse sur les chemins périlleux : "La psychologie de l’orgiasme comme d’un sentiment de vie et de force
débordante, dans les limites duquel la douleur même agit comme
stimulant, m’a donné la clef pour l’idée du sentiment tragique, qui a
été méconnu tant par Aristote que par nos pessimistes. La tragédie est
si éloignée de démontrer quelque chose pour le pessimisme des Hellènes
au sens de Schopenhauer qu’elle pourrait plutôt être considérée comme
sa réfutation définitive, comme son jugement. L’affirmation de la vie,
même dans ses problèmes les plus étranges et les plus ardus ; la
volonté de vie, se réjouissant dans le sacrifice de ses types les plus
élevés, à son propre caractère inépuisable,
c’est ce que j’ai appelé
dionysien, c’est en cela que j’ai cru reconnaître le fil conducteur
vers la psychologie du poète tragique. Non pour se débarrasser de la
crainte et de la pitié, non pour se purifier d’une passion dangereuse
par sa décharge véhémente, c’est ainsi que l’a entendu Aristote, mais
pour personnifier soi-même, au-dessus de la crainte et de la pitié,
l’éternelle joie du devenir, cette joie qui porte encore en elle la
joie de l’anéantissement... Et par là je touche de nouveau l’endroit
d’où je suis parti jadis. L’origine de la Tragédie fut ma première
transmutation de toutes les valeurs : par là je me replace sur le
terrain d’où grandit mon vouloir, mon savoir, moi le dernier disciple
du philosophe Dionysos, moi le maître de l’éternel retour... ",
Nietzsche, "Le Crépuscule des
idoles : ce que je dois aux anciens". "Le « monde-vérité », nous l’avons aboli : quel monde nous est resté ? Le monde des apparences peut-être ?... Mais non ! Avec le monde
vérité nous avons aussi aboli le monde des apparences !",
"Comment le « monde-vérité » devint enfin une fable".
Pour
forcer l'âme à se dégager
de l'abomination administrative, marquée sur
le seuil de son architecture hideuse
et amnésique : un art contemporain désincarné
et effroyable, il est possible, grâce
encore à Dionysos,
de foudroyer la monstruosité bureaucratique
de kundera guettant derrière
des bureaux standardisés. Le flux Musical
offre l'ébranlement salutaire du corps
tout entier et fait descendre la certitude divine au
fond de nos angoisses. Ici le poème de l'extase
de Scriabine, Prométhée ou le poème du feu, là
la neuvième symphonie de Bruckner ou Lohengrin,
le chevalier au cygne de Wolfram von Eschenbach,
ce fils de Perceval qui fut le seul chevalier avec
Bohort à avoir accompagné Galahad,
lui-même fils de Lancelot, au château
du Graal, chaudron
de vie du Dagda,
plein de sang bouillant, et devenu au XIIIe
siècle (Robert de Boron) le Saint Calice
des Évangiles. Si le dragon à la
fois chtonien (vouivre à queue de serpent)
et aérien (ailes) a symbolisé
le flux des énergies (le feu) en Chine, puis
le contrôle des instincts et pulsions (combat
de Saint Georges contre des lindworm*)
en chrétienté, c'est un autre monstre
que la modernité nous fait combattre
: hydre*
administrative gardant l'accès du pont enjambant
le vide des incertitudes et menant vers le
fusionnement de la vie. Gare à celui qui
écoute*
le monstre mortifère, il oublie l'objet
de sa quête ! Il y perd sa vie. *
(Lindworm :
"Près du
village de Zilmsdorf (ou Cielmow), l'un des plus anciens lieux de
Lusace, il existe un terrain appelé Feu du Dragon. On prétend que le
grand dragon tué par Saint-Georges a vécu là-bas, mangeant une
trentaine de personnes tous les jours et jetant les cadavres très loin,
prés des déchets agricoles. Il était également en mesure de prendre
forme humaine, provoquant des ennuis à de nombreuses personnes. Il leur
volait leur argent, puis les enterrait profondément dans le bois
derrière le Forstner Heath. La bataille a eu lieu à côté de l'ancienne
route du sel qui mène à Sorau (ou Zary), là ou se trouve un tas de
pierres. C'est là où un monument en pierre du saint fut érigé
: il
montre Saint-Georges monté sur son cheval, la lance à la main et le
dragon à ses pieds", une source Wikipédia) *
(Hydre : ses
têtes se régénèrent doublement
lorsqu'elles sont tranchées (un formulaire
administratif en amène en général
une multitude d'autres derrière lui), Héraclès
finit par trancher la seule tête immortelle
et l'enterra encore sifflante (comme le sempiternel
comportement citoyen). Mais deux autres versions
expliqueraient la légende : le marais de
Lerne dont les sources empêchaient l'assèchement
(et ceci nous rappelle un déficit national
qui ne cesse de croître), et : la cité
de Lerne proche de Mycènes refusant de se
soumettre à Eurysthée, notamment la
citadelle "Hydre" et dans laquelle
de nouveaux archers postés sur une tour remplaçaient
aussitôt ceux qui tombaient au combat. Si
l'hydre aux têtes qui se reforment put
symboliser chez les Grecs les sources intarissables
ou une tour imprenable, pourquoi ne le ferions nous
pas avec l'appareil administratif ?) *
(L'expression "se déplacer avec une lenteur chtonienne"
rejoint cette description de Kafka de la
machine administrative et de ses labyrinthes)
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La
disgrâce et la ruine (termes de
Mircéa Eliade) Présenter
des photographies ? L'ANPE a probablement raison,
à quoi cela peut-il servir* ? L'ontologie
de l'être a fait place à une liberté
factice, en ce qu'elle est soumise à la publicité*
et à l'idée d'une croissance
infinie. La population est exponentielle,
la nature souillée* est défigurée,
les maladies humaines dégénératives
(leur cause : pesticides, engrais chimiques) gagnent,
et les bombes atomiques nous narguent. Les animaux
sont massacrés par milliards, l'Art devient
une grimace hideuse, les films des concentrés
de bêtise et la Musique du vacarme. Les
hommes politiques mentent toujours autant. Signe
distinctif de notre modernité : la transformation
du vivant (les OGM)
est présentée comme le moyen
de nourrir une population de 9 milliards d'individus,
alors que la réalité est plus sûrement
de faire mainmise sur le vivant, afin d'en
tirer plus de 500 milliards de dollars de bénéfices
et, dans ce but, d'éradiquer toute biodiversité
naturelle (jusqu'à aujourd'hui gratuite), forcer l'achat des
brevets soumettant*
les agriculteurs, les citoyens, en faisant
manger les pesticides qui vont favoriser par
la même occasion un marché médical*
bien juteux. En quelque sorte, cela revient
à polluer
volontairement l'eau
du puits afin de venir, après coup, en vendre
bien plus chère, le peuple souverain (mais
manipulé)
inconscient de la razzia planétaire
orchestrée par les USA et consorts. Confisquer le vivant
ne s'arrêtera pas à ce niveau, car
un jour viendra
où l'on vous signifiera que la moindre goutte
de votre sang ne vous appartient plus, les
parents obtiendront des enfants androïdes*
auprès de multinationales, l'élevage
humain sera universel et total. Fin de parcours
pour les idéaux libérateurs de 1789,
après la
soumission de l'esprit (ce leurre terrible
de liberté
démocratique*
qui est celle de
l'avoir et non de l'être), le corps lui-même
deviendra une marchandise comme une autre, la question
à se poser devenant celle de la cause la plus
forte (de toutes celles idoines fabriquées par l'homme) amenant l'espèce humaine
vers l'extinction finale, tant la réalité
sous-jacente semble déjà dépasser
en soi les scénarios prémonitoires
des catastrophes cinématographiques, ayant valeur
de symbolique phénoménologique. Ayant
choisi de sélectionner les visiteurs de mon
site, je ne ferai pas l'injure d'expliquer en quoi
l'utopie démocratique est à l'origine
même de la catastrophe écologique
planétaire (tout autant des grandes guerres,
de l'accès au pouvoir d'Hitler, de Staline,
de Mao et de Pol Pot), convaincu qu'une Culture
et un recul de pensée sont nécessaires
à la compréhension d'une manipulation
rampante, tout un art inspiré de Machiavel
et de Sun Zi
(son "Art de la guerre" eut inspiré
Staline, Mao et la stratégie d'entreprise
: "lorsque l'ennemi est uni, divisez-le")
: "Vous profiterez de la dissension qui surgit chez vos
ennemis pour attirer les mécontents dans votre parti en ne leur
ménageant ni les promesses, ni les dons, ni les récompenses"
(De l'évaluation, 1.15.).
Il faut se pencher sur la Chine ancestrale, afin de mieux comprendre la modernité,
comme savoir que le Pouvoir ne se partage jamais sans une
bonne raison cachée, le "sauvage"
naturellement bon de J.J. Rousseau ayant permis toutes
les manipulations politiques de la part des
malins, des fourbes ou des manipulateurs. René Guénon
("La crise du monde
moderne")
sut dévoiler le mécanisme démocratique
sous-jacent et sa finalité
(diriger la masse en opposant sa moitié
à l'autre, en laissant penser que c'est
elle qui décide en son for
intérieur), Günther Schwab
("Les
dernières cartes du Diable")
montra les applications en œuvre pour détruire toutes
les valeurs naturelles (désormais
le "Beau" de
Platon n'est plus un absolu qui se référerait
à une transcendance divine)
et l'intelligence (qui ne cesse de diminuer, notamment celle du cœur
: "connaissance" différenciée
du "savoir", car comment l'intelligence
ne pourrait-elle pas baisser, avec le gavage publicitaire
qui est une prostitution pire que le trottoir,
puisqu'elle revient à vendre l'âme
et les rêves ?). Mais la plus grande manipulation de tous les temps semble devoir être
associée aux OGM : la mainmise sur
le vivant passerait par la contamination à ciel
ouvert et l'éradication des plantes naturelles
ou hybrides. Aussi, fut imaginée cette chose retorse, digne du "Satan" allégorique
de Günther Schwab : le Terminator*. Cette
liberté offerte au peuple aura finalement
été soumise à une puissance
financière (toujours plus de riches et de
pauvres), alors qu'il est n'est pas permis d'offrir
une partie de ses gains nets d'Impôt
à un ami,
sans en céder encore plus de la moitié
à un Etat glouton (54% du PIB) s'immisçant dans
la vie privée. C'est le propre de la politique
française corrompue par le "sida
mental"*
de Louis Pauwels,
que de faire prévaloir une égalité
des chances (sur l'héritage) sur le droit
naturel de la personne d'utiliser comme
bon lui semble le fruit de son travail, casser
par la même occasion familles et petits patrimoines
: les ruines (SDF), mais aussi la fuite des capitaux
(ISF). En découle la fin des mécènes, l'isolement
de l'intellectualisme d'Etat (Sérialisme,
Ircam) qui disparaît sous la puissance de
l'argent (la "starac") aveuglant les masses
informes de son reflet de pacotille ! Maintenant,
il paraîtra très présomptueux
de ma part de détenir (de transmettre plutôt)
une vérité, d'autant que je reste
moi-même critique vis à vis de beaucoup
de mes allégations. Exemple : Ben
Laden
fut-il cet agent de la CIA
(création
politique ou non) que je rapporte dans mon site, avec l'idée
récurrente d'un complot mondial pour la
mainmise sur les ressources énergétiques
et alimentaires, vis à vis de l'échéance
critique de 2050, ou a-t'il lui-même propagé
une légende (selon Charles Cogan,
agent du renseignement américain) après
avoir participé à une dernière
bataille en Afghanistan ? Pourquoi et quel but ? Les cartes sont brouillées, cela au
moins est certain. Par l'affirmation égotique
de
mes idées, je rejoins Guy Debord*,
pour qui elles n'ont de valeur que si on peut
les appliquer. C'est une triste consolation, écrire, quand
on n'a plus un RMI.
La conviction, ou la certitude, sont plus immédiates
que les spéculations métaphysiques
mêlées d'intuition (comme part du rêve
chez Mircéa
Héliade),
témoin l'absence de transmission de la
Culture classique et de l'Art à l'école
de la République, et qui résulterait bien
davantage
d'une Administration empêtrée dans
ses tentacules, que du réel manque de financement,
ainsi que cette insignifiance du mécénat français
caractérisé par son vide
existentiel. A propos de la Musique, ou sa disparition
sous son aspect savant, citons la revue
Diapason : ""La
culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité".
De la musique, Nietzsche a dit la même chose.
Où, quand, pourquoi, pour les nuls (la collection
à succès) comme pour tout le monde,
le lien s'est-il rompu ?" (Ivan A. Alexandre,
mars 2008). Mais, la Démocratie n'est-elle
pas foncièrement l'application du nivellement citoyen de l'individu
(opposable à la Personne), une caractéristique liée
à l'idée de Nation
qui supplanta le rejet de la personne au profit
de l'individu, selon Roger Caillois
:
après que le héros de
la guerre antique
ou royale eut été supplanté
par le soldat
inconnu, quand le fantassin n'eut fait plus qu'un avec
l'apparition du
droit de vote,
pour réclamer un impôt
du sang
qu'aucun Roi
n'eut
jamais exigé au sein des guerres courtoises,
souvent identifiées à la chasse
(Bossuet, Joseph de Maistre,
sur la question
d'hypertrophie
des guerres modernes)
? Comment l'Art lui-même aurait-il pu résister
à l'horizontalité brute des valeurs
"humanistes", ne pas hurler, à en devenir
sourd (le Dadaïsme), cette tyrannie meurtrière
du nombre chez
René Guénon ? Les armées de
métier firent place à la conscription
massive de tous associée au concept nouveau
et abstrait de Nation, allant jusqu'à
justifier les bombardements des civils qui
participaient à l'effort de guerre : les
charniers limités devinrent des boucheries
de millions d'hommes, le réservoir humain
disponible devenant illimité (crime
contre l'humanité, alors que la Révolution fut plus
sérieusement du fait des nouvelles puissances
d'argent, ne voulant plus s'encombrer d'un
Roi ?), nous éloignant des principes
de la royauté (la caste guerrière)
et du clergé ayant toujours tenté
de faire interdire les armes trop meurtrières.
Aujourd'hui, l'arme atomique supplantant
le nombre des fantassins, le service militaire
(naguère justifié, de manière
formidablement hypocrite, comme "intégration
sociale") fait de nouveau place à
une armée de métier, mais l'Art dit
moderne ayant toujours valeur de révélateur
de la psyché (pour les "modernes",
mais plutôt analogie
pour les "anciens"), faut-il déceler, avec
toutes ces monstrueuses sculptures difformes
(acier tordu ressemblant aux débris fondus
des deux tours américaines de Manhattan),
le signe avant-coureur de la catastrophe prochaine
qui va raser nos villes et notre civilisation ?
*
(Maintenant, ma situation est conforme aux attentes
des organismes d'Etat : plus aucune photographie
de paysage à partir de 2008. En sollicitant
l'aide artistique, je suis allé moi-même
me fourrer dans la gueule du loup, c'est à
dire attirer l'attention de ceux qui ont participé
activement à détruire la nature (la
souillant), les paysages (par des publicités
flattant la vulgarité). Je n'ai jamais utilisé
une lessive avec des phosphates, les fonctionnaires
peuvent-ils en dire autant ? Avec le recul, je pense
que les politiques auraient pu se passer de cette
armada de fonctionnaires hostiles, de la paperasse
infinie et retorse (lorsque l'on crée sa propre entreprise), utiliser
par exemple la mitraille, la fusillade, la
noyade (comme sous Papon, en 1961) ou toute
autre technique, à la seule fin de dissuasion
d'entreprendre.
A titre d'exemple, ma famille âgée
ne peut toujours pas jouir d'un héritage
plus d'un an après (pour des soins),
mais il a fallu payer l'impôt sous 48
heures (prendre un crédit à
un taux usurier), ce qui fait comprendre dans la
chair l'illusion des droits de la personne.
Au moment où la "maladie de la vache
folle" se propage peut être de façon
endémique (le Ministre a transmis une
nouvelle demande pour les farines animales), ou
les cancers progressent (40% d'origine alimentaire),
où les produits chimiques créent des maladies
de dégénérescence, et où
la publicité sert à mentir
sur le contenu des boites, sur la qualité
des produits qui sont falsifiés, dénaturés,
remplis de pesticides et de graisses hydrogénées,
et où l'obésité fabriquée
par des industriels (décorés
et surpayés) fait des ravages,
un scandale français se limiterait à
Miss France montrant ses seins ? Cette société
est donc formidablement cinglée, inapte
à penser, elle ne saisit rien du gouffre
mortel qui l'aspire. Je me suis retrouvé
en Auvergne (toujours
arriérée et
sale : trottoirs dégorgeant de déjections
canines (Riom), rapiate : j'y ai été escroqué
et mis à la rue par des artisans locaux gavés
par mon argent (ce blanc-seing juridique
de la "mise en liquidation judiciaire"
est le droit d'escroquer autrui), au racisme à
fleur de peau : comme tous lieux en vase clos,
exemple : l'Ouest de l'Irlande), loin des mers que
je photographiais, à cause de la bêtise,
de la malhonnêteté des êtres croisés
sur mon chemin de vie, pour me retrouver brisé
par une Administration rendue à l'état
de machine sans âme, rien qui ne puisse être
rattaché
à une civilisation. Rapporter
que les hommes politiques canalisent la conscience sur des faits mineurs
: radiation de chômeurs, quelques voitures
brûlées, est devenu un lieu commun
du populisme) *
(Exemple de déontologie publicitaire : 1%
de matières grasses sur l'emballage Kellog's
(condamné en 2008), alors que ce pourcentage
s'applique au petit déjeuner complet,
étiquetage légal des détergents
convenant de "30%
et plus" de phosphates, alors que
les produits ont : Sun d'Unilever : 49.4 à
51.4%, Mir d'Henkel : 43.2 à 50.5%, Calgonit
de Reckitt Benckiser : 42.1 à 49.7% ("Détergents
lave-vaisselle", Que Choisir de mars
2008)) * (Pesticides
: "Nos rivières boivent la tasse"
selon Que Choisir. D'après l'Ifen
(Institut français de l'environnement), c'est
91% des rivières
et 55% des nappes souterraines qui sont contaminées
par les produits phytosanitaires (étude sur
les pesticides dans les eaux ; principaux polluants
: les herbicides comme le glyphosate
(17µg/l, 18.8µg/l pour l'AMPA), les
diuron (36µg/l) et isoproturon (42µg/l),
alors que le seuil de l'eau potable est de 0.1µg/l
! Insecticides
: "le Ministère de l'Agriculture vient
d'autoriser l'emploi du Cruiser, un nouveau
produit d'enrobage des semences très toxique
pour les abeilles (...) Celles-ci sont alors incapables
de retrouver leur ruche (...) Une hécatombe
qui, si elle perdure, pourrait avoir des conséquences
catastrophiques sur l'environnement et la biodiversité"
(Que Choisir, mars 2008). Le chemin qui reste à
parcourir, pour tuer toutes les abeilles et polluer
toutes les rivières à 99.99%, touche
à sa fin, encourageons tous ces hommes
et femmes politiques ! En attendant, je continue
de manger du pain biologique, à utiliser
des produits sans phosphates, à rechercher
une Culture classique qui ne cesse de fuir les rayons
des marchands ayant mortifié le petit commerce, je
m'estime quant à moi heureux de ne pas encore être rendu au point d'acheter
une vraie pomme sous le manteau, comme s'il s'agissait
d'une substance illicite (comme les très
dangereuses graines BIO et
naturelles de l'association "KOKOPELLI"
:
"à l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique,
énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation,
propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu
répréhensible")) *
("Seed Dictatorship and Food Fascism",
Vandana Shiva (Navdanya, une ferme BIO en Inde)
ayant sauvé plus de 7000 variétés
de riz) *
(Cancers
: De 1980 à 2008, le nombre de cancers a
presque doublé (+
93% chez l'homme et + 84% chez la femme),
phénomène non naturel (pas davantage
que les produits alimentaires trafiqués et
vendus dans les grands magasins) que certains voudraient
expliquer par la poussée démographique
(pour 25%) et le vieillissement (pour 20%), alors
même que la consommation de tabac et d'alcool
était en forte régression (une source
InVS : "Institut de veille sanitaire").
Je crains qu'il faille, avant tout autre facteur
(pollution au domicile, stress au travail (au
chômage), particules fines du diesel qui devrait
être interdit, si les Politiques aux ordres
ne faisaient pas tout à l'envers), y
voir la marque de la dénaturation poussée
des aliments industriels : hautes températures
pour huiles alimentaires, extractions
chimiques, résidus de pesticides, renforçateurs
du goût destinés à agir sur
le cerveau du cobaye humanoïde, saturations
très excessives de sel et de sucre, toute
une panoplie de traitements transformant des produits
qui devraient être sains en matière
totalement morte, chiffrée en calories et
dopée de vitamines de synthèse, tout
comme le goût, sans oublier la surconsommation
de cadavre (viande) qui pourrit dans un système
digestif bien trop long pour être celui
d'un carnivore (lire Cuvier). A n'en pas
douter, les OGM sonneront le glas d'une vie saine
et du bon sens de ceux qui ne s'en laissent pas
conter par les publicités distillant venins
et mensonges au quotidien. La société
démocratique, aliénée au
nombre et au quantitatif (à la
puissance et non à l'être, exemple
: le vote citoyen) aura, pendant longtemps
encore droit à l'écran de fumée
destiné à cacher les morts massives :
les feuilletons policiers pour réconforter
la ménagère idiote, les terrorismes
corses et basques qui renaissent de manière
synchrone, les affres des banlieues et le coût
des faux chômeurs (en réalité
un pourcentage extrêmement faible), l'émigration
dont on oublie qu'elle fut encouragée dans
une perspective d'esclavagisme moderne : "ce
travail dont les Français ne veulent
pas", jusqu'à l'affaire Ingrid Betancourt
qui sert à faire pleurer dans les chaumières,
avec le même talent qu'André Rieu sur
son violon. Cette manière de traiter l'information
est pitoyable pour l'intelligence, mais son
efficacité politique ou marchande
reste totale : taper sur les petits est beaucoup
plus aisé que de s'en prendre aux assassins
de la vie. C'est une manipulation d'ordre
presque démoniaque, aboutie dans son
inversion, si l'on se réfère
à l'absence de Monde
Imaginal (imagination active totalement
absente de "Harry Potter et l'Ordre du Phénix")
au sein d'une modernité ayant coupé
le lien entre celui Intelligible
("Noun" des Égyptiens ou "Nous"
des Grecs) et celui Sensible ("Soma" des
Grecs), amenant le royaume de la seule matérialité.
Ainsi, des trois niveaux de la réalité
d'Henri Corbin, et correspondant sensiblement
aux trois castes indo-européennes, ne
subsiste que le monde empirique (sens) et celui
intermédiaire et paradoxale (symbolique)
qui ne remplit plus le rôle d'intercesseur
du sacré, qui sert au mieux à
divertir ou à faire du profit, ce
que
les démocrates prennent pour un progrès
de civilisation (les "Lumières"),
mais qui est signe de Chute biblique. Lieu de
passage du Monde Imaginal, l'inter-monde des Mystères
d'Isis : "le lieu, par
conséquent le monde où "ont lieu"
et "leur lieu" non seulement les visions
des prophètes, les visions des mystiques,
les événements visionnaires que traverse
chaque âme humaine lors de son "exitus"
de ce monde (...) mais aussi les actes symboliques
de tous les rituels d'initiation", Henri
Corbin ("Corps spirituel et Terre céleste"),
à propos du "ta'wil"
de la philosophie iranienne du début du Moyen-Âge
(cité par F. Schwarz). Le cancer du corps
parait avoir une correspondance dans celui de l'esprit,
il est le signe de l'éloignement de notre
source, de notre être profond. Nous reportons
actuellement cette maladie de l'âme sur
la terre, dans les rivières, au fil de l'eau
et au
gré du vent. Avec les OGM, c'est la folie
(l'appât du gain sans conscience, le prétexte
de la faim dans le monde : une hypocrisie honteuse) des hommes
qui gagnera le Monde entier, une pourriture
du vivant imaginée par des sorciers
sans aucune sagesse. L'imagination à l'oeuvre
est celle soumise à une croissance
(sous-entendu des intérêts
personnels, comme le vote républicain
loin d'intégrer une conscience holistique
: agir pour soi-même, en fonction d'une
surenchère de promesses et de viles
flatteries), diamétralement étrangère
à celle verticale de Mircéa
Eliade : "c'est
le pouvoir et la mission des Images de montrer tout
ce qui demeure réfractaire au concept (...)
On s'explique dès lors, la disgrâce
et la ruine de l'homme qui "manque d'imagination"
: il est coupé de la réalité
profonde de la vie et de sa propre âme"
("Images et symboles").
Citons Fernand Schwarz : "Il
existe donc une bi-unité fondamentale dans
l'Univers entre le réel (Atoum) et le Noun,
l'Océan primordial, le monde indifférencié
des origines. En effet, l'émergence d'Atoum
du Noun ne signifie pas que le Noun cesse pour autant
d'exister. Toutefois, à la différence
du Noun, non créé et immortel, le
monde créé connaît le phénomène
d'usure. Ainsi, Noun et le monde créé
sont complémentaires l'un de l'autre ; ils
constituent la Bi-Unité essentielle qui maintient
la vie de l'univers"
("Égypte, les mystères du sacré")) *
(Si Sony abandonne son chien Aibo, les robots
sexuels (firme Axis : "Honeydolls") ou
militaires ouvriront des parts de marché
encore impossibles à estimer) * (Hymne
national rustre, sanglant (à l'origine
chant de guerre contre la Prusse, chant de butor
pour charger à la baïonnette), incitateur
de haine (sang impur, cela rappelle une autre idéologie), vis à vis duquel il
eut été préférable de
choisir Méhul (son "Chant
du retour" sur un poème de Arnault)
ou Devienne, mais aussi drapeau tricolore présenté
au Roi, dont les couleurs représentant
les castes du système tripartite dumézilien
(blanc pour caste sacerdotale, rouge pour
celle guerrière (blanc des Bourbon comme anomalie)
et bleu
pour celle productrice) n'ont plus aucune charge
symbolique depuis l'assassinat du Roi et la loi
de 1905, tandis que les éternelles repentances
pour la Shoa (massacre certes exponentiel et
très incomparable, mais pourtant dérivé des
nationalismes de 14/18) participent à une
"émulation négative" selon
Thierry Lévy ("Lévy oblige",
Grasset), en paraissant philosophiquement tellement antinomiques
avec la création en force d'un Ministère
de l'Identité Nationale, comme cela est subodoré
dans Wodhanaz,
écrit en 1936 par C. Jung.
Il ne faut
pourtant pas "sortir de Saint-Cyr", pour
comprendre que, le racisme étant surtout
le propre de personnes dénuées de réflexion,
ce dernier ne peut être que stigmatisé
par la prévenance systématique envers
autre que soi, la jalousie étant source de
haine. Comprendre le contraire est signe d'une
grande bêtise (idée de parrainage) :
devrions-nous un jour porter la Kipa,
afin d'exorciser la Nation des crimes passés
(les raffles des forces de police reprenant Paris juste
à temps),
quite à exacerber de manière fulgurante
l'antisémitisme de demain, ravivant les haines
ou les inimitées ? Des bourdes
cependant bien trop grossières pour
dévoiler quelque intention cachée) *
(Terminator
: à l'origine développé
pour les semenciers, pour rendre les graines stériles
afin de protéger les brevets. Chacun
sait que les vergers et les champs utilisent des
hybrides incapables de conserver leurs caractères
propres à la génération suivante.
Aussi, sont toujours achetées des graines
hybrides chaque année, exception faite pour
près de 1.4 milliard d'êtres humains trop
pauvres et vivant de leurs graines (ce qui
n'empêche pas notre Ministre de l'Agriculture
de penser que les OGM lutteront contre la faim).
Alors, la plus grande différence entre les
graines hybrides et celles génétiquement
modifiées, réside dans le fait très
nouveau que la plante OGM (en dehors de ses propriétés
propres) permet non seulement une transmission conforme
de ses caractères, mais d'être brevetée
pour un retour sur investissement. La logique
marchande du Terminator s'impose, puisqu'il
s'agit d'une démarche mercantile de la part
des laboratoires (brevet déposé en
1987 par le Ministère de l'Agriculture des
USA et la firme Delta & Pine Land co, abandonné
en 1999 par Monsanto, face au Traitor
ne stérilisant pas la semence, mais
faisant dépendre d'une chimie désinhibitrice
des caractères modifiés), ce qui devient
aussitôt un progrès dans
la bouche des Politiques (même si le
maintien du moratoire fut voté à l'ONU
en mars 2006), mais qui risque bientôt
de devenir une forme moderne d'esclavage appliquée
aux paysans les plus pauvres. A propos de la
consommation OGM, on commence à parler de
déficience immunitaire (affaire Arpad Pusztai
: biochimiste anglais mis à la retraite forcée,
deux jours après la communication de ses
recherches),
de l'absence d'étiquetage sur les produits
contaminés (36 produits détectés
sur 103 par "60 millions de consommateurs",
en janvier 2002), surtout de la contamination
par dissémination du pollen par le vent (Il
faudra se souvenir des propos de Jean-Louis Borloo,
dans "Le Monde" du 21 septembre 2007 :
"Sur les OGM,
tout le monde est d'accord : on ne peut pas contrôler
la dissémination. Donc on ne va pas prendre
le risque"), et
d'une possible modification des influences entre
gènes : mutations inattendues provoquées
également par les radiations
ionisantes (rayons
gammas tirés des sous-produits des résidus
des centrales atomiques) utilisées pour
conserver les aliments, mais aussi l'abus d'antibiotiques
générant des bactéries résistantes, ainsi
des individus mutants)) *
(Communisme, avec la nuance insigne que
si les USA sont le pays inculte que l'on sait,
malgré Steve Reich et Philipp
Glass cultivés et d'origine juive, le
bolchevisme accorda une importance toute politique
à la Culture, souvent sans jamais pouvoir
la contrôler en conscience : Chostakovitch et
Tarkovski : Solaris.
Il reste que les poètes, les peintres, et
aussi les écrivains ayant survécu
au régime communiste, ne sont aucunement
ceux qui en étaient les représentants
les plus officiels, comme le réitère
l'Histoire) * (Guy
Debord :
"Toute la vie des sociétés dans
lesquelles règnent les conditions modernes de production
s'annonce comme une immense accumulation de spectacles.
Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné
dans une représentation (...) Le spectacle se soumet
les hommes vivants dans la mesure où l'économie
les a totalement soumis. Il n'est plus rien que
l'économie se développant pour elle-même
(...) Les images qui se sont détachées de chaque aspect de la
vie fusionnent dans un cours commun, où l'unité de cette
vie ne peut plus être rétablie. La réalité considérée
partiellement se déploie dans sa propre unité générale
en tant que pseudo-monde à part, objet de la seule contemplation.
La spécialisation des images du monde se retrouve, accomplie, dans
le monde de l'image autonomisé, où le mensonger s'est menti
à lui même. Le spectacle en général, comme inversion
concrète de la vie, est le mouvement autonome du non-vivant", la
société du spectacle, pour une
"vision du monde qui s'est objectivée")

Ainsi,
si nous serons toujours davantage "fichés,
enregistrés, classés,
déclassés,
numérotés",
pour reprendre, et en français, la désormais
célèbre périphrase de McGoohan,
déjà portée sur la "société
de contrôle"*
de G. Deleuze, le Monde actuel ne s'en
précipite pas moins vers l'abîme.
Il est vrai que l'intelligence aurait peut être
permis de sauver le monde, aidée en cela
par le cœur (arrêter enfin de saigner les
bêtes juste pour se goinfrer et de
détruire les sols, de prendre tous
les électeurs pour des imbéciles),
mais les bas instincts dominants de l'homme (la
puissance augmentée au travers de la démagogie
pure) auront à la fois fait culpabiliser
les chômeurs, et manipulé la psychologie
de la rue et du bistro, instituant en
mode d'exemplarité un ISF*
(ruinant le pays,
montrant qu'en France le pragmatisme cède
devant l'idéologie et la démagogie,
c'est à dire les intérêts électoralistes
ou particuliers), dévoilant que
l'Administration* est incapable (quantité
indéfinie) de s'inspirer
de l'intelligence de ceux rares
qui, à bien juste titre, pensent devoir
s'en protéger, ou alors la diriger pour soi. Il est à craindre,
que ce soit la lourdeur (ou complication démocratique),
le Se |